Tu ne dormiras plus de Eric Dupuis


Le livre :  Tu ne dormiras plus de Eric Dupuis . Paru le 7 mai 2018 chez Ravet – Anceau . 13€ (328 p.) ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

CAVALE MEURTRIERE DANS LE BASSIN MINIER

Le major de police Iwan Kaczmarek est en danger : François-Xavier de Montjarrieux vient de s’évader de prison et le menace. Malgré tout , le flic doit avancer sur son enquête en cours. Avec le lieutenant Belinda Bordas , il traque dans le Pas-De-Calais le « barbare du bitume », un tueur sanguinaire qui s’en prend aux automobilistes.

Dans le même temps, une chute de silo puis des explosions dans un centre de stockage de munitions sont signalées. Des indices laissent penser qu’un attentat se prépare sur le Paris-Roubaix, ravivant le souvenir du gang de Roubaix qui a sévi des années auparavant.

Pris dans ce tourbillon de violence , Kaczmarek s’en sortira-t-il ?

 

L’auteur :  Eric DUPUIS est dans la Police Nationale depuis 30 ans et officie actuellement comme Major-Instructeur des forces de l’ordre en Tir, Self-Défense et Gestes et Techniques Professionnels. Il a eu l’opportunité de devenir figurant, conseiller technique et acteur pour les séries télévisées et le cinéma, notamment dans « Polisse » de Maïwenn.
Ayant travaillé sur des projets de séries policières pour une société de production pendant quatre ans, il s’est lancé dans l’écriture de romans retraçant sa profession à travers des fictions.

 

Extrait :
« Des études honorables malgré un retard considérable , rattrapé à la force du poignet grâce notamment au temps consacré à son enrichissement personnel. Il rêvait de devenir policier. Il allait s’en donner les moyens pour combattre l’injustice et rétablir l’ordre vérolé par le genre de personnages ayant vécu dans son entourage. Il ne pouvait plus supporter cet état de fait. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

« Tu ne dormiras plus » , de Eric Dupuis :

 

Dans ce troisième opus , Eric nous gâte ! nous voilà emportés dans une histoire pleine de rebondissements …

On y suit notre cher Iwan , embarqué dans une enquête à la recherche d’un tueur en série qui sévit sur la région .Mais sa tranquillité est mise à mal depuis l’évasion de son pire ennemi , FX , de prison …Son quotidien est mis en danger et sa famille également …malgré tout il doit se concentrer sur son travail et faire face à des épreuves douloureuses pour lui …

On y retrouve sa force de caractère et sa détermination à toutes épreuves …

Parallèlement on y découvre l’histoire d’un jeune flic en pleine quête de justice …

J’ai adoré cette vision idéaliste qu’a le jeune concernant le métier de policier . Son seul but dans la vie est de rétablir la justice pour tous…Il en fait son histoire personnelle et n’hésite pas à se frotter aux barrières du mal pour faire le bien …

On y redécouvre les horribles attentats dont notre pays a été la victime , et on ressent bien l’importance de nos forces de l’ordre en France . Souvent dénigrés , appelés les « poulets » , ne pensant qu’ils ne servent qu’à mettre des amendes et nous embêter , ce livre retrace bien la bonne volonté de ces fonctionnaires à essayer de nous rendre un monde meilleur …

On ne salue pas assez leur courage et ne les remercions pas assez alors voilà avec cette chronique , c’est le message que je souhaite délivrer « Aimons nos policiers et remercions les à leur juste valeur » , eux , qui se battent pour nos vies parfois au détriment de la leur …

Enquête merveilleusement bien ficelée , rebondissements jusqu’à la dernière page ! Du grand Eric Dupuis !

Vous l’aurez compris ce livre est un de mes coups de cœur 2018 , je suis déprimée à l’idée de le ranger dans la bibliothèque …Vivement la suite , car c’est certain il y ‘en aura une !!

 

 

 

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Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti


Le livre : Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti. Paru le 11 avril 2013 chez Anne Carrière. 22,00 EUR;  (555 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 15 mai 2015.  8€95 ; (698 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Cécile Sanchez est l’étoile montante de la police judiciaire, où elle dirige une section spéciale qui traque les criminels les plus dangereux de l’Hexagone. Pour la première fois de sa carrière, elle a l’impression d’être dans une impasse et doit remettre en question ses méthodes. Sur la piste d’un éventreur de femmes, elle se heurte à un paradoxe : la brutalité et le caractère pervers des crimes semblent désigner un tueur en série, et pourtant elle croit deviner dans le protocole macabre un caractère dépassionné et pragmatique qui ne cadre pas avec ce profil.

Ange-Marie Barthélemy est un membre d’élite de l’antiterrorisme. Depuis 2004, il pourchasse sans relâche un commando islamiste qui imprime sa trace sanglante dans toute l’Europe. Ce groupe nomade, qui signe ses méfaits du nom «An-Naziate» («les anges arracheurs d’âmes»), échappe pour l’enquêteur à toute grille de lecture classique, rappelant davantage la bande à Baader que les cellules d’Al-Qaida.

Deux affaires délicates, et apparemment sans rapport, qui vont pourtant s’entrecroiser. Et si chacun des deux enquêteurs possédait sans le savoir une partie de la clé de cette énigme sanglante ?

L’auteur : Né à Belfort en 1977, Ghislain Gilberti est écrivain. Il est l’auteur de nombreux textes diffusés en ligne, dont Dynamique du chaos, roman soutenu par une dizaine de milliers de lecteurs francophones. Sa nouvelle J’irai déterrer tes os a été publiée dans la revue sinGe n°4 des Editions de la Maison close. Il est également parolier pour le groupe Malevolentia (Epicurial Production).
 Extrait :
« Nuit agitée. Des images enfouies au tréfonds de l’abîme intérieur, mises en pièces par les années et par une volonté inconsciente de tout effacer. Concassés, écrasées, compactées, refoulées aussi loin que possible. Des souvenirs que Cécile préférerait parvenir à gommer tout à fait. Cauchemar. Cette nuit, les images se déploient à nouveau, presque intactes dans son esprit. Les morceaux se recollent. L’horreur revient à la charge, avec la distorsion propre aux rêves et aux égarement oniriques. « 

Le post-it de Ge

Lecture 2013

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti : Un premier thriller remarquable.

La commissaire Cécile Sanchez poursuit un dangereux criminel qui éviscère ses victimes avant de prélever leurs organes. Ange-Marie Barthélémy, figure de la lutte antiterroriste, traque un groupuscule islamiste radical et violent, An-Naziate, qui vient de commettre un massacre en plein Paris. Ces deux affaires, qui semblent a priori sans rapports, vont se recouper.

On le comprend très vite dés les premiers chapitres. C’était évident, logique j’allais dire inévitable. Tueur en série et terrorisme vont donc se mêler dans cette enquête. Et celle-ci va sentir, et le souffre et le sang. Et cette double narration va nous faire entrer en alternance dans chacune de ces deux histoires originales. C’est très documenté. L’auteur a parfaitement su rendre crédible les rapports entre les différents services de polices. Cela donne du crédit au récit et le rend du coup vraisemblable.

Peut-être un petit bémol, le style est parfois un peu léger, mais le scénario est tellement bien agencé qu’il nous fait oublié cela. Car nous avons là, entre les mains, un roman haletant, prenant, inventif, qu’on le lit d’une traite.

Et, il est à parier, que le festin du serpent sera suivi d’autres titres mettant en scènes nos deux héros. Surtout la très attachante Cécile Sanchez.

A n’en pas douter, Gilberti devrait être l’un des grands talents du thriller français de demain.

 

Extrait 2:
« Personne ne peut réprimer ces signaux du corps, avait-elle un jour expliqué à Romane. Quatre-vingt-quinze pour cent d’entre eux sont envoyés par la par la partie primitive du cerveau, par l’inconscient, par l’instinct animal de l’humain civilisé.
Ce langage est universel, puisque primitif. Honte, dégoût, mensonge, agressivité, colère, surprise… tout s’affiche sur les visages. Tous ces éléments sont décryptables et, contrairement à l’humain, eux ne mentent jamais. »

Ghislain Gilberti et Le festin du serpent ont reçu le Prix du livre franc-comtois 2013.

 

Les marcheurs – Frédéric Mars


Les marcheurs Frédéric MarsLe livre : Les marcheurs de Frédéric Mars. Paru le 26 avril 2018 à la Mécanique générale.   9€90 ;  (720 p.) ; 17 x 11 cm

La 4ème de couverture :

9 septembre, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit, une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. A peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam  Pollack et Liz McGeary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient, quels que soient leur âge, leur sexe et leur couleur de peau. La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les marcheurs de la mort ne fait que commencer.

 

frédéric marsL’auteur : Né en 1968, Frédéric Mars est l’auteur de nombreux best-sellers. Il a notamment signé le thriller historique Le Sang du Christ (Michel Lafont) et le thriller contemporain Le Manuel du serial killer (Hachette). Passionné par le cinéma anglais et la photographie en noir et blanc, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

 

 

 

Extrait : « 12h55 – Washington DC – Maison blanche
–          Monsieur le président, à l’unanimité le Conseil de sécurité nationale préconise le passage au niveau 4 de l’alerte du Homeland Security…
Graham Jefferson ne pensait pas avoir jamais à prononcer ces mots, dans l’exercice de ses fonctions. Depuis la création du département de la Sécurité intérieure, en 2002, le niveau d’alerte orange du Homeland Security Advisory System n’avait été atteint que cinq fois, la dernière s’étant produite fin 2003. Et le niveau 5, ou niveau rouge, n’avait été déclenché qu’en une seule et unique occasion, en octobre 2006, quand les autorités britanniques avaient déjoué un attentat majeur, sur plusieurs avions reliant Londres aux Etats-Unis. Mai c’était avant qu’il ne reprenne la direction du Homeland Security. Voilà une première dont il se serait bien passé »

 

L’accroche de Miss Aline

les marcheurs Mars Frédéricles marcheurs mars Fred

  Les marcheurs – Frédéric MARS

 

Station d’Union Square, John Artwood va y perdre la vie en explosant littéralement. Sam Pollack policier depuis près de deux décennies, sur place malgré lui, va être intégré à l’enquête par Liz McGeary du Homeland Security. Ils vont devoir faire fi de leur passé commun et comprendre ce qui s’est passé. John Artwood n’est pas le seul à perdre la vie dans une explosion. Combien sont-ils exactement ?  Qui sont-ils ? Après investigations il en ressort que toutes ces personnes ont un pacemaker piégé, ont reçu une enveloppe kraft qui leur donne l’ordre de marcher vers des points bien précis. Commence alors la longue déambulation des marcheurs de la mort.  Attaque sur le sol américain sans précédent depuis le 11 septembre 2001, pas de revendication. Pourquoi ? Qui mène la barque ?  Dans quel but ?

Ta lecture est oppressante et nébuleuse. CIA, NASA, Homeland Security, FPS, NSA, SWAT…espionnages, complots, pouvoir, etc. C’est complexe, tu t’y perds.  C’est là que l’auteur intègre la touche « émotion ». Un personnage central va se voir impliqué jusque dans sa vie personnelle (non je ne vais pas vous révéler son identité sinon plus de surprise !). Te voilà, toi aussi impliqué sur le côté émotionnel. Ta lecture devient plus fluide et avide. Tu vis l’intrigue : frissons, appréhension, peur, larmes, espoir. Et ce jusqu’à la dernière page.

Mais tu ne perds pas de vu que ce livre induit une réalité effrayante : tout peut arriver, n’importe quand, n’importe où. Le terrorisme d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui plus sournois, caché dans des endroits insoupçonnés.

Ma grand-mère me disait toujours « on est mortel tous les jours ma p’tite ». Vérité absolue encore plus aujourd’hui. Vivons pleinement et ne laissons pas d’emprise à la peur. Aimons intensément pour qu’aujourd’hui soit encore plus exceptionnel qu’hier…

 Merci aux Editions RING pour m’avoir rappelé que chaque seconde est précieuse.

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne


Paris Brulera-t-il ? de Eric Robinne. Paru le  12 juin 2017 chez AO-André Odemard.   21€ ; (365 p.) ; 24 x 15 cm
4e de couv :
11 septembre 2009…
La date n’est pas choisie au hasard par le mystérieux groupe M3W pour adresser par mail un ultimatum au président de la République, Nicolas Sarkozy.
Si les conditions posées ne sont pas respectées, Paris pourrait bien « brûler » d’ici quelques jours !
……………………
L’auteure : Éric Robinne est né en 1955 à Rouen. Diplômé de l’Institut Supérieur Agricole de Beauvais, il devient ingénieur agricole, suit un parcours professionnel assez diversifié avant de finir comme directeur des restaurants administratifs de Paris à partir de 2004, partageant alors sa vie entre la Drôme où réside sa famille et la capitale.
Fan de cinéma, films d’actions, policiers, fantastiques, ses goûts littéraires se portent sur des auteurs aussi variés que Henning Mankell, Fred Vargas, Harlan Coben, Jean-Christophe Grangé, Maud Tabachnik, Jérôme Camut et Nathalie Hug ou encore Franck Thilliez. Il apprécie également les œuvres d’auteurs plus classiques tel Jean d’Ormesson, ou de journalistes comme Franz-Olivier Giesbert.
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Extrait : 
“12 septembre, oH12 – Palais de l’Elysée
Maurice Poivrier était de permanence. Il n’avait pas le choix, car c’était son tour prévu dans l’organisation du Planning. Pourtant il aurait préféré être loin de l’Elysée, en cette nuit d’anniversaire du 11 septembre…”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne

J’ai découvert Eric Robinne l’été 2014 avec “Le silence des loups”.

Coup de poing !

Style incisif, moderne, un vrai bon polar français…

Plus tard, j’ai contacté Eric et un soir nous nous sommes retrouvés autour d’une petite bière !!

Depuis à chaque fois qu’Eric Robinne sort un roman c’est du plaisir assuré.

Avec ce nouvel opus, j’ai eu un peu peur, la diffusion à été un peu difficile, en effet il a fallu passer par un site participatif pour qu’il voit le jour…

Heureusement, j’ai pu retrouver l’un de mes héros préférés “Matthieu Guillaume” et ce pour mon plus grand bonheur !

Toujours ce mélange subtil de polar bien noir avec une actualité “brûlante”.

La saga va crescendo !!!

Pour ce dernier tome, le polar fleure avec le “film catastrophe”, tout va très vite, une course contre la montre, une course contre la mort, contre la mort de centaines de milliers de parisiens.

Restez bien calé sur votre siège, respirez un bon coup… C’est parti.

Euskal Barbecue de Aitor Berho


Le livre : Euskal Barbecue de Aitor Berho Paru le 7 octobre 2017 chez Cairn dans la collection Du noir au Sud. 10€ ; (275 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv : 

Euskal Barbecue

Il y a quelque chose de roussi au Pays basque. Le meurtre d’un haut gradé de la police menace d’impliquer jusqu’à la ministre de l’Intérieur. Le commissaire Ferdinand Irrigaray, – plus passionné par le vin, les astres et le jardinage que par son métier de policier et dont la réputation de plus mauvais flic de France n’est plus à faire – est chargé de l’enquête. Avec l’aide de Beñat et Mariano, ses deux fidèles adjoints du commissariat de Tarroa, l’enquête semble décidément mal engagée. Mais en partant en quête de la mystérieuse Alba Xala, Irrigaray va lever le voile sur des histoires que bien des gens aimeraient oublier par ici…

 

Citation
Un commissariat sans un bistro en face pour faire une pause, ça n’est pas humain.

Le rapport de Cathie, notre expert en chef

L’auteur:

Selon des sources convergentes, Aitor Berho est né il y a trente-trois ans. Il habite à

Bordeaux. Déjà tout petit il racontait un tas de choses absurdes. Aujourd’hui, il consacre la plupart de ses journées à parler avec ses congénères, à lire de vieux papiers et à écrire.

Le roman:

Euskal barbecue a été publié par les éditons du Cairn en 2017. Il s’agit du premier roman de Aitor Berho. Le style est brut, incisif, émaillé de phrases courtes qui impriment au récit un rythme soutenu: « Après avoir donné un coup d’œil rapide, il entra dans une large pièce à vivre. Elle était vide de tout occupant. Des baies vitrées donnaient sur l’immensité de l’océan. Un feu crépitait dans la cheminée. Il semblait avoir été alimenté il y a peu de temps. On voyait sur le canapé en cuir l’empreinte d’un corps. » (Page 11).

Le ton désabusé témoigne d’un regard lucide, sans complaisance sur la nature humaine en général, et les différents travers de la société moderne : « Les archives trouvées dans le bureau de Gray permettaient de retracer les grands traits d’une carrière policière classique faite de coups bas, de trahisons et d’opportunisme. » (Page 31), mais l’humour qui accompagne de nombreuses pages du récit modère cette sombre vision. La conduite pour le moins chaotique du commissariat de Tarroa donne lieu à de nombreuses scènes hilarantes, comme la fois où la juge Velosta arrive pour une réunion et que « Irrigaray ouvrit les volets dans la salle de réunion et passa un petit coup de balai. Juste assez pour que le sol ne crisse plus sous les pieds. » (Page 35)La suite de la scène, au comique parfois bouffon, digne des meilleures comédies de boulevard, mérite le détour que je vous encourage fortement à effectuer.

Les nombreux dialogues sont tout aussi savoureux: « -Il est occupé. -Et y a-t-il un moment où il ne sera plus occupé? -Généralement, quand il en a terminé avec ce qu’il fait… » (Page 100)… »-Dis-moi. Comment tu fais pour bourrer ta pipe quand tu es seul en voiture? -Je fais en sorte qu’il n’y ait pas de virages. -Pourquoi n’y avais-je pensé plus tôt. -Il faut savoir s’arranger avec son environnement, sinon on ne s’en sort pas. » (Page 168).

Contexte: n’oublions pas qu’il s’agit d’un polar régional, et même si je n’adhère pas trop à ce genre d’étiquette, il faut admettre qu’ici le contexte basque occupe une place importante dont on ne peut faire abstraction, sans toutefois gangrener l’intrigue qui reste une enquête policière à part entière . J’avoue que les apartés de l’auteur m’ont aidée à comprendre la dynamique de cette région dont on ne connaît que ce qu’en disent les medias, pas forcément bien informés. Ainsi, au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue, on glane de ci de là de petites notes dans ce genre: « Le commissaire …se saisit d’un journal qui traînait sur le comptoir. C’était un quotidien indépendantiste écrit à moitié en basque, à moitié en espagnol…Dans le journal Irrigaray lut un article qui décrivait le sort peu enviable d’un prisonnier basque, puis un autre qui dénonçait le pilonnage des Gazaouis, et enfin un troisième qui rendait compte de la victoire annoncée mais éblouissante du meilleur binôme de main nue qu’on ait vu dans les trinquets depuis longtemps. » (Pages 44-45).

L’indépendantisme basque et l’ETA, organisation armée indépendantiste créée en 1959, composants incontournables, imprègnent la vie politique et la vie quotidienne de toute la région depuis des décennies. Même si depuis 2011 l’ETA a définitivement renoncé à son action armée, les cicatrices profondes sont encore visibles et le sujet reste brûlant: « Ça a commencé à partir du moment où je me suis intéressé à l’histoire de l’indépendantisme basque, aux mouvements abertzale. Là, on m’a cherché des embrouilles. De tous les côtés, mais surtout du côté le plus puissant, Paris et Madrid, la police, les juges. » (Page 132).

L’intrigue:

Contre toute attente, alors qu’il dirige le commissariat le plus mal noté de tout le territoire national, le commissaire Irrigaray se voit confier l’enquête sur la mort violente de Jean-Félix Gray, ancien haut gradé de la police à la retraite, dont le corps a été retrouvé calciné dans sa propriété. Irrigaray, qui rêve de se faire muter au fin fond des Pyrénées afin de terminer sa carrière sans que quiconque s’avise de perturber ses longues siestes et sa passion pour le vin et les astres, va se retrouver plongé jusqu’au cou dans une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraissait au premier abord.

C’est alors que le père Mikel, ayant observé des agissements douteux autour de la ferme de Simon et Alba, lui demande de retrouver la jeune femme mystérieusement disparue depuis la mort de son compagnon dans l’incendie de leur propriété. Tout cela aurait-il un rapport avec les recherches de la jeune femme sur le mouvement indépendantiste basque? De rebondissements en impasses, le commissaire et ses deux adjoints vont se retrouver embarqués bien malgré eux dans une sombre histoire de corruption, de machinations politiques. Et si pour une fois le pot de terre avait une chance de remporter la bataille contre le pot de fer…

Les personnages:

Euskal barbecue présente une galerie de personnages hauts en couleur dont le physique est lié au caractère et/ou à la fonction, avec toujours cette touche d’humour irrésistible: « Depuis quelques années, il avait pris l’habitude de fumer dans son bureau, prenant acte du fait que l’autorité chargée de sanctionner ce délit n’était autre que lui-même. Il était étonnamment tolérant envers lui-même. » (Page 17).

  • Ferdinand Irrigaray: commissaire de Tarroa; porte des costumes en velours côtelé, fume la pipe; barbu; passionné d’astronomie.
  • Mariano: adjoint d’Irrigaray.
  • Benat: autre fidèle adjoint d’Irrigaray.
  • Aquilino Robertson: chef de la police de Bayonne, supérieur d’Irrigaray.
  • La juge Velosta: brune, une quarantaine d’années, port altier, air sévère.
  • Jean-Félix Gray: haut gradé de la police, ancien directeur-adjoint de l’an ti-terrorisme de Bayonne, ancien conseiller du préfet des Pyrénées-Atlantiques; retraité depuis vingt ans, veuf depuis vingt-cinq ans, sans enfant; passionné par la culture des orchidées; issu d’une famille de notaires de Biarritz.
  • Agent La Pérouse: de la police scientifique; grand maigre.
  • Isabeau Riget: médecin-chef de l’institut médico-légal.
  • Père Mikel: curé d’Esterençuby; spécialiste des constellations et de la médecine par les plantes.
  • Alba Xala: poétesse et historienne; compagne de Simon Kleist; environ 25 ans; parle basque; petite, toute mince, yeux noirs, visage allongé, cheveux noirs avec une frange coupée droit, lèvres charnues couleur peau.
  • Simon Kleist: compagnon d’Alba; maraîcher; environ 25 ans; ne parle pas le basque.
  • Manuel Juarez: jardinier de Gray.
  • René Morcenx: jeune agent de police relégué aux archives départementales de la police pour excès de zèle dans son enquête sur la corruption dans les travaux publics.
  • Père Arizmendi: âge indistinct; yeux gris-bleu, cheveux sombres sous son béret; vêtu d’une veste kaki; seul un col blanc laisse deviner sa fonction ecclésiastique.

Les lieux:

Pays Basque

Tout comme les personnages, les lieux qui servent de décor à Euskal barbecue sont hauts en couleur, en complète harmonie avec les personnages qui les fréquentent, qui les habitent. Voyez plutôt l’intérieur de la maison de Jean-Félix Gray: « …il entra dans une pièce oblongue aux grandes fenêtres. Les murs de papier peint fleuri étaient couverts de portraits en pied d’aristocrates d’ancien régime. Le salon débouchait sur une autre pièce plus petite qui servait de lieu d’exposition à des pièces de vaisselle et des armes placées sous verre. » (Pages 11-12) =>Tout y est figé, comme dans une maison où on ne vit pas.

Tandis que le commissariat de Tarroa: « …l’insalubrité du minuscule commissariat, le désordre des dossiers non archivés, la montagne de bouteilles vides dépassant du local de cuisine… » Page 33) et la boutique de bouquiniste dans laquelle le commissaire achète ses livres ne dépareillent pas avec sa personnalité: « L’endroit était comme une grotte dont les parois seraient faites de livres empilés. Au milieu de la pièce principale, une fontaine miniature achetée dix euros chez un quincaillier chinois de Bilbao créait un petit clapotis. Dans les coins, il y avait des fauteuils dont les pieds en bois sombre sculpté représentaient des animaux fantastiques, où l’on pouvait s’installer pour lire. » (Page 69)

Mon avis:

Euskal barbecue est un  curieux mélange de caricature policière, de polar politico-social, de polar-comédie, le tout à la sauce basque un peu pimentée, un peu douçâtre, avec pour résultat l’envie de jouer à la pétanque avec le commissaire et ses adjoints à l’ombre de grands arbres longeant le bâtiment du petit commissariat de Tarroa, en sirotant un bon petit vin du cru dans les effluves de l’omelette aux piments, en priant intérieurement pour que personne n’ait la fâcheuse idée de se faire assassiner avant la fin de la partie. On en redemande…

Citations:

« Et pourquoi un prêtre devrait-il se priver de la contemplation de la beauté. Dieu ne se manifeste pas autre part, que je sache. » (Page 48).

« Si même les appels venaient au Txiki, il n’y aurait bientôt plus aucune raison d’appeler commissariat le bloc de béton situé de l’autre côté de la rue, où l’on ne trouvait plus ni café correct ni bureau qui ne soit pas bancal. » (Page 94).

« J’ai une basse opinion des abrutis qui nous commandent, et des autres abrutis qui acceptent les consignes sans broncher. » (Pages 124-125).

Croyances de sang de Sylvain Pavlowski


Miss Aline se fait ce soir encore Tentatrice

Mais ça vous étiez déjà au courant

Aussi je vous laisse découvrir son avis sur une de ces dernière lectures

Miss Aline à toi de jouer


Le livre : Croyances de sang de  Sylvain Pavlowski. Autoédition Paru le 9 février  en Edition Indépendante. 19€90 ; 408 p; 21×14 cm

 4ème de couverture :

« Pauline Rougier, Commandante à L’Antiterrorisme se reconstruit doucement après son burn-out, sous le regard bienveillant de Jack Campbell, journaliste au New York Times.

Quand elle arrive sur les lieux d’un accident et constate l’impensable, elle ne sait pas qu’elle vient d’être propulsée au centre d’une mécanique implacable qui pourrait bien détruire Paris.

Dans l’ombre, s’agitent Kamel le chef du Gang des Def Zone et son armée de guerriers urbains, ainsi que Khalid Alzadi, bras armé du milliardaire Saoudien Fouad Al-Naviq, prêts à prendre leur revanche après l’échec du projet Blackstone.

Ce mois d’août bât tous les records de chaleur, alors que s’ouvre à Paris un Sommet Européen sur les migrants, dirigé par le Président Lavalette, dans un climat politique lapidaire.

Pauline devra puiser dans ses ressources et trouver la force de se dépasser dans ce compte à rebours mortel pour enfin découvrir les traces de son passé.

Mais pourra-t-elle éviter le pire ?

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser ses valises, pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours.

 

Extrait :
« il ne pouvait réussir un tel coup sans avoir en mains son propre fusil, c’est pourquoi la valise qui contenait son arme avait suivi tout ce circuit depuis l’Irak jusqu’à Paris, via les réseaux de Khalid Alzadi »

 

L’accroche d’Aline

Croyances de sang, Sylvain Pavlowski

 Hier samedi 9 février est sorti  Croyances de sang, de Sylvain Pavlowski.

Croyances de Sang, le nouvel opus de la série « Commandant Pauline Rougier » est un roman dense et rythmé dans lequel des destins s’entrecroisent, prisonniers d’un monde où des forces contraires s’opposent avec violence et dont l’issue est plus que jamais incertaine.

 

Avec La menace Blackstone, on a laissé Pauline au fond d’elle-même et Jack au fond de la bouteille. On les retrouve dans Croyances de sang chacun a parcouru du chemin pour remonter la pente.

Un carnet qui disparait des pièces à conviction, l’agression gratuite de sans abri, la traversée de réfugiés. Actions, émotions, le roman commence fort. Le ton est donné.

Pauline doit intervenir sur ce qui de prime abord ressemble à un banal accident de la route. Des fûts suspects sont trouvés sur place. Quelle est leur destination ? Est-ce les seuls ? Pauline va devoir encore une fois se battre contre le temps pour résoudre cette affaire. Elle va  faire équipe avec Delabarre de la DGSI.  Ils vont devoir gérer leur passif pour une collaboration efficace. Il en va de la sécurité du pays. Le commandant Rougier va avoir en face d’elle un vieil ennemi et pas des moindres. La menace est grande, c’est elle ou lui, elle ou le pays.

L’auteur nous invite à suivre Hammad réfugié en provenance du  Pakistan. Hammad va vivre ou plutôt survive à une traversée tragique, vivre un périple long et difficile. Il arrivera en France, pays de tous les espoirs. Seulement dans les camps de réfugiés, la loi du plus fort règne, la violence aussi. En s’enfuyant du camp, Hammad ne sait pas encore qu’il va avoir un rôle à jouer pour sauver ce pays qui l’accueil et le rejette à la fois.

Pauline en plus de son enquête doit faire face à sa vie et ses interrogations. Encore une fois, trouver la force d’avancer sur le plan personnel. Elle n’est pas loin de sombrer à nouveau lorsqu’un appel de l’hôpital lui indique que sa mère est dans le coma. Mais notre commandant est plus forte.

Dans ce roman, Sylvain Pavlowski nous livre une Pauline qui a pris de l’épaisseur. Il nous livre également un regard sur notre monde où la menace terroriste, le trafic d’armes, la vie difficile des migrants dans les camps font partis du quotidien. Un monde manipulé, bousculé, bouleversé. Après La menace Blackstone, l’auteur nous livre à nouveau un roman  glaçant car il dit tout haut se qui se passe tout bas, derrière.

Un dernier mot pour remercier Sylvain Pavlowski de la confiance accordée lorsqu’il m’a confié  la lecture de ce roman que j’ai dévoré.

 A noter la couverture de Matthieu Biasotto.

Tension extrême de Sylvain Forge


Dany, notre mamie Flingueuse a décidé de nous faire découvrir Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous propose-t-elle 2 chroniques.

La première est celle de son dernier bouquin. La seconde sera celle de son premier. Normal tout à l’envers.

Bon, en attendant, je vous laisse avec Danièle et Sylvain que l’on retrouvera bientôt pour d’autres chroniques et une petite papote d’auteur.


Tension extrême de Sylvain Forge. Paru le 18 novembre 2017 chez Fayard.  8€90 € format poche 11X18 et 6.99 € en e-book.

  4ème de couv :

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

 Tension extrême: Prix du Quai des orfèvres 2018

 de Sylvain Forge

 

L’auteur :  Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, il voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada.  Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir. Sylvain Forge est aussi amateur d’Histoire ; ancien guide touristique, il a signé avec Le vallon des Parques (éditions du Toucan) un deuxième opus dont les péripéties se déroulent à Vichy en 1943.  Son premier livre, « La Ligne des rats« , paru en mai 2009 aux éditions Odin (Nantes), est un thriller écologique sur les pesticides. Il a fait l’objet d’une véritable réécriture pour donner naissance à « pire que le mal » en 2016. L’auteur a bouclé un troisième roman paru fin 2013 « La trace du silure » dont l’intrigue se déroule à Nantes.  
Extrait :
…On estime que dans vingt ou trente ans, il y aura cinquante milliards d’objets connectés sur la planète. Ce sera le cas des voitures, par exemple. Le gros soucis, c’est que pour le moment, aucune sécurité n’est prévue pour ces gadgets. Et je ne vous parle pas des centrales nucléaires ou des barrages hydrauliques surveillés par internet, « sous contrôle », comme on dit !En injectant quelques lignes de code destinés à exploiter la vulnérabilité d’un système automatisé, on peut faire dérailler un train ou plonger une ville dans le noir.

La chronique Jubilatoire de Dany

Tension extrême de Sylvain Forge

 Prix du Quai des Orfèvres 2018

 

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon … Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.  Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados. Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité ! Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !

 

Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey


Le livre : Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey. Paru le 11 janvier 2017 aux Editions du Toucan dans la collection Toucan Noir.  19€90 ; (489 p.) ; 22 x 14 cm.

  4ème de couverture :

Depuis quelques mois, la capitaine Daniel Magne a quitté son poste à la Criminelle du Quai des Orfèvres. Séparé de sa compagne Lisa Heslin – qui est partie vivre en Suisse dans le chalet de son père (Lire «La Pieuvre»),

il a accepté un poste à Hendaye, au Pays Basque, le plus loin possible de ce qui reste de leur couple anéanti.

Seul, en proie au remord qui le ronge, il s’enfonce dans une déprime alcoolisée qui lui vaut d’être rapidement mis à l’index par son chef de groupe.

Alors qu’il est assis à la terrasse d’un café, désœuvré par une mise à pied de quelques jours, Magne assiste à une gigantesque explosion dans le quartier de la gare d’Hendaye.

Accident? Attentat? N’écoutant que son instinct de policier, le capitaine se précipite sur les lieux du drame, et vers son avenir…

À paraître en réédition en poche le 17 janvier 2018 chez le livre de poche dans la collection Thiller

 

 

L’auteur : Jacques Saussey, né le 14 mars 1961 Jacques Saussey est né en 1961. Ouvrier maquettiste et dessinateur CAO dans une grande entreprise internationale, il est passionné d’archerie et de polars. Il  Il habite dans l’Yonne… et rêve souvent du Québec. Depuis la parution de son premier livre (De sinistre mémoire, 2010) Jacques Saussey (1961) a publié une dizaine de romans, tous salués par la critique et acclamés par le public. Intrigues fouillées et personnages ciselés sont la marque de fabrique de cet orfèvre du genre, qui s’impose comme la relève du polar à la française.

Extrait :
« Le train roulait de plus en plus vite. Il passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent.
Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher.
De sous le siège 66, la poignée du sac de Damian avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille.
Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement.
Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. »

 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. Le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. Le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture.

Marin Ledun, L’homme qui a vu l’homme et Au fer rouge.

Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

Je vous livre quelques extrait pour vous donner le ton du livre.

« Mais que fait cet enfoiré ? Ça fait des heures que je l’attends ! Je suis debout, tout tremblant, et j’ai l’intention de vendre chèrement ma peau. Ma main gauche me fait un mal de chien, mais elle a cessé de gonfler depuis que j’ai réussi à couper le lien avec le carreau brisé du soupirail. L’idée m’est venue d’un coup, tandis que j’essayais de le casser avec la seule force de mon regard.
L’envie de déféquer devenait insupportable. J’ai dû m’éloigner dans un coin de la pièce pour me soulager. C’est alors que j’ai senti la boucle de ma ceinture sous mes doigts. Et c’est là que j’ai compris que j’avais la solution à ce problème-là sur moi depuis le début. Elle, elle allait pouvoir passer entre les barreaux de fer ! »
« J’ai mis moins d’une heure à transporter le nitrate d’ammonium de la camionnette jusqu’à mon nouveau véhicule. Une fois que ça a été terminé, j’ai fait le tour de l’engin pour vérifier que rien n’était visible, que pas un bout de sac n’apparaissait à travers une vitre, ou dans une échancrure du métal à l’arrière. Et puis je me suis attaqué à la préparation de l’explosif primaire. Parce que c’est ça, l’emmerdement, avec le nitrate. Ça ne pète pas tout seul. Il faut le porter à plus de deux cents degrés pour provoquer la déflagration. J’ai gardé une quantité suffisante de Semtex, mon dernier morceau de pâte à modeler magique. Avec ça, je suis tranquille. Ça ne fera pas un pli.
J’ai travaillé lentement, en prenant tout mon temps, pour positionner le détonateur sans qu’on puisse l’apercevoir, même en jetant un œil par la portière. Je me méfie des vigiles, ils sont au taquet depuis l’attentat à Charlie Hebdo. Je sais que je ne ferai jamais ça une deuxième fois, que je n’ai pas le droit d’être négligent. J’installe le boîtier juste à côté de moi, derrière le siège passager. Il est collé contre le dossier, d’une couleur identique à la partie de la ceinture de sécurité reliée à la cabine. »
« Le capitaine Larralde lève les yeux de son écran et manque renverser sa tasse de café sur le clavier de son portable. C’est vrai que nous devons avoir une drôle d’allure, toutes les trois, immobiles face à lui, elles deux en minijupe et moi avec mon ventre proéminent. Le planton qui nous a escortées jusqu’à son bureau guette son accord pour disparaître. »

La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski


Le livre : Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski. Paru le 3 mai 2017 chez Independently published dans la Collection : Commandant Pauline Rougier. 19,99€, (407 p.) ; 14 x 3 x 21,6 cm.

4e de couv : 

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris, il a 3 enfants et 2 petites filles. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser mes valises pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours. Son goût de la lecture, acquis dès le plus jeune âge, ne l’a jamais quitté. Lecteur compulsif, il a d’abord dévoré les Jules Vernes, puis des auteurs tels que Connelly, Mankel, Deon Meyer, Grisham, Kellermann, ou encore Adler-Holsen ou Indridasson. ‘Écrire pour pointer du doigt les dysfonctionnements de notre société’
Extrait :
«  L’homme ne put s’empêcher de sourire. Il était toujours fasciné par la cupidité de ses semblables. On pouvait trahir. Après tout certaines causes pouvaient le justifier. Mais juste  pour de l’argent, cela lui semblait si…court. Quel manque de hauteur. Si tu savais combien les petites traîtrises peuvent alimenter une cause que te dépasse, tu en serais le premier surpris. »

L’accroche de Miss Aline

Menace Blackstone,

Sylvain PAVLOWSKI

 On peut avoir peur de ce livre : manipulation des opinions politiques, financiarisation du monde etc. Et puis non, tout y est expliqué de manière simple, abordable. On n’est pas noyé. Du coup ta lecture se détend, autant qu’elle peut l’être dans le contexte de ce bouquin. Parce qu’il est tout de même flippant par ce qu’il  suggère de possible, voire de déjà de ce monde.

On fait la connaissance du Commandant Pauline Rougier qui dirige la Brigade Antiterroriste. Elle est efficace dans son boulot, elle fait régner la discipline au sein de son équipe sans prise de tête. Mais Pauline traîne une douleur difficile à gérer. Elle l’a cache du mieux qu’elle peut. Elle va mener l’enquête sur l’attentat qui vient de se produire à Paris, elle est loin de se douter de là où cela va la mener.

On met dans l’équation un génie de l’informatique en la personne de Thomas Delvaux. En dehors d’être un crac en informatique, il a une gentille petite famille. Thomas va  tomber sur un truc énorme en scrutant ses ordinateurs.  Au début il ne sait pas trop où il met les pieds et puis tout se dessine et il voit l’impensable être sur le point de se réaliser. Pour l’épauler il fait appel à son ami journaliste Jack Campbell au New York Time. Jack a un ennemi juré : la bouteille !

Tout  ce petit monde va se retrouver autour d’un même but : empêcher le monde de basculer. On se bat dans la rue, on se bat à coup de milliards,  on se bat via le net, on se bat contre soi. C’est une lutte de tout les instants, si tu te relâches, t’es fini (ou presque).

L’auteur prend le temps de poser les choses, les personnages. Tu avances « tranquillement » dans ta lecture jusqu’aux dernières pages ou tu vas trembler avec eux. Vont-ils réussir ? Comment leur personnalité, leur comportement vont-ils se  trouver changé à cause de ces événements ?

Ce livre dit tout haut se qui se passe tout bas.

 NDLR : Nous devrions bientôt retrouver Sylvain Pavlowski et miss Aline pour une petite papote d’auteur.

En attendons ce soir, nous retournerons au Festival sans nom sous le regard d’une novice.

A très vite donc !

Ge porte flingue de Collectif Polar

Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Le livre : Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 12 octobre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 22€90 ; (784 p.) ; 21 x 14 cm.
4e ce couv :
 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?
Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.
 Les auteurs : Ils sont 3, Jérôme Camut, Nathalie Hug et les CamHug. Et ici c’est cet entité qui officie.

Jérôme Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique, jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture.

Ensemble, ils ont déjà écrit deux séries très remarquées : leur série choc « W3 » ou la tétralogie culte « Les voies de l’ombre »

Autant vous le dire tout de suite avant de vous donner mon avis j’ai adoré ce livre. C’est un énorme coup de coeur. Une énorme claque aussi.

J’avais déjà été emballée par la nouvelle qui avait été éditée il y a quelques mois et nous présentant l’avant Islanova et l’armée du 12 octobre.

Une nouvelle numérique « Rejoints nous dans l’armée du 12 Octobre » que vous pouvez retrouver ICI et télécharger gratuitement.

 Mon avis :

 J’ai rêvé d’un autre monde !

 Pour sauver des millions de vies, des activistes décident de prendre les armes. Pour sauver sa fille de leur emprise, un père transgresse tous les interdits.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Une nouvelle fois Jérôme Camut et Nathalie Hug réveillent notre conscience citoyen.

 Oui j’ai rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde. Où il n’y aurait pas d’un coté les pays riches et le tiers monde.

J’ai rêvé d’un monde où les richesses seraient partagées. Où l’argent ne ferait pas de l’argent mais du social. Oui j’ai eu cette conscience politique. J’ai vu l’occident prospérer en laissant derrière elle les plus démunis, j’ai vu les entreprises quitter le pays et mettre des tas d’ouvriers, de commerciaux, de cadres  au chômage sans pouvoir retrouver un travail. J’ai vu émergé un quart- monde.  J’ai vu ces même entreprises s’implanter dans des pays où la mains d’oeuvre est sous payée quand elle n’est pas simplement exploitée. Des pays ou les enfants sont obligés de travailler.

Et puis j’ai vu émerger un monde où les inégalités étaient de plus en plus éclatantes.

Et puis j’ai vu l’éclatement du monde. Cette disparité Nord Sud. Les conflits, les guerres, les envies de pouvoir que cela engendre. Les déplacements de populations, les camps de réfugiers. Ces femmes et ces enfants déplacés. Et qu’ai-je fais ?

J’ai pourtant rêvé d’un autre monde où le paradis serait sur Terre.

Mais qu’avons nous fait de ce monde. Plus l’homme a cru plus la planète s’est délitée. J’ai constaté l’épuisement des ressources naturelles, la surproduction, la disparition des forêts, la surexploitation, la disparation des espèces, l’éradication de certaines d’entres elle. J’ai vu des populations se déchirer pour un bout de terre où se cachaient des supposées richesses. J’ai vu les peuples se refermer sur eux même, les nationalismes refaire surface. La peur de l’autre devenir la norme. Les sectarisme, les extrémismes, les fanatismes,  Et qu’ai-je fais ?

Moi qui adolescente était de toutes les révoltes !

Moi qui comme Charlie, notre jeune héroïne me révoltais contre les inégalités, les privilèges hérités du moyen-âge.

 Oui les CamHug ont bel et bien réveillé ma conscience endormie.

Et en plus nos auteurs sont les seuls capables de nous emporter dans une telle aventure.

Oui  Jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Mais attention ce bouquins n’est pas un brûlot politique, ce n’est pas non plus un livre militant.

Non il nous donne à voir notre monde tel qu’il sera peut-être dans quelques années. Partant d’un constat actuel nos auteurs extrapolent et nous proposent une vision de demain.

Oui Islanova est un bouquin d’anticipation. Nous sommes ici en France quelques année plus tard. Un bouquin visionnaire.

Un soir, Leny et Charlie, qui vivent sous le même toit au sein d’une famille recomposée, fuguent. Leurs parents ne supportant pas leur relation amoureuse, ils partent sur l’île d’Oléron pour rejoindre une ZAD ou zone à défendre, destinée à empêcher l’extension d’un ambitieux projet touristique. Une branche armée de la zone décide de fonder un nouvel Etat baptisé Islanova.

Au début de l’année 2021, un groupe d’écologistes radicaux, membres de l’Armée du 12 Octobre (surnommés les 12-10), crée une ZAD (Zone à défendre) dans la forêt de Saint-Trojan-les-Bains sur l’Ile d’Oléron. Leur but est alors d’empêcher la construction d’un luxueux site touristique (Les Portes de Jade) sur une zone humide protégée. Cette occupation jugée illégale par les autorités françaises dure trois ans, avec de nombreuses tentatives des compagnies de gendarmes pour déloger les zadistes. Le 3 juillet 2025, suite à la confusion générée par la mort de l’un d’eux, l’Armée du 12 Octobre prend possession du domaine des Portes de Jade et le lendemain, 4 juillet, l’indépendance d’un nouvel État est proclamée par Vertigo, son chef. Ainsi naît Islanova, une république autonome, devant les caméras du monde entier.

Je suis parti avec Leny et Charlie, et je ne suis identifiée à cette jeune fille. J’ai rejoins les Zadistes. Leur combat et devenu le mien. J’ai eu plus de mal à comprendre l’exaltation de Charlie pour Vertigo. Ce leader charismatique de l’armée du 12 octobre. Je me suis toujours méfiée de ces personnes ambivalentes capables de soulever les foules et qui souvent prennent des air de gourous.

J’ai compris les craintes de Julian Stark le père de Charlie, lui l’ancien flic devenu garde chasse. En exercice au moment des attentats du 13 novembre 2015, il est intervenu au Bataclan pendant le drame. Traumatisé, il a quitté la police quelques jours après. Il n’a jamais parlé à personne de ce qui est arrivé ce soir-là. Dix ans plus tard, il est prêt à tout pour sauver sa famille. Aujourd’hui il a peur pour sa fille.

J’ai compati au drame de Vanda Macare; la mère de Leny qui est fière d’avoir construit une belle famille recomposée, où tous s’épanouissent jusqu’au jour où ses adolescent décident de fuguer 

Et puis je me suis demandée pourquoi Vertigo tenait-il tellement à créer  Islanova, ce nouvel état ?

J’ai compris l’emportement de certains pour voir naître un monde meilleur. J’ai compris leur démarche jusqu’au-boutiste pour faire admettre leur projet. J’ai admis l’occupation de leur territoire tant que leurs revendications ne seraient pas exaucées.

J’ai aimé rencontrer Abigail Stedman, mère biologique de Charlie et chirurgienne de guerre, qui n’a pas hésité à tout quitter pour s’engager auprès des plus pauvres.

J’ai admiré Morgan à vouloir mettre en œuvre le projet planétaire de redistribution de l’eau. Si Vertigo est le chef d’état autoproclamé d’Islanova. Morgan Scali en est le démiurge secret.

Morgan est une Victime des attentats de 2015, où il a perdu sa femme Gaëlle, l’amour de sa vie, Morgan a tout quitté pour élever ses enfants, Milan et Shana, en Afrique. Là, confronté à la misère et la guerre, le manque d’eau potable, il a trouvé un nouveau sens à sa vie. Aujourd’hui, il est président de la fondation ALONE, qui œuvre pour la redistribution de l’eau sur la planète.

Ce projet consiste à expédier par pipeline de l’eau vers les zones arides. Pour s’accorder avec le droit international sur l’eau, l’idée est de la récupérer à l’embouchure des fleuves, juste avant qu’elle ne devienne impropre à la consommation, et de la redistribuer dans les pays qui en ont le plus besoin.

Comme le dise si justement Jérôme Camus et Nathalie Hug

« Nos héros vont décider de changer le monde en forçant les pays riches à redonner une chance aux populations déshéritées du sud de la Méditerranée. Comment ? En redistribuant, via des pipelines, de l’eau pompée à l’embouchure de nos fleuves vers l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Là où les gens manquent d’eau.
Impossible ! diront les pessimistes.
Pas tant que ça. Parce que figurez-vous qu’un million de kilomètres de pipelines d’hydrocarbure sillonnent notre planète. Alors, ce que l’on fait avec du pétrole, on pourrait l’appliquer à de l’eau, non ? « 

Alors oui j’ai adhéré à ce magnifique projet.

Mais comme le clament nos auteurs :

« Islanova n’est pas un livre sur la politique mondiale. C’est un thriller, un roman d’aventure, que nous avons écrit pour vous divertir d’abord et avant tout. C’est à travers le destin des membres d’une famille qui pourrait être la nôtre, la vôtre, que vous allez entrer à Islanova. »

Mais quand même madame et monsieur nos auteurs… Oui quand même ! Quand, même nos rêve de monde meilleurs, nos idéaux sont bafoués par l’individualisme ambiant. Quand ils sont récupérés par des ambitions personnelle. Quand l’utopie mème à l’intolérance et à la fureur que nous reste-t-il pour espérer ?

Alors oui, je vous pose, je nous pose la question : « jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour faire vivre nos idéaux ? » Et où placez vous le curseur entre activisme et terrorisme écologiques ? Tout n’est en effet qu’une question de point de vue !

Pour finir de vous convaincre voici la bande annonce du livre et les premiers chapitres à lire ICI