Secrets d’Auteurs, vous connaissez ?


Le 04 juillet dernier, les éditions Albin Michel organisaient une soirée à l’occasion de la sortie en France du roman de la danoise Anne-Mette HancockFleur de CadavreC’est à cette occasion qu’ Ophélie a fait la connaissance de Nathalie Benveniste, une des fondatrices de la box « Secrets d’auteurs ».

Elle vous en explique le concept et vous livre une interview de Nathalie.

 

Ce fameux 04 juillet. les convives étaient répartis en fonction de leurs activités littéraires. Blogueurs et influenceurs sur la toile étaient réunis , et c’est ainsi que je me suis trouvée assise face à Nathalie. Au cours d’une sorte de tour de table afin de nous présenter les uns aux autres, Nathalie nous a révélé son terrible secret… J’ai donc voulu en savoir plus sur cette fameuse box!

« Secrets d’auteurs » c’est une box, qui comme toutes celles qui existent, propose de recevoir, à domicile, un colis avec des petits cadeaux. Comme pour celles existantes sur le marché, « Secrets d’auteurs » propose plusieurs formules: un envoie ponctuel ou un abonnement, mais aussi la possibilité de faire un cadeau à un tiers. Chaque mois, une nouvelle sélection est opérée et ce afin de diversifier l’offre et de faire découvrir aux lecteurs un large éventail de livres. Ça c’est pour le concept général.

Mais entrons dans le détail, parce que « Secrets d’auteurs » c’est quand même bien plus qu’un livre que l’on reçoit à domicile comme par le biais de n’importe quel distributeur.

Tout d’abord, deux formules principales. La sélection coup de cœur qui est composée de romans choisis pour leur grande qualité littéraire mais aussi pour l’émotion qu’ils ont fait naître chez les lecteurs qui composent le comité de sélection. Son but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des auteurs reconnus pour leur talent, pour leur capacité à vous transporter dans un « ailleurs », comme seuls les romans peuvent le faire.

Ensuite la sélection polars et thrillers, qui comme son nom l’indique, est composée de romans noirs captivants, au suspens haletant, qui vous transporteront dans des nuits blanches et qui, souvent, offrirons à votre réflexion des questionnements sur des sujets de société.

Dans les deux sélections, partez à la rencontre d’auteurs français mais aussi étrangers, des auteurs que vous n’auriez pas forcément acheté de vous mêmes tant l’offre est grande dans les rayons de nos chères librairies.

Ensuite, plusieurs possibilités d’achats. En abonnement (résiliation possible à tout moment), pour avoir le plaisir de recevoir chaque mois son petit colis personnalisé et la surprise de la découverte du roman qui s’y cache. Mais aussi en achat ponctuel, en choisissant une box en particulier ou une des box composée lors des mois précédents.Enfin reste une troisième possibilité qui est le cadeau: vous choisissez une sélection et une durée, offrez la carte cadeau à la personne de votre choix, et une fois la carte activée, le récipiendaire recevra sa (ses) box, à son domicile.

Enfin, je vous le disais plus haut, « Secrets d’auteurs » n’est pas une box comme les autres. En dehors des petits cadeaux somme toute classiques, Nathalie et ses collaborateurs ont eu l’idée de joindre aux livres un magasine. Créé pour chaque box, ce magasine vous en dit plus sur l’auteur, l’histoire du livre, les lieux évoqués dans le roman etc… Une véritable valeur ajoutée pour donner plus de sens encore à la lecture, l’accompagner ou la compléter. Véritable travail de titan, il fait de « Secrets d’auteurs » un concept unique.

Interview de Nathalie Benveniste, co-fondatrice de « Secrets d’auteurs ».

Origine du concept, sélection des romans, relations avec les maisons d’éditions et indiscrétions, Nathalie nous livre quelques uns de leurs….secrets 😉

Nathalie, peux-tu nous dire comment est né le concept de « Secrets d’auteurs »?


L’été dernier, nous avons constaté une fois de plus à quel point il était difficile de choisir des livres de bonne qualité littéraire, avec de beaux sujets qui font voyager l’esprit, qu’il s’agisse de romans ou de polars créatifs. Comme nos amis nous demandaient sans arrêt des conseils culturels, nous nous sommes dit que nous pourrions partager nos idées avec tous ceux qui aiment lire et n’ont pas forcément le temps d’explorer les 70 000 titres qui sortent chaque année. Plutôt que de créer un nouveau blog, l’idée nous est donc venue de faire une sélection polars et une sélection littérature générale mais surtout de l’accompagner d’un magazine exclusif pour en savoir plus sur chaque auteur, son roman, son univers.

Comment a été accueillie « Secrets d’auteurs » par le public littéraire?


Secrets d’Auteurs a été très bien accueilli, nos lecteurs (et même les éditeurs !), nous disent qu’ils ont appris plein de choses en lisant nos magazines et que notre sélection est variée, enrichissante, jamais ennuyeuse. Certaines personnes lisent le magazine plusieurs fois : avant et après la lecture du livre. Il n’y a jamais de spoiler mais au contraire des informations et analyses en plus, ainsi qu’une playlist.
Le côté coffret cadeau pour soi ou pour offrir (livre, magazine, cadeaux surprises, livraison incluse), à l’unité ou sur abonnement plait car il est très qualitatif, original et flexible.

Ce qui me plait particulièrement dans votre concept, c’est le magasine qui accompagne la box. C’est vraiment un plus pour et dans la lecture et découverte l’auteur. Qui rédige ce magasine et comment faites-vous pour recueillir toutes ces informations?


Je fais beaucoup de recherches sur les thématiques de chaque livre et sur les auteurs. Je réalise des interviews (auteurs, éditeurs, traducteurs…) puis je me lance dans la rédaction des 28 pages avec un grand plaisir d’écriture et l’envie de sélectionner les bonnes informations pour intéresser les lecteurs et surtout apporter un point de vue nouveau et une approche exclusive. L’équipe travaille ensuite sur les illustrations, les photos, la mise en page pour proposer également un plaisir esthétique à la lecture du magazine.

Comment procédez-vous pour sélectionner les romans?


Nous avons un comité de lecture qui repère les romans récents et brochés qui pourraient correspondre à la Box : bien écrits, rythmés, intéressants, intelligents et humanistes, avec des thématiques susceptibles d’être développées dans le magazine. Nous discutons aussi avec les éditeurs, qui nous font des recommandations. Ensuite, nous lisons la sélection et nous faisons notre choix final : une Box polars et thrillers par mois, une Box coups de coeur littéraires par mois, et quelques livres en plus dans la boutique pour les curieux, que le comité a appréciés mais qui ne sont pas dans la Box.

Nous avons eu la joie de nous rencontrer lors d’une soirée organisée par Albin Michel à l’occasion de la sortie française de « fleur de cadavre » de la nouvelle reine du polar Danois Anne Mette Hancock. Peux tu nous dire comment se passent les relations entre vous et les maisons d’édition, ou est-ce un secret qui, pour le coup, ne sera pas dévoilé?


Les relations sont excellentes, d’autant plus que nous sommes totalement indépendants. Nous rencontrons directement les responsables de collections ou les responsables commerciaux et les échanges sont toujours très fructueux. Les éditeurs sont ravis, ils trouvent que nous valorisons leurs auteurs et que le magazine représente un travail colossal. Ils sont très contents lorsque nous choisissons un de leurs auteurs et que nous apportons une expérience de lecture enrichie autour de l’oeuvre.

Enfin, nous offrirais-tu quelques indiscrétions sur les box à venir?
Je peux vous dévoiler les Box surprises de juillet… car tous nos abonnés ont déjà reçu la leur donc pas de risque de leur gâcher le plaisir de la découverte !

En polar, un magnifique polar napolitain qui se passe dans les années 30 : « Les Pâques du commissaire Ricciardi » de Maurizio de Giovanni.
En coup de coeur littéraire, un livre génial, entre thriller psychologique et grande fresque romanesque, plébiscité par Stephen King : « Dans les angles morts » d’Elizabeth Brundage.
Dans les deux magazines, nous avons des interviews exclusives qui ont été fantastiques à réaliser !
Les Box des mois suivants feront comme toujours voyager : Irlande, Ecosse, Danemark 😉

Merci Nathalie!


J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche et vous avoir donné envie de découvrir « Secrets d’auteurs » ! En tous cas moi, je suis convaincue.

Retrouvez « Secrets d’auteurs » , leurs box, leurs boutiques et leurs idées lectures sur leur site: Secrets d’Auteur

 

Ophélie, Nathalie merci pour cet entretien mais me permettez-vous 2 ou 3 questions encore ?

Bonjour Geneviève. Oui bien sûr avec plaisir, je vais répondre à tes questions

Voici Nathalie…

La première, comment et par qui est approvisionné votre boutique.

Nous achetons directement nos livres aux éditeurs.

Quel statut  a « Secrets d’Auteur » ?

Nous sommes considérés comme éditeurs par l’INSEE car nous éditons deux livrets par mois (les magazines Secrets d’Auteurs).
Les éditeurs nous considèrent comme des éditeurs de contenus et comme des libraires en ligne.

Êtes-vous libraires ? 

Vous considérez vous comme tels ?

Oui d’une certaine façon, des libraires en ligne avec une offre de lecture enrichie, même si nous ne proposons qu’une sélection très précise et que notre offre ne concurrence pas vraiment les libraires, qui ont des milliers de références.

Merci Nathalie pour ces quelques précisions.

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Haut les cœurs ! – Caroline Noël


Le livre : Haut les cœurs ! de Caroline Noël. Paru le 22 mai 2018 chez Charleston. 18€ ; (320 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Haut les coeurs !

Les amies, les amours, les enfants, un boulot passion, sans compter le succès de son blog de voyages… La vie de Chloé était si belle jusqu’à ce qu’elle assiste, incapable de réagir, à un événement bouleversant. En l’espace d’une seconde, la jeune femme sait que plus rien ne sera comme avant…

Sous le choc, elle décide de ne rien dire. À personne. Mais le silence est un lourd fardeau à porter. Désormais, tout semble s’enrayer dans sa vie. Comme si on lui avait coupé les ailes.

En pensant compter sur ses amies proches, Ada, Jess, et Mila, Chloé va se rendre compte que certaines décisions ne peuvent être prises qu’en solitaire. Leur amitié tiendra-t-elle le choc ? Et qu’en sera-t-il de son couple ?

« Attachez et ajustez votre ceinture, vous allez décoller pour un moment de lecture rafraîchissant et authentique (…) ! Ce livre va illuminer votre journée. »
Angélique, du blog Les lectures de Lily

L’auteur : Grande lectrice, jeune maman de deux garçons, Caroline Noel a créé en 2016 son blog Carobookine, dont le succès n’est plus à faire. Elle a été membre 2016 du Prix Relay des Voyageurs-Lecteurs, membre du comité de lecture Cultura 2016, juré du Prix du Livre Romantique en 2017, Lectrice Charleston 2017 et Lectrice-Jurée 2017 du Grand Prix des Lectrices Elle. Elle organise régulièrement des apéros-littéraires dans les librairies de son entourage mais aussi dans des lieux improbables. Caroline fait aussi partie de la team d’organisation du Festival sans Nom, le salon du polar de Mulhouse. Elle est aussi jurée du prix FSN. Haut les coeurs ! est son premier roman.
Extrait :
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Je dois bien l’admettre, depuis ma rencontre avec ce Marc-Antoine Ruitare, ma concentration en a pris un coup. Je n’arrête pas de repenser à notre discussion, ou devrais-je dire à son monologue.
Impossible de faire comme si de rien n’était et pourtant, je n’ai rien de concret. Quelqu’un que je ne connais pas me dit avoir une proposition à me faire, mais sans rien dévoiler. C’est étrange tout de même… Et depuis cinq jours, je conserve cette carte de visite comme un sésame, sans jamais oser téléphoner. D’ailleurs, n’a-t-il pas dit qu’il appellerait ?
Je souris en repensant à la tête de Maxime lorsqu’à mon retour de Barcelone, je lui ai raconté, mi-hébétée, mi-excitée, l’approche du Guide du Globe-trotter. Il n’en est pas revenu. Parce qu’il me connaît, je suis plutôt spontanée, 
un peu réservée certes, mais je n’ai pas la langue dans ma poche, alors m’imaginer bouche bée, ça l’amuse. Décidément, il n’y a qu’à moi qu’une chose pareille pouvait arriver.

Le post-it de Ge

sdr

Voilà bien une lecture improbable. Jamais je n’aurai été vers ce genre de bouquin. Des livres pour fille. Voilà comment je définissais ce genre de littérature. Non rien de méprisant dans mes propos. La littérature féminine n’est juste pas ma littérature de prédilection. La chick-lit comme on l’appelle, littéralement la littérature pour poulette fait lire énormément de monde et rien qu’à ce titre, la bibliothécaire que je suis ne peut que la respecter. On dit aussi littérature Feel good. Un genre qui donnerai la patate. Alors pensez, si en plus la lecture de ce genre de livres met les lectrices de bonne humeur et les rend heureuses….

  Non jamais je n’aurai pensé lire ce genre littéraire, mais voilà !

Caroline Noël je la connais, mieux je l’apprécie, c’est devenue une bonne copine. Il faut dire que la jeune femme est vraiment quelqu’un d’attachant. C’est une jeune femme talentueuse, pétulante, qui respire la joie de vivre. Caroline est doué dans tout ce qu’elle entreprend. En plus elle adore le livre et la lecture et surtout elle aime faire passer les émotions que celle-ci peut provoquer chez les lecteurs zé les lectrices. Et elle fait ça avec brio… Ses cafés littéraires sont passionnants

Vous avez vu la couverture du livre, ça respire le bonheur, non ! Et bien ça c’est Caroline, pétillante, malicieuse, joyeuse…Quand j’ai vu cette couv, je me suis dit mais c’est elle, là ! Et puis comme j’apprécie énormément Caroline, je ne pouvais décemment pas ne pas lire son premier roman. On ne fait pas ça à une amie, sinon on est pas digne de confiance…

Et bien justement, ça tombe bien, car c’est bel est bien de confiance et d’amitié dont il est question dans Haut les cœurs !. Finalement ce livre il était peut-être bien fait pour moi.

Chloé est une blogueuse reconnue dans le secteur du tourisme avec Clollidays, son site spécialisé dans les destinations familiales. En créant Clollidays, , Chloé, mariée et mère de trois enfants, se sentait immunisée contre les événements tragiques. Mais malheureusement rien n’est jamais certain. Elle sait néanmoins pouvoir compter sur ses amies proches, Ada, Jess et Mila. Quoique, après le lourd secret qu’elle va leur cacher, toute sa vie peut basculer. Chloé qui a toujours tout partager avec ses meilleurs amies, se voit contrainte de leur cacher un événement qui la mine et dont elle n’est pas fière car elle redoute le jugement de son entourage. Et elle qui était sans doute le pilier et le moteur de cette belle histoire d’amitié et de complicités, elle la femme épanouie, rayonnante, peu à peu perd pied et se terni. Les doutes et la culpabilité de Chloé ne risquent-t-ils pas de se rompre l’équilibre si parfait de sa vie si parfaite elle aussi !

Voilà dans quelle histoire m’a plongée mon amitié pour Caroline.

Je vous avoue que quand j’ai lu les premiers chapitres, j’y est vu une retranscription de la vie de l’auteure. Bien sur Caroline n’est pas Chloé, elle n’ont pas le même job, n’habite pas la même ville, surtout n’en pas le même blog… Et pourtant Chloé a quelque chose de sa créatrice, peut-être sa fraîcheur, son goût pour la vie, son goût pour les autres. Cette fascinante facilité qu’elle a de rendre tout ce qu’elle entreprend simple et facile. Cette façon naturelle qu’elle a et qui la rend sympathique d’emblée.

Chloé, son mari, ses enfants, sa vie de famille. Chloé, Ada, Jess, et Mila, les inséparables, les amies fidèles.

Bref je me suis laissée prendre par cette lecture, par cette histoire d’amitié, de secret gardé, de culpabilité, de ce qui donne un sens à la vie. J’ai plongé tête baissée dans ce roman à la fois rafraîchissant et profond. Je me suis complètement fait avoir, me laissant entraîner dans cette intrigue. Il faut dire que l’écriture de Caroline est fraîche, dynamique et fluide.

Je crois vraiment que je tiens là mesdames, et pourquoi pas messieurs, le livre de votre été. C’est frais, c’est lumineux, c’est pétillant, c’est fait pour les vacances !

Alors on note le titre, Haut les cœurs ! et on retient le nom de l’auteure, Caroline Noël, car à mon humble avis il va falloir la suivre de très prés !

Dis Caroline, c’est quand le prochain ?

Polar Osny : les blogueurs (euses) passent aux aveux


 Le 20 janvier dernier  avait lieu à Polar’Osny

(Polar au Nid)

Une table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet, j’ai mis les voiles et quitté le nid, mais Isabelle m’a rattrapée

 

Aussi voilà ce que ça donne

Coucou Dame Geneviève,

voici donc les questions que j’ai posées à la table ronde: les blogueurs (euses) passent aux aveux. A ton tour d’y répondre.

Merci d’avoir eu envie de participer a posteriori. Mais tu étais déjà un peu parmi nous le 20 janvier dernier (ne serait-ce que par Blogs en stock et le prix Osny & Clyde).

 

 1 – Ces critiques littéraires « amateurs » sont de véritables prescripteurs… Ils peuvent lancer un auteur inconnu, inciter un éditeur à acheter les droits d’un roman pour l’éditer en poche, lever des fonds pour soutenir une maison d’édition en difficulté. Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre. Jalousés par des lecteurs lambda, critiqués par certains journalistes, courtisés par les éditeurs, parfois très proches des auteurs, qui sont-ils ? Comment travaillent-ils ? Peuvent-ils garder leur indépendance ?

Très beau lancement chère Isabelle. Et triple question pour débuter l’ITW ça démarre fort !

Qui sommes nous ! Nous sommes avant tout des passionné(e)s, des fous de lectures. Ici chez Collectif Polar chacun à sa façon de travailler. Enfin c’est vrai que si c’est du travail, ça reste avant tout un plaisir. J’ai d’ailleurs fait ce blog pour m’amuser. Je me plait à le répéter, certains sont addicts aux jeux moi c’est à la chronique de livre. Peut-être peut-être même plus aux lecteurs de livre.

Comment je travaille. Alors puisque nous sommes un Collectif, je passe beaucoup de ton à coordonner le gang de chroniqueuses, pardon le gang des flingueuses. A mettre en page leur avis.

Sinon quand c’est moi qui chronique, c’est simple, enfin presque. Je ne peux faire de retour de lecture que la nuit. Quand la maison ronronne tranquillement, que lorsque j’attends les petites respirations de toute la famille. Cela explique un peu le nom du blog, Collectif Polar, chronique du nuit.

Alors soit je fais dans la foulée de la lecture ma chroniques, soit parfois cela prends des jours voire des semaines avant que je n’arrive à exprimer mes sentiment et trouver les mots pour expliquer mon ressenti de lecture.

Sinon une fois devant l’ordinateur, je tape ce qui me passe par la tête, comme les mots viennent. Je laisse parler mes émotions, juste je les couche sur la page blanche. Ces émotions sont celles que la lecture m’a fait ressentir. Je ne fais pas une critique du livre mais un ressenti de lecture.  Je ne réfléchis pas ma chronique, je ne l’ordonne pas. J’écris, je ne me relis pas je laisse et garde le premier jet. Et hop je balance ça sur le blog et la page du blog.

Et je ne m’impose aucune contrainte, donc oui je garde mon indépendance.

2 – Un auteur se plaignait récemment sur Facebook de la difficulté qu’il avait à faire connaître son roman à des critiques professionnels, qui ignorent trop souvent les premiers romans, ou snobent les auteurs publiés dans des maisons d’édition de taille modeste ou moyenne. Ce romancier racontait le mépris ou la désinvolture dont certains journalistes littéraires avaient fait preuve vis-à-vis de lui, sans même essayer de le connaître. Il remerciait d’autant plus chaleureusement les blogueurs de l’avoir écouté, d’avoir découvert son roman et de lui avoir fait un retour, pas forcément positif, mais toujours constructif. Comment vous expliquez cela ? Est-ce que vous êtes plus disponibles, plus curieux, moins pris par les contingences professionnelles ?

Plus curieux, c’est certain. Je crois que nous sommes tous de gros lecteurs car oui forcément nous aimons découvrir. Moi la curiosité c’est la base de mon métier, pour ceux qui ne le savent pas, je suis bibliothécaire aussi, à mes temps perdus. Et pour mon job, je me dois de découvrir de nouvelles plumes, de sentir les futurs tendances. Aussi rien de mieux que les nouveaux auteurs pour voir de quoi le polar de demain sera fait. 

Ce qui est paradoxale c’est que nous, blogueurs, nous faisons ça par plaisir. Nous ne sommes pas payé pour le faire, nous prenons sur notre temps personnel pour alimenter et faire vivre notre blog. Nous sommes juste animer par la passion et l’envie de partage. Nous avons tous un job, une famille, une vie, là où le journaliste est payé et à du temps pour lire et faire son job de critique.

Et puis les médias aiment parler de ce qui est connu, ce qui fait vendre, eux aussi veulent de l’audience.

Je le remarque sur le blog, je parle souvent de premiers romans ou d’auteur peu connus mais de temps à autres il nous arrive de parler d’un auteur phare qui a une plus grand notoriété. Et là frce est de constater de nous faisons plus de vue.

 

 

–         3 –  Quelles sont vos relations avec les auteurs ? Recherchez-vous à tout prix le contact avec eux ? Pourquoi fréquentez-vous assidûment les salons?

    La relation avec l’auteur c’est presque une fin en soi. Nous aimons partager nos avis de lecture avec d’autre lecteurs mais quoi de plus naturel aussi de le partager avec l’auteur.

Je me souviens d’un jour où j’ai enfin osé aller vers un auteur que j’appréciais énormément. Je lui expliquais ma timidité impressionnée que j’étais, intimidée donc mais gênée aussi et peut-être un peu complexée, qui étais-je ,moi la simple lectrice pour lui dire, à lui le grand auteur adulé, ce que j’avais pensé de son livre. Et bien ce monsieur de me dire pour me rassurer. » Si vous avez aimé et même si vous ne trouvez pas les mots pour l’exprimer, dites le aussi simplement que ça : « j’ai aimé votre livre » rien ne peut nous faire plus plaisir je de voir une lectrice satisfaite.  « 

Alors oui les salons, les rencontres avec les auteurs c’est devenus vital. Nous sommes accros de ces moments de total partage.

Les salon c’est les auteurs, c’est aussi les autres lecteurs et pire les autres blogueurs. C’est passé de sa lecture, de son clavier, du virtuel au réel. Des réseaux sociaux aux échanges face à face et ça a une autre gueule, crois moi !

     4 – Pour être suivis, êtes-vous tenus de lire et de chroniquer toutes les nouveautés ? Combien de livres lisez-vous par semaine ou par mois ?

 Je te le disais gros lecteurs nous sommes. Au moins 3 livres par semaines soit minimum 150 livres par ans.

Mais non contente d’être une grande lectrice, je fais appelle à des chroniqueurs. Enfin c’est surtout des chroniqueuses. Forcément 80% des lecteurs sont des lectrices surtout en fiction.

Alors j’ai aussi leur avis à partager

Et puis j’ai voulu ce blog « Collectif » pour faire entendre différentes voix. Pas seulement la mienne.

Et non nous ne chroniquons pas que des nouveautés. Moi j’aime bien parler d’un livre aussi quand il parait en poche. Car je sais que les livres coûtent chers et que nous sommes nombreux à attendre qu’un titre soit publié en format poche pour l’acquérir.

 

–          5 – Cela a un coût. Comment faites-vous pour tenir le rythme ? Sollicitez-vous les éditeurs pour recevoir gratuitement les nouveautés ? Quelles relations entretenez-vous avec eux ?

 Oui, cela a un coût comme toutes passions ! Perso j’ai de la chance, par mon job j’ai accès à quasi tous les livres que je veux lire ou voir. En bibliothèque, on bosse avec des libraires et ils sont tenus de mettre à notre disposition les bouquins pour que nous puissions faire le choix  de nos acquisitions.

Je reçois aussi quelques SP (Service de Presse) des éditeurs, mais je ne suis pas vraiment demandeuse ou vraiment très peu souvent. S’ils viennent vers moi, je demande à mes flingueuses si elles sont intéressées par tel ou tel titre et je le leur fait envoyer. 

Je suis sollicitée et les flingueuses aussi par des auteurs indépendants. Si le contact est bon et que le livre nous plait alors on fait une petite chronique.

Mais on ne s’oblige à rien !

 

–          6 – Vous sentez-vous libre de dire du mal d’un livre que vous n’avez pas aimé ? Autrement dit, vous sentez-vous indépendant ? Pourquoi les blogueurs disent-ils ne pas écrire des critiques mais des chroniques? Quelle est la différence?

 Si un livre ne nous plait pas nous pouvons faire une chronique, oui. L’auteur ou l’éditeur est prévenu. Ils savent d’avance qu’il n’y aura aucun avis de complaisance. Ils sont aussi prévenus que peut-être il n’y aura pas de chronique du tout.

Je te le disais, on ne s’oblige à rien ! Bon c’est vrai que l’on essaie de faire un retour pour un SP, enfin mes flingueuses font des chroniques des livres qu’elles reçoivent en SP. Moi, je n’ai aucune obligation, sauf des peut-être. Il m’est arrivé de faire quelques chroniques négatives, mais toujours en expliquant pourquoi moi, je n’avais pas aimé. Il nous est arrivé de ne pas accroché à un livre. Aussi on ne se force pas à le lire et donc il ne sera pas chroniqué. 

Et puis il y a déjà tellement de bons livres à mettre en avant pourquoi parler de ceux que l’on a pas aimés. Nous ne sommes pas un blog comparateur, ni 60 millions de consommateurs.

Et puis, chroniquer un titre, ça prend du temps et de l’énergie, alors autant les utiliser pour du positif, non ?

–      7 –  Vous êtes suivis par des lecteurs qui se fient à vos avis et qui achètent leurs livres en conséquence. Espérez-vous des retours ? Avez-vous envie de savoir si vos coups de cœur ont été partagés ? Entrez-vous en contact avec eux et comment ?

 Enfin oui, on espère être suivi par les lecteurs. On aimerait être prescripteur. Mais je crois qu’il faut toute proportion garder. Tu disais en préambule, « Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre ». Certains sans doute. Perso moi j’ai créé le blog pour m’amuser. J’ai la chance d’être suivi et d’ailleurs j’en profite pour remercier tous ces lecteurs fidèles. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas une audience si importante que ça !

Aussi quand un auteur, un éditeur reprend les propos de ton blog ça fait plaisir c’est sur. Mais ce qui fait encore plus plaisir c’est quand les lecteurs et plus souvent les lectrices reviennent vers toi et te dise :  » rhooo comme je suis contente, le livre que vous m’avez conseillé, qu’est ce qu’il était bien » Une fois sur mon mail, une lectrice m’a dit que « j’étais le Gérard Collard des bibliothèques ». J’ai failli prendre la grosse tête.  (Rire).

Ce qui me fait kiffer c’est de faire parler ces lecteurs et lectrices. Aussi sur mon blog, je leur donne souvent la parole. Soit à travers des interviews, soit par des jeu-concours. J’aime beaucoup ces échanges. En plus mais faut pas leur dire ça nourrit mes connaissances pour mon boulot de bibliothécaire. En effet ça m’aide à mieux appréhender les différents types de lecteurs de polars.

 

       8 – On voit de plus en plus de blogueurs participer à l’organisation de salons, être modérateurs de tables rondes, faire partie de jury littéraires…(et là je ne parle pas de tes activités de bibliothécaire, Geneviève). C’est une évolution naturelle de vos activités   ?

Mais tu exagères là chère Isabelle, mon job a beaucoup à voir avec mes envies de blogueuse.

Ok j’essaie de jouer le jeu.  Et…Oui je crois que c’est une évolution logique.

J’ai la chance de participer à Saint Maur en Poche (SMEP), et j’ai eu le privilège d’animer quelques plateaux. J’avoue que cela m’éclate. Bon à SMEP le format est super cours, c’est un putain d’exercice. C’est vrai qu’à la bibliothèque, oups pardon lors des Apéros Polar j’ai 1h30 pour faire avouer les auteurs. A SMEP c’est 10 max 15 min avec deux auteurs en plateau, c’est chaud mais c’est super chouette à faire.

Et j’avoue j’ai fait partie de différent prix, le dernier et celui dont je suis le plus fière c’est celui créé par mister Yvan Fauth pour le salon du polar de Mulhouse, Le Festival Sans Nom l’an dernier. Cette année j’ai à nouveau la chance d’en être avec mister David Smaja aussi.

Sur nos blogs, en fait des interviews aussi naturellement nous sommes amené à prolonger ceci lors de tables rondes ou de simples entretiens sur des salons.

Quand à l’organisation d’un salon j’en rêverai. Mais chez moi il y a déjà SMEP, pas simple à détrôner et à Paris, si tu n’es pas soutenu par la Ville et si tu as pas de sponsor solide, difficile de monter quelques choses.

Non là je me contente juste de mettre en place un prix polar des lecteurs de la ville de Paris. Et crois-moi, je galère déjà pas mal comme cela. Bon ok, c’est vrai j’ai déjà l’aval de la direction des affaires culturelles. Mais ça ne suffit pas ! Il faut que je reparte convaincre. Allez je file !

Merci Isabelle pour ces chouettes questions, ça a été un plaisir d’y répondre.

Je te préviens j’ai fait comme si j’étais sur le plateau avec mes petits camarades. J’ai dicté tout cela d’une traite, pas de retouche, du live, je te dis !

Sinon à très vite mais sans doute que cette prochaine fois les rôles seront inversés !

Hé, les lecteurs !

Voici les réponses de mes petits camarades.

En image en plus !!!

Polar’Osny 2018 : vidéo de la Table ronde « Les Blogueurs passent aux aveux » !
Spéciale dédicace à Isabelle Bourdial ! Et un grand merci à Jessica Blet, Aurélie Perreaud, Lolo Brodeuse, Jean Michel Isebe , Yannick Provost  et David Smajapour avoir rendu cette table ronde si passionnante !

 David du webzine C’est Contagieux , Jessica Blet et Aurélie Perreaud du blog Livres Addict, Lolo Brodeuse du blog Pause Polars, Jean-Michel Isebe du blog Polarmaniaque, Yannick Provost du blog NigraFolia.

 

La vidéo :

 

Le lien vers l’article de mon ami David :

http://cestcontagieux.com/…/polarosny-2018-table-ronde-les…/

 

Et… j’ai pas oublié la réponse à notre jeu, les trois chauves

Là voici

Bob Garcia, Didier Fossey et Stanislas Petrosky.

 

 

Ces dames du noir : Papotage avec Caroline Noël. Tome 2


Bonjour et heureuses nous sommes de vous retrouvez pour poursuivre notre papotage Caroline et moi.

Mais où en étions-nous ?

Ah oui, je te demandais Caroline comment tu es rentrée dans l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse ? Et qu’est ce qu’est ce Festival ?

Et je te répondais chère Geneviève :

« Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom FSN). L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

FSN, c’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Alors dis moi Caroline. Qu’elle est ton rôle dans cette organisation ?

On est une petite équipe, chacun a son rôle bien entendu mais tout le monde est invité à s’exprimer sur tout type de sujet. Il y a une bonne ambiance dans nos réunions de travail.

Cette année, c’est une première pour moi, alors d’abord j’observe. Et puis, avec un regard neuf, je propose de nouvelles idées, j’aide à la communication et aux relations presse, je m’occupe des animations enfants (parce que si on arrive à intéresser les enfants à la lecture, la relève est assurée) et surtout je fais partie du comité de lecture du 1er Prix du Festival Sans Nom !

Y a-t-il une association autour de ce festival ?

C’est l’association Festival Sans Nom qui organise le Festival Sans Nom. Elle a été créée à cet effet.

 

Participes-tu à la programmation du festival ? Au choix des auteurs invités ?

Je suis arrivée en cours d’année, la liste des auteurs invités était déjà bien avancée. Puis la liste s’est agrandie. Et j’ai déjà quelques idées pour l’année prochaine 😉

Oui bien sûr je participe à la programmation du Festival avec toujours le même objectif : reconduire ce qui a bien fonctionné les années précédentes, améliorer ce qui peut l’être et toujours proposer des idées originales pour intéresser de nombreux visiteurs !

Peux-tu me dire comment se répartissent les rôles au sein de l’équipe dirigeante.

Certains sont plus en relation avec les auteurs et le milieu de l’édition, d’autres s’occupent du budget, d’autres encore sont en charge des relations partenaires (entreprises locales et acteurs du livres dans la Région), des lieux du Festival, des animations… ; sans oublier ceux qui réalisent les visuels (affiche, marque-page, etc…) pour nous permettre de donner une image originale (et effrayante aussi j’espère) du Festival.

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom, Le Festival Sans Nom

Le Festival Sans Nom a été inspiré du Livre Sans Nom, le best-seller américain écrit par un anonyme, édité en France par Sonatine (partenaire historique du Festival) et avec leur aimable autorisation.
Ce qui me plait dans ce nom, c’est son côté énigmatique, comme l’ambiance qui prime souvent dans les romans policiers.

GVL : Comment prépare-t-on un salon ?

On se réunit régulièrement pour définir les points clés : dates, auteurs, lieux, animations, budget, partenaires, nouveautés, etc… On anticipe au maximum tout ce sur quoi on peut travailler en amont et plus l’échéance approche, plus on affine. On précise, confirme, vérifie, corrige, édite, imprime… pour être au top le jour J !

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Il y a des partenaires historiques et des nouveaux chaque année. Ville de Mulhouse, libraires, entreprises locales, radios, etc… La liste est à jour ici : http://www.festival-sans-nom.fr/partenaires/

Il est surtout question de visibilité en l’échange de services ou d’apports financiers. L’idée c’est d’unir les compétences locales pour offrir un événement à la hauteur. Si déjà les auteurs se déplacent à Mulhouse, on se doit de les accueillir au mieux et d’offrir aux visiteurs un Salon de qualité.

GVL : Comment on le finance ?

Le budget, qui s’élève à 60.000€, relève surtout de partenariats privés auxquels s’ajoute une subvention de la ville de Mulhouse.

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Je suis impatiente ! Impatiente de rencontrer les auteurs, de voir le rendu final de ce que nous aurons préparé et de voir si la programmation plaira aux visiteurs-lecteurs. Le Festival Sans Nom a pour vocation de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs passionnés. Il promeut la lecture avec énergie et je trouve que c’est une bonne chose. Hâte de voir aussi quelles animations plairont le plus.

A titre plus personnel, je me réjouis d’assister aux conférences-rencontres pour écouter les auteurs parler de leur expérience, pouvoir parler avec eux, et puis les féliciter aussi pour le plaisir qu’ils nous procurent à la lecture de leurs romans.

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Je dirais que pour préparer au mieux le Festival, il faut être disponible (pour se réunir et travailler ensemble), organisé, force de proposition et optimiste.

Entre les réunions, j’avoue, j’y pense tout le temps ! Chaque fois que je lis un livre qui me plait, je me demande si l’auteur pourrait être invité l’année prochaine. Quand je visite des Salons (qu’ils soient littéraires ou non), je me note des idées de bonne pratique à reproduire. Et puis je suis très à l’écoute de l’actualité littéraire.

GVL : Comment choisit-on les auteurs invités ?

Nous invitons des auteurs qui font l’actualité du roman policier, ceux qui ont un nouveau titre paru récemment, les plus connus aussi et ceux qui sont en lien direct avec notre thématique phare. Cette année, nous mettons les faits divers à l’honneur donc serons présents les auteurs qui sont en affinité avec ce thème. Evidemment, nous avons une part d’auteurs régionaux avec qui il est intéressant d’échanger car ils connaissent bien le coin.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

Entre les arrivées/départs/logement/repas des auteurs et les livres à commander, sans compter l’aménagement des lieux de dédicaces et autres animations, l’organisation du Prix (et de sa remise officielle), la présence des bénévoles (sans oublier le bar pour se désaltérer), la logistique est énorme ! Mais ça se passe bien (enfin je crois puisque je n’y ai encore jamais participé).

En deux mots : on anticipe !


GVL : En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Et je crois que tu sais tout !
Je pourrais préciser que, n’étant pas originaire de Mulhouse, cette aventure m’a permis de m’intégrer dans la ville. J’ai rencontré des personnes très sympathiques, découvert de nouveaux auteurs et je suis heureuse de participer à ma façon au dynamisme de ma ville. Pour l’instant, il n’y a que du positif !


GVL : Que penses-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Avant, sans vouloir être désagréable, j’avais l’impression que le polar était peu considéré, comme un «sous-genre» de roman. Comme si ceux qui lisaient des polars étaient des lecteurs moins aguerris que ceux de la littérature blanche.

Depuis dix/quinze ans, les choses ont radicalement changé. De nouveaux auteurs sont apparus (des femmes aussi, beaucoup) et ils ont réussi, en imposant un style et des codes à imposer le roman policier comme un «vrai» genre de roman. D’ailleurs, parmi les meilleures ventes, chaque année on retrouve des auteurs de romans policiers dans les dix premiers.

D’autant que, je ne suis pas une experte mais, entre les romans noirs et les thrillers, il y a une telle variété de choix pour plaire à autant de lecteurs différents ! Je crois que l’essentiel est d’avoir une bonne histoire, crédible et bien écrite.

Il y a quelques jours a été dévoilée la première liste des romans sélectionnés pour le Goncourt et parmi eux, j’ai vu qu’il y avait Summer de Monica Sabolo. Peut-être que cette année le Prix Goncourt récompensera un roman policier, qui sait ?


GVL : Ton écrivain préféré et un romans de lui que vous nous conseillez ?

J’ai plein d’écrivains préférés ! Mais ma révélation de cette année, c’est Mathieu Ménégaux. Je l’ai découvert avec son nouveau roman, Un fils parfait, paru en début d’année. Et j’ai été littéralement subjuguée par son premier, Je me suis tue.
Ses intrigues sont terribles, sa plume est vive et aiguisée et le déroulement de ses livres et, à l’image du cheminement de l’état d’esprit qu’il retranscrit, magistral.
C’est simple, je n’ai qu’une hâte : le lire à nouveau !

GVL : Ton écrivain polar préféré, le livre de lui que tu préfères et 3 autres romans de lui que tu nous conseilles ?

Quand j’ai commencé à lire, j’ai dévoré tous les livres de Mary Higgins Clark (mon préféré étant Recherche jeune femme aimant danser). J’ai eu ma période Millénium, puis Harlan Coben et Jo Nesbo. J’ai une affection particulière pour Guillaume Musso (voir question suivante sur l’anecdote).

Mais mon écrivain de polar préféré est… Fred Vargas !
J’adore son écriture, ses intrigues sont toujours bien ficelées, les enquêtes complexes et on s’instruit (c’est une lecture de polar intelligente). Et puis surtout, j’adore le flegme du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et ses méthodes d’investigation peu communes qui déstabilisent sa brigade qui est pourtant comme une seconde famille. Danglard, Retancourt, Veyrenc et même Mercadet, je les trouve tous très attachants et je suis heureuse de les retrouver à chaque nouveau roman.
J’aime le côté énigmatique de l’auteure elle-même.

Je n’ai pas lu tous ses titres, mais mes préférés sont Pars vite et reviens tard (dont l’adaptation cinématographique avec José Garcia est assez réussie je trouve), Sous les vents de Neptune, Dans les bois éternels et, plus récent, Temps glaciaires. Une valeur sûre.

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

En 2004, jeune mariée, je pars en vacances avec mon mari et un bouquin qui vient de sortir. En lisant le roman, le prénom du personnage principal me plait beaucoup et je me dis que si j’avais un fils un jour, je pourrais l’appeler ainsi : Nathan.
Mon mari lit le livre à ma suite, on parle du bouquin bien sûr et puis on en vient vite au prénom. On se dit qu’il nous plait bien.

Trois ans plus tard, vient au monde notre premier enfant, c’est un garçon. Malgré nos recherches incessantes de jeunes parents, nous n’avons jamais trouvé mieux. Comme une évidence, notre ainé s’appelle donc Nathan.

Le titre du bouquin ? Et après… de Guillaume Musso 😉

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !
Je lis pour le plaisir de m’évader, rêver, vivre d’autres vies que la mienne. J’aime lire des histoires car elles m’emportent loin de mon quotidien. Alors il n’y a rien que je ne déteste plus que de lire des noms de marques ! Non mais franchement, à quoi ça sert de citer des marques dans des romans ? Qu’est-ce que ça apporte ?… Si ce n’est de leur faire de la publicité gratuite (je n’ose même pas penser qu’elle est rémunérée…) ?
Bref, tu l’as compris, ça m’exaspère…

Oui, oui je crois que j’ai bien compris là, dons tu ne prendra pas un verre de …. Non pas frapper ! Sinon ! Merci pour ces quelques confidences, Caroline ce fût un plaisir que de te découvrir à travers cette échange.

Merci à toi de m’avoir donné la parole Geneviève. Hâte de te rencontrer en vrai !

Oui moi aussi, et ce sera chose faite le 21 et 22 octobre prochain lors du festival Sas Nom, il me semble ! (Fou rire commun) lol

Et retrouver Caroline sur son blog, Carobookine

 

 

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

www.carobookine.com

www.facebook.com/carobookine

www.instagram.com/carobookine

www.twitter.com/carobookine

 

Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.

A vos crimes ! Vous connaissez ?


A vos crimes ! Le polar dans tous ses états.

Vous connaissez ?

Au commencement, «A vos crimes !» c’est le titre que j’ai donné  aux  bibliographies que je faisais régulièrement pour le comité de lecture polar des bibliothèques de la Ville de Paris.

Je présentais aux lecteurs à travers ces bibliographies, une sélection des meilleures lectures que nous avions faites durant le semestre. Nos découvertes, nos coups de coeur. Enfin simplement des petits conseils de lectures.

J’ai ainsi.proposé 7 ou 8 selections en 5 ans. Et puis allez savoir pourquoi. Il a été décidé que l’on arrêtait cette façon de faire de la mise en valeur de nos collections et j’ai donc cessé de faire ces « A vos crimes».

Cependant comme rien ne se perd vraiment mais que tout se transforme…. il y a quelques mois j’ai décidé de reprendre «A vos crimes» mais sous une autre forme. Et c’est ainsi qu’un nouveau blog est né.

«A vos crimes ! Le polar dans tous ses états» a vu le jour.

Oui. Oui je vous entends déjà.

-Mais pourquoi un nouveau blog ?

-Mais alors quid de Collectif Polar ?

Ces questions sont bien légitimes !

Aussi je vous répondrais avec franchise.

– « Et bien Collectif reste Collectif. On y parle littératures policières et de l’imaginaire. On y propose de nombreuses et différentes rubriques.. On parle bouquins,auteurs, édition ,rencontres. salons et festivals…

J’ai aussi voulu que Collectif Polar ne soit pas ma seule voix. Qu’il soit collectif justement. Donner la parole aux lecteurs, aux auteurs aux personnes passionnées qui comme moi défendent le polar par leur engagement au sein d’assos,autour d’un salon, d’un groupe de lecteurs ou en tant que professionnelles du livre ou simple «seriale lectrice».

Des lectrices qui pour certaines sont devenue des chroniqueuses. Parfois occasionnelles d’autres fois plus régulièrement. Aussi sur Collectif Polar les chroniques de lecteur prennent-elles de l’importance. Nos papotes et papotages aussi.

Attention ne vous méprenez pas ! Cela me ravie. J’aime voir leur enthousiasme. Je leur fais de plus en plus de place. Et j’en ai moins pour m’exprimer, forcément. Faut dire que leurs avis sont souvent plus pertinents que le mien, alors autant que se soient mes Flingueuses qui vous expose le leur.

Mais voilà j’avais envie d’un truc à moi.

Un blog très perso où si le coeur m’en disait,  je pourrais me confier et utiliser celui-ci comme un journal intime. Mais rassurez-vous ce ne sera peut-être et même sans doute pas le cas.

Non je voulais surtout pouvoir parler du polar dans tous ses états. Et oui pouvoir ne pas seulement parler bouquins mais aussi films,  séries, cinema exposition.

Et je voulais aussi vous proposer le livre de façon différente. Non pas à travers une chronique mais à travers des lectures. Lectures du début du bouquin.

Et oui rien de mieux que de lire les premiers chapitres pour savoir si l’on est accroché ou pas. Si on veut lire la suite ou reposer le bouquin.

Car, il faut le dire,  malheureusement je n’ai pas le temps de chroniquer toutes mes lectures. Même si j’aimerais pourtant pour le faire. Et pour  partager quand même avec vous tous ces bouquins lus, le seul moyen que j’ai trouvé pour remédier à ça, c’est de vous en donner la lecture des quelques premiers chapitres.

Remarquez-souvent quand je relis avec vous les premiers chapitres, la chroniques se fait presque toute seule. Enfin presque seulement. Dans ce cas, je la fais et la publie sur Collectif Polar.

Ben oui A vos crimes est il faut se l’avouer le petit frère de Collectif Polar.

Voilà vous savez tout maintenant sur à vos crimes. »

Et si cela vous intéresse je vous en laisse le lien ICI « A vos crimes ! »

À très vite peut-être !

Oui je sais je ne cherche pas la gloire juste à me faire plaisir ! lol

 

 

 

Ces Dames du noir 8 : Spécial Saint Maur en Poche : en tête à tête avec Céline


 

Pour ce spécial Dame du polar, je reçois Céline Protin .

Céline c’est Linie Book addict sur YouTube et de Book à oreilles version blog 😊

Cette année, pour la deuxième année consécutive, Céline et son blog seront associés au Salon de Saint Maur en Poche.

Aussi, je vous propose d’un peu mieux la connaître.

 

 CP Geneviève : Bonjour Céline, bienvenu dans « Ces dames du noir », je vais avoir le plaisir de te passer à la question. Tu es prête ?

Céline : Ben oui allons-y !!

GVL : Alors c’est parti, allez hop sur les chapeaux de roue ! Pourrais-tu te présenter brièvement.

CP : Céline, 28 ans, j’aime lire, le thé, tricoter, et mater une bonne série télé !

GVL : Ah oui, c’est bref. Alors…Dis moi, d’où viens-tu ?

CP : Je viens du sud de la Seine et Marne. D’un petit village (d’irréductibles gaulois hahaha) d’environ 150 habitants… la campagne, la vraie quoi ! Mais j’ai fait toutes mes années de fac à Créteil et j’ai trouvé un job (et un chéri dans la foulée :P) dans la région alors je suis venue m’installer ici, tout simplement.

GVL :  Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

CP : Ma mère lisait beaucoup quand j’étais petite, et elle me lisait énormément d’histoires le soir en me bordant, du coup, moi curieuse, ça m’a intéressé, et c’est comme ça que j’ai appris à lire héhé 😀 merci maman ! Et puis sinon, le reste de ma famille lit très peu.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

CP : Comme un objet de culture et de savoir pour les uns, comme un loisir inutile de vieux pour les autres, mais comme dit dans la question d’avant, il était assez difficile de parler bouquins chez moi étant donné que la seule à lire était ma mère et qu’on ne lisait carrément pas la même chose ! Elle lisait plutôt des classiques et moi à l’époque j’étais encore dans mes livres d’ado qu’on appelle aujourd’hui « Young Adult ».

GVL Qu’elle a été ta formation ?

CP : Scientifique… J’avais les capacités et mes parents disaient que ça m’ouvrirait toutes les portes. Pour beaucoup de monde chez moi, la filière S était bien meilleure que la L (idées préconçues bonjour !). Mais bon, eux, ils voulaient que je sois médecin alors… A cette époque-là, je n’arrivais pas encore à m’affirmer, j’ai donc tenté 2 fois la première année de médecine, que j’ai ratée (forcément quand t’es pas vraiment motivée…), puis j’ai fait une licence en « biologie cellulaire, moléculaire et physiologie », que j’ai réussie cette fois-ci, mais je me suis arrêtée là car ce n’était pas tellement mon truc en fait. C’était hyper intéressant mais j’avais aussi l’impression de me forcer.

GVL: Ton boulot, vocation ou bien ?

CP : Non pas vraiment, j’ai déjà un peu répondu dans la question précédente… Je suis technicienne de labo et j’aime bien mon boulot… mais entre nous, j’ai toujours préféré les livres. Quand je suis entourée de livres, je suis sereine, je suis dans mon élément. Mais bon, c’est aussi un peu compliqué de répondre à cette question car je suis actuellement en cours de reclassement à cause de récents soucis de santé, et je ne sais pas trop encore où je vais atterrir donc je pourrais très bien être secrétaire demain, et là ça n’a rien à voir !

GVL : Ah merde ! J’espère que ça va aller bien pour toi. Mais c’est marrant de voir qu’avec Athénaïs vous êtes dans la même branche. Un sacré vivier.

CP : Comme tu dis ! Surtout qu’on ne se connait pas depuis longtemps avec Athénaïs puisqu’on s’est rencontrées en vrai au Saint-Maur en poche de l’an dernier. Pourtant on a tout de suite accroché, j’ai l’impression de la connaître depuis toujours. La même passion du polar…

GVL :  Justement Céline, pourquoi le polar ?

CP : J’ai toujours été attirée par ce côté énigme, puzzle, enquête, je suis curieuse de nature… ça a commencé avec Le mystère de la chambre jaune et les Agatha Christie, puis Stephen King et Jean-Christophe Grangé… Même au niveau des films/séries, très jeune j’aimais déjà les films d’horreurs ! Je ne pourrais pas l’expliquer, c’est comme dans les manèges à sensations fortes, il y a cette peur, cette montée d’adrénaline que j’aime particulièrement…

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Une des bibliothèques de Céline

GVL:  Tu lis tous les jours des polars ?

CP : Non je lis un peu de tout : jeunesse, romance, young adult, contemporain, mais mes préférences vont quand même aux polars/thrillers et aux œuvres de SFFF.

 

cp&GVL  : Combien par semaine, par moi, par ans.

CP : Je lis en moyenne 2 livres par semaine, parfois plus, parfois moins, ça dépend surtout du temps que j’ai, de la fatigue, et de l’envie de lire bien sûr… Par mois, je dirais de 6 à 8, dépendant du temps que j’ai pour lire, de la taille des livres aussi, et par an, un peu plus d’une centaine… Après en ce qui concerne les genres, j’ai des périodes… par exemple, en été j’ai plus tendance à lire des romans chick-lit, légers, vers Noël je lis plutôt des réécritures de contes, de la fantasy… ça dépend de mon environnement, de mes envies J

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

CP : Les deux !

C’est vrai que la liseuse a pas mal de côtés pratiques, notamment son poids quand on part en vacances, le rétroéclairage pour lire la nuit quand on est pris dans un livre alors que chéri dort à côté… Ça m’a pas mal servi aussi quand j’ai été opérée du canal carpien, main droite alors que je suis droitière, effectivement c’était plus facile sur liseuse… Mais je ne me lasserais jamais des livres, la sensation du papier, l’odeur… et puis c’est plus pratique pour les dédicaces quand même

GVL : Mais alors, comment t’es venu l’idée de créer un blog ?

CP : A l’époque, je traînais déjà pas mal sur les forums et les blogs littéraires pour partager et échanger sur les livres que je lisais, pour y lire des avis sur des livres qui m’intéressaient aussi… Et puis, un jour, je me suis dit « Et pourquoi pas moi ? » et je me suis lancée à mon tour…

CP1

J’étais d’abord sur blogspot et j’ai déménagé l’an dernier sur WordPress.

GVL : Et tu préfères ?

CP : WordPress ! J’arrive mieux à mettre en forme mon texte, mes images comme je veux

GVL : Quel est le but de ton blog ?

CP : Donner mes avis sur mes lectures, échanger, partager mes passions. J’ai rencontré tellement de belles personnes depuis, dont certaines sont aujourd’hui devenues de véritables amies… Des fois je me dis que si je n’avais jamais créé ce blog, tout ça ne me serait jamais arrivé, ce n’est que du positif, des belles choses de jour en jour ! Ça m’apporte beaucoup et ça me rend heureuse.

GVL :  Comment prépares-tu un article pour ton blog ?

CP : Je ne prépare pas forcément, si j’ai envie d’écrire, je le fais, sinon je ne me force pas… Je laisse l’inspiration venir, j’ai envie de donner mon vrai ressenti à chaque fois. Quand je m’y mets, j’écris en général mes idées en vrac, les points que je veux aborder (sinon j’en oublie xD), et puis je mets des phrases autour.

GVL :  Comment t’es venu l’envie de créer un chaine Youtube ? Pourquoi une chaine youtube ?

CP : Très rapidement après le blog en fait, puisque j’ai créé le blog en avril 2012  21 avril 2012 héhé  et la chaine youtube en juillet, pareil dans une optique d’échange et de partage, et puis il y en avait déjà quelques unes à l’époque que je regardais et je sais pas… l’expérience avec le blog m’a peut-être donné assez la foi pour me lancer je trouvais que le blog et la chaine étaient assez complémentaires, certains de mes abonnés préféraient l’écrit, d’autres l’oral… les deux sont différents et pourtant similaires bon c’était pas évident au début, puis à cette époque-là on avait pas les vidéos de qualité de maintenant, on se filmait juste avec la webcam de l’ordi et c’était fini… c’est vrai que d’être arrivée quasiment au début j’ai pu voir vraiment l’évolution de booktube, et ça évolue encore de toute manière

CP&&&&

GVL : Et qu’elles sont les différences entre un blog et une booktube ?

CP : Pour les abonnés, Booktube c’est vraiment plus visuel, ils voient tout de suite nos réactions, le livre en question, etc. C’est plus interactif car ça a beaucoup plus de vues (malheureusement) qu’une longue page de texte, même si par écrit mon avis est beaucoup plus détaillé… pour moi, je prends autant de plaisir à faire les deux, la différence majeure c’est le temps que je passe dessus, je vais beaucoup plus vite à écrire un article alors qu’une vidéo il faut la filmer, la monter, et la mettre en ligne, faire une description youtube, etc. Souvent les gens ne se rendent pas compte du travail qu’il y a derrière. Il y a aussi la différence au niveau du matériel, un article tu peux l’écrire simplement avec un ordinateur, ou même avec un smartphone, alors que pour booktube on est toujours à investir dans des caméras, des micros, parapluies pour la lumière, logiciel de montage… Bon après rien ne t’empêche de faire ça avec une webcam hein, y a aucune obligation, mais comme on a toujours envie de s’améliorer, on en vient vite à vouloir du matériel de qualité… mais après ,comme dit, pour moi les deux sont complémentaires car mes avis seront plus détaillés sur le blog que sur la chaîne…

GVL : Ah oui quand même ! Pas certaine de m’y mettre un jour !

CP : Sinon personnellement booktube m’a beaucoup apporté, car je suis une grande timide et avant c’était à un point, c’était presque maladif quoi, je n’osais pas parler aux gens… booktube m’a permis de travailler pas mal là dessus, ça m’a donné un peu plus confiance en moi

GVL : Dis-moi Céline, que penses-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

CP : Ces dernières années, les auteurs de romans noirs, polars, thrillers, sortent de plus en plus du lot, ils sont plus mis en avant au niveau des salons, des événements, etc. Pour ma part, je découvre de plus en plus d’auteurs français, et quels auteurs !

GVL : Peux-tu ne citer ton écrivain préféré et cinq romans que tu nous conseillerais ?

cp2 cp3jpg cp4jpgCP : Stephen King, que je vénère totalement et dont j’ai l’immense honneur d’avoir un livre dédicacé (mon précieeeeux !)

Mais bon, il y en a tellement d’autres que j’adore : Olivier Norek, Claire Favan, Nicolas Lebel, les CamHug, Giacometti/Ravenne, Karine Giebel, Charlotte Bousquet, Victor Dixen, Gabriel Katz, Samantha Bailly, Estelle Faye, Amélie Nothomb, Zola, Fitzgerald, Sire Cédric… Pas mal d’auteurs pour pas mal de genres 😉 Bon, j’aurais pu dire JK Rowling aussi, mais c’était trop facile     

Cinq livres ! Mais c’est trop peu et beaucoup trop dur de choisir xD Je dirais Hématome de Maud Mayeras que j’ai lu il y a quelques années et dont la fin m’a beaucoup marquée, Phobos de Victor Dixen, de la SF vraiment addictive, Piège Nuptial de Douglas Kennedy, qui m’avait retourné le cerveau, Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig qui m’avait fait chialer, et allez… Trois vies chinoises de Dai Sijie !

Mais comme pour les auteurs, il y en a plein d’autres !

GVL : Moi j’ai préféré Cul de sac de Kennedy, lol ! Sinon, As-tu participé à des concours, des prix ; à organisation d’un salon, à des émissions radio, TV… autour du polar ? As-tu étais jurée ? Si oui pour qui, pour quel prix ? Quel média ?…et pourquoi ?

CP : Quelques concours oui, mais je ne gagne jamais Sinon rien de tout ça, j’ai été plusieurs fois « VIP » ou « Presse » lors de salons, dont celui de Saint-Maur en Poche pour lequel j’ai eu l’immense joie d’être VIP l’année dernière, et également cette année… avec un gros défi en plus ! J’ai un peu la pression mais bon, ça va bien se passeeeeer !! Athénaïs sera avec moi donc je ne serais pas seule  

13255916_10208471546840540_2274410194351106693_nGVL : Peux tu nous parler de Saint Maur en poche ? 

CP : C’est un festival que je trouve hyper convivial, chaleureux, il y a tout pleins de couleurs partout, les auteurs sont relax, accessibles, on ne fait pas de queue monstrueuse pour les dédicaces, il y a des jeux, des animations, c’est vraiment une bonne ambiance ! C’est mon salon préféré avec les Imaginales, même s’ils sont différents au sens où les Imaginales, ce n’est vraiment axé que sur la littérature de l’imaginaire et le Saint-Maur en Poche est plus diversifié… Les thématiques changent, mais l’ambiance est à peu près la même et c’est vraiment cette proximité avec les auteurs et le fait de se sentir à la maison avec des copains qui me plait. Personnellement, j’y retrouve mes deux genres favoris, les Imaginales pour la SFFF et Saint-Maur en Poche pour le polar/thriller.

GVL: Dis moi tu as participer à combien de SMEP ?

CP : Cette année, ce sera mon 5ème SMEP et je lui souhaite encore longue vie !

GVL : Une anecdote à nous raconter ?

CP : Je me rappellerai toujours la toute première fois que je suis allée à un salon, bon c’était celui de Paris hein, c’était il y a plusieurs années et je ne tenais pas encore le blog, et je suis arrivée à ma toute première dédicace donc, en face de Franck Thilliez que je venais de découvrir avec Le syndrôme E que j’avais dévoré et adoré, et là, toute intimidée et impressionnée, j’ai piqué un fard, mais je suis devenue vraiment écarlate quoi ! Et ma copine à côté qui n’en pouvait plus de rire…

Bon, sinon, il y a la façon dont on a lié connaissance avec Norek, avec les copines Athénaïs, Laurence et Chloé au SMEP de l’an dernier, mais on va dire que ce qui se passe au SMEP, reste au SMEP hein ! Ce sera pour une prochaine fois 😉

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

CP : Avec Athénaïs on a créé un projet « Tous à la librairie » parce qu’on se rend compte que peu de gens vont encore à la librairie et préfèrent acheter sur internet ou dans de grandes enseignes, du coup les librairies ferment ou ont du mal à tenir, et ça nous énerve ! Parce qu’Amazon (pour ne citer que lui) ne te conseillera jamais aussi bien que ton libraire, mais bon, va faire comprendre ça…

GVL :  Décidément j’adore votre coup de gueule à Athénaïse et toi ! Bon sinon Celine C’est sur c’est ton dernier mot ?  !

CP : Lisez ! Achetez en librairie ! et venez au SMEP !

GVL : J’adore aussi ton dernier mot ! hihi  Et…Merci de t’être soumise à ce petit interrogatoire avec le sourire.

CP : Mais de rien, ça m’a fait plaisir, un peu impressionnée aussi, mais en tout cas c’était fun J

 

Ces Dames du noir 7 : Spécial Saint Maur en Poche : en tête à tête avec Athénaïs


Pour ce spécial Dame du polar, je reçois Athénaïs Boudignon du blog, Un bouquin dans la tasse.

Cette année Athénaïs et son blog seront associés au Salon de Saint Maur en Poche.

Aussi, je vous propose d’un peu mieux la connaître.

64+78674Geneviève : Bonjour Athénaïs, bienvenu dans « Ces dames du noir », je vais avoir le plaisir de te passer à la question. Tu es prête ?

AB :Bonjour Geneviève, je passe à la casserole et je suis totalement prête pour 😊

GVL : Ok va pour une cuisson rapide. Alors… Pourrais-tu te présenter brièvement.

Athénaïs  : 27 ans , vampire de labo ^^ , passionnée de lecture et d’une espèce de boisson où l’on mets des plantes dans de l’eau …

 GVL : Dis moi Athénaïs, d’où viens-tu ?

 AB : J’ai un peu bourlingué, née dans le 93 ( si si la famille t’as vu tu vois .. ) expat en Normandie puis en Picardie puis retour à mes origines , études à Paris et enfin parce que j’ai trouvé un binôme , 94 depuis quelques années.

 GVL :  Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

 AB : Un très grande place , ma mère est une grosse liseuse , j’ai dû dire livre avant maman comme premier mot et puis elle côtoie ce monde puisqu’elle anime une petite émission littéraire à la radio depuis quasi 30 ans et dont je suis la Djette depuis presque 2 ans , j’ai donc pu voir passer quelques auteurs et quelques livres ..

Je suis la femme de l’ombre ^^

 GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

 AB :Le livre c’est un moyen d’évasion mais aussi de culture, je me suis maintes et maintes fois fait rouspéter car je ne lisais que tel ou tel type de livre, il faut de tout pour faire un monde .. J’ai vite tourné autour du livre policier, chair de poule en premier puis Agatha Christie etc etc …

Parfois, on se posait, pendant plusieurs heures et c’était l’heure de lire.

 GVL : Qu’elle a été ta formation ?

 AB : Scientifique ! Je me suis un peu viandée au lycée et du coup je n’ai pas eu vraiment le choix, j’ai été là où on m’acceptais..

 J’ai eu une période où je voulais être prof maiiis j’étais trop mauvaise !

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

 AB : Comme dis plus haut , je ne dirais pas que c’est une vocation mais ça me plais bien quand même , j’ai changé 4 fois de travail en 8 ans et je suis au final bien là où je suis , j’apprends vite et j’ai besoin de mouvement , être technicienne de labo , c’est ça, on voit passer pas mal de monde et on bouge beaucoup , maintenant , je ne suis pas devin et qui sait si je ne vais pas me reconvertir un jour !

 13396858_10153978900793277_17829078_oGVL :  Pourquoi le polar ?

AB : Je pense que ça date du collège ma prof de français nous avais fait lire « la nuit du renard » et j’avais beaucoup accroché jusqu’à lire tard dans la nuit sans lâcher les pages.

J’adore cet univers qui peut être sombre, haletant , puissant .. Je ne retrouve jamais ou presque ces émotions dans un autre style .. C’est l’adrénaline qui me fait vibrer !

 GVL :  Tu lis tous les jours des polars ?

 AB : Avant d’être blogueuse oui, je ne me dirigeais que sur ça, avec le saint Maur en poche , j’ai dévié vers d’autres styles , en y revenant toujours au final et puis avec le blog , j’essaye de varier mais très très rarement , au final je suis mordue de polar ( clin d’œil à un groupe Facebook qui est le mal pour le portefeuille )

 GVL :  Combien par semaine, par moi, par ans.

 Quand j’ai vraiment le temps, 2 par semaines en fonction de la taille du bouquin … Par mois 4 à 6 et par an pfff en fonction de ma forme de la taille , des vacances entre 30 et 50 peut être !

Je ne suis pas une compteuse, je lis en fonction de mes envies du moment !

Cette année j’ai eu un passage à vide de quasi 1 mois.. Mais ça se soigne !

cropped-image-e1431171925295GVL Athénaïs…Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

AB : Pas de liseuse !!!

J’ai besoin du contact du papier, du plaisir de tourner les pages, de corner les coins comme un monstre, de le fourrer au fond de mon sac, de savoir que ma drogue est la perdue au milieu de mes papiers de bonbons et tickets de caisse !

Et puis, lors de rencontre avec les auteurs, va montrer ta tablette pour la dédicace !

Le livre papier c’est comme un précieux !

GVL : Mais alors, comment t’es venu l’idée de créer un blog ?

Il y a je dirais 3/4 ans, pour suivre la mode, je me suis foutue sur Instagram ..

J’ai laissé ça à l’abandon, jusqu’à deux ans en arrière ou j’ai repris mon activité de postage et suivi à au rythme, j’ai rencontré virtuellement Lucie, du blog Lucie love live with books, avec qui j’ai eu un coup de foudre…

13383915_10153978900723277_1037192304_oJ’avais trois jours de repos, sur un coup de tête j’ai pris le train pour aller la rencontrer.. Ce fut l’une des premières rencontres Instagram, de celles qui m’ont fait dire que finalement, il restait des gens biens, qui m’ont fait reprendre confiance en moi et il y en a eu pas mal derrière, dont Celine et les Norekettes un petit mois plus tard lors du SMEP .. Du bonheur pur !

Bref, après de nombreuses discussions, elle m’a aidé à trouver le nom du blog , qui mêlait mes deux passions et c’était parti.

GVL : Dis moi tu peux me parler des Norekettes, c’est des fans d’Olivier Norek ?

AB C’est un délire avec Celine moi Laurence et Chloé ( les reliques du lecteur sur YouTube ) on s’est rencontré l’année dernière au saint Maur et elles ont fait des blagues à Norek et on s’est retrouvées devant son stand du coup on s’est appelées comme ça mais c’est surtout un ENORME délire

GVL : Il faut dire qu’il est beau gosse !

AB : Tout à fait 😊 je l’ai pas mal revu après il est hyper sympa et accessible !

GVL : Quel est le but de ton blog ?

13393048_10153978900843277_2133328467_n AB : Je ne sais pas si je puis dire qu’il y a un but !

Je goûte des thés, je lis des livres, j’en partage donc mon avis pour que mes lecteurs puissent s’en servir pour leurs propres dégustations ou lectures.

Je garde toujours ma ligne de conduite, si je n’aime pas je le dis, même si ça ne plait pas à la marque, à l’auteur ou même à la généralité !

Je reste naturelle au possible notamment dans mes vidéos, j’essaye d’être la pote avec qui on pourrait avoir une discussion autour d’une tasse..

Je n’ai pas envie de devenir la « blogueuse » qui se force à faire ci à dire ça..

Le voilà le but du blog, être entre amis, comme à la maison, autour d’une tasse ou d’un livre.

GVL : Comment prépares-tu un article pour ton blog ?

 AB : Honnêtement ? A l’arrache !

Le mythe est tombé !

Il est rare que je fasse des brouillons, quand je veux écrire, je prends mon ordi ou mon téléphone et j’y vais..

C’est sur l’instant, au moment d’une tasse de thé, à la fin d’une lecture, bim !

Je sais que tel ou tel thé / livre va être sur le blog mais je ne sais jamais quand l’inspiration va venir et parfois elle ne vient pas ^^

J’écris comme je parle et parfois c’est hasardeux, alors je me relis pas mal pour ne pas être lourde mais en général, le premier jet est le bon, sur les 150 articles et quelques j’ai écrit, il n’y en a que 2 qui sont partis à la poubelle !

 GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 AB : J’ai trouvé que ces dernières années, les auteurs de noir / policier sont plus mis en avant, par les salons, les interventions etc. , c’est très bien !

Et il y a de plus en plus de bombes !

 GVL : Peux-tu ne citer ton écrivain préféré et cinq romans que tu nous conseillerais ?

 AB : Ça c’est trop dur !

Mr Thilliez je dirais en premier maiiiis ces dernières années avec le SMEP j’ai découvert les Camug , Norek , Carissi etc etc

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Cinq livres , idem , c’est une torture !

Récemment , j’ai lu la vague qui est d’utilité publique même si pas dans le style noir ! Sinon, Territoires de Norek , Vertiges de Thilliez , hum ..

Hématomes de Mayeras , hors noir , il y a On ne va pas se raconter d’histoires de David Thomas et enfin pourquoi pas le silence de Richemont mais il y en a beaucoup d’autres !

 GVL : As-tu participé à des concours, des prix ; à organisation d’un salon, à des émissions radio, TV… autour du polar ? As-tu étais jurée ? Si oui pour qui, pour quel prix ? Quel média ?…et pourquoi ?

 AB : Je ne suis qu’une bébé blogueuse puisqu’il n’a qu’un peu plus d’un an ..

Donc pour l’instant rien de tout ça !

Cette année, j’en suis pour le SMEP, c’est un gros défi et nouveauté pour moi, une grosse pression mais c’est hyper cool!

GVL : Tu en es pour SMEP, c’est-à-dire ?

AB&&&AB&&Cette année je suis VIP , c’est à dire que j’aurais accès au côté obscur de la force ^^ Du coup , coin VIP , repas avec les auteurs mais surtout interview pour les débogueurs de Valentin Musso et Nicolas Lebel

 

GVL : Comment es-tu devenue VIP ?

Céline l’était l’année dernière et comme je suis adepte de la griffe noire , du SMEP et accessoirement blogueuse , j’ai tenté le coup 😊
Nous avons donc envoyé un mail à la griffe noire puis à Marie ( qui gère tout ça ) j’ai eu des échanges de mail et une longue conversation avec elle pour cerner un peu ce que je voulais etc et puis au final c’était fait et elle m’a proposé les plateaux , j’ai d’abord hésité puis comme je serais avec Celine et que ça n’arrive pas tout les jours , j’ai finalement dis oui !

GVL Mais c’est qui cette Céline ? (rire)

6767674Céline c’est Linie Book addict sur YouTube et de Book à oreilles version blog 😊

La vidéo de présentation de SMEP Ici

Les interview nous les ferons à deux. Ce qui permettras d’avoir deux points de vue et surtout de rebondir si l’une ou l’autre faibli
Pour l’instant nous n’avons as encore notre plan d’attaque 😊

GVL : Athénaïs, dis moi, comment avez vous choisi les auteurs qui allaient passer à la question ?

Marie&&nAB : C’est Marie qui nous a proposé une liste d’auteurs nous nous sommes orientés sur des auteurs que nous aimions et qui avaient un point commun , Céline et moi.

GVL : Marie c’est Marie Hudelot Verdel, la grande ordonnatrice du salon de Saint Maur en Poche.

Pour en savoir plus sur Marie c’est ICI

GVL : Dis moi Athénaïs, tu as participer à combien de SMEP ?

 Si je ne trompe pas c’est le sixième cette année

 Ahaha peur ?

 GVL : hum, hum !!! Mais encore …

AB  : C’est une grande responsabilité et en même temps, une consécration.

Le travail que j’ai fourni pour le blog est pas si pourri que ça puisque l’on me fait confiance pour les plateaux

Et puis cela me permettras de voir ça d’un autre œil 😊 c’est ma bulle de bonheur le SMEP chaque année donc c’est géant

 Athénaïs…Une anecdote à nous raconter ?

 AB :Toujours autour du SMEP , à ma première ou deuxième année , j’habite tout à côté donc j’y vais à pied et je croise des gens perdus qui cherchais le salon donc je leur indique et je me dirige avec eux au salon , je parle un peu plus avec une nana qui me demande pourquoi j’y vais etc je lui dis parce que cette année il y a Viviane Moore et que j’ai adoré son bouquin ado que je suis trop contente de la voir etc et elle me regarde en me disant mais c’est moi Viviane Moore … Je suis restée sur le cul !

 GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oui !!!

 Nous avons un projet avec mon amie Céline qui s’appelle « tous à la librairie » parce que nous nous sommes rendues compte que les gens ne vont plus à la librairie du tout.. Et les librairies ferment.. Et ça m’énerve !

13346763_10154220309530682_6828003235343808586_n (1)GVL : Bravo , j’aime ce coup de gueule ! Je m’y associe même. Et je rajouterais même que c’est pareil en bibliothèque !

Merci Athénaïse de t’être soumise à ce petit interrogatoire avec le sourire.

AB :Non merci à toi Geneviève.  C’était avec grand plaisir même si ça m’a impressionnée grandement !

Le Petit Plus :

Ces Dames du noir 5.2 : Dialogue avec Jeanne Desaubry, une grande dame du noir, .


Ces dames du noir

Conversation avec Jeanne 2.

Souvenez vous en août je vous proposer notre cinquième rencontre avec une dame du polar. Depuis vous êtes quelques-uns à me demander la suite. Ils y en a même qui se sont mis à genoux. Alors soyez exaucés. J’ai retrouvé la clé sur laquelle notre conversation était enregistrée. Ouf.

C’est donc partie pour cet épisode 5 deuxième volet.

Pour ceux qui auraient raté le premier chapitre c’est ICI

Jeanne-Desaubry-Polarlens

 GVL : Alors Jeanne, Parle-nous de l’éditrice qui est en toi ?

JD : Je suis devenu éditrice dans la suite logique de tout cela.
Depuis longtemps, donc, j’écrivais, mais je n’avais jamais envoyé de roman à un éditeur. Un jour, j’ai eu un contact avec Gabrielle Rollin. A l’époque, elle s’occupait d’une collection chez Gallimard. Elle a lu un manuscrit que j avais fini par lui remettre. Je m’étais lancée après avoir bavardé, car elle me disait, « Je suis sûre que vous avez quelque chose sous le coude », alors je lui ai envoyé. Et à la suite on en a bavardé, elle était super encourageante mais ça s’est arrêté là ; je ne me sentais pas encore capable de retravailler mon texte. J’écrivais pour répondre à un besoin vital, pour moi … ce truc est resté dans mes tiroirs et puis j’ai continué ma vie à l’hôpital. Puis j’ai vécu une situation extrêmement compliquée sur le plan professionnel, et là l’écriture m’a fait énormément de bien ; j’ai fait un roman de mes déboires.

Ce roman-là, je me suis dit « Allez : J’ai vécu plus de la moitié de ma vie, maintenant je peux me lancer. « Je me suis résolue à l’envoyer à des éditeurs… qui l’ont tous refusé.

Gvl : Ce ne serait pas d’Hosto dans tu parles, là ?

JD Tout à fait ! A l‘époque ça ne s’appelait pas Hosto, ça s’appelait «  Haines Hospitalières ». Par ailleurs, pour le plaisir je faisais quelques chroniques, je donnais des avis sur des polars sur le site de Patrick Galmel, Pol’Art noir. Il m’a demandé si j’avais quelques choses à lui proposer parce qu’il aimait bien les avis que je déposais sur son site. Je lui ai confié mon roman, il m’a dit je m’en occupe.

GVL : Il l’a mis en ligne sur le site.

JD : Tout à fait !. Et puis il m’a demandé si cela ne m’embêtait pas qu’il mette en ligne, en même temps que le mien, un texte d’un type qui s’appelait Max Obione. J’étais furieuse, c’était qui ce connard qui me prenait la place. (Rire)

Jeanne&&Après avec Max on est entré en contact, et il me dit, je viens d’écrire une nouvelle qui s’intitule « le pied de Jeanne ». C’était rigolo. La nouvelle m’a énormément plu. Et il me propose d’éditer mon roman.

Il venait de créer Krakoen, il avait sorti juste trois ou quatre romans. Et un jour, il m’appelle,

« J’ai un roman-là qui est bien, mais il faut le corriger et je n’ai pas le temps, est ce que tu es partante pour t’en occuper ? » Je me suis jetée à l’eau !
Voilà comment j’ai mis un pied dans l’édition et comment j’ai commencé à travailler avec des auteurs. On était entre amis, c’était le tout début de la coopérative Krakoen. Voilà, l’aventure est partie de là. Et très, très vite, au sein de Krakoen les gens sont venus vers moi. J’étais super émue, tu vois, que les gens me fassent confiance, qu’ils m’attribuent autant de responsabilités car je n’étais pas du sérail.

Après l’hôpital, je travaillais à l’éducation nationale et je faisais ça en plus de mon boulot. Mais dès que j’ai pu m’occuper de la maison d’édition à temps plein, je l’ai fait.

J’ai aussi continué à faire des chroniques chez Pol’Art noir puis je l’ai fait pour moi sur mon propre blog. J’ai quelques principes lorsque j’écris un avis. Le premier est que je ne dis jamais du mal d’un livre. Le second, c’est que je n’en dis pas du bien si je ne le pense pas, c’est clair. Et si un livre ne m’a pas parlé, ne m’a pas apporté quelque chose, je n’en parle pas du tout.

GVL : Ah, tu n’en parles pas du tout ?

JD : Quand on m’envoie un service de presse, j’apprécie, bien sur, mais je ne fais une chronique que si je le sens. Je dis ce que je veux sur le bouquin. Ou même je ne dis rien du tout. Si le livre ne m’a pas plu, je n’en dis rien car je n’ai pas envie de dire des vacheries. C’est trop facile de paraître intelligent en étant méchant. Pourtant, je te promets que je peux faire ça très bien. (rire)

Le livre n’a pas besoin d’être cassé, il n’aura pas de promo, c’est déjà assez comme ça. Il faut respecter un minimum le travail de l’auteur.

GVL : Il n’arrive rarement de dire que je n’ai pas aimé un livre. Et en plus ce n’est pas parce que je n’ai pas accroché que le livre est mauvais. C’est mon regard sur ce livre qui lui accorde de l’importance ou non. L’histoire que me propose l’auteur, elle m’appartient, et je l’amène là où je le souhaite. Un avis n’est qu’un ressenti, nous n’avons pas la science infuse, nous autres chroniqueurs. Je pense qu’un livre peut être tout de même présenté même si de mon côté je ne l’ai pas aimé.

Bon si vraiment il me tombe des mains je n’en parle pas…

JD : Oui, ça doit être ton coté bibliothécaire. Tu sais qu’un livre peut rencontrer un public…

GVL : Il y a une qualité d’écriture que je ne remettrai jamais en cause, je suis incapable d’écrire. Mais parfois, je n’ai pas adhéré à l’histoire. Et je sais que d’autres vont se retrouver dans celle-ci.

JD : tout de même, il y a un paquet de bouquin médiocre. Regarde Mary Higgins Clark qui a écrit de bons bouquins à ses débuts, maintenant elle se contente de faire un scénario et fait travailler une équipe pour faire ses recherches. Ils lui écrivent un premier jet et après elle y met juste sa patte ; tu vois ? Et pourtant il s’en vend par brassées entières.

GVL : C’est certain, ce genre de livre n’a pas besoin de nous pour marcher. Et perso, ça m’ennuie car je préférerais que mes lecteurs aillent vers un jeune auteur totalement inconnu qui a du talent. Mais là je rêve.

JD : Ce n’est pas facile de savoir et de deviner ce que le lecteur aime dans un livre. J’ai envie de dire heureusement ; sinon, tous les livres seraient identiques. Il y a sans doute quelques recettes qui fonctionnent pas mal. Même si la qualité d’écriture n’est pas forcément au rendez-vous. Je connais un auteur qui a compris ça, et du coup son nouveau roman marche pas mal. Mais personnellement, je ne le chroniquerai pas.

GVL : J’ai eu le même sentiment que toi avec le dernier opus d’un auteur que j’apprécie beaucoup. Je n’ai pas donné mon avis sur son bouquin. Et je ne suis pas certaine de le faire un jour… Quoi que celui-ci m’a dit que je pouvais dire ce que je ressens m^me le négatif !

Dis-moi Jeanne, c’est quoi le déclic qui a fait qu’un jour tu n’as plus eu peur que l’on lise tes textes ?

JD : J’ai eu une vraie prise de conscience. Un grand acte de bravoure aussi. Je me suis dit « J’ai 40 ans, qu’est ce qui compte vraiment pour moi dans la vie ? »

…  « Mes enfants, et un jour être éditée. »

GVL : les enfants t’avais fait alors…

JD : Oui, je pouvais donc me livrer. Je me disais, je ne peux pas mourir avant d’avoir publié au moins un livre. J’ai quand même 40 ans, là faut que je me grouille. C’est vraiment cette réflexion là que j’ai eue. Qu’est ce qui fera que ma vie sera incomplète si je devais mourir maintenant ? C’était clair pour moi : il fallait que je me décide.

GVL : Et comment tu as choisi le texte que tu allais faire publier ? Tu n’avais peut-être qu’un titre à proposer.

JD : Non, j’en avais un deuxième et j’avais aussi des contes. Certains de ces contes sont rassemblés sur mon blog sous l’appellation « les muettes ». Un de ces textes provient d’un rêve que j’avais fait. Il raconte la vie d’une paysanne muette dans une ferme au 19 e siècle.

ob_244e4e_hosto-reed2Donc j’avais quelques textes sous le coude. Et j’écrivais toujours. En 1993 je me suis trouvée dans une situation très difficile : j’ai perdu ma sœur. Une de mes sœurs qui venait de mourir d’un cancer. J’étais de plus en proie à une situation professionnelle intenable qui m’avait amenée à bouffer des anxiolytiques et autres antidépresseurs et à devenir à moitié cinglée à bosser 15 heures par jour… J’ai vraiment eu envie, besoin, de créer et de faire quelque chose dont je pouvais être fière pour ne pas sombrer. C’était une nécessité. Un acte de résistance.

J’ai pris ce que je vivais, le deuil, la violence professionnelle, les personnages de lics que j’avais rencontré lors d’un premier deuil 15 ans avant et avec tout cela j’ai construit une fiction.

En fait ça me sauve, tu vois. Je me sers de tout cela, des émotions, je  dépatouillasse tout cela et j’en fais un objet. Et l’objet je le mets à distance et en même temps je le donne en partage.

GVL : Et ça participe comme tu dis à ton bonheur

JD : A mon bonheur je ne sais pas. A mon salut c’est sûr.

Mon bonheur c’est face aux lecteurs. C’est vrai que quand tu finis ce travail, il y a un sentiment d’accomplissement qui n’est comparable à rien d’autre. Et le bonheur, il vient quand je rencontre des lecteurs qui ont éprouvé des émotions, qui ont partagé des émotions.

Et c’est presque la même chose quand tu édites sauf qu’il y a une distance supplémentaire. Tu amènes quelqu’un à s’accomplir et après tu recueilles au travers de l’auteur, au travers des gens que tu rencontres et qui ont rencontré le livre, le texte.

$&$&$&$GVL : Jeanne pourras-tu nous parler du boulot d’éditrice ?

JD : Avec plaisir.

GVL : Parfait ça, ça nous donnera l’occasion de t’écouter une 3e fois.

La suite de notre conversation avec Jeanne promis, très bientôt cette fois.

Et pour ceux qui n’auraient toujours pas lu le premier entretien entre une bibliothécaire et Jeanne Desaubry une grande dame du noir c’est ICI