Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

C’est dans le cadre de la 12e édition du  salon du livre de Boulogne Billancourt et en avant première de celui-ci qu’avait lieu, le jeudi 31 novembre dernier, la soirée Il était une fois le thriller

Et c’est  lors de la nocturne BD qu’à débuter ce salon, que c’est dérouler les dédicaces avec les auteurs de polars !

Et pour ces deux soirées spéciales polar Ophélie, notre spéciale flingueuse , à jouer l’envoyée spéciale Collectif Polar 


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

By OPH

 

Retour sur « il était une fois le thriller » à Boulogne Billancourt, salon où je me suis rendue les 31 novembre et 1er décembre 2017.

 

C’est au sein du théâtre de Boulogne Billancourt que s’est tenue cette première partie de salon. Au programme rencontres avec les auteurs et retrouvailles avec les copains!

Ainsi, outre la joie de retrouver les frères ennemis Nicolas Lebel et Olivier Norek,

l’inimitable David Khara, ma bible du rock alias Jean-Luc Bizien et les charmants époux Manook,

j’ai eu le plaisir de rencontrer Mireille Calmel.

Pour tout vous dire j’ai une maman fan de Mireille. Elle a tout ses romans, enfin tous non, il lui manquait « les lionnes de Venise », j’avais donc un cadeau tout trouvé pour son Noël!

L’occasion également d’échanger et de rire avec Sonja Delzongle, d’ailleurs nos dents s’en souviennent encore! (Sonja si tu me lis )

Après les échanges et la traditionnelle photo de groupe, place au dîner en noir! Auteurs et lecteurs réunis pour un moment privilégié.

Ce repas m’aura aussi permis de rencontrer Sacha Erbel, après moultes échanges et vu nos points communs, il nous tardait de nous rencontrer, enfin!! Une vraie belle rencontre.

Seul hic de ce salon, sa programmation en semaine, trop peu de lecteurs présents pour les auteurs, mais c’était un pari qu’il fallait prendre. Et puis pour les présents, ça nous aura permis de profiter pleinement!

Le lendemain, même salon mais changement de lieu, c’est la médiathèque Landowski qui accueillait nos auteurs.

Une fréquentation bien plus élevée que la vieille et une fois encore la joie des retrouvailles avec les copains (Sam, Mélie, David, Fred et bien sûr Ge notre porte flingue!)

Un livre adopté par un charmant couple qui a pu le faire dédicacer dans la foulée par son auteur!

C’est à cette occasion que j’ai plongé dans l’univers de Niko Tackian qui m’était plus que recommandé par Olivier Norek.

Ayant eu trop peur de me retrouver en garde à vue pour ne pas lui avoir obéit, j’ai cédé, et grand bien m’en a pris. J’ai découvert sa plume avec plaisir, mais c’est une autre histoire…


Dernière belle rencontre, mais pas des moindres c’est celle d’ Henri Loevenbruck, Henri qui m’avait bouleversé avec « Nous rêvions juste de liberté ». Un moment privilégié de discussion et de partage.

Enfin, parce qu’un salon n’est pas un salon sans la bière (parole de ch’ti), je n’ai pas pu m’empêcher de ramener à nos auteurs le breuvage de mon pays, breuvage que j’ai réussi à faire entrer clandestinement au nez et à la barbe des agents de sécurité!

Vous comprenez maintenant pourquoi nous aimons tant les salons? Ce sont des lieux d’échanges entre auteurs et lecteurs, des lieux de partage, des rencontres et des retrouvailles, des fous rires et des souvenirs….

 

 

 

 

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Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 , 2nd Partie


Il y a un mois environ avait lieu le salon Livres en Citadelle, à Blaye en Gironde

Souvenez vous, j’avais papoté avec Isabelle, une des organisatrices

Nous avions dépêché pour vous 2 flingueuses en la personne de Marie No et Dany

Elles étaient aussi chargé de nos Millième Chasses aux livres sur place.

Aussi aujourd’hui Dany nous offre la suite de son premier compte rendu de salon.

Je vous laisse découvrir tout cela en photo


Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 

By Dany

La Journée du Dimanche

Lendemain pour moi départ de Bordeaux aux aurores, Ana oblige et arrivée aux pieds de la citadelle où Isabelle (photo A3) nous pilote jusqu’au couvent


Les héros sont fatigués … ils ne sont pas encore là
Isabelle nous accueille avec sa collègue et café etc

Papotage avec Sophie Odin, qui a sauvé de la fermeture une librairie indépendante

Il faut saluer la ténacité de ces libraires et de leur réseau :
https://asso.librairies-nouvelleaquitaine.com/index.php/les-librairies-atlantiques

Pour moi c’est une série de premières fois : premier salon comme flingueuse stagiaire, premier interview programmé avec Sylvain Forge, un auteur que j’apprécie et que je ne connais que par FaceBook.

et comme objectif recueillir quelques indiscrétions de la part de Niko Tackian et Jacques Saussey sur leurs romans à paraître le 3 janvier prochain … Je suis large, j’ai la journée, ils ont tous donné leur accord sauf Jacques Saussey que je n’ai pas contacté.

Il est 9h45 et le petit déjeuner avec Norek et Tackian débute à 10 h 30.


Passons donc aux choses sérieuses … « Niko, tu peux me dire des choses sur ton prochain roman et qui ne figurent pas sur la 4ème de couverture … ? » Entre nous, je n’aime pas les 4èmes de couverture et celle de Toxique encore moins que les autres … elle m’a spolié d’une grande partie du plaisir que j’aurais dû avoir en commençant la lecture de ce thriller et en donnant trop d’indications sur la clef de l’énigme !


………………………réf à l’article sur les indiscrétions et Fantazme…………………….

Pendant que je squatte la place de Sylvain Forge, certains attendent

Eric Metzger

 (le covoituré de Marie-Noëlle)

 

Allez, si on montait au petit-déjeuner …
Pas de sujet préétabli, une discussion sur le métier d’auteur de polar.

https://www.itinerrances-reportages.fr/norek-et-takian-a-blaye/

Un point commun au moins entre nos deux débatteurs : ils ont tous deux un grand-père immigré, Polonais pour Olivier Norek et Arménien pour Niko Tackian.
« Entre deux mondes » paru en octobre 2017 se passe dans la jungle de Calais et traite du sort de rescapés de la traversée de la méditerranée qui mettent leur vie en jeu pour rejoindre la GrandeBretagne.

« Fantazmë » de Niko Tackian, à paraître le 3 janvier 2018, traite de ceux que l’on ne veut pas voir, des camps temporaires, régulièrement démantelés et aussitôt reconstitués.

Pourquoi le polar glisse-t-il progressivement vers le genre « roman noir » ? Il devient plus politique, d’avantage social… il fait miroir à nos incohérences même s’il reste du domaine de la fiction.
La fiction justement et plus trivialement, au cours de cette rencontre, nos deux auteurs nous apportent un éclairage sur leur rapport aux animaux : pourquoi les martyriser ?


On se rappelle qu’Olivier Norek avait défrayé FaceBook en inventant la recette du chat au micro-ondes dans Territoires …

Bibz se rendit dans la cuisine. On entendit quelques bruits de vaisselle et il revint, four micro-ondes dans les bras, qu’il posa sur la table en face d’eux comme un téléviseur. Il débrancha le poste de radio puis brancha l’appareil. Il retourna dans la chambre et réapparut, tenant le chat par le gras du cou. Il ouvrit la porte du micro-ondes, colla l’animal à l’intérieur dans un discret miaulement de surprise et démarra à pleine puissance.
– Je crois que vous avez pas bien compris c’est qui qui commande ici, bande de bâtards. C’est moi qui ai le Boss au téléphone. C’est à moi qu’il donne les ordres.
Le chat tournait doucement, comme les ballerines dans leur boîte à musique. Les poils se mirent à crépiter et à fumer. Une longue complainte ininterrompue sortit de l’habitacle illuminé. Son collier antipuces, se finissant par une boucle en métal, se mit à étinceler puis à jeter de petits éclairs.
– Toi, papi, tu vas bosser pour nous comme avec les autres.
Les molécules d’eau bouillonnaient dans le corps de l’animal. Tout comme le sang et le cerveau. Son miaulement se fit de plus en plus strident, proche du pleur d’un nourrisson.
– Et vous deux, les malins, si y en a encore un qui parle de ma mère, j’lui colle une balle dans la bouche.
La peau du chat commença à gondoler comme s’il changeait de forme continuellement, puis le sang gicla en jet soutenu par les yeux pendant quelques secondes avant que la bête n’explose littéralement contre la vitre du micro-ondes.
Olivier Norek -Territoires – chapitre 10

Et Niko Tackian n’est pas en reste car il a tué le chien de sa sœur dans
Toxique

Il y eut un bruit sourd de froissement d’ailes et la nuée des pigeons s’envola d’un seul coup lorsque Marie-Thomas quitta le banc pour se rapprocher de la vieille peau.
— Bonjour madame, dit la vieille avec un sourire poli.
Marie-Thomas ne répondit pas et se pencha pour attraper la laisse du teckel qui sortait les crocs en tirant vers sa maîtresse.
La mamie croisa son regard froid et son sourire devint un rictus de terreur alors que Marie-Thomas traînait le chien vers un coin du chemin.
— Ubak ! hurla la vieille, incapable de se dresser sur ses jambes.
Ubak avait troqué ses aboiements hargneux contre un couinement inquiet à mesure que son collier l’étranglait, le forçant à suivre sa nouvelle maîtresse en freinant des quatre pattes dans la boue. Marie-Thomas grimpait maintenant les marches de la passerelle qui passait au-dessus de l’A4. Lorsqu’elle arriva au milieu, elle se tourna vers le chien et souleva la laisse à hauteur des épaules. Ubak décolla du sol pour se retrouver pendu à son collier. Il se débattait devant
Marie-Thomas et couinait en essayant de respirer. Elle pivota légèrement pour le laisser pendre au-dessus du vide, les yeux braqués vers la nuée de voitures
lancées à pleine vitesse.
— Bonne balade, dit-elle en le regardant s’écraser contre le bitume de l’autoroute. Niko Tackian – Toxique – chapitre 28

C’est bien là toute la liberté du créateur et le devoir du lecteur de ne pas faire de confusion …
Car ils les aiment les animaux … mais Norek fort de la controverse promet de martyriser un chat dans chacun de ses romans

Après quelques questions-réponses, Norek veut un café et c’est le moment de vérifier si le largage fonctionne

… et la gagnante est : Christine Thonier, responsable de la médiathèque de Gujan-Mestras, aux côtés de Laurent Chauvet, mari d’Isabelle et organisateur de ce salon.

Donc premier largage réussi … retour au salon qui se rempli progressivement

J’entame mon second objectif …

que veut dire 7/13, le titre laconique de Jacques Saussey
…………………….lien avec les indiscrétions de Jacques Saussey ……………………..

Je l’ai déjà dit mais côté tendon d’Achille pour Jacques, ce n’est pas encore le top !

Les autres se moquent de Michel Moatti dont je fais la connaissance

Mais lui s’en fout et il revendique haut et fort son copinage avec notre patronne !

Michel Moati

Je suis large, il est 11 h 30 et il me reste l’interview avec Sylvain Forge et il me restera encore du temps pour papoter dans le secteur …

Je prépare le second largage de la journée avec Claire Favan et son « Serre-moi fort » emballé et assorti de son flyer allez hop !


Sylvain a un peu de temps et on décide de commencer l’entretien … du bruit alors ça sera sans magnéto, à l’ancienne papier/crayon. On est amis dans FB depuis janvier 2015 et ça fait drôle de causer comme ça à notre première rencontre …

On cause, je note, il cause, je note, je cause, je note.
Surtout de son actualité, son prix du quai des Orfèvres, une nouvelle étape dans sa carrière d’auteur


… et il est midi … on se fait « virer » par le gardien des clefs qui ferme la salle pendant l’heure du repas ! Et vous n’avez pas oublié Ana ! Elle est toujours là et impossible de poursuivre le papotage à l’extérieur sous peine de s’envoler !
Impossible aussi de manger dans le coin, le bout du monde de la citadelle hors période touristique …
alors ! Ben alors Sylvain, on fera ça par mail car on a encore tellement de chose à se dire ! Il est d’accord et on se quitte sur un goût de pas terminé !

En résumé mes premières fois même partielles sont tout simplement éblouissantes et sûr si la patronne veut bien, je dis chiche pour une prochaine fois !

Alors deux petites dernières indiscrétions pour la route : une bonne et une mauvaise … je commence par la (très) mauvaise

– On n’aura pas de production Claire Favan en 2018, son prochain roman ne sera publiéqu’en 2019

 – « Entre deux mondes » intéresse le cinéma et le projet a de grandes chances d’aboutir

Voilà cette fois c’est vraiment tout !

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017  c’est fini

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 , 1e Partie


Il y a un mois environ avait lieu le salon Livres en Citadelle, à Blaye en Gironde

Souvenez vous, j’avais papoté avec Isabelle, une des organisatrices

Nous avions dépêché pour vous 2 flingueuses en la personne de Marie No et Dany

Elles étaient aussi chargé de nos Millième Chasses aux livres sur place.

Aussi aujourd’hui Dany nous offre son premier compte rendu de salon.

Je vous laisse découvrir tout cela en photo


Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 

By Dany

Retour sur Blaye, avec la complicité involontaire de ceux à qui j’ai piqué les photos.

Le journée du samedi

Marie-Noëlle faisait chauffeur pour Olivier Norek et Eric Metzger (du duo Eric et Quentin de « quotidien » sur TMC et néanmoins romancier) pendant les 2 jours et moi donc, j’avais ciblé le dimanche …

Ana était bien présente sur toute la Gironde

. L’association http://preface-blaye.fr/ (photo A et A1) avait installé son salon au couvent des minimes, en haut de la citadelle de Blaye.

Ce micro territoire était envahi par de drôles de psychopathes …

28 auteurs invités et pour certains des animations dès le jeudi avec Philippe Loirat, Jacques Saussey et Amélie Antoine le vendredi

et

Claire Favan le samedi matin


Le salon a été inauguré le samedi

et quelques flingueuses se sont fait tirer le portrait.

avec Kris et Marie-Noëlle + Sandrine Roy

Marie-Noëlle a largué  son livre à abandonné le samedi.

Ce fut la première Millième chasse au livre du salon

Et une première lectrice heureuse du butin

Venant auprès de Jacques Saussey pour dédicacer le livre trouvé !

Du monde le samedi après-midi, la tempête n’a pas encore rafraîchi les ardeurs

Il s’est passé des choses ce samedi, avouables ou pas

Notre Marie Nono et notre Cicé. Allez savoir qui est le plus Psychopathe de ces deux-là !

Puis vint la soirée … un téléthon de motards a embarqué nos chouchous

Retour à l’hôtel difficile semble-t-il

Bon ben ça c’est qu’on m’a raconté car je le rappelle : je n’étais pas là.

Niko Tackian, Jacques Saussey, Olivier Norek et quelques autres qui me pardonneront (peut-être)

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

IsaOliva2

GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
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GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

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 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
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GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

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polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

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GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
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GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

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GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

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GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
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po&

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
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GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

FSN : table ronde blogueurs par Osez les livres.


FSN : table ronde blogueurs par Osez les livres.

Lors du salon du polar de Mulhouse, Le Festival Sans Nom,  en octobre dernier, j’ai eu le privilège de participer à une table ronde autour des blogueurs.

De plus, c’était vraiment cool de partager ce moment d’échange avec 5 amis.

En effet, celle qui nous a proposé cette table ronde, c’est Marie France. Marie France une passionnée de bouquins, de lectures mais aussi d’histoire et de beaucoup d’autre chose. Marie, pour les intime, amine le site et  de la page Facebook Osez les livres ! qui comptent à ce jour plus de 80 000 adhérents. Comme quoi la lecture a encore de beau jour devant elle et c’est pas la bibliothécaire que je suis qui va s’en plaindre.

Autour de la table qui n’était pas ronde, mais tels les chevaliers du Graal, il y avait avec moi  : Yvan du Blog EmOtionS – Blog littéraire et musical,  Samantha de Sam délivre ses livres  David du blog C’est contagieux et Stef de les cibles d’une lectrice « à visée » 

Marie, nous a fait parler de nos blogs et de notre passions commune.

J’ai adoré ces échanges.  Entendre mes petits camardes parler de leur motivation, de leur mode de fonctionnement, les écouter parler de leurs lectures, leurs coups de coeur, j’ai finalement beaucoup appris sur eux. J’étais heureuse de partager cela avec ces 4 là ! Une beau moment de complicité aussi ! Même si  j’avoue, j’ai fait des tas de grimaces quand je me concentre sur les paroles.

Et puis à la technique il y avait Nathanaël, qui a su nous rassurer vis à vis de la caméra. Et oui pas toujours facile d’être filmé. Mais la bienveillance et la bonhomie de Nat, nous a tout de suite mis à l’aise.

Oui ce fut encore un des très bons moments de FSN. Un week-end  magique j’avoue.

Bon, je parle, je parle mais faut peut-être que je vous laisse écoutez nos échanges, non ?

Sinon…

Retrouvez la chaine Youtube  Osez les livres de Marie ici. 

Abonnez-vous, vous y retrouverez des papotages, comme ici sur collectif Polar, d’acteurs du livre, libraires, auteurs, blogueurs….Enfin tous ceux qui font vivre le livre et la lecture autour d’eux. Et il y est souvent question de polars !

Alors à bientôt mes polardeux !

 

La Millième chasse aux livres #44


La Millième chasse aux livres #44

Je vous avez prévenus

Ce week end  c’est la folie chez Collectif Polar

Il y aura pas moins de 6 ou 7 chasses aux livres

Et pas moins de 8 livres abandonnés.

Voici donc notre 44e chasse.

Elle aura lieu dimanche 26

Et oui, je suis obligé de répartir sur 3 jours ces nombreuses chasses du week-end.

Aussi ce soir je reviendrai sur une organisé samedi.

Mais là c’est bien Dimanche que le livre sera libéré


La Millième chasse aux livres #44

by Yvan

Vous savez mes Polardeux, j’ai vraiment de la chance.

Oui de la chance d’avoir des amis géniaux !

Car en ce dimanche 26 novembre

C’est un ami très cher qui jouera les Flingueuses par moi.

J’ai nommé Yvan Fauth, de l’excellent blog EmotiOns

Avec notre cette Millième chasse 44

Nous faisons le grand écart

Nous passons du Sud Ouest au Nord Est

Puisque c’est dans la région Grand Est que nous nous rendons

Ce week-end Yvan sera avec Isabelle.

En pleine compagne lorraine.

Entre Nancy et Metz

Mais en Meurthe et Moselle

En pleine cambrousse, je disais donc !

Mais que vont Isabelle et Yvan à Arraye et Han ?

Et bien il participe à Seille de crime

Oui rappellez vous nous vous en parlions il y a quelques semaine

lors de notre papote avec Isabelle en Dame du Noir

Et c’est à l’entrée du salon

Qu’Yvan abandonnera son livre.

Oh punaise pour que ce passionné abandonne un livre

C’est que….j’ai vraiment des amis formidables

Oui c’est là

Devant l’entrée du salon

Un tout petit peu plus loin

Vous y êtes presque …

Que sire Yvan, va vous offrir ce livre

Lost Girls de Andrew Pyper

 

Bartholomew Crane, jeune avocat de Toronto sans scrupules, est envoyé par sa firme dans une petite ville du nord, Murdoch, pour y défendre Thomas Tripp, un professeur accusé d’avoir assassiné deux de ses élèves.
Les corps des jeunes filles n’ont pas été retrouvés, mais tout prête à penser qu’elles ont été noyées dans le lac voisin.
Crane arrive donc à Murdoch, bien décidé à innocenter son client, même si les habitants de cette petite ville, hostiles au défenseur du meurtrier, lui font bien sentir qu’il n’est pas le bienvenu.
Alors que Crane rassemble les éléments de sa défense, il commence à être la proie d’hallucinations. Les disparues lui parlent…
L’avocat refuse d’abord de prêter attention aux voix qui le tourmentent, mais les événements font remonter à la surface un drame de jeunesse qu’il a tout fait pour oublier..

Avec ce roman mêlant mystère, suspense et fantastique, Andrew Pyper a fait une entrée remarquée dans le monde du thriller. Il a un vrai talent pour créer une atmosphère angoissante et faire monter la tension.

Alors tous à Seille de Crime

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule

Sachez qu’Isabelle sera très bientôt intronisée

Nouvelle Flingueuse.

Mais ça je vous en reparlerai

Alors à très vite

La millième Chasse aux livres #42 by Cécile


La millième Chasse aux livres #42

Hello mes polardeux,

Le week-end va vite arriver maintenant.

Et avec celui-ci de nombreuses chasses aux livres.

En effet dés ce soir je vous propose de découvrir les abandons de samedi.

Il y aura sur les 2 jours du notre week-end au moins 8 livres délivrés.

 Voici donc le premier


La millième Chasse aux livres #42

By Cécile

Nous partons en province pour notre 42e chasse aux livres.

Ce week-end nous nous rendons sur un festival de polar.

Et samedi nous serons à Polar sur Loire

Samedi 5 novembre aura lieu la deuxième édition de Polar sur Loire, un salon consacré uniquement au Polar, un inédit en Touraine !

 Une  grosse vingtaine d’auteurs invités

Parmi lesquels Cécile Pellault, notre auteur Flingueuse.

 
Plus d’info sur le salon ICI

Comme vous avez pu le voir

Ce deuxième Polar sur Loire

A lieu à Tour

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Tours est une commune de l’ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d’Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu.

Nous allons nous rendre en centre ville

 

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Et si vous apercevez le dôme de la basilique Saint Martin

C’est que vous n’êtes plus très loin.

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Car c’est sur la place Châteauneuf

Que sera délivré notre livres.

Non il n’est pas là

Mais regardez encore

Il devrait-être ici !

Sur ce banc public

Oui simplement là

Place Chateauneuf à Tour

Le voilà !

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Que je vous en dise plus sur ce livre.

Le brouillard d’une vie de Cecile Pellault.

Le brouillard d'une vie Cécile Pellault

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

Et si vous êtes un peu curieux, vous en saurez plus en lisant mon avis ICI sur le brouillard d’une vie

 

 

Et surtout n’hésitez pas si vous trouvez ce livre, aller au salon Polar sur Loire.

C’est juste à coté, au 15

Cécile, vous le dédicacera avec un réel plaisir.

Et pensez à faire une petite photo souvenir

Nous la partagerons sur Collectif Polar

Paris Polar 2017, mon petit compte rendu


Paris Polar vous connaissez ?

Non…

Pas grave, une nouvelle fois je vais vous conter son histoire

 

Le festival Paris Polar existe depuis  2004. Il est le fruit de la rencontre entre un passionné de littératures policières, membre de l’association 813, et d’un Député Maire du 13arrondissement de Paris, curieux et joueur. Leur envie commune était de faire connaître ce genre littéraire, trop souvent considéré comme mineur, et d’amener le public dans des lieux insolites de l’arrondissement.

Au fil des années le festival a exploré tous les genres, le cinéma avec une semaine de ciné club polar, la musique avec des concerts Jazz ou lyrique, l’art avec des expositions de photographies, de peintures et de dessins.

Aujourd’hui,  Paris Polar c’est sur 4 jours dont 2 de salon littéraire avec une vingtaine d’auteurs de polar en signature, des tables rondes, des rencontres en bibliothèque et ailleurs, des expositions, un jeu-concours d’écriture de nouvelle, un jeu de piste polar et une soirée cinéma noir à l’Escurial, du théâtre Noir à auditorium du Conservatoire etc…

Et comme (presque) chaque année je m’y suis rendue

Paris Polar 2017, mon petit compte rendu

Aujourd’hui, je vous propose le petit résumé de mon petit tour à Paris Polar.
Un salon est toujours un moment spécial dans la vie d’une passionnée.
Et Paris Polar n’a pas manqué de m’apporter son lot de petits bonheurs.
Joie de suivre des tables rondes intéressantes, joie de retrouver des auteurs que l’on apprécie, bonheur d’en découvrir de nouveaux.
Et ces salons c’est aussi un moment où l’on retrouve d’autres passionné(e)s et d’échanger autour de notre passion commune, le noir, le polar…
Enfin, je vous laisse découvrir tout cela !

Cette année le thème du Festival de littératures policières du 13e arrondissement avait pour thème  :

« Femmes face au crime »

Femmes fatales, femmes criminelles ou femmes victimes, femmes enquêtrices ou femmes témoins, en encore femmes qui racontent… Cette année, Paris Polar vous faisait découvrir les points de vue féminins sur l’univers du crime.

Aussi la grosse dame du polar que je suis ne pouvait pas manquer cette quinzième édition

Pour bien démarrer ce nouveau Paris Polar, juste devant l’entrée de la mairie du 13e je tombe nez à nez sur mon cher Nicolas Lebel. J’aime bien ces instant en off où l’on discute de tout autre chose que de polar. Quand on parle un peu de nos vies, quand tu sens que tes auteurs chouchous sont devenus un peu plus que de simples auteurs pour toi !

Et très vite montées les marches, je me retrouve dans la salle de dédicace avec quelques têtes connues.

Et c’est avec Laurent Betonni qu’a réellement débuté mon aprem, nous avons longuement discuté, je pense que je vous raconterais surement tout cela un jour de papote.

Puis je me suis dirigé vers Dorothée Lizion, le début du salon est propice au confidence, aussi j’avais brièvement rencontré Dorothée au printemps. Je lui disais que lors de la première rencontre j’étais timide et sage, elle me n’avait pas cru.  Cette fois je crois qu’elle me crois. La vraie rencontre à eu lieu !

Puis sont arrivées Marie Vindy et Sonja Delzongle. Je ne pouvais décemment pas passer à coté de ces deux auteurs que je suis depuis leur début.

Dorothée dédicace 3 de ces romans pour notre Millième chasse aux livres.

Il était temps que je file à la table ronde sur Barcelone

15 h : Alicia Carlos et Barcelone : tout sur le polar espagnol

Regards croisés sur le Polar Espagnol en général et sur Barcelone en particulier.
Rencontre avec la Reine du polar espagnol Alicia Gimenez Bartlett et Carlos Zanon écrivain, poète, scénariste et parolier.

Rencontre animée par Julien Védrenne journaliste et fondateur de K-Libre

Alicia Gimenez-Bartlett vit depuis 1975 à Barcelone. Diplômée de Littérature et de Philologie Moderne, elle a enseigné pendant treize ans la littérature espagnole. Elle a publié de nombreux romans dont Una abitacion ajena, sur les rapports difficiles entre Virginia Woolf et sa femme de chambre, qui lui a valu de remporter en 1997 le prix Feminino Lumen du meilleur écrivain espagnol féminin. La série qui a pour protagoniste l’inspecteur Petra Delicato, l’a consacré en Espagne comme l’un des écrivains policiers les plus appréciés. Elle est traduite en six langues.

Carlos Zanón est poète, romancier, scénariste, éditorialiste et critique littéraire. Son roman Soudain trop tard a remporté le prix Brigada 21 du meilleur premier roman noir en 2010. Il est désormais connu dans de nombreux pays.

 

La catalogne fait l’actualité depuis quelques temps. La volonté d’indépendance de son peuple, Barcelone meurtri par un attentat… Qui de mieux que deux auteurs de polar catalan pour nous parler des problèmes sociéto-économico-politique de cette région d’Espagne et de la péninsule ibérique dans son ensemble

J’ai enchaîné avec une animation

Scène de Crime

Reconstitution d’une scène de crime : des techniciens de la Police scientifique présenteront la méthodologie employée pour traiter une scène de crime. Une façon de travailler bien loin des clichés véhiculés par les séries télévisées.

C’était passionnant, j’y ai même appris des choses. Le duo de flic était extra. Un numéro de duétiste parfait avec tout l’humour qu’il y fallait pour dédramatiser le sujet.

 

Et je suis retourné dans la salle de dédicace rencontrer timidement un nouvel auteur voisin de Sonja,  Julien Messemackers.

Il va falloir que je lise son premier polar sorti en juin dernier

 

Je passais voir nos docteurs culture pour une séance de Bibliothérapie

Nos « docteurs cultures » sont à l’écoute de vos problèmes et de vos envies pour une consultation littéraire personnalisée et vous prescrivent une liste d’ouvrages à lire de toute urgence. Guérison assurée !

Voyez plutôt

J’ai aussi abandonné 2 livres dédicacés pour notre Millième Chasse aux livres

 

Je vais saluer un couple de mes lecteurs que j’amène à Nicolas

Je fais une photo avec un auteur, François Henri Soulié, que j’avais juste vu et saluer à SMEP, cette fois j’en profite un peu plus.

Et puis j’ai fait une peu la folles avec mes copines jusqu’à l’heure de l’apéro.

 

Et puis le ferme, je reste un peu encore le temps d’un verre pour l’apéro

Bon allez, 19h30, il est temps pour moi de rentrer at Home.

Non je ne dîne pas avec les auteurs, j’ai promis d’être de retour à 20h

Je vous mets quelques autres photos histoire de ne pas vous quittez comme cela !

 

Ces dames du Noir, papotage avec Isabelle Chaulet de Livres en Citadelle


Aujourd’hui, je donne la parole à Isabelle Chaulet qui défend bec et ongles la culture et la littérature dans son petit coin de Gironde.

En effet, Isabelle est notre Madame Polar sur le Salon Livres en Citadelle de Blaye.

Mais plutôt qu’un long discour, faisons plutôt sa connaissance.

 


Bonjour. Isabelle
Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à Blaye Aussi je voudrais que tu nous parles de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.



 GVL : D’où viens-tu ?

Je viens de Haute-Vienne dans le 87, SAINT-YRIEIX-LA-PERCHE tout prés de Limoges pour te situer.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

A la maison pas de lecteur hormis le journal et moi-même je n’étais pas vraiment attirée par la lecture. Il y avait les lectures obligatoires de l’école et parfois Pagnol ou Gaston Leroux, hehe finalement j’aimais déjà les polars !!!

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe d’intelligence. Tu sais Geneviève, j’ai 51 ans et les relations aux livres étaient un peu différentes lorsque tu compares avec aujourd’hui.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Ouh la la aucune, je me suis arrêtée aprés l’obtention de mon bac (pas assez scolaire et pas de place où je voulais aller)

 Ton boulot, vocation ou bien ?

Pour le travail il s’agit d’une opportunité forcément puisque je n’avais aucune formation et me voilà avec mes bagages en Gironde depuis 1986.

 

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Le polar quand j’y réfléchis, a dû arriver très tôt dans mes choix car je te disais que j’adorais Gaston Leroux « Le mystère de la chambre jaune » mais je m’y suis replongée il y a quelques années, deux ou trois ans avec JACQUES SAUSSEY et là ce fut la révélation !

Alors j’ai dévoré tous les SAUSSEY, les FAVAN, les THILLIEZ et beaucoup d’auteurs encore

… Les Norek, les Tackian…

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par an

Alors là c’est variable, en vacances ça peut aller jusqu’à 3 par semaine mai sinon 1 tous les 15 jours en moyenne (surtout si je n’accroche pas) tu ne le sais certainement pas mais je me lève très tôt le matin donc les après midi lorsque je rentre du travail, c’est la sieste, ensuite je m’occupe de Livres en Citadelle et un peu de travail de maison. Le soir donc je bouquine mais le livre me tombe rapidement des mains. Heureusement il y a les week-end !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier, je me pose souvent la question de savoir si j’aimerai le numérique mais finalement je n’ai jamais essayé. A vrai dire j’adore le plaisir que procure un livre papier. Je peux l’emmener partout sans risque de ne plus avoir de batterie et puis sincèrement j’éprouve un vrai bonheur lorsque je peux le faire dédicacer !

.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon fête sa 25 ème année, je ne suis pas à l’origine de sa création. Je suis arrivée il y a 4 ans dans l’association PREFACE et depuis 2 ans j’oeuvre pour que le salon prenne de l’ampleur et soit reconnu. Je souhaitais cette année développer l’offre polar parce que j’adore ça et la proposition a été acceptée par l’équipe.

Je voulais des noms qui claquent comme dans tous les grands salons et j’avoue que cette année, je suis gâtée puisque nous aurons OLIVIER NOREK, JACQUES SAUSSEY, CLAIRE FAVAN, SYLVAIN FORGE, NICO TACKIAN et bien d’autres encore puisque nous sommes un salon généraliste.

GVL : Avez-vous  monté une assos.

 Comme je te le disais à l’origine il y a l’association PREFACE

GVL : Quel est le but de votre assos ?

Organiser le salon tous les ans le 2éme week-end de décembre

et également proposer des apérauteurs depuis cette année pour faire connaître des auteurs locaux.

Faire entrer la littérature dans tous les foyers.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Pour la littérature générale nous sommes 7 dont 2 nouvelles recrues cette année et 2 en prévision.

L’idéal est que chacun trouve sa place.

 Il y a aussi de mes copains de la littérature générale qui sont:
Sophie, la libraire,
Sandra,  Patricia,  Elina, Laurent,  Martial et Vincent

.GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Livres en Citadelle ?

Livres en citadelle s’est imposé de lui même puisque nous sommes au centre de la ville de Blaye et au coeur de la citadelle Vauban.

La première idée était « Livres en citadelle la lecture libérée » mais beaucoup trop long donc Jean Marc LAPOUMEROULIE dit Lapoum écrivain de littérature jeunesse, a décidé que ce serait Livres en citadelle tout simplement!

GVL : Comment prépare-ton un salon ?

Alors ça c’est une question à multiple tiroirs et la réponse n’est pas simple.

Dans un premier temps essayer de savoir quel orientation donner au salon puisque nous sommes généralistes même si nous nous refusons d’avoir un thème précis alors j’entends par exemple faire venir plus d’auteurs polar ou plus d’auteurs régionaux avec une maison d’édition particulière…

Trouver et convaincre les auteurs et parfois c’est le parcours du combattant car les attachés de presse freinent parfois ou ne transmettent pas la demande à l’auteur ! Et oui ça arrive.

Trouver les fonds, ça c’est un travail d’une année en parallèle à tout le reste qui incombe à notre Président Jean-Christophe qui fait ça divinement bien. Remplir cette montagne de dossiers dans les temps. Un travail titanesque.

Une fois que nous avons nos auteurs, qu’ils ont accepté, il faut organiser leur venue; les loger, les transporter, les nourrir.

Prévoir des réjouissances comme des dégustations de vins car la région y est propice, de plus nous avons le partenaire idéal pour cela le syndicat des côtes de Blaye qui nous soutient depuis des années.

Essayer de rassembler le plus d’acteurs possible pour faire du salon une joie pour toutes et tous. Etre à la hauteur des espérances de chacun.

Et enfin la communication, le nerf de la guerre, nous avons de la chance maintenant avec tous les supports internet, c’est un atout dont il faut profiter.

Merci à toi Geneviève d’avoir pensé à nous.

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Jean-Christophe rempli une montagne de dossiers, la région, le département, la communauté de commune de Blaye et de l’estuaire, lattitude Nord Gironde mais comme je le disais plus haut, nous avons également pour partenaire, la ville de Blaye, sans elle, rien ne serait possible, le syndicat des côtes de Blaye, EDF, ECLA, FCPE, l’éducation nationale, le centre hospitalier de Blaye, l’association ARCHOS, ZINZOLINE qui cette année nous a fait notre affiche  l’UTL et enfin le Crédit Agricole.

Tous sont exceptionnels et sans leur soutien l’association PREFACE n’aurait pas cette joie de proposer un salon dans notre magnifique citadelle.

 

GVL : Comment on le finance ?

Les partenaires cités plus haut nous allouent des subventions.

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

Terriblement stressée, l’excitation viendra un peu plus tard !!!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

De l’énergie, il en faut encore et toujours. Cela représente le travail d’une année, tous les jours et parfois les samedi et dimanche. Un exemple, pour 2018, j’ai déjà des demandes !

Nous sommes tous impliqués pour que le projet voit le jour. Et je remercie tous les amis qui font partie de l’asso. C’est une belle aventure.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

Le choix se fait naturellement suivant les lectures de chacun, l’orientation que nous aimerions donner. Avec Laurent, ma moitié,  qui fait aussi partie de l’association, nous aimons aller à la rencontre des auteurs sur les salons ou lors de dédicaces dans des librairies et parfois nous faisons des rencontres exceptionnelles.

 GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

C’est une questions difficiles car j’ai peur d’oublier des choses.

La réservation du matériel, l’impression des affiches, flyers,
le transport, l’hébergement et la restauration des auteurs et des bénévoles, la recherche de mains supplémentaires pour les transports vers la gare ou l’aéroport qui ne sont pas tout prés, la communication sur les réseaux et sur le site. L’organisation d’événements en amont du salon, rencontre en bibliothèque, médiathèques, château et cette année l’Université du Temps Libre.

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Oui j’ai bien compris, tu es très curieuse.

Comme tu l’auras compris notre salon se divise en deux, une partie jeunesse et une partie littérature générale. Les deux salons se passent dans la citadelle à deux endroits différents LIVERNEUF pour les petiots et LE COUVENT DES MINIMES pour les plus grands.

Cette année la littérature jeunesse organise 110 rencontres dans les écoles du mercredi au vendredi. Les rencontres de la  littérature générale débutent dés le jeudi à 19h avec un auteur de BD, Philippe LOIRAT à la maison des vins de Blaye,

le vendredi soir à 19h avec Michel MOATTI  à l’UTL à l’ancien tribunal de Blaye,

toujours le vendredi à 19h30 Jacques SAUSSEY à la bibliothèque de Cartelègue,

et enfin pour le vendredi soir 19h30 au château PEYREYRE notre hôte Jean-Luc BUETAS recevra Amélie ANTOINE,

Le samedi matin une rencontre à 10h30 à la bibliothèque de Blaye avec Claire FAVAN

et enfin le dimanche matin à 10h30 une rencontre petit déjeuner au Couvent des Minimes avec Olivier NOREK et Niko TACKIAN.

Le salon ouvre ses portes le samedi 09 de 14h à 18h s’en suit l’inauguration. Le dimanche ouverture à 10h jusqu’à 12h et de 14h à 17h.
….

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Je pense que l’intérêt du public va crescendo. Nous avons une offre qui nous permet de choisir le degré de noirceur avec des auteurs tous aussi géniaux les uns que les autres.

 

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Jacques SAUSSEY forcément, c’est grâce à lui que j’ai connu le polar.

Mes  romans, dur dur, ouah le choix est difficile.

 Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques SAUSSEY

Dompteurs d’anges de Claire FAVAN

Dans les brumes du mal de René Manzor

Quand sort la recluse de Fred VARGAS

La nuit n’est jamais complète de Niko TACKIAN

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Et bien je n’en trouve pas, mais je vais te dire un truc, les auteurs ont promis qu’il allait mettre le feu !!! alors là j’aurai peut-être une anecdote à te raconter.

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

La culture malheureusement à de moins en moins sa place et il est dommage de restreindre les subventions faites au manifestations.

GVL : Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

Geneviève ce n’est pas notre premier salon, nous sommes présents depuis 25 ans !

GVL : Oups oui, pas le premier mais notre premier et votre 25e, mais serais-tu partante pour nous reparler de tout cela après ? 😜

Et…Oui !  Je veux bien revenir vers toi pour te raconter le déroulement du salon, notre 25ème édition, alors on se revoit bientôt???

GVL : Oh oui, on se revoit bientôt, Isabelle, car je crois savoir que certaine de nos flingueuses vont sans doute chasser sur tes terres prochainement. Et que de ton coté, tu vas favoriser cette chasse.

Et encore merci pour ce petit papotage chère Isabelle.

Alors m’hésitez pas chères lectrices et cher lecteurs,

Si vous êtes en Gironde et du coté de Blaye.

Tous à Livres en citadelle.

Les 9 et 10 décembre prochains.

Ces dames du Noir : Papotage avec une amies, Isabelle Cérutti


Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec une jeune femme que j’adore et qui est devenue un vraie amie. Une fille réservée et discrète mais d’un dynamisme fou.

J’ai nommé Isabelle Cerruti

Bonjour Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour d’un certain salon du polar  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

GVL : D’où viens-tu ?

De Lorraine (ah je n’ai plus droit de le dire ce mot là), tu sais là bas, à l’Est de la France, où il fait froiiiiidddd les hivers, plus exactement d’un tout petit village d’environ 300 habitants : Arraye et Han, à mi chemin entre Nancy et Metz.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

J’étais la seule à lire à la maison. Mes parents n’avaient pas du tout le temps. J’empruntais tous les livres dans les bibliothèques de mes tantes.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe de culture et d’intelligence dans ma famille. Euh en me regardant, y’a un loupé quelque part hihihi

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Formation bac + 2 (DUT Gestion des Entreprises et des Administrations), en passant par une filière scientifique pour le bac. Je voulais faire une filière « littéraire » mais à l’époque, c’était très très mal vu, pas du tout conseillé par les profs et très fermé. Un peu forcé de suivre cette filière par le personnel enseignant et la famille.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

Opportunité et je m’y plais depuis 13 ans (j’ai la chance de bosser dans une grosse entreprise française et de changer de poste tous les 4 ans, je bosse dans la filière RH). J’aurai aimé vivre de ma passion des livres, d’ouvrir une librairie, mais c’est tellement hard, que je n’ai pas encore osé franchir le pas. Qui sait un jour ?

GVL Dis moi, pourquoi le polar ?

Ça a commencé très jeune avec du Mary Higgins Clark (fallait bien commencer par quelque chose! ), des petits livres avec enquêtes mais ma révélation a été en 2004 quand Franck THILLIEZ a sorti « Train d’enfer pour Ange Rouge ». Depuis je n’ai plus quitté le monde du polar.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

Ca peut varier à 2 par semaines…fais le calcul par an du coup héhéhé mais depuis début septembre, impossible de lire un livre, au bout de 10 pages je n’accroche pas et pourtant je sais que les livres sont bons. Une petite pause s’impose.

 

GVL : Ah oui, j’ai connu ça ! Là, oui pause obligatoire ! Mais dis-moi,  lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier !! Je me mets un tout petit peu au numérique, mais vraiment légèrement, très légèrement.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon « Seille de Crime » !!!

GVL : Oui « Seille de Crime » ou un autre si tu préfères

Le salon « Seille de Crime » !!!

Tout simplement j’ai vécu 7 années dans le Nord (là haut!) et j’ai découvert plein de petits salons (dont celui du Salon du Canard Policier de Dainville). En rentrant en Lorraine, je me suis dit « et pourquoi pas moi ? Pourquoi pas ici ? »

Ici, aucun salon spécialisé dans le Polar.

Alors j’en ai parlé à quelques auteurs (qui m’ont dit OUI tout de suite!), j’en ai parlé aux élus de la commune (qui m’ont suivi dans ce projet fou). Bref que des encouragements pour se lancer dans cette belle aventure en 2015.

 

GVL : Avez-vous  monté une association pour soutenir le projet ?

Oui forcément pour pouvoir être le plus indépendant possible et le plus clair pour nos partenaires, c’est l’Association « Seille de Crime ».

GVL :  Quel est le but de votre assos ?

Organiser le Salon du Polar « Seille de Crime » tous les 2 ans, amener la littérature en milieu rural et dynamiser notre territoire.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

L’Association a 3 membres officiellement, mais beaucoup de bénévoles les jours J. Et je ne saurai les remercier assez pour TOUT.

Sans eux, le Salon ne pourrait avoir lieu, leur aide m’est précieuse ! Nous formons une super équipe de choc !

 GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Seille de Crime

Une discussion entre le maire du village et moi. On parlait de « Scènes de Crime » … et c’est parti sur « Seille de Crime », car nous avons un cours d’eau, la Seille, qui borde le village. Ça fait un joli jeu de mots.

GVL : Oh oui, c’est très joli du coup « Seille de Crime ».

 GVL : Mais sinon….Comment prépare-ton un salon ?

Pouahhh la question de fou !! Je sais même pas par quoi commencer … Alors essayons d’être ordonnée hihi

GVL : Oui commence par le commencement ! lol

Déjà convaincre les auteurs (que je lis) de me rejoindre dans cette folle aventure (d’ailleurs je remercie les 21 auteurs de la 1ère édition, qui n’ont pas eu peur de me dire ouiiiii, on ne savait même pas où on allait hihihi). Ensuite avoir le budget (le nerf de la guerre!). Il faut être très organisé et rigoureux pour monter les dossiers car il y a beaucoup de délais à respecter. Il faut savoir où chercher aussi.

La communication sur le Salon est très important. Donc je suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour dynamiser le Salon, le faire connaître et donner envie aux personnes de venir.

Et ce Salon surtout, c’est le rassemblement de toutes les forces vives du territoire, de toutes ces personnes qui apportent leurs expériences à ce projet.

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Pour notre 1ère édition ça a été plus laborieux, car nous n’avions aucun contact.

Donc on cherche des contacts, du « comment faire », grâce aux personnes qui nous entourent, grâce à leurs réseaux …

C’est une mobilisation de toutes les personnes actrices du territoire, qui veulent le dynamiser, qui se met en place.

Nos partenaires : les communes d’Arraye et Han et Nomeny, la Communauté de Communes Seille et Mauchère Grand Couronné, Le Département 54, la Région Grand Est (nous attendons encore leur retour sur notre dossier). Il y a aussi SUEZ Environnement, la SNCF, Cultura, la Médiathèque de Delme et la Gendarmerie Nationale.

Des partenaires aussi côté logistique : le foyer rural d’Arraye et Han et l’Association Jeunesse et Territoire.

GVL : Comment on le finance ?

On cherche déjà des partenaires publics via des subventions, qui s’amincissent au fur et à mesure des années pour toutes les Associations. Grrrrrr

Et puis on va à la rencontre de partenaires privés, qu’il faut convaincre via des  interventions en conseil d’administration, des rendez vous …

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ? Excitée !!!!

Very excited !!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Plus d’un an de travail car j’y travaille depuis août 2016 pour avoir déjà les auteurs que je souhaite. C’est une mobilisation de tous les jours depuis le début de l’année. Je dis MERCI A INTERNET car sans ça, je ne sais pas comment j’aurai fait. Je travaille les soirs, et même très tard, les nuits.

Un énorme MERCI à Céline qui m’aide dans les montages de dossiers de subventions, dans toutes les relectures de doc …

Nous souhaitons que le Salon soit à notre image, convivial, où tout le monde s’y sent bien. L’accueil des auteurs et du public est primordial à nos yeux, il en va du succès et de la réputation de Seille de Crime.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

 

Les auteurs que je lis dans un 1er temps et les auteurs qu’on me conseille. Quand je peux, j’adore aller à leur rencontre dans les Salons pour échanger. Le feeling est important.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

WAOUH vaste question !! t’es bien curieuse hihi

GVL : Ben tu me connais maintenant, la curiosité c’est ma principale qualité !

Je te balance tout comme ça héhé : location de salles, sons, lumières de ces salles, location de chapiteaux, de chauffage, création et distribution affiches et flyers, logistique sur le concours de nouvelles (création du prix, impression de toutes les nouvelles dans un recueil, …), préparation de l’apéro lecture, accueil des auteurs (hébergement, achats billets TGV et organisation de leurs transports), rencontrer les traiteurs et food trucks, gérer toute la décoration de la salle (qui fait ambiance polar ! Donc il faut chercher de la déco partout), faire les demandes auprès des services concernés pour mettre nos banderoles et pancartes sur les axes routiers et aller les poser (lol), chiffrage des banderoles, relation avec les Assoc pour la tenue d’une buvette,  ….

Cette année, un peu plus de travail, car nous avons organisé 2 animations en amont du Salon : des murders partys et un spectacle d’impro sur le thème du polar bien sûr.

Je dois certainement en oublier tellement il y en a .. Désolé !

GVL :  Pas de soucis Sauf… qu’en fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

 J’ai bien vu héhé

Je pense avoir tout dit dans les questions précédentes.

Si ça peut motiver d’autres personnes passionnées comme moi à se lancer dans l’organisation d’un salon, bah vous voyez c’est possible. Si y’a la passion, lets gooooooo. Lancez vous et faites vivre les livres et les auteurs où que vous soyez !

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 Le polar a de beaux jours devant lui car on a la chance d’avoir de très très bons auteurs en France.

Et l’ambiance entre les auteurs et leurs lecteurs est juste exceptionnelle.

Même si le thème est assez noir, beaucoup de lecteurs s’y intéressent … on devrait peut être se poser la question de savoir si on est bien dans notre tête.

Faudrait peut-être envisager une thérapie de groupe hihihi

GVL : Ton écrivain préféré ? Et cinq romans que vous nous conseillez que tu aurais lu dernièrement?

Franck THILLIEZ c’est grâce à son écriture que je me suis ouverte au polar.

5 romans ….pfffff …c’est hard, y’en a tellement des bons !

– Rêver de Franck THILLIEZ (car je n’ai pas encore lu son dernier … rooo pas bien… à chaque nouveau titre, son écriture m’impressionne toujours autant et je me demande jusqu’où il va aller)

– Le Village des Ténèbres de David COULON : une tuerie !! et une nuit blanche surtout

– Le Purgatoire des Innocents de Karine GIEBEL : impossible de reprendre un nouveau livre après, il fallait le digérer

– Les Voies de l’Ombre des CAMHUG : 1500 pages dévorées en qq jours pendant mes vacances en famille, que j’avais lâchement abandonné du coup

– Toute la série avec Erica Falck et Patrik Hedström de Camilla LACKBERG

Ayé, ça en fait 5 !

J’ai droit encore à 5 ? hihihi

GVL : Tu as tous les droits Isabelle !

En fait, j’ai envie de te citer un livre de chaque auteur que j’invite à la 2ème édition de Seille de Crime, car s’ils sont là, c’est que j’ai kifféééééé leur écriture !!!

J’ai été que très rarement déçue par mes lectures, j’ai mes auteurs fétiches, je suis également les conseils de blogueurs.

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

A la 1ère édition, certains auteurs m’ont avoué avoir eu très très peur en sortant de la gare. Ils ont pris une voiture pour arriver jusqu’au Salon, et j’imagine bien que la route ne faisait pas trop envie, tellement on est perdu au fin fond de la campagne. Ils avaient peur de perdre leur temps (et je les comprends) et puis finalement à la fin de la journée, ils en étaient ravis. OUF !!!

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !  Mais je n’ai pas le droit de m’étaler sur le sujet publiquement en tout cas. Je suis en colère contre « cette institution », qui nous casse depuis notre 1ère édition, qui nous impose des choses (que je ne mettrai jamais en place, car ça ne reflétera pas l’image que nous voulons pour notre Salon), qui dévalorise notre com’, nos auteurs … Bref pour 2019, je laisse tomber cette « institution ».

Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon.

(euh c’est pas notre premier !! hihih)

GVL Alors du deuxième ? Et longue vive à Seille de Crime 

Tout sera en ligne sur notre site https://seilledecrime.fr/ et notre page FB https://www.facebook.com/polararraye/

 

Vous pouvez effectivement , cher lecteur zé lectrices, retrouvez toutes les info ci-dessous.

Site internet https://seilledecrime.fr/

Page FB https://www.facebook.com/polararraye/?ref=bookmarks

Programmation https://seilledecrime.fr/programme-2017.php

Le salon se déroule sur 3 jours : des 24 au 26 novembre 2017, le 26 c’est la journée dédicaces avec tous les auteurs, les autres jours ce sont des animations (genre apéro lecture, remise du prix Seille de prix à l’école gagnante du concours de nouvelles et tables rondes)

Et tous à Seille de crime .