Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

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Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Rien ne se perd – Cloé Mehdi


Le livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi.   Paru le 19 mai 2016 chez Jigal et le le 17 février 2017 chez Jigal Poche.   18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm ou 9€50; (296 p.) ; 17 x 11 cm
Réédité en poche le 20 septembre 2017 chez J’ai Lu dans la collection J’ai Lu Thriller. 
 7€60 ; (349 p.) ; 18 x 11 cm?
4e de couv : 

Rien ne se perd

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lourd sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes – violences policières, injustice, haines et solitude -, comment lever le voile sur la vérité ?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait : rien ne se perd, jamais.

L’auteur : Cloé Mehdi est née en 1992. Après Monstres en cavale, prix de Beaune 2014, son second roman, Rien ne se perd, a reçu le prix Étudiant du Polar 2016, le prix Dora Suarez 2017, ainsi que le prestigieux prix Mystère de la Critique 2017.

 

 

Extrait :
« A 19 heures on passe à table. Gabrielle invite les travailleurs sociaux à se joindre à nous. Titre du documentaire : « La famille dysfonctionnelle dans la vie quotidienne ». Ça pourrait même faire une bonne émission de télé-réalité. J’imagine le pitch : Un meurtrier passionné de poésie, une dépressive suicidaire et un enfant perturbé tentent de vivre ensemble au-delà de leurs différences, mais les services sociaux s’en mêlent. Zé, Gabrielle et Mattia parviendront-ils à faire illusion et à déjouer la menace ? »

La KroniK d’Eppy Fanny

RIEN NE SE PERD – Cloé MEHDI Editions JIGAL POLAR

Jimmy Gallier je te laisse faire suivre à l’auteur qui n’est pas dans mes contacts.

J’ai rencontré Cloé à SMEP cette année. Derrière sa timidité j’ai découvert une vraie présence et nous avons échangé sur son roman. Je m’étais promis de la lire. C’est chose faite.

J’ai été bouleversée par sa maîtrise et la maturité de son texte ainsi que le sujet choisi : la bavure policière et ses conséquences. Ici la victime s’appelait Saïd. Il avait 15 ans et est le catalyseur de cette histoire. Car il n’y a pas qu’une victime… Elles sont légion.

L’histoire :

Mattia, onze ans, nous parle de lui.

De sa vie détruite avant sa naissance. De sa famille qui a volé en éclats à cause de cette bavure policière. De son père parti trop tôt, de sa mère qui a renoncé, de sa sœur qui passe son temps à fuir et de son frère qui a préféré couper les ponts. Chacun d’eux ayant trouvé son moyen pour survivre au décès de Saïd. Mais à quel prix.

Extrait P.19 :
Quand j’avais 5 ans je me demandais pourquoi la vie était injuste à ce point.
Quand j’avais 7 ans je me disais que si elle avait été juste elle en aurait perdu tout son sens, car on ne serait pas poussé par l’espoir d’une amélioration.
Quand j’avais 8 ans je cherchais désespérément un moyen de réparer les torts – mais je ne l’ai jamais trouvé parce que la plupart des injustices sont irréversibles, c’est pourquoi elles sont tellement insupportables.
A 9 ans j’ai décidé d’arrêter de me poser des questions.
Et la peur de la schizophrénie qui étreint Mattias. Si fort.

Puis il y a Zé, le tuteur de Mattia, et sa compagne Gabrielle. Un couple bancal, où tout l’amour de l’un ne suffit pas à donner l’envie de vivre à l’autre. Eux aussi sont des dégâts collatéraux de ce contrôle d’identité qui a mal tourné.

Et puis le quotidien, la scolarité compliquée de Mattia, ces hommes bizarres qui le surveillent et l’abordent à la sortie de l’école.

Les secrets enterrés ne demandent qu’à ressurgir.

Car des tags fleurissent dans la ville, le visage de Saïd dessiné sur les murs et demandant justice ravive le passé.

Une justice impitoyable sera rendue.

Amélia jouera enfin son rôle de mère.

Mattia pourra enfin dormir sereinement.

Ce livre est à lire absolument. Pour ma part un des meilleurs lus cette année.

Aussi …

Lors de la 09ème éditions de Saint-Maur En Poche en juin 2017,  Notre porte Flingue a reçu sur la scène des déblogueurs l’auteur Cloé Mehdi. L’occasion de mettre en avant une auteur de talent.

La faux soyeuse de Eric Maravélias


La faux soyeuse de Eric Maravélias. Paru le 20 octobre 2016 chez Gallimard dans la collection Folio Policier.  7€70 ; (319 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

« Roman terrible, roman implacable et rare, La faux soyeuse est un diamant noir. »
Le Figaro littéraire

La faux soyeuse

« Ce n’est pas facile de décrire avec de simples mots, même en ayant du vocabulaire, les expériences extrêmes. Hors du commun. D’en faire saisir l’intensité à ceux qui ne les ont pas vécues. Comme il est dur d’accorder foi au récit d’autrui sans aller voir par soi-même de quoi il retourne. Il n’y a guère que les enfants pour aller foutre les doigts dans la prise bien qu’on leur ait répété mille fois que ça faisait mal. Mais l’homme est un éternel enfant. »

A l’agonie dans son studio, Franck se souvient du chemin parcouru depuis les années 1970, entre braquages, trahisons et drogues dures. Premier roman.

L’auteur : Éric Maravélias est né dans la banlieue sud de Paris. Après un parcours chaotique, il vit aujourd’hui dans le sud de la France. La faux soyeuse est son premier roman publié. Il est le créateur et l’organisateur du Trophée Anonym’us.

 

 

Extrait : 
 » J’ai atterri ici après les événements tragiques. Après que le destin nous a frappés si durement. J’ai quitté Les Voyageurs, cet hôtel minable de la rue de Paris, pour échouer là, épave grimaçante, et je sombre peu à peu. Avant, je dormais dans ma bagnole ou au squat, alors je suis quand même content d’avoir trouvé cette merde pour finir mon temps. J’en peux plus. Le passé m’obsède. C’est le vieux qui m’a filé le plan. Léon. Il aurait aussi bien pu me laisser crever. Il ne me parlait plus, de toute façon. Ou si peu. Il devait penser que je savais tout depuis le début et que je l’avais trompé. Mais comment aurais-je pu savoir ? Comme si ça ne m’avait pas tué, moi aussi ! « 

Collectif polar.JLuc

L’avis de Jean Luc

Ce roman écrit par Eric Maravélias m’a beaucoup marqué. Il est publié sous la collection Gallimard, roman noir, et je dois dire qu’il mérite bien son appellation de roman noir !

Je n’ai pas réussi à accrocher avec le personnage principal, mais je ne pense pas que ce soit le but de l’auteur de nous dépeindre un personnage sympathique avec lequel il sera possible de s’identifier. En effet, c’est d’abord l’histoire d’un jeune paumé de la banlieue, qui va s’enfoncer dans la drogue et qui est prêt à tout pour se défoncer. Il va nous dépeindre en détails, les règles et les codes en vigueur dans un milieu en marge de la société, mais qui pourtant en fait bien partie !

J’ai été scotché par le style de Eric Maravélias, il y a de la poésie dans l’horreur qu’il dépeint, dans la descente en enfer vécu par son personnage principal. On ne peut pas rester insensible à ce qu’il écrit. D’un côté, il y a une analyse précise du milieu dans lequel il évolue, mais il y a aussi la description des expériences suite à la consommation de la drogue qui sont bluffantes.

Pour moi, il s’agit aussi d’une très belle analyse sociologique de la banlieue avec ses codes, sa violence et le monde des toxicos et ses petits dealers. J’ai aimé la façon de décrire les personnages, d’expliquer leur fonctionnement. Il n’y a pas de temps mort dans cette histoire, on se laisse emporter dans toute cette noirceur. Et il y a sans doute une part de vécu, qui moi, ne m’a pas laissé insensible..
Un roman noir dans lequel la seule gagnante est malheureusement la drogue, pour ma part, un très grand roman extrêmement dur mais qui dépeint l’univers de certaines de nos banlieues et le monde des toxicos de façon saisissante.

Été pourri à Melun Plage De Nicolas Duplessier


 

Le livre : Été pourri à Melun Plage De Nicolas Duplessier. Paru le 15 septembre 2016 au Atelier Mosésu13€ ; (259 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Été pourri à Melun plage

Florian traîne son mal de vivre dans les rues de Melun, entre un boulot minable et une vie sentimentale sans joie.

De morose, son existence devient vraiment pourrie le jour où Roxane, l’ex-grand amour de sa vie, est portée disparue.

Très vite dans la ligne de mire des policiers, Florian doit mener sa propre enquête et se confronter à ses fantômes, découvrant une histoire qui le dépasse et la tonne d’emmerdes qui l’accompagne.

Été pourri à Melun-Plage est un roman noir et cinglant qui raconte la descente aux enfers d’un loser pas du tout magnifique.

L’auteur : Nicolas Duplessier est né en 1978, à Melun. Hypnotisé par le cinéma, il rêve d’une carrière de réalisateur, mais le destin le tourne vers l’écriture, après avoir lu Le Dahlia noir de James Ellroy.
Transporté par son obsession pour le roman sombre, il écrit Été pourri à Melun-Plage, son premier roman.
Extrait :
Je pense à tous ces couples qui, une fois les travaux finis et les galères passées à monter leur home sweet home, découvrent qu’ils ont oublié de vivre pour autre chose que leur crédit et leurs travaux. Et qui se séparent parce qu’ils n’ont plus rien à foutre ensemble, une fois leur palais terminé.

 

Été pourri à Melun Plage De Nicolas Duplessier – Éditions Ateliers Mosésu

La chronique d’Eppy Fanny

C’est l’histoire de Florian, Flo, un looser de banlieue. Une vie terne, entre son job dans un entrepôt de déstockage, son RDV hebdo avec une pute et sa vie en caravane auprès d’une femme qui n’est pas celle à laquelle il rêve.

Le cadre du roman, Melun et ses environs. Pour ceux qui comme moi connaissent, le gris vient à l’esprit, de ses rues, sa prison, ses quartiers en déshérences, ensembles des années 70 qui ont si mal vieillis. Une pensée particulière pour Plein Ciel où déjà il y a 35 ans je cherchais le ciel. Puis ses zones commerciales à perte de vue comme dans tant d’autres villes de banlieue.

Florian va vivre des retrouvailles tant attendues, suivie d’une disparition qui va le conduire à mener l’enquête. Mais le costume est trop grand pour lui d’autant que la police l’a dans le collimateur. Un looser on vous dit, qui met le doigt et les deux pieds, là où il ne faut pas.

Des rencontres, pas toujours bonnes, des dangers (nombreux) et des idées pas toujours claires noyées dans l’alcool.

Une histoire sombre, un final qui laisse sur le cul !

Ne soyez pas choqué par mon langage en phase avec celui de l’auteur. Le style est vif, mordant, imagé. Des références nombreuses, musicales, télévisuelles…

Une écriture avec des envolées d’une poésie intense. Un pur bonheur :

Extrait page 99
« Je bois du café à m’en déchausser les dents et faire de la tachycardie. Mon rencard se pointe enfin. Un grand type maigrichon, la tronche comparable à une merguez fossilisée avec un beau costard et une belle paire de pompes. Dans le genre bourgeois paumé, coincé dans une vie de daube. »

Vous comprendrez que j’ai adoré.

Merci pour la mienne Nicolas

 

Mon conseil : filez chez le libraire le plus proche et régalez-vous car dans le gris de Melun les émotions sont bien présentes.

Sois zen et tue le de Cicéron Angledroit


Vous le savez le 17 juin prochain je reçois 3 auteurs pour un nouvel Apéro Polar.

Avec Lou Vernet et Nils Barrellon il y aura notre Cicéron Angledroit national.

Aussi pour découvrir cet auteur malicieux et facétieux rien de mieux qu’une petite chronique de lecteur.

Et c’est Eppy Fanny qui nous donne son ressenti sur “ Sois zen et tue le , la première enquête de notre détective pas comme les autres.

Le livre :  Les enquêtes de Cicéron Volume 1, Sois zen et tue-le de Cicéron Angledroit. Paru le 9 septembre 2016 aux Editions Palémon dans la collection Enquêtes en Série. 10€ ; (263 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv :

Attention, cet ouvrage comporte certaines scènes pour adultes et un vocabulaire susceptibles de choquer les âmes chastes…

Mais qu’est-ce qu’il lui prend, à la mère Costa, de me demander d’enquêter sur la mort de son mari enterré depuis dix ans ?

Si j’accepte, c’est bien parce que j’ai besoin de sous !

Et puis il y a cette histoire de truands de banlieue qui explosent à chaque coin de rue… Et ces SDF qui n’en sont pas.

Ajoutez une ou deux femmes mariées, un Yorkshire… Mélangez le tout et dégustez !

Mais c’est qui qui tue ? Pour le savoir il va falloir me suivre, moi Cicéron Angledroit, jusqu’au bout de cette histoire…

Mise en garde de l’éditeur : de nombreux cas d’addiction ont été rapportés. Cette addiction semble irréversible et définitive. Toutefois, à ce jour, aucune plainte n’a été enregistrée.

L’auteur : Cicéron Angledroit. Banlieusard pur jus, l’auteur – de son vrai nom Claude Picq – est né en 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge.
« Poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au bac, il est entré dans la vie active par la voie bancaire.
Très tôt il a eu goût pour la lecture : Céline, Dard, Mallet… Et très tôt il a ressenti le besoin d’écrire.
Sois zen et tue-le est le premier titre de sa série d’enquêtes humoristiques dont l’ambiance et les dialogues, entre San Antonio et Pieds Nickelés, raviront les amateurs du genre…
Extrait : 
Cicéron Angledroit… ça vous épate hein, ça, comme nom ? Et pourtant, ça fait 35 ans que je me le traîne. « Angledroit » ils n’y pouvaient rien, mais « Cicéron », quand même ! Je leur en ai voulu longtemps. Enfin quand je dis « leur » je devrais dire « lui », car ma mère, quand je suis né, elle parlait à peine le français. Alors ce genre de jeu de mots lui passait un peu au-dessus. Lui, mon père, ce devait être un rigolo… ou, du moins, devait-il le croire. Ma mère, il l’avait ramenée de je ne sais quel voyage en Yougoslavie. Probable qu’il l’avait achetée comme on achète un souvenir. Une femme, vous parlez si ça va bluffer les potes, et belle avec ça ! Bien sûr elle ne parlait ni ne comprenait notre belle langue de Shakespeare V.F. mais, au moins, quand elle l’ouvrait, il pouvait imaginer qu’elle le félicitait. Il a quand même attendu mes 18 mois et nos premiers balbutiements en français à ma mère et moi pour nous laisser quimper. Juste le temps de me déclarer à l’état civil sous ce prénom débilisé par son nom.
Maintenant, vu ce qui se passe là-bas, dans le pays émietté de ma mère, je lui en veux moins. Sans le faire exprès, il l’a sauvée. Elle vit, peinarde, dans son deux pièces-cuisine du 17ème arrondissement, près de la cité des fleurs. Elle parle français et a oublié sa langue natale faute de la pratiquer.
 Et moi, Cicéron Angledroit, je suis détective privé. Pourquoi détective privé ? Et bien parce que j’estime qu’il est temps de réhabiliter, dans la littérature française, les détectives privés. On en manque. Ils ont été délaissés au profit des flics, plus classiques, plus « autorisés » aussi. Remarquez que, dans cette histoire qui commence, on ne m’a encore rien demandé. Je passais juste… comme témoin… et encore j’ai pas vu grand-chose. Je suis arrivé après l’événement. Mais dans les premiers quand même.

La Chronique d’Eppy Fanny 

Si vous aimez les choses lissées et policées, passez votre chemin.

En revanche vous n’avez pas d’a priori ? Vous aimez la vie et les gens ?

Alors Go pour un tour de piste avec Cicéron !

Une vraie découverte, celle d’un détective, chaud lapin, pas foudre de guerre, sauf pour la bagatelle, et qui vous entraîne avec délice dans la Banlieue Parisienne où il adore se baguenauder.

Les Personnages :

Une galerie de Pieds Nickelés, de désabusés, de laissés pour compte… Sans oublier ses femmes qui s’emmerdent royalement dans leur couple, qui deviennent très humides au contact de ce cher Cicé, ce qui entraine des dérapages et de formidables tête-à-queue. Quelle santé !

L’histoire :

Une excuse cette enquête sur la mort suspecte du père Costa dix ans plus tôt.

Oui une excuse, juste pour le plaisir de nous dépeindre cette banlieue que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Des lieux qui me parlent ayant grandi et vécu dans le 91 si cher au cœur de l’auteur.

Pour l’envie de nous parler de ces voisins serviables et gentils venant d’horizons lointains et qui partagent avec le sourire le peu qu’ils ont… N’en déplaise à certains.

Puis, surtout, ce plaisir, intense, que prend l’auteur, dans cette écriture truculente, inspirée de San Antonio et d’Audiard, mais 100% Cicéronnaise…

Comment ça se dit pas ? Mais si !

Puis ces passages érotiques, ou comment savourer les à-côtés du métier de détective.

Faut bien des avantages !

Puis Cicéron il côtoie des zigues aux petits oignons. René, Momo … C’est du lourd !

Extrait page 163-164 :
« Je ne comprends pas le manège :
Qu’est-ce qui t’arrive ? Une dispute conjugale ?
Mais non, j’la connais pas c’te pouffe ! Enfin, si, de vue, vu qu’elle est toujours fourrée là avec son chiard. Mais en rangeant mes chariots, j’ai trouvé ce paquet de couches que des gens avaient oublié au crochet.
Il me met sous le nez un paquet de change « Pissosec », tout en continuant :
Tu t’rends compte ! Vingt balles que je lui faisais. Et c’te conne…
Qu’est-ce que tu vas en faire maintenant ?
J’vais aller à la caisse centrale me les faire rembourser. J’leur dirai que c’était pour offrir et que je m’ai gouré d’taille. Comme ils me connaissent, y aura pas de problèmes. ça les étonnera pas non plus que j’aie perdu le ticket de caisse.
Pas de problèmes, alors ! Tu seras même gagnant dans l’histoire. Et Momo, t’as des nouvelles ?
J’l’ai vu hier soir, ça allait. Il va même toucher de l’invalidité. Une pension ! On peut dire qu’il a l’cul bordé d’nouilles, çui-là ! »

Bande de petits obsédés vous espériez un extrait plus axé cul…

En ben non ! Pour savoir de quoi est capable Cicéron auprès de ces dames il vous faudra acquérir le bouquin ! Et si vous bavez sur vos godasses, tant mieux !

Vous irez plus vite chez le libraire le plus proche !

C’est décalé à souhait et bourré d’humour.

Une bulle de bonne humeur dans ce monde bien trop gris.

En clair la Sécu devrait rembourser Cicéron !

Woorara de Sébastien Vidal


Collectif polar.biblio
97828488656380-3750008Le livre : Woorara  de Sébastien Vidal. Paru le 13 janvier 2017 chez Lucien Souny éditions dans la collection Plumes noires. 7€90 ; (315 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Woorara

Un homme criblé de trois balles est découvert dans un hameau isolé, sur le plateau de Millevaches. Tout porte à croire que le travail est l’oeuvre d’un professionnel. Pilotée par l’intraitable juge Laîné et le colonel Tognotti, l’enquête est confiée à un groupe de gendarmes. Parmi eux, l’adjudant Walter Brewski, une forte tête spécialiste de l’intervention. L’équipe n’a que très peu de choses à se mettre sous la dent. La victime semble tombée du ciel ; le tueur n’a laissé aucune trace. Pas de mobile apparent ni d’arme du crime. Seule la course-poursuite engagée avec une mystérieuse berline la nuit du meurtre donne un peu d’espoir aux limiers de la gendarmerie, le nez collé à la piste poussiéreuse d’un assassin insaisissable et invisible. Sous une chaleur caniculaire, un deuxième cadavre apparaît, présentant le même modus operandi… Parce que le présent se noue ici dans les méandres d’un passé, où couvent encore les braises de la haine et de la vengeance, l’affaire entre dans un tourbillon survolté et diabolique.

L’auteur :

vidalSébastien Vidal est né le 11/07/1971 en Corrèze. S’il n’écrit pas, Sébastien Vidal lit. Il ne peut envisager de passer une seule journée sans l’une ou/et l’autre de ces activités. Fin connaisseur de la littérature américaine, il se délecte aussi avec Claude Michelet et Antoine de SaintExupéry. Il écrit beaucoup mais publie très peu. Woorara est son premier polar. Il tient un blog littéraire, de très bonne facture, Le Souffle des mots, qui attire un public toujours plus nombreux.

 

« Ce salaud avait vraiment cru s’en sortir. Il pensait que tout était fini depuis longtemps, que le monde l’avait oublié. Le monde l’avait certainement oublié, mais il suffisait qu’une seule personne se souvienne pour que l’addition ne soit pas effacée. »

Le post-it du bibliothécaire

Le post-it de la bibliothécaire

Le corps d’un homme tué par balle a été retrouvé dans un hameau du plateau de Millevaches. L’adjudant Walter Brewski fait partie de l’équipe de recherches. Les enquêteurs ne retrouvent aucune trace du tueur, et il n’y a pas de mobile ni d’arme du crime. Le seul indice est une course-poursuite entre les gendarmes et une berline noire la nuit du meurtre. Bientôt, un deuxième cadavre apparaît.

Une nouvelle collection polar ça s’essaie et je m’y suis essayée en lisant ce titre, Woorara  de Sébastien Vidal. Grand bien m’en a pris.

Comment vous dire, voici un petit roman, un premier polar qui a su suscité mon intérêt. Des personnage bien campé. Un décor auquel on s’accroche et qui participe à l’ambiance du livre. Un crime crapuleux au milieux du plateau de Millevaches, du jamais vu, il fallait osé. Une brigade de gendarmerie et un juge que l’on suit pas à pas dans leur enquête. Bref tout et là pour nous donner un vrai bon polar mâtiné d’un soupçon de roman noir rural.

Un joli coup d’essai je dois dire. Un presque coup de cœur ! ?

Un auteur que je vais surveiller de près. GVL

challenge-abc

Rien ne se perd de Cloé Mehdi


chouchous-du-week-end

 noelLe livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi. Paru le 19 mai 2016 chez Jigal. 18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort…

Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…

Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice !

C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les soeurs, les amis…

Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré !

Et personne n’a dit que c’était juste…

Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !

noeleL’auteur : Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. Cloé Mehdi a fait sensation en 2014 en recevant le Prix de Beaune pour son premier roman, Monstres en Cavale. Elle a alors 22 ans et semble déjà dans l’urgence d’écrire…Elle nous revient aujourd’hui avec ce nouveau roman noir et très sombre…

 

 


Extrait 1 : 
« Il sourit. Ça doit être le plus beau compliment qu’on lui ait fait de sa vie. Il époussette le col de ma veste plein de miettes de croissant. Je savais que j’étais sale mais j’attendais de voir s’il allait le remarquer. Il s’intéresse beaucoup plus à moi depuis que je peux lui être utile. Gabrielle devrait se suicider plus souvent.
– Je vais la voir, dit-il. Tu veux retourner à l’école ?
– Bof.
J’ai envie de rentrer à l’appartement mais il ne me propose pas de me raccompagner. Il a encore besoin de ma présence pour décorer le silence. Ça m’énerve. Je dis rien. Je le suis au troisième étage. Elle est là, translucide. Elle dort. On la confondrait avec les draps s’ils ne portaient pas un petit liseré marron. Et lui, Zé, la regarde avec cette tendresse qu’il ne m’a jamais dédiée.
Je me détourne, étouffant l’amertume qui grimpe le long de mon œsophage.
Mon manuel d’anglais ne parvient pas à me remonter le moral. Pas plus que Lamartine n’est apte à faire oublier à Zé, rien qu’une minute, que la seule personne qu’il aime en ce monde s’est tranchée les veines la semaine dernière. Il a maigri. Mange plus rien depuis qu’elle est partie.
L’amour ça devrait être interdit. »

Petits résumés et avis :

Voilà un exceptionnel roman. Et dire que j’ai oublié de vous en parler tout au long de ces derniers mois. J’aurai été impardonnable. Car à l’heure où nous faisons le bilan de 2016, où on me demande de publier mes coups de coeur de l’année, j’ai eu comme un flash.  Pas facile de trouver uniquement 10 coups de coeur ultimes quand dans une année on a lu près de 180 bouquins.

Alors quand juste en évoquant ces quelques mots, « coups de coeur ultimes », la couverture d’un polar vous saute au yeux, que son image s’impose au fonds de votre rétine. Quand un nom vous reste en tête. qu’une histoire refait surface plusieurs mois après sa lecture, il n’y a pas de doute possible. Ce livre est un de vos grands coups de coeur de l’année.

Et alors que je n’avais pas encore fait la chronique de ce livre, Rien ne se perd, s’est imposé à moi.

D’ailleurs si j’ai mis autant de temps à vous parler de ce roman noir coup de poing, c’est que ce titre a été un choc.

Et à cause de ça, ce week-end, il y aura deux chouchous.

Le premier vous l’avez découvert hier : La toile aux alouettes de Lou Vernet que vous retrouvez ICI.

Le second c’est cette histoire, Rien ne se perd de Cloé Mehdi, un pur coup de coeur que je vous laisse découvrir maintenant.

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment.

Cette jeune femme est bien de et dans  son temps. Elle ressent les choses et nous les expose avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments.

Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Extrait 2 :
Je déteste l’école parce qu’elle me vole du temps – un temps considérable. Il y aurait tellement intéressant à faire que d’être là, assis sur une chaise, à attendre bêtement qu’on te remplisse la tête de savoir inutile en chassant tout ce qui est important pour faire plus de place.

 

Territoire d’Olivier Norek : l’avis de Nadia


Chronique de lecteurs

on&Le livre : Territoire d’Olivier Norek. Paru le 25 septembre 2014 chez Michel Lafont. 18,95 ; (394 p.) ; 23 x 14 cm

on&&&&&Réédité en poche le 8 octobre 2015 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 7,30 ; (376 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L’exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables.

Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d’à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé… et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution.

Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?

Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles – loin d’être aussi fictives qu’on pourrait le croire – où les assassins eux-mêmes sont manipulés.

on&&&&L’auteur : Olivier Norek est née en 1975 à Toulouse. Il est lieutenant de police à la Section enquêtes et recherches du SDPJ 93 depuis quinze ans. Après deux ans dans l’humanitaire, il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions.
Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 », un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis. Il a travaillé à l’écriture de la sixième saison d’Engrenages.
Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.
Citation : 
« C’est le drame de nos vies, ironisa Johanna. On consacre nos journées et nos nuits à aider de parfaits étrangers sans être capable de faire attention à ceux qui nous sont proches. »

L’avis de Nadia

Dans ce second opus , nous retrouvons le capitaine Coste et son équipe à la SDPJ 93. Trois meurtres en quelques jours en banlieue parisienne , un banal règlement de comptes ? Coste va vite comprendre que cette affaire n’est pas des plus banales , et que les enjeux sont bien plus importants qu’il ne le croit .

    Tout le monde télécharge des séries (les très très bonnes séries) , parce que quand c’est super bien , on ne peut pas attendre une  semaine  pour connaître la suite de l’histoire , et bien, « Territoires » a été ma série d’hier , un excellent polar , et vous pourrez le lire d’une traite !!! Totalement addictif , impossible à lâcher . C’est puissant , parfois, très violent , le rythme est soutenu , pas de temps morts . Beaucoup d’humour dans les dialogues qui allège la noirceur des personnages ou des situations .  On découvre les banlieues sous un jour nouveau  , les milieux politiques avec leurs petits et grandes combines …
« Territoires » vous permet de percevoir la société autrement , vous ouvrez les yeux sur les manipulations médiatiques et autres … c’est avec un petit goût amer dans la bouche que vous refermerez ce livre .

  » La violence crée la peur , et la peur soumet les hommes » …

Merci Monsieur Norek , et vivement la saison 3 ….Emoji

Lire ICi le début de Territoire et… Retrouvez ma chronique de Code 93

ON

Extrait : 
« Nous vendons de la drogue pour tenir les quartiers et nous tenons les quartiers pour vous être indispensables. C’est le seul moyen d’obtenir votre attention. Le seul moyen d’exister. En fait, tout ça est un peu votre faute. Si on ne vous fait pas peur, vous nous abandonnerez, tout simplement. »