Jusqu’à l’impensable de Michaël Connelly


Michael Connelly Jusqu'à l'impensableLe livre : Jusqu’à l’impensable de Michaël Connelly. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin. Paru le 5 avril 2017 chez Calmann-Levy. 21€90 ; (387 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couv

Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de travailler pour lui comme enquêteur. Cisco, qui occupe ce poste habituellement, vient d’être victime d’un accident de moto aux circonstances plus qu’étranges, et Haller est persuadé que seul Bosch pourra l’aider à innocenter Da Quan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort Lexi Parks, la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Si les obstacles sont de taille – la preuve accusant Foster est accablante et il ne reste plus que six semaines aux deux frères avant le procès -, Haller en est sûr, Foster est innocent. Dilemme pour Harry ! « Passer de l’autre côté » ? Tout simplement impensable. Comment défendre un assassin quand on a passé sa vie à en expédier le maximum en prison ? Superbe roman où Michael Connelly s’offre le luxe de présenter une affaire du double point de vue du policier accusateur et de celui de l’avocat de la défense.

« Comme dans un policier à énigme, tout le mystère repose sur un seul et minuscule indice. Régal supplémentaire pour le lecteur : suivre l’affaire des deux points de vue de la défense et de l’accusation ». New York Times
Michaël ConnellyL’auteur :Michaël Connelly est né à Philadelphie , le 21/07/1956. Il a été journaliste est reçoit le prix pulitzer en 1992 Ses reportages sur les émeutes de Los Angeles  Il se lance dans la carrière d’écrivain en 1992 avec « Les Égouts de Los Angeles », son premier polar, où l’on découvre le personnage de Harry Bosch, inspecteur du LAPD (Los Angeles Police Department), le héros récurrent de la plupart des romans suivants. Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier.
Extrait :
Bosch savait que c’était comme ça que ça marchait. La loi était flexible. Dès qu’il y avait des avocats, il y avait matière à marchés. Le juge, qui le savait, lui aussi, se retrouvait dans une situation intenable. Personne dans la salle d’audience n’ignorait que Hennegan était un trafiquant de drogue. Mais l’arrestation étant fautive, les éléments de preuve en étaient contaminés. En gardant Hennegan à la prison du comté, le juge permettait aux parties d’œuvrer à une solution interdisant la libération d’un trafiquant de drogue.

 Résumé et petit avis de Kris

Kris et Connelly

Jusqu’à l’impensable – Michaël CONNELLY

Da Quan Foster, ex-membre de gang accusé du meurtre de Lexi Parks, élue locale de West Hollywood, est défendu par Mickey Haller. Privé de Cisco, son partenaire habituel, Haller persuade difficilement son demi-frère, l’inspecteur Harry Bosch, désormais retraité, de l’aider à disculper son client. Les preuves accablent Foster et les deux frères n’ont que six semaines avant le procès.

Comment passer du côté de la Défense quand on a œuvré toute sa vie pour l’accusation ! IMPENSABLE ! Et pourtant Harry l’a fait mais pour mieux découvrir le vrai coupable.
On ne peut que faire confiance à Harry pour se tirer d’un mauvais pas … Quoique …
Décidément ce nouveau tandem Mickey HALLER/Harry BOSH m’a beaucoup plu et m’a confirmé que Michaël CONNELLY est un grand Monsieur et est toujours en tête de mes auteurs favoris.
Encore un excellent moment passé en leur compagnie.

La danse du mal de Michel Benoît


la danse du malLe livre : La danse du mal de Michel Benoît. Paru le 1er mars 2017 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 19€80 ; (331 p.) ; 21 x 14

4e de couv :

 

Au coeur du désert syrien, un manuscrit du Coran, datant du VIIe siècle, pourrait bouleverser l’équilibre du monde…

À Rome, ils sont trois moines qui étudient l’origine du christianisme et la naissance de l’islam. Quand Georges, catholique syriaque, disparaît, son ami le frère Nil s’engage dans un voyage périlleux au coeur du désert syrien pour retrouver un dangereux manuscrit du Coran.

Depuis son bureau de l’ancienne Inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane. Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? À l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sarà, la belle Juive au passé ténébreux ?

Après Le Secret du treizième apôtre, best-seller mondial, Michel Benoît nous entraîne dans un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, le calvaire des chrétiens d’Orient et la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.

 

michel benoitL’auteur : Scientifique de formation, historien des religions, exégète, Michel Benoît est née en 1940.

Rédacteur en chef de France Bleu Berry

 

 

 

 

Extrait :
Le professeur Erwin était venu à Sanaa dans l’espoir d’y trouver des traces de la préhistoire du Coran. Il était convaincu que le texte sacré n’était pas tombé du ciel au creux de l’oreille de Muhammad, qu’il avait fallu plus d’un siècle pour l’écrire, et cherchait obstinément une preuve indiscutable. Jamais il n’en parlait à ses étudiants mais lorsque Marwan était devenu son assistant, mis en confiance par son enthousiasme, il l’avait étroitement associé à sa recherche. Quand il avait obtenu la direction d’un chantier archéologique dans la plus ancienne mosquée de Sanaa, malgré le danger il lui avait demandé de l’accompagner. Construite selon la légende du vivant de Muhammad, cette mosquée n’avait jamais été fouillée à fond.
Il passa un long moment à relever son plan. C’était une vaste pièce rectangulaire, sans autre ornement qu’une niche taillée dans le mur du fond, flanquée de deux colonnettes grossièrement sculptées. Brandissant sa boussole, il appela Marwan.
– Tu sais que chaque mosquée comporte une niche, la quibla, qui indique la direction vers laquelle les croyants se tournent pour la prière. Regarde celle-ci : elle n’est pas orientée vers La Mecque comme il se doit, mais quelques degrés plus à l’est, vers Jérusalem.
– Ce qui veut dire…
– Ce qui veut dire qu’avant d’être une mosquée, ce bâtiment était une synagogue juive ou judéo-chrétienne !

 

Le post-it de Ge votre bibliothécaire

Vatican, juin 2013. Trois moines, un Français, un Américain et un Syro-Libanais appartenant secrètement à la communauté nazoréenne, orientent leurs recherches théologiques sur les origines du Coran, inquiétant la hiérarchie religieuse. Le troisième, rappelé à son monastère dans une Syrie dévastée par l’organisation Etat islamique, disparaît bientôt. Son collègue français part à sa recherche

Meurtres, mensonges, manipulations… des coulisses du Vatican aux confins du désert syrien, de la communauté nazoréenne au fondamentaliste de l’Etat Islamiste, vous allez rentrer dans un fascinant thriller religieux . Michel Benoît, spécialiste des origines du christianisme, nous entraîne dans une relecture passionnante des fondements de notre civilisation. Un polar érudit époustouflant à l’allure de chorégraphies terrifiantes. GVL

Il était une fois SMEP 2017 – J1


Allez on poursuit notre week-end saintmarien avec notre Eppy Fanny.

Aujourd’hui vous le constaterez Saint-Maur en poche n’est pas de tout repos

Attention, notre chroniqueuse reporter à de la ressource et il va falloir vous accrocher pour la suivre sur cette 9e édition de Saint Maur en Poche.

C’est parti pour l’épisode 2 des folles aventures d’Eppy Fanny


Il était une fois SMEP 2017 – J1

Samedi 24/06/17 – Jour 1 :

Arrivée dès potron-minet afin d’échanger et festoyer à la taverne du coin, à grands coups de café, avec mes héros à moi, Jérôme Camut Nathalie Hug. Une bulle de détente et d’amitié avant l’agitation et la foule de ces joutes littéraires. Merci à vous pour ces moments précieux où notre Corbac a eu sa place.

Puis direction les lices. En chemin je salue un Prince des mots arrivant sur son fougueux destrier, et non, pas Jacques S, mais Jean-Hugues Oppel. Echanges amicaux très agréables.

Mon Corbac tu étais de la partie, puisque c’est chez toi que j’ai réellement découvert Jean-Hugues, pourtant rencontré avant.

Me voici dans la foule qui attend pour accéder au lieu des délices à venir…

Enfin dans la place, retrouvailles avec des amis et auteurs connus : Fabrice Liegeois et Lou Valérie Vernet simple visiteurs cette fois, mais ayant les clés du royaume et tous les accès possibles grâce à Sir Yvan Fauth… Fabrice, l’Homme de fer de ce weekend, qui a cheminé régulièrement à mes côtés, pour mon plus grand plaisir. Cette référence à l’homme de fer du pays d’Oz est venue à mon esprit car il est fiable, courageux et fidèle. Et contrairement à l’homme de fer qui rêvait d’un cœur, Fabrice en est déjà largement pourvu.

Ma petite Lou, toujours en speed, un sourire lumineux, tous les bons côté de la Fée Clochette et seulement les bons.

Puis Geneviève Van Landuyt, Cécile Pellault, Florence Couvreur-Neu, Olivier Norek Officiel et Nicolas Lebel. Les immuables. Certains déjà côtoyés le weekend précédent et retrouvés toujours avec le même plaisir.

Rencontre avec Patrick Bauwen. Enfin. Homme délicieux auquel je me suis présentée et dont j’ai apprécié tous les romans, sauf le dernier, pour l’excellente raison que je ne l’ai pas encore lu.

Me voici devant Michael Mention. Nous échangeons sur « La voie secrète » dans la lecture de laquelle j’étais plongée. Roman terminé depuis et chronique disponible dans la rubrique article de ma page. Hâte d’en découvrir d’autres de cet auteur donc j’ai fortement apprécié l’écriture. Nous échangeons sur ces livres, sa famille croisée lors d’un salon précédent et je reprends mon bâton de pèlerin littéraire.

Et là, qui vois-je au loin ? Mon grincheux préféré : Jean Michel Isebe !

En pleine discussion avec notre ami Jacques Olivier Bosco. Aux côtés de ce dernier Alexis Aubenque. En face Dominique Maisons. Je les apprécie tous. Leur gentillesse n’étant plus à démontrer.

Que voilà une journée qui commence bien. Tavernier ! Une tournée de bisous, Une ! Et ce ne sera que la première d’une longue série.

Ayant vu la majorité de ce joli monde il y a peu, je ne m’attarde pas et reprends mon voyage. C’est qu’il y a de nombreuses lieues à parcourir d’ici demain soir.

Je me faufile dans les allées et retrouve avec plaisir Michèle Barrière que je salue et avec qui j’échange un moment. Vous aimez l’histoire, les intrigues et la cuisine ? Alors je vous conseille de découvrir ses écrits. Dans le cas contraire également. Il est toujours bon d’élargir ses horizons, même littéraires. C’est de plus une femme délicieuse.

A proximité un auteur dont le nom est sur ma liste de découvertes : Fred Huel. Cette fois ma halte sera plus longue afin de passer à la question Sir Fred et ce sans sel ni chèvre (les plus anciens comprendront la référence). Fred m’indique avoir toujours écrit. La preuve, son 1er roman a été écrit entre ses 7/8 ans… Il a également écrit des nouvelles. Puis est passé au polar. Il est présent ici pour nous parler de son roman « Quand les oiseaux s’étaient tus »

Je quitte Fred pour saluer son voisin que je vénère depuis si longtemps. J’ai nommé Aillon Jean. Quel bonheur de découvrir enfin ses yeux qui pétillent de malice, son accent qui sent les cigales et son sourire qui, tel un soleil, illumine le Royaume de la Blanche Hermine. Présent en poche via la collection 10/18, sa plume vous entraîne sans coup férir à guerroyer et galoper avec ses héros. De l’évasion, de la passion. Merci Jean pour ces heures de lecture déjà offertes et pour toutes celles à venir. Sa nouveauté en librairie (sortie le 06/07 dans la collection 10/18) : Les Exploits d’Edward Holmes.

Puis découverte de deux habitants de mon monde FaceBookien (ils ne seront pas les seuls), René Manzor et Niko Tackian. Deux personnages, deux univers. Pardon Niko, j’ai plus échangé avec René, mais tu avais une cour importante qui t’entourait pendant ces deux jours de fête.

René c’est du roman noir qui laisse une grande place aux émotions. Car ce qui l’intéresse ce sont justement les réactions de l’humain face aux situations auxquels il les confronte.Hâte de trouver un moment pour découvrir ces réactions et émotions que tu suscites et dont tu parles si bien. Je suis repartie avec « Les âmes rivales » à la fin du salon.

Retrouvailles avec ma douce arrondie, resplendissante. Un gros câlin. Car la relation est déjà installée et c’est bien aussi juste des échanges amicaux. Ma Johana, je voulais te prendre en poche ton « Block » mais du coup le dimanche tu étais fatiguée et je t’ai laissé tranquille. Il y a d’autres priorités qu’une dédicace. Repose-toi bien.

Le voisin de Johana Gustawsson, là aussi un ami déjà croisé, Nicolas Jaillet. Un réel plaisir de l’avoir revu pendant ces 2 jours et d’avoir pu échanger avec lui. Heureuse également d’avoir servi d’entremetteuse, car nous sommes voisins et il est en quête de salon dans notre secteur. Je l’ai donc présenté à Sylvie Kowalski.

Nicolas étant un homme de goût, à sa droite Johana et à sa gauche mon amie Armelle Carbonel.

Un homme heureux ce Nicolas !

Armelle, juste un gros bisou, nous nous étions vu récemment et avons passé du temps ensemble plus tard… Une amie précieuse en plus d’une auteure de talent.

Et me voici devant Hervé Jourdain. Il écrit du roman policier procédural. La définition est de lui. L’on y parle du 36 et de son avenir. Ses 2 premiers romans ont la même équipe d’enquêteurs. Au 3ème changement pour le quai des orfèvres et une équipe de 2 jeunes femmes et deux vieux briscards. A découvrir. L’auteur parle très bien de son univers. Merci à lui pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Puis je passe saluer et me présenter rapidement à Sandrine Colette. Très sollicitée. J’espère pouvoir la croiser dans un salon plus petit pour avoir le temps de lui poser les questions qui trottent dans ma tête…

La voici sous le feu des questions de mon amie Geneviève… Que je n’ai pas pu écouter en totalité. Oup’s

Dans les allées, entre temps, j’ai croisé avec plaisir Stef Eleane avec une jolie jeune fille qu’elle fait passer pour sa fille (tseu tseu tseu Stef), Kris , Samantha avec une surprise à ses côtés, j’ai nommé Mélie! Et Fabienne et Denis , puis un libraire de ma connaissance qui devait avoir la même liste que moi vu le nombre de stands devant lesquels nous nous sommes croisés (François Berthel). Et d’autres habitués des salons. Un clin d’œil à un homme en costume méga classe (Gilles), en hommage aux monstres sacrés, et qui se reconnaîtra… Puis Laurence, Christelle et Dav, David Smadja et Fabienne, Joyeux Drille, Laurent A… Toujours un plaisir de vous voir tous même si nous n’avons passé que quelques minutes ensemble. C’est qu’il y a tant de gens à voir… Et j’ai enfin rencontré Chrys Mickaela et Jean-marc Volant, eux aussi originaire de ce monde mystique qu’est Facebook. Nous avons passé deux jours à nous croiser, échanger, et nous recroiser.

Puis une tornade du Sud, Sire Cédric , un tantinet à la bourre, à qui j’ai indiqué son chemin et que je suis allée saluer lorsqu’il a été posé. Toujours souriant, toujours disponible. Promis je viendrai à Toulouse mais pas avant 2018… Et je voulais te prendre des livres le dimanche, mais voilà les journées filent trop vite.

Et me voici en train de saluer Karine Giebel et Barbara Abel, là encore rapidement. Ces deux grandes dames étaient cernées d’admirateurs en permanence. Et c’est légitime.

Retrouvailles avec Claire Favan, son rire fabuleux, sa bonne humeur et son humour. Et dire qu’elle écrit des horreurs ! Mais des horreurs talentueuses en diable que je vous encourage à découvrir si vous êtes passés à côté.

Sa voisine, une découverte attendue pour moi, j’ai nommé Ingrid Desjours.

Elle a gentiment accepté de se prêter à mon jeu des questions /réponses (version raccourcie pour SMEP) : Ingrid écrit des thrillers psycho-criminologues. Ce qu’elle apprécie c’est mettre en avant des tranches de vie, des destins. Et leur impact. Notre échange m’a donné envie de découvrir son univers. Son roman « Sa vie dans les yeux » est l’un de mes rares achats du weekend. Le choix de cet ouvrage a été fait, à la demande d’Ingrid, par un de ses fidèles lecteurs présent au salon. J’ai beaucoup aimé cette démarche.

Après Ingrid, découverte d’une jeune auteure Chloé Mehdi. Elle a été mise à l’honneur via le prix obtenu par son 1er roman. Elle écrit du roman noir social. Elle m’a parlé de « Rien ne se perd ».

Un ado tué par un policier lors d’un contrôle. Le policier sera exonéré de toute responsabilité. Quelques années plus tard il reproduira le même schéma. Le récit est fait par un enfant de 11 ans qui est impacté par cette histoire, les non-dits et la façon dont elle est traitée. Histoire qui l’interroge sur la justice et les recours qu’il reste. S’il en reste.

Merci Chloé pour le temps que tu m’as consacré et les efforts que tu as fournis pour satisfaire à ma demande et combattre ta timidité.

Aux côtés de Chloé, l’immense Maud Tabachnik. Une révélation pour moi que cette femme pleine d’énergie, cash comme j’aime, et dont les Camhug m’avaient tant parlé lors de notre petit-déjeuner que je ne pouvais pas passer à côté. Maud, notre rencontre reste pour moi un moment fort de ce salon. Merci pour nos échanges. Et dès que je peux, je découvre ton univers… Je pensais avoir le temps de revenir échanger avec toi le dimanche… Le temps passe trop vite.

Petite halte rapide auprès des Camhug très sollicités, comme toujours, et que j’ai donc laissé à leurs autres admirateurs.

Puis nouvelle visite aux copains : JOB,Alexis, et Fabio M Mitchelli, en sandwich entre eux et arrivé à son tour. A la bourre le pirate. Mais humour intact.

Et voilà que sur ma route de briques je retrouve mon homme de fer, Fabrice. Déjà croisé dans des allées mais chacun allant son chemin. Nous nous posons pour échanger sur nos impressions. Il est tellement heureux de sa matinée. Nous croisons sur notre chemin Michael Fenris. Ici en visiteur et que je rencontre enfin car, comme beaucoup, il fait partie de mes amis Facebookiens jusque-là invisibles.

Une jolie rencontre, qui en entraîne une autre, celle avec Sylvie, qui nous concocte un nouveau salon du Polar. Il sera organisé en Seine et Marne les 10 et 11/11/17. A vos agendas… Nicolas J passant à proximité je l’alpague et les présente.

Une jolie affiche s’annonce pour ce salon. J’y serai avec un grand plaisir.

Puis me voilà cette fois tel le lapin d’Alice et m’écriant « je suis en retard » et piquant un sprint, mon Corbac toujours bien calé sur mon épaule… C’est qu’il est l’heure d’une rencontre que j’avais planifiée. J’ai déjà raté la rencontre animée par Geneviève avec Elena Piancentini et Benoit Minville Punaise j’avais promis… Mais le temps à SMEP file beaucoup trop vite. Ouf j’arrive pour assister aux 5 dernières minutes de la rencontre animée par Yvan en compagnie de Johana, Steve et Lilas.

Et là je découvre Steve Cavanagh et prends une grande claque. Salvatrice. Ce type il faut absolument que j’échange avec lui. Mille questions m’assaillent. Te marre pas le Corbac. Je sais maintenant d’où m’est venu cet engouement subit. Tu étais dans ma tête !

Il est déjà 13h15. Les 1ers auteurs partis déjeuner ne vont pas tarder à revenir. Vite une pomme, un café et une pause pipi. C’est que faut tenir le planning prévu pour ces deux jours. Comment ça vous êtes fatigués ? Ben accrochez-vous car vous n’êtes pas couchés. Les royaumes, les routes de briques et les arcs en ciel de SMEP se méritent !

13h30. Je passe devant l’emplacement prévu pour J-C Grangé. Je photographie avec humour le lieu. Car sur 3 RDV littéraires auxquels j’ai participé et où il devait être, bernique. Du coup je ne l’attends plus. Comme pour Pierre et le loup. A force de trop crier on n’y croit plus.

Pour la petite histoire il est bien venu. Je ne l’ai pas vu et n’ai rien fait pour. Et vous savez quoi ? L’essentiel de mes rencontres étaient ailleurs même si je me suis délecté de ses deux derniers romans.

Me voici devant Elena Piacentini et Paul Colize.

Originaire de mon monde Facebookien et ayant enfin déposé leur cape d’invisibilité, quel bonheur d’échanger avec eux deux. N’ayant encore lu aucun d’eux (dans ma Pal… un supplice plus sympa que celui du même nom, mais compliqué à gérer la Pal…) ils m’ont avec gentillesse parlé de leur univers.

Avec Elena nous avons essentiellement discuté de la grande prêtresse Geneviève qui m’avait si bien parlé d’Elena et de ses écrits, tant de vive voix que via son dernier article sur Collectif Polar. Le nom de ma Geneviève est toujours une excellente carte de visite.

Avec Paul un petit exercice de questions/réponses : avec son accent exceptionnel (une pensée pour tous mes amis Belges) il m’indique écrire à chaque fois un one shot. Son genre il le définit comme inclassable (noir, thriller). De toute façon il n’aime ni les genres définis ni les cases. Et Paul cette approche me convient à 200% car je ne supporte pas non plus tout ce qui peut être réducteur.

Au plaisir de vous recroiser tous les deux.

Puis rencontre, enfin, avec Nadine Monfils (et oui je fais le tour de la Belgique).

Sa truculence, son univers décalé, sa bonne humeur. Un moment hors du temps bien agréable même si Léon était absent.

Ensuite découverte d’Alexis Ragougneau, auteur de théâtre passé à l’écriture de romans policiers depuis peu qui m’a accordé un moment. Il est l’auteur de deux romans : La madone de Notre Dame et Evangile pour un gueux. Ayant été gardien à Notre Dame, il a choisi ce lieu envoûtant qu’il connait bien. Il a fait le choix d’un duo d’enquêteurs atypiques puisqu’il s’agit d’un juge d’instruction (une femme) et d’un prêtre. Equipe que l’on retrouve dans son second roman. Un prochain roman, pas policier cette fois, est en cours d’écriture. A suivre donc.

Et me voilà devant le shaman de la SF j’ai nommé l’immense Pierre Bordage. Pour le coup je suis un tantinet émue. Quel bonheur de pouvoir échanger 15 mn avec un auteur de cette dimension. Je ne vous ferai pas le détail de tous ses écrits. Les passionnés du genre connaissent. Pour les autres je n’ai qu’un mot : essayez ! Les bibliothèques sont là pour vous ouvrir des horizons dans lesquels vous risquez de vous sentir très bien. Et qui vous entraîneront immanquablement chez votre libraire.

Une nouvelle halte auprès de connaissances : Laurent Scalese et Bob Garcia.

Les deux rencontrés récemment donc échanges amicaux uniquement et c’est très agréable aussi.

Puis au côté de Laurent, un autre ami Facebookien : Benoit Minville.

Enfin rencontré ! Empli d’autant d’humour que de tatouages, c’est dire. Une découverte humaine avant tout. Comme j’aime. Merci pour ces moments, partagés avec ce sacré libraire de St Germain. Il est partout !

Puis un nouveau petit interlude avec Jacques Saussey en compagnie de mon Homme de fer retrouvé au détour d’une allée.

Un nouveau petit clin d’œil à mes chouchous (Nathalie et Jérôme), totalement submergés par leurs lecteurs.

Un petit moment avec « Mame » Geneviève, puis retrouvailles avec Dominique Sylvain juste pour le bisou car vu il y a peu pour la sortie du recueil de nouvelles « Crimes au musée » ; puis pause !

Vous je ne sais pas, mais moi je suis crevée !

Mon cher Jean-Hugues, SVP droit d’asile pour une petite marcheuse épuisée.

Merci pour cette halte amicale et bienvenue. Je crois bien n’avoir jamais été aussi heureuse de m’asseoir… Très agréables échanges, bourrés d’humour. Jean-Hugues, ta compagnie est toujours agréable. Et celle de ton éditeur, découvert à l’occasion, l’est également.

Je passe saluer Monique Ledantec, rencontrée l’an dernier. Toujours pétillante et souriante. Et elle a conservé son joli chapeau.

Puis direction Michel Moatti, ami Facebookien, qu’il est temps de rencontrer et d’interroger.

Michel est l’auteur de 4 romans. Les récits sont toujours différents en termes de forme et d’époque, mais l’univers de Michel se retrouve dans une même approche, une même vision sur le monde. Sur l’humain, ses ressentis, ses peurs et ses angoisses. Voici en quelques mots comment il m’a dépeint son monde. Merci pour le temps accordé et le sourire constant qui a participé à nos échanges.

Me revoici sur une autre route de briques, pour faire un nouveau coucou à Mister Olivier Norek, toujours assailli par sa cour. Un salut rapide, et je poursuis ma quête.

J’arrive devant une idole pour moi, j’ai nommé Madame Irène Frain, découverte via son roman « Le Nabab » en 1982, puis Modern Style en 1984… Depuis j’ai quasi tout lu. J’aime son style. J’aime la femme. Et quel bonheur de pouvoir échanger avec elle, en toute simplicité. De femme à femme. La seule auteure qui m’intimide, encore et toujours. Merci Madame pour vos mots et nos éclats de rire. Et me voici la quittant, avec en main « Marie Curie prend un amant ». Ce livre sera un de mes compagnons estivaux.

Puis je change de genre littéraire et me voici auprès de Nicolas Beuglet, puis Jacques Expert. Les échanges ont été brefs. Ils étaient très sollicités. J’espère avoir plus de temps, sur un salon plus petit, un jour.

J’ai continué à déambuler dans les allées, à la découverte de toutes ces merveilles offertes. Un peu déçue de ne pas avoir eu du temps pour David S.Khara mais il a été très très sollicité. A chacun de mes passages il était débordé.

Un salut rapide à Stéphanie Hochet, Jean-Louis Fournier…

Puis un long moment avec Julie de Lestrange, une Facebookienne régulière de ma page. Un vrai délice que cette jeune femme passionnée et souriante. Le succès de son roman « hier encore c’était l’été » l’a propulsée dans un rêve éveillé. Son bonheur faisait plaisir à voir.

Puis un instant avec Angélique Barberat, sa voisine Agnès Abécassis, Diane Peylin, Aurelie Valognes Auteur et sa bonne humeur communicative… De charmantes jeunes auteures déjà rencontrées. Toujours un plaisir de les croiser à nouveau.

Les habitudes ayant la peau dure je m’en retourne au royaume noir du polar. C’est que je veux absolument discuter avec Steve dont l’interview d’Yvan m’a donné l’envie d’en savoir plus. Nous échangeons de brefs mots. C’est la cata ! Il ne parle qu’Anglais et moi quasi pas. Il me présente ses deux romans « La défense » et « un coupable idéal » édités par Lilas. Je lui fais comprendre que je reviendrai demain avec un traducteur et le quitte sans être certaine qu’il ait vraiment compris. Mais je suis têtue.

J’échange quelques mots avec son voisin, SK Tremayne. Lui aussi ne parlant quasi qu’anglais, mais avec mes trois mots d’anglais et ses trois mots de français, je comprends que cet auteur de polar anglo saxon a écrit deux livres et que le 1er se nomme « Le doute ». Ca n’ira pas plus loin. C’était plus facile avec les auteurs Belges rencontrés précédemment…

Puis rencontre rapide avec Valentin Musso dont on m’a dit le plus grand bien. Il est vrai que le nom de famille ne me donnait pas envie de découvrir l’auteur (pardon). Après nos échanges sur les deux jours du salon, mon regard a changé positivement.

Découverte, rapide car très sollicité, du voisin de Jean-Hugues Oppel, Antonin Varennes. A revoir pour d’autres échanges afin de mieux appréhender son univers.

Puis l’immense Sandrone Dazieri, accompagné de son interprète car cette fois l’anglais n’est

pas au programme des échanges, mais l’italien oui et je ne maîtrise pas non plus, même si j’écoute beaucoup de chanteurs originaires de la fameuse botte. Il est très entouré et pas accessible. Je le remets sur mon programme pour demain et poursuis mon chemin en ayant un peu fait la fofolle avec les voisins de l’auteur Italien qui sont (dans l’ordre de la brochette) : JOB, Fabio, Alexis. Que des garçons vachement tristes.

Je passe saluer un auteur lu à une époque lointaine de ma vie, Didier Van Cauwelaert. Très abordable. Un échange de plus. Toujours intéressant. L’humain pour moi étant le centre de tout.

Me voici de nouveau devant Jacques qui vient d’apprendre qu’il a obtenu le prix Griffe Noire du Polar de l’année pour son roman « Le loup peint ». Je suis avec Fabrice. Et Même un Jacques Saussey est ému de recevoir une belle preuve de reconnaissance. Légitime. Bravo à toi Jacques !

Je file ensuite saluer Nicolas Robin dont le 1er roman « Roland est mort » m’a beaucoup plus. Un moment agréable. Un jeune auteur enthousiaste et émerveillé. Une belle rencontre.

Échange également avec son voisin Enguerrand Guepy, présent pour son 4éme roman « Un fauve » qui retrace les derniers jours de Patrick Dewaere. Il en parle avec ferveur. Passionnant, d’autant que le comédien en question était de ma génération et fait partie de mes souvenirs. Toute une époque. La mienne.

Puis rencontre avec Laurent Bettonni. Il était au préalable dans l’industrie pharmaceutique, puis il a écrit des chansons, est retourné à l’écriture de romans en faisant un détour par celle des scénarios. L’écriture est pour lui une évidence. Il écrit depuis toujours. Pour les jeunes, puis pour les adultes avec en 2005 son roman « Ma place au paradis ». Il mixe les genres (Polar et Blanche). Il devient apporteur de talents pour Robert Laffont. Il est chroniqueur littéraire. Une large panoplie de talents. Ce qu’il aime c’est écrire sur des personnages du quotidien qu’il laisse se débattre. L’âme humaine et la noirceur qu’elle renferme parfois et qu’il explore si bien sont son fil conducteur. Merci pour ce long échange que tu as bien voulu m’accorder.

Puis me revoilà qui reprends mon chemin. J’arrive devant Bernard Minier que je salue et avec qui j’échange rapidement. J’ai lu seulement un de ses romans « Une Putain d’Histoire ». J’ai beaucoup aimé et lui dit. Et le laisse à la foule, nombreuse, qui l’encercle.

Cette 1ére journée se termine. Il est déjà 18h15. Je retrouve Fabrice, Lou, David et sa douce. Je me pose enfin… J’entraperçois de loin Jacques Ravenne. Il est lui aussi en pause après salon et je le laisse donc tranquille.

Nous continuons à papoter avec Fabrice et Armelle qui nous a rejoint. David et Fabienne sont partis, les autres connaissances, hors auteurs, également.

Bob nous rejoint. Après cette journée éprouvante mais riche ô combien, que ça fait du bien de se détendre entre amis et en prime avec une flûte de champagne ! Je m’aperçois que le salon a fermé ses portes depuis presque 1 heure, m’inquiète un moment, car je n’ai pas de passe magique et ne devrais pas me trouver là. Mais l’on me garde dans ce cercle ami sans appeler la garde et me faire expulser. Des liens se nouent sous mes yeux, des auteurs, des éditeurs échangent… Mais chut !

Merci à vous tous pour m’avoir incluse comme vous l’avez fait.

Puis le temps file, les coupettes se vident. Il est plus de 20h30. Me voici filant dîner avec de jolies connaissances de ce milieu (des amis pour certains) : Claire, Armelle, Nicolas L, Fabio et Fabrice… Claire je tairai le périple pour retrouver une certaine voiture… Même si je garde en mémoire chaque instant. Nous voici enfin installés en terrasse, détendus, que du bonheur. Nous parlons de tout, projets, littérature, famille… Une parenthèse dont j’ai savouré chaque instant.

Mais comme je suis têtue, j’ai toujours dans un coin de ma tête les questions que je n’ai pas pu poser en début de journée suite à mes failles en anglais. Je demande donc à mon ami Fabrice s’il accepte de me consacrer un peu de temps le lendemain pour me servir d’interprète. Il me dit « pas de soucis en revanche je ne vois pas qui est Steve ». Et là, surprise, au même moment, Steve sort de la salle du restaurant pour fumer. Je dis donc en riant à Fabrice « retourne-toi il est juste là ! ». Fabrice se lève, se présente à Steve qui donne son go pour notre entretien du lendemain. Il avait compris une partie de mon numéro façon mime Marceau de la matinée. Me voilà aux anges ! Avec Fabrice revenu à notre table, nous échangeons sur la façon de nous organiser et Lilas sort à son tour du restaurant avec Johana et Steve, leur dîner étant terminé. Elle surprend notre conversation et nous interrompt en disant « mais c’est une super idée que cette interview. Je vais la filmer en direct pour la diffuser sur la page des éditions Bragelonne ». Je la regarde et lui rappelle que je ne suis personne. Que je pose juste mes questions au feeling et en toute simplicité. Elle m’indique que justement c’est parfait. Nous donne RDV pour le lendemain et file avec son chevalier Huber… On se regarde avec Fabrice. Bon ben quand faut y aller, faut y aller. Demain est un autre jour. Et les questions sont dans ma tête depuis le matin. Mais voilà, Fabrice, du fait de son cursus, m’indique qu’avec les Anglo-saxons et Américains, format court obligatoire, soit 5 questions maxi… Heu la clairement, comment dire, c’est la m… parce que moi, des questions, ce n’est pas juste 5 que j’ai envie de poser.

Nous finissons notre dîner à notre tour. Nous nous éparpillons. Je me retrouve avec Fabrice et Nicolas. Ce dernier me demande de le raccompagner au RER en voiture. Comme je dois également déposer Fabrice ce n’est pas un souci. En revanche Nicolas me sert de GPS car ce n’est pas le RER de ST Maur qui l’intéresse mais un qui va le conduire direct dans son quartier Parisien. Et nous voilà partis. Le trajet n’est pas triste même si un peu long. Nous arrivons devant la fameuse station RER d’une autre ville et là… grilles fermées. Dernier RER passé. Il est 23h45. Je suis au-delà de la fatigue et incapable de conduire jusque Paris et revenir. J’abandonne donc Nicolas sur le trottoir. Mon dieu j’ai honte. Raccompagne Fabrice à proximité de son hébergement et récupère enfin le mien. Il est 2h15. Nous sommes dimanche et je suis épuisée. Si vous m’avez accompagnée jusque-là vous devez l’être aussi (Richard Migneault j’espère que tu as l’impression d’y être avec moi).

J’ai une boule à l’estomac en me demandant si Nicolas a trouvé une solution pour rentrer… Abandonner son chouchou, c’est un comble !

La suite dans un prochain article… La magie de SMEP va durer encore –

Précision :Les photos où je me trouve ne sont pas de moi (évidence). Celle de Nicolas en fin d’article non plus.

Il était une fois SMEP 2017 – Introduction


Aujourd’hui on retrouve notre Eppy Fanny qui nous entraîne sur ses pas à Saint Maur en Poche.

Elle partage avec nous ces deux folles journées de festival qu’elle a vécu à 200%.

Voici donc le premier épisode des folles aventures d’Eppy Fanny à SMEP


Il était une fois SMEP 2017 – Introduction

BY EPPY FANNY·

SMEP 2017 – 24 et 25/06/17

Il était une fois …

SMEP c’est un conte de fée chaque année renouvelé. Des royaumes divers s’y côtoient :

– La Blanche Hermine, peuplée de rudes chevaliers prêts à en découdre pour la couronne ou les beaux yeux d’une femme,

– Le Polar, où la noirceur de l’humain côtoie le meilleur, à défaut le moins mauvais,

– La SF et La Fantasy, où l’on croise avec délectation Dragons, Elfes, robots et planètes interdites,

– Le Romans et les biographies, où l’amour, heureux, malheureux, légitime ou pas est souvent à l’honneur,

– La jeunesse et les Câlinous* (*définition personnelle des ouvrages pour les tous petits et leur effet doudou), des couleurs qui brillent autant que les yeux des enfants et des héros qui leur ressemblent.

Chacun de ses Royaumes se compose de multiples provinces. Les langues y sont multiples. SMEP n’ayant rien à envier à Babel. Le français est souvent mâtiné d’un accent belge ou canadien. Ces territoires sont régis par des Seigneurs, Princes, Princesses, Rois et Reines de talent. Tous magiciens. Toujours bienveillants, disponibles et souriants pour ce peuple (lecteurs, blogueurs…) venu nombreux profiter de leur rayonnement et réaffirmer leur fidélité. Certaines de ces têtes couronnées sont parfois dissipées, peu ou prou. Pour notre plus grand plaisir. Et puis il y également ces populations nouvelles, en quête de guide, avides de trouver le ou les Royaumes qui leur permettront de s’évader et s’épanouir.

Mais pour qu’un conte de fée puisse exister il faut des fées. Ici elles sont nombreuses et veillent au bien-être de tous. Je parle de ces bénévoles, organisateurs, libraires, tous amoureux et passionnés, sans qui rien ne serait possible. Le tout sous la houlette de l’homme à la houppette, Gérard Collard. Grace à eux j’ai vécu 48h de rêves éveillés. Merci !

Cette année je n’ai pas visité tous les Royaumes, par manque de temps pour partie. Concernant celui de la jeunesse, la jeune maman qui m’accompagnait l’an dernier et qui m’est chère, n’était pas disponible pour cette édition. Un petit prince étant venu rejoindre les deux merveilleuses princesses qu’elle m’avait déjà offertes. J’ai donc laissé les allées du pays des Câlinous aux petits et à leurs parents. Puis ma fidèle amie Fanny n’était pas à mes côtés pour arpenter les divers royaumes réservés aux plus grands.

Pour rajouter encore à mon manque, événement appris la veille du salon, la fermeture prochaine d’un lieu magique du nom d’Humeurs Noires, cher à mon cœur, avait fortement assombri mon horizon et rendu ma nuit quasi blanche. J’ai donc dû secouer très fort ma carcasse afin de voyager dans plusieurs Provinces et Royaumes. Chaque pas ayant le mérite de chasser le noir qui m’avait envahie. J’ai donc rencontré, rapidement ou pas, un bon nombre de ces ensorceleurs de talents. Certains connus, d’autres rencontrés pour la 1ere fois suite à des échanges FaceBookiens (un autre pays lointain), et d’autres, découverts lors de ces tournois et joutes littéraires.

Mon objectif était triple lors de cette quête :

Saluer plus ou moins longuement les amis déjà rencontrés et appréciés, me présenter aux amis du fameux monde FaceBookien pas encore croisé dans cet univers, et découvrir, au maximum, de nouveaux magiciens, afin de sauter à pieds joints dans leur univers dès que l’occasion m’en sera donnée.

Mais sur ces deux jours une chose est sûre, l’ombre de mon Olivier Le Corbac Vanderbecq n’a pas quitté mon épaule gauche, celle du cœur.

A suivre un retour rapide sur ce parcours quasi initiatique, en quête, toujours, de la genèse de l’écriture de ces Reines et Rois… En quête surtout d’humanité. Et ces monstres sacrés en sont largement pourvus.

Je vous propose donc de prendre la main que je vous tends bien volontiers afin de m’accompagner sur cette route de briques où de nombreux arcs-en-ciel nous attendent.

De cauchemar et de feu – Nicolas Lebel


De cauchemar et de feu – Nicolas Lebel

Le petit avis de Kris

 

Cette fois, l’auteur nous entraîne dans cet enfer qu’a été L’Irlande (et qui y est peut être toujours un peu) dans les années 70.
Le capitaine Mehrlicht, toujours égal à lui-même, bourru, pince sans rire, cachant ses sentiments et son cœur derrière des blagues potaches, mène une enquête très spéciale.
Qu’on ne s’y trompe pas, cet opus se lit avec délectation comme d’habitude mais il faut rester concentré pour saisir et comprendre toutes les ficelles de ces événements qui font l’étoffe des principaux personnages.
On sent bien la culture et le travail important qu’il y a derrière cette histoire. Malgré la légèreté du propos les faits sont là et très crédibles.

4ème de couv :


Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.
Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale


L’auteur 
Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant. 
Il est également auteur de romans policiers. Nicolas Lebel a fait des études de Lettres et d’anglais puis il s’est orienté vers la traduction. Il est parti en Irlande quelque temps avant de devenir professeur d’anglais. Il enseigne aujourd’hui dans un lycée parisien. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment ».
En 2013, il publie aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », en 2014, « Le Jour des morts », puis en 2015, « Sans pitié, ni remords », trois romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste. Ces quatre romans mettent en scène le capitaine Mehrlicht.

L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin


Le livre : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin. Paru le 2 janvier 2015 chez Robert Laffont.  19€ ; (331 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv

Héros méconnu de la Seconde Guerre mondiale et génie visionnaire – l’inventeur de l’ordinateur, c’est lui –, Alan Turing a révolutionné nos vies. Et il est mort en paria. 
Dans un futur proche. Les transhumanistes ont gagné. L’IA (intelligence artificielle) domine désormais le monde. Mais elle a une obsession : réhabiliter la mémoire de son  » père « , le génial mathématicien anglais Alan Turing. Pour cela, il lui faut établir la preuve qu’il ne s’est pas suicidé, comme l’a toujours prétendu la version officielle, mais qu’il a été assassiné. En quête du moindre indice, elle remonte le fil de sa vie…
En décodant Enigma, la machine de cryptage des forces allemandes, fierté du régime hitlérien sur laquelle les services secrets alliés se cassaient les dents, Alan Turing a largement influé sur le cours de l’histoire. En créant l’ordinateur, il a inventé le futur. Pourtant, ce jeune homosexuel au QI exceptionnel a connu un destin terrible : traité en renégat par sa propre patrie, il est mort d’empoisonnement au cyanure dans des circonstances suspectes en 1954, en pleine guerre froide, peu après avoir accepté la castration chimique pour échapper à la prison. Dans l’Angleterre puritaine et ultraconservatrice de l’après-guerre, influencée par le maccarthysme américain, qui avait intérêt à faire éliminer Turing, l’homme qui en savait trop ?
Entre histoire, espionnage, science et secrets d’État, un  » biopic  » mené comme un thriller où l’on croise Churchill, Eisenhower, Hitler, Truman, Staline, les espions de Cambridge, de Gaulle, et jusqu’à l’ombre inquiétante de John Edgar Hoover.

 

Les auteurs : Médecin, énarque et expert des nouvelles technologies médicales, Laurent Alexandre est l’auteur de La Mort de la mort (JC Lattès). David Angevin est romancier et journaliste, spécialiste des États-Unis et des nouvelles technologies. Auteur de nombreux livres, il a déjà cosigné avec Laurent Alexandre les romans Google Démocratie et Adrian humain 2.0 (Naïve Livres).

 

Extrait : 
Le lieutenant O’Ryan alluma une nouvelle cigarette pour tuer le temps. Il attendait depuis une heure devant la porte d’un colonel des services secrets britanniques. Sa formation était achevée. Il avait subi trois semaines d’entraînement physique avec des centaines d’autres hommes triés sur le volet. On l’avait jaugé, évalué psychologiquement, testé sous toutes les coutures dans un camp militaire isolé au fin fond du Yorkshire. Il avait été jugé apte à rejoindre le MI6, la branche du SIS (Secret Intelligence Service) chargée des activités d’espionnage à l’extérieur du pays. Terminé la surveillance des cocos à la sortie des usines de Liverpool et de Manchester, fini l’interception du courrier, les intrusions chez les particuliers et les interrogatoires de sous-fifres. Dans quelques jours, il serait nommé capitaine, assigné au MI6. John O’Ryan allait voir du pays au service de Sa Majesté.

Mon petit avis :

La vie d’Alan Turing, mathématicien anglais recruté par Churchill pour décoder Enigma, la machine de cryptage des forces hitlériennes. Inventeur de l’ordinateur, précurseur des débats controversés sur l’intelligence artificielle, homosexuel introverti, il va mourir empoisonné dans des circonstances suspectes en 1954.

Ce type a une vie de dingue entre un père absent, une mère qui le couve, le petit Allan fait figure d’OVNI au milieu de ses camarades de classe. Il s’ennuie visiblement en classe, ce qui est certain c’est que ses résultat scolaire sans mauvais. Pourtant visiblement le petit Alan a une excellente mémoire notamment pour les chiffres.

Et puis un jour il tombe sur un livre de science. Et là l’intelligence supérieure de notre héros éclate au grand jour !

La vie d’Alan va changer du tout au tout. Lui l’asocial, le mal aimé, va se dévoilé tout en restant dans l’ombre.

Depuis que j’ai lu ce livre, Alan Turing est un peu plus connu. Un film lui a été consacré, d’autres livre aussi, des biographie notamment !

Mais c’est belle est bien a travers cette fiction que j’ai découvert le personnage.

Et quel personnage.

A la fois agaçant, repoussant, hyper intelligent et parfois pourtant handicapé de la vie. ce qui le rend touchant.

Je pense que si Turing avait vécu aujourd’hui, nous lui aurions découvert un autisme d’Asperger ou syndrome d’Asperger.

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage.

Le syndrome d’Asperger fait partie des TSA (troubles du spectre autistique).

C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus fréquemment les garçons que les filles et qui affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. En effet, ces personnes décodent avec difficulté les situations de la vie quotidienne. Leur corps, leur cerveau et leurs cinq sens reçoivent les informations correctement, mais un défaut d’analyse empêche un traitement de ces données. Il en résulte, pour la personne atteinte, une appréciation confuse de la vie et de l’environnement. Elle a donc besoin d’être guidée dans la complexité de la vie sociale.

En plus de ça Turing était homosexuel. Et dans l’angleterre du début du 20e siècle, l’homosexualité est un crime sévèrement puni !

Bref, notre héros, n’était vraiment pas fait pour vivre à cette époque. Et pourtant il a changé le court de notre vie. Aujourd’hui, il ferait fureur et serait un vrai héros, un super héros !

Bon j’arrête je ne vous en dit pas plus. Je préfère que vous découvriez ce livre. Car ce n’est pas seulement une simple biographie de ce génie méconnu. C’est aussi une belle réflexion sur notre monde et son devenir.

De plus l’écriture est fluide, les chapitres courts. Ils alternent entre les époques et les points de vue des différents personnages. Tout cela se lit avec un plaisir non dissimulé. En plus on apprends des tas de chose.

Bref j’ai adoré et même été bouleversée !

Voilà, maintenant…

L’avenir sera ou pas ! Lumineux ou sombre à nous de décider ou du moins d’ouvrir les yeux et d’être vigilants !

 

Pour en savoir plus voir mes petits articles  sur A vos Crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 2

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 3

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 4

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 5

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 6

 

Ah oui tant que je vous tiens.
Un autre livre, un autre roman sur Alan Turing que j’ai adoré :
Indécence manifeste de David Lagercrantz.
Mon petit avis ICI 

Angleterre, 1954. La paranoïa engendrée par la guerre froide se généralise, en Europe comme ailleurs. Deux employés du bureau des Affaires étrangères, Burgess et Maclean, ont été démasqués comme étant des espions soviétiques et aux États-Unis la chasse aux sorcières de Joseph McCarthy contre les communistes et les homosexuels bat son plein. Un matin pluvieux de juin, le corps sans vie du mathématicien Alan Turing est découvert à son domicile de Wilmslow. À côté de lui, sur la table de chevet, une pomme croquée imbibée de cyanure. L’homme a été condamné à la castration chimique pour son homosexualité quelques années plus tôt, et l’explication d’un suicide semble convenir à tout le monde. Mais l’inspecteur Léonard Corell, en charge de l’enquête, s’intéresse de plus près au passé du mathématicien. Pourquoi Turing avait-il été surveillé durant des semaines avant sa mort ? Et pourquoi les services secrets cherchent-ils à cacher à tout prix le rôle mystérieux qu’il a joué durant la Seconde Guerre mondiale ?
Thriller hybride entêtant, enquête vertigineuse où la police cherche à décrypter la vie d’un homme passé maître dans l’art du codage, Indécence manifeste brasse déjà des thèmes chers à David Lagercrantz, tels que la marginalité, les mathématiques comme possible grille de lecture et de cryptage du monde, et les divers visages de l’espionnage, sur lesquels l’auteur de Millenium 4 vient récemment d’offrir une nouvelle et passionnante variation.

Nous rêvions juste de Liberté d’Henri Loevenbruck


Les off de OPh 1

 J’ai la chance aujourd’hui de vous présenter le premier billet d’Ophélie, notre nouvelle chroniqueuse.

Ophélie nous propose son ressenti de lecture avec ce premier Off de Oph sur :

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

 Et… Pour mieux connaitre Ophélie c’est ICI

 

Nous rêvions juste de Libertéle livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway.
Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH ou L’avis d’Ophélie

 

« Nous rêvions juste de Liberté »

Pas de mots, juste des larmes et le cœur serré…

« Nous rêvions juste de Liberté » n’est pas un livre mais un trésor, un trésor que je vous conseille d’ouvrir et de lire sans attendre…

Un trésor qui vous fera sans doute passer au delà du miroir si, derrière Bohem, vous décidez de prendre le chemin de la liberté…

Un trésor qui vous fera forcément ouvrir les yeux sur le sens profond de l’amitié…

J’avoue ne pas être une fidèle de l’ensemble des œuvres de Sieur Henri Loevenbruck. Jusqu’à ce jour je n’en n’avais lu que deux (Le rasoir d’Ockham et les cathédrales du vide) qui m’avaient été conseillés par Christophe de la Librairie des 4 chemins à Lille. Christophe, un de ces Libraires magiques qui vous connaît tellement bien que quand vous allez le voir il met à chaque fois dans le mille quand il vous conseille.

J’avais beaucoup entendu parlé de ce roman par des amis. Ils le décrivaient avec ferveur comme une œuvre bouleversante et ils y ont mis tellement d’émotion que je n’ai pas su résister.

Je l’ai donc acheté et me suis plongée dedans…

Comment vous faire comprendre à quel point ce roman m’a percuté… Au delà du chemin initiatique que beaucoup évoquent et que je considère comme quelque chose de très personnel, j’ai vu tellement d’autres choses… les valeurs qui sont décrites, la loyauté, le respect, l’honneur… l’amour inconditionnel que l’on peut ressentir pour des amis bien plus que pour des « amoureux », voir même de la famille…
Ce besoin d’être libre au delà des apparences et des pressions de conformité auxquels nous sommes soumis en permanence, cette envie de ne pas entrer dans un moule et de refuser ce que certains appellent « la fatalité » ou encore « l’inéluctable »…
Cette amitié qui nous transcende même quand nous n’avons plus de contacts avec celui ou celle à qui on se sent lié à jamais (je vais d’ailleurs offrir ton livre à « ma Freddy » pour qu’elle sache à quel point je l’aime), mais aussi le goût amer de la trahison… la douceur du pardon quand au delà de la douleur nous restons fidèle à nos valeurs…
L’écriture est touchante de naïveté et c’est aussi ce qui fait la force de ce roman et lui donne son caractère universel, il parle à tous sans besoin de se plonger dans un dictionnaire ou de réfléchir au sens exact d’une phrase… Cette naïveté qui nous fait ressentir tellement d’émotions, qui donne l’impression que c’est un ami qui nous raconte son histoire autour d’une bière fraîche, qui donne cette impression de partager un moment intime avec Bohem, un moment où il se livre entièrement, sans fard, sans artifice, lui tout simplement.
Ce roman illustre parfaitement le pont qui peut se créer entre un auteur et ses lecteurs, avec ce sentiment de partager ensemble un secret ou en tout cas un moment d’échange privilégié.
Dans tous les cas, cette œuvre ne peut pas laisser le lecteur indifférent!
Je vous conseille de monter derrière Bohem, sur sa moto, et de faire ce voyage avec lui, attaché à sa taille, les cheveux au vent et la liberté vous fouettant le visage… Dépliez vos bras et laissez vous emportez avec lui…

Moi j’y suis encore, sur les routes, et ne suis pas prête à le laisser partir.

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski


L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski :

Un premier roman magistral, un coup de foudre inévitable.

 

 Le livre :L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowsky . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob. 19,90 € ; (286 p.) ; 22 x 15 cm.

L’edition en poche chez le même éditeur est parue le 4 juin 2009. 7,90 € ;  (281 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

4e de couv

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

 

L’auteur :  On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles policières elles aussi.

Elle dit aussi en parlant de son enfance : « J’ai eu une enfance studieuse. J’ai aimé l’école et les universités passionnément » .

Elle se définit comme un écrivain-sculpteur qui, à partir d’une matière, façonne, modifie, transforme… Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

 

Ma petite lecture

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, Nicolas Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans auparavant, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de l’incompétence qui l’a privée de 15 ans de liberté.

L’écriture de ce livre est parti d’un fait divers. Il aura fallu à l’auteur broder autour de celui-ci pour nous proposer un des premier legal thriller français. Cette catégorie de polar est plutôt l’apanage des auteurs made in USA. On connaît Michael Connelly, John Grisham, Scott Turow. Et bien maintenant il faut compter avec Laura Sadowski.

Laura SADOWSKI est avocate de formation. A travers ce titre elle nous fait revivre et découvrir tous les aspects procéduriers et juridiques d’un procès aux assises. Cet exercice est périlleux mais grâce à sa plume fluide et son style concis, elle rend tout cela attrayant. Et jamais ces aspects techniques de la justice française ne nous paraissent ennuyeux. Bien au contraire, c’est eux qui créent la tension dramatique.

 

Extrait : « Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés. » 

 

Laura nous livre aussi un plaidoyer contre les conditions de détention dans les prisons françaises. Leurs états de délabrement. A Fleury Mérogis, la majorité des cellules sont prévues pour être individuelles avec une superficie de 11 m², équipées d’un lavabo et de toilettes mais elles comportent deux lits superposés. Allez comprendre.

Mais surtout l’auteur nous entraîne dans un huit clos glaçant, où les deux protagonistes vont devoir jouer leur partition avec minutie. Où chacun va devoir tenir ou revoir ces positions. Ici le lieu devient un élément essentiel, un personnage à part entière de la pièce qui se joue. Cette cellule participe à la dramaturgie qui se noue. Elle oblige à la proximité, à l’empathie.

 

Extrait 2 : « Voilà. A présent, il connaissait les raisons de sa captivité. Clémence Lange n’était ni folle à lier, ni de mauvaise foi, ni ignorante de la réalité : elle était un bras vengeur qui réclamait justice. Et elle désignait son défenseur, son principal accusé »

Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire en y incluant une pointe de roman noir.

Laura nous ravit par son talent, malheureusement pas encore assez reconnu. Mais c’est surtout par son humanité qu’elle nous séduit.

Lisez les romans de Laura Sadowsky mais surtout n’hésitez pas à aller à sa rencontre.

On repart toujours heureux d’une rencontre avec Laura Sadowsky. Elle sait nous mettre en avant, et nous reprenons confiance. Avant même de nous parler de ses romans, elle nous parle de nous. Elle ravive chaque fois la part d’humanité qu’il reste en nous. On ressort toujours bienveillant d’une lecture d’un livre de Laura Sadowsky. Bref. Il faut lire Laura et surtout la faire connaitre.

 Extrait 3 – 4 et 5:
 «Cette pièce est mon royaume, Maître, rétorqua-t-elle en désignant la pièce d’un geste large des bras. Ici, j’ai tous les droits. Je suis votre geôlière, votre juge, votre avocat, votre infirmière, votre pire ennemie ou votre meilleure amie. C’est à vous de décider.»
«C’était à présent l’épouvante qui dominait en lui, la terreur de devoir payer son incompétence. »
«Tant de sentiments le submergeaient en ce moment, le remords, la stupéfaction, la peur, la colère… C’était à peine s’il parvenait à respirer »
 

 En savoir plus:

 Une autre lecture de L’affaire Clémence Lange avec mon ABCdaire

Pour mieux connaitre  notre auteure et surtout pour écoutez Laura Sadowski :

http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/09/04/paris-est-la-ville-du-crime/

 


 

 

« Laura Sadowski» à l’honneur #1 – Juillet


Le premier « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure.

Et c’est Laura Sadowski que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Laura qui ouvre cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Laura Sadowski

Sa biographie

De Laura Sadowski on ne sait presque rien.  On sait qu’elle est avocate ! Que c’est une écrivain français de romans policier.

Laura Sadowski.  se défini elle même en 4 mots, un verbe, un subtentif, un lieux et un adjectif qualificatif 

Laura Sadowski. 
— (se) passionner : j’aime être captivée et m’éprendre.
— nuit : parce que mes « nuits sont plus belles que [mes] jours ». J’écris la nuit.
— Paris : cette ville m’inspire plus qu’aucun autre lieu.
— idéaliste : c’est ainsi qu’on me voit.

En 2007, Notre auteur a l’opportunité de pouvoir écrire sans avoir à travailler. Elle l’a saisie. Et écrit « L’Affaire Clémence Lange ».

Le désir d’écrire a toujours été là. Il est dans ses souvenirs indissociables de ses premières lectures. Elle se souviens que petite, elle réécrivait ce que la maîtresse d’école leur faisait apprendre (conte, fable, etc.). Elle en faisait d’autres versions, « bien plus maladroites que les originales », nous précise-elle ! Le goût des mots, leur musique, leurs mystérieuses alliances, leurs polysémies… sont chez elle aussi forts que les autres sens. Ce qui me fascine le plus c’est leur capacité à créer un monde et pas seulement à représenter celui où nous sommes.

Il y a deux types d’écrivains : les écrivains-architectes qui, avant de se lancer, bâtissent un plan très élaboré et détaillé, et les écrivains-sculpteurs qui, à partir d’une matière, façonnent, modifient, transforment… Laura appartient à la seconde catégorie. Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

Pour Laura Sadowski. Un écrivain n’existe que parce qu’il y a des lecteurs. Un écrivain orphelin est un être malheureux. Aussi aime-t-elle dialoguer avec ceux qui l’ont lue, appréciée ou non. C’est ce dialogue qu’elle veux partager. 

J’ai eu la chance de rencontrer Laura Sadowski. Je crois que je n’ai jamais fait plus belle rencontre. J’ai eu un véritable coup de foudre pour cette auteure.

Je vous le disais…. On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, qu’elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman de SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles, policières elle aussi.

Mais si j’ai choisi de vous présenter Laura Sadowski aujourd’hui c’est parce que c’est grâce à elle si aujourd’hui je suis blogueuse. Elle a été la toute première à m’encourager à partager mes petits avis. Elle m’a encouragé à créer une page et un profil facebook pour Collectif Polar. Elle était encore là quand il a été question de mettre sur pied mes apéros polar. Elle a accouru quand j’ai eu besoin de quelqu’un pour convaincre ma directrice de l’époque. Elle a fait un formidable réquisitoire devant un public et ma direction conquis. Elle aurait pu se contenter de nous parler de ses livres, mais non ! Elle nous a présenter une formidable conférence sur la littérature policières, sur ses précurseurs, sur ses différents genres. Elle a fait participer le public, l’a séduit. Bref à assurer de façon magistrale le job. Et tout cela rien que pour mes beaux yeux, qui ne sont pas beaux d’ailleurs. Oui simplement par simple amitié.

Voilà pourquoi mon tout premier « Auteur à l’honneur lui est consacré !

 Sa bibliographie

Et pourquoi j’aime cette auteure, et bien c’est simple, elle se réinvente à chaque nouveau titre.

 

L’Affaire Clémence Lange paru en 2008

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An. Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente. Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers… Un huis clos angoissant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

Pourquoi j’ai aimé ce titre par ICI

 

L’Origine du sexe paru en 2009

Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?
Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?

La Peur elle-même paru en 2010

La peur elle-même LSAux côtés de la capitaine de police chargée de l’enquête, ils vont peu à peu mettre au jour une réalité effrayante. Daphné Jenken ne menait pas une vie aussi lisse qu’on pouvait le croire…

Ariane, étudiante en médecine, vient d’emménager dans le 16e arrondissement de Paris, dans un immeuble peuplé d’étranges locataires. Alors qu’elle effectue son stage à l’Institut médico-légal, elle doit autopsier le cadavre d’un jeune homme tué à coups de couteau. Elle découvre qu’il s’agit de son ami Jérémie. Il a été assassiné dans l’immeuble d’Ariane qui devient la suspecte numéro 1.
Après L’Affaire Clémence Lange et L’Origine du sexe, le nouveau thriller psychologique de Laura Sadowski nous plonge dans une inquiétante étrangeté…

La Géométrie du tueur paru en 2011

La géométrie du tueurVoilà deux ans que la fille unique de Mathis Clay’h, avocat, a disparu une nuit sans laisser de traces. Depuis, divorcé, dépressif et insomniaque, il tente de surmonter sa douleur en assurant des permanences pénales qui le font errer des parloirs des commissariats aux couloirs des tribunaux.

L’apparition soudaine d’un tueur en série et maître chanteur, dont le procès est imminent, va le plonger dans un effroyable dilemme : réussira-t-il à faire acquitter ce psychopathe criminel pour obtenir la vérité sur la disparition de sa fille ? Et si elle était toujours en vie ?

Saisissant et haletant, le nouveau roman judiciaire de Laura Sadowski nous entraîne dans une enquête terrifiante doublée d’une quête bouleversante.

 

 

Sanglante, sera ta fin publié en 2012

Sanglante, sera ta finUn procureur américain demande l’extradition vers le Texas de Teddy Lamar, un jeune franco-américain, accusé de hold-up sanglants à Dallas et qui s’est réfugié à Paris. Il risque la peine de mort. Un procureur français désigne maître Franck Farraud, un avocat obscur mais ambitieux, pour empêcher que l’exécution ait lieu. Celui-ci voit dans cette affaire la chance de sa vie. Ce que l’avocat et le fugitif ignorent c’est qu’ils sont chacun le jouet d’une machination diabolique. Mais lorsqu’ils finiront par l’apprendre ?… Quand la machine judiciaire est le meilleur des alibis. Un thriller qui entretient le suspense jusqu’à la dernière page !

 

« Cela fait des années que je vante le talent de cet auteur. Il faut tout lire d’elle. » Marina Carrère d’Encausse

« Un thriller judiciaire passionnant au suspense grandissant. » Polars Actuels

ICI… Pourquoi j’ai aimé Sanglante, sera ta fin 

Si loin, si proche de moi paru en 2015

Si loin, si proche de moiVirginia a dix-sept ans lorsque sa mère, Christine, appartenant à la bourgeoisie de Tours et menant en apparence une vie sans histoires, disparaît lors de la fête annuelle. Malgré d’intenses recherches, elle n’est pas retrouvée. La police penche pour un crime. Qui l’a commis ? Le mari ? Une autre personne ? Finalement, on découvre la voiture abandonnée dans une forêt et une scène de crime qui raconte une histoire effroyable. Mais la police ne retrouve pas son corps. Cinq ans plus tard, sur la base d’une preuve matérielle, un homme est condamné. Après dix ans de prison, celui-ci obtient l’annulation de sa condamnation à perpétuité. Virginia, devenue psychiatre, mariée et mère de famille, met alors sur pied un plan afin de piéger le meurtrier et de se venger… Les choses se dérouleront-elles comme elle l’avait prévu ?

Pourquoi j’ai aimé Si loin Si proche de moi

 

Les enquêtes de Mathew Leuck

Les enquêtes de Mathew Leuck

Publié en 2013 uniquement en ebook

4 nouvelles à faire frémir !

Dans un comté reculé du Texas, Mathew Leuck, lieutenant de police rattaché au bureau du sheriff, enquête. Entre crimes horribles, crimes passionnels et crimes d’intolérance, sa tâche est rude.
Voici ses histoires…

 

 

 

La Guerrière de Shanghai

La Guerrière de Shanghai« SURVIVRE A TOUT PRIX, DOMINER SA PEUR, tel pourrait être le credo de l’héroïne. A lire sans aucune hésitation ! »

 

Présentation  :

Une nuit, Ni Hao, une jeune fille timide et illettrée, secrètement amoureuse d’un jeune artiste peintre, est agressée par trois hommes dans une rue sombre des entrepôts du port de Shanghai. Ils la laissent pour morte. Or, ces hommes n’avaient pas choisi Ni Hao au hasard. Ils voulaient détruire en elle une guerrière Shaolin aux aptitudes occultes, venue du Passé pour empêcher une prophétie de se réaliser. C’est en voulant se venger de ses agresseurs que Ni Hao découvre qui elle est en réalité et quel est son destin.
Lorsqu’elle revient 3 ans plus tard à Shanghai, sa ville a changé, mais ses ennemis sont toujours là. Entre elle et eux, ce sera alors le Commencement…

Extrait :

« Soudain, j’ai eu la sensation d’un frôlement, puis d’une respiration contre ma nuque. J’ai tressailli, et me suis retournée. Personne. Il faisait nuit. La rue était déserte, j’étais seule. L’impression était étrange, elle m’a glacé le sang. J’ai pensé : c’est la nuit et c’est la peur. J’ai regardé autour de moi, il n’y avait rien. Rien que des feuilles de papier et des sacs de plastique que le vent faisait voler. Toutes les maisons étaient éteintes, la rue n’était éclairée que par la faible lumière de deux ou trois lampadaires et par la lune, pleine et blanche. Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge. J’ai serré les épaules et je suis repartie. De nouveau, j’ai senti qu’on m’effleurait et qu’on respirait contre ma joue. Je me suis figée sur place. J’ai fouillé des yeux la pénombre sans rien distinguer. Les gens disent qu’ils ont ressenti quelque chose de comparable juste avant que ça leur arrive. »

 

Voilà, vous savez tout, j’espère juste vous avoir donné envie de découvrir Laura et ces bouquins !

Car en plus d’être une auteur de talent c’est avant tout une femme de coeur, d’une humanité folle.

Foncez, lisez là, commencer par l’affaire Clémence lange, vous ne serez pas déçus.

Parole de Collectif Polar

Les maraudeurs de Tom Cooper


 

tc Le livre : Les maraudeurs  de Tom Cooper. Traduit de l’américain par Pierre Demarty. Paru le 4 mai 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique. .  22€ ;  (398 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les Maraudeurs

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

« Un premier roman aussi brillant que palpitant. »
Donald Ray Pollock

 

tcL’auteur :  Tom Cooper s’est fait connaître par ses nouvelles, publiées dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. Les Maraudeurs, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine et sera prochainement adapté à la télévision par les producteurs deBreaking Bad. Il vit et enseigne à La Nouvelle-Orléans.
Extrait : 
Grimes pénétra dans le bungalow et regarda autour de lui, avisant les serpentins de papier tue-mouche au plafond, le canapé déplumé en peau de ragondin, les trous dans les murs colmatés avec des boîtes de sardine aplaties et des morceau de carton. Encore cinq heures avant la tombée de la nuit, se disait-il. S’il expédiait la visite, il aurait le temps d’aller frapper à dix ou douze autres portes. (…)
Le vieil homme se frotta le menton, examina la paperasse avec un air d’intense concentration. Grimes n’était pas sûr que ce vieux péquennot comprenne un traître mot ce qui était écrit. « Et vous êtes pas du gouvernement », dit-il.
Grimes secoua la tête.
« Mille dollars comme ça, pour rien.
-Eh bien, votre communauté a souffert. Nous avons à coeur de tenir nos promesses. Aider la communauté à se reconstruire.
-Faut que j’aille pisser », dit le vieux en se levant avec une agilité surprenante, faisant craquer ses genoux. (…)
Les pensées de Grimes continuaient de jouer au yoyo quand le vieux revint dans la cuisine, des plumes de paon plantées dans les cheveux comme une coiffure indienne ratée. Marmonnant de manière incompréhensible, roulant des yeux comme une truie égorgée, il tenait à la main un verre rempli à ras bord d’un liquide ambré qui ressemblait à du jus de pomme.
Grimes entreprit de se lever, la bouche entrouverte, ne sacahnt que penser. « Mr Baker, dit-il.
Putain! éructa le vieux en français. Va niquer ta mère!
– Mr Bakker », dit Grimes en regardant tour à tour le verre et le visage du vieux.
Celui-ci projeta alors son bras en avant et vida le contenu de son verre sur son visiteur. De la pisse. Grimes le sut tout de suite, à l’odeur. Il poussa un cri étranglé et bondit sur ses pieds. Sa chaise bascula en arrière et tomba au sol.
« Qu’est-ce que c’est? dit-il, le visage luisant. Putain, mais c’est de la pisse?
Va niquer ta mère!
-Espèce de taré!
Ta gueule! » (…) 

 

Petit résumé et avis

Dans un coin perdu de Louisane La Jeanette, petite ville  dévastée par l’ouragan Katrina puis par une marée noire dans le golfe du Mexique. Gus Lindquist, pêcheur amputé d’un bras accro à l’alcool et aux antidouleurs, arpente les marais à la recherche du trésor du célèbre corsaire Jean Lafitte, sans que personne le prenne au sérieux. Autour de lui gravite une série de personnages rocambolesques. Une bande de Pieds nicklés tous plus attachants les uns que les autres.

Dans ce premier roman, on va donc suivre les aventures de ces Pieds nicklés en Louisiane. Une Louisiane dévasté où le commun des mortel a vu disparaître le monde qu’il connaissait. Certains ont même tous perdu ou plus rien à perdre.

Dans ce premier roman, avec son humour noir et féroce, Tom Cooper nous décrit un monde en déliquescence .Un monde en sursis où chacun se bat  avec ses propres armes quand la pauvreté et la misère est votre seul quotidien.

Pour autant si l’histoire peut paraître sombre et désespérée, le ton de l’auteur lui est rayonnant. On sourit souvent à la lecture de ce titre. On rit aussi. Il faut dire que le duo Lindquist et Wess est irrésistible. Et accompagner ces héros pardon ces losers dans leurs galères et leurs petits trafiques est parfois jubilatoire.

Un vrai belle découverte que ses Maraudeurs. Et si Tom Cooper était la nouvelle révélations de la littérature américaine.

« Toc toc toc! – Qui est là? -Ricky. – Ricky qui? – Mais non, t’inquiète, elle est pas si petite que ça! ».

Lire le début Ici de :Les Maraudeurs