Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4 Coup N’Ame


Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4

Coup N’Ame

Après la soupe au potiron partagée entre copines blogueuses, l’auteur vous invite à tester également, les spécialités Louisiane alcoolisées, sucrés et salées…Histoire de partager encore plus que le simple plaisir d’une lecture commune, on se lancerai presque dans un concours de cuisine inspiré par ABY…A vos fourneaux et pages noircies, il est temps de mettre un point final à ce grand Opéra Halloweenesque…

Le « hic » avec les Loas, c’est qu’une fois que l’on est marqué par les esprits, cela devient vite, envahissant…La malédiction n’est plus seulement dans la descendance, mais elle prend vite, et d’une manière inquiétante, les adeptes de cette force magnétique pour n’en faire que des pantins exécuteurs de leurs caprices…Aby n’est pourtant plus que l’ombre d’elle même, mais plus puissante que jamais…Et le quartier maudit de Harlem devient vite son terrain de jeu…Le clap de fin s’annonce et pourtant, son influence va vous hanter comme jamais, car ça y est, elle sort enfin de l’ombre….

Tremblez, maintenant!

Oui tremblez maintenant

Aby est à l’aube de sa vie

40 ans se sont écoulés depuis qu’elle est installée à New York

40 ans que le malheur frappe à la porte de l’immeuble au brique rouge

Harlem change, mais Aby veille toujours sur ses ousmis

Harlem sort doucereusement de la crise

Mais le mal est fait.

Les tensions raciales plus que jamais sont ancrées dans ce quartier

Aby a peur pour son fils

Aaron, le fruit de ses entrailles.

Aaron le fils du mal.

Aaron qui après Jaja et Aby portera le fardeau de la malédiction familiale.

Car à Harlem comme ailleurs, le passé a un prix

Et l’avenir doit le lui payer.

Il va falloir en finir avec l’éthéré

Il faut que les Laos aident Aby a rompre ce cercle maléfique.

Tous vont devoir régler leurs comptes avec la veille prêtresse vaudou.

Le désounien va commencer

Abigail Richardson a toute sa vie porté sa famille à bout de bras.

Aujourd’hui il va falloir en découdre avec cette marque d’infamie.

Et le passé et les éléments vont s’en mêler.

Il faut combattre l’ignominie

Alors Tremblez, les choses vont s’accélérer.

Le dénouement est proche

Et il va être griandiose

 

Bientôt la Fée Stelphique et la magicienne Ge viendront vers vous pour donner les clés de chez ABY.

Elles vous raconteront leur expérience au coté de la prêtresse vaudou.

La grande dame venu du Bayou.

Et si vous avez loupé le début, une séance de rattrapage est encore possible.
Vous trouverez ci desous la questions à vos réponses :

Aby, une histoire de LC haloweenesque

Aby, une histoire de LC haloweenesque :  L’Ouverture

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 1, Aby

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 2 Lwa Racine

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 3 Marinèt Bwa Chech

 

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Magic Time de Doug Marlette.


Je suis heureuse aujourd’hui de vous donner à lire la toute première chronique de notre nouvelle flingueuse, j’ai nommé Cécile.

Et en plus, elle nous parle d’un livre que j’ai beaucoup aimé, puisque c’est un de mes coups de coeur 2016.

Ce livre c’est : …

Le livre : Magic Time de Doug Marlette. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère. rééditer en poche le 6 avril 2017 chez 10/18.  9€60 ; (667 p.) ; 18 x 11 cm

 Initialement paru le 7 janvier 2016 aux Cherche Midi dans la collection Thriller. 22€ ; (669 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv : 

Mars 1965. Alors que le Mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité.

1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom, avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue.

L’auteur : Né en Caroline du Nord le 06 décembre 1949,. il est mort dans un accident de voiture le 10 juillet 2007 dans le Mississippi. Magic Time, paru aux États-Unis en 2006, est son premier roman publié en France. Doug Marlette  était un dessinateur de presse, auteur de bande dessinée et romancier américain. Lauréat du prix Pulitzer du dessin de presse en 1988 pour ses dessins publiés dans The Charlotte Observer et The Atlanta Journal-Constitution en 1987, il est également de 1981 à son décès l’auteur du comic strip familial humoristique Kudzu1.
Il retrace ici toute une époque, trouble, pleine de non-dits, de soupçons et de positions ambiguës, mais aussi de courage, de droiture et de passion. Celle de la lutte pour les droits civiques. Avec une intrigue haletante et des personnages d’une rare humanité, Doug Marlette signe un chef-d’oeuvre, à classer entre les romans de John Grisham et de Tom Wolfe.
Extrait : 
« Emily regarda Carter en fronçant les sourcils tandis que tout le monde se levait. Elle savait qu’il avait reçu des courriers haineux et des menaces de mort au début de sa carrière pour avoir pris des positions impopulaires dans le Sud. Cependant, il n’avait jamais évoqué sa jeunesse dans le Mississippi, du moins pas en lien direct avec ces événements historiques. Carter vit à son expression qu’elle venait de comprendre qu’il lui avait caché quelque chose. Il n’avait pourtant jamais eu l’intention de dissimuler quoi que ce soit. Mais comme beaucoup de journalistes, il ne savait pas raconter une histoire quand elle le concernait. »

Les emotion livre Cécile

 Les émotions livresque de Cécile

Magic Time de Doug Marlette.

 

Inspirée d’un fait réel, cette enquête haletante maquillée en thriller plonge dans l’histoire politique violente et ségrégationniste de l’Amérique pour en tirer une poignante leçon d’humanité…
1990, à Troy, Mississippi. Le journaliste Carter Ramson revient dans sa ville natale où, en 1964, il a perdu son premier amour, Sarah, victime du Ku Klux Klan. Son père, le juge Mitchell Ransom, avait conduit le procès et obtenu la condamnation à perpétuité de deux membres du clan. Lorsque l’un des deux prisonniers finit par parler et désigner les vrais responsables, Carter décide d’enquêter.

J’ai découvert les Etats-Unis, il y a 20 ans, dans le cadre d’un programme d’échanges. Enfin pour être plus précise le Mississippi, et les étudiants, que nous étions, étaient effarés par la séparation entre les communautés et par le racisme de tout part ambiant même dans le milieu universitaire … A travers l’histoire d’un procès dans les années 90  d’un meurtre de militants des droits civiques, Magic Time nous donne à comprendre ce Mississipi.  Magic Time, ce sont aussi les amitiés, les amours, l’éveil des esprits sur fond de violence et de terreur qui vous embarquent dans le Mississippi sur une période de 20 ans.

Magic Time explique malheureusement aussi  le Charlottesville aujourd’hui, le bras de fer de Trump et des sportifs de la NFL et l’incapacité des USA à tourner les pages douloureuses de son passé dont les combattants semblent ne jamais pouvoir baisser les armes. Les étudiants que nous étions alors ne pensaient pas que 1967 résonnerait encore si vivement en 2017. Lire Magic Time, c’est amorcer une compréhension grâce à une « petite » histoire qui raconte la grande.

« Carter prit une profonde inspiration. Troy avait vu naître au moins deux champions de renommée internationale (…). Mais ces enfants du pays couronnés de succès représentaient l’inconvénient d’être afro-américains. La ville avait attendu plusieurs décennies avant de donner leur nom à des rues et encore dans le quartier historique noir. Et quand elle avait décidé d’ériger une statue à l’un de ses habitants, elle leur avait préférée un idiot patenté qui se trouvait être blanc. Bienvenue à Troy, Mississippi »

 

Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer


Le livre : Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer.  Paru le 25 août 2017 aux Editions Slatkine  & Cie. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 16 cm.

Qui a tué Heidi ?

« Heidi gisait dans une mare de sang, la gorge tranchée… Soudain, depuis le sommet d’un nuage orageux, un sillon lumineux fendit le ciel et un éclair s’écrasa sur la crête du Grand Muveran. »

Un politicien abattu à l’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’une chambre… L’inspecteur Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’âme humaine.

Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer, au coeur des Alpes vaudoises.

 

L’auteur : Né en 1973, Marc Voltenauer a étudié la Théologie à l’Université de Genève. Passionné par les polars nordiques qui le ramènent à ses terres d’origine, il trouve son inspiration dans le pittoresque village montagnard de Gryon.
Extrait :
Il alla s’asseoir sur la chaise devant la coiffeuse et s’observa dans la glace. Il n’aimait pas ce qu’il voyait.
Un jeune homme.
Un visage d’ange.
Des traits androgynes.
Moins femme que sa mère quand il revêtait ses habits.
Moins homme que son père dans sa tenue de tous les jours.
Mi-homme mi-femme, ni homme, ni femme.
Du tiroir de la coiffeuse, il sortit un rouge à lèvres, du fond de teint et du mascara. Il se maquilla avec soin. A force de répéter ces gestes, il avait acquis une dextérité certaine. Il ouvrit un écrin et saisit une boucle d’oreille. Il tourna légèrement la tête pour voir son profil dans le miroir. Et il l’accrocha. Puis la deuxième. Il se para ensuite d’un collier de perles. Et pour finir, il se coiffa d’une perruque châtain clair qu’il tira de son sac à dos…….

QUI A TUÉ HEIDI ? MARC VOLTENAUER

Editions SLATKINE & Cie

444 pages

Résumé et avis de Marie Noëlle

 

            Berlin, un tueur à gages ancien agent secret russe ; Gryon, un psychopathe, hôtel de police de Lausanne Andreas AUER rentre de vacances mais il est mis en congés forcés suite à une altercation avec un de ses collègue qui avait proféré des propos homophobes et racistes.

De ce fait, il décide de prêter main forte à Antoine son voisin fermier histoire de changer d’air ! pour le plus grand bonheur de Mikaël son compagnon.

Tout ne va pas être aussi serein qu’il le pensait car Gryon va devenir le théâtre d’une série de crimes et de disparitions inquiétantes.

Mais qui est Heidi ? Qui a tué Heidi ?

            Une fois de plus Marc VOLTENAUER nous manipule avec brio dans un rythme à vous couper le souffle.

C’est fluide, rapide, subtil et j’en passe.

Les personnages : tous à leur place et là aussi zéro faute ! C’est une vraie caverne d’Ali Baba, il y en a pour tous les goûts.

Bon vous l’avez compris, j’ai adoré et je le revendique haut et fort ! et puis je vous met au défi de trouver l’assassin avant la fin, c’est du lourd.

Pour ma part, c’est succès assuré. Coup de cœur de l’été !

 

 Vous pouvez aussi retrouver la chronique ICI du Dragon du Muveran.

Aux vents mauvais de Eléna Piacentini, le chouchou du week-end.


chouchous-du-week-end

97829191742700-3258535Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv :

Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Non loin de Lille, les germes de la haine ont pris racine et tant pis pour l’illusion d’une campagne paisible. Le Corse est aspiré dans cette enquête avec le sentiment de perdre le contrôle des événements. Il n’est pas le seul, le lieutenant Thierry Muissen vacille et les destins des uns et des autres tourbillonnent, brassés entre passé et présent, à la merci d’un souffle puissant comme celui qui arracha Jean-Toussaint à sa terre et aux bras de Mamilouise pour le précipiter dans ceux de Marie-Eve. Que restera-t-il d’eux quand le rugissement des vents mauvais se sera tu ?

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

 

 

 

Petits résumé et avis :

 

Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen se retrouvent aspirés dans une enquête où s’entremêlent plusieurs destins, dont ceux de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve.

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Et je ne m’en lasse pas. Elena Piacentini est une des auteurs que je suis depuis ces débuts. Oui déjà 9 ans que je trouve son personnage , ses personnages attachants. Elena a trouvé son double dans le personnage de Pierre-Arsène Leoni. C’est certain. Léoni « est habité de convictions fortes, le sens de l’amitié, de la justice, même si tout cela n’est pas toujours compatible avec la loi. Il est donc bourré de contradictions, mais il sait les assumer  »  nous disait notre auteur, il y a quelques jours, lors du lancement de Aux vents mauvais. Mais il y a, certainement aussi, un peu de notre auteurs dans les proches de Léoni et dans son équipe de flic.

Justement cette équipe parlons en. Elle me fais bien penser à celle d’un commissaire bien connu. Un certain Adamsberg. Vous qui adoré retrouver ce groupe de policier, vous allez aimé les enquêtes de Léoni. Il y a du Fred Vargas chez Elena Piacentini. Et personnellement j’aimerai qu’elle connaisse le même succès.

On retrouve aussi dans chacun de ses romans , le goût de l’auteur pour les intrigues complexes au dénouement inattendu.

En plus de l’enquête policière, Elena porte un regard sur notre monde. Je ne sais pas si le but le l’auteur est de dénoncer les dérèglements de notre société. Ce qui est sur c’est qu’elle nous les fait voir. Elle se pose en observateur de son temps. Elle réveille notre mémoire et notre conscience citoyenne.

Dans chacun de ses romans, elle pointe du doigt une injustice, un dysfonctionnement, les improbités. Dans Des forêts et des âmes, c’est le lobby des laboratoires pharmaceutiques et leur leadership qui était mis en avant. Dans Carrières noires c’est les politiciens véreux rompue à toutes les magouilles qui occupe le haut du pavé….

Le politique, le social, l’économie sont au coeur de ses romans.

Ici c’est une infamie de notre histoire contemporaine qui nous est raconté. Il y est question d’une page sombre de l’histoire, largement méconnue : Quand dans les années 60 et 70, des centaines d’enfants réunionnais ont été déracinés dans le but de repeupler les campagnes françaises.

Elle va nous conter cette histoire à travers les yeux de Jean Toussain. Un petit gars arraché à son île et à ses proches qui va tenter de grandir en France loin des gens qu’il aime. Un jeune garçon déraciné qui se raccroche à la vie grâce à l’amour qu’il porte à Marie Eve et au rêve de retourner vieillir ensemble sur à la réunion, son paradis perdue.

Et dieu qu’il est émouvant ce Jean Toussain dans sa recherche de Marie Eve et des ses amours évanouies.

Et puis…Un roman Elena Piacentini ne serait pas un roman extraordinaire  sans cette écriture  unique et si singulière.  Cette plume qui transpire l’humanité, j’ai envie de dire l’humanisme. Car je le crois vraiment  que notre auteur est une écrivain humaniste. Car tel un philosophe, elle place l’homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs.

Oui la plume est unique et singulière, emplie de lyrisme et de poésie. Les mots chantent et s’entrechoquent. Elena cisèle ces phrases, elle les sublime par sa prose parnassienne. C’est un véritable plaisir de lecture. Un régal à lire.

Aussi si vous devait lire un livre en ce début d’année. Pas d’hésitation. Aux vent Mauvais, nuls doutes, il faut vous atteler.

Ok, j’arrête de suite mes alexandrins bancals. Mais vous de votre coté, promettez-moi de découvrir de toute urgence cet auteur de talent.

En plus vous n’aurez pas d’excuses ces précédents romans sont en poches.

elenaa elenaaa elenaaaa

Le chouchou du week-end : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons


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dmLe livre : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons. Paru le 13 octobre 2016 à La Martinière. 22€ ; (518 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant.L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture.

Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max : lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres -, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

dmL’auteur : Dominique Maisons est né en 1971., éditeur de presse, passionné de cinéma, de littérature américaine et d’intrigues complexes. Il a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.
Extrait : 
(…) « Leroux répondit en riant à la saillie de Rochefort :
– Ce n’est tout de même pas ma faute si tu ne goûtes pas la compagnie des actrices et des danseuses, ce sont des loisirs d’honnête homme !
Puis, sur un ton moins enjoué, il ajouta :
– Tu sais, Max, cet Opéra et ton amitié sont les dernières choses qui me retiennent à Paris.
– Retourne donc quelques semaines sur la côte normande pour réfléchir. Ton envie d’arrêter le journalisme ne me plaît guère. La presse française a grand besoin de ta clairvoyance.
– Elle a besoin d’idéologues et de procureurs. Je suis las de ces pitreries sanglantes. J’ai de plus en plus envie d’aller chauffer ma carcasse de vieux chat sur les bords de la Méditerranée et de me contenter d’y écrire des romans, précisa Leroux en nous servant deux grands verres de vin blanc frais.
– Le Mystère de la chambre jaune que tu as écrit pour L’Illustration est une merveille, tu le sais, je te l’ai déjà dit. Mais avec un peu d’organisation, tu parviendrais à mener de front ces deux carrières, argumenta Rochefort.
– C’est-à-dire que je tiens à écrire mes textes moi-même, plaisanta Leroux avec un clin d’œil complice. »

Résumé et avis :

Voici un livre qui m’a totalement surprise.  Je m’explique.

J’ai découvert Dominique Maison en 2011 avec son premier roman, comme quelques-un de ses camarades de plume chez les Nouveaux Auteurs.  Je pense à Laurent Guillaume et Hervé Jourdin en 2009 ou Claire Favan, Jean Depreux, Valentin Musso, Samuel Delage et David Moitet en 2010 ou encore  François-Xavier Cerniac et Jacques Saussey  la même année que Dominique Maison. Toute une génération d’auteur qui depuis on fait leurs preuves.

Alors j’ai lu le premier roman de monsieur Maison. Et je dois dire que j’ai été soufflée par Le Psychopompe. Il faut dire que ce thriller machiavélique était marquant par son style. Dominique Maison a une façon d’écrire différente des auteurs classiques de thrillers. Et puis, comme pour ces petits camarades, j’ai lu les suivants. D’excellent thriller à nouveau, mais ce qui a retenu mon intention c’est que  son 3e livre ait été édité au éditions de la Martinière. Une maison d’édition surtout connue pour les beaux livres et les livres d’art, même si elle avait publié en 2012 une biographie d’Agatha Christie, en 2013 Le grand panorama de la littérature noire et en 2014 un livre sur Sherlock Holmes, La Martinière n’avait pas encore de collection roman policier. Et puis en 2015, voilà qu’apparaissent les premiers polars. Et comme souvent chez cet éditeur, l’exgigeance est de mise. Et les polars de Dominique Maison ne faut pas exception à la règle.

Mais revenons à notre bouquin.

dmMax Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Je disais donc que j’ai été surprise par ce roman.

En effet après trois excellents thriller, voici que l’auteur me propose un véritable roman policier. Vous savez, un polar à l’ancienne quoi. Façon, 19e siécle. Ou plutôt début du 20e. Un polar historique, rien de moins !

D’ailleurs c’est au début de ce XXe siècle naissant que notre auteur place son intrigue. Et il reconstitue avec minutie cette époque étonnante. Il nous plonge dans le ventre de Paris, cette ville lumière qui donne le tournis au monde entier. Le Paris de la Belle Epoque, des innovations techniques, de l’effervescence culturelle, de l’élégance de la Parisienne … Ce Paris dont la littérature et le cinéma n’ont cessé depuis de véhiculer l’image dans le monde entier.

Nous allons ainsi sillonner ce Paris de la belle époque, des grands boulevards, de l’opéra, des théâtres aux cafés concerts mais aussi faire un tour dans les catacombes ou du coté de Saint Anne.

On va voyager dans des voitures de luxe ou en montgolfière. Faire un tour en Bugati ou une course poursuite en dirigeable.

On va connaitre des meurtres sanguinaires et sanglants.

 Et, nous allons croiser de bien illustres personnes : l’éditeur Arthème Fayard, l’écrivain Gaston Leroux , l’aliéniste Alfred Binet, le pionnier de l’aviation Louis Paulhan…Mais aussi Aristide Briand et Guillaume Apollinaire, ou Célestin Hennion le père des brigades du Tigre… , le mage Aleister Crowley et le dramaturge André de Lorde

Nous allons assister à la constitution de la ligue des  gentlemen extraordinaires. Et suivre leurs aventures rocambolesques.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassins 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, filez voir le billet de mon ami Yvan sur On se souvient du nom des assassins 

Black Man de Richard Morgan


$bm$ Le livre : Black Man de Richard Morgan. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Cédric Perdereau. Paru le 25 octobre 2008 chez Bragelonne dans la collection Bragelonne SF. 25 euro ; (571 p.) 24 x 16 cm
$bm$$$Réédité en poche le 18 mars 2011 chez Milady dans la collection poche science-fiction.
Disponible, Broché 9 euro ;  (768 p.) ; 18 x 11 cm
Nouvelle édition le 17 juin 2015 chez Bragelonne
 10euro ; (571 p.) ; 23 x 14 cm

 

4e de couv :

Black Man

Prix Arthur C. Clarke 2008

« Intelligent, captivant et absolument indispensable :vous avez trouvé le meilleur thriller SF de l’année. »
SFX

Dans un siècle à peine, l’humanité se sera débarrassée de la guerre.

Mais des vestiges embarrassants subsistent encore comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestes par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13 ces hyper mâles cultives exclusivement pour la guerre.

Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unies. Ce n’est pas un boulot facile, car il est haï aussi bien par les gens normaux que par ses semblables : il est, dans tous les sens du terme l’Homme Noir. Et pour le moment même ses employeurs ne peuvent le sortir de sa prison de Floride.

Alors recevant la visite d’une ancienne détective aux prises avec des Variantes 13 particulièrement retorses, Carl est plus que dispose à conclure un accord.

S’engage ainsi une frénétique chasse à l’homme avec a la clé peut être, la vérité sur ce que sont devenus les derniers soldats du monde.

 

Extrait :
Il paraît que c’est un jardin, d’ailleurs marmonna-t-elle.
Le paradis, je veux dire. Un jardin plein de fruits et du bruit de l’eau.
Et de vierges, non ? Soixante-dix vierges chacun, un truc comme ça ?
Pas pour les femmes. Et puis, ce n’est que pour les martyrs. (Elle fit la grimace.) Et puis, c’est surtout des conneries. De la propagande islamiste post-coranique pour abrutis du désert. Aucune personne douée d’intelligence dans le monde musulman moderne ne croit plus à ces conneries. En plus, les vierges, c’est très surfait. Il faut tout leur apprendre. c’est comme coucher avec un mannequin de vitrine dont les circuits ont grillé.

 

 

Richard K. MorganL’auteur : Richard Morgan a obtenu un succès critique et public retentissant dès son premier roman, salue comme le polar du futur, Carbone modifié, qui lui a valu le prix Philip K. Dick 2003 et l’intérêt du producteur de Matrix Black Man est sa dernière livraison, couronnée cette fois par le prix Arthur C. Clarke. Un techno thriller bourre ultra efficace et riche de questions sur les préjuges et les ramifications des manipulations génétiques.

 

Résumé et petit avis :

Un siècle après l’ère actuelle, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Subsistent encore les Variantes, des êtres humains génétiquement modifiés, haïs de tous. L’ancien détective Segvi Ertekin fait sortir de prison Carl Marsalis, un Variante 13, un hyper mâle cultivé exclusivement pour la guerre qui s’engage dans la chasse frénétique de ses anciens frères d’armes.

J’ai fait la connaissance de Richard Morgan lors de la parution de son premier roman Carbone modifié. qui a été salué par la critique de polar du futur. Il faudra un jour que je vous parle de ce titre. Et je n’avais rien lu depuis de Richard Morgan qui a publie par la suite une série d’ouvrage SF.

$BMEt puis, l’an dernier, au début de l’été,   Bragelonne lance une opération de livre en grand format à 10euro. Et je tombe sur  Black Man avec sa couverture jaune et noir. Et  ses couleur et le flingue dessus, ne sont pas sans me rappeler les couleurs et les codes du polar.

Alors je me suis lancée. Et j’ai découvert un titre qui m’a emballée.

J’en ai parlé avec mes potes du Comité SFFF. Et là ils m’ont parlé de biopunk (variante du cyberpunk plutôt orientée génétique, drogues et biotechnologies).

Holà, ils sont super pointus pire que moi et mes polars.

Moi le coté biotechnologie, nanotechnologie, la biogénétique et autres ne me gène pas. Nous somme au 22é siècles, rien de dérangeant. Surtout que l’auteur nous propose une fiction qui tient plus du polar version techno-thriller.

L’histoire va crescendo, tout se met en place tranquillement, enfin tranquillement c’est vite dit. Car la première scène est assez choc et vous happe tout de suite. Les intrigues s’entremêlent, l’auteur construit sa toile. Il  la tisse , nous prend dans ses filets. Il nous fait entrer dans son univers. Et puis tout s’enchaine soudain très vite.

Et puis on retrouve dans ce roman tous les thèmes sociétaux qui chahutent le roman noir. Les extrémismes religieux, les problèmes de génome humain modifié, et au delà toutes les formes de discrimination du sexisme au racisme.

Bref une vrai bel découverte, un peu tardive, certes mais une excellente lecture qui a ensoleillé mon été.

Prix Arthur C. Clarke 2008.

 

Lire ICI le début

Apéro Polar : rencontre avec Michaël Mention autour de Jeudi Noir.


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J’ai eu la chance de recevoir Michaël Mention , ce samedi 11 juin 2016 pour un Apéro Polar.

 Durant 1h30 nous avons devisé sur son roman Jeudi Noir. Enfin c’est surtout Michaël qui a parlé. Il nous a même lu quelques extraits de son roman pour illustrer son propos. On a eu droit aussi à deux morceaux de musique significatifs pour mieux appréhender tout cela.

Je vais tenter ici de vous retranscrire de mémoire cette rencontre. Je ne vous ferai pas un compte rendu exhaustif, mais j’en extrairai les propos marquants, enfin ceux qui m’ont marquée.

Alors débutons ici ce face à face.

MMjpgGVL  : Michaël est arrivé…( oui, monsieur Mention était un peu en retard à notre rendez-vous. Mais ça tombé bien, les lecteurs aussi sont arrivés à la bourre. Et puis même en retard, nous avons pris le temps de faire quelques photos souvenir devant la bibliothèque avec David et Michaël. Lol !) Alors je me lance pour vous présenter  ce jeune auteur que je suis depuis une dizaine d’année maintenant et donc je suis une grande fan. 

Mais comment te présenter Michaël :  Tu es le petit génie du polar français. Tu est né en 1979 à Marseille. Tu publies ton premier roman en 2008 aux éditions du Rocher, Le Rhume du Pingouin. Vient ensuite, en 2012, Sale Temps pour le Pays (Rivages/noir) qui obtient le Grand Prix du roman noir au festival international du film policier de Beaune 2013. Sale temps pour le pays est le premier Volet d’une trilogie que je nommerais Anglaise.  Viens ensuite Le Fils de Sam (Ring éditions), un docu-fiction sur le célèbre tueur en série David Berkowitz. Puis Jeudi noir (chez Ombres Noires) pour lequel nous sommes ici aujourd’hui. Suivront Le carnaval des hyènes toujours chez Ombres Noires. Puis Adieu demain et Et justice pour tous, les deux derniers opus de la trilogie anglaise. Tu as la chance d’être édité dans la prestigieuse collection Rivages Noir mais aussi dans une jeune maison d’édition dynamique Ombres Noire.

Nous somme ici pour parler de Jeudi Noir, ce titre est reparu en poche dernièrement, alors si il est emprunté à la bibliothèque, vous pouvais vous l’acheter et pour 6€ seulement vous aller revivre en direct la demi-finale de la coupe du monde 1982, France-RFA, vue de l’intérieur à la manière d’un thriller.

Voilà pour ta bio-bibliographie. Pourrais-tu nous compléter tout cela ?

Michaël Mention  : Oui en effet…Je suis né à Marseille en 1979, J’ai donc 37 ans. Alors quand tu dis « jeune auteur », c’est plus vraiment le cas Geneviève. 

GVL : Mais si Michaël, pour moi tu seras toujours un gamin ! (rire)

Michael : J’ai grandi là-bas dans les quartiers nord. Je ne suis pas plus fier que ça d’être Marseillais. J’ai pas cette fierté là, même si j’aime bien Marseille, la ville a de bons cotés. Après des débuts dans la BD puis des chroniques, je deviens romancier et scénariste . Je suis un passionné de rock et de cinéma. D’ailleurs à la base je me tournais plus vers le cinema que vers l’écriture. A l’adolescence, je dessine pas mal.  La BD me tente bien. 

En 1999, j’intègre un atelier d’écriture à l’université du Mirail à Toulouse. C’est là que j’écris mes premiers textes, influencés par Desproges, Lavilliers, Céline ou encore Hubert-Félix Thiéfaine. J’écris des chroniques assez acerbes voir acides. Les gens ont l’air de bien aimé. J’écoute les premiers album de Lavilliers, je me shoote avec ses musiques mais aussi ses paroles. J’écris de plus en plus de chroniques. Elles reçoivent un super échos, alors… Par la suite, je glisse des chroniques aux nouvelles. Et une nouvelle plus tard, j’arrive à Paris en 2001 et là je m’attelle à mon premier roman, Le rhume du pingouin  qui ne paraîtra qu’en 2008 aux éditions du Rocher. Depuis, l’écriture est ma passion quotidienne.

J’ai vécu 18 ans à Marseille. Alors là bas le foot c’est une religion.  J’y ai donc forcément vécu la finale de Coupe d’Europe en 93 avec toute la ville qui faisait la fête. Mais je n’ai jamais dépassé ce stade de supporter occasionnel. Je n’ai pas été initié, en fait au football. Mais j’aime ouvrir mon esprit.

GVL : Alors justement, quand on aime pas vraiment le football, comment en vient-on à écrire un livre qui à comme sujet central le football. Et puis j’aimerai que tu nous explique la genèse de ce Jeudi Noir.

MM : En fait, même si je ne suis pas un fan de foot, j’ai toujours entendu parler de ce match comme quelque chose de fantastique et terrible à la fois, mais sans jamais chercher à en savoir plus. Et puis un soir, en mars dernier, alors que je venais juste de finir un bouquin et que j’avais décidé de prendre une période de repos. En fait cette année là, j’ai écrit 3 bouquins. Je crois que ça ne m’arrivera plus jamais. Et alors que je finissait le deuxième et que j’avais promis à ma compagne de lever le pied….Bon, ma femme vous dirai que je ne sais pas le faire. J’ai trop besoin d’écrire.

Alors après une semaine, à rien faire, à rester vautrer dans le canapé devant la télé, à manger n’importe quoi, je suis tombé sur un documentaire consacré à Michel Platini. Aux deux vie de Michel Platini. La première était consacrée à sa carrière de Joueur. Évidemment, dans ce documentaire, il revient sur ce fameux match de 82, comme quoi ça l’a marqué à vie et tout ça. À ce moment-là, il est 1h du matin et je me dis : « Bon, il faut que je le vois ce match, quand même » . Ok, j’ai un peu de temps. Alors, je me suis fais un café, j’ai rallumé la lumière et mon ordinateur. Enfin pas dans cette ordre. J’ai bien du allumé la lumière pour pouvoir trouvé la cafetière. Bon mais, du coup, je suis allé sur Youtube et j’ai regardé le match en entier. Et j’ai complètement halluciné.

Ce math c’est un pur scénario. Tout y est. Il s’en dégage une tel énergie et c’est un condensé de touts les sentiments humains. J’ai réalisé que ce match rassemble tous les codes du genre : des coups de théâtre de folie, une dramaturgie incroyable, on passe coup sur coup d’un sentiment d’exaltation à celui d’injustice. Au final, très vite, j’ai eu conscience que je pouvais en tirer un livre.

Je parle, je parle trop là, non ?  Alors voilà, à toi.

mm&&&GVL : Heu, je te remercie !  Bien, tu regardes le match et hop comme cela tu te dis, je vais pouvoir en faire un livre ! Whaoua ! Tu nous dis comment tu voyais ce livre. 

M. M. :  Comme je vous le disais, la musique a une grande place dans ma vie. J’ai toujours écouter beaucoup de musique. Mon père aimé le rock, ma mère m’a fait découvrir la chanson française. C’est elle qui m’a fait écouter Gainsbourg, Polnareff,  Léo Férré et bien d’autres. J’ai été bercé par cet environnement musicale il est devenu le mien. Mais là je digresse.

Donc…J’ai alors revu une seconde fois le match dans la foulée. Je me suis refait du café. Et là  j’ai commencé à le découper en chapitres, pas le café, le match ! Je voulais raconter le match, minute par minute. Il m’a semblé évident qu’il fallait m’approprier le match : me contenter de le raconter aurait été facile et surtout obsolète.

Ce livre est la retranscription romancée de la demi-finale de football qui a opposé l’équipe de France à celle de la RFA le 8 juillet 1982. Son ambition est de relater ce match avec le plus d’objectivité possible pour en finir avec les stigmatisations abusives

Pour ce faire, j’ai introduit dans le récit un 12e joueurs. Il fait des passes. Il tape dans le ballon. Il est au milieu de ses coéquipiers, sur le terrain. Je le fais jouer réellement. Mais c’est comme, une ombre, un fantôme… C’est un peu comme l’esprit collectif de ce collectif justement. Une sorte de conscience collective. Consciences des joueurs sur le terrain mais aussi du public dans le stade. Et j’en ai fait mon Narrateur. A travers lui, j’ai pu exprimé tous les sentiments. En imaginant ce douzième joueur fictif au sein de l’équipe de France, ça m’a permis d’avoir une totale liberté de ton. J’ai pu donné à ce roman cette  orientation « noire ». Et puis c’était clair, il était hors de question de prêter des pensées ou des intentions aux joueurs qui étaient sur la pelouse ce jour-là. Je ne voulais pas faire dire ou penser à Platini, Rocheteau ou les autres, des choses ou des propos qui n’auraient pas été les leurs !

mm&&Si certains passages semblent dramatisés, ils ne le sont qu’à travers le point de vue du narrateur – ce joueur fictif –, ce qui n’engage en aucun cas les anciens membres de l’équipe de France. Même précision quant aux propos xénophobes, qui s’inscrivent dans une démarche de dénonciation du racisme. Ce match m’a permis d’évoquer ce que le football était avant. A cette époque le football business n’était pas de mise.  Jean Tigana, le milieu de terrain, était facteur, Maxime Bossis, le défenseur, aidait ses parents à la ferme…

 A travers cette histoire, je voulais aussi raconter la France de l’époque, celle de Mitterrand, avec les premières désillusions des Français à son égard. Pas encore la défiance, mais…

Et puis de l’autre côté, en Allemagne, il y a encore le mur de Berlin. Et les Allemands ont encore le poids pesant du passé sur les épaules. On est dans un contexte assez particulier, au moment de ce match.

Voilà, si vous avez des questions ?

Je me dirige vers Frédérique, qui s’avère être ma complice. Nous avons maintenant un numéro bien rodée. Je lui demande toujours de relire le livre et d’en tirer tout un tas de questions. Alors je lui tends le micro.
Fred : Oui, avez vous pour faire ce livre vu la retranscription du match mais coté allemand ?

MM : En fait, j’ai beaucoup lu d’article de presse de l’époque tant français mais aussi allemand que je me suis fait traduire. J’ai aussi visionner le match avec les commentaires des speakers allemand. Et effectivement, leur visions de ce match n’est pas du tout la même. Ils sont là pour gagner l’Euro. Ils sont la meilleure équipe. Il domine le mode footballistique depuis un certain temps. Ils sont en démonstration. Et ils se foutent bien de cette jeune équipe France qui est là pour faire ces preuves. La RFA domine l’Europe, il faut bien le dire. Elle n’a aucun complexe, sauf peut-être celle de son passée.

S’ils sont outrés par le geste de leur gardien, ils ne comprennent pas forcément l’émotion que suscite l’agression de Battiston en France.

Cette demi-finale de coupe du monde de football France-RFA c’est l’ambition contre l’expérience. C’est l’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et si  les deux équipes ont une même obsession : gagner sa place en finale, la rigueur et la puissance allemande vont vite prendre le pas sur le jeu fulgurant d’une équipe de France qui se veut redoutable. Et en plus le pire s’invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.

Si effectivement le point d’orgue de cette rencontre c’est l’agression du gardien allemand, Harald Schumacher, sur le Français, Patrick Battiston, en position de tirer au but, à la 56e minute, celle-ci n’a pas été vécu de la même façon de l’on soit d’un coté ou de l’autre du Rhin.

Pour les uns c’est un fait de match, pour les autres c’est une injustice. Une injustice qui va avoir des conséquence dans la société française qui va voir resurgir le sentiment anti boche. Qui va voir réapparaître les humiliations de la guerre mais aussi le malaise de la collaboration. Un non dit de la société française qui risque de fracturer celle-ci encore 40 ans après.

Fabienne apporte son témoignage à cette démonstration.
Faby : J’avais une dizaine d’année à l’époque. Et je suis le fruit de l’union d’une famille mixe. Mon papa est allemand, ma maman est française. Le jour de cette demi finale, le téléphone a sonné chez nous, et mon père s’est fait passer un savon par la propre belle famille. Il a reçu en pleine face toute la haine que sa famille française avait contre le goal allemand. Il était l’allemand à abattre.  Ce coup de fil m’a marquée. J’avais peur d’une fracture entre mes parents. Et puis à l’école j’avais un nom allemand, ça a pas été toujours facile après ce match de foot.

MM : Oui, comme je le disais ce match à diviser la société française mais surtout à fait réapparaître le sentiment anti-germanique. .

Pour conclure j’aimerai vous faire écouter quelques morceau de musique qui n’ont accompagné pendant l’écriture de ce livre.

Le premier c’est Highway Star du Made in Japan de Deep Purple. 

Ce morceau pour moi reflète parfaitement l’entame du match. D’abord une courte phase d’observation entre les deux équipe. Et puis, très vite en moins de 10 seconde, les allemands s’empare du ballon et ils vont tout de suite imposer leur puissance.

La musique m’a permis de rythmer ce roman. De m’approprier le match. Ce qui est intéressant quand on écrit à partir de faits réels, c’est qu’on peut se les approprier, sans les trahir, bien sûr. J’aime l’idée de réinventer un fait connu de tous.  De « tordre » un événement pour voir ce qu’il peut générer dans le bon comme le mauvais. Et la musique m’aide aussi dans cette phase d’écriture. Elle structure la construction de mon récit.

Ecoutez bien ce morceau, et même si vous n’avez pas l’entame du match en tête, c’est quelques notes devraient vous permettre de visualiser celle-ci !

Quand j’écris je pars de petits détails. Ils sont le point de convergence du moment. Mon récit essaie de décortiquer la substance moelle de chaque fait. D’en extraire la quintessence. J’étire chaque détail jusqu’à ce qu’il révèle tout ce qui se cacher derrière.

Je veux trouver une écriture rythmée ou syncopée suivant le moment du match ou de la dramaturgie de celui-ci.

Puis Michaël nous lit le tout début de son livre :

Jeudi 8 juillet 1982

20 h 44
Stade Ramón Sánchez Pizjuán, Séville

Brassens est mort. Dieu est mort. Et nous, on est vivants. Bien vivants, avec la France derrière nous. Tous les Français. Même ceux qu’elle n’assume pas, ces enfants d’immigrés que certains appellent bougnoules alors qu’ils sont aussi français que nous. Dans notre équipe, il y a du sang algérien, espagnol, italien… La France d’aujourd’hui, celle de Mitterrand. Tout ce rouge en nos veines, sous le bleu de nos maillots. Pour nous, ce soir, c’est « liberté, égalité, amitié ».
Cette force qui nous lie ne sera pas de trop dans ce monde malade. Iran, Liban, Salvador… tant de morts que je ne sais pas par où commencer. Ce qui est sûr, c’est que la guerre froide est de retour. La faute à Reagan, dont les provocs de cow-boy irritent ce bouledogue de Brejnev. Lui, il paraît qu’il est en train de crever. Si c’est vrai, peut-être comprend-il enfin la souffrance des civils afghans. Vie/mort, victoire/défaite, tout ça est arbitraire – juste une question de point de vue.
C’est ce que je me répète, dans le vestiaire. Besoin de me rassurer. Les autres y croient, j’ignore comment ils font. Assis face à moi, Michel. Notre capitaine, le menton appuyé sur ses mains croisées.
Je me demande à quoi il pense. En fait, je sais. Pas au match, même s’il le fantasme depuis des jours et des nuits. Pas à son père, si fier de le savoir ici en cette heure mythique. Non, Michel ne pense pas à lui – il l’a déjà fait – et encore moins au petit club de l’AS Jœuf qui l’a vu naître. À cet instant précis, il pense à la Marlboro qu’il aurait aimé savourer avant le coup d’envoi.
Lui et la clope, beaucoup de gens l’ignorent. Il ne se cache pas, il tient juste à préserver le peu d’intimité que lui accorde son statut d’icône. « Drôle de sportif », c’est sans doute ce que dirait le pays s’il le voyait fumer entre deux entraînements. Non, Michel n’est pas qu’un joueur de génie, c’est aussi un anxieux doublé d’un déconneur. Pour ma part, j’aime autant le foot que Sherlock Holmes et la cuisine. On a tous plusieurs facettes, mais nos compatriotes s’en fichent. Ce qui les intéresse, ce qu’ils exigent de nous, c’est qu’on incarne leur rêve. Ça tombe bien, ils ne seront pas déçus.

La voix de Michaël résonne alors dans le bibliothèque. Il nous lit ses propres mots avec émotions. Ces mains en tremble. Nous ressentons la même émotion ! Mon corps entier frissonne.

mm&D’autres questions ont été posées à Michaël. Et il y a aussi répondu avec autant de passion.  Mais j’arrête là mon petit compte rendu. Et oui, ma mémoire n’est pas vraiment extensible.

Moi, ce que je vous propose, c’est de venir participer à mes prochains apéros polars pour vivre en direct les rencontres. Et en plus on boit un verre et on grignote deux ou trois petits trucs en devisant et poursuivant les débats.

Aller pour vous propose quelques autres extraits :

Extrait 1 :

« Notre capitaine retient son souffle, et c’est toute la France qui frappe. Le cuir ondule, d’un carreau blanc à un logo noir. Le pied tendu, Michel se fige. Comme nous. Seul le ballon vit encore au rythme de l’impact. Le séisme se propage, animant le fil des coutures jusqu’à cet Adidas qui vole en éclats. Et la sentence part, magnétique, avant de heurter leur mur.

Michel est écrasé de frustration. Moi, je regarde ça, ce truc qui rebondit. Je le hais. Je les maudit, lui et la terre entière. Cet immonde caillou qui ne tourne sur lui-même que pour mieux nous faire tourner en bourrique…» (un coup-franc raté de Michel Platini)

Extrait 2

« Durant des jours, j’ai rêvé de ce match sans imaginer qu’on puisse aller auss loin. Les gens croient qu’on ne pense qu’à la victoire, ils se trompent. Ce qui nous obsède, c’est le coup d’envoi : cette microseconde où tout bascule et passe de l’abstrait au concret. La suite, heurts ou blessures, on ne la conçoit que lorsqu’on la vit. En général, ces imprévus déstabilisent un peu. Ou beaucoup, comme ce soir. D’abord Patrick, maintenant les prolongations. Et merde. »

Extrait 3 :

« Être Français, ça veut dire quoi ? Qu’on est né en France, c’est tout ? Je refuse de croire que ça se résume à un droit du sol, bassement territorial. Le sol, ce n’est que de la matière. Moi, je parle d’identité, l’essence même de ma personne. » (…) L’important n’est pas d’être français, mais de s’accepter comme tel. S’accepter pour mieux accepter l’autre, qu’il soit allemand, malien ou je ne sais quoi. En finir avec ces barrières inutiles que sont le racisme, les religions, l’exclusion. Noirs, Blancs, catholiques, musulmans, juifs, hétéros, homos… on est pareils. Tous mortels. Alors, qu’on arrête nos conneries et qu’on profite de la vie, ensemble.« 

Et pour le fun, quelques photos de la rencontre…

APMM&&&&& APMM&&&& APMM&&& APMM&& APMM&  APMM1 APMM2 APMM3 APMM4

APMM

Allez pour ce remettre de nos émotions ! Apéro Polar

 

 

 

 

 

Les belges reconnaissants de Martine Nougué


les-belges-reconnaissantsLe livre : Les belges reconnaissants de Martine Nougué. Paru en janvier 2015 aux éditions du Caïman.

4e de couv :

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire.
Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habitants venus du nord, ou cette flic Africaine qui fouine dans leurs histoires.

téléchargement (17)L’auteur : Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.
Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…
Elle vit aujourd’hui entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture. Les Belges reconnaissants est son premier roman publié.
Extrait :
« Le clan Gallieni tenait les affaires municipales d’une main ferme, n’hésitant pas à user de méthodes musclées à l’encontre des indociles et des éventuels opposants, pressions d’autant plus fortes que les récalcitrants avaient été marqués du sceau de « l’étranger » ou pire, du « néo ». Marianne Grangé, l’étrangère en terre castellacoise, avait subi les foudres de Gallieni lorsqu’elle avait oser le défier, lui et son système, lors des dernières élections. Elle s’était épanchée sur l’épaule de la policière, légitimant la violence de son combat par la colère et le dégoût que lui inspirait cette république bananière locale qu’avec ses amis elle avait entrepris de dénoncer en réveillant les consciences villageoises. Pénélope avait été impressionnée par l’idéalisme de la jeune militante. »

Résumé et avis :

Pénélope Cissé, officier de police au commissariat de Sète, est chargée d’enquêter sur l’assassinat du maire de Castellac. En s’intéressant au passé du village, elle se confronte à des habitants peu coopérants, enclins au racisme et à la xénophobie. Au fil de son enquête, elle croise des chasseurs, un noyau de militants écologistes et une journaliste qui, tous, épiaient les moeurs de la victime.

Martine Nougué , avec une dose parcimonieuse d’humour, insuffle un nouvel élan au roman policier. Mieux, elle le dépoussière.

Elle nous dresse un portrait sans concession d’un village français soumis à l’hégémonie d’une famille, d’un clan. Un bastion où l’élu local se comporte en seigneur des lieux ; distribuant ses faveurs ou faisant régner la terreur.

Tout en subtilité, l’auteur dénonce les fléaux de notre société. L’intolérance, la xénophobie, la cupidité, la bêtise humaine, le racisme ordinaire sont autant de thème qui font la richesse de cette intrigue.

Mais pour autant la lecture de ce titre reste jubilatoire. Et que dire de son personnage de flic , la belle Pénélope Cissé! Iconoclaste cette jeune lieutenant d’origine sénégalaise croque la vie à pleines dents et ne s’en laisse pas compter.

On n’en redemande.

 

 

 

Carnaval de Ray Celestin



9782749141954,0-2618495
Le livre : Carnaval  de Ray Celestin. Traduit de l’anglais par Jean Szlamowicz. Paru le 15 mai 2015 au Cherche Midi. 21,00 € ; 1 vol. (496 p.) ; 22 x 14 cm

Quatrième de couverture

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…

Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

téléchargement (55)L’auteur : Ray Célestin est britanique. Nouvelle figure de la scène littéraire, il s’impose dans le thriller avec son premier roman Carnaval basé sur l’histoire réelle d’un sérial killer qui sévit en 1919 à la Nouvelle-Orléans.

Après avoir étudié l’art et les langues asiatiques, Ray Célestin devient scénariste pour la télévision. Il vit actuellement à Londres.

Extrait :
En Louisiane, les noirs n’avaient guère le droit de faire entendre leur culture et les enterrements permettaient justement d’y donner libre court en public et de traiter les opprimés avec pompe. C’était pour ça qu’elle fronçait les sourcils, parce que la seule fois 

Résumé et avis :

téléchargement (56)1919, La Nouvelle-Orléans. Un serial killer sévit dans la communauté sicilienne. Sur chacune des scènes de crime, il laisse des lames de tarot. Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le policier Michael Talbot, le journaliste John Riley et Ida, une jeune secrétaire, tentent de résoudre l’affaire.

Cette année je vais de surprise en surprise. Non, de bonnes surprise en excellentes surprises. Et à chaque fois, je me fait surprendre par un premier roman. Des premiers romans parfaitement aboutis, d’une maîtrise impressionnante. Et celui-ci, c’est, je le crois, la cerise sur le gâteau.

Il vous faut absolument le découvrir.

C’est une plongé abyssale dans la Nouvelle Orléans  au sortir de la grande guerre. Cette ville du sud profond au accents et aux origines françaises. Une ville métisse mais où le métissage n’a pas cours.

Dans ce sud profond des Etats-Unis règne la pauvreté. La Nouvelle Orléan est une ville au bord du chaos. Tensions raciales, corruption, vaudou, jazz et mafia, tous est là pour faire exploser la tension ambiante

 téléchargement (57) Ray Celestin a puisé l’inspiration dans l’histoire du Axeman (le tueur à la hache), ce tueur en série qui a sévi au sortir de la 1e guerre mondiale et qui comme Jack the Riper a cessé ces meurtres du jour au lendemain. Cette véritable série de meurtres ont enflammé La Nouvelle-Orléans à l’époque. Et pour être au plus près de cette histoire, l’auteur a même poussé le vice jusqu’à reproduire, au début du roman, une lettre supposée être du tueur.

Et si, ici le décor ( la ville, le climat, la méteo) joue un rôle particulièrement important, les personnages sont eux aussi à la hauteur. Nous allons découvrir une véritable galerie de personnages hétéroclites auxquels on va s’attacher ou au contraire que l’on va très vite haïr. Et puis petit clin d’oeil, c’est sympathique de découvrir le très jeune  en personne dans ce livre.

Ray Celestin nous offre un premier roman inoubliable, au suspense omniprésent, doublé d’un portrait de la ville d’un réalisme peu commun.   Depuis L’Aliéniste de Caleb  Carr, on n’avait jamais lu ça !

 téléchargement (58)

Trottoirs du crépuscule de Karen Campbell


9782213661933,0-1563469Trottoirs du crépuscule de Karen Campbell. Traduit de l’anglais9782757838266,0-2625952(Ecosse) par Stéphane Carn et Catherine Cheva. Paru le 10 avril 2013 chez Fayard dans la collection Fayard Noir. 20,00€ ; (543 p.) ; 22 x 14 cm
Paru en poche le 28 mai 2015 aux Point policier 8,60€ ;18 x 11 cm
Quatrième de couverture
Anna Cameron prend la direction de la Flexi, la brigade d’intervention rapide sur le Drag, les quartiers chauds de Glasgow. Crédits en berne, équipe réduite et fortes têtes, sa mission n’est pas facile. D’autant qu’elle a Jamie Worth sous ses ordres. Jamie, son ex, qui a épousé Cath et lui a fait un enfant.Ces trois-là ne se sont pas revus depuis dix ans. Cath a quitté la police pour s’occuper du bébé et, pour elle, la maternité n’a pas que du bon.Sur le Drag, royaume des dealers, des putes et des clubbers, un inconnu balafre les filles à coups de tesson. Un vieil homme est brutalement assassiné et les crimes racistes sont légion. Au repos forcé après avoir été agressée au cours d’une ronde, mais convaincue que la Criminelle fait fausse route, Anna doit accepter l’aide que Cath lui propose. Tour à tour rivales et complices, les deux femmes ne mesurent pas les conséquences de leur nouveau duo…

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L’auteur :Ancienne flic et titulaire d’un master of Art & Literature, Karen Campbell inaugure avec Trottoirs du crépuscule, son premier roman, une série policière exceptionnelle dont l’ampleur, l’humanité et l’authenticité ne sont pas sans rappeler The Wire. Au féminin. À Glasgow.

Extrait :
C’était le temps idéal pour ça. Le vent avait retourné le ciel comme un gant et, par là-dessus, une petite averse avait fini de tout nettoyer. La journée s’annonçait belle.
A toi de jouer ! Anna aurait pu voir son sourire se refléter dans ses chaussures qui slalomaient entre les flaques. Quel éclat… Elle était si absorbée qu’elle ne vit rien venir. La fanfare stridente d’un klaxon à l’italienne la força à regagner précipitamment le trottoir. Le conducteur, presque couché dans sa Sinclair C5, secoua la tête et passa en trombe. 

Résumé et avis

PowerAnna Cameron a été nommée à la tête de la nouvelle brigade d’intervention chargée de la petite délinquance à Glasgow. Sa mission est difficile, d’autant plus que son ex, Jamie, est sous ses ordres. La femme de ce dernier, Cath, est au bord de la dépression depuis qu’elle a quitté la police pour s’occuper de leur enfant. Tour à tour rivales et complices, les deux femmes s’allient. Premier roman.

 Twin_PeaksKaren Campbell nous introduit dans le quotidien de la brigade d’un commissariat de quartier. Cette unité d’intervention est dirigé depuis peu par une femme . Et à Glasgow comme ailleurs, le milieux des flic est un milieu machiste et c’est rien de la dire. Mais Anna est une femme de ressources et des ressources il va lui en falloir pour mener à bien son enquête.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne enquête qui va nous embarquer dans les quartiers crasseux de Glasgow. Les quartiers populaires laissés à l’abandon par la municipalité. L’une des plus grandes villes du Royaume-Uni qui a perdu de sa superbe et où le chômage va galopant. La ville la plus peuplé d’Écosse qui s’enfonce dans la pauvreté et qui voit ses vieux démon réapparaitre. Criminalité, corruption, trafics, prostitution, mais aussi racisme, délation, homophobie, tous les fléaux que la misère peut engendrer, ressurgissent.

Un premier roman prometteur noir à souhait. Deux beaux portraits de femmes. Une plume attachante. A découvrir.

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