Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous mettons l’accent sur un premier roman, et oui ! Aussi c’est à travers une double chronique  que nous vous proposons de le découvrir.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offrait son petit avis et si vous l’avez loupé c’est ICI.

Et en cette fin d’après-midi c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui nous livre sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

@abrideabattuebymarieclaire

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

DERNIERS JOURS A ALEP DE GUILLAUME RAMEZI AUX EDITIONS FRENCH PULP (Espionnage)
ISBN : 979-1-0251-0304-3 // Tarif : 18 €

Comme je l’ai déjà indiqué, l’espionnage et le terrorisme ne sont pas des genres que j’affectionne.

Derniers jours à Alep, est une histoire sur le terrorisme et la famille. Sur l’absence d’un père et sa quête lorsque son fantôme ressurgit.

Alep en Syrie de nos jours :

Al Mansour arrive au terme de ses expériences sur des êtres humains. Ses protocoles sont de plus en plus précis et les résultats prometteurs. Il touche enfin au but. Il est temps car l’organisation tentaculaire pour qui il œuvre s’impatiente. C’est qu’elle prépare depuis très longtemps cette action d’envergure. Action qui va faire basculer ces pays d’occidents exécrés. Les morts se compteront par milliers. Ce sera leur victoire tant attendue.

Extrait page 20 : « Soutenu sans limites par son organisation et les fonds colossaux dont elle disposait, il avait progressivement pris le contrôle de la quasi-totalité de la production de savon d’Alep. Cela lui permettait d’arborer en façade toutes les caractéristiques d’un investisseur ambitieux et de pouvoir mener en parallèle ses recherches sans être perturbé. »

Paris en France de nos jours :

Mathias a perdu son père alors qu’il était enfant. Cette absence a déterminé son choix de carrière. Un manque, un vide jamais vraiment comblé malgré l’amour immense qu’ils se portent avec sa mère. Mathias s’investit à 300 % dans son métier de cancérologue au point d’avoir perdu Marie, la femme de sa vie. Et pourtant, elle est journaliste et sait ce qu’est la passion d’un métier. Mais peut-être que le temps de sa reconquête et celui de la construction d’un avenir sont venus ?

Mais l’avenir reste un mystère. Un jour, au journal télévisé, une information sur un terroriste recherché va tout faire basculer. Une photo s’affiche en plein écran et pour Mathias c’est comme un violent uppercut. Le visage du terroriste est celui de son père mort depuis 25 ans.

Avec l’aide de Marie et celle d’Ahmed, son meilleur ami, il va tout tenter pour retrouver cet homme et comprendre. Les contacts de Marie vont le mettre en relation avec Gaël Martens qui travaille pour les services des renseignements. Mais Mathias, pas plus que Marie ou Ahmed ne sont des barbouzes et rien ne les a préparés à ce qu’ils vont devoir affronter.

La vérité a toujours un prix. Et c’est le plus élevé qui sera facturé.

Un roman qui offre de bons moments de lecture avec des personnages attachants et une intrigue de bon niveau.

Pour ma part j’avais une vision du rôle et des intentions de chaque personnage dès le début de ma lecture. Hélas pour moi, ma vision a été la bonne et du coup je n’ai eu aucune surprise. Guillaume Ramezi je plaide coupable. J’ai l’esprit très tordu.

Mais je suis persuadée que la grande majorité des lecteurs se fera balader par tes lignes et tes mots, et que dans tous les cas ils passeront un bon moment grâce à toi.

 

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Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous vous parlons d’un premier roman, étonnant, non ! Et pour vous donner envie de le découvrir nous vous proposons une double chronique.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offre son petit avis. Ce soir c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui livrera sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

En epub à 9€99

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.
Citation :
« Aujourd’hui, papa est mort. »
«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

 

Le petit avis de Kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

 

Torrents de Christian Carayon


Le livre : Torrents de Christian Carayon. Paru le 06 octobre 2018 aux éditions Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir policier . 19.90€ ;  (336 pages) ; 21 x 14 cm. epub 13.99€

 4ème de couverture :

  1. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues depuis longtemps. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu’à l’arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l’amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer ainsi les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille. Bouleversé par ces événements qui réveillent la douleur de la perte de la femme de sa vie et font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier. Mettant ses pas dans ceux de son père, François va reconstituer ce passé dont il ignorait tout, où se sont noués les fils fragiles de son existence. Deux époques, deux enquêtes, pour un polar mené de main de maître.
L’auteur : Christian Carayon, originaire du Sud-Ouest, enseigne l’histoire et la géographie en lycée depuis plus de 15 ans. Il vit actuellement dans la Sarthe.
Véritable cinéphile, il est également féru d’écriture depuis son enfance. Il se lance dans l’écriture en 2012 et publie Le Diable sur les épaules (Les Nouveaux Auteurs, 2012 ; Pocket, 2013), un thriller historique se déroulant dans le Tarn, finaliste du prix du jury du Polar historique de la revue Ça m’intéresse-Histoire.
Les Naufragés hurleurs, son deuxième roman, reprend le personnage du criminologue Martial de la Boissière.
Un souffle, une ombre (Fleuve Editions, 2016) est son troisième roman, vendu en plusieurs langues avant même publication française. Torrents est son quatrième roman, chez le même éditeur en 2018. Pour en savoir plus, son site ICI
Extrait :
« Je ne crois pas qu’on puisse revenir de l’autre côté une fois qu’on y a basculé, contrairement à ce qu’a avancé un soi-disant expert en psychologie. Une troisième possibilité, ma préférée, est apparue, et c’est cette dernière que je tente de suivre. Notre gars a eu peur de se faire pincer. Il a commis une erreur, une imprudence, appelle cela comme tu veux, mais il a cru que les poulets allaient débarquer chez lui. Ce qui l’a obligé à faire le ménage.
— Cette fameuse erreur, ce serait d’avoir été repéré par sa future victime.
— Tu réfléchis aussi vite que ton paternel… Je penche cependant pour quelque chose de plus radical. Tu ne fais pas déplacer les flics parce que tu affirmes qu’un inconnu n’arrête pas de mater tes jolies fesses. En revanche, pour une tentative d’agression… Je crois qu’il a raté son coup. Qu’il y a quelque part une miraculée qui ne se doute sûrement pas de ce à quoi elle a échappé. Je dirais dans un maximum de trois semaines avant que, ton père et mézigue, on se mette à repêcher des bras en lieu et place des truites. »

   

La chronique jubilatoire de Dany

Torrents de Christian Carayon

 

François, dessinateur de vocation, a tout perdu quand sa compagne Emilie a disparu en 1979. D’autres disparitions, par la suite, perturbent le microcosme campagnard où vit sa famille, avec en prime la découverte de restes humains dans le torrent. François va revenir dans son village natal car il ne croit pas en la culpabilité de son père, soupçonné d’être « le dépeceur ».  L’enquête qu’il va mener avec l’aide de Camus, ancien flic, va l’entraîner à révéler les secrets de famille, ceux que le père a enfouis quand il a changé de région, après la seconde guerre mondiale et les exactions commises au nom de « l’épuration sauvage ». Ce père va passer de la position de notable à celle de proscrit … et s’il était innocent ? Comment François va-t-il pouvoir passer du doute au mensonge pour préserver le peu d’honneur qu’il reste à sa famille ?

Ce sont bien ces questions que se pose le lecteur au cours de cette double enquête. On sent très bien la patte de l’historien quand François est obligé de rouvrir les vieux dossiers.

Des chapitres courts et rythmés, trois narrateurs, contribuent à impliquer le lecteur dans la quête de la vérité avec un suspense final bien mené.

C’est le quatrième roman de Christian Carayon … auteur à suivre notamment pour l’ambiance campagnarde qui n’est pas sans rappeler celle de Franck Bouysse, attirante et étouffante à la fois où le silence est une valeur partagée, complice de la religion du secret.

Lu en version numérique.

 

 Extraits :
« Il y a ce film qu’il adore où un shérif défend sa prison, seulement secondé par un jeunot, un boiteux et un soûlaud. Putain ! Il en parle tout le temps. C’est quoi le titre, déjà ?
— Rio Bravo. Papa t’écorcherait vif de ne pas t’en souvenir.
— Ouais, c’est ça : Rio Bravo. Lui, il était comme John Wayne. Un John Wayne désarmé et en cravate. Il leur a répliqué que toute personne qui passerait outre à la loi serait poursuivie jusqu’à ce qu’elle ait l’occasion de voir ce qu’était la vraie justice, pas celle des lâches qui, à dix contre un, ont la prétention d’être à la fois juges et bourreaux. Ça, je m’en souviens très bien. Il a ajouté que l’empressement avec lequel certains éliminaient ou souhaitaient éliminer les suspects ressemblait fort à une manière de les faire taire à jamais, de peur qu’ils n’aient à livrer les noms de leurs complices qui, entre-temps, étaient peut-être devenus leurs accusateurs. Nom de Dieu ! Il était en train de les pousser à bout. Avec les deux autres, on s’est regardés, fatalistes. On s’est dit que, ce coup-ci, ça y était, qu’on allait tous y passer. »
« Je sais qu’on me trouve froid et parfois indifférent au sort des autres. Ce n’est pas vraiment de l’indifférence. C’est simplement que me soucier des miens accapare tout mon temps. Cette inquiétude constante est épuisante. J’ai trouvé une parade pour m’en soulager quelque peu : m’éloigner, me retirer de la scène. D’une certaine manière, je fuis. Je ne fuis pas une vie qui me déplaît, au contraire. Je fuis le fait d’avoir trop à perdre. Mon refuge a été mon travail, puis Combe-Sourde. J’ai déplacé cette peur, je l’ai emportée dans la montagne, comme on envoyait les tuberculeux soigner leur mal en altitude. Je l’ai confinée là-haut, promettant de venir la voir tout le temps si elle acceptait de ne plus redescendre. »

Un dernier pas de danse – Anabelle Read


Un dernier pas de danse de Anabelle ReadLe livre : Un dernier pas de danse de Anabelle Read. Paru le 27 septembre 2018 aux Nouvelles Plumes. 19€ ; (349 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Un dernier pas de danse

Un soir, Eleonor, 5 ans, appelle le 911. La police retrouve la petite fille cachée sous l’escalier, le cadavre de sa mère gisant dans la cuisine…

Première danseuse au New York City Ballet, Lily voit sa carrière brisée à la suite d’une mauvaise chute. Anéantie, elle décide de rentrer en France, dans les Alpes, auprès de sa famille adoptive. À l’aéroport, elle est accueillie par son meilleur ami Vincent auquel elle n’est pas insensible. Affectueux et heureux de retrouver Lily, le jeune flic est néanmoins préoccupé depuis le meurtre irrésolu d’une jeune femme de 24 ans. Bientôt un deuxième cadavre de femme est découvert. Lily l’ignore encore mais ces deux meurtres sont liés à son passé…

 

Anabelle readL’auteur : Anabelle Read est née dans le département du Nord il y a presque 34 ans. Elle exerce le métier d’infirmière scolaire près de Lille où elle réside avec son mari et ses deux enfants. Elle rêvait depuis longtemps de passer à l’écriture sans vraiment oser franchir le pas. Un dernier pas de danse est son premier roman.

 

Extrait :
Lily s’amusa intérieurement de la successions de question que lui avait posé sa mère. Elle profita un instant de ses bras pour s’y lover, culpabilisant un peu de ne pas lui avoir dit toute la vérité sur les raisons de son retour à la maison.

 

Le post-it de Ge

Un dernier pas de danse - Anabelle Read

Un dernier pas de danse d’Anabelle Read

Vingt-trois ans après la mort de sa mère, brutalement assassinée par son père, Lily Harper voit sa carrière de danseuse étoile dans l’une des plus prestigieuses compagnie de ballet de New-York s’écrouler. Une mauvaise chute lors d’une répétition l’oblige à rentrer en France auprès de sa famille adoptive pour panser ses plaies et donner une nouvelle direction à sa vie. Mais la mort de deux jeunes femmes et les menaces d’un tueur déterminé la plongent inexorablement dans des souvenirs qu’elle s’obstine à vouloir oublier. Avec l’aide de Vincent, son meilleur ami et policier en charge de l’enquête, elle va devoir affronter, au péril de sa vie, son passé pour construire son avenir.

Voilà ce que l’on appelle un romantic suspense. Attendez par là un subtile mélange d’enquête policière et d’histoire d’amour. Et si en plus vous l’assaisonnez avec un brin de secret de famille et d’une Kyrielle de suspects, vous obtenez un très bon premier roman.

Ce roman de presque 350 pages se lit à une vitesse folle. J’ai dévoré ces lignes avec plaisir tellement l’écriture est fluide.

Je tiens d’ailleurs à remercier Anabelle Read de n’avoir embarquée dans cette histoire après une panne de lecture de plus de 8 jours. Le style limpide de l’auteur a réveillé mon envie de lire. Une bonne histoire sans prise de tête, rien de mieux.

Je remercie aussi l’auteur de m’avoir baladée entre les différentes pistes. Avec son intrigue bien ficelée et ses personnages auxquels on s’attache (tiens je ne deviendrai pas un peu fleur bleue, moi avec le temps), Anabelle Read m’a donner envie d’avaler d’une traite ce premier roman.

Et surtout maintenant que j’ai découvert sa plume, j’ai très envie de voir comment celle-ci évolue.

Un nouvelle auteur à suivre donc !

Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny


Ce soir comme promis c’est…

La double chronique

Et c’est MissAline et Clémence qui nous offre leur avis

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

 

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

L’accroche de Miss Aline

 

1988,  trois enfants  dont la vie est bousculée par certain événement dont ils ne parleront à personne.  

2015, année charnière dans la vie de Tom.

2018, toutes les trajectoires se retrouvent  dans  cet espace temps.

Trente ans, trente secondes et la vie défile, avance, s’enfuie. D’autres choix étaient-ils possible ? Est-ce vraiment un choix  ou juste l’effet papillon ?

Il n’y a aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque protagoniste et son espace temps. Mais quel est le lien entre eux ?  Plus tu avances et plus tu cherches la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Trente ans à avancer, tenté d’oublier, ruminer.

Trente ans, des retrouvailles entre  gosses d’hier  devenus des adultes ayant oubliés leurs rêves. Trente seconde pour basculer.

Trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Tom va les «bouffer » toute sa vie ces trente secondes.

Trente ans le méchant d’hier s’est racheté une conduite. Trente secondes d’inattention et  à nouveau l’enfer.

L’auteur s’attache à démontrer que rien n’est fixé. Tout peut prendre une tournure inattendue dans la vie. Que tu n’es pas le/la seul(e) à influer sur le court des choses, les autres le font parfois pour toi de façon inconsciente bien sur.

J’ai beaucoup aimé la façon dont le récit est découpé et qui t’amène à t’interroger sur le « on va où ? ». La lecture est fluide  et tu as du mal à quitter tes pages. Les choses se mettent en place et tu comprends. Ok pour cette fin alors… ah non l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Un très grand merci à Sébastien  Theveny de sa confiance en me faisant découvrir son univers. J’ai hâte de lire ses autres romans. Surement un nom à suivre…

Bonne lecture.

 

Extrait :
J’ai cru que notre mariage pourrait me guérir, mais je n’ai jamais réussi à me libérer tout à fait du passé.
La seule manière de m’en libérer, c’est de faire ce que j’ai décidé d’accomplir aujourd’hui même.
D’ici quelques heures, mon âme sera libérée d’un poids gigantesque.
Même si le prix à payer est lourd.
Et dangereux.
Définitif.
Mon pauvre homme, je fais de toi une victime collatérale de mes actes.
Le risque est grand que je finisse mes jours derrière les barreaux…
D’une certaine manière, je t’aime.

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Sébastien Théveny , Trente secondes avant de mourir :

Première fois pour moi que je lis un livre de cet auteur , que je remercie pour sa confiance .

J’ai été subjuguée par cette nouvelle plume et je suis sûre d’être assidue dans la lecture de ses ouvrages …

Passons aux choses sérieuses :

Tom , patiente dans la salle d’embarquement de l’aéroport , où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent . Étrangement , plusieurs personnes ne lui semble pas inconnues …

Nous allons faire des nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec ces personnes censées ne pas se connaître et pourtant … quel est le lien qui les unit ?

Pour le découvrir il vous faudra lire ce superbe roman .

L’auteur nous fera revivre cette fameuse journée , où tout a été de travers , où le destin de Tom et des autres personnages  a pris un sacré tournant .

Vous ferez la connaissance d’Erin , de Ramon , de De Marcus … et ils méritent d’être connus .

Alors n’hésitez plus et retenez bien ce nom , Sébastien Théveny . Je vous assure que vous ne serez pas déçu , c’est promis !!

J’ai vraiment adoré ce livre , j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher . Un petit bijou !

Extrait :
En somme, la vie de chacun n’est que l’accumulation de petits riens dans la grande mêlée générale de la fourmilière humaine

Voilà mes polardeux,

J’espère que comme moi vous avez fait une découverte car une nouvelles nos flingueuses n’ont bien donner envie de le lire celui-là. Rhaaaa sacrée tentatrices !

Et comme si cela ne suffisait pas ! …

Sébastien Theveny viendra bientôt papoter ici avec Clémence (autour du 4 aôut)

Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny


Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny

Ou

Une double chronique live

 

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

La Chronique Live

Deux flingueuses en terrasse autour d’un verre (sans alcool) se font interpeller par leur voisin de table.

Ce qui donne une chronique sur le vif….

 

Le voisin de table : Pardon Mesdemoiselles j’ai entendu que vous parliez de Trente secondes avant de mourir de Sébastien Théveny.  Ça vous ennuie de m’en parler ? Ah, je me présence Alain Doucros et moi aussi à mes heures perdues je chronique.

Clémence : pour ma part c’est la première fois que je lis cet auteur. J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Un véritable petit bijou.

Miss Aline : je confirme. Je dirais même : attention auteur à suivre !

Alain : ah oui tout de même ! Sans trop m’en dire vous pouvez développer ?

Miss Aline : l’auteur vous entraine sur trois périodes : 1988, trois enfants dont la vie est bousculée par certains événements dont ils ne parleront à personne.

2015, année charnière dans la vie de Tom.

Et 2018 : toutes les trajectoires se télescopent et tout ce joue ou pas. Mais aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque personnage et son espace temps.

Clémence : on commence avec Tom en salle d’embarquement, où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent.  Il va croiser un regard, un visage pas tout à fait inconnu. Et Tom repense à cette fameuse journée, où tout a été de travers, où son destin et celui d’autres personnes a pris un sacré tournant.

Alain : tout le monde est lié  alors, à cause de Tom ?

 Miss Aline : on va garder le suspens pour votre lecture. C’est vrai qu’en lisant on cherche la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Clémence : pour découvrir cette cassure il vous faudra lire ce superbe roman. Je vous assure que vous ne serez pas déçu.

Alain : le titre ?

Miss Aline : trente seconde pour mourir c’est un livre sur  trente ans de vie qui défilent, avancent, s’enfuient. Trente ans pour avancer, tenté d’oublier, ruminer. Trente secondes pour basculer, trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Trente secondes d’inattention et à nouveau l’enfer. Trente secondes c’est l’effet papillon que tu peux prendre en pleine face.

Clémence : Trente secondes pour mourir comment vous donner envie de le lire ? Le titre n’y est pas pour rien. Vous ne vous êtes jamais dis et si j’avais fais ça trente secondes plus tôt ou plus tard, la situation aurait-elle eut le même aboutissement ? Pensez-vous que nos actes, nos paroles peuvent influencer notre vie ou celle des autres ? Imaginez un peu si trente secondes avec une grande décision vous aviez douté et pris la décision inverse. Quelle serait votre vie aujourd’hui ?

 Alain : un mot pour la fin !

Miss Aline : la lecture est fluide et tu as du mal à quitter les pages. Les choses se mettent en place progressivement et tu comprends. Tu te dis « ok pour cette fin là »… et l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Clémence : Nous allons faire de nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec des personnes censées ne pas se connaitre et pourtant… quel est le lien qui les unit ? Pour le découvrir, il vous faudra lire ce superbe roman.

Alain : merci les filles vous m’avez convaincu en un peu plus de trente seconde…

Et vous, vous êtes convaincu(e) ?

Oui, non, pas encore

Alors retrouvez nous ce soir sur ces pages avec Clémence, nous partagerons avec vous nos deux chroniques

 Bonne lecture !

Et à très vite

La saison des feux de Celeste Ng


Le livre : La saison des feux  de Celeste Ng. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Fabrice Pointeau. Paru le 5 avril 2018 chez Sonatine. 21€ ; (377 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couv :

Vous vous sentez à l’abri chez vous ? Cela ne va pas durer.

A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire. Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

 

L’auteur  : Celeste Ng est née àPittsburgh, Pennsylvanie , 1980. Elle est une romancière et nouvelliste. Originaires de Hong Kong, ses parents se sont installés aux États-Unis à la fin des années soixante. Son père, physicien, a travaillé au Glenn Research Center et sa mère, chimiste, a enseigné à l’Université d’État de Cleveland.
Celeste obtient un BA d’anglais à l’Université Harvard en 2002, puis un MFA en écriture à l’Université du Michigan où elle a été lauréat du prix Hopwood pour sa nouvelle « What Passes Over ».  Celeste Ng vit dans le Massachusetts. Après Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, La Saison des feux est son deuxième roman publié chez Sonatine Éditions.
Extrait : 
Pour un parent, un enfant n’est pas une simple personne : c’est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu’on vit, le passé dont on se souvient et l’avenir qu’on espère. On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu’il a été, l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra, tout ça simultanément, comme une image en trois dimensions. C’est étourdissant. Et chaque fois qu’on le laisse, chaque fois que l’enfant échappe à notre vue, on craint de ne jamais pouvoir retrouver ce lieu.

La lecture de Marie Nono

Une très belle découverte.

J’ai nommé : LA SAISON DES FEUX de Celeste Ng aux éditions Sonatine. 375 pages. Sorti en librairie le 5 avril 2018.

Mais bon sang quelle histoire ! Un roman noir écrit avec finesse et délicatesse.

Dans une ville américaine où tout semble paisible, sans soucis avec des habitants parfaits, sans histoire, aisés, avec des enfants intelligents, obéissants…Bref, l’idéal américain que décrit à merveille Celeste Ng. Cependant vu de l’intérieur c’est pas tout à fait la même musique !

Dans un tout autre registre, il y a des personnages qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire comme Marianne (Meurtres pour rédemption/K.Giebel) et là je pense que Mia et Izzy sont venues la rejoindre.

Le sujet à la base est assez “banal” mais ne vous y fiez pas car il est traité avec une dextérité et une justesse qui m’ont laissé tellement d’émotions que je suis incapable de toutes les citer.

Gros coup de coeur pour moi….

 

Les sanglots de pierre – Dominique Faget


Les sanglots de pierre - Dominique FagetLe livre :Les sanglots de pierre de Dominique Faget. Paru le 28 mars 2018. 16€90 ; (235 p.) ; 24 x 16 cm

4e couv :

« Depuis ce jour terrible de l’été 1942, il lui semblait qu’il s’était écoulé des milliers d’années… »

Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.

En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.

Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…

Quand la vengeance attend son heure…

 

Dominique FagetL’auteur : Dominique Faget vit en Gironde où elle situe le cadre de ce roman. Elle est l’auteur de trois autres ouvrages, notamment Celui qui ne meurt pas, un best-seller qui a remporté le Prix VSD du Polar.

 

 

Extrait :
Dehors, les ombres mystérieuses et sombres des grands arbres du parc se détachaient dans une nuit obscure constellée de milliers d’étoiles brillantes.
Elle resta un moment à contempler l’immensité du firmament, avec l’impression d’être aspirée dans une spirale enivrante.
Soudain, une chauve-souris vola si près d’elle que d’instinct, Juliette eut un moment de recul. Alors quand en plus, un papillon se mit à tourbillonner avant de pénétrer à l’intérieur, elle abandonna son poste pour revenir s’étendre sur son lit.
Sachant qu’elle ne trouverait pas le sommeil, elle resta hébétée, la bouche grande ouverte à contempler les meubles de sa chambre. Il y avait tellement de luminosité qu’elle voyait nettement le petit secrétaire placé contre le mur en face d’elle et qu’elle arrivait même à y distinguer le cahier qui lui faisait office de journal intime posé dessus.
À l’arrière, le papier peint dessinait des volutes et des arabesques énigmatiques. Juliette se sentit peu à peu sombrer dans une torpeur ankylosante…
Tout à coup, elle se raidit.
Ses yeux s’écarquillèrent.
Son sang se glaça.
Son cœur s’emballa.
Elle se mit à suffoquer.
Ce qu’elle entraperçut en face d’elle la cloua d’effroi…

Le Kronik d’Eppy Fanny

Sanglot de pierre

Dominique Faget nous entraîne une fois de plus en Gironde pour cette nouvelle aventure qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.
L’histoire :
Eté 42. Le régime de Vichy est en place. Bousquet et Laval mènent les exactions contre les juifs. Les bus de la CTRP déversent des êtres sans distinction de sexe ou d’âge au Vel’ d’Hiv. Puis direction la gare de Bobigny et Auschwitz-Birkenau pour grand nombre d’entre eux. Une famille parmi d’autres échappera à la rafle grâce au sacrifice de l’un de ses membres et passera en zone libre. Une famille de résistants les accueillera et fera tout pour les aider à passer en Espagne.
De son côté Hortense n’a pas eu une vie facile. La grande guerre lui a volé son premier mari, Jules Laborde, l’amour de sa vie. La seconde lui a pris son fils Pierre. De cette première vie ne lui reste que son petit-fils, Lucien, un jouisseur. En secondes noces Hortense a épousé Georges Beaulieu de Chayssac, notaire bordelais. De leur union deux filles sont nées, Violaine, puis Nicole mariée et mère de Juliette.
Hortense règne sur le domaine de la Louvière, à Saint-Laurent-des-Vignes. Cette superbe propriété traditionnelle bordelaise vit aux rythmes des saisons, des odeurs de confitures chaudes, de pain grillé, et de bons plats qui mitonnent. En cet été 1956 les femmes des trois générations sont sous le même toit. Nicole et Juliette sont en congés dans la maison familiale. Elles doivent rejoindre mari et père en Algérie. Algérie où les premiers incidents d’importance sont en train de se produire ce qui préoccupe la doyenne.
Juliette fait des cauchemars et voit des fantômes dans sa chambre. Chaleur lourde de l’été, lubie de la jeunesse, souvenirs lointains enfouis et occultés ? La journée elle court la campagne. Par curiosité, elle aperçoit le corps horriblement mutilé d’un voisin qui vient d’être retrouvé assassiné. Le seul point positif pour Juliette est la rencontre avec ce charmant jeune brigadier qui éveille ses premiers sentiments amoureux.
Puis avec l’insouciance de la jeunesse elle se réjouit de l’arrivé de son oncle Lucien qu’elle adule. Ce dernier arrive avec une actrice à son bras. Il aime les femmes et l’argent et spécule déjà sur l’héritage à venir de la Louvière. Une vision du domaine bien éloignée de celle de sa grand-mère.
D’autres morts suspectes touchent des habitants du village. Que se passe-t-il ? Qui est cet assassin qui rôde ? Une vengeance ? La guerre pas si lointaine a laissé des séquelles.
Des secrets de famille inavouables ne demandent qu’à resurgir et la vérité est un dû pour celui qui a vécu le pire.

Sauf – Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de Couv :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Extrait :
J’aime cette ville, elle me fascine, je crois que ça ne changera jamais. Quand je la traverse, j’ai l’impression d’être au centre du monde. Je l’aime d’autant plus que je m’y sens étranger. Je sais que je ne suis pas d’ici. Personne n’est d’ici, hormis quelques familles. Les autres viennent des quatre coins du monde et sont libres de rester, de vivre comme ils le veulent. On parle de Paris en mal, on montre du doigt l’anonymat, et la vitesse, souvent le bruit. Tout cela est faux. L’anonymat n’est que le synonyme parisien de la liberté qui s’offre à qui la veut. Tout comme la vitesse et le bruit.

 

Les p’tits papiers de So

SAUF- Hervé Commère– Editeur : Fleuve Noir

SAUF est de ces romans qui reste en vous.
Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous ennivre.

SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur.
Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, et plus loin encore. Et quel voyage.
Chaque chapitre appelle au suivant.Chaque fin de châpitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !
Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.
SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amourS. Une ôde à la vie.
J’ai commencé ma lecture un jour ensoleillé, je l’ai interrompue que pour ne pas être indélicate avec ceux qui m’entouraient. Mais il y avait une urgence à le finir. Pour connaître le dénouement de l’intrigue, bien sûr, mais avant tout et surtout parce qu’il m’a procuré un sentiment de bienêtre que je n’ai plus ressenti depuis longtemps dans mes lectures. Un tourbillon d’émotions. Ce sentiment profond d’être vivante.
Puis arrive l’instant où on referme le livre, où on regarde par la fenêtre et on se laisse partir. Et vient le moment où on se lève pour le ranger dans la bibliothèque, on regarde sa tranche avec l’immense fierté de posséder un tel bouquin.

A lire d’urgence et sans modération.

Et retrouvez ICI le billet de Dany sur Sauf

Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !