Thérianthrope de Michaël Fenris 


Le livre : Thérianthrope de Michaël Fenris .  Paru le le 22 novembre 2018 aux éditions Prisma – 19.95 € (397 pages) ; format  15 x 23cm

 

4ème de couverture :

A Denver, l’inspecteur Ernesto Guzman espérait avoir une fin de carrière paisible. Quand on l’envoie sur une scène de crime particulièrement sordide, il comprend que la retraite va devoir attendre : la victime a été massacrée, et en partie dévorée par son assassin… Alors que les corps affreusement mutilés se multiplient, l’identité du serial killer ne fait plus aucun doute : Mitchell Hiker, ancien garde forestier tout juste échappé d’un asile psychiatrique. L’homme est persuadé d’être un loup-garou, et une petite voix dans sa tète lui souffle de tuer. Une traque sans merci va commencer

 

L’auteur … Michael Fenris est le pseudonyme d’un médecin généraliste qui vit en région parisienne, il aime les thrillesr et a publié sous ce nom ses premiers romans, Feuille , Le syndrome Noah. Michael Fenris, médecin de jour et écrivain la nuit donc et aussi passionné de littérature américaine.

 

 

 

 

 Extraits :

« Ernesto Guzman avait assisté à pas mal d’autopsies, le passage obligé quand on travaillait à la Criminelle, et avec le temps il avait su se forger une carapace mentale pour éviter de prendre trop à cœur ce qu’il voyait. Son jeune collègue, qui n’avait pas son ancienneté, y allait toujours à reculons. Guzman avait vu des flics ne jamais le supporter, parfois même des flics avec du métier, lorsque ça aurait pu être leur propre enfant. Parfois, le seul recours pour oublier était la boisson, Ernesto le savait pour y avoir goûté, jusqu’à ce que sa femme lui mette un ultimatum : l’alcool ou sa famille. Il avait choisi, et il ne le regrettait pas en songeant au réconfort qu’il retrouvait chaque soir en rentrant chez lui. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Thérianthrope de Michaël Fenris

 

Une fable moderne me direz-vous en voyant la couverture … ça ressemble au petit chaperon rouge, certes ! L’auteur prend beaucoup de libertés avec le conte et nous entraîne dans une aventure originale, de nos jours avec les portables, l’ADN , les 4×4 et les hélicoptères. Ca c’est pour le décors …

Petit tour sur le dictionnaire cependant … thérianthrope selon wiki, puisque word ne connait pas :

La thérianthropie ou zooanthropie est la transformation d’un être humain en animal, de façon complète ou partielle, aussi bien que la transformation inverse dans le cadre mythologique et spirituel concerné.

Plus loin Michael Fenris parle de lycanthropie (source wiki toujours) désigne la transformation d’un homme en loup.

Et bien voilà le contexte est posé … laissez faire votre imagination et vous aurez quelques heures de bonne littérature policière, avec suspense entretenu et juste une pincée de fantastique, histoire de ne pas décourager les hyper-rationnels dont je fais partie !

D’abord l’action se déroule en ville, aux US à Denver (Colorado) où une jeune femme est retrouvée assassinée et alors la politique se taille la route dans l’enquête qui va révéler un tueur en série. On connait très vite son identité, son ambigüité intrigue et il nous entraîne ensuite à Rock Hill, l’Amérique profonde  abandonnée des pouvoirs centraux, où le sheriff courre après les moyens supplémentaires et sa population se sent bien isolée. Des sagas familiales aux secrets malmenées par les méfaits du tueur, des jeux dangereux d’adolescents, une petite romance, une guerre des polices car le FBI veut s’en mêler … dans un contexte nord-américain certes mais terriblement universel avec un final qui tient bien ses promesses et qui garde son suspense jusqu’aux toutes dernières pages.

Lu en version numérique.

 

 Extrait 2 et 3
« — Eh, Bob, petit cachottier ! cria-t-il en direction du cadavre dans le couloir. Tu avais honte de tes cheveux blancs ?
La teinture conviendrait parfaitement à ses cheveux bruns. Il en profita pour passer sous la douche, se coupa un certain nombre de mèches rebelles frisottantes aux tempes et sur le front, lut la notice du produit et l’appliqua à la lettre. Ordre et discipline. Il récupéra un rasoir et s’en servit pour rendre son visage parfaitement glabre, en laissant la moustache qu’il passa également à la teinture. Il laissa ensuite sécher ses cheveux en les coiffant en arrière et s’examina, satisfait du résultat. »
« Personnage haut en couleur, la soixantaine sonnante et le cheveu rare, Gus Peterson habitait à l’entrée de Rock Hill, au fond d’une impasse collée aux racines de la montagne. Une vieille cahute tout en bois, ornée d’un nombre incalculable de plaques minéralogiques venues des quatre coins du monde. La même collection, décuplée, se trouvait à l’intérieur, mêlée aux têtes, voire aux animaux entiers, empaillées. Pour Peterson, le terme de chasse était large, et s’il se piquait d’être un excellent taxidermiste, il suffisait qu’un objet lui plaise pour qu’il démarre illico une nouvelle collection en tentant de se l’approprier avec des moyens plus ou moins légaux. »

 

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La conspiration Hoover de Steve Berry


Le livre: La conspiration Hoover de Steve Berry. Traduction de Philippe Szczeciner. Paru le 11 octobre 2018 aux éditions du Cherche Midi. 22€ ; (448 pages) ; 14 x 22 cm.


4ème de couverture: 

De conspirations occultes en révélations explosives : Cotton Malone défie l’histoire officielle !2000. Officier de marine, Cotton Malone est recruté par le ministère de la Justice pour récupérer au fond des mers une pièce de collection extrêmement rare. Celle-ci doit servir de monnaie d’échange pour obtenir d’un ancien opérationnel de la CIA des dossiers secrets relatifs aux agissements occultes du FBI dans les années 1960.Alors que se dessine l’implication d’une branche clandestine du FBI dans un assassinat qui, en 1968, a bouleversé l’histoire, Malone est engagé dans une quête périlleuse, semée d’intrigues et de complots. Au centre de la toile, la figure d’Edgar J. Hoover, dont les secrets sont aussi nombreux qu’inavouables.

Dans cette douzième aventure, Cotton Malone se remémore la création de la division Magellan, branche secrète du ministère de la Justice, et sa première enquête au sein de celle-ci. Les nombreux fans de Steve Berry ne seront pas déçus !

 

L’auteur: Berry Steve Berry (né en 1955) est un avocat et un auteur américain de romans policiers. Il vit actuellement dans le comté de Camden, situé dans l’État de Géorgie.
Steve Berry a étudié le droit à l’université de Mercer à Macon et c’est seulement en 1990 qu »il a commencé à écrire. En 2000 et 2001 il gagna le prix suivant : Georgia State Bar fiction writing contest, 2003 son premier roman The Amber Room est publié par l’éditeur Ballantine. Depuis il a écrit plusieurs thrillers, qui sont devenu des best-sellers.
Le Troisième Secret est son premier roman publié en France et La Conspiration Hoover est le douxième opus des aventures de Cotton Malone.
Steve Berry est marié et père d’une fille.
Il ne se contente pas d’intéresser ses lecteurs par ses récits. Son roman « L’héritage des templiers » contient des passages dans lesquels il sape les fondements du Christianisme en niant la résurrection du Christ et en présentant les évangiles gnostiques comme plus dignes de confiance que les quatre évangiles canoniques. Quant à la Conspiration Hoover, nous vous laissons le découvrir.

 

Extrait:
« Il a fallu huit présidents, près de cinquante ans et un évènement fortuit pour mettre un terme au règne de Hoover et démanteler son système infernal, poursuivit-elle. A un moment donné, plus de mille agents étaient affectés à COINTELPRO. Bon nombre d’entre eux sont restés au FBI bien après la mort de Hoover, en 1972, et ces gens-là n’ont pas changé de mentalité: ils ont seulement perfectionné leurs pratiques. »

 

Le OFF de OPH

La conspiration Hoover de Steve Berry.

Au royaume des complotistes le FBI est roi! Voici comment résumer en une phrase le dernier roman de Steve Berry La Conspiration Hoover.

 

Chronique d’un je te tiens tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui saura passera de vie à trépas!

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’agent Cotton Malone dans ce nouvel opus de ses folles aventures.

Si dans les précédents romans nous avons pu suivre le déroulement de sa carrière au sein de la division Magellan, La conspiration Hoover nous entraîne dans la jeunesse de notre héros. Sa première affaire et son intégration dans cette branche secrète du ministère de la Justice.

2000; Cotton Malone est alors officier de Marine quand il est recruté par un agent du Ministère de la Justice pour aller repêcher, au fond des mers, une pièce extrêmement rare: une Double Eagle de 1933.

Croyant récupérer cette pièce, Malone se retrouve, dans les faits, en possession de dossiers secrets du FBI relatifs à la sulfureuse opération COINTELPRO ( programme de contre-espionnage du FBI sous la direction de son directeur John Edgar Hoover qui avait pour objectif d’enquêter et de perturber les organisations politiques dissidentes aux États-Unis.)

Malheureusement pour lui, ces dossiers mettent en cause le FBI dans le cadre d’un assassinat qui a bouleversé l’histoire en 1968.

Dans ce roman particulièrement rythmé, sans pour autant être un page-turner, Steve Berry nous entraîne dans les méandres de l’histoire des États-Unis mais aussi et surtout, dénonce les agissements de Hoover et de ses subordonnés. Certes d’autres avant lui ont déjà exploré ce terrain et les romans ne manquent pas sur le sujet. Pour autant, il arrive à le faire de manière inédite au travers d’une intrigue particulièrement bien ficelée.Si les éléments qui se mettent en place nous permettent de deviner peu à peu ce qui s’est joué à cette époque, la fin de l’histoire est particulièrement soignée et ce jusqu’au point final.

Comme tout bon roman d’espionnage, les manipulations sont aussi nombreuses que les morts qui pavent le chemin de Cotton Malone, les culte du secret et du mensonge sont élevés au rang de religion, et les alliances se font et se défont au rythme du ou plutôt des chefs d’orchestre.

Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié le travail de recherche effectué par Steve Berry autour des dossiers secrets du FBI, son fonctionnement à l’époque de Hoover mais aussi la présence en filigrane, puisqu’il n’apparaît jamais en tant que personnage, de cet homme qui a fait tremblé les dirigeants américains pendant de nombreuses années.

Ce roman est aussi l’occasion pour l’auteur de traiter de sujets tels que l’amitié, les choix, la rectitude, la fidélité, la ségrégation et le racisme sous un prisme original.

Comme à son habitude, Steve Berry arrive à nous faire aimer certains personnages, à en détester d’autres, mais également à avoir de la compassion.Ils sont tous aboutis et ont une présence quasi solaire pour certains d’entre eux.

Cette histoire relatant les débuts de Cotton en tant qu’agent de la division Magellan, il n’est pas indispensable de lire les précédents opus pour apprécier celui-ci dans son entièreté.

La Conspiration Hoover est un très bon roman qui ravira les amateurs de complots et autres conspirations, et qui enchantera les fans de Cotton Malone.

« Toute cause à besoin d’un héros, fût-il improbable ou involontaire » Cotton Malone.

 # COINTELPRO (1956 – 1971) (Counter Intelligence Program) est un programme de contre-espionnage du FBI sous la direction de son directeur John Edgar Hoover qui avait pour objectif d’enquêter et de perturber les organisations politiques dissidentes aux États-Unis.

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake


Le livre : L’essence des Ténèbres, Thomas Clearlake. Paru le 11 mars 2018 chez Moonlight Editions. 16€99 ; (462 p.) ; 14×21 cm

4ème de couverture :

La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter. Peu à peu, il va être confronté à des faits que ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

 

 

L’auteur :  Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né à Revelstoke au Canada le 19 octobre 1978 où il grandit en pleine nature dans une communauté d’une vallée des rocheuses canadiennes de Colombie britannique.
Il s’intéresse dès son plus jeune âge à la littérature, qu’il aborde avec des auteurs tels que Edgar Alan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…
Sa passion pour les « littératures de l’imaginaire » le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer. Avec L’essence des ténèbres, Tom Clearlake signe ici son premier thriller. Dans une interview accordée à Aurélie Pelletier pour sa page des livres et moi, l’auteur dit (je cite) : « j’ai toujours voulu écrire des thrillers. Je pense qu’il est le maître de tous les genres littéraires ».

 

Citation :
« Car le mal, tôt ou tard, serait le levier du sursaut de l’Homme. »

 

L’accroche de Miss Aline

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake

Je viens tout juste de lire le dernier mot de ce livre. J’en ai perdu le souffle et quelques larmes (je sais, trop émotive je suis !).
Tout commence par une enquête sur des disparitions de jeunes enfants. Enquête qui va incomber à l’Agent Eliott Cooper spécialisé dans la surveillance de terrain. Il va se rendre à St Marys (lieu des disparitions) en Pennsylvanie et cadrier une forêt immense en espérant trouver des traces des enlèvements. Débute alors toutes une série de faits plus ou moins étranges. Une forêt où toute forme de vie semble être bannie, une brume persistante, des communications coupées, une autopsie classé 5d…Eliott va retrouver le dernier enfant enlevé, lors d’un sacrifie. Il va intervenir et sa vie va changer du tout au tout. Il va devenir l’homme traqué par le FBI pour plusieurs raisons que je vous laisse découvrir. Son seul espoir c’est Laureen, elle aussi du FBI, et le décryptage d’un manuscrit longtemps caché.
La vie de Laureen, Eliott qui n’est plus vraiment là, le pays, le monde entier versent dans le chaos le plus total.
L’auteur écrit là un thriller fantastique des plus prenants. Sa force d’écriture te plonge dans cette forêt opaque, tu sens/ressens la noirceur. Tu laisses ton esprit ouvert et tu plonges dans la voie fantastique présente en bonne part dans ce thriller. Tour à tour tes émotions se succèdent : interrogations, stupeurs, frayeurs, doutes, espérance, et même les larmes.
Chaque personnage laisse une trace en toi. Ils sont denses, intenses avec toutes la palette des caractères de l’individu. Ils aiment, détestent, s’investissent, s’oublient avec une force. Pour un peu tu les vois là juste devant toi.
L’écriture est rythmée, t’entrainant toujours plus loin dans ta lecture. Tu veux savoir, tu crains le pire, tu espères.

Un très grand merci à Tom Clearlake et Laure de Moonlight Editions de m’avoir fait découvrir ce thriller haletant.

Avis d’Expert : Dossier n° 11 : comment fonctionne un laboratoire de la police scientifique.


Dossier n° 11 : comment fonctionne un laboratoire de la police scientifique.

Les indices collectés sur la scène de crime ont été envoyés au labo…Mais que se passe-t-il au juste dans ce lieu mystérieux. Ouvrons la lourde porte métallique et entrons…

1- Pionnier:

Le premier laboratoire de police scientifique du monde fut créé à Lyon par Edmond Locard (1877-1966), ancien assistant d’Alexandre Lacassagne, considéré comme « le père de la médecine légale ». Locard, persuadé que tout contact laisse une trace ( appelé aujourd’hui de « principe de l’échange de Locard »), expliqua que tout ce que touche un criminel ou tout ce qu’il laisse sur place, même sans s’en rendre compte, constitue un témoin silencieux à son encontre: ses empreintes digitales, ses traces de pas mais aussi ses cheveux, les fibres de ses vêtements, le verre qu’il brise, l’outil qu’il utilise, la peinture qu’il érafle, le sang ou le sperme qu’il dépose ou recueille, et bien d’autres choses encore. d’après lui, toutes ces traces ou résidus constituent des preuves factuelles qui mémorisent bien mieux que les humains.

La preuve matérielle ne peut ni se tromper, ni se parjurer. Seul l’échec des hommes à la trouver, à l’étudier et à la comprendre peut en amoindrir la valeur. Afin de prouver qu’il avait raison, il utilisa, dès 1912, son laboratoire pour résoudre le meurtre commis par un employé de banque sur la personne de sa petite amie.
L’accusé, qui semblait pourtant détenir un alibi en béton, avoua son crime après que Locard eut découvert sous ses ongles de minuscules fragments de peau contenant le colorant rosé de la poudre de riz dont se servait la jeune femme pour se farder.

2- Les grands labos: ceux du FBI et ceux du Forensic Science
Service du Royaume-Uni.

Le FBI possède la plus vaste base de données biométriques ( caractéristiques permettant d’identifier un individu) au monde, contenant le casier et les empreintes de plus de 56 millions de personnes. Dans ses laboratoires, les spécialistes réalisent plus d’un million d’examens par an.

Quant à la Grande-Bretagne, elle détient la plus grande base de données génétiques du monde: quatre millions d’échantillons d’Adn (cinq fois plus que la France). En 2007, le ministère de l’Intérieur anglais a accepté de donner libre accès à cette base et à ses fichiers d’empreintes digitales à toutes les polices européennes. Parallèlement, l’UE a créé un réseau de partage des dossiers criminels.

3- De nombreux spécialistes:

Dans leur mission de vérification qu’un crime a réellement été commis et d’identification d’un suspect, les grands laboratoires emploient des spécialistes pour analyser les empreintes digitales, les poils, les cheveux, les dents, le sang, les médicaments, drogues et poisons, les fibres, les peintures, le verre, les armes à feu, douilles et projectiles de toutes sortes, les explosifs, la terre, l’herbe, les traces de pneus, les marques d’outils divers. La précision des résultats est assurée par de nombreux appareils et instruments.

Toutefois, ce travail de fourmis requiert une véritable collaboration avec les laboratoires de polices locaux ou les établissements régionaux, certes plus modestes, mais dédié à une spécialité particulière. Ainsi, en Angleterre, le Forensic, qui a lancé en 2007 le Footwear Intelligence Technology répertoriant 13 000 images d’empreintes de chaussures les plus couramment trouvées sur des scènes de crime, travaille pour les 43 corps de police du pays.

Le travail des spécialistes commence en général par l’évaluation d’un échantillon recueilli sur une scène de crime afin de l’identifier et de déterminer si des tests plus approfondis sont nécessaires; expertise qui permettra de savoir si une tache est bien une trace de sang, si tel morceau de métal provient bien d’une bombe, si tel poil est humain ou animal. Les échantillons sont ensuite dispatchés dans les différents services adéquats (biologie, chimie, explosifs, toxicologie, balistique, etc…). Les très nombreux indices ainsi analysés sont soigneusement conditionnés et enregistrés afin d’en assurer la traçabilité lors de leur parcours dans les différents services.

4- Traces révélatrices:

Dans un laboratoire de police scientifique, c’est le service de l’analyse des traces qui possède l’éventail d’activité le plus large et le plus diversifié. En effet, tous les indices qui ne peuvent être attribués à un service spécifique lui sont confiés. Ainsi, les spécialistes qui y travaillent examinent des poils, des cheveux, des fibres, du verre, de la peinture, des explosifs, des traces de pneus, des empreintes de chaussures, des restes calcinés, des cosmétiques (rouge à lèvres, mascara, vernis…).

La Trace Evidence Unit du FBI, en plus de sa mission de conservation de toutes sortes d’échantillons, d’analyse et de comparaison d’indices non humains, contribue à identifier des restes humains par l’examen de dents et d’os réduits à l’état de simples traces. Ainsi, de n ombreuses affaires ont été résolues grâce à des poils ou des cheveux transmis de la victime à son agresseur. Car les cheveux, qui restent intacts de nombreuses années après la décomposition du corps, recèlent d’intéressants secrets: ils contiennent de l’ADN, notamment de l’ADN mitochondrial ( celui transmis par la mère); ils conservent la trace de poisons tel que l’arsenic ainsi que de la consommation de drogues, d’alcool ou de nicotine. De simples échantillons permettent de déterminer un type ethnique précis.

5- Deux affaires de meurtres résolues:

• L’affaire Linda Peacock: en 1967, le corps de Linda Peacock, âgée de quinze ans, est retrouvé dans un cimetière de la petite ville de Biggar, en Ecosse, avec des marques sur l’un des seins de la jeune fille. Les marques furent étudiées par un odontologiste (praticien qui étudie les dents et leur
pathologie) judiciaire, le docteur Warren Harvey qui se rendit compte que, l’une des marques semblait avoir été faite par une dent aux contours irréguliers. On prit les empreintes dentaires de 29 détenus dans un centre local et, bingo, celles de l’un d’entre eux correspondaient aux traces
laissées sur le corps de Linda Peacock. Gordon Hay, âgé de 17 ans, était atteint d’une affection rare provoquant des creux dans ses dents. Jugé coupable de meurtre, il fut emprisonné.

• Milton Helpern, médecin légiste new-yorkais, et son assistant, le docteur Umberger, toxicologue, jouèrent un rôle décisif dans la résolution du meurtre de Carmela Coppolino, en 1965. Carl Coppolino, le mari de la victime, anesthésiste, avait injecté à son épouse une substance
paralysante, du chlorure de succinylcholine. Un médecin ami signa le certificat de décès en déclarant que la jeune femme avait succombé à une crise cardiaque, le mari ayant déclaré qu’elle souffrait de douleurs thoraciques. Comme par hasard, trois semaines avant sa mort, Carl
Coppolino avait monté le montant de son assurance-vie à 55 000 dollars. Il croyait le médicament injecté indétectable dans l’organisme, mais le docteur Umberger parvint à l’isoler dans les tissus cérébraux. Grâce à lui, Coppolino fut convaincu d’homicide volontaire et incarcéré douze ans.

6- Le labo du FBI:

Fort de son succès dans la lutte contre la criminalité, du soutien de son gouvernement, grâce également à une forte exposition médiatique consécutive aux films et téléfilms, le Federal Bureau of Investigation, exerce une influence mondiale dans le domaine de la lutte contre la criminalité.

Le FBI est né en 1924 sous le nom de Bureau of Investigation. Son fichier d’empreintes digitales fut créé la même année.

En 1932, un laboratoire technique vit le jour afin de répondre aux besoins des agences locales, fédérales et d’Etat, tout comme aux besoins des polices étrangères.

En 1967, une base de données électronique, le NCIC (National Crime Information Center) devient opérationnelle.

En 1978, le laboratoire du FBI fut un précurseur dans l’utilisation du laser pour détecter les empreintes digitales latentes sur les scènes de crime. En 1991, le Computer Analysis and Response Team fut créé dans le but d’analyser des ordinateurs à des fins d’investigation. L’année suivante, fut créé une base de données de marques de balles et de douilles.

1996: création du Hazardous Material Unit : réponse de lutte contre le terrorisme de la police de Los Angeles, le HMU est spécialisé dans les armes de destruction massive et l’identification de matériels ou agents inconnus. Ses membres reçoivent une formation spéciale leur permettant d’identifier des pathogènes potentiellement biologiques, des armes chimiques et des matières radiologiques.

Depuis 1997, le National DNA Ind System gère la mise en commun des profils génétiques par les
laboratoires de police scientifique. Parallèlement, le FBI possède une unité spéciale, le Evidence
Response Team, chargée d’intervenir sur les scènes d’infraction afin de recueillir des indices et de les transmettre au labo. Les 56 bureaux du FBI disposent chacun d’une ERT (Evidence Response Team) de 8 à 50 membres. En plus des affaires intérieures, ces bureaux enquêtent sur des crimes internationaux, notamment en Afrique de l’est sur des attentats commis contre des ambassades américaines.

J. Edgar Hoover (1895-1972)

Hoover dirigea le FBI pendant 48 ans, de 1924 à sa mort. Très intéressé par la police scientifique, il créa, en 1932, le laboratoire, alors que le FBI était engagé dans la lutte contre le crime organisé. Il envoya ses agents dans tout le pays afin d’y suivre les enseignements des meilleurs experts en criminalistique de l’époque. Né à Washington, il obtint son diplôme en droit en 1917 tout en étant vacataire à la bibliothèque du Congrès. Exempté de service pendant la Première Guerre mondiale, son oncle le fait entrer au département de la Justice et devient l’un des assistants de l’attorney général (ministre de la Justice des USA).
En 1919, il est nommé directeur de la toute nouvelle General Intelligence
Division du département de la Justice. Mettant à profit son expérience de bibliothécaire, il crée un
gigantesque fichier de gens appartenant à des groupes radicaux. Nommé directeur du FBI en 1924 avec 650 employés sous ses ordres, il entreprend de professionnaliser les activités de renseignement et de maintien de l’ordre aux USA.

 

Les petit + de collectif polar :

Pour poursuivre votre expérience voici un ouvrage sur le père des labos criminels.

Edmond Locard, le Sherlock Holmes français  de Michel Mazévet.  Paru le 25 avril 2006 aux éditions Traboules. 19€50 ;   19€50 ;  (170 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 21 x 15 cm.

Découvrir Edmond Locard c’est se replonger aux débuts de la police scientifique moderne. Bien avant l’utilisation de l’ADN, cet homme génial, médecin légiste et homme de culture, a doté la ville de Lyon du premier laboratoire français de police technique, capable de résoudre les crimes les plus abominables. Au travers de la vie de cet infatigable chercheur, le lecteur va découvrir l’avancée des travaux sur le crime et le criminel depuis le XIXème siècle avec Cesare Lombroso et Alexandre Lacassagne jusqu’aux empreintes génétiques utilisées pour la première fois en 1986 par le britannique Alec Jeffreys.

L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !

 

Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost


Twin Peaks l'autobiographie de l'agent très spécial Dale CooperLe livre : Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost. Traduit de l’américain par Annick Bauduin.  Paru le 11 mai 2017 chez M. Laffon. 14€,95 , (290 p.) ; 21 x 14 cm

Quatrième de couverture

Twin Peaks

L’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper

Découvrez Dale Cooper avant son arrivée à Twin Peaks

Tous les fans de la série Twin Peaks se demandent qui est la mystérieuse Diane à qui l’agent Cooper s’adresse en permanence dans son dictaphone. Or, depuis l’enfance, l’agent spécial du FBI Dale Cooper enregistre ainsi tous ses secrets. Des secrets qui nous parviennent enfin et qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire de celui qui a réussi à percer les mystères de Twin Peaks. Ses aventures amoureuses, ses rapports familiaux, sa vie d’étudiant, la première fois qu’il découvre une jeune femme assassinée et bien d’autres événements qui vont construire son étrange et très attachante personnalité.

L’auteur : Scott Frost est le frère de Mark Frost, cocréateur avec David Lynch de la série Twin Peaks. Il a d’ailleurs écrit deux épisodes de la série.

 

Le Post It de la Bibliothécaire

 

Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks… Voici l’autobiographie du célèbre agent du FBI, reconstituée à partir des enregistrements de son magnétophone. Une collection tout à fait privée de bandes magnétiques qui contiennent tous les secrets de Dale Cooper… et surtout ceux dont on n’a jamais parlé dans la série télévisée ! Dale Cooper : un tireur hors pair, un homme qui ne succomba qu’une fois aux charmes d’une femme. Dale Cooper : trop beau pour être honnête ? Voici toute son histoire, depuis l’âge de treize ans…

L’agent Dale Cooper, personnage central de la série télévisée Twin Peaks, enregistre tous ses secrets sur son dictaphone depuis l’enfance : ses rapports familiaux, ses aventures amoureuses, sa vie d’étudiant, etc. Des confessions qui permettent de mieux comprendre l’étrange personnalité de l’enquêteur.

Après des années d’attente, l’autobiographie du célèbre agent du FBI Dale Cooper sort enfin !Ou plus exactement ressort enfin, car j’ai encore chez moi la version de chez Pocket de 1991. Et je la garde précieusement.

L’autobiographie et la transcription des bandes enregistrées de l’agent du FBI qui mène l’enquête dans la série télévisée « Mystères à Twin peaks ». Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks.

Comment qualifier cet « ovni » ? Produit dérivé de la série ? Roman à clefs pour décrypter l’univers de la série culte Twin Peaks ? Spin-of de celle-ci ?

Pour les fans de la série culte de David Lynch (et j’en suis !) à l’heure de la sortie de la saison 3 de Twin Peaks 25 ans après et dont les 1ers épisodes seront découverts au Festival de Cannes 2017, cette biographie de Cooper est une bénédiction. MHF

Le chouchou du Week-End : L’histoire secrète de Twin Peaks de Mark Frost


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97827499285930-3406612Le livre : L’histoire secrète de Twin Peaks: roman  de Mark Frost . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Éric Betsch. Paru le27 octobre 2016 chez M. Lafon (359 p.) : illustrations en noir et en couleur ; 24 x 20 cm. – 978-2-7499-2859-3

 

4e de couv :

 

Fédéral Bureau of Investigation
Bureau du Directeur Adjoint
Philadelphie, Pennsylvanie

Cher agent T P :

Les documents ci-joints sont confidentiels. Vous seule êtes habilitée à en prendre connaissance.

Ce dossier a été découvert le 17/07/2016 sur une scène de crime qui fait aujourd’hui encore l’objet d’une enquête active. Tout ce qui concerne cette affaire est classé trois échelons au-dessus du niveau « top secret ».

Nous vous transmettons ces éléments pour analyse exhaustive, classement et recoupement avec toutes les bases de données connues, le tout sous régime Code rouge. Nous devons découvrir et confirmer l’identité de la ou des personnes à l’origine de la constitution de ce dossier, et il nous faut cette information pour hier sans faute !

twinContexte : le contenu de ce dossier semble être lié à une enquête menée il y a des années dans l’État de Washington, au nord-ouest du pays, par l’agent spécial Dale Cooper, à l’époque sous mes ordres.

Cette affaire a concerné une série d’homicides dans et autour d’une petite ville appelée Twin Peaks, dont le principal est celui d’une jeune femme nommée Laura Palmer. L’enquête est considérée comme close, mais certains de ses détails pourraient être en lien avec votre mission. Nous vous accordons par conséquent l’accès à la totalité des dossiers et enregistrements de l’agent Cooper.

Vous trouverez également ci-joint un document résumant l’historique du dossier au sein du Bureau.

Remontez-vous les manches, mettez-vous au travail – chaque seconde compte – et revenez vers moi avec vos conclusions au plus vite.

Bien à vous,

Directeur adjoint Gordon Gole

Extrait : twinn

 

frostL’auteur : Mark Frost  est né le 25 novembre 1953 à New York. Mark Frost a plus d’une corde à son arc : il est le créateur de la série télévisée Hill Street blues le coauteur (avec David Lynch) de l’incontournable Twin Peaks et les deux romans qu’il a déjà commis. La liste des sept et Le sixième messie (Pocket) qui mettent  en scène Conan Doyle, ont fait de lui un écrivain à succès. 

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Résumé et avis :

Trente épisodes auront suffi pour faire de Twin Peaks, série créée en 1990 par Mark Frost et David Lynch, l’une des références majeures de la télévision. Au commencement : l’assassinat de la reine de beauté de la ville, Laura Palmer, dont l’existence s’avère plus sombre que les apparences ne le laissent supposer. L’agent Dale Cooper découvre l’envers du décor, les histoires secrètes des habitants, ces présences qui rôdent dans la forêt de Ghostwood. Son enquête s’inscrit dans un feuilleton creuset mêlant le soap opera, le fantastique, le paranormal, le film noir, le teen movie, le burlesque… ce qui n’a pas manqué d’influencer X-Files, Wild Palms, Buffy contre les vampires, Six Feet Under ou encore True Detective. Sans être le seul artisan de Twin Peaks, David Lynch y a imposé un style visuel et une tournure narrative singulière qui intensifient les mystères. Et avec Mark Frost qui  n’a pas son pareil pour cultiver le goût du complot lui aussi, nos deux compères nous ont concocté une série devenu Culte.

Vingt-cinq ans après le meurtre de Laura Palmer, l’agent Tamara Preston reprend l’enquête menée par Dale Cooper. Ce roman se présente sous forme du dossier de l’enquête, qui apporte des clés sur la série originale et apporte un nouvel éclairage sur les personnages.

Présenté comme un dossier d’archives regroupant rapports médicaux confidentiels, revues de presse « locale », archives historiques, manuscrits divers, rapports d’écoutes, fac-similés,…Le dossier en question regroupe des documents jusqu’alors inconnus, annotés par un personnage qui se fait appeler « L’Archiviste »

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Les « notes d’archiviste » qui ponctuent le dossier semblent avoir été tapées sur une vieille machine à écrire (une Corona pour être exact d’après les notes et la photo) et ajoutent à l’aspect authentique de ce livre?

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Mark Frost joue avec la mythologie de la série. Il la cristallise même.

Cet OLNI (objet littéraire non identifié) fait visiblement le lien entre la saison 2 de Twin Peaks  (1991) et la saison 3 de la série (très) attendue pour le printemps 2017 au USA. Elle semble annoncer aussi  de nouveaux personnages.

Ce magnifique livre, aussi protéiforme qu’étrange, va plaire aux fans de la série (mais pas que)…qui devineront peut-être l’identité de l’archiviste avant la fin…

L’histoire secrète de Twin Peaks est un roman singulier totalement étonnant et épatant qui en fait un ouvrage indispensable.

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Le petit + de Collectif Polar :

Vous pouvez aussi lire le spin-off littéraire basé sur la série et le film, imaginant ce que pouvait contenir le journal intime secret de Laura  Palmer mentionné dans la série.
Le journal secret de Laura Palmer (The Secret Diary of Laura Palmer) écrit en 1990 par la fille de David Lynch.  David Lynch, qui a eu aussi envie de développer le personnage de Laura Palmer dans son film Twin Peaks : Les Sept Derniers Jours de Laura Palmer

twin_le-journal-secret-de-laura-palmer_1510Laura Palmer, une jeune fille en apparence bien sous tous rapports, a confié ses pensées les plus secrètes et ses rêves les plus fous à son journal intime depuis l’âge de douze ans…
Jusqu’au jour où elle est assassinée – jusqu’au moment où Twin Peaks, une petite bourgade calme des États-Unis, sombre dans l’horreur…
LE JOURNAL SECRET DE LAURA PALMER vous
donne des indices essentiels pour découvrir le meurtrier…

 

 

Et pour vous encore, quelques-unes des preuves et des archives compilées par notre archiviste

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La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

Triple Crossing de Sebastian Rotella. Par Jean Luc


Chronique de lecteurs

Je suis à nouveau heureuse de retrouver Jean Luc pour nous parler d’un de nos gros coup de coeur 2012.

TCLe livre : Triple Crossing de Sebastian Rotella. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Guitton. Paru le 5 avril 2012 chez Liana Levi dans la collection Policier.  22,50 EUR ; (439 p.) ; 21 x 14 cm

TC&&Réédité en poche

le 19 septembre 2013 par 10/18.
 8,80 ; (500 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv:

Triple Crossing

Chaque nuit, sur la Ligne entre le Mexique et les États-Unis, une foule de migrants tentent leur chance. Et chaque nuit, les agents de la patrouille frontalière américaine sont là pour les refouler. Certains, sans scrupules, profitent de la faiblesse des clandestins et donnent libre cours à leurs penchants sadiques. D’autres, comme Valentin Pescatore, essaient de s’en tenir aux règles. Cela ne l’empêche pas de commettre une entorse qui pourrait lui valoir une sanction sévère, à moins de collaborer… Mais avec qui, au juste ? C’est bien les Américains qui lui demandent d’infiltrer une famille de narcos de Tijuana, mais qui peut garantir que son inexpérience ne va pas l’entraîner du côté de la corruption, de la drogue et de l’argent facile ? En tout cas, c’est ce que redoute Léo Méndez, flic mexicain aux allures de justicier… Sebastian Rotella nous conduit vers de troubles frontières dans un thriller saisissant sur la mondialisation du crime.

« Lire le remarquable roman de Sebastian Rotella c’est comme mettre des lunettes à infrarouge : vous voyez des choses dont vous ignoriez qu’elles étaient là. » The New York Times Book Review

TC&L’auteur : Sebastian Rotella est grand reporter et vit aux États-Unis. Spécialiste des questions de terrorisme international, de crime organisé, de sécurité et d’immigration, il a été finaliste du prix Pulitzer en 2006 pour ses reportages internationaux. Triple Crossing a été doublement sélectionné par le New York Times comme meilleur premier roman et comme meilleur thriller.
Extrait : 
« – Oubliez tout ce que vous savez des prisons américaines, dit Aguirre en se retournant sur son siège. Vous n’avez rien vu de pareil. Les détenus ont des armes à feu. Des enfants vivent à l’intérieur. Les capos s’y construisent des maisons avec domestiques, gardes du corps et prostituées….
– Je connais la prison, répondit Puente d’un ton neutre.
Aguirre l’ignora. »

Lecture d’avant

L’avis de Jean Luc

Triple Crossing est ce qu’on appelle un thriller géopolitique. Ce n’est pas simplement l’histoire d’un policier frontalier infiltré parmi une bande de mafieux mexicain,c’est beaucoup plus.
>
> Dans ce premier roman écrit par un journaliste, il est beaucoup question d’enjeux politiques. Pour ma part, la géopolitique n’est pas vraiment mon sujet de predilectiont mais l’auteur s’y prend très bien et parvient à captiver le lecteur. Cela permet de comprendre certains enjeux politiques en Amerique du Sud avec toutes les luttes d’influences qui vont avec. Cette histoire reste tres crédible et pourrait facilement faire l’objet d’une adaptation cinématographique.
>
> Au départ c’est un peu compliqué et il est difficile de cerner tout le contexte politique avec tous les différents personnages. Il est question du concept de triple Crossing, autrement dit des trois frontières entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil, nouvel eldorado pour les mafieux.
>
> Une fois rentré dans le livre (une cinquantaine de pages), on a envíe d’aller au bout. Les différents personnages sont vraiment intéressants, même ceux qui veulent mettre fin à la carrière du méchant restent ambigus, ce qui fait d’ailleurs, l’intérêt de ce roman.
>
> J’ai beaucoup aimé le personnage du flic infiltré qui ne sait plus trop où il en est, ídem pour le mafieux mexicain et son second, qui sont tous les deux des caractères vraiment bien fouillés et impressionnants.
>
> Au final, un bon polar qui demande de s’accrocher au départ mais qui vaut le coup.
>
> En tout cas, une très belle performance pour un premier roman

Pour lire le début

Sanglants trophées de C.J.Box


Lecture d’avant

9782020789424,0-3426329782757806128,0-408276Le livres : Sanglants trophées de C.J.Box. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) William Olivier Desmond. Paru le 19 octobre 2006 au Seuil dans la collection Seuil policier.     21€30 ; 23 x 14 cm
Réédité en poche au Point le 4 octobre 2007 dans la collection Point Policier sous la collection « Une enquête de Joe Pickett ».  7€60 ; (412 p.) ; 18 x 11 cm
 
 4e de couv :
Il fait un temps superbe en cette fin d’été à Saddlespring, Wyoming, lorsque, au retour d’une partie de pêche, le garde-chasse Joe Pickett tombe sur le cadavre d’un élan mutilé. Horrifié, il décide d’enquêter et peu après apprend que c’est maintenant du bétail qui, lui aussi, est mutilé. Tout le monde aimerait que le coupable soit un grizzly – certes ennuyeuse, l’affaire resterait explicable -, mais les coupures sont trop nettes pour qu’il s’agisse de morsures. Le pire est atteint lorsque deux hommes étant retrouvés morts, on s’aperçoit que leurs blessures ont tout des mutilations qui inquiètent les éleveurs du voisinage. Soudain il ne s’agit plus d’enquêter sur des événements macabres, mais d’empêcher quelqu’un ou quelque chose de continuer à semer la terreur.
th (17) L’auteur : Né en 1967 dans le Wyoming, où il vit encore aujourd’hui, C. J. Box a longtemps travaillé comme guide de pêche et manoeuvre dans un ranch. Il a reçu les plus grands prix du roman policier américain, dont le Barry Award.

Résumé et avis :

Joe Pickett, garde chasse à Saddlestring dans la wyoming, découvre le cadavre mutilé d’un élan. L’absence de prédateurs auteour de la dépuoille et la nature de l’ablation des visères, opérée à l’évidence par un expert, ne manquent pas de l’intriguer.

Quelques jours plus tard, il apprend le massacre d’un troupeau de douze vaches, mutilées elles aussi avec autant de savoir faire.

La présence d’un ours Gtizzly dans les montagnes environnantes ne suffit malheureusement pas à expliquer l’étrangeté des blessures.

Macabre constat : les mutilations du bétail sont étranges, les parties génitales ont été coupées, et les têtes à demi scalpées laissent aux bêtes un rictus à vous glacer le sang. Pour le garde-chasse Joe Pickett, il s’agit de meurtres prémédités.

L’enquête du FBI piétine toujours quand deux hommes s’ajoutent à la liste des victimes.

La découverte de ces deux cadavres humains ayant subi un sort comparable marque une nouvelle étape dans l’horreur et impose la mise en place d’une cellule de crise. Il ne s’agit plus seulement d’éclaircir un mystère mais mettre terme à une folie meurtrière.

..Quatrième volet des aventures de joe Pickett, farouche défenseur de l’environnement, ce titre s’interresse aus menaces que font peser sur l’écologie et la biodiversité l’extension des forages de gaz et les spéculations qu’elle engendre.

Une touche de surnaturel donne une dimension nouvelle au récit de C.J.Box dont l’écriture sobre est au service d’une évocation sensible du parc national de Bighorn, cadre grandiose de ses intrigues

Lire le début ICI