L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !

 

Publicités

Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost


Twin Peaks l'autobiographie de l'agent très spécial Dale CooperLe livre : Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost. Traduit de l’américain par Annick Bauduin.  Paru le 11 mai 2017 chez M. Laffon. 14€,95 , (290 p.) ; 21 x 14 cm

Quatrième de couverture

Twin Peaks

L’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper

Découvrez Dale Cooper avant son arrivée à Twin Peaks

Tous les fans de la série Twin Peaks se demandent qui est la mystérieuse Diane à qui l’agent Cooper s’adresse en permanence dans son dictaphone. Or, depuis l’enfance, l’agent spécial du FBI Dale Cooper enregistre ainsi tous ses secrets. Des secrets qui nous parviennent enfin et qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire de celui qui a réussi à percer les mystères de Twin Peaks. Ses aventures amoureuses, ses rapports familiaux, sa vie d’étudiant, la première fois qu’il découvre une jeune femme assassinée et bien d’autres événements qui vont construire son étrange et très attachante personnalité.

L’auteur : Scott Frost est le frère de Mark Frost, cocréateur avec David Lynch de la série Twin Peaks. Il a d’ailleurs écrit deux épisodes de la série.

 

Le Post It de la Bibliothécaire

 

Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks… Voici l’autobiographie du célèbre agent du FBI, reconstituée à partir des enregistrements de son magnétophone. Une collection tout à fait privée de bandes magnétiques qui contiennent tous les secrets de Dale Cooper… et surtout ceux dont on n’a jamais parlé dans la série télévisée ! Dale Cooper : un tireur hors pair, un homme qui ne succomba qu’une fois aux charmes d’une femme. Dale Cooper : trop beau pour être honnête ? Voici toute son histoire, depuis l’âge de treize ans…

L’agent Dale Cooper, personnage central de la série télévisée Twin Peaks, enregistre tous ses secrets sur son dictaphone depuis l’enfance : ses rapports familiaux, ses aventures amoureuses, sa vie d’étudiant, etc. Des confessions qui permettent de mieux comprendre l’étrange personnalité de l’enquêteur.

Après des années d’attente, l’autobiographie du célèbre agent du FBI Dale Cooper sort enfin !Ou plus exactement ressort enfin, car j’ai encore chez moi la version de chez Pocket de 1991. Et je la garde précieusement.

L’autobiographie et la transcription des bandes enregistrées de l’agent du FBI qui mène l’enquête dans la série télévisée « Mystères à Twin peaks ». Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks.

Comment qualifier cet « ovni » ? Produit dérivé de la série ? Roman à clefs pour décrypter l’univers de la série culte Twin Peaks ? Spin-of de celle-ci ?

Pour les fans de la série culte de David Lynch (et j’en suis !) à l’heure de la sortie de la saison 3 de Twin Peaks 25 ans après et dont les 1ers épisodes seront découverts au Festival de Cannes 2017, cette biographie de Cooper est une bénédiction. MHF

Le chouchou du Week-End : L’histoire secrète de Twin Peaks de Mark Frost


chouchous-du-week-end

97827499285930-3406612Le livre : L’histoire secrète de Twin Peaks: roman  de Mark Frost . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Éric Betsch. Paru le27 octobre 2016 chez M. Lafon (359 p.) : illustrations en noir et en couleur ; 24 x 20 cm. – 978-2-7499-2859-3

 

4e de couv :

 

Fédéral Bureau of Investigation
Bureau du Directeur Adjoint
Philadelphie, Pennsylvanie

Cher agent T P :

Les documents ci-joints sont confidentiels. Vous seule êtes habilitée à en prendre connaissance.

Ce dossier a été découvert le 17/07/2016 sur une scène de crime qui fait aujourd’hui encore l’objet d’une enquête active. Tout ce qui concerne cette affaire est classé trois échelons au-dessus du niveau « top secret ».

Nous vous transmettons ces éléments pour analyse exhaustive, classement et recoupement avec toutes les bases de données connues, le tout sous régime Code rouge. Nous devons découvrir et confirmer l’identité de la ou des personnes à l’origine de la constitution de ce dossier, et il nous faut cette information pour hier sans faute !

twinContexte : le contenu de ce dossier semble être lié à une enquête menée il y a des années dans l’État de Washington, au nord-ouest du pays, par l’agent spécial Dale Cooper, à l’époque sous mes ordres.

Cette affaire a concerné une série d’homicides dans et autour d’une petite ville appelée Twin Peaks, dont le principal est celui d’une jeune femme nommée Laura Palmer. L’enquête est considérée comme close, mais certains de ses détails pourraient être en lien avec votre mission. Nous vous accordons par conséquent l’accès à la totalité des dossiers et enregistrements de l’agent Cooper.

Vous trouverez également ci-joint un document résumant l’historique du dossier au sein du Bureau.

Remontez-vous les manches, mettez-vous au travail – chaque seconde compte – et revenez vers moi avec vos conclusions au plus vite.

Bien à vous,

Directeur adjoint Gordon Gole

Extrait : twinn

 

frostL’auteur : Mark Frost  est né le 25 novembre 1953 à New York. Mark Frost a plus d’une corde à son arc : il est le créateur de la série télévisée Hill Street blues le coauteur (avec David Lynch) de l’incontournable Twin Peaks et les deux romans qu’il a déjà commis. La liste des sept et Le sixième messie (Pocket) qui mettent  en scène Conan Doyle, ont fait de lui un écrivain à succès. 

twin

Résumé et avis :

Trente épisodes auront suffi pour faire de Twin Peaks, série créée en 1990 par Mark Frost et David Lynch, l’une des références majeures de la télévision. Au commencement : l’assassinat de la reine de beauté de la ville, Laura Palmer, dont l’existence s’avère plus sombre que les apparences ne le laissent supposer. L’agent Dale Cooper découvre l’envers du décor, les histoires secrètes des habitants, ces présences qui rôdent dans la forêt de Ghostwood. Son enquête s’inscrit dans un feuilleton creuset mêlant le soap opera, le fantastique, le paranormal, le film noir, le teen movie, le burlesque… ce qui n’a pas manqué d’influencer X-Files, Wild Palms, Buffy contre les vampires, Six Feet Under ou encore True Detective. Sans être le seul artisan de Twin Peaks, David Lynch y a imposé un style visuel et une tournure narrative singulière qui intensifient les mystères. Et avec Mark Frost qui  n’a pas son pareil pour cultiver le goût du complot lui aussi, nos deux compères nous ont concocté une série devenu Culte.

Vingt-cinq ans après le meurtre de Laura Palmer, l’agent Tamara Preston reprend l’enquête menée par Dale Cooper. Ce roman se présente sous forme du dossier de l’enquête, qui apporte des clés sur la série originale et apporte un nouvel éclairage sur les personnages.

Présenté comme un dossier d’archives regroupant rapports médicaux confidentiels, revues de presse « locale », archives historiques, manuscrits divers, rapports d’écoutes, fac-similés,…Le dossier en question regroupe des documents jusqu’alors inconnus, annotés par un personnage qui se fait appeler « L’Archiviste »

twing

Les « notes d’archiviste » qui ponctuent le dossier semblent avoir été tapées sur une vieille machine à écrire (une Corona pour être exact d’après les notes et la photo) et ajoutent à l’aspect authentique de ce livre?

twina

 

Mark Frost joue avec la mythologie de la série. Il la cristallise même.

Cet OLNI (objet littéraire non identifié) fait visiblement le lien entre la saison 2 de Twin Peaks  (1991) et la saison 3 de la série (très) attendue pour le printemps 2017 au USA. Elle semble annoncer aussi  de nouveaux personnages.

Ce magnifique livre, aussi protéiforme qu’étrange, va plaire aux fans de la série (mais pas que)…qui devineront peut-être l’identité de l’archiviste avant la fin…

L’histoire secrète de Twin Peaks est un roman singulier totalement étonnant et épatant qui en fait un ouvrage indispensable.

twinn

 

Le petit + de Collectif Polar :

Vous pouvez aussi lire le spin-off littéraire basé sur la série et le film, imaginant ce que pouvait contenir le journal intime secret de Laura  Palmer mentionné dans la série.
Le journal secret de Laura Palmer (The Secret Diary of Laura Palmer) écrit en 1990 par la fille de David Lynch.  David Lynch, qui a eu aussi envie de développer le personnage de Laura Palmer dans son film Twin Peaks : Les Sept Derniers Jours de Laura Palmer

twin_le-journal-secret-de-laura-palmer_1510Laura Palmer, une jeune fille en apparence bien sous tous rapports, a confié ses pensées les plus secrètes et ses rêves les plus fous à son journal intime depuis l’âge de douze ans…
Jusqu’au jour où elle est assassinée – jusqu’au moment où Twin Peaks, une petite bourgade calme des États-Unis, sombre dans l’horreur…
LE JOURNAL SECRET DE LAURA PALMER vous
donne des indices essentiels pour découvrir le meurtrier…

 

 

Et pour vous encore, quelques-unes des preuves et des archives compilées par notre archiviste

twinetwinftwinb

twindtwinc

twin

twini

twinh

 

La menace Mercure de Cédric Bannel


mes-petites-lectures (1)

$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

lecture-d_avant

Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

Triple Crossing de Sebastian Rotella. Par Jean Luc


Chronique de lecteurs

Je suis à nouveau heureuse de retrouver Jean Luc pour nous parler d’un de nos gros coup de coeur 2012.

TCLe livre : Triple Crossing de Sebastian Rotella. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Guitton. Paru le 5 avril 2012 chez Liana Levi dans la collection Policier.  22,50 EUR ; (439 p.) ; 21 x 14 cm

TC&&Réédité en poche

le 19 septembre 2013 par 10/18.
 8,80 ; (500 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv:

Triple Crossing

Chaque nuit, sur la Ligne entre le Mexique et les États-Unis, une foule de migrants tentent leur chance. Et chaque nuit, les agents de la patrouille frontalière américaine sont là pour les refouler. Certains, sans scrupules, profitent de la faiblesse des clandestins et donnent libre cours à leurs penchants sadiques. D’autres, comme Valentin Pescatore, essaient de s’en tenir aux règles. Cela ne l’empêche pas de commettre une entorse qui pourrait lui valoir une sanction sévère, à moins de collaborer… Mais avec qui, au juste ? C’est bien les Américains qui lui demandent d’infiltrer une famille de narcos de Tijuana, mais qui peut garantir que son inexpérience ne va pas l’entraîner du côté de la corruption, de la drogue et de l’argent facile ? En tout cas, c’est ce que redoute Léo Méndez, flic mexicain aux allures de justicier… Sebastian Rotella nous conduit vers de troubles frontières dans un thriller saisissant sur la mondialisation du crime.

« Lire le remarquable roman de Sebastian Rotella c’est comme mettre des lunettes à infrarouge : vous voyez des choses dont vous ignoriez qu’elles étaient là. » The New York Times Book Review

TC&L’auteur : Sebastian Rotella est grand reporter et vit aux États-Unis. Spécialiste des questions de terrorisme international, de crime organisé, de sécurité et d’immigration, il a été finaliste du prix Pulitzer en 2006 pour ses reportages internationaux. Triple Crossing a été doublement sélectionné par le New York Times comme meilleur premier roman et comme meilleur thriller.
Extrait : 
« – Oubliez tout ce que vous savez des prisons américaines, dit Aguirre en se retournant sur son siège. Vous n’avez rien vu de pareil. Les détenus ont des armes à feu. Des enfants vivent à l’intérieur. Les capos s’y construisent des maisons avec domestiques, gardes du corps et prostituées….
– Je connais la prison, répondit Puente d’un ton neutre.
Aguirre l’ignora. »

Lecture d’avant

L’avis de Jean Luc

Triple Crossing est ce qu’on appelle un thriller géopolitique. Ce n’est pas simplement l’histoire d’un policier frontalier infiltré parmi une bande de mafieux mexicain,c’est beaucoup plus.
>
> Dans ce premier roman écrit par un journaliste, il est beaucoup question d’enjeux politiques. Pour ma part, la géopolitique n’est pas vraiment mon sujet de predilectiont mais l’auteur s’y prend très bien et parvient à captiver le lecteur. Cela permet de comprendre certains enjeux politiques en Amerique du Sud avec toutes les luttes d’influences qui vont avec. Cette histoire reste tres crédible et pourrait facilement faire l’objet d’une adaptation cinématographique.
>
> Au départ c’est un peu compliqué et il est difficile de cerner tout le contexte politique avec tous les différents personnages. Il est question du concept de triple Crossing, autrement dit des trois frontières entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil, nouvel eldorado pour les mafieux.
>
> Une fois rentré dans le livre (une cinquantaine de pages), on a envíe d’aller au bout. Les différents personnages sont vraiment intéressants, même ceux qui veulent mettre fin à la carrière du méchant restent ambigus, ce qui fait d’ailleurs, l’intérêt de ce roman.
>
> J’ai beaucoup aimé le personnage du flic infiltré qui ne sait plus trop où il en est, ídem pour le mafieux mexicain et son second, qui sont tous les deux des caractères vraiment bien fouillés et impressionnants.
>
> Au final, un bon polar qui demande de s’accrocher au départ mais qui vaut le coup.
>
> En tout cas, une très belle performance pour un premier roman

Pour lire le début

Sanglants trophées de C.J.Box


Lecture d’avant

9782020789424,0-3426329782757806128,0-408276Le livres : Sanglants trophées de C.J.Box. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) William Olivier Desmond. Paru le 19 octobre 2006 au Seuil dans la collection Seuil policier.     21€30 ; 23 x 14 cm
Réédité en poche au Point le 4 octobre 2007 dans la collection Point Policier sous la collection « Une enquête de Joe Pickett ».  7€60 ; (412 p.) ; 18 x 11 cm
 
 4e de couv :
Il fait un temps superbe en cette fin d’été à Saddlespring, Wyoming, lorsque, au retour d’une partie de pêche, le garde-chasse Joe Pickett tombe sur le cadavre d’un élan mutilé. Horrifié, il décide d’enquêter et peu après apprend que c’est maintenant du bétail qui, lui aussi, est mutilé. Tout le monde aimerait que le coupable soit un grizzly – certes ennuyeuse, l’affaire resterait explicable -, mais les coupures sont trop nettes pour qu’il s’agisse de morsures. Le pire est atteint lorsque deux hommes étant retrouvés morts, on s’aperçoit que leurs blessures ont tout des mutilations qui inquiètent les éleveurs du voisinage. Soudain il ne s’agit plus d’enquêter sur des événements macabres, mais d’empêcher quelqu’un ou quelque chose de continuer à semer la terreur.
th (17) L’auteur : Né en 1967 dans le Wyoming, où il vit encore aujourd’hui, C. J. Box a longtemps travaillé comme guide de pêche et manoeuvre dans un ranch. Il a reçu les plus grands prix du roman policier américain, dont le Barry Award.

Résumé et avis :

Joe Pickett, garde chasse à Saddlestring dans la wyoming, découvre le cadavre mutilé d’un élan. L’absence de prédateurs auteour de la dépuoille et la nature de l’ablation des visères, opérée à l’évidence par un expert, ne manquent pas de l’intriguer.

Quelques jours plus tard, il apprend le massacre d’un troupeau de douze vaches, mutilées elles aussi avec autant de savoir faire.

La présence d’un ours Gtizzly dans les montagnes environnantes ne suffit malheureusement pas à expliquer l’étrangeté des blessures.

Macabre constat : les mutilations du bétail sont étranges, les parties génitales ont été coupées, et les têtes à demi scalpées laissent aux bêtes un rictus à vous glacer le sang. Pour le garde-chasse Joe Pickett, il s’agit de meurtres prémédités.

L’enquête du FBI piétine toujours quand deux hommes s’ajoutent à la liste des victimes.

La découverte de ces deux cadavres humains ayant subi un sort comparable marque une nouvelle étape dans l’horreur et impose la mise en place d’une cellule de crise. Il ne s’agit plus seulement d’éclaircir un mystère mais mettre terme à une folie meurtrière.

..Quatrième volet des aventures de joe Pickett, farouche défenseur de l’environnement, ce titre s’interresse aus menaces que font peser sur l’écologie et la biodiversité l’extension des forages de gaz et les spéculations qu’elle engendre.

Une touche de surnaturel donne une dimension nouvelle au récit de C.J.Box dont l’écriture sobre est au service d’une évocation sensible du parc national de Bighorn, cadre grandiose de ses intrigues

Lire le début ICI

Les Infâmes de Jax Miller


41FOvPnSZEL._SX339_BO1,204,203,200_CVT_Les-Infames_3350Le livre : Les Infâmes de Jax Miller. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Claire Clévy. Paru le 2 septembre 2015 chez Ombres Noires. (347 p.) ; 21€.
Mot de l’éditeur :

Freedom Olivier, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger. Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

8529097 (1)L’auteur : Anne O’Donnel, écrivant sous le pseudonyme de Jax Miller, cette jeune femme d’à peine 30 ans réside à Meath en IrlandeAnne O’Donnel est née à New York, où elle a grandi tout comme ses ancêtres irlandais émigrés depuis le début du XVIIIe siècle aux États-Unis. Sous son véritable patronyme, elle figurait en 2013 dans la shortlist de la Crime Writer Association, courant pour le prix Debut Dagger destiné aux écrivains en herbe non publiés. Les infâmes est son premier roman. Traduit dans plus de dix langues, il a été acheté aux États-Unis par Harper Collins en moins d’une semaine! Il est paru Outre-Atlantique et en Angleterre en juin 2015.

Extrait : 
« Je m’appelle Freedom, et j’ai du sable dans les veines. C’est comme ça que je me sens dans mes phases de surexcitation, quand j’ai la tête qui tourne et que je n’arrive pas à l’arrêter. Il faut s’attendre à des effets secondaires quand on essaie de suivre le mouvement de la Terre qui tournoie sur son axe, un point c’est tout. Les docteurs me prennent pour une malade mentale. Moi, je dis que je suis excentrique. Y a pas de mal à ça. Et je n’ai pas besoin de prendre ces médocs à la con. Je les garde. Je me dirige vers le dernier placard à gauche de ma cuisine, attrape ma tire-lire à suicide.
« Quasiment remplie. » J’avale ma salive, me mords la lèvre jusqu’à sentir le goût de la ferraille. « Encore un ou deux jours, peut-être. » Je revisse le bouchon du vieux bocal à mayo et le range dans sa cachette, entre les boîtes de petits pois et de thon.
Je me force à me rasseoir. J’ai encore trop la gueule de bois d’hier pour me remettre à boire, alors à la place, j’écoute Over the Rainbow de Judy Garland. Cette chanson me donne la chair de poule, me retourne l’estomac. C’était la préférée de mon fils. Je l’écoute en boucle, jusqu’à ce que je me sente au bord du suicide. Quand je serai dans le bon état d’esprit, prête à attraper un couteau de cuisine émoussé pour m’ouvrir les veines du poignet, j’appellerai Cal pour me distraire. Il a l’habitude. »

Résumé et avis :

« Je m’appelle Freedom Oliver et j’ai tué ma fille. C’est surréaliste, et je ne sais pas ce qui me fait le plus l’effet d’un rêve : sa mort ou son existence. Je suis coupable des deux. » Voilà comment commence le premier roman de Jax Miller. On peut dire que le ton est donnée. Et on va suivre tout au long de cette histoire, le périple de Freedom Oliver à travers l’Amérique profonde.

Freedom est serveuse au Whammy Bar à Painter dans l’Orégon. Dans ce bled paumé, elle côtoie toute sorte de drôles de gus ; drôle n’est peut-être pas le mot approprié. Bref elle végète là depuis 18 ans, depuis qu’elle est sous la protection du FBI. Elle traîne là son passé et les blessures de celui-ci. Entourée de bikers et des bouseux, elle se met souvent minable. Tout le monde le sais, Freedom, boit, elle est alcoolique. Elle est même limite, un brin fada et suicidaire. Mais ce que personne ne sais c’est qui est réellement Freedom. D’ailleurs est-elle vraiment Freedom. Seul peut-être l’agent Mattley qui veille sur elle l’a percée à jour et connait ses fêlures, ses blessures, sa douleur. Les douleurs de son ancienne vie.

Et justement c’est son ancienne vie qui va la rattraper, lorsque son instinct de mère, qu’elle tait par obligation, va devoir prendre le dessus afin de retrouver sa fille Rebekah qui a disparue. Une fille, des enfants qu’elle a dû abandonner et confier à une famille de prêcheurs pour échapper à la vengeance de son beau-frère et de sa belle famille. Et aussi Freedom va-t-elle quitter son anonymat pour partir à sa recherche de Rebekah.

 En lisant le livre, je pensais : « C’est pas possible, Jax Miller a dû traverser pas mal de galères, prendre de sacrés coups pour aussi bien décrire la déchéance de cette femme. ». Et puis quand j’ai eu fini ce titre, j’ai lu une interview sur le site de son éditeur et j’ai compris. J’ai compris comment nous nous retrouvons pris en otage dés le début de ce livre. Comment on va suivre en apnée le road movie d’une femme anéantie. J’ai compris lorsque j’ai lu ces quelques mots :  « Ce que nous avons en commun, Freedom et moi, c’est que nous recherchons constamment la lumière, mais les ténèbres semblent toujours ramper vers nous. Il y a une bataille constante chez Freedom dans laquelle elle essaie (et échoue souvent) de conjurer l’obscurité. Elle a beaucoup de démons derrière elle, et c’est probablement notre cas à tous. Il faut les combattre et faire des choix conscients pour vivre mieux. En faisant cela, nous découvrons nos forces. »

Alors oui, j’ai adoré ce livre. Et moi qui ai besoin de visualisé une histoire pour totalement m’y plonger, j’ai été ravie par l’écriture très cinématographique de l’auteur.

Je suis partie à la rencontre de ces personnages, tous plus fêlés les uns que les autres. Des  stupides, des violents, des pervers, des dégénérés  De vrais brutes, bêtes et méchantes et même parfois avides voire cupides. Cotoyer des gangs de motards, des cul-terreurs incultes, des fanatiques religieux…des White trash, des individus obscènes, malsains et terrifiants. Découvrir le Kentucky comme aucun guide touristique ne nous le montre. L’Amérique profonde comme on n’ose pas l’imaginer.   

Mais là où, une fois de plus Jax Miller est doué c’est que de ces ténèbres elle sait faire éclater la lumière. Et tout au long de ce récits, noirceur et éclaircie vont jalonner le destin de notre héroïne en quête de rédemption.

Une histoire magnifique d’humanité finalement.

 Pour en savoir plus sur l’auteur et son livre c’est ICI chez mon ami Yvan du blog Emotions

Le tueur de l’ombre de Claire Favan


Chronique de lecteurs
Pour compléter la Chronique de Bruno sur le premier roman de Claire Favan  ICI, voici l’avis d’un lecteur un peu particulier puisqu’il s’agit d’un comité de lecture de bibliothécaires.
9782819500742,0-11723519782266250016,0-1992179Le livre : Le tueur de l’ombre de Claire Favan. Paru le 3 mars 2011 aux Nouveaux Auteurs.   20€20 ; (535 p.) ; 22 x 14 cm
Réedité en poche le 12 juin 2014 e chez Pocket.  7,90€ ; (550 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Aux limites de l’insoutenable, une plongée dans les profondeurs abyssales de l’esprit du plus terrible des assassins où même le lecteur est manipulé !

Will Edwards, tueur en série de la pire espèce, parvient à s’évader grâce à un mystérieux complice. RJ Scanlon, profiler et chef d’une équipe d’enquêteurs du FBI qui l’avait lui-même mis sous les verrous, part à nouveau sur les traces de son ennemi le plus intime. Intime au point que cette évasion perturbe le couple que l’enquêteur forme désormais avec Samantha, qui n’est rien moins que… l’ex-épouse du criminel qu’elle a livré à la police. Nul doute que Will Edwards veut sa vengeance. Inexplicablement, l’assassin reste inactif et les mois s’écoulent. RJ Scanlon est dans l’impasse. Mais, lorsque les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, Edwards frappe au plus juste avec une telle évidence que le doute s’installe. De subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles. Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire…

Un thriller glaçant plébiscité par un comité de lecture grand public*

*Comité composé de lectrices et lecteurs indépendants.

« Magnétique, envoûtant ! J’ai apprécié le suspense permanent, les retournements de situation inattendus, l’approfondissement psychologique des personnages, le souffle du livre. L’auteure sait lier monstruosité et tendresse : on est sur un fil tout du long du roman ! Ecriture parfaite, rythme fantastique alliant moments de calme et moments explosifs : c’est tumultueux et tendre à la fois ! Merci Claire Favan ! » Jean, 65 ans, Paris.

« Un revirement bluffant, aux deux tiers du livre, laisse le lecteur pantois. » Nicolas, 47 ans, Tarn.

« Intrigue très prenante, j’aime beaucoup ce thème «dans la tête du tueur» qui n’est pas souvent abordé dans les thrillers. » Hélène, 29 ans, Oise.

Un deuxième roman magistral qui vous mène par le bout du nez.

téléchargement (6)L’auteur : Claire Favan : 34 ans, mère de famille, parisienne, Claire travaille dans la finance. Son premier livre, Le Tueur intime, a remporté le Grand Prix VSD du polar 2010.

Extrait
Avec un brusque sursaut de lucidité orgueilleuse, il réalisa que RJ le comprendrait. Il lui était encore pénible d’admettre que le profiler avait lu les coprs de Deby Mc Dermott et Mona Esteves comme des livres. Il avait compris à travers son changement infime de méthode, qu’il avait traversé un passage à vide.
Résumé et avis du comité des bibliothèques de la ville de Paris.
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Le comité de lecture de Littératures policières est composé de bibliothécaires du réseau des bibliothèques de prêt de la Ville de Paris, tous aussi férus de polars, thrillers, et autres romans noirs ou à suspense. J’en suis la coordinatrice et l’animatrice.

Le tueur en série Will Edwards est parvenu à s’évader grâce à un complice. L’enquêteur RJ Scanlon part une nouvelle fois sur les traces de son ennemi, qui n’est rien moins que l’ex-époux de sa femme, Samantha. Le criminel souhaite plus que tout se venger, pourtant il se fait silencieux jusqu’à ce que les meurtres reprennent.

Un de nos 10 coups de coeur 2011

.Un coup de téléphone, en pleine nuit. Et le cauchemar qui recommence…

R.J. Scanlon, profiler au FBI, croyait en avoir fini avec Will Edwards. Mais en quittant la route, le fourgon qui transportait le plus terrible serial killer de ces dernières années a libéré la bête…

R.J. en est certain : Samantha – qui partageait jadis la vie de Will – et lui seront les prochains sur la liste. Mais quand les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, de subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles.

Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire...

Ce deuxième roman d’une jeune auteure française fait suite « au tueur intime« . Pour autant il peut se lire sans que vous ayez besoin de lire le premier. Mais nous vous recommandons de lire ce diptyque, vous on aurait encore plus froid dans le dos.

Il faut savoir que ce second opus est beaucoup moins sanglant que le premier. Il est aussi très bien construit et parfaitement abouti. Sa force repose sur l’art de l’auteur de ménager les coups de théâtre et donc le suspense. Elle parvient à surprendre son lecteur voire à le manipuler. Magnétique, envoûtante, la tension est permanente. Les retournements inattendus de situation ainsi que l’approfondissement de la psychologies des personnes sont autant d’atouts majeurs qui servent l’intrigue de cet excellent polar.

Une auteure à découvrir et à suivre.

Lire le début du  le tueur de l’ombre

Lecture d’avant&

Le tueur intime de Claire Favan


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui je laisse la parole à BRUNO, pour une Chronique de Lecteurs

Bruno est le deuxième lecteur a venir nous offrir son avis, et je l’en remercie.

Tu es ici chez toi Bruno, reviens quand tu le veux.

9782917144565,0-5698889782757821015,0-1178905Le livre : Le tueur intime  de Claire Favan. Paru le 18 mars 2010 aux Nouveaux Auteurs. 22,25€ ; (668 p.) ; 22 x 14 cm.

Paru en poche en Point, le 10 mars 2011,
 8,50€ ; (636 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu !

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas.

Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise.

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

L’auteur :

AVT_Claire-Favan_1733

Claire Favan est née à Parie en 1976, mère de famille, parisienne. Elle travaille dans la finance. Le Tueur Intime est son 1er roman.

Claire Favan, est une mère de famille parisienne.
Elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisir. Elle prend contact avec les éditions Les Nouveaux Auteurs pour son premier livre. Essai transformé puisque « Le Tueur Intime » reçoit le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011.

« Le Tueur de l’ombre, » son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Elle participe aux Aventures du Concierge Masqué puis aux recueils de nouvelles des auteurs du noir : Santé ! puis à Irradié.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014 et Miettes de sang en janvier 2015.

Gagnantdu Prix VSD du Polar 2010.

Citation : « Will ne demandait qu’à renaître sous une forme encore plus monstrueuse. »
Bonjour, je m’appelle Bruno et j’ai 44 ans. Ma passion est bien évidemment la lecture particulièrement les polars, thrillers fantastiques. J’aime un peu tous les genres en fait mais principalement les polars noirs genre RJ ELLORY ou CLAIRE FAVAN dans le registre Thriller. Je ne passe jamais une journée sans tourner les pages d’un livre. J’adore aussi parler de mes lectures c’est pour ça que j’ai décidé de rejoindre le blog de ma copine Geneviève qui est tout à fait adapté.

Le résumé 

Will Edwards, quinze ans, est quotidiennement battu, violé, humilié. Quand Samantha arrive dans sa classe, belle et protectrice, il renaît. Il tombe amoureux  de sa camarade de classe. Mais Will ne ressemble pas aux adolescents de son âge Alors l’amourette se mue en déception. Décidé à se venger, Will apprend minutieusement les règles de la perversité et de la cruauté. Un véritable enragé ! Devenu un prédateur redoutable, il s’engage sur les routes des États-Unis à la rencontre de ses futures victimes.

L’avis de Bruno :

Pour le livre à défendre, à la surprise générale, je vais parler du diptyque le plus hallucinant que j’ai jamais lu: Tueur Intime et sa suite Tueur de l’ombre tous deux écrits par l’inégalable Claire Favan; l’une des reines du thriller français. Will Edwards, le tueur de ce diptyque, est particulièrement sadique et effrayant car il ne connaît pas la peur, maltraité et violé par son père alors que sa mère était morte. Doté d’un physique ingrat, sa vie n’était vraiment pas facile, jusqu’au jour où il décide de changer d’apparence en se forgeant un corps d’athlète. A partir de la, le nouveau Will est apparu: musclé, beau comme un dieu, mais aussi malheureusement très doué dans l’art du meurtre sadique. Un livre que je conseillerais toujours à toutes les personnes qui auront eu le malheur de ne pas encore avoir lu de livres de Claire Favan.

Lecture d’avant&

Amérithrax de John N. Turner


9782815908825,0-17461729782815912129,0-2646449Le livre : Amérithrax de John N. Turner. Paru le 7 janvier 2014 aux Editions de l’Aube dans la collection Aube noire.  22,90 € ; (501 p.) ; 22 x 15 cm
Paru en poche le 5 juin 2015. 12,00€ ; (589 p.) ; 17 x 11 cm
Quatrième de couverture

Alors que le World Trade Center n’en finit pas de tomber en fine poussière sur Manhattan, un retoucheur photographique d’un tabloïd de Floride succombe, foudroyé par un mal rapidement identifié, l’anthrax. Dans la foulée, quatre autres victimes en Virginie, à New York et en Nouvelle-Angleterre. Des lettres truffées de poussière mortelle circulent à travers les États-Unis ; l’angoisse paralyse l’Amérique, passe par Bagdad, contamine l’Europe. Pour Darrin Speman, agent du FBI, débute une enquête particulièrement difficile. Celle-ci se perd vite dans l’hystérie collective et la désignation d’un coupable trop évident, avant de s’échouer dans les méandres d’une analyse scientifique indéchiffrable… Inspiré de faits réels, ce roman narre l’une des plus vastes et complexes investigations de l’histoire moderne du FBI. Palpitant.

« Un en-cas qui se dévore. »
Karen Lajon, Journal du Dimanche

« Un pavé qui s’avale aussi facilement qu’un documentaire bien renseigné. 500 pages comme une série télévisée bien addictive. »
Michaëlle Petit, La Croix 

th (1)L’auteur : John N. Turner de son vrai nom Jean Nicolas Tournier
est bactériologiste, spécialiste notamment de l’anthrax ou « maladie du charbon ». Il signe ici un brillant premier roman

Extrait : 
New York, 1/10/01.
Emmy Campbell remonte au petit matin Flatbush Avenue dans Brooklyn assoupie. Ses hauts talons cliquettent sur le béton irrégulier du trottoir désert. De ses lointaines origines irlandaises, Emmy garde un regard azur, des taches de rousseur, une crinière bouclée et un amour immodéré pour la bière. Elle ressent vivement cette odeur acre mêlant gaz de combustion et poussière de béton quand les vents d’ouest soufflent depuis Ground Zéro. La mémoire de ce maudit 11 septembre tourne en boucle dans sa tête depuis trois semaines.
Elle vient d’arriver au travail quand l’alarme retentit. Sa tour a déjà été évacuée. Le hurlement des sirènes emplit le GE, le majestueux gratte-ciel Art déco du Rockefeller Center. Des gens s’agitent. Une femme pointe le doigt vers le ciel. Elle parle d’un avion fiché dans une tour du World Trade Center. Dehors, le soleil est éblouissant. Une foule compacte massée sur l’esplanade du Rockefeller a les yeux tournés vers le sud. À la pointe de l’île, des volutes noires s’élèvent dans le ciel immaculé. Des sirènes hurlent sans discontinuer. Emmy se dirige vers Park Avenue pour comprendre d’où vient la fumée. Un attroupement s’est formé devant une vitrine d’écrans sur la Cinquième. Les visages incrédules sont comme happés par ce qu’ils découvrent. Un incendie monstrueux dévore la tour Nord. Soudain, un hurlement strident de réacteurs couvre le brouhaha de la rue. Un avion de ligne survole Manhattan en rase-motte. Les passants se courbent, comme pour l’éviter. Emmy fixe la télévision en grimaçant, les mains sur le visage. La carlingue luisante qui vient de passer au-dessus de sa tête s’encastre en direct dans la structure de verre et d’acier. Les milliers de litres de kérosène s’embrasent comme un fétu de paille. Les tours jumelles brûlent désormais comme deux torchères licencieuses plantées en marge du quartier des affaires. Des hélicoptères de télévision tournoient. Sur les écrans, on devine la silhouette des désespérés qui se précipitent dans le vide. Les lourds camions de pompiers fendent la circulation thrombosée du sud de Manhattan. Les soldats du feu se préparent au sacrifice, inéluctable et inutile. L’ordre d’évacuation des tours ne les concerne pas. Ils s’harnachent pour gravir de l’intérieur les quatre-vingts étages. A peine une heure plus tard, le fracas de l’implosion, étage par étage, des tours jumelles, marque à jamais une humanité hébétée. Le World Trade Center, fierté de New York, s’effondre en quelques secondes. Le sanctuaire de la finance n’est plus qu’une ruine fumante sur laquelle retombent en fine pluie des milliers de feuilles volantes, comme les confettis les jours de parade sur Park Avenue.
Emmy a rendez-vous ce matin chez son généraliste. Elle s’est examinée longuement sous la douche. La peau qui recouvre sa clavicule gauche l’inquiète. Depuis hier, une vilaine lésion s’est ouverte par le milieu, dilatée par la pression. De la plaie suinte un liquide jaunâtre. La peau avait commencé par rougir, puis enfler. Emmy a d’abord pensé à un problème de soutien-gorge dont la bretelle est trop serrée. Elle a donc banni les sous-vêtements. Cependant, même embaumée de crème hydratante, la rougeur reste douloureuse.
Le médecin observe la plaie sur sa peau blanche tavelée. Il découvre un petit ganglion curieux à la base du cou. Le praticien conclut à une bénigne piqûre d’araignée. Il pratique un prélèvement pour la forme. Emmy doute du diagnostic. Elle mène une vie aseptisée des plus urbaines. Elle récupère la prescription de pommade antibiotique dans un drugstore de Brooklyn. Le métro pour Manhattan est bondé. Elle s’agrippe inconfortablement à une poignée en hauteur. Cette position qui tire la peau enflée est pénible. La petite lésion brune qui progresse au-dessus de son sein l’inquiète.

Résumé et avis :

th (2)Un jour d’octobre 2001, un retoucheur photographique d’un tabloïd de Floride est le premier à succomber à un mal inconnu, l’anthrax. Des lettres remplies de poussières mortelles d’anthrax circulent à travers le continent. Darrin Speman, un agent du FBI, est chargé de l’enquête, mise à mal par l’hystérie collective et la désignation d’un coupable trop évident.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette lecture. Pourtant sur le papier ce roman avait tout pour ne plaire. Cette enquête tirée d’un fait divers est entièrement retracée ici par l’auteur. Elle a duré 7 ans.  7 ans durant lesquelles le FBI et d’autres instances th (3)gouvernementales se sont fourvoyées. 7 ans de gâchis ; le 11 septembre n’avait pas pu être empêché, l’Amérique venait d’être touché en plein cœur, la CIA était montrée du doigt. Alors hors de question pour la nouvelle cellule crée pour l’occasion, la Task Force Anthrax., d’échouer à son tour. Il faut rassurer l’Amérique en pleine hystérie après le drame du World Trate Center. Du coup l’enquête va être menée tambour battant. Et l’homme qui va être à la tête de celle-ci,  Darrin Speman, n’est peut-être pas à la hauteur. Speman, s’il est un spécialiste en bactériologie n’ai pas un homme de terrain et encore moins un meneur d’homme…De plus l’agent du FBI que l’on suit n’est pas franchement attachant.  Et je dois avouer que j’ai décrocher avant la toute fin . L’écriture très particulière de l’auteur, trop hachée, trop froide, m’a aussi gêner. Même si j’ai aimé ses explications scientifiques. Alors je suis passée à coté de ce titre .Mais je pense que les amateur du genre sauront trouver leur bonheur. Et je crois au potentiel de cet auteur, du coup je vais lire son second roman qui vient de sortir : « Alabama Shooting » 41lDLztSc9L._SL160_