Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné


Le livre : Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné. Paru le 16 mai 2018 en Auto Edition. 14,90 € ; ( 292 pages ) ;  13,3 x 20,3cm 

4ème de couverture :

Matias, qui n’a plus parlé à sa sœur Eva depuis un an, espère que les fêtes de fin d’année leur offriront l’occasion de renouer le fil de leur histoire…

Ugo, quadragénaire à la réputation sulfureuse, part en Amérique du Sud pur tenter de tourner la page de son sombre passé…

Dans une France gangrenée par la drogue, un enquêteur est désigné pour s’attaquer au fléau et casser l’omerta qui règne dans certains quartiers…

Des histoires sans liens évidents.

Mais les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être.

Saurez-vous trouver ce que cachent les apparences ?

L’auteur : Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l’écriture est pour lui une passion avant tout, un moment d’évasion durant lequel il se plaît à imaginer des scénarios mêlant suspens et rebondissements à l’image des films qui l’inspirent tels que Sixième sens ou Shutter Island.
Extrait :
« Carlos aurait tué un enfant de dix ans pour faire comprendre aux gamins du quartier qu’ils n’avaient que deux choix : travailler pour ou contre lui, le vol ne pouvant être toléré. Mais en réalité, plutôt qu’un meurtre, c’est un véritable massacre auquel se serait livré Carlos, des heurs durant, devant les yeux horrifiés de la petite assemblée. Une lente et cruelle vengeance, autant qu’un rappel à la loi. À sa propre loi. »

 

L’accroche de Miss Aline :

Sous l’emprise de l’héroïne, Cédric Castagné

Quel meilleur moment que la trêve de Noël pour retisser des liens ? Mauvaise idée qu’a eut là le père de Matias. Eva, sa sœur,  annonce qu’elle part le lendemain en voyage.

Tiago reçoit carte blanche pour mettre fin au trafic de Vassiliev et l’arrêter. Il est déjà borderline, il va devenir explosif.

Ugo voudrait ouvrir son agence de voyage. Il va être rattrapé par son passé pas toujours très propre.

Au début de ta lecture, tu t’interroges : comment relier toutes ses histoires ?  L’auteur prend le temps de bien poser chaque personnage mais pas seulement dans l’action. Il les décortique. Il va nous montrer leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs, leurs ambitions, leurs faces cachées.

Le récit est bien déroulé. On va accompagner chaque action, chaque prise de décision. On va avoir peur, douter. Parfois même on sera empathique. Mais quand la poudre blanche règne faut-il attendre une happy end ?

Le fait d’alterner les histoires : Matias, Ugo, Tiago, Eva, maintient le lecteur en alerte. On veut savoir, retrouver untel ou untel. Au-delà du thriller, on va trouver des êtres torturés, en quête de quelque chose. L’auteur nous amène à nous interroger sur les apparences, ce que l’on dégage, ce que l’on veut que l’autre voit/perçois. Sous l’emprise de l’héroïne est un thriller humain.

De plus l’auteur te ménage une « surprise » finale que tu n’as pas soupçonnée. Dans les dernières pages, tu n’as que « waouh » en tête.

Merci à Cédric Castagné pour la découverte de son univers. Merci également pour son accueil et sa gentillesse lors de notre rencontre au salon de Mon’s Livre (Belgique).

mots clés : drogue, manipulation, politique, dealer, apparences, France, Colombie.

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Dix petites poupées de B.A. Paris


Le livre : Dix petites poupées de B.A. Paris.  Paru le 3 janvier 2019 aux Editions Hugo Thriller.            19,95 € ;  370 pages  ; 14 x 21 cm.

4ème de couverture :

La disparition

Layla a disparu il y a douze ans, en pleine nuit, sur une aire d’autoroute, alors qu’elle rentrait de vacances en France avec son petit ami, Finn. On ne l’a jamais revue depuis.

Les soupçons

Finn a raconté la vérité sur ce qui s’est passé cette nuit-là. Mais pas toute la vérité. Ni aux policiers qui l’ont interrogé lors de l’enquête, ni même à Ellen, la sœur de Layla, avec laquelle il a refait sa vie et qu’il s’apprête à épouser.

La peur

Quand un de leurs voisins croit apercevoir Layla près du cottage où vivent Finn et Ellen, le passé ressurgit. Finn reçoit d’étranges et inquiétants e-mails. Layla serait-elle encore en vie ? Et pourquoi des petites poupées russes, souvenirs de l’enfance des deux sœurs, font-elles soudain leur apparition ?

L’auteur : B.A. Paris a vendu plus de 2 million d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes. Traduite dans 37 pays, elle est devenue une star mondiale. En France, après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection du Prix des lectrices de Elle en 2017.  Depuis sa sortie en mars 2018 en Angleterre puis au Etats-Unis, Dix petites poupées rencontre à son tour un succès phénoménal.
Extrait :
« Incroyable, la façon dont ces deux poupées russes me travaillent l’esprit. Il me serait très facile de jeter celle que j’ai trouvée, ou tout au moins la reléguer dans mon tiroir avec l’autre, celle qui a appartenu à Layla. Mais je la garde à portée, dans ma poche, comme pour me rappeler que je ne peux pas me montrer trop confiant. Inévitablement, cependant, elle fait remonter des souvenirs de Layla. Et pour ne rien arranger, Ellen a laissé sa famille de poupées russes bien alignées sur le plan de travail de la cuisine au lieur de les remboîter et de les remettre dans la salle à manger. Je ne veux pas lui demander de les déplacer pour ne pas montrer que j’y accorde une quelconque importance, ni lui faire croire qu’elles me mettent mal à l’aise. »

L’accroche de Miss Aline :

 

Dix petites poupées, B.A. PARIS

« Voilà la déposition que j’ai faite à la police, dans un commissariat quelque part près de l’A1, en France. C’est la vérité. Mais pas toute la vérité ».

Ce sont tes mots, douze ans plus tôt, Finn pour parler de la disparition de Layla. Forcément qu’en guise d’introduction, tu poses tout de suite le doute. Qu’as-tu fais réellement à Layla ? Que n’as-tu pas dis ?

Au fil des pages tu me parais bien mystérieux dans le sens ou tu es à la fois victime et suspect. Victime parce que tu semble harcelé par un mystérieux corbeau qui voudrait te faire croire que Layla n’est peut-être pas morte ou du moins qu’il connait des choses sur toi ? Suspect parce que tu es trop nerveux. Tu parles à un moment d’un « passé honteux », de quoi s’agit-il ?

On voyage entre « maintenant » et « avant » ou tu nous racontes ton angoisse face aux accusations du mystérieux corbeau et l’histoire de ta rencontre/ relation avec Layla. Tu m’as l’air d’être un beau parleur limite manipulateur. J’arrive à m’interroger sur ce qu’a pu te faire Layla. Je t’imagine en victime de violence conjugale peut-être pas physique mais morale sans aucun doute.  Y aurait-il  eut  la fois de trop et tu aurais perdu les pédales.

La police n’ayant pas de corps, ni aucune preuve… tu t’en sors bien !

Est-ce une « perversion » que de t’engager avec la sœur de la victime ? Peut-être qu’elle lui ressemble tellement que tu fais un transfert. Ellen n’est pas Layla, elle semble plus posée, plus calme. Une relation « normale » enfin !

Qui te rappelle Layla avec ses poupées semées à tout va sur ton chemin ? Quelqu’un qui sait (ou du moins se doute), quelqu’un qui a vu quelque chose ? Pourquoi 12 ans après les faits ?

Tu cherches mais tu ne dis pas tout  à Ellen, ni a Tony (flic à deux mois de la retraite) qui est devenu ton ami après la disparition de Layla. Si tu es innocent, pourquoi ne pas tout dire ? Tu laisses planer le doute, je n’arrive pas à te croire totalement.

Plus j’avance dans le récit et plus je me demande jusqu’où je vais aller pour découvrir la vérité sur Finn et sur Layla. Je suis loin de voir la fin arriver. Coup de théâtre, je reste sans voix. Limite je relis pour être certaine d’avoir bien compris cette fois. Comme toujours, après coup, je me dis que j’avais tout les éléments pour (peut-être) arriver seule à la conclusion.

Comme le Petit Poucet, B.A. PARIS sème les poupées sur le chemin de Finn, et parallèlement  le long de ta lecture.  Ce chemin livresque où j’ai retrouvé la qualité d’écriture de l’auteur : fluide, rythmée. B.A. Paris a l’art et la manière de dépeindre des personnalités complexes. Les cartes ont bien été distribuées, coup de bluff et un roman coup de cœur.

Je remercie les Editions Hugo thriller pour ce SP et le renouvellement de leur confiance. Un très grand merci à B.A. Paris pour ce coup de maître. J’attends le prochain roman avec impatience.

disparition, suspect, doute, poupées, manipulation, personnalités complexes;

Toxique de Niko Tackian


Le livre: Toxique de Niko Tackian. Paru le 4 janvier 2017 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€90 ; (299 p.) ; 22 x 14 cm.

Rééditer en poche le 03 janvier 2018 chez Le Livre de Poche. 7€60 ; (309 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.

Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.

À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

 

niko tackianL’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. 

 

Extrait:images
« Faut pas oublier tes racines, gamin, ce sont elles qui font de toi ce que tu es. » (Page 64)

L’expertise de Cathie

 

Toxique de Niko Tackian

Excellent thriller que ce troisième roman de Niko Tackian: psychologie des personnages approfondies sans être trop lourde; décors sobres mais bien plantés; pas de descriptions inutiles ni de bla-bla. On se sent happé par ce récit sombre et addictif: le lecteur suit fébrilement l’auteur sur le chemin que celui-ci lui trace à coups de machette, y compris dans le dédale des rêves de Tomar, peut-être les seuls passages un peu trop longs…

Le +: pas d’esprit vengeur malgré les difficultés et les traumatismes vécus, mais la pensée qu’il existe une explication pour tout comportement humain, qu’il sociopathe ou autre. Il ne s’agit pas d’excuser mais de comprendre afin de permettre une reconstruction possible. Niko Tackian nous transmet ce message que rien n’est noir ou blanc, dans la vie; que la méchanceté, même absolue, le mal trouvent leurs racines dans un terreau fait de nos peurs, de maltraitances physiques ou morales, de traumatismes remontant à la prime enfance et que la vengeance brutale ne résout rien. Ce qui ne veut pas dire se résigner,mais en comprendre les causes afin de rebondir et de se reconstruire…

La flore et l’aphone – Guillaume Gonzales


Le livre  : La flore et l’aphone  de Guillaume Gonzales. Paru le 10 août 2018 chez Kyklos éditions.  19€ (244 p.) ; 21 x 15 cm

4e de couv : 

Un étudiant lambda : colocation, amourettes, malbouffe et furtives incursions en amphi. Entre deux cessions de Ligue des champions avec les potes et le suivi de l’actualité comics, sans doute concédera-t-il envisager, dans le meilleur des cas, un avenir quelque part en thèse.

En attendant l’hypothétique voie royale, les ambitions du dilettante s’orienteront essentiellement sur l’inventaire des activités nocturnes et l’alimentation de la pompe à bière.

Quel événement justifierait qu’il renonce au farniente perpétuel, avec l’indolence érigée en art de vivre ?

Pas moins qu’un enlèvement !

Au bout du compte, il se pourrait bien qu’il trouve son rôle dans un monde qu’il n’avait jusqu’alors abordé qu’en spectateur.

Et lorsque ce monde, en proie à ses incohérences, se disloquera sous ses yeux, l’étudiant lambda ne se cantonnera plus à regarder…

Déconseillé aux électro-hypersensibles !

L’auteur : Guillaume Gonzales est  né à Saint-Dizier le 26 octobre 1972.
Guillaume Gonzales a passé la majeure partie de son enfance en Picardie.
C’est depuis sa chambre que se sont forgées ses références, de Paul Simon aux trois James  : Crumley, Burke et Ellroy.
Après plusieurs années consacrées à la découverte des États-Unis, parcourant les deux côtes en de multiples occasions, il s’est finalement installé dans le Perche, entre un champ de colza et un pré peuplé de moutons.
C’est là qu’il écrit désormais, lorsque sa femme et ses trois filles le lui permettent. Il a à son actif 3 polars , 2010 – La Bataille des forts (Kyklos, mars 2010) ; 2011 – Viandes et légumes (Kyklos, novembre 2011) ; 2018 – La Flore et l’aphone (Kyklos, août 2018)

 

Extrait  :
« Dans sa rue, passage fréquenté sur le chemin de la plage qu’un brouhaha joyeux animait habituellement, des hordes de zombies, parmi lesquels des enfants seuls et étonnamment calmes, défilaient vers une destination qui de toute évidence leur échappait. »

 

Le post-it de Ge

La flore et l’aphone – Guillaume Gonzales

Il y a bien trop longtemps que je n’avais pas lu un roman de cher Kyklos éditions. J’ai enfin pu réparer cette erreur car en ce début d’automne  sont sortis deux romans de cette maison d’édition si chère à mes yeux. Oui, j’ai un petit faible pour Kyklos car à chaque fois que je découvre un livre chez eux, j’ai une belle surprise. Oui Kyklos c’est l’occasion de découvrir des textes engagés et  des voix dissonantes. Et c’est donc sans appréhension que je me lance dans ces nouvelles lectures.

La première est pour moi l’occasion d’aller à la rencontre d’un auteur que je n’ai jamais lu, pourtant il en est à son troisième roman. Mais bon il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Cet auteur c’est Guillaume Gonzales et le livre La flore et l’aphone.

Alors que la Terre, touchée par un mal étrange, est le théâtre d’un déchaînement de violence, un étudiant nonchalant découvre son rôle dans un monde où il n’était jusque-là que spectateur.

Difficile de raconter ce livre sans trop déflorer l’histoire. Sans trop spoiler comme on dit maintenant. On va suivre l’histoire d’un jeune homme sans histoire, un étudiant en théologie qui bosse sur sa thèse tout en profitant au maximum de la vie estudiantine, entre pote, bière et soirée. Et même si comme beaucoup d’étudiant, il ne roule pas sur l’or, la débrouille entre potos fait l’affaire. Un seul problème, ces incessants saignements de nez et ses céphalés. Mais il compose avec tout cela, il tire même parti de son handicap et son nez rougi jusqu’au jour où…

Notre étudiant est kidnappé et où on lui explique que lui et ses problèmes de saignement de nez intéresse les milieux militant alternatifs mais pas seulement. Car oui  il est EHS et souffre d’ Electro Hyper sensibilité.

Voilà pour le début

Le contexte maintenant. Nous sommes ici soit dans un passé proche alternatif, soit dans un futur très proche qui nous pend au nez ! Dans un régime démocratique qui n’en a plus guerre que le nom. Dans la globalisation totale règne en maître. Où les pauvres sont de plus en plus pauvre et les riches d plus en plus puissants.

Aussi avec tout cela Guillaume Gonzales entraîne son personne et nous entraîne avec dans une histoire surréaliste qui pourtant reste tellement vraisemblable. Où comment un simple quidam devient du jour au lendemain un héros ou plus exactement un anti-héros.

De plus, cette intrigue que j’appellerai d’anticipation est servi par une écriture taillée au cordeau  et un style littéraire des plus agréable.

Oui vraiment cette première lecture de cet auteur est une très très belle découverte.

Guillaume Gonzales est un type que je vais suivre de près maintenant.

Merci à Virginie et au éditions Kyklos pour cette fabuleuse histoire et ce très beau texte.

La coupure de Fiona Barton


Le livre : La coupure de Fiona Barton. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Séverine Quelet. Paru le 13septembre 2018 chez Fleuve Editions dans la collection Fleuve Noir. 20.90€  – (476 pages) ; format 21 x14 cm.                                

e-pub par éditions 12/21 : 13.99€  

 

 4ème de couverture :

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

 

L’auteur :  Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias. De nationalité britanique, elle est née à Cambridge en 1957.
Elle a notamment écrit pour le Daily Mail (2005-2008), le Daily Telegraph (2002-2005) et a été rédactrice en chef du Mail on Sunday (1990-2002) où elle a d’ailleurs gagné le prix du reporter de l’année.
Fiona Barton est chef de projet à Fojo Media Institute depuis 2011.
Son travail de journaliste lui a permis d’observer les femmes des accusés lors des audiences et donné l’envie d’écrire « La Veuve » (The Widow, 2016), son premier roman, qui connaît un succès fulgurant dans plus de 30 pays.
Elle vit avec son mari près d’Abjat-sur-Bandiat en Dordogne depuis 2013.
son site ; Twitter

 

Extrait :
« À Cambridge, où elle l’avait rencontré, Will était spécial. Un garçon né pour réussir. Plus tard, elle avait plaisanté en racontant à ses collègues que le génie suintait par tous ses pores et qu’elle aurait pu en connaître le goût si elle avait léché sa peau.
–       C’est dégoûtant. Tu es sa servante, alors ? » avait répliqué avec une mine écœurée Erica, la greffière en chef du cabinet Bowen et Bailey.
Erica, elle, ne servait personne. C’était une féministe. C’était même marqué sur un écriteau sur son bureau, « Le sexisme est une maladie sociale », et elle ne ratait jamais une occasion de mettre son point de vue en avant. » 

 La chronique jubilatoire de Dany

La coupure de Fiona Barton

Tout d’abord nous retrouvons Kate, journaliste qui avait permis dans le premier roman de Fiona Barton, d’élucider l’énigme de l’enlèvement de Bella. Toujours aussi âpre à la tâche, avec ses méthodes border line, elle va aller où la police ne pense pas aller, se mettre en difficulté pour trouver qui est l’enfant dont on a retrouvé le squelette. La narratrice c’est Emma, pleine de problèmes d’adolescence non résolus, on comprendra pourquoi au fil de ces presque 500 pages que l’on tourne avec avidité. Mais comment l’ADN de la petite victime peut-il correspondre à deux suspectes qui ne se connaissent pas ?

Flanquée de son jeune stagiaire, notre journaliste n’hésitera pas à remonter le temps, pour retrouver les potentiels témoins et suspects, avec la bienveillance de la police jusqu’à un certain point …

A une centaine de pages de la fin, quand le lecteur tient toutes les ficelles en main, il n’est pas au bout de ses surprises.

Un roman noir plus que polar, une noirceur bien britannique, plaisante à lire, qui assène quelques vérités sur le temps qui passe.

Lu en version numérique.

 

 Extraits
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«    – Vous allez bien, Kate ? demanda Joe. Vous êtes un peu rouge. 
–       Ça va. C’est qu’il fait chaud ici, s’emporta-t-elle. —
–       Ah d’accord. 
Elle savait ce qu’il pensait. Ménopause. Et par ménopause, comprenez vieille femme irrationnelle qui a passé l’âge. Elle était furieuse qu’il juge son professionnalisme en fonction de son taux d’œstrogènes. Peut-être n’était-il même pas capable d’épeler œstrogène. Mais le sermon devrait attendre. Elle avait du travail. Elle se força à sourire et pensa à des choses rafraîchissantes pour évacuer la sensation de chaleur. Elle avait lu cette technique dans une brochure. Des foutaises sûrement, mais cela valait la peine d’essayer. »
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« Bien entendu, comme on pouvait s’y attendre, Charlie fut infidèle. Tout le temps. C’est le propre du musicien, semble-t-il. Mais cela ne signifiait rien, selon lui. Juste des filles comme ça, des groupies. Jude resta donc, accrochée à lui comme une moule à son rocher.
« Il me fait rire, il me rend heureuse, racontait-elle à ses amies. Il est drôle et je l’aime. »
Et c’était vrai, elle l’aimait. Il était le premier depuis Will à la fac à lui donner le sentiment d’être vivante.
Toutefois, elle ne le présenta pas à ses parents. Elle n’avait aucune envie que leur désapprobation entache son bonheur. Elle les informerait le moment venu, quand elle serait prête. Quand tout serait en place.
Parce que, voyez-vous, sa décision était prise : elle épouserait Charlie, coûte que coûte. Son horloge biologique se rappelait à elle et elle devait veiller à ce qu’il s’engage, c’était tout. »

Le chuchoteur – Donato Carrisi by Sacha


Le livre : Le chuchoteur de Donato Carrisi. Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza. Paru le 5 mai 2010 chez Calmann-Levy dans la collection suspense. 22€25 ; (437 p.) ; 23 x 15 cm.
4e de couv : 

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.

 

Extrait : 
Le maître de musique avait parlé.
Mais ce n’est pas ça qui la frappa. Ce n’était pas la première fois. Grand nombre d’individus solitaires expriment leurs pensées à voix haute quand ils sont enfermés chez eux. Cela arrivait même à Mila, de parler toute seule.
Non. La nouveauté, c’était autre chose. Qui la récompensait d’une semaine entière de guet, passée dans le froid glacial de sa voiture, garée devant la maison marron, à scruter l’intérieur avec des petites jumelles, les déplacements de l’homme d’une quarantaine d’années, gros et laiteux, qui évoluait tranquillement dans son petit univers ordonné, en répétant toujours les mêmes gestes, comme s’ils étaient la trame d’une toile qu’il était le seul à connaître.
Le maître de musique avait parlé. Mais la nouveauté, c’était que cette fois, il avait prononcé un nom.
Mila l’avait vu se former, lettre par lettre, sur ses lèvres. Pablo. C’était la confirmation, la clé pour accéder à ce monde mystérieux. Maintenant, elle le savait.
Le maître de musique avait un invité.

Les Sach’Avis

Le criminologue Goran Gavila et la spécialiste des affaires d’enlèvement Mila Vasquez enquêtent sur la disparition de cinq fillettes, dont les bras gauches ont été retrouvés dans cinq petites fosses creusées dans une clairière…

Alors voilà! Je viens de finir « Le chuchoteur« ! Depuis le temps que j’en entendais parler!
Et je ne suis pas déçue! Moi qui aimé la criminologie, J’ai été servie! Tres fouillé! J’ai adoré! Super bouquin! Très bonne intrigue et une chute de dingue!
Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, je vous le recommande! Foncez!
Bizzzous les psychopathes😘

Affinités de Sarah Waters


Le livres : Affinités de Sarah Waters . Traduit de l’anglais par Erika Abrams. Paru le 6 janvier 2005 cher Denoël. 25,35€ ; (521 p.) ; 21 x 14 cm

 4e de couv :

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C’est dans l’inquiétant climat de l’une des geôles les plus lugubres de l’ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu’incarcérée, ne cesse de clamer son innocence. Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d’apparitions, d’esprits insoumis et de passions incontrôlables…Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l’univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Wilkie Collins, l’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu’à un dénouement final étonnant.

L’auteur :Sarah Waters est née au pays de Galles en 1966. Égérie des milieux gay, elle en est devenue, à l’instar d’Armistead Maupin, l’un des auteurs emblématiques. Après un doctorat en littérature anglaise, elle se consacre à l’écriture et rencontre rapidement un large succès avec son premier roman, Caresser le velours, paru chez Denoël. Du bout des doigts, son troisième roman, a été finaliste de tous les grands prix littéraires d’outre-Manche, dont le Booker Prize et le Orange Prize, et a remporté le Somerset Maugham Prize. En 2003, Sarah Waters a fait partie de la liste des «vingt meilleurs jeunes romanciers anglais» établie par la revue Granta.
Extrait : « J’ai vingt-neuf ans. Dans trois mois je passerai le cap de la trentaine […] qu’adviendra-t-il de moi ? Je me dessécherai, je deviendrai cassante, décolorée – telle la feuille qu’on garde, pressée entre les pages d’un triste livre noir, jusqu’à ce que l’oubli la réclame.

Le post-it de Ge

Affinités de Sarah Waters : une lecture mémorable.

1873, Londres. Prison de Millbank. Pour tromper son ennui, c’est ce lieu inquiétant que Margaret Prior, demoiselle de la bonne société anglaise, décide de visiter régulièrement. Car à 30 ans, au grand dam de sa bourgeoise de mère, Margaret est devenu « Dame patronnesse ». Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l’ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Au fils de ses visites se dessinent la réalité des lieux et les condition de vie des prisonnières. Margaret discute avec ses dernières dans l’espoir de partager avec elles quelques instants d’humanité. Elle se lie plus particulièrement avec Sélina Dawes, une captive qui se pose en victime et proclame à tout va son innocence. Selina raconte à Margaret sa bien curieuse histoire et elle va bientôt l’initier au spiritisme. Margaret va être entraînée dans un univers de passions incontrôlables. Et cette amitié, qui se noue entre les deux femmes, va aboutir à une tentative d’évasion. Si elle réussit, pour la prisonnière, le résultat sera le retour à la liberté tandis que pour la dame patronnesse, la conséquence sera l’affirmation de son identité.

Extrait : Je détournai les yeux. L’amertume du premier instant commençait à faire place à de l’appréhension. Je me souvenais du rire de Selina: elle n’avait jamais souri dans les premiers temps, je l’avais trouvée toujours triste et maussade. Je me souvenais de ce qu’elle avait dit de l’impatience avec laquelle elle attendait mes visites, au dépit qu’elle éprouvait lorsque je restais loin de Millbank où le temps paraissait tellement plus long qu’ailleurs. Je me disais: m’interdire de la voir maintenant, autant vaudrait l’enfermer à perpétuité dans le cachot obscur!

Sarah Waters nous propose ici un roman épistolaire. En effet deux journaux écrits à deux année d’intervalle se répondent et chacun d’eux apporte son propre éclairage sur cette histoire envoûtante. Affinités ménage un formidable suspense réservant au lecteur une chute pour le moins déroutante.

Un merveilleux roman magnifiquement écrit. Une auteure qui m’a marquée et donc je vous recommande vivement la lecture. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l’univers de Sarah Waters ne manque dans ce roman magistralement orchestré.

Extrait : « Je suis hantée au contraire par la banalité de l’endroit; par le fait même qu’il soit là où il est, à moins d’une lieue de Chelsea et de la maison, qu’il suffise d’une petite course en fiacre pour se rendre dans cet immense et sinistre séjour des ombres où des êtres humains ont enfermé quinze cents de leurs semblables, hommes et femmes, en leur imposant un régime de silence et de soumission perpétuels. C’est dans les gestes simples de la vie que mon esprit m’y ramène – en buvant une tasse de thé pour étancher ma soif; en prenant en main un livre pour me distraire ou un châle parce que j’ai froid; en récitant à haute voix quelques vers, pour la beauté des mots et le plaisir de les entendre. J’ai accompli ces choses, comme mille fois par le passé; et j’ai pensé aux prisonniers qui ne peuvent rien faire de tout cela. »

L’affaire Rose Keller – Ludovic Miserole.


Après Ophélie ce matin c’est au tout de clémence de nous révéler son avis sur sa lecture  de L’affaire Rose Keller

Voici donc la seconde partie de…

La double Chronique

Le livre : L’affaire Rose Keller, de Ludovic Miserole. Paru le 13 septembre 2018 aux éditions French Pulp. 18€ ; (410 p.) ; 14,2 x 21,1 cm.
4ème de couverture :
Rose Keller est au chômage depuis plus d’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris.
En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’un pour un peu de ménage dans sa maison d’Arcueil, elle ne peut se douter qu’elle se dirige tout droit vers l’enfer.
Elle ne sait pas encore que l’homme qui vient de l’engager n’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’on surnommera  » le divin marquis « , qui lui fera subir les pires outrages imaginables.
L’auteur : Après le succès de son premier ouvrage Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole nous invite à nouveau à rencontrer un personnage méconnu de notre histoire.
Avec un talent indéniable, il combine la vérité historique, puisée minutieusement dans les sources, et l’invention, autrement dit, il marie subtilement histoire et fiction pour mettre en scène un passé révolu. Derrière le portrait de Zamor se dessine, en filigrane, celui des héros – les grands, que nous connaissons, comme les anonymes, les « humbles » qui ont œuvré dans l’ombre – d’une France révolutionnaire et post-révolutionnaire.
L’extrait :
« Il était revenu comme il le lui avait dit. Environ une heure après l’avoir laissée dans cette chambre des Halles avec des questions, des doutes et cette peur qui peu à peu l’avait envahie durant ces longues et interminables minutes. Une première torture mentale avant bien d’autres qui ne manqueraient pas de survenir. Avant aussi toutes ces tortures physiques dont elle serait victime. Mais cela, elle ne le savait pas encore.
Avec un sourire carnassier, il l’avait fait monter dans un fiacre dont il avait très vite monté les petits volets de bois pour en occulter les glaces. La peur, elle, n’avait que décuplé. La voiture s’ébranla dans un noir d’encre. Pas un mot n’avait été échangé durant le trajet à l’exception d’une fois, environ à mi parcours.
– Savez-vous où je vous mène ?
– Comment le saurais je ? Vous ne m’avez point dit et je n’y vois goutte, lui avait elle répondu avec un certain aplomb.
Il n’avait pas daigné répondre. Le silence était lourd. Une arme facile, à la portée de tous et qui, bien gérée comme elle l’était par cet homme, pouvait faire bien des ravages. Et en effet, Rose se liquéfiait. Lui, n’ayant que peu de considération pour sa compagne de voyage, fit mine de dormir. »

L’avis de Clémence, de la page Les lectures de Clémence :

L’affaire Rose Keller, de Ludovic Miserole.

Première plongée pour moi dans l’univers de l’auteur. Je ne suis pas une adepte des romans avec un fond historique car j’ai tendance à m’ennuyer. Mais là l’auteur m’a fait changer d’avis…

L’auteur a su me captiver en m’emmenant avec lui dans une époque bien lointaine où il m’a fait vivre aux côtés de personnages bien particuliers.

Je vous avoue que ces personnages ayant existé m’avaient jusque là peu intéressés , et quelle grossière erreur !

Ce livre vous emmènera dans les tréfonds de l’être humain. Obscurité, cris, pleurs, souffrances morales et physiques seront vos compagnons de lecture.

Vous ferez connaissance avec Rose et son tortionnaire, le légendaire Marquis de Sade. On essaye alors de trouver des circonstances pour comprendre cet homme pour qui le plaisir est la douleur des autres… mais en vain.

Il vous fera aller au-delà des quelques pages sombres du livre pour tenter d’y trouver la lumière…J’ai adoré visiter cette époque où la guerre des classes faisait rage où la richesse ne devait en aucun cas se mélanger à la pauvreté…

Alors si comme moi , le personnage du Marquis de Sade vous intrigue, n’hésitez pas foncez chez votre libraire ! Tous ces petits secrets seront dévoilés au grand jour.

Je ne regrette absolument pas d’avoir osé changer de style de lecture et de m’être tournée vers la fiction historique. Ce premier volet signé le commencement d’une trilogie que je suivrai avec beaucoup de plaisir .

Je remercie Kim des éditions French Pulp pour sa confiance, encore et toujours…

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin


Le livre : La guerre est une ruse, Volume 1 de Frédéric Paulin. Paru le 6 septembre 2018 aux Editions Agullo. 22€ ; (384 p.) ; 20 x 14 cm 

4ème de couv 

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent… Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l’horreur ne s’invite à Paris ? Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l’Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

L’auteur : Frédéric Paulin est né en 1972. IL est l’auteur de plusieurs romans noirs historiques et de polars mélangeant critique sociale et chronique policière. Il vit en Bretagne. Il a publié en autre aux Éditions Goater de La Dignité des psychopathes, La Grande peur du petit blanc (Prix du roman Produit en Bretagne 2014) et 600 coups par minute (Prix Les Mots de l’Ouest 2016). Et de La peste soit des mangeurs de viande à la Manufacture de livres
Extrait : 
Ce lien contre nature entre militaires et islamistes engendrera inévitablement le grand bordel. Le grand bordel, comprendre l’importation des problèmes algériens en France.

Le petit avis de Kris

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin
Editions Agullo

Algérie, 1992. Les élections remportées par le Front islamique du salut sont annulées et le pouvoir est investi par quelques généraux. Tedj Benlazar, agent de la DGSE, surveille les agissements du Département du renseignement militaire. Il met à jour une machination destinée à exporter le terrorisme à Paris afin d’obliger la France à s’impliquer dans le plan antiterroriste des généraux.

Ce livre est un constat, certes, mais mené tambours battants à la manière d’un thriller. Aussitôt en main, impossible de le poser.

Le début de Daesh et des hostilités ?

On suit le cheminement d’un agent de la DGSE en poste à Alger de 1992 a 1995. Inutile de préciser que les missions ne sont pas de tout repos et à hauts risques. D’autant que sa famille est restée en France et que l’éloignement ne facilite pas les choses.
Quand on est un agent de l’état français au patronyme arabe, on n’est plus loin de la
recherche d’identité, né algérien et faire partie de la DGSE à Alger n’est pas une mince affaire.

Il flaire les unions contre nature qu’il entrevoit autour de lui mais parviendra- t ‘il a en apporter les preuves ?

J’ai quitté à regret Tedj Benlazar, attachant au possible, mais mon petit doigt me dit qu’il en a encore sous le pied.

Le contenant est attirant, certes, mais le contenu le mérite grandement !

Les loups à leur porte de Jérémy Fel


Le livre : Les loups à leur porte de Jérémy Fel. Paru le 19 Août 2015 aux Editions Rivages dans la collection Littérature francophone. 20€  (434 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche le 5 Octobre 2016 aux Editions Rivages, Collection Rivages Poche. 8€80 ; 410 pages; 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un « diner » perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ?

L’auteur : Jérémy Fel fut libraire pendant quelques temps, spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, avant de décider de se consacrer à l’écriture. C’est après ses études de lettres et de philosophie au Havre, puis quelques scénarios de courts métrages, qu’il s’est orienté vers l’écriture de nouvelles.
Les loups à leur porte (2015), son premier roman, est un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante.
En 2018, il publie Helena« , un des titres phares de la rentrée littéraire chez Rivages.

Extrait :
«Son cœur s’emballa quand le monstre lui tendit le morceau de chair qu’il tenait à la main, comme une invitation au festin, avec dans son regard le sourire que son visage figé ne pouvait plus former.

Il le sentit entrer dans sa tête, tenter de le posséder en y déversant des flots de paroles incompréhensibles, des incantations noires destinées à détruire les dernières barrières. L’odeur du sang se fit plus forte et attisa sa faim, une faim qui lui donna mal au ventre, une faim qu’il fallait assouvir. »

Les Lectures de Maud :

Les loups à leur porte de @Jérémy Fel

Nous voici plongés dans les profondeurs du noir, du dur, du machiavélique et de l’abomination. Plusieurs histoires se succèdent avec chacune leur force, leurs personnages et leur drame. Un enchaînement d’anecdotes embarque le lecteur dans une folie meurtrière.

Mary Beth, femme courageuse, pensait avoir refait sa vie en toute quiétude va rapidement voir son passé resurgir de manière sanglante et la confronter de nouveau au calvaire vécu près de 20 ans plus tôt. Elle fait partie, avec son fils, des protagonistes les plus attachants du roman.

L’auteur signe ici un premier livre magistral, une écriture magnifique qui contraste très bien avec le thème qui se veut violent et abjecte. La succession de victimes est impressionnantes mais tout à fait acceptable pour certaines. Pour tous les fans de glauque je vous recommande vivement cette passionnante lecture !!!!

Je lirai très prochainement Héléna son tout nouveau roman