Les loups à leur porte de Jérémy Fel


Le livre : Les loups à leur porte de Jérémy Fel. Paru le 19 Août 2015 aux Editions Rivages dans la collection Littérature francophone. 20€  (434 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche le 5 Octobre 2016 aux Editions Rivages, Collection Rivages Poche. 8€80 ; 410 pages; 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un « diner » perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ?

L’auteur : Jérémy Fel fut libraire pendant quelques temps, spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, avant de décider de se consacrer à l’écriture. C’est après ses études de lettres et de philosophie au Havre, puis quelques scénarios de courts métrages, qu’il s’est orienté vers l’écriture de nouvelles.
Les loups à leur porte (2015), son premier roman, est un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante.
En 2018, il publie Helena« , un des titres phares de la rentrée littéraire chez Rivages.

Extrait :
«Son cœur s’emballa quand le monstre lui tendit le morceau de chair qu’il tenait à la main, comme une invitation au festin, avec dans son regard le sourire que son visage figé ne pouvait plus former.

Il le sentit entrer dans sa tête, tenter de le posséder en y déversant des flots de paroles incompréhensibles, des incantations noires destinées à détruire les dernières barrières. L’odeur du sang se fit plus forte et attisa sa faim, une faim qui lui donna mal au ventre, une faim qu’il fallait assouvir. »

Les Lectures de Maud :

Les loups à leur porte de @Jérémy Fel

Nous voici plongés dans les profondeurs du noir, du dur, du machiavélique et de l’abomination. Plusieurs histoires se succèdent avec chacune leur force, leurs personnages et leur drame. Un enchaînement d’anecdotes embarque le lecteur dans une folie meurtrière.

Mary Beth, femme courageuse, pensait avoir refait sa vie en toute quiétude va rapidement voir son passé resurgir de manière sanglante et la confronter de nouveau au calvaire vécu près de 20 ans plus tôt. Elle fait partie, avec son fils, des protagonistes les plus attachants du roman.

L’auteur signe ici un premier livre magistral, une écriture magnifique qui contraste très bien avec le thème qui se veut violent et abjecte. La succession de victimes est impressionnantes mais tout à fait acceptable pour certaines. Pour tous les fans de glauque je vous recommande vivement cette passionnante lecture !!!!

Je lirai très prochainement Héléna son tout nouveau roman

 

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Une femme entre nous – Greer Hendricks et Sarah Pekkanen


Le livre :  Une femme entre nous  de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen.  Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner. Paru le 24 mai 2018 chez Sonatine.22€ (453 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv : 

Plus qu’un roman : un événement !

En ouvrant ce livre, vous allez imaginer beaucoup de choses.

Vous allez penser que c’est l’histoire d’une femme délaissée par son mari. Vous allez croire qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.

Enfin, vous vous attendrez à une histoire classique de triangle amoureux. Un conseil : oubliez tout ça !

Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré ici une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’usure du couple, l’espoir et le désespoir des femmes, à l’aide de personnages bouleversants et d’une intrigue captivante. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, ce roman phénomène est en cours d’adaptation cinématographique par la société de production de Steven Spielberg.

Les auteurs : Greer Hendricks a travaillé pendant vingt ans comme éditrice chez Simon & Schuster.
Titulaire d’un master en journalisme de l’Université Columbia, ses écrits ont paru dans The New York Times et Publishers Weekly.
Elle vit à Manhattan avec son mari et ses deux enfants.
Sarah Pekkanen est américaine . Elle est née à New York et elle est journaliste et romancière. « Une femme entre nous » (The Wife Between Us, 2018), co-écrit avec Greer Hendricks, est son premier roman.
Extrait :
Nous avons tous au plus profond de notre cerveau reptilien une alarme qui nous prévient en cas de danger. Je suis sûre que vous l’avez entendue retentir, ces derniers temps, et que vous n’en avez pas tenu compte. J’ai fait pareil. Vous avez trouvé des excuses. Moi aussi. Alors je vous en prie, quand vous serez seule, écoutez cette alarme. Avant notre mariage, il y a eu plusieurs indices que j’ai choisi d’ignorer, plusieurs hésitations que j’ai balayées d’un revers de la main. Ne faites pas la même erreur que moi.

 

A travers les goggles de Cendrine

 

« Cherchez la femme, car elles sont au centre de toutes les affaires » disait Joseph Fouch, le fin limier popularisé par Alexandre Dumas.

Qui est donc cette femme entre nous ? Maitresse cachée ? Femme bafouée ? Sœur trop aimante ?

Voici le jeu auquel nous convient ces deux géniales auteures dans une partie à trois manches au long de laquelle le lecteur est renvoyé de révélations en rebondissements comme une balle de ping-pong.

Et quand vous pensez avoir compris où vous mène le récit, il part dans une autre direction, échec et mat.

Un jeu de piste absolument jouissif qui détonne dans le monde des polars et thrillers aux mécaniques de suspens bien huilées. Trop huilées, trop souvent. Ici, pas de scénario joué d’avance, pas de final autour des révélations du méchant, pas de policier déprimé, ni de commissariat débordé, ni même de scène de découpage de corps, d’ailleurs il n’y en a pas, de corps.

Voici un polar de la plus belle eau noire, un thriller psychologique des plus retors, sans le moindre mort, le moindre policier, pas l’ombre d’un insigne à l’horizon ni même d’un gyrophare, pas de juge non plus, pas de légiste, ni même de journaliste menant l’enquête. En fait il n’y a pas d’enquête.

A moins que…

A moins que ce ne soit le lecteur qui mène l’enquête.

A moins que ce ne soit le couple, cette illusion entretenue par le mariage, qui s’étale sur la table d’autopsie, crachant l’amour négligé, bafoué, manipulé, par tous ses pores. Un corps à bout de souffle, disséqué jour après jour jusqu’à l’hémorragie finale.

A mettre entre les mains de toutes les femmes.

Dualité de Sébastien Jullian


Le livre : Dualité de Sébastien Jullian. Paru le 26 Avril 2018 aux éditions Atramenta. 22,90€ ; (275 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture :

Et si vous étiez prisonnier d’un crime qui ne porte pas de nom ?
N’avez-vous jamais l’impression que certaines paroles ont été écrites pour vous ?
N’y a-t-il pas un autre « vous » qui sommeille ? Que vous susurre-t-il à l’oreille ?
Julien se réveille couvert de sang. Une arme à la main, sans victime apparente, et incapable de se rappeler du moindre souvenir.
Pris au piège, cet homme au premier abord discret et sans histoire se retrouve rongé par l’angoisse et les émotions antonymes qui, du jour ou lendemain, paralysent son existence.
Il part en quête de vérité, sans savoir qui il est réellement et en qui il peut avoir confiance. Cette épreuve semble révéler en lui un être sombre, au comportement impulsif et troublant.
Un thriller glaçant sur le thème de la double personnalité qui nous plonge constamment dans le doute et les impressions contradictoires. Le récit est entrecoupé de discussions anonymes qui entretiennent l’incertitude et l’imagination.

L’auteur :  Sébastien Jullian est né à Saint Marcellin le 01/12/1980. Il a 37 ans et travaille dans l’Informatique, il est aussi entraineur de football et adore le métal (musique c’est un métalleux !) Il a deux enfants.
Il habite à Izeron dans l’Isère. Dualité est son premier roman et thriller psychologique.

 

Citation :
« Dans nos rêves, nous ne sommes jamais maîtres de nos actes. Dans la réalité on rêve de l’être ».

 

Chronique d’une flingueuse,

DUALITE de Sébastien Jullian par Sylvie K

 

C’est une histoire énigmatique ; Julien travaille dans une banque, a rencontré une fille et s’est marié par peur des lendemains seuls. Il sort de temps en temps avec ses collègues, pas d’imprévus, une vie lisse en apparence peut être même la plus banale qui soit.

Un matin, il se réveille près de chez lui dans un parc, ensanglanté, sale et transi de froid. Dans sa poche un couteau avec du sang !  Il n’a aucun souvenir de la veille, sa vie tourne au cauchemar, il devient une autre personne ou l’était-il déjà ? Il cherche qui aurait été tué dans la presse autour de lui, fouille sa mémoire. Il devient agressif, évite sa femme devient parano même avec son vieux voisin rencontré dans le parc lorsqu’il recherche des indices. Sa paranoïa décuple, il se coupe de tout. Mais en alternance il y a ce dialogue entre deux personnes qui interfèrent dans l’histoire. Qui sont-ils ? Julien est-il manipulé ? y-a-t-il vengeance ? Contre qui ? Est-ce un tueur amnésique ? Même la fin pourrait prétendre à une suite……………

 Manipulation dans les pages de ce roman noir, une écriture fluide qui se lit rapidement mais j’avoue avoir effectué un ou deux retours en arrière l’auteur m’a bien manipulée !!

Les paragraphes sont assez courts et ponctués de notes concernant la musique du groupe Slipknot qui est un groupe de métal (chanson Duality) dont le chanteur chante dans deux groupes aux styles totalement différents!(Confidences de l’auteur à S. Kowalski)

Le premier roman de Sébastien Jullian nous emmène dans la tête d’un tueur qui aurait commis un crime sans cadavre mais libre au lecteur d‘interpréter les faits car le tueur n’a aucun souvenir de son crime. Cette histoire est faite de sens cachés, il faut la lire en profondeur, l’auteur ayant distillé des indices qui doivent soulever des interrogations, Chose faite pour moi. Libre à vous d’en faire l’interprétation que vous voudrez….

 

 Extrait :
La culpabilité, le remords, la peur… et la douleur, qui pénètre en vous et essaie de vous faire exploser de l’intérieur. Lorsque la situation devient insupportable, il n’y a plus que deux choix. Abandonner et rester à quai, ou oublier et continuer le chemin. S’il y a deux choix, c’est qu’il y a deux « Je ». Ils s’affrontent, s’observent, apprennent de leurs erreurs et de celles de l’autre. Jusqu’à décider qui dominera les débats. J’ai essayé d’être comme eux. Je me suis laissé cette chance. À chaque grande étape de ma vie. L’illusion a joué son rôle. Elle m’a pris sous son aile afin de me faire admettre que tout ne serait plus comme avant. L’amour, la compassion, le travail, la santé, l’avenir. Choisir, sans avoir le sentiment de le faire par défaut. J’ai commis l’erreur d’avoir oublié l’autre. De faire comme s’il n’avait jamais existé. Mais le destin s’est vengé. Il les a mis sur ma route. Comme un retour brutal à la réalité. Si tu veux continuer à vivre, il faut l’accepter et cesser de fuir. Si tu te retournes, il sera toujours là. Même avec une longueur d’avance, à la prochaine chute, il n’hésitera pas à te piétiner pour te punir.
Je n’ai pas le droit de faire semblant. Nous sommes à jamais inséparables. Je me nourris de ces âmes que j’ai laissées pourrir. Elles me rendront plus fort, moins influençable.
J’ai confiance en l’avenir. Et à la fois si peur. Les émotions, les sentiments, sont si éphémères, limités dans le temps. C’est dans notre nature de basculer d’un état à un autre. Si le mal est en nous, c’est que nous l’avons laissé entrer.
Pour qu’une chose puisse survivre en ce monde, elle a besoin de son contraire. Ils ont besoin d’interagir et de s’opposer pour exister. Ce qui est vrai pour la nature l’est pour nous.
Nos actes renferment la dualité de notre existence.

La Vague – Todd Strasser


Le livre  : La Vague de Todd Strasser. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Aude Carlier, avant-propos Harriet Harvey Coffin. Paru le 19 février 2009 chez Pocket dans la collection Pocket Best. 6€40 ; (221 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.» En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

«Ce best-seller, qui est devenu un manuel d’histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu’il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain.» Philippe Vallet – France Info

L’auteur : Todd Strasser est né en 1950 à New York et a grandi à Long Island. Il a vécu quelques années en Europe, avant de revenir aux Etats-Unis étudier la littérature et l’écriture. Il travaille ensuite pour plusieurs journaux, écrit notamment des articles et nouvelles pour The New Yorker, The New York Times, Esquire. En 1978, il publie son premier roman Angel Dust blue. C’est en 1981 qu’il publie son La Vague (The Wave) sous le pseudonymes Morton Rhue. Il a depuis publié de nombreux romans, certains sous l’alias de T. S. Rue, qui ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.
Extrait :
Dans la classe où il enseignait l’histoire, Ben Ross était penché au-dessus d’un vidéo-projecteur, essayant désespérément d’insérer un film dans le labyrinthe complexe de molettes et de lentilles de l’appareil. Au bout de la quatrième tentative, il n’avait toujours pas compris comment s’y prendre. Frustré, il se passa la main dans ses cheveux châtains ondulés. Toute sa vie, il avait été démuni devant les machines – les vidéo-projecteurs, les voitures… même la pompe en self-service à la station à essence du coin le rendait fou.

Le post-it de Ge

Roman fondé sur une histoire vraie. Au lycée Palo Alto, en Californie, Ben Ross s’interroge avec ses élèves sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. L’enseignant décide de tenter une expérience, la vague. Il choisit sans le signaler à ses élèves d’appliquer certains principes du nazisme. Au fur et à mesure, les élèves se prennent au jeu.

La vague

L’Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L’Histoire est-elle un éternel recommencement ?

C’est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.

Pour faire comprendre à ses élèves l’horreur nazie, un professeur d’histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. »

La Vague est basé sur une expérience qui s’est réellement passée aux États-Unis dans les années 70.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :

« La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ».

En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences ?

Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.

La Vague est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Oui mais  cette histoire a un écho particulier aussi aujourd’hui. Nous vivons aussi des temps troubles. Une période où l’obscurantisme rôde. Et c’est assez incroyable de voir comment notre jeunesse peut se laisser berner et se voir adhérer à des idées nauséabondes. Comment un seul individu peut les pervertir . On comprend aussi mieux les mécanismes qui aujourd’hui encore fonctionnent sur nos jeunes qui s’engagent dans le djihad ! Perso j’avoue ça m’effraie et je me sens impuissante !

Ce roman a été publié aux Etats-Unis en 1981. Il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Europe, et a été  porté à l’écran en Allemagne, adapté au cinéma par Dennis Gansel. Publié en France il y a 10 ans, il entre directement dans les meilleures ventes. La Vague a également été adapté en roman graphique aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch malheureusement, il est maintenant indisponible chez l’éditeur.

 

Ecoutez la première page

Même le diable a la peau douce de Sandra Martineau


Même le diable a la peau douce de Sandra Martineau . Paru le 3 mai 2018 chez AFNIL, 9€50 ; (247.p) ; 13×20 cm
4e de couv :
Stanislas Delcourt n’est pas un homme pour Émélia. Tout le monde s’obstine à le lui dire, ils sont trop différents, pas du même monde ni de la même classe sociale. Cet étrange manipulateur semble souffler le chaud et le froid, passant de l’exaltation la plus torride au mépris le plus brutal. Le cœur d’Émélia n’y survivra pas. Mais pour être aimée comme elle l’a toujours désiré, la jeune femme est prête à tous les sacrifices, peu importe ce qui lui en coûtera. Elle sera à lui et en paiera le prix.
……………………
L’auteur : Née en 1978, Sandra Martineau a passé toute sa jeunesse dans ville de Saint-Brieuc. Après un bac ES, elle entame des études de droit durant lesquelles elle profite de son temps libre pour perfectionner sa passion pour la photo et réaliser deux expos. Ses études de commerce international l’amènent ensuite à Vannes. Installée dans la Sarthe depuis onze ans, elle n’en oublie pas pour autant s Bretagne natale.
Écrire n’est pas son métier, mais après avoir gagné le prix de nouvelles Louis Guilloux au lycée, elle se risque à continuer dans cette voie, d’abord en écrivant des scénarios, ensuite en les adaptant en manuscrits. Trop souvent envahie d’idées, c’est le temps qui lui manque pour écrire.
Sportive de nature, elle est aussi quelqu’un d’hyperactif, qui combine la gestion d’une entreprise, l’éducation de ses deux enfants et l’écriture.
……………………
 
Extrait : 
“Je ne bouge pas tandis que mon amant avance à la rencontre de cette femme. Il s’arrête à un bon mètre d’elle, mais la créature vétue d’une longue robe échancrée jusqu’à mi-cuisse s’approche plus près. Elle donne l’impression d’être prête à l’enlacer. Masque relevé, elle arbore des traits tendus. Je n’entends pas ce qu’ils se disent, mais Stanislas mène les rènes de cette conversation animée. A plusieurs reprises, elle tente de répondre, mais il lui coupe systhématiquement la parole. Au bout de quelques minutes, il la saisit par le menton et lui maintient fermement la tête, tout en continuant de lui parler. Ce geste provoque en moi une vague de ressentiment que j’ai du mal à canaliser. Je détourne le regard.
Qui est cette femme pour qu’il la touche ainsi ? Une amie ?
Une maitresse ?
Suis-je vraiment la seule qu’il qualifie de merveilleuse ?
Je déglutis péniblement, sans plus oser les regarder. Mais à ce moment précis, je l’entends. Un rire féminin. Suave, sensuel. Le rire d’une pimblêche à qui j’arracherais volontiers les yeux. Alors je me retourne vers eux, la jeune femme hausse les épaules en guise de réponse. Son visage s’est adouci.
Qu’a-t-il pu lui dire ?”
……………………
 

Le “ressenti” de Jean-Paul 

C’est le premier roman de Sandra que je lis, c’est donc avec une certaine curiosité que je l’ai abordé.

L’histoire est prenante et très vite elle m’a prise au ventre.

Je l’ai lu dans la soirée…

Émélia est très attachante et malgré une certaine force que l’on devine, elle va subir un processus, entre domination et perversité, qui va la conduire au-delà d’elle-même.

Le récit est très crédible, c’est ce qui lui donne sa force. Les phrases, comme les chapitres sont courts et bien ficelés. On entre dans un univers à l’ambiance glauque parfois étouffante, sans jamais deviner vers où nous serons emportés. La mécanique de la domination est parfaitement décrite et on se demande bien si Émélia va pouvoir sortir de ce cauchemar.

Celle qui croyait trouver un prince charmant se retrouve face à un homme politique manipulateur et sans scrupule…

Thriller ? dark romance ? érotique ? suspense ?

“Même le diable à la peau douce”, est un peu tout ça, mais c’est surtout un page-tuner diablement efficace, jusqu’à la dernière phrase !

Rouge armé de Maxime Gillio


Le livre : Rouge armé de Maxime Gillio. Paru le 2 novembre 2016 chez Ombres Noires. 19€ ; (347 p.) ; 21 x 14 cm
4e de couv :

Rouge armé

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement…

Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance.

Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard.

Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

L’auteur : Maxime Gillio est né en 1975, père de trois enfants, a travaillé douze ans dans l’Éducation nationale avant de réaliser qu’il n’aimait rien tant que le calme et la solitude. Depuis, il s’est reconverti dans l’édition. Mais il a quand même gardé sa tribu, pour son plus grand bonheur.
Extrait :
Elle ne répond pas, car elle sait, mieux que quiconque, que j’ai raison. Les gens de ma génération ont vécu l’édification du Mur et les années de guerre froide comme le plus gros traumatisme de leur vie. Familles déchirées, décimées parfois, la suspicion permanente, des frères qui deviennent des étrangers, les cicatrices qui ne se referment pas.

La Kronik D’Eppy Fanny

ROUGE ARME DE MAXIME GILLIO AUX EDITIONS OMBRES NOIRES

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

L’histoire :

Tchécoslovaquie – 1943 : Anna, une jeune femme mère de deux garçonnets, mais avant tout une Sudète. Le village gronde, jalouse. La rancœur enfle. Et pourtant elle se pensait intégrée mais elle paye l’adhésion de son mari qui combat sous les couleurs Nazies.

Le vent tourne, la guerre se termine et les comptes se règlent. Chèrement pour les plus faibles.

Les Sudètes sont dépossédés de leurs biens (lorsqu’ils ne sont pas tués) et jetés sur les routes (femmes, enfants, vieillards) en direction des camps. Beaucoup meurent de faim et de froid en cours de route et il est à se demander s’ils ne sont pas les plus chanceux.

Anna se retrouve emprisonnée dans un de ces camps. Par amour elle « donnera » son fils afin qu’il survive. Elle-même survivra à l’innommable ainsi que l’enfant qu’elle porte et lorsqu’elle sera libérée, tentera de retrouver ce fils « donné ».

1961, le mur qui s’érige et divise un pays et des familles :

Extrait page 128 : Il avait raconté ses patrouilles le long de la frontière, ses tours de garde, la caserne, et surtout, avec un ton comploteur, il avait énuméré les consignes qu’on leur imposait : stopper la progression des fuyards par tous les moyens, quels que soient le sexe et l’âge des fugitifs.

Puis nous voici dans les années 1970 avec la Bande à Baader :

Extrait page 277 : L’assassinat du banquier Jurgen Ponto a été l’élément déclencheur. Mais comment expliquer au grand public que ce meurtre n’était pas prémédité ? Que ce ne devait être qu’un enlèvement, qui a tragiquement dégénéré ? Après autant d’attentats et de morts, un énième communiqué de presse fera-t-il la différence auprès d’une opinion publique qui les soutient de moins en moins ?

2006 – Patricia est journaliste et elle enquête sur les personnes qui ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté il y a 40 ans. Elle accepte de se raconter. Un jeu de chat et de souris se met en place car la rencontre n’est pas fortuite et les fantômes de Patricia ne la quittent pas. Mais qui est le chat ?

Une histoire qui nous entraîne dans ses différentes périodes de l’histoire de l’Allemagne qui se croisent et s’entrecroisent. Qui nous parle de vengeance, de bourreaux et de victimes dont les rôles sont parfois interchangeables. De pardon et d’oubli jamais.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

 

Les Initiés – Thomas Bronnec


Le livre : Les Initiés de Thomas Bronnec. Paru le 15 Janvier 2015 aux éditions Gallimard. 15€50 ; (256 pages). 22,5 x 1,6 x 15,5 cm. Paru le 19 Janvier 2017 aux éditions Folio. 7.25euros. 304 pages. 17,8 x 10,8 cm

4ème de couverture :

Panique à Bercy. Touché par la crise, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d’un plan de sauvetage en urgence, mais son patron se heurte à l’intransigeance d’Isabelle Colson. La ministre de l’Économie, symbole de la gauche revenue au pouvoir, juge ce plan trop favorable aux banques. Au milieu de ce champ de bataille où la politique tente de reprendre ses droits face au monde de la finance, Christophe Demory, directeur de cabinet d’Isabelle Colson, refuse de choisir son camp. Jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par son passé, après la découverte d’un cadavre dans la cour de l’Hôtel des ministres.

L’auteur : Thomas Bronnec est rédacteur en chef adjoint délégué de L’Express.fr, en charge de l’animation de la home page. Il est l’auteur de Bercy au cœur du pouvoir, paru chez Denoël en mars 2011, et il anime le blog « Les Couloirs de Bercy ». Il est journaliste à L’Express, puis travaille à France Télévisions à partir de 2012.
Extrait :
« Depuis près de trente ans, il avait bâti un édifice unique basé sur une philosophie très simple : ce qui est bon pour le Crédit parisien est bon pour la France. Il avait noué dans le monde politique et dans celui de la haute fonction publique des liens privilégiés avec les personnes qui comptaient, ou qui allaient compter. Il s’était très rarement trompé. Dès le début de leur carrière, il allait voir ceux qu’il appelait les « jeunes talents » et il leur faisait son numéro de charme. C’était la première étape du piège qu’il tissait patiemment autour d’eux, jusqu’à ce que leur communauté d’intérêts avec lui et la banque soit devenue trop étroite pour qu’ils puissent dévier de la ligne.

Pour lui, le bonheur de l’humanité passait par le bonheur de la banque. De sa banque. Il était sincèrement persuadé que le système français, où les élites formées dans les mêmes écoles atterrissaient ensuite dans tous les centres de décision du pays, et baignaient dans un entrelacs d’intérêts objectifs, était le meilleur, et il avait décidé de le sécuriser à son profit.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller, dans les couloirs du pouvoir. J’ai été entraîné dans cette enquête afin de comprendre, pourquoi ce cadavre ? A cet endroit ? Si comme moi, c’est une question qui vous taraude, allez-y, découvrez la vérité à travers ce livre, mais s’attendons-nous vraiment à cette réponse ?
Des personnages bien décrits, leurs fonctions et leur mécanismes bien expliqués, leur position et leur caractère assumés. Quand certaines affaires refont surface, avec des enjeux qui remontent jusqu’au sommet de la pyramide, quels subterfuges vont être élaborés ? Le tout afin que les lignes de conduite fixées et les objectifs ne s’en trouvent inchangés.
L’auteur, grâce à un style d’écriture journaliste, donne à son œuvre un rythme effréné. Il nous embarque dans le « Off » de Bercy et dans les couloirs du pouvoir, où se mêlent à la fois, stratégies et arrangements. Les complots y sont rois et règnent en maîtres absolus. Jusqu’où iront ces hommes et ces femmes influents afin de contenter leur projet ou d’honorer certains « retours d’ascenseur » ? 
J’ai adoré me plonger dans cette histoire, où le complot siège en place centrale, la fin m’a bluffée. J’irai très prochainement découvrir les autres livres de l’auteur. 

Complot – Nicolas Beuglet


Le livre :  Complot de Nicolas Beuglet. Paru le 16 mai 2018 aux Editions XO.  19.90€ ; (496 pages) ; 24 x 16 cm

4ème de couverture :

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. A ses vérités les plus enfouies…

 

© Bruno Lévy

L’auteur : Nicolas Beuglet est écrivain et scénariste.  Il a publié un premier roman sous le nom de Nicolas Sker : ‘Le premier crâne‘ (2011). Son deuxième roman, Le Cri, a connu un très grand succès.

Extrait :
Sarah et Christopher déboulèrent en bas du sentier qui rejoignait leur propriété. Une confortable maison moderne de plain-pied, à l’architecture de bois, aux larges baies vitrées qui permettaient d’avoir une vue à 180 degrés sur la mer et le vaste jardin depuis le salon. Debout devant le canapé, face à la vitre qui donnait vers l’arrière de la demeure, un enfant d’environ dix ans se tenait immobile, comme hypnotisé par l’invraisemblable spectacle qui se déchaînait devant lui.
Dans des bourrasques de tempête, l’hélicoptère venait de se poser dans le jardin. Les flashs des feux de signalisation irradiaient leur luminosité sanguine contre les vitres de la maison, crevant la pénombre avec une régularité épileptique.

Le petit billet de Fanny

Complot, Nicolas Beuglet, Editions XO,

ISBN 978-2-84563-981-22, 19.90€

ALERTE GENERALE : nous sommes en présence d’un bon, d’un très bon, voire d’un excellent roman !! Vous l’aurez compris en une phrase, j’ai adoré ce livre.

J’ai rarement été happée par une histoire aussi rapidement que je l’ai été par celle de Complot. Du pur divertissement, dans le très bon sens du terme, tant cette histoire embarque le lecteur dès les premières lignes.

Nicolas Beuglet, que je lisais pour la première fois (et pas la dernière c’est certain), sait captiver le lecteur et l’entraîner dans une histoire folle aux multiples rebondissements.

L’histoire nous plonge au cœur d’une enquête menée par l’inspectrice Sarah Geringën. Cette femme, forte, au caractère bien trempé, se voit confier la lourde mission de découvrir qui a bien pu assassiner la Première ministre de Norvège, dans des conditions pour le moins très troublantes. Car il s’agit là d’un crime peu commun, qui parait suivre un rituel bien précis et dont l’énigme et la signification sont mystérieuses et semblent emmenées sur la piste d’une organisation très particulière.

Extrait page 44 :
Du bout de ses doigts gantés, Sarah fit délicatement pivoter le visage vers le ciel et sentit son cœur rater un battement. Tout devint clair : les Forces spéciales, l’urgence et le sceau du secret.
Malgré le choc, elle demeura impassible. Non pas qu’elle soit insensible. Elle mesurait la crise majeure qui allait bouleverser le pays d’ici quelques heures. Mais elle savait aussi combien seul le sang-froid vient à bout des situations critiques.
Elle perçut la présence immobile des membres de la police scientifique, qui observaient sa réaction, guettant le moment où elle allait laisser transparaître sa confusion.
Mais lorsqu’ils la virent reposer la tête de la victime et se lever pour demander calmement où était le légiste, ils comprirent pourquoi on avait fait appel à elle.
Aux pieds de Sarah, assassinée, gisait Katrina Hagebak, la Première ministre norvégienne.
 

Dans sa recherche de la vérité, Sarah va être épaulée par Christopher, son compagnon journaliste, le seul à qui elle peut se fier, et dont les connaissances en Histoire vont lui être précieuses pour démêler les fils de cette enquête au bout de laquelle, une nouvelle ère pourrait s’ouvrir pour l’humanité. Cette enquête va les mener dans un périple qui les mènera de Norvège au Liban puis l’Autriche et enfin le Vatican.

Je n’en dirai pas plus sur cette intrigue, aux nombreux rebondissements, qui poussent le lecteur à vouloir arriver très vite au bout de l’histoire pour enfin en connaitre le dénouement.

Et quel dénouement !! La fin est magistrale, à couper le souffle et laisse présager d’une suite, qu’on espère découvrir prochainement.

Ce roman est rythmé, haletant. Les chapitres s’enchaînent et happent le lecteur dans une histoire passionnante, menée tambour battant par des personnages complexes, imparfaits et terriblement attachants. On ne s’ennuie pas une seule seconde, même (et surtout je dirais) lorsque l’auteur décrit avec minutie des événements historiques de manière détaillée, comme pourrait le faire un maître de conférences passionné par son sujet.

Aucune lassitude ici, aucune page n’est lue en diagonale. Les lecteurs habitués aux thrillers sortiront repus de cette lecture, qui va leur procurer tous les bons ingrédients d’un excellent moment de lecture.

Je vais pour ma part courir lire Le Cri, précédent roman de Nicolas Beuglet, qui mettait déjà en scène les héros de Complot. Mais n’avoir pas lu Le Cri n’empêche en rien de plonger dans Complot. Les références au précédent opus étant rares et suffisamment claires pour ne pas déstabiliser le lecteur.

Au fait, je ne sais pas si vous l’avez bien compris alors je me répète : J’ai ADORE !!!! Courez vite chez votre libraire préféré !!

 

Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître


Le livre : Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître. Paru le 10 novembre 2015 aux Editions Fleur sauvage. 16€80 ; (233 p.) ; 20 x 13 cm. Ebooh :  5€99 .
4e de couv :
Deux femmes, deux manipulatrices. Près de Perpignan, la première est jetée d’une falaise. A Lille, la seconde est poignardée. Deux enquêteurs, deux amis qui se retrouvent. Rien ne semble relier leurs affaires. Et pourtant… Pour son premier roman policier, Magali Le Maître frappe très fort, plongeant le lecteur dans les eaux noires du harcèlement et de la perversité.
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L’auteure : Magali Le Maître originaire de Lille, s’est d’abord bâti une solide expérience poétique via deux superbes recueils parus aux éditions Cénacle de Douayeul, avant de se lancer dans la presse culturelle, l’écriture scénaristique et dans les légendes pour ouvrages photographiques. Aujourd’hui, elle nous plonge avec ardeur et réussite dans cet intriguant et premier polar… « Quelqu’un comme elle ». …

 

 

 

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Extrait : 
“Elle est en retard. Le froid et l’impatience me gagnent. J’ai hâte d’en finir. J’ai attendu la nuit tombante pour pénétrer dans le parking mais cela fait maintenant presque deux heures que j’épile les allées et venues derrière mon volant. Vers 18 heures, quelques employés sont sortis du centre de rééducation, regagnant leur voiture, la journée terminée provoquant chaque fois une montée d’adrénaline : est-ce que c’est elle ? Pourvu qu’on ne me repère pas… mais l’obscurité est mon amie. Et me poster sur le bord de la route risquait bien plus d’attirer l’attention. De ma place, je peux observer l’entrée du bâtiment sans qu’on me voit de l’intérieur.
…/…
Enfin, les portes du centre s’ouvrent à nouveau : c’est elle. La lumière du perron éclaire un instant son visage crispé, affichant cette expression fermée et anxieuse qu’on souvent les gens malheureux. Il y a deux sortes de gens malheureux : les apathique et les agressifs. Stéphanie appartient à la deuxième catégorie. Elle empoisonne l’existence de ses proches, les tenants pour responsables de son mal-être. Il en résulte un mal plus grand encore et une solitude insupportable.”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Encore une petite perle pour les éditions Fleur Sauvage…

Un lien entre deux meurtres de femmes, perpétrés l’un près de Perpignan l’autre à Lille, est réalisé par le hasard de l’amitié entre les capitaines Laurent Pujadas et Benoît Demazure, chargés des enquêtes. Pourtant les preuves sont difficiles à établir.

Ce très bon roman premier roman résonne comme un moustique qui tourne autour de la tête. Impossible de s’en débarrasser !

J’avais l’impression d’être au cœur de l’enquête.

Ecriture fluide, personnages charismatiques, sympathiques (mais pas tous…) et un vrai suspens, à un point où j’ai peiné avec nos héros à dénouer le vrai du faut jusqu’à l’avant dernière page, et là tout s’éclaire !

Bravo Magali !

Où comment promener un lecteur jusqu’au bout de son récit.

Un sujet grave “le harcèlement”, traité avec doigté et délicatesse, j’ai compati bien sûr, mais ce n’est pas le plus important du récit. Le développement psychologique est admirable de finesse. Pièces par pièces Magali construit une trame telle une toile d’araignée où le moustique n’a pas été pris et s’est envolé…

J’ai passé un très bon moment et recommande vivement !

Les soldats de l’or gris – Sébastien Bohler


Le livre : Les soldats de l’or gris de Sébastien Bohler. Paru le 13 octobre 2011 chez Odile Jacob dans la collection Thriller. 22€25 ; (380 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv :

Les Soldats de l’Or gris

Suggestion hypnotique, sérums de vérité, électrochocs ou implantation d’électrodes : ces méthodes, utilisées depuis les beaux jours de la guerre froide pour manipuler les esprits à des fins d’espionnage, sont en voie d’être dépassées. Désormais, ce sont les articles de neurosciences que les grandes agences de renseignements scrutent en quête de l’arme fatale. Et, pour elles, c’est la matière grise qui est le nouvel eldorado. Les techniques pour extraire cet or gris arrivent sur le marché, à mesure qu’on situe mieux les concentrations de neurones agissant sur les pensées, les émotions, les mouvements, les souvenirs, à supposer qu’on puisse les stimuler à volonté.

La solution, il semblerait bien que ce soit un jeune chercheur de Heidelberg qui l’ait trouvée. Mais, tout occupé à terminer sa thèse, il n’entrevoit pas encore sur quoi ses recherches pourraient déboucher. Non plus qu’il ne sait pourquoi, soudain, une offre de service lui vient de l’Institut Curie, où on lui propose des conditions de travail mirobolantes. Apprenti sorcier à son insu, il se retrouvera ainsi pris dans une vaste guerre internationale. L’enjeu : le contrôle des cerveaux. Mais qui tire les ficelles ?

Et si les recherches de pointe sur le cerveau pouvaient aussi servir d’armes ? Quand neurobiologie et nanotechnologies rencontrent le monde trouble de l’espionnage…

L’auteur : Sébastien Bohler, né le 15 novembre 1970 à Strasbourg (Bas-Rhin), est journaliste scientifique pour la revue Cerveau et Psycho et chroniqueur sur France Inter à l’émission de Mathieu Vidard,  » La tête au carré « , ainsi que sur le site arretsurimages.net. Ancien élève de l’Ecole polytechnique, docteur en neurobiologie, il décrypte nos comportements en s’appuyant sur des études de psychologues et de neurobiologistes. Il a déjà publié en 2007 aux éditions Aubanel La Chimie de nos émotions. 
Extrait : 
Au pied de la tribune  des officiers, un petit homme en blouse blanche souleva le couvercle d’un boitier relié à des fils, découvrant une serrure dans laquelle il introduisit une clé. Lorsqu’il la tourna, Hogan eu la sensation que les antennes relais commençaient à bourdonner dans l’air brûlant. Ça lui faisait toujours cette impression, il ne savait pas pourquoi. Le doigt du petit homme en blouse blanche s’était levé à quelques centimètres du bouton.

 L’avis de Julie

Titre: Les soldats de l’or gris
Auteur: Sébastien Bohler 
Éditeur: Odile Jacob
Collection: Oj.Thriller
Prix: 22,25 euros
Format: Broché

Synopsis :

La CIA décide de créer un projet secret à des vues d’espionnage contre le gouvernement chinois pour retourner le cerveau d’espion: créer des nanobilles pour changer les émotions et l’avis des gens dont un certain chercheur nommé Fabian va être en charge même s’il ne sait pas la finalité de ce projet. Fabian va tomber amoureux de Mai Fang qui aime les gens ambitieux et il va se charger de ce projet pour elle.

Un thriller d’espionnage et de science-fiction sadique et prenant

Deux camps se dessinent: les USA avec la CIA contre le gouvernement chinois, les Etats-Unis veulent briser la sécurité du gouvernement chinois pour voler des informations top secrètes. Malheureusement pour eux, le gouvernement chinois conserve toutes leurs informations top secrètes sur papier, la seule issue pour les USA est qu’un chinois de l’intérieur puisse trahir son pays pour leur donner des papiers top secrets. C’était sur le point d’arriver lorsque le gouvernement chinois a intercepté à temps ce traître.

Ainsi, la CIA va développer un projet top secret de création de nanobilles afin de changer les émotions et l’avis d’une personne à distance pour pouvoir lui retourner le cerveau. Cela vise des espions pour qu’ils changent de camp plus facilement.

Bien que ça soit un projet secret sadique et non-éthique, on est pris par le suspense de savoir si ce projet va être réalisé ou non. Le suspense réside également dans le fait de savoir si Fabian Hassler, le chercheur en charge de ce projet va se rendre compte du but caché de ce projet et de la manipulation, va t-il agir contre ou s’exécuter?

Côté personnages

On a Fabien Hassler, le personnage principal, le chercheur recruté pour mettre en place ce projet secret dont il n’en sait pas la finalité. C’est un brillant chercheur qui cherche juste à publier sa thèse et n’est pas très ambitieux mais il va changer quand il va travailler aux côtés de Mai Fang une ravissante jeune chercheuse. Il va en tomber amoureux et il va se mettre à changer, à devenir plus ambitieux pour la séduire.

Quant à Mai Fang, elle vit avec un enfant, c’est une brillante et mystérieuse chercheuse. Elle va travailler aux côtés de Fabien Hassler et va ensuite travailler dans un autre département de l’Institut. On va au fur et à mesure en apprendre plus sur elle.

Derrière ce projet, côté CIA, nous avons Ted Lingerton, Demongel qui va être le supérieur de Fabian Hassler. Un autre personnage va se montrer important: Il s’agit de Xiao Luang côté du gouvernement chinois.

En Conclusion:

 Je vous recommande fortement ce livre si vous cherchez un thriller d’espionnage et de science-fiction. Nous en apprenons plus sur la neurologie (science du cerveau) dont je n’en connaissais rien et que j’en ai appris des choses. Ce livre nous pousse à nous interroger sur l’éthique de vouloir changer nos émotions et notre avis ainsi que sur les conséquences que cela entraine. Même s’il peut y avoir des visées scientifiques pour en apprendre plus sur l’humain, son comportement, ses émotions etc, il n’est jamais bon de jouer avec la science et une découverte scientifique peut être réutilisé à son insu à des fins politiques et d’espionnage.