Dualité de Sébastien Jullian


Le livre : Dualité de Sébastien Jullian. Paru le 26 Avril 2018 aux éditions Atramenta. 22,90€ ; (275 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture :

Et si vous étiez prisonnier d’un crime qui ne porte pas de nom ?
N’avez-vous jamais l’impression que certaines paroles ont été écrites pour vous ?
N’y a-t-il pas un autre « vous » qui sommeille ? Que vous susurre-t-il à l’oreille ?
Julien se réveille couvert de sang. Une arme à la main, sans victime apparente, et incapable de se rappeler du moindre souvenir.
Pris au piège, cet homme au premier abord discret et sans histoire se retrouve rongé par l’angoisse et les émotions antonymes qui, du jour ou lendemain, paralysent son existence.
Il part en quête de vérité, sans savoir qui il est réellement et en qui il peut avoir confiance. Cette épreuve semble révéler en lui un être sombre, au comportement impulsif et troublant.
Un thriller glaçant sur le thème de la double personnalité qui nous plonge constamment dans le doute et les impressions contradictoires. Le récit est entrecoupé de discussions anonymes qui entretiennent l’incertitude et l’imagination.

L’auteur :  Sébastien Jullian est né à Saint Marcellin le 01/12/1980. Il a 37 ans et travaille dans l’Informatique, il est aussi entraineur de football et adore le métal (musique c’est un métalleux !) Il a deux enfants.
Il habite à Izeron dans l’Isère. Dualité est son premier roman et thriller psychologique.

 

Citation :
« Dans nos rêves, nous ne sommes jamais maîtres de nos actes. Dans la réalité on rêve de l’être ».

 

Chronique d’une flingueuse,

DUALITE de Sébastien Jullian par Sylvie K

 

C’est une histoire énigmatique ; Julien travaille dans une banque, a rencontré une fille et s’est marié par peur des lendemains seuls. Il sort de temps en temps avec ses collègues, pas d’imprévus, une vie lisse en apparence peut être même la plus banale qui soit.

Un matin, il se réveille près de chez lui dans un parc, ensanglanté, sale et transi de froid. Dans sa poche un couteau avec du sang !  Il n’a aucun souvenir de la veille, sa vie tourne au cauchemar, il devient une autre personne ou l’était-il déjà ? Il cherche qui aurait été tué dans la presse autour de lui, fouille sa mémoire. Il devient agressif, évite sa femme devient parano même avec son vieux voisin rencontré dans le parc lorsqu’il recherche des indices. Sa paranoïa décuple, il se coupe de tout. Mais en alternance il y a ce dialogue entre deux personnes qui interfèrent dans l’histoire. Qui sont-ils ? Julien est-il manipulé ? y-a-t-il vengeance ? Contre qui ? Est-ce un tueur amnésique ? Même la fin pourrait prétendre à une suite……………

 Manipulation dans les pages de ce roman noir, une écriture fluide qui se lit rapidement mais j’avoue avoir effectué un ou deux retours en arrière l’auteur m’a bien manipulée !!

Les paragraphes sont assez courts et ponctués de notes concernant la musique du groupe Slipknot qui est un groupe de métal (chanson Duality) dont le chanteur chante dans deux groupes aux styles totalement différents!(Confidences de l’auteur à S. Kowalski)

Le premier roman de Sébastien Jullian nous emmène dans la tête d’un tueur qui aurait commis un crime sans cadavre mais libre au lecteur d‘interpréter les faits car le tueur n’a aucun souvenir de son crime. Cette histoire est faite de sens cachés, il faut la lire en profondeur, l’auteur ayant distillé des indices qui doivent soulever des interrogations, Chose faite pour moi. Libre à vous d’en faire l’interprétation que vous voudrez….

 

 Extrait :
La culpabilité, le remords, la peur… et la douleur, qui pénètre en vous et essaie de vous faire exploser de l’intérieur. Lorsque la situation devient insupportable, il n’y a plus que deux choix. Abandonner et rester à quai, ou oublier et continuer le chemin. S’il y a deux choix, c’est qu’il y a deux « Je ». Ils s’affrontent, s’observent, apprennent de leurs erreurs et de celles de l’autre. Jusqu’à décider qui dominera les débats. J’ai essayé d’être comme eux. Je me suis laissé cette chance. À chaque grande étape de ma vie. L’illusion a joué son rôle. Elle m’a pris sous son aile afin de me faire admettre que tout ne serait plus comme avant. L’amour, la compassion, le travail, la santé, l’avenir. Choisir, sans avoir le sentiment de le faire par défaut. J’ai commis l’erreur d’avoir oublié l’autre. De faire comme s’il n’avait jamais existé. Mais le destin s’est vengé. Il les a mis sur ma route. Comme un retour brutal à la réalité. Si tu veux continuer à vivre, il faut l’accepter et cesser de fuir. Si tu te retournes, il sera toujours là. Même avec une longueur d’avance, à la prochaine chute, il n’hésitera pas à te piétiner pour te punir.
Je n’ai pas le droit de faire semblant. Nous sommes à jamais inséparables. Je me nourris de ces âmes que j’ai laissées pourrir. Elles me rendront plus fort, moins influençable.
J’ai confiance en l’avenir. Et à la fois si peur. Les émotions, les sentiments, sont si éphémères, limités dans le temps. C’est dans notre nature de basculer d’un état à un autre. Si le mal est en nous, c’est que nous l’avons laissé entrer.
Pour qu’une chose puisse survivre en ce monde, elle a besoin de son contraire. Ils ont besoin d’interagir et de s’opposer pour exister. Ce qui est vrai pour la nature l’est pour nous.
Nos actes renferment la dualité de notre existence.
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Artifices de Didier Fossey


Aujourd’hui c’est double chronique et c’est le dernier polar de Didier Fossey qui en fait les frais.

Alors ce matin, Clémence nous donne son avis et ce soir ce sera au tour de Danièle de nous proposer le sien

Le livre : Artifices de Didier Fossey. Paru le 18 juin 2018 aux éditions Flamant Noir.19,50€ ; (300p.) ; 21,5 x 13,6 cm. 
4ème de couverture :
La nouvelle enquête du commandant Le Guenn au 36 quai des Orfèvres ! Avril 2013 – Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…2 ans plus tard…Forêt de Rambouillet. Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifice. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire. Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…Qui peut bien lui en vouloir ? Et si le passé de chacun était un premier indice… ?
L’auteur : Né en 1954 à Paris. Il fréquente ensuite un lycée hôtelier en Normandie. Il travaillera ensuite sur le paquebot France puis dans différents établissements parisiens avant s’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police à Paris. Ses années de service à la BAC de nuit du 13ème arrondissement lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Extrait : 
« Le choc a été violent. Le SAMU a été percuté de face, à l’angle de deux petites rues, par un 4×4 équipe d’un pare-buffle. Les portes arrière se sont ouvertes, deux individus qui portaient des masques de tête de mort, ont braqué à la Kalachnikov, le médecin et le pompier présents avec moi dans le fourgon. J’entendais des voix qui intimaient au chauffeur et à l’accompagnant de se coucher sur le sol. En quelques secondes j’ai été extirpé, transporté avec le goutte-à-goutte dans un camping-car, et allongé à l’arrière. Puis le véhicule a démarré en trombe. »

L’avis de Clémence, de la page « Les lectures de Clémence » :

Artifices de Didier Fossey: 

Ce dernier opus, fort attendu après Burn out, signe un renouveau pour le commandant Boris Le Guenn. En effet, il doit composer avec une équipe quasiment neuve. Soizic, son épouse, souhaite faire le point sur leur situation et part avec leurs enfants.

Pour ne pas avoir lu les précédents opus, je peux vous affirmer qu’il peut être lu individuellement. Cependant, je regrette de ne pas les avoir lus . Je vais donc y remédier rapidement.

Les thèmes rencontrés sont la pédophilie, la psychologie criminelle et la prise en charge des malades dangereux en unité psychiatrique, la soif de vengeance.

On explore également les difficultés rencontrées par les policiers vis-à-vis de leur hiérarchie et de leur famille.

Nous allons suivre l’évolution du personnage ayant passé l’appel anonyme auprès du commandant Le Guenn entre 2013 et 2015 (date de l’intrigue actuelle). Je ne m’épancherai pas à son sujet au risque de trop en dévoiler.

Ensuite l’histoire débute par une scène de crime explosive. D’usage traditionnellement festif, les feux d’artifice y sont horriblement utilisés. On comprend, ici, la soif de vengeance du tueur et on ne peut éprouver de compassion pour ces « victimes » qui sont en fait d’horribles personnes.

J’ai été subjuguée par la plume de l’auteur avec qui je faisais connaissance. Et je sais déjà que je le suivrai avec assiduité.

Je terminerai cette chronique en remerciant Nathalie de chez Flamand Noir pour sa confiance et pour cette belle découverte qu’est Didier Fossey.

Fleur de cadavre – Anne Mette Hancock


Anne Mette Hancock - Fleur de cadavreLe livre : Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
……………………
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
……………………
Extrait : 
“Héloise le vit d’abord de dos et se demanda si on ne l’avait pas fait entrer dans la mauvaise pièce. L’homme assis à la table métallique sous la lumière fluorescente du néon qui clignotait au-dessus de sa tête n’était pas son père.
C’était un frêle vieillard aux cheveux presque entièrement blancs, hormis quelques touffes grises aux tempes. Un vieil homme amaigri. Il était assis, les épaules tombantes et la tête basse, sa colonne vertébrale apparaissant nettement sous son T-shirt élimé, comme les pointes sur le dos d’un stégosaure.
Mais alors qu’elle avancait vers lui, l’image se transforma sous ses yeux comme ces œuvres d’art qu’on nomme anamorphose. Un objet qui ressemble à une chose vue sous un certain angle et qui se dissout et se transforme en autre chose lorsqu’on le regarde sous un angle différent. Cela ne pris que quelques secondes. L’homme leva ses yeux en l’entendant approcher. Leurs regards se croisèrent, et elle sut.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul 

Anne Mette Hancock – Fleur de cadavre

Fleur de cadavre Anne Mette

Fleur de cadavre” est le premier roman de Anne Mette Hancock, il a reçu le prix du meilleur roman policier danois 2017.

 Cela a tout de suite placé pour moi la barre de ce roman assez haut.

Étant régulièrement lecteur des romans de Stieg Larsson, Camilla Läckberg, Arnaldur Indridason, Henning Mankell ou Jo Nesbo, pour ne citer qu’eux, car j’aime vraiment beaucoup leur style d’écriture. J’ai reçu ce roman par le service de presse de Albin Michel et, il allait me falloir prendre le recul nécessaire pour pouvoir être le plus objectif possible sur ma chronique. J’ai entamé le roman dès que possible.

 J’ai retrouvé très vite le style limpide, vif et percutant, très particulier des auteurs danois. Cette ambiance pesante autour de sujets qui font froid dans le dos (je ne dévoilerai rien, par respect pour Anne Mette). Au début du roman j’ai eut un peu de mal à me connecter aux personnages, car si les protagonistes principaux eux sont très bien développés, les autres manquent un peu de relief pour moi et la traduction me semble même un peu simpliste parfois. Mais heureusement l’histoire est très bien construite, et malgré le fait que nous connaissions dès le début la coupable, Anna Kiel, nous ne savons pas quelles sont les raisons qui la poussent à agir de la sorte et c’est véritablement “LE” point fort du roman. Malgré le caractère intransigeant d’Anna dans sa quête de vengeance, j’ai quand même eut une certaine sympathie pour elle…

Petit à petit les éléments se mettent en place avec une approche de plus en plus intéressante : vengeances, monde politique, sa relation avec la police, pouvoir de l’argent, secrets de famille enfouis, les rapports familiaux de la journaliste Héloise Kardan, qui va devoir replonger dans les souvenirs de son passé…

Le mode d’écriture lui aussi a changé, dialogues mieux construits. Tous ces éléments m’ont permis d’entrer finalement dans le vif du roman et ce, jusqu’à son dénouement final surprenant et scabreux, l’amenant même vers une certaine finesse malgré un sujet grave.

 Comment Anna connaît-t-elle si bien Héloise, alors qu’elle est certaine de ne l’avoir jamais rencontrée ?

Pour le savoir vous aller devoir plonger au cœur de cette enquête violente parfois, malsaine souvent, aux cotés d’Eloise malgré toutes les pressions qu’elle subit.

 Belle découverte et prix du meilleur policier 2017 mérité !

Les Démoniaques -Mattias Köping


Le livre : Les Démoniaques de Mattias Köping. Paru le 6 octobre 2016  chez Ring dans la collection Ring Noir.21€ ; (392 p.) ; 22 x 14 cm
Réédité en poche le 19 avril 2018 à La Mécanique générale. 9€90 ; 18 x 12 cm

4ème de couverture :

Drogues, meurtres, esclavages sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oublier sa colère.

 

L’auteur : Mattias Köping est né au Havre en 1972. Passionné de littérature nord-américaine et de boxe anglaise, Mattias Köping vit en Normandie. ll partage donc son temps entre deux grandes passions, les arts martiaux et la littérature. Il se consacre aujourd’hui l’écriture. Les Démoniaques est son premier roman. Il a reçu le Prix du jury des Mines Noires

 

Extrait :
« Ils ne ciblaient que très prudemment leurs victimes. Le premier critère était simple : ils ne prenaient que des filles. Le second tri l’était tout autant : ils ne sélectionnaient que des victimes d’incestes, de viols ou de mauvais traitement aggravés. Le troisième critère était moins nécessaire, encore que très utile : il valait mieux que des gamines qui posaient de gros problèmes, des délinquantes en devenir, que peu seraient enclins à écouter, et encore moins à croire. … »

 

L’accroche de Miss Aline

Les Démoniaques -Mattias Köping

 

 Ce roman m’est tombé dessus au salon de Noeux les Mines, deux lectrices m’ont convaincus : « c’est LE roman à lire » ! Quelques jours et 392 pages plus tard : waouh ! Effectivement il faut le lire. Mais attention, malaise. Dés les premières pages tu te sens pas à l’aise dans tes baskets. Kimy fête ses 15 ans et c’est l’orgie : son père à organisé une sauterie dont il a le secret. Bon an mal an, Kimy arrive sur ses 18 ans, il est temps pour elle de se venger. Mais comment mettre à terre l’Ours ? Il tient les notables du coin par les couilles (dans tous les sens du terme). Son territoire et ses activités s’étendent : proxénétisme, pédophilie (petit cadeau pour les pervers du coin), drogues, meurtres (bien maquillé). Le voilà qu’il commerce avec l’Albanais qui est loin d’être un tendre.

Par le plus grand des hasards kimy fait la connaissance d’Henry, professeur, qui se remet difficilement d’un « accident de la vie ». Deux âmes blessées, torturées qui errent à la recherche d’une survie. Ils se sont bien trouvé ces deux là. Que la vengeance commence…

Je ne vous dirais rien de plus sur le déroulé de l’histoire. Il faut la lire et se laisser porter. On est tour à tour écœuré, déstabilisé, bousculé, il y a même quelques larmes. L’auteur t’entraine à sa suite sans te laisser de répit. Tu as peur pour Kimy, tu espères pour elle, tu guettes pour elle. Ton empathie va aussi vers Henri. Quelles douleurs, quelles souffrances il porte en lui.

Dans les dernières pages, les dernières lignes l’auteur te retourne comme une crêpe. Tu l’as pas vu venir, t’avait oublié ce « détail ».

Malgré le(s) thème(s) difficiles de ce roman, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur. J’ai hâte de lire son prochain roman. Qu’on se le dise : auteur à suivre !

 

Les voleurs du temps de Corinne Martel


Aujourd’hui c’est un roman qui vient tout juste de sortit que nous vous présentons dans le cadre de « la semaine de la femme ».


Le livre : Les voleurs du temps de Corinne Martel Paru le 12 février 2018 en autoédition. 17 € et e-pub 4.99 € ; ( 336 p.) 

4ème de couverture ou ce qui en tient lieu …

Un thriller hors norme, jouissif et brillant dans sa construction !!!

Delphine : « Magistral »

Sophie : « Terrible »

Céline : «  Percutant »

Natacha : « Un raz de marèe »

La frontière entre la vie et la mort est ténue, la folie vous guette, la schizophrénie n’est pas loin

L’auteur : « Ecrivain ou auteur ? Mes mots sont des histoires, des émotions. Le thriller psychologique mon terrain d’expression. Je suis née le 8 octobre 1969 à Paris. » Un peu court ? … Collectif Polar aura la chance de faire connaissance avec elle en mai, lors de son passage en Gironde au salon des Psychopathes du Polar à Fargues
Extraits :
“La petite vieille, c’est aussi un peu comme la Castafiore : elle a une voix de crécelle à vous faire péter les tympans dès qu’elle ouvre sa bouche. Et sa grande gueule, Valentin m’a dit qu’elle l’ouvrait souvent. À croire que chez certains humains, c’est comme pour les chiens : plus ils sont petits, plus ils l’ouvrent grand. Moi, je vais le lui fermer, son putain de clapet !”
« — Vous savez, mes parents étaient entrepreneurs de pompes funèbres, j’ai grandi parmi les morts. Pour ma carrière, j’ai choisi de travailler avec les vivants, de célébrer le plus beau jour de leur vie, plutôt que le dernier. Je vais me permettre une pointe d’humour qui, je l’espère, ne heurtera pas vos lecteurs : c’est quand même bien plus agréable de faire sauter des bouchons de champagne que de procéder aux mises en bière. =) »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Toujours aussi inclassable Corinne Martel avec ce deuxième roman. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait.

Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière couguar, deux personnages atypiques eux-aussi et, il se passera ce qui doit se passer … ou pas.

La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons … Poétique et fou, entre « l’écume des jours » de Boris Vian et « Régis » de James Osmont, addictif et savamment dosé.

Impossible d’en dire d’avantage sans spolier, mais sachez que Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle avec « et tu vis encore ». A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements … beau boulot !

Très prochainement dans Collectif Polar – Chroniques de nuit, des révélations sur les projets -2018-2019 de l’auteure

Emmène-moi au paradis – Estelle Surbranche


Salut les polardeux,

Dernier jour de notre week-end prolongé spécial  « 8 mars Journée de la femme ».

Avec une jeune auteure que je vous recommande vivement.

Puisque ce matin c’est de son second roman que nous vous présentons.


Emmène-moi au paradisLe livre : Emmène-moi au paradis de Estelle Surbranche. Paru le 17 mai 2017 chez la Tengo éditions. 18€ ; (315 p.) ; 19 x 14 cm.

4e de couv :

Emmène-moi au paradis

Des femmes qui se suicident, ça arrive tous les jours. Sauf que la capitaine Gabrielle Levasseur se rend compte que certaines avaient le même amant dans la région de Toulouse. Simple hasard ou un pervers narcissique, aussi séduisant que sadique, hante-t-il la ville rose ?

Pour répondre à cette question, Gaby se voit obligée d’affronter ses vieux démons, sa méfiance des relations amoureuses et la peur de la trahison. Alors que ses investigations enveniment ses relations avec Alejo, son amant de l’ETA, les dangers s’accumulent autour d’elle. Lâchée par sa hiérarchie, elle est traquée par Nathalie, la redoutable tueuse de la mafia serbe qui veut assouvir sa vengeance.

 

L’auteur : Plongée dans le chaudron techno dès ses 16 ans, Estelle Surbranche jongle entre ses études à l’ESSEC et la fréquentation assidue des clubs, pour finalement devenir reporter. En 2002, elle fait ses premiers pas de DJ avec le collectif Girls’n’Roses, puis se lance seule sous le nom de Estelle S. Résidente du Ritz, elle aura alors l’occasion de jouer aussi bien sur les plages de Calvi on the Rocks que dans les clubs de la capitale. En 2003, elle écrit une biographie du Suprême NTM et cofonde le magazine Flavor dont elle assure la rédaction en chef jusqu’en 2014. En 2015, elle publie Ainsi vint la nuit (éd. La Tengo). Emmène-moi au paradis est son deuxième roman.

 

Le post-it du bibliothécaire

Oh que je l’attendais ce second opus des aventure du capitaine Gabrielle Levasseur. Bon ok j’ai mais un peu de temps à la lire mais…Vous savez ce que c’est, les histoire de PAL !

Je disais donc, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Gaby. Vous avez comme moi fait sa connaissance il y a un peu plus de deux ans et demi alors qu’elle enquêtait dans le nuit de la nuit et de la drogue. Souvenez vous c’était dans 

 

Aujourd’hui elle est chargée des affaires criminelles et enquête sur une série de suicides suspects de femmes qui fréquentaient toutes le même homme dans la région de Toulouse. Elle va être confronter à un tordu qui séduit les femmes pour mieux les envouter et les manipuler.

Mais c’est pas tout, il y a aussi Nathalie, cette  jeune femme traumatisé par la guerre des Balkans. Au prise avec ses terreurs. Et qui va tout faire pour les exorciser. Jusqu’à devenir porte flingue de la mafia. Et dans cet intrigue, Nathalie vient jouer les trouble-fête.

Aussi dans ce second opus de nos duettistes, nous on apprenons un peu plus sur nos deux protagonistes que nous avons hâte de retrouver pour un troisième couplet. Estelle Surbranche ayant ce don de se glisser véritablement dans l’âme de ses personnages, comme si elle les habitait.

Ici elle nous parle des femmes, de la femmes, de la condition féminine. Du rôle que l’on fait jouer au femme, de la société qui conditionne nos élans. Des servitudes qui pèsent sur les femmes. De l’obligation d’être une superwoman, tout à la fois, mère, amante et épouse  devant mener de front sa carrière.

Aussi une nouvelle fois Estelle Surbranche nous offre une enquête survitaminée. Son écriture toujours aussi punchy nous entraîne dans deux intrigues dont une diabolique d’où personne ne sortira indemne.

Ainsi avec ce second opus, l’auteur ne fait que confirmer tout le bien que nous pensons d’elle. A découvrir de toute urgence.

Après Ainsi vint la nuit, élu parmi les « 30 polars préférés » du magazine Elle, cette nouvelle enquête de Gabrielle Levasseur entraîne le lecteur dans les diaboliques mécanismes de l’addiction amoureuse et impose Estelle Surbranche comme l’un des maîtres du thriller psychologique moderne.

Personnellement je vous recommanderai de commençait par son premier roman.  Ainsi va la nuit

Vous pouvez même si vous le souhaitez retrouver mon petit avis ICI

Mort Point Final – Frank KLARCZYK


La double Chronique, acte 1

Aujourd’hui je vous propose une chronique double

C’est à dire deux avis sur un même bouquin.

Aussi c’est d’abord  Miss Aline qui vous propose son accroche,

Et en fin d’aprem, ce sera à Kris de vous donner son petit avis


Le livre : Mort. Point final de Frank Klarczyk. Paru le 05 mai 2017 chez Lucien Soumy dans la collection  Plumes Noires.  6€50 ; 192 pages ( 108 x 178 mm ). ISBN: 978-2-84886-604-8

4 ème de couverture :

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient  de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas  Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécue à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi  intégrer la police et encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

 

L’auteur : Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un « policier de la rue ». Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas-de-Calais où sont ses racines. Tombé sous le charme du Sud-ouest, il a aujourd’hui obtenu sa mutation en Corrèze.

L’écriture est un exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité. Elles flottent toutefois avec la fiction, voire le fantastique.

 

Citation :
« En pénétrant dans la salle, certains remarquèrent, sans vraiment y prêter attention, la phrase inscrite en noir sur le tableau blanc : vous qui entrez, renoncez à l’Espérance ! »

 

L’accroche de Miss Aline

Mort Point Final, Frank KLARCZYK

Jean-Pierre Bernard est en classe pour son cours de français, les élèves s’installent. C’est un cour pour le moins surprenant. Un extrait de La Divine Comédie de Dante est soumis à la dictée.  Pour avoir l’attention de ses élèves Bernard dicte l’arme au poing.

Catard fait le récit de cette dictée subit par sa petite amie lorsqu’elle avait 15 ans, au capitaine de police Vigeois.

Alors commence une histoire en deux temps : la dictée d’hier, la crainte de Catard de voir sa petite amie commettre l’irréparable par vengeance aujourd’hui.  Mais où, qui ?

Le capitaine veut entendre toute l’histoire de cette dictée tragique. Toi aussi lecteur tu va l’entendre et tu vas la vivre. L’auteur te plonge dans une ambiance lourde d’angoisse, tu te sens oppressé. Tu retiens ta respiration en suivant ce professeur qui élimine les fautes à sa manière. Tu penses à tous ces parents qui attendent dans l’angoisse des nouvelles de leur progéniture.

Mélanie n’en a pas vraiment fini avec son passé qu’elle a su caché avec brio lors de son intégration dans la police. La vengeance, la manipulation, la course folle vers un dénouement qui te laisse sans voix.

L’auteur manie les mots et le rythme avec une efficacité redoutable. Avec Mort point final tu prends un uppercut livresque. A découvrir absolument.

En douce de Marin Ledun


Le livre : En douce de Marin Ledun. Paru le 24 août 2016 chez Ombres Noires.  18€ ; (250 p.) ; 21 x 14 cm.

 

4ème de couv :

Sud de la France.
Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part.
Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard.
L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne.
La colère d’Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance.

 

L’auteur : Marin Ledun est un romancier français né en Ardèche en 1975 .  Il est ingénieur de recherches en sciences humaines et sociales sur l’industrialisation des rapports sociaux, le contrôle social et les technologies de l’information et de la communication.

Marin Ledun est un auteur de romans noirs et de nouvelles à multiples facettes et particularités.

Après un travail sur les enfants martyrs dans « Modus operandi » (Au Diable Vauvert, 2007), puis sur l’enfant cobaye et les biotechnologies, dans « Marketing viral » (Au Diable Vauvert, 2008), il poursuit sa réflexion sur le contrôle social et l’héritage culturel que le monde contemporain lègue à ses enfants dans « Le Cinquième Clandestin » (La Tengo, 2009) et « Un Singe en Isère » (Le Poulpe, 2010).

Docteur en communication politique, il a été un spécialiste des questions liées au vote électronique. Il a publié un essai sur la démocratie assistée par ordinateur en 2005, et ses recherches actuelles portent sur l’émergence de nouvelles pathologies liées à l’organisation du travail.

Extrait :
Les « temps » ne couraient pas vraiment, dans le coin. Ils stagnaient plus ou moins, comme si le cours de l’histoire n’avait aucune prise sur eux. L’ascenseur social semblait en panne, mais les enfants continuaient d’entretenir les espoirs de leurs parents. Une sorte d’inertie bienveillante en forme de petite chapelle de marins, plantée au sommet d’une dune grignotée année après année par l’océan et menaçant de se renverser avant d’être engloutie par les flots à jamais, à l’image des blockhaus ensablés, vestiges du Mur de l’Atlantique, qui s’égrenaient le long de la côte.
Elle alluma une deuxième clope, tira une bouffée et refit le fil de la soirée [d’anniversaire] – grosso modo, la même que celles des dix ou quinze années précédentes. Cadeaux à la con, amis qui n’en étaient pas vraiment, picole chaque fois un peu plus sévère, virée [en boîte] et baise rapide, rarement mémorable, avec le premier venu à qui elle devrait annoncer, dès la reprise du boulot, qu’il s’agissait d’une histoire sans intérêt et sans lendemain. Elle établit son autocritique. Elle détesta ce qu’elle vit et fut prise de vertiges et d’une furieuse envie de vomir.
En douce de Marin Ledun. Réédité en poche le 11 octobre 2017 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller 7€60 ; (250 p.) ; 18 x 11 cm

 La chronique jubilatoire de Dany

Bien loin des thrillers politiques précédents, un roman noir foncé …
Emilie est victime de la double peine : elle a perdu une jambe suite à un accident de voiture et son boulot suite à la dépression post-traumatique et ses dommages « collatéraux ». Elle se sent humiliée, dévalorisée, bref en régression. Elle décide alors de retrouver Simon qui était dans l’autre voiture et aucunement responsable et de le faire payer. S’en suit une quête de vengeance assortie de violence extrême dont l’issue est improbable parce que la rédemption n’est pas a priori dans le schéma de pensée d’Emilie.

Une fable sociologique sur la déchéance psychique, physique et matérielle, due à un fâcheux concours de circonstance qui n’aurait jamais du mettre en présence les deux protagonistes.

On y retrouve l’analyse sociologique précise et le style affûté, dont a déjà fait preuve Marin Ledun dans ses précédents romans.
On peut se dire « trop court ce roman » mais au bout du compte tout est dit pour notre plus grand plaisir de lecteur après avoir subi les frayeurs avec Simon.

Prix Transfuge du meilleur polar 2016

En douce est un roman dévastateur, où l’injustice se heurte à la force de vie d’une héroïne lumineuse.

Les noces macabres de Jean-François Coatmeur.


Le livre : Les noces macabres de Jean-François Coatmeur. Paru le 25 mai 2016 chez Albin Michel. 15€ ; (217 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

L’auteur : L’homme aux 28 romans policiers : Jean-François Coatmeur est né le 26 juillet 1925. Il est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004. Tous ses romans sont des policiers, romans psychologiques assez noirs. Il a remporté le Grand prix de littérature policière en 1976 et le Prix mystère de la critique en 1981.
Extrait : 
Lestafou fit le tour de l’appartement, ouvrant chacune des fenêtres au passage et essayant sans succès de percer l’épais capiton qui noyait le décor.
Il s’apprêtait à refermer l’une des deux baies qui donnaient sur la cour, à l’arrière, lorsque des bribes de conversation montèrent jusqu’à lui, déformées par le matelas humide. Plusieurs personnes au-dessous étaient engagées dans une discussion animée, dont il ne distinguait pas un traître mot.
Lui parvint également la double note d’un véhicule de secours, au loin. Devant lui, aux façades des immeubles bordant la cour, des fenêtres s’allumaient et des formes, en contre-jour, s’agitaient.
– Les pompiers, remarqua Céleste, qui tendait l’oreille elle aussi. Clovis, on dirait qu’ils approchent.
À nouveau Lestafou se pencha dans l’embrasure. Une voiture à l’instant stoppait sèchement tout près, à la hauteur de l’immeuble, et des portières claquaient.
– Nom de Dieu ! s’écria-t-il, la voix blanche. Céleste, m’est avis que c’est pour nous !

Emilie délivre son avis

***LES NOCES MACABRES de Jean-François Coatmeur***

Résumé :

Brest, 1987. Une fête trop arrosée tourne au viol collectif d’une jeune fille, Nanou. Jetée par la fenêtre, elle est laissée pour morte, mais survit. Les années passent, elle élève sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. A sa mort, elle laisse à celle-ci une lettre contenant les noms des quatre coupables impunis, devenus notables. Pour Chris, le temps de la vengeance est venu.

L’avis d’Emilie :

Ce livre porte très bien son nom. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que les noces qui sont macabres dans cette histoire…
Tout commence en 1987, à Brest. Une petite fête qui tourne mal…
2011- Les anciens membres d’une bande reçoivent tour à tour un coup de fil de menaces. Qui les appelle ? Pourquoi les menace-t’ils ? Qu’ont-ils à se reprocher ?
Jean-François Coatmeur distille savamment les indices et nous entraîne dans cette sombre histoire avec une stupéfiante maîtrise.
Un très bon livre pour les amateurs de suspense. Amatrice de ce genre, j’ai adoré cette histoire ❤️🙂

Merci aux Éditions Albin Michel pour leur confiance.

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.