Saint Maur en Poche 2018 : les plateaux et autres table rondes


Coucou mes polardeux

Vous avez été nombreux à me demander la programmation des plateaux sur ce 10e festival international du livre de poche de Saint Maur.

Alors les voici :

Mais avant sachez qu’il y a comme pour les années précédentes deux scènes littéraire/

La scène Griffe Noire et la scènes des déblogueurs.

J’ai mis en rouge les scènes de crimes, celles sur le polar


Les plateaux du samedi 23 juin à SMEP

Scène Griffe noire

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 10′ Ouverture – Remise des Prix Saint-Maur en Poche jeunesse par David Medioni et Sophie Raffin
11h15 10′ Paul Ivoire est en tête à tête avec Gérard Collard
11h30 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard présentent le recueil de nouvelles qu’ils ont fait éditer pour les 30 ans de la Griffe Noire à Jacqueline Pétroz. Avec Stéphane Watelet de Télémaques.
11h50 25′ Jean-Christophe Rufin est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
12h20 15′ Ghislain Gilberti. Regards croisés avec Sonya Solene, Ben Behi et Gérard Collard
12h40 15′ Caroline Laurent est en tête à tête avec Gérard Collard
13h 14h   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 10′ Maxime Chattam est en tête à tête avec Yvan Fauth
14h15 10′ « Seule en scène avec Cerrone ! » Marc Cerrone emmène Mélanie Morin au paradis !
14h30 15′ Mary Lynn Bracht est en tête à tête avec Gérard Collard
14h50 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard nous présentent la marraine et le parrain 2018 : Camilla Grebe et Guillaume Musso. Avec Marina Carrère d’Encausse.
15h10 30′ Remise des Prix Saint-Maur en Poche et coups de coeur Griffe Noire 2018
15h45 10′ Laetitia Colombani « L’histoire d’un succès qui se prolonge à l’écoute » avec Audiolib par Mélanie Morin
16h00 15′ Remise du Prix de l’essai de Saint-Maur en Poche 2018 par André Kaspi, élu à la Culture de la Ville.
16h20 16h35   PAUSE
16h35 20′ Remise du Prix du Rablog et de son coups de cœur 2018
17h00 15′ « le polar Français visite la scandinavie » avec Nicolas Beuglet et Denis Lépée par Yvan Fauth
17h20 20′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Claude-Catherine Kiejman pour parler des secrets de l’Histoire – Première partie
17h45 30′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Hélène Carrère d’Encausse
18h20 15′ Jean-Edgar Casel et David Médioni vous invitent à découvrir Gilly Macmillan
18h40   Gateau d’anniversaire avec les anciens parrains et marraines : Victoria Hislop, Tonino Benaquiesta, Tatiana de Rosnay et Katherine Pancol


Scénes des déblogueurs

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 15′ Après 50 nuances… la nouvelle vague de romance avec Emily Blaine et Angéla Morelli par Mélanie Morin
11h20 10′ Romain Puertolas, dont le film Le Fakir… est encore sur les écrans est en tête à tête avec Mélanie Morin
11h35 20′ « Les auteurs-scénaristes » avec René Manzor, Laurent Scalese et Niko Tackian par David Smadja
12h00 20′ « Fresques, sagas, merveilleuses histoires sur fond de culture italienne… » Avec Catherine Banner et Lucas Di Fulvio par Bob Garcia
12h25 15′ Regards croisés de Danielle Thiery et Dominique Sylvain par Bob Garcia
12h45 10′ Baptiste Beaulieu est en tête à tête avec Perrine Therond de la librairie la Griffe Noire
13h-14h 15′ Pause déjeuner Café littéraire
14h00 15′ Catherine Bardon est en tête à tête avec Gérard Collard
14h20 15′ « Journalisme et littérature : peuvent-ils s’éclairer et s’enrichir l’un l’autre? » Avec Eric Fottorino et David Medioni
14h40 10′ Mais qui êtes-vous… ? Henri Garcin. par Mélanie Morin
14h55 10′ Henri Leclerc est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
15h10 10′ Philippe Jaenada est en tête à tête avec David Medioni
15h25
30′
« la politique au prisme de l’intime » avec Jean-Michel Apathie, Alain Duhamel et Philippe Besson par David Medioni
16h00

16h15

20′ Sonatine a 10 ans ! Avec Paul Cleave, R.J. Ellory et Jacques Expert par Yvan Fauth

PAUSE

16h40 20′ Découvrez les coups de cœur de Gérard Collard ? Isabelle Duquesnoy, Jackie Coppleton et Jean-Christophe Portes
17h05 15′ Regards croisés de Dominique Maisons et Marc Welinsky par Gérard Collard
17h25 15′ « Et Van Gogh dans tout ça ? » Avec Jean-Michel Guenassia et Marianne Jaeglé par Gérard Collard
17h40 15′ Ludovic Miserole est en tête à tête avec Gérard Collard. Ils nous parle des éditions French Pulp
18h05 15′ Gilles Marchand est en tête à tête avec Nicolas Houguet (et un peu Gérard Collard)
18h30 20′ « Et même le polar devient écolo… » Avec Sonja Delzongle, Nathalie Hug et Jérome Camut par Yvan Fauth

Dimanche 24

Scène Griffe Noire

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 15′ Gilbert Sinoué est en tête à tête avec Gérard Collard
11h20 15′ AIain Levison est en tête à tête avec David Smadja
11h40
40′
« Les petites histoires de la grande Histoire ». Une conversation instructive et passionnante sur les incroyables histoires vraies, destins, anecdotes, secrets et tourments du passé, avec Xavier Mauduit, Jean Des Car, Rémi Kauffer et Jean-Christophe Buisson
12h25 20′ « Sous l’occupation » avec Romain Slocombe et Bernard Prou par Jean-Edgar Casel et David Medioni
12h50 10′ RAF URBAN, un artiste engagé, par Gérard Collard
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 25′ « Du mentalisme à Youtube, il n’y a qu’un pas… » Fabien Olicard s’empare du cerveau de Mélanie Morin
14h30 10′ Valérie Trierweiler est en tête à tête avec David Medioni
14h45 15′ Sarah Vaughan est en tête à tête avec Gérard Collard
15h05 10′ Tristane Banon est en tête à tête avec Gérard Collard
15h20 20′ Trois générations de flics se rencontrent. 3 styles, 3 univers mais un sacré métier au coeur de leur inspiration. Avec Hughes Pagan, Didier Fossey, Marie Talvat & Alex Laloue, par Bob Garcia
15h45 20′ Regards croisés de Diane Ducret et Marc Levy par David Medioni
16h10 30′ « Toujours tabou depuis 2000 ans ! Mais pourquoi ? Et si on osait enfin en parler de sexe en toute simplicité ? » avec Adeline Fleury, Sandra Franrenet et Virginie Girod par David Medioni & Mélanie Cheymol
1645h_17h00   PAUSE
17h00 20′ Negar Djavadi et David Lelait parlent de l’exil à Jacqueline Pétroz
17h25 15′ Question à Karine Giebel et Olivier Norek : Le polar est-il un nouveau vecteur de prise de conscience des enjeux sociaux ? Par Gérard Collard
17h45   Gateau d’anniversaire Avec les anciennes marraines Hélène et Marina Carrère d’Encausse et clôture

Scènes des déblogeurs

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 10′ Marin Ledun est en tête à tête avec Bob Garcia
11h15 15′ Bob Garcia interroge Gordon Zola et Jean-Baptiste Blanck sur le secret du succès de leur petite maison d’édition.
11h35 15′ Thomas Guénolé est en tête à tête avec David Medioni
11h55 20′ Les âmes noires du polar : Ces auteures qui écrivent du noir, du très noir, du très très noir. Mêêêê pourquoi ? Avec Maud Tabachnik et Solène Bakovsky par Geneviève Van Landuyt
12h20
 
Justice / Injustice : « Des murs pleins de cris, de rires, de violence, de beauté » avec Pascale Robert-Diard et Mathieu Menegaux par Bob Garcia
20′
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 20′ Le Rablog vous parle de la sélection des livres pour ados 2018 et de ses coups de cœur
14h25 15′ Zygmunt Miloszewski est en tête à tête avec Geneviève Van Landuyt
14h45 20′ Bernard Lecomte est en tête à tête avec Jean-Christophe Buisson pour parler des secrets de l’Histoire – Deuxième partie
15h10 15′ Thierry Nadisic n’est ni un expert, ni un gourou, mais il est épanoui. Une discussion Mélanie Morin
15h30 15′ « Mais pourquoi ces auteurs sont-ils aussi méchants… avec nos enfants ? » Avec Grégoire Courtois et Frank Klarczyk par Gérard Collard
15h50 10′ Joseph Incardona est en tête à tête avec Gérard Collard
16h05 10′ Christian Blanchard est en tête à tête avec Gérard Collard
16h20 16h35   PAUSE
16h35 10′ Michael Uras est en tête à tête avec Mélanie Morin
16h50 10′ Léa Wiazemsky est en tête à tête avec Mélanie Morin
17h05 20′
Mélanie Morin « sans tabou ». Elle répondra à toutes vos questions. Même celles de Bob Garcia et David Médioni. Et puis Bob nous parlera à son tour de ses derniers ouvrages.
 17h30  30′
« Potes et auteurs » : on se relit, on se critique, on s’épaule et on se charrie beaucoup… Comment faire vivre son écriture à travers la communauté polar ! » Avec Jacques Saussey, Nicolas Lebel et Claire Favan par Geneviève Van Landuyt

Voilà tout cela est encore susceptible de changer, de bouger, c’est du direct et parfois il y a des aléas.

Je ne souvient que l’an dernier mon face à face avec Cloé Medhi a été déplacé du samedi au dimanche matin car Annie Duperey avait été bavarde sur le plateau d’avant est que tout a été du coup bouleversé. Aussi Cloé et moi nous aurions du nous rencontrer le dimanche matin avant l’ouverture mais là aussi , nous avons du reporté, Cloé visiblement n’avez pas eu l’info et ne s’était pas levée. Aussi après le déjeuner les techniciens et Audrey notre super régisseuse, nous attrapées Cloé et moi et elle a calé notre face à face à l’arrache en début d’aprem ! Cette fois c’est moi qui n’était plus réveillée!  Je vous l’ai dit les aléas du direct.

Aller pour vous un petit récapitulatif des scènes polar qui me tiennent à coeur et que je suivrez avec attention :

Les plateaux de mon ami Yvan du blog Emotions

Parce que je ne rate jamais une interview d’Yvan

En tête à tête avec Maxime Chattam (samedi 14h) 

Le polar écolo : Sonja Delzongle, Jérôme Camut et Nathalie Hug (samedi 18h30)

Les 10 ans de l’éditeur Sonatine : R.J. Ellory, Paul Cleave et Jacques Expert(samedi 18h00)

Le polar français visite la Scandinavie : Nicolas Beuglet et Denis Lépée (samedi 17h00)

 

Les plateaux de mon ami David de C’est contagieux

David nous rejoint cette année et ça c’est cool

Auteurs et scénaristes : René ManzorLaurent Scalese et Niko Tackian (samedi 11h35)

En tête à tête avec Iain Levison (dimanche 11h20)

Un Plateau que j’ai imaginé 

3 générations de flics : Hughes Pagan – Didier Fossey – Marie Talvat – Alex Laloue, animé par Bob Garcia (dimanche 15h20)

 

Et forcément, là je n’ai pas le choix, ceux que j’aurai l’honneur de présenter scènes des déblogueurs

 

Femmes très noir : Maud TabachnikIngrid Desjours et Solène

Bakowski (dimanche 11h55)

En tête à tête avec avec Zygmunt Miloszewski, (dimanche 14h25)

Les potes du polar : Jacques SausseyClaire Favan et Nicolas Lebel (dimanche 17h30)

 

Et puis il y aura toutes les autres que j’aimerai bien voir aussi mais là c’est le salon qui guidera mes pas !

Parrain, marraine : Guillaume Musso et Camilla Grebe, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Ghislain Gilberti, par Gérard Collard

Rencontre Karine Giébel et Olivier Norek, animée par Gérard Collard

Dominique Maisons et Marc Welinski, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Christian Blanchard, par Gérard Collard

En tête à tête avec Franck Thilliez, animé par Bob Garcia

Danielle Thiéry et Dominique Sylvain, animé par Bob Garcia

En tête à tête avec Marin Ledun par Bob Garcia

Romain Slocombe et Bernard Prou, animé par Jean-Edgar Casel

 

Et pour rappel la liste des dédicaces polars

 

Alors bon Saint Maur en poche à vous tous

Et surtout venez me faire un petit coucou, n’y manquez pas, je risquerai de vous en vouloir ! (rire)

Publicités

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 2


Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 2

Re-bonjour les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture

Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 2 :

Sofia et Clémence

 

 

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 1


Salut les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture



Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 1 :

Jean Paul et Sylvie

 

Les Papotes d’auteur de Miss Aline avec Denis Albot.


Papote d’auteur avec Denis Albot.

aline denis

 

Bonjour Denis, nous avons déjà papotés au salon de Templemars le 23 septembre dernier. Vous avez gentiment accepté de poursuivre avec une « longue »  interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

denis Abot

1 – Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?

Mon deuxième roman Travelling 357-1Presque par besoin. J’avais des idées de scénario, de personnages qui ne demandaient qu’à se matérialiser. Il y a une dizaine d’années, j’ai commencé à les coucher sur le papier et j’ai trouvé cette activité très libératrice. Il s’agissait d’abord de nouvelles, de petits textes qui, peu à peu, ont pris corps et se sont étoffés. Encouragé par mon épouse, puis par Gilles Debouverie qui était édité dans la collection Polars en Nord, j’ai sauté le pas et envoyé le manuscrit de ce qui devait devenir « Du 357 dans le shaker ». Et voilà…

 

2 – Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où  travailler ?

Absolument pas ! J’aime écrire n’importe où et n’importe quand : à la plage, sur la table de cuisine, etc. Je me rends compte néanmoins que le contexte peut influencer l’écriture et qu’il est difficile d’écrire une scène d’amour, par exemple, si on est entouré de personnes qui rient.

3- Pour écrire vous partez de quoi : une idée, des recherches ?

Mon troisième roman BlacklightPour les deux premiers romans, j’ai effectué très peu de recherches. Ils n’avaient pas vocation à être publiés et je me faisais plaisir à écrire des histoires que j’aurais aimé lire. Pour le troisième, Blacklight, où les personnages évoluent dans le milieu du tatouage, il fallait un peu plus de matière et, dans la mesure du possible, ne pas dire trop de bêtises. J’ai donc effectué davantage de recherches sur le sujet. J’ai aussi pris conseil auprès d’une tatoueuse pour vérifier la crédibilité du texte.

4- Racontez nous la première fois que vous avez tenu votre livre imprimé en mains ?

Ah ! Grand moment ! Comment décrire cette impression ? Je dirais que c’est presque un sentiment d’immortalité… Cela peut paraître égocentrique de dire ceci, mais c’est une façon de laisser une trace qui perdurera bien après ma mort et celle de mes enfants, petits-enfants, etc. Il y aura toujours, dans les étagères de la Bibliothèque Nationale, un exemplaire de ce roman. Dans quelques décennies, quelqu’un en trouvera peut-être un en vidant le grenier la tante Gertrude et le lira… C’était donc évidemment une grande fierté. Mais aussi une certaine inquiétude quant au ressenti des lecteurs.

5-  Un indice sur votre prochain roman ?

Si les deux premiers étaient à la limite de la comédie policière, avec Blacklight, j’ai amorcé un virage vers le noir. Le suivant, en ce moment entre les mains du comité de lecture, à supposer qu’il trouve grâce à leurs yeux, sera encore plus noir.  Voire « trash ». J’ai pris le parti d’aborder l’histoire sous trois angles différents : le point de vue de la tueuse (puisqu’il s’agit d’une femme tueuse en série), celui de son mari (elle mène en effet une vie tout à fait normale en parallèle de ses activités) et enfin, celui d’un duo de policiers chargé d’enquêter sur les cadavres semés par la tueuse. À suivre donc, peut-être…

Le personnage de Marie vu par le gagnant d'un concours de dessins autour de mes personnages6-  Parmi vos personnages, lequel vous ressemble le plus ?

On met forcément un peu de soi dans ses personnages. Ce n’est souvent que quelques répliques ou un détail physique. Aucun de mes personnages n’est le reflet de ma vie ou de ce qu’elle pourrait être. Sans parler de ressemblance, j’ai une tendresse particulière pour le personnage de Marie. Un petit bout de femme, lesbienne, tatouée, irrévérencieuse et à la gâchette facile. Tout mon contraire en fait !

7- Parlez-nous de vous en dehors de l’écriture : votre métier, vos passions … ?

Je suis, dans le civil, directeur administratif dans une entreprise de location de matériel de travaux publics ! Un métier qui laisse peu de place à la créativité. D’où, sans doute, le besoin de l’exprimer par l’écriture.

Pour les passions : les voyages (Les États-Unis en particulier), la moto, le tatouage, la lecture bien entendu (policière mais pas uniquement), le cinéma et surtout, surtout, ma famille.

8 – Vous avez écrit autre chose que du polar/thriller. Vous nous en parlez ?

Sans masque ni tabou Dan BelistoJ’ai commis un roman sorti chez Aconitum « Sans masque ni tabou », sous le pseudonyme de Dan Belisto (une anagramme de mon nom). Il s’agit d’un roman assez cru et c’est pour cette raison qu’il est édité dans une collection « adultes ». Il ne s’agit pourtant pas du tout d’un livre érotique. Il traite en effet de la dépendance, des addictions…

Avec le recul, je pense que l’utilisation d’un pseudo était une erreur et m’a plutôt desservi. Il m’est par exemple arrivé de me présenter en dédicaces et que deux tables aient été installées.

Pour le reste, je mets actuellement la touche finale à un roman d’anticipation dystopique. Une sorte d’hommage (en toute humilité) à l’oeuvre de G. Orwell, 1984. Avis aux éditeurs !

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

Un remerciement, évidemment. Rien n’est plus agréable que de recevoir un petit mot d’une lectrice ou d’un lecteur ayant été touché par nos mots. Alors, à tous, du fond du coeur, merci !

Pour la petite histoire, lors d’une séance de dédicaces au Furet de Lille, j’ai rencontré une jeune femme qui, intriguée par la couverture de mon livre s’est décidée à le prendre me précisant qu’elle n’avait plus le goût de lire depuis quelques années alors qu’elle avait été une grosse lectrice. Quelques jours plus tard, elle m’envoyait un message de remerciement car, grâce à mon roman, elle avait retrouvé le goût de la lecture ! Je crois que c’est le plus beau compliment qu’on puisse recevoir et même si le succès n’est pas toujours au rendez-vous, c’est pour ce genre de rencontres qu’il faut continuer.

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Euh… L’interview me semble assez exhaustive et j’avoue que c’est cette dernière question qui me pose problème. J’ai été tenté d’aller voir ce que mes confrères vous avaient répondu mais m’en suis finalement gardé. Je vais donc profiter de cet espace de liberté pour émettre un voeu : si l’avenir semble s’orienter vers une progression du numérique, occasionnant des difficultés considérables pour bon nombre d’acteurs de la chaîne du livre, souhaitons que le livre « papier » reste au centre de l’intérêt des lecteurs. Que seraient les salons du livre, les dédicaces sans ce support incontournable ?

J’ajouterais pour conclure que rien ne remplace le conseil et le professionnalisme d’un libraire.

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 4e audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 4

Lundi 21 mai

Deuxième jour et fin de la Garde à vue de madame Cluytens

4e interrogatoire par Ge2,

le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens


Ge : Bon voilà, je suis là ! On attend mon double maléfique

LC : Et moi itou

Ge 2 : Me voilà aussi. Si Lucienne est ok, nous pouvons commencer ?

LC : Je suis prête

Ge : Alors je déclare la quatrième audition de Madame Lucienne Cluytens  ouverte

Ge2 : Lucienne,  me permet vous aussi de vous tutoyer ?

LC : absolument !

Ge2 : Alors ce soir nous allons un peu reparler de vos polars. Nous allons aussi jouer un peu si tu le veux bien !

LC : d’accord

Ge2 : Alors serais-tu prête à passer tes héros et héroïnes  au questionnaire de Proust ?

LC : Je ne connais pas mais pourquoi pas

Ge2 : Enfin un questionnaire de Proust revisité. Tu va voir c’est simple. Une succession de questions un peu connes !

Alors dis-moi : Quel est son principal trait de caractère ? 1 de la grosse, 2 de l’institutrice du petit assassin, 3 du petit assassin lui même, 4 de Flahaut et enfin 5 de la Panthère.

LC : 4 la droiture – 5 la provocation – 3 l’insouciance – 2 la soumission – 1 la docilité –

C’est dur, dur !

Ge2 : Ah j’aime bien c’est tout dans le désordre !

LC : Je suis partie du plus facile au plus dur

Ge2 : Est ce que vous vous retrouvez, pardon tu te retrouves entièrement dans ces caractères ?

LC : Pas dans l’insouciance, mais alors pas du tout.

Ge2 : Et pourquoi l’insolence, je ne l’avais pas celui là. Pardon l’insouciance oups ! Mon coté dyslexique

Victime d’un attentat atroce pendant les derniers soubresauts des «événements» d’Algérie, Hermance Bareau ne parvient pas à en oublier la violence, ni l’expression arrogante du jeune assassin. Le deuil de sa vie insouciante de jeune fille dans le paradis perdu lui est difficile, comme la perte de ses illusions sur le beau sous-officier qu’elle a épousé.

Sa vie reconstruite dans le nord de la France va soudain vaciller quand elle croira reconnaître le visage qui la hante dans celui d’un de ses élèves. La psychose fera, dès lors, ses ravages

LC : Je n’ai pas écrit l’insolente mais l’insouciance?

Ge2 : Pas d’insouciance, vous voulez tout contrôler ?

LC : Non. Enfin oui mais je n’ai pas l’esprit libre, je ne suis pas insouciante, ni détendue. Je me fais pas mal de soucis dans la vie quotidienne pour plein de choses

Ge2 : Tu as perdu un peu de ton âme d’enfant

LC : Malheureusement mon âme d’enfant n’était déjà pas insouciante.

Ge2 : Alors c’est la vie qui t’a cabossée dés ta plus tendre enfance

LC : Exactement. Dès l’âge de 6 mois pour être précise.

Ge2 : Si c’est pas trop indiscret ou même personnel, peux tu nous en dire un peu plus.

Je comprendrai si c’est trop douloureux

LC : Placée en crèche 24 h sur 24 pendant 5 mois sans revoir ni père ni mère ni sœurs. Avec du personnel infirmier qui portait un masque pour ne pas contaminer les enfants. C’était la mode hygiéniste de l’époque. Cela a donné un syndrome quelquefois létal, ou d’abrutissement qu’on a appelé l’hospitalisme. 20 % des enfants y échappaient. J’ai eu cette chance.

Ge2 : Oh je ne connais pas ce problème. Un syndrome létal c’est terrifiant ! J’en reste sans voix

LC : On appelle ce syndrome l’abandonnisme. Peut-être qu’une puéricultrice a enlevé son masque et m’a souri tous les jours, va savoir…

En tous cas, il a donné des enfants retardés mentalement.

C’est même plutôt le syndrome de l’hospitalisme

Ge2 : Comme quoi l’amour d’une mère ou d’une femme  infirmière, puéricultrice) aide un enfant à ce construire

LC : et à développer son intelligence.

Ge  et Ge2👍

LC : Disons une image aimante. ce pourrait être un homme. Le principal étant d’être aimé par quelqu’un

Ge2 et Ge👍

Ge2 : Dis moi l’hôpital revêt une caractère important pour toi ?

LC : Il a compté dans ma vie à partir de 74. J’y fais des séjours pour des opérations de temps en temps.

Ge2 : Oui tu nous disais que c’est après un séjour en hôpital que tu t’es vraiment lancée dans l’écriture

LC : C’est vrai. J’aimerais bien qu’on passe à un autre sujet que ma santé qui, somme toute, ne regarde que moi.

Ge2 : oui tu as raison et j’y viens

Dis moi il est question de l’hôpital ou du moins du paramédical dans « les bagnoles ne tombent pas du ciel » et des personnes âgées délaissées en institution dans « les peupliers noirs » Peux tu me parler de ces 2 romans

 

Un époux modèle, une femme jalouse et une étudiante à court d’argent, belle et sans scrupules : un trio improbable qui va finir par exploser. Si le pharmacien n’avait pas prononcé cette phrase : «Les bagnoles ne tombent pas du ciel», son épouse serait-elle encore en vie ? Et lui-même aurait-il évité la prison ?

Marc Flahaut, de la PJ de Lille, est chargé par une jeune femme déterminée de blanchir le pseudo mari volage. Le capitaine, suspendu pour six mois, n’a plus ni les moyens de la police ni la légitimité pour s’occuper de cette affaire. Pourtant il accepte.

 

Deux romans dont nous n’avons pas encore parlé et qui m’ont marquée aussi.

Aide-soignante dans une maison de retraite, Mariette rêve du prince charmant. Justement, il y en a un sous son nez, mais elle ne le voit pas. Non, elle est obsédée par ce qui se trame aux Peupliers noirs. Faute de preuves, elle ne peut rien faire. A moins que… Une idée tordue lui traverse l’esprit. Et tout se gâte.

LC : Pour les peupliers noirs, à l’époque je faisais partie du conseil d’administration d’un centre de soins et j’avais entendu parler de maltraitance et d’abus de faiblesse dans les maisons de retraite.

Pour Lille Québec : ma soeur a eu à faire dans le cadre de son boulot à un pédiatre qui s’est obstiné à employer de vieilles méthodes pour réanimer des prématurés et du coup, il leur brûlait les yeux à l’oxygène et les rendait aveugle. Cela m’a atterré. la sécu était au courant mais personne ne faisait rien.

Alors qu’il enquête sur le meurtre d’un directeur de clinique, le capitaine Flahaut se rend compte que la victime menait une double vie et se rendait fréquemment au Québec. Marc Flahaut, qui a toujours rêvé de découvrir le Canada, profite de ses vacances pour partir en Gaspésie sur les traces du mystérieux docteur Lantin. Sur place, il découvre que quelqu’un l’a devancé. Une inconnue, venue de Lille, a déjà mené sa propre enquête sur les activités de Lantin.

 

Ge2 : Encore des sujets sociaux mais aussi on retrouve dans ses romans des qualité et des valeurs qui vous sont chères comme la loyauté ou l’amitié…

LC : Je hais le mensonge et l’hypocrisie. Alors, la loyauté, ça compte pour moi. Et l’amitié, c’est comme l’amour, ça aide à vivre.

Aline et Ge2 : ðŸ‘  JeanPaul : ðŸ‘

Ge2 : Puisque l’on parle de qualité, dites-moi qu’elles sont de la panthère ?

Deux ou trois me suffisent.

LC : Elle est décomplexée côté cul, elle est intelligente, elle est aussi loyale envers ceux qu’elle aime (il n’y en a pas beaucoup)

Ge et Ge2 : ðŸ˜ ðŸ˜

Ge2 : alors ses principaux défauts ?

LC : Un esprit de vengeance exacerbé, elle est téméraire jusqu’à l’inconscience. Elle est profondément malheureuse.

Ge2 : Malheureux n’est pas un défaut, si ?

LC : Pas du tout mais je ne voulais pas oublier de le dire. C’est le fondement de sa personnalité.

Ge2 :  ðŸ‘

Ge2 : Lesquels partage-t-elle avec toi ? Qualités  & Défauts ?

LC : Je suis un brin provocante parfois… Je ne suis pas complexée côté cul sans être aussi libre qu’elle… Je suis assez rancunière. Je n’oublie pas quand on m’a fait du mal ou qu’on s’est mal comporté envers moi.

Ge2 : Ok je me tiens à carreau !

Ge :  Mon aussi ðŸ˜‡

Ge 2 : Si la Panthère devait choisir un personnage de fiction, à part elle, lequel ou laquelle choisirait-elle d’incarner ?

LC : Zorro, Dexter…

Ge2 : Des justiciers ?

LC : Oui. Punir d’horribles salauds l’aide à survivre.

Ge2 / JeanPaul👏👏👏

Ge2 : Un rêve que parfois on aimerait aussi assouvir face au injustices flagrantes et au salauds patentés !

LC : Des flics me l’ont avoué : il leur arrive d’y penser sérieusement.

JeanPaul👍

Ge2 : Les flics sont comme toi et moi finalement avec un flingue en plus, quoique.. Et ne pouvant pas contrairement à nous exercer la vengeance.

LC : Certains prennent des voies détournées et y arrivent. Il y a eu des exemples dans les faits-divers.

Ge2 : Oui, la fameuse ligne blanche…

Dis moi La panthère-t-elle peur de mourir pense t-elle souvent à la mort ?

LC : Elle a eu la tentation de mourir pour rejoindre son frère bien aimé mais je crois que quelque chose la retient qui a à voir avec un certain bonheur de vivre malgré tout. Elle aime séduire, elle aime qu’on l’aime malgré ses défauts…

Ge2 : Quelle est sa plus belle réussite ?

LC : On le saura dans le tome 6 de Flahaut. Une enquête officieuse à deux. Un vrai bonheur pour moi.

Dany : 🥂

Ge2 : Voilà une bonne nouvelle

Dit moi on ne souffle à l’oreillette …

Dany😇

Ge2 : Flahaut et la panthère travaillent au commissariat de Lille … vont-ils se rencontrer ? Pourraient-ils aussi rencontrer le Corse de Eléna Piacentini comme les guests à la TV ?

Tu as répondu à la première moitié de la question mais la seconde….

LC : L’une travaille à la sureté départementale, l’autre à la PJ de Lille. En principe ils ne se rencontrent pas, sauf une fois où la PJ a pris la main sur la sûreté. Cela arrive quand des personnalités sont en cause. Donc ils ont collaboré et Flahaut n’a pas du tout aimé La panthère. Quant à Elena, je l’ai perdue de vue depuis qu’elle est publiée en national. Et je ne pense pas que ça soit son souhait.

Ge2 : Bon si tu me le permets, je lui poserai personnellement la question.

LC : Je pense sincèrement que c’est difficile de mêler deux univers de deux auteurs différents.

Ge2 : Moi je vous trouve énormément de points communs

LC : Et puis quel serait l’intérêt ?

Ge2 : Et j’ai une tendresse tout particulière pour votre grande humanité

LC : Si on a des points communs alors il vaudrait mieux s’associer à quelqu’un de complètement différent, ce serait plus riche.

Ge2 : Peut-être as tu raison, je ne suis que lectrice pas éditrice

Tu nous parler te ton petit côté « trop réservé ». Aussi peux-tu me dire comment tu appréhendes les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

LC : Dans les salons, ça passe. On est face à face avec son lecteur ou lecteur potentiel. Quand il s’agit d’une rencontre avec un groupe, je ne suis pas très à l’aise car je ne peux pas parler d’égal à égal avec chacun d’entre eux. Donc ce n’est pas un vrai échange. Mais bon, je ne refuse pas les rencontres de groupes. Je ne prends pas mon pied, c’est tout. Avec les lycéens, c’est plus rigolo.

Ge2 : Mais les rencontres de groupe peuvent-être interactives, tu sais

Parfois les adultes sont aussi curieux que les gosses

LC : Peut-être… Je ne suis pas fan.

Ge2 : Je vois ça !

Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice

LC : J’ai fait de belles rencontres, j’ai eu de vrais échanges mais je n’ai pas retenu un compliment en particulier. Je ne suis pas avide de compliments et donc j’en fais peu, ah, ah, ah…

Ge2 : Mais les compliments si ce n’est pas de la flagornerie ça fait toujours plaisir et surtout ça remotive, ça aide à avancer aussi. Un peu comme l’amour ou l’amitié.

J’étais comme toi sur la retenue, mais j’ai appris à dire au gens que j’aime que je les aime

LC : Dire je t’aime n’est pas un compliment. Je dis je t’aime aux gens que j’aime.

Ge2 : Je ne sais pas si ça relève du compliment, certes mais ça aide à avancer, non ?

Je te sens sur la retenue là ! Tu n’aimes pas te dévoiler ?

LC : Exactement

Ge2 : Exactement pour la 1ère question ou la deuxième ?

LC : Sur les deux

Ge2 : Je m’en doutais.

Lucienne,  as tu des choses à déclarer. Des choses que tu aimerais nous dire.

LC : J’ai trouvé intéressant de répondre à des questions que je ne me pose jamais. J’ai compris que vous avez lu mes livres et que vous les avez appréciés et ça, ça me fait très plaisir. C’est ça surtout qui me motive à continuer d’écrire : capter l’attention des gens et les faire rêver comme j’ai rêvé à écrire mes bouquins.

Aline / Dany :   ðŸ‘   ðŸ‘

Ge2 : Et là je dois avouer que pour captiver tes lecteurs tu sais faire !

Dany👌

LC : Merci !

Ge2 : Et c’est un comble, voilà que c’est moi qui avoue

Bon si les flingueuses qui sont là ont des questions c’est le moment !

Dany : Pour moi OK, merci Lulu et à bientôt pour de nouvelles aventures !

LC : Si les éditeurs se manifestent !

Dany😍

Ge2 : C’est tout ce qu’on te souhaite !

Dany😍

Dany : ou sur le cadavre … exquis !

LC : Cadavre exquis dont je suis la lecture religieusement.

Dany : le mot « religieusement » me surprend sous ta plume

JeanPaul😇😉

LC : Il faut le détourner de son sens premier !

Ge2 : Alors merci pour tout ce temps que tu nous as consacré . Et merci aussi pour avoir accepter de te joindre à notre Exquis Cadavre Exquis.

Ge : Puis je déclarer la GAV terminée ?

Dany :  ðŸ‘

LC : Bonne soirée à vous toutes. Un travail, je me répète, très intéressant. Ce soir, je me délasserai en regardant la série Lucifer qui est largement aussi craquant que Dexter

Dany / JeanPaul / Ge :  🤣  ðŸ˜‰ðŸ‘

Ge2 : Très sexy en plus l’acteur

LC : Yes ! ðŸ‘

Ge2 : Merci beaucoup pour tout ça Lucienne

Ge : Alors Lucienne,  te voilà libérée.

Fin de la GAV de madame Lucienne Cluytens

Dany / Jean Paul : ðŸ‘

Ge : Belle soirée tout le monde. Et merci encore Lucienne et les flingueuses.

 

 

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 3e audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 3

Lundi 21 mai

deuxième jour de la Garde à vue de madame Cluytens

3e interrogatoire par Danièle

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens



Lundi 9h38

Danièle : Il y a quelqu’un ?

Aline : bonjour Danièle

Danièle : Bonjour Aline

Ge2 : Bonjour les Flingueuses, que l’on fasse entrée la prévenue !

Aline : OK 

Lucienne Cluytens : Me voilà, prête pour la troisième audition

Aline / Ge2OK

Al : Bonjour Lucienne,

Ge2 : Parfait. Bonjour Lucienne

Dany : Alors Lucienne,  la nuit fut bonne, pas trop déroutée par la flingueuse Aline  ?

Bonjour Ge2

Aline : Hello Geneviève

LC : Un peu quand même. Je m’attendais à plus de fun qu’à un débat philosophique, mais c’était vers la fin…

Dany : Lucienne, On va parler ce matin plus précisément de tes romans

Ge : Ok je suis là aussi

Dany : Tu as commencé par la nouvelle pour passer très vite au roman : pourquoi ?

LC : On m’a dit que la nouvelle ne se vendait pas en France alors qu’en Italie et en Angleterre, ça cartonne

Dany  : Et autre caractéristique de ta production : plusieurs séries en parallèle … tu aimes les héros récurrents ?

LC : J’aime bien les héros récurrents. Je suis en train de lire Upfield et son enquêteur Napoléon Bonaparte, j’ai adoré le juge Ti de Vangullick et plus jeune San-Antonio, Arsène Lupin et les Poirot et autre Miss Marple. On les voit évoluer, on devient leur familier.

Dany  : Tu te sens à l’aise dans la peau d’un flic ?

LC : Oui. J’aime ce qui est juste.

Dany : Mais quand tu écris … dans la peau d’un Flahaut (homme) ou de la Panthère (femme) peu t’importe ? Quand tu es avec les héros d’une série, tu sais que même s’ils soufrent ils doivent s’en sortir ou au moins survivre pour l’épisode suivant.

Deux questions là … procédons par ordre : à l’aise dans la peau d’un homme ou d’une femme de la même façon ?

LC : C’est intéressant de se mettre ou d’essayer de se mettre dans la peau d’un homme. Mais mon héros a un côté féminin prononcé, mes lectrices me l’ont dit. En faire un macho à la San-Antonio, je ne saurais pas faire… Par contre, dans la peau d’une femme permet d’écrire le polar autrement. Le polar est un monde de mentalité masculine en général. Or les crimes concernent aussi les femmes, même si elles ne sont que 20 % à en commettre. Je tiens ce chiffre de Stéphane Bourgoin à propos des tueuses.

 

Jean Paul qui observe derrière la vitre teinté approuve   : 

On a repêché un nouveau cadavre dans la Deûle. Le noyé était ivre. Cadre dans une société de crédit, il venait d’avoir une promotion et l’avait longuement fêtée avant de se retrouver au fond du canal. Il serait tombé à l’eau après une soirée trop arrosée ? C’est ce que pense la police lilloise. Les collègues de la victime confirment, mais certains témoignages sont contradictoires, comme celui de la belle et timide madame Vaillant…

Dany : OK  deuxième question …

LC : Quand je suis dans la peau de Flahaut, de temps en temps, je dois me faire un rappel à l’ordre : attention, c’est un homme, il ne pense pas comme ça !

Avec la panthère, c’est beaucoup plus facile. Je jubile parfois !

D : Revenons sur le choix héros homme/femme … C’est pas un peu suivre la mode de choisir une héroïne ? Les éditeurs en demandent-ils plus en ce moment ?

Un auteur me disait il y a peu que les éditeurs préféraient les héros récurrents pour fidéliser le lectorat

Aline : 

LC : On ne m’a jamais rien demandé à ce sujet. Si ! Une fois j’ai été contacté par une directrice de collection pour une collection d’héroïnes. Bad girl. C’est comme ça que j’ai concrétisé la panthère. Mais la collection, secondaire aux yeux de Devilliers, a été mise en faillite par lui pour recentrer tout sur SAS.

C’est à dire que le lectorat, sur les salons par exemple, demandent souvent un héros récurrent. C’est le même phénomène qui fidélise le public sur les séries.

Dany : Et le lectorat est-il déterminant dans le choix homme/femme ?

LC : Pour moi, je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question. Je ne sais même pas pourquoi mon premier héros est un homme.

Certains choix s’imposent d’eux-mêmes.

Dany : Revenons sur le traitement que tu réserve à tes héros … jusqu’à quel point es-tu capable d’aller : tuer un de tes préférés si ça peut servir ton récit ?

En d’autres termes : qu’est ce qui prime l’histoire ou le personnage

LC : C’est forcément le personnage. J’aime surtout parler des personnages. L’intrigue policière est là pour les servir, leur donner l’occasion de se faire valoir, de se révéler. Donc, il n’est pas question de les tuer.

D : Donc quand tu jubiles c’est sur la panthère et pas sur son enquête …

LC : Tout à fait. Elle me permet d’être provocante, agaçante, transgressive.

D : Chose que tu n’as pas pu te permettre dans « ta vie étriquée » …

LC : On m’a souvent dit que j’étais un peu dure quand je parle aux gens. J’essaie d’être plus diplomate pour ne pas faire de peine. Mais je me contiens, c’est pas naturel chez moi. Je précise : ma vie étriquée c’était quand j’étais enfant et adolescente…

D : ah, ah !  🤣

D : Il me semble cependant qu’au-delà des gens,  certaines causes te tiennent à cœur … sans vouloir m’étaler c’est comme ça que je t’ai retrouvée, le hasard autour d’une cause partagée …

LC : Bien sûr. Je me qualifie d’écologiste libertaire. Cela va avec un sens de la justice important. La deuxième cause qui me tient à cœur, c’est l’éducation des enfants. Mais je ne la pratique que dans ma vie quotidienne, pas dans une lutte ou une association.

D : Dans « le petit assassin » l’éducation est présente, ton expérience professionnelle aussi

Ge :  bonne question ça Dany !

LC : J’ai pas aimé travaillé dans l’école qui m’a servi de modèle : une école où les enfants n’avaient le droit que de se taire et d’obéir à des maîtres parfois ouvertement racistes et sexistes. C’était dans les années 70. Le directeur avait mis un grand bâton dans sa classe qu’il appelait maître Jacques, je crois. Bonjour l’ambiance !

Dany : Même si les personnages sont ton principal intérêt parlons du cadre de tes romans : les sujets sociaux sont tout de même très présents ...

LC : Comme je suis sensible aux injustices, je m’inspire évidemment de celles-ci. Et en tant que femme, je suis plus sensible aux injustices sociales. J’ai peut-être tort mais je pense que les hommes s’insurgent beaucoup plus sur les injustices politiques, plus théoriques.

D : Mais encore …

LC : Un lecteur m’a dit : tu opposes toujours les riches aux pauvres… Comme chantait Cohen ; « there is a war between the rich and the poor, the men and the women… »

Dany : Tu adhères à cette analyse ?

LC : J’y adhère mais je mets des bémols. Dans chaque camp, il y a des tolérants et des fanatiques.

Jean Paul toujours en observateur muet : 

Dany : Certes mais pour régler le compte de chacun tu as tes héros qui peuvent être plus cash

LC : Cash ?

D : Pour directs, expéditifs, justicier comme la panthère … Est-ce que ton écriture te permet de dénoncer plus facilement ce qui te reste sur le cœur ?

LC : ça sert à ça, les héros. Ils sont virtuels et ne sont pas tenus par les contingences de la vraie vie.

Dany : Donc les bras armés de la citoyenne Lulu sont Flahaut et la panthère

LC : Je me suis aperçue que La panthère m’aidait parfois à sortir ce que j’avais sur le « coeur » par rapport à une société encore machiste, malgré ses nouvelles lois sur l’égalité.

Ge : OK

Certes ! Puisqu’il faut être plus diplomate dans la vraie vie pour ne pas heurter les amis et amies, j’utilise des personnages de papier pour « cracher mon venin » !

Ge :hahaha ! j’adore

Dany : C’est vrai que dans le tome 2 elle n’hésite pas trop

Une question supplémentaire les flingueuses sur les héros avant de passer au cadre ?

LC : Parfois, je me sens l’âme d’une guerrière…

Ge : waouh !

Dany : La ville de Lille, théâtre de plusieurs de tes romans revêt-elle une importance particulière ?

LC : C’est la ville que je connais le mieux. J’y suis née, j’y vis. Je m’y retrouve. Mais parfois je vais ailleurs : au Québec, sur la côte d’Opale, dans le Jura, en Suisse, au Japon… et même à la tristement célèbre ville d’Hénin-Beaumont

Ge :

Dany : Tu penses que les lieux, comme les intrigues, sont secondaires ?

LC : Dans la mesure où ils reflètent un climat social, non. Par exemple, dans Miss Lily-Ann, l’action se devait de se passer à Roubaix, ville aux industries textiles en perdition !

Miss Lily-Ann, entreprise textile nordiste, intéresse les Japonais, mais les actionnaires ne veulent pas en entendre parler. Plutôt mourir que de céder à l’envahisseur asiatique ! Justement, la police trouve qu’on meurt beaucoup dans les environs. À qui profitent les crimes ? Aux investisseurs japonais ou à la directrice de l’entreprise ? Dynamique, charismatique et ambitieuse, Liliane Barré est le suspect idéal. À moins qu’elle ne devienne une cible à son tour.

Dany : L’époque : sauf pour Amandine, tes actions sont bien contemporaines …

Est-ce qu’Amandine a terminé sa carrière ?

Amandine et les brigades du Tigre

En 1909 sur la côte picarde. Les frères Caudron tentent de faire décoller leur premier aéroplane tandis que la romancière Colette travaille à son nouveau livre. Amandine, jeune fille de bonne famille, se passionne pour tout ce qui l’entoure. Un vol de bijoux, puis un meurtre dans la cité tranquille du Crotoy, voilà qui va mettre du piment à la vie balnéaire. D’autant que l’enquête est compliquée et qu’un policier parisien antipathique vient s’en mêler.

LC : J’aime décrire mon époque. Pour Amandine, c’était une commande d’un éditeur pour une collection polar à la Belle époque. Je m’y suis plongée finalement avec beaucoup de plaisir puisque j’ai adoré les Arsène Lupin. Du coup, cela m’a donné envie d’écrire sur les années 70, l’après mai 68, le bouillonnement des associations qui se sont créées à Lille.

Amandine à la cour du Tsar

Qu’est venu faire Raspoutine, conseiller personnel de la tsarine, à Berck-plage, à part mourir poignardé ? C’est la question qui taraude Amandine, jeune fille de bonne famille, férue d’enquêtes policières en cet été 1912. Ses questions indiscrètes à la colonie russe de Berck vont l’entraîner jusqu’à Saint-Pétersbourg où elle enquêtera, au péril de sa vie, chez les familiers de la famille impériale.

 

Peut-être qu’Amandine reprendra du service… Je n’ai rien décidé.

Dany : Tu te sens cependant d’avantage à l’aise dans l’actualité et les problèmes que tu dénonces

Un peu un boulot d’investigation journalistique …

LC : Oui parce que les problèmes présents ont encore une chance de se résoudre tandis qu’on ne peut rien espérer de ce qui est passé. Certains aiment réécrire le passé. Ils appellent cela l’uchronie. Je trouve que c’est un non sens total

Dany : Diantre ! Tes projets maintenant … un calendrier ?

LC : Comme je le dis plus haut, j’ai un roman en route qui va décrire les mouvements de l’après 68 à Lille. Une période très riche pour moi, de rencontres et de brassage des idées. Beaucoup de recherches et de témoignages. Je renoue avec mon passé militant. Il y aura des personnages inventés et des personnages réels. Passionnant !

Aline / Ge : waouh !

Dany : La panthère tome 2 ?

LC : Elle est écrite mais n’a pas trouvé d’éditeur puisque celui de la panthère tome 1 a mis la clé sous la porte. J’attends donc de trouver un éditeur…

Dany : snif !

Dany : Le dernier Flahaut le 5e c’est Pink Connection

A Lille, la directrice de cabinet Mme Guillon convoque le commandant Marc Flahaut. Elle le charge d’enquêter avec la plus grande discrétion sur la nouvelle fugue de Solène, 17 ans, la fille du préfet Decourbey.

Que l’on veuille utiliser Flahaut pour régler des affaires de famille à la préfecture ne le met pas en joie, on pourrait même dire que la pilule est dure à avaler…

Surtout que certaines nouvelles pilules sur le marché ont des effets indésirables.

Lucienne Cluytens renoue dans ce roman avec son personnage fétiche, le commandant Flahaut. Certains vont apprendre à leurs dépens que l’on n’utilise pas Flahaut à des fins personnelles. Si on lui file un os à ronger, il peut vous ressortir le squelette entier.

Et qu’on est-il du Flahaut tome 6 ?

LC : Il vient de se terminer. Il se passe dans la région de Compiègne où il y a un magnifique petit château entouré d’une énorme enceinte très mystérieuse. Le tome 5 avait été édité chez celui de la panthère. Donc le même problème se pose : trouver un éditeur.

Dany : snif !

D : Les éditeurs te posent problème ?

LC : Au début non. Quand j’ai eu trouvé le premier, je n’ai eu aucun mal à trouver le deuxième.Mais ensuite, il y a eu plusieurs faillites, quasiment toujours pour mauvaise gestion. Parmi les éditeurs, il y a beaucoup de gloglos qui n’y connaissent rien et puis d’autres, très efficaces, je salue au passage, Gilles Guillon, à qui on met des bâtons dans les roues…

Dany : Tu es restée chez des éditeurs régionaux … pas d’accroche « parisienne » ?

LC : Sauf pour La panthère, chez Bad girl mais la collection a été arrêtée. Sinon, les Parisiens boudent les régionaux, d’autant plus qu’ils sont submergés de manuscrits. Alors, si on n’est pas un peu pistonné, on n’a aucune chance d’être lu, donc d’être retenu.

Jean Paul toujours derrière sa vitre teinté : sniff !

Dany : et les prochains salons ? … pour rencontrer Aline, la régionale de l’équipe !

Aline : yes !!!

LC : Comme je n’ai pas sorti de nouveautés en 2018, je n’ai rien de programmé pour l’instant. Je lui ferai signe…

Aline : OK 

Dany : Alors les flingueuses … quelque chose à préciser ?

Ge2 (le double maléfique ) : Des tas de chose oui ! Mais moi j’interviens en fin d’aprem.

Ge : Une question idiote. C’est quoi des gloglos Lucienne

LC : Des bras cassés, des imbéciles, des incompétents. Mon homme emploi cette expression pour qualifier les bricoleurs du dimanche qui ne savent pas travailler. On dit aussi des bricoleux…

Dany :OK

So : Bonjour Lucienne, vous rencontrez des difficultés pour trouver un éditeur, que pensez vous de l’auto-édition?

 Ge 2 et Ge excellente question ça So

LC : L’auto édition suppose l’auto distribution. Donc des ventes confidentielles. On touche beaucoup moins de public et souvent on n’est pas reconnu : pas de pub dans la presse, pas d’interview, journaux, radio, télés… On ne se retrouve pas non plus dans les médiathèques. Donc peu de lecteurs. ce n’est pas mon but.

Ge : Puisque nous étions sur les questions d’éditeur…. tu es un peu sur les mêmes thèmes et la même approche sociale qu’Elena Piacentini. Pourquoi ne pas tenter d’approcher son éditrice Véronique Ducros et la maison d’édition au-delà du raisonnable.

LC : J’ai envoyé un manuscrit à cette personne. Elle n’a pas donné suite. J’ai quand même essayé quelques nationaux  mais toujours sans suite.

Dany / Ge : snif sniffff !

Aline : vous êtes plutôt une auteure d’actualité. Vous peignez la société, vous dénoncez des causes, vous avez des héroïnes (du moins une) un peu bordeline. Mais vous dites vous modérer pour ne pas choquer les ami(e)s. contraste, contradiction ? Votre image d’auteur est importante ?

LC : Mon image d’auteure n’est pas importante. Je ne suis généralement pas très bonne en interview parce que parfois ça me gonfle de me mettre en avant. Par contre, il m’importe d’être apprécié de mes amies qui me lisent, donc des personnes qui me connaissent. Pourtant je sais que l’image en écriture prime parfois sur le talent. C’est le thème de ma panthère numéro 2. Je ne sais pas si ça peut plaire aux éditeurs qui pratiquent souvent le jeunisme et le glamour dans leurs choix.

Ge : oups !

Ge : J’aime beaucoup cette position mais il y a quelques jeunes qui malgré tout ont du talent

Dany

LC : Tout à fait d’accord. Mais un prix Goncourt qui avait présenté un second roman à son éditeur qu’il jugeait meilleur que le premier a été évincé (il était un peu chauve, petit, bedonnant, mal fringué) au profit d’une jeune trentenaire au décolleté affriolant. On les a vus à la télé côte à côte… Mais ce n’est qu’un exemple.

 Ge : 

So : Pour revenir à l’auto édition, vous  évoquiez la question de la distribution et de la promotion. Vous avez déjà un lectorat, n’a t’il pas aussi un rôle à jouer dans la promotion d’un roman et d’un auteur?

LC : S’il ne trouve ni les informations, ni le livre dans les circuits habituels, comment peut-il jouer un rôle dans la promotion ? Les lecteurs ne passent pas leur temps à traquer les parutions de leurs auteurs. C’est un travail de titan. D’où l’intérêt de la pub.

So : Merci pour ces échanges

Ge2 : Non non on laisse poursuivre So. Tu avais une autre question ?

So : Je voulais juste ajouter que certains lecteurs suivent des auteurs via les réseaux sociaux, les blogs, et que c’est une façon de se tenir au courant de l’actualité, sans pour autant passer par les gros médias

Ge 2/Aline / Dany / JeanPaul / Ge approuvent : 

LC : Oui mais ils sont une poignée, sauf pour les auteurs reconnus comme Franck Thillier…

So : Il existe des groupes sur lesquels des auteurs sont propulsés, je crois qu’aujourd’hui, un lecteur cherchera plus l’avis de ses pairs qu’une tête de gondole. Tout dépend du lectorat je pense, et de l’approche de la lecture

Dany / Ge : surement ðŸ‘

LC : Je n’ai pas d’avis sur la question. A part face book, je ne pratique pas les réseaux et mon propre site est souvent délaissé par mes soins. Je n’y consacre pas de temps par manque de motivation.

Dany : snif !😥

So : le lecteur n’est du coup, plus placé en simple consommateur, mais acteur dans sa démarche de lecture et dans son rapport au livre

LC : C’est une démarche que j’approuve mais je ne pratique pas.

Dany : Vaste débat certes, dans un autre cadre peut-être Geneviève ?  à organiser

Merci @Lucienne pour cet échange et je crois que la Patronne va te faire reconduire en cellule … RDV vers 18 h ? Aline est partie bosser en te saluant Lucienne

LC : à 18h donc

Dany : yes !

So : Merci Lucienne, et bonne journée

LC : bonne journée à toi

Ge : Voilà c’était le baptême du feu de notre apprentie flingueuses. Et c’est toi qui en a fait les frais Lucienne.

Et si nous te poussons un peu dans tes retranchements, sois-en sûre, c’est toujours avec bienveillance

Aussi si personne n’y voit d’inconvénient je mets fin à cette 3e audition

Dany : OK Cheffe ! Bon appétit Lulu

LC : Ce midi, carpaccio de boeuf maturé aux petits navets au vinaigre de cassis. Bon appétit à toutes

Dany / Ge : pff … ðŸ½ ðŸ˜‹

Ge : Que l’on ramène notre prévenue à l’isolement et qu’on lui serve son repas

Ce soir vers 18 h mon double maléfique prendra le relais

Dany : youpi ðŸ˜‚

Ge : Allez, reposez-vous avant de reprendre les hostilités … Aussi je mets fin à la 3e audition de cette belle GAV.

Ge2 : Et moi je me prépare pour la 4e manche  

 

 

 

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 2ème audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 2

Dimanche 20 mai

Suite de la Garde à vue de madame Cluytens

2e interrogatoire par Miss Aline

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens



Dimanche 20 mai 18h53

Aline : Bonsoir Danièle,  bonsoir Lucienne.

Lucienne Cluytens : Bonsoir

Aline : Bonsoir Geneviève (qui doit pas être loin.)

Ge : Je suis là

Et je vois que notre prévenue est là aussi !

Aline : on peut donc commencer.

Ge : oui commençons, ne perdons pas de temps

Aline :  Vous évoquiez tout à l’heure les débuts de « la grosse » via un atelier d’écriture. Je voudrais savoir, hormis ce début particulier, comment commence un roman pour vous ? C’est une idée d’un début ? d’une fin  ? Un sujet qui vous tient à cœur ?

LC : C’est d’abord un thème, par exemple la prostitution des enfants au Québec ou la loyauté par rapport à un mari meurtrier. Ou un lieu. Je viens de finir le tome 6 de Flahaut qu’un lieu étonnant m’a inspiré. Il n’y a pas de règle.

Aline : Pas de règle pour lancer un livre. Y en a-t-il quant au travail de l’écriture ? Avez vous des rituel (horaires, nombres de pages, endroits pour écrire, musique ou non etc)?

LC : J’écris de préférence le matin quand j’ai les idées bien claire. Il faut que j’ai du temps devant moi et que je sois sûre (que j’espère plutôt) qu’on ne me dérangera pas. Il n’y a rien de plus crispant que de se faire sortir brutalement de son histoire pour un détail insignifiant. Surtout pas de musique. Il y a déjà bien assez de bruits comme ça, je vis en ville.

Aline : d’accord, silence autant que possible et tranquillité.

Vous évoquiez tout à l’heure le livre comme un objet fétiche, comme un « accompagnateur ». Est ce cela que vous voulez faire avec vos propres livres : accompagner le lecteur ? Si oui pour quelles raisons ?

LC : Ce que je veux faire avec le lecteur, c’est le faire entrer dans une histoire, le faire s’attacher à des personnages au point qu’il ne veut pas les quitter. Je veux ou plutôt je voudrais qu’il aime ce que j’ai aimé, c’est-à-dire des personnages positifs. Par contraste, il y aura donc forcément des personnages négatifs donc des situations négatives d’où le polar.

Al : c’est certain que pour aimer le soleil il faille subir la pluie…. donc vos textes contiennent forcément une part de vous ?

Vous désirez laisser une trace  dans le monde littéraire voire dans le monde tout court ? L’écriture c’est votre continuité ?

LC : J’ai l’habitude de dire que même les méchants ont une part de moi en eux. Si je veux bien parler de la méchanceté, il faut que je l’aie ressentie, d’où mon impossibilité à décrire des trucs par trop horribles que je ne peux même pas imaginer.

Al : donc on écrit bien ce que l’on connait bien ?

LC : Une trace ? C’est déjà fait puisque mes livres existent. Une trace dans le monde ? Lequel ? Je n’aimerais pas être appréciée et donc lue par des cons. Ce serait la preuve que je ne vaux pas grand chose.

Je pense que l’imagination ne peut pas inventer ce dont elle na jamais entendu parler pour la plupart des gens, dont moi. Seuls les génies inventent l’inexistant.

Aline  : Si l’imagination ne peut inventer quelque chose quelle ne connait pas comment fait un auteur qui décrit une scène de viol, un massacre, une scène SM ? Tous les auteurs ne sont pas victimes de violences quelconques et pourtant ils écrivent….

LC : Onfray, lui encore, a dit : tout a déjà été écrit (sauf l’écologie qui est un phénomène moderne). Il n’y a que la façon de le dire qui change et soit originale. Quand je veux parler de la putréfaction d’un corps, je googlise. Quand je veux parler d’un viol, je me remémore une lecture, un film, une conversation avec une amie victime. On a tout à portée de main.

Aline : Je suis d’accord avec Onfray… on ne fait que reproduire de façon différente etc.

La philosophie semble un élément important pour vous. ça vous nourrie ? ca vous construit ? ça vous fait avancer, comprendre ?

LC : Tout ça à la fois. Mais c’est récent, ça fait un peu plus de dix ans.

Al : je voudrais revenir sur l’imagination qui n’invente rien. Donc un auteur (peu importe qui) ne fait que reproduire alors. Faudrait-il inventer une autre forme de mal, de meurtres, d’intrigues pour être « innovant » ?

LC : Je donnerai la même réponse : il n’y a que la façon de décrire le mal qui est innovante puisqu’elle traduit le style original d’une personne unique. Déjà du temps des mythes grecs, Chronos avalait tout rond ses enfants à leur naissance de peur qu’ils prennent sa place… C’est pas innovant ça ? Les situations de meurtre se ressemblent beaucoup, il n’y a pas tant de sortes que ça.

ALine : Les raisons sont toujours les mêmes : argent, la jalousie, la vengeance. Pas de crime « gratuit ». Même un serial killer répond à sa propre logique.

 vous utilisez donc beaucoup google pour vos recherches  et « coller » à une certaine réalité.

LC : Google et des livres et aussi des témoignages. J’adore écouter les gens raconter leurs expériences qui ne sont pas les miennes (Pas vrai, Dany ?)

Geneviève et Danièle👍

A : C’est important pour  un auteur d’être « crédible » dans ses descriptions. Qu’en est-il du ressenti et de l’émotion qu’il peut y mettre ?

LC : C’est fondamental pour moi d’être crédible. En ce qui concerne les émotions, on est comme des comédiens. On peut utiliser tout ou partie de ses propres émotions. Le mieux étant de faire appel à celles de son enfance qui sont plus fortes en général que celles de l’âge adulte car pas du tout maîtrisées.

A : Emotions positives ou négatives bien sur ?

LC : Bien sûr !

A : Vous seriez plutôt un mauvais flic ou un bon méchant ?

LC : Dur, dur ! Je suis du côté de la loi même si en théorie je me sens en marge. Un mauvais flic n’est pas du côté de la loi. Je choisis le bon méchant.

Danièle : 😮

A : c’est quoi être en marge ?

LC : C’est à dire : le trottoir c’est pour les piétons mais marcher sur la chaussée parce qu’on a plus de place. Un exemple entre autres. Faut juste se garer des voitures.

Aline : Et puis un mauvais flic n’est pas forcément du mauvais côté de la barrière peut être juste un mec qui fait mal son boulot (comme dans beaucoup de job d’ailleurs)

 oui attention aux voitures il s’agirait pas de perdre un orteils dans l’affaire. lol

Un bon méchant c’est quoi ? vous pouvez développer ?

LC : J’avais compris « mauvais » dans le sens de salopard. J’aurais plutôt dit : flic incompétent.

C’est toi qui a posé la question, Aline, donc c’est toi qui connait le sens de bon méchant ! Je traduirais bon méchant par un genre d’Arsène Lupin ou par un personnage de femme flic déjantée que j’ai créée et qui est surnommée La panthère.

A : je ne voulais pas induire ou guidée la réponse, la libre pensée, libre arbitre, libre interprétation.

Je suis en plein dans la lecture de « la panthère sort ses griffes » et j’avoue qu’elle est très borderline.

LC : Je l’adore, la panthère!

Danièle et Ge :👍 Nous aussi

A : Pourquoi ?

LC : Parce qu’elle s’autorise tout ce que je ne m’autorise pas.

A : du coup écrire c’est transgresser ? Sortir de « la vie étriquée » ?

LC : Exact. Sauf que pour la panthère, l’idée vient d’un autre écrivain, Maxime Gillio, qui un jour m’a dit : Mais lâche-toi, Lucienne, vas-y ! Et je me suis lâchée, j’ai « inventé » si je puis dire cette fliquette inspirée en partie du personnage principal de la série Dexter et de Lisbeth de Millénium.

A : Dexter très « à la mode » en ce moment. Qu’est ce qui vous attire dans ce personnage ? Le côté justicier de la nuit (expression) ?

LC : Oui. On rêve tous de se venger d’un odieux personnage qui mériterait bien la mort. Là encore, c’est un copain écrivain qui m’a conseillé cette série. Et en plus, il est psychiatre !

Jean Paul et Ge  : 👍

Et l’acteur est craquant non ?

A : voilà le fin mot de l’histoire : craquant !!!! lol

La justice en dehors de la justice vous seriez prête à cautionner, excuser ?

LC : à cautionner, non,  à excuser ? C’est à voir au cas par cas. Je pense à cette femme battue pendant des années qui a fini par tirer sur son mari.

A : excuser ou comprendre ?

LC : C’est un débat qu’on pourrait mener jusqu’au milieu de la nuit…

A : comprendre est ce une forme d’excuse ?

LC : Peut-être

Aline : si on excuse tout est donc permis…; effrayant !

Vous vous mettez certaines limites dans l’écriture  ou justement l’écriture vous permet de tout dire/faire ?

 question difficiles ?

Geneviève : Oui pas simple  👍

LC : Franchement je ne sais pas. Je fais ce que j’ai envie. Je ne me dis pas : ah, non, là c’est limite. Ou alors, là c’est limite alors j’y vais. Mon cerveau fait le tri à ma place. Je pense qu’il ne me propose que des choses acceptables du point de vue de ma propre morale. On doit être bien persuadé qu’on ne contrôle consciemment pas la moitié de ce qu’on dit et de ce qu’on fait. Les neurosciences aujourd’hui découvrent des trucs étonnants à ce propos. Celui qui croit qu’il contrôle tout est dans l’erreur.

Al : ok pour le tri cérébrale en mode automatique lié à la morale de chacun.

C’est terrifiant car on peut aussi l’appliquer au criminel de tout poils : c’est pas de sa faute son cerveau n’a pas fait le bon discernement.

FC : Le cerveau fait ce qu’il a à faire. La morale des hommes est indépendante de ça.

Aline La morale à été placé dans le cerveau humain par l’humain.

Pas de morale, pas d’humain … un animal instinctif.

Pardon je digresse.

Danièle : 😆

LC : Je vois !

Geneviève :  😆

A : Peut être est-il temps de replacer la prévenue dans sa cage ? Geneviève ?

Ge : Oui quelqu’un me demande ? Je suis pas loin…

Aline : Je vais donc conclure avec trois merci si tu permets

Ge : Je t’en pris Aline

LC : ok. Bonne nuit à toutes

Ge2 : Hop hop hop, on laisse Aline finir s’il vous plait

Danièle : Merci Lulu, pour moi demain 11 h en principe, peut-être un peu avant si possible … je me présente dès que je suis dispo et je devrais conclure au plus tard à 12h15 … désolée

Al : Merci à Lucienne pour cet échange d’un très grand intérêt. Je me suis sincèrement régalée.

 Danièle : Bonne nuit les nanas

Ge 2 : Danièle un peu de patience …

Al : merci à vous Lucienne d’avoir été ma tutrice du Polar Lens 2017.

LC : Dany appelle-moi quand tu seras devant le clavier car je serai certainement en train de faire autre chose

Al : Merci à vous pour la dédicace sur la panthère qui m’a été offert par Danièle.

LC : Ah, la belle opale !

Ge : Ah mais vous vous connaissiez donc Aline  et Lucienne ?

Al : Oh merci beaucoup. A l’occasion je vous ferais lire l’édition 2018 .

LC : Eh oui.  On s’est rencontré « de visu » et pas sur écran. Et c’est d’accord pour la version 2018

Aline : Un grand merci à merci. Je suis touchée et honorée.

Ge : Moi aussi je veux vous rencontrer de visu Lucienne ! 😛

Aline : Bonne nuit à toutes. j’espère que cette GAV c’est bien passée pour vous Lucienne 

Danièle :Je vous laisse entre groupies … à demain et bisous !

Lulu : J’ai une grande maison très accueillante avec une chambre d’ami confortable et je suis à 30 m du métro qui va à la gare. C’est quand tu veux, Geneviève. En plus Lille est splendide à visiter et très vivante.

Danièle, Aline Ge et même Ge 2😍

Lulu : Jusqu’à présent, je suis plutôt contente de cette GAV. J’attends donc la suite avec impatience.

Danièle, Aline Ge et même Ge 2 : 👍

Aline : oui on pourrait se retrouver pour chez Meerts ou devant un merveilleux chez Méo…. ihihih

Lulu :  Pourquoi pas un repas chez moi entre flingueuses ?

 Danièle, Aline Ge et même Ge 2 : 😍

Geneviève : Rhaaaa je vis avec un ours et des loulous. Ils sont pas très sociable mais comme l’Ours a adoré la Grosse ne sait-on jamais !

Lulu : C’est open comme on dit maintenant

 Geneviève :  👍  Bon ok je mets fin à cette deuxième audition.

Aline et Ge2 👍

Lulu : Merci à toutes

Geneviève : Il ne faudrait pas que l’on dise que les flingueuses sont des vendus ou des ripoux

Aline et Dany😮

Ge2 : Non manquerait plus que ça, des ripoux chez les flingueuses

Aline : Merci à vous

Lulu : Ah, ah !

Dany : Ben, à peine je vous laisse et je vous retrouve copines … heureuse je suis d’avoir fait les présentations 😂😍😏

Geneviève : Et oui, Dany ! Finalement on est plutôt sympa nous les flingueuses. Hein ? Même si on met nos auteurs en garde à vue !!!

Ge2 : 21h 49 

Bon il est temps de sonner la fin de cette 2e audition de la Garde à vue de Lucienne Cluytens. Demain matin, on y verra plus clair.

Ces dames du noir : Ge notre porte Flingue passe à la question Caroline Vallat


Ces dames du noir : Rencontre d’une libraire et d’une bibliothécaire.

Aujourd’hui je vous propose de découvrir Caroline Vallat, libraire à la Fnac de Rosny 2. Caroline organise les 26 et 27 mai prochain un salon du polar dans son établissement, aussi j’ai voulu en savoir plus et voici dans son audition.

 

GVL : Bonjour Caroline es-tu prête à passer sous le feu des questions ?

Attends, je me maquille un coup !

1e Partie : 

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà ces premières questions ?

Prête !

 GVL : Tu es libraire mais depuis combien de temps exerces tu ce métier ?

Je suis libraire depuis l’an 2000.

 GVL : Et pourquoi l’avoir choisi ? Ton boulot, vocation ou hasard ?

Je suis rentrée en France, après avoir passé 6 mois aux Etats-Unis et en Angleterre, j’avais 24 ans. Jusqu’alors je n’avais fait que des petits boulots et beaucoup voyagé et je me suis dit, “Il faut que je me pose, qu’est-ce que j’ai envie de faire vraiment dans ma vie ?” Je ne trouvais pas et puis je me suis demandée quel était l’élément omniprésent, récurrent, dans ma vie, c’était le livre. Et là, l’évidence !

Je suis allée au CIDJ me renseigner sur les filières du métier du livre. J’ai commencé un BTS édition que j’ai lâché très vite car j’aime trop être en contact avec le public, le métier de libraire s’est donc vite imposé.

GVL : Quelles études as-tu fais pour cela ?

J’ai suivi une formation proposée par la Chambre de Commerce de Lyon, j’ai passé la dernière session de l’examen d’entrée en 2000, j’ai été prise et je me suis installée un an dans la ville des Quais du Polar.

 GVL : Quel a été ton parcours en librairie ?

J’ai fait 2 stages pour valider mon BTS librairie, à la Fnac Montparnasse à Paris.

Puis j’ai eu mon premier CDI chez Gibert Joseph où j’ai travaillé 2 ans.

J’ai démissionné car il me manquait une liberté d’action que je n’avais pas mais que je savais pouvoir trouver à la Fnac.

Pendant 2 ans, j’ai fait des remplacements réguliers dans les Fnac parisiennes, surtout celle du Forum des Halles, mais il n’y avait pas de CDI à pourvoir.

Je suis partie bosser au Virgin Mégastore des Champs-Elysées pendant quelques mois où là, j’ai refusé un CDI. Je voulais revenir travailler à la Fnac.

GVL :  Ensuite je veux bien que tu me parles de ton arrivée à la Fnac Rosny 2.

Après une expérience de 4 ans en librairie, j’ai enfin décroché mon CDI tant attendu à la Fnac ! Celle de Rosny 2 où je travaille depuis 2004. J’ai démarré au rayon tourisme puis je me suis occupée du rayon jeunesse quand je suis revenue de mon premier congé maternité.

  GVL :  Et comment tu es arrivé à t’occuper du rayon polar ?

J’ai eu les rênes du rayon polar quand je suis revenu de mon congé parental en 2011.

J’ai beaucoup bossé (et lu !) de chez moi quand j’étais à la maison avec mes 3 enfants (j’ai administré jusqu’à une vingtaine de pages d’auteurs sur Facebook) et j’ai noué énormément de contacts avec des éditeurs, des relations-libraire et des auteurs pendant ces années-là.

J’ai donc repris le travail avec un carnet d’adresses rempli et c’est aussi à ce moment-là que j’ai vraiment démarré les rendez-vous dédicaces à Rosny.

GVL : Comment choisis-tu les romans que l’on pourra trouver dans ton rayon polar ?

Je lis une centaine de livres par an et principalement du noir. Je reçois beaucoup de Services de Presse, mes contacts relations-libraire me connaissent bien et me font découvrir de nouveaux auteurs qui pourraient me plaire. J’ai également beaucoup d’interactions avec mes amis libraires et lecteurs, on se parle de nos coups de coeur, on échange, on se donne envie de lire tel ou tel livre. Et puis parfois, mes clients me donnent aussi envie de lire des livres qu’ils ont aimés ! Et il y a aussi les auteurs que je suis et dont je lis tous les livres (et ils sont nombreux !).

GVL : Comment as-tu constitué ton fond polar. Car il doit bien y avoir un socle de polar dans ta librairie en plus des nouveautés ? 

J’avoue que j’ai des coups de coeur permanents dans mon rayon, des auteurs “chouchous” que je mets en avant très souvent sur ma table passion. J’alterne bien sûr, pour que ce ne soient pas toujours les mêmes titres mis en avant. Et puis il y a les nouveautés à placer, à lire et à défendre ! Parfois c’est un casse-tête que de trouver la place de tout présenter !

 

2ème Partie

GVL :  Depuis quelques années tu invitais régulièrement des auteurs en dédicace dans ta librairie mais pas seulement… tu as monté un salon. Comment t’es venue cette idée ?

La 2ème édition du salon “Rosny soit qui mal y pense” sera ma 30ème organisation de dédicace (commencée avec Maxime Chattam en 2005). Jusqu’à maintenant, je faisais des dédicaces groupées (avec 3 voire 4 auteurs ensemble) ou avec un auteur phare tels que R.J. Ellory, Michel Bussi ou encore Franck Thilliez.

C’est une idée de la chargée de communication de la Fnac, qui m’a proposée l’idée d’un Salon fin 2016 et en mai 2017, il était monté, c’était parti ! Le challenge à relever me plaisait.

GVL :   Un vrai premier salon. Raconte-nous cette aventure.

J’ai bossé comme une dingue pendant 5 mois pour monter ce Salon. J’ai contacté tous mes copains auteurs et quelques autres dont j’aime l’univers et l’écriture. Je voulais Olivier Norek en premier président car je suis fan de sa trilogie avec Victor Coste qui se passe dans le 93 justement. Pour la date, j’ai demandé à Marin Ledun, que je voulais absolument recevoir, de me donner ses disponibilités en mai. Ensuite j’ai essayé d’équilibrer et d’avoir des auteurs porteurs pour pouvoir également inviter de nouveaux auteurs moins connus que je défends. Pour la première édition, je voulais faire gagner des livres, j’ai donc contacté les éditeurs et les relations-libraire qui ont accepté de m’envoyer le dernier livre poche ou grand format de chacun de leurs auteurs invités. Des animations comme la Murder Party animée par le comédien Lionel Aknine ou le studio photo ont été de grands succès et tout a fonctionné. Le résultat était à la hauteur du travail fourni et de mes espérances : les auteurs et les lecteurs étaient au rendez-vous pour le premier salon polar Fnac le 20 mai dernier !

GVL :  Pourquoi ce nom, Rosny soit qui mal y pense ? Comment il a été choisi

C’est l’idée de Bernard Minier qui a transformé l’expression “Honni soit qui mal y pense” en “Rosny soit qui mal y pense” la première fois qu’il est venu en dédicace en 2014 à la Fnac de Rosny ! J’avais tellement aimé son idée que je la lui ai piquée quand on a cherché un nom au Salon.

 

GVL : Dis moi  Caroline , un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?

Je courais 5 km tous les matins et 1 heure de natation le soir.

Plus sérieusement (même si j’aurais bien aimé !), pour la première édition, j’ai bossé tous les jours pendant 5 mois. Et souvent au détriment de ma famille. J’étais tellement stressée, j’avançais dans le noir. Je ne savais pas comment cela allait se passer, ni même si le public serait au rendez-vous ! Quand le salon s’est terminé, j’étais épuisée. Mais heureuse et fière !

Cette année, j’ai toujours une énorme pression car je veux faire aussi bien, voire mieux, que l’année dernière mais je sais où je vais. Et puis, 2 de mes collègues m’aident à préparer la partie animation, Samantha s’occupe de la partie maquillage et Florian de l’animation enfants.

GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

Je n’ai aucun partenariat, ni sponsor. La chargée de communication à la Fnac gère le budget qu’elle a alloué au Salon de Rosny.

GVL :  Comment on réunit les sous ?

Je ne m’occupe pas de la partie financière. Mon rôle est de continuer à agiter la Fnac et à faire que la culture et la lecture gardent leurs places indispensables et nécessaires au sein de cette enseigne.

GVL :  Les auteurs comment on fait pour les convaincre ?

Tous les auteurs que j’ai invité m’ont dit “On te suit” quand je leur ai parlé de mon projet de Salon : quelle chance ! La plupart étaient déjà venus en dédicace une ou plusieurs fois, ils me connaissent bien et savent l’énergie et la passion que je consacre aux livres et aux dédicaces.

GVL :  Combien d’auteurs justement ?

Pour la première édition, j’avais 22 auteurs sur l’affiche, j’ai eu 2 désistements de dernière minute et un auteur qui s’est rajouté (merci Jacques Saussey !)

Pour l’édition 2, j’attends également 22 auteurs. 11 sur la journée du samedi, 11 sur la journée du dimanche.

GVL : Il a t-il un thème pour ce deuxième salon ?

Une thématique sur le cinéma, et plus généralement sur les adaptations des livres sur petit ou grand écran, sera proposée en table ronde à 15H le samedi et le dimanche et sera animée par le journaliste Eduardo Castillo.

 

GVL : Quel est le programme exactement ?

A 11h, c’est le coup d’envoi avec le discours d’ouverture de Sire Cédric qui préside le Salon cette année

Puis jusqu’à 13h, tous les auteurs sont en signature.

Pause dej entre 13H et 14h, on redonne des forces aux auteurs !

A 14h, c’est reparti pour les papotages, les signatures, les dédicaces…

A 15h, c’est l’heure de la table ronde sur le thème du cinéma

Le salon se termine à 18h.

Il y aura, comme l’année dernière, des animations, des livres à gagner, des jeux pour faire gagner des dessins car cette année nous avons la chance d’accueillir Jack Koch, dessinateur, qui va croquer 10 lecteurs aux côtés de leur auteur préféré. Une animation maquillage (cicatrices, balafres, ecchymoses…) sera proposée à côté du studio photo, qui a eu un grand succès l’année dernière, auteurs et lecteurs passant volontiers devant l’objectif ensemble !

GVL : Et l’intendance, le logement, la restauration… ?

Je ne gère pas non plus cette partie. Mais tous les auteurs sont nourris le midi, ne t’inquiète pas !

GVL :  Bref je veux tout savoir de ce salon et sur son organisation ! Es-tu certaine de n’avoir rien oublié à m’avouer ?

Il y a des forcément des choses inavouables, tu t’en doutes, mais ce qui se passe à Rosny, reste à Rosny ! Il faut venir !

3eme Partie

GVL :  Sinon, Caroline, je ne résiste pas à te poser les questions rituel :

J’aimes les rituels mais pas les sacrifices.

GVL :  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

J’ai toujours vu mes parents lire. il y avait toujours d’énormes piles de bouquins sur leurs tables de nuit.

GVL :  Comment était perçu le livre ?

Comme indispensable ! On a toujours eu des livres à disposition et surtout entre les mains.

Et je jouais à la bibliothécaire, enfant. J’avais mis des fiches dans tous mes livres et quand ma soeur m’en empruntait un, je gardais la fiche et le lui réclamais quelques jours après !

GVL :  Et toi quel est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

J’adore l’objet livre. Il me fascine, je le trouve beau, je suis d’ailleurs très maniaque, tous mes livres sont impeccables et puis j’aime son odeur ! J’ai une grande bibliothèque qui me prend tout le mur de mon salon (et pareil pour ma cave) et je rêvasse souvent en regardant mes livres et en me rappelant le moment où je les ai lus. Je ne garde que les livres que j’ai aimé.

Petite, mon père me lisait les Tintin le soir, et j’ai voulu apprendre à lire pour pouvoir continuer ma lecture seule. J’étais trop frustrée quand il me disait “Au lit !” et que je voulais connaître la suite de l’histoire !

Après, j’ai dévoré les “Oui-Oui”, les Roald Dahl, “Les 6 compagnons”…

Et mes révélations en lecture ont été :

“Le mystère de la chambre jaune” en fin de primaire,

“Misery” et “Le silence des agneaux” (que j’ai piqué à mon père) au collège

et “American psycho” au lycée, qui a définitivement fait de moi une lectrice de noir.

GVL :  Caro pourquoi le polar ?

Pour les émotions fortes !

GVL :Attention Caroline, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières ?

Je les distingue en 5 catégories : les romans policiers, les romans noirs, les thrillers, les thrillers psychologiques et les thrillers historiques. Ils n’ont pas forcément le même lectorat même si beaucoup de lecteurs dont je fais partie, surfe entre ces différents styles de polars.

GVL : Et pour finir dernières questions ! 

Tes livres et polars préférés du moment ?

“Salut à toi ô mon frère” de Marin Ledun (éditions Gallimard), le livre qui fait du bien !

Et “Le complot” de Nicolas Beuglet (éditions XO), le livre qui fait mal et qui rend fou !

 GVL : Un coup de coup de cœur ( mais pas un bouquin ) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Un énorme coup de coeur pour ma famille qui me laisse m’investir autant dans ma passion !

Et il y aurait trop de coups de gueule… beaucoup de choses me révoltent et me rendent tristes. J’avoue que je fais beaucoup l’autruche pour me protéger et protéger mes 4 enfants.

GVL : C’est ton dernier mot ? Quelque chose à rajouter ?

Oui Jean-Pierre !

L’univers du noir me fait me sentir vivante et je remercie tous les auteurs pour ça ! Maintenez-moi en vie encore longtemps les gars !

 

Merci Caroline pour ces quelques confidences. Et on l’aura compris, tous à Rosny soit qui mal y pense les 26 et 27 mai prochain.

Et si vous voulez savoir comment ça se passe, mon petit retour du 1e salon ICI

Ces dames du noir Pépita Sonatine, une bibliothécaire papote avec une libraire


Ces dames du noir, une bibliothécaire papote avec une libraire,  Pépita Sonatine

 J’ai la chance aujourd’hui de recevoir Pépita Sonatine. Pour ceux et celles qui ne la connaisse pas encore, Pépita est libraire à Mont de Marsan à la librairie Lacoste. Mais c’est aussi une psychopathe du polar et organisatrice du salon Polar entre deux mers

C’est un peu aussi pour ça qu’elle est ici aujourd’hui.

Allez c’est parti pour un intérrogatoire « Dame du Noir »


GVL : Bonjour Pépita es tu prête à passer sous le feu des question ?

Pépita : Oui . Avec plaisir.

1ère Partie :

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà  à ces premières questions ?

 Très bien,. C’est parti pour l’aventure avec les Dames du Noir !

 

 GVL : Tu es libraire mais depuis combien de temps exerces tu ce métier ?

 Si mes souvenirs sont bons, j’ai commencé le 13 juin 1983  pour être précise.

 

GVL : Et pourquoi l’avoir choisi ? 

 Pur hasard ! Job d’été à France-Loisirs dans la région parisienne.

Ce n’est pas vraiment le métier de libraire mais ça lui ressemble quand même beaucoup. Ma chef a voulu me garder, j’ai abandonné mes études de droit.

GVL : Quelles études as-tu fais pour cela ?

 Bac ES (Sciences économiques et sociales) et DEUG de droit, je voulais être avocate.

GVL : Ton boulot, vocation ou hasard  ?

Il me semble avoir répondu à la question précédemment : Par le plus grand des hasards.

Une petite annonce dans un France Loisirs au centre commercial de Belle Epine (92) où mes parents se rendaient régulièrement.

 

GVL : Quel a été ton parcours en librairie ?

7 ans à France Loisirs (Paris IVème et 1er ) puis arrivée à la librairie Lacoste de Mont-de-Marsan en 1989.

 

GVL :  Ensuite je veux bien que tu me parles de ton arrivée à la Maison Lacoste.

Maman d’une petite fille de 3 ans, je ne voulais plus perdre de temps dans les transports en commun et  rentrer tard le soir. Un retour aux sources dans la ville de mon enfance me semblait être la solution. 24h à peine après mon arrivée à Mont-de-Marsan, Mr Lacoste, directeur de l’époque, me proposait un poste de remplacement.

29 ans après, je suis fidèle au poste !

 

  GVL :  Et comment tu es arrivé à t’occuper du rayon polar ?

Nous sommes 2 libraires à gérer l’ensemble des rayons de  la Maison Lacoste , cela étant dit certains rayons nous font de l’œil plus que d’autres. Ma collègue étant plus littérature, le Polar s’est imposé à moi comme une évidence.

GVL : Comment choisis-tu les romans que l’on pourras trouver dans ton rayon polar ?

Nous recevons les représentants des différentes maisons d’éditions qui nous présentent les nouveautés des 3 mois à venir.

Dans un 1er temps, il y a « la grosse cavalerie », ceux qu’il serait inconcevable de ne pas travailler : Chattam, Grangé, King, Thilliez…

Ensuite viennent nos incontournables, les nôtres, ceux que l’on a aimé, ceux avec lesquels le rendez-vous annuel est devenu indispensable, comme une drogue. Il nous faut notre dose de lecture, notre kilo de pages à lire. Ma dose à moi c’est Barbara Abel, Ingrid Desjours, Karine Giebel, Claire Favan, Bernard Minier, Olivier Norek, Patrick Bauwen et tant d’autres….

Et puis, arrivent les découvertes… Les coups de cœur du hasard, les auteurs que personne ne connaît et que l’on aide à grandir auprès du public. Ma plus belle découverte, que personne ne connaissait , c’est Ingrid Desjours avec « Sa vie dans les yeux d’une poupée ». Mais il y a aussi Cicéron Angledroit, Laurent Loison, Nicolas Bleuglet, mes Bébés à moi.

Une belle complicité s’installe avec les auteurs, c’est une belle aventure à vivre.

GVL : Comment as-tu constituer ton fonds polar. Car il doit bien y avoir un socle de polar dans ta librairie en plus des nouveautés ? 

Je ne fais pas ce que je veux non plus. Question de budget et de place !

La durée de vie d’un livre est très courte, 3 mois en moyenne. C’est effrayant quand on songe au temps que cela peut prendre d’écrire un livre. Très frustrant pour les auteurs, sans aucun doute.

Cela étant dit, j’ai la chance d’avoir une place consacrée à mes « Lus et Appréciés par votre libraire », mes coups de cœur, mes préférés. Ceux-là auront la chance de rester sur mes étagères jusqu’à leur sortie en poche, environ un an.

2e Partie

GVL :  Depuis quelques années tu invitais régulièrement des auteurs en dédicace dans ta librairie mais pas seulement… tu avais monter un mini salon. Comment t’es venue cette idée ?

Quand Pépita est née sur facebook, j’étais loin d’imaginer que mon personnage deviendrait ce qu’il est aujourd’hui. Petite libraire du Sud-Ouest de la France, à Mont-de-Marsan, trou du c.. du monde, très mal desservi par la SNCF, très très loin de la capitale, et pourtant !

C’est en partageant mes lectures, mes coups de cœur, mes habitudes ( je pédale tout les matins avec un livre dans les mains…c’est ainsi que j’ai été repérée sur la planète FB ) que j’ai fait la connaissance de beaucoup d’auteurs et de lecteurs.

En 2013, j’ai eu un énorme coup de cœur pour Ingrid Desjours « Sa vie dans les yeux d’une poupée » Ingrid dévoilait chaque jour un carré de la couverture de son roman à paraître, j’ai joué le jeu à fond car j’avais lu le livre en avant-première (privilège de librairie), une belle complicité s’est installée entre nous. Je l’ai invitée, elle est venue !

En 2014, C’était au tour de Karine Giebel avec « Meurtres pour rédemption » de venir à notre rencontre avec son éditrice Céline Toulouze. J’ai crié si haut et si fort que ce livre était remarquable, que la France entière m’a entendu.

Suite aux succès de ces deux belles rencontres, j’ai eu envie d’aller lus loin. J’ai crée le « Salon Monde Mare d’sang » avec 10 auteurs à la clé mais pas des moindres Marin Ledun, Barbara Abel, Claire Favan, Bernard Minier, etc… J’ai vu arriver des gens de la France entière pour ce mini-salon, on a rempli 2 hôtels  pour l’occasion.

Un très joli succès et surtout un merveilleux souvenir pour nous tous.

 

La suite plus tard……

GVL :  L’an dernier avec quelques psychopathes tu montais un vrai premier salon. Racontes nous cette aventure.

J-6 Les Psychopathes du Polar peaufinent les derniers détails d’un salon qui , je l’espère sera à la hauteur de vos espérances.
Fargues-Saint-Hilaire prend des airs de scène de crime.
Les auteurs se préparent psychologiquement pour une journée polardesque exceptionnelle.
Nous ferons tout pour que ce samedi 12 mai 2018 devienne Le jour de fête du Polar.
Nous avons besoin de vous. On compte sur vous !

GVL : Dis moi Pépita, un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?‌

C’est un travail sur l’année effectivement. Chacune son boulot même si nous sommes très complémentaires.
Marie Noëlle est notre trésorière,c’est elle qui gère le porte-monnaie mais aussi s’occupe de toute la paperasse,des demandes de subventions, etc.. Mais aussi de toute l’intendance sur place, des rendez-vous avec nos partenaires, Mairie, Ecoles, Bibliothèques. En ce moment, elle court partout pour distribuer les Flyers. C’est qu’il faut de l’énergie pour ça ! 
Il y a aussi Natalie Roca,l’adjointe à la culture qui fait un travail formidable avec son équipe pour que l’organisation soit parfaite.  
Moi, je gère les auteurs,  les attachés de communication. Je lance les invitations dès septembre et ensuite je négocie avec l’éditeur. Qui prend en charge quoi ? Qui arrive quand ? Seul ou accompagné ? Cette année, tout se complique avec la grève des cheminots que je respecte complètement mais qui nous mettent vraiment dans l’embarras. Stress des derniers jours supplémentaires dont nous nous serions bien passées.
Je m’occupe de la communication, présence sur les réseaux sociaux, création de dossier de presse. 
En bref, on ne s’ennuie pas. On se mail ou on se téléphone très régulièrement , voir quotidiennement. Un trio de Psychopathes solidaires et unies autour d’une seule passion : Le Polar.

Les bénévoles

GVL : Quel est le programme exactement , combien d’auteurs ?

Cette année encore un joli programme nous attend. Deux conférences vous seront proposées.
L’une sur le thème du roman policier pour la jeunesse animée par Marin Ledun, Danielle Thiéry et Jeanne Faivre d’Arcier. Elle se déroulera à partir de 11h.
La seconde, un sacré duo d’auteurs pour nous parler des sérails killers Claude Cancès et Stéphane Bourgoin.
Le Crédit Mutuel de Créon organisera un concours de dessin avec les enfants sur le thème du « Braquage de banque ».
Et surtout, séance de dédicaces toute la journée avec les auteurs présents sur le salon.

 

‌GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

C’est sans aucun doute ce qui est le plus difficile : trouver des partenaires.
Cette année nous en avons 17. Certains restent dans l’aventure depuis 2017, d’autres apparaissent.
Essentiellement Farguais, c’est Marie Noëlle qui les a convaincu de la viabilité de notre projet.Beaucoup d’entre-eux n’y croyaient pas vraiment. Elle a fait un énorme travail et y a consacré beaucoup de son temps.
Un grand merci à eux de nous suivre dans cette aventure !

 

3e Partie

GVL :  Sinon, Pépita, je ne résiste pas à te poser les questions rituel :

Alors  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

De mémoire, il y a toujours eu des livres à la maison.

4ème d’une famille de 5 enfants, je récupérais les bibliothèques roses et  vertes de mes frangines.

 GVL :  Comment était perçu le livre ?

Comme une récompense : tu travailles bien à l’école, tu as un livre en cadeau.

Le livre était synonyme de bons résultats à l’école pour progresser en français (vocabulaire, imagination, orthographe)

GVL :  Et toi quelques est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

Le livre est partout dans la maison et me suit partout dans la  journée. Des piles dans chaque pièce, des PAL à n’en plus finir. Cela me rassure, j’aime savoir qu’une pépite se cache dans un recoin de mon intérieur.

Quant à la lecture, c’est un mal nécessaire. Pas un jour sans lire,soit très tôt le matin, soit pause déjeuner et parfois même au cours d’insomnies polardesques.

GVL :  Pépita pourquoi le polar ?

Et pourquoi pas ?

Le Polar,c’est l’illusion d’être le “Mêchant”, réaliser des fantasmes en toute impunité. Et puis, lire un polar…ça va plus vite. Il y a une intrigue, on veut savoir. On ne lâche plus le bouquin. On mène l’enquête, on souffre avec les personnages, on frissonne. C’est comme un jeu de rôle où on se met à la place de chaque protagoniste de l’histoire.

GVL :Attention Pépita, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières  ?

Addictives !

GVL : Piège bien évité même si je reste sur ma faim. Mais bon …

Donc pour finir dernières questions ! Alors…

Tes livres et polars préférés du moment ?

Du moment “Toutes blessent, la dernière tue” chez Belfond de Karine Giebel, sans aucune hésitation ! Un roman noir exceptionnel. Tama, jeune esclave de 9 ans,vous marque à vie et je défie quiconque d’être insensible à ce chef d’oeuvre.

Les livres qui ont marqué ma vie de libraire :

Meurtres pour rédemption de Karine Giebel (encore elle !) sans compter sur “Le purgatoire des innocents”

Le tueur intime de Claire Favan

Derrière la haine de Barbara Abel

Reflex de Maud Mayeras

Les yeux dans la vie d’une poupée d’Ingrid Desjours

L’apparence de la chair de Gilles Caillot

J’en oublie, la liste est longue….

GVL : Un coup de coup de coeur ( mais pas un bouquin ) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Mon Petit Prince, le bijou de ma vie.

Coup de gueule ? Je n’aime pas balancer mes coups de gueule sur la toile.

Mais si je devais vraiment en donner un… je suis malade d’entendre que des petites filles comme Angélique sont assassinées par des récidivistes. J’ai du mal à admettre que cela soit concevable de nos jours.

Ces mecs là méritent le pire. Une paire de “couilles” en moins et la peine à perpétuité.

GVL : C’est ton dernier mot ? 

C’est presque dommage de finir ainsi notre conversation. Je plombe un peu l’ambiance, non ?

GVL : Normal l’actualité est plombante, cette histoire nous le rappelle malheureusement. Aussi pour sortir de cette ambiance pesante as-tu quelque chose à rajouter ?

Venez nombreux à Fargues-Saint-Hilaire au salon du Polar de l’Entre-deux-Mers le 12 mai.

On vous a concocté une journée de folie. 33 Auteurs au top ! Bernard Minier comme invité d’honneur et une joyeuse bande de bénévoles qui ne demande qu’à vous faire plaisir.
On compte sur vous !!!

 

GVL : Dis- moi j’ai une dernière question ! Peux-tu me dire Nathalie pourquoi tu te fais appelé Pépita Sonatine ?

I‌l y a 4 ans, Pépita Sonatine est née. C’est un personnage que j’ai crée et je suis restée au moins 2 ans sans qu’on sache à quoi je ressemblais. Je voulais rester anonyme.

C’est quand j’ai fait les salons « Monde Mare ‘Sang » que les photos sont apparues.

Alors Pépita  car dans mes souvenirs d’enfance c’était le nom d’un personnage de roman qui m’était familier et…

Sonatine à cause de maison d’édition éponyme  très connue pour ses romans policiers.

Le tout sonnait très bien. Voilà, tu sais tout….ou presque ! Un grand merci à toi. Bonne journée. Bisous

GVL : OK, alors …On en reste là Pépita ?

Non j’aimerai conclure en te disant : Merci à toi de ton soutien et de cette belle mise en lumière de notre association. Les Psychopathes du Polar t’en sont très reconnaissantes et j’espère qu’un jour, tu nous rejoindras à Fargues au salon du Polar de l’Entre-deux-Mers

 

 

Vous pouvez aussi adhérez à l’assos. Les psychopathes du Polar ICI

Ou les aidez ICI avec la collecte des psychophes du Polar

Ou mieux vous pouvez faire les deux

Sériale Lectrice : papotage avec Clémence, notre nouvelle chroniqueuse


Sériale Lectrice : papotage avec Clémence, notre nouvelle jeune chroniqueuse.

Ce matin j’ai la chance de recevoir Clémence Barbier, nous allons discuter un petit moment ensemble. Clémence m’a envoyé un mail très succinct pour savoir comment on devenait chroniqueur chez Collectif. Après de nombreux échanges et après que Clémence se soit présentée aux flingueuses, elle a intégré l’équipe en tant que plus jeune chroniqueuse. Aussi aujourd’hui a-t-elle droit à son

ITW Sériale Lectrices


Clémence et Joêl Dickers

Bonjour Clémence, es-tu prête à être soumise à la question ?

GVL : Alors, Clémence, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir 

Clémence , 26 ans , chti , complètement fan de son chien et de son petit chat . Je suis infirmière depuis 6 ans maintenant , essentiellement dans les services de pointes comme la réa , les soins intensifs …

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Je viens d’une famille où la lecture n’a pas une très grande place . Ma maman uniquement lisait pendant ses congés …

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

le sujet de la lecture  n’était que très peu abordé à la maison … Maman qui adore ça n’avait pas le temps entre son travail à l’hôpital et ses 3 enfants … mais je me souviens très bien qu’une fois par an nous  allions nous acheter des livres pour le départ en vacances estival et ce moment était parfait pour moi . Je l’attendais avec impatience un peu comme un deuxième noël….

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque(s) :

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Ma bibliothèque , pour le moment , est un peu sommaire puisque je fais construire mon petit chez moi où j’envisage d’en installer une murale géante lol…

pour le moment c’est rangé par auteurs en fait , j’ai mon étagère Stéphan king , le rayon Chattam   , thilliez , harry potter ….

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

le livre et la lecture ont une place primordiale chez moi … en effet ce sont les catalyseurs de mon bonheur et ils m’ont sauvés de la déprime lors de mon long arrêt suite à l’accident de travail ….

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 j’ai tjs été très papier , sentir l’aspect dans mes mains … et puis suite à l’opération j’ai été bien embêtée pour tenir en mains mes livres que je préférais brochés ….(opération du poignet ) . Ma maman a alors eu l’idée de m’acheter une liseuse , et je l’ai adopté c’est un réel confort de lecture , mais je continue à acheter énormément de livres ….

GVL :  En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 je ne vais jamais en bibliothèque car je déteste rendre un livre il me les faut tous ….

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Ma librairie coup de cœur est le furet de Douai , car j’y allé en étant collégienne , puis lycéenne et du coup voila elle fait partie de ma vie ….

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différents lieux, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

 J’achète la plupart de mes livres en salons que je dépouillent complètement ….3 sacs à Noeux les mines …. Ensuite j’achète beaucoup lors d’avant première ou de séances de dédicaces … et puis les livres phares je les précommande chez mon libraire …. et j’ai d’adorables amis qui savent qu’ il n’y a que ça pour me faire plaisir et qui m’en offre même d’occasion ….

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 toujours prête archi prête  et motivée :

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

je lis 2 livres par semaines environ voire 3 … ce qui nous fait une dizaine par mois et une centaine par an hihi

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 je ne tiens pas un décompte précis sur carnet ou note mais je fais systématiquement un retour publié ou non mais ça m’aide à me souvenir de ce que je lis’

GVL : As-tu une PAL ?

ouiiii j’ai une PAL

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

je ne peux dire combien plus d’une centaines de livres m,attendent ça c’est sur …

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 ma Pal c’est mon signe que tout va bien , je ne supporte pas de la voir diminuer alors je rachète hihi

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers, de l’espionnage, du polar historique aussi…)

 le polar c’est mon style de prédilection , celui qui me tient en haleine ….

GVL : Clémence, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 j’ai que des auteurs favoris mais évidemment j’adore Thilliez , Chattam , Karine Giebel , Claire Favan ….

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 le premier livre à m’avoir marqué est le tueur intime de Claire Favan prêté par une amie alors que je ne sais que de la romance … et là wahou complètement scotchée je me suis accrochée aux thrillers

– le second la série art porter odnt je suis une grande fane suis toute petite

– les polars d’Éric Dupuis qui se passent chez moi et me font revivre une partie de mes souvenirs par ne jamais oublier nos anciens

– 1974 d’Arnaud Codeville , pas de mot juste parfait je me suis régalée dans ce style fantastique thriller horreur ….

– du feu de l’enfer sire Cédric un petit bijou dévoré …un régal

Eric Dupuis et Clémence

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 mon premier salon était en 2017 , alors que je déprimais sévère chez moi monsieur me dit qu’il va m’emmener voir Franck Thilliez à Lens …. et la rencontre avec les auteurs c’était magique et depuis je fais tout pour en être

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

ces salons m’apportent tout d’abord de la reconnaissance pour le temps passé pour mes retours quand les auteurs savent qui vous êtes etc … c’est aussi la rencontre avec d’autres passionnés , qui comme élus auteurs deviendront des amis au fur et à mesure ….

et puis cet aussi le début des problèmes avec le banquier car je ne peux m’empêcher d’acheter pour découvrir d’autres plumes

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 une anecdote : la dernière lors du salon de blondies , je suis partie du stand Ravet Anceau sans payer totalement euphorique de voir tous mes auteurs préférés…. Christophe Doubourg a dû me courir après …. la honte !!!!

Clémence et Arnaud Codeville

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

rien à ajouter …. à part des remerciements à l’ensemble de l’équipe de m’accueillir !!! J’espère que vous serez AUSSI RAVIES que moi de me compter parmi vous

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

 c’est mon dernier mot patronne …

GVL : Ah tu as déjà pris le bon pli Clémence ! hahaha

Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Petit coup de gueule car j’en ai assez de lire qu’un livre est nul … non pas nul il n’est as a notre goût mais il en faut pour tout le monde

Gros coup de cœur pour SMEP qui approche et où je rêve d’aller passer une journée ….

GVL :  Merci  Clémence pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar. Et à Saint Maur en poche (SMEP), il faut y aller sur un week-end !

Lilly Möhre

Plongez dans mon univers

Dans la Biblio de Koko

Reading is cool

Les étagères d'Eleutheria

Bout à bout, les mots forment une phrase et voila que je m'évade dans un autre monde, un monde où tout est possible

Mon instant lecture

Un instant lecture au parc, au lit, en patientant, ...

Miss Cherry lit

La lecture un peu, beaucoup, passionnément

Amicalement noir

du polar, du thriller, du roman noir

Lire en bulles

et autres rêveries

Douceur de lire

Pensées littéraires d'une dévoreuse de livres

Littérature maçonnique

Le blog littéraire d'un bibliothécaire-documentaliste

Mon jardin littéraire

Bienvenue dans mon monde où vous trouverez peut-être votre prochaine lecture...

Twin books

« Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.» D. Pennac

La voiedumilieu

Just Be Yourself !

Le carnet de Myriam Thibault

Les meilleurs héros sont les anti-héros.

A l'abordage de la Culture

Montez à bord & Rejoignez la mutinerie culturelle du siècle ! Moussaillons, partons "à l'Abordage de la Culture" !

Christophe Collins Ecrivain

Mes écrits, mes trucs lus, mes délires

Robert G. Forge

Auteur de Mondes Imaginaires

Écritures...

"En matière d’écriture, je vois le style comme quelque chose que l’on a en soi, mais dont on ignore la forme jusqu’au moment où on le découvre." Clovis Tessier

refugelitteraire.wordpress.com/

la lecture, mon refuge, un partage !

My Head Full Of Words

"never feel guilty for starting again" — Rupi Kaur

L'éphémère

On devrait toujours être légèrement improbable ... O.Wilde

Loli Artesia

Plume Indépendante - Auteur et chroniqueuse littéraire

Inside your books

Blog littéraire, échange livresque dans le prolongement de mon compte bookstagram

Mezaventures

Le blog d'auteur de Patrick Ferrer

Je lis et je raconte...

Chers lecteurs, chères lectrices, attention à votre petit coeur. Je vais vous révéler mon intention secrète : vous faire vibrer, vous faire lire, vous faire vivre, tout simplement... Et si la littérature était plus qu'un loisir ? Et si c'était vital ? Imaginez l'infinité de mondes, d'univers, de sentiments, de vies, d'aventures, que l'on peut créer avec des mots placés les uns derrière les autres comme une belle farandole de joie et de couleur... Entrez dans mon coeur, entrez dans ma bibliothèque...

L'urgence est au bonheur, by Sophie Ausilio

Humons-le chaque jour (cliquez sur les photos)

Au fil de l'histoire

Si tu ne sais pas quoi lire, j'ai peut-être quelque chose pour toi ...

Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

scarlett21

This WordPress.com site is the bee's knees

Hanae part en livre

"Folie livresque"

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

La lectrice hérétique

Qu'importe l'emballage, pourvu qu'on ait l'extase

Mam’zelle Colibri

Poésie, réflexions & rêvasseries

Mes petits plaisirs à moi

Lectures, films et caetera

La Bibliothèque de Maho

Pour le plaisir de lire

%d blogueurs aiment cette page :