Le gang des flingueuses : épisode 3


Salut les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez ?

Il y a presque 3 ans maintenant, je vous proposais Collectif Polar. Très vite… J’ai voulu que mon blog devienne un blog participatif.

Des lecteurs sont devenus chroniqueurs. Les plus réguliers sont devenus des flingueurs, en majeure partie des flingueuses.

« J’ai choisi mes chroniqueuses parce que leur avis me touchait, dans leur concision ou leurs arguments, le choix des mots, leur ressenti… Nous sommes chacune différentes, et c’est cette différence que je veux mettre en avant. »

Au menu, des critiques, des interviews d’auteurs, une rubrique « avis d’expert » consacrée aux crimes célèbres et à l’histoire de la police, des reportages sur les salons littéraires, des portraits de serial lectrices

Vous le savez , j’ai voulu un blog participatif et aujourd’hui je suis entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une dizaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi j’ai décidé de vous présenter mes Flingueuses .

Il y a ici Eppy Fanny la fidèle ; Aline l’impatiente ; Emilie la jeunette ; Ophélie la passionnée ; Danièle notre Taty flingueuse ; Cathy, notre Expert en chef ; Marie Noëlle notre Psychopathe du polar ; Cécile notre Auteure, Julie la petite dernière et Geneviève votre Porte Flingue. Et parfois même aussi, Geneviève, son double maléfique.

 Émanation du blog Collectif Polar, chronique de nuit, Le Gang des Flingueuses a sa propre page Facebook « Ge et ses Flingueuse« .  Celle-ci ,c’est celle de mes chroniqueuses régulières et passionnées. De plus, j’en suis le porte flingue.

Alors je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses de celles-ci !



Questionnaire aux Flingueuses

Le gang des flingueuses

Episode 3 : Cathie, Marie-No et Julie

Tu as rejoints dernièrement 🔫 le gang des flingueuses  🔫pour notre Collectif Polar.

Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition d’être une des nôtre, où avoir voulu intégrer la team ?

 Cathie : J’ai voulu intégrer la team parce que l’activité de blogueuse critique littéraire est une activité solitaire et je voulais ouvrir mon horizon, partager avec d’autres passionnées et remplir ma Pal…

Marie No :  Ecoute j’ai pas encore l’impression d’y avoir ma place pour le moment. J’aime beaucoup t’envoyer mes chroniques sur collectif Polar mais j’avoue ne pas être très active sur GE et ses Flingueuses mais ceci dit le groupe est sympa.

Julie : Je n’étais qu’une simple lectrice d’abord puis ça m’a amusé de lire les différents avis, les interviews, les avis de chacun sur leur PAL etc dont je répondais en com sur facebook puis quand Geneviève m’avait proposé de rejoindre le collectif une fois, je n’étais pas prête avant car j’attendais d’avoir suffisamment lu des livres pour en parler puis quand j’ai su que la proposition tenait toujours, je me suis lancée en étant prête et en voulant faire découvrir mes lectures aussi assez peu connus. 

 

Comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ?

Cathie : J’avoue ne pas prendre suffisamment de temps pour participer, prendre connaissance ou interagir à toutes les rubriques, cela tient en partie que jusqu’à présent je n’avais pas internet illimité ; mais depuis deux semaines, j’ai emménagé dans un nouveau logement pourvu d’une connexion ADSL donc je serai plus présente:)

Marie No : Pas très impliquée pour le moment et je n’ai pas beaucoup d’échanges avec mes camarades de jeu. J’ai aussi beaucoup à faire sur les PDP et comme je suis du genre à ne pas trop m’eparpiller …..

Julie : Je ne sais pas encore car je viens à peine d’entrer dans le groupe xd mais j’espère m’y sentir bien comme chez moi haha.

 

Qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Cathie : J’attends tout d’abord de me tenir au courant des sorties polars et thrillers, d’être informée sur les événements liés au monde du polar, également, par l’intermédiaire des articles publiés, d’être informée sur les auteurs interviewés ; mais j’attends également de partager nos avis de lecture.

 Marie No :  Là tout de suite, je ne sais pas, je n’y ai pas vraiment pensé.

Julie :  J’attends qu’on m’accepte même si je vais me sentir encore toute petite vis à vis d’autres qui ont plus d’expériences surtout dans les chroniques mais j’apprendrais petit à petit à m’améliorer.

 

Te sens -tu une flingueuse à part entière ?

Cathie : Pas entièrement par mon manque certain d’implication, lacune que je compte bien combler cette année .

 Marie No : Oui mais plutôt psychopathe !

 Julie :  Non pas vraiment encore

 

Que t’as apporté cette expérience d’équipe ?

Cathie : J’avoue être une louve solitaire habituée à fonctionner en solo, sans doute par goût mais aussi par mon métier d’écrivain et de critique. Du coup, avec vous j’apprends à sortir de ma grotte et à regarder ce qui se passe autour de moi…(rires) Cette expérience m’a donné l’envie de partager , de lire d’autres chroniques, de voir comment travaille d’autres blogueuses.

 Marie No : Je vais être honnête avec toi : rien pour le moment

 Julie : Je ne sais pas encore car je viens juste d’entrer.

 

Qu’en as-tu tiré ?

 Cathie : Une PAL de 153 kilomètres de long (rires)…

 Marie No : Au départ, il y avait des messages en MP toutes les 30 secondes et j’avoue que ça m’a un peu saoulé et qu’au final on ne comprends rien de rien à la conversation du départ, donc j’ai décroché.

Julie : Je ne sais pas encore.

As tu des attentes particulières autour de Collectif Polar ? Et quelles sont-elles ?

 Cathie : Je n’y avais pas réfléchi vraiment…Ah si, une rencontre annuelle de toutes les flingueuses histoire de ne pas rester dans le virtuel 

 Marie No : Collectif Polar, j’adore ne change rien.

Julie :  Je n’ai pas vraiment d’attentes particulières mais que je fasse découvrir mes lectures dont certains ne connaissaient pas me procurerait déjà un grand plaisir et aussi en retour qu’on me fasse découvrir des livres mais doucement car j’ai déjà une petite PAL de 14-15 livres et c’est déjà beaucoup pour moi et grâce à un groupe de mordus de thrillers j’ai su ma liste plus de 200 livres pas encore achetés heureusement et pas encore lus. 

2eme Partie

 

Enfin, dis-moi,

Tu préfères :

 1- Etre reconnu comme une simple chroniqueuses de Collectif Polar ?

 2- Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi ?

 3- Être avant-tout une flingueuse ?

 4- Juste faire de tant à autre une « chronique de lecteur »

  Cathie : Réponses 2 et 3 : Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi . Et…  Être avant-tout une flingueuse .

Marie No : Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi, oui ! Mais…Être avant-tout une flingueuse, non !!!

Julie :  D’abord j’aimerai être 4 et 2 car j’aurais des chroniques à écrire sur des livres que j’ai déjà lu d’abord, je vais essayer d’être régulière même si je ne sais pas encore mon rythme niveau chroniques.

 

Et en OFF, juste entre toi et moi ou presque !

 

As-tu des regrets, des déceptions à formuler, quelles sont les choses que l’on pourrait améliorer ?

 Cathie J’avoue éprouver des difficultés à naviguer dans le blog, à retrouver les rubriques ou articles un peu anciens

 Marie No : Non aucun regret, l’aventure est sympa . Des choses à améliorer, très certainement mais ça se fera au fil du temps. Là tout de suite je n’ai pas le cerveau en ébullition mais je ne manquerai pas de t’en faire part à l’occasion.

Julie : Je ne sais pas je dirais ça plus tard mais je trouve le blog déjà bien, très variés et j’aime cette variété, j’aimerai dans 1 an être encore dans le collectif et avoir droit à une interview pour dire mon bilan de mes 1 an dans le collectif ça oui j’aimerai

Quelles améliorations propose-tu ? Et comment les mettre en œuvre ?

 Cathie : Je ne sais pas trop, je ne suis pas douée en informatique ; sinon, comme je le disais plus haut, m’impliquer d’une manière plus constante, mais cela ne dépend que de moi…

Marie No : Impossible de répondre à ta question, n’étant pas encore dans le feu de l’action, je ne peux pas me permettre de ramener ma science.

Julie : Un jour vous rencontrez aussi, j’aimerai! Qui sait un de ces jours sur Paris ou lors du Salon de Paris mais pas vraiment d’autres salons car le salon de Paris comme grand salon est le plus proche de chez moi habitant dans le nord-ouest, aller dans le sud ou à l’est est difficile pour moi n’ayant pas de voiture. Voilà j’ai tout répondu. 

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Sériale Lectrice : Ge papote avec Julie, sa nouvelle Chroniqueuse anonyme.


Sériale Lectrice : Ge papote avec Julie, sa nouvelle Chroniqueuse

GVL : Bonjour Julie, es tu prête a être soumise à la question ?

Oui je suis prête, je suis plus que prête, j’ai hâte ^^

 GVL : Alors, Julie, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

 Alors j’ai 27 ans, je suis actuellement à la recherche d’un emploi c’est pas tout rose je préfère ne pas m’étaler dessus mais le point positif c’est que ça m’a donné le temps de lire en retrouvant le goût de lire que j’avais perdu après le bac. En fait, le lycée m’a dégoûté de la lecture avec des livres classiques imposés même si j’ai aimé être en L (Littérature) et je n’étais pas une grande lectrice même enfant où je lisais majoritairement que Martine, Tom Tom et Nana ponctuellement. Ados, 2 livres lus en dehors du temps scolaire m’ont marqué ce sont 2 livres témoignages et comme je l’ai dit c’est seulement en 2017 que je suis revenue à la lecture, en enchainant même la lecture à une vitesse car j’en suis déjà à 40-50 livres lus en comptant mes bd, mangas et comics je me suis rattrapée haha. 

 

 GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Alors personne ne lit dans ma famille, mon frère n’aime pas ça et mes parents comme ils ont immigré en france car ils sont d’origine asiatique ils ont dû apprendre le français aussi avec difficulté. Moi et mon frère on leur a jamais demandé de l’aide pour nos devoirs on s’est débrouillé avec des cours de soutien etc. Le positif c’est que mes parents m’avaient inscrit à la bibliothèque, du coup j’y allais de temps en temps même si avant je n’étais pas une grande lectrice et malgré cette avantage, je ne lisais pas plus. Par contre, moi c’est l’écriture et le dessin que j’adore en écrivant et dessinant depuis petite, j’ai déjà fini quelques petites histoires nouvelles mais pas de roman mais ce n’est pas assez bien pour être publié mais c’est juste une fierté! Mais j’ai réussi à écrire le scénario d’une web série, que j’ai monté en étant la caméraman et réalisatrice aussi et j’ai adoré, j’aimerai un jour pouvoir réussir à publier un livre même si j’en suis encore loin mais j’ai des petits cadeaux personnalisés de nouvelles dont mes amies sont les héros en cadeaux pour Noel mais chut c’est un secret.

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

Je veux des photos pour illustrer

Je vais te montrer 2 photos de ma bibliothèque partie 1 et 2, j’ai pas assez de place et je joue à tétris avec mes livres xd.

Une photos de mes thrillers et polars lus et une photo de ma pal juste des thrillers et polars j’en ai 5, 6 dont un que j’ai oublié de mettre mais je n’ai pas montré les livres de ma pal autre dont il faut rajouter 7 livres de plus du coup ça me fait une pal de 13 livres. C’est pas beaucoup mais je préfère avoir une pal petite qu’une grande pal dont j’aurais l’impression de ne jamais pouvoir tout lire. 

dav

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 C’est un moyen d’évasion en apprenant aussi des choses. 

 

GVL: Es-tu papier ou numérique ?

 Je suis plus papier, j’ai lu quelques fois en numérique mais assez peu. 

GVL: Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 Alors j’adore les polars et thrillers, déjà les polars parce que j’aurais aimé être une détective même si je n’ai pas de compétences hormis mon instinct qui me trompe parfois xd mais par ex ados à 13 ans je regardais Détective Conan sur france3 que j’adorais et que j’adore toujours car j’en suis devenue fan et même si je n’ai pas encore lu les Sherlock Holmes (oui la honte) et bien comme Shinichi est fan de Sherlock Holmes j’ai appris des choses aussi et il y a des références à Hercule Poirot de Agatha Christie aussi que je n’ai pas encore lu xd. 

Sinon les thrillers sont ma drogue, mon adrénaline, mes montagnes russes et avant de lire je regardais déjà des films et séries tv du genre thrillers où j’avais des crises cardiaques avec des cliffhangers retournements de situation et que j’enchainais les ep (épisodes) pour savoir la suite, avec les livres c’est pareil haha.

C’est aussi avec les thrillers que j’ai fini des livres plus vite en 2 jours mon max ou 3-4 jours et comme les thrillers sont variés. J’en lis pour changer des policiers où parfois c’est à peu la même intrigue.  Par contre je ne lis pas que de ça mais j’alterne avec aussi des livres de comédie contemporain, livre de témoignages etc. Je n’ai pas encore tout lu ni lu tous les auteurs mais j’ai déjà lu divers genres par contre la fantasy c’est moins mon truc. J’essaye avec une de mes autrices favoris pour son écriture que j’aime. Mais je suis plus monde réel.  Après la science fiction je peux quand ça parle de ce que peut faire la science et la technologie et ses dérives.  Mais je n’aime pas le space opera c’est à dire du genre vaisseaux spatiales comme star wars.  Je n’aime pas star wars. 

 GVL : Julie,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris 

Alors comme je n’ai pas encore beaucoup lu tous les livres des auteurs je ne peux pas dire surtout en thrillers et polars.

Mais en autrice j’adore Samantha Bailly elle n’écrit pas vraiment de thrillers, elle en a écrit un en jeunesse mais j’adore son style d’écriture, j’ai adoré ses livres contemporains qui parlent d’amitié, de travail pour les jeunes surtout sa trilogie « les stagiaires », « à durée déterminée » et « indéterminés » qui sort l’année prochaine que j’attends c’est des livres qui parle surtout à la génération Y qui ont connu la naissance de Internet. J’ai adoré 7 de ses livres et je veux lire tous ses livres.

 Sinon en livres thrillers j’adore Sébastien Bohler qui écrit des thrillers de science fiction, qui est journaliste scientifique docteur en neurologie du coup il sait de ce qu’il parle, j’ai lu 2 de ses livres que j’ai adoré, le 3ème est dans ma pal et il a écrit des livres pratiques non fiction aussi.

 Enfin il ne faut pas que j’oublie de citer Bernard Werber alors je ne l’ai pas connu avec sa trilogie des fourmis comme d’autres mais avec « le sixième sommeil » sorti en poche cette année que j’ai purement adoré en plus que je fais des rêves lucides et ses autres livres sont sur ma liste. 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

 Whaou dur de n’en citer que 5

Je vais essayer avec « robe de marié » de pierre lemaitre, « juste une ombre » de karine giebel, « le sixième sommeil » de bernard werber, « neuroland » de sébastien bohler et « touch » de claire north qui m’ont marqué.

  Mais dur de n’en citer que 5 si je pouvais j’en citerai 20 qui m’ont marqué cette année car j’ai beaucoup lu et pas mal m’ont marqué que j’ai adoré.

J’aurais aimé citer :

Les livres de Olivier Norek dont j’ai lu « code 93 », « territoires » et « surtensions » son dernier livre « entre 2 mondes » pas encore lu, « code 93 » je l’ai moins aimé que les 2 autres mais auteur talentueux aussi etc.

dav

GVL: Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

 Non je n’en fréquente pas car c’est généralement trop loin et je n’ai pas de voitures, le seul que je peux c’est le Salon du livres de Paris dont je ne suis pas encore allée mais que j’aimerai y aller l’année prochaine comme ça j’essayerai de voir le plus d’auteurs que je peux surtout mes préférés que je rêve de rencontrer comme Samantha bailly et Bernard Werber etc.

 

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Comme je ne suis pas encore allée je ne peux pas en parler par contre j’aimerai y aller pour rencontrer mes auteurs préférés et échanger avec eux sur leurs livres. 

 GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 Je n’ai pas d’anecdotes sur les livres par contre je peux vous raconter une anecdote: Moi et mes cousines on était dans la salle de bain car pas de place lors d’une réunion familiale et pour passer le temps j’ai raconté une histoire qui fait peur à mes cousines assise sur le bord de la baignoire le tout en improvisant oui car je racontais au fur et à mesure en improvisant et j’avais adoré faire ça et je me souviens toujours de l’histoire.

Autre anecdote, j’écris mes rêves une fois réveillée et j’ai rêvé 4 fois de voler dans les airs tel Peter Pan, une fois d’être une agent secret protégeant David Beckham, une autre fois j’ai rêvé de tintin, martin mystère, code lyoko et prison break xd. Mes rêves sont devenus plus bizarres.

 GVL : Sinon…Rien à rajouter ?

 Je suis très contente enfin de vous rejoindre dans l’équipe, je participais par des commentaires sur facebook, j’adorais vous lire surtout les interviews, j’attendais le bon moment pour avoir suffisant de connaissances en thrillers et polars et ça y est c’est le moment. Je suis ravie ^^ 

Et je vais juste rajouter pour les lecteurs qui mélangent polars et thrillers pour savoir les différences etc, polars policiers c’est avec une enquête policière, les thrillers sont plus variés avec des sous-genres comme thrillers psychologiques, thrillers fantastiques, thrillers de science fiction etc sans obligation d’enquête policière.

Et une définition des thrillers: « Le thriller (anglicisme, de l’anglais to thrill : « frémir ») est un genre artistique utilisant le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue. Les procédés narratifs sont souvent les mêmes, qu’ils soient utilisés au cinéma ou dans la littérature, avec notamment les fausses-pistes et la rétention d’informations afin d’embrouiller le lecteur/spectateur, ou l’utilisation des cliffhangers entre les différents chapitres, scènes ou épisodes.«  source Wikipédia

GVL : Allez un petit coup de gueule.Et.. Un gros coup de coeur…. ?

Les 2 de préférences !

 Coup de gueule: qu’on dise que les jeunes ne lisent pas et qu’on nous juge face à nos lectures. Alors oui j’adore les thrillers et polars mais je ne vais pas me mettre à tuer XD je ne suis pas cinglée et d’autres préfèrent des romances érotiques etc je dis ça car j’ai déjà vu des personnes se moquer des lectures des autres.

 Coup de coeur: les échanges entre lecteur j’adore ça, les avis différents peuvent être enrichissants comme discuter entre ceux qui ont lu le même livre pour parer des points qui ont gêné ou déçue certaines personnes et s’apercevoir que pour d’autres ce n’est pas le cas etc.

 Dis moi Julie tu es déjà Blogueuse ? Alors pourquoi voumoir rejoindre Collectif Polar ?

Oui j’ai aussi crée un blog ici les-critiques-de-julie.over-blog.com mais je n’y parlerai pas que de livres mais aussi de films, séries tv etc.

Et j’ai cédé à la tentation de me joindre à vous en tant que blogueuse lectrice parce que j’adore les polars, les thrillers, romans noirs etc

Parce que mon blog est plus diversifié.  Je ne parle pas que de lecture. Je parle aussi et surtout des films et des séries tv que j’aime.  Je veux les faire découvrir.  Pour le collectif polar, je parlerai uniquement de mes lectures, polars, thrillers, romans noirs etc . Je consacrerai  ces lectures à Collectif Polar.

J’aimerai vous rejoindre pour écrire aussi des chroniques sur les polars et pour faire découvrir surtout les thrillers qui sont variés comme des thrillers fantastique, thrillers de science fiction, thrillers psychologiques et romans noir et thrillers hybrides et originales qui changent des autres livres et polars. L’idée c’est de vous faire découvrir ces lectures, à vous et vos chroniqueuse.  Je vais essayer de vous proposer  des livres dont vous n’avez pas entendu parler.

Merci Julie pour ces petites confidences. Et on te retrouve très vite sur les page de Collectif Polar

Ok merci super.

Alors cher(e)s lecteurs zé lectrice, En attendant la première chronique de Julie, retrouvez son Top 10 2017 ICI .

 

Sériale Lectrice : papotage avec Emilie, notre jeune flingueuses


Sériale Lectrice : papotage avec Emilie, une de mes flingueuses

Aujourd’hui je vous en dis un peu plus sur notre plus jeune flingueuses.

Emilie Bucheron, nous a rejoint il y a quelques temps même si elle reste très discrète.

Aussi, il était plus que temps qu’elle se dévoile un peu !

Allez place à son ITW, sériale lectrice


 

GVL : Bonjour Emilie, es tu prête a être soumise à la question ?

Bonjour ! Oui cheffe ! lol, je suis prête.

GVL : Alors, Emilie, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

 J’ai 32 ans. J’ai eu une scolarité compliquée. J’aurai aimé faire longues études à la fac mais cela n’a pas été possible par manque de moyens. J’ai finalement opté pour un BTS Assistante de direction afin de ne pas sortir du lycée sans rien d’autre en poche que le bac. Je m’étais rendue compte à travers mes stages que ce boulot ne me conviendrais absolument pas mais je voulais un diplôme afin d’avoir de quoi exercer un boulot alimentaire si besoin. Dans la foulée, je suis revenue à mes premières amours : les enfants. J’ai passé le bafa en 2003, le bafd en 2015 , le psc1 et le cap petite enfance en 2010 histoire de pouvoir me diriger vers un métier qui me conviendrait pleinement. Aujourd’hui, après avoir travaillé pendant huit ans pour la mairie de ma ville dans des crèches et accueils de loisirs, je suis en cdi pour une agence de garde d’enfants et je suis en plein travaux dans mon appartement afin de demander l’agrément pour devenir Assistante maternelle.

GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Mes parents lisaient beaucoup quand nous étions petits. Ils m’ont très vite poussé à faire de même. A 5 ans, je lisais déjà quasiment parfaitement. De même pour l ‘écriture. Du coup, je me suis pas mal ennuyée au CP…

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

 Malheureusement non. Etant, comme je le disais, en plein travaux, mes livres ne sont pas correctement rangés, il y en a un peu partout dans la maison et c’est pas joli à voir lol. Je peux par contre vous dire que je dois avoir environ 1000 livres lu et peut-être 600 ou 700 dans ma PAL.

GVL : Mais j’insiste chère Emilie

Ok, Photos de ma PAL. Enfin, une partie. Pas rangée donc car en travaux

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une nécessité. Une activité essentielle à ma vie qui me permet de m’évader et de relativiser parfois. De voyager aussi.

GVL: Es-tu papier ou numérique ?

 Je préfère le livre papier. Mais je lis aussi en numérique quand je n’ai pas le choix. J’ai d’ailleurs une PAL numérique conséquente lol.

GVL: Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 Le polar est mon genre de livres préféré. Je ne sais pas vraiment pourquoi.  J’aime le côté enquête, mystère, réflexion, rebondissements, … J’aime aussi bcp les thrillers psy. Qui nous emmène dans les tréfonds de l’esprit humain.

 GVL : Emilie,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris 

Harlan Coben, le maître du polar/thriller pour moi. Patricia Mac Donald. Lisa Gardner. Michel Bussi. Guillaume Musso. Donato Carrisi pour les plus connus.

 Mais aussi et surtout Johana Gustawsson. Solène Bakowski. Amélie Antoine, Gina Dimitri, Jax Miller. Cinq femmes moins connues mais néanmoins très talentueuses.

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

Block 46 de Johana Gustawsson. Mon premier service presse mais aussi le premier livre en solo en de cette auteure. Une découverte incroyable et une rencontre vraiment importante pour moi car Johana est une personne talentueuse et humble. Et c’est rare.

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh. Pas un polar mais un livre magnifique sur la résilience et la capacité de l’être humain à avancer malgré tout.

Une bonne intention de Solène Bakowski. Ainsi que tous ses autres livres. Cette auteure aborde toujours des sujets durs sous des angles réalistes et à chaque fois elle me touche. J’ai l ‘impression qu’elle parle de moi et me fait avancer.

Les infâmes de Jax Miller. Un livre magnifique et horrible à la fois.

Nox de Yves Grevet. Pas un polar non plus. Une dystopie affreuse et tellement réaliste. Flippante !

GVL: Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

Je les fréquente malheureusement très peu. Tout simplement parce que souvent ils se déroulent loin de chez moi et qu’entre le transport, le logis et l’achat de livres, c’est un budget.

J’ai tout de même eu la chance d’aller en 2009 au salon du livre de Paris, aux Quais du polar en 2016 et au petit salon du livre qui se déroule tous les deux ans dans ma ville l’an dernier.

En septembre 2017, je suis allée près de chez moi, au château de Clos Vougeot, à la dixième édition du salon Livres en vignes

De la même manière, je vais aux dédicaces que les libraires organisent dans les alentours ou dans ma ville et c’est très agréable car il y en a régulièrement. Ca compense le peu de salons organisés dans le coin et le fait que je ne puisse pas aller à ceux qui sont trop loin.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 J’adore ces rencontres. Echanger avec les auteurs. Leur dire ce que j’ai ressenti à la lecture de leurs histoires… Ce sont toujours des moments très forts en émotions pour moi.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 Ma rencontre avec Johana Gustawsson, l’an dernier, à Lyon, lors des Quais du Polar. On échangeait déjà depuis qques temps au sujet de ses livres et petit à petit on a bcp discuté de tout et de rien. Et quand on s’est rencontrées, on s’est tombé dans les bras, très émues toutes les deux. Perso j’étais plus qu’émue lol. J’ai pleuré et pas qu’un peu. Tout comme sa famille car elle leur avait raconté ce que j’avais dis de Block 46. Comme j’avais été une des premières à le chroniquer et que le sujet touche de près sa famille paternelle, c’était un moment très émouvant.

GVL : Sinon…Rien à rajouter

Allez un petit coup de gueule.Et.. Un gros coup de coeur…. ? Les 2 de préférences !

Un gros coup de gueule contre les auteurs qui me demandent de parler de leur livre mais qui ne sont pas content quand je dis que ce n’est pas un coup de cœur.

J’ai beaucoup de mal avec ce genre de comportement. Tout simplement parce que je suis consciente qu’écrire un livre demande beaucoup de travail, de temps, de recherches, mais que je ne vais pas dire que l’histoire m’a transportée si cela ne me paraît pas vrai.

Je met beaucoup de nuance dans mes chroniques, je met toujours en avant les qualités du livre avant de parler de ses « défauts », j’argumente et je dis toujours que ce qui ne m’a pas plu à moi peut évidemment plaire à d’autres, donc je pense que je reste respectueuse du travail effectué et que donc on doit aussi respecter mon avis.

Coup de cœur pour les auteurs qui savent rester humbles malgré leur talent évident.

Merci Emilie pour ces petites confidences

Maintenant nos lecteurs  zé nos lectrices te connaissent un peu plus.

Alors à très vite pour une de tes chroniques.

Et comme l’interview c’est bien passé voici quelques photos de la bibliothèque d’Emilie

 

Voilà maintenant que vous savez tout sur notre petite flingueuse

Je vous invite à me retrouver dans 3 petites heures

Pour une nouvelle Millième chasse aux livres.

Et ce sera la 74e, qui pourrait être une pèche aux livres

Puisse qu’elle nous emmène à la mer !

Petites indiscrétions de Noël 1


 Durant la trêve des confiseurs, nous vous proposons quelques indiscrétions. Glanées ça et là sur des salons par notre Taty flingueuse Dany.

Aujourd’hui c’est avec Jacques Saussey qu’elle papote.

 

Dans le cadre du couvent des minimes à Blaye et pendant le salon « Livres en citadelles », Jacques Saussey a accepté de nous faire quelques confidences sur son prochain roman à paraître le 3 janvier 2018 – attention ceci n’est pas une 4ème de couverture … c’est mieux

Jacques et Dany

Nous retrouverons Magne et Lisa qui reconstruisent leur couple malmené par le précédent épisode. Ils vont sur le terrain entamer une nouvelle collaboration et se retrouvent aussi pour leur nouvelle vie à Paris.

Ils devront résoudre ce que les américains appelleraient un « cold case » , une énigme qui se situe dans les années 40 et où l’avion de la couverture va jouer un rôle déterminant.

Je n’ai pas réussi à lui faire expliciter son titre … c’est une des clefs de l’énigme alors … la tension artérielle de Lisa ou le nom du modèle d’aéronef ????

7 13 Jacques Saussey

Le capitaine Daniel Magne enquête sur la mort de l’épouse d’un entrepreneur de BTP, torturée et sauvagement assassinée dans une villa cossue de la banlieue parisienne. Alors que ses investigations tournent court, il établit un lien avec la victime d’un deuxième crime, dans le nord de la France. Ces deux affaires l’amènent à remonter dans le temps jusqu’en 1944.

Pour ceux qui n’ont pas encore lu « Ne prononcez jamais leurs noms » … il sera disponible en format de poche dès le 17/1

… et pour les fans : du côté tendon d’Achille c’est pas encore le top !

Premier chapitre de 7/13 c’est ici … http://www.jacques-saussey-auteur.com/713-extrait/

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

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GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
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GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

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 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
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GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

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polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

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GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
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GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

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GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

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GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
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GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
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GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias


Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

Notre Flingueuse a lu, un peu par hazard,  La faux soyeuse d’Eric Maravelias. Elle nous en donne son avis. Et dans la foulée, elle est allée poser quelques question à l’auteur.

Je vous laisse découvrir tout cela

 

La faux soyeuse, Eric Maravelias
Editions Folio Policier.

Ce livre je l’ai acheté pour le faire participer à la chasse aux livres Collectif Polar. Puis j’ai vu plein d’articles sur lui. Bon ben je vais peut-être le lire même si c’est pas ma came (oui jeu de mot !)

C’est difficile, violent. Mais c’est prenant aussi. La société en dérive, les hommes aussi. Une saloperie qui prend possession de ton corps. Addiction. Dépravation, perversion, trahison, dérision. Au fil des pages tu galères pour t’attacher au personnages principal. Sa pensée est décortiquée, ses actes aussi. ça ne les justifient pas, sûrement, mais t’y trouve une sorte de justificatif. Justificatif s’il en faut à une société qui laisse certains sur le carreau dans leur m… Une société à deux vitesses (voire plus), deux poids, deux mesures. Tu le vois ce mec qui malgré tout à des valeurs, des sentiments, qui pose son regard sur lui sans fard. Il va au bout du bout de tout ce qu’il peut faire, penser. Est-ce que tu as mal pour lui ? je ne sais pas. Il me laisse sans voix, un vide à l’intérieur. T’as envie de chialer, alors oui peut-être que tu as mal pour lui.

Il va pouvoir partir pour la chasse aux livres maintenant. Je ne regrette pas t’avoir tourné ses pages. A votre tour de regarder le monde à travers ses yeux.

Bonne lecture !

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

 

1- Pourquoi avoir écrit La Faux Soyeuse ?

Par jeu avant tout. A cette époque, j’allais beaucoup mieux, je lisais beaucoup, et ma situation m’amenant à faire un bilan sur ma vie, j’ai constaté qu’elle avait été bien noire les deux dernières décennies. De fil en aiguille, si je puis dire, j’en suis venu à l’écrire. Le jeu, bien sûr, étant d’arriver à l’écrire de la bonne manière. De façon à ce que, malgré sa noirceur et le sujet abordé, il puisse être lu par tous. Que tout en étant noir, mon livre soit aussi, dans une certaine mesure, poétique.

2- Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où travailler ?

Dans l’absolu, peu m’importe l’endroit. Calme ou bruyant, isolé ou en pleine ville, dans un bistrot ou dans un parc… ça n’a pas beaucoup d’importance. Ensuite, si c’est à mon domicile, oui. J’ai ma place dans la cuisine, devant la fenêtre, et je regarde les mésanges, le rouge-gorge ou l’écureuil vaquer à leurs occupations tandis que j’écris, réfléchis.

3- Face à l’engouement pour votre livre, vous utilisez souvent le mot « harcèlement ».

Cette engouement vous gêne ?

Du tout. Mon livre est sorti il y presque 4 ans, et c’est une plaisanterie. Dans la mesure où on parle encore de lui et que dernièrement, en effet, plusieurs salons m’ont invité, des chroniqueurs l’on lu, une journaliste de Radio France a refait un papier pour un journal suisse, je me suis amusé à parler de harcèlement. C’était humoristique.

4- Votre roman est très noir, le noir est une couleur parmi tant d’autres. Quelle est la couleur qui vous émeut.

Aucune en particulier.

5- La première fois que vous avez tenu votre livre en main… racontez-nous.

Tout dépend de quoi on parle. La première fois que j’ai tenu mon livre en main, je l’avais fait imprimer moi-même. C’est une sensation agréable. Un objet fini. Qui a l’apparence d’un livre, enfin. Ensuite, lorsqu’il est sorti à la Série Noire, chez Gallimard, c’était encore autre chose. Plus officiel, mon livre parmi les grands et dans une collection que j’aimais. C’est sûr que ça fait quelque chose. Mais ce n’est pas traduisible en mots si facilement. Et puis le battage médiatique qui a eu lieu ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour apprécier pleinement ce moment si particulier. Les salons se sont enchaînés, les journaux, les radios, une émission télé ( Bibliothèque Médicis )… bref, c’est parti d’un coup, et j’étais le premier étonné de ce succès. Si je dis ça, c’est pour vous expliquer que je n’ai pas beaucoup eu le temps de penser, savourer tous ces instants, ces premières fois. J’étais un peu comme dans un rêve. Sur un nuage.

6- Qu’attendez-vous du monde de demain, qu’en espérez-vous ?

Rien. Je me prépare au pire.

7- On voit souvent des coups de gueule… donnez-nous son contraire : Un coup de joie.

Non, désolé. Je ne vois pas. Peu de choses m’inspirent de la joie, dans ce monde. Ou alors à titre personnel. Les animaux en liberté, les petits enfants, quelques amis, oui, mais quand je pense à ce que l’avenir leur réserve, ma joie s’évanouit.

8- Un indice sur votre prochain roman ?

Oui. 2019.

9- Un petit mot pour vos lecteurs ?

Oui : Merci.

10- Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Celle-ci.

FSN : table ronde blogueurs par Osez les livres.


FSN : table ronde blogueurs par Osez les livres.

Lors du salon du polar de Mulhouse, Le Festival Sans Nom,  en octobre dernier, j’ai eu le privilège de participer à une table ronde autour des blogueurs.

De plus, c’était vraiment cool de partager ce moment d’échange avec 5 amis.

En effet, celle qui nous a proposé cette table ronde, c’est Marie France. Marie France une passionnée de bouquins, de lectures mais aussi d’histoire et de beaucoup d’autre chose. Marie, pour les intime, amine le site et  de la page Facebook Osez les livres ! qui comptent à ce jour plus de 80 000 adhérents. Comme quoi la lecture a encore de beau jour devant elle et c’est pas la bibliothécaire que je suis qui va s’en plaindre.

Autour de la table qui n’était pas ronde, mais tels les chevaliers du Graal, il y avait avec moi  : Yvan du Blog EmOtionS – Blog littéraire et musical,  Samantha de Sam délivre ses livres  David du blog C’est contagieux et Stef de les cibles d’une lectrice « à visée » 

Marie, nous a fait parler de nos blogs et de notre passions commune.

J’ai adoré ces échanges.  Entendre mes petits camardes parler de leur motivation, de leur mode de fonctionnement, les écouter parler de leurs lectures, leurs coups de coeur, j’ai finalement beaucoup appris sur eux. J’étais heureuse de partager cela avec ces 4 là ! Une beau moment de complicité aussi ! Même si  j’avoue, j’ai fait des tas de grimaces quand je me concentre sur les paroles.

Et puis à la technique il y avait Nathanaël, qui a su nous rassurer vis à vis de la caméra. Et oui pas toujours facile d’être filmé. Mais la bienveillance et la bonhomie de Nat, nous a tout de suite mis à l’aise.

Oui ce fut encore un des très bons moments de FSN. Un week-end  magique j’avoue.

Bon, je parle, je parle mais faut peut-être que je vous laisse écoutez nos échanges, non ?

Sinon…

Retrouvez la chaine Youtube  Osez les livres de Marie ici. 

Abonnez-vous, vous y retrouverez des papotages, comme ici sur collectif Polar, d’acteurs du livre, libraires, auteurs, blogueurs….Enfin tous ceux qui font vivre le livre et la lecture autour d’eux. Et il y est souvent question de polars !

Alors à bientôt mes polardeux !

 

Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar


Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Marie Noëlle, flingueuse psychopathe nous propose une petite interview d’une nouvelle plume et elle en profite pour nous faire ensuite part de son avis sur son dernier polar.

Je vous avez prévenu, c’est un vrai psychopathe du polar ! Elle nous fait du 2 en 1

Une papote d’auteur et un conseil de lecture.

Allez, je lui laisse, je leur laisse la parole


Papote d’auteur. Sébastien Meïer réponds à Marie No, notre psychopathe du polar

 

ITW SEBASTIEN MEIER

Aujourd’hui, je vous présente SEBASTIEN MEIER, jeune auteur Suisse pour qui j’ai eu un coup de cœur.

Bonjour Sébastien et tout d’abord un grand merci à toi d’avoir accepté de répondre à mes questions.

1) Mais dis donc quel talent , je découvre un auteur qui a créé sa maison d’édition à seulement 22 ans (Editions Paulette) puis parution d’une trilogie aux éditions ZOE à 29 ans.

Ma curiosité fait que j’ai bien envie d’en savoir un peu plus sur ton parcours.  Peux tu nous parler de toi en quelques mots ?

J’ai grandi en Suisse romande où je suis né. Rapidement, après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai su que les études supérieures n’étaient pas faites pour moi. J’ai donc commencé à travailler, d’abord au théâtre de Vidy, comme ouvreur, puis plus tard comme veilleur de nuit dans un foyer psy, ou serveur, fonctionnaire à mi-temps, etc.

Tout ça pour financer mes aspirations artistiques, qui ont toujours été éclectiques. La littérature a une place importante, certes, mais je m’intéresse aussi beaucoup aux arts vivants – théâtre, danse, musique.

Bref, j’ai donc passé beaucoup de temps à écrire, j’ai fondé une maison d’édition, dirigé un journal, co-fondé un collectif des arts de la scène, etc. J’aime essayer de nombreuses pistes, fureter à droite à gauche et élargir mon horizon.

 

2) Vient de sortir L’ORDRE DES CHOSES  qui est le dernier volet d’une trilogie « polardesque » si j’ose dire avec pas mal de personnages corrompus en Suisse, réalité ou fiction ?

 Ni complètement fiction, ni complètement réalité.

3) Tu parles  de pratiques quasi mafieuses dans certains milieux suisses, tout ça est très détaillé et fort intéressant, j’aimerai juste savoir comment tu gères ton travail d’investigation et comment tu arrives à te procurer les informations  nécessaires pour ton manuscrit ?

 Je commence par beaucoup de lectures sur un sujet donné et je multiplie les sources (articles, livres, documentaires, rapports d’activités d’entreprises, etc.). Ensuite j’essaie de faire le tri dans les diverses manières qu’il y a de présenter une même réalité (par exemple entre la communication d’une multinationale, parlant de « développement », de « progression », et celui d’une ONG qui, parlant d’une même situation, va utiliser des termes tels que « désastre », « exploitation »).

Bref, je m’emploie à comprendre comment et pourquoi les différents discours se construisent, et quels intérêts motivent ces angles différents.

Parfois je rencontre également les acteurs et les actrices des univers dans lesquels évoluent mes personnages. En réalité, c’est très simple, la plupart des gens sont heureux de parler lorsque quelqu’un s’intéresse à leur boulot.

Et finalement, je laisse fonctionner mon imagination.

 

4) Parlons  un peu de tes personnages  qui sont assez hétéroclites et ambigus  je dois dire , pourquoi tant de diversité  dans leurs profils ?

Également par soucis de réalisme. Contrairement à une représentation souvent utilisée, je crois que la société dans laquelle nous vivons est diverse et ambiguë. Pourquoi ne pas utiliser cette incroyable richesse dans mes livres ?

Ce qui me plaît, c’est la complexité et la fragilité de mes personnages. En proposer une vision binaire, ou simpliste bien/mal, bon/mauvais, ça serait pour moi un échec. La simplification ne m’intéresse pas.

5) Pourquoi le Polar ?

Un peu par hasard, à la base. Il y avait un meurtre et un flic dans Les Ombres du métis, mon premier livre, et ma maison d’édition m’a informé qu’il s’agissait d’un polar.

Et cela me va très bien, je suis à l’aise dans ce genre-là qui impose une narration tendue, rythmée, efficace.

 

6) J’imagine que tu aimes lire et donc que lis-tu en ce moment ? (à part le 24heures ! haaaa) et quels sont tes auteurs de référence en matière de polar ?

Je lis très peu de polars, en vérité. Plutôt des essais, des articles, ce genre de choses. En ce moment, je m’intéresse de près à la révolution russe et je me régale d’un livre de Tariq Ali, « Les dilemmes de Lénine », très bien écrit, très bien traduit.

Question polar, j’ai beaucoup lu Simenon ou Fred Vargas. J’avoue avoir assez peu d’intérêt pour le polar grosse mécanique, qui dégaine hélicoptères, bazooka et scénarios farfelus. Le polar peut être une forme de littérature très subtile et riche, reflet implacable de notre monde, sans fioritures, sans fard, et c’est ce que j’ai trouvé chez Vargas ou Simenon. Faute de bien chercher, je n’ai rien encore retrouvé qui ait ce « plus ».

 

7) Dis moi Sébastien quels sont tes coups de cœur et tes coups de gueule, vas y lâche toi !

En bon Suisse, je ne me lâche jamais en public.

 

8) Les éditions ZOE sont  basées en Suisse dis moi où on peut se procurer tes livres en France ? Je parle de libraires indépendants bien entendu  pas des multinationales !

 Les éditions Zoé sont diffusées en France par Harmonia Mundi, donc mes livres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies de France. Aucune excuse pour les rater.

9) Bon maintenant que la trilogie est terminée, il faut passer à autre chose mais quoi ? un nouveau polar dans le monde du Flamenco ? Une nouvelle trilogie ? J’ai comme l’impression que tu ne vas pas t’arrêter là ! je me trompe ?

 Non, tu ne te trompes pas. Je travaille actuellement à une nouvelle trilogie, dont vous saurez plus d’ici le mois d’avril 2018.

Merci Sébastien et à très bientôt

 

Le livre :  L’ordre des choses de Sébastien Meier. Paru le 5 octobre 2017 chez Zoé éditions. 18€50 ; (347 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couv.

L’ex-inspecteur Paul Bréguet a disparu. Désormais seule, son acolyte la procureure Emilie Rosetti décide d’aller jusqu’au bout de la très trouble affaire Romain Baptiste, en dépit des ordres de sa hiérarchie. Alors que les puissants de ce monde, avec à leur tête le richissime trader Beat Flückiger, se réunissent à Lausanne pour ouvrir un congrès international sur le négoce des matières premières, Emilie, en cavale, doit évoluer en marge pour conduire cette guerre souterraine, au dénouement imminent.

L’auteur : Né en Suisse romande en 1988, Sébastien Meïer crée à vingt-deux ans les éditions Paulette où il publie une quinzaine d’ouvrages. Membre de l’AJAR, il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture, le flamenco et les voyages.( Voir la papote ci-dessus.)
Extrait :
            Jacques-Edouard sortit, claqua la porte et continua à jurer dans les couloirs qui colportèrent sa colère dans tout l’immeuble. Il se dirigea vers le parc et, au milieu des épicéas communs, vida ses poumons en un cri désespéré. Jamais plus il ne baisserait la garde. Désormais, ce serait la guerre, car il savait très bien ce qui avait motivé le juge de paix à prendre une décision aussi disproportionnée : Beat Flückiger avait sauté sur l’occasion. Il venait de lancer une procédure pour définitivement détruire son neveu et récupérer les 30% d’actions de BFHG que celui-ci détenait. Un internement pour trois cent millions, l’affaire en valait la peine.

L’avis de Marie No

Bon OK, vous allez me dire : ENCORE UN SUISSE ! hééééé oui et j’ai envie de vous dire, c’est pas fini !!!!!

 Alors dernier volet d’une trilogie mais ce n’est pas un problème car il peut se lire isolément cependant il faut suivre car il y a une multitude de personnages, acteurs dans les précédents opus. (normalement un index est joint au livre décrivant ces personnages, ce qui est très malin)

 Bon cette histoire nous plonge dans le monde noir des multinationales, darkweb, boîtes de nuit échangistes et j’en passe !

 Perso j’ai adoré :

Les personnages….

L’ambiance générale

Très bien écrit

Chapitres rapides (un vrai page turner)

Une fin qui va bien

Bref un très bon moment de lecture.

 Tout ça pour vous dire qu’il va falloir suivre de près Sébastien qui a un avenir très prometteur et a sa place dans le monde du polar…….

 Merci à Sébastien Meier et aux éditions Zoé.

 

Papote d’auteur : Cécile Pellault est sous le feu des questions de notre Porte Flingue.


Papote d’auteur par Ge

Cécile Pellault est sous le feu des questions de notre Porte Flingue.

Il y a presque un an, je rencontrais Cécile sur un salon en banlieue parisienne.

Elle me laissait repartir avec son polar, confiante car je n’avais rien pour lui payer.

J’ai mis 6 mois avant de le lire

4 de plus pour prendre le temps d’en faire une chronique.

Et enfin je finis pour lui accorder un petit entretien.

Aussi mes polardeux,

Voici notre petite papote entre une Auteure et une Bibliothécaire


Cécile Pellault

Bonjour Cécile, es-tu prête à être soumise à la question ?

Cécile Pellault : Je ne suis plus très sure, j’ai peur 😉

 

GVL : Mais avant de commencer à parler de ton polar, quelques petites questions rituelles.

Alors, Cécile, peux-tu te présenter ? Je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui, je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

CP : Mais dis-moi, je suis vraiment sur le grill là !!

GVL : Heu oui c’est le but du jeu, te faire répondre à la question ! Alors ?

J’ai un bac+5 en Commerce International qui ne me sert pas à grand chose aujourd’hui. Par contre, mes études, cela a été des périodes à l’étranger : Angleterre, Espagne, et les Etats-Unis et ça, cela imprègne mon écriture, mon univers.

J’ai bossé dans des multinationales comme  dans des TPE en passant par une start-up de jeunes qui en veulent. Une de mes supérieures m’a déclaré inapte à la vie en entreprise et même si le contexte était complètement inapproprié. Je dois lui rendre un hommage appuyé pour avoir su lire dans mon avenir.

Au moment d’une expatriation en Belgique, si on peut parler d’expatriation avec la Belgique, il y a 15 ans, j’ai sauté sur l’occasion de lui donner raison. Et ma vie a été à partir de là tournée autour de trois axes ; mes enfants, mon écriture et  du bénévolat : du Commerce équitable,  des Cours de FLE et en ce moment, une épicerie solidaire, l’Oasis. Les trois me sont essentiels.

 

GVL: Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Quand j’étais jeune, il y a toujours eu beaucoup de journaux, de magazines, et quelques livres chez mes parents comme la bicyclette bleue que j’ai piqué à ma mère, des Harlequins à ma grand-mère. Jeune, j’ai ainsi été longtemps la seule lectrice assidue un peu obnubilée de la famille au grand damne de mon entourage qui essayait de communiquer avec moi ou de m’impliquer dans la vie courante de la maison !!  Mais, aujourd’hui, mon père rattrape son retard depuis la retraite et je crois même qu’il me dépasse en ce moment au niveau lecture! Et mon frère est devenu aussi un grand lecteur voyageur !

  

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une bulle, un divertissement, un apprentissage, jouer à se faire peur, apprendre, découvrir, rire, aimer… et je peux continuer longtemps comme ça. Il y a toujours un livre qui correspond à une envie, à un moment particulier qui peut être complètement différent !

 

 GVL : Ok tu t’en sors pas mal ! Maintenant dis-moi…

Tu as écrit 3 romans, tous on un point commun.

Le thème prégnant de ces trois romans c’est la famille. Qu’elle est ton rapport avec la famille; Cécile ?

 La famille, c’est le point de départ de tout ; des plus grands bonheurs comme des plus grands malheurs. Quand on parle d’un criminel comme d’un grand personnage de l’histoire, on commence souvent par raconter d’où il vient pour comprendre comment il s’est construit ou déconstruit.

 

GVL : Ton dernier roman « Le brouillard d’un vie » est un polar, pourquoi avoir choisi le polar cette fois-ci pour t’exprimer ?

 C’est une très très courte nouvelle de 400 mots que j’ai écrit pour un concours. Le thème était la peur, j’ai utilisé celle d’une femme qui se sent épiée, surveillée. Je n’ai jamais pu la lâcher. Je voyais les personnages, je voyais l’histoire. Et je l’ai écrite !

 Le brouillard d'une vie Cécile Pellault

GVL : Tu as choisi de placer ton roman aux Etats-Unis, pourquoi ce choix ?

 Comme je le disais auparavant, pour mes études, j’ai voyagé et aux Etats-Unis, j’y ai passé un semestre d’études dans le Mississippi en 1997. C’est un peu comme un croisement entre la série Beverly Hills et le film Mississipi Burning, on n’en sort pas indemne ! J’avais besoin de partager cette époque.

GVL : Le brouillard d’une vie est aussi une histoire de manipulation. Est ce comme cela que tu vois les rapports humains ? 

 Evidemment ! Oh mon Dieu, je suis bonne à enfermer ! Je ne sais pas, c’est plutôt la peur de l’être, non ?!

GVL : En parlant de rapports humains, peux-tu ne présenter tes personnages ?

 Le personnage principal est Lilly, une française qui s’installe avec sa famille dans la banlieue de Boston après un énième contrat d’expatriation de son père. On la suit de ses 17 ans jusqu’à ses 27 ans. Ce qui m’intéresse de raconter n’est pas seulement le drame qui la touche mais aussi ce qui se passe avant comme après. Et aussi d’explorer la culpabilité des « survivants » à ne pas avoir vu les choses venir et d’essayer de comprendre comment se reconstruire surtout quand le meurtrier n’est pas loin. Autour d’elle, amis, famille, personnes qui lui tendent la main, pour la sauver comme pour l’entrainer dans une spirale de mauvais choix, c’est à elle d’essayer de les distinguer pour s’en sortir et de protéger les siens.

GVL : Comment fais-tu pour donner vie à ceux-ci ? Te sers-tu de personnes de ton entourage pour les définir ?

 Tu veux que je me fâche avec tout le monde !!

GVL : vi 😜

Donc, uu veux que je me fâche avec tout le monde !!

Mais il est vrai que j’adore utiliser certains qui m’ont, comment dire, ennuyée pour être polie pour en faire un méchant ou une victime. Une vengeance connue de moi seule assez libératrice 😉

Mais avant tout chaque personnage est un mix de traits de caractères qui servent mon histoire donc pas vraiment une seule personne par personnage !

 

GVL : Ton personnage centrale est une femme, une jeune femme, est-ce plus facile pour toi d’écrire sur un protagoniste féminin ou au contraire le genre n’a pas d’incidence sur ta façon de construire tes personnages ?

 Mes personnages principaux sont souvent des femmes, ce qui m’est plus naturel certainement mais j’écris aussi du point de vue d’un homme sans trop de difficulté. Je ne suis pas sectaire enfin je crois 😉

GVL : Comment naît une histoire dans ton esprit torturé d’auteur ?

 Je ne suis pas du tout torturée (rires en fond de mon mari !!) !

Et de ton intervieweuse aussi 

Honnêtement, je ne sais pas. « Le brouillard d’une vie » est  parti d’un thème imposé ce qui est  souvent le cas pour les concours de nouvelles auxquelles je participe, et je machouille le thème en faisant mes courses, mon ménage, mon sport, au volant de ma voiture partout, tout le temps, ce qui est assez catastrophique pour ma capacité à communiquer correctement avec mes proches ou à ne pas oublier la moitié des choses.

Une bonne fois pour toute, je ne suis pas tête en l’air, je réfléchis !!

 GVL : Pareil, ok les lecteurs, la familles, les ami(e)s, nous ne sommes pas tête en l’air, on réfléchit ! Cécile à son futur roman, à ses personnages, moi aux questions que je vais lui poser !

(Rire de tout le monde ou pas )😰🤔

D’ailleurs, Cécile, es-tu un auteur qui sait où il va en démarrant la page blanche ou alors te laisse-tu porter et déborder par tes personnages? En fait comment écris-tu ?

Ah et as tu des petits rituels d’écriture ? 

 Comme je te le disais, je mâchouille, je retourne, je teste, j’élabore le fil de l’histoire. J’écris tout le temps mais d’abord dans ma tête et après, devant l’ordi, je déverse le tout !

Sinon, à mon bureau comme au milieu d’un café et en musique ! A mon bureau quand je sais que je ne me déconcentrerai pas et à l’extérieur, quand je sens bien que je vais avoir un peu de mal à ne pas faire autre chose ;  répondre aux mails, à Messenger, ou à résister à l’appel des commentaires sur FB 😉

GVL : Oui je vois bien de quoi tu veux parler avec toutes ses choses parasites, lol  😉 

Sinon…En fait, Cécile, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

 C’est un plaisir sans nom de réussir à faire ressentir une émotion en trouvant le bon mot, la bonne musique des phrases. Et c’est aussi libérateur, j’ai l’impression parfois d’avoir trop de mots là-haut et que je dois leur donner vie. Oui, je sais, j’ai déjà affirmée ne pas être torturée 😉

GVL : J’ai encore un tas de questions à te poser, notamment autour de la promotion de tes livres. Oui, comment vis-tu celle-ci ? 

 Oh mon Dieu, pas la promotion !! Alors tout d’abord seule sans personne😉

Sinon le démarchage des salons et se mettre en avant pour essayer d’accrocher le chaland du salon, je le vis comme une épreuve, une visite chez le dentiste, nécessaire mais douloureuse 😉

La rencontre avec les autres auteurs,  et les lecteurs/ lectrices passionnées qui vient me parler, discuter, ça j’aime !

 

GVL : Comment se sent-on quand on est, sur un salon, une petite auteure au milieu de tous ces autres auteurs plus connus ?

 Tout petit, pas légitime, moral au trente-sixième dessous, une furieuse envie d’aller voir ailleurs si j’y suis !! Sauf quand tu partages l’affiche avec un Ian Manook comme pour « le Polar dans tous ses éclats », tu ressens tout ce que j’ai précité mais il est d’une telle gentillesse et d’une telle écoute avec sa femme que tu crois pendant un week-end que tu fais le même métier que lui !!

 

GVL :  As-tu un secret pour attraper le futur lecteur ?

 Si seulement…

GVL : Comment vis-tu, en tant que mère de famille ces week-ends de promotions ?

 Alors je n’en fais pas tant que ça donc récréation pour moi enfin quand il se passe bien ! Mes mecs sont aussi contents de faire des trucs entre eux le temps d’un week-end et ils me voient tout le temps, alors c’est pas mal que je leur manque de temps en temps 😉

 

GVL : Ton entourage vit comment le fait que tu sois connue ? Es-tu soutenue dans on travail d’écriture ?

 Alors déjà, je ne suis pas connue donc ils gèrent bien !! Et sinon, sans mon mari, je ne me serai pas lancée, soutien à 100 % et mes enfants, j’en ai un, grand lecteur qui ne comprend pas que je ne sois pas plus lue et les deux ensemble sont fiers de leur maman qui en aurait presque la larme à l’œil.

GVL : Mais peut-être préfère-tu que nous parlions de tous cela dans une autre interview ?

 C’est maintenant que tu me le dis !!

GVL : Sinon, je sais que tu as vécu dernièrement ton premier salon polar. Peux-tu nous en parler ?

L’ambiance est-elle différente des salons généralistes ?

Les lecteurs sont-ils différents ?

 Je pense que, pour le coup, ce premier salon du Polar a été exceptionnel pour tout le monde présent d’après les retours. La qualité de l’accueil , la sympathie des 18 autres auteurs, la personnalité du Parrain Ian Manook, de l’organisatrice en chef Sylvie Kowalski, l’équipe des bénévoles et les visiteurs-lecteurs tout était au top. Je ne sais pas si cela a voir avec le fait que ce soit un salon Polar ou pas mais vraiment si tous les salons pouvaient tous ressembler à celui-là ! Par contre pour le coup, là, mes mecs feraient un peu plus la tête quant à mes absences répétées, je risquerai d’en faire beaucoup plus 😉

GVL :   Bon Cécile, je pense t’avoir assez torturer pour l’instant. Mais ce n’est que partie remise. Dans quelques mois, tu seras mon invité pour un de mes Apéro polar. Aussi je garde quelques cartouches sous le coude.

 Ouiiiiiiiiiiiiiiiii

 

Alors merci chère Cécile pour ta franchise. Mais avant de te quitter j’ai tout de même une toute dernière question. 

 Tu as rejoints dernièrement🔫 le gang des flingueuses 🔫 pour notre Collectif Polar. Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition ? Et comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ? 

Et puis qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Parce que je n’ai pas pu te dire non !!

🗡C’est vrai que je t’ai mis le couteau sous la gorges 

Non sérieusement, cela tombait à un moment où j’avais lu trois excellents bouquins et comme je lis par intermittence alors trois d’un coup, un record. Alors, j’avais très envie de partager ses découvertes avec un maximum donc j’ai plongé !

Et franchement je ne regrette pas un seul instant parce que dans ce groupe, outre de partager nos lectures (enfin les leurs, elles sont quand même un peu barrées en matière de capacité de lectures mais chuuut !), on partage pas mal de bonnes discussions matinales qui donnent la pêche et rebooste pour le reste de la journée !

Un auteur, c’est un peu solitaire comme « job » et c’est bien aussi la chaleur d’un groupe 😉

 Voilà ma Cécile, notre entretien est terminé.Je suis heureuse d’avoir passé un peu de temps avec toi !  Et merci à toi pour tout cela et pour le reste aussi !

Merci à toi Geneviève, je me sens presque importante après ce genre d’entretien. Tu es trop forte pour nous faire parler et pour nous écouter, nous les auteurs !!

GVL : Rhoooo, tu me flattes là en surlignant tes mots et en les parant d’or😮

Voilà mes chers polardeux, maintenant que vous en savez un peu plus sur notre auteur, vous pouvez retrouvez mon petit avis sur son roman « Le brouillard d’une vie » ICI .

Et puis aussi les petites fantaisies que Cécile a écrites  inspirée par notre blog, nos rencontres, nos échanges.

L’auteure et la Bibliothécaire

CendriOphéliaet ses flingueuses 

Et

A très vite pour d’autres aventures avec mes flingueuses sur Collectif Polar

Papote d’auteur : L’interrogatoire de Sébastien Vidal par Oph.


Papote d’auteur. 

Aujourd’hui c’est Oph qui soumet à la question

Sébastien Vidal, notre auteur du jour 

Monsieur Vidal, prends place, tu as refusé en ton âme et conscience la présence de ton avocat pour cette interview, mais je te mets en garde, je ne te ferai aucun cadeau 😉

Tout d’abord, peux-tu nous dire qui tu es (nom, âge, profession, cursus et passions)?

S.V : Je m’appelle Sébastien Vidal (et ce depuis ma naissance, ça commence à faire). J’ai 46 ans. Je suis corrézien depuis toujours et donc limousin par extension. Ma profession actuelle est celle de romancier. Mon cursus est assez atypique. J’ai débuté comme « pâtissier chocolatier confiseur glacier » (c’est le titre complet du diplôme). Ensuite j’ai effectué mon service militaire dans la gendarmerie, c’est là que j’ai mal tourné. J’ai passé le concours et j’y suis resté 25 ans. 25 ans que je ne regrette pas, ce fut une grande aventure, surtout humaine.
Mes passions sont dans le désordre, le sport en général (et en particulier le rugby et dans une moindre mesure le basket), la lecture et l’écriture. Je ne peux pas ne pas mentionner le cinéma. Je parle là d’activités, car sinon, ma première passion c’est ma famille.

Oph: Mal tourné, mal tourné… Quoique, si tu avais choisi la police à la place de la Gendarmerie je n’aurais pas accepté cette remarque 😉

Les références musicales, nombreuses dans Carajuru, me laissent penser que tu as un côté rockeur, info ou intox ?

S.V : Nous avons peut-être tous un côté rockeur. Si tu veux parler de la caricature « banane blouson noir » je dirais non. Mais j’ai une appétence avérée pour ce genre, mais c’est difficile de définir vraiment ce qui est du rock et ce qui n’en est pas. Je me souviens d’un « master class » de Jean-Jacques Goldman dans lequel il disait à ce sujet que si Elvis Presley revenait, ou Chuck Berry, et qu’on leur dise que les Forbans, d’après les pseudos spécialistes d’aujourd’hui, c’est de la variété et que Etienne Daho c’est du rock, il faudrait peut-être les convaincre. Tout cela pour dire que j’aime un peu de tout et que c’est difficile à classer. Le terme Rock, c’est devenu un « générique » dans lequel on fourre pas mal de chose. J’écoute beaucoup de variété, un peu de jazz, du Blues, de plus en plus de Blues. Le Blues est une des rares musiques nées dans le sillon de l’Histoire d’un peuple.

Mais pour résumer, ce que l’on trouve dans mes polars est ce que j’écoute. Ce que j’écoute est ce qui me bouleverse. Ça peut être Francis Cabrel avec « Le temps s’en allait » ou « Mademoiselle l’aventure », « Les chevaliers Cathares », ça peut être souvent Jean-Jacques Goldman (Né en 17, Fermer les yeux, Veiller tard, je voudrais vous revoir), ça peut être Léo Ferré avec « L’enfance » ou Jean Ferrat « La montagne ». Ça peut être Edith Piaf qui chante « l’hymne à l’amour » (cette chanson me fait pleurer à chaque fois) ou quand j’écoute Maurane et Céline Dion qui chantent « Mon autre ». Ça peut être aussi Michel Delpech avec des titres sublimes comme « J’étais un ange » ou « Le roi de rien », ou bien Dire Straits avec « Brothers in arms » ou Springsteen avec « The ghost of Tom Joad » « Bobby Jean » ou encore « Thunder road ». Il y a Renaud et son « Mistral gagnant », Barbara et son « Aigle noir », Jamie Cullum avec « Gran torino », il y en a tant. En fait il n’y a pas trop de trucs récents ou actuels. Liste non exhaustive bien évidemment. Mais je n’ai pas répondu à la question. Je ne crois pas avoir un côté rockeur, sauf si ça veut dire indépendant et indocile.

Oph: Effectivement pour moi « rockeur » est également synonyme d’indépendance, mais je te rejoins sur le fait qu’il est aujourd’hui difficile de définir exactement le terme eu égard à la diversification du mouvement initial.

Je te découvre avec Carajuru, qui d’après les informations du Collectif Polar, est ton second roman noir. Que faisais tu avant de te lancer dans ce style littéraire ?

S.V : Mon premier roman, sorti en 2011, étais un diptyque qui se déroulait sous l’Occupation dans le milieu de la Résistance, déjà en Corrèze. Ensuite j’ai publié un roman que l’on va s’empresser de qualifier de « classique » qui parlait d’une grosse histoire d’amitié entre deux joueurs de rugby, un ancien et un débutant, une histoire initiatique. En 2015, j’ai écrit mon premier polar, Woorara, celui-ci est sorti en janvier 2017.

Oph: Tes écrits précédents me donnent envie, il va falloir que je me penche dessus et que je me procure « un ballon sur le cœur » et le diptyque « Les fantômes rebelles » et « les clandestins de la liberté »

Quel a été le déclic pour te lancer dans le polar ?

S.V : Le déclic arriva sous l’apparence d’un ami. Cet ami, Christian Laîné (qui est un excellent auteur), me demandait souvent pourquoi, avec mon vécu, je n’écrivais pas de polars. Je lui ai répondu que j’en lisais beaucoup et que cela me semblait tellement difficile, complexe, que je ne me sentais pas capable de faire ça.

Mais en posant cette question il avait semé une graine ; une graine qui a germé et poussé. J’ai commencé, plus pour voir ce que ça allait donner que par conviction, et là ! ça été la révélation. Durant l’écriture de Woorara je me suis régalé comme jamais. Je me suis rendu compte du potentiel de ce genre-là pour raconter mes histoires et parler d’une société, des gens invisibles, de ce qui me tenait à cœur. Le coup de foudre. Merci Christian !

Oph :Tu connais bien la gendarmerie nationale de part ton parcours, mais aussi les mécanismes judiciaires, qui sont souvent flous pour les profanes, d’où te viennent ces connaissances, famille, amis, recherches personnelles ?

S.V : Mes connaissances viennent de mon vécu, 25 ans de gendarmerie ça procure énormément de matière. Il y a une grande dichotomie dans l’exercice du métier de gendarme ou de flic. Tu entres avec un désir de justice et d’aide à autrui et tu te retrouves parfois à générer de l’injustice à cause du système qui est complètement à bout de souffle et sans queue ni tête.

Tu es constamment sur la corde raide, à la limite, parce que tu travailles avec de l’humain et que tu es dans l’urgence permanente, dans ces moments-là, tu peux très vite te retrouver à faire le mal alors que tu venais pour faire le bien. Tu peux déraper, tout le monde à ses limites.

Pour le côté « justice », mon épouse qui travaille dans ce secteur me conseille et m’est très précieuse. Je crois que si je n’avais pas ces atouts-là dans ma manche, cela aurait été beaucoup compliqué pour moi. J’aurais dû énormément me documenter. Parce que j’ai un problème avec la réalité.

Dans mon fonctionnement mental, il faut que ça soit crédible, que ça fonctionne par ce biais-là. Ça doit coller au plus près de la réalité. Chez moi c’est presque une pathologie. C’est pour cette raison que les films d’action m’emmerdent souvent. Les « Mission impossible », les « James Bond », tous ces trucs improbables, à chaque scène impossible dans la vraie vie ça m’éjecte du film, et je ne peux plus y rentrer. Ou alors il faut que ce soit dit dès le départ : attention, on est dans le Fantastique ou la SF, là pas de problème.

Pour revenir à ce que je disais au début de ma réponse, mon ancien métier a été d’une grande aide, peut-être un déclencheur à retardement. Les flics, les gendarmes, nous sommes les éboueurs de la société, on vide les poubelles du mal. On se prend la misère sociale en pleine gueule. Même très costaud dans ta tronche, tu ne peux pas faire glisser tout cela sur ta peau comme des gouttes de pluie sur un imper. Ça te pénètre, jusqu’au tégument, et une fois dedans, ça te ronge parce que tu te sens inutile, finalement.

J’ai arrêté ce métier pour plein de bonnes raisons ; parce que j’en avais fait le tour, parce que je ne supportais plus certains supérieurs, jamais les mêmes mais tous identiques dans leur carriérisme. Ces poltrons qui ont peur de leur ombre, Ah ! la sempiternelle et si précieuse carrière ! Ces gens qui te pourrissent la vie, par leur bêtise, leur mesquinerie, leur incompétence, leur arrogance. Les plus nocifs peuvent collectionner tous ces défauts. Ceux qui privilégient toujours leur intérêt de carrière au détriment de l’intérêt général.

Attention, j’en ai croisé des bons, assez régulièrement. Mais j’ai trop souvent vu des camarades de terrain, de bonne volonté, opprimés ou empêchés de faire leur travail, ou méprisés par des types au-dessus d’eux qui étaient entrés dans l’institution parce qu’ils avaient vu de la lumière, des gestionnaires à la petite semaine mais certainement pas des gendarmes. Ils auraient aussi bien pu être cadre dans une entreprise X ou Y, ou inspecteur des impôts, ou n’importe quel rouage de l’administration.

Je vois que tu souris, j’imagine que tu en a croisé avec ce profil. Ce qui pourrit tout cela c’est l’avancement, la fameuse carrière. Ils veulent « monter », alors même si l’ordre est débile, injuste, voir illégal, ils s’écrasent pour être bien vus et décrocher la promotion. Des gentils moutons avec leurs propres supérieurs mais des loups pour leurs subordonnés. Au final j’ai aussi arrêté par usure et lassitude, parce que j’avais l’impression de subir le supplice du tonneau des danaïdes. J’ai pas mal digressé là. Pardon. On l’enlèvera de l’audition d’accord ?

Oph: ah non, tout tes propos seront intégralement rapporté! Je te rappelle qu’il s’agit d’une audition en bonne et due forme!

Dans ce roman à la construction particulière, tu as écrit plusieurs fois la même scène, vue par des personnages différents, en décrivant à chaque fois, outre les faits, leurs sentiments, ressentis et émotions. J’ai beaucoup aimé ces flash-backs, quelle importance revêt pour toi ce mode opératoire ?

S.V : Ce procédé m’importait beaucoup. Je me suis battu pour que mon éditrice l’accepte. Je pense qu’un des premiers devoirs d’un auteur, c’est de surprendre le lecteur, qu’il n’ait pas l’impression de lire un roman déjà lu. De ne pas écrire un truc que tu as déjà écrit. À travers cet exercice narratif, je voulais suggérer au lecteur à quel point l’évènement décrit dans cette scène corrodait le mental et le moral de Walt, le personnage principal.

Le fait de la faire revenir plusieurs fois à intervalles réguliers devait donner l’impression d’une vague qui revient sans cesse éroder la falaise. Mais je voulais aussi montrer qu’un point de vue est toujours parcellaire et partisan.

Au travers des yeux des différents protagonistes on voit que l’évènement est vécu d’une manière différente, ils ne ressentent pas la même chose, n’éprouvent pas les mêmes peurs, ne réagissent pas de la même manière. Dans ces situations de stress extrême, avec l’urgence et le surgissement violent de la mort, les masques tombent.

Enfin, derrière tout cela, il avait aussi le désir de montrer à quel point on se trompe sur les gens. On juge sur une impression, un regard, et souvent on a tout faux. Trop alourdis par notre éducation, des idées préconçues, des « à priori », on est à coté de la plaque. C’est criant dans le regard que porte Walt sur la grosse femme en bleu, et aussi sur l’idée que cette femme se fait du clochard. C’est une façon d’en dire un peu plus sur notre société.

Oph: Tu as eu raison d’insister auprès de ton éditrice. Ce procédé apporte un vrai plus à ton roman, non seulement sur l’effet de vague que tu évoques, mais aussi par son aspect novateur et ces différents regards portés sur une même scène. C’est un peu comme lorsque nous recueillons des témoignages, chacun y met ,outre sa vision, ses émotions et ressentis.

Enfin, quelle place tient la littérature dans ta vie (en dehors de l’écriture) ? Parce que je dois t’avouer que j’ai été touchée par ta description du pont entre auteur et lecteur, touchée de ta façon de faire une déclaration d’amour à la littérature… Plusieurs fois dans le roman tu rappelles combien lire est important.

S.V : La littérature tient une grande place, elle est partout tout le temps. Dès l’adolescence j’ai senti que ça serait comme ça. Bien sûr, j’ignorais que j’écrirais des choses qui seraient publiées, même si j’avais commencé un truc vers mes 18 ans.

Au collège, quand j’ai lu « l’Or » de Cendras, je me suis dit « Putain !, wouah ». Ensuite j’ai découvert par hasard Stephen King et là « coup de foudre ». Mon grand-père paternel lisait énormément. Dans sa bibliothèque il y avait notamment les livres de Claude Michelet, autre révélation pour moi.

Et puis enfin j’ai lu l’écrivain qui a fait bouger les lignes à l’intérieur de mon être, celui qui m’a ému au possible, qui m’a fait réaliser les choses incroyables qu’on pouvait faire en littérature. Cet auteur c’est Antoine de Saint-Exupéry. Le livre qui ma chamboulé jusqu’aux moindres anfractuosité de mon âme c’est « Terre des hommes ». À chaque fois que je parle de ce bouquin j’ai les larmes aux yeux. Ça été un séisme d’amplitude totale. Toute l’œuvre de Saint-Exupéry est exceptionnelle.

Je sais ce que tu penses, tu te dis qu’on est loin du polar hein ?! Mais à mon sens, la littérature c’est une histoire de transmission. Elle est transversale et ne connaît pas les étiquettes. Il n’y a guère qu’en France qu’on en colle un peu partout.

Les pères fondateurs, Chrétien de Troyes, Rabelais, Ronsard, Shakespeare, ils ont influencé les suivants, Hawthorne, Flaubert, Balzac, Victor Hugo, Tolstoï etc, qui eux-mêmes ont été lus par London, Faulkner, Hammett, Poe etc, qui eux-mêmes ont été lus par MacCarthy, Richard Ford, John Irving, Simenon, etc… Et nous autres, nous lisons tout cela, nous ne sommes pas au même niveau, mais nous venons de là. Pour en revenir à la lecture, je pense souvent à une phrase de John Irving justement. Dans son grand roman « Le monde selon Garp », son personnage central, Garp, a cette réflexion alors qu’il marche dans la rue, une nuit, dans sa ville « dans chaque maison où luit une télévision, il y a quelqu’un qui ne lit pas ».
Je ne crois pas qu’on puisse écrire de manière convenable si on a pas beaucoup lu auparavant. On se construit avec les mots des autres. C’est une matière qu’on absorbe et qu’on modifie pour en faire notre propre miel, ce qui va devenir notre style.

Tout part de l’enfance. Tout se joue à ce moment-là. Ce qui s’imprime en nous pendant ces années fondatrices s’y dépose pour l’éternité. Ensuite on ne fait plus que vivre pour préserver les trésors de l’enfance ou pour se procurer d’une manière ou d’une autre ce dont on a cruellement manqué à cette période. Puis un jour on a pas le choix, il faut écrit, un désir impérieux. On mélange notre vécu et notre caractère, nos émotions, on s’appuie sur nos lectures, et puis voilà. Je ne peux pas envisager avec sérénité un jour sans lecture. Alors que je peux rester plusieurs jours sans écrire. Je crois que ça tient à la texture même de la littérature.

Quand j’écris je fais sortir quelque chose, je me donne à fond et c’est une jouissance de trouver le mot exact au bon endroit qui va faire surgir une image très précise dans la tête du lecteur. Quand je lis c’est un sentiment plus fort encore (pas toujours, mais souvent si on sait choisir ses lectures). Laurent Gaudé, une pointure, dit que l’écriture se trouve au point d’intersection entre le doute et la volonté. Je crois qu’il n’est pas loin de la vérité.

Pour résumer, l’écriture c’est la jouissance alors que la lecture c’est l’émerveillement. C’est donc plus fort parce que la première fois où l’on éprouve l’émerveillement, c’est lors de l’enfance. Stephen King parle de lien quasiment télépathique entre le lecteur et l’auteur. Et puis tant qu’on lit on reste libre. J’ai été un peu long, mais bon, ce sont des aveux que je dois faire, autant qu’ils soient complets.

Oph: Ben voilà tu m’as encore touchée en plein cœur… Cette façon de décrire l’émotion tant dans la lecture que l’écriture, cette recherche de connexion… C’est ce que j’aime dans mes lectures… ressentir…chercher la part de l’auteur dans son écriture.

Merci Sébastien, je te libère et te laisse libre de continuer à écrire et de nous donner autant de plaisir et d’émotions.

S.V : Je tiens à te remercier, certaines de tes questions montrent que tu as lu Carajuru en profondeur, rien ne t’a échappé, et ça, pour un auteur, c’est un grand bonheur. Et merci de m’avoir laissé mes lacets pendant cet interrogatoire !

 

NDLR : Merci à notre auteur Sébastien Vidal et à notre super flingueuse Ophélie pour ce très bel entretien.

Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver le retour de lecture, le off de Oph sur Carajuru ICI

Et mon petit avis sur ce premier roman policier Woorara là.