Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph


Aujourd’hui Oph nous a concocté un interrogatoire comme on les aime. Et c’est Chris Roy, l’auteur d’un premier roman qui nous a bluffées toutes les deux, Là-haut les anges, qui ce retrouve sous le feu des questions de ma flingueuse.

Allez place à…

« Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph »

 


Oph : Bonjour Chris, merci à toi d’avoir accepté de te soumettre à mon interrogatoire…  Enfin en général difficile de se soustraire à un interrogatoire ! Peut-être souhaites tu attendre l’arrivée de ton avocat ???:

 Chris  : Pas d’avocat entre nous, juste toi et moi !!!

Oph : Tant mieux, tes réponses n’en seront que plus libres 😉

Avant d’attaquer « sur les faits » comme on dit chez nous, parle nous un peu de toi… Qui es- tu Chris Roy ? (pas l’âge ça ne se demande pas aux Dames… Mais d’où viens-tu, ton métier, tes passions…) Oui, oui, nous sommes d’incorrigibles curieux au Collectif Polar.

Chris : Mon métier, c’est la musique. Je suis auteur/ compositeur pour la variété française, plutôt des jeunes. C’est un monde dur et sans pitié, mais avec beaucoup de moments forts, j’adore ce que je fais. J’ai écrit ce premier roman sans cesser mon activité principale. Mais je me suis très vite rendue à l’évidence, quand j’étais sur un projet de chansons, je mettais de côté l’écriture de mon roman. J’aime être à fond dans tout, alors il fallait cloisonner.

Oph : Etrange ce switch entre musique et roman noir… Quoique parfois la musique permet de transmettre de belles histoires! Mais tu n’assouvis pas pleinement notre curiosité là… Je saurais te convaincre au prochain interrogatoire de te livrer davantage, je ne veux pas t’effrayer trop vite 😉

« Là-haut les anges » est ton premier roman, l’écriture a-t-elle toujours fait partie de ta vie ou est-elle arrivée tardivement ?

Chris : Oh oui, l’écriture a toujours fait partie de ma vie ! J’ai commencé à écrire des chansons vers 13 ans, ou plutôt des poèmes, et je tenais évidemment mon journal dans des cahiers noirs. Déjà en 3ième, ma prof de français mettait en marge de mes copies : « trop prolixe », et ça m’énervait, j’avais tellement de choses à raconter. Écrire des chansons m’a permis de faire passer quelques messages, par petites touches. Mais le format « chanson » ne m’a plus suffi. Je ne l’ai pas senti venir mais c’est arrivé, j’ai eu cette idée de journal d’un psychopathe et je me suis lancée… Je n’avais jamais tenté d’en écrire un avant, c’est drôle quand j’y pense.

Oph : Eh bien heureusement pour nous que tu te sois lancée, il faut croire que ta créativité n’attendais que cette autre voie pour s’exprimer!
Quel a été l’élément déclencheur de ton passage à l’acte ? ( l’écriture de ce roman et sa présentation en maison d’édition)

Une nuit, j’ai rêvé d’une phrase (ça m’arrive souvent, des formules de refrain par exemple) : « Je te vois sur Facebook ». Et le lendemain je commençais la rédaction du journal du tueur. L’histoire s’est comme écrite toute seule, j’en conviens, ça paraît fou, mais j’avais tant à dire sur les réseaux et ses dérives, sur un certain type d’adolescentes, sur la crédulité des parents, sur les relations amoureuses etc.

Une fois terminé, j’ai envoyé mon roman un peu partout sans trop d’illusions, non pas que je ne croyais pas en mon histoire, mais étant dans la musique, je sais tellement à quel point il faut être introduit pour avoir la chance d’être écouté ou lu.

Donc, envoyer mon manuscrit sans recommandation me paraissait improbable. Il y a eu des frémissements de la part de quelques maisons d’éditions, puis la réponse des Éditions Inspire, ma rencontre avec Audrey Cornu, notre entente immédiate, et sa perception précise de ce qu’elle attendait de mon roman.

Oph : Elle a eu du flair Audrey!!! Elle aurait fait un fin limier.
« Là-haut les anges » aborde des thèmes difficiles (pédophilie, deuil d’un enfant, les dangers des réseaux sociaux…) Comment en es-tu venue à choisir ces sujets pour ton premier roman ?

Je crois que je ne les ai pas vraiment choisis. Ce sont des thèmes qui me touchent vraiment, évidemment. Alors écrire, c’est aussi, il me semble, regarder en face la possible réalité, l’innommable, la violence.

Je suis souvent en présence d’ados connectés, tête baissée, les yeux hagards dès qu’ils relèvent la tête. Certains philosophes comme Michel Serres restent positifs sur l’avenir des petites « poucettes », ces jeunes filles qui pianotent plus vite que leur ombre. Certains parents s’en émerveillent même.

Mon histoire raconte juste ce qui existe déjà.

 

Oph : Et c’est bien le plus effrayant je crois… Elle raconte non seulement ce qui existe déjà mais pousse la réflexion plus loin en mettant ces jeunes femmes entre les pattes de ton « hackeur de coeurs d’adolescentes ».

En tant que flic, et ayant exercé en brigade des mineurs, j’avoue avoir été bluffée par la justesse avec laquelle tu décris les sentiments de Stan, Sara et leurs collègues. Quel est ton secret ? Es-tu allée à la rencontre de ces policiers ou peut-être en avais-tu dans ton entourage ?

Alors on va dire que comme Sara, je suis issue d’une longue lignée de policiers, grand-père, oncles, cousin, cousine, peut-être cela m’a-t-il influencée, je ne pourrais le dire. Après en bonne Sorbonnarde, je ne voulais rien laisser au hasard, alors j’ai fait mes propres recherches, et j’avoue que ton compliment me fait vraiment plaisir ! J’ai voulu à un moment faire mon Maxime Chattam et me présenter dans un commissariat pour soumettre mes questions, mais je n’ai pas osé, je voulais rester dans ma fiction.

Oph : Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Je suis la troisième génération de flics et les sujets professionnels sont souvent au cœur des discussions avec mon père. Tu as bien fait de ne pas débarquer dans les commissariats avec tes questions, l’intimité est bien plus propice aux révélations et d’autant plus quand ces dernières touchent l’émotionnel et nos fragilités.

Les réseaux sociaux et notamment facebook constituent quasiment un personnage à part entière de ton roman, quelle relation entretiens tu avec cette sphère digitale ? Juste un outil (communication, publicité ou bien plus que ça) ?

C’est un outil pour moi, et dans la musique tu te doutes que c’est essentiel. Aujourd’hui les maisons de disques ne réagissent qu’aux nombres de vues et aux « like », peu importe le talent, il faut faire du buzz.

Pour ma part, j’ai toujours été très discrète, trop d’ailleurs, avoir ma page pro me chamboule un peu, je n’aime pas m’exposer. En revanche, exposer mon travail ne me pose aucun problème.

Je suis tous les jours sur les réseaux et j’y vois beaucoup de jeunes ados sans filtre et je m’interroge. 

 

Oph :Je comprends mieux ta réponse évasive à ma première question!

Comment as-tu abordé la rédaction du journal intime de ce « hacker de cœurs adolescentes » ? J’ai vraiment eu le sentiment d’entrer dans son intimité, sa psyché, son esprit malade et pour autant diablement intelligent… Je dois d’ailleurs d’avouer que j’étais presque fascinée en lisant ces passages du roman, non pas que je cautionne l’horreur de ce qu’il y est écrit, mais la façon dont tu l’as décrit, cette voix que tu lui as prêté via ta plume, cette personnalité dont tu l’as doté.

Ecrire en « je » n’a pas été chose facile. Je dois t’avouer que parfois j’avais du mal à me relire. Je l’ai vécu comme un rôle, une peau que je revêtais à chaque nouvelle page. Je voulais aller jusqu’au bout du monstre.

OPH : Je n’ose pas imaginer à quel point l’exercice a dû être difficile… Mais tu y es arrivée avec brio et ce monstre n’en n’est que plus réel.

Avais-tu un but précis en écrivant « là-haut les anges » ? Je m’explique, j’ai réellement eu le sentiment que ce roman avait pour but premier de nous mettre en garde, lecteurs et parents potentiels d’adolescents, face aux nouveaux dangers qui guettent nos enfants, et ce avant même de choisir d’écrire un « polar ».

Bien vu, Ophélie ! Mais je crois que c’était inconscient. Au début, je ne me rendais même pas compte que ce roman pouvait avoir une portée pédagogique. Tant mieux si c’est le cas, mais moi, j’ai juste voulu raconter une histoire d’aujourd’hui, parler des dérives du net, mais aussi des gens, des trentenaires qui se posent tant de questions sur le choix d’une relation sex-friend ou d’une cohabitation avec l’autre, mettre un enfant au monde ou prendre le risque d’être stigmatisé par la société, savoir séparer le boulot de sa vie privée etc.


Oph : Ton inconscient a fort bien fait les choses!
J’aurais encore mille questions à te poser, mais je dois être raisonnable, et tu as le droit à un temps de repos entre deux interrogatoires 😉 Mais j’espère pouvoir le faire sous peu lors d’une rencontre et pourquoi pas, d’un apéro-polar!
Alors une petite dernière pour la route sur une note plus légère:  Quand et où nos lecteurs auront-ils l’occasion de te rencontrer?

Une séance de dédicace est en train de s’organiser dans une librairie parisienne, il y en aura aussi probablement dans la région de Tours et dans le sud de la France, et j’espère encore beaucoup d’autres. Dans tous les cas je te tiens au courant !

Oph : Je compte sur toi!
Cet interrogatoire étant terminé, tu peux relire et signer tes déclarations avec un petit mot pour nos lecteurs 😉

Merci à tous mes futurs lecteurs. C’est excitant de penser que les mots de mon histoire vont résonner dans la tête d’inconnus au fond de leur lit, ou dans un train, ou ailleurs !

OPH : Un grand merci à toi Chris d’avoir répondu à mes questions, et à vous lecteurs, foncez chez votre libraire pour vous procurer « Là-haut les anges », vous ne serez pas déçu…

NDLR : Vous pouvez aussi retrouver ICI la chronique de Oph sur « Là-haut les anges« 

 

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Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.


Aujourd’hui c’est la millième de Collectif Polar aussi je voulais vous faire un beau cadeau. Et ce cadeau c’est Elena Piacentini en personne qui nous l’a offert en acceptant de répondre à quelques-unes de mes questions.

Allez c’est parti pour …

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.

GVL : Bonjour Elena,

Collectif polar ouvre ses portes aux entretiens d’auteurs et je suis ravie que tu sois parmi nos premiers invités.

Aujourd’hui je viens vers toi parce que tu viens de faire paraître aux éditions Fleuve, un nouveau roman : Comme de longs échos.

Mais avant de parler de ce nouveau titre, et même si je commence à te connaître un peu, j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs zé lectrices.

 Dis moi qui es-tu et d’où viens-tu ?

Elena : Tu commences fort avec tes questions philosophiques ! Je suis libre, maman, auteur, fidèle à mes valeurs, mon homme, mes amis, amoureuse de mon chat et de chocolat, passionnée, parfois rêveuse, parfois révoltée, gourmande… Je suis Corse et je vis à Lille qui est devenue ma ville d’adoption.

GVL – Ta définition me va bien ! Mais dis moi Eléna, le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

La vie, le monde, une infinité de mondes, un moyen d’aller à la découverte de ce qui est différent de nous, de mieux nous comprendre, de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons être ou ne pas devenir. Et, bien sûr, lire c’est se laisser traverser par les émotions et faire provision de souvenirs. Quand un personnage nous a touchés, qu’il soit réel ou fictionnel, ne change rien à la puissance des sentiments éprouvés.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y a toujours eu des livres à la maison. J’ai grandi dans un petit village sans librairie. Il y avait le bibliobus, le club France loisirs, les livres prêtés, oubliés, commandés… Longtemps, pour Noël ou mes anniversaires, j’ai reçu des livres avec de belles reliures que je considérais comme des trésors. D’ailleurs pour notre mariage, nous avons fait une liste de titres de La Pléïade. Ma grand-mère, qui n’était pas allée beaucoup à l’école, les considérait comme un moyen de s’élever autant que de s’évader. Mes parents, qui sont aussi de grands lecteurs, m’ont dit qu’ils pouvaient m’emmener n’importe où : il suffisait de me mettre un livre entre les mains pour que je leur fiche une paix royale !

GVL -Maintenant parlant un peu de tes personnages.

Et commençons par le commandant Leoni et mémé Angèle. Comment on aborde en tant que femme un personnage aussi charismatique que Leoni ?

En amoureuse 😉.  J’ai créé un homme avec lequel je pourrais vivre de longues années sans éprouver de lassitude. Etant donné le nombre de nuits où je m’endors en pensant à lui, c’était une sage décision. Il possède des valeurs qui me sont chères, même dans ses silences, il a de la présence. Ses peurs le rendent solide et déterminé. Ses fragilités et ce qui fait qu’il est faillible sont la clé de son humanité. Et il possède un beau rapport aux femmes, teinté de respect, d’admiration, de tendresse avec, toujours, la volonté de les protéger même s’il reconnaît volontiers qu’elles sont plus fortes que les hommes.

GVL : Elena, parles moi de sa mémé, Qui est-elle ? Et pour toi que représente-t-elle ?

Sa mémé, c’est ma mémé, LA mémé. Je pourrais t’en pondre des pages sur Angèle. Pour faire simple, cette femme était une géante. Je l’ai aimée, elle m’a aimée. C’est rare, dans la vie, un amour inconditionnel. Cette grand-mère ne m’a pas été « donnée ». Nous nous sommes choisies. Si nous étions nées à la même époque, elle aurait pu être ma meilleure amie. Si j’avais été un homme, je serais tombé en amour… À sa mort, le monde m’a semblé froid, hostile. J’ai eu du mal à respirer. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle était encore là et le serait dans ce qu’elle m’a donné, la force qu’elle m’a transmise. Quand je tourne une cuillère en bois dans une sauce tomate, quand je plie un drap, elle est avec moi.

GVL : Je le disais en préambule tu viens de rentrer chez Fleuve, mais le commandant Leoni, lui n’y est pas allé ? C’est normal qu’il ne t’ait pas suivie ?

C’est normal et c’est voulu. Concerté et prémédité. Je ne suis pas partie chez un « gros » et Leoni non plus, ce n’est pas le genre de la maison. La démarche peut surprendre parce que c’est habituellement ce qu’il se passe. Mais cela ne me ressemble pas. En proposant ce manuscrit à un autre éditeur, j’avais dans l’idée d’explorer des pistes nouvelles en dehors de la série des Leoni et, c’est vrai, de m’ouvrir des perspectives plus larges. Sans trahir. Les aventures de Leoni étant reprises chez Pocket, il y avait une synergie intéressante avec Fleuve. Mais le plus important, c’est la rencontre avec celui ou celle qui va vous accompagner sur le texte. Et là, j’ai eu un coup de foudre pour Valérie Miguel-Kraak. Et je sais pour quelles raisons objectives parce que j’ai déjà vécu l’expérience avec Véronique Ducros et Au-delà du raisonnable. Pour le reste on peut gloser des heures sur le sujet, reste qu’au cœur de la machine, grosse ou petite, il y a des personnes qui savent faire leur job d’éditeur avec passion, et les autres. La différence, c’est juste une question de moyens et de visibilité. Dans les deux cas, je bénéficie d’une totale liberté. Si ma collaboration avec Fleuve peut permettre à des lectrices et lecteurs de découvrir mon travail chez Au-delà du Raisonnable et inversement, tant mieux. De toute façon, il y aura toujours des grincheux pour dédaigner les « petits » et snober les « gros » pour de mauvaises raisons. Derrière mon clavier, je reste la même. J’écris des histoires sans me la raconter. Mon père s’occupe de protéger les forêts, son travail, une mission dont je prendrai la suite, a plus d’impact à long terme que le mien.

GVL : Elena, avant de reprendre la mission de ton père, dis moi, chez Fleuve tu commences une nouvelle aventure ?

Je l’espère. La suite de Comme de longs échos est en cours d’écriture. Puis, il y aura un Leoni. Et après, il y aura… autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Mais je sais que j’ai besoin de défis pour avancer.

GVL : Parle-moi de ces nouveaux personnages. Moi, 3 m’ont marquée, Mathilde, Pierre, Adéle….

– Ah Adèle ! Adèle c’est l’enfant libre, vif et solaire, qui sommeille en chacun de nous. C’est le rayon de lumière de ce roman, celui qui permet d’éclairer d’autres facettes de Mathilde. En dehors de Pierre Orsalhièr, j’ai une affection particulière pour Albert Lazaret et son amour délicat, pudique et désespéré envers Mathilde.

GVL : Cette fois tu as une femme comme personnage central. Quels sentiments ça suscite en toi ? Est-ce plus facile de s’identifier ?

Je ne me suis pas posé la question. Ce n’est pas différent pour moi, d’animer un homme ou une femme. Je travaille sur les mécanismes psychologiques. Nous avons tous en nous une part masculine et féminine, il suffit de faire bouger le curseur dans un sens ou dans l’autre. Et certains hommes expriment plus de sensibilité que bien des femmes. Ce qui me semblait intéressant, avec Mathilde, c’est qu’elle déploie une grande énergie à nier ses peurs, à mater ses sentiments. Pierre, c’est un mec qui a pris de l’altitude au sens propre comme au sens figuré et qui a un rapport charnel à la nature. Il a les idées claires, il est en paix avec ses émotions, ce qui n’est pas le cas de Mathilde. Dans le fond, je me sens plus proche de Pierre 😉.  Même si j’ai une grande tendresse pour Sénéchal et que j’ai envie de lui donner un coup de pouce pour qu’elle réussisse à franchir une étape.

GVL : Quel plaisir est-ce que de recommencer une nouvelle histoire ? Et de créer de nouveaux protagonistes ?

C’est un plaisir, disons… masochiste ! On repart de zéro. C’est excitant et angoissant. Mais, même avec Leoni, j’éprouve ce sentiment. Et j’ai l’impression que ça empire.

GVL Dis-moi, pourquoi le polar Elena ? Pourquoi avoir choisi ce mode d’expression ?

– Parce que c’est ce que j’aime lire. Je ne suis pas fan du lapin, tu vois, et c’est peut-être une coïncidence, mais je n’en cuisine jamais. 😉

Au sujet du Polar, j’ai en mémoire une phrase de Michèle Witta qui disait « un polar c’est un roman où un délit est commis ». La définition me plaît car elle est ouverte, généreuse. Elle inclut tous les grands « classiques » qui m’ont fait vibrer.

Justement, puisque Michèle Witta a été et reste mon mentor,  je me permet une dernière question.  C’est du roman policier, mais c’est avant tout de la littérature et ta plume en est la preuve. Alors quand on a l’écriture que tu as, ne pourrait-on pas passer à de la littérature blanche comme on la nomme ?

– Je vais où mes personnages et ce que j’ai envie de raconter me portent. Pour le reste, la question du genre, c’est juste histoire de savoir où l’on va ranger les livres. Les étiquettes n’engagent que ceux qui les collent. Il y a probablement un domaine où je n’irai jamais, c’est celui de l’autofiction. Je ne suis pas assez égocentrée pour ça.

GVL : En fait, Eléna, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

En poésie ou en littérature, il y a des passages où chaque mot est juste et à sa place. À la lecture, une porte s’ouvre. Derrière, il y a une « vérité » ou une émotion. Quelque chose qui se refusait à vous et qui soudain devient évident. C’est magique. Comme la cuisine de Mémé Angèle et l’amour qu’elle y mettait.

Merci  beaucoup Elena pour cette première interview qui, je te l’avoue, m’a impressionnée. J’aurai aimé te poser un tas d’autres questions mais je sais ton temps précieux. Cependant un jour il faudra que tu me parles de ton boulot de scénariste, hein ?

– Merci à toi, Geneviève, d’avoir été là dès le début et d’avoir cru en moi. Pour la suite, c’est quand tu veux.

Rhoooo chanceuse que je suis !

Aussi chères lectrices et chers lecteurs, vous pouvez, si vous le souhaitez, retrouver les tous derniers polars d’Eléna.

ICI : Comme un long échos chez Fleuve éditions

Là : Un corse à Lille chez Au delà du raisonnable 

Et là  : Aux vents mauvais chez Au delà du raisonnable.

97829191742700-3258535

Papote d’auteur : l’interrogatoire de James Osmont par Oph


Papote d’auteur. 

Aujourd’hui c’est Oph qui soumet à la question

James Osmont, notre auteur du jour 

 

OPH :  » Hello James,

J’ai rédigé une chronique de ta trilogie psychiatrique il y a peu, trilogie que j’ai adorée ! Du coup, comme d’autres, je me pose des questions sur l’auteur de ces romans atypiques, véritables OLNI… (oeuvre littéraire non identifiée)

-Es-tu prêt à subir mon interrogatoire ?… Promis pas de lampe dans la figure, ni de coup de bottin derrière la tête… 
James : Oh, alors ça ira ! J’ai déjà subi tellement pire !

OPH Ça c’est ce que tu crois ahahah (rire diabolique)

« NDLR : Vous pouvez retrouver La trilogie psychiatrique :  ICI  Régis le 1er tome ; Là Sandrine le tomes 2 ; et Là aussi Dolores, le dernier tome« 

– Comme dans tout bon interrogatoire, commençons par ton identité : qui est James Osmont? 

Alors, bande de curieux, j’aurai 35 ans dans quelques jours, je suis infirmier en psychiatrie depuis 11 ans, j’aime la course à pied, la rando en montagne, je fais ou ai fait beaucoup de photographie avant d’écrire (on peut pas mener tous les combats de front), j’ai exposé pas mal, j’ai aussi animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans… La musique tient une grande place dans ma vie, certains l’ont découvert au travers de mes romans, au péril de leurs oreilles !

OPH Nous curieux? Si peu… En même temps c’est un interrogatoire  Parcours diversifié donc!

–  Pourquoi t’es tu lancé dans l’écriture de romans traitant de pathologie psychiatrique, un message à transmettre ? 

James : Oh un message, ce serait beaucoup dire… Je suis pas un « militant » de la cause psy hein !… Elle a ses travers et je ne crois pas être tendre vis à vis de tout ça dans ce que j’écris. Mais il est vrai qu’en tant que lecteur de thrillers, les caricatures et la superficialité clinique que j’ai pu rencontrées, m’agaçait un peu. Les auteurs essaient toujours d’être documentés et précis en matière historique, criminologique etc, mais pour ce qui est de la grosse ficelle psy, là, plus c’est gros, plus ça passe. Le coup de l’HP prison au fond des bois, renfermant de dangereux psychopathes mangeurs d’enfants, un soir de pleine lune… Enfin vous voyez quoi…

OPH : Il est vrai que l’hôpital psy en pleine forêt de Blair Witch c’est un peu commun! Quant à ton regard sur la psychiatrie il n’est pas toujours tendre en effet, et c’est un des aspects que j’ai apprécié dans la trilogie… Exposer une réalité invisible à nos yeux de profanes dans le domaine.
 

C’est un monde particulier et assez méconnu, tu y évoques des pathologies en utilisant les termes médicaux, c’était risqué. 

James : Alors l’idée c’était de ne surtout pas faire un livre « médical », mais de ne pas trop vulgariser non plus, parce que je pense qu’on ne doit pas prendre le lecteur pour un idiot. Ce sont des problématiques nuancées qui nécessitent des termes précis, et à trop simplifier, on tombe parfois justement dans la caricature du schizo qui se prend pour Napoléon, ou à l’inverse de ces malades magnifiques, parfaits, froids et calculateurs, grandioses, des Hannibal (dont je suis pourtant le premier fan) mais qui n’existent pas (ou peu). Les miens sont d’une effroyable banalité, hésitants, inconstants, et le fait de les sentir « réalistes » (même sans rien y connaitre) augmente peut-être paradoxalement l’aspect flippant de l’ensemble. Quant aux termes de jargon, y’en a pas tant que ça, et à moins de vouloir tout maîtriser dans sa lecture, ils sont souvent accessoires et placés dans la bouche des grands pontes dont c’est le rôle quelque part. De la même manière qu’on se contentait de suivre le sens général de tout ce bazar en regardant un épisode de Urgences (ça me rajeunit pas !)…

OPH : AAAAhhh Georges Clooney  ahaha… ok je vois ce que tu veux dire et effectivement les termes médicaux ne freinent en rien la compréhension des histoires de Régis, Sandrine et Dolores…

– Pour chacun des romans, tu as créé une bande son très « métal » (disponible sur Youtube dans leur intégralité). Tu recommandes au lecteur de tenter l’expérience intégrale en l’écoutant  au fil de la lecture. Comment t’est venue cette idée et que penses-tu que ça apporte aux romans ? Personnellement j’ai déjà la réponse  Mais comme tout bon enquêteur je te laisse d’abord nous livrer ta version… 

James : Comme tu l’as dit, il s’agit d’une expérience émotionnelle globale, au-delà d’un roman. J’ai toujours aimé mélanger les medias, en photographie, en musique, en poésie, en peinture… On a une vision artistique très cloisonnée en France. Et on ne s’intéresse pas suffisamment aux textes de ce que l’on écoute aussi, nous les francophones. La musique me parle, fait vibrer quelque chose. Qu’en est-il des fous qui interprètent déjà tout ce qui les entoure ? Pourquoi la plupart des malades ont leur oreillettes vissées H24 dans le parc des HP ? Qu’y entendent-ils ? Qui les guide, les rassure ou les persécute… Il y a un coté « écoutille » qui les coupe du monde, mais il y a aussi du sens qui s’écoule de ces décibels… Je suis allé jusqu’au bout de cette réflexion. C’est le fil rouge de cette trilogie. Un support pour la diffusion d’un message poétique et malfaisant. Et puis sur le plan créatif, je crois que c’est un peu novateur. je ne pense pas qu’il y existe des romans qui vont aussi loin dans cette proposition hybride. Maintenant oui, il faut pouvoir/vouloir mettre ses propres goûts de côté pour essayer de se focaliser sur ceux des personnages et ce qu’ils y perçoivent. Tout le monde n’a pas adhéré, mais les réactions les plus fortes que j’ai reçues sont venues de lecteurs ayant tenté l’expérience. Pour autant ce n’est pas une obligation, les textes sont traduits et intégrés dans le livre, c’est ça qui prime tout de même. Et juste une précision pour les puristes, « bande-son metal », pas vraiment. Musique rock oui, torturée sans doute, bruyante par moments, mais surtout indépendante, et stylistiquement plus dans l’indie, le hardcore, le screamo, un peu de folk, de stoner et parfois oui, certes, de metal…

OPH : Non mais dis donc, on ne contredit pas les termes musicaux de l’enquêtrice même si elle a tord! (regard qui tue)
Personnellement j’ai lu deux des trois romans avec la bande son tout au long de la lecture, pas sur le dernier puisque mes lieux de lecture ne me le permettaient pas. Mais sur ce troisième le son m’a manqué… C’est vraiment une expérience globale comme tu dis. Je trouve qu’elle permet de ressentir davantage le capharnaüm présent dans la tête de tes personnages et émotionnellement ça apporte un plus. C’est très novateur et il fallait oser! 

– Pour lequel de tes trois personnages centraux as tu le plus d’affection et pourquoi? 

C’est difficile de répondre. Regis a été le premier, le point de départ. J’ai d’abord eu envie d’écrire sur un schizophrène parce que c’est la pathologie la plus caricaturée. Sandrine est plus proche de « nous », c’est un personnage avec sa « folie » quelque part, mais les mots à poser sur la dépression, peuvent vite être quelconques ou attendus, voire geignards, c’était donc un sacré défi d’écrire un thriller avec un fond de dépression nerveuse… J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce roman parce que j’étais totalement libre. Regis avait les contraintes du débutant, le tome 3 se devait de conclure en beauté, mais avec un tome 2 on va où on veut ! Quant à Dolores, j’étais plus affirmé dans mon écriture et cliniquement, ces personnes borderline dont je m’occupe quotidiennement aux urgences, qui multiplient les passages à l’acte, qui sont des êtres inadaptés, carencés émotionnellement, sont des gens qui me touchent énormément. Tout en contradictions, en pulsions, c’est un plaisir à écrire, ce nihilisme enfantin et jusqu’au-boutiste. Et puis je pense aux personnages plus secondaires aussi, sans rien dévoiler, il y a quand même une sacrée galerie de portraits de dingos !…

OPH : Réponse acceptée même si tu ne nous dit pas lequel reste ton personnage préféré de chez préféré! Pour ma part c’est Sandrine même si Régis m’a bousculé. Effectivement Sandrine est plus proche de « nous » et peut être en chacun d’entre nous je pense.
Quant aux personnages secondaires il y en a des flippants oui!!! Le petit musée des dingos!

 

– Tu as une écriture très métaphorique, tu utilises beaucoup de figures de styles (ce qui à mon sens apporte une dose d’émotion supplémentaire à la lecture), un style bien à toi qui te rend facilement reconnaissable dans tes écrits (notamment tes nouvelles que j’ai pu lire). Quelles sont tes inspirations littéraires ? 

James : Bon ça c’est la question qui fait toujours un peu pompeux. Alors je me compare surtout à personne, je ne m’inspire de personne, et surtout j’admire tout ceux que je vais citer. Mais c’est clair que j’ai une culture littéraire plutôt classique. A commencer par Zola, Maupassant, Balzac, Verne, Leblanc, et puis Steinbeck, Twain, Simmons, Vargas, Thilliez, King évidemment… J’ai toujours lu beaucoup, j’ai eu mon bac S grâce aux matières littéraires, l’histoire, l’anglais, la philo… Bref voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est clair que j’essaie d’apporter du soin à la forme, à la musique des mots, à la précisions des termes…

OPH : C’est rigolo que tu aies des références si classiques alors que ton style est résolument moderne! 

– Je dis souvent que le roman est un pont entre l’auteur et ses lecteurs, qu’il y met une partie de lui même… Quelle partie de James Osmont retrouve-t-on chez Régis, Sandrine et Dolores (en dehors de l’aspect professionnel) ?

James : Vous voulez me piéger, inspectrice ! Je dirais l’aspect contemplatif de Regis, le doute permanent de Sandrine et l’impulsivité (relative) de Dolores. Et puis la musique… toujours. Heureusement que tu m’as pas demandé pour les gros méchants de la trilogie ! Haha… 

OPH : Je ne cherche pas à te piéger mais je veux tout savoir!!! Pour les gros méchants ils me font trop peur  J’ose espérer qu’il n’y a pas de toi dedans sinon je renonce à te rencontrer! 
 

 – Tu es auto-édité, j’avoue qu’avant de te lire je n’avais jamais tenté l’expérience. Beaucoup d’a priori sur les nombreux romans en auto-édition qui ne trouvent pas de maison d’édition parce que de qualité médiocre notamment. Je sais je ne suis pas tendre, mais en même temps, un interrogatoire n’a pas pour but de toujours brosser dans le sens du poil… Tu es mon exception et je ne le regrette aucunement. Dans ton cas, l’auto-édition est surprenante, tant pour la qualité de l’écriture que l’aspect novateur, peux-tu m’expliquer pourquoi ce choix (si tant est que s’en soit un) ? 

James : La réponse est peut-être dans la question : novateur, atypique, inclassable, ce sont des mots qui reviennent souvent dans les commentaires, et je le dis en toute modestie. Alors peut-être que c’est pas ce qu’il y a de plus facile à « vendre » aussi… C’est un fait : en deux ans de succès – relatif mais quand même assez conséquent au vu du thème, des partis pris bien tranchés et de l’aspect clivant de ce que j’ai produit -, oui après deux ans de cet intérêt du public ; le bilan est là : aucune piste sérieuse ou proche d’aboutir à quoi que ce soit au niveau maison d’édition. Donc ce n’est pas une affaire de choix, ce n’est pas un regret non plus, c’est comme ça. Je vais au bout des choses, j’ai fait exister mes romans, ils m’ont réconcilié avec mes semblables tant j’ai reçu de mots gentils, admiratifs ou simplement interloqués, bousculés, de gens même pas sûrs d’avoir aimé, mais qui se sont ouverts à ce que je proposais, qui ont pris ces romans pour ce qu’ils sont : une proposition artistique et pas un produit de consommation normé. En tant qu’auteur (au sens large du terme), c’est un cadeau déjà bien au-delà de mes espérances, à l’indifférence près du système classique… tant pis pour eux ! Ce qui me manque surtout aujourd’hui, c’est de ne pas être distribué/disponible, le logo d’une grande ME je m’en fiche un peu, être tout petit chez un gros, parfois c’est bien pire que l’auto-édition. Donc si opportunité il y a à l’avenir, ça ne sera pas à n’importe quel prix, quoiqu’en pensent certains détracteurs/jaloux ou ceux qui me font des procès en popularité. L’auto-édition non plus, ce n’est pas la panacée, ni une « grande famille », même si j’y ai fait des rencontres qui ont changé ma vie, sans exagérer.

OPH : Je ne te cache pas que je reste prudente avec l’auto-édition malgré  les pépites qui s’y trouvent… Te concernant il est évident que la trilogie a trouvé son public et c’est se priver d’un talent atypique que de ne pas te diffuser plus largement. Peu de romans permettent aux lecteurs de ressentir de réelles émotions en dehors du plaisir de lire. Avec ta trilogie je suis passée par les montagnes russes émotionnelles!

 

–  Si tu devais convaincre nos lecteurs de tenter l’expérience (oui oui c’est une expérience) de la trilogie psychiatrique que leur dirais-tu?


James : Que c’est une lecture qui peut être éprouvante, exigeante, qu’elle peut demander à ce qu’on sorte d’une certaine zone de confort. Tout le monde n’adhérera pas. Qu’il faut faut être un minimum prêt à donner, être disponible psychiquement, que ce n’est pas un passe-temps.
 Elle ne sied pas à toutes les humeurs.

Que je comprends parfaitement qu’on passe à côté ou que l’on ait une réaction de « défense ». Tous les avis sont légitimes et bienvenus.

Que ce n’est pas le Goncourt non plus et qu’elle a ses maladresses d’auteur indépendant. On ne va pas dans l’extrême sans quelques outrances.

Qu’il faut tenter l’expérience de la bande-son  (Youtube / chaine James Osmont) quels que soient ses propres goûts musicaux et son seuil de tolérance. 

Que tout ça est fictif, à 100% mais que ça pourrait être vrai aussi à 100%, en tout cas pour ce qui concerne l’aspect psychiatrique des choses. 

Que la curiosité est un bien joli défaut, en tout cas en matière d’art. Et que comme toi, vous êtes finalement assez nombreux à avoir franchi le pas d’élire un auteur indé pour la première fois grâce à ces trois drôles de livre. Et c’est une sacrée fierté. La pépinière de talents est là, pas dans les têtes de gondole des supermarchés ! Osez l’auto-édition ! 

Merci à tous. On se revoit au bord de l’abysse, si l’envie vous prend de vous en approcher… Je suis toujours partant pour échanger ! 

Merci à toi pour ce moment d’échange. Merci de t’être livré à l’interrogatoire sans fard ni masque!

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

www.carobookine.com

www.facebook.com/carobookine

www.instagram.com/carobookine

www.twitter.com/carobookine

 

Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.

Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON


Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON par Marie Noëlle

Bonjour Laurent et tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

– Dis moi mais quel parcours depuis CHARADE qui a rencontré un immense succès, dans que état d’esprit es-tu ?

 Marie Nono, eh oui, c’est ton surnom! – ma bonne fée, depuis que tu t’es penchée sur le berceau – enfin le manuscrit de Charade – il n’y a eu que du bonheur. Je suis donc dans un état second. Je ne vais pas mentir, le plaisir de lire des chroniques positives au quotidien ne peut que me transporter. Evidemment, le pendant étant que cela me met une pression de malade pour la suite.

Comme si j’en avais besoin.

Je dis toujours, cela n’en fait pas une citation à retenir non plus, lol, qu’écrire un livre est à la portée de tout le monde; la difficulté réside essentiellement dans le second. Il faut se réinventer, sans se dénaturer, tout en innovant. Voilà une équation qui envisagée ainsi semble insolvable. Et qui a pourtant été résolue par mes pairs. Alors, s’ils l’ont fait, pourquoi pas moi ?

 NDLR : le billet de Marie No sur Charade est ICI.

Tu as toujours eu envie d’écrire ? et depuis quand ?

A la sortie de Charade, maman m’a rappelé cette anecdote que j’avais complètement oubliée : je lui aurais dit du haut de mes quinze ans « un jour, j’écrirai un roman ». C’est drôle, parce que je n’en ai absolument aucun souvenir. Sans le savoir, mon esprit a sans doute structuré des histoires et je vous les livre maintenant.

– Pourquoi le polar ?

Là, ce n’est qu’une évidence pour moi. Je n’ai quasiment lu que des polars ou des thrillers depuis que je suis petit. Oui, oui même des bibliothèques vertes. Michel, Langelot, le clan des sept, etc..

Ensuite les Agatha, les King puis des BD en masse. Vraiment beaucoup.

Et il s’agit également de mon genre de prédilection au cinéma.

Bref, ce n’est pas comme si j’avais le choix, lol, je ne connais que ça.

J’ai bien conscience que c’est réducteur et que je n’en sors pas grandi, mais je ne vais tout de même pas mentir à ma bonne fée 🙂

– Quels sont tes livres de chevet ?

Sans grande surprise, des thrillers. Principalement. J’ai une tendresse particulière pour Patrick Bauwen (que j’ai le privilège de connaitre) et je suis féru de Maxime Chattam.

– Parle-nous un peu de CYANURE qui sortira le 21 septembre.

Je ne vais pas te redonner la quatrième. Sans prétention je me suis amusé à faire un thriller dans lequel je vous propose quelque chose de totalement novateur, dixit les beta-lecteurs dont tu fais partie. Vous assistez donc à une première mondiale! J’adore me la péter grave 🙂 Blague à part, je crois pouvoir dire que jamais un lecteur n’a été autant impliqué. Difficile d’en dire plus sans révéler cette fin si particulière.

En revanche, cette fin n’est pas juste un artifice pour que l’on parle de Cyanure. J’aime à penser qu’il s’agit d’une intrigue solide et divertissante mais avec une vraie question de fond, de celles qui font appel à votre conscience. Sans être pompeux non plus, c’est un thriller et pas un essai. Alors vous me direz…

– Stressé ?

Je ne crois pas qu’il existe une description suffisamment précise pour mon état d’esprit actuel, oscillant entre l’abattement le plus complet : c’est sûr ils ne vont pas aimer, ou l’euphorie la plus totale : Cyanure va faire un carton, etc… Vous voyez un peu l’image ? Ceci assorti au fait que j’ai l’impression de repasser mon bac à chaque fois qu’Hugo Thriller l’envoie en SP.

– Tu commences à être présent sur pas mal de salons, comment fait-on pour concilier vie professionnelle, personnelle et star montante J  ?

En ne dormant pas beaucoup pour concilier avec le pro. Avec le personnel, c’est plus facile parce que Valérie, mon épouse que tu connais Marie Nono, est présente avec moi dans cette aventure si jouissive. Quant au dernier point, je ne me sens absolument pas comme une star, même montante. Le jour où cela aura un impact sur mon ego, je sais que ma chère et tendre sera là pour me rappeler à l’ordre. Et à juste titre.

– Que fais-tu en ce moment ?

J’écris pour ne pas penser.

C’est amusant et paradoxal comme phrase mais c’est le cas. Je suis sur mon troisième qui a bien avancé. Mais il est encore un peu tôt pour en parler. Cela dit, ne t’inquiète pas, tu seras toujours la première à le lire!

– Quelles sont tes pensées du moment, coup de gueule, coup de cœur ? Tu peux te lâcher !

Je suis en vacances, je ne vais tout de même pas m’énerver. Lol.

Merci Laurent d’avoir bien voulu prendre un peu de temps pour répondre à mes questions.

Je souhaite à CYANURE un énorme succès et prends soin de toi.

C’est moi qui te remercie et je n’aurai jamais assez de mots pour le faire à la juste mesure de ton engagement. MERCI Marie Noëlle.

 

 

Le petit plus de Collectif Polar

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d’être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d’un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d’un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n’ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s’entremêlent jusqu’au sommet de l’État, où le président de la République n’est peut-être pas seulement une cible.

Papote d’auteur avec Miss Aline et Eric Dupuis


C’est parti pour nos interviews !

Papote d’auteur avec Miss Aline et Eric DUPUIS, Major-Instructeur dans la Police Nationale et Auteur de romans policiers

Eric Dupuis

Bonjour Eric, tu as gentiment accepté mon interview et je t’en remercie. C’est parti, à toi de jouer :

1 – Cinq romans à ton actif. Que représente l’écriture pour toi ?

D’abord un exutoire, un anti-stress et un moyen de s’évader à tout moment. Dès que j’ai une minute, ou la nuit, lorsque le sommeil se fait désirer, j’en profite pour penser à mon intrigue en cours, à mes personnages, à un autre rebondissement plus sophistiqué ou parfois, une idée saugrenue afflue d’elle-même sans l’avoir suggérée… c’est parfois déroutant et magique ! Ensuite, l’écriture est une source de rencontres incroyables et toujours très humaine et chaleureuse. Chaque saison est différente, avec ses lots de surprises, c’est un enchantement. J’en ai encore eu la preuve cet été en participant pour la première fois au salon « Altitudes » de Font-Romeu[E1][ED2][E3], où j’ai eu la chance de rencontrer des passionnés du livre, comme Mr André Bonet, Président du Cercle Méditerranéen de Littérature.

Eric Dupuis&

2 – As-tu des rituels d’écriture ?

Mon meilleur moment pour rédiger et corriger reste les vacances car elles me permettent de m’immerger complètement dans mon roman. Le calme et la sérénité m’aident en supplément pour œuvrer positivement. Hélas, lorsque je travaille et que je m’occupe de mon club, les rares moments consacrés à l’écriture sont complètement aléatoires (occasionnellement en fin d’après-midi avant un cours, en début de soirée quand c’est relâche ou le week-end, quand je n’ai aucune compétition, stage ou salon). Rien de très fiable. Ce qui est un handicap parfois car il peut m’arriver de ne pas écrire une seule ligne pendant 15 jours et là c’est le drame quand il faut s’y remettre…

3 – Un indice sur ton 6éme roman ?

Hum… L’action va se dérouler dans les Hauts de France, toujours dans le bassin minier, on retrouvera les protagonistes habituels et le climat sera très tendu… J’espère qu’il sera édité chez Ravet-Anceau, dans la collection Polars en Nord, puisque ce sera le 3ème volet de mon Triptyque. Inutile d’insister, même sous la torture je n’en dirai pas plus (lol).

4- Qu’éprouves-tu la veille de la sortie d’un de tes romans ?

Bien entendu de l’émulation, de l’inquiétude et une certaine impatience. Pouvoir le toucher, l’observer et le scruter sous tous les angles font partie de l’étape ultime de sa réalisation. On a beau avoir pensé à tout, en ayant suivi chaque stade de sa conception, le doute persiste tant que nous ne l’avons pas entre les mains.

5 – Es-tu sensible à la critique littéraire ?

C’est évident. Et pour moi, primordial. Elles nous permettent de s’autoévaluer, de réagir, d’avancer et de progresser. Il ne faut surtout pas les ignorer sous prétexte que parfois elles ne relatent pas ce qu’on espérait entendre. Après il faut être lucide, tous nos romans ne peuvent pas satisfaire systématiquement nos fidèles lecteurs. Inévitablement, le thème abordé, l’histoire, l’intrigue, suscitera obligatoirement des réactions légitimes. Me concernant, je retiens le global des remarques et des critiques. C’est ce qui me donnera une tendance et lorsque j’entame le suivant, j’essaie de m’en inspirer et de mettre à profit les remarques formulées, en essayant de ne pas replonger dans mes travers.

6 – On dit qu’un auteur met toujours une part de lui dans ses romans. Quelle(s) part(s) de toi dans tes oeuvres ?

Je me suis beaucoup trop impliqué dans ma trilogie policière « Les Uniformes Bleus » car elle représentait à mes yeux mon parcours au sein de la police nationale. Ma découverte du métier, mes années de bitume, les conditions professionnelles difficiles pour un jeune (accidents, suicides, meurtres, cadavres, …) et mon personnage reflétait trop mon image. J’ai donc écouté les lecteurs en cassant ce cliché dans les suivants. Par contre, « Aussi noir que le charbon » (le 4ème) se déroulait dans le Pas-de-Calais, ma région d’origine. Les souvenirs de gamin des deux protagonistes Kaczmarek et de Montjarrieux sont très réels puisqu’ils ont été vécus. Quant au 5ème, « Devoir de mémoire », j’évoque une vieille dame atteinte de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer, alors que ma mère a également été frappée par ses deux maladies dévastatrices avant de nous quitter… Au final, encore beaucoup de moi dans ces deux romans publiés chez Ravet-Anceau.

7- Une passion en dehors de l’écriture ?

Le Sport ! Énormément. Puisque je m’occupe d’un club de Krav Maga, à raison de cinq cours par semaine voire six (section féminine) avec en supplément des responsabilités en tant que Membre élu au Comité Départemental du Karaté et Disciplines Associées du Val d’Oise, de Responsable des Grades (du 1er au 3ème Dan) sur le Val d’Oise et mon rôle d’Arbitre et de Juge aux Compétitions Nationales et Internationales ainsi qu’aux Examens des autres Ligues. Parallèlement à ces activités, je m’entraîne régulièrement en pratiquant le jogging, le VTT et je participe à des trails quand l’occasion se présente.

ericdericdu

 

 

 

 

 

 

 

 

8 – Quel est ton roman préféré ? Ton auteur favori ?

Je lis trop peu à mon grand regret, pour les raisons évidentes évoquées précédemment. Je n’ai plus aucun temps libre. J’arrive parfois à finir le roman d’un copain ou d’un ami auteur, mais cela devient de plus en plus difficile. Autrefois j’aimais Stephen King, Harlan Coben et Maxime Chattam. Les deux derniers étés, j’ai lu respectivement Laurent Guillaume, Jacques Saussey, Stanislas Pétrosky et Maxime Gillio.

9 – Un petit mot à tes lecteurs ?

Mes lecteurs se sont posés quelques questions lors de mon 5ème roman et je peux les rassurer, ils auront certaines réponses dans mon 6ème roman. Au risque de me répéter, ce sera un climat très tendu à tous points de vue, dont l’issue sera fatale. Je peux déjà vous annoncer un scoop à l’occasion de cette interview : Mon 7ème roman sera un cross-over ! Par contre, mon 8ème est déjà dans les tuyaux et sera un Roman… pas nécessairement policier, plutôt d’aventure qui emmènera les lecteurs très très loin… Quant à mon 9ème, il sera historique et basé sur une nouvelle que j’ai déjà écrite et proposée. SURPRISE !

10 – Quelle question aurais-tu voulu que je te pose ? Quelles est sa réponse ?

Si j’avais des projets pour les années à venir…

J’en ai énormément ! A vos agendas ; Au niveau écriture, je viens d’en parler, et au niveau des rencontres, de nouveaux salons sont en prévision, notamment à Templemars (59) le 23 septembre, le 1er salon Caudacien à la Queue-en-Brie (94) le 15 octobre, les Mines Noires (62) le 11 février 2018, le Festival Pôle Art à Plaine Haute (22) les 11 et 12 Mai 2018 et le Festival Méditerranéen Polar Aventure à Barcarès sur le paquebot « le Lydia » les 9 et 10 Juin 2018. Sans oublier ma participation aux salons habituels et chaleureux comme Brétigny sur Orge les 20 et 21 octobre, Franqueville Saint Pierre les 18 et 19 novembre (avec la parution de mon 1er volume de la Trilogie en format poche chez l’Atelier Mosesu et une démo de Krav Maga !), Loos lès Lille le 25 novembre, et Nemours les 27 et 28 Janvier… Au niveau sportif, avec une saison qui s’annonce très riche, plusieurs championnats à gérer dont la 1ère édition du Championnat du Monde en Israël (pays fondateur du Krav Maga) avec deux équipes de mon club. Sans doute un retour en télévision ou au cinéma (en attente) et un examen me concernant en fin de saison. Pour terminer, professionnellement, peut-être un changement de cap, avant de tirer ma révérence dans quelques années…

Ça valait le coup de me la poser cette question, non ??

Merci Aline pour cette interview. Bonne continuation à toi…

Jeremy Cobhan de Filippo Della Croce


Bonjour à vous tous, aujourd’hui notre psychopathe du polar nous propose une chronique un peu différente. Elle l’a couplé d’un petit entretien avec l’auteur.

Mais je vous laisse découvrir tout cela avec Marie Noëlle

Le livre : Jeremy Cobhan  de Filippo Della Croce. Paru le 9 janvier 2017 chez Slatkine. 29€ ; (325 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un jour de mai, dans une petite ville de Nouvelle- Angleterre, un père de famille décède dans un accident de voiture. Au même moment, son enfant de neuf ans disparaît alors qu’il joue avec un copain sur le parking d’un restaurant. Y a-t-il un lien entre les deux drames ? Face à des investigations qui piétinent, l’oncle de l’enfant, jeune avocat, décide de retrouver son neveu.

 

La Chronique de Marie-Noëlle sur

JEREMY COBHAN par FILIPPO DELLA CROCE 

Editions SLATKINE / 325 pages

 

Dans un premier temps, laissez moi vous présenter Filippo

 

Né en Italie en 1975 de mère Suisse et de père Italien, ingénieur en environnement diplômé de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne en 2001. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 20 ans à Portovenere, village pittoresque de la région des Cinq Terres en Italie avant de m’établir sur les rives du lac Léman pour poursuivre mes études. Je vis actuellement à la Tour-de-Peilz dans le canton de Vaud, avec mon ami Jules, de nationalité américaine.

 

 

 

 Pourquoi l’écriture, quel est ton parcours ?

J’ai toujours rêvé d’âtre écrivain, un peu comme les enfants rêvent de devenir pompier ou danseuse. Évènement déclencheur : longue convalescence chez moi suite au diagnostic de leucémie en 2008 et deux greffes de moelle en 2009 et 2013. J’ai pu me dédier exclusivement à l’écriture de Jeremy Cobhan pendant une année.

Que lis tu ?

Presse écrite essentiellement. Je ne suis pas un lecteur de romans. Pour mon écriture je m’inspire essentiellement de mon vécu,  Je me passionne de cinéma, de séries TV et de documentaires en tous genres.

 Pourquoi un polar ?

J’ai toujours eu un côté un peu noir, de plus j’aime mettre au profit l’esprit rationnel de l’ingénieur que je suis dans la construction d’intrigues complexes. Mon histoire se passe aux EU, en Nouvelle Angleterre, région que je connais pour y avoir vécu plusieurs mois lors de l’élaboration de mon travail de diplôme en tant qu’étudiant invité à l’Université de Harvard, à Boston, entre 2000 et 2001.

 Une suite à J Cobhan ou tout simplement un autre polar ?

Un autre roman certainement. Un polar, très probablement. La suite de Jeremy Cobhan, peut-être. Je suis en pleine réflexion, notamment en ce qui concerne les possibilités d’amélioration de mes techniques narratives (structure, personnages, style).

 

EXTRAIT 

 …Jeremy avait toujours été un enfant peu bavard. Il passait des heures dans sa chambre à dévorer des bandes dessinées ou feuilleter des revues d’animaux. Il était passionné de faune marine et rêvait de voir les baleines. Ses questions inattendues m’amusaient. Elles étaient à chaque fois un vrai défi : « Où sont les moustiques en hiver ? » « D’où viennent les étoiles filantes ? ».
Un jour, à l’âge de 4 ans, il m’avait demandé pourquoi je sortais avec un garçon. Sa question m’avait pris de court. J’avais improvisé une réponse qui m’avait laissé songeur : « Le monde serait bien triste s’il n’y avait qu’une sorte de fruit. Eh bien, c’est la même chose avec les gens. Si l’on était tous pareils, ce serait moins intéressant, tu ne trouves pas ? » Il avait semblé comprendre avec le plus grand naturel……..

 

 Mon AVIS

 Mai 2013, Rockport près de Boston, Nicholas COBHAN et son fils Jérémy de 9 ans ont disparus.

La voiture de Nicholas est retrouvée au fond d’un ravin et son corps gît non loin de là. Mais où est passé Jérémy ?

Thomas, avocat et frère de Nicholas décide d’enquêter pour retrouver son neveu et peu convaincu de l’accident va tout faire pour élucider ce mystère face à la passivité de la police locale.

 Dans un premier temps je dois dire que j’ai lu le manuscrit de Filippo en Juin 2015 pour une maison d’édition qui n’a jamais daigné répondre, c’est pourtant pas compliqué : OUI / NON (il suffit de cocher la case !) Bon ça c’est mon côté « italienne » et puis il faut dire les choses M’ENFIN !

Voici un premier roman/polar qui ne laisse pas de marbre puisque Filippo traite de l’homophobie entre autres, ce qui est rare !

Les personnages, j’aime bien la façon dont ils sont présentés bien que certains méritent d’être un peu plus exploités.

Beaucoup de sentiments dans ce livre sont exprimés et de ce fait touchants de part leurs réalités.

On ne reste pas non plus insensible aux paysages que l’auteur connaît bien et de ce fait très bien exprimés.

L’intrigue est bien menée et suscite de l’intérêt dès le départ, avec une fin bien imaginée.

En résumé, je pense que ce premier polar peut faire des bébés. Filippo est quelqu’un de très sensible et son écriture s’en ressent. Je lui souhaite beaucoup de succès car il le mérite et j’attends la suite……

 

Ces dames du noir, le retour de Sacha


 Ce matin je retrouve Sacha Erbel pour un petit papotage.

Sacha Erbel c’est l’auteur de L’empire de sens, un premier roman qui a su me séduire.

D’ailleurs à ce propos Marie Noëlle, notre psychopathe du polar viendra nous en parler demain.

Sinon vous pouvez aussi retrouver mon petit avis ICI

 Allez c’est parti pour quelques indiscrétions, beaucoup de sourires et quelques fous-rires aussi.

Vous me suivez !

Bonjour Sacha ou dois-je t’appeler Sylvie ?

Il y a peu j’ai la chance de recueillir ici sur ce blog tes premières impressions sur ton tout premier salon avec ton tout premier polar. Aujourd’hui tu as fait du chemin en quelques mois seulement.

Youhou ma Geneviève, C’est moiiii, c’est Sachaaaa!😂

 Ravie de te retrouver pour cette nouvelle papote!

  GVL : Tu en es à combien de salon maintenant ? Tu tiens les comptes ?

Déjà quatre salons à ce jour depuis notre précédente papote! Et d’autres à suivre! Je mesure toute la chance qui m’est offerte! Je vis une extraordinaire aventure! Et je remercie mon éditrice Hélène Babouot pour ça car si elle ne m’avait pas fait confiance, je ne serais pas là à m’éclater comme une folle en vivant cette deuxième vie!

 GVL : Toujours le même enthousiasme à aller au devant de tes lecteurs ?

Toujours le même enthousiasme? Et comment! j’adore, je m’amuse et je rencontre des personnes exceptionnelles, tant lecteurs qu’auteurs, organisateurs de salons, blogueurs! Franchement c’est énooooorme!

GVL :  As-tu une technique pour les faire venir à toi ? Quelle est-elle ? Un atout majeur peut-être ?

Euh non je n’ai pas de technique! Je suis là, derrière ma table avec mon sourire niais et béat du plaisir d’être là! Du coup, ils ont peut être pitié de moi et ils viennent me voir! Mdr!

GVL : Mouais, moi je l’ai vu ton sourire,  ton rire aussi, il est irrésistible. 

Bon Sacha, ne tournons pas autour du pot. Si aujourd’hui encore en papote c’est parce qu’il s’est passé un nouvelle événement dans ta toute nouvelle vie d’écrivain. Tu vois de quoi je veux parler ?

Ouiiiiiiii!!!! je vois!

GVL : Tu as reçu un prix pour l’emprise de sens, non ?

J’ai eu pour ma part la grande joie d’être récompensée du « Prix Découverte des polars du Chat »

(Il y a eu trois prix) au Creusot le 8 juillet! J’en suis très très très très (encore un tiens!) très fière! Et je remercie encore Patricia Félix, l’Association des Polars du Chat et les lecteurs qui m’ont décerné ce prix!

Waohhh quel honneur! Et quel beau salon! L’organisation, la commune se sont tellement bien occupés de nous!

 GVL : Oui ton premier prix polar ! Je veux tout savoir de tes émotions quand tu as su que tu allais recevoir un prix.

Bah je ne savais pas ma Geneviève!

Je savais que j’étais en lice pour le prix, déjà c’était top! Puis j’ai appris par Patricia que je faisais partie des cinq finalistes! Truc de dingue! C’était déjà une très belle victoire pour moi avec un premier roman! Sept mois après la sortie de l’Emprise des Sens, j’étais sélectionnée et finaliste pour un prix littéraire! Pfffiouuu!!! N’ayant pas de point de comparaison, je ne sais pas si c’est bien ou pas, mais en tout cas pour moi c’était génial!
Et puis la remise des prix est arrivée!…

GVL :  Dans quel état étais-tu quand tu as reçu ce prix ?

T’as vu comment je mets du suspens pour la 6e question?😂

 GVL : Oui je vois, tu ne serais pas auteur de polar toi ! (Rire)

Et Patricia a annoncé le prix découverte des polars du Chat: Tadaaaaa! Sacha Erbel!

Mais nan!!! Mais siii! Le choc, l’émotion , le coup au coeur même, tu vois ce que je veux dire? Le battement que tu sens plus fort que les autres dans ta poitrine! Je crois que j’ai même esquissé une petite danse à la con! Mdr!

La joie m’a vraiment envahie toute entière! La fierté aussi, sans oublier les lèvres qui collent aux gencives tellement t’as la banane et que t’as la bouche sèche!😂

 GVL : Qu’est ce que ce prix à changer en toi ?

Ce qui a changé en moi depuis! Bah rien j’espère! A part que le sourire niais et béat dont je te parlais tout à l’heure, ben je l’ai tout le temps maintenant! Flippant non? Je suis tellement surprise que mon livre plaise! C’est hallucinant pour moi!

GVL :  Est-ce qu’il a changé le regard des lecteurs, au moins ceux présents lors de ce salon, sur ton roman !

Changé je ne sais pas puisque c’était mon 2e salon, donc les lecteurs ne me connaissaient pas encore, à part la bande de joyeux psychopathes que j’ai rencontré et qui se reconnaîtront s’ils lisent cette interview! Nous avons fait connaissance la veille au soir, et on a très vite accroché! Je pense d’ailleurs qu’ils ont acheté mon livre parce qu’ils se sont rendus compte que j’étais psychopathe moi aussi! Muhahaha!!!
Pour d’autres, le fait d’avoir un prix a déclenché un sentiment de curiosité et d’envie de découvrir l’Emprise des Sens, c’est vrai! Et c’est super! Je fais mon petit trou de souris! Etre « découvert », c’est une très belle reconnaissance!

GVL : Si ce n’est pas trop indiscret, comment tes proches vivent ta nouvelle notoriété !

Mes parents étaient là, donc c’était encore plus génial! « Vous êtes pas venus pour rien, je leur ai dis! » Je crois qu’ils étaient très fiers! Je crois bien que ma maman a versé une petite larme d’ailleurs! Oui bon, peut être que moi aussi!
Sous le coups de l’émotion, j’ai même oublié de remercier Hélène Babouot mon éditrice qui était juste au premier rang! La honte! Elle était ravie elle aussi! Mon mari, n’était pas présent mais avant de que je partes pour le Creusot, il m’a dit « Tu vas avoir un prix je le sais! » Il est trop mignon et je suis chaque jour très touchée de son amour et de son soutien! Je l’aime très fort moi aussi!

GVL :  As-tu grâce à celui-ci reçu d’autre proposition de salon, de dédicace !

Je ne sais pas!… Peut être!… Ou pas!… Mais pas sûr!… Euh…! C’est bonne réponse toute pourrie ça, nan? 😂

GVL : Et avec tout cela tu ne n’oublies pas en fin d’année, hein ? Tu sais un Apéro polar Flic et auteur…

Ahhh (cri de joie)!!! J’attends cet apéro polar avec impatience ma Geneviève!!! Ce sera un honneur et un grand plaisir d’y participer! J’attends plus que la date! Lol!

GVL : Ben la date, j’aimerai bien aussi l’avoir, mais c’est à mister Norek qu’il faut la demander, c’est le planning d’Olivier qui va déterminer celle-ci ! On va dire mi novembre, mi décembre.

 Bon sinon Sacha, dis-moi quels sont tes futurs projets : salon, écriture, …..

Alors mes projets, l’écriture du 2e tome de l’Emprise des Sens! Tu veux connaître le titre? Oui je l’ai! Oh pis nan! 😂 Ouh que je suis vilaine!

J’avance, j’avance! Ce que je peux te dire, c’est que Talia n’a pas livré tous ses secrets! Et Marie Laveau non plus! (ce sera peut-être la phrase de promo! qui sait? Lol) Concernant les signatures, une séance dédicaces chez Cultura Franconville le 14 Octobre (venez nombreux!!!), le salon du 1er roman de Draveil (Essonne) le 18 novembre (l’Emprise des Sens est en lice pour le prix, et venez nombreux), et d’autres dates prévues sur 2018 comme le 11 février au salon des Mines noires à Noeux-les-mines (en lice aussi pour le prix découverte, alors venez nombreux!)! Mais je communiquerai sur la page Sacha Erbel, histoire de tenir au courant la terre entière des actus! Mdr!

GVL :  Ce nouveau statut de star montante, a-t-elle perturbé ceux-ci (je parle de l’avancement de ton 2e polar, notamment)

Star montante? Pfff! N’exagérons rien ma Genviève! V’là la tête de la star montante! (je fais une grimace là) Non ce qui perturbe l’avancement du tome 2 surtout, c’est que j’ai mon boulot à côté! Mais un peu de pression ça fait pas de mal! Pression positive j’entends! Donc j’écris dès que je suis en repos!

GVL : Comment tu arrives a concilier   famille, vie personnelle, professionnelle, écriture et salon … Comment on jongle avec tout cela ?

 Bah bien! Mais une journée de 24 heures, entre toi et moi, c’est bien trop court!

GVL : Y a –t-il des questions que tu aimerais que l’on te pose, que je pourrais  te poser ?

Profites, tu as carte blanche, ce blog est désormais le tiens.

Alors une question que j’adore et que j’aimerais que tu me poses! « Sacha, si tu avais un super-pouvoir, ce serait lequel? » Et ben je te réponds la télékinésie! Faire bouger des objets, ouvrir des portes à distance! Ouais c’est cool comme super pouvoir! Et j’en fait d’ailleurs! Si je te jure! Devant les portes du centre commercial! Mdr!

Lâches-toi, fais profitez nos lecteurs de tes pensées du moment !

Un coup de gueule à pousser ?

Un coup de gueule? Ok!
PAS CONTENTE, PAS CONTENTE!..

GVL : Oui mais encore ?

Il y en a plein des coups de gueule mais le Pire à mon sens c’est l’ injustice en général!

Donc coup de gueule contre l’injustice mais je ne veux m’étendre la dessus! Parce que tu voulais que je me lâche et je préfère me lâcher sur la déconne! Le monde est tellement dur et con que j’ai pas envie de m’étendre dessus tu comprends ma Geneviève?
C’est pour ça que j’ai mis ce que j’ai mis! Et de toute façon y a toujours un truc dont on est pas content tu crois pas?

Donc en fait, avec le « Pas content! » C’est un peu universel.

GVL : Un coup de cœur peut-être ?

Un coup de coeur?
Toi ma Geneviève! Qui as le coeur sur la main et met mon livre en lumière depuis le début! J’ai beaucoup de chance!
Un coup de coeur aussi pour toutes les personnes bienveillantes et sincères autour de moi et il y en a beaucoup! Je suis infiniment touchée!
(J’espère que tu verses une petite larme là tout de suite! Lol)

GVL Heu non, je ne suis pas un coeur d’artichaut, moi !  » 😜😝😘

Comment ça tu verses pas une petite larme! Ah meeeeerde alors 😁😂😂😂

GVL : Je suis une insensible que veux-tu !

 Ça je sais que c’est pas vrai!!!😇😍

GVL : Une sociopathe refoulée alors ! 😉

Tu n’as pas su voir ça toi qui a fait de la criminologie ?

 En même temps c’est vrai les sociopathes savent très bien manipuler leur entourage! Ils sont là où on ne les attend Pas! Mais te concernant la poulette, 😁 je suis sûre de Moi, tu es la plus gentille des gentilles! 😍

GVL : Heuuuu. Arrête là mon ego va gonfler. 🙂

Bon... Merci  ma Sacha pour tout cela, merci de la confiance que tu m’accordes.

Et je crois qu’on n’a pas fini de t’entendre et de parler de toi dans ses pages ! Car tu le sais tu es mon coup de Coeur de l’année !

Voilà ma Geneviève, j’ai passé encore un super moment avec tes questions et mon côté narcissique a beaucoup apprécié aussi! Mdr!

Mille mercis à toi et à très vite j’espère pour l’apéro polar (venez nombreux!)!

 Tout plein de bisous aux lecteurs et lectrices de ton blog.

Voilà mes cher polardeux, j’espère que ce petit papotage vous a plu.

Si vous en voulez encore, vous pouvez retrouvez ICI, mon premier papotage avec Sacha

Et , notre conversation sur son tout premier salon.

En plus je sais que nous aurons encore la joie de retrouver Sacha Erbel sur les pages de notre blog. Et oui j’ai décidé que notre auteure, serait tout au long de l’année notre fil rouge ! 

Alors à très vite pour d’autres aventures

 

Il était une fois SMEP – J2


Voilà, la 9e édition de Saint Maur en Poche jour 2 c’est maintenant.

Nous allons vivre cette folle journée avec notre envoyée spéciale Eppy Fanny.

Il faut dire quelle a un sacré programme sur sa feuille de route notre chroniqueuse;

Je l’ai vu galoper la veille, c’était pas piqué des hannetons

Bon allez voici l’épisode 3 des folles aventures d’Eppy Fanny

Et si vous êtes passés à coté des premiers épisodes vous pouvez  les retrouver ICI et


Il était une fois SMEP – J2

Dimanche 25/06/17 – Jour 2 (et anniversaire de ma correctrice):

 

Je reprends mes notes du jour une fois dans mon lit. Regarde où j’en suis de ma to do liste de ces deux jours. Commence à réfléchir aux 5 questions à retenir.

Jette un œil sur le monde Facebookien, via mon téléphone pas consulté depuis la veille 6h30. Constate que cet univers s’est déchaîné et a envoyé un nombre incalculable de pigeons voyageurs et de coursiers nombreux donnant des nouvelles de cet événement magique qu’est SMEP. Découvre le post de Lilas Seewald annonçant l’interview à venir. Tellement d’émotions depuis hier matin. Le sommeil me fuit. Au moment où je m’écroulerais enfin, mes logeurs rentrent. Il est 4h30, St Maur s’éveille, les oiseaux chantent déjà et ont définitivement fait fuir le sommeil

J’émerge de la chambre après avoir listé ma journée à venir. Il est 7h : triple café. J’ai RDV avec Fabrice pour préparer l’entretien. Je recharge mes malles dans ma carriole. Vérifie où j’en suis des rencontres que je souhaite encore faire. Et fouette cocher !

J’arrive à SMEP. Il est 9h15 et la file d’attente est déjà impressionnante.

Ma secte du nord est arrivée : François Cappeliez, Charlene Boutillier et son mari, Bénédicte Degrugillier, Pascale Marcoin … Une halte s’impose : Tournées de bisous. Avec des S !!!

Les liens noués la veille au soir me permettent de rentrer directement comme les auteurs. Je suis attendue. Me voici sous la tente VIP avec Steve Cavanagh et Fabrice Liegeois déjà installés. Du café SVP ! Même si au bout de 30 mn cinq questions sont retenues, pour y arriver j’ai échangé avec Steve via Fabrice, et eu plus d’infos que le format court officiel que nous retenons.

Steve nous quitte pour rejoindre sa place. Nous peaufinons avec Fabrice. C’est que ma phrase d’accroche, qui est un jeu de mots en français, n’est pas traduisible en l’état… Un autre café, et la solution est trouvée. Ouf !

Je pars de nouveau arpenter le salon, croise Claire Favan et Olivier Norek, Méli avec Oph Cohen Cohen passe saluer Danielle Thiery, recroise Christelle et Dav, retourne voir Fabrice sous la tente pour voir où il en est de ses traductions… Reprends un grand café…

Lilas et Steve nous ont rejoints ; nous nous installons dans le carré VIP. L’interview commence. Moins fluide qu’à mon habitude car pour enchaîner j’attends la traduction des réponses de Steve dont j’ai besoin pour faire le lien. Comme un fil ténu qui relie mes fameuses 5 questions. Notre public : Lou Valérie Vernet qui me fait le plaisir d’immortaliser l’entrevue en prenant des photos. Le temps file, le format qui devait faire maxi 10 mn en fait presque le double mais l’auteur est ravi et c’est l’essentiel. Son éditrice aussi. Mon traducteur et moi planons.

Merci Lilas de m’avoir offert cette opportunité, merci à Fabrice d’avoir fait le job qui a rendu cet échange possible. Et un immense merci à Steve pour tout le temps passé à la mise en place et l’interview en elle-même. Interview toujours visible via le lien suivant :

https://www.facebook.com/lilas.seew…

Il est déjà midi.

Je reprends ma route, file papoter avec Sophie Loubière et saluer Sandrine Colette. Au détour d’une allée revoici Monique Ledantec, elle aussi en vadrouille, en discussion avec Bob Garcia et Franck Thilliez. Sacrée elle, elle n’a pas choisi les plus mauvais magiciens des mots pour échanger. Je salue ce beau monde, Franck en particulier avec qui j’échange sur un noir volatile du nord de nos connaissances.

Franck est comme toujours très entouré, voir submergé. J’attends l’accalmie et l’accapare juste avant qu’il ne parte déjeuner pour une des rares photos faites avec un auteur. Celle-ci elle est pour mon Olivier Le Corbac Vanderbecq. Toi mon ami qui ne m’a pas quittée et dont nous parlons avec émotion de nombreux auteurs et moi depuis hier.

Puis rencontre en vrai avec Jean-Christophe Portes. J’ai adoré son roman « l’affaire des corps sans tête » et espère trouver un moment avant la fin d’année pour lire le second. Une belle rencontre, un échange passionnant. Merci à toi.

Puis un échange plus long avec Valentin Musso juste croisé hier. Échange définitivement convaincant qui m’a donné l’envie de découvrir cet auteur.

Puis un coucou et une pointe d’humour auprès de Michel Bussi, à qui je rappelle la bougie* de l’an passé et le fait que j’attends son prochain livre car franchement il n’écrit pas assez vite. Merci Michel pour ta simplicité et ton sourire.

Un moment rapide avec Gilles Paris doublé d’un fou rire en passant. La vie.

Il est 12H45, les auteurs sont partis déjeuner pour partie. Je me pose auprès de Bob qui accède à ma demande de droit d’asile, me confie son stand un moment. Appelez-moi Bob !

Me voici ressourcée. Mes pieds en tout cas. Je retourne sous la tente des auteurs où je commence à être connue. Et où spontanément on me sert un grand café et des petits fours pour que je reprenne quelques forces. J’avoue en avoir bien besoin. Debout depuis la veille 6h. Ça pique un peu.

Les allées du dimanche après-midi sont toujours bondées. Cette édition 2017 n’y déroge pas.

Un petit clin d’œil à Ian Manook Perso, présent à SMEP (via ses romans et mes pensées), tout en étant aux Pontons. Sacré Ian !

Au détour d’une allée voici Miss Florence Thriller en personne. Une bise et je poursuis ma route.

Je passe saluer l’adorable Amélie Antoine déjà rencontrée. Les félicitations sont de mise pour ce beau parcours.

Puis Guillaume Cherel qui fait partie de mes Facebookiens. Nous échangeons un moment. Très envie de le lire. A suivre.

Ensuite découverte et échanges avec Hugo Buan, ami de mon Cicéron. Ils sont chez le même éditeur. Hugo à également de l’humour à revendre. Je croise Cicéron venu en visiteur un peu plus loin. Palémon au rapport !

Il est 15h30, je n’irai pas au bout de mon programme qui a été raccourci suite à l’interview. Je passe voir Steve et lui prends « La défense ». J’en avais envie depuis la veille.

Puis je file taper l’incruste entre Jacques Olivier Bosco et Alexis Aubenque car Fabio est parti et sa chaise est libre.

Plus bouger. Me voilà à discuter avec eux deux, à être témoin de leurs échanges métiers faits en toute confiance devant moi et dont bien évidemment je ne dirai rien.

Alexis me raconte une anecdote suite à mon passage la veille auprès d’un autre auteur de langue anglaise. Du quiproquo que cela a entraîné et qu’il a désamorcé lors de leur dîner. Une histoire de chat. Spécial joke Alexis. J’ai raconté l’histoire dans le détail à notre Corbac et nous en avons ri aux larmes ensemble. Mais tout n’est pas racontable ici.

Pendant ce temps Job poursuit allègrement son hameçonnage bien rodé, en interpellant chaque femme qui passe et lui demandant si elle est une femme brutale… Au taquet !

Ma bande de fidèles de chez Olivier Le Corbac Vanderbecq nous rejoint avant de rentrer dans le Nord. Des photos sont faites pour Olivier et Florence. Job est un ami précieux. Au même moment d’autres photos, majoritairement de passionnés de lecture, sont réalisées. Pour ma part ma priorité est ici. Pour mes amis présents ce jour et sur le départ, pour ceux restés dans le Nord et pour qui nos cœurs vibrent.

J’embauche ensuite, avec ma timidité légendaire, le photographe officiel de SMEP, déjà croisé et recroisé l’année précédente. J’ai envie d’avoir une photo avec des amis, également auteurs, mais la première dénomination utilisée a pour moi plus d’importance. Merci Mr le photographe !

Puis dernière visite à mes Jérôme Camut Nathalie Hug où je retrouve Geneviève Van Landuyt. Nathalie et Jérôme sont toujours très entourés, la fatigue se fait sentir. Nous souhaitions une photo avec eux mais ils sont épuisés. Ils nous ont accordé des moments privilégiés à l’une comme à l’autre. C’est bien plus qu’un cliché.

Le salon se termine, les discours se succèdent, le rêve est tellement exceptionnel.

48H de rencontres et d’échanges incroyables.

Je vole. Nous volons tous et puis tout à coup une méchante fée, celle de l’économie, s’invite et gâche la fin des festivités en faisant planer ses ailes sombres et sinistres sur l’avenir de ce salon unique….

Mais je refuse d’écouter ces bruits défaitistes. 2018 est encore loin et il est impossible que ce monde merveilleux disparaisse.

Il est nécessaire de saluer les amis qui filent. Jacques Saussey enfourche sa moto. Les magiciens des mots s’éparpillent et disparaissent. Pour extérioriser toutes ces émotions emmagasinées, avec Geneviève nous faisons les folles sous l’œil amusé de Fabrice.

Nous n’allons pas nous quitter comme ça !

Je propose que nous prenions la direction de la taverne où j’avais débuté le salon la veille avec les Camhug.

Tavernier à boire !

Il y a Gilles, Geneviève, Fabrice, Bob et moi.

Nous étirons encore une bonne heure cette fête inégalable.

Comme il est difficile de revenir au quotidien et de quitter ce monde empli d’arcs-en-ciel.

Mais je repars avec 4 nouveaux morceaux de rêve. Ils vont rejoindre les plus de 120 qui m’attendent à la maison. Car il n’est pas possible de quitter longtemps les pays merveilleux où nous emportent tous ces magiciens des mots. Nous y sommes si bien !

Allez, je me secoue. Il n’est pas de bonne compagnie que l’on ne quitte.

Puis je sais que ces personnes, ces amis, je vais les revoir très vite. Et en découvrir beaucoup d’autres aussi car la vie nous réserve de belles rencontres. Ne retenons que celles-ci. Le reste ne mérite pas que l’on s’y attarde.

J’espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi à ces deux journées que je viens de partager avec vous. Avec mon regard et mes émotions. Vous pouvez désormais me lâcher la main et reprendre une vie normale. Toi aussi Richard.

Une pensée ici pour le troubadour présent dans ma carriole de saltimbanque, j’ai nommé RJ Ellory dont la musique m’a accompagnée pendant ces deux jours. Mon cher RJ tu ne le savais pas, mais tu étais, un peu, à SMEP.

J’espère, que vous qui n’avez pas pu y être, aurez savouré ce voyage en ma compagnie.

Pour finir, je tiens à présenter mes excuses aux amis Facebookiens de ma page, présents à SMEP et que je n’ai malheureusement pas eu le temps de saluer.

 *

Et si vous êtes passés à coté des premiers épisodes vous pouvez  les retrouver

ICI, il était une fois SMEP, introduction 

et

Là, il était une fois SMEP, Jour 1

** En complément de cet article, un album photos va être publié sur ma page EPPY FANNY·.

Sériale Lectrice : papotage avec Aline notre nouvelle chroniqueuse.


Sériale Lectrice : papotage avec Aline notre nouvelle chroniqueuse.

Il y a quelques semaines, je recevais un  MP, Aline Gorczak m’invitant à aller « jeter un oeil » sur sa nouvelle page Facebook, et, je la cite, « me dire si ça peut intéresser autrui. » J’ai pris quelques minutes et nous avons alors papoter.

La suite c’est ci-dessous :

 

GVL : Bonjour Aline, es tu prête a être soumise à la question ?

 Aline : J’ai cru quelle arriverait jamais cette question !!

  GVL : Alors, Aline, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

Le noir c’est ma tenue de boulot. Ca fini par déteindre !!

Plus sérieusement j’ai 48 ans moins deux jours (ben ouais ça compte les jours en moins). Je suis la deuxième d’une fratrie de neuf .

 J’ai d’abord fais des études pour travailler avec les gosses. J’adore les enfants, ils ne se prennent pas la tête. Y paraît que je sais y faire avec eux. C’est vrai j’ai une certaine autorité ! Après dix ans de bons et loyaux service changement de cap vers l’esthétique. Je suis conseillère en parfumerie. Le rêve ! Ben pas toujours. J’aime (que dis-je j’adore) mon boulot. J’ai enseigné un peu et je suis (quand mon planning me le permet) jury d’examen. Faut toujours se méfier des jurys : une bonne tête ne te donne pas d’emblée une bonne note. Ben y a quand même des trucs sur lesquels tu ne peux pas passer. Genre ? L’hygiène rien que ça je pourrais en raconter des cradabeuck !!!

 

 GVL : Heu non pas de cradabeuck pitié ! En revanche, dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Le livre n’était pas une priorité pour mes parents. Plutôt une perte de temps.

GVL : Pourrais-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

Non elle est en cartons. Mais je peux dire combien de cartons (archi remplis) :13. Haaaaa, faut que je commence un autre carton !

GVL Ok comme tu veux mais à défaut nous aurons ta Pal de l’été. Na !!!

Pal Aline

 Dis moi Aline.. Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

C’est tellement de chose. Avec un livre tu peux t’évader, t’isoler, découvrir, grandir. Tu peux rire, pleurer, souffrir, avoir envie de mourir, te réjouir. Tu peux transmettre un livre comme un bout de toi. Tu peux aussi le garder pour toi seule comme un secret.

C’est en classe de 3eme que débute ce virus du Livre. Je lis le père tranquille de Noël Noël et le journal d’Anne Franck (que j’ai relu des dizaines de fois par la suite) . Ma prof de Français nous fait participer au concours de la résistance. À bien y réfléchir c’est mon premier écrit. Ma disserte est sélectionnée et récompensée.

Je n’ai plus jamais arrêté de lire. Les livres sont mon échappatoire, ils font aussi mon éducation en plus de celle parentale .
J’y découvre la nature humaine dans tout ce qu’elle peu avoir de beaux mais aussi de très moche ( voire horrible).

La lecture est allée crescendo. Aujourd’hui je peux en lire un sur la journee.

 C’est pas simplement de parler de soi . Pfff.

 

GVL : hihi Es-tu papier ou numérique ?

Sans hésitation : papier. Il me faut les pages, leurs toucher, leurs odeurs. Un livre c’est vivant.

 

GVL : Et le polar dans tout ça ?

J’ai commencé avec Agatha Christie et son non moins célèbre Hercule Poirot. 

Oui mes premiers polars : Agatha Christie. Avec un faible pour Monsieur Hercule Poirot. J’ai toujours trouvé qu’elle peignait très bien le genre humain et ces multiples facettes.

En fait j’ai glissé vers ce genre sans trop m’en rendre compte. C’est la majeure partie des bouquins que je lis. Il m’arrive de lire d’autres trucs, de ceux qui font chialer à toutes les pages par exemple. Je vous dis pas lesquels parce que vous allez y aller et si vous chialez tout long du bouquin je vais me sentir coupable !

Depuis environ un an je lis des auteurs français. Agréable surprise : ils sont doués 😋😂.

En début d’année je participe au concours polar Lens. Ma nouvelle est sélectionnée et publié dans le recueil. J’ai adoré.
Je découvre alors les salons du livres. J’ai mega adoré ( ma CB moins 😝).

 

GVL : Dis moi Aline,  tu as créé une page Facebook dernièrement ? Tu m’expliques pourquoi ? 

OUI !

Alors suis plutôt livrovore. J’en suis à mon 42 livres pour cette année.

Depuis trois ans je fais partie d’un groupe Livres sur Facebook. On poste nos lectures avec un commentaire, on échange avis et parfois bouquin ! Vu ma frénésie de lecture, les filles (on est majoritaire dans de groupe !) me disent : tu devrais créer ton blog. Houla doucement.

Les copines du groupe m’ont finalement suggéré de créer une page. Je me suis lancée après un peu de temps de réflexion. Et puis je n’avais rien à perdre. Bref.

L’idée ayant fait son chemin. « Miss Aline Li«  voit le jour le 30 juin.

Je « rencontre » Geneviève au hasard d’une page et me voilà intégré à son collectif polar ! C’est un peu flippant mais j’adore.

 

GVL : Non, moi,  je trouve ça plutôt sympa. 😝

Heu oui, mais … C’est quoi la moyenne pour réussir le test Collectif Polar !?😋

GVL : 100%

 😱 Alors ok  👌

 

GVL : Sinon,  Aline,  quels sont tes auteurs favoris ?

Je n’ai pas de favoris. Je choisi pas en fonction de l’auteur (enfin si ça m’est arrivée de manière exceptionnelle) mais de la quatrième de couverture. Elle me donne envie de lire le bouquin ou pas. Parfois tu dis non mais tu te rends compte lors de ton passage en librairie que tu lui tournes toujours autour. A un moment tu craques ! pffff

 

Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’avais un peu moins de vingt ans (ouille !) j’ai lu « l’adieu à la femme sauvage » de Henri Coulonges. Quand tourné la dernière page, j’ai pleuré pendant des heures. Pas une tite larmichette non un vrai sanglot. J’ai  jamais pu expliquer à ma mère pourquoi je pleurais. Ce bouquin m’a retourné.

 GVL : J’ai entendu dire que tu avais participé à un concours de nouvelles ?

Oui, je m’essaie à l’écriture ! J’ai participé au concours de nouvelles du polar Lens 2017. Sélectionnée. Publiée. Trop contente.

GVL : Tu peux m’en dire plus, je reste sur ma faim là  ?

Effectivement participation au concours de nouvelles polar Lens 2017. J’ai trouvé ce concours un peu par hasard et me suis dis « pourquoi pas ». J’ai toujours aimé les exercices d’écriture. Un thème : un anglais sur la côte d’Opale, trois mots et une citation cinématographique à insérer obligatoirement dans la nouvelle.

Et de mémoire 7 500 caractères espaces compris . Là ouille , j’ai déjà commencé avant de savoir si j’étais sélectionnée. Ahhhh, j’ai trop de mots !!! Un calvaire de couper. T’as l’impression que ton histoire est incomplète. Tu finis par y arriver mais t’y crois pas vraiment. Attente, attente, attente. Bon ben c’est mort! Ah non surprise : un mail te disant : bla-bla-bla votre nouvelle a été retenue voici les corrections apportées, nous attendons votre validation. Yessss. Mais j’ai quand même pas le sentiment que c’est gagné. Pas très clair ce mail. Allez va pour l’accord. Re attente….jusqu’au mail te disant « votre nouvelle est sélectionnée et se trouve en bonne place dans le recueil.

Voulez vous confirmer votre présence au salon du polar Lens , bla-bla-bla « . J’ai confirmé bien sûr. C’est comme ça que j’ai fais mon premier salon du livre les les 11 et 12 mars 2017 dernier. Depuis j’en ai fais d’autres … de salon… de concours de nouvelle aussi mais qui n’ont pas aboutis . Mais je poursuis…

 

GVL Super ça dis-moi ! Te me dis que c’était ton premier salon ? As tu attrapé le virus depuis ? Et tu as un lien vers ta nouvelle ?

Oui c’était mon premier salon. J’ai adoré. Ensuite j’ai fais Paris . Quelle déception. Et Saint Maur. Génial. J’ai du partir en début d’après-midi sinon j’aurais tout acheté … LOL

Non pas de lien vers ma nouvelle. C’est une publication papier. Elle figure dans le recueil « Un anglais sur la cote d’Opale » publié par le salon Polar Lens !

 

GVL : Sinon…Rien à rajouter ?

Ah si un tas de trucs plus ou moins intéressants. On en parle au prochain chocolat (j’ai pas le droit au café)

GVL : Pareil pour le café ça tombe bien ! Mais  pour des dames du noir ça la fout mal ! 

 Merci Aline pour ces  petites confidences. 

Maintenant notre aventure commune va pouvoir commencer ! :P

Merci à toi Geneviève ! Allez que l’aventure commence 😊 Et comme tout c’est bien passé, je te montre ma bibliothèque.

C’est parti donc . Vous retrouverez rapidement les accroches d’Aline dans nos pages.

Alors à très vite .

Ah oui tant que j’y suis c’est autour de nos petits achats à SMEP que nous avons fait connaissance avec Aline. Voici les siens