Top des lectures 2018 de Miss Aline


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 10 de Miss Aline.

  

1 – Le silence et la fureur, Natalie Carter et Nicolas D’Estiennes D’Orves

 

4ème de couverture :

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.

Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars. Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ».  Un futur pianiste de génie comme son père.

Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.

Et du silence jaillira bientôt la fureur.

Avis :

Une île, un pianiste de renommée mondiale, un mystérieux « accident », une « promesse » non moins énigmatique, voilà les ingrédients de ce polar captivant.

Max vit en reclus, prisonnier de son île, de sa musique, de ses rituels obsessionnels. Prisonnier de lui-même. Tous l’on fuit, jusqu’à son épouse et son fils. Ne reste que la fidèle gouvernante Susan, patiente, attentive, veillant sur les moindres gestes de son maître. Les notes de musique sont autant de lames qui lassèrent  l’esprit de Max, qui le torturent jusqu’à l’insupportable. Et ce depuis « l’accident ».

Pour Thanksgiving, le retour de l’enfant prodige. Ce « petit prince » qui suit les traces de son père. Qui l’a fait venir lui et sa mère ? Pourquoi cette dernière l’abandonne-t-elle à son père ?

Rapport étrange que celui du père et du fils. Ce dernier obligeant son père à sortir de ses rituels, tant pis pour la souffrance. Luke, comme son père, est un personnage troublant. On le sent osciller entre l’amour et la haine. Qu’a-t-on imposé à cet enfant pour qu’il en arrive là ?

Ce roman se fait à trois voix. Susan et Luke nous parle directement. Tandis qu’un narrateur extérieur nous parle de Max. Au début c’est perturbant, puis on s’y fait.  A chaque protagoniste tu trouves une raison de t’y attacher. Susan dont tu admires la dévotion, cet attachement démesuré à un être qui probablement ne la voit pas. Elle aussi a sa part dans l’intrigue, là où on ne l’attend pas. Luke dévorait par une personnalité borderline, un soupçon manipulateur. Luke qui captive, Luke qui réserve bien des surprises. Et puis il y a Max avec son amour-aversion pour la musique. Max pour qui la musique était l’oxygène nécessaire à sa vie, qui ne fait plus que survivre. Max noyé dans sa névrose.

J’ai beaucoup aimé ce roman et la façon dont il est construit. Comment les auteurs t’emmènent là où tu n’as pas pensé aller, comment ils t’ont berné. J’ai ressenti avec force la passion de Max pour la musique. Comment elle l’habite, le transforme, le rende vivant. Je garde l’image du « caisson », la pièce au piano, avec vu sur l’extérieur. Un silence infini à l’intérieur, les éléments déchainés à l’extérieur. Je pense à Mozart et Salieri. Je pense au combat pour la vie, à l’amour inconditionnel pour un art. Je pense à l’abandon de soi pour l’autre ou pour l’art.

Je pourrais/voudrais vous en dire tellement plus sur ce roman mais je ne voudrais pas gâcher votre surprise. Ce roman est un coup de maître, dans son intrigue, dans la force des personnages, dans le ressenti de leur sentiments. J’ai presque envie de le lire de suite…

 

2 – Apocryphe, René Manzor

 

4ème de couverture

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

Avis :

 René Manzor signe avec Apocryphe, un thriller hors norme. Avec le pouvoir des mots il nous fait voyager. Pas seulement en nous entraînant au début de notre ère avec des paysages époustouflants dans leurs descriptions. Mais il nous livre également un voyage intérieur, une étincelle pour la conscience, une envie de voir, de chercher plus loin. Un regard sur l’humanité, sur sa capacité à se construire, se reconstruire. René Manzor un charmeur des mots qui vous entraîne là où vous ne pensez pas aller.

 

3 – Une bonne intention, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

 

Avis :

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pur, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

4 –Un sac, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup. Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

 

 

 

Avis :

Anna-Marie un cadeau de la vie qui devient vite un fardeau, le rappel d’une souffrance. Anna-Marie arrachée, abandonnée. Anna-marie qui devient l’enfant caché révélé au grand jour.
Anna-marie qui rencontre sa mère et qui bascule.
L’histoire d’Anna -Marie c’est une lutte incessante contre le monde entier, contre elle même, contre ses démons.
C’est l’espoir en l’amour, la désespérance d’un retour d’affection.
Anna-Marie qui n’est pas seule et qui dérive. C’est une vision lucide de ce qu’elle est et pourtant voudrait être différente. À qui la faute ? Une mère qui l’a rejeté, une autre qui l’à étouffée, a elle-même trop ou pas assez ce que les autres voudrait.
Anna-Marie devant le Panthéon avec ce sac qui est sa vie. Ce sac dont tu redoute le contenu. Ce sac dont tu t’es trompée de contenu.
L’écriture, la lecture est incisive. Comment une analyse, l’observation d’un être à travers une vitre. Je ne m’attache pas à elle et je ne la déteste pas non plus. J’observe. Et puis cette fin qui te retourne comme elle aurait pu retourner son sac devant toi et te dire « tiens, regarde ». Je n’aurai pas voulu voir et pourtant : non pas ça. Impossible fin pourtant inéluctable.
Et là s’ouvre la vanne de tes ressentis retenus. Larmes et colère.

 

5 – Les démoniaques, Mattias Köping

4ème de couverture :

Drogues, meurtres, esclavages sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel. Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oublier sa colère.

 

 Avis :

Ce roman m’est tombé dessus au salon de Noeux les Mines, deux lectrices m’ont convaincus : « c’est LE roman à lire » ! Quelques jours et 392 pages plus tard : waouh ! Effectivement il faut le lire. Mais attention, malaise. Dés les premières pages tu te sens pas à l’aise dans tes baskets. Kimy fête ses 15 ans et c’est l’orgie : son père à organisé une sauterie dont il a le secret. Bon an mal an, kimy arrive sur ses 18 ans, il est temps pour elle de se venger. Mais comment mettre à terre l’Ours ? Il tient les notables du coin par les couilles (dans tous les sens du terme). Son territoire et ses activités s’étendent : proxénétisme, pédophilie (petit cadeau pour les pervers du coin), drogues, meurtres (bien maquillé). Le voilà qu’il commerce avec l’Albanais qui est loin d’être un tendre.

Par le plus grand des hasards kimy fait la connaissance d’Henry, professeur, qui se remet difficilement d’un « accident de la vie ». Deux âmes blessées, torturées qui errent à la recherche d’une survie. Ils se sont bien trouvé ces deux là. Que la vengeance commence…

Je ne vous dirais rien de plus sur le déroulé de l’histoire. Il faut la lire et se laisser porter. On est tour à tour écœuré, déstabilisé, bousculé, il y a même quelques larmes. L’auteur t’entraine à sa suite sans te laisser de répit. Tu as peur pour Kimy, tu espères pour elle, tu guettes pour elle. Ton empathie va aussi vers Henri. Quelles douleurs, quelles souffrances il porte en lui.

Dans les dernières pages, les dernières lignes l’auteur te retourne comme une crêpe. Tu l’as pas vu venir, t’avait oublié ce « détail ».

Malgré le(s) thème(s) difficiles de ce roman, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur. J’ai hâte de lire son prochain roman. Qu’on se le dise : auteur à suivre !

 

6 – Sa majesté des ombres, Ghislain Gilberti

4ème de couverture :

Un cartel invisible livrant une nouvelle guerre sans merci. Une drogue d’une pureté inédite. Un réseau de dealers sous pression déployé aux quatre coins du monde et coupé de la tête de l’organisation. Un signe commun aux membres du cartel : ECCE LEX, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.

Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.

Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?

Bienvenu dans le Réseau Fantôme.

 

Avis :

« L’hyène », « Le chacal », un indic mort, des flics borderline et le tout saupoudré d’une bonne couche de drogue à tous les étages. Ca commence fort et mal pour cette première partie qui se solde par une tuerie. Il va falloir attendre 7 ans (seulement quelques lignes) pour que les investigations reprennent avec l’arrivée de Sanchez. C’est une pointure dans son domaine Sanchez : criminologue, victimologue, spécialiste en analyse gestuelle et langage non verbal. C’est une légende de l’OCRVP (Office Centrale pour la Répression des Violences aux Personnes)

Avec une patience infinie et une équipe de choc, elle va tout reprendre de zéro. Observations, planques, écoutes, filatures, décortiquer chaque mot, chaque photo, chaque geste. Elle va se heurter à des collaborateurs obtus, pas très clean non plus, surement. Les ombres agissent vite et « bien », toujours insaisissables. Elles ne laissent que des cadavres après son passage. Rien ni personne pour remonter la filière et avoir ne serait-ce que l’ombre une info sur cette organisation.

Tu rages avec Sanchez. P**** mais comment c’est possible ? L’auteur ne te dévoile rien. Il pose ses jalons petit à petit. Il te balade, te laisse entrevoir un début de solution pour mieux la piétiner ensuite. Tu sais que tu vas rester sur ta faim vu que c’est une trilogie mais tout de même. Et là une toute petite lumière va s’infiltrer. A quel prix va-t-elle parvenir à percer les ombres ? Va-t-elle seulement y parvenir ?

Tu tourne et tourne les pages, tu retiens ta respiration, tu crispes la mâchoire. T’as envie d’hurler et même de chialer. Un personnage te fait penser ce soldat dans American sniper qui  accompli sa mission, juste sa mission. Il se ferme au reste du monde, il s’oublie. C’est son job. Il le fait, point.  Il va ramasser grave sur le plan psychologique mais il connait le prix à payer. C’est son boulot, il le fait. J’ai hâte de lire la suite et de connaître le sort de ce gars. Mais déjà je crains le pire.

C’est mon premier roman de Ghislain Gilberti et loin d’être le dernier. Une écriture coup de poing qui te tient en haleine, en alerte. Quand tu tourne la dernière page, tu reprends ton souffle doucement. Et tu te dis que, malheureusement, la noirceur de l’être humain a encore de « beaux » jours devant elle.

 

7 – Hunter, Ray Braverman

4ème de couverture :

Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché  le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

 

Avis :

Hunter  ça débute comme une série que tu aurais prise en cours de route. Les sourcils froncés tu cherches à intégrer les lieux, les liens, les personnages. Très vite t’es mordue.  352 pages pour choper Hunter (c’est lui le méchant, on le sait d’emblée) ? T’es septique, trop simple !

T’enfiles ta parka et tu vas t’intégrer à la vingtaine d’habitants du bled perdu en pleine forêt sous une tempête de neige.  Huis clos. Freeman perdu dans sa haine suit Hunter. Hunter perdu dans son désir de vengeance ? Son envie de revenir sur les lieux du crime ? Un shérif, son frangin, Denise, les locataires de la chambre 5…tout ce petit monde va se télescoper et recommence la ritournelle des disparitions et des meurtres. Hum, petit bémol. On dirait que ce n’est pas tout à fait le même mode opératoire.  Quelqu’un se servirait-il de la cavale de Hunter pour se faire un petit plaisir meurtrier ?

L’auteur te mène dans un rythme effréné. Tout comme un train peut en cacher un autre, l’auteur te cache un autre serial killer. Euh, y en a combien ? Y a pas, tu veux connaître la fin. Tu dévores le bouquin en quelques heures. T’as tout « vécu » : la course poursuite, l’étonnement, la trouille, la traque,  t’as même franchement pleuré de la page 3.. à la page 3…Il est fort l’auteur pour te balader d’émotion en émotion.  Il est fort aussi pour te laisser sur la résolution de cette affaire (ou presque) et les prémices d’une autre. Vite l’opus suivant…

 

8 – Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes

 

4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis :

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui.

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ?

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sens ignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté.  Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant…

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir.

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations.

9 – Le glas de l’innocence, Cyril Carrere

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

Avis :

Un double meurtre d’étudiants, un mode opératoire qui laisse les enquêteurs sans voix.

L’inspecteur Alex limite choqué sous le regard interrogateur de ses coéquipiers.

Un assistant zélé mais qui garde ses idées pour lui et qui agit.

Un gosse, Ken qui subit la violence physique et psychologique de son paternelle. Son unique porte de secours : l’école et son amie Miyabi.

Quel est le lien entre ses deux histoires à quelques années d’intervalles. Forcément il y en a un, voire peut-être plusieurs. Mais lesquels ?

Au début de l’intrigue, l’enquête traine en longueur. Quand  va-t-elle décoller et te scotcher le livre entre les  mains ? Ah, c’est maintenant avec une révélation concernant Alex. Un inspecteur qui semble avoir bien des secrets d’hier et d’aujourd’hui. Hayato est persuadé que s’il trouve le secret il pourra résoudre l’affaire.

Ken poursuit lui aussi sa vie tant bien que mal. Il va grandir sous l’aile protectrice de son amie. De plus son père va changer. Pourquoi, comment ? Je vous laisse le découvrir.

L’auteur a su nous livrer des personnages forts, avec un pouvoir d’émotions certain. Ils sont à la fois déroutants, dérangeant, envoutants. Tu ne peux t’empêcher de te demander qui est Ken aujourd’hui et tout le monde y passe. Tiens, ça serait lui… ah non, ça ne colle pas et l’auteur s’empresse après d’avoir donné un semblant de piste de la détruire. Plus que l’enquête sur les meurtres, c’est Ken qui intrigue. Qu’est-il devenu ? Quel rôle a-t-il dans ces meurtres rituels en plein Tokyo ?

Plus les pages défilent et plus tu es captivée. Les choses se dévoilent et tu entrevois quelque chose. L’auteur va-t-il encore une fois te faire faire fausse route ? Hum …

J’avoue avoir eu du mal au début de ma lecture surtout avec ses prénoms japonais à retenir. Il a fallu bien positionner tout ce petit monde avant de lâcher la bride à la lecture. Une fois que c’est chose  faite par contre : tu dévores ! Lorsque la dernière page est tournée, tu dis « waouh » !

J’adore être totalement surprise par une fin. L’auteur n’a pas oublié non plus la touche émotion qui fait que tu as ta petite larme en fin de roman.

Un mot sur la fin : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle. J’utiliserai les mêmes qualificatifs pour parler du roman dans sa globalité. Vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre.

Je n’ajouterai que FELICITATIONS,  surtout Monsieur Cyril CARRERE ne vous arrêtez pas d’écrire. Un très grand merci pour votre confiance en me confiant votre roman. Par ricocher, je remercie également Laure des Mots de Lau de m’avoir recommandé auprès de vous. Quelle découverte !

Auteur à suivre incontestablement.

 

10 – Mauvais genre, Isabelle Villain

4ème de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol.  Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passée au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Avis

Hugo assiste au massacre de sa mère. Les faits sont là : clairs, précis et le coupable est bien en vue. Vingt-trois ans plus tard le Commandant Rebecca de Lost et son équipe doivent intervenir au domicile d’Angélique morte de plusieurs coups de couteau. Pas grand-chose à se mettre sous la dent : pas d’empreintes, pas d’effraction, pas de vol, pas de viol, pas de photos, pas de lettres. Une femme qui semble ne pas avoir de vie où beaucoup de chose à cacher. Enquête de voisinage,  petit ami,  lieu de travail. Rien ne semble « justifier » ce meurtre.

L’auteure nous fait assister à tout : le travail du procédurier, l’autopsie… tout est décortiqué. Tu as intégré l’équipe de Rebecca ! J’avoue chercher ce qui peut retourner la situation. Et voilà qu’Hugo fait sa ré- apparition.  Elle est fracassante, absolument inattendue. Coup de maître de l’auteure ! Non je ne vous en dirai pas plus afin de vous garder la surprise intacte.

A ce moment là, le récit prend une toute autre tournure. Les choses se précipitent.  Tu t’empresses de tourner les pages. D’autres éléments vont venir te surprendre. Des personnages vont prendre de l’épaisseur.

A part l’intrigue, tu as un petit aperçu de la vie de chacun. Ce qui donne à ce thriller un côté humain. Les amours, les amis, les emmerdes font aussi parties du quotidien d’un flic.

Il faut que je vous parle de la fin ? pssst… je peux rien vous dire, si ce n’est que là encore : surprise incroyable.

L’écriture et la lecture sont fluides. Beaucoup de dialogue, ce qui rend le récit vivant et donne un bon rythme. Isabelle Villain a su nous maintenir en haleine, nous apprendre des choses (comme le travail du procédurier, par exemple), nous faire ressentir le doute, la peur, la tristesse, la stupeur. Très beau travail d’écriture, très bon travail sur l’intrigue.

Isabelle Villain est une vraie découverte et j’en suis ravie.

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GAV @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses, 4e audition.


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 4

Mardi après midi

Deuxième journée, fin de la Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

4e interrogatoire par Mamie Danièle

30 Dany Heureuse de cette journée


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu il y a deux semaine entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous vous proposons la retranscription en différé de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours.

Le compte rendu des 3 premières audition ont été publié le 11, le 13 et le 15

Aujourd’hui , vous pourrez lire le dernier Procés Verbal de cette GAV.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski

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Solène : Me voila 🙂

Danièle : je suis là aussi Geneviève

En attendant Solène … on peut se tutoyer ?

Solène : Avec plaisir 🙂

Danièle : Moi … je suis la doyenne des flingueuses en âge, pas en ancienneté alors … tu es un peu ma fille 😂

Solène : 😆

Danièle : On commence ?

Geneviève :  Bonjour, Mesdames. Et si vous êtes prêtes, oui commençons !

Solène : C’est parti !

Dany : Alors Solène je souhaiterai que l’on parle de tes modèles … tes guides en écriture tout d’abord : y a-t-il un ou des auteurs qui t’inspirent plus particulièrement ?

SB : J’aime beaucoup Antoine de St Exupéry, Amin Maalouf, Nancy Huston. Récemment, j’ai découvert Yasmina Khadra, magnifique ! Je suis très sensible au style.
Stephen King, bien sûr, pour les atmosphères.

Dany : A la lecture du Sac j’ai tout de suite pensé au garçon de Marcus Malte, lui qui n’est personne et ta rouquine qui n’est pas plus … 
Je ne peux pas échapper aussi à l’impression que j’ai eue à la lecture de la bonne intention … nos petits fugueurs m’ont fait penser à John Steinbeck et des souris et des hommes

SB :😍
SB : Je n’ai lu aucun des deux  (j’ai un peu honte d’avouer que je n’ai encore jamais lu Steinbeck 😞 )

Dany : Ben c’est une bonne occasion de s’y mettre ! 
Chez les plus anciens, les classiques qui bercent nos années collèges …
Tu devais être plutôt théâtre à ce que j’ai compris …

SB : C’est très rassurant de savoir qu’il me reste encore tant de livres à découvrir ! Mes années collège et lycée ont été bercées par Zola, Balzac, Camus, Céline…
Le théâtre ? Non, pas spécialement…
À part Molière que je lisais le dimanche après-midi ! 🙂

Dany : Zola, Balzac … des sagas si l’on peut dire, tu as déjà pensé à écrire une série avec un héros récurrent ?

SB : Je crois que je ne serais pas capable de tenir la longueur sans me lasser. Mais qui sait, peut-être plus tard.

Dany : Certes le genre a ses limites … difficile de tuer le héros dans ce cas 
Parlons de tes héros … où vas-tu les chercher ? Ton voisinage, ta famille ?

SB : Dans les gens que je côtoie, dans ceux que je croisent. Mes personnages sont toujours un « joyeux » mélange de véritables personnes.

Dany : Un joyeux … un qualificatif que je te laisse développer …

SB : Joyeux n’est sans doute pas l’adjectif le plus adapté concernant mes personnages torturés, je te l’accorde.

Dany : Les femmes ont une grande importance quel que soit leur âge d’ailleurs. Est-ce plus simple pour toi de te mettre dans la peau de ces femmes ?

SB : Jusqu’à présent, ce sont des femmes qui viennent naturellement se poser en personnage principal, sans doute parce qu’il me semble plus simple de me mettre dans la peau d’une femme, de faire parler une femme.

Dany : et elles souffrent ces femmes … toutes

SB : Mais je crois que dans la vraie vie, tout le monde souffre, à un moment ou un autre. Nous sommes tous fait de petits bonheurs et de grandes tristesses. Les femmes que je dépeins, j’essaie de les faire coller à leur réalité.

Dany : Pas beaucoup de répit pour elles … Et les hommes de tes romans n’ont pas vraiment le beau rôle … c’est ta vision de l’humanité ?
Penses-tu que l’on échappe pas à une certaine forme de déterminisme ?

SB : Non, absolument pas. Dans la vraie vie, d’ailleurs, je crois être quelqu’un de plutôt joyeux. Certes, les histoires qui me viennent – et avec elles, les personnages lâches ou mauvais ou mis à mal – sont plutôt très sombres, mais c’est une façon pour moi d’exorciser des démons.

Dany : des souvenirs pénibles …

SB : En revanche, j’avoue ne pas pêcher par excès d’optimisme, c’est vrai…
Des souvenirs pénibles ? Pas plus que le commun des mortels, j’imagine…
Il y a eu du noir, il y a eu du rose, il y a quelques casseroles…
Mais globalement, ça va 😉

Dany : Je confirme … comme tout le monde donc !
Au niveau du style, la narration à la 1ère personne dans Un sac s’est-elle imposée naturellement ou volontairement ?

SB : Tout à fait naturellement. J’ai le défaut de ne pas beaucoup réfléchir à la construction en amont, tout cela est assez instinctif chez moi.
J’aime bien les narrations à la 1ère personne, je pense que c’est plus impliquant pour le lecteur … dans ce cas c’est réussi
Dany et Geneviève : 👍

SB : Merci beaucoup 🙂

Dany : Reprenons un peu les personnages … ils s’imposent tu nous dis mais les sujets de fond comment les choisis-tu ?

SB : Je ne les choisis pas vraiment non plus, ils s’imposent eux aussi.

Dany : On en a déjà parlé mais j’aimerai que tu développe

SB : Je sais que ça ne fait pas très sérieux, mais je ne me dis pas : « tiens, j’aimerais parler de tel sujet ». L’histoire arrive et il s’avère que les thèmes sont à l’intérieur, sans que j’aie besoin de me forcer. C’est après coup que je parviens à trouver pourquoi mon inconscient m’a soufflé tel ou tel thème. Pour Une bonne intention, je pense que c’est venu du fait que je suis fascinée par Michael Jackson (j’espère ne pas trop spoiler en disant ça).

Dany : Dans tes deux romans : des petites filles abandonnées (involontairement ou pas) par leur mère … une mère de substitution …

SB : Il faut croire que les thèmes du deuil et de la maternité virent à l’obsession chez moi 😉
Mais le prochain sera très différent.

Dany : Ah ! Une comédie fantastique dans une communauté essentiellement masculine ?

Geneviève : hahaha, tu es irrésistible Dany

SB : Bon, peut-être pas à ce point-là

Dany : plus léger ?

Ge : J’aime l’humour de notre mamie flingueuse

Dany😍

SB : 😆

SB : Plus léger, peut-être pas, mais moins noir, c’est sûr.

Dany : Et jamais d’humour ? Parfois ça donne la possibilité de souffler …

SB : Je ne suis pas sûre que le type d’histoires que je raconte s’y prête. Mais pourquoi pas plus tard.

Dany : Pas de flic par méconnaissance des procédures tu as dit ce matin mais un petit flic de temps en temps, bien frappé, ça détend … Ou un employé des Pompes Funèbres ?

SB : Dans Une bonne intention, il y a un flic pour lequel j’ai dû me rapprocher d’un ami flic, histoire de ne pas écrire trop de bêtises. Quant à un employé des pompes funèbres, ça pourrait bien s’y prêter, en effet. Un jour, peut-être.

Ge : Dis moi Solène,  pourquoi le noir s’impose dans tes histoires ?

SB : Honnêtement Geneviève, je n’en sais rien. Je dois être un peu plus angoissée que la moyenne.

Dany : Tu n’a pas répondu à ma question sur ta croyance au déterminisme … Dans un sac tes héros reproduisent

Ge : Ne crois tu pas que c’est une façon cathartique de régler tes obsessions ?

SB : C’est vrai, désolée. Je crois au déterminisme, oui. Je pense qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances dans la vie, que certains sont particulièrement mal lotis et que ces derniers auront besoin d’une volonté farouche et bien supérieure à la moyenne s’ils veulent s’en sortir. Dans un autre sujet, j’ai beaucoup d’exemples autour de moi de gens qui reproduisent ce qu’ont fait leurs parents, les mêmes erreurs aux mêmes moments de leur vie. C’est assez fascinant d’ailleurs.

Dany : La force est-ce que ce n’est pas dans le changement dans ce cas …

SB : 👍

SB : Complètement Geneviève, je le dis sur le ton de la blague parce que je ne veux pas donner l’impression de faire de la psychologie de comptoir ou de me regarder le nombril, mais je sais pertinemment que si mes histoires sont si noires, ce n’est pas anodin. Je suis une grande angoissée, et je crois que j’ai pas mal de comptes à régler…

Dany : les relations avec ton lectorat sont donc à ce stade essentielles

SB : 👍
SB : Danièle, si, être fort, c’est pouvoir se détacher de ses chaînes. Mais encore faut-il se rendre compte qu’elles existent, et c’est une distance que tout le monde n’a pas…

Un sac Solène Bakowski

Dany : Tu as le pouvoir d’aider tes personnages à se rendre la vie plus belle

SB : Primordiales, en effet. C’est l’avantage d’être l’auteur, on tire toutes les ficelles.

Dany : Je voulais aussi revenir sur ton approche de la différence

SB : Je peux faire mourir ou rendre heureux n’importe lequel de mes personnages en deux temps trois mouvements.

Dany : On a parlé du personnage de Rémi, je le trouve très attachant

SB et Geneviève : 👍

Dany : C’est une espèce de Don Quichotte

SB : 👍

Dany : Tu as des héros (fictifs ou réels) que tu aurais aimé approcher ? Des modèles charismatiques ?

SB : C’est une question difficile. D’une manière générale, je suis plutôt fascinée par des personnages sombres. Par exemple, je trouve que Dorian Gray est un personnage magnifique.

Ge👍

Dany : Es-tu prête à te battre pour une cause ?

SB : Pardon, je reviens sur la question précédente. Jean Valjean est un héros formidable.
Me battre pour une cause ? Eh bien, disons que j’espère que je serais prête si besoin. Mais comment savoir si on prêt à mourir pour des idéaux avant d’être confronté à la situation ?

Dany : Je ne parle pas d’en mourir mais d’engagement

Ge : Là je te rejoins Solène.

Dany : …payer de sa personne, de ta très prochaine notoriété

Aline (qui est derrière la vitre teintée à observer les débats) : Je vous suis mesdames sur cette remarque.

SB : Quand j’étais gamine, j’avais appris par cœur la chanson de JJ Goldman, Né en 17 à Leidenstat. Ce qu’elle raconte me poursuit encore aujourd’hui. « On ne saura jamais ce qu’on a vraiment dans nos ventres, cachés derrière nos apparences. L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau. Ou le pire ou le plus beau. Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau ? S’il fallait plus que des mots… »

Aline  : 😍

Ge : Voilà qui est tellement bien dit

SB : Il y a bien sûr des causes qui me tiennent à cœur. La souffrance animale est sans doute celle qui me rend le plus malade. Alors si la question est de savoir si je pourrais m’engager auprès d’associations, oui, ça je pense que je le pourrais.

Ge : 😍

Dany : De même dans tes romans, même si tu le nies, il y a des messages

SB : Moi, je ne les délivre pas. À la limite, je donne à voir, je montre. Le reste, c’est le lecteur qui s’en occupe.

Ge : 👍

Dany : Je reviens rapidement sur la différence, en parleras-tu, l’évoquera-tu  encore dans un autre volume ?
SB : Oui, sans aucun doute. Un autre type de différence. Le synopsis est prêt 😉

Ge : Tu peux nous en parler ou c’est trop tôt ?

SB : Pour le coup, c’est beaucoup trop tôt. J’ai deux livres en attente avant de me mettre à celui-là 😀
Mais il attend son tour, il mûrit, les personnages prennent de la consistance, un peu plus chaque jour.

Ge : Tu écris plusieurs histoires à la fois ?

SB : Non, je n’écris qu’un seul roman à la fois. Je m’y engouffre tellement profondément que je ne pourrais pas avoir le même engagement si je courrais deux lièvres en même temps.

Dany : et les personnages risqueraient de déteindre …

Geneviève et Solène  : 👍
SB : C’est ça, ça les modifierait forcément.

Dany : Est-ce que tu partages avec ton entourage en cours d’élaboration ? ou es-tu secrète et tu protèges ton ordi avec un mot de passe ?

SB : Mon mari sait vaguement de quoi le roman que je suis en train d’écrire parle mais pas plus. Il ne le lit que lorsqu’il est terminé.

Mon ordinateur a un mot de passe mais mon mari le connaît et mes notes traînent sur mon bureau. Mais il a suffisamment de respect pour moi et pour mon travail pour me laisser choisir le moment où je lui ferai lire.

Dany : as-tu un confident de plume ?

SB : Amélie Antoine ! Nous nous racontons à peu près tout.

Dany : Donc on va aller questionner Amélie sur tes projets !!!

SB : J’ai dit « à peu près » 😀 Parce que, pour le coup, personne ne sait ce sur quoi je suis en train d’écrire 😉

Dany : Ben j’ai tenté pour le coup … 

Geneviève : Oui bien essayé Dany !

Dany : Pour ma part Solène,  j’en ai terminé mais mes collègues flingueuses ont sans doute des choses à te demander … et la Cheffe aussi
Je te remercie de ta disponibilité

SB : Merci beaucoup pour ce moment Danièle  ! 🙂

Ge : Oh oui merci Dany

Dany : Au plaisir de se rencontrer dans la vraie vie alors.

SB : 😍
SB : Ce serait avec grand plaisir !

Dany😍

Ge : Y a-t-il les flingueuses pour poser des questions à notre gardée à vue. 

SB : J’ai l’impression que non…

Ge : Solène, y a-t-il une ou des questions que tu aimerais que l’on te pose et aux-quelles tu aimerais répondre ?

…..

Ge : Un sujet qui te tient à cœur ! Quelque chose que tu aimerais dire à nos lecteurs.

Dany : Cheffe je crois que tu vas pouvoir relâcher la prévenue …
On n’a pas prévu de repas ce soir pour elle ...

SB et Ge😆

Ge : Alors si personne n’a rien à rajouter je clôture la 4e audition de cette garde à vue de Solène Bakowski
Pas de regret mesdames ?

Dany👍

SB : Je crois qu’on a fait le tour. Si j’avais quelque chose à dire pour conclure, ce serait que vive la lecture ! Et vive tous ceux qui permettent aux livres de rencontrer leurs lecteurs (et là, je parle de vous et de tous ceux qui œuvrent dans l’ombre).

Ge😮

SB : Vous faites un travail formidable, merci du fond du cœur !

Dany😍

Ge : Un énorme merci à notre auteure qui nous a énormément donné.

SB : 😍

Dany : Merci encore Solène

Ge : Et lisez et découvrez Solène Bakowski . C’est noir mais qu’est ce que c’est bon !

SB : 😮

SB : Merci à vous qui m’avez consacré tout ce temps depuis hier. C’était un vrai plaisir !

Ge : N’inversant pas les rôles veux tu. C’est une sacrée chance pour nous et du coup pour nos lecteurs toutes ces heures de confidences.

SB : En espérant qu’ils ne me trouvent pas trop rébarbative ! 😉

Ge : Alors Solène officiellement je te libère. Et je suis certaine que les procès verbaux de cette GAV les réjouiront.

SB : Belle fin de journées à tous.

Ge : Pareillement et profite de ta liberté retrouvée

Mardi 16h22

Voilà La Garde à vue de Solène Bakowski est terminée.

J’espère cher zamis lecteurs zé lectrices que cela vous a donné envie de découvrir un peu plus les livres de Solène.

Nous en a pris beaucoup de plaisir à titiller notre auteur. J’espère aussi que vous en prendrez tout autant en nous lisant.

A très vite

Ge porte flingue de Collectif Polar

 

GAV @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses, 3e audition.


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 3

Mardi

Deuxième journée de Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

3e interrogatoire par Miss Aline

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La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu il y a deux semaine entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous vous proposons la retranscription en différé de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours.

Le compte rendu des 2 premières audition ont été publié le 11 et le 13

Aujourd’hui et 17 septembre vous pourrez lire les 2 derniers PV.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski

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Mardi 8h46

Geneviève : Attention préparation de la 3e audition dans le cadre de la GAV de Solène Bakowski  par Miss Aline.

Aline : Bonjour Geneviève

Ge : Bonjour Aline.
Notre auteure devrait être là dans une grosse dizaine de minutes. Nous allons être patiente et affûter nos questions .

Danièle : Bonjour Aline … la forme ?

Aline : Bonjour Danièle.

Danièle : Bonjour Cheffe !

Solène : Bonjour bonjour 🙂

Danièle😍

Aline : Bonjour Solène
Comment se passe une séance d’écriture chez Solène : des rituels, des tics, des tocs ?

Ge : Puisque notre prévenue est ici top départ de cette 3e audition

Aline : Comment se passe une séance d’écriture chez Solène : des rituels, des tics, des tocs ?

Solène : L’écriture se déroule toujours en musique. Appuyer sur le bouton play de ma playlist, c’est rentrer dans mon monde imaginaire, là où les personnages m’attendent. Mon mari, qui travaille juste à côté de moi (il est développeur de jeux vidéo), me dit que je fais des drôles de gestes avec mes mains lorsque j’écris, un peu à la manière d’un chef d’orchestre. J’ai parfois aussi, toujours selon ses dires, la respiration qui saccade. Mais je ne m’en rends pas compte…
J’écris le matin, tous les matins, de 9h à 12 ou 13h.
L’après-midi, je ne suis bonne à rien, mon cerveau capitule 😉

AG : Le lendemain, vous reprenez simplement la suite ou besoin de vous relire avant ?

SB : Je me relis systématiquement, mais c’est surtout pour améliorer mon texte. Je n’ai pas besoin de me le remettre en mémoire car je ne pense qu’à lui, en permanence.
Y compris la nuit.

AG : De quoi ou de qui part l’idée d’un livre chez vous ?
Avez vous besoin que je développe ma question ?

SB : En règle générale, c’est le personnage principal qui me vient en premier. C’est lui qui me raconte son histoire. Même si cela peut sembler saugrenu, je n’ai aucune idée à ce moment-là du processus de ce qu’il va me raconter, et je n’ai d’ailleurs aucun a priori. A posteriori, je me rends compte que l’histoire reprend en fait des thèmes qui me sont chers ou qui me tarasbustent. Il faut croire que mon inconscient les digère et me les renvoie après, sous la forme d’un personnage. L’idée du roman sur lequel je travaille en ce moment est en revanche venue d’une autre manière. C’est parti d’une conférence que j’ai suivie complètement par hasard et qui m’a interpellée.
Je ne crois d’ailleurs pas au hasard 😉

AG : Vous êtes d’accord avec le fait que chaque auteur met/laisse une part de lui-même dans ses écrits ?

SB : Évidemment. Pour peu qu’on écrive avec honnêteté, on écrit toujours avec ce qu’on est et ce qu’on vit.

AG : je suis d’accord avec ça. Maintenant écrivez-vous pour passer un message (peu importe lequel) ?

SB : Non, pas du tout. Je m’estime bien trop petite pour avoir la prétention de délivrer un quelconque message. J’écris ce qui me chicote, voilà tout.

AG : « une conférence qui m’a interpellée » « une revanche qui arrive d’une autre manière », un prochain roman où il n’y a pas de petites filles… une révélation à nous faire sur ce nouveau projet  ?
Quel « truc » vous « chicote » pour apparaître dans un prochain roman ?

SB : Je ne veux pas lever le voile sur ce qui me chicote, parce que ce serait presque raconter l’histoire. Tout ce que je peux dire, c’est que mon prochain roman sera très différent des premiers. Mais c’est toujours ce que disent les auteurs, non ? 😉

AG : Même pas le thème de la conférence ?

SB : C’était une conférence qui traitait, entre autres, du thème de la résilience.
Entre autres… 😉

AG : Merci Solène. !

SB : Je vous en prie Aline 🙂

AG : On va faire avec cette petite info et attendre. Il vous faut combien de temps pour produire un livre ( le commencer et jusqu’aux relectures finales avant l’envoi en ME Maisons d’éditions) ?

SB : C’est assez variable, le dernier que j’ai écrit et que j’espère voir publier au printemps, a nécessité beaucoup de réécritures. Il a fallu tester plusieurs manières, plusieurs points de vue, plusieurs constructions avant  que le roman trouve sa voix. Ça m’a pris 14 mois, entre le début du 1er jet et ce que j’estime être la version finale. Ce qui ne signifie pas, d’ailleurs, qu’il ne va pas encore être un peu modifié. Tout est perfectible 🙂 Mais c’est un roman qui me tient très à cœur alors je voulais vraiment prendre le temps de le rendre meilleur. Pour répondre à votre question, disons que ça peut prendre entre 3 mois et un an et demi pour un texte.

AG : Y -a-t-il des thèmes, des scènes que vous vous refusez d’aborder (de mettre dans vos romans) par répugnance ou par méconnaissance, ou juste par manque parce que ça ne vous intéresse pas ?

Ge : 👍

SB : Je ne m’interdis rien, je n’ai aucun tabou. Mais j’ai sans cesse le souci d’être crédible. Ce qui fait que j’essaie de ne pas partir sur des pistes que je ne pourrais pas suivre, soit parce qu’elles me demanderaient des recherches impossibles, soit parce que je n’ai pas les ressources nécessaires dans mon entourage.

AG : Quelles genres de pistes ? Vous pouvez développer ?

SB : Par exemple, le polar pur et dur, je ne me sentirais pas de le faire, tout simplement parce que je n’ai pas la connaissance des procédures.
Ou encore, parler d’un pays que je ne connais pas du tout. Ou d’une profession que je ne connais pas. Par exemple, je rêverais d’écrire sur les pompes funèbres, ça me fascine. Mais je ne le ferai pas tant que je n’aurai pas le courage d’aller sonner à la porte des pompes funèbres à côté de chez moi pour leur demander de suivre un stage d’observation 😉

AG : 👍

AG : Vous disiez que hommes et femmes ne sont pas différents émotionnellement. Ne trouvez vous pas toute fois que les femmes soient plus dans le ressenti et la descriptions que les hommes ?
Quand je lis le sac et que j’entrevoie son contenu je me dis « waouh » ! un homme aurait-il pu écrire ce roman ?

Un sac Solène Bakowski

SB : C’est ce que je disais hier, je pense que les femmes s’autorisent plus à être dans l’émotion que les hommes. Est-ce à dire que nous sommes fondamentalement différents, je ne le crois pas réellement. Concernant Un sac, il faut remettre dans le contexte : au moment de l’écriture, j’étais une toute jeune maman qui se questionnait beaucoup sur la maternité. Il est légitime qu’une femme s’interroge davantage sur le thème de la maternité qu’un homme, après tout nous le portons dans nos entrailles et ça, quoi que nous fassions, c’est une réalité biologique. Un jeune papa sera sans doute plus enclin à s’interroger sur la paternité.

AG : Dans Un sac c’est violent tout de même ce rapport à la maternité. C’est extrême (en tout  cas pour moi)  ? Ça retranscrit une peur primaire  ?
Si vous n’aviez pas été mère vous auriez pu écrire ce livre ?
L’émotion, la force de l’émotion,  aurait-elle été la même ?

SB : Je ne saurais pas vous dire si ça retranscrit une peur primaire. Cette histoire est venue de manière complètement instinctive. Rien n’était réfléchi.
Je pense que si je n’avais pas été mère moi-même, le livre aurait été autre, j’en suis même certaine.

AG : Très certainement.
Pourriez-vous écrire sans l’émotion ?

SB : Non, je ne marche qu’à l’émotion.
J’ai besoin de pleurer quand j’écris, ou d’être révoltée, ou d’être sur un nuage.

AG : Je le comprends parfaitement. Quand votre livre est achevé, publié…vivez-vous encore avec vos personnages ou c’est terminé, vous les laissez vivre leurs vies ?

SB : Je les laisse prendre leur envol. Je suis un peu comme une nounou. Tant que j’ai la garde de mes personnages, je m’y consacre à fond, je mange avec eux, je me réveille avec eux, je dors avec eux. Mais dès qu’ils me quittent, c’est terminé, ils appartiennent au lecteur qui est libre d’en faire ce qu’il veut.

AG : Que ce soit pour du polar, ou tout autre genre de littérature, l’imagination est une soupape de sécurité dans ce monde pas toujours rose ?

SB : Je ne sais pas fonctionner autrement qu’en partant de temps en temps dans mon imagination. Il y a des gens qui n’aiment que le concret. Moi, je me sens bien quand je suis dans ma tête. C’est sans doute un mode de fonctionnement.

AG : Vous dites que le lecteur est libre de faire ce qu’il veut de vos personnages, livres… n’avez pas peur qu’ils déforment vos propos ?

SB : Je crois que la lecture d’un livre s’apparente à une discussion : il y a, bien sûr, l’intention de l’auteur et ses mots, mais il y a aussi beaucoup de ce que le lecteur y met. C’est ce qui fait que personne au fond ne lit jamais le même livre, et c’est ce qui explique que les ressentis soient si différents d’un lecteur à l’autre. Lire est une expérience très intime. Quand on lit, on rentre au-dedans de nous, et l’auteur n’a plus voix au chapitre.

AG : Autant de lecture / ressenti que de lecteur. Entièrement d’accord avec vous.

SB : 👍

AG : Pour ma part, j’ai beaucoup aimé vos livres, pour l’intrigue certes mais aussi pour toutes les émotions ressenties. Sur cette note, je dois vous quitter. Je passe le relais à Geneviève. Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et de cette échange enrichissant.

SB : Merci pour ces questions de fond, Aline. Au plaisir d’échanger de nouveau avec vous 🙂

AG : Ca sera avec un très grand plaisir Solène.

SB : 😍

Ge : Et bien merci à Aline pour cette heure de garde à vue.
Maintenant Solène, nous n’en avons pas fini avec toi

SB : 😆

GE : Je crois que quelques flingueuses ici présentes veulent te demander quelques explications !

SB : Et cet avocat qui n’est toujours pas là, grrrr

Ge : Tu veux un avocat ?
SB : J’en ai un sur les genoux, il a 4 pattes et plein de poils. 😀

Ge : Sylvie  souhaitait te poser une question sur les salons et autres dédicaces.
Sylvie,  c’est à toi !

SB : 👍

Sylvie K : Bonjour Solène nous nous sommes rencontrées à St Maur. Comment vis-tu les salons, dédicaces tu apprécies ou cet exercice est un passage obligé ?

SB : J’adore me rendre dans les salons. C’est un moment d’échanges et de rencontres privilégiées auquel je n’ai pas du tout envie de renoncer. Écrire est un travail très solitaire. Quand je vais dans des salons, c’est un peu une soupape.

SK : Une façon de continuer à faire vivre vos personnages ?

SB  et Ge👍

SB : Disons une manière de me rendre compte de la façon dont ils sont perçus. C’est très émouvant quand des lecteurs viennent vous voir en vous disant qu’ils ont été chamboulés, retournés, attristés ou, au contraire, énervés. J’aime savoir que des émotions passent. Parce que les émotions, c’est ce qui nous relie tous les uns aux autres.

SK : Oui et inversement pour le lecteur nous sommes parfois intimidés la lecture et le ressenti permet la discussion en tout cas nous avions eu un échange très sympa
SB : C’est ça  qui est rigolo, moi je suis toujours très intimidée par les gens qui viennent me voir. Et de l’autre côté, les personnes sont intimidées aussi.
Ça me fait tout bizarre de me dire que je peux intimider. C’est très très nouveau pour moi😀

SK : J’espère que cela continuera ne changez rien fin pour moi des questions Bonne GAV

SB : 😍: C’est adorable, merci beaucoup Sylvie  !

SK😍

Ge : Danièle  as-tu une question ou te gardes-tu pour cet aprem ?

Danièle : Merci pour le moment je fourbis mes armes pour cet après-midi …

SB : 😆 A 14 : 30 ? Parfait pour moi 🙂

Danièle : A tout’ mesdames. 

SB : À tout à l’heure Danièle !

Ge : Alors si plus personne n’a de question sur ce que @Solène  nous a raconté depuis hier matin, je vais clore cette 3e audition !

SB : Merci Geneviève, on se retrouve cet après-midi.

Ge : Solène  tu as le dernier mot pour te défendre faute d’avocat !

SB : Que dire ?Euh…
J’ai une folle envie de chocolat, il y en a dans votre commissariat ?

Ge : Alors que l’on apporte du chocolat et son avocat à notre prévenue!

SB : 😆

Ge : Reprise des auditions 14h30

SB : 👍

Ge : Ah et prévoir un repas chaud si possible aussi pour notre auteure en garde à vue depuis hier matin !

SB : Votre bonté vous perdra, M’dame ! 😉

Ge :  Mardi 4 septembre 2018; 10h22 fin de la 3e audition de Solène Bakowski.

GAV@Solène Bakowski sous le feu des Flingueuses, audition 2


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 2

Lundi

Suite de la Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

2e interrogatoire par Clémence notre jeune flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours, le 11 vous avez pu lire la 1ère audition, les 15 et 17 septembre vous aurez les dernières.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski


Lundi 3 septembre

08:56

Geneviève : Attention reprise de la GAV

Je répète : Attention reprise de la GAV
Clémence : Je suis là
Geneviève : Que l’on fasse entrée @Solène Bakowski !
Clémence : Bonjour Solene !
Danièle : Je vous surveille les filles
Clémence : 😍
Solène :  Me voilà ! Bonjour Clémence, bonjour Danièle et rebonjour Geneviève
Clémence : Parfait ! Coucou Solène ! Es-tu prête pour la première question ?
Geneviève : Parfait, 3 flingueuses pour écouter la deuxième audition de notre auteurs prévenue !
Danièle : Bonjour Solène !
Solène : Prête !
Geneviève : Alors c’est parti !
Clémence : Alors tout d’abord j’aimerai que tu nous racontes ton parcours vers l’édition . Comment es tu devenue éditée par Bragelonne ? Est ce que comme pour d’autres auteurs c’est la rencontre avec Lilas qui t’a propulsée ?
Solène : Comme tu le sais peut-être, j’ai commencé en autopublication avec Un sac. Ce livre a connu un petit succès sur la plateforme qu’on connaît bien. Il a également été en lice pour le Prix de l’autoédition, organisée par cette même plateforme, en 2015. Et primé, puisqu’il a reçu le prix spécial du Jury (Amélie Antoine avait remporté le Prix de l’Autoédition avec Fidèle au poste). À l’issue de ce prix, un journaliste de Livre Hebdo s’est intéressé à l’autopublication et y a consacré un bel article dans lequel il citait, entre autres, mon roman. C’est cette mention qui a donné envie à Lilas de me lire, puis de m’éditer.

Clémence : Que dirais tu de ton parcours avec l’auto édition ? Penses tu qu’elle est « responsable » de ton succès ?
Solène : Je pense que l’autopublication m’a permis de rencontrer un premier cercle de lecteurs et de soutiens (je les embrasse d’ailleurs !). Disons que j’ai l’impression (mais ce n’est peut-être qu’une impression) qu’il est plus facile d’émerger via ce système. Par exemple, quand en librairie un livre qui ne bénéficie d’aucune visibilité a une durée de vie, on va dire, d’un mois maximum, l’autopublication, sur du numérique notamment, permet quant à elle un délai plus grand.
Mais je ne base mon analyse que sur de l’expérience personnelle, il y a sans doute beaucoup d’exemples qui pourraient contrecarrer mes dires
Clémence : Penses-tu, en tant qu’auteur, que les lecteurs se sentent plus proches d’un auteur auto édité ?
Solène  :Sûrement, oui, même si, grâce aux réseaux sociaux, les auteurs même reconnus paraissent beaucoup plus accessibles aujourd’hui qu’auparavant.
Disons qu’il n’y a pas cette barrière invisible et purement psychologique…
Clémence : Comment te sens tu par rapport à ton lectorat ? Te sens tu proche d’eux ?
Solène : Je dois aux lecteurs qui me suivent et me font confiance le fait de vivre un rêve. Aujourd’hui, je vis de ma plume, c’est grâce à eux.
Et puis, je reçois des messages de gens touchés par ce que j’écris. Ça me bouleverse à chaque fois de me rendre compte qu’on partage les mêmes émotions. Donc oui, je me sens très proches des gens qui me font l’honneur de me lire.
Geneviève : 😍 whaou
Clémence : Tu es très présente sur les salons , ceci s’explique par la volonté de rencontrer ton lectorat entre autres si je comprends bien ?
Solène : J’aime tellement rencontrer les gens ! J’aime vraiment les gens, ce n’est pas une posture, j’ai toujours été comme ça. Les salons, c’est ma soupape, ce moment nécessaire d’échanges entre êtres humains. C’est formidable. Tu sais, à St Maur, il y a un monsieur d’un certain âge qui est passé devant mon stand et qui, sans s’arrêter, m’a dit : « J’ai lu votre roman, j’ai pleuré, merci.  » Il n’y a pas de cadeau plus merveilleux.
J’essaie d’être là à chaque fois qu’on m’y invite. C’est important pour moi.
Clémence : Tu parles de merveilleuses rencontres en as tu d’autres qui ont pu te blesser ou te froisser ? Des gens n’ayant pas accrochés à tes romans ?
Solène : Les gens qui n’ont pas accroché avec mes romans et qui sont venus me le dire l’ont toujours fait dans le respect et la bienveillance. De toute façon, je sais à quel point la rencontre avec un roman est subjective. Il y a des moments, des affinités. C’est comme lorsqu’on rencontre une personne finalement. Parfois ça matche, et parfois non, sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Quant aux critiques construites, je les prends comme des conseils. Elles ont tendance à appuyer là où ça fait mal, c’est autant de marge de progression pour moi.
Clémence : C’est exactement ça … Dans les salons tu rencontres tes lecteurs mais également d’autres collègues auteurs . Y vois tu toujours de la bienveillance ou de la concurrence ? J’aimerai évoquer d’ailleurs ta collaboration d’avec Amélie Antoine dont tu as parlé plus tôt … Comment s’est passée votre collaboration ?
Solène : Avec les autres auteurs, pour le moment, je n’ai vu que de la bienveillance. J’espère que cela va continuer même si je ne suis pas assez naïve pour imaginer vivre au pays des Bisounous et des licornes
Ma collaboration avec Amélie est d’abord une histoire d’amitié. Nous sommes avant tout deux personnes qui se sont trouvé assez d’atomes crochus pour évoluer ensemble.
Il y a beaucoup d’échanges pour ce projet, quelques compromissions de part et d’autre, mais surtout, le bonheur d’être arrivées au bout de notre idée.
Clémence : Tu parles de votre idée qui est l’écriture de vos deux romans : « avec elle » et « sans elle » ? Était-ce une écriture à 4 mains pure ou plutôt chacune de son côté puis mise en commun ?
Peux tu éclairer nos lecteurs sur ces deux livres ?
Solène : Oui, effectivement, je parle d’Avec elle et Sans elle
Geneviève : Pardon d’intervenir mais peux-tu @Solène revenir à l’origine du projet ? 👍
Solène  : 👍
Chacune était responsable de son histoire, bien qu’on ait beaucoup échangé sur le squelette des deux scenarios. Les personnages, les décors ont été montés à 4 mains aussi. Le début du premier chapitre a été écrit en commun. Ensuite, chacune de nous s’est lancée dans l’écriture de son roman. Amélie la première, moi ensuite. enfin, il y a eu la mise à plat de certaines incohérences et quelques modifications en fonction du roman de l’autre.
Clémence : Peux tu @Solène nous retracer l’histoire de départ ?
Solène : @Geneviève : L’origine du projet est très simple. Amélie et moi échangions énormément, nous parlions de tout et de rien et nous nous sommes trouvé beaucoup d’affinités. Jusqu’au moment où s’est fait sentir l’envie de travailler ensemble. Mais l’idée d’un roman à 4 mains nous a paru assez vite inenvisageable. Nous voulions un projet où nous pouvions être ensemble, mais sans que l’univers de l’une vienne cannibaliser celui de l’autre. Garder un peu notre indépendance quoi. Voilà pourquoi nous avons jeté notre dévolu sur cette idée, un projet à 4 mains mais 2 romans distincts.

Clémence et Geneviève : 😍 Top ça 
Solène : Un point de départ identique et puis, un détail insignifiant qui vient tout chambouler.
Geneviève : whaou
Clémence : Justement quel est ce point de départ ?
Solène : Et qui fait que l’histoire prend deux chemins radicalement différents.
Geneviève : ça donne vraiment envie !
Clémence : Top ça !
Solène : Après une bêtise, deux jumelles de 6 ans fusionnelles vont se séparer pour la toute première fois de leur existence. L’une est punie, chez elle avec son père, pendant que l’autre part avec sa mère assister au feu d’artifice du 14 juillet. Le lacet de cette enfant-là se défait. Dans la version d’Amélie, la mère lui refait son lacet. Dans la mienne, non…
Solène : Un détail anodin en somme, pour une suite qui ne l’est pas.
Geneviève : 👍
Solène : Dans la version d’Amélie, la fillette disparaît. Dans la mienne, non. Mais c’est peut-être pire…
Geneviève : yes 👍
Clémence : Merci @Solène !
Le suspense est là est l’envie de te lire également. Les livres sont vendus séparément mais une version commune des deux livres est envisagée ?
Solène et Geneviève👍
Solène : Ces romans ont d’abord été autopubliés. Ils seront en librairie grâce aux éditions Michel Lafon le 8 novembre, en version tête bêche Deux romans en un seul volume !
Danièle et Clémence : whaou
Solène : Ce sera un bel objet je crois
Geneviève :  oui ça devrait l’être un bel objet pour un beau projet !
Clémence : Comme cela les lecteurs pourront lire les deux versions , ce que tu conseilles d’ailleurs ...
Solène : Disons que dans l’idée, on ne voulait pas obliger les lecteurs à lire les deux romans. Nous ne voulions pas donner l’impression que c’était une suite, et qu’il fallait forcément en « avaler » un pour pouvoir « manger » l’autre. Ce sont donc deux vrais romans qui peuvent se lire indépendamment. Bien sûr, pour pouvoir goûter le projet dans son entier et « savourer » les différents échos et clins d’œil que nous avons disséminés, le mieux est de lire les 2. Mais il n’y a pas d’ordre.
Clémence : Merci Solène ! Si tu l’acceptes, j’aimerai évoquer maintenant mes lectures de tes romans en particulier « une bonne intention ». Tu le sais je suis une de tes fidèles lectrices et celui-ci m’a particulièrement touché. La disparition d’une petite fille et l’accusation quasi immédiate d’un jeune autiste … La première question me venant est pourquoi toujours des petites filles dans tes romans ? Cela a-t-il un rapport avec ton premier métier d’institutrice ?
Solène : C’est vrai que ça fait deux petites filles en deux romans Je serais bien en peine de t’expliquer pourquoi des petites filles, les personnages me sont imposés par l’histoire, ce n’est pas vraiment un choix conscient de ma part. D’ailleurs, dans mes prochains romans, ce ne sera pas des petites filles
Solène : Ça fait même 4 petites filles, si on compte Avec elle et Sans elle. Ça frise l’obsession
Clémence : Oh merci pour cette petite exclusivité
Tu as d’ailleurs une petite fille toi-même peut être est ce inconscient .
Geneviève et Solène : 👍
Solène : Plus sérieusement, je trouve que l’enfance est une pâte à modeler formidable pour écrire des histoires.
Tu ne dois pas être loin de la vérité !
Clémence : L’enfance est donc pour toi un sujet privilégié , intime ?
Geneviève : J’allais la poser celle-ci !
Solène : Absolument. C’est là que tout se construit. Et que tout se détruit aussi.
Clémence : C’est aussi peut être une des raisons de l’émotion apportée par tes romans . Puisque nous avons tous été à un moment donné de notre vie concernés par l’enfance
Solène : Je crois que c’est pour ça que ça résonne, il est facile de retrouver le petit enfant dissimulé derrière le déguisement d’adulte
Clémence : Exactement , on ne perd jamais une petite part d’enfance en nous ...
Tu évoques l’autisme avec tellement de réalisme ! T’es tu rendue dans des écoles les accueillant ? En as tu déjà eu en tant qu’élèves ? Je trouve que tu exprimes une grande part de vérité quant à la souffrance endurée par les autistes et leur entourage .
Solène : J’ai eu trois élèves autistes, j’ai discuté avec des collègues et puis je me suis un peu renseignée, en regardant des reportages notamment. C’était une de mes plus grandes craintes : que Rémi ne soit pas crédible. Aussi, lorsque j’ai eu des retours de parents d’enfants autistes, je dois dire que j’ai été très émue.
Clémence : Pour en avoir côtoyé pendant mes stages d’étudiante infirmière je m’y suis retrouvée complètement . Mais tu as utilisé l’autisme mais tu aurais pu utiliser un autre sujet une autre différence . Au delà de l’autisme tu évoques la difficulté d’acceptation de la différence dans notre société ...
Clémence : C’est ce qui permet selon moi une telle implication du lecteur et une telle force des émotions ressenties pendant la lecture qui font que tu ne peux pas lâcher ce livre …
Geneviève : C’est exactement ça Clem !
Solène : Ça me touche beaucoup, merci infiniment, Clémence ! Tu as complètement raison, l’autisme s’est imposé à moi pour cette histoire mais ce n’est pas de l’autisme que je traite, c’est de la manière dont la différence est perçue.
Clémence : Et c’est ce que tu nous fais ressentir en tant que lecteur … Tes romans que l’on pourrait qualifier de thriller ont ce côté dur que recherchent les lecteurs de ce genre mais tu sais y apporter une touche de tendresse et d’émotions … sûrement parce que tu es une femme ? Ne penses-tu pas que c’est cela la force des femmes auteurs dans ce genre ?
Solène : Ça, c’est difficile à dire. Je préfère croire que les sentiments et les émotions ne sont pas affaire de genre
Clémence : Je reviens sur les différences, pourquoi cette envie de les pointer du doigt ? Un sujet intime sensible ?
Geneviève : 👍
Solène : J’écris sur ce qui me chiffonne
Clémence : Et donc pourquoi cela te chiffonne ? As-tu des situations, des anecdotes t’ayant particulièrement révoltée ?
Solène : Je n’ai pas l’outrecuidance de penser que je peux envoyer un message, après tout je ne suis personne, mais j’ai envie d’exprimer ce qui me chagrine. Et le regard que porte notre société sur la différence me navre.
Clémence : Tu n’es pas personne puisque tu es un auteur connu et reconnu par de centaines de milliers de lecteurs … tes messages ont donc une grosse importance puisque relayés
Solène : Rien de précis, des détails de la vie de tous les jours, un jugement à l’emporte-pièce émis par un voisin sur un autre voisin, un truc aux infos… Ce genre d’anecdotes qu’on rencontre tous, tous les jours.
« Des centaines de milliers de lecteurs » !!!! Je mets ça sur le compte de l’amour qui rend aveugle (d’ailleurs, moi aussi, je t’aime )
Geneviève : hahaha 
Clémence : C’est parce que tu ne vois pas le monde qui fait la queue pour te rencontrer en salon
Ce n’est pas n’importe qui qui peut être à Saint Maur et tu y étais ..
Geneviève : 👍, c’est vrai ça
Solène : La différence avec quelqu’un qui ne publie pas, c’est que j’ai la chance d’avoir un petit auditoire. Mais ça ne me donne aucune sorte de crédibilité pour délivrer tel ou tel message.
C’est grâce à @Geneviève qui n’a pas résisté à mes yeux de merlan frit au Salon Livre Paris
Geneviève :  Hahaha, je ne sais pas résister au yeux de cocker des auteures ! Mais chut !
Clémence : Nous recherchons tous dans nos lectures un message et tu es maître en la matière
Solène : Ça me touche en tout cas, merci !
Clémence : Je pense que notre audition touche à sa fin , j’attends l’aval du cheffe @Geneviève !
Solène : Du coup, j’ai une grosse grosse pression pour le prochain
Geneviève : Oui on arrive dans les prolongations, si un ou une Flingueuses présentes veulent rajouter quelques choses, c’est maintenant !
Et…Oui, sans doute tu peux avoir la pression Solène
Clémence : Je suis sûre que ton style parlera de lui-même sans effort
Solène : 😍
Geneviève : Certaine aussi !
Solène : Tu es un coeur, merci  @Clémence !
Geneviève : Jean Paul tu avais une question ?
Solène : Une flingueuse qui s’appelle Jean-Paul ????
Jean Paul : 😍
Clémence Je te remercie @ Solène
Jean-Paul :   Coucou  @Solène  !
Solène : Coucou Jean-Paul ! Bonjour Sylvie !
Jean-Paul : J’espère que tu vas bien… Hâte de te lire en entier !
Geneviève : Oui un mister flingueuse
Solène : oh ! Tout va bien pour moi, merci !
Geneviève : Bon les nouveaux si clémence vous laisse la parole c’est pour poser des questions !
Jean-Paul : J’espère que tu as passé un bon moment avec @Clémence
Solène : Profitez-en, j’ai toujours pas appelé mon avocat. Un super moment, oui.
Sylvie : Bonjour Solene
Solène : Bonjour Sylvie
Sylvie : Bonne GAV Clémence, je vous ai suivi
Jean-Paul : Dans le monde des autres de thriller et de Polar les femmes se détache vraiment par leur style d’écriture… Pense-tu que c’est lié à votre conditions de femme, de maman peut-être ?
Solène : Ça rejoint ce qu’on disait avec Clémence un peu plus tôt. Je ne sais pas si c’est lié au fait d’être une femme ou non. Peut-être que, culturellement, on attend moins d’une femme qu’elle joue les gros bras. C’est peut-être (décidément) ce qui fait qu’on se sente moins obligée d’aller dans l’action pure et qu’on s’autorise à aller davantage dans l’émotion. Je ne suis sûre de rien à vrai dire.
Jean-Paul : En tout cas pour ceux qui se réfère au style plus qu’aux actions c’est un pur bonheur !
Geneviève : C’est marrant ça me rappelle une ITW ce sujet, n’est ce pas @Solène ?
Solène : Aaaah oui, c’était un super moment d’ailleurs
J’étais tellement intimidée d’ailleurs !
Sylvie :  😍
Geneviève : Tu t’en ai pourtant super bien sortie, mieux que moi.
Solène : Ah bah non, pas du tout, je te trouve bien modeste !
Et si je me souviens bien : Pour toi un homme et une femme peuvent écrire les même chose sensiblement de la m^me façon, ressenti et faire ressentir les mêmes émotions ?
Solène : Je le pense toujours. Un homme et une femme ne sont pas émotionnellement fondamentalement différents.
Mais l’éducation nous modèle…
Elle nous modèle, nous autorise ou nous contraint, ça dépend
Geneviève : Merci de cette précision. Moi aussi je précise que l’ITW en question a eu lieu à SMEP en juin dernier et c’etait avec Maud Tabachnik
Jean-Paul : Je ne suis pas sûr que seule l’éducation soit responsable…
Solène : Possible, je ne sais pas…
Jean-Paul : J’ai souvent vu de jeunes garçons qui s’ennuyaient lancer des pierres sur des animaux… jamais des filles !
Il doit y avoir un gène caché chez certains hommes « belliqueux » et un autre chez certaines femmes « mamans » !
Solène : Récemment, j’ai vu des filles sacrément dures et bagarreuses, alors que jusqu’à il y a peu, c’était plutôt l’apanage des garçons. Il faudrait pouvoir faire une expérience, faire grandir deux enfants hors de tout contexte et les élever complètement de la même manière, sans modèle ni rien pour être vraiment certain de l’apport disons, génétique, et celui qui n’est dû qu’à l’environnement…
Geneviève : Une expérience qui pourrait s’avérer intéressante, oui !
Jean Paul : Tu as déjà vu une fille qui cassait la gueule aux garçons qui lançaient des pierres au animaux ?
Solène : Moi, je voulais casser la gueule des garçons !
Mais pas de pierres sur les animaux, je les aime trop !
Jean-Paul : effectivement moi aussi dernièrement j’ai vu des filles qui était très agressives
Solène : Il y a des filles qui se mettent à plusieurs pour harceler des gamines, c’est assez récent je crois.
Geneviève : Moi je cassais la gueule aux plus grands qui s’en prenaient aux plus faibles
Solène : C’est ce qu’on appelle le courage, @Geneviève. Moi, j’étais juste un peu tête de con sur les bords
Jean-Paul : En tout cas historiquement à part les amazones les sociétés qui étaient matriarcales ont toujours crées moins de conflits que celle qui était patriarcales…
Geneviève: Pas faux JP . Mais …Bon attention tout ce qui est dit là fait partie de la GAV
Solène : Jean-Paul, c’est vrai, tu as raison. C’est peut-être qu’il y a une part de génétique alors…
Jean-Paul : J’ai lu aussi un article dernièrement sur les entreprises qui faisaient travailler plus de femmes à des postes importants que d’hommes… Les résultats sont systématiquement meilleurs. Les employés se sentent mieux ils travaillent mieux plus de bénéfices
Solène : Ce qui ne m’arrange pas puisque cela met à mal ma thèse
Blague à part, il y a sans doute des différences « structurelles » (on peut dire ça) entre un homme et une femme qui fait qu’on ne voit pas le monde tout à fait sous le même angle.
Jean-Paul : mais comme tu le dis idéalement il faudrait pouvoir faire les tests en terrain neutre et voir les évolutions différentes de chaque sexe !
Geneviève : Voilà une belle conclusion pour notre deuxième audition.
Jean-Paul : chez les hommes comme chez les femmes il doit y avoir du bon et du moins bon… 
Restons du bon côté !!!
Geneviève : @Solène tu as le dernier mot si tu veux bien à nouveau conclure !
Solène : Que dire à part que je suis vraiment ravie de passer ces moments avec vous ! Merci de me donner cette opportunité
Geneviève : La chance c’est nous qui l’avons @Solène
Danièle : Encore 2 auditions @Solène. … le bilan sera peut-être plus mitigé demain soir
Solène : Merci à vous tous !
Danièle : et toutes …
Solène : Et toutes, absolument Du coup, demain, on se retrouve à quelle heure ?
Geneviève : Demain matin 9h avec @Aline
Clémence : Merci @Solène
Danièle : 9 h ave@Aline et pour moi vers 14:30
Solène : C’est noté, à demain alors !
Jean-Paul:  Gros bisous @ Solène !!!
À bientôt
Danièle : Bonne fin de journée @Solène
Sylvie : A se lire bonne journée
Danièle @Clémence  a perdu le réseau, elle s’excuse … Bisous de sa part !
Geneviève : Bon voilà  les amabilités ça suffit maintenant ! lol ! Je mets fin à cette deuxième audition !
Geneviève : Plus rien ne doit être écrit sur cette page avant demain 9h avec @Aline . Dernier remerciement à @Clémence  qui pour sa toute première GAV s’en est tirée à merveille.
Solène : Elle a été merveilleuse
Geneviève : Et merci à @Solène pour ces 2h45 passées à répondre aux Flingueuses

11h40 fin de la deuxième GAV.

L’exquis cadavre exquis, épisode 62


L’exquis cadavre exquis, épisode 62

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 62

by Solène Bakowski

Le roussi vous va si bien

 Amanda se redresse avec difficulté, s’assoit d’abord, marque une pause, puis pose ses pieds sur le sol avant de tenter de se mettre debout. Mais elle vacille, emportée par le poids de sa tête qui est à présent un véritable champ de courses. Affaiblie, elle manque de tourner de l’œil. Elle doit se rendre à l’évidence : dans son état, quitter cet appartement ne sera pas une sinécure. Sans compter que le ou la dénommée « Jo » – comment savoir avec un surnom pareil ? – lui a ôté la plupart de ses vêtements.

Après quelques secondes au cours desquelles elle s’efforce de faire la mise au point sur le mobilier qui l’entoure, elle titube vers un grand placard. Elle l’ouvre et en analyse brièvement le contenu jusqu’à déduire que « Jo » est a priori un homme plutôt jeune qui semble avoir un faible pour la couleur orange. Et la cigarette, si l’on considère les relents de tabac froid exhalé par les vêtements. Amanda réprime le haut de cœur qui lui soulève l’estomac et parvient à saisir un pantalon noir et un tee-shirt citrouille affublé d’un smiley idiot qu’elle enfile en serrant les dents tant sa poitrine, son menton, ses bras, ses jambes la font souffrir. Elle coince ensuite ses cheveux dans une casquette publicitaire à l’effigie d’une marque de whisky.

C’est bon, ça va le faire, se dit-elle, ragaillardie à l’idée de traverser la ville déguisée en homme et donc, parfaitement incognito.

Puis :

Merde, mes chaussures.

Elle lorgne, dépitée, du côté de la petite paire d’escarpins gisant sur le sol. Elle se résout alors à attraper des baskets qui lui paraissent immenses – Mais combien chausse ce type ? Du… 48 ???? – et dans lesquelles ses petits pieds flottent allègrement.

Espérons que je n’aie pas besoin de courir, conclut-elle en se glissant à l’extérieur de l’appartement, tout en se promettant vaguement de changer de boulot. Un truc plus calme. Un truc où elle n’aurait pas besoin de se couler dans des pompes aux allures de bateau de croisière et de revêtir un tee-shirt ridicule pour buter un type et, ainsi, sauver sa peau.

*****

Pas de Laure. Blanchard est livide.

— Mais comment c’est possible ? grogne-t-il tout en s’efforçant de contenir sa colère pour ne pas effrayer le personnel hospitalier.

N’osant pas prendre l’infirmier directement à partie, il roule des yeux furibonds vers les deux Tchèques, qui attendent légèrement en retrait.

Une cloche tinte. Comme un cheveu sur la soupe. L’agacement monte d’un cran pour Blanchard, qui, à présent feule et plisse les yeux. Son cou gonfle. On dirait un taureau prêt à charger.

Anton se dépêche d’extirper le portable du fond de sa poche. Un SMS. Qu’il n’a pas le temps de lire.

— C’est pas le moment d’échanger des mots doux ! postillonne Blanchard en expulsant le téléphone des mains d’Anton pour faire passer ses nerfs.

*****

— Il t’a répondu ? s’inquiète Carole qui, déjà, prépare son matériel.

Son oncle secoue la tête.

— Pas encore.

— Et si ton ami ne recevait pas le message ? Et s’ils nous tendaient un piège ? Et si…

Éric s’approche doucement de Laure dont la respiration saccadée s’adoucit sensiblement.

— N’oublie pas que ta fille est une magicienne, lui souffle-t-il sur un ton apaisant, avant de lancer un clin d’œil à Carole.

*****

Le téléphone d’Anton glisse sur le sol parfaitement lustré du couloir de l’hôpital, pour venir s’écraser sur le bout de la chaussure de Sebastiàn. Dans une tentative désespérée, celui-ci s’efforce de recroqueviller ses pieds. Trop tard. Anton dirige son immense carcasse droit sur lui. Et sur son eczéma qui, bien sûr, se remet à le démanger sévère.

GAV @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses, audition une


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 1

Lundi

Début de la Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours, le 11, 13, 15 et 17 septembre.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski


Dimanche 02 septembre soir 23h22

Geneviève :  Voilà c’est ici que l’on se retrouve demain matin un peu avant 6 h pour la Garde à Vue de Solène Bakowski.

SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 6


SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 6

Impression de Mini-Flingue, second épisode

SMEP 2018 by Gabriele

Les interviews de notre mini-flingue deuxième partie, et là encore il y a du lourd…

Quand vos auteurs préférés se confient à notre reporter de choc, ça donne ça:

BERNARD MINIER
 
1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

elle me vient d’une lecture de Robinson Crusoé quand j’avais ton âge (11/12 ans) par une maîtresse remplaçante que j’avais eu pendant l’année scolaire. En entendant ce texte je me suis dit « c’est ça que je vais faire, je vais lire des livres et je vais en lire plein. »

 

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?
Parce que dès que j’ai commencé à lire j’ai eu envie de raconter des histoires. En fait j’avais autant envie d’en entendre des histoires que j’avais envie d’en raconter aux autres et comme j’avais plein de copains et qu’ils aimaient que je leur raconte des histoires, j’ai commencé à écrire des petites choses, puis des choses plus longues et aujourd’hui des romans.

3-Quel est ton premier roman, même non publié?

C’est très très vieux, je devais avoir une dizaine d’années, c’était une histoire avec Bob Morane et Bill Balentine, c’est des personnages qui existaient déjà, et je les ai emprunté et j’ai raconté mes propres histoires de Bob Morane.

 

4-De tous les livres que vous avez écrit et publié, lequel avez vous préféré écrire?

Des livres c’est comme des enfants, c’est comme si tu me demandais si j’ai un enfant préféré, ben non je les aime tous mes enfants. J’aime tous mes livres, c’est plutôt aux lecteurs qu’il faudrait poser la question.

 

Une putain d'histoire MinierUne île boisée au large de Seattle…

« Au commencement est la Peur.
La Peur de se noyer.
La Peur des autres,
ceux qui me détestent,
Ceux qui veulent ma peau.
Autant vous le dire tout de suite :
Ce n’est pas une histoire banale. Ça non.
C’est une putain d’histoire.
Ouais, Une putain d’histoire… »

Un thriller implacable

 

 

 

 

 

MAXIME CHATTAM

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?
De rêver tout simplement,quand j’étais gamin  je voulais vivre plein d’aventure et que dans la réalité j’avais du mal à les trouver ,alors je les ai trouvé dans les livres .
 
2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?
pour la même raison mais pour aller encore plus loin ,c’est à dire que lire des livres me permettait de découvrir des aventures qui me passionnaient et à un moment j’ai eu envie de mettre en scène ces aventures là,et pour ça il fallait les écrire.
 
3-Quel est ton premier roman, même non publié?
ça s’appelle le coma des mortels ,et je me suis servi du titre pour un autre livre que j’ai écrit  plus tard,qui reprend un peu  la même idée il était très mauvais.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel avez vous préféré écrire?

il n’y en à pas pour une raison simple tout les livres que j’ai écrit fin publié en tout cas je l’ai fais pour des raisons particulières et je me suis amusé j’ai été au bout , donc je n’arrive à avoir de préférence

 

Ambre ChattamAutre-Monde

Ambre

Ambre Caldero vit dans un mobil-home au milieu des bois. Sa mère n’est jamais là, préférant fuir. Son beau-père ne s’intéresse qu’au bowling. Mais elle a la lecture. Chaque page est une petite victoire sur la réalité, chaque roman, une nouvelle vie qui lui redonne de l’espoir.

Lorsque Ambre comprend qu’elle est la seule à s’intéresser aux étranges disparitions qui frappent Carson Mills, son meilleur allié devient son pire ennemi. L’explication de tous ces mystères serait-elle fantastique ? Ou son imagination lui jouerait-elle des tours ?

Histoire inédite, Ambre révèle le passé d’un personnage devenu célèbre à travers la saga Autre-Monde, dont ce texte constitue une parfaite introduction.

Depuis sa contribution au recueil Enfant, je me souviens…, Maxime Chattam s’est engagé activement auprès de l’UNICEF.

En achetant cet ouvrage, vous soutenez l’action de l’UNICEF en faveur de l’éducation, pour permettre aux 124 millions d’enfants actuellement non scolarisés dans le monde de sortir de la pauvreté et de se construire de meilleures chances d’avenir.

 

  Petite vidéo de notre Mini Flingue Gabriele avec le maître du thriller français Maxime Chattam
FRANCK THILLIEZ


1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

parce que j’ai toujours aimer qu’on me raconte des histoires, lire ça me permet de m’évader, d’imaginer des mondes, de voyager et d’apprendre plein de choses. C’est enrichissant de lire.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Parce que j’ai eu envie de raconter des histoires. Comme j’aimais qu’on me raconte des histoires quand je lisais, et bien j’ai eu envie d’en raconter moi même et donc je me suis mis à écrire des livres pour pouvoir raconter des histoires aux gens.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
Ca s’appelle « conscience animale ». Il a été publié mais on ne le trouve plus maintenant, il est devenu rare.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel avez vous préféré écrire?

On aime tous les écrire. je passe beaucoup de temps à les écrire et je les aime tous. Mais si je devais en choisir un je dirais « le syndrôme [e].

 

Le syndrôme [e] ThilliezUn film mystérieux et malsain qui rend aveugle… Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille.

Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés… Il n’en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko, en congé forcé.

Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko.

Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d’une réalité effrayante. Ceux qui ne connaissent pas le syndrome [E], ne savent pas de quoi ils sont capables…

 

MATTIAS KOPING

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Vivre mieux, rencontrer des gens et ne pas m’ennuyer.

 

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Pour libérer mon imagination.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
Il était tellement mauvais que je l’ai brûlé (rire)
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Les démoniaques »

 

MATTIAS KOPING Les démoniaque pocheC’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au coeur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au coeur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

 

 

 

FRANK KLARCZYK

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

De l’école primaire

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Grâce à l’amour du cinéma, j’ai commencé par écrire des scénarios.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« Holiday blues », qui n’a pas été publié.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

Je ne peux pas choisir, ils sont tous mes bébés.

 

Mort. Point final de Frank KlarczykMort point final

« La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que le canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades. »

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

 

 

 

JEAN-CHRISTOPHE PORTES

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

J’ai toujours lu et me plonger dans des univers et un moyen d’évasion.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

J’en ai toujours eu envie, mais je m’étais dit plus tard. Mais j’ai toujours écrit, avant d’écrire des romans j’étais journaliste.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
Le premier non publié de la série « fin de la révolution », « le monstre des Ardennes ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

Je ne peux pas choisir, ils sont tous différents au fur et à mesure.

 

L'affaire de l'homme à l'escarpin Portes poche

Une nouvelle enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

Paris, 1791. Un jeune homme est découvert assassiné dans un quartier populaire. Il est nu, à l’exception d’une paire d’escarpins vernis et cela ressemble à un vol qui a mal tourné. Mais quand on apprend que la victime fréquentait les milieux homosexuels et travaillait pour un journal politique, l’affaire prend une tout autre tournure.

Le gendarme Victor Dauterive découvre que cet assassinat est lié à des intrigues touchant le plus haut niveau de l’État. Depuis la fuite à Varennes, Louis XVI a été suspendu de ses fonctions et, dans l’ombre, le parti du duc d’Orléans fait tout pour s’emparer du pouvoir.

Entre aristocrates et révolutionnaires, Dauterive ne sait plus à qui faire confiance. La corruption, l’avidité et les trahisons sont monnaie courante et le danger est à chaque coin de rue. Surtout quand on s’approche un peu trop près de la vérité…

 

 

JACQUES SAUSSEY

 

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Je lis depuis toujours, depuis que je suis tout petit.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

C’est arrivé avec la lecture, j’ai commencé par une nouvelle et puis j’ai continué.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
J’ai commencé par des nouvelles. le premier publié: anicroches, un recueil de nouvelles.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

Le prochain roman qui sort à l’automne 2018.

 

jacques-saussey enfermé.e(1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIDIER FOSSEY

 

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

C’est naturel. j’ai toujours aimé lire, en commençant par les romans de Jules Verne.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Je me suis lancé une première fois, j’ai écrit et c’était parti…

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
C’est « Tr@que ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Burn out »

 

burn out didier fossey pocheParis. Avril 2014. La police enquête sur une série de vols d’objets d’art dans les cimetières de la capitale. Lors d’une nuit de planque, un policier est assassiné. Pas de témoins. Peu d’indices. Boris Le Guenn, chef de groupe de la BAC au quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Mais il manque d’effectifs et doit mener plusieurs enquêtes de front. La descente aux enfers d’un de ses lieutenants, déterminé à rendre justice lui-même, ne va pas lui faciliter la tache…

Burn-Out nous fait entrer dans l’intimité de la police. Un monde désenchanté, dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal : elle se termine, c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible… Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons…
Ambiance, jargon, procédures… vous aurez l’impression de faire partie de cette équipe de la BAC dès les premières pages. Didier Fossey a fait toute sa carrière dans la Police nationale, il sait donc de quoi il parle. Quand leur métier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et risque de leur faire tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l’ultime solution…

 

 

GHISLAIN GILBERTI

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Petit je n’avais pas le droit de lire. Mon père trouvait cela inutile. ça m’a donné envie de lire davantage et je lisais tout ce qui me tombait sous la main.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

J’avais envie de donner à d’autres ce que m’avais apporté la lecture, et ça m’a permis de m’évader.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« La dynamique du chaos » qui a été mon 4ème roman publié.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Sa majesté des ombres ».

 

Sa majesté des ombres gilberti ghislainLa trilogie des ombres

Tome 1

Un cartel invisible livrant une nouvelle guerre sans merci.

Une drogue d’une pureté inédite.

Un réseau de dealers sous pression déployé aux quatre coins du monde et coupé de la tête de l’organisation.

Un signe commun aux membres du cartel : Ecce Lex, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.

Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.

Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?

Bienvenue dans le Réseau Fantôme.

Entre Braquo et Breaking Bad, Sa Majesté des Ombres ouvre magistralement la nouvelle épopée du thriller hexagonal.

 

 

PATRICK BAUWEN

 

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

De mon père et de mon grand-père.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Grâce au « Seigneur des anneaux ».

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« L’oeil de Caine ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« les fantômes d’Eden ».

 

Iles fantômes d'Eden Patrick Bauwenl était une fois en Floride,
cinq ados partis à l’aventure.
Ils vous feront rire. Pleurer. Frissonner.
Mais ce qu’ils affronteront les changera à jamais.
Et l’un d’eux sera assassiné.

C’est sur ce crime que j’enquête.
… parce que le mort, c’est moi.

 

 

 

 

 

 

LAURENT WHALE

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Je me suis mis à lire parce que je m’ennuyais… Du coup je bouquinais.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Pour faire mieux qu’un livre que je venais de lire.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« l’élu du hasard » non publié.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Le réseau mermoz ».

 

Le réseau mermoz Laurent Whale« La nuit africaine bruissait et, dans l’air marin, flottait cette odeur indéfinissable qui faisait de ce continent une planète étrangère. Un monde à part, déroutant et fascinant à la fois. Un pays de cocagne où se côtoyaient au quotidien des destins fabuleux et une misère insondable. »

1930. Jean Mermoz décolle pour la première traversée de l’Atlantique, alors que, dans la nuit, rôdent les espions nazis.

1944. Lors d’un vol de reconnaissance en vue du débarquement allié en Provence, Antoine de Saint-Exupéry est abattu en plein ciel.

De nos jours. Une lettre au tampon de l’Aéropostale est mise en vente sur la Toile. Israéliens, Russes, islamistes et Français se déchirent sur fond de guerre des gangs. Marseille est en feu et Dick Benton devra prendre tous les risques à la tête des Rats de poussière.

Mais quels secrets contient donc ce courrier venu de la nuit des temps ?

 

 

 

SOLENE BAKOWSKI

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

C’était un refuge contre l’ennuie.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Je ne sais pas. J’aui commencé très jeune, vers l’âge de onze ans. J’ai toujours eu envie d’écrire.

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« Un sac ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Une bonne intention », parce que c’est celui qui me ressemble le plus.

 

Une bonne intention de Solène Bakowski« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue,
car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres,
cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.

 

NADINE MONFILS

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Ça a toujours été là. Puis un jour j’ai lu « le cauchemar de l’aube » de Frédéric Dard, ç a entrainé ma boulimie.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

Mon père a abattu un arbre qui avait été planté par mon grand-père, ça a été un tel choc que j’ai eu besoin d’écrire mon ressenti.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« Contes pour petites filles perverses ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

Tous, je ne peux pas choisir.

 

Nickel blues Nadine Monfilsça se passe en Belgique. Deux ados, Ralph et Tony Boulon, décident de ne pas accompagner leurs parents en vacances.

Après un mois de nouba dans le pavillon familial, les deux frères se réveillent complètement dans le cirage. Ils découvrent la maison sens dessus dessous : la baignoire est remplie de vaisselle, des capotes pendent au lustre et le canari est retrouvé calciné dans le four ! Seul Bubulle, le poisson rouge, est sauvé in extremis, surnageant dans des eaux douteuses. Gros problème : les parents rentrent le lendemain et les frangins ont une touffe de poils dans la main. L’aîné a soudain une idée géniale : kidnapper une nana du coin pour faire le ménage. Mais les choses ne se passent pas exactement comme prévu, Ralph et Tony se retrouvant embarqués malgré eux dans une aventure rocambolesque.

Humour noir et suspense sont au rendez-vous de ce roman jubilatoire dont on ressort essoufflé et réjoui.

 

CLAIRE FAVAN

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

Elle me vient de ma maman.

 

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

L’évasion. J’avais envie d’écrire mes propres histoires.

 

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
J’avais 19 ans et il n’avait pas de titre.
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Serre moi fort », c’est celui qui m’a fait le plus de mal à l’écriture.

 

 

serre moi fort Claire favan« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.

Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

 

 

 

DAVID KHARA (Rencontre entre deux rugbyman)

 

 

1- D’où te vient ta passion pour la lecture?

L’évasion. Quand je lis, je sors du monde réel.

2-Pourquoi as-tu commencé à écrire?

pour un copain qui vivait un drame. Il ne nous parlait plus, il ne faisait que lire, alors je lui ai écris une histoire.

3-Quel est ton premier roman, même non publié?
« les vestiges de l’aube ».
 
4-De tous les livres que vous avez écrit et-publié, lequel as-tu préféré écrire?

« Le projet Shiro », j’ai dû l’écrire en 54 jours. J’ai beaucoup souffert en l’écrivant, mais j’ai vécu l’écriture intensément.

 

La trilogie Bleiberg David KharaEn 1942, un chef de la SS rencontre un scientifique en charge d’un projet secret. De nos jours, aux Etats-Unis, Jay Novacek apprend la mort suspecte de son père, haut gradé de l’US Air Force. Et, au même moment, un agent du Mossad abat un espion lors d’un interrogatoire.

La trilogie Bleiberg

Le projet Bleiberg ¤ Le projet Shiro ¤ Le projet Morgenstern

Complots politiques, résurgences du nazisme, dérives de la science…

À l’heure où le présent semble répéter les erreurs du passé, l’agent spécial Eytan Morg s’engage dans un combat à la mesure de l’Histoire.

Vous pouvez retrouver ICI les premières ITW de Gabriele à SMEP 2018 

Et encore un grand bravo à lui !

BRAVO Gabriele, Bravo Mini Flingue, la relève est assurée.

Une bonne intention de Soléne Bakowski


 

Solène Bakowski sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer

 

Une bonne intention de Solène BakowskiLe livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue,
car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres,
cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.
……………………
L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extraits : 
« Aujourd’hui, c’est l’enterrement. Une assemblée de chapeaux et de costumes gris s’est massée dans l’église. La voix du prêtre déclame, lancinante, sa mélopée, ce prêtre qui ne l’a pas connue et qui pourtant retrace, sans pudeur, les grandes étapes de son existences. Mais sans doute faut-il poser des jalons pour mesurer le chemin parcouru et provoquer l’empathie. »
« – Ça y est ! J’ai terminé mon vœux ! 
– Et c’est quoi ? demande-t-elle timidement avec un sourire en coin.
– Bah non, ça se réalisera pas. C’est toi qui viens de le dire.
– Oui, mais…
Ah, la curiosité.
– Si je te dis le mien, tu me dis le tien ?
– Bon d’accord. On les dit en même temps ?
– OK, 1, 2, 3…
– Faites que ça s’arrête jamais.
– Faites que ça dure toujours.»
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La perfection existe-t-elle en littérature ?

Je ne sais pas, mais Solène n’en est pas loin du tout pour moi…

Chaque phrase, chaque mot telle une pierre précieuse ciselée se trouve à sa place, c’est un roman noir étincelant !

Le mariage parfait de la noirceur qui nous entraîne lentement dans une abîme ou chaque personnage n’est pas ce qu’il semble être et de la beauté intérieure en toute simplicité de Mathilde, le tout en émotion… Superbe.

Certains passages sont bouleversants !

Cette nuit je n’arrivais pas à dormir. A 4h30 je suis allé voir ma PAL… Et il était là, au dessus !

Quelle richesse, quelle belle plume… C’est un roman exceptionnel qui m’a littéralement happé.

Le premier roman de Solène “Un Sac” m’avais déjà énormément touché, mais là… Je ne suis pas prêt d’oublier Mati et Rémi, d’ailleurs je n’en ai aucunement envie.

Vrai coup de coeur, à lire absolument !!!

Il me tarde de découvrir ses autres romans.

Une bonne intention – Soléne Bakowski.


Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires.

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce , à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.   

Notre petit avis  sur le sac ICI

Auteur : Née à Paris en 1981, Solène Bakowski a partagé sa vie entre la France et la Chine, avant de s’adonner au roman noir avec « Un sac », qui a séduit des dizaines de milliers de lecteurs. D’abord auto-publiée sur Amazon, elle est aujourd’hui considérée comme une nouvelle voix d’une littérature française sensible et émotionnelle. Elle a l’art de raconter des histoires qui laissent une marque indélébile et nous volent un petit morceau de coeur. 
Extrait : 
Un courant d’air froid frôle sa nuque ; aussitôt, Éliane se raidit. Elle n’est pas seule dans cette maison qui s’entête dans le sordide. Elle se sent observée. C’est une gamine à présent, qui refuse de jeter un œil sous son lit et dans les placards, terrorisée par ses propres frayeurs. Dans l’obscurité, par un regard coulé de biais, elle croit percevoir un être évanescent, une nitescence bleutée qu’elle imagine danser en volutes. Appeler, elle doit parler à quelqu’un. Mais qui ? Les flics ? Nicolas ?
Son fils d’abord.
Ses doigts tremblent sur l’écran digital. Elle attend. Pas de sonnerie, seulement la voix dont elle connaît chaque nuance, sa messagerie, une calamité au vu des circonstances : « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas, je ne suis pas disponible pour le moment. Vous pouvez me laisser un message…
L’accroche de Miss Aline

Dévoré en quelques heures. Style parfait.

Une bonne intention, Soléne BAKOWSKI

Editions Bragelonne, paru 14 mars 2018

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pure, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

Ici …Notre petit avis  sur son premier roman Le sac

Un sac – Solène Bakowski


Le livre : Un sac de Solène Bakowski.  Paru le 20 janvier 2017 chez Milady de la collection Poche Thriller. 6€90 ; (277 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l’insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s’imaginait pas qu’elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu’elle serre dans ses bras ?
……………………
L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extrait : 
Je suis né il y a un peu plus de vingt-quatre ans, au bout de la rue Chanzy, dans le 11e arrondissement. Petit rat rose d’un peu moins de trois kilos, tache lie-de-vin géante au beau milieu de la face comme une blessure de guerre, une mèche blond-orange perdue sur un crâne qui portait encore la trace de l’effort, j’étais, le jour de mon arrivée, un bébé plutôt laid. Il faut dire qu’on m’avait fait venir à la vie comme on aurait jeté un homme à la mer, un soir de tempête, sans bouée, sans brassards et, surtout, sans espoir. Et sans bruit, aussi. Alors forcément, ça laisse des traces. Longtemps
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Un sac

de Solène BAKOWSKI

Poche – 20 janvier 2017

Ma première remarque sera : “Qu’est-ce que c’est bien écrit” !

Je suis passé par énormément d’étapes lors de ma lecture, j’ai compati, réprouvé, ressenti de l’angoisse aussi, de l’effroi, de l’abomination, j’ai vécu la folie d’Anna-Marie, mais finalement ce que j’en ai retenu n’est que de la tendresse et une certaine poésie.

Je ne vais pas tricher, j’ai été littéralement captivé, j’ai même eu à certains passages la larme à l’œil.

Je me suis très vite attaché à aux personnages de Solène.

Torturés, délaissés dans la détresse et la souffrance, mais je les ai aimé…

Ce n’est pas un livre facile psychologiquement mais Solène nous offre un véritable cri d’amour !!!

Très belle découverte littéraire…

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Pour tous les dévoreurs de livres...

La littérature, notre amie

Si un jour, tu te sens seul ; prend un livre et laisse toi transporter.

Les Voyages Livresques de Mel,

"Lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas." Victor Hugo

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Lire... tout le temps!!!

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Dévoreur de livres, polar et noir mais pas que...

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Un petit bout de vie.

Mes p'tits lus - Blog littéraire

"C'est en lisant qu'on devient liseron" - Raymond Queneau

La culture dans tous ses états

"Accepter de perdre ses illusions sans jamais renoncer à l'émerveillement."

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Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe (Jules Renard)

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Deux filles, un lapin et une montagne de livres...

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Dans mon monde de lectures

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Blog littéraire

Le tourneur de pages

“La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps.” Joseph Addison

Une bulle, des bulles...

"C'est pas l'homme qui prend le livre, c'est le livre qui prend l'homme... Tatatiiiiin."

La Voleuse de Marque-pages

"Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait apaisé" Diderot

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