Flandre Noire de Gilles Warenbourg


Flandre Noire de Gilles WarenbourgLe livre : Flandre noire de Gilles Warembourg. Paru le 18 janvier 2008 chez Ravet-Anceau. 9,00€ ; (212 p.) ; 17 X 11 cm

4e de couv :

Juin 1945. Après trois années passées en déportation, monsieur Georges, l’instituteur, revient au village. Habité des visions d’Auschwitz-Birkenau, l’humaniste qu’il était a vu toutes ses valeurs s’envoler dans le ciel de Pologne. La paix de la campagne flamande n’est pour lui qu’un silence compassé où flotte encore le mal radical.

Les événements lui donneront raison : un crime parfait est commis dans la petite communauté rurale, parfait parce que rendu impossible par la présence de l’intraitable molosse de la victime. La quête philosophique se double d’une investigation policière…

 

 

 

Extrait :

«… Marcelle semblait avoir été fauchée en plein ouvrage. Dans l’ombre, un seau renversé, plus loin dans le fond, des animaux invisibles dont je percevais le souffle. Au bout de longues minutes, l’évidence s’imposa comme un coup de feu : en écoutant les conciliabules entre le docteur et le gendarme, en regardant le corps cassé, la joue contre terre, la bouche encore amère, le triste fichu gouttant d’un peu de sang sombre, et toute cette paille… à ce moment seulement, je compris qu’il s’agissait d’un crime.»

Gilles-WarembourgL’auteur : Gilles Warembourg est un écrivain français né le 14 juillet 1953 à Arras. Gilles Warembourg s’est mis à la littérature après 27 ans passés dans la gestion des entreprises, d’abord comme expert comptable puis comme directeur financier. Il habite Lille et a deux enfants. Au fil de ses romans et de ses nouvelles, d’intrigues en énigmes, il dresse le portrait sombre d’un monde en mutation. Il a reçu le prix de la Renaissance française 2007 pour ses premiers écrits.

 

 

 

Le post-it de Ge

Ernst Ferdinand Oehme, Procession dans le brouillard (1828)

Ernst Ferdinand Oehme, Procession dans le brouillard (1828)

Juin 1945. Monsieur Georges est de retour dans son village après trois ans de déportation. Les habitants accueillent leur instituteur en grande pompe : le maire et sa plantureuse moitié, le curé en soutane, les amis, les élèves…

Extrait 2 :
« Ils s’étaient imaginés me voir heureux de ce retour. Ils étaient tous venus, avec leur sourire de circonstance, affectant leur illusion d’un ordre retrouvé : le temps cautériserait les plaies les plus profondes et les relents fétides du block 10 d’Auschwitz-Birkenau s’estomperaient dans ma mémoire comme un cauchemar dissipé par le petit matin. Erreur commune ! … Immobile, je leur ai fait face dans le silence de ses retrouvailles compassées. « 

Détruit, monsieur Georges retrouve le quotidien des Flandres françaises. Et l’humaniste désenchanté observe d’un oeil sceptique le petit monde compliqué de cet univers rural étriqué. Il va devoir composer avec les mesquineries des gens de son village.

Isolé au milieu de ses concitoyens inconscients de ce qu’il a subi, l’instituteur se mure dans le silence et s’interroge sur sa propre raison

.Extrait 3 : « Vos réponses construites à toutes mes questions sur le mal me donnaient la nausée. Je sais : c’était injuste, mais derrière votre humilité admirable, je détectais l’outrecuidance des pieux qui déchiffrent le bien et le mal dans les messages éthérés du Très-Haut, avec cette insupportable assurance tranquille de ceux qui croient penser en pensant croire. »

Mais quand un crime est commis, l’ancien déporté s’accuse du meurtre, sans pouvoir expliquer les circonstances, ni les mobiles de son geste. Dès lors , les soupçons se portent sur lui et des comportements troubles de certains Français durant l’occupation refont surface.

Les interrogations sur la nature humaine se doublent alors d’une enquête criminelle. La découverte du coupable passe par un douloureux examen de conscience.

Désormais, monsieur Georges sait que la paix n’est que la haine qui chuchote…

Flandre noire est un roman sombre et dérangeant. Un livre singulier et poignant. M’sieur Georges est détruit par trois ans de déportation qui l’ont ravagé. Le lecteur n’en ressort pas indemne. Une histoire qui nous suit et nous hante encore longtemps après sa lecture.

Flandre noire a remporté le concours organisé par l’agence américaine Writemovies. Pourquoi pas un premier pas en vue d’une adaptation au cinéma pour ce roman noir?

Flandre Noire de Gilles Warenbourg : 10 ans après sa lecture ce polar est encore un coup de cœur et un livre qui me reste en mémoire.

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Mimosa de Vincent Gessler


9782841725779,0-1303661Le livre : Mimosa de Vincent Gessler. Paru le 23 février 2012 chez Atalande dans la collection La dentelle du Cygne. 17€. ; (342 p.) ; 20 x 15 cm

Quatrième de couverture

Qu’ont en commun Lambert Wilson, Adolf Hitler, le docteur Snuggles, Jésus-Christ, Philippe Katerine et James Brown ?

Ils participent tous à une folle aventure au coeur de Santa Anna, ville emblématique d’un monde devenu végétarien où la mode est d’être le sosie d’une personne célèbre, réelle ou fictive…

Sauf Tessa.

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, elle enquête sur un mystérieux souvenir enregistré, sans se douter qu’elle va au-devant d’étonnantes révélations sur son passé. En compagnie, bien sûr, d’Ed Harris et de Crocodile Dundee.

Entre contemplation philosophique et action survoltée, Mimosa nous entraîne dans une saga improbable où se télescopent clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Vincent Gessler, comme dans Cygnis, confronte ses personnages au problème de l’identité et de la mémoire, jouant avec la forme même du roman. Une oeuvre surprenante et jubilatoire

L’auteur : Vincent Gessler est né le 26 novembre 1976 à Sierre. C’est un écrivain et scénariste suisse. Il vit à Genève. où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture », mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». Après avoir publié une poignée de nouvelles ici et là. Puis arrive Cygnis est son premier roman. et enfin Mimosa.
Extrait :
Assise au volant de la Saab à réfléchir, encore. Les odeurs de kebab au soja grillé entrent dans l’habitacle de la voiture et titillent ses papilles. Dans ses souvenirs de fillette, la viande avait un parfum plus âcre, peut-être plus appétissant, ou est-ce une déformation liée à la mémoire ? Depuis les limitations imposées à la production de viande, on n’en trouve plus dans aucun fast-food, et seuls les restaurants gastronomiques se permettent d’en préparer, à des prix prohibitifs. La folie carnivore des générations précédentes ne manque à personne, mais elle aurait voulu sentir une odeur d’agneau grillé ou de poulet, même si elle n’en mange pas. Juste pour coller à son souvenir.
Par où commencer ? Seule, elle ne peut pas faire grand-chose. Reconstituer une équipe d’abord, sachant que les associés fiables ne courent pas les rues. Elle n’en voit guère que deux, même si ce sont des freaks. Ils sont bons. Ils l’étaient il y a deux ans.

Le post-it de la bibliothécaire

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, Tessa doit enquêter sur un étrange souvenir enregistré. Entre contemplation philosophique et action survoltée, cette saga permet la rencontre de clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Science-fiction – humour – clonage – réalité virtuelle, quête d’identité c’est de tout cela dont parle Mimosa mais pas que !

Au premier abord, on est surpris par la couverture, par le titre, et par le style, très différent de celui de son premier roman « Cygnis ». Et puis on se laisse happer par le scénario loufoque, plein de rebondissements inattendus et de trouvailles improbables, à tel point qu’il est impossible de lâcher ce livre avant 3h du matin…

Un univers complètement dingue, un rythme enlevé, de l’humour et quelques scènes d’anthologie (comme la brigade des sosies de Mickael Jackson, attaquant une armée de robots sur la chorégraphie « Thriller ») donnent un roman très réussi, et qui plaira à tous.

Une lecture étonnante et ébouriffante pour ne pas dire décoiffante !

Retrouvez ICI l’avis sur Cygnis

Katiba de Jean-Christophe Rufin


Katiba RuffinLe livre : Katiba de Jean-Christophe Rufin. Paru le 21 avril 2010 chez Flammarion.20€30 ; (391 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche en Folio,le 25 août 2011. 8€20 ; (452 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Katiba

Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée al-Qaida au Maghreb islamique, une organisation terroriste implantée dans les anciennes zones d’influence française d’Afrique de l’Ouest. Tout laisse à penser qu’elle veut aller beaucoup plus loin et rêve de frapper la France au coeur.

L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements, de Washington aux Émirats, d’Alger à Paris. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite.

Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman ? Quelle secrète influence pèse sur elle depuis la disparition de son mari, consul de France en Mauritanie ? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement.

Complice, victime ou agent double, Jasmine incarné le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous.

 

jean christophe ruffinL’auteur : Acteur engagé de la vie internationale, Jean-Christophe Rufin a dirigé plusieurs grandes organisations humanitaires. Il était ambassadeur de France au Sénégal. Ces expériences ont inspiré une oeuvre riche, essais (Le Piège humanitaire, Un léopard sur le garrot)et romans (L’Abyssin, Rouge Brésil, Goncourt 2001, Le parfum d’Adam). Il a été élu à l’Académie française au fauteuil d’Henri Troyat en 2008.
Extrait : 
Jusqu’à la fin des années 1960, la Mauritanie était essentiellement un pays de nomades.
Mais, en quelques années, les grandes sécheresses avaient ramené la majorité de la population dans les villes.
Les tentes avaient pourri, les troupeaux étaient morts.
Les nouveaux sédentaires étaient des gens sans repères. (…)
(…) Sur les routes de Mauritanie, on ne risque pas trop de se tromper de chemin. La ligne de l’asphalte, violette sous le soleil, est droite sur des dizaines de kilomètres. Elle sépare des steppes minérales sur lesquelles on aperçoit de temps en temps une chèvre ou un gamin. Le vent promène des flaques de sable sur la chaussée. Par endroits, des aires de dégagement se forment sur les bords de la route, encombrées d’épaves de camions, de traces de feu, d’ossements blanchis. …

 

 

Le post-it de Ge

 

9782081208179,0-553891

Au Sahara, l’assassinat de quatre touristes occidentaux par al-Qaida met en alerte les services de renseignement de Washington aux Emirats, d’Alger à Paris. Leur intérêt se porte bientôt sur une femme : Jasmine, une fonctionnaire apparemment sans histoire du Quai d’Orsay, qui semble être au coeur d’une opération de grande envergure. 

Avec Katiba, Rufin nous entraîne sur les terres africaines. Cette Afrique qui nous fascine, ce continent le plus peuplé du monde, le plus jeune aussi ! Avec Katiba on voit comment l’Afrique du Nord déborde grandement sur l’Afrique Noire. Comment ici les clans dirigent la vie quotidienne,  Comment les religions, la religion divisent plus qu’elles ne rapprochent les peuples.

Une Katiba c’est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara. C’est à la fois une cache (souvent des armes et des vivres) et un relais, un lieu où l’on prie, où l’on négocie et tue. Ce repère invisible en avion ou par satellite est le plus souvent enterré.

La katiba  correspondant généralement à un bataillon ou à une compagnie) est le nom utilisé en français pour une unité ou un camp de combattants lors de différents conflits en Afrique du Nord ou dans le Sahel.

Wikipédia nous apprend que pendant la guerre d’Algérie, il s’agit d’une unité de base de l’ALN (branche armée du FLN), équivalent d’une compagnie légère, qui peut atteindre cent hommes, ou la section, d’une trentaine d’hommes. L’action offensive exige de la katiba qu’elle se déplace clandestinement, et rapidement, d’un point à un autre, aussi éloignés que possible. L’unité de l’ALN pratique l’effet de surprise. Les marches se font, pour une bonne part, de nuit.

Le terme a depuis été repris par les mouvements insurrectionnels maghrébins, notamment islamistes, durant la guerre civile algérienne, en Libye (katiba de Tripoli) et ensuite dans le Sahel par AQMI.

Avec Katiba Jean-Christophe Rufin nous entraîne dans un monde aux prises avec les nouvelles dérives totalitaires du XXIe siècle.

Bien avant tout le monde Rufin nous parlait d’AQMI. Des ravages que cette organisation terroriste islamique faisait subir aux populations locales. Mais aussi sur leurs intentions de porter préjudice à tout ce qui touche de près ou de loin aux intérêts occidentaux en Afrique.

Katiba la réalité qui remonte à la surface, c’est la réalité qui vous saute à la gueule,  la réalité qui rattrape la fiction.

Mais attention Katiba n’ai pas un essai sur AQMi, non c’est belle est bien un grand roman d’espionnage, un roman d’aventure. Et l’on retrouve dans les personnages de Rufin tout le souffle romanesque qu’on lui connait. C’est aussi un texte plein d’émotions.

“La conversation s’ouvrit par plusieurs heures de généralités. Le vieillard avait une longue familiarité avec le temps, le temps du désert, dilaté à l’extrême, rythmé par des phénomènes lents, qu’ils soient minuscules comme le pas des bêtes, ou gigantesque comme le basculement des saisons. Rien ne servirait de le bousculer. On ne fait pas pousser une plante en tirant sur ses feuilles.”

La Vague – Todd Strasser


Le livre  : La Vague de Todd Strasser. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Aude Carlier, avant-propos Harriet Harvey Coffin. Paru le 19 février 2009 chez Pocket dans la collection Pocket Best. 6€40 ; (221 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.» En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

«Ce best-seller, qui est devenu un manuel d’histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu’il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain.» Philippe Vallet – France Info

L’auteur : Todd Strasser est né en 1950 à New York et a grandi à Long Island. Il a vécu quelques années en Europe, avant de revenir aux Etats-Unis étudier la littérature et l’écriture. Il travaille ensuite pour plusieurs journaux, écrit notamment des articles et nouvelles pour The New Yorker, The New York Times, Esquire. En 1978, il publie son premier roman Angel Dust blue. C’est en 1981 qu’il publie son La Vague (The Wave) sous le pseudonymes Morton Rhue. Il a depuis publié de nombreux romans, certains sous l’alias de T. S. Rue, qui ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.
Extrait :
Dans la classe où il enseignait l’histoire, Ben Ross était penché au-dessus d’un vidéo-projecteur, essayant désespérément d’insérer un film dans le labyrinthe complexe de molettes et de lentilles de l’appareil. Au bout de la quatrième tentative, il n’avait toujours pas compris comment s’y prendre. Frustré, il se passa la main dans ses cheveux châtains ondulés. Toute sa vie, il avait été démuni devant les machines – les vidéo-projecteurs, les voitures… même la pompe en self-service à la station à essence du coin le rendait fou.

Le post-it de Ge

Roman fondé sur une histoire vraie. Au lycée Palo Alto, en Californie, Ben Ross s’interroge avec ses élèves sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. L’enseignant décide de tenter une expérience, la vague. Il choisit sans le signaler à ses élèves d’appliquer certains principes du nazisme. Au fur et à mesure, les élèves se prennent au jeu.

La vague

L’Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L’Histoire est-elle un éternel recommencement ?

C’est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.

Pour faire comprendre à ses élèves l’horreur nazie, un professeur d’histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. »

La Vague est basé sur une expérience qui s’est réellement passée aux États-Unis dans les années 70.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :

« La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ».

En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences ?

Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.

La Vague est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Oui mais  cette histoire a un écho particulier aussi aujourd’hui. Nous vivons aussi des temps troubles. Une période où l’obscurantisme rôde. Et c’est assez incroyable de voir comment notre jeunesse peut se laisser berner et se voir adhérer à des idées nauséabondes. Comment un seul individu peut les pervertir . On comprend aussi mieux les mécanismes qui aujourd’hui encore fonctionnent sur nos jeunes qui s’engagent dans le djihad ! Perso j’avoue ça m’effraie et je me sens impuissante !

Ce roman a été publié aux Etats-Unis en 1981. Il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Europe, et a été  porté à l’écran en Allemagne, adapté au cinéma par Dennis Gansel. Publié en France il y a 10 ans, il entre directement dans les meilleures ventes. La Vague a également été adapté en roman graphique aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch malheureusement, il est maintenant indisponible chez l’éditeur.

 

Ecoutez la première page

1984 de George Orwell


1984 de George OrwellLe livre : 1984 de George Orwell. Traduit de l’anglais par Josée Kamoun. Paru le 25 mai 2018 aux éditions Gallimard dans la collection Du monde entier.  21€ ; (369 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Année 1984 en Océanie. 1984 ? C’est en tout cas ce qu’il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d’être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n’est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n’y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot « libre ». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l’insoumise Julia et tous deux vont tenter d’intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille…

Le célèbre et glaçant roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction, plus directe et plus dépouillée, qui tente de restituer la terreur dans toute son immédiateté mais aussi les tonalités nostalgiques et les échappées lyriques d’une œuvre brutale et subtile, équivoque et génialement manipulatrice.

L’auteur : Écrivain, chroniqueur et journaliste politique, George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, est né en Inde en 1903 et mort à Londres en 1950 des suites de la tuberculose. Son œuvre riche et variée porte la marque de ses engagements. Il entendait faire « de l’écrit politique un art » et dénonça dans ses ouvrages, notamment 1984 et La ferme des animaux, les désordres politiques du XXe siècle, les dérives du totalitarisme et les dangers de la manipulation mentale.

 

Extrait :
« Quelquefois, il lui est même possible de rediriger sa haine par un sursaut de volonté. C’est ainsi qu’au prix de l’effort violent avec lequel on s’arrache à l’oreiller pour échapper à un cauchemar, il est parvenu à transférer sa détestation de la face sur l’écran à la fille brune derrière lui. D’intenses, de somptueuses hallucinations lui traversaient la cervelle. Il la cognerait à mort à coups de matraque. Il l’attacherait nue à un poteau et la criblerait de flèches tel un saint Sébastien. Il la violerait en l’égorgeant à l’instant de l’orgasme. Il a compris mieux que jamais pourquoi il la hait. Il la hait parce qu’elle est jeune et jolie et asexuée, parce qu’il a envie de coucher avec elle et n’y arrivera jamais, parce que autour de sa taille adorablement souple qui invite à l’enlacer, elle porte l’odieuse ceinture rouge, agressif symbole de chasteté. »

 

 

Le post-it de Ge

Je ne pouvais pas manquer la réédition et retraduction de 1984, non ma curiosité a été la plus forte. Aussi j’ai relu ce classique de la science fiction, 35 ans après ma première lecture de ce chef d’oeuvre de George Orwell. Je l’ai relu dans sa nouvelle version

Dans une dystopie placée sous un contrôle étatique totalitaire, Winston Smith, un employé du ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, le jeune homme cherche l’amour et la liberté. Une nouvelle traduction du roman d’anticipation.

Oui une nouvelle traduction de ce classique de la science-fiction. Le travail important de Josée Kamoun (traductrice de Philip Roth entre autres) a été souligné unanimement par la presse, donnant un éclairage nouveau sur le texte de George Orwell.

Une relecture essentielle de ce monde futuriste et totalitaire où Big Brother répète que la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, et l’ignorance, la force.

Pour autant je ne renie pas la première traduction où Amélie Audiberti avait eu la très bonne idée de laisser « Big Brother » et de ne pas le traduire. C’est sans doute ce « Big Brother » qui a plus à de la jeune fille que j’étais  et qui a parmis le succès de 1984, « Grand Frère » aurait cassé le mythe à n’en pas douter !

Une réédition qui devrait tous nous incité à relire ce titre phare de la littérature d’anticipation simplement  parce que George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.

Mais la bibliothécaire que je suis, ne vous en voudra pas si vous reprenez l’ancien livre de poche.

C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte


C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte

Oui sur notre blog nous aimons vous faire découvrir de nouveaux auteurs, c’est vrai. Mais parfois pourquoi ne pas revenir le temps des vacances, par exemple, à de bons vieux classiques du genre.

De plus je suis certaine que nombre d’entre-vous n’avez pas lu ces auteurs. Alors pourquoi ne pas en profiter pour compléter notre culture polar !

Et puis, ces auteurs cultes, ils sont en poche, alors . Un livre de poche c’est sympa pour la plage, la piscine ou dans le sac à dos de randonné, ça pèse moins lourd.

Aussi je me permet de vous suggérer 4 titres que j’ai beaucoup aimés.


Alors mes polardeux Folio policier vous connaissez, forcément !

Folio policier est sans doute une des  collections de référence du polar en poche.

« Polar culte », c’est une sélection de « classiques » du genre, choisis et présentés par des auteurs passionnés.  Afin de faire découvrir à de nouvelles générations de lecteurs les auteurs « classiques » de la littérature policière, Folio Policier demande à des auteurs d’aujourd’hui de présenter le « polar culte » de leur choix.

Chaque roman contiendra une préface inédite où l’auteur « actuel » présentera pourquoi il a choisi ce « polar culte ».

C’est par exemple James Sallis qui parle de Le petit bleu de la côte ouest de Manchette, François Garde, Tout pour plaire de Chester Himes, Patrick Pécherot, Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin.  ou Thierry Bourcy, Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman.

Souvenez-vous je vous présenter ces  4 titres et deux autres aussi ICI

Aujourd’hui en voilà 4 de plus de plus que je vous laisse découvrir.

Encore de beaux moments de lectures. Foi de porte flingue

 

Robin Cook Les mois d’avril sont meurtriers. Une enquête du Service.Trad. de l’anglais par Jean-Bernard Piat

Nouvelle édition présentée présentée par Nathalie Kuperman en 2015.

Collection Folio policier (n° 130)

Parution : 08-10-2015

Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d’un psychopathe à l’étrange bonne conscience…

Piège pour Cendrillon  de Sébastien Japrisot. Un roman présenté par Ingrid Astier. Paru le 15 avril 2016. 7€25 ;. (225 p.) ; 18 x 11 cm

« Mon nom est Michèle Isola J’ai vingt ans L’histoire que je raconte est l’histoire d’un meurtre Je suis l’enquêteur Je suis le témoin Je suis la victime Je suis l’assassin Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ? »
Michèle Isola, 20 ans, raconte l’histoire d’un meurtre, se présentant comme à la fois l’enquêtrice, le témoin, la victime et l’assassin. Un roman qui explore l’âme féminine et la souffrance humaine. Un piège inattendu pour le lecteur.

À dix-sept ans, Sébastien Japrisot publie son premier roman, Les mal partis, sous son vrai nom (Jean-Baptiste Rossi). Après avoir écrit directement pour le cinéma, il revient à la littérature avec L’été meurtrier. Auteur de nombreux romans qui ont tous connu le succès, dont Un long dimanche de fiançailles, il s’est éteint en mars 2003.

Vendredi 13 de David Goodis. Traduction de l’américain par François Gromaire, révisée par Isabelle Stoïanov. Un roman présenté par Laurent Guillaume. Paru le 15 septembre 2016.  6€60  ; (213 p.) ; 18 x 11 cm

« Vendredi 13, c’est un chant désespéré et noir comme un vol de corbeau. Vendredi 13, c’est le roman noir. »
Laurent Guillaume

Recherché par la police, Hart erre dans les rues de Philadelphie en plein hiver et se retrouve par hasard pris dans un règlement de comptes. Pour échapper à une mort certaine, il décide de se faire passer pour un truand. Mais Hart n’est pas un voyou, c’est juste un type qui fait ce qu’il faut pour survivre au milieu des voyous…

David Goodis
Né en 1917, David Goodis, un temps docker, diplômé d’une école de journalisme, homme timide et solitaire, a été employé dans une agence de publicité avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Auteur de classiques du genre comme L’allumette facile, Vendredi 13 ou La pêche aux avaros, David Goodis est mort à Philadelphie en 1967. David Goodis semble s’être forgé un destin aussi sombre, aussi désespérant que celui de ses héros. Ses ouvrages reflètent une sorte d’identification avec les ratés de la vie, les victimes de la malchance, les témoins malheureux de la déchéance humaine. Une grande oeuvre littéraire

Tout pour plaire  de Chester Himes. Présenté par François Garde. Traduit de l’américain par Yves Malartic, traduction révisée par C. Jase. Paru le 8 octobre 2015 6€60 ; (270 p.) ; 18 x 11cm

C’est à la lance d’incendie que « Doux Prophète », le thaumaturge noir, baptise ses adeptes rassemblés dans une rue de Harlem. La fanfare joue quelques cantiques sur un rythme de rock and roll, et les fidèles assaillent alors le saint homme. Alberta, la cuisinière, lui fait bénir une bouteille d’eau et, après en avoir bu une bonne goulée, s’effondre raide morte. Panique, bousculade, enquête. Mais « Doux Prophète » a plus d’un tour dans son sac…

Chester Himes (1909-1984) fait, parallèlement à ses études, le barman, le garçon d’hôtel, fréquente les proxénètes, revend de l’alcool, tient une table de jeu et se fait arrêter lors d’un cambriolage. En prison, il découvre la lecture, Dashiell Hammett. De là son inextinguible envie de témoigner dans le même style âpre, direct et sans concession de ce qu’il connaissait le mieux : la dure réalité de la vie des Noirs américains.

« Aucun grand roman classique ne m’a procuré un choc aussi immédiat. »
François Garde

Aussi si vous n’êtes plus en vacances en août, vous pouvez aussi lire ces 4 romans remarquables, ils vous feront sans doute oublier votre rentrée.

Principes mortels de Jacques Saussey


Jacques Saussey sera avec nous à Saint Maur en poche ce week-end

Alors rendez-vous est pris autour de son stand les 23 et 24 juin

 

Le livre : Principes mortels de Jacques Saussey. Paru le 16 mai 2018 aux éditions Bragelonne . 8.90€ (275 p.) ; 11 x 17.8 cm.

4ème de couverture :

La mort n’a jamais dit son dernier mot.

Été 1979. Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où, quatre ans plus tôt, son cousin Paul, presque son sosie, a trouvé la mort sur une route qu’il connaissait depuis l’enfance. Cette tragédie ronge insidieusement le cœur de ses proches, attendant son heure pour frapper de nouveau. En cet été 2011, elle semble avoir sonné. Franck sait qu’il va mourir. Il a quelques heures, quelques jours peut-être, pour laver sa mémoire et raconter ce qui s’est réellement passé, l’été de ses 18 ans.

 

 L’auteur : Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.
Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).
« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

 

Extrait :
« Ferme de la Renardière, Armilliers-sur-Taurion
13 juillet 2011,14 heures
J’ai longtemps cru que je ne pourrais jamais raconter ce qui s’est réellement passé cette année-là, durant l’été 1979. Mais, aujourd’hui, je réalise qu’il est grand temps de le faire, peut-être simplement histoire de laver définitivement ma mémoire de ce qui la souille avant de mourir. Car, je le sais, aussi certainement que la nuit succède à la lumière, je vais mourir. Quelques jours encore, quelques heures…
La décision m’appartient, à présent. J’ai dépassé le temps de l’apitoiement sur moi-même, le temps des remords et de la culpabilité, le temps de la colère. Aujourd’hui est venu celui du renoncement, ou plutôt celui de l’acceptation, ce qui revient en fait à peu près au même…
J’ai choisi d’écrire l’histoire de ces événements tragiques afin qu’il en reste une trace après ma mort. Pour que quelqu’un puisse comprendre ce qui me ronge depuis bientôt trente ans. Pour que toute cette merde ne disparaisse pas totalement dans l’oubli. Pour que tous les miens ne soient pas morts pour rien.
Vous, qui trouverez ce manuscrit, faites-en ce que votre conscience vous dictera. Après tout, cette histoire ne concerne que ma famille et je doute que cela puisse éveiller l’intérêt de quelqu’un d’autre que moi.
Sachez tout de même qu’il m’a fallu avaler la trahison plutôt que l’admettre. Comme un poison insidieux, elle a infiltré toutes les cellules de mon corps avant de m’abandonner, épuisé, comme échoué sur un rivage aride d’où l’océan s’est retiré au loin, invisible entre la ligne d’horizon et le ciel.
Qu’y a-t-il de pire que la duplicité d’un être qui vous est cher ? Qu’y a-t-il déplus déstabilisant que la forfaiture d’une personne que l’on imagine au-dessus de tout soupçon juste parce qu’on l’aime ? Des semaines, des années durant, je me suis heurté à cette idée comme un papillon à une veilleuse, refusant de croire que cette lumière fascinante me brûlait les pattes, avant même que je prenne conscience que j’étais en train d’y carboniser mes ailes.
À présent, je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière, pour espérer pouvoir influer sur le cours des événements. Trop tard pour comprendre, pour réparer et pour éviter que le pire se produise.
Y a-t-il un bon âge pour mourir ? »

L’avis de clémence , de la page « Les lectures de Clémence »

 

Ce bouquin , je l’avais loupé lors de sa sortie en broché… Alors pensez-vous que lorsqu’il est sorti en poche je l’ai directement précommandé !

Ce roman se passe à la campagne , et le paysage nous fait ressentir de la mélancolie …Ce genre de lieu que l’on a tous connu …Ce qui enforce l’atmosphère rcherchée par l’auteur .On sent l’intensité des émotions ressenties par le personnage principal dans cette maison et la diffuclté de celui-ci à mettre de la distance avec ce qui l’attache à ce lieu .

L’auteur nous transporte entre deux époques entre l’été 1979 à celui de 2011. Cet écart de trnete ans , permet à l’intrigue de gagner en intensité et permet d’assurer le suspens .

Le personnage principal est notre narrateur et il distribue habilement les détails au fur et à mesure comme le petit poucet sème ses cailloux …

Ce n’est pour le coup pas vraiment le style auquel nous a habitué Jacques Saussey puisqu’à mon sens ce n’est ni du thriller ni du polar mais plutôt du roman noir .

J’avoue que le final ne m’a pas surprise mais ce n’est pas le genre recherché dans ce récit  mais je vous assure que cet endroit dans la Creuse ne vous laissera pas indéfférent …

 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici quelques autres avis

«  Un décor champêtre, une ferme bucolique, un drame familial qui a laissé un foyer brisé et un engrenage infernal qui se met en marche. Jacques Saussey nous emmène à la campagne pour mieux nous montrer le chemin des enfers. Et nous, lecteurs captivés, nous l’y suivons avec enthousiasme.  » Claire Favan

«  Une ferme idyllique et chaleureuse, de beaux souvenirs d’enfance… Jacques Saussey décrit dans ce thriller haletant un monde idéal avant de le déchirer en petits morceaux entre les secrets et les mensonges d’une famille complètement tordue. Une fois que je l’ai eu commencé, je n’ai pas pu le refermer.  » Patricia MacDonald

«  Dans un récit d’une rare noirceur, Jacques Saussey offre une fine analyse de l’âme humaine, un huis clos étouffant où les découvertes sordides se multiplient jusqu’au dénouement… près de trente ans plus tard. L’écriture d’une grande justesse dépeint tout aussi bien l’ambiance néfaste d’une maison endeuillée que la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre un drame dont il ne se remet pas. Comme dans ses autres romans, l’auteur subjugue par l’élégance et la précision de son style.  » Chrystine Brouillet

  «  Subtilement écrit, plongeant au cœur de la noirceur humaine, Principes mortels raconte la vie d’un jeune homme ordinaire à qui il arrive des choses bien peu ordinaires. Morceau par morceau, il débusque la vérité, tapie dans les zones d’ombre du passé. Je l’ai dévoré en deux soirées  : un véritable coup de cœur.  » Argali

«  Un excellent one-shot, différent des autres polars de Jacques Saussey. L’histoire m’a engloutie sans que je me rende compte que les pages filaient. J’ai juste une chose à dire : lisez-le  ! lisez-le  ! lisez-le  !  » Loley

«  Je suis Jacques Saussey depuis ses débuts, je ne peux pas rater un seul de ses ouvrages  ! Avec Principes mortels, il a su une fois de plus me surprendre et m’accrocher. Avec une plume toujours aussi exquise, il manipule son lecteur.  » Boulimielivresque

«  Une histoire machiavélique, un roman noir exceptionnel.  » Marilire

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti


Le livre : Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti. Paru le 11 avril 2013 chez Anne Carrière. 22,00 EUR;  (555 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 15 mai 2015.  8€95 ; (698 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Cécile Sanchez est l’étoile montante de la police judiciaire, où elle dirige une section spéciale qui traque les criminels les plus dangereux de l’Hexagone. Pour la première fois de sa carrière, elle a l’impression d’être dans une impasse et doit remettre en question ses méthodes. Sur la piste d’un éventreur de femmes, elle se heurte à un paradoxe : la brutalité et le caractère pervers des crimes semblent désigner un tueur en série, et pourtant elle croit deviner dans le protocole macabre un caractère dépassionné et pragmatique qui ne cadre pas avec ce profil.

Ange-Marie Barthélemy est un membre d’élite de l’antiterrorisme. Depuis 2004, il pourchasse sans relâche un commando islamiste qui imprime sa trace sanglante dans toute l’Europe. Ce groupe nomade, qui signe ses méfaits du nom «An-Naziate» («les anges arracheurs d’âmes»), échappe pour l’enquêteur à toute grille de lecture classique, rappelant davantage la bande à Baader que les cellules d’Al-Qaida.

Deux affaires délicates, et apparemment sans rapport, qui vont pourtant s’entrecroiser. Et si chacun des deux enquêteurs possédait sans le savoir une partie de la clé de cette énigme sanglante ?

L’auteur : Né à Belfort en 1977, Ghislain Gilberti est écrivain. Il est l’auteur de nombreux textes diffusés en ligne, dont Dynamique du chaos, roman soutenu par une dizaine de milliers de lecteurs francophones. Sa nouvelle J’irai déterrer tes os a été publiée dans la revue sinGe n°4 des Editions de la Maison close. Il est également parolier pour le groupe Malevolentia (Epicurial Production).
 Extrait :
« Nuit agitée. Des images enfouies au tréfonds de l’abîme intérieur, mises en pièces par les années et par une volonté inconsciente de tout effacer. Concassés, écrasées, compactées, refoulées aussi loin que possible. Des souvenirs que Cécile préférerait parvenir à gommer tout à fait. Cauchemar. Cette nuit, les images se déploient à nouveau, presque intactes dans son esprit. Les morceaux se recollent. L’horreur revient à la charge, avec la distorsion propre aux rêves et aux égarement oniriques. « 

Le post-it de Ge

Lecture 2013

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti : Un premier thriller remarquable.

La commissaire Cécile Sanchez poursuit un dangereux criminel qui éviscère ses victimes avant de prélever leurs organes. Ange-Marie Barthélémy, figure de la lutte antiterroriste, traque un groupuscule islamiste radical et violent, An-Naziate, qui vient de commettre un massacre en plein Paris. Ces deux affaires, qui semblent a priori sans rapports, vont se recouper.

On le comprend très vite dés les premiers chapitres. C’était évident, logique j’allais dire inévitable. Tueur en série et terrorisme vont donc se mêler dans cette enquête. Et celle-ci va sentir, et le souffre et le sang. Et cette double narration va nous faire entrer en alternance dans chacune de ces deux histoires originales. C’est très documenté. L’auteur a parfaitement su rendre crédible les rapports entre les différents services de polices. Cela donne du crédit au récit et le rend du coup vraisemblable.

Peut-être un petit bémol, le style est parfois un peu léger, mais le scénario est tellement bien agencé qu’il nous fait oublié cela. Car nous avons là, entre les mains, un roman haletant, prenant, inventif, qu’on le lit d’une traite.

Et, il est à parier, que le festin du serpent sera suivi d’autres titres mettant en scènes nos deux héros. Surtout la très attachante Cécile Sanchez.

A n’en pas douter, Gilberti devrait être l’un des grands talents du thriller français de demain.

 

Extrait 2:
« Personne ne peut réprimer ces signaux du corps, avait-elle un jour expliqué à Romane. Quatre-vingt-quinze pour cent d’entre eux sont envoyés par la par la partie primitive du cerveau, par l’inconscient, par l’instinct animal de l’humain civilisé.
Ce langage est universel, puisque primitif. Honte, dégoût, mensonge, agressivité, colère, surprise… tout s’affiche sur les visages. Tous ces éléments sont décryptables et, contrairement à l’humain, eux ne mentent jamais. »

Ghislain Gilberti et Le festin du serpent ont reçu le Prix du livre franc-comtois 2013.

 

Le sang versé de Asa Larsson


Le livre : : Le sang versé de Asa Larsson. Traduit du suédois par Caroline Berg. Paru le 2 avril 2014 chez Albin Michel. 22€ ; (471 p.) ; 23 x 16 cm.

Réédité en poche le 9 septembre 2015 chez Le Livre de Poche dans la Collection Thriller.  7€60 ; (497 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Véritable star en Scandinavie, Åsa Larsson compte des millions de lecteurs à travers le monde, accros aux enquêtes de son héroïne, la brillante avocate fiscaliste Rebecka Martinsson. Best-seller en Suède, Le Sang versé, prix du meilleur roman policier suédois, illustre la sensibilité et l’écriture particulières de cette reine du polar.

À 145 kilomètres du cercle polaire, dans l’atmosphère crépusculaire du grand nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l’avocate, est sous le choc : le pasteur de la paroisse – une femme – vient d’être assassiné. En mission là-bas pour son cabinet d’avocats, Rebecka remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d’un autre meurtre…

« Fascinant : les fans de Henning Mankell, Karin Fossum et Arnaldur Indridason seront séduits. »  Publishers Weekly (USA)

 

 

« Les romans policiers de Larsson sont en ce moment ce qu’il y a de plus original et de plus créatif en provenance de Scandinavie. »  Die Welt (Allemagne)

« Åsa Larsson a autant de talent pour camper des situations glaçantes que pour se mettre à la place de ses personnages. »  Washington Post (USA)

L’auteur :  Åsa Larsson est née à Uppsala, en Suède en 1966. Quand elle avait quatre ans ses parents se sont installés à Kiruna, en Laponie, au nord du cercle polaire. C’est là qu’elle a grandi avant de retourner à Uppsala pour étudier le droit fiscal. Elle a travaillé à l’Office national des impôts.

Åsa Larsson a écrit une série de quatre romans policiers qui mettent en scène Rebecka Martinsson, une jeune femme qui a grandi à Kiruna, étudié à Uppsala pour devenir avocate, puis a trouvé un poste d’assistante dans un cabinet d’avocats de Stockholm. Sa spécialité: le droit fiscal.

Extrait :
« Elle descend l’allée en courant, passe de l’autre côté du balcon et découvre le corps suspendu devant les tuyaux de l’instrument et le signe sami, le symbole cher aux autochtones lapons, qui a la forme d’un soleil et qui l’orne en son centre.
Le cadavre est accroché à une corde, non, pas une corde, une chaîne.
Elle distingue maintenant les taches brunes sur le tapis, à l’endroit où elle a ramassé le caillou tout à l’heure.
Du sang. Est-ce vraiment du sang ? Elle se baisse à nouveau. Elle comprend que ce qu’elle avait pris pour un caillou et qu’elle tient encore entre ses doigts n’est pas un bout de pierre mais un bout de dent. Elle se relève précipitamment, regarde le fragment blanc dans sa main et le jette loin d’elle, horrifiée. »

Le post-it de Ge

Le sang versé de Asa Larsson

L’avocate Rebecka Martinsson, en mission pour son cabinet, est de retour dans sa ville natale de Kiruna, au nord de la Suède, à proximité du cercle polaire. Elle y revient un an après une affaire douloureuse pour elle. Malheureusement les fait se répètent, Mildred Nilsson une femme pasteur est retrouvée mutilée et pendue à l’orgue de son église. Ce meurtre n’est pas sans rappeler à la jeune femme une affaire similaire qui a eu lieu un an auparavant. Ceux sont les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke qui sont chargés de l’affaire. Et l’enquête va se révéler plus complexe qu’il n’y parait. La victime de par son le caractère bien trempé et son militantisme féministe un brin écolo étaient loin de faire l’unanimité au sein de sa petite communauté.

Voilà le décor est planté :

Deux pasteurs sont assassinés et, pour une fois, il ne s’agit ni de l’œuvre d’un tueur en série, ni de celle d’un groupe de satanistes, lointain héritiers des Templiers, à la recherche d’un manuscrit prouvant que Jésus était père de famille nombreuse. L’enquête est bien menée, le roman prend le temps de construire et de développer les personnages, de les nuancer, de bien les intégrer à la vie du village dans lequel ils évoluent. De la psychologie, mais sans excès ; des points de vue variés qui enrichissent autant l’intrigue que l’ambiance. Bref, un excellent roman, classique mais pas académique.

J’avais déjà beaucoup aimé Horreur boréale paru à la série noire en 2006. Avec cette première enquête de Rebecka Martinsson, récompensée par le prix du Premier Roman policier suédois, elle faisait une entrée fracassante en littérature. Elle confirme ici son talent de compteuse et surtout elle reste sur son thème de prédilection ; à savoir la religion et le fanatisme qui en découle.

Extrait :
« Viens t’allonger ici, lui chuchotait la forêt. Viens poser ta tête sur le sol de bruyère pour regarder par-dessous les arbres se balancer dans la brise du soir. […]
Elle réfléchit à l’offre de la forêt, pensa aux grands pins élancés, à leurs troncs de cuivre frappé. Au vent ruisselant dans les cimes comme de l’eau. Aux sapins d’un noir de suie mangés de lichen barbu. Au bruit de ses pas sur le cladonia et la bruyère, au toc-toc des pics épeichettes, au silence profond qui succède au passage d’un animal sauvage, au doux froissement des aiguilles de pin et au craquement léger des brindilles.
On marche et on marche. Au début, la pensée est comme un écheveau emmêlé, les branches vous griffent le visage et s’accrochent à vos cheveux. Et puis, peu à peu, les fils se démêlent, se détachent, restent accrochés aux arbres, s’envolent dans la brise. Bientôt on a la tête vide et on se contente d’avancer. On traverse les marais fumants aux lourds effluves où le corps devient moite et où les pieds s’enfoncent. On gravit un escarpement et là-haut, sur le plateau, le vent souffle plus fort. Les bouleaux nains, phosphorescents, semblent ramper sur le sol. Arrivé là, on se couche. Et la neige se met à tomber. »