La Vague – Todd Strasser


Le livre  : La Vague de Todd Strasser. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Aude Carlier, avant-propos Harriet Harvey Coffin. Paru le 19 février 2009 chez Pocket dans la collection Pocket Best. 6€40 ; (221 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.» En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

«Ce best-seller, qui est devenu un manuel d’histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu’il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain.» Philippe Vallet – France Info

L’auteur : Todd Strasser est né en 1950 à New York et a grandi à Long Island. Il a vécu quelques années en Europe, avant de revenir aux Etats-Unis étudier la littérature et l’écriture. Il travaille ensuite pour plusieurs journaux, écrit notamment des articles et nouvelles pour The New Yorker, The New York Times, Esquire. En 1978, il publie son premier roman Angel Dust blue. C’est en 1981 qu’il publie son La Vague (The Wave) sous le pseudonymes Morton Rhue. Il a depuis publié de nombreux romans, certains sous l’alias de T. S. Rue, qui ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.
Extrait :
Dans la classe où il enseignait l’histoire, Ben Ross était penché au-dessus d’un vidéo-projecteur, essayant désespérément d’insérer un film dans le labyrinthe complexe de molettes et de lentilles de l’appareil. Au bout de la quatrième tentative, il n’avait toujours pas compris comment s’y prendre. Frustré, il se passa la main dans ses cheveux châtains ondulés. Toute sa vie, il avait été démuni devant les machines – les vidéo-projecteurs, les voitures… même la pompe en self-service à la station à essence du coin le rendait fou.

Le post-it de Ge

Roman fondé sur une histoire vraie. Au lycée Palo Alto, en Californie, Ben Ross s’interroge avec ses élèves sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. L’enseignant décide de tenter une expérience, la vague. Il choisit sans le signaler à ses élèves d’appliquer certains principes du nazisme. Au fur et à mesure, les élèves se prennent au jeu.

La vague

L’Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L’Histoire est-elle un éternel recommencement ?

C’est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.

Pour faire comprendre à ses élèves l’horreur nazie, un professeur d’histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. »

La Vague est basé sur une expérience qui s’est réellement passée aux États-Unis dans les années 70.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :

« La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ».

En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences ?

Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.

La Vague est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Ce roman a été publié aux Etats-Unis en 1981. Il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Europe, et a été  porté à l’écran en Allemagne, adapté au cinéma par Dennis Gansel. Publié en France il y a 10 ans, il entre directement dans les meilleures ventes. La Vague a également été adapté en roman graphique aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch malheureusement, il est maintenant indisponible chez l’éditeur.

 

Ecoutez la première page

Publicités

1984 de George Orwell


1984 de George OrwellLe livre : 1984 de George Orwell. Traduit de l’anglais par Josée Kamoun. Paru le 25 mai 2018 aux éditions Gallimard dans la collection Du monde entier.  21€ ; (369 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Année 1984 en Océanie. 1984 ? C’est en tout cas ce qu’il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d’être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n’est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n’y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot « libre ». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l’insoumise Julia et tous deux vont tenter d’intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille…

Le célèbre et glaçant roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction, plus directe et plus dépouillée, qui tente de restituer la terreur dans toute son immédiateté mais aussi les tonalités nostalgiques et les échappées lyriques d’une œuvre brutale et subtile, équivoque et génialement manipulatrice.

L’auteur : Écrivain, chroniqueur et journaliste politique, George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, est né en Inde en 1903 et mort à Londres en 1950 des suites de la tuberculose. Son œuvre riche et variée porte la marque de ses engagements. Il entendait faire « de l’écrit politique un art » et dénonça dans ses ouvrages, notamment 1984 et La ferme des animaux, les désordres politiques du XXe siècle, les dérives du totalitarisme et les dangers de la manipulation mentale.

 

Extrait :
« Quelquefois, il lui est même possible de rediriger sa haine par un sursaut de volonté. C’est ainsi qu’au prix de l’effort violent avec lequel on s’arrache à l’oreiller pour échapper à un cauchemar, il est parvenu à transférer sa détestation de la face sur l’écran à la fille brune derrière lui. D’intenses, de somptueuses hallucinations lui traversaient la cervelle. Il la cognerait à mort à coups de matraque. Il l’attacherait nue à un poteau et la criblerait de flèches tel un saint Sébastien. Il la violerait en l’égorgeant à l’instant de l’orgasme. Il a compris mieux que jamais pourquoi il la hait. Il la hait parce qu’elle est jeune et jolie et asexuée, parce qu’il a envie de coucher avec elle et n’y arrivera jamais, parce que autour de sa taille adorablement souple qui invite à l’enlacer, elle porte l’odieuse ceinture rouge, agressif symbole de chasteté. »

 

 

Le post-it de Ge

Je ne pouvais pas manquer la réédition et retraduction de 1984, non ma curiosité a été la plus forte. Aussi j’ai relu ce classique de la science fiction, 35 ans après ma première lecture de ce chef d’oeuvre de George Orwell. Je l’ai relu dans sa nouvelle version

Dans une dystopie placée sous un contrôle étatique totalitaire, Winston Smith, un employé du ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, le jeune homme cherche l’amour et la liberté. Une nouvelle traduction du roman d’anticipation.

Oui une nouvelle traduction de ce classique de la science-fiction. Le travail important de Josée Kamoun (traductrice de Philip Roth entre autres) a été souligné unanimement par la presse, donnant un éclairage nouveau sur le texte de George Orwell.

Une relecture essentielle de ce monde futuriste et totalitaire où Big Brother répète que la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, et l’ignorance, la force.

Pour autant je ne renie pas la première traduction où Amélie Audiberti avait eu la très bonne idée de laisser « Big Brother » et de ne pas le traduire. C’est sans doute ce « Big Brother » qui a plus à de la jeune fille que j’étais  et qui a parmis le succès de 1984, « Grand Frère » aurait cassé le mythe à n’en pas douter !

Une réédition qui devrait tous nous incité à relire ce titre phare de la littérature d’anticipation simplement  parce que George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.

Mais la bibliothécaire que je suis, ne vous en voudra pas si vous reprenez l’ancien livre de poche.

C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte


C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte

Oui sur notre blog nous aimons vous faire découvrir de nouveaux auteurs, c’est vrai. Mais parfois pourquoi ne pas revenir le temps des vacances, par exemple, à de bons vieux classiques du genre.

De plus je suis certaine que nombre d’entre-vous n’avez pas lu ces auteurs. Alors pourquoi ne pas en profiter pour compléter notre culture polar !

Et puis, ces auteurs cultes, ils sont en poche, alors . Un livre de poche c’est sympa pour la plage, la piscine ou dans le sac à dos de randonné, ça pèse moins lourd.

Aussi je me permet de vous suggérer 4 titres que j’ai beaucoup aimés.


Alors mes polardeux Folio policier vous connaissez, forcément !

Folio policier est sans doute une des  collections de référence du polar en poche.

« Polar culte », c’est une sélection de « classiques » du genre, choisis et présentés par des auteurs passionnés.  Afin de faire découvrir à de nouvelles générations de lecteurs les auteurs « classiques » de la littérature policière, Folio Policier demande à des auteurs d’aujourd’hui de présenter le « polar culte » de leur choix.

Chaque roman contiendra une préface inédite où l’auteur « actuel » présentera pourquoi il a choisi ce « polar culte ».

C’est par exemple James Sallis qui parle de Le petit bleu de la côte ouest de Manchette, François Garde, Tout pour plaire de Chester Himes, Patrick Pécherot, Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin.  ou Thierry Bourcy, Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman.

Souvenez-vous je vous présenter ces  4 titres et deux autres aussi ICI

Aujourd’hui en voilà 4 de plus de plus que je vous laisse découvrir.

Encore de beaux moments de lectures. Foi de porte flingue

 

Robin Cook Les mois d’avril sont meurtriers. Une enquête du Service.Trad. de l’anglais par Jean-Bernard Piat

Nouvelle édition présentée présentée par Nathalie Kuperman en 2015.

Collection Folio policier (n° 130)

Parution : 08-10-2015

Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d’un psychopathe à l’étrange bonne conscience…

Piège pour Cendrillon  de Sébastien Japrisot. Un roman présenté par Ingrid Astier. Paru le 15 avril 2016. 7€25 ;. (225 p.) ; 18 x 11 cm

« Mon nom est Michèle Isola J’ai vingt ans L’histoire que je raconte est l’histoire d’un meurtre Je suis l’enquêteur Je suis le témoin Je suis la victime Je suis l’assassin Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ? »
Michèle Isola, 20 ans, raconte l’histoire d’un meurtre, se présentant comme à la fois l’enquêtrice, le témoin, la victime et l’assassin. Un roman qui explore l’âme féminine et la souffrance humaine. Un piège inattendu pour le lecteur.

À dix-sept ans, Sébastien Japrisot publie son premier roman, Les mal partis, sous son vrai nom (Jean-Baptiste Rossi). Après avoir écrit directement pour le cinéma, il revient à la littérature avec L’été meurtrier. Auteur de nombreux romans qui ont tous connu le succès, dont Un long dimanche de fiançailles, il s’est éteint en mars 2003.

Vendredi 13 de David Goodis. Traduction de l’américain par François Gromaire, révisée par Isabelle Stoïanov. Un roman présenté par Laurent Guillaume. Paru le 15 septembre 2016.  6€60  ; (213 p.) ; 18 x 11 cm

« Vendredi 13, c’est un chant désespéré et noir comme un vol de corbeau. Vendredi 13, c’est le roman noir. »
Laurent Guillaume

Recherché par la police, Hart erre dans les rues de Philadelphie en plein hiver et se retrouve par hasard pris dans un règlement de comptes. Pour échapper à une mort certaine, il décide de se faire passer pour un truand. Mais Hart n’est pas un voyou, c’est juste un type qui fait ce qu’il faut pour survivre au milieu des voyous…

David Goodis
Né en 1917, David Goodis, un temps docker, diplômé d’une école de journalisme, homme timide et solitaire, a été employé dans une agence de publicité avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Auteur de classiques du genre comme L’allumette facile, Vendredi 13 ou La pêche aux avaros, David Goodis est mort à Philadelphie en 1967. David Goodis semble s’être forgé un destin aussi sombre, aussi désespérant que celui de ses héros. Ses ouvrages reflètent une sorte d’identification avec les ratés de la vie, les victimes de la malchance, les témoins malheureux de la déchéance humaine. Une grande oeuvre littéraire

Tout pour plaire  de Chester Himes. Présenté par François Garde. Traduit de l’américain par Yves Malartic, traduction révisée par C. Jase. Paru le 8 octobre 2015 6€60 ; (270 p.) ; 18 x 11cm

C’est à la lance d’incendie que « Doux Prophète », le thaumaturge noir, baptise ses adeptes rassemblés dans une rue de Harlem. La fanfare joue quelques cantiques sur un rythme de rock and roll, et les fidèles assaillent alors le saint homme. Alberta, la cuisinière, lui fait bénir une bouteille d’eau et, après en avoir bu une bonne goulée, s’effondre raide morte. Panique, bousculade, enquête. Mais « Doux Prophète » a plus d’un tour dans son sac…

Chester Himes (1909-1984) fait, parallèlement à ses études, le barman, le garçon d’hôtel, fréquente les proxénètes, revend de l’alcool, tient une table de jeu et se fait arrêter lors d’un cambriolage. En prison, il découvre la lecture, Dashiell Hammett. De là son inextinguible envie de témoigner dans le même style âpre, direct et sans concession de ce qu’il connaissait le mieux : la dure réalité de la vie des Noirs américains.

« Aucun grand roman classique ne m’a procuré un choc aussi immédiat. »
François Garde

Aussi si vous n’êtes plus en vacances en août, vous pouvez aussi lire ces 4 romans remarquables, ils vous feront sans doute oublier votre rentrée.

Principes mortels de Jacques Saussey


Jacques Saussey sera avec nous à Saint Maur en poche ce week-end

Alors rendez-vous est pris autour de son stand les 23 et 24 juin

 

Le livre : Principes mortels de Jacques Saussey. Paru le 16 mai 2018 aux éditions Bragelonne . 8.90€ (275 p.) ; 11 x 17.8 cm.

4ème de couverture :

La mort n’a jamais dit son dernier mot.

Été 1979. Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où, quatre ans plus tôt, son cousin Paul, presque son sosie, a trouvé la mort sur une route qu’il connaissait depuis l’enfance. Cette tragédie ronge insidieusement le cœur de ses proches, attendant son heure pour frapper de nouveau. En cet été 2011, elle semble avoir sonné. Franck sait qu’il va mourir. Il a quelques heures, quelques jours peut-être, pour laver sa mémoire et raconter ce qui s’est réellement passé, l’été de ses 18 ans.

 

 L’auteur : Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.
Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).
« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

 

Extrait :
« Ferme de la Renardière, Armilliers-sur-Taurion
13 juillet 2011,14 heures
J’ai longtemps cru que je ne pourrais jamais raconter ce qui s’est réellement passé cette année-là, durant l’été 1979. Mais, aujourd’hui, je réalise qu’il est grand temps de le faire, peut-être simplement histoire de laver définitivement ma mémoire de ce qui la souille avant de mourir. Car, je le sais, aussi certainement que la nuit succède à la lumière, je vais mourir. Quelques jours encore, quelques heures…
La décision m’appartient, à présent. J’ai dépassé le temps de l’apitoiement sur moi-même, le temps des remords et de la culpabilité, le temps de la colère. Aujourd’hui est venu celui du renoncement, ou plutôt celui de l’acceptation, ce qui revient en fait à peu près au même…
J’ai choisi d’écrire l’histoire de ces événements tragiques afin qu’il en reste une trace après ma mort. Pour que quelqu’un puisse comprendre ce qui me ronge depuis bientôt trente ans. Pour que toute cette merde ne disparaisse pas totalement dans l’oubli. Pour que tous les miens ne soient pas morts pour rien.
Vous, qui trouverez ce manuscrit, faites-en ce que votre conscience vous dictera. Après tout, cette histoire ne concerne que ma famille et je doute que cela puisse éveiller l’intérêt de quelqu’un d’autre que moi.
Sachez tout de même qu’il m’a fallu avaler la trahison plutôt que l’admettre. Comme un poison insidieux, elle a infiltré toutes les cellules de mon corps avant de m’abandonner, épuisé, comme échoué sur un rivage aride d’où l’océan s’est retiré au loin, invisible entre la ligne d’horizon et le ciel.
Qu’y a-t-il de pire que la duplicité d’un être qui vous est cher ? Qu’y a-t-il déplus déstabilisant que la forfaiture d’une personne que l’on imagine au-dessus de tout soupçon juste parce qu’on l’aime ? Des semaines, des années durant, je me suis heurté à cette idée comme un papillon à une veilleuse, refusant de croire que cette lumière fascinante me brûlait les pattes, avant même que je prenne conscience que j’étais en train d’y carboniser mes ailes.
À présent, je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière, pour espérer pouvoir influer sur le cours des événements. Trop tard pour comprendre, pour réparer et pour éviter que le pire se produise.
Y a-t-il un bon âge pour mourir ? »

L’avis de clémence , de la page « Les lectures de Clémence »

 

Ce bouquin , je l’avais loupé lors de sa sortie en broché… Alors pensez-vous que lorsqu’il est sorti en poche je l’ai directement précommandé !

Ce roman se passe à la campagne , et le paysage nous fait ressentir de la mélancolie …Ce genre de lieu que l’on a tous connu …Ce qui enforce l’atmosphère rcherchée par l’auteur .On sent l’intensité des émotions ressenties par le personnage principal dans cette maison et la diffuclté de celui-ci à mettre de la distance avec ce qui l’attache à ce lieu .

L’auteur nous transporte entre deux époques entre l’été 1979 à celui de 2011. Cet écart de trnete ans , permet à l’intrigue de gagner en intensité et permet d’assurer le suspens .

Le personnage principal est notre narrateur et il distribue habilement les détails au fur et à mesure comme le petit poucet sème ses cailloux …

Ce n’est pour le coup pas vraiment le style auquel nous a habitué Jacques Saussey puisqu’à mon sens ce n’est ni du thriller ni du polar mais plutôt du roman noir .

J’avoue que le final ne m’a pas surprise mais ce n’est pas le genre recherché dans ce récit  mais je vous assure que cet endroit dans la Creuse ne vous laissera pas indéfférent …

 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici quelques autres avis

«  Un décor champêtre, une ferme bucolique, un drame familial qui a laissé un foyer brisé et un engrenage infernal qui se met en marche. Jacques Saussey nous emmène à la campagne pour mieux nous montrer le chemin des enfers. Et nous, lecteurs captivés, nous l’y suivons avec enthousiasme.  » Claire Favan

«  Une ferme idyllique et chaleureuse, de beaux souvenirs d’enfance… Jacques Saussey décrit dans ce thriller haletant un monde idéal avant de le déchirer en petits morceaux entre les secrets et les mensonges d’une famille complètement tordue. Une fois que je l’ai eu commencé, je n’ai pas pu le refermer.  » Patricia MacDonald

«  Dans un récit d’une rare noirceur, Jacques Saussey offre une fine analyse de l’âme humaine, un huis clos étouffant où les découvertes sordides se multiplient jusqu’au dénouement… près de trente ans plus tard. L’écriture d’une grande justesse dépeint tout aussi bien l’ambiance néfaste d’une maison endeuillée que la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre un drame dont il ne se remet pas. Comme dans ses autres romans, l’auteur subjugue par l’élégance et la précision de son style.  » Chrystine Brouillet

  «  Subtilement écrit, plongeant au cœur de la noirceur humaine, Principes mortels raconte la vie d’un jeune homme ordinaire à qui il arrive des choses bien peu ordinaires. Morceau par morceau, il débusque la vérité, tapie dans les zones d’ombre du passé. Je l’ai dévoré en deux soirées  : un véritable coup de cœur.  » Argali

«  Un excellent one-shot, différent des autres polars de Jacques Saussey. L’histoire m’a engloutie sans que je me rende compte que les pages filaient. J’ai juste une chose à dire : lisez-le  ! lisez-le  ! lisez-le  !  » Loley

«  Je suis Jacques Saussey depuis ses débuts, je ne peux pas rater un seul de ses ouvrages  ! Avec Principes mortels, il a su une fois de plus me surprendre et m’accrocher. Avec une plume toujours aussi exquise, il manipule son lecteur.  » Boulimielivresque

«  Une histoire machiavélique, un roman noir exceptionnel.  » Marilire

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti


Le livre : Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti. Paru le 11 avril 2013 chez Anne Carrière. 22,00 EUR;  (555 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 15 mai 2015.  8€95 ; (698 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Cécile Sanchez est l’étoile montante de la police judiciaire, où elle dirige une section spéciale qui traque les criminels les plus dangereux de l’Hexagone. Pour la première fois de sa carrière, elle a l’impression d’être dans une impasse et doit remettre en question ses méthodes. Sur la piste d’un éventreur de femmes, elle se heurte à un paradoxe : la brutalité et le caractère pervers des crimes semblent désigner un tueur en série, et pourtant elle croit deviner dans le protocole macabre un caractère dépassionné et pragmatique qui ne cadre pas avec ce profil.

Ange-Marie Barthélemy est un membre d’élite de l’antiterrorisme. Depuis 2004, il pourchasse sans relâche un commando islamiste qui imprime sa trace sanglante dans toute l’Europe. Ce groupe nomade, qui signe ses méfaits du nom «An-Naziate» («les anges arracheurs d’âmes»), échappe pour l’enquêteur à toute grille de lecture classique, rappelant davantage la bande à Baader que les cellules d’Al-Qaida.

Deux affaires délicates, et apparemment sans rapport, qui vont pourtant s’entrecroiser. Et si chacun des deux enquêteurs possédait sans le savoir une partie de la clé de cette énigme sanglante ?

L’auteur : Né à Belfort en 1977, Ghislain Gilberti est écrivain. Il est l’auteur de nombreux textes diffusés en ligne, dont Dynamique du chaos, roman soutenu par une dizaine de milliers de lecteurs francophones. Sa nouvelle J’irai déterrer tes os a été publiée dans la revue sinGe n°4 des Editions de la Maison close. Il est également parolier pour le groupe Malevolentia (Epicurial Production).
 Extrait :
« Nuit agitée. Des images enfouies au tréfonds de l’abîme intérieur, mises en pièces par les années et par une volonté inconsciente de tout effacer. Concassés, écrasées, compactées, refoulées aussi loin que possible. Des souvenirs que Cécile préférerait parvenir à gommer tout à fait. Cauchemar. Cette nuit, les images se déploient à nouveau, presque intactes dans son esprit. Les morceaux se recollent. L’horreur revient à la charge, avec la distorsion propre aux rêves et aux égarement oniriques. « 

Le post-it de Ge

Lecture 2013

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti : Un premier thriller remarquable.

La commissaire Cécile Sanchez poursuit un dangereux criminel qui éviscère ses victimes avant de prélever leurs organes. Ange-Marie Barthélémy, figure de la lutte antiterroriste, traque un groupuscule islamiste radical et violent, An-Naziate, qui vient de commettre un massacre en plein Paris. Ces deux affaires, qui semblent a priori sans rapports, vont se recouper.

On le comprend très vite dés les premiers chapitres. C’était évident, logique j’allais dire inévitable. Tueur en série et terrorisme vont donc se mêler dans cette enquête. Et celle-ci va sentir, et le souffre et le sang. Et cette double narration va nous faire entrer en alternance dans chacune de ces deux histoires originales. C’est très documenté. L’auteur a parfaitement su rendre crédible les rapports entre les différents services de polices. Cela donne du crédit au récit et le rend du coup vraisemblable.

Peut-être un petit bémol, le style est parfois un peu léger, mais le scénario est tellement bien agencé qu’il nous fait oublié cela. Car nous avons là, entre les mains, un roman haletant, prenant, inventif, qu’on le lit d’une traite.

Et, il est à parier, que le festin du serpent sera suivi d’autres titres mettant en scènes nos deux héros. Surtout la très attachante Cécile Sanchez.

A n’en pas douter, Gilberti devrait être l’un des grands talents du thriller français de demain.

 

Extrait 2:
« Personne ne peut réprimer ces signaux du corps, avait-elle un jour expliqué à Romane. Quatre-vingt-quinze pour cent d’entre eux sont envoyés par la par la partie primitive du cerveau, par l’inconscient, par l’instinct animal de l’humain civilisé.
Ce langage est universel, puisque primitif. Honte, dégoût, mensonge, agressivité, colère, surprise… tout s’affiche sur les visages. Tous ces éléments sont décryptables et, contrairement à l’humain, eux ne mentent jamais. »

Ghislain Gilberti et Le festin du serpent ont reçu le Prix du livre franc-comtois 2013.

 

Le sang versé de Asa Larsson


Le livre : : Le sang versé de Asa Larsson. Traduit du suédois par Caroline Berg. Paru le 2 avril 2014 chez Albin Michel. 22€ ; (471 p.) ; 23 x 16 cm.

Réédité en poche le 9 septembre 2015 chez Le Livre de Poche dans la Collection Thriller.  7€60 ; (497 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Véritable star en Scandinavie, Åsa Larsson compte des millions de lecteurs à travers le monde, accros aux enquêtes de son héroïne, la brillante avocate fiscaliste Rebecka Martinsson. Best-seller en Suède, Le Sang versé, prix du meilleur roman policier suédois, illustre la sensibilité et l’écriture particulières de cette reine du polar.

À 145 kilomètres du cercle polaire, dans l’atmosphère crépusculaire du grand nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l’avocate, est sous le choc : le pasteur de la paroisse – une femme – vient d’être assassiné. En mission là-bas pour son cabinet d’avocats, Rebecka remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d’un autre meurtre…

« Fascinant : les fans de Henning Mankell, Karin Fossum et Arnaldur Indridason seront séduits. »  Publishers Weekly (USA)

 

 

« Les romans policiers de Larsson sont en ce moment ce qu’il y a de plus original et de plus créatif en provenance de Scandinavie. »  Die Welt (Allemagne)

« Åsa Larsson a autant de talent pour camper des situations glaçantes que pour se mettre à la place de ses personnages. »  Washington Post (USA)

L’auteur :  Åsa Larsson est née à Uppsala, en Suède en 1966. Quand elle avait quatre ans ses parents se sont installés à Kiruna, en Laponie, au nord du cercle polaire. C’est là qu’elle a grandi avant de retourner à Uppsala pour étudier le droit fiscal. Elle a travaillé à l’Office national des impôts.

Åsa Larsson a écrit une série de quatre romans policiers qui mettent en scène Rebecka Martinsson, une jeune femme qui a grandi à Kiruna, étudié à Uppsala pour devenir avocate, puis a trouvé un poste d’assistante dans un cabinet d’avocats de Stockholm. Sa spécialité: le droit fiscal.

Extrait :
« Elle descend l’allée en courant, passe de l’autre côté du balcon et découvre le corps suspendu devant les tuyaux de l’instrument et le signe sami, le symbole cher aux autochtones lapons, qui a la forme d’un soleil et qui l’orne en son centre.
Le cadavre est accroché à une corde, non, pas une corde, une chaîne.
Elle distingue maintenant les taches brunes sur le tapis, à l’endroit où elle a ramassé le caillou tout à l’heure.
Du sang. Est-ce vraiment du sang ? Elle se baisse à nouveau. Elle comprend que ce qu’elle avait pris pour un caillou et qu’elle tient encore entre ses doigts n’est pas un bout de pierre mais un bout de dent. Elle se relève précipitamment, regarde le fragment blanc dans sa main et le jette loin d’elle, horrifiée. »

Le post-it de Ge

Le sang versé de Asa Larsson

L’avocate Rebecka Martinsson, en mission pour son cabinet, est de retour dans sa ville natale de Kiruna, au nord de la Suède, à proximité du cercle polaire. Elle y revient un an après une affaire douloureuse pour elle. Malheureusement les fait se répètent, Mildred Nilsson une femme pasteur est retrouvée mutilée et pendue à l’orgue de son église. Ce meurtre n’est pas sans rappeler à la jeune femme une affaire similaire qui a eu lieu un an auparavant. Ceux sont les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke qui sont chargés de l’affaire. Et l’enquête va se révéler plus complexe qu’il n’y parait. La victime de par son le caractère bien trempé et son militantisme féministe un brin écolo étaient loin de faire l’unanimité au sein de sa petite communauté.

Voilà le décor est planté :

Deux pasteurs sont assassinés et, pour une fois, il ne s’agit ni de l’œuvre d’un tueur en série, ni de celle d’un groupe de satanistes, lointain héritiers des Templiers, à la recherche d’un manuscrit prouvant que Jésus était père de famille nombreuse. L’enquête est bien menée, le roman prend le temps de construire et de développer les personnages, de les nuancer, de bien les intégrer à la vie du village dans lequel ils évoluent. De la psychologie, mais sans excès ; des points de vue variés qui enrichissent autant l’intrigue que l’ambiance. Bref, un excellent roman, classique mais pas académique.

J’avais déjà beaucoup aimé Horreur boréale paru à la série noire en 2006. Avec cette première enquête de Rebecka Martinsson, récompensée par le prix du Premier Roman policier suédois, elle faisait une entrée fracassante en littérature. Elle confirme ici son talent de compteuse et surtout elle reste sur son thème de prédilection ; à savoir la religion et le fanatisme qui en découle.

Extrait :
« Viens t’allonger ici, lui chuchotait la forêt. Viens poser ta tête sur le sol de bruyère pour regarder par-dessous les arbres se balancer dans la brise du soir. […]
Elle réfléchit à l’offre de la forêt, pensa aux grands pins élancés, à leurs troncs de cuivre frappé. Au vent ruisselant dans les cimes comme de l’eau. Aux sapins d’un noir de suie mangés de lichen barbu. Au bruit de ses pas sur le cladonia et la bruyère, au toc-toc des pics épeichettes, au silence profond qui succède au passage d’un animal sauvage, au doux froissement des aiguilles de pin et au craquement léger des brindilles.
On marche et on marche. Au début, la pensée est comme un écheveau emmêlé, les branches vous griffent le visage et s’accrochent à vos cheveux. Et puis, peu à peu, les fils se démêlent, se détachent, restent accrochés aux arbres, s’envolent dans la brise. Bientôt on a la tête vide et on se contente d’avancer. On traverse les marais fumants aux lourds effluves où le corps devient moite et où les pieds s’enfoncent. On gravit un escarpement et là-haut, sur le plateau, le vent souffle plus fort. Les bouleaux nains, phosphorescents, semblent ramper sur le sol. Arrivé là, on se couche. Et la neige se met à tomber. »


La compagnie des glaces de Georges-Jean Arnaud.


Le livre : La compagnie des glaces , Volume 1-2 de G.-J. Arnaud. Paru le 9 novembre 2016 chez French pulp éditions dans sa collection Anticipation . 9€50 ; (353 p.) ; 18 x 11 cm

cgRéunit

La Compagnie des glaces
Le sanctuaire des glaces
 
4e de couv :

La compagnie des glaces

Tomes 1 et 2

Le sanctuaire des glaces

Une nouvelle ère glaciaire s’est abattue sur la terre. La planète toute entière est recouverte d’une épaisse couche de glace.

Heureusement, les Compagnies ferroviaires ont développé un immense réseau de voies ferrées, sur lesquelles se presse ce qu’il reste d’une humanité frigorifiée… et soumise.

Pour ne pas perdre leurs pouvoirs, les Compagnies interdisent tout progrès qui permettrait à l’humanité de se passer du rail.

Et malheur à ceux qui, comme Lien Rag, tentent de défier leur autorité !

Pourchassé par les Compagnies, encerclé par une nature hostile, il est pourtant bien décidé à libérer l’humanité de l’existence misérable dans laquelle elle est maintenue…

Une saga indémodable qui a déjà conquis plusieurs générations de lecteurs.

L’auteur : Georges-Jean ArnaudNé en 1928 en Camargue, G.-J. Arnaud est l’un des auteurs les plus prolifiques de la planète. Depuis « Ne tirez pas sur l’inspecteur », prix du Quai des Orfèvres en 1952, il n’a cessé d’écrire, s’attaquant à tous les genres : policier, espionnage, aventure, science-fiction, fantastique. Au total, près de 400 romans. G.-J. Arnaud est un authentique écrivain populaire, héritier des grands feuilletonistes.
Les 98 tomes de son oeuvre La Compagnie des Glaces constituent tout simplement le plus grand cycle jamais écrit dans le domaine de la science-fiction.

 

Le post-it de Ge la bibliothécaire

 

Mais quelle bonne idée a eu French pulp éditions  de rééditer cette immense et fantastique saga qui était depuis quelques temps indisponible chez son éditeur originel. Fleuve Noir qui a fait paraître ( un peu dans le désordre) près de 55 titres de cette série entre 1983 et 1992. Puis dans les année 2000 en 12 volumes.

Je suis une lectrice tardive. Et quand vers 17 ans je me suis mise à lire, je me suis mise à dévorer. Et je suis allée vers ce que j’aimais déjà lire à savoir la science fiction et les romans historiques. C’est comme cela que je suis tombé sur l’œuvre de Georges-Jean Arnaud  en 1983 et La compagnie des glaces et par ricochet sur ces romans d’espionnage et ses polars et autres romans noirs.

D’ailleurs maintenant que j’y pense c’est peut-être bien cet auteurs qui m’a amené à la littérature noire américaine. Et au roman noir contemporain.

Mais revenant à notre incroyable série,

500geeLa lune a servi de dépotoir aux humains qui voulaient se débarrasser de leurs déchets nucléaires. Elle a explosé et ses poussières ont entouré la Terre, empêchant les rayons du soleil de passer. Le froid, jusqu’à – 100 degrés, et la glace sont devenus le danger principal pour l’Homme. Les humains sont obligés de vivre sous des dômes et de porter une combinaison isotherme. Les compagnies ferroviaires ont tissé les seuls liens de survie entre les dômes : les rails ! C’est par eux que circule l’électricité, c’est grâce à eux que les trains relient les hommes. Pour les compagnies ferroviaires, c’est l’occasion d’imposer leurs lois, dont la première : « Hors du rail, pas de vie« . Elles se sont partagé la Terre et dirigent le monde sans concession.

Les Roux sont issus d’une manipulation génétique dont on ne connaît pas encore l’origine. Ils vivent nus, résistant aux températures les plus extrêmes. Ils sont considérés comme des animaux ou des sous-hommes. Lien Rag est glaciologue. Il rencontre par hasard Yeuse, une danseuse nue. Puis croise la route de Floa Sadon, riche héritière de la TransEuropéenne. Tout baignerait pour Lien s’il ne se posait pas des questions interdites : d’où viennent réellement les Roux ? Pourquoi la sécurité de la TransEuropéenne a-t-elle déplacé et détruit tout un dôme ? Il devient l’ennemi public numéro 1 ! Il sera arrêté, torturé, trahi… mais rencontrera aussi quelques fidèles prêts à tout pour l’aider…

Si cette œuvre nous propulse dans un avenir lointain, elle évoque des questions très contemporaines : les dictatures, la bipolarisation, le dérèglement climatique causé par les manipulations de l’Homme…

Bon si vous ne l’avez jamais lu, foncez, vous ne devriez pas être déçus. Impossible.

 

Les petit plus de Collectif Polar

compagnie-des-glaces-bd-volume-1-simple-2805

Cette série a aussi était adaptée en  BD, mais je ne sais pas si la bande dessinée est encore commercialisé.

cgcg

 

Elle a aussi été adapté en série TV  doncle titre original est  GRAND STAR (Canada), La Compagnie des glaces est librement inspirée de la saga romanesque éponyme créée par G-J. Arnaud. Perso je la trouve pas terrible et je ne suis pas fan de cette coproduction franco-canadienne, belge et anglaise de 26 épisodes.

cg

Elle a été tournée de mars à juillet 2006. Intitulée La Compagnie des glaces, la série reprend la trame générale du roman mais se permet de grandes variations : le héros est un jeune adolescent et se nomme Cal Ragg. Il lutte contre la dictature instaurée par le terrible Palidor et les aiguilleurs.
Clairement adressée à des adolescents, le côté petit budget de la série comme son manque de rigueur (humains qui sortent sans protection contre le froid, etc.) pourront décevoir les amateurs des livres. G.J. Arnaud lui-même ne semble pas satisfait des concessions faites dans la série.
La série fut tournée sur huit plateaux, installés dans l’ancien site minier de la Fosse Arenberg de la Compagnie des mines d’Anzin à Wallers dans les alentours de Valenciennes.

cg
.

Top class killer de Jon Osborne


mes-petites-lectures (1)

9782021050615,0-1329248Le livre : Top class killer de Jon Osborne.Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aline Weill. Paru le 12 avril 2012 au Seuil dans la collection Seuil Policier.21€ ; (363 p.) ; 23 x 14 cm

 

4e de couv :

Nathan Stiedowe, tueur en série d’une intelligence et d’une force exceptionnelles, reconstitue avec minutie les crimes atroces de prédécesseurs célèbres. Il a pour double objectif de remplir sa mission à la perfection pour prouver qu’il est le plus fort de tous, et surtout de «se venger de la garce qui lui a volé sa vie».

L’agent spécial du FBI Dana Whitestone, l’une des meilleures dans sa partie, est la seule capable de neutraliser cet homme qui ne commet pas d’erreur.

Convaincu de sa supériorité absolue, Nathan laisse à son intention sur chaque scène de crime un «souvenir» macabre pour indiquer où il frappera la fois suivante. Indices révoltants qu’elle parvient à décrypter, mais chaque fois trop tard.

 

L’auteur : Jon Osborne a travaillé ces dernières années comme reporter free-lance pour le Naples Daily News de Floride, où il a tout traité, des ventes de charité aux triples meurtres. C’est un vétéran de la Marine américaine.

 

Extrait :
Les tueurs tuaient : c’était ce qu’ils faisaient. C’était leur boulot, putain ! Les bons ne se faisaient jamais prendre. Et les meilleurs, on en parlait toujours des siècles après leur mort. Mais la palme ne pouvait être remportée que par un seul champion – le lion dominant de cette drôle de meute –, et c’était un titre que Nathan avait bien l’intention de revendiquer.

lecture-d_avant

Le post-it de la bibliothécaire

Nathan Stiedowe, tueur en série, reproduit les crimes de prédécesseurs célèbres, avec pour objectif d’atteindre la perfection et de ne pas être pris. Il veut se venger de l’agent du FBI Dana Whitestone, qui, à l’âge de 4 ans, a assisté aux meurtres de ses parents et a décidé de consacrer sa vie à poursuivre les meurtriers.

Alternant les chapitres, un pour le tueur en série et le suivant pour l’agent du FBI, ce page turner est dans la mouvance de la série TV « esprits criminels »

Pour ce qui est de jouer au chat et à la souris dans un grand bain sanglant, les personnages de Jon Osborne rejoignent brillamment, sur l’échelle de l’horreur et de la manipulation, les personnages de Karin Slaughter et de Mo Hayder. Si Jon Osborne s’inscrit dans leur lignée, nul doute que son thriller doit être passionnant ! Excellent .

Granitique et monolithique, cette histoire plaira aux amateurs du genre.

Il est a noté que ce livre est préfacé  par Stéphane Bourgoin, le spécialiste français, s’il en ai un, des tueurs en série.

 

Lire Ici le début de Top class Killer

Hématome de Maud Mayeras


Le livre : Hématome de Maud Mayeras. Paru le 5 avril 2006 chez Calmann-Levy – collection Calmann-Levy suspense.  18€25 ; (278 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche le 4 juillet 2010  chez Le Livre de Poche dans la collection Le livre de Poche, Thriller n° 30910 . 6€90 ;  (312 p.) ; 18 x 11 cm. Nouv. présentation    

4ème de couverture :

Une jeune femme se réveille péniblement dans une chambre d’hôpital. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée. A son chevet, Karter, son compagnon. Effondré, il apprend à la jeune femme qu’on l’a agressée, puis violée. Il fera tout pour lui redonner le goût de vivre. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Les questions se suivent et les zones d’ombre apparaissent : qui l’a agressée alors qu’elle attendait un enfant ? Elle dirigeait une affaire prospère ; quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Son frère et sa mère sont morts ; pourquoi le silence la sépare-t-elle de son père depuis toutes ces années ? Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d’elle, telle la neige qui prend doucement possession de la ville.
Le mystère s’épaissit pour brutalement exploser dans un dénouement aveuglant, comme un flash dans l’obscurité.

L’auteur : Maud Mayéras est née le 06 octobre 1981 à Limoges où elle vit encore. Son premier thriller « Hématome, » paru aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Suspense en 2006, a pour sujet principal la dénonciation des violences faites aux femmes.
Il avait été très remarqué lors de sa sortie : finaliste Prix Polar SNCF 2006, Prix des Limbes pourpres 2006 et Prix Griffe noire du meilleur thriller de poche 2008.
Sept ans plus tard, son second roman intitulé « Reflex » (2013), est édité aux éditions Anne Carrière.
« Lux » est publié aux Éditions Anne Carrière le 6 octobre 2016.
Extraits :
“Le jeune homme au bec-de-lièvre bascule légèrement en avant et une mèche épaisse tombe sur son front. Il lève les yeux vers moi et son regard gris me rassure. Son visage hâlé se dessine tout autour en traits fins, comme un tableau. Un tableau déchiré en plein milieu.
[…]
En y regardant de plus près, son visage n’est pas si monstrueux. 
On dit que chaque enfant, juste après sa naissance, rencontre l’Ange du silence. Chaque enfant naît omniscient. Il connaît tout de la vie, de la mort, du monde humain, animal, végétal. Tout. L’Ange du silence, à l’instant où l’enfant va pousser son premier cri, glisse son index sous son nez, et étend le mouvement jusqu’à ses lèvres. À ce moment précis, l’enfant oublie tout.
Son ange à lui a un peu dérapé, voilà tout.”

La chronique Jubilatoire de Dany

Dérangeant, touchant, réaliste et tellement bien mené … cette reconstruction d’Emma après le viol qui a causé en plus la mort de son futur bébé … On sent le suspense se développer au fil des pages pour finir en horreur absolue. le deuxième roman que je lis (après “Reflex”)de cette auteure à « ranger » aux côtés de Claire Favan … Maud Mayeras nous balade avec nos évidences pour mieux nous perdre … Et dire que chacune d’entre nous aurait pu être à sa place, le lecteur infiltre sa conscience et tremble avec Emma

“Karter retire son bras si rapidement que son geste en devient presque brutal. Qu’est-ce que tu caches Key ? Que faut-il que je ne voie pas ?
– Il est magnifique. Mais… pourquoi une Reine rouge si effrayante ?
– C’est mon démon, elle est cachée sous mon bras. Je ne la vois pas, mais je sais qu’elle est là. Comme les ailes dans ton dos. Et comme ce truc…
Il touche la cicatrice sur ses lèvres.
– Ce foutu bec-de-lièvre a gâché ma vie entière. Toi seule m’as regardé. Toi seule as vu qui j’étais vraiment.
Alors, à mon tour je caresse sa peau abîmée. Je retrace le sillon épais, de son nez à sa bouche.
– Gamin, je me suis réfugié dans les bandes dessinées, dans les contes de fées. Pour oublier le monde autour, les moqueries et le regard des autres enfants. Tu es la seule qui soit passée au travers de la carapace que je m’étais forgée pendant des années. La seule à avoir essayé. La seule, Emma.
Ses yeux sont rougis de larmes. Mes doigts courent sur son visage, doucement. Amoureusement. J’aimais cet homme.”