Mort Point Final – Frank KLARCZYK


La double Chronique, acte 1

Aujourd’hui je vous propose une chronique double

C’est à dire deux avis sur un même bouquin.

Aussi c’est d’abord  Miss Aline qui vous propose son accroche,

Et en fin d’aprem, ce sera à Kris de vous donner son petit avis


Le livre : Mort. Point final de Frank Klarczyk. Paru le 05 mai 2017 chez Lucien Soumy dans la collection  Plumes Noires.  6€50 ; 192 pages ( 108 x 178 mm ). ISBN: 978-2-84886-604-8

4 ème de couverture :

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient  de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas  Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécue à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi  intégrer la police et encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

 

L’auteur : Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un « policier de la rue ». Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas-de-Calais où sont ses racines. Tombé sous le charme du Sud-ouest, il a aujourd’hui obtenu sa mutation en Corrèze.

L’écriture est un exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité. Elles flottent toutefois avec la fiction, voire le fantastique.

 

Citation :
« En pénétrant dans la salle, certains remarquèrent, sans vraiment y prêter attention, la phrase inscrite en noir sur le tableau blanc : vous qui entrez, renoncez à l’Espérance ! »

 

L’accroche de Miss Aline

Mort Point Final, Frank KLARCZYK

Jean-Pierre Bernard est en classe pour son cours de français, les élèves s’installent. C’est un cour pour le moins surprenant. Un extrait de La Divine Comédie de Dante est soumis à la dictée.  Pour avoir l’attention de ses élèves Bernard dicte l’arme au poing.

Catard fait le récit de cette dictée subit par sa petite amie lorsqu’elle avait 15 ans, au capitaine de police Vigeois.

Alors commence une histoire en deux temps : la dictée d’hier, la crainte de Catard de voir sa petite amie commettre l’irréparable par vengeance aujourd’hui.  Mais où, qui ?

Le capitaine veut entendre toute l’histoire de cette dictée tragique. Toi aussi lecteur tu va l’entendre et tu vas la vivre. L’auteur te plonge dans une ambiance lourde d’angoisse, tu te sens oppressé. Tu retiens ta respiration en suivant ce professeur qui élimine les fautes à sa manière. Tu penses à tous ces parents qui attendent dans l’angoisse des nouvelles de leur progéniture.

Mélanie n’en a pas vraiment fini avec son passé qu’elle a su caché avec brio lors de son intégration dans la police. La vengeance, la manipulation, la course folle vers un dénouement qui te laisse sans voix.

L’auteur manie les mots et le rythme avec une efficacité redoutable. Avec Mort point final tu prends un uppercut livresque. A découvrir absolument.

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N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– de Fabrice LIEGOIS


N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– Autoédition – Thriller de Fabrice LIEGOIS

Prologue :
La Louisiane, une Manbo, la voix de la vérité qui fredonne une adoration. Ainsi naquit la légende d’Aby… Le récit d’Aby se fait un soir d’Halloween, le mien aussi…
Toi le cartésien, oublie toutes tes certitudes et rentre dans le cercle des bougies, écoute la voix des Loas, et laisse la magie opérer… Ceci est l’histoire d’Aby. Et lorsque tu seras initié à ton tour tu ne verras plus le monde qui t’entoure de la même façon. Paskemwen te ale nan kavla. Epi, koulye a mwenkonnen! (Car moi je suis descendue dans la cave. Et maintenant je sais !)
Pour mieux m’y accompagner il est important de visionner le long métrage réalisé par Fabrice Liegeois et qui initie le récit via le lien suivant 
Cette histoire, l’auteur l’a construite en 4 actes, comme un opéra. Et la musique qui nous accompagne est le créole. Créole qu’il a pensé à traduire pour ceux qui ne le comprennent pas. J’ai donc conservé ce format pour ma chronique. En revanche, contrairement à lui je n’ai pas appris le Créole (à ma chère Guadeloupe). J’ai utilisé Google Traduction et le Créole Haïtien, le seul à disposition. Pardon aux puristes.
Partie 1 Aby. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 (et oui ce récit ne pouvait que débuter un soir d’Halloween) – En pleine tempête Sandy. 10:13 PM
Une prêtresse âgée, la fin d’un désounien, deux globes de jade qui fascinent… Sa voix qui explique qu’elle a attendu. Qu’elle a espéré et qu’il est temps qu’elle se confesse. Enfin. Et elle va se confesser, du 6 janvier 1939 jusqu’au 1er aout 1943 nous allons découvrir son histoire. Je suis Abigail, l’exécrée – Annonce-t-elle – Des bayous de Louisiane que la famille va fuir, jusqu’à ce quartier d’Harlem où elle se raconte. Elle la bâtarde issue d’un viol, celle de la mauvaise couleur, la couleur quarteron, Lwachabine. Ce reproche vivant. De cette enfance coincée entre amour et violence. De cet amour immense pour sa Jaja, la Bôko, qui va la porter et l’aider à affronter l’indicible. Jaja qui porte le fardeau de sa malédiction, elle qui a choisi de vivre avec son fils pou pi bon kontwole li, wi (pour mieux le surveiller, ça oui). Et puis un soir dans Harlem, le démon va se lier à Aby en emportant un morceau d’elle… Jaja la sauvera.
Partie 2Lwa Racine. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 – 10:25 PM
Aby poursuit son récit et raconte la période d’après-guerre, le chômage qui explose, la pauvreté qui s’accroît. Harlem qui devient un ghetto. Aby, qui doit gérer la maison, palier aux absences, même pour les pires tâches. Car la malédiction se poursuit. Encore. Page 164 « Je suis devenue Abigail l’incestueuse … (gémit-elle) ». Et puis les voix qui résonnent en Jaja, de plus en plus fortes, ses délires qui inquiètent Aby. Aby qui au lendemain de son 19ème anniversaire scelle son destin. La transmission a un prix. Un rituel de passage, une folie dévorante. Offrir son âme à l’éthéré. Devenir pourpre comme les pierres de Petro Je-way. P211 « Je suis devenue Abigail l’orpheline. (pleure-t-elle) ». Et puis l’initié jouera une dernière fois son rôle de sauveur. Et les voix seront de plus en plus présentes – Jaja est là à jamais – Et tous les autres aussi.
Partie 3 MarinètBwaChech. New York, quartier d’Harlem – 11:41 AM – 14 Avril 1972
Les BPP s’approprient la rue. Tout va mal. La ville a sombré dans une crise sociale, économique et politique. Harlem se meurt dans un silence hypocrite. Et puis la guerre du Vietnam. Un dernier acte d’amour d’un fils aimant. Puis la folie qui dévore tout, même l’amour. Et la malédiction se poursuit, inéluctablement et avec force. E menmtibebe a inosanapdwepeye (Et même le nourrisson innocent devra payer). Le temps de la vengeance arrive. Eux qui savaient et ont laissé faire vont payer !
Partie 4 Coup N’ame. New York– Le 29/10/12
Mathis vat découvrir ce quartier de Harlem via cette annonce alléchante d’un meublé de deux pièces à louer pile dans son budget. Il échange avec cette voisine. Si bizarre voisine. Puis cette porte condamnée dans le hall. Il a pourtant été prévenu… N’y descendez jamais ! C’est Jaja qui me l’a dit…
Chez Aby 31/10/2012 – 10:07 – P539. Rappelle-toi, elle voit des choses. Son esprit lui montre des visages. Des formes de vie éthérées qu’elle seule est capable de percevoir. Elle est la Mah d’un Djab. Les têtes s’alignent sur la table devant elle.
Paskefen a pata ka lòt. Men, èskefen sa a ? Car la fin ne pouvait être autre. Mais est-ce la fin ?

Fabrice nous parle d’amour, de douleur, de malédiction, de folie et de traditions.

De la maltraitance faite aux enfants.

De ce dont l’esprit est capable pour surmonter ces souffrances innommables.

De la folie dans laquelle les victimes basculent pour ne pas mourir.

De la schizophrénie qui balaie tout… Et dont certains ne reviendront jamais.

Un récit fort, bouleversant.

Une thérapie et avant tout un acte d’amour pour cette grand-mère formidable qui est la sienne.

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Pour ma part il m’a totalement bouleversée et j’ai eu besoin de quasi un mois de recul pour être capable d’écrire ces lignes.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire.

Et tu vis encore de Corinne Martel


Le livre : Et tu vis encore de Corinne Martel. Paru le 10 décembre 2016 chez  Is Edition dans la collection « Sueurs glaciales ». 17€ ; (172p.) 15X 22,9 cm

4ème de couv : 

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ». Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental. Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « plan C ». L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors. L’heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables. Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..? Meurtres, secrets de famille, suspense. L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

L’auteur : Corinne Martel est née à Pris en 1969. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.

Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.

Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse.

 

Extrait : 
Toutes les familles ont des secrets.
La mienne ne fait pas exception.
Ma famille a donné un nom de code au secret : « LE PLAN C ».
Je n’ai jamais su pourquoi ; ils n’ont pas voulu me le dire. D’ailleurs, je ne suis pas censée être au courant de ce secret.
Mais je ne me suis pas présentée ; pardon, c’est incorrect…
Je m’appelle Alice Garmant. J’ai seize ans et je vais vous révéler toute l’histoire.

Le petit avis de Kris

Et tu vis encore – Corinne Martel
Hors des sentiers battus ! Voilà ce à quoi me fait penser ce thriller, qui, en fait, est plus un livre orienté vers l’amour des siens, les questions qui peuvent se poser face à l’irréversible.
Prenant car on se demande où et vers quoi veulent nous mener les premiers chapitres, désarçonnant dans la manière dont il est écrit, on est déstabilisé quand on commence à comprendre de quoi il retourne.
Corinne Martel nous entraîne bien malgré nous dans une course contre la montre dont on se demande bien comment sera l’issue.
Excellent !

 

 

Paranoïa de Mélissa Bellevigne


 Aujourd’hui n’est pas coutume, Julie, notre jeune chroniqueuse, nous présente un livre en deux volume.

Est-ce un diptyque ou les deux premiers tomes d’une série plus longue, je ne sais pas.

Toujours est-il que ce titre pour l’instant comporte deux opus que voici.


Les livres : Paranoïa

Livre 1:  Paranoïa de Mélissa Bellevigne. Paru le 30 mars 2016 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon.  17€ ;  (300 p.) ; 22 x 14 cm
4e de couv du tome 1 : 
Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.
Livre 2 : Paranoïa Volume 2, Miroir  de Mélissa Bellevigne. Paru le 4 octobre 2017 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon. 17€ ; (391 p.) ; 22 x 14 cm
 4e de couv Tome 2 :

Qu’est-il arrivé à Judy et qui faut-il croire ?
Où s’arrête l’hallucination et où commence la réalité ?

Miroir

Qui est vraiment Judy Desforêt ?
Une jeune femme assiégée par la paranoïa et des hallucinations telles qu’elle en a perdu la raison jusqu’à vouloir se tuer ?
Est-elle victime d’un vaste complot ou bien une manipulatrice au discernement hors pair ?

Qu’est-ce qui a pu pousser Lisa, psychiatre renommée, à baisser sa garde face à cette patiente délirante ?
Aurait-elle manqué d’objectivité et de professionnalisme ?
Lisa n’a plus aucune certitude sur ses conclusions.

Apparaît subitement à Viryez un certain Alwyn Andrews.
Il ressemble en tout point à l’ami imaginaire qu’a décrit Judy.
Le jeune homme dit la connaître, être amoureux d’elle, vouloir la revoir. Mais de nombreux doutes planent à son sujet, faisant de lui un suspect idéal…

 

L’auteur :  Mélissa Bellevigne est née en 1990. Originaire de Savoie, Melissa Bellevigne a toujours été amoureuse des mots. Poussée par une imagination débordante, elle se met à écrire dès ses plus jeunes années, convaincue qu’un beau jour, ce sera son métier. Elle pense l’incipit de Paranoïa en 2009, alors qu’elle n’a que dix-neuf ans, s’inspirant de l’histoire de son arrière-grand-mère, des chansons du groupe Kyo et de sa fascination pour l’Angleterre. A la naissance de son premier enfant, elle choisit de se consacrer pleinement à son rôle de maman et décide d’ouvrir un blog, « Golden Wendy », pour garder un pied dans l’écriture et partager ses conseils dans des chroniques principalement orientées beauté et maternité. En avril 2015, son deuxième petit garçon voit le jour, et, quelques mois plus tard, l’envie de retrouver ses personnages resurgit et elle se replonge dans la rédaction de ses romans avec passion. Aujourd’hui, Melissa jongle avec les métiers de maman, blogueuse et romancière, pour son plus grand plaisir.

 

Extrait:
« Je me suis rendu compte que la vie est un paradoxe. Que les gens passent sans se préoccuper vraiment des autres, sans savoir ce qui se trame derrière certaines portes. Que le temps passe vite, trop vite, qu’on a le choix une seconde, et que, la suivante, tout nous tombe dessus, qu’on ne contrôle plus rien. »

 

Le compte rendu de Julie

Alors je fais la critique de « Paranoïa » de Mélissa Bellevigne et la suite « Miroir »

Titre: « Paranoïa« 
Auteure: Mélissa Bellevigne
Genre: Thriller psychologique

Judy âgée de 20 ans, enceinte est dans un hôpital psychiatrique suite à des signes d’agressions à Londres. Lisa une psychiatre renommée va prendre en charge son dossier. Judy va lui raconter son histoire dont un ami imaginaire Alwynn qu’elle voit mais est-elle vraiment paranoïaque? Que cache t-elle?

 Avez-vous déjà lu fini un livre en faisant whaou? c’est ce qui m’est arrivé pour les romans de Mélissa Bellevigne une youtubeuse connu sous le nom de « golden wendy » avec ses romans « Paranoia » et la suite de Paranoia « Miroir » du genre thriller psychologique. J’avais quelques a priori en pensant que c’était écrit par une youtubeuse et pourtant j’ai adoré sa plume, j’ai adoré cette histoire, j’ai rien vu venir, il faut lire le tome 2 pour comprendre et ne pas s’arrêter au tome 1.

 

Commandement 1: Le doute et le suspense seront de mise

En effet, au début de l’histoire nous ne savons pas si Judy est folle, paranoïaque ou si elle dit la vérité, si son ami imaginaire existe vraiment ou non, le doute s’immisce dans notre tête.

Ensuite, Judy va se livrer à la psychiatre Lisa, elle va nous raconter son histoire, une histoire entre la France et l’Angleterre, on va voyager.

Attention retiens ta respiration et entre dans ses livres en ayant l’esprit ouvert et peut-être que tu n’en ressortiras plus en étant pris par ce mystère, ce suspense et les surprises. Cède à la tentation comme une grosse gourmandise, un chocolat ça ne fait pas de mal une fois haha.

Commandement 2: Des personnages complexes et des secrets seront de la partie

 

 Un des points forts de ses livres sont ses personnages. 

Dans le 1er tome, nous nous attachons à Judy par son histoire et à Lisa par sa vie personnelle. Lisa traverse une mauvaise passe par sa vie personnelle, elle est une Workaholics (une acharnée du travail), son travail passe avant tout même si elle cherche aussi à être épanouie dans sa vie personnelle en voulant un enfant. Comme vous l’aurez compris, ses deux personnages sont dans un sens liées, l’une (Judy) enceinte ne veut pas de bébé et l’autre (Lisa) en recherche un.

Un autre personnage apparaît également dans le 1er tome, il s’agit d’Alwynn l’ami imaginaire que Judy va parler dont un lien fort va les unir. Alwynn est un ami imaginaire décrit comme un gentleman anglais. Oui, il y aura de la romance mais l’intrigue principale est ce suspense de savoir le mystère de Judy si elle dit la vérité, les secrets qu’entourent ce personnage qui seront révélés dans le tome 1 et 2.

Le tome 2 donne une autre version de l’histoire du tome 1, on est déstabilisé mais le tome 2 apporte des réponses par rapport à l’histoire du tome 1. Nous retrouvons les deux personnages, Lisa évolue mieux dans le tome 2 que le tome 1 alors qu’elle peut beaucoup nous énerver dans le tome 1 avec son obsession, dans le tome 2, Lisa comprend ses erreurs et nous apparaît plus humain. Alors qu’on peut être touché par Judy dans le tome 1, elle nous apparaît plus complexe dans le tome 2.

 Les secrets de famille seront au centre de l’intrigue

Ceux qui aiment ce sujet seront ravis. Personnellement, j’adore les secrets de famille, j’ai également adoré que dans le tome 1, nous ne savons pas où est-ce que l’intrigue va nous mener? Rêve ou réalité? Folie ou réalité? C’est ce qu’on se pose tout au long de l’intrigue du tome 1 et 2.

Ainsi, je conseille d’enchainer le tome 1 et le tome 2 pour bien comprendre l’histoire.

Commandement 3: Retourné sera ton cerveau, cogite bien dans ta tête!

Ton cerveau sera retourné tel une crêpe, une pancake que tu auras le souffle coupé que ça soit dans le tome 1 ou dans le tome 2. « Cogite bien dans ta tête » peut être la réplique d’un psychopathe tueur en série et pourtant ça résume bien ses livres.

Sadique est l’autrice Mélissa Bellevigne. 

En effet, Mélissa Bellevigne connue également sous le nom de « golden wendy » sur sa chaine youtube a révélé lors d’une interview youtube auquel des lectrices et booktubeuses l’ont interrogé qu’elle est une sadique qui veut que nous pensons toujours à son histoire une fois fermée ses livres en nous posant des milliers de questions. « Les réponses sont dans ses livres » a t-elle dit où je pense que ses livres nous donnent la possibilité d’interpréter à notre manière l’histoire. C’est une chose qui peuvent rebuter certaines personnes mais personnellement j’ai adoré cette possibilité.

En conclusion: je conseille cette série de livre à tous les amateurs de sensations fortes qui aiment les surprises, les retournements de situation en aimant cogiter. Quel goût auras-tu de cette lecture? Un arrière goût ou une sensation jouissive telle que lorsqu’on croque à une pomme? A toi de jouer! Ce qui est sûr c’est que ses livres peuvent diviser, certains vont aimer ou adorer comme moi et d’autres vont ne pas être embarqué dans cette histoire, ne pas aimé ou être déçue, c’est à chacun ses goûts et ses attentes. Personnellement, l’autrice m’a eu, elle m’a surprise, bien berné et m’a retourné le cerveau et j’ai adoré ça! Oui à entendre ça c’est paradoxal et sadique mais j’aime son côté sadique que j’ai aussi ^^ Ses livres m’auront en tout cas bien marqué et m’auront fait bien réfléchir et resteront dans mon top des meilleurs thrillers psychologiques. Je tire mon chapeau à l’auteure dont « paranoia » est son 1er roman et dont « miroir » est la suite.

Lumière noire de Lisa Gardner


Vous le savez aujourd’hui nous faisons une spéciale double chronique

Comme promis, voici donc le second billet sur le dernier

Lisa Gardner.

Cette fois c’est notre chroniqueuse de choc, Kris qui nous donne son petit avis


Le livre : Lumière noire de Lisa Gardner. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Albin Michel. 22,50€ ; 155 mm x  225 mm

Résumé de l’éditeur :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

« À ne manquer sous aucun prétexte. »
Harlan Coben

 

L’auteur : Lisa Gardner est diplômée de l’Université de Pennsylvanie.  Elle a reçu le « Prix Daphné du Maurier » du suspense pour son roman La fille cachée publié, aux Éditions J’Ai Lu. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.
Elle est l’auteure de deux séries: D.D. Warren, une policière (sergent-détective) du Boston Police Department et  FBI Profiler où, parmi les personnages récurrents, on retrouve les profileurs Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.
Extrait :
Les êtres humains sont des créatures intéressantes. Notre capacité d’adaptation est réellement impressionnante. Notre colère devant nos souffrances. Notre indomptable besoin de trouver une échappatoire, de faire quelque chose, n’importe quoi, pour adoucir notre sort.

 

Le petit avis de Kris

Lumière noire – Lisa Gardner – Editions ALBIN MICHEL

Sept ans après avoir été kidnappée et séquestrée pendant 472 jours, Flora Dane s’intéresse grandement à des cas de filles disparues. Alors qu’elle recherche l’une d’elles à Boston, elle est à nouveau enlevée. D.D. Warren mène l’enquête.
472 jours séquestrée, dont une grande partie dans une caisse en bois type cercueil, avec la visite terrifiante de son bourreau, puis l’attente impatiente de son retour, s’en sortir, non grâce à l’intelligence de la police mais grâce à la bêtise du kidnappeur.
Essayer de continuer à vivre avec ces dégâts, et ceux collatéraux, se sentir coupable de s’en être sortie, reprendre confiance et ne pas vouloir abandonner ceux qui ont disparu et retourner dans la spirale.
Une autre jeune fille disparaît et Flora se dit qu’elle la retrouvera et l’incroyable se produit ….
Haletant jusqu’à la dernière page !
Je ne dis que ça !!

 

Lumière Noire de Lisa Gardner


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est une spéciale double chronique.

Vous aurez deux avis pour le prix d’un sur le sur le dernier  Lisa Gardner.

Pour débuter la journée c’est notre Flingueuse Miss Aline qui vous raconte sa lecture de ce titre.

Ce soir c’est une autre chroniqueuse qui vous donnera son petit avis !

Deux avis pour vous faire une idée


Le livre : Lumière noire, Lisa Gadner. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Albin Michel. 22,50€ ; 155 mm x  225 mm

4e de couv :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’un d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera  cette dois que Flora ne revoie jamais la lumière…

 

L’auteur : Née dans l’Oregon, Etats-Unis en 1956 Lisa Gardner est considérée comme l’une des grandes dames du roman policier féminin. Elle reçoit en 2011 le Grand Prix des lectrices de Elle Policier pour La maison d’à coté. Elle est publiée dans 30 pays.

Lisa Gardner est diplômée de l’Université de Pennsylvanie.  Elle a reçu le « Prix Daphné du Maurier » du suspense pour son roman La fille cachée publié, aux Éditions J’Ai Lu. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.

Elle est l’auteure de deux séries: D.D. Warren, une policière (sergent-détective) du Boston Police Department et  FBI Profiler où, parmi les personnages récurrents, on retrouve les profileurs Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision

 

Extrait :
« Alors j’ai eu envie de la revoir, ne serait-ce que pour lui dire de renoncer à moi. De tourner la page. D’être heureuse. De reconstruire sa vie. Mais de renoncer à moi ».

 L’accroche de miss Aline

Lumière noire, Lisa GARDNER

 D.D. Warren reprend du service en tant que superviseuse à la criminelle. Une blessure à l’épaule l’éloigne du terrain. Elle doit regagner la confiance de son équipe et se faire à son nouveau statut : rester au bureau.

Flora qui a survécut à  472 jours d’enlèvement. Quelle est sa nouvelle vie ? Une seule chose est sûre, elle veut être la nouvelle Flora 2.0.

 Deux femmes, deux blessures, deux vies qui vont se croiser et s’entrechoquer.

Au fil du récit, on côtoie la Flora d’aujourd’hui mais aussi celle d’hier, la captive. Flora qui n’a relaté son histoire qu’une fois au victimologue Samuel Keynes du FBI. C’est lui qu’elle appelle lorsqu’elle se retrouve sur les lieux d’un crime dont D.D a la charge. Pourquoi cinq ans après son retour, le FBI garde un œil sur elle ? Qu’est ce que Samuel ne dit pas ?

 Victime de son plein gré ? Attitude d’auto destruction ? Flora n’est pas avide d’explication, hormis qu’il faut creuser cette nouvelle affaire où un homme est mort. Que faisait-elle là ? D.D s’interroge .

Pas le temps pour elle de se remettre de ses émotions qu’elle est de nouveau kidnappée. A nouveau l’enfermement, à nouveau la survie. Pourquoi cet acharnement ? D.D va tout faire pour la retrouver.

En plus de l’enquête, l’auteur nous montre « l’envers du décor » si l’on peut dire. Certes, Flora nous révèle progressivement ce  par quoi elle est passée mais elle nous explique aussi ce qu’est la vie après une telle épreuve. Survivante du quotidien. Survivre pour elle, survivre pour son entourage. Mais comment faire lorsque l’on porte en soi une telle histoire ? Une marque indélébile qui a déterminé l’ensemble de ses choix du pendant et de l’après captivité ? Peut-elle « réconcilier » la Flora insouciante d’hier et la Flora survivante marquée à jamais ?

« La survie n’est pas une destination, c’est un voyage »

La voix secrète de Michaël Mention


Vous le savez maintenant !

Sur collectif polar nous aimons régulièrement vous donner deux ressentis de lectrices sur un même livre.

Ceux-ci peuvent-être divergents ou aller dans le même sens.

Ce qui est certain, c’est qu’ils se complètent.

Pour que vous amis lecteur, vous vous fassiez votre propre opinion.

Aussi aujourd’hui c’est Julie, notre jeune apprenti chroniqueuse et Eppy Fanny notre Flingueuse en chef qui lance dans l’aventure de la double chronique.

Et ce matin c’est Julie qui ouvre le bal


 Le livre : La voix secrète de Michaël Mention. Paru le 5 janvier 2017 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 7€10 ; (229 p.) ; 18 x 11 cm.
Résumé:
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide de le solliciter, au grand dam de son adjoint, dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation. Cette collaboration les entraîne dans les coulisses d’un Paris mystérieux et malsain. Critiqué par ses pairs, Allard s’enlise peu à peu dans ses questions : son ami Lacenaire est-il impliqué dans les crimes ? Si tel est le cas, sa participation à l’enquête ne risque-t-elle pas de nuire à l’enquête et d’aggraver le chaos ambiant ? 
L’auteur : Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste.. ces roman sont inscrits dans une démarche de création littéraire originale et séduisante, que Michaël Mention pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir. Et il faut dire  que de livre en livre, l’originalité et le talent de Michaël Mention s’affirment aux frontières des littératures historique, policière et fantastique.  Grand Prix du roman noir français au Festival International du Film Policier de Beaune en 2013 pour Sale temps pour le pays (Rivages/noir), il s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux prodiges du thriller.
Extrait:
 « Cher public, ta curiosité a été excitée à un si haut point par mes dernières étourderies, tu t’es mis avec ardeur à la piste de la moindre circonstance qui présentât quelque rapport avec moi, qu’il y aurait plus que de l’ingratitude de ma part à ne pas te satisfaire. »

Le compte rendu de Julie.

Un roman noir et un tueur qui n’épargnent pas la société 

En effet, Lacenaire incarcéré en écrivant ses mémoires n’épargne pas la société, il n’a pas sa langue dans sa poche en étant franc et n’a pas peur de dire ce qu’il pense. On ressent une ambivalence avec ce personnage d’autant plus que Pierre-François Lacenaire a réellement existé et était un poète et un assassin du XIXème siècle, on ne peut pas l’adorer après ce qu’il a fait mais on ne peut pas le détester non plus en plus qu’il va se montrer être d’une grande aide pour la police.

Sa relation avec le policier Allard est touchante, on comprend Allard qui compatit pour son ami Lacenaire même s’il peut dépasser les bornes contre ses supérieurs. 

L’enquête d’enfants disparus et tués cause du fil à retordre aux flics ainsi que pour nous lecteur, ainsi je n’ai rien vu venir et j’ai douté de plusieurs personnages. Cependant, attention aux âmes sensibles surtout ceux qui sont touchés par la cause des enfants car les enfants ne sont pas épargnés dans cette enquête, moi cela ne m’a pas gêné en n’étant pas une âme trop sensible. 

Un autre flic va se montrer ambiguë Canler que j’ai particulièrement aimé mais on va  aussi détester certains personnages mais je vous en dit pas plus pour pas spoiler. 

En conclusion, je vous conseille « la voix secrète » de Michaël Mention, un polar historique et roman noir qui joue avec nos nerfs où on est également dans la tête d’un assassin qui écrit ses mémoires. Grâce à ce livre, j’ai découvert des personnes et des faits historiques dont je ne connaissais pas?

Je remercie Geneviève pour le concours  » La Millième chasse au livre spéciale Noël » qui m’a permis de le gagné, ça a été une excellente découverte.

Foncez le découvrir à votre tour 

 Info sur ce titre  : 
Titre: « La voix secrète »
Auteur: Michaël Mention
Date de parution: 05/janvier/2017
Éditeur: 10/18
Collection: Grands détectives
ISBN : 978-2-264-06878-1
Prix: 7,10 euros
Nombre de pages: 230
Format: poche
Précédemment paru chez le Fantascope  le 16 mai 2011 12€ ; (227 p.) ; 19 x 13 cm

Juste après la vague – Sandrine Collette


Le livre : Juste après la vague de Sandrine Collette. Paru le 18 janvier 2018 chez Denoël dans la Collection Sueurs Froides.  19€90 ; (301 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs.
Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter.Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

L’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan. Aujourd’hui elle se consacre pleinement à l’écriture de ses romans.

Pour tout savoir sur Sandrine c’est ICI

 

Extrait : 
Ils étaient là sur la rive à trente mètres, sauf Lotte et Marion que la mère avait dû enfermer dans la maison. La bouche ouverte sur une plainte de panique, le père murmura leurs noms dans sa tête : Madie. Louie, Perrine, Noé, Émilie, Sidonie. Tous arqués sur la corde, même sa fillette borgne, même son garçonnet chétif, à tirer en rythme chaque fois qu’un Hisse ! phénoménal sortait du corps de la mère, écrasant le souffle du vent, tous à haleter pour remonter vers eux les trois naufragés, ils ne flanchaient pas, malgré les rafales, la pluie et le tonnerre, malgré les vagues qui venaient les faire trébucher, se relevaient les uns les autres, continuaient à treuiller en enroulant la corde autour de l’arbre. Et le père effaré les regardait en découdre avec l’orage et la mer, minuscules sur leur bout de terre giflé par le vent, tête baissée, dos voûté telles des bêtes cambrées sous le mauvais temps, pas un qui céderait, même Sidonie qui ne servait à rien mais agrippait la corde elle aussi, glissant sans cesse, elle allait tomber, rouler jusqu’à l’eau – le père dans un sanglot murmura son nom, pria pour que la mère les oblige à regagner la maison, il suffisait d’un arbre brisé, d’un pan de rive qui s’éboule et ils seraient tous emportés. Mais ils restaient là, criant ensemble pour s’encourager et invectiver le ciel, la corde remontait toujours le courant, et soudain le père sentit la vase sous ses pieds, quelques caillasses, et la terre oui, c’était la terre.

Le post-it de Ge

Suite à l’effondrement d’un volcan dans la mer, la maison d’une famille est isolée du reste du monde, cernée par les flots. Madie et Pata, les parents, comprennent qu’il leur faut quitter leur îlot dans leur barque qui ne peut contenir que huit personnes. Ils doivent choisir entre leurs enfants. Un matin, Louie, Perrine et Noé trouvent la maison vide et un mot de leurs parents.

 Voilà de quoi parle mon précieux. Oui mon précieux.

Forcément qu’il est pour moi ce livre. Forcément c’est le dernier Sandrine Collette.

Sandrine Collette, c’est une de ces rares auteurs que je suis depuis leurs débuts. Une auteure qui immédiatement a su me séduire. Et jamais depuis Les noeuds d’acier,  son premier roman, non jamais, mon intérêt n’a été déçu. Bien au contraire. Et à chaque titre c’est un nouveau choc.

Alors forcément ce Juste après la vague était à nouveau pour moi.

Assurément, c’est certain, cette vague, je vais me la prendre en pleine figure.
Car je sais que juste après la vague, je serai, une nouvelle fois, submergée par l’émotion.

Il y a là Lotte et Marion, Émilie, Sidonie, les petites,  Émilie, six ans, Sidonie, cinq, Lotte, trois, et Marion, tout juste un an. Il y a là  Mattéo et Liam les aînés, treize et quinze ans, beaux, grands, presque des hommes. Et puis il y a le milieu, ceux du milieu, Louie ,Perrine et Noé.

Trois enfants, trois déjà cabossés de la vie. Trois éclopés. Louie a onze ans est l’aîné de ces « Trois ratés » « Louie avait une jambe torse, Perrine un œil aveugle, et Noé, à huit ans, faisait la taille d’un enfant de cinq ans. » La patte folle, la borgne et le nain !

Et puis il y a un choix à faire, ou plus exactement un non choix. Car la petite famille qui avait survécu au cataclysme se retrouve sur un îlot au milieu des flots, un caillou condamné à disparaître. Qui va partir, qui va devoir rester car la barque ne peut emporter tout le monde.

Je ne sais pas vous,  mais mon coeur de femme ne pourra jamais faire un choix pareil. Je crois que je serai restée avec mes 3 petits. Enfin je ne sais pas…Ce qui est certains c’est ici on va suivre dans un premier temps l’attente de ces trois jeunes enfants livrés à eux même. Et dans un second temps, l’épopée du reste de la famille sur un océan déchaîné.

Et l’eau qui monte inexorablement.

On tremble, on chavire, on pleure, on rit même parfois avec eux. On éprouve de la peur, de la colère, de l’angoisse. On partage leur rage, leur frustration. On a faim avec eux. On leur en veut aussi. On vit ses épreuves à travers eux.

Mais si ici tout n’est que chaos, pour une fois dans tout ce noir que distille à merveille notre auteur, il y a une petite étincelle d’espoir. Et oui dans toutes ces épreuves, il y a l’amour qui unit cette famille. Et on ne peut que s’attacher à eux.

Alors attention attachée vous y bien fort car ça va secouer.

Punaise, Sandrine Collette est vraiment trop forte pour nous remuer à ce point. A chaque nouveau livre que je lis, je me dis, il est encore meilleur que le précédent que j’ai adoré. A chaque fois, je me dis qu’elle ne fera pas mieux. Et bien si, à chaque nouveau titre je suis surprise. Elle se renouvelle, se met en danger et ça marche. Punaise cette femme est un génie. Oui un génie noir qui fait de la belle littérature. Merci Madame l’Auteure pour ce nouveau merveilleux roman. Cet énorme coup de coeur !

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir la chronique de mon ami Yvan : Juste après la vague – Sandrine Collette

Les chiens de Cairngorms de Guillaume Audru


Aujourd’hui avec Kris, je vous propose non pas un mais deux avis.

Par deux fois aujourd’hui, nous viendrons vous parler d’un jeune auteur français, Guillaume Audru.

D’abord Kris vous présentera son dernier roman, Les chiens de Cairngorms. 

Et comme Les chiens de Cairngorms. est un titre qui  fait suite à  L’île des hommes déchus, Je vous présenterai à mon tour ce premier roman que j’ai lu il y a quelques année lors de sa publication et que j’avais beaucoup aimé.

Allez top départ pour l’Ecosse avec Guillaume Audru


 Le livre Les chiens de Cairngorms – Guillaume Audru.  Paru le 21 décembre 2017 aux Éditions Le Caïman. 13€ (205 p.) ; 19 x 12 cm

4ème de couv

Les éditions du Caïman

Dans « L’île des hommes déchus », Guilllaume Audru mettait en scène des hommes rudes, se débattant avec leurs démons dans l’île de Stroma,au nord de L’Ecosse.

Quatre ans ont passé depuis ces événements.

Que se passe-t-il quand deux petits vieux sont libérés de prison pour bonne conduite et cherchent à se venger ?

Que se passe-t-il quand deux frères que tout oppose décident de travailler ensemble dans un commerce illégal mais très lucratif ?

Que se passe-t-il quand une inspectrice de police, têtue et déçue par ces hommes, se lance sur leur piste ? Réponse dans LES CHIENS DES CAIRNGORMS.

ISBN 9782919066667

L’auteur : Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers, soit la même année que The Wall ou Highway To Hell. Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc plutôt que Oui-Oui. Et ses études dans le domaine de la logistique où il a ingurgité Ellroy plutôt que les lectures obligatoires de Maupassant, n’y ont rien changé. C’est à cette époque qu’il commence l’écriture de ses premiers textes, en dilettante. Le polar était devenu pour lui une telle religion qu’il a créé un blog qui a eu un certain succès : Territoires Polars. De fil en aiguille, il s’est attelé avec bonheur à l’écriture de son premier polar, L’île des hommes déchus et enchaîné avec succès avec Les ombres innocentes. Il travaille pour un grand groupe privé et est aussi vice-président de l’association L’Instant polar.

Extrait :

« Je m’adosse à l’angle du chalet, un peu à l’abri du vent, le cul sur le sol dur et froid. Quatre lampées de Nikka pour réchauffer mon corps et ma conscience. Deux autres pour tenter de raisonner. Une dernière pour chasser la lassitude qui me gagne.

Pour un peu, j’en voudrais à la terre entière. À mes parents, incapables de m’éduquer. À mon frère et ma sœur, tellement effacés par rapport à ma personnalité. Au père Linley, dont les sermons n’ont fait qu’accentuer la colère qui sommeille en moi.

Cette forêt, cette montagne n’ont plus rien à m’offrir. J’ai envie de quitter cet endroit. De m’installer dans un lieu un peu plus civilisé. De retrouver mes anciens camarades. Mais je sais que je suis seul. Duncan et Alisdair sont au trou et pour un certain temps. C’est en les dénonçant aux flics que j’ai assuré ma fuite au cœur des Cairngorms. »

 

Le Petit Avis de Kris

Même si au début j’étais un peu perdue avec les personnages, Guillaume leur redonne vie avec brio. On entre très vite dans l’histoire et plus j’avançais plus elle me captivait !
C’est original, enlevé (240 pages moi ça me va très bien) la fin un peu rapide sera mon seul regret.

Et puis Guillaume connaît par coeur les Whiskies écossais … 😉😉 Il commence même à nous guider vers les japonais …. 😁😁

Un 3eme opus largement aussi réussi que les précédents. Et puis les remerciements … sympa !!

Merci Guillaume j’ai vraiment passé un excellent moment. …

 

 

De la terre dans la bouche de Estelle Tharreau


Le livre : De la terre dans la bouche, Estelle Tharreau. Paru le 18 janvier 2018 aux Editions Taurnada, collection le tourbillon des mots. 9,99 € ; (246 p.) ; 18 x 11cm cm

4 ème de couv :

Les vieux de Mont-Eloi savent pourquoi ils s’aiment ou se détestent, même si les autres l’ignorent. La seule histoire  à laquelle il faut croire est celles qu’ils ont écrites au musée de la Chênaie. Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d’un village martyr.

Guerre. Occupation. Epuration.

Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé.

 

 

L’auteur : Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre.De sa passion pour la littérature est née l’envie d’écrire. Après avoir travaillé dans le secteur privé et public, Estelle Tharreau,  sort son premier roman en 2016, « Orage », suivi de « L’Impasse » en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture. Estelle est née en 1974, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.
Citation :
« A Elsa, La Braconne, le passé que je n’ai jamais eu le courage de te raconter. Tous ces fantômes qui n’ont jamais cessé de me hanter. »

L’Accroche de Miss Aline

De la terre dans la bouche, Estelle THARREAU

Crédit photo © Aurélie Pétri

 Rose a laissé en héritage La Braconne, une maison isolée dans les bois près d’un lac,  à sa petite fille Elsa. Elle reçoit aussi des mains du notaire une enveloppe contenant une photo de  Rose posant avec son enfant Michèle (mère d’Elsa) et un homme qui n’est pas son grand-père. Contre l’avis de sa tante, Elsa tient à voir cette maison. Commence alors un retour en arrière, une ouverture sur un passé douloureux. Les recherches d’Elsa dérangent, quelques personnes ne veulent pas qu’elle poursuive ses investigations. Elle va rencontrer de nombreuses hostilités à son égard. Le passé doit rester là où il est. La guerre a laissé des stigmates exposées au musée de Chênaie : sur une photo Elsa retrouve sa grand-mère. La photo de la honte. Dans une vitrine, une cocotte en papier du même style que celle que l’on a déposé sur le rebord de sa fenêtre. D’un côté on veut la chasser, de l’autre on veut lui faire découvrir une vérité trop longtemps cachée.

Elsa est aidée de Fred qui découvre lui aussi un pan de son histoire familial, son grand-père était amoureux de Rose.  Le vieil homme est bouleversé par l’arrivée d’Elsa mais ne veut rien dire. Lentement le passé va se dévoiler et dépeindre une réalité pas toujours glorieuse, des alliances suspectes, des mensonges, des manipulations.

L’auteur nous dépeint un moment d’Histoire dans un endroit isolé. Une guerre qui n’en fini pas, des positions à choisir pour la « bonne cause », ou pour se préserver.  Les apparences peuvent être trompeuses. La critique est facile. Les rancœurs, les jalousies sont exacerbées. L’amour, la trahison ne sont pas épargnés en temps de guerre.

Tout au long du récit, lecteur, tu accompagnes Elsa dans sa quête de vérité. Tu ne peux te défaire d’une charge émotionnelle qui te font frissonner, avoir la larme à l’œil. L’interrogation est constante : la guerre légitime-t-elle certains actes ? Donne-t-elle le droit de s’ériger en juge ? Qu’aurais-je fais à sa place ?

Pansons nos blessures tout en les gardant en mémoire. Ne jamais s’habituer à l’horreur.