«Mike Nicol » à l’honneur #5 – Novembre


En ce mois de novembre c’est un auteur sud africain que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Mick Nicol  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Aujourd’hui si c’est Mike Nicol qui est à l’honneur c’est parce que j’ai la chance de le recevoir dans ma bibliothèque. En effet en 2013 avait lieu une année France-Afrique du sud. Et naturellement j’ai demander à recevoir un auteur de polar sud africain. Aussi faire venir d’Afrique du Sud un auteur c’est très compliqué au vue de mes budgets d’animations. Alors c’est mon administration qui c’est chargé de l’intendance. Et parmi les 4-5 auteurs que je leur soumettais, c’est Mike Nicol qui a été invité en France. Cela tombait plutôt bien puisque je venais de le redécouvrir avec un roman coup de point. La Dette sorti chez Ombres Noires en ce premier trimestre 2013 et qui m’avait scotchée.

 

Aussi j’ai été ravi que mes lecteurs puisse découvrir ce nouvel auteur. Surtout que c’est Christine Ferniot en personne qui est venu l’interviewer. Je n’ai qu’un regret, que la barrière de la langue n’ai pas pu rendre ce moment plus chaleureux. Que voulez-vous je suis une brêle en langue vivante !

Quelques points de repères sur la biographie de l’auteur

Mike Nicol est né en 1951 et vit au Cap en Afrique du sud. Il fait  ses études à Johannesburg
Journaliste et écrivain, il anime aussi des cours d’écriture en ligne. Il est l’auteur plusieurs romans publiés au Royaume-Uni, aux États-Unis, et traduits en France et en Allemagne.
En 1978, il publie « Among the Souvenirs », un recueils de poèmes qui remporte le Prix Ingrid-Jonker 1979.

À la fin des années 1980, il se lance avec succès dans le roman, puis aborde en 2006 le roman policier.

Selon Deon Meyer, Mike Nicol est l’«étoile montante du polar sud-africain».  Cet auteur anglophone de romans non policiers dans les années 1990, s’est tourné ensuite avec bonheur vers le polar noir.

 

Quelques livres choisis

D’abord

La trilogie Vengeance dont on peut lire les 3 tomes séparément

La dette de Mike Nicol

La trilogie Vengeance 1

Paru le 20 mars 2013 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2014 chez J’ai Lu

 Le Cap (Afrique du Sud). Tenus par une ancienne dette, deux anciens mercenaires et trafiquants d’armes reconvertis dans la sécurité, Mace Bishop et Pylon, sont engagés par un malfrat pour assurer la protection de son fils, Matthew. Gérant d’une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par une association vertueuse, la Pagad. Cette association – en réalité une officine mafieuse – est représentée par l’avocate Shemina February, manipulatrice au passé trouble qui semble connaître Mace et Pylon du temps de l’apartheid. Installés dans une maison adaptée au handicap de leur fille, Mace et sa femme Oumou sont financièrement aux abois. Aussi, lorsque l’ex-maîtresse de Mace, Isabella, lui propose un convoyage d’armes pour l’Angola, il ne refuse pas. Mais l’affaire tourne rapidement au règlement de compte. Là encore, Shemina February n’est pas loin. Si Mace et Pylon ont oublié qu’elle a été leur victime, elle non. Elle s’est jurée de les détruire à petit feu…

Sexe, drogue, trafic d’armes et de diamants sont au coeur de La Dette premier volet de la trilogie Vengeance. Une manière rugueuse de découvrir une face obscure du pays arc-en-ciel.

« La voix et le style de Nicol sont neufs, frais, uniques. Du vrai Cape Town ; L’histoire est violente, brute, sombre, et pas faite pour les poules mouillées. »

Vous pouvez découvrir la totalité de mon ressenti dur la Dette ICI

 

Killer Country

La trilogie Vengeance 2

Paru le 17 septembre 2014 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2015 chez J’ai Lu

Mace et Pylon, deux ex-free fighters reconvertis dans la sécurité, offrent leurs services aux riches touristes du Cap, dont les rues sont gangrénées par la violence. Mais lorsqu’ils décident d’investir de l’argent sale dans un deal immobilier douteux, ils ont affaire à des adversaires d’un nouveau genre : Obed Chocho, tout juste remis en liberté conditionnelle, et Spitz, un psychopathe qui assassine au son de playlists méticuleusement sélectionnées. Dans l’ombre, la vénéneuse Sheemina tire les ficelles, méditant sa vengeance… Mace et Pylon échapperont-ils à la colère de leur vieille ennemie et au tueur lancé à leur poursuite ?

Une immersion dans l’Afrique du Sud contemporaine, en proie à la violence et au racisme mais aussi riche de cultures ancestrales et de paysages sublimes. Envoûtant.

Du sang sur l’arc-en-ciel

La trilogie Vengeance 3

traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Jean Esch
Paru le 19 mars 2015 au Seui.Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2016 chez Point

 

Le Cap, de nos jours. Fish Pescado, détective privé joliment bronzé, aime avant tout surfer. Fauché, il accepte d’enquêter pour sa belle amie Vicki, brillante avocate le jour, féroce joueuse de poker la nuit. Cadeau empoisonné : l’affaire – la mort accidentelle d’un jeune homme lors d’une course de voitures illicite – met en cause l’ex-directeur de la police nationale. L’homme a encore des relations, et de sales antécédents, liés aux sinistres hit squads et à toutes ces choses du passé que la nouvelle  » nation arc-en-ciel  » ne veut pas voir apparaître au grand jour.
Fish Pescado ferait mieux de ne pas insister…
Enchaînant pied au plancher séquences coup-de-poing et scènes pittoresques, Mike Nicol dresse un portrait peu reluisant de la société post-apartheid : magouilles, corruption, règlements de comptes, trafics divers en haut lieu.

Une violence sourde et constante, des dialogues qui fusent et un humour abrasif portent ce polar résolument moderne,  » le meilleur de l’auteur à ce jour, avec ses références à peine voilées aux crimes passés et aux criminels d’aujourd’hui  » (The Sunday Times)

La loi du capitaine

Paru en 1991 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Venu du désert comme le vent mauvais et les fléaux, le capitaine Nunes représente l’Ordre et dispose des pleins pouvoirs dans ce petit port perdu de la côte sud-africaine.
Convaincu qu’un grand crime se commet ici – pour quelle autre raison les villageois autrefois opulents partageraient-ils à présent d’un commun accord une existence misérable ? –, Nunes multiplie les interdictions, les interrogatoires sans fin.
En vain. A mesure que le passé de chacun se dévoile, c’est Nunes qui, dévoré de haine, se laisse envoûter, emprisonner dans un récit qui allie mythe et magie, réalisme et poésie et où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel.Avec ce premier roman foisonnant et vigoureux, où le lecteur décèlera sans peine la fable politique, Mike Nicol s’affirme comme un maître conteur, un magicien des mots. 
Un récit qui allie mythe et magie, où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel. Tout à la fois conte et fable politique.

Le Temps du prophète

Paru en 1993 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

Trop souvent en Afrique du Sud des hommes ont été dépossédés de leurs terres avec une brutalité extrême. Certains, inspirés par un guide ou par Dieu, ont parfois tenté de rendre les coups et d’exiger que justice soit faite.
Il en est ainsi d’Enoch Mistas, le  » Rédempteur « , dont la stature terrible et passionnée domine le deuxième roman de Mike Nicol. Son avènement a été prédit par un oracle. La Bible au poing, le Jugement dernier à la bouche, il parcourt le veld où son influence grandit ; et là-bas dans la capitale, son spectre hante le siège du gouvernement et les cauchemars du président.
L’affrontement, inéluctable, sera sanglant. Mais des hommes comme Mistas ne meurent jamais. En d’autres lieux, en d’autres temps, ils réapparaissent et reprennent la lutte contre l’oppression.Mêlant les faits et le mythe, le vrai et le faux, l’auteur examine en homme lucide et en poète le poids de l’Histoire et la tragédie de ceux entraînés, impuissants, dans son sillage. Il bouleverse notre vision conventionnelle de l’Afrique du Sud passée et contemporaine. Acclamé par la critique dès son premier roman, La Loi du capitaine, Mike Nicol ne cesse de nous surprendre et de nous déranger.

 Le cavalier

Paru en 1998 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

A peine son père a-t-il été pendu haut et court que le jeune garçon est chassé de son village, trahi par le maître d’école et traqué par les bonnes gens. Il entame sa propédeutique du mal à l’école d’un homme des bois qui l’initie au braconnage, aux rapines et aux détroussages furtifs sur les chemins qui traversent une sombre forêt boréale. L’initiation se poursuit sur le mode macabre et métaphysique dans les catacombes d’un monastère où le novice à la tâche d’édifier un vaste monument funèbre en agençant crânes et ossements. Il est alors promu émissaire d’un Dieu vengeur et s’en va plein sud. Le vrai baptême du sang se fera au passage de la ligne, dans l’eau rougie, lors d’un massacre de léviathans. Commence alors, par les pleines arides et les gorges hérissées d’aloès, l’inexorable descente du cavalier sur son cheval blême, vers l’envers du monde où le mal triomphe dans l’avilissement et le carnage.

Le Cavalier est une allégorie foisonnante, poétique et sombre qui allie subtilement mythe, réalisme magique et faits historiques pour nous raconter la conquête et la colonisation de l’Afrique du Sud.

Les aventures du protagoniste, sur fond d’Apocalypse, la mission dont il s’acquitte inexorablement, dans une débauche d’images où se retrouvent Boccace, Dante, Bosch et Melville, sont une interrogation sur le mal, la violence et le vice qui convulsent le Sud… et le reste du monde. 

La tapisserie à l’ibis

Paru en 2004 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Pourquoi le mystérieux NS aurait-il jeté son dévolu sur Robert Poley, auteur de thrillers à succès, pour élucider le meurtre de Christo Mercer, homme d’affaires sud-africain et âme damnée des seigneurs de la guerre de l’Afrique saharienne? C’est pourtant ce qu’il fait, en lui postant divers documents d’origine non moins mystérieuse, à commencer par un cahier dans lequel le mort a consigné quelque 4571 rêves hantés par le mal et la destruction.

L’enquête qui s’ensuit, plutôt journalistique et métaphysique que policière, met au jour plus d’un pacte avec le diable: trafics d’armes, histoires d’amour cruelles, immolations rituelles et pis encore, révélant un monde où la vie humaine ne vaut pas cher et où les bourreaux et les victimes se confondent.

Poley devient le ventriloque d’une tragédie qui fait écho au récent passé d’une Afrique du Sud corrompue par les années d’apartheid, affrontant l’agitation sociale et la violence avant la possible réconciliation. Une tragédie dont on n’a pas fini, en refermant ce livre foisonnant et poétique, de sonder les profondeurs infernales.

 

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Glaise de Franck Bouysse by Kris


Aujourd’hui c’est lecture bicéphale

Le premier avis sera celui de Kris.

Le mien suivra

Et…

Nous ne serons pas trop de deux pour vous faire lire le dernier roman de Franck Bouyse.

C’est un roman qui nous a laissées sans voix.

Mais voyez plutôt !


Le livre : Glaise de Franck Bouysse. Paru le 7 septembre 2017 à la Manufacture de livres. 20€90 ; (425 p.) ; 20 x 14 cm.

4e de couverture :

Au coeur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancoeurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

 

L’auteur : Franck Bouysse est né en 1965 à Brive-la-Gaillarde. Il partage sa vie entre Limoges et un hameau en Corrèze.

 

 


 


Le petit avis de Kris

C’est noir mais tellement beau !! C’est ….. Je n’ai pas de mots …. on monte en puissance ! C’est … Une merveille ce livre. Un pur chef d’oeuvre.

 Rien d’autre à rajouter



Le post it de la bibliothèque, Ge

 

A Saint-Paul-de-Salers, en août 1914, les hommes sont partis au front. Chez les Landry, Victor, 15 ans, resté seul avec sa mère, doit s’occuper des travaux de la ferme. Le vieux Valette, son voisin, accueille sa belle-soeur, Hélène, et sa fille, Marie, venues se réfugier à la campagne. L’arrivée des deux femmes bouleverse la vie dans ces montagnes du Cantal.

Une nouvelle fois Franck Bouyse nous plonge dans la France rural, Cette France qu’il affectionne tout particulièrement. Cette France à la fois campagnarde et montagnarde peuplée de taiseux.

J’ai du mal à parler de ce roman, les mots me manquent. Ne reste que les émotions. Et… Je n’ai pas le lyrisme de l’auteur pour traduire tous ses sentiments qui se bousculent en moi

Aussi j’emprunterai à l’éditeur sa présentation pour vous parlez ce ce roman bouleversant.

« Roman d’amour et de fureur, Glaise confirme l’immense talent de son auteur à mettre en scène des hommes et des femmes aux prises avec leurs démons et avec les fantômes du passé. Des espaces, des personnages d’une terrible force, l’art de la narration : l’univers, l’écriture, la musique font de Franck Bouysse un raconteur d’histoires dans la plus grande tradition américaine. »

Je ne sais pas ce qu’est « un raconteur d’histoire dans la plus grande tradition américaine », ce que je sais c’est que Glaise, m’a fait ressentir les même choses que Le Garçon de Marcus Malte qui a décroché quelques prix l’an dernier, Prix Femina 2016, prix Cardinal Perraud 2017.

Et je vois bien à son tour Glaise, impressionner quelques jurés et quelques jury car  après Grossir le ciel, prix SNCF du polar 2017, et Plateau, prix de la Foire du Livre de Brive, Franck Bouysse s’impose comme une voix incontournable de la littérature française contemporaine.

 

 

 

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi


Le livre :  On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Paru le 12 octobre 2017.  21€90 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

 

« Les femmes sont souvent plus fortes que les hommes dans mes romans, même lorsqu’elles sont victimes des pires machinations »
Michel Bussi

« Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

 

L’auteur :  Michel Bussi est professeur de géographie à l’Université de Rouen. Il est l’un des auteurs de polars parmi les plus primés en France au cours de ces dernières années. Son roman Omaha Crimes (2007) connaît une consécration nationale en obtenant cinq prix littéraires majeurs. Dans la foulée de ce succès, Mourir sur Seine (2008) est salué par le public et récompensé par le prix Reine Mathilde. Depuis il est le deuxième auteur le plus lu en France en 2016. Michel Bussi a publié aux Presses de la Cité plusieurs romans : Nymphéas noirs (2011) Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2016), Maman a tort (2015) et Le temps est assassin (2016), devenus des best-sellers et traduits dans le monde entier. 
Extrait :
L’occident croit que s’il ne se barricade pas, toute l’Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L’immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu’elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s’en contentent. Il n’y a que quelques fous pour tenter l’aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d’un Africain sur dix mille, et on parle d’invasion ?

Le billet de Carine

💖 MICHEL BUSSI : UNE VALEUR SÛRE 💖

« ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE » de Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France. Ses romans, des page-turner sans surenchère de détails macabres, parviennent à faire la synthèse entre le meilleur de l’atmosphère des romans policiers populaires français et le rythme des romans à suspense américains. Et c’est ce que les lecteurs adorent…

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d’élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d’une association d’aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L’enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d’origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

J’aime beaucoup Michel Bussi et découvrir un nouveau roman de lui est à chaque fois un immense plaisir. Ici, passé et présent s’entrecroisent afin de nous conter l’incroyable destin de Leyli, une cabossée de la vie.

Un roman totalement différent de ce qu’a pu nous proposer l’auteur jusqu’à présent. Une chose pourtant ne change pas : il nous captive toujours autant. J’ai adoré ce bouquin … une réussite totale !!!!!! Je vous encourage vivement à le découvrir …

 

 

Magic Time de Doug Marlette.


Je suis heureuse aujourd’hui de vous donner à lire la toute première chronique de notre nouvelle flingueuse, j’ai nommé Cécile.

Et en plus, elle nous parle d’un livre que j’ai beaucoup aimé, puisque c’est un de mes coups de coeur 2016.

Ce livre c’est : …

Le livre : Magic Time de Doug Marlette. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère. rééditer en poche le 6 avril 2017 chez 10/18.  9€60 ; (667 p.) ; 18 x 11 cm

 Initialement paru le 7 janvier 2016 aux Cherche Midi dans la collection Thriller. 22€ ; (669 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv : 

Mars 1965. Alors que le Mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité.

1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom, avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue.

L’auteur : Né en Caroline du Nord le 06 décembre 1949,. il est mort dans un accident de voiture le 10 juillet 2007 dans le Mississippi. Magic Time, paru aux États-Unis en 2006, est son premier roman publié en France. Doug Marlette  était un dessinateur de presse, auteur de bande dessinée et romancier américain. Lauréat du prix Pulitzer du dessin de presse en 1988 pour ses dessins publiés dans The Charlotte Observer et The Atlanta Journal-Constitution en 1987, il est également de 1981 à son décès l’auteur du comic strip familial humoristique Kudzu1.
Il retrace ici toute une époque, trouble, pleine de non-dits, de soupçons et de positions ambiguës, mais aussi de courage, de droiture et de passion. Celle de la lutte pour les droits civiques. Avec une intrigue haletante et des personnages d’une rare humanité, Doug Marlette signe un chef-d’oeuvre, à classer entre les romans de John Grisham et de Tom Wolfe.
Extrait : 
« Emily regarda Carter en fronçant les sourcils tandis que tout le monde se levait. Elle savait qu’il avait reçu des courriers haineux et des menaces de mort au début de sa carrière pour avoir pris des positions impopulaires dans le Sud. Cependant, il n’avait jamais évoqué sa jeunesse dans le Mississippi, du moins pas en lien direct avec ces événements historiques. Carter vit à son expression qu’elle venait de comprendre qu’il lui avait caché quelque chose. Il n’avait pourtant jamais eu l’intention de dissimuler quoi que ce soit. Mais comme beaucoup de journalistes, il ne savait pas raconter une histoire quand elle le concernait. »

Les emotion livre Cécile

 Les émotions livresque de Cécile

Magic Time de Doug Marlette.

 

Inspirée d’un fait réel, cette enquête haletante maquillée en thriller plonge dans l’histoire politique violente et ségrégationniste de l’Amérique pour en tirer une poignante leçon d’humanité…
1990, à Troy, Mississippi. Le journaliste Carter Ramson revient dans sa ville natale où, en 1964, il a perdu son premier amour, Sarah, victime du Ku Klux Klan. Son père, le juge Mitchell Ransom, avait conduit le procès et obtenu la condamnation à perpétuité de deux membres du clan. Lorsque l’un des deux prisonniers finit par parler et désigner les vrais responsables, Carter décide d’enquêter.

J’ai découvert les Etats-Unis, il y a 20 ans, dans le cadre d’un programme d’échanges. Enfin pour être plus précise le Mississippi, et les étudiants, que nous étions, étaient effarés par la séparation entre les communautés et par le racisme de tout part ambiant même dans le milieu universitaire … A travers l’histoire d’un procès dans les années 90  d’un meurtre de militants des droits civiques, Magic Time nous donne à comprendre ce Mississipi.  Magic Time, ce sont aussi les amitiés, les amours, l’éveil des esprits sur fond de violence et de terreur qui vous embarquent dans le Mississippi sur une période de 20 ans.

Magic Time explique malheureusement aussi  le Charlottesville aujourd’hui, le bras de fer de Trump et des sportifs de la NFL et l’incapacité des USA à tourner les pages douloureuses de son passé dont les combattants semblent ne jamais pouvoir baisser les armes. Les étudiants que nous étions alors ne pensaient pas que 1967 résonnerait encore si vivement en 2017. Lire Magic Time, c’est amorcer une compréhension grâce à une « petite » histoire qui raconte la grande.

« Carter prit une profonde inspiration. Troy avait vu naître au moins deux champions de renommée internationale (…). Mais ces enfants du pays couronnés de succès représentaient l’inconvénient d’être afro-américains. La ville avait attendu plusieurs décennies avant de donner leur nom à des rues et encore dans le quartier historique noir. Et quand elle avait décidé d’ériger une statue à l’un de ses habitants, elle leur avait préférée un idiot patenté qui se trouvait être blanc. Bienvenue à Troy, Mississippi »

 

Comme un chien de Jack Ketchum


comme un chien JackLe livre : Comme un chien  de Jack Ketchum, Lucky McKee. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Jaillet. Paru le 20 septembre 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ; (275 p.) ; 24 x 16 cm.

 

4e de couv :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité.

Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…

 

L’auteur : Jack Ketchum, né en 1946, est considéré comme l’un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour « violente pornographie ». Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d’être tirés de ses œuvres.Jack Ketchum est l’auteur, notamment, de Une fille comme les autres et Fils unique. Aux côtés du réalisateur Lucky McKee, il livre le récit terrifiant, implacable, d’une famille au bord de la désintégration. Lucky McKee est réalisateur, acteur et écrivain, célèbre notamment pour son film May. Il a collaboré avec Jack Ketchum sur The Woman et sur I’m not Sam.

 

Extrait :
Ce matin-là, elle est allée d’abord vers Delia, puis vers lui. Robbie n’avait jamais vu sa sœur sourire comme ça, et jamais plus depuis.
Il sent encore la tiédeur de sa langue. Il se rappelle l’odeur de son haleine de chiot. Cette petite masse qu’elle formait entre ses mains.
Cette merveilleuse créature, toute neuve, parmi eux.
Un chien, c’est magique.
Et, au fond, ça ne fait rien qu’elle soit à Delia d’abord et à lui ensuite. Il a lu des choses à propos des chiens. Il sait qu’il y a celui qui reçoit les ordres et les transmet, et la meute. Robbie, c’est la meute. Par définition, maman et papa sont des chiens dominants – des alpha, comme on dit. Ils sont plus grands, ils parlent plus fort. Ils donnent les ordres.
Mais Caity n’a pas l’air très concernée. Elle a sa propre vision des choses. Elle bouscule les idées reçues. La voix qu’elle écoute en second dans l’ordre de fréquence et d’attention, c’est la sienne, pas celle des parents. Robbie s’en satisfait et, même, il lui en est reconnaissant. Sa place dans la meute est confortable.

 

Chronique de Lecteur

 

Le tuyau de Nico

A 11 ans, Delia Cross est une jeune actrice talentueuse. Elle vit avec ses parents et son frère jumeau, qui organisent leur vie en fonction d’elle. A la veille d’un contrat déterminant pour sa carrière, la jeune fille est victime d’un terrible accident dont elle sort défigurée. Sa mère, pour qui seul l’argent compte, met en scène sa souffrance. Seule Cathy, sa fidèle chienne, peut la protéger.

Jack Ketchum est un auteur qui avance masqué. Alors que tous ses collègues en font des caisses pour faire croire, au moyen d’un style boursoufflé, que leur histoire est bien plus horrible, terrifiante et pertinente qu’elle ne l’est réellement, Ketchum joue la carte de l’anodin. Il avance des faits qui n’ont l’air de rien et qui, en s’accumulant, forment un monstre. Une réalité intime, qui est aussi un fait de société admis de tous et qui, pourtant, est inadmissible. Il en donne un exemple ici avec l’histoire d’une famille américaine aisée, mais dont l’économie entière repose sur les épaules d’une petite fille de onze ans. C’est une réalité courante aux Etats Unis et ailleurs. Ça ne choque personne. Et pourtant, quand on prend le temps de s’y pencher…

Apéro Polar : La plume et le flingue


Salut les polardeux,

Le 25 novembre prochain, j’aurai la chance de recevoir 2 auteurs de polars.

Un apéro polar un peu particulier puisse son titre est La plume et le flingue.

Ce qui implique une petite explication.

Donc le 25 novembre prochain c’est :

Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

A l’occasion de ses fameux Apéros- Polar la bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons à venir à la rencontre de deux auteurs de polars donc la particularité est d’être avant toute chose flics à la ville !

Ces policiers qui dégainent leur plume.

Jamais les policiers n’ont été aussi nombreux à écrire des polars.

Flic le jour, écrivain la nuit.

Personnages, intrigues: leur métier leur fournit une formidable matière. Mais pas que…

On va leur demander si leur quotidien fournit leur imaginaire. Où si au contraire leur imaginaire leur permet d’échapper à leur quotidien.

Bien sur ils nous parleront de leur métier de flic.

Ils auront j’en suis certaine, de nombreuses anecdotes à nous raconter.

Aussi cette rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey est, sans doute, la première d’un cycle d’Apero Polar : Flics et auteurs. Car nombreux sont les flics passés du flingue à la plume.

Je sais qu’Olivier Norek viendra à la bibliothèque, il me l’a promis. J’espère aussi que Danièle Thiery passera en voisine. Je compte bien que ce grand flic, le commissaire Thiery vienne parler à mes lecteurs.
Et puis il y en a pleins d’autres que je cite pèle-mèle ici mais que j’aimerai faire venir à la bibliothèque :
Pierre Pouchairet, Hervé Jourdain, Laurent Guillaume, Emmanuel Varle, Christophe Molmy, Jean Soubira, Eric Dupuis, Patrick Nieto et j’en oublie surement…
Je crois que chacun de ces policiers auront de belles histoires à nous raconter.


Et…
Nos auteurs justement :

Sacha Erbel et Didier Fossey

SACHA ERBEL :

Sous le pseudo de Sacha ERBEL se cache une fonctionnaire de Police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Diplômée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.

L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de s’exprimer.

L’Emprise des sens est son premier roman. Un thriller maîtrisé, poignant et efficace.

DIDIER FOSSEY

Didier Fossey est né le 11 décembre 1954, son père est policier, il lui inoculera le virus, car en plus d’écrire des polars, Didier fait partie de la grande maison, et ça se sent dans ses écrits.

De 1986 à 2000 il œuvre au sein de la brigade anti criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001 il est affecté au groupe de recherches et d’investigations – dans le 13è à Paris jusqu’en 2003 où il prend en charge le bureau de police administrative de cet arrondissement.

Les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard. Il se lance dans l’écriture de son premier polar, « Tr@que sur le Web » publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, « Ad Unum », en 2011, toujours dans la même maison d’édition. En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit « Burn-Out » aux Éditions Flamant Noir.

 

Les bouquins de Sacha Erbel et Didier Fossey

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici mon avis sur Burn Out de Didier Fossey

mon billet sur L’emprise des sens de Sacha Erbel

Vous pouvez aussi retrouver mes petits papotage avec Sacha ci dessous. Oui je sais nous avons été bavarde ! Mais… Sacha Erbel est mon gros coup de coeur de l’année.

Papotage Sacha 1

Papotage Sacha 2

Papotage Sacha 3

Alors venez tous, on vous attend nombreux à ce nouvel Apéro Polar spécial Flic et Auteur

 

Les corbeaux de la mi-automne de Thanh-Van Tran-Nhut


Souvenez vous, le mois dernier, je mettais à l’honneur

Tranh Van Tran-Nhut

Aussi aujourd’hui je vous propose de découvrir un de ces fameux polar historique.

A travers le post-it de la bibliothécaire

Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de Tranh Van Tran-Nhut

Belle découverte à vous ami(e)s lecteurs zé lectrices.

Le livre : Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de  Tranh Van Tran-Nhut. Paru le 5 mai 2011 chez Philippe. Piquier. 19,80€ ; (420 p.) ; 21 x 13 cm.

Présentation de l’éditeur :
Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d’Asie, peuplés d’Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.
Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l’Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d’aisance, alors que le mandarin Tân s’active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu’une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.
Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l’Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d’une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Extrait :
 – Tu crois que les prêtres taoïstes vont nous donner des gâteaux ? demanda Oisillon, dubitatif.
– Sans aucun doute. Ils ne sont pas fous. Nourrir le poussin fera accourir la poule, ils le savent bien.
Du haut de ses six ans, Oisillon fit une moue d’incompréhension. Tambour eut un haussement d’épaules impatient.
– Cela veut dire que s’ils nous soignent, on en parlera à nos parents, qui viendront faire des offrandes plutôt chez eux qu’au temple taoïste concurrent.
– Mais on ira bien aux deux temples quand même ?
– Évidemment, il faut entretenir la tension entre les prêtres du Crapaud à Trois Pattes et ceux des Huit Immortels.
Tambour, à dix ans passés, savait de quoi il parlait : sa mère, tenancière de gargote, n’hésitait jamais à donner les invendus sucrés à ses camarades de classe. Accoutumés à ses fleurs de gélatine au lait de coco, les gamins entraînaient leur famille chez elle à la première occasion, générant un chiffre d’affaires non négligeable. A progéniture gourmande, parents insatiables, aimait-elle répéter en comptant ses sapèques

 

Tran-Nhut :  Les sœurs Tran-Nhut sont les auteurs d’une série d’enquêtes menées par le mandarin Tân et son acolyte, le lettré Dinh, dans le Viêt Nam du XVIIe siècle.

Biographie

Les sœurs Tran-Nhut sont nées au Viêt Nam en 1962 pour Thanh-Van, en 1963 pour Kim. En 1968, elles s’installent aux États-Unis avec leurs parents. Trois ans plus tard, elles arrivent en France où elles feront le reste de leurs études. Thanh-Van repart aux États-Unis en 1980 pour revenir en France quelques années plus tard avec un diplôme d’ingénieur en mécanique du California Institute of Technology. Entre-temps Kim intègre l’École normale supérieure (Paris) en physique.

C’est en 1999 qu’elles se lancent dans l’écriture à quatre mains. De ces séances est issu le mandarin Tân, jeune magistrat d’un Viêt Nam historique. Une « figure mythique de la famille », leur arrière-grand-père maternel, reconnu pour avoir accédé très jeune aux fonctions de mandarin, servira de modèle au héros du roman. « Le Temple de la Grue écarlate » sera publié aux éditions Philippe Picquier la même année.

En 2002, Thanh-Van part pour un voyage autour du monde qui la mènera du Kenya aux glaciers de l’Alaska.

Depuis 2003, Thanh-Van continue seule la série des enquêtes du mandarin Tân. De son côté, Kim s’est lancée dans le polar d’aventure pour adolescents.

Extrait

Quoi qu’il en soit, en cette nuit de fête de la Mi-Automne, il y avait fort à parier que les deux temples avaient quelques douceurs en réserve pour les gamins qui s’y rendaient en bandes joyeuses. Tambour imagina des gâteaux de lune aux bords festonnés, farcis d’une pâte aux graines de lotus constellée de gingembre confit, où des morceaux de saucisse chinoise gravitaient autour d’un jaune d’oeuf salé. Cette évocation, ravivant l’odeur des feuilles de lime et d’eau de rose, l’incita à presser le pas.
Tambour voyait ses amis devant eux, lanterne au poing et chansons aux lèvres, une nuée rouge cerise et jaune citrouille qui s’éparpillait dans la nuit comme une farandole de lucioles en quête d’aventure. Par hasard, il s’était retrouvé à bavarder avec le petit Oisillon qui trottinait à ses côtés, visiblement à bout de souffle. Il avait un peu pitié de ses jambes courtes et de ses joues échauffées, mais il ne fallait pas trop traîner sur le chemin bordé de banians noueux. Tambour tenta de le houspiller :
– Allons, dépêche-toi un peu, sinon les autres vont tout manger.
– Je fais ce que je peux ! Cette lanterne pèse plus lourd qu’un chat.
Tambour secoua la tête. Oisillon, pour imiter ses aînés, avait choisi une énorme lanterne qui ballottait au bout de la canne de bambou. L’armature en jonc, habillée de papier écarlate, dessinait les contours ronds d’un lapin avec, à la place du cœur, une flamme de bougie papillotant au vent.

Le post-it de Ge, la bibliothécaire

Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de Tranh Van Tran-Nhut

Résumé et avis :

Avec cette huitième « Enquêtes du mandarin Tân », Thanh-Van Tran-Nhut nous plonge dans l’atmosphère trouble qui accompagne le déclin de l’empire vietnamien, au début du XVIIe siècle.

Pour le mandarin, la Fête de la mi-automne avait pourtant bien commencé. Un jeune sbire a renouvelé l’exploit légendaire d’abattre 9 corbeaux en plein vol. Mais pendant la fête, un enfant disparaît.  Le jeune garçon est retrouvé noyé le lendemain de la fête de la mi-automne Peu de temps après, des bonzes en colère dénoncent la profanation de leurs temples, les statues divines et les toilettes des deux temples bouddhistes et taoïstes sont vandalisées.

Ces deux affaires, qui a priori n’ont rien à voir entre elles, vont mobiliser les efforts du mandarin Tân et de ses aides, le lettré Dinh et le sbire Khoa. C’est deux là vont se révéler d’un secours précieux car ils sont tous deux dotés de pouvoirs hors du commun.

Le premier est capable de mémoriser dans ses moindres détails un document aperçu quelques secondes seulement, le second est doté d’un sens olfactif super développé, il visualise les odeurs.

Et puis il y a aussi le docteur Porc chargé des autopsies et féru des dernières découvertes de la médecine légale du XVIIe siècle.

  Le mandarin et ses acolytes vont mener une enquête à travers légendes et événements historiques., celle ci va déboucher sur une chasse au trésor, et révélera les sombres desseins politiques de dignitaires avides de pouvoir.  Abondamment documenté, ce « polar historique se lit d’une traite, tout en nous ouvrant l’esprit  » vers des pans méconnus de l’histoire de l’Asie du Sud-Est.

De plus l’auteur, comme souvent dans ses précédents roman, nous régale avec des recettes et des plats exotiques qui nous font saliver de bonheur. Et en prime la description des « paysages olfactifs » du sbire Khoa est un pur moment d’anthologie, que n’aurait pas renié l’auteur du « Parfum« …
Un vrai délice que ce merveilleux roman.

Ce titre à reçu prixThierry Jonquet 2011.

Ne louper pas, non plus,  les notes historiques en fin d’ouvrage qui apportent elles aussi de précieux renseignements sur sur l’histoire, les traditions, les légendes et les comportements au Dai-Viêt en ce XVII tourmenté.

Extrait :

Alors que Monsieur San le faisait monter sur une estrade festonnée de lampions, Khoa chercha des yeux Mademoiselle Lys qui avait quitté le groupe de musiciens. Du fond diffus des odeurs le jeune homme tenta d’isoler la signature perlée de la jeune fille.

Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1


Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1

 

« Venez, mais venez autour du grand feu, une bonne soupe de citrouille est là aussi pour vous réconforter

Asseyez-vous, venez écouter ce qu’un Fée et une Magicienne ont a vous conter ce soir. »

« Entre Ti Bon Ange, entre et n’ait pas peur »
Ici on va raconter l’histoire d’une enfant
Aby qu’on la nomme
Ici va se jouer le premier acte de sa vie
Mais attention car Aby n’est pas seul
Il y a sa Mah, et aussi ses sœurs
Il y a son Pah, lui non plus n’est pas seul, ils y a des monstres dans sa tête
Il y a aussi sa boko d’amour, oui sa Jaja
Et avec sa Jaja il y a les Loas.
Tu ne connais pas les Loas, aïe, c’est dommage,
Remarque avec la fée Stelphique, on veille, on est là pour vous protéger
Oui parce qu’on te l’a pas dit, on est ici en Louisiane, dans le marais.
Et Aby et sa famille sont des nègres du Sud, de ces enfants descendants d’esclaves.
Et chez eux aussi la magie est très présente, très forte.
Empreinte de catholicisme mais surtout de vaudou
Oui entre Ti Bon Ange
Vient découvrir Aby
Mais suis bien les conseils de Stelphique la Fée et de Ge la Magicienne.
Sinon, tu risque d’y laisser une partie de ton âme « 

@Blog de kujira Poupée vaudou

Autour d’une soupe bien réconfortante au potiron, une Magicienne et une Fée vous font part de leurs impressions sur la première partie de lecture de Aby, de Monsieur Fabrice Liégeois…
(Attention, les parenthèses sont la retranscription d’une voix éthérée qui se mêle de leurs conversations…Nous sommes désolées de la gène occasionnée, surtout si elles suscitent des frissons incontrôlables…)
(Frissonne de peur, je suis un Lwa…)

A la nuit tombée, le Pah devient monstre…Aby, en tremble de peur…

Bizarrement, de grandes forces s’en mêlent…Aby, sent leur puissance…

Yepa! Tous aux abris….Aby, va regarder le Mal dans les yeux…

 Ahhhhhhhhhh les Loas sont là… Bouh, ils vont hanter tout ça…Y‘a plus qu’à se cacher…

(Tu pourrais bien en mourir…)

Une première partie qui pose les bases d’une histoire hantée par des démons de tout genre. On en redemande de ces légendes de la Louisiane, de ce folklore créole, de ce langage « particulier »…

Alors revenez nous voir la semaine prochaine.

 Aby reviendra aussi.

Promis.

En attendant vous pouvez retrouver la Fée Stelphique dans son antre *****Mon féerique blog littéraire!!!!!*****

Mais aussi me retrouvez ICI sur « Collectif Polar, chronique de nuit » et chez » A vos crimes »

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien by OPH


Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 2, La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 15 juin 2016 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan noir poche.
 4e  de couv : 

La frontière des ténèbres

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 


Le OFF de OPH

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien

Après « l’évangile des ténèbres », tome 1 de la trilogie, j’ai replongé avec Jean-Luc Bizien au coeur des deux Corées, sœurs ennemies, avec ce tome 2 « la frontière des ténèbres ».

Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…

Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

Maintenant il me tarde d’entamer le tome 3: « le berceau des ténèbres » et d’achever cette trilogie avec laquelle je prends grand plaisir à voyager, au sens propre comme au figuré….

Merci Jean-Luc 😉

 

La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski


Le livre : Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski. Paru le 3 mai 2017 chez Independently published dans la Collection : Commandant Pauline Rougier. 19,99€, (407 p.) ; 14 x 3 x 21,6 cm.

4e de couv : 

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris, il a 3 enfants et 2 petites filles. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser mes valises pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours. Son goût de la lecture, acquis dès le plus jeune âge, ne l’a jamais quitté. Lecteur compulsif, il a d’abord dévoré les Jules Vernes, puis des auteurs tels que Connelly, Mankel, Deon Meyer, Grisham, Kellermann, ou encore Adler-Holsen ou Indridasson. ‘Écrire pour pointer du doigt les dysfonctionnements de notre société’
Extrait :
«  L’homme ne put s’empêcher de sourire. Il était toujours fasciné par la cupidité de ses semblables. On pouvait trahir. Après tout certaines causes pouvaient le justifier. Mais juste  pour de l’argent, cela lui semblait si…court. Quel manque de hauteur. Si tu savais combien les petites traîtrises peuvent alimenter une cause que te dépasse, tu en serais le premier surpris. »

L’accroche de Miss Aline

Menace Blackstone,

Sylvain PAVLOWSKI

 On peut avoir peur de ce livre : manipulation des opinions politiques, financiarisation du monde etc. Et puis non, tout y est expliqué de manière simple, abordable. On n’est pas noyé. Du coup ta lecture se détend, autant qu’elle peut l’être dans le contexte de ce bouquin. Parce qu’il est tout de même flippant par ce qu’il  suggère de possible, voire de déjà de ce monde.

On fait la connaissance du Commandant Pauline Rougier qui dirige la Brigade Antiterroriste. Elle est efficace dans son boulot, elle fait régner la discipline au sein de son équipe sans prise de tête. Mais Pauline traîne une douleur difficile à gérer. Elle l’a cache du mieux qu’elle peut. Elle va mener l’enquête sur l’attentat qui vient de se produire à Paris, elle est loin de se douter de là où cela va la mener.

On met dans l’équation un génie de l’informatique en la personne de Thomas Delvaux. En dehors d’être un crac en informatique, il a une gentille petite famille. Thomas va  tomber sur un truc énorme en scrutant ses ordinateurs.  Au début il ne sait pas trop où il met les pieds et puis tout se dessine et il voit l’impensable être sur le point de se réaliser. Pour l’épauler il fait appel à son ami journaliste Jack Campbell au New York Time. Jack a un ennemi juré : la bouteille !

Tout  ce petit monde va se retrouver autour d’un même but : empêcher le monde de basculer. On se bat dans la rue, on se bat à coup de milliards,  on se bat via le net, on se bat contre soi. C’est une lutte de tout les instants, si tu te relâches, t’es fini (ou presque).

L’auteur prend le temps de poser les choses, les personnages. Tu avances « tranquillement » dans ta lecture jusqu’aux dernières pages ou tu vas trembler avec eux. Vont-ils réussir ? Comment leur personnalité, leur comportement vont-ils se  trouver changé à cause de ces événements ?

Ce livre dit tout haut se qui se passe tout bas.

 NDLR : Nous devrions bientôt retrouver Sylvain Pavlowski et miss Aline pour une petite papote d’auteur.

En attendons ce soir, nous retournerons au Festival sans nom sous le regard d’une novice.

A très vite donc !

Ge porte flingue de Collectif Polar