Tu ne dormiras plus – Eric Dupuis


Le livre :  Tu ne dormiras plus de Eric Dupuis . Paru le 7 mai 2018 chez Ravet – Anceau . 13€ (328 p.) ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

CAVALE MEURTRIERE DANS LE BASSIN MINIER

Le major de police Iwan Kaczmarek est en danger : François-Xavier de Montjarrieux vient de s’évader de prison et le menace. Malgré tout , le flic doit avancer sur son enquête en cours. Avec le lieutenant Belinda Bordas , il traque dans le Pas-De-Calais le « barbare du bitume », un tueur sanguinaire qui s’en prend aux automobilistes.

Dans le même temps, une chute de silo puis des explosions dans un centre de stockage de munitions sont signalées. Des indices laissent penser qu’un attentat se prépare sur le Paris-Roubaix, ravivant le souvenir du gang de Roubaix qui a sévi des années auparavant.

Pris dans ce tourbillon de violence , Kaczmarek s’en sortira-t-il

L’auteur : Natif du Pas-de Calais, Eric Dupuis, puise dans son expérience de policier pour écrire ses polars. Conseiller technique pour le cinéma et la télévision, il est passionné par le Krav-maga, discipline qu’il enseigne depuis de nombreuses années.

 

 

 

Extrait :
 « – Vérification faite, j’ai appris que cette cellule était celle de François-Xavier de Montjarrieux…
Vu la profondeur de chaque lettre, gravée avec une fourchette ou une brosse à dents élimée, j’imagine le temps passé à ressasser sa haine en effritant ce mur. Je te laisse découvrir la fresque.
Iwan pénétra dans la cellule et prit connaissance de l’inscription. Le fait qu’elle soit, à l’époque de son incarcération, dissimulée derrière un poster expliquait pour quelles raisons aucune information n’avait transpiré de la part des matons. Elle lui fit froid dans le dos.
Tremble Kaczmarek.
Bientôt, tu ne dormiras plus.

L’accroche de Miss Aline

 Tu ne dormiras plus, Eric Dupuis

Après Aussi noir que le charbon et Devoir de mémoire, on retrouve le major Kaczmarek au cœur d’intrigues pleine de rebondissements.

Iwan va devoir donner de sa personne sur tous les tableaux. D’abord mettre sa famille à l’abri car son pire ennemi François-Xavier de Montjarrieux est en cavale. Pas de doute il va vouloir se venger alors autant de pas rester à sa merci. Sur le plan professionnel,  il y a du pain sur la planche pour Iwan et son équipe dirigée par le lieutenant Bélinda Bordas. Un tueur en série est en train de défrayer la chronique : le tueur du bitume. Qui est-ce ? Quelles sont ses raisons d’agir ?

Des mafieux se font descendre. Règlement de compte, guerre de territoire ?

Des explosifs sont volés. Menace d’une action terroriste ? Un jeune flic en est convaincu. A tort ou à raison ?

Y-a-t-il  lien entre toutes ces faits ?

En toile de fond Constantini qui traine ses guêtres, toujours là celui-là.

Eric Dupuis nous entraine dans le quotidien policier où il te faut être sur tous les fronts et garder la tête froide. Il se « plait » à nous transporter d’une enquête à une autre et comme les flics de son roman tu te perds. Puis les choses se mettent en place doucement, au rythme des enquêtes. Les indices s’entremêlent et le tableau se dessine.

Les protagonistes du roman ont de fortes personnalités. Ils marquent par leurs désirs du travail bien fait, dans cette obstination à servir et défendre. Il faut faire face au mal qui est tout aussi obstiné à aller au bout du sacrifie. Au milieu tu trouves des personnes ambigüe au mental dérangé. Un élément important t’est donné, il reste dans un coin de ta tête mais tu ne parviens pas à trouver sa place dans le puzzle. Tu l’oublies mais pas l’auteur  qui va dans les dernières pages te faire une révélation qui te laissera sans voix.

Ce roman est différent des opus précédents. D’abord il te fait revivre la vague d’attentats qui a touché notre pays, laissé des cœurs meurtris, un sol souillé du sang des innocents. Un pays qui se lève comme un seul homme, chacun voulant être « je suis Paris », « Je suis policier », etc. Il t’ancre dans la réalité.

Ensuite il y a Kaczmarek qui évolue, qui essaie de maitriser ses démons. Je ne peux pourtant m’empêcher de chercher la faille.

Et puis Constantini toujours sur le pont malgré une retraite validée. Il me paraît sombre, il cache certaines choses  et est manipulateur, à mon sens.

Il me semble que le mot fin ne s’inscrit pas tout à fait dans la vie de Kaczmarek, on le retrouvera.

Ça ne peut pas se terminer ainsi, trop simple. A quand un nouvel opus Eric ?

Je remercie les Editions Ravet-Anceau et particulièrement Emmeline, Responsable Communication, pour ce SP. Merci également  à Eric qui est toujours disponible pour ses lecteurs/lectrices sur les salons. Merci de me montrer Kaczmarek sous un autre jour !

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Parasite – Arnaud Codeville


Le livre : Parasite d’Arnaud Codeville – Paru le 17 janvier 2019 – autoédité – Le prix broché 16 € – epub … €( 412 pages) ; format 20 x 13 cm

 

4ème de couverture :

Au cœur de la forêt de Raismes, près de Valenciennes, quatre adolescents repèrent un monastère en ruine. Ils y découvrent une crypte condamnée où résonnent encore les rites d’un culte païen. Ils ne sont pas seuls ; Tapie dans l’ombre une menace les guette.

 

 

L’auteur : Arnaud Codeville né en 1980 dans le nord de la France, ce jeune graphiste et web designer est avant tout un passionné. Adolescent, il découvre le cinéma horrifique et comprend immédiatement que cet univers va prendre une place importante dans sa vie. Il aime avoir peur.À 17 ans, Arnaud croise la route du jeu de rôle L’appel de Cthulhu . Il dévore dès lors les textes de H.P. Lovecraft, devient maître de jeu et écrit ses propres scénarios.

 

 

 

 

 Extraits :

« Ben gravit les escaliers en courant et lorsqu’il découvrit l’état dans lequel son père avait laissé sa chambre, il crut tomber en syncope. Tout était sens dessus dessous. Le bureau était désossé, tiroir et contenu, renversés. Les livres de sa maigre bibliothèque étaient à terre et tous ouverts. Certains avaient le dos déchiré comme si on avait essayé de révéler un secret caché dans leurs entrailles. Par chance, ceux que Samuel lui avait prêtés étaient encore intacts. L’armoire dépouillée de vêtements et même le matelas avaient été retournés. Qu’est-ce qu’il espérait trouver ? des faux billets, de la drogue… et quoi ? des armes ?
L’attitude de son père reflétait bien la confiance que celui-ci lui portait : proche du néant. Ben le savait. Il redressa son lit qui retomba lourdement sur le plancher. Il replaça le matelas et s’assit un instant pour remettre de l’ordre dans ses idées. Les coudes sur les genoux, il balaya la pièce du regard. Depuis des mois, la famille ne vivait plus que sur l’indemnité versée par la société minière après le licenciement de son père ; le peu que possédait Ben avait donc beaucoup de valeur pour lui. Il avait toujours pris soin de ses affaires ; voir son antre, son refuge, son havre de paix dans cet état-là était pour lui une véritable souffrance. Il se leva et commença à rassembler les morceaux de planches de son bureau. Sa poubelle aussi avait été retournée. Parmi les détritus, il aperçut un bout de papier chiffonné. Il tendit la main pour le ramasser.
C’était un mot d’Alexandre. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Parasite – Arnaud Codeville

Je ne suis pas fan des romans fantastiques mais j’avais lu avec plaisir les deux premiers d’Arnaud Codeville et j’avais aimé son écriture. Je le remercie donc de la confiance qu’il m’a témoignée en me permettant de lire celui-ci.

D’abord une riche idée que de situer son action sur la Trouée d’Arenberg, tout le monde connait ce lieu, grâce au Tour de France, par tous temps c’est devenu mythique et son environnement minier dévasté est maintenant bien ancré dans notre inconscient collectif. Pourtant on n’y a pas froid en cet été 1982, alors que commence l’aventure de cet étrange « club des 4 » cyclistes adolescents, avides de découvertes et d’étrange.

Une quinzaine d’années plus tard nous retrouvons Ben, jeune veuf confronté à un deuil difficile, sous traitement et sujet à des hallucinations. Il va essayer de résoudre les mystères laissés sans réponse depuis cette terrible journée de 1982.

Symboles païens et religieux, envoûtement, phénomènes paranormaux parfois extrêmes (là c’est la mécréante qui parle) servent ce suspense bien rythmé.

Une écriture efficace, agrémentée de la fraîcheur de ces adolescents à la solidarité (presque) sans faille, prêts à prendre les risques qu’il convient à leur âge, au temps de leurs premières amours, confrontés aussi à la maltraitance indélébile.

Lu en version numérique.

 

 Extrait : 
Une référence à la tour de Sélénite …
« Il se leva et alluma le téléviseur d’un geste las. Une émission culturelle sur Antenne 2 relatait l’expédition macabre d’un groupe d’universitaires qui s’étaient rendus dans un phare en Loire-Atlantique. Ben s’y attarda quelques minutes, les paupières à moitié closes, lorsqu’une phrase prononcée par son père éveilla son intérêt : « Je te dis que les gosses sont tombés sur un autre conduit, un de ceux que l’équipe B avait trouvés avant de …  »
 
« Il se leva et éclaira des cartons rongés par l’humidité. Il en déplaça une bonne dizaine, délogeant ainsi une myriade d’insectes en tout genre. Il ne se laissa pas décourager, riva la lampe entre ses dents afin de bénéficier de plus de latitude dans ses mouvements. Au bout de cinq longues minutes, il découvrit avec nostalgie son ancien vélo. Celui-ci ne correspondait plus vraiment au souvenir qu’il en avait gardé : le cadre était rouillé, les pneus, grignotés par la moisissure, et les câbles pendaient comme de vulgaires spaghettis. Il caressa le guidon et fut projeté plus de dix ans en arrière.
La Trouée d’Arenberg… Chloé, Samuel et Alexandre… « Diable, qu’ils me manquent ! » lâcha-t-il dans un soupir. »

Sérial Belle Fille de Cécile Pellault, une papote de Maud et Ge


 Sérial Belle Fille de Cécile Pellault,

une papote de Maud et Ge.

Aujourd’hui avec ma soeurette, nous allons vous proposer notre ressenti sur le premier roman de Cécile Pellault.

Le livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

 

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.

Papote autour du premier roman de Cécile Pellault.

Sérial Belle Fille passé aux cribles par Ge et Maud

 

Geneviève : Ah voilà soeurette j’ai fini la lecture de premier roman de Cécile Pellault, notre Cécile et on va pouvoir en parler toute les deux. Génial ça !

Maud : 

Geneviève : Alors @Maud tu veux bien me dire ce que tu en a pensé ?

Maud : Coucou @Geneviève , très heureuse également d’avoir découvert Sérial Belle fille !!!

Geneviève : C’etait ton premier de Cécile ?

Maud : Oui oui mon tout premier de Cécile

Geneviève: C’est chouette de découvrir un auteur avec son premier roman aussi !

Maud : Oui j’essaie de lire les auteurs dans l’ordre. J’ai trouvé l’idée du thème très original, extravaguant et qui sortant de l’ordinaire !!

… et toi tes premières impressions ?

Geneviève : On explique le speech ?  Avant je veux dire

Maud : Vas y !!

Geneviève : Pas facile de le faire sans trop en dire

Maud : L’histoire de plusieurs femmes qui se regroupent pour parler de leur belle mère respective

Geneviève : Des belles mères plutôt envahissante dirons nous

Et puis à un moment ça va dérailler, partir en vrille et tout et tout…

Là je crois qu’on en a dit assez tu crois pas ?

Maud : Oui car elles ont un jeu pour se défouler… écrire sur papier ce qu’elles aimeraient qu’il arrive à leur belle mère…

J’ai aussi bien aimé la diversité de ces femmes, une mère au foyer, une working girl, une flic… Des personnalités, des vies et quotidiens très différents

Réunies autour d’un même soucis

Geneviève : Perso j’en dirai pas plus, vous l’aurez compris, on va vous parler de jeune femme qui ont besoin d’une soupape de délires pour supporter leur belle mère.

Maud : Comment tu les as trouvé ces femmes?

Geneviève : Oui moi aussi j’ai apprécié ce groupe d’amies.

Je dirai peut-être qu’elles n’en rien de provincial.

Maud : Je trouve aussi qu’elles évoluent… au fil des pages

Geneviève: J’ai eu l’impression que c’étaient des parisiennes, enfin des franciliennes. Avec la vie de dingue qui va avec !

Et tu as raison elles évoluent et pourtant le roman ne se passe que sur quelques jours

Maud : Géographiquement on est à Paris, et en banlieue oui

Geneviève: Oui c’est ce qui donne aussi le rythme du roman !

Maud : C’est peut être à cause de ce qui s’y passe pendant ces quelques jours qu’elles vont voir changer leur point de vue

Tout à fait d’accord pour le rythme !!!

Aussi la présence de nombreux dialogues participe à dynamiser l’histoire

Geneviève : Toi et moi on est comme ces jeunes femmes, moi en moins jeune. On est pris dans notre vie de tout les jours, métro, boulot dodo et on ne voit pas passer les semaines, aussi on arrive au moins à s’identifier à l’une d’entre elle cinq

Maud : Oui, dans les anecdotes énoncées on se reconnait forcément même qu’en partie dans les situations évoquées

J’ai beaucoup souri lors de cette lecture justement… en me disant « tient ça me dis quelque chose »…

Geneviève : Les dialogues, parlons-en ?

Moi j’y est retrouvé l’humour de Cécile !

Comme toi j’ai beaucoup souri

Maud : Moi j’ai trouvé que leur fréquence donnait vie au livre, beaucoup d’échanges, de sarcasmes, d’humour, même si parfois noir

Geneviève : J’ai même parfois franchement ri

Maud : Oui faut l’avouer !!!

Geneviève: Oui, on a envie d’être amies nous aussi avec ces jeunes femmes

Moi c’est VIc et Chloé qui m’ont le plus parlée

Maud : Chloé qui gère cette association de femmes, les écoute, les soutient ; en même temps qu’elle se décharge aussi de son fardeau personnel

Vic est aussi un personnage très intéressant, à la fois lucide et dépassée également

Geneviève :  

 Clhoé qui donne le la !

Et toi tu t’es retrouvé un peu dans ces 5 amies ?

Maud : oui tout à fait Chloé a le rôle de meneuse, d’organisatrice !!!

Geneviève: Un peu comme toi tu veux dire ?

Maud : Difficile de m’identifier à elles, n’ayant pas de belle maman actuellement. Mais je me suis reconnue dans certaines situation… Notamment celle de Vic

Geneviève  : 

Maud : Ha bon tu trouves??….

C’est toi la Cheffe !!!

Geneviève : Non c’est une question ?

Maud : Ouffff… soupire de soulagement…

A priori tu t’est identifiée à l’une d’elle ? Peut être juste une impression…

Geneviève : Hahaha, mais tu es une working girl toi aussi ! Tu sais ce que sais de travailler plus que raisonnable. De sacrifier une partie sa vie pour le boulot, à cause du boulot !

Elles ont toutes quelques chose de nous

Maud : oui oui un sacré cocktail !!!!

Geneviève : Sinon ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’elle prennent tout à leur tour la parole dés que la situation dérape

Maud : oui l’impression d’une responsabilité collective, une mobilisation !!

Geneviève : Un vrai groupe, une véritable équipe ! Solidaire. De vraies amies en sommes.

Maud : Oui chacune participe et du coup va faire en sorte que la situation ne se dégrade pas plus. Voir même essayer de l’endiguer. Solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments

Une très belle preuve d’amitiés va se jouer sous nos yeux

Geneviève : Voilà !

Maud : Elles vont ensemble chercher des solutions, se soutenir

Geneviève : C’est vrai que par les temps qui cours on a envie d’y croire. Croire à cette amitié presque adolescente.

Maud : oui le retour du côté juvénile quand elles prennent conscience de leur bêtise et qu’elles essaient de la réparer

Geneviève : Je trouve ça très frais ! pas toi ?

Maud : A la fois frais et réaliste. Tu parlais des dialogues tout à l’heure. Le fait qu’ils soient pas mal présent amène cette fraîcheur, grâce à l’emploi du langage parlé

Geneviève : Et les situations cocasses aussi

Maud : oui également. L’ensemble y contribue. Habituée à lire du noir, voir du très noir, cette lecture a été une bouffée d’oxygène !! Grâce à l’humour en particulier

Geneviève : 

Moi je ne connais Cécile que depuis 2 ans. Et Sérial Belle-Fille a été écrit ou en tout les cas publié en 2005. Aussi près de 15 ans après à travers ces mots, cette écriture je reconnais la Cécile d’aujourd’hui. Celle qui a su susciter de l’intérêt en moi.

Et oui elle a toujours cet humour mordant que j’aimerai avoir.

Cette imagination débridée presque sans tabou !Mais toujours très smart, presque British. 

Maud : C’est génial !!!! J’ai rencontré Cécile beaucoup plus récemment !! Oui son humour piquant me plait beaucoup !! Ses sarcasmes aussi

J’ai hâte de découvrir ses autres livres, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin de découverte !!

Geneviève : Mais derrière cette espèce de frivolité, de légèreté, elle sait parler de sujets plus profonds.

Maud : Oui le fait de dédramatiser les situations en employant le décalage, le sarcasme ou l’humour

Geneviève : Rien n’est superficiel dans son propos. Il y a une double lecture

Maud : 

Geneviève : J’ai personnellement trouvé ce livre follement féministe. Et pourtant ces jeunes femmes sont bel et bien de leur temps.

Maud : Oui elle soulève à travers des personnages qui ont tous le même point commun : la réaction du fils par rapport à leur mère aussi… ne pas se rendre compte que ça peut être invivable comme situation

oui oui livre écrit il y a 15 ans et encore d’actualité

et je le pense encore pour bien longtemps

Geneviève :  

Et au-delà, la place de la femme dans la société, dans la famille, dans la cellule familiale

Maud : oui au travers des différentes situations et position, la fille, la mère, l’épouse, la femme. Suivant le rôle qu’elle endosse

et l’amante aussi

Une femme a plusieurs vies dans une vie

Geneviève : oh oui de nombreux. Et… Heureusement l’amante aussi ! Femme simplement !

Maud : Oui !!!

En conclusion, tu dirais quoi?

Geneviève : Un bain de fraîcheur ce titre ! Une très bonne comédie !

Maud : Oui !!

Un peu de douceur dans un monde brut

Geneviève : Comme tu le disais tout à l’heure ce livre nous a fait du bien.

Maud : Oui une soupape

Geneviève : En plus moi j’étais en panne de lecture, une semaine sans ouvrir un livre. Et hop lu en 2 petite aprem et remis en selle pour d’autre aventure livresque. Merci Cécile !

Maud : C’est génial !! Excellente nouvelle !!!

J’ai été ravie d’échanger avec toi sur ce livre !!

Tu vas lire quoi après ?

Geneviève : Moi aussi sœurette, je suis contente que nous ayons pu discuter de cette lecture

Maud : A refaire !!! Sur d’autres aventures livresques alors

Geneviève

Maintenant je vais démarrer #Jenaipasportéplainte

Encore des combats de femmes à mener j’ai l’impression !

Bon sinon on recommande à tous le livre de dame Pellault ?

Maud : Oui et je pense que tu vas te régaler à le découvrir !!!

Recommandation faite pour Cécile

Pour son premier roman !!

Geneviève : Enfin moi j’ai adoré passé un super moment avec ses Sériales Belles-filles.

Maud :  Ca c’est ressenti !!! Je te souhaite une belle fin de journée et bonne lecture

Geneviève : Allez bonne soirée et belle lecture 😊😙

 Maud : 

 Geneviève : Et à très vite pour d’autres aventures et papotes livresque.

Au-delà des apparences de Sandrine Charron


Le livre : Au-delà des apparences de Sandrine Charron. Paru le  20 août 2018 chez Le Lys bleu éditions. 19.60€ ; (196 pages) ; 15 x 21 cm.

4’e de couv :

Juin 2003, une jeune femme est sauvagement mutilée et violée. Elle est laissée pour morte dans le garage de son domicile.
Juin 2014, Chabanière, petit village des côteaux du Lyonnais est sous le choc et fait face à un nouveau drame. Le cadavre d’un enfant de la commune est découvert dans un pré.
L’adjudant-chef Martin Bellamy et son coéquipier, l’adjudant Joseph Maurici de la Section de Recherches de Lyon, sont en charge de l’enquête qui s’avère complexe. Malgré les minces indices en leur possession, ils vont mettre à jour un lien entre les deux affaires. Mais lequel ?
Des personnages sombres et intrigants jalonnent les investigations des deux enquêteurs. Les apparences trompeuses, le mutisme ou encore le passé troublant de certains protagonistes de l’histoire vont-ils compromettre les avancées de cette enquête captivante ?
C’est dans ce climat oppressant et inquiétant que Martin et Jo explorent méticuleusement et sans relâche, toutes les pistes exploitables afin de reconstituer ce puzzle macabre.
Un sujet dérangeant, dont le lecteur ne sortira pas indemne…

L’auteur : Depuis son enfance, Sandrine CHARRON a une passion dévorante pour l’écriture et possède également une imagination débordante. Quoi de plus normal, pour un Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles, en fonction dans la région lyonnaise dont elle est originaire ?
Afin de se défaire du merveilleux monde des Bisounours et autres lutins, qui anime ses journées, elle aime se plonger dans des univers sombres et abominables où les psychopathes les plus monstrueux règnent en maîtres.
C’est en côtoyant ces deux univers terriblement opposés, que son premier Polar Noir a germé dans son esprit, pour se concrétiser quelques mois plus tard.
Un parfait paradoxe.

 

Extrait :
L’adjudant Joseph Maurici quarante-quatre ans, est d’origine sicilienne et complètement extraverti. Il parle fort et mouline des bras dès qu’il prononce un mot. C’est automatique. Comme tout bon italien qui se respecte. Joseph est fier de ses racines méditerranéennes, mais il ne supporte pas son prénom. Il se fait appeler Jo. C’est bien Jo ! Sa stature moyenne, mais plutôt musclée, ne donne pas vraiment envie de s’y frotter. Il est passionné de sport tout comme Martin. C’est bien leur seul point commun. Il passe des heures à cogner sur des sacs de frappes, en salle de boxe. Il aime s’y rendre régulièrement. Jo apprécie aussi les rencontres qu’il peut y faire. Des jeunes, des moins jeunes. Des hommes, des femmes. Certains prennent le punching-ball pour un défouloir, un psychologue. D’autres, comme Jo, pratiquent la boxe comme ils pratiqueraient un autre sport, pour entretenir leur corps. Les femmes recherchent davantage un moyen de défense, efficace ou pas. Intérieurement, il ne leur souhaite pas d’avoir à subir une agression, afin de vérifier si les cours leur sont profitables. Néanmoins, elles auront acquis quelques bases et notions qui pourront toujours être utiles. 

Le sach’Avis de Sacha

Le « tadaaaaa!!! » du jour:

Le « tadaaaaa!!! » du jour:
Le 1er polar de ma copine Sandrine Charron. Bravooooo, 🤗une belle réussite ! Une histoire terriblement originale (muhahaha😈) et des dialogues très réussis et naturels.😁
Que de chemin parcouru depuis notre rencontre au salon des polars du Chat en 2017!
Encore une fois, je ne te dirai pas le pitch (trop peur d’en dire trop!), mais ce que je peux te dire, lis le, pis c’est tout!😜

Chacun sa vérité de Sara Lövestam


 

 Le livre : Chacun sa vérité : une enquête du détective Kouplan de Sara Lövestam. Traduit du suédois par Esther Sermage. Préface de Marc de Gouvenain. Paru le 3 novembre 2016  Robert Laffont ; La Bête Noire.  19€  ; (287 p.) ; 23 x 14 cm

Rééditer en poche chez Pocket le 11 janvier 2018. 6€95 ; (301 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. »

Kouplan, détective sans-papiers

Depuis trois ans, Kouplan est en « situation irrégulière ». Sa demande d’asile a été rejetée par la Suède mais il ne peut rentrer dans son pays, l’Iran, sans risquer sa vie. Dans l’attente d’un avenir meilleur, il lui faut échapper à la vigilance quotidienne des autorités, tout en gagnant assez d’argent pour subvenir à ses besoins : ex-journaliste, il songe à poursuivre dans l’investigation. Un jour, il propose ses services sur Internet et une femme lui répond : sa fille de six ans a été enlevée. Cette enquête va le précipiter dans le Stockholm underground, ces recoins de la ville où les clandestins sont des proies faciles pour les criminels…

 

L’auteur : Née en 1980, Sara Lövestam était professeur de suédois pour les immigrés avant de devenir journaliste et écrivaine à plein temps. Elle écrit notamment une rubrique pour l’important magazine gay QX. Pour son premier roman, Différente (Actes Sud, 2013), elle s’est vu décerner le prix du Swedish Book Championship. 

 

Extrait :
Prologue

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UNE PLUIE BIZARRE TOMBAIT le jour où on a enlevé Julia, un fin crachin qui vous mouillait peu à peu, insensiblement. Julia l’avait dit, d’ailleurs :
— Regarde la pluie, maman ! Elle ne fait pas plic ploc, les gouttes ressemblent à des moustiques ou à… Ça s’appelle comment, déjà ? les petites bêtes qui volent ? Maman ?
Lorsqu’elle a levé son nez mouillé, la capuche de son blouson imperméable est tombée en arrière pour la quinzième fois. Je la lui ai remise d’un geste qui, a posteriori, me paraît sans grande affection ni tendresse, et je lui ai pris la main.
— C’est à des moucherons que tu penses ? Allez, viens, Julia, on est un peu pressées, tu sais.
Elle s’est libérée de mon emprise et s’est obstinée, comme elle le faisait souvent dans ce genre de situation. Comme elle le FAIT. Comme elle le FAIT souvent.
— Ah ! oui, c’est ça, des moucherons.
J’ai tellement pensé à ces mots… Les dernières paroles de ma fille en ma présence : « Ah ! oui, c’est ça, des moucherons. » Comme si elles recelaient un indice quelconque.

 

Le post-it de Ge

Pour gagner sa vie tout en restant sous les radars, Kouplan propose ses services comme détective privé. Se faire invisible, évoluer dans la jungle du Stockholm underground, il connaît : ancien journaliste d’investigation dans son Iran natal, Kouplan est sans-papiers. La fillette de sa première cliente a disparu. Pour une raison mystérieuse, elle aussi souhaite éviter l’administration… Dès lors, de bête traquée, le clandestin se fait chasseur.

Premier volet de la tétralogie Kouplan, Chacun sa vérité a reçu le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

Sara Lövestam n’en ai pas à son coup d’essai, elle a déjà écrit plusieurs romans, tous traduits dans de nombreuses langues.  Même si ce quatrième roman est bel est bien un premier roman policier. Pour notre jeune auteur, c’est la première fois qu’elle s’attaque à ce genre si particulier et elle le fait avec brio. Grâce à des personnages souvent en marge ou en quête d’identité, elle réussit à mettre subtilement en lumière les enjeux de société actuels et amène ses lecteurs à questionner l’ordre établi.

Son talent est salué par la critique, unanime, et par son public, toujours plus fervent. En 4 livres elle a déjà reçu deux prix, c’est dire !

 » Sara Lövestam fait sensation en Suède !  » Emily Barnett, Grazia
 » Une véritable bouffée d’air frais sur la scène policière scandinave.  » Ulrika Johnsen, QX

Personnellement j’ai adoré ce personnage atypique ‘enquêteur. Kouplan a quelque chose de vraiment singulier, de totalement humain. A travers lui, l’auteur porte un regard extérieur aux problèmes  de l’exclusion, la peur de l’autre, de ce qui nous est différent, la xénophobie mais aussi le racisme plus ordinaire.

Elle nous amène à réfléchir au modèle de société que nous voudrions voir pointer son nez. Sur notre avenir, sur le savoir vivre ensemble. Mais aussi sur notre modèle économique qui semble à bout de course.

A travers les yeux Kouplan, c’est nous qui nous interrogeons.  quel positionnement avons-nous face au chômage, à l’exclusion,  aux économies parallèles et sa délinquance. Face à la situation actuel de notre monde qui déverse chaque jour sa cohorte d’immigrés et de réfugiés.

Je vous l’avez dit, Kouplan est singulier, c’est notre part d’humanité qui parle à travers lui !

1974 – Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Miss Aline qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

 

 

 

 

L’auteur : Né en 1980, Arnaud Codeville est infographiste et développeur web. Il arrive à la littérature en passant par sa passion de toujours : les jeux de rôle qui le propulsent dans des univers hors du commun. En 2015, il sort son premier roman :La tour de Sélénite.

 

 

 

 

 

Extrait :
« Malgré la distance, Poirier put entrevoir le visage de l’interlocuteur du vieil homme et pendant l’espace d’un instant, il eut la nette impression qu’il lui était familier. Troublé, le policier tourna la tête et regarde Joël qui venait de s’allumer une Marlboro. Ce type là-bas avait de faux airs de …son collègue. Etait-ce là un vilain tour de son imagination ? se demanda-t-il en scrutant de plus en plus le visage de Joël. Ce dernier s’en aperçut et pivota vers lui, intrigué Stéphane voulut lui en faire part, mais se retient. Finalement, il secoua la tête pour enlever cette drôle d’idée, embraya et fit demi-tour. Dans un crissement de pneus, ils quittèrent la rue Jean Jaurès pour de bon. »

 

L’accroche de Miss Aline :

 

Une 4ème de couverture qui ne laisse rien présager du contenu du livre. Il y a le mot « hantée » certes mais pas de quoi ne pas lire le roman.

Quelques mots en prologue nous parlant d’une maison que l’on brûle intentionnellement à Sebourg. Un homme qui regarde le spectacle jusqu’au bout. « Hantée », maison…je tiens mon paranormale. Va suivre le développement des faits qui devrait m’amener là. Mais je  suis loin, très loin d’imaginer ce que je vais vivre en lisant ce roman.

 Je fais alors  la connaissance de Joël Masson, inspecteur de police dans le Nord de la France. D’emblée, il m’énerve à vouloir finir au fond d’une bouteille d’alcool. À se morfondre. Il a vécut un drame familial, il ne veut pas vraiment en parler. Qu’à cela ne tienne mais bouge toi mec. Le capitaine Lassard va l’envoyer sur une enquête qui devrait se régler en deux temps trois mouvements : une tentative de cambriolage dans une maison à Hérin. À partir de là, je ne maîtrise plus rien, Joël non plus d’ailleurs. Le fantastique, oui. Le paranormal, un très petit oui. Les deux mélangés ça me donne la chaire de poule. Je ne veux même pas lire le soir. Faut pourtant aller jusqu’au bout pour être certaine que le bien triomphe et ne pas rester sur des cadavres à foison, du sang et autres substances glauques, des hallucinations (d’ailleurs en est-ce vraiment ?), des portes étranges… Tout à coup Joël se réveille… enfin ! Je veux savoir et ma lecture prend la vitesse des rebondissements qui se succèdent avec frénésie.

1974 est mon premier livre lu d’Arnaud Codeville. Le texte est fluide avec beaucoup de dialogue, ce qui pour moi rend un texte vivant. L’écriture est très imagée. On ne fait pas que lire, on est dans l’histoire : on voit tous, on vit tous. C’est une écriture captivante voir hypnotique.

Merci à Arnaud Codeville, rencontré fin novembre au salon de Mon’s Livre (Belgique) de m’avoir ouvert un univers que je ne côtoyée pas. Rendez-vous au prochain roman !

 

1974 de Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Ophélie qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.
L’auteur: Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.
Extrait:
« Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et lui frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. A chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison puis quitta les lieux sans jamais se retourner. »

Le OFF de OPH

 

Après La Tour de Sélénite, je me suis plongée dans 1974 d’Arnaud Codeville.

Alors j’enchaîne rarement deux livres du même auteur, néanmoins le troisième d’Arnaud sort sous peu et je tenais à avoir lu les deux précédents avant de découvrir le prochain.

1974 : chronique d’une montée en puissance.

Entre les deux romans, une réelle évolution dans l’écriture. Moins de maladresses, plus de « mâche », une meilleure maîtrise des temps de narration.

Côté style, j’ai retrouvé la faculté qu’à Arnaud de créer des ambiances… et quelles ambiances !
Chair de poule, hauts le cœur, envie de me cacher sous la couette… Le tout sous une pluie omniprésente en cet été de tous les dangers.
Si les thrillers fantastiques ne sont pas votre dada, passez votre chemin, parce que côté sorcellerie et paranormal activity vous allez être servis ! (Rime riche 😉).

Dans la veine de films tels que « Ouija », « l’exorciste » ou encore « The Ring », Arnaud est doué pour nous transporter aux frontières de notre monde sans que cela ne paraisse too much ou que l’on frôle l’indigestion. L’écriture est assez cinématographique et on imagine parfaitement les scènes décrites, même les plus insoutenables.

Quand, à Sebourg, petit village du Nord de la France, les pompiers mettent le feu à une demeure, l’ensemble des habitants assiste à l’agonie de cette vieille bâtisse. Parmi les badauds, un homme se délecte de cette mise à mort…

Une intrigue sans temps mort, de multiples rebondissements : Arnaud nous mène par le bout du nez dans les méandres de son labyrinthe pour nous emmener vers un final… piouffff. 
1974 est un vrai thriller et pas uniquement un roman fantastique ou horrifique. La tension narrative, l’enquête, les meurtres… tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment.

Il me manque encore un poil de consistance pour les personnages mais parce que vous le savez, je suis exigeante !

1974 est un roman que je ne peux que vous recommander pour découvrir l’auteur si vous êtes amateurs de ce genre de lectures.

Sur ce, je vais aller faire des cauchemars…

 

Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné


Le livre : Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné. Paru le 16 mai 2018 en Auto Edition. 14,90 € ; ( 292 pages ) ;  13,3 x 20,3cm 

4ème de couverture :

Matias, qui n’a plus parlé à sa sœur Eva depuis un an, espère que les fêtes de fin d’année leur offriront l’occasion de renouer le fil de leur histoire…

Ugo, quadragénaire à la réputation sulfureuse, part en Amérique du Sud pur tenter de tourner la page de son sombre passé…

Dans une France gangrenée par la drogue, un enquêteur est désigné pour s’attaquer au fléau et casser l’omerta qui règne dans certains quartiers…

Des histoires sans liens évidents.

Mais les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être.

Saurez-vous trouver ce que cachent les apparences ?

L’auteur : Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l’écriture est pour lui une passion avant tout, un moment d’évasion durant lequel il se plaît à imaginer des scénarios mêlant suspens et rebondissements à l’image des films qui l’inspirent tels que Sixième sens ou Shutter Island.
Extrait :
« Carlos aurait tué un enfant de dix ans pour faire comprendre aux gamins du quartier qu’ils n’avaient que deux choix : travailler pour ou contre lui, le vol ne pouvant être toléré. Mais en réalité, plutôt qu’un meurtre, c’est un véritable massacre auquel se serait livré Carlos, des heurs durant, devant les yeux horrifiés de la petite assemblée. Une lente et cruelle vengeance, autant qu’un rappel à la loi. À sa propre loi. »

 

L’accroche de Miss Aline :

Sous l’emprise de l’héroïne, Cédric Castagné

Quel meilleur moment que la trêve de Noël pour retisser des liens ? Mauvaise idée qu’a eut là le père de Matias. Eva, sa sœur,  annonce qu’elle part le lendemain en voyage.

Tiago reçoit carte blanche pour mettre fin au trafic de Vassiliev et l’arrêter. Il est déjà borderline, il va devenir explosif.

Ugo voudrait ouvrir son agence de voyage. Il va être rattrapé par son passé pas toujours très propre.

Au début de ta lecture, tu t’interroges : comment relier toutes ses histoires ?  L’auteur prend le temps de bien poser chaque personnage mais pas seulement dans l’action. Il les décortique. Il va nous montrer leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs, leurs ambitions, leurs faces cachées.

Le récit est bien déroulé. On va accompagner chaque action, chaque prise de décision. On va avoir peur, douter. Parfois même on sera empathique. Mais quand la poudre blanche règne faut-il attendre une happy end ?

Le fait d’alterner les histoires : Matias, Ugo, Tiago, Eva, maintient le lecteur en alerte. On veut savoir, retrouver untel ou untel. Au-delà du thriller, on va trouver des êtres torturés, en quête de quelque chose. L’auteur nous amène à nous interroger sur les apparences, ce que l’on dégage, ce que l’on veut que l’autre voit/perçois. Sous l’emprise de l’héroïne est un thriller humain.

De plus l’auteur te ménage une « surprise » finale que tu n’as pas soupçonnée. Dans les dernières pages, tu n’as que « waouh » en tête.

Merci à Cédric Castagné pour la découverte de son univers. Merci également pour son accueil et sa gentillesse lors de notre rencontre au salon de Mon’s Livre (Belgique).

mots clés : drogue, manipulation, politique, dealer, apparences, France, Colombie.

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit


Sébastien Lepetit Il y aura du sang sur la neige

Le livre : Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit – Paru le 14 janvier 2018 aux éditions Flamant Noir éditions dans la collection polars thrillers –  20 € – (280 pages) ; 21 x13 cm. 

epub 9.99 €

 

4ème de couverture :

LA TRANSJURASSIENNE. Célèbre rendez-vous du ski de fond français. Tous les ans, plus de 3 500 skieurs se retrouvent sur les pistes du Haut-Jura pour braver le froid glacial, le vent et la fatigue, autour du même objectif : donner le meilleur de soi et franchir la ligne d’arrivée ! Le commissaire Morteau connaît bien cette compétition dont il suit chaque édition. Mais cette fois, l’événement lui réserve des surprises… Depuis quelque temps, l’organisation de la course reçoit des menaces de mort très sérieuses. Morteau, accompagné de son jeune collègue, Fabien Monceau, est appelé à se rendre sur place pour évaluer les risques. Mais lorsqu’un homme est retrouvé assassiné de plusieurs balles dans la tête en pleine montagne, la situation devient plus complexe que prévu. Jalousie personnelle, rivalité sportive ou jeu pervers ? Cette année, la neige pourrait bien prendre la couleur du sang…

L’auteur : Né à Loudéac , le 30 août 1969, Sébastien Lepetit alias Saint-Fromond est un écrivain baladeur, atrabilaire et sauvage.
Un tantinet agoraphobe, il recherche le calme des sentiers de montagne ou de forêt où il cueille les pensées et les sensations qui deviendront l’âme de ses romans. Il est amoureux des pierres, des bâtisses et de leur histoire.
Dans ses romans, les lieux où vivent les personnages ont une place particulière, au point d’en devenir également des personnages à part entière. Il aime lire Umberto Eco, Pierre Magnan, Peter Tremayne, Anne Perry, et tant d’autres.
Enfin, il pense que les livres sont plus importants que les auteurs, faisant sienne cette phrase d’Umberto Eco dans l’Apostille au nom de la rose : « L’auteur devrait mourir après avoir écrit. Pour ne pas gêner le cheminement du texte ».
À la ville, en costume-cravate et chapeau, Sébastien Lepetit est un sous-préfet tout ce qu’il y a de plus sérieux. Aux champs, sans cravate, mais travaillant toujours du chapeau, il nous entraîne dans son univers, entre polar et poésie, culture et nature, suspense et gastronomie. De la belle littérature à déguster sans modération.Amoureux des mots en tous sens, du point-virgule qu’il aimerait remettre à la page, et du subjuguant imparfait du subjonctif, il aime les polars et la littérature du XIXe siècle, l’histoire et le vin jaune, la peinture et les promenades en montagne… Et il aime marier ces univers improbables dans ses romans.Breton, Charentais, Franc-Comtois, et Périgordin depuis peu, il rêve d’un endroit idéal où l’océan côtoierait les reculées jurassiennes et les vignobles charentais. En attendant, il déguste de temps à autre une crêpe aux morilles, arrosée d’un pineau, et ne rechigne jamais devant un foie gras poêlé, une omelette aux truffes et un verre de vin de Domme. Mais ça, c’est une autre histoire…Il est aujourd’hui l’auteur de 5 romans.
 
Extraits :
« — Le blessé est… mort. Il est encore là-haut, juste à côté du chalet des Ministres.
— Les Ministres ? interrogea Monceau.
— Tout le monde connaît le chalet des Ministres, précisa Morteau. C’est le point culminant de la Transjurassienne, et le sommet de la montée du Risoux, la plus grande difficulté de la course.
— Pourquoi les Ministres ? Encore une de vos anecdotes avec une réunion historique de ministres ?
Morteau adressa un sourire en coin à son adjoint.
— Ça aurait presque pu, puisque Les Rousses ont accueilli des négociations secrètes sur la fin de la guerre d’Algérie. Mais la vérité est bien plus rigolote ! En patois du coin, les Ministres, ce sont les mulets, ou les ânes, si tu préfères.
— Non… vous plaisantez ?
— Même pas… »

 

 La chronique jubilatoire de Dany

Le 8 février se déroule la mythique course de ski de fond la Transjurassienne. C’est à cette performance sportive et cosmopolite de 76 km, que nous convie Sébastien Lepetit.

Avec l’humour que j’avais découvert avec plaisir en 2015 dans Merde à Vauban, le même épicurisme accompagne son commissaire Morteau, amateur de vin et de bonne chère donc, qui ne crains pas les calories, dans une enquête chez les fondeurs. Il a succombé aux demandes pressantes d’un ancien camarade de promotion et ne va pas tarder à le regretter. C’est flanqué de son ours en peluche et de son adjoint Monceau qu’il débarque à la Combe du Lac.

Le froid jurassien nous agresse profondément, les lecteurs souffrent sur les pentes et peinent à démêler les rivalités des prétendants au podium. L’enquête se déroule sur une semaine et la course sur quelques heures … les deux récits nous sont offerts  simultanément sans préjudice pour la compréhension.

Au cours de cette semaine de galère, notre cinquantenaire endurci tâte de la romance flamboyante et une rapide rencontre avec son père qui nous vaut une critique acerbe du capitalisme, haute en couleur.

Une enquête « pas à pas » et bien menée et ancrée à la fois dans le Jura profond et dans le sport de haut niveau, une promesse de sang, que j’ai beaucoup aimée. Un très agréable moment de lecture à déguster au coin du feu !

Lu en version numérique.

Autres Extraits 
 Morteau soupira et regarda tranquillement son adjoint.
— Je veux simplement dire que tout colle trop bien. C’est suspect !
Le lieutenant Monceau ne put réprimer un rictus.
— C’est tout vous, ça. Vous dites toujours : « Soit ça colle, soit ça cloche ! » et pour une fois que tout colle, vous trouvez que ce qui cloche, c’est que ça colle trop bien. Faudrait savoir ce que vous voulez ! »
« — Tu lis trop de romans policiers. D’ici peu, tu vas me dire que tous les concurrents se sont ligués pour tuer Doucier, comme dans Le crime de l’Orient-Express13.
— Je ne connais pas…
Morteau soupira. Se pouvait-il que quelqu’un n’ait jamais lu Le crime de l’Orient-Express ? Cette nouvelle génération était à désespérer.
— Alors je corrige : tu ne lis pas assez de romans policiers… »
« — Tu n’exagères pas un peu ? On a toujours connu la guerre un peu partout, au Vietnam, en Algérie, en Afrique… Maintenant, elle est au Moyen-Orient. Les hommes sont comme ça. Ils disent détester la guerre, mais ils ne peuvent s’empêcher de la faire. Mais chez nous, c’est fini. On en a suffisamment bavé et on n’est pas près de se faire piéger de nouveau. L’Europe est faite pour ça.
— Détrompe-toi, Bruno. Elle arrive. Ma génération a connu la guerre, mais pas les jeunes. Tout est là. Il suffit de sentir l’atmosphère. On se croirait dans les années trente. Les pauvres sont de plus en plus pauvres, les riches de plus en plus riches. Le pays n’a jamais été aussi riche et pourtant on a des millions de chômeurs qui se taisent et acceptent leur sort. Les riches se gavent comme jamais sur le dos de tout le monde, et ils ont réussi à faire croire aux gens de la rue que leurs problèmes viennent des plus pauvres qu’eux qui touchent trop d’aides et des émigrés qui fuient la guerre et la pauvreté. L’ennemi, c’est le pauvre, d’ici ou d’ailleurs. Combien de temps cela va-t-il durer ? »
 

Enfin (tous) réunis d’Annabelle Léna


Le livre : Enfin (tous) réunis  d’Annabelle Léna. Paru le 21 septembre 2013 aux ed. du Caïman. 12€ ; (254 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Marseille, nowadays. Les maquereaux tombent les uns après les autres, un couteau planté dans le coeur. Le commissaire Rognes est chargé de l’enquête mais il s’en fout, comme il se fout de tout.

Sur le lieu d’un des meurtres, une photo sépia attire son attention. Une photo toute simple mais qui l’obsédera jusqu’à lui faire affrontée son propre album de famille.

Les intrigues se croisent, entre vengeance des prostituées du quartier et introspection d’un homme trop seul. Bien sûr, pour être heureux, il lui suffirait de rassembler les siens…

Mais comment faire ?

 

L’auteur : Annabelle Léna est née le 25 juillet 1979 à Marseille. Elle grandit à la campagne où, à l’abri d’un saule pleureur, elle s’assoit et reve durant des heures. Petite, elle veut devenir caissière indépendante mais ne trouva aucun débouche, à Page adulte. À défaut, et après des études bien ennuyeuses, elle devient donc contrôleur de gestion mais trop d’histoires se bousculaient dans sa tête en réclamant à sortir. Annabelle se fâcha alors avec les chiffres pour acheter un stylo quatre couleurs et écrire. Écrire, encore écrire. Elle fit ainsi la fortune de certaines papeteries et remplit ses tiroirs de feuillets fiévreusement raturés. Depuis elle a publié 2 romans. « A tort ou à raison » chez Eastern Editions. Et celui ci , Enfin (tous) réunis aux ed. du Caïman.

 

Extrait : « Rognes avait tout compris. Et il s’en maudissait.
Il se maudissait car peu importait si ces deux bonnes femmes se détestaient, se tripotaient ou bien s’echangeaient des secrets sur les méthodes d’epilation à la cire. Ce qu’il devait déchiffrer, lui, c’était pourquoi le coeur du type à terre avait été transperce par un couteau en G-10, c’est-à-dire en fibre de carbone avec résine, laminé en multicouche, soit un petit bijou dont le prix affichait plusieurs zéros et n’intéressait que les cultelluphilistes, le tout incliné en suivant un angle sud / sud-ouest impeccable.
Mais ça, Rognes n’en savait rien…
Et surtout, il s’en foutait. »

Le Post-It de Ge

 

A Marseille le commissaire Rognes enquête sur la mort de plusieurs souteneurs. Une vieille photographie découverte à côté de l’un des cadavres va l’obséder.

Enfin (tous) réunis est son deuxième  roman noir. Le ton y est incisif, les personnages torturés.

Annabelle Léna nous fait vivre la descente au enfer d’un flic torturé, dépressif, sans conteste. Un mec pas forcément sympa, il peut même être carrément odieux. C’est vrai, on lui trouve des excuses, il a perdu sa femme et sa fille, alors depuis il a une obsession. Il cherche à se recréer une famille. Et c’est aussi sans doute pour cela qu’il est attiré par les photos des autres. Peut-être cherche-t-il a ce composer un album digne de la famille qu’il aurait aimé avoir.

Alors on va suivre l’odieux commissaire Rogue dans son enquête marseillaise, à la poursuite d’un tueur en série s’en prenant aux proxénètes . Mais notre policier, il faut le dire ne met guère de cœur à l’ouvrage pour résoudre cette affaire qui secoue de la cité phocéenne.

La cité phocéenne, parlant en, c’est bel et bien le deuxième personnage de ce roman, même si sous la plume de l’auteur la ville est fantasmée voire magnifiée. On l’a découvre tantôt belle et enjouée et d’autres fois, sordide, sale ou encore misérable.

Vous l’aurez compris, Annabelle Lena nous propose un roman noir sans nuance, elle excelle quand elle nous parle et décortique l’âme humaine, quand elle compose ces personnages. Sa plume est alerte et sait se monter parfois ironique et aime jouer avec l’humour. Un humour noir, grinçant, il va sans dire.

Et même si l’intrigue policière passe au second plan, cela me m’a pas gênée dans ma lecture tellement le style et la maîtrise de l’écriture sont au rendez vous. Ce roman, je vous le dis, est une formidable découverte.

Extrait :
Quoi ? Vingt-quatre cadavres de filles dans la salle de bains ? Pourquoi n’ai-je pas été prévenu plus tôt ?
 Heu… non, commissaire. Vingt-quatre passeports…
(…)
Et que ceux, comme Ranc, qui voulaient sa place aillent se faire foutre car vingt-quatre cadavres pouvaient parfaitement s’entasser dans une salle de bains. Découpés en petits morceaux et bien alignés, ça devait tenir. Peut-être en utilisant quelques planches de bois pour éviter l’affaissement de l’édifice. Suffisait simplement d’être organisé, de vider le sang, de se débarrasser des organes spongieux, de réfrigérer la pièce et de s’équiper en formaldéhyde.