Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko


Aujourd’hui c’est … Double Chronique…

Où quand 2 flingueuses vous donnent leur point de vue sur un même roman.

Aujourd’hui c’est Maud et Mamie Danièle qui nous font découvrir un polar africain,  Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Ce matin c’est Maud qui nous parle de sa lecture d’ Au pays des mille collines 

Ce soir ce sera au tour de Danièle de vous faire par de sa chronique.

Allez assez palabré, place à la lecture de Maud


Le livre : Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko. Paru le 16 Janvier 2017 aux Éditions l’Atelier de l’Egrégore. 16.88 euros. 230 pages. 13,3 x 1,5 x 20,3 cm

4ème de couverture :
Dans toutes les officines occidentales, le général Paul Kagamé, cet ex-chef des services secrets ougandais et proche conseiller du très cynique président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, était considéré comme le vainqueur et le probable futur homme fort du Rwanda. Pourtant, il avait gardé un mauvais souvenir à cause de la spectaculaire débandade, en 1990, des rebelles rwandais basés en Ouganda face aux éléments des Forces armées zaïroises conduits par le général Mahele Lieko Bokungu. Ce dernier, en l’occurrence Donatien, était un ancien gamin de la zone de Ngiri-Ngiri que les Zaïrois avaient affectueusement surnommé « le tigre ». En tout cas, après l’attentat en avril 1994 contre l’avion du général Juvénal Habyarimana, la responsabilité de l’acte ayant provoqué les massacres de plusieurs centaines de milliers de Rwandais demeurait inconnue. Aucune investigation n’avait été sérieusement menée sur le terrain.

gaspard-hubert-lonsi-kokoL’auteur : Essayiste, romancier et analyste politique, Gaspard-Hubert Lonsi Koko est né à Léopoldville (actuellement Kinshasa). Vivant à Paris depuis 1983, il partage sa vie entre la France et la République Démocratique du Congo. Il est l’auteur de plusieurs articles et de nombreux ouvrages sur les problématiques relatives au dialogue Nord-Sud, au socialisme, à l’immigration, à la cohabitation humaine, à la géopolitique…

 

 

Extraits :
« En réalité, la DGSE ne disposait pas de bureau fixe à Kigali, mais y effectue des “missions d’intervalle”, centrées sur l’action. Un détail s’avère quand même important. L’un des deux coopérants militaires français qui étaient assassinés le 7 avril dernier dans la capitale rwandaise habitait la “maison de l’agent”, connue à tort ou à raison comme celle d’un ancien correspondant de la DGSE. »

 

Les Lectures de Maud :

au pays des milles collines

Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

 

Dans un contexte géopolitique très tourmenté entre la France et certains pays d’Afrique, ce roman retrace une partie des faits relatifs entre le gouvernement français, le Rwanda et le Zaïre principalement. Le lecteur est tout de suite emporté et impliqué dans sa lecture, on suit attentivement les enquêtes, les embuches et les réactions de Paris.

A Paris, justement période de cohabitation, nous ne sommes pas très sûres que le retour au calme et la diplomatie soit la priorité des dirigeants mais plutôt les prochaines élections françaises et faire en sorte de sortir blanc de ce conflit, qui serait à priori une catastrophe sur le plan politique.

A travers les yeux d’un agent supra secret aux multiples personnalités et noms, nous évoluons au fil de son enquête, de ses rencontres, de ses découvertes, jusqu’à la découverte de la vérité. La vérité des uns ne plaît sûrement pas aux autres. Comment va-t-il faire pour se sortir de ce pays pris dans une guerre civile, à qui peut-il accorder sa confiance ? Va-t-il réussir sa mission initialement confiée ?

L’auteur avec une plume très agréable nous relate sous forme de roman, des faits rocambolesques mais tellement plausibles. Il nous fait découvrir le pays des mille collines ainsi que la poudrière que sont certains pays africains et les principales raisons, sans être redondant, ni accablant de cours politique. Une belle découverte qui ouvre les yeux sur notre monde tel qu’il est sûrement. A vous de vous faire votre propre avis.

Je remercie les Editions l’Atelier de l’Egrégore pour leur confiance

 

Version lue : Numérique

 

Publicités

Revanche – Alison Segond


Le livre : Revanche, Alison Segond. Paru le 31 octobre 2018 aux Editions Heartless.    (318 pages)  ; 4,99€ en epub.

4ème de couverture :

Augusta, Maine, 2017. Le lieutenant Lexi Nelson a toujours su qu’elle était faite pour poursuivre les criminels et elle excelle dans son domaine. Mais quand un nouveau meurtre a lieu et qu’elle découvre le corps sans vie mutilé d’une jeune étudiante, elle comprend très vite que cette enquête sera différente. Car le meurtrier, elle le connait. Et il compte bien la provoquer…et pourquoi pas finir ce qu’il avait commencé. Avec l’aide de son meilleur ami d’enfance et coéquipier, l’inspecteur Harris, elle va devoir affronter son passer… Surtout qu’elle a l’intention de se venger.

 

L’auteur : Alison Segond est passionnée par les livres et l’écriture depuis son plus jeune âge. Des émissions comme « enquêtes impossible », « chroniques criminelles », la dirige naturellement vers le genre du roman policier.  A 19 ans elle nous livre, son premier roman Revanche.

(Source : interview réalisée par les Editions Heartless)

 

 

 

Extrait :
« Il passa sa main sur la cicatrice qui lui barrait le ventre.
Bientôt, il serait là pour elle. Il l’entendrait hurler de terreur, puis s’immobiliser, complètement impuissante, pendant qu’il la découperait. »

L’accroche de Miss Aline :

 

2011, une étudiante est prostrée dans les bureaux de la police. Elle vient d’échapper à un tueur. Elle n’ouvrira la bouche que pour donner le profil psychologique de son agresseur.

2017, le lieutenant Lexi Nelson doit faire équipe avec Harris Trenton sur la disparition d’une étudiante. Ce n’est pas sans rappeler une affaire vieille de 6 ans. Pourquoi le tueur a-t-il attendu ce laps de temps pour refaire surface ? Commence alors une véritable course contre la montre pour l’appréhender.

Lexi et son équipe ont beau s’échiner, le tueur a toujours une longueur d’avance. Les disparitions s’enchaînent.

Revanche. La revanche d’un tueur sur la proie qui lui a échappée. La revanche d’une victime pour se libérer d’une histoire imprimée dans chaque fibre de son corps.

Alison Segond, nous livre des personnages chargés en émotions et humains. Ils ont des rêves, des angoisses, des fêlures.  Ils vont progresser tout au long du roman. Se dévoiler (même dans leur faiblesse), s’affirmer, prendre de l’envergure.

L’écriture est fluide. Les  dialogues sont très présents, se qui donnent un rythme intense à la lecture. Ce qui à mon sens rend aussi les protagonistes plus vivants, plus percutants. Même le tueur s’exprime !

L’intrigue est bien menée. On suit l’enquête pas à pas. Les indices, les disparitions, les découvertes macabres jalonnent la lecture à un rythme de plus en plus intense.

La fin va aller crescendo. Les événements, les révélations vont s’emballer avec une véritable frénésie. C’est donc cette fin qu’Alison Segond a choisi ? Il reste quelques pages…Charge émotionnelle garantie.

Revanche est un thriller captivant, haletant, surprenant. Auteur à suivre !

Je remercie les Editions Heartless pour ce bon moment livresque et la découverte d’une jeune auteure très prometteuse.

L’année du Lion de Deon Meyer


Le livre : L’année du lion : les mémoires de Nicolas Storm sur l’enquête de l’assassinat de son père de Deon Meyer. Traduit de l’afrikaans et de l’anglais par Catherine Du Toit et Marie-Caroline Aubert. Paru au Seuil  le 19 octobre 2017.  23€ ; (629 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche le 11 octobre 2018 chez Point.  9€ ; (624 p.) ; 18 x 11 cm

4e de Couv : 

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer. Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation. Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

L’auteur : Né en 1958 à Pearl, Afrique du Sud, Deon Meyer est aujourd’hui l’auteur unanimement reconnu de best-sellers, traduits dans de nombreux pays, parmi lesquels Les Soldats de l’aube, 7 jours, À la trace et En vrille, disponibles en Points.

 

Extrait :
Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu’elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes.

 

Le post-it de Ge

L’année du Lion de Deon Meyer

Voici un titre que j’ai lu à la charnière de l’année 2017-2018. Un peu sur l’une, un peu sur l’autre. Un livre qui aurait pu être dans mes coups de coeur 2017 mais je ne l’avais pas tout à fait terminé. Aussi je profite de sa sortie il y a peu en poche pour rattraper le coup et vous en parler.

Un livre qui ne revient en mémoire presque un an après l’avoir lu c’est plutôt bon signe. Que l’histoire se rediffuse en moi si vite, ça confirme ma première impression après lecture. Cette histoire est une putain d’histoire. Mais au fait de quoi ça cause l’année du Lion

A Amanzi, Nico Storm n’a qu’une idée en tête : retrouver ceux qui ont tué son père, Willem Storm, et le venger. Amanzi est le nom de la colonie fondée par Willem pour sauver la race humaine, après son anéantissement presque total par la Fièvre. Maintenant que son père n’est plus, Nico, formé par Domingo à l’art de tuer, se met en quête de ses assassins.

Vous l’aurez compris le postulat de départ de ce titre c’est la fin de l’hégémonie de la race humaine. Bref nous sommes là dans un roman post-apocalyptique. La catastrophe a eu lieu, les catastrophes. Le monde tel que nous le connaissant n’est plus, il est devenu hostile. L’homme n’y a plus sa place.

Dans ce nouveau monde tout est à réinventer et dans ce sens L’année du Lion est un roman initiatique. Un récit du présent où futur et passé se mélangent. Où un adolescent maintenant devenu adulte doit se débattre avec ses incertitudes

En 5 temps, Déon Meyer nous questionne sur l’avenir de l’humanité rien que ça ! Il nous propose aussi de réfléchir à la nature humaine, la véritable nature humaine. L’homme, justement, est-il empreint d’humanité ?

Je ne peux décemment pas vous en dire beaucoup plus sur ce livre sans rentrer trop dans l’histoire. Sauf peut-être vous dire qu’il est découpé en 5 partie : L’année du Chien, l’année du Corbeau, Puis suivent les années du Chacal et du Cochon et pour finir l’année du Lion.  Vous dire de quand l’aventure démarre Nico n’a que 13 ans et qu’il vagabonde seul avec son père sur les routes de l’Afrique ravagée que la catastrophe a totalement rendue sauvages et hostiles. Et que L’année du Lion est un roman choral même si Nico en est le principal narrateur.

Voilà vous savez presque tout, aussi que puis-je rajouter ? Si je sais, alors….

– « Oui vraiment, ce livre est un sacré bouquin que je ne suis pas prête d’oublier. Oui Vraiment L’année du Lion est une dystopie que nous devrions tous lire. »

 – « Assurément il sera dans mon top 10 »

Les lois de la frontière de Javier Cercas


Le livre : Les lois de la frontière de Javier Cercas. Paru le 08 janvier 2014 chez Actes Sud dans la collection Lettres hispaniques. Traduit de l’espagnol par Beyer, Elisabeth Beyer et  Aleksandar Grujicic. 23€ ;  (345 p.) ; 15×24 cm.

Réédité en poche dans la collection Babel le 2 septembre 2015. 9€70 ; (411 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

À l’été 1978, un adolescent de la classe moyenne en délicatesse avec son milieu croise la route du charismatique Zarco et de son amie Tere et devient un habitué de leur qg, un bar interlope dans un quartier malfamé de Gérone. Bientôt ils l’entraînent de l’autre côté de la “frontière”, au pays de ceux qui ne sont pas bien nés, l’initiant au frisson des braquages et au plaisir des tripots. Le garçon navigue entre les deux rives pendant tout l’été, irrésistiblement attiré par les lois de cette jungle dont il préfère continuer d’ignorer les codes, jusqu’au coup qui tourne mal.
Vingt ans plus tard, avocat établi, il assure la défense de son ancien camarade multirécidiviste et doit plaider. Pour le symbole vivant d’une rébellion salutaire, la victime expiatoire d’un système frelaté, ou les zones d’ombre de sa propre jeunesse ? Un écrivain, chargé de raconter l’histoire, recueille au cours d’entretiens divers les souvenirs et impressions des protagonistes. Lui-même cherche la vérité inattendue et universelle du romancier : l’ambiguïté.
C’est dans cette ambiguïté qu’excelle Javier Cercas, qui démystifie ici le romantisme de la délinquance comme celui de la rédemption, la démocratie espagnole et son miroir aux alouettes, les tourments qui toujours gouvernent l’exercice de la liberté.

 L’auteur : Javier Cercas Mena (né en 1962 à Ibahernando, dans la province de Cáceres) est un écrivain et traducteur espagnol. Il est également chroniqueur du journal El País.
Extrait :
Bref, a conclu l’inspecteur Cuenca, quand j’ai fini de lire le livre, je me suis souvenu d’avoir entendu un jour un professeur dire à la télé qu’un livre est comme un miroir, et que ce n’est pas le lecteur qui lit les livres mais les livres qui lisent le lecteur, et je me suis dit que c’était vrai. Je me suis aussi dit: Putain, les meilleures choses qui me soient arrivées dans ma vie me sont arrivées à cause d’un malentendu, parce qu’un livre horrible m’a plu et que j’ai pris un malfrat pour un héros. L’inspecteur Cuenca s’est tu; puis, sans cesser de me regarder avec une malice infiniment ironique, avec une ironie absolument sérieuse, il a demandé: C’est drôle, non?

 Le post-it du bibliothécaire

Ce roman rassemble tous les ingrédients de l’efficacité et de l’excellence des récits de Javier Cercas : une intrigue tenue avec brio jusqu’à la dernière page, des personnages surprenants, anti-héros de leurs propres vies et miroirs opaques de leurs faiblesses les plus profondes, et ce subtil mélange entre histoire et fiction qui caractérise l’écriture de cet auteur.

A l’époque de la transition démocratique espagnole, nous partons ici en quête de l’identité d’un jeune délinquant, qui de souffre-douleur va devenir malgré lui le pilier d’une relation indéfinissable entre deux personnages à la fois solitaires et inséparables : Zarco, figure impossible de l’amitié, et Tere, figure impossible de l’amour. Ce trio infernal va traverser une série d’épisodes douloureux, porté par son irrésistible propension à la chute.

Ce roman de Javier Cercas fait preuve d’une écriture brillante, parfois incisive, parfois rondement développée, mais qui n’oublie jamais la raison d’être de l’intrigue : l’écriture, la figure même de l’auteur. Le récit est en effet porté par la reconstitution de l’histoire de Zarco par un écrivain. C’est ce double jeu entre l’invention d’une histoire et sa transcription qui rend les personnages de Javier Cercas si réels et si attachants.

Pottsville 1280 habitants – Jim Thompson


Le livre : Pottsville 1280 habitants de Jim Thompson. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Paul Gratias. Paru le 13 avril 2016 aux éditions Rivages. 8,00 euros ; 270 pages ; 11 x 17 cm.

 4ème de couverture :

Shérif de Pottsville, 1280 habitants, Texas, au début du vingtième siècle, Nick Corey mène une vie routinière pas trop fatigante dans la mesure où il évite de se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et aux prochaines élections, il pourrait perdre sa place. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

 

 

L’auteur : Jim Tompson est un écrivain américain, né en 1906 et mort en 1977. Il a écrit 29 romans. Il est considéré aujourd’hui comme une des plus grands écrivains de romans policier, alors que de son vivant il n’était que très peu reconnu. De nombreuse adaptations au cinéma ont été faites de ses livres.

 

Extrait :
-Rose, tu devrais arrêter de jurer comme un charretier. Ça risque de t’échapper à un moment gênant.
– Ouais, t’as raison bon sang ! C’est la faute à Tom, ce salopard de fils de pute, mais tu peux être foutrement sûr que je vais faire de mon mieux pour m’améliorer, bordel de Dieu !
– Parfait, Je vois que cela ne posera pas trop de problèmes.

 

L’arrêt sur image de Marc …

Pottsville 1280 habitants

Le titre original est « Pop1280 ». Il est sorti pour la première fois en France, sous le titre mystérieux de « 1275 âmes ». Pourquoi ôter 5 habitants à l’édition française ? Le mystère demeure. J’ai bien lu quelques explications, mais aucune ne m’a convaincu du bien-fondé de ce titre. De plus une partie non négligeable des dialogues a été purement et simplement supprimée. Alors quel bonheur quand j’ai su que le livre était réédité avec une traduction intégrale, et en plus avec un titre cohérent.

Pottsville 1280 habitants c’est l’histoire de Nick, le sheriff de cette ville. Sa philosophie, c’est de se tenir loin des ennuis, de ne contredire personne. Précepte qu’il applique aussi bien dans sa ville, qu’à la maison avec l’acariâtre Myra qui lui sert de femme. Cela arrange un peu tout le monde d’avoir quelqu’un comme Nick à ce poste. Les magouilles peuvent continuer tranquillement. Rares sont ceux qui le respecte, nombreux sont ceux qui le prennent pour un nigaud. Mais cet homme masque un coté machiavélique, sans scrupule, et un parfait calculateur. Personne ne va sentir le vent tourner, et ils vont tous payer d’avoir voulu jouer au plus fin avec lui. Ce roman est au sommet du noir, il côtoie les meilleurs du genre. L’humour y tient une grande place, mais c’est le cynisme glaçant qui est le plus marquant.

C’est truculent, je me suis même surpris à un moment de ma lecture à dire à voix haute : « Il est immense ce type… ».

Venez découvrir Jim Thompson avec ce roman, et vous aurez envie de lire d’autres choses de lui à ne pas en douter.

 

Le petit plus de Collectif Polar

 

En 1981 Bertrand Tavernier réalise Coup de torchon,  avec Philippe Noiret, Isabelle Huppert et Stephane Audran.
Le scénario de Jean Aurenche et Tavernier est tiré du roman de Jim Thompson . Il déplace l’action dans l’Afrique coloniale à la veille de la Seconde Guerre mondial

Feuilles de Michael Fenris


Le livre : Feuilles de Michael Fenris. Paru 19 Novembre 2015 aux Editions Prisma. 19.95 euros. 406 pages. 15 x 3,3 x 22,6 cm

4ème de couverture :
À Hope Falls, petite ville américaine isolée au milieu d’une immense forêt, près de la frontière canadienne et des anciens territoires algonquins, tout est régi par Vernon Krueger. Maire, directeur de la plus grosse scierie de la région et propriétaire de la moitié de la ville, cet homme peu scrupuleux n’hésite pas à déforester sans aucune considération pour la nature environnante. Jed, son bras droit, cautionne de moins en moins ses pratiques douteuses, et tente vainement de préserver la forêt. Un phénomène étrange se produit alors : les feuilles des arbres commencent à tomber et, portées par un vent inhabituel, envahissent sans fin la ville, jusqu’à la recouvrir dangereusement. L’inquiétude s’empare peu à peu des habitants coupés du monde par ces murs de feuilles mortes et la tempête, à mesure qu’ils perdent tout contrôle sur des événements de moins en moins naturels. Tandis que l’angoisse grandit et que les habitants de Hope Falls plongent dans un véritable enfer auquel ils vont devoir survivre coûte que coûte, secrets enfouis et véritables caractères se révèlent au plus mauvais moment. Jed prend la tête des équipes de secours, mais bientôt il devra accepter l’incroyable et se résoudre à suivre ses intuitions…

L’auteur : Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.
De là est né Feuilles en 2015, et Le Syndrome Noah en 2016. En Juin 2017 sort Aaverhelyon, première incursion dans le milieu de l’autoédition. En Mars 2018, toujours en autoédition, Diamants sur Macchabées, première incursion dans le polar noir. 2018 sera également la sortie du prochain roman à paraître aux Editions Prisma.
Extraits :
« Chaque minute non vécue était une minute de perdue. S’il semblait ne craindre personne, c’était en raison de sa force physique brute, impensable sous une telle masse de graisse – je l’avais vu sortir d’une ornière un engin de plus d’une tonne, simplement en le poussant –, mais aussi parce qu’au fil des années il avait su tisser un réseau extrêmement large de relations utiles à son ascension. »

Les Lectures de Maud :

Feuilles de Michael Fenris

Un thriller fantastique tout à fait de saison. Nous suivons l’évolution de la vie de Jed employé ingénieur d’une scierie. Comment tout va basculer lors de l’arrivée de conditions climatiques extraordinaires. La vie des habitants va être bousculer. Les morts commencent à pleuvoir… Les langues se délient… Les secrets livrent leur mystères…

Des personnages qui vont évoluer tout au long du roman, se découvrir, se remettre en question, jusqu’à découvrir de terribles secrets qui vont bouleverser la vie et le comportement de Jed. A partir de là, il va faire en sorte que certaines pratiques cessent et va faire essayer, tant bien que mal, de calmer la nature qui est en train de se rebeller. Quel sera le prix de ce revirement ? Jusqu’où est-il prêt à aller ?

Une plume que j’avais découverte grâce à Diamants sur Macchabées, que je suis très heureuse de retrouver ici dans un tout autre registre. Une intrigue bien ficelée, un côté fantastique présent mais pas envahissant, ce n’est pas le cas des feuilles  Tout au long de lecture, on se pose la question, comment cette histoire va-t-elle se terminer ? Le suspense est très bien maintenu jusqu’aux dernières pages. Une lecture automnale qui ne manquera pas de vous ravir. Enfin, c’est ce que je vous souhaite !! Bonne découverte

Version lue : Numérique

Le Collectionneur – Fiona Cummins


le livre: Le Collectionneur de Fiona Cummins . Traduit de l’anglais par Jean Esch. Paru le 18 octobre 2018 aux éditions Slatkine et Cie. 20€90 ; 509 pages; format 16 x  23,2 cm.

4ème de couverture:
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.
L’auteur: Fiona Cummins est une ancienne journaliste du Daily Mirror, plusieurs fois récompensée, qui a interviewé de nombreuses célébrités, de Michael Jackson à George Clooney. Aujourd’hui journaliste indépendante, Fiona écrit pour des journaux et magazines nationaux ou pour des entreprises. Elle vit dans l’Essex avec sa famille. Le Collectionneur est son premier roman. Le livre a connu un grand succès en Angleterre, où ses droits ont été achetés pour la télévision.
Extrait:
« Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’ont retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. »
 

Le OFF de OPH

Le Collectionneur – Fiona Cummins

Le Collectionneur, chronique d’un roman écrit au scalpel!

Le Collectionneur pourrait être votre voisin, votre patron, votre épicier, voir même votre libraire!

Le Collectionneur est à la fois tout le monde et personne.

Le Collectionneur se fond parmi la population, invisible aux yeux des passants.

Le Collectionneur cherche ce qui est rare, et c’est des os qu’il est passionné.

Dans ce thriller psychologique, Fiona Cummins nous entraîne à la poursuite de cet homme étrange pour qui, rien ne compte plus que sa collection hors normes.

Quand il repère deux enfants présentant des déformations osseuses, il ne peut résister, ils doivent venir embellir sa collection privée. Unique, elle ne peut être exposée aux yeux de tous, mais peu lui importe, il le fait pour son plaisir mais aussi pour…. il vous faudra le découvrir vous même!

Fiona Cummins signe avec brio son premier roman. Le style est affûté, dynamique mais aussi incisif. Pas de perte de rythme et une envie irrépressible de tourner les pages.

Outre l’intrigue qui est bien construite, Fiona Cummins évoque des sujets difficiles tels que la maladie et le deuil d’un enfant. Ces deux sujets principaux sont la toile de fond de ce roman sur laquelle l’auteure a peint sa sombre histoire.

Omniprésents, les deux sujets ne peuvent laisser insensible. J’ai souffert avec les parents de ces enfants mais aussi avec les enfants eux-mêmes, ces petits être courageux qui font preuves d’une force incroyable.

Les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement bien traités. Qu’il s’agisse de la souffrance des parents mais aussi de l’état d’esprit des enfants ou encore du culte que vous le Collectionneur aux ossement hors normes, l’auteure brosse méticuleusement chacun des portraits et nous livre un thriller puissant et passionnant.

Un petit bémol sur la fin mais qui n’a pas gâché mon plaisir.

Le Collectionneur est un roman que je ne peux que vous recommander!

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel


Le livre : Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel – Paru le 22/03/2018 – éditions Belfond dans la  collection Thrillers .21.90 €  –  (744 pages) ;  22 x14  cm.               epub 14.99 €

 4ème de couverture :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c’est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

L’auteur : Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, ou plus précisément de thrillers psychologiques.
Après des études de droit et l’obtention d’une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald.
Elle intègre ensuite l’administration. Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s’occupe des marchés publics au sein d’une communauté d’agglomération.
Elle publie deux premiers romans, Terminus Elicius (Prix Marseillais du Polar 2005) et Meurtres pour rédemption, dans la collection « Rail noir » aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.
Les Morsures de l’ombre, son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.
En huit romans, souvent primés, elle s’est fait une place à part dans le thriller psychologique.
Juste une ombre, paru au Fleuve Noir en mars 2012, a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac. En 2013 c’est Le purgatoire des innocents puis Satan était un ange en 2014
En mars 2016, paraît son 9ème roman : De force.
En mars 2018, paraît chez Belfond son dernier roman : Toutes blessent la dernière tue.
Ses romans sont traduits en 9 langues (allemand, italien, néerlandais, russe, espagnol, tchèque, polonais, vietnamien et coréen). Juqu’à ce que la mort nous unisse paru en 2009, adapté au cinéma, devrait sortir prochainement.
Extraits :
« Je suis sur la mauvaise pente, je n’ai pas fait les bons choix. Je sais que j’avance sur des chemins dangereux, bordés de ravins vertigineux. Il serait si facile de chuter… Et de ne jamais remonter.
Mais je veux du danger, de la vitesse, du fric. Je veux de l’excès, de la violence en tout. Je veux le pouvoir.
Frémir à chaque instant, ne pas savoir si la journée qui commence sera la dernière ou si je verrai mes quatre-vingts ans.
Parce que vivre, c’est ça. Vivre, c’est avoir peur, avoir mal. Vivre, c’est risquer. Vivre, c’est rapide et dangereux.
Autrement, ça s’appelle survivre.
Toute mon enfance, j’ai survécu. Désormais, je veux vivre. Ou mourir.
Quand je regarde Tama, tous ces sentiments me frappent la tête.
Je l’ai sauvée et elle dépend entièrement de moi. Je peux la protéger et même la rendre heureuse.
Mais je pourrais aussi la détruire, l’asservir.
Je ressens une puissance absolue. Ainsi qu’une terrible charge sur mes épaules.
Dans ma tête, c’est un drôle de mélange. Presque un carambolage.
Quand je regarde Tama, je ne sais plus qui je veux être. Qui je veux devenir. »

  

La chronique jubilatoire de Dany

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel

« Vulnerant omnes, ultima necat.

Toutes les heures m’ont blessée, la dernière me tuera. »

Toute classification de ce thriller serait inexacte … disons qu’il s’agit d’une étonnante histoire d’amour, cruelle et haletante, en milieu hostile. Mais au-delà de cela, ces 740 pages sont surtout un manifeste contre l’esclavage moderne, qu’il soit domestique ou sexuel. Tama est à l’image de ces toutes jeunes enfants déracinées, confiées à des familles métropolitaines sans scrupules et soumises à l’exploitation la plus ignoble, celle qui frappe des faibles vendues par leurs familles, elles aussi victimes du mensonge … Ne nous leurrons pas … cet asservissement frappe à côté de chez nous et ne sommes-nous pas complices du fait de ne pas vouloir voir ?

Quelques rares moments de répit au cours des errances de Tama peuvent laisser espérer une issue positive, c’est cependant bien une aventure humaine, cruelle et  haletante que nous allons vivre avec les petits braqueurs ratés, les voitures de luxe et les trafics en tous genres.

Karine Giébel met tout son talent de conteuse au service du suspense qui entoure cette intrigue, sur deux tableaux, deux temporalités différentes mais imbriquées qui permettent au lecteur de découvrir le passé de Tama. Avec ce récit aussi fort que Meurtres pour rédemption, sans aucun doute Tama restera au panthéon de ses personnages emblématiques, au même titre de Marianne.

Lu en version numérique.

Extrait 2
« Hier, j’ai lu un article sur le tourisme sexuel. Des enfants, des petites filles, atrocement exploités. En refermant le quotidien, je me suis dit que j’avais eu de la chance, finalement. Moi, je n’ai servi que de bonne, de servante alors que d’autres finissent dans des bordels. J’ai échappé au pire.
Oui, j’ai eu beaucoup de chance, quand j’y songe.
J’ai également découvert Internet. De temps en temps, je m’y connecte lorsque Izri laisse son ordinateur portable à la maison. La Toile est si vaste que je m’y perds pendant des heures. Izri m’a prévenue que c’était moins fiable que les livres, mais j’y ai appris des choses étonnantes. Il y a quelques jours, j’ai lu une citation d’Anatole France qui m’a bousculée.
Mieux vaut la liberté dans les enfers que l’esclavage dans les cieux. »

 

esclavage moderne, éducation, séquestration, vengeance, violence, femmes, amour, prison, maltraitance

Photos en PJ :

Extrait 3 et 4  :
« Toutes blessent, la dernière tue.
Toutes les heures blessent, la dernière tue.
Aujourd’hui, je comprends à quel point c’est vrai. Je n’ai pas encore dix-sept ans et j’ai connu la servitude, les humiliations, les insultes, les brimades. On m’a frappée, si fort que j’ai failli mourir. On m’a planté un clou dans la main, privée de nourriture. Privée de tous mes droits. Mejda m’a violée. Greg me viole tous les jours.
Et je n’ai pas encore dix-sept ans.
Mais le plus terrible, c’est le mensonge.
On a menti à mon père. On a menti à Izri.
Menti à ceux que j’aime le plus pour leur faire croire que je suis mauvaise.
Mon père est parti en pensant que j’étais une ingrate, que je l’avais trahi. Il est parti sans connaître la vérité. Qu’en sera-t-il d’Izri ?
Les heures à venir me blesseront-elles plus encore ? »
  
« Elle était la voix de l’horreur, de l’indicible et de l’intolérable.
La voix des esclaves.
À cette seconde, terrible, Tayri était toutes les femmes blessées, torturées. Elle était leur douleur, leur souffrance, leur courage. Leurs larmes et leur désespoir.
Tayri était l’enfance bafouée, volée, abandonnée.
Elle était les échines courbées, les rêves brisés, les détresses silencieuses, les longues nuits de solitude.
Elle était les appels au secours qu’on n’écoute pas, les cris qu’on n’entend plus.
Tayri était le monde tel qu’il est, tel qu’on refuse pourtant de le voir.»

L’exquis cadavre sur ordonnance.


L’exquis cadavre sur ordonnance

Que sa quo  encore que ça ?

Et bien …

L’exquis cadavre exquis se déguste en avance

Et oui,

Nous avons décidé de publier, pour vous, votre Exquis cadavre exquis.

Et de vous le proposer dés aujourd’hui

Il est disponible seulement à la précommande

du 10 au 25 novembre

Après il sera trop tard



Souvenez vous

Il y a 8 mois, moi Geneviève Van Landuyt  j’enfermais dans le froid glacial d’une morgue Cécile Pellault et Isabelle Bourdial, mes légistes.
A nous de réceptionner les cadavres que des contributeurs plus frappés les uns que les autres de notre blog nous envoyaient.
Nous avons disséqué parfois saucissonné, joué du scalpel. Mais voilà l’aventure s’est terminée
Le charme, le piment et le surréalisme de cette oeuvre unique et atypique allait nous manquer mine de rien 😅

Aussi nous avons décidé de poursuivre l’aventure.

Grâce à vous, nous avons offert un nom à notre cadavre exquis

Nous l’avons aussi habillé, d’un bel habit du dimanche

ET…

Nous en avons fait un roman ! pour qu’il vous reste un petit souvenir de cette belle aventure !

Oh il a fallu encore lui apporter quelques petites retouches.

(pour les textes des amateurs, je rassure ici les auteurs)

Il fallait accorder son temps

Le repeigner un peu

Pour autant on n’a pas voulu toucher à l’essentiel, à ce qui fait le charme, le piment et le surréalisme de cette œuvre unique et atypique. On a gardé la patte de chaque contributeur.

 

 

Et ce roman est dés aujourd’hui en précommande

Et pour quinze Jours

 Il est au prix de 9€ qui couvre le prix de fabrication ainsi que les frais de port.

A fleur de cadavre est un bel objet de 210 pages environ pour un format semi-poche de 13x20cm

Vous pouvez le pré-commander auprès de Nick Gardel (notre thanatopracteur)

Vous avez la possibilité de payer avec Paypal toujours auprès de Nick à l’adresse suivante

nicolas.juan71@gmail.com

 

Ou par chèque à l’ordre de

Geneviève Van Landuyt

à envoyer à l’adresse suivante :

Bibliothèque Parmentier Collectif Polar 20 bis avenue Parmentier 75011 Paris

Nous avons fait de ce cadavre un bel objet, nous avons pris soin de son habillage et de son aspect. Entre le moment de sa conception et sa mise en bière, 9 mois se seront écoulés. C’est ce qu’il fallait pour que notre cadavre prenne enfin vie entre vos mains.

Aussi toute l’équipe de la morgue, légistes et thanatopracteur vous souhaite une belle lecture.

Attention :

Cette version brochée n’est pas une oeuvre commerciale, elle fait suite à la publication sur internet des textes et c’est juste un moyen pour les contributeurs de recevoir à moindre coût une version papier avec un rendu professionnel.

Nous éditerons le bouquin pour ceux qui nous le commanderons. Il ne sera pas commercialisé autrement.

 

Cécile Pellault, Isabelle Bourdial, Nick Gardel et Geneviève Van Landuyt

 

PS : si vous souhaitez faire des cadeaux originaux pour Noël et voulez plusieurs exemplaires, nous pouvons étudier avec vous le tarif de l’exemplaire, il va de soi !

 

Et voici la couverture définitive

45883857_1697103427060561_6164411550284120064_n.png

L’engrenage fatal d’Alice Daurel


Le livre : L’engrenage fatal d’Alice Daurel. Paru le 15 juin 2018 en autoédition. 8,60€ ; (357 p.) ; 14 x 21,6 cm.
4ème de couverture  :
Isabel, étudiante de dix-huit ans, partage sa vie entre ses études, sa famille et son petit-ami Alexander, fils d’un homme politique de premier plan. Lorsque son frère, Manolo, douze ans, tombe malade, elle découvre que ses parents n’ont pas les moyens de le faire opérer à New-York, ce qui le condamne à brève échéance. Acceptera-t-elle d’espionner le père d’Alexander pour obtenir des fonds ? Que risquerait-elle si elle était découverte ? Isabel s’engage dans une course contre la montre dont elle n’a pas mesuré les conséquences car, au fil des événements, les caractères se dévoilent et les personnalités se transforment jusqu’à commettre l’impensable
L’auteur : Après des études en école de commerce, Alice Daurel a travaillé dans le marketing, dans une PME puis chez Orange.Elle a vécu en Allemagne, au Mexique et en Chine. L’engrenage fatal est son premier roman.

 

 

 

 

Extrait :
«  Assis dans le service de Cardiologie de l’hôpital Arrochester, nous attendons des nouvelles de l’état de santé de Manolo. Le Docteur Burdas nous fait enfin entrer dans son cabinet. Elle a l’air grave et le visage fermé.
— Les analyses sanguines montrent que votre fils a attrapé un staphylocoque.
Elle tend à mes parents les résultats des examens.
— Son échographie cardiaque permet de voir que, malheureusement, cemicrobe a provoqué une endocardite. C’est une infection qui a beaucoup endommagé sa valve aortique malformée.
Elle nous montre un schéma explicatif.
— La circulation du sang est devenue difficile et cela fatigue énormément son cœur. Il faut absolument réparer cette valve, au plus vite. Avez-vous pensé à l’intervention dont je vous ai parlé ?
— Oui, nous sommes en train de rassembler l’argent
—Bien, car cela devient urgent maintenant. Le mieux serait qu’il soit opéré d’ici à trois mois.
Nous nous regardons tous les trois.
— Trois mois ? Mais, comment voulez-vous qu’on ait cinquante mille dollars d’ici là ? dit mon père. »

L’avis de Clémence

L’engrenage fatal, d’Alice Daurel :

Isabel., amoureuse d’Alexander, qui est le fils du futur président de la république et maire actuel  est étudiante.

Son frère, gravement malade, a besoin de soins et d’une opération qui coûte extrêmement chère sans laquelle son état risquerait de se détériorer voire il risque de mourir.

Isabel cherche désespérément une solution pendant que les élections arrivent…

C’est la qu’une offre inattendue va lui être faite à savoir espionner son beau père contre une jolie somme.

Double jeu, danger, et mensonges sont donc son nouveau quotidien. Va-t-elle s’en sortir ?

Et vous que seriez vous prêts à faire pour sauver l’un des vôtres ?

Le rythme du roman prend donc un virage et les événements s’enchaînent. Écriture très agréable et intrigue passionnante font d’Alice Daurel une auteur à suivre de près.