Un cadavre à partager


Un cadavre à partager

Hello les loulous,

Notre exquis cadavres exquis, vous y avez participer.

Vous l’avez fait vivre,

Vous l’avez baptisé, vous l’avez même habillé.

Aujourd’hui vous allez pouvoir le toucher !

 Ils sont là 

Et oui dés demain notre cadavre sera à partager.

Si vous l’avez retenu, et seulement si vous l’avez retenu chers contributeurs,vous pourrez dés demain, mercredi 12 décembre, venir retirer auprès de moi vos exemplaire de votre cadavre exquis.

A Fleur de Cadavre vous attend à la bibliothèque Parmentier , 20 bis avenue de Parmentier, 75011 Paris.

Pour retirer vos cadavres, prenez rendez-vous avec moi avant, par MP sur Facebook ou par mail à collectif.polar@gmail.com

Et oui il y a des jours où je ne suis pas à la bibliothèque

 

Aussi en attendant votre venue voici pour vous le tout début de l’histoire

 

Préface

Il était une fois un cadavre exquis.

Pour les 3 ans de notre blog, Collectif Polar Chronique de Nuit, moi, Geneviève Van Landuyt, je cherchais des idées de concours. Plusieurs appels à idées furent lancés auprès de nos lecteurs. Et c’est ainsi qu’au détour d’une conversation, apparut furtivement l’ombre du cadavre exquis.

Et c’est Isabelle Bourdial qui fut la première à proposer ce concours.

 – Ce serait amusant de mettre sur pied un cadavre exquis, non ?!

 – Surement, oui !

J’opinai bravement à l’idée, ne voulant pas freiner son enthousiasme, mais je ne me voyais pas me lancer seule dans cette aventure.  J’ai donc appelé à la rescousse quelques amis auteurs pour me prêter main forte.

Je savais pouvoir compter sur Nick Gardel pour apporter un final digne de ce nom à notre future histoire et Isabelle, l’initiatrice de l’idée, serait aussi celle qui donnerait le top départ de notre exquis cadavre exquis.

Je la voulais aussi à l’entretien du cadavre au quotidien, corrections et suivi de ses improbables retournements. Ainsi, elle nous rejoindrait Cécile Pellault et moi-même à la relecture et au peignage de chaque texte reçu. L’intendance de la ou des housses de cadavre, à passer de mains en mains, m’incomberait. Resterait à Cécile de nous concocter un épilogue, alors même que notre histoire n’en était qu’à ses balbutiements.

Toutes les trois, nous avons relevé le défi de faire vivre et de relayer votre cadavre exquis. Car c’est vous, chers lecteurs et chères lectrices, qui vous êtes emparés de cette histoire et qui l’avez fait grandir. Vous l’avez modelée tel un Golem.

Ainsi page à page, notre cadavre a vu le jour.

1 épisode tous les 2 jours, une folie !

Durant plus de six mois, Isabelle, Cécile et moi-même, nous avons formé l’équipe des légistes au service de vos morceaux de cadavres et de vos imaginations débordantes

Oui, je sais, cela pourrait paraître glauque, mais tout se savoure avec la bonne dose de surréalisme. Tout le charme et le piment de notre cadavre !

Si, aujourd’hui, le cadavre a revêtu ses plus beaux atours, c’est aussi grâce à Nick, à qui a échoué la lourde tâche de rendre présentable ce puzzle de 70 pièces. Et à Nathalie Lebeau qui l’a revêtu de son habit de lumière.

Voilà, vous savez tout sur cette formidable aventure dont vous avez été des acteurs volontaires et acharnés à mener nos/vos personnages sur toutes les pistes possibles et imaginales voire inimaginables.

Un grand merci à tous et à toutes, ce cadavre, c’est nous, c’est vous !

Pour ma part, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne lecture et pourquoi pas, sait-on jamais, à très bientôt pour une saison 2 !

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Ge Porte Flingue du Collectif Polar

 

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Top 10 des lectures 2018 d’Ophélie


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 13 d’Oph et d’Ophé lit

 

Coucou ma Ge,

Voici mon Top 10 qui est en fait un top 13. Trop difficile de choisir…

Voici donc le résultat:

Hors catégorie puisqu’en littérature blanche:

Les enfants du Dernier Salut de Colette Brull-Ulmann et Jean-Christophe Portes

L’histoire bouleversante de Colette, étudiante en médecine, juive, qui participera au réseau d’évasion de l’hôpital Rotschild. Seul hôpital à employer des juifs pendant la seconde guerre mondiale, ce réseau sauva des centaines d’enfants issus du camps de Drancy.

En 1942, Colette a 22 ans et elle est étudiante en médecine à l’hôpital Rothschild de Paris. En fait d’hôpital, c’est plutôt l’antichambre de l’enfer puisque les Juifs qui passent par cet établissement sont ensuite envoyés dans les camps de la mort.

Face à l’atrocité de la situation, Colette intègre un réseau d’évasion qui permet aux enfants de l’hôpital d’échapper à la déportation. Car, si personne ne sait vraiment ce qui les attend, on connaît l’horreur du transport, entassés pendant des jours dans des wagons sans eau et sans vivres.

Pour sauver ces enfants, le réseau truque les registres ou déclare décédés des nourrissons que l’on fait sortir en passant par la morgue… Malgré les soupçons des Nazis et plusieurs arrestations, des centaines d’enfants sont ainsi sauvés. Dernier membre vivant de ce réseau, Colette témoigne dans ce document bouleversant et essentiel.
L’histoire de l’extraordinaire réseau d’évasion d’enfants Juifs à Paris.

La Chambre des Merveilles de Julien Sandrel

L’histoire touchante de Telma et Louis. Une histoire d’amour entre mère et fils, un roman plein d’émotions qui m’aura fait passer du rire aux larmes et qui ouvre les yeux sur les priorités de la vie.

Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

En littérature noire:

Je tiens à préciser que le classement est fait par rapport à mon ressenti et mes émotions et en aucun cas de part la qualité d’écriture, même si bien évidemment elle joue dans ce que nous transmettent les auteurs.

1– Elijah de Noël Boüdoü

Ce roman, le premier de Noël Boüdoü m’a complètement chamboulée, bouleversée. Il est violent. Extrêmement violent. Certaines scènes, très visuelles, m’ont donné des hauts le cœur tant elles sont crues et sans filtre.
La souffrance est omniprésente, elle est viscérale et s’immisce dans nos esprits de lecteurs au point de la ressentir physiquement tant l’auteur la décrit avec précision et justesse.
Mais paradoxalement, il émane de ces pages tant de lumière. L’amour que ressent le frère d’Elijah pour celui qu’il appelle « son soleil » est inconditionnel, il est si pur et si fort qu’il est impossible de voir en ce jeune homme un monstre, et pourtant…
Ce roman est une pépite, un de ces rares romans qui vous fait ressentir physiquement les émotions des personnages: l’amour, la haine, la colère, la révolte, la peur, la douleur…
Sous le prisme des violences intra-familiales, Noël dresse un portrait en clair obscur du frère d’Elijah. Un ange déchu, un jeune homme dans lequel cohabite l’enfant brisé et l’adulte aimant, protecteur, capable de tout pour ce petit frère qu’il vénère.

Elijah. C’est le prénom de mon petit frère.
Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche.

Jusqu’à ce fameux soir… Quand j’ai eu dix-huit ans.

J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé.
Je m’occupe de lui depuis sa naissance. Je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble, on est plus forts que tout, et rien ne peut nous séparer.  Mais un jour ils sont venus chez moi pour le kidnapper.
Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est à ce moment-là que j’ai perdu toute raison.  Je suis devenu un monstre. Comme eux. Et la traque pour sauver Elijah, qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé.

 

2- Power de Michael Mention

Écrit avec les tripes, ce roman se lit avec les tripes. Michaël a su m’emporter dans les sixties, au cœur d’une Amérique déchirée. De la naissance du Black Panther Party en passant par l’explosion de la soûl et du Funk, de la guerre du Vietnam aux hippies sans oublier Armstrong sur la Lune ou encore le tueur en série « Le Zodiac », tout les événements marquant de cette décennie ont été évoqués.

« POWER » est un grand roman, plein d’humanité. Il relate non seulement les années soixante aux Etats-Unis mais il est également très actuel. Sur l’ensemble du récit, l’évolution des mouvements politiques mais aussi la radicalisation de certains personnages vers les extrêmes rappelle ce qui se passe dans notre société aujourd’hui: la montée des haines raciales, l’intolérance, la peur de la différence.

 

Power

Ici, comme dans les autres ghettos, pas d’artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c’est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève.

  1. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.

Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité.

 

3- L’Affaire Rose Keller de Ludovic Miserole

L’affaire Rose Keller est une exo fiction, une fiction créée à partir d’éléments réels. Ici il s’agit donc bien d’un roman noir puisque l’Affaire Rose Keller est le premier évènement à avoir mis sur le devant de la scène le Marquis de Sade et ses pratiques très controversées. J’ai été fascinée par ce livre et à plusieurs titres.
J’ai découvert un Marquis de Sade philosophe. Si d’aucun ne retienne de cet homme que ses pratiques sexuelles et ses écrits sulfureux, beaucoup oublient que Sade était non seulement homme de lettres, mais aussi d’esprit. En racontant cette histoire, Ludovic a fait le choix de rester totalement objectif, de ne pas tenir compte de ses ressentis par rapport à cet homme. Il nous livre donc un Marquis, allergique à la religion et à tout dogme, qui développe à plusieurs reprises sa vision de la liberté et de ses idées, et j’avoue que je suis encore, une fois ma lecture achevée, pensive.
Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un énorme coup de cœur. Le travail de Ludovic est remarquable et doit être remarqué.

L’affaire Rose Keller

Rose Keller est sans emploi depuis plus d’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris.

En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’un pour un peu de ménage dans sa maison d’Arcueil, elle ne peut se douter quelle se dirige tout droit vers l’enfer.

Elle ne sait pas encore que l’homme qui vient de l’engager n’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’on surnommera « le divin marquis »…

 

 

4- Enfermé.e de Jacques Saussey

Virginie est née dans un corps qui n’est pas le bon. Née femme dans un corps d’homme. Le rejet du Père, les brimades à l’école, les jugements… l’ont conduite dans l’enfer carcéral.
Enfermée dans un corps qui n’est pas le sien, enfermée en prison, enfermée par les comportements abjects des Autres, Virginie sera enfermée de nombreuses années.
C’est sous la plume délicate, poétique mais aussi brute; c’est à fleur des mots de Jacques Saussey que j’ai lu l’histoire de Virginie. C’est les larmes dégoulinant le long de mes joues, la vue souvent brouillée, le cœur révolté que j’ai lu l’histoire de Virginie.

 

 » Si je ne peux pas être qui je suis, je préfère être morte plutôt qu’être emprisonnée dans un corps qui n’est pas le mien. « 
Jacques Saussey aborde magistralement dans ce roman noir social un sujet peu connu : être transgenre dans une prison pour hommes.
Partenariat avec l’association Acceptess-T.
Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
Prix Saint Maur en Poche 2017.

5- Boréal de Sonja Delzongle

Boreal est certes un thriller, glaçant au sens propre comme au figuré, l’intrigue est passionnante et largement documentée, mais Boreal est tellement plus qu’un thriller.
Au travers de tes mots et de l’histoire des personnages, Sonja a su évoquer des sujets puissants, parfois douloureux, avec une empathie incroyable sans jamais tomber dans le pathos.
Elle y évoque avec pudeur mais de manière si juste le « désir d’enfant », désir ou non d’ailleurs, le sacrosaint instinct maternel que nous devrions toutes ressentir dès l’annonce d’une grossesse; les relations mères-enfants quelques soient la forme de cette maternité: enfant naturel, enfant adopté, enfant désiré ou non…

Un roman à fleur de mots que nous offre l’auteur, pour notre plus grand bonheur.

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

 

6- Mort Point Final de Frank Klarzcyk

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.
Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.
Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.
L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.
Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Un putain de bon thriller!

Mort point final

« La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que le canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades. »

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

7- Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Peu de personnages sont aussi puissant que le géant de brume.
Peu de flics m’auront autant marquée que Stan et Sarah.
Peu d’ambiances sont autant ressenties sans en passer par des descriptions interminables.
Peu de villes deviennent des personnages à part entière comme Détroit l’est dans ce roman. Une ville de Détroit qui ,après avoir connu l’âge d’or, se meurt et entraîne dans sa déchéance tous ceux qui la peuplent.

Sarah et Stan, Le Géant de Brume, des personnages qui m’ont pris dans leurs bras et enveloppés et il m’a été difficile de les quitter. J’aurais aimer leur poser des questions, leur parler tant Jérome a su leur donner une existence propre, au delà des mots.
Si dès le début du roman on assiste à l’arrestation du Géant de brume , le récit à rebours dévoile son lot de surprises et une fois le roman clos il m’a fallu un peu de temps pour digérer les dernières lignes.

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

 

8- Les Démoniaques de Mattias Köping

Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au coeur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au coeur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

9- Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.
Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Les Jumeaux de Piolenc

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël.

Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

 


10- Guerilla Social Club de Marc Fernandez

J’ai retrouvé l’écriture dynamique et punchy de Marc que j’avais découvert dans Mala vida. Un roman qu’il m’a été difficile de lâcher. Pas que le suspens y soit haletant, nous ne sommes pas dans du thriller, mais la manière qu’à Marc de nous raconter cette histoire d’hommes et de femmes, combattant de la liberté, m’a transporté.

« Il existe des petites histoires dans la grande Histoire, des exodes et des péripéties personnelles, des trahisons, des victoires et des échecs intimes qui n’ont pas leur place dans les manuels scolaires. » Cet extrait de la préface du roman est le reflet d’une des facettes de « Guerilla Social Club » : des trajectoires individuelles au cœur de l’Histoire collective.
Cette préface, elle m’a donné la chair de poule. Victor Del Arbol, son auteur, y explique, tout en lui rendant hommage, comment Marc, au travers de ses romans, attire notre attention sur des événements moins connus de l’Histoire. Des événements qu’on ne raconte pas dans les manuels scolaires, mais des événements, des histoires personnelles qui ont changé l’Histoire
Plus fort, plus puissant encore que « Mala Vida », « Guerilla Social Club » touche et interpelle.

Guérilla social club

Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martin. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.

Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

11- Comme des Bleus Alex Laloue et Marie Talvat

Comme des bleus  est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité. Un switch final inattendu et une vraie tendresse pour ces deux jeunes auteurs.

Comme des bleus

Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La Crim’ est sous pression. Il faut dire que tous les Ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent à grands pas et une presse qui se déchaîne.

Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est immédiatement jeté dans le grand bain. Entre doutes et excès de zèle, il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir en elle des démons oubliés.

Reflets d’une génération en quête de sens, les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête. Alors qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre, ils vont se laisser emporter par une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Le premier polar de la génération Y

Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.


Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.

Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue

Avec Ophélie ma complice, nous aurons le privilège de passer  tous les 3 à la question

 Que je vous présente rapidement nos 3 auteurs :

 

Jean-Christophe Portes

Né à Rueil-Malmaison le 21 mars 1966. Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur.  Auteur d’une trentaine de documentaires d’investigation, de société ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision françaises. La série des enquêtes de Victor Dauterive, Laffaire des corps sans tête et La disparue de Saint-Maur, rencontre un beau succès critique et public. Il a remporté le Prix polar Saint-Maur en poche 2018.

Il publie en 2015 L’affaire des corps sans tête la première de Victor Dauterive

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie nationale n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates. Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution

 

 

On y découvre Victor Dauterive, , un jeune sous lieutenant de la non moins jeune gendarmerie nationale.

En 2016 sort L’affaire de l’homme à l’escarpin

En 2017, La disparue de Saint-Maur

Le dernier en date  paru il y a quelques jours : L’espion des Tuileries

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

1792. La guerre entre la France et l’Autriche vient d’éclater. C’est dans ce contexte très explosif que le gendarme Victor Dauterive est chargé d’une délicate mission : escorter un convoi transportant la paye de l’armée, une petite fortune de 500 000 livres.

L’affaire tourne au désastre quand le convoi est brutalement attaqué et dévalisé. Dauterive se lance sur les traces des voleurs qui sèment des cadavres dans leur fuite. La piste le conduit jusqu’aux Tuileries, au coeur du chaudron révolutionnaire.

Le palais, infesté d’espions, est le centre de toutes les convoitises et de tous les complots. Des bas-fonds de la ville au sommet de l’État, entre révolutionnaires et partisans du Roi, le jeune officier va devoir choisir son camp dans un jeu qui pourrait bien devenir mortel…

 

Sylvain Larue

 

Né le 15 octobre 1982 Sylvain Larue est un chercheur, écrivain et chanteur. Il a été un tant typographe, imprimeur. Il a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des « Grandes Affaires Criminelles ».  Passionné de musique, il se lance aujourd’hui dans l’écriture romanesque .

Il publie en 2016 L’oeil du Goupil

Le premier tome des enquêtes de Léandre Lafforgue


La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour.

Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d’idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu’une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d’être passionnante…

 

En 2017 parait  une deuxième enquête de Léandre Lafforgue Au bal des muscadins

Et cette année est sortie le troisième tome des enquêtes de Léandre Lafforgue, Le crime de l’Odéon

 

Que le spectacle commence !

En ce mois de novembre 1851, alors que le mandat du président Bonaparte touche à sa fin et que les plus sombres prévisions courent quant à l’avenir de la politique française, Léandre Lafforgue, alias « Le Goupil », songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays.

Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son oeuvre.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil !

Tandis que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, entre fausses pièces d’or, corps dépouillés et coup de coeur, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ?

Après L’Oeil du goupil et Au bal des muscadins, il propose avec ce troisième roman une plongée en pleine Deuxième République, dans les coulisses d’un coup d’État, en un univers de machinations, de mensonges et de crimes variés qui devraient laisser le lecteur impatient de découvrir la suite…

Frédéric Lenormand

 Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti.

Frédéric est sans doute l’auteur que je connais le plus des 3 invités
En effet dans les année 90, je me souvient avoir lu quelques titres de Frédéric. Notamment les aventure de 3 scientifique embarqué dans la compagne d’Egypte sous Bonaparte. Ou encore la folle équipé des princesses de sang ( les filles de Louis XV)sous la révolutions
 Dans ces année 90 Frédéric Lenormand est l’auteur de plusieurs romans et de pièces jouées sur scène et à la radio. Il a reçu le prix François Mauriac de l’Académie française en 1999 pour Les Princesses vagabondes (Lattés), le prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres, le prix du jeune romancier de la Fondation Hachette, ainsi que la bourse Del Duca du premier roman.

Je me souvient encore qu’en 2000, Frédéric mettait déjà Voltaire en scène dans La jeune fille et le philosophe. 

Sur le ton d’une satire non dénuée d’affection, notre auteur, à partir d’une histoire vraie, fait du philosophe le héros malicieux, volubile et gesticulant d’un récit savoureux dans l’esprit des contes de Voltaire.

Et puis en 2001 arrive sans doute ce que l’on paut appelé son premier roman historique, Un beau captif 

Nicolas-Joseph Lecacheur est commissaire de police sous le Directoire. Sorte de Maigret d’une Révolution finissante, il tente de faire régner l’ordre à Châlons-sur-Marne entre sa femme, qui vient de profiter de la nouvelle loi sur le divorce et ses concitoyens, prêts à s’exalter pour tout ce qui leur fera oublier la Terreur.

Justement, Lecacheur vient d’incarcérer un jeune vagabond dont la présence met la ville en émoi. Convaincus que ce bel inconnu n’est autre que Louis XVII miraculeusement évadé du Temple, les Châlonnais reconstituent autour de lui une cour fantasque et insolente.

Seul contre tous, Lecacheur s’acharne à mener l’enquête. Il recueille les témoignages, déjoue les pièges qu’une main invisible s’ingénie à semer sur sa route et démêle peu à peu un écheveau où se confondent secrets de famille et vertigineux secrets d’Etat.

Avec ce nouveau personnage d’enquêteur, Frédéric Lenormand nous entraîne à la découverte d’une des époques les plus mouvementées et les plus mystérieuses de l’histoire de France.

Il a écrit aussi sur la révolution. (des polars jeunesses et  et des docs sur la police et la prison)

En 2004 c’est la parution de la première des nouvelles enquêtes du juge Ti

Frédéric Lenornand fait revivre le personnage du juge Ti popularisé par Robert van Gulik. Le magistrat  mandarin au VIIe siècle dans la Chine impériale

11 enquêtes me semble-t-il rééditées en poche

Dans la première enquête, Ti poursuit des assassins de tous bords tout en s’efforçant de retrouver une de ses filles. Dans la seconde, Ti doit découvrir qui des membres du Grand Service médical a introduit un poison dans l’entourage de l’empereur de Chine.

Deux enquêtes du Juge Ti inédites en poche.

Attaque des princes de la dynastie des Tang ou poison mortel dans l’entourage de l’empereur : qui mieux que le légendaire Juge Ti saura déjouer cette succession de meurtres machiavéliques ?

À l’aide d’une documentation méticuleuse, Frédéric Lenormand fait revivre pour ses lecteurs la Chine du VIIe siècle, cette glorieuse civilisation des Tang qui marqua l’apogée de l’Empire du Milieu.

 

Il y a eu aussi beaucoup d’autres bouquins

Notamment

La Série Les Mystères de Venise (en partie publiée sous le pseudonyme Loredan)

Mais aussi :

Un thé chez Confucius ou Une enquête du juge Bao

Qui en veut au Marquis de Sade ?

Seules les femmes sont éternelles

Il y a enfin

Voltaire mène l’enquête

En 2018 l’Orfèvre du thriller historique, Frédéric Lenormand nous offre le huitième tome des enquêtes voltairiennes.

La première est paru en 2012 Voltaire mène l’enquête. La baronne meurt à cinq heures

Après notamment La bonne meurt à cinq heures, prix Historia et prix Arsène Lupin 2011, et Meurtre dans le boudoir, paru en 2013, Un carrosse nommé désir est un petit bijou d’humour et de suspens.

Un carrosse nommé désir Frédéric Lenormand

Voltaire mène l’enquête

Bonne nouvelle pour Voltaire ! Emilie du Châtelet, sa marquise préférée qui l’aime et qu’il adore, est sur le point de faire un héritage. Justement, une occasion se présente : l’achat du magnifique hôtel Lambert, à la pointe de l’île Saint-Louis, pour y loger le prince des philosophes ! Hélas, le banquier qui devait leur avancer la somme vient d’être enlevé.

Voltaire fait des pieds et des mains pour le retrouver au milieu d’une ville rendue folle par les somptueuses fêtes du mariage de la fille de Louis XV avec l’infant d Espagne. Entre bal masqué et joutes nautiques sur la Seine, dans le fracas des canons de la Bastille et des feux d’artifice, les cadavres s’accumulent.

 

Et pour finir vient de sortir ce qui semble être le premier opus d’une nouvelle série, Le Retour d’Arsène Lupin

 

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand , fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

 

Voilà ce que je eux vous dire de nos auteurs mais pour en savoir plus, rendez-vous ce vendredi

7 décembre à 20h, Espace Culturel La Marmite

9 rue Jean Delsol, 77173 Chevry-Cossigny

 

Organisée par la médiathèque La Canopée

Le roman policier historique inaugure notre cycle polar.
Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt, bibliothécaire à Paris et chroniqueuse du blog Collectif polar.
En fin de soirée, la librairie du Château proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (9)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (9)

 

Bonjour mon père. J’ai plutôt l’habitude des uniformes et des monsieur-tout-le-monde pour garnir mes petites questions. Un homme de Dieu se présente-t-il ?

Bonjour mon fils, je suis Estéban Lehydeux, dit Requiem, prêtre exorciste, mais surtout membre du Sodalitium Pianum, autrement dit la Sapinière. Le bras armé de Dieu, un body guard of God si tu préfères…

Il doit falloir une sacrée dose de caractère pour un tel sacerdoce. À ce propos quel est le vôtre ?

Hummm, en voilà une drôle de question… Tu sais que d’habitude, c’est moi qui confesse ? Sinon tu vois, un truc tout con, j’ai capté que je n’avais pas fait vœu de chasteté, mais de célibat, c’est différent. Et contrairement au fils du patron, qui quand il s’en ramasse une sur la joue droite, tend la gauche, moi c’est direct un bourre-pif, et un coup de genoux dans les aumônières, histoire de remettre des idées en places.

Ouais… Ouais… Je vois le tableau douloureux… Il faut du temps pour accoucher d’un engin pareil, non ? Sans parler du Grand, Majuscule, au-dessus, vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Je ne saurais te dire, parfois comme l’impression que ce con a eu l’idée et qu’il l’a balancé sur le papier comme s’il s’en allait licebroquer. Et d’autres fois, j’ai l’impression d’avoir vécu dans sa pensarde des années avant de sortir…

Je commence à en avoir vu défiler des personnages. Souvent ce sont des exutoires ou des carbones. Dans votre cas, qu’est-ce qu’il a mis de lui en vous ?

Attends, je finis de rire et je te réponds…

Bien sûr, c’est même lui, bon en tirant sur tous les bouts (ouais, même et surtout ce bout-là).

Je suis le héros qu’il aurait aimé être, le type qui défend la veuve et l’orphelin, celui qui a les filles à ses pieds, voir à genoux. C’est pas compliqué, je suis sûr que ce baltringue de Petrosky fantasme sur moi…

On est quand même loin du cantique d’enfant de chœur et de la liturgie pascale… Il vous fait faire des trucs pas jojo dans le livre, lui en voulez-vous ?

Si pour toi pas jojo, ce sont les troussées avec Cécile, Martine, Sandy et les autres… Ça me va… Si c’est me prendre des coups de poings dans la carafe et autres méchancetés, c’est vrai que parfois, faut que je sois un sacré gus pour me sortir du pétrin !

On n’est pas légion les supers héros avec une soutane, c’est autre chose que les tantes avec des capes et le slibard par-dessus le pantalon.

Entre deux aventures, dès qu’il pose la plume, vous occupez comment votre temps libre ?

Ben à me faire tailler la mienne pardi ! Ok, à prier aussi, puis à écrire parfois aussi…

J’en reviens à l’auteur, parce que Créateur, la place est prise dans le cas présent. C’est le moment… Un message à délivrer pour le pensif ? Une question pour lui ?

Pourquoi cureton ? Tu n’avais pas un truc plus… ??

Non remarque, t’as raison mon Stan, on n’est pas légion les supers héros avec une soutane, c’est autre chose que les tantes avec des capes et le slibard par-dessus le pantalon.

Après l’Agnus Dei, c’est le temps de conclure en général, un petit mot pour ceux qui vont vous découvrir ?

Alors si vous rechercher de la grande littérature, passez votre chemin… J’ai pas la prétention de remporter le Goncourt un jour, par contre te faire rire, et voir ta gonzesse avec la façade illuminée par un beau sourire, ça me va. Je fais du roman anti-crise, du poilard…

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues


A un mois de Noël et pour bien finir l’année

voici les tops 10 des flingueuses et des Minis Flingues.

Et…

Pour bien commencer ces tops lectures 2018,

c’est Cécile, Benjamin et Maxime qui débutent cette série des chouchous de l’année.

Belle découverte à vous.

 

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues

Le niveau de lectures de la famille a été légèrement faible cette année, nous vous présentons donc un top commun pour palier à sa pâleur


Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande la mère :

Le top de Cécile

1) Le Lambeau de Philippe Lançon :

LA lecture de l’année, si ce n’est de la décennie, tant il nous parle à tous, les attentats de Charlie Hebdo mais pas que, du destin d’un journaliste, d’un érudit, de sa famille,  de sa guérison et peut-être aussi de la notre, et de notre histoire commune post-attentats.

Alors que l’auteur s’apprête à rejoindre sa compagne aux Etats-Unis, où il doit donner des cours de littérature, il participe à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Survient l’attentat dont il réchappera, défiguré. Il raconte sa sidération, sa douleur, les greffes, tout en essayant de se refabriquer un lien à l’existence. Prix du Roman-News 2018, prix Femina 2018. A reçu également le Prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2018 et le Prix spécial du jury du prix Renaudot 2018

 

2) Big Little Lies de Liane Moriarty :

en VO s’il vous plaît, parfois on a juste besoin de la subtilité d’une comédie douce-amère pour parler de sujets graves. Le divertissement n’a rien de vulgaire et sa maîtrise est ici parfaite.

Petits secrets, grands mensonges, le nouveau best-seller de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?

Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées) qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.

3) Babyfoot de Joseph Joffo :

 Pour la grande classe de Monsieur Joffo rencontré sur un salon et pour les personnages depuis longtemps perdus de vue que j’ai retrouvé avec un énorme plaisir. L’après guerre et l’espoir pour la jeune génération sur un air de rock américain !

Voici enfin la suite du « Sac de billes », le roman du petit Jo, devenu adolescent, dans le Paris et la France de la Libération. Une époque étrange pour un jeune garçon où se mêlent la joie de la liberté retrouvée, le temps du marché noir et des trafics en tous genres, la découverte du Nouveau Monde et des Américains, l’anxiété d’avoir le certificat d’études à passer. « Baby-foot » est un livre étourdissant de vie où se côtoient émotion, drôlerie, espièglerie et débrouillardise, un livre bien dans la lignée de ce succès mondial qu’est le « Sac de billes ».

 

4) Un château de verre de Jeannette Walls :

Une enfance hors norme, une capacité à s’en sortir tout autant et beaucoup de poésie et d’amour où il en avait pas tant que ça.

Récit de cette enfance hors norme. En attendant le château de verre que leur a promis leur père, chercheur d’or, les quatre enfants Walls vivent dans des abris de fortune, sillonnant le pays en famille et dormant parfois dans des cartons. Portrait d’une famille attirée par les mythes fondateurs de la culture américaine et d’une jeunesse marquée par la misère.

 

5) La vengeance des mères  de Jim Fergus :

 La suite de Mille femmes blanche ;   ces femmes ont été abandonnées par les autorités américaines après avoir été envoyées auprès des tribus indiennes, leurs enfants ont été tués, leurs maris amérindiens aussi, il ne leur reste que la vengeance auprès d’un peuple qui est devenu le leur.

  1. Little Wolf, un chef cheyenne, demande au général Grant de lui céder mille femmes afin de les offrir à ses guerriers. Grant accepte. En dépit des accords, la tribu est exterminée et seules quelques femmes blanches échappent au massacre. Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly, trouvent refuge chez les Sioux et prennent le parti du peuple indien.

 

6 à 10 ) Guides du routard et Lonely Planet :

mes meilleurs compagnons, je n’abandonne jamais aucune lecture, je les triture, les balade partout. Surtout, ils sont aussi sources d’inspiration et connaissent une seconde vie lors de mes recherches pour mes nouvelles ou mes romans. Ceux-ci sont ceux qui m’ont accompagnée en 2018.

Pourquoi des guides touristiques en guise d’amoureux littéraires ? Parce que c’est une passion que je partage avec les trois hommes de ma vie 😉💋

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 11 ans :

Le top de Benjamin

1) Imbattable de Pascal Jousselin :

Ça retourne ton cerveau c’est génial.

Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière. Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain. Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée ! De la structure quadrillée des planches de BD, Pascal Jousselin a fait un champ d’exploration narrative, un espace ludique où déplacer ses personnages en toute liberté. Son super-héros bondit d’une case à l’autre et joue des décalages et des transferts, Imbattable est non seulement un véritable hommage à la BD classique franco-belge, mais aussi une formidable expérience de lecture, dynamique et inventive.

 

2) Les petits Mythos :

C’est enfin marrant la mythologique !

La mythologie grecque revisitée par un humour légendaire !

Les dieux et héros grecs assistent aux tentatives catastrophiques d’Icare pour réussir à voler au-delà du soleil. Pendant ce temps, Ulysse cherche le moyen de se débarasser de son mal de mer et Totor le Minotaure rêve d’entrer dans la légende.

3) One Punch Man de Yusuke Murata :

 Ça défoule !!!

Saitama est trop puissant, tellement puissant qu’il élimine les ennemis les plus farouches d’un simple coup de poing. Découvrez l’histoire du plus fort des super-héros dans ce manga qui va vous mettre K-O !!

Saitama, un jeune homme sans emploi, décide de devenir un super-héros. Pendant trois ans, il s’entraîne avec ferveur et devient capable de neutraliser ses adversaires en un seul coup de poing. Mais bientôt, il s’ennuie et ses victoires perdent de leur saveur.

 

 

 

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 15 ans :

 

Le top de Maxime 

1) L’étranger d’Albert Camus :

Cet ouvrage est mon premier livre philosophique mais quelle claque ce fut ! J’adore le style de l’auteur et le personnage de Meursault est si mystérieux et fascinant. L’un des meilleurs livres que j’ai pu lire.

Récit intérieur de Meursault, employé de bureau anonyme pour les autres et pour lui-même, qui tue finalement de cinq balles un Algérien sur la plage de Tipaza à Alger.

 

 

 

2 ) La Faucheuse Thunderhead de Neal Shusterman :

 C’est la suite du premier livre La Faucheuse que j’attendais avec impatience et la déception ne fut absolument pas présente. L’histoire est toujours aussi captivante et haletante. Vraiment hâte de voir la suite !

Le Thunderhead, intelligence artificielle qui gère la Terre pour l’humanité, ne peut pas intervenir dans les affaires de la communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer, impuissant. Rowan a disparu depuis un an. Il est devenu une véritable légende urbaine, un loup solitaire qui traque les Faucheurs et les immole par le feu. Des changements sont-ils possibles ?

 

 

3 ) Mutafukaz Tome 5 de Run :

C’est le dernier tome d’une suite de comics incroyables. Le cycle se termine sur un magnifique tome avec des illustrations toutes aussi magnifiques les unes que les autres. L’histoire qui mélange le surnaturel et le complot sont parfaitement mis en scène. Mention spéciale aux passages en noir et blanc qui rendent le tome encore plus unique et magistral.

Dernier volume de cette série inspirée de la science-fiction des années 1950 à l’atmosphère sombre et paranoïaque.

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (8)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (8)

 

Salut à vous. On m’a indiqué que je devais recevoir un personnage de roman… Vous pouvez prévenir que je suis arrivé ?

Recevoir un personnage de roman ? Mais… ne soyez pas si restrictif, s’il vous plaît. Rencontrer une personnalité hors-normes, vous voulez dire. Jermold Deux-Fois, magicien de son état, maître incontesté en son art et je ne vous en veux pas d’être flatté de m’accueillir. Comment pourrait-il en être autrement ? Je participe à la bonne marche du monde (que ferait-il sans moi, cet inconscient ?), entravé dans mes œuvres par deux acolytes ineptes, Tallia Sans Refus, une guerrière nymphomane, la pauvresse, et Ethinor Thamer, barbare miteux à l’intelligence palourdesque. Dans ma grandeur d’âme, je les laisse me mettre des bâtons dans les chevilles quand je m’emploie à rétablir la justice et l’équité. Si leur talent naturel est l’incompétence, on ne peut aller contre, n’est-ce pas ? Heureusement mes dons compensent largement leurs défaillances.

Ah… Donc, c’est vous qui allez mener l’interview seul ? C’est ça ? Bon… Puisqu’il le faut… Parlez-nous de vos traits de caractère alors…

L’humilité avant tout, cela va de soi. J’œuvre avec une abnégation, un don de ma personne, une gratuité, un altruisme, une générosité, une bonté, un dévouement, un désintéressement, un esprit de sacrifice, une philanthropie, un renoncement, qui ne laissent pas d’émerveiller l’humanité. Je n’y peux rien, je suis comme ça : faire le bien avec modestie est ma seule récompense. Oui, je sais, c’est beau. Non, ne pleurez pas, s’il vous plaît.

Je crois que je peux aussi signaler le détachement. Mon charisme, suppléé par un physique avantageux, m’oblige continuellement à repousser les avances de cohortes féminines, bien souvent dévêtues, qui ne désirent qu’une chose : m’admirer, arracher ma vertu. Mais ma probité proverbiale m’interdit de profiter de leur faiblesse bien compréhensible. Ceci dit… si vous êtes encore sous le coup de l’émotion, je veux bien vous dispenser un peu de réconfort. Quelquefois, un contact physique apporte beaucoup d’apaisement.

J’ai peur que ça dépasse largement de la place qu’on m’octroie sur cette page. Pourriez-vous faire un peu plus court ? Une question simple et concise : Vous êtes resté combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Vous plaisantez ? Clarifions les choses. J’ai eu la générosité de l’autoriser à narrer mes formidables aventures, c’est tout. Bien évidemment j’ai été contraint de lui faire réécrire à de nombreuses reprises son texte. Le croirez-vous ? Il mettait toujours bien trop de pondération et retenue dans sa rédaction. C’est en partie, sans doute, ce qui explique le temps qu’il lui a fallu pour arriver à la fin de ce projet. Le pauvre garçon ! Il est d’une lenteur !

Il eut été dommage que la somme exemplaire de mes exploits ne serve pas à l’édification des masses. Oui, j’aime le partage également. Que voulez-vous, on ne se refait pas… A propos de partage, je peux, si vous le souhaitez, échanger avec vous de façon plus… détendue. Qu’en dites-vous ?

Effectivement… Le pauvre garçon ! Ça ne doit pas être facile tous les jours… Mais je suppose qu’il est un peu responsable quand même… Il a dû insuffler de lui-même dans votre caractère, non ?

N’inversons pas, je vous prie ! Il se trouve des parts de moi dans la sienne. Etre unique ne signifie pas que l’on n’influence pas autrui. Quand le modèle est une telle source d’inspiration, ce ne peut être que profitable. J’aime à croire que je lui ai rendu service, dans le sens où il a pu devenir meilleur à mon contact. Mais, modestie oblige, encore une fois, ce serait plutôt à lui de vous énumérer tous les bénéfices qu’il a pu retirer de notre collaboration.

Quelle chaleur ! Vous pouvez vous mettre plus à votre aise, si vous le désirez. On est toujours trop couvert… Puis, rapprochez-vous aussi, maintenant que l’on a fait connaissance.

Il y a des pains dont je ne mange pas, et d’autres qui se perdent… Je crois me rappeler que dans le livre, vous avez quelques passages disons… embarrassants… Vous ne lui en voulez pas ?

Aucunement ! Mon sens du sacrifice va jusqu’à accepter de ternir mon image (si difficile cela soit-il) pour faire ce qu’il se doit. Oui, j’ai bien conscience qu’une telle notion du devoir semblera presque relever du divin, mais ne soyez pas intimidé, je reste abordable. Comme à présent. Vous pouvez m’aborder. Si. Mais vous allez m’aborder, bordel ? A quoi ça sert que je me présente sous le meilleur jour si j’en tire pas un petit quelque chose ? Ça vous écorcherait de vous laisser faire un peu ? Vous allez voir, au début on dit non, pis ensuite… Comment ça, ensuite c’est toujours non ? Je ne comprends vraiment pas !

Modestie oblige, ce serait plutôt à lui de vous énumérer tous les bénéfices qu’il a pu retirer de notre collaboration.

Oui… J’ai compris que la comprenette n’était pas votre aptitude première… Vous ne prenez donc jamais de repos ? Et votre temps libre, vous l’occupez comment ?

Grumph. Je rumine beaucoup sur l’égoïsme des gens. Leur refus du partage, si vous voyez ce que je veux dire. Comment ça, susceptible ? Mesquin, aigri, envieux, jaloux ? Mais ? Vous n’avez donc rien suivi, rien compris de nos échanges ? C’est l’histoire de ma vie, toujours incompris. M’en fous, j’ai l’habitude. Déjà, tout petit… Pardon ? Terminer ?

Le temps et ma patience sont hélas limités… Au contraire de l’univers et de la bêtise humaine parait-il… Mais Einstein doutait pour l’univers… Vous me semblez malheureusement une confirmation pour le reste.

Pourquoi ? Oui, pourquoi tant de mépris ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour être traité de la sorte ?

Euh… c’est toujours non ?

On va conclure avant d’en arriver à des extrémités qui pourraient s’apparenter à de la violence gratuite bien que raffinée. Faites court.

Si, par hasard, accident ou malchance, vous lisez l’ignoble compilation de mes péripéties dans ce torchon qu’est Deux zéros et demi, n’en croyez pas un mot. Je n’y vois que jalousie et déformation de la vérité. Sûrement un truc qui tient du complexe d’un scribouilleur de bas étage. Le pauvre, j’en aurais presque pitié. Presque.

Jeu-Concours, « Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? » avec Nick Gardel


Jeu-Concours, « Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? » avec Nick Gardel

 

Salut mes polardeux

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? vous connaissez maintenant ?

Mais, si c’est la nouvelle rubrique que nous avons mis en place avec notre Nervi, Nick Gardel.

Cela fait aujourd’hui presque deux mois que Nick interroge sur ce blog et pour vous des personnages de fiction.

Séance de rattrapage

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (1)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (2)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (3)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (4)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (5)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (6)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (7)

Aujourd’hui Nick nous propose de faire gagner à 2 d’entre vous un de ses polars.

Et en plus pas n’importe lequel puisque c’est une édition collector de Droit dans le mur que vous allez pouvoir remporter.

Et une édition collector dédicacée qui plus est !

Avec une poule qui se prend pour un coq sur la couverture, un mec qui s’apprête à repeindre ses volets. Un type peinard qui sirote quelques bières pour s’encourager durant l’effort. Bref rien de bien méchant dans ce coin de campagne vosgienne.

 Alors  de quoi il parle ce bouquin ?

Ancien vigile, Michel Marchandeau a cru au rêve campagnard : il s’est installé dans une maison des contreforts vosgiens. Mais le voisinage peut vous pourrir la vie bien plus vite qu’on ne le croit.

Entre une congrégation d’illuminés aux prétentions territoriales envahissantes et un Anglais chercheur de trésor, le retraité va devoir jouer des poings.

Rapidement les cadavres commencent à s’entasser et cette histoire pourrait bien finir… droit dans le mur !

Vous pouvez aussi retrouvez ici  « Droits dans le mur » la chronique Jubilatoire de Dany           

Ou encore  là Le compte rendu de Julie

 

 

Alors pour gagner  votre exemplaire de Droit dans le mur …

Il vous faut être abonné ou vous abonnez à notre Blog ! *

(*Condition obligatoire, je vous demande donc de me donner avec vos réponse votre identifiant : votre mail, pseudo ou blog avec lequel vous vous êtes abonné)

Et…

il vous faudra répondre à  deux petites questions.

1 – Quels sont les autres titres de Nick Gardel chroniqués sur Collectif Polar

2- Qui sont les flingueuses qui ont mené la GAV de Nick ?

 

Vous avez jusqu’au 30 novembre minuit pour nous envoyer votre participation

Un tirage au sort désignera les 2 gagnant(e)s

Je donnerai les résultats sur ce blog le 16e décembre, vous aurez 10 jours pour me faire parvenir votre adresse afin que je vous envoie votre lot (s’il n’est pas réclamé, il sera remis en jeu)

Voilà vous voyez c’est simple

Alors à vous de jouer maintenant.

Et bonne chance à vous tous mes polardeux.

Une flingueuse à Mon’s Livre


Une flingueuse à Mon’s Livre

Mons Livre c’est les 24 et 25 novembre prochain

Aline y sera notre envoyée spéciale

 

 

Qu’est-ce que Mon’s Livre ?

Mon’s livre c’est d’abord une association sans but lucratif crée en 2014. Cette association encourage la lecture, la littérature et la culture au sens large.

L’association a plusieurs cordes à son arc : publication d’ouvrages de vulgarisation sur le patrimoine, organisation d’événements gratuits : expositions, conférence, salon littéraire…

Un événement majeur pour cette association : le salon du livre Mon’s Livre.  En 2017, c’était 8 000 visiteurs, 400 auteurs, 250 exposants. En 2018…

Pourquoi aller à Mon’s livre ?

J’avais déjà noté dans mon agenda la date de cet événement quand je tombe sur une demande de partenariat avec Mon’s Livre. Après avoir proposé ma candidature j’ai été contacté par Flora Dequenne, Chargée de projet, qui m’a gentiment expliqué ce partenariat.

C’est plutôt simple : profiter du salon un maximum. De découvrir le salon, de réaliser des interviews, de profiter d’exclusivités…

En plus des rencontres d’auteurs et dédicaces, il  y a plusieurs conférences (4 salles au total) sur ces deux jours :

Dimanche 25 novembre : 11h45, en salle Saint-Georges, J. Lieffrig qui nous parlera du « livre audio comme plaisir du texte ». À 16h15, salle du Dragon, avec P.Fontaine : « un roman-témoignage : entre fiction et réalité ». Sur toute la journée, on peut assister à une petite trentaine de conférences.

Qui vais-je aller voir ?

Sur une journée impossible de voir tout le monde ! Une première sélection s’impose :

  • Katia Campagne :

4ème de couverture :

En 1957, deux scientifiques découvrirent en Nouvelle Guinée, une étrange maladie neurologique qui avait décimé toute une population aborigène. Cette maladie était induite par un rituel nécrophage au cour duquel la tribu consommait les organes de leurs défunts pour s’approprier leurs forces. Des analyses et expérimentations permirent de la répertorier dans les maladies spongiformes incurables. Sans aucun traitement.
Le gouvernement australien interdit les pratiques cannibales et la maladie disparut.
Mais ce qu’ils n’avaient pas découvert… C’était la durée d’incubation du virus

  • Thierry Chassard :

4ème de couverture :

Une nuit d’été, sur une route déserte, un accident… Anastasia, égérie d’une grande maison de mode vient d’en être victime. Sa voiture a été percutée par une autre qui a pris la fuite. Sa vie de rêve va basculer pour se transformer en un cauchemar indescriptible… Un flash-back va faire la lumière sur la réalité cachée de cette tragédie. Son passé va-t-il la rattraper ? A quoi la soif insatiable de l’argent peut-elle pousser ? Cette incroyable histoire vous tiendra en haleine dès les premières pages.

  • Lawren Schneider :

 

4ème de couverture :

TAMBOV,1943
Louis n’arrivait pas à trouver le sommeil. Peut-être devenait-il fou. « Je crois que j’ai des visions, un peu comme Bernadette, à Lourdes. C’est comme si j’étais rentré dans le corps de ce type. » Il a cogné une femme. De toutes ses forces.
GAMBSTETT,1986
« Je m’appelle Christophe et j’aimerais vous confier mon secret : je suis capable de voir des choses que vous ne voyez pas… Tout a démarré il y a quelques mois. Ma mère m’a serré dans ses bras. Un câlin de maman. J’ai posé ma main sur sa nuque et… C’est comme si j’avais plongé dans son corps, comme si j’avais vu à travers ses yeux ».
Prisonnier dans le camp de Tambov, Louis Waechter est en proie à des visions terriblement réalistes. Quarante-trois ans plus tard, Christophe, son petit-fils, confie à ses amis qu’il a le même don. Ce jour-là il a ouvert une porte qui ne se refermera plus.

  • Cédric Castagné :

 

 

 

4ème de couverture :  

Alex a tout pour être heureux : une femme magnifique, une fille adorable, un travail passionnant. Son couple a bien traversé quelques périodes difficiles ces dernières années, mais avec sa femme, ils se sont accrochés à l’espoir de vivre des jours meilleurs… Alex regrette néanmoins d’être parfois trop distant. Engagé dans un appel d’offres crucial pour l’avenir de sa société, le jeune entrepreneur ne ménage pas ses efforts pour tenter de remporter les cinq millions d’euros mis en jeux. Mais alors que le dénouement approche, un maître chanteur va anéantir tous ses espoirs et faire planer au-dessus de sa tête une lourde menace… Un matin, Sacha croise la route de Sandra, une jeune femme à la beauté saisissante. Une jeune femme mystérieuse qui dissimule une indicible tristesse sous un sourire de façade. Une jeune femme que Sacha désire revoir à tout prix au risque de dévoiler son vrai visage : celui d’un père rongé par le remords, celui d’un homme en quête de renouveau. Le visage d’Alex, tout simplement. Alex… Sacha… Deux personnalités si différentes. Deux vies que tout oppose. Deux histoires pourtant liées par le destin.

  • Eric Oliva :

4ème de couverture :

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir,
connaître la vérité.

  • Salvatore Minni :

 

4ème  couverture :

Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras…
Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré.
Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Entre auteurs, Maisons d’Editions, conférences la journée va être riche en échanges, en découvertes.

Je viendrais vous  reparler après cette aventure…

Miss Aline

Le site du Salon ICI,  pour en savoir plus

Sériale lectrice : Ge papote Cathie avec son expert en chef


Bonjour mes polardeux,

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Cathie Louvet.

Cathie Louvet vous la connaissez sans doute déjà un peu.

En avril 2017, nous lancions ensemble ici même « Avis d’expert », vous savez ces articles fouillés sur la police scientifique ou encore sur les grandes affaires criminelles.

Et bien tout cela c’était Cathie qui reviendra bientôt nous proposer ici ces nouveaux Avis d’Expert, mais pas que !

Mais aujourd’hui c’est à la lectrice qui se cache derrière la flingueuse à laquelle je m’adresse.

Alors place à l’interview « Sériale Lectrice »


Sériale lectrice : Ge papote Cathie avec son expert en chef

GVL : Bonjour Cathie, es tu prêt(e) à être soumise à la question ?

Cathie :  Salut chef,

oui je suis prête à me soumettre à la question… et je vois que madame est exigeante

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…

Cathie :   Je suis titulaire d’une licence lettres modernes ; j’ai enseigné le français, l’histoire-géographie et les techniques rédactionnelles ; j’ai également été documentaliste pendant 3 ans. Actuellement je viens de créer un cabinet d’expertise et d’accompagnement littéraires. J’ai 53 ans, j’ai 5 enfants, un petit fils et un chéri.

 

GVL : c’est quoi « un cabinet d’expertise et d’accompagnement littéraires » et comment s’appelle le tiens

Cathie :  Alors, un cabinet d’expertise et d’accompagnement littéraires consiste à proposer à un public de particuliers comme de professionnels diverses prestations se déclinant en 6 rubriques différentes:

1) corriger

2) expertiser

3) rédiger

4) accompagner

5) lire,critiquer

6) rechercher.

Mon cabinet s’intitule « des plumes et des mots. »

GVL : Et on peut on savoir plus sur « Des plumes et des mots » ICI

Cathie, oui Voilà

GVL : Mais dites-donc madame notre expert en chef, vous ne me dites pas tout ! M’avez vous pas écrit et publier un bouquin ? N’y en a-t-il pas dans vos tiroirs ?

Cathie :  En effet, je suis l’auteur d’une trilogie historique dont les deux premiers tomes vont être édités avant la fin de l’année (pour le premier tome il s’agit d’une réédition puisque j’ai changé d’éditeur).

Dans mes tiroirs: le troisième tome; deux autres projets de romans historiques dont pour l’instant je ne dévoilerai pas les thèmes; ainsi qu’un bouquin sur les femmes tueuses en série en Bretagne au XIXème siècle.

Il s’agit de l’ancienne édition de « De glace et de feu »

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Cathie :  Une place mitigée : ma mère ne lisait pas mais mon père était u homme cultivé et lettré. Je pense que je tiens de lui.

 

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

Cathie :   Mes parents ne parlaient de livres, mon père et moi étions les seuls à lire et les livres étaient à ma disposition.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Cathie : oui

Tu trouveras ici des photos: de moi, de mon bureau, de ma Pal et d’une partie de ma bibliothèque…

GVL : Oui  merci et ça fait plaisir je vois que tu es aussi bordélique que moi ! (rire)

Cathie : Tu noteras que j’ai fait la photo de moi spécialement pour toi avec des plantes et des livres…

GVL : Oh c’est très gentil de me dévoiler ton cabinet littéraire, merci. Mais Cathie peux-tu m’expliquer comment fonctionnent des bibliothèques, comment elles sont rangées ?

 Cathie :  Mes livres sont rangés par thèmes : l’histoire et la religion dans un meuble du couloir ; les biographies et ésotérisme dans le salon et les thrillers et les polars dans ma chambre. Le reste un peu partout dans l’appartement.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi , Cathie c’est quoi ?

 Cathie :  Le livre et la lecture me sont aussi indispensable que l’air pour respirer.

 

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Cathie :  Papier.

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Cathie :  J’y vais très régulièrement dans plusieurs.

GVL : Si oui qu’y as-tu trouvé, que t’ont-elles apporté ?

Cathie :  J’y trouve les livres que je n’achète pas.

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Cathie :  J’ai une librairie attitrée. Ma librairie s’appelle « tournez la page » ; elle est située dans le centre ville de Combourg.

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

Cathie :   J’achète mes bouquins en vide-grenier et chez mon libraire.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

 Cathie :  Oui.

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par an ?

Cathie :  En moyenne 10 livres par mois.

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Cathie :  Oui tout à fait.

GVL : As-tu une PAL ?

Cathie :  Oui, elle fait même 53 kilomètres.

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

Cathie :  53 kilomètres… des centaines.

Une partie de ma PAL

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 Cathie :  Ma PAL est comme une malle au trésor dans laquelle se trouve plein de livres, dans laquelle je pioche. Le problème c’est que pour un livre pioché, il y a 15 livres ajoutés..

GVL : hahaha, Mais… Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Cathie :  Depuis que je sais lire, mais plus précisément depuis l’âge de 8 ans, j’ai toujours lu des romans policiers. J’ai une passion pour tout ce qui est énigme et mystère ; ce que j’aime dans les polars c’est la manière dont on résout l’enquête, donc j’aime particulièrement les whodunit. Cela dit, j’ai aussi beaucoup les romans à suspens parce que j’essaye, en lisant, de comprendre le déroulement de l’intrigue, le pourquoi du comment. J’aime comprendre les choses.

GVL : Cathie, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Cathie :  Oula.. Beaucoup trop mais en voici quelques uns : pour moi, l’impératrice du roman policier est Agatha Christie. Dans le polar j’aime bien Arnaldur Indridason, Karin Fossum, Donato Carisi, Alfredo Colitto, Fred Vargas, Henning Mankell mais également Steve Berry, Patricia Cornwell, Elisabeth George et beaucoup d’auteurs classiques comme Gaston Leroux ect…

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 1 : Canicule de Jane Harper

2: Poussières d’os, Karin Salvalaggio

3: L’homme aux cercles bleus, Fred Vargas

4: Le chevalier du Soleil de Jean-Luc Aubarbier

5: L’élixir des templiers de Alfredo Colitto.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 Oui, depuis très récemment.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

Cathie :  J’aime principalement discuter avec les auteurs.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Cathie :  Et bien mon article concernant l’homme aux cercles bleus, publié en juillet 2017 totalise à ce jour plus de 2700 vues ; il ne se passe pas une journée sans qu’il soit lu par au moins une personne. Pourquoi cet article en particulier ? Mystère et boule de gomme.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Cathie :  J’ajouterais, et ce n’est pas de la flagornerie mais j’adore notre chef des flingueuses.

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ? Parce que là même si je suis flattée, je rougis un peu !

 Cathie :  Oui Jean-Pierre… et chapeau à toutes les chroniqueuses de collectif polar qui font un sacré boulot, je suis fière d’être votre experte en chef.

GVL : Allez un petit coup de gueule. 

Cathie :  Petit coup de gueule : Au lieu de se masturber le cerveau à nous pondre des inepties en tout genres, notre gouvernement ferait mieux de protéger les libraires et de promouvoir la culture en général.

 

GVL : ET Un gros coup de cœur… ?

Cathie :  Gros coup de cœur : Le dernier roman de Sylvie Baron intitulé «le cercle des derniers libraires.»

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar pour tes nouvelles expertises et tes interviews exclusives.

 Cathie :  Je vous salue bien bas. Cœur cœur love

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (7)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (7)

Bonjour, c’est une double nouveauté aujourd’hui. J’accueille donc une femme, belge de surcroît. Pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour et merci de vous être déplacé jusqu’en Belgique pour cet entretien. Alors, hé bien, je m’appelle Pandora Guaperal, j’ai 42 ans. Je suis une femme. Voilà

Votre auteur vous présente comme l’héroïne suicidaire. Ça m’a l’air un peu réducteur. Quels sont vos traits de caractère prépondérants ?

Vous voyez l’hippopotame ? Vous saviez que c’était l’animal le plus dangereux de la savane ? Non ? Quand un hippopotame repère un type entre lui et l’étang dans lequel il passe habituellement ses journées, il pense instantanément : « Lui, il va m’empêcher d’aller me baigner, donc je vais le défoncer. » Et il s’élance à la poursuite du bonhomme jusqu’à le rattraper et le tuer. Bon, je serais pas exactement capable de la même chose, y a juste qu’en ce moment, faut pas se mettre en travers de mon chemin. J’ai une nette tendance à l’impulsivité. Et puis, j’ai fait du tir de précision en semi-pro. Alors faut pas trop me faire chier parce que je suis toujours armée !

Ah… Je vais essayer de m’en rappeler… Avec Sébastien Gendron votre relation dure depuis longtemps ? Enfin… Je veux dire… vous êtes restés longtemps dans sa tête ?

Un paquet d’années avant que cet enfoiré me libère. Résultat, quand je suis sortie, j’avais tellement les crocs que j’étais prête à toutes les conneries. On voit ce que ça a donné en juillet dernier sur cette autoroute. Mais je regrette pas. Avec George, on s’est quand même bien marrés, rétrospectivement.

Lui est un homme et vous, indubitablement, une femme. Vous pensez qu’il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

De Gendron, vous voulez dire ?

Oui, bien sûr. Les seins arrogants et les jambes interminables. Je déconne. Il est plutôt flou coté descriptions. Et s’il pense que je suis canon, il en parle pas. Sinon, je sais pas bien. Peut-être qu’il est un peu hippopotame lui aussi à certains moments. En même temps, je le sens quand même un peu planqué derrière son ordinateur à se faire vivre les trucs qu’il aurait aimé faire mais qu’il a pas osé. Genre cette révolution. Et ça, j’avoue que je lui en veux pas mal. Avec ses conneries de petit bourgeois irrité, il est resté tranquillement chez lui à écrire pendant que moi, je me tapais tout le boulot sur ce putain de viaduc. Bon, c’était trippant, je dis pas. Y a juste qu’on a failli y laisser notre peau quand même. Alors des fois, je me dis que les auteurs qui racontent vraiment leur vie et leurs expériences valent un peu plus le coup que ceux qui imaginent tout et vous font trimer à leur place.

Pousser les gens à faire la révolution, plantée sur ce pont autoroutier avec un flingue sur la tempe, j’étais pas contre.

C’est clair qu’il vous en fait voir de toutes les couleurs dans Révolution. Dans tout le nuancier du vert au pas mûr… Lui en voulez-vous ?

Un peu, oui. En tout cas, si je le choppe, j’aimerais bien le mettre dans cette petite voiture électrique pas bien rechargée, avec toute une foule de dingues au cul pour voir s’il fait aussi bien que moi. Pousser les gens à faire la révolution, plantée sur ce pont autoroutier avec un flingue sur la tempe, j’étais pas contre. Mais me faire courser par tous ces connards, quand il m’a précipité là-dedans, je me suis dit qu’une fois cette merde terminée, j’irais immédiatement me plaindre au Syndicat des Personnages de Romans Noirs. Le truc, c’est que j’ai pas vraiment eu le temps, vu qu’après, tout s’est enchainé. Et puis maintenant, on est réfugié en Belgique et là-bas, ils sont pas encore bien organisés pour nous défendre. Mais je désespère pas de retrouver Gendron et de lui faire un sale coup à mon tour.

Mais l’écriture n’a qu’un temps. Vous faites quoi quand Gendron n’est pas là pour raconter vos avanies ?

Mais qu’est-ce que vous croyez qu’on fout pendant qu’il va dans ses soirées jet-set ? On est là, comme des cons, à attendre qu’il veuille bien s’y remettre, à discuter avec la population pour leur expliquer qu’ils doivent pas bouger de leur place pour être raccord quand Môssieur voudra bien se donner la peine de rallumer son putain d’ordinateur. C’est un boulot de dingue. On a jamais de pause, même pas une bière, que dalle. Et le lendemain, Gendron débarque comme une fleur et faut qu’on soit prêt. Y a même des jours où il nous a fait le coup de s’y remettre après 24 heures d’absence et au moment où on était bien chaud, hop ! Il s’arrêtait pour faire une sieste. Je vous dis, c’est un crevard.

Mais vous ne vous parlez pas l’un et l’autre ? Tenez, Pandora, je vous laisse un espace pour le faire. Posez-lui une question.

Je n’ai aucune question à lui poser. Juste un avertissement à lui transmettre: « Dis-moi crevard ! J’espère que t’as pas dans l’idée de faire une suite, parce que je préfère te prévenir que tu peux te la mettre derrière l’oreille. Avec George, on a décidé de se la couler douce. Donc vas te trouver une blonde et oublie-nous ! »

Ça a le mérite d’être clair… En guise de conclusion, un mot pour les lecteurs ?

Faites gaffe, les gens, en prenant la route cet été ! Parce qu’y aura peut-être une bande de dingues qui auront lu ce roman et qui voudront faire la même chose que nous : vous stopper sur l’autoroute des vacances pour vous obliger à faire la révolution. Et là, vous vous direz que c’est vraiment pas votre jour de chance.