Le douzième chapitre – Jerome Loubry


Le livre : Le douzième chapitre de Jerome Loubry. Paru le 19 septembre 2018 chez Calmann-Lévy dans la collection Calmann-Levy noir. 19€50 ; (355 p.) ; 22 x 14 cm.

4eme de couv
Eté 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît. 30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. A l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les événements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire…

L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du prix Plume libre d’Argent 2018.
Extrait :
Sa folie avait un nom à consonance allemande : Alzheimer. Ce kraken pris au piège dans l’océan céphalorachidien de cette pauvre femme avala le moindre de ses souvenirs. Voilà ce que disaient les adultes une fois revenus de ces soirées lorsque, fatigués ou honteux de leurs moqueries étouffées, ils prenaient conscience que cette maladie risquait un jour ou l’autre de se lancer à l’abordage de leurs propres esprits.

Le petit avis de Kris

Le douzième chapitre – Jerome Loubry

David et Samuel, 12 ans, sont dans un centre de vacances à Saint-Hilaire-de-Riez, où ils font la connaissance de Julie. Les trois enfants deviennent inséparables mais, à la fin des vacances, leur amie disparaît. Son cadavre est retrouvé sur la plage quelques jours plus tard. Trente ans après, David et Samuel reçoivent un mystérieux courrier leur relatant ces événements tragiques.

Quel plaisir de découvrir cet auteur !

Un roman passionnant aux multiples rebondissements, original comme je les aime.

Ces souvenirs d’enfance qui resurgissent alors qu’ils étaient enfouis bien secrètement et un suspense bien mené assorti d’une fin un peu pressentie mais attendrissante en font un roman attachant.

Excellent

Et si un manuscrit anonyme racontait une nouvelle version de votre pire souvenir d’enfance…
Le roman a reçu le Prix du polar de Moustiers 2018 dès sa parution!

 

Notre cheffe de meute a adoré aussi Le douzième Chapitre et elle avait  vraiment aimé aussi son premier roman Les Chiens de Détroit.

 

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Torrents de Christian Carayon


Le livre : Torrents de Christian Carayon. Paru le 06 octobre 2018 aux éditions Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir policier . 19.90€ ;  (336 pages) ; 21 x 14 cm. epub 13.99€

 4ème de couverture :

  1. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues depuis longtemps. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu’à l’arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l’amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer ainsi les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille. Bouleversé par ces événements qui réveillent la douleur de la perte de la femme de sa vie et font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier. Mettant ses pas dans ceux de son père, François va reconstituer ce passé dont il ignorait tout, où se sont noués les fils fragiles de son existence. Deux époques, deux enquêtes, pour un polar mené de main de maître.
L’auteur : Christian Carayon, originaire du Sud-Ouest, enseigne l’histoire et la géographie en lycée depuis plus de 15 ans. Il vit actuellement dans la Sarthe.
Véritable cinéphile, il est également féru d’écriture depuis son enfance. Il se lance dans l’écriture en 2012 et publie Le Diable sur les épaules (Les Nouveaux Auteurs, 2012 ; Pocket, 2013), un thriller historique se déroulant dans le Tarn, finaliste du prix du jury du Polar historique de la revue Ça m’intéresse-Histoire.
Les Naufragés hurleurs, son deuxième roman, reprend le personnage du criminologue Martial de la Boissière.
Un souffle, une ombre (Fleuve Editions, 2016) est son troisième roman, vendu en plusieurs langues avant même publication française. Torrents est son quatrième roman, chez le même éditeur en 2018. Pour en savoir plus, son site ICI
Extrait :
« Je ne crois pas qu’on puisse revenir de l’autre côté une fois qu’on y a basculé, contrairement à ce qu’a avancé un soi-disant expert en psychologie. Une troisième possibilité, ma préférée, est apparue, et c’est cette dernière que je tente de suivre. Notre gars a eu peur de se faire pincer. Il a commis une erreur, une imprudence, appelle cela comme tu veux, mais il a cru que les poulets allaient débarquer chez lui. Ce qui l’a obligé à faire le ménage.
— Cette fameuse erreur, ce serait d’avoir été repéré par sa future victime.
— Tu réfléchis aussi vite que ton paternel… Je penche cependant pour quelque chose de plus radical. Tu ne fais pas déplacer les flics parce que tu affirmes qu’un inconnu n’arrête pas de mater tes jolies fesses. En revanche, pour une tentative d’agression… Je crois qu’il a raté son coup. Qu’il y a quelque part une miraculée qui ne se doute sûrement pas de ce à quoi elle a échappé. Je dirais dans un maximum de trois semaines avant que, ton père et mézigue, on se mette à repêcher des bras en lieu et place des truites. »

   

La chronique jubilatoire de Dany

Torrents de Christian Carayon

 

François, dessinateur de vocation, a tout perdu quand sa compagne Emilie a disparu en 1979. D’autres disparitions, par la suite, perturbent le microcosme campagnard où vit sa famille, avec en prime la découverte de restes humains dans le torrent. François va revenir dans son village natal car il ne croit pas en la culpabilité de son père, soupçonné d’être « le dépeceur ».  L’enquête qu’il va mener avec l’aide de Camus, ancien flic, va l’entraîner à révéler les secrets de famille, ceux que le père a enfouis quand il a changé de région, après la seconde guerre mondiale et les exactions commises au nom de « l’épuration sauvage ». Ce père va passer de la position de notable à celle de proscrit … et s’il était innocent ? Comment François va-t-il pouvoir passer du doute au mensonge pour préserver le peu d’honneur qu’il reste à sa famille ?

Ce sont bien ces questions que se pose le lecteur au cours de cette double enquête. On sent très bien la patte de l’historien quand François est obligé de rouvrir les vieux dossiers.

Des chapitres courts et rythmés, trois narrateurs, contribuent à impliquer le lecteur dans la quête de la vérité avec un suspense final bien mené.

C’est le quatrième roman de Christian Carayon … auteur à suivre notamment pour l’ambiance campagnarde qui n’est pas sans rappeler celle de Franck Bouysse, attirante et étouffante à la fois où le silence est une valeur partagée, complice de la religion du secret.

Lu en version numérique.

 

 Extraits :
« Il y a ce film qu’il adore où un shérif défend sa prison, seulement secondé par un jeunot, un boiteux et un soûlaud. Putain ! Il en parle tout le temps. C’est quoi le titre, déjà ?
— Rio Bravo. Papa t’écorcherait vif de ne pas t’en souvenir.
— Ouais, c’est ça : Rio Bravo. Lui, il était comme John Wayne. Un John Wayne désarmé et en cravate. Il leur a répliqué que toute personne qui passerait outre à la loi serait poursuivie jusqu’à ce qu’elle ait l’occasion de voir ce qu’était la vraie justice, pas celle des lâches qui, à dix contre un, ont la prétention d’être à la fois juges et bourreaux. Ça, je m’en souviens très bien. Il a ajouté que l’empressement avec lequel certains éliminaient ou souhaitaient éliminer les suspects ressemblait fort à une manière de les faire taire à jamais, de peur qu’ils n’aient à livrer les noms de leurs complices qui, entre-temps, étaient peut-être devenus leurs accusateurs. Nom de Dieu ! Il était en train de les pousser à bout. Avec les deux autres, on s’est regardés, fatalistes. On s’est dit que, ce coup-ci, ça y était, qu’on allait tous y passer. »
« Je sais qu’on me trouve froid et parfois indifférent au sort des autres. Ce n’est pas vraiment de l’indifférence. C’est simplement que me soucier des miens accapare tout mon temps. Cette inquiétude constante est épuisante. J’ai trouvé une parade pour m’en soulager quelque peu : m’éloigner, me retirer de la scène. D’une certaine manière, je fuis. Je ne fuis pas une vie qui me déplaît, au contraire. Je fuis le fait d’avoir trop à perdre. Mon refuge a été mon travail, puis Combe-Sourde. J’ai déplacé cette peur, je l’ai emportée dans la montagne, comme on envoyait les tuberculeux soigner leur mal en altitude. Je l’ai confinée là-haut, promettant de venir la voir tout le temps si elle acceptait de ne plus redescendre. »

Affinités de Sarah Waters


Le livres : Affinités de Sarah Waters . Traduit de l’anglais par Erika Abrams. Paru le 6 janvier 2005 cher Denoël. 25,35€ ; (521 p.) ; 21 x 14 cm

 4e de couv :

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C’est dans l’inquiétant climat de l’une des geôles les plus lugubres de l’ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu’incarcérée, ne cesse de clamer son innocence. Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d’apparitions, d’esprits insoumis et de passions incontrôlables…Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l’univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Wilkie Collins, l’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu’à un dénouement final étonnant.

L’auteur :Sarah Waters est née au pays de Galles en 1966. Égérie des milieux gay, elle en est devenue, à l’instar d’Armistead Maupin, l’un des auteurs emblématiques. Après un doctorat en littérature anglaise, elle se consacre à l’écriture et rencontre rapidement un large succès avec son premier roman, Caresser le velours, paru chez Denoël. Du bout des doigts, son troisième roman, a été finaliste de tous les grands prix littéraires d’outre-Manche, dont le Booker Prize et le Orange Prize, et a remporté le Somerset Maugham Prize. En 2003, Sarah Waters a fait partie de la liste des «vingt meilleurs jeunes romanciers anglais» établie par la revue Granta.
Extrait : « J’ai vingt-neuf ans. Dans trois mois je passerai le cap de la trentaine […] qu’adviendra-t-il de moi ? Je me dessécherai, je deviendrai cassante, décolorée – telle la feuille qu’on garde, pressée entre les pages d’un triste livre noir, jusqu’à ce que l’oubli la réclame.

Le post-it de Ge

Affinités de Sarah Waters : une lecture mémorable.

1873, Londres. Prison de Millbank. Pour tromper son ennui, c’est ce lieu inquiétant que Margaret Prior, demoiselle de la bonne société anglaise, décide de visiter régulièrement. Car à 30 ans, au grand dam de sa bourgeoise de mère, Margaret est devenu « Dame patronnesse ». Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l’ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Au fils de ses visites se dessinent la réalité des lieux et les condition de vie des prisonnières. Margaret discute avec ses dernières dans l’espoir de partager avec elles quelques instants d’humanité. Elle se lie plus particulièrement avec Sélina Dawes, une captive qui se pose en victime et proclame à tout va son innocence. Selina raconte à Margaret sa bien curieuse histoire et elle va bientôt l’initier au spiritisme. Margaret va être entraînée dans un univers de passions incontrôlables. Et cette amitié, qui se noue entre les deux femmes, va aboutir à une tentative d’évasion. Si elle réussit, pour la prisonnière, le résultat sera le retour à la liberté tandis que pour la dame patronnesse, la conséquence sera l’affirmation de son identité.

Extrait : Je détournai les yeux. L’amertume du premier instant commençait à faire place à de l’appréhension. Je me souvenais du rire de Selina: elle n’avait jamais souri dans les premiers temps, je l’avais trouvée toujours triste et maussade. Je me souvenais de ce qu’elle avait dit de l’impatience avec laquelle elle attendait mes visites, au dépit qu’elle éprouvait lorsque je restais loin de Millbank où le temps paraissait tellement plus long qu’ailleurs. Je me disais: m’interdire de la voir maintenant, autant vaudrait l’enfermer à perpétuité dans le cachot obscur!

Sarah Waters nous propose ici un roman épistolaire. En effet deux journaux écrits à deux année d’intervalle se répondent et chacun d’eux apporte son propre éclairage sur cette histoire envoûtante. Affinités ménage un formidable suspense réservant au lecteur une chute pour le moins déroutante.

Un merveilleux roman magnifiquement écrit. Une auteure qui m’a marquée et donc je vous recommande vivement la lecture. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l’univers de Sarah Waters ne manque dans ce roman magistralement orchestré.

Extrait : « Je suis hantée au contraire par la banalité de l’endroit; par le fait même qu’il soit là où il est, à moins d’une lieue de Chelsea et de la maison, qu’il suffise d’une petite course en fiacre pour se rendre dans cet immense et sinistre séjour des ombres où des êtres humains ont enfermé quinze cents de leurs semblables, hommes et femmes, en leur imposant un régime de silence et de soumission perpétuels. C’est dans les gestes simples de la vie que mon esprit m’y ramène – en buvant une tasse de thé pour étancher ma soif; en prenant en main un livre pour me distraire ou un châle parce que j’ai froid; en récitant à haute voix quelques vers, pour la beauté des mots et le plaisir de les entendre. J’ai accompli ces choses, comme mille fois par le passé; et j’ai pensé aux prisonniers qui ne peuvent rien faire de tout cela. »

Heimaey de Ian Manook


Le dernier Ian Manook sort aujourd’hui aussi pour l’occasion deux Flingueuses nous offrent la primeur de leur avis sur Heimaey. Et nous emmènent faire un tour en Islande

Aussi pour vous ce matin Ophélie nous proposait le off de Oph sur Heimaey

Et cet après midi c’est Jean Paul qui vous livre en exclusivité son ressenti.

Allez c’est parti pour une nouvelle « Double Chronique »


Le livre : Heimaey de Ian Manook. Paru le 26 septembre 2018 aux Éditions, Albin Michel. 22,00€ ; (464 p.) ; 15,5 x 22,4 cm.

4ème de couverture :

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.

Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

L’auteur : Journaliste, patron d’une agence de communication… On ne compte plus les métiers exercés par Ian Manook. Pas plus que les nombreux prix (Polar SNCF, Grand prix des lectrices de Elle polar, prix Quais du Polar, prix polar des lecteurs du Livre de poche…) qui ont couronné sa trilogie de « thrillers mongols », traduite dans près de 10 langues : Yeruldelgger, Les temps sauvages et La mort nomade.
Extrait :
« La maison d’Ida a un étage, mais elle vit au rez-de-chaussée, dans un demi-sous-sol qui est là aménagé en studio. Ça lui suffit. Elle loue le reste. Ce goût des Islandais pour les refuges enterrés. Les maisons de tourbe. Les bains chauds dans les grottes. Le peuple invisible dans les rochers. Ce besoin d’appartenir au minéral quand les océans grondent tout autour. C’est aussi pour ça que Kornélius est bien chez Ida. Parce qu’elle est bien chez elle. Et bien dans son corps, dont il admire la nudité depuis le lit où ils viennent de faire l’amour.
Ida est une femme à l’aise dans sa vie, et il est heureux d’en faire partie, d’une certaine façon. Dans le halo de la lumière de cette journée magnifique, pendant que tout le monde pique-nique, nue devant la fenêtre de sa cuisine, elle prépare le café. Il se dit qu’elle a le corps des femmes heureuses, sans vraiment comprendre ce que cela veut dire.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 

Je viens de terminer à l’instant Heimaey de Ian Manook.

Par où commencer ?

Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !

Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, la beauté de ses textes m’a porté tout le long de son récit ?

 Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste…

Ian Mannook réussit avec Heimaey le même prodige !

 J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures… Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile.

Ce qui m’a le impressionné aussi c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin.

J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais pas fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!

 Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…

Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes où même les hurlements du vent nous racontent une histoire !

 Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin…

Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance. 

NDLR : Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ICI

 

Arcanes Médicis de Samuel Delage


Le livre: Arcanes Médicis de Samuel Delage. Paru le 13 septembre 2018 aux Editions De Borée, collection Marge Noire. 19€90 ; 350 pages;  23 x 14 cm.

4ème de couverture:
Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l’art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents. Dans ce huis-clos où chacun est un suspect potentiel, un jeu psychologique s’instaure avec le tueur qui, traqué et menacé, se révèle retors et particulièrement manipulateur. Les tensions montent. Le directeur ne peut se permettre de perturber le bon fonctionnement de l’institution et fait venir de Paris l’expert en art Yvan Sauvage qu’il charge de finaliser l’organisation d’une exposition dont le vernissage est imminent. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves, qui y effectue des recherches historiques. Un bras de fer s’engage alors avec le commissaire. Marion Evans se trouve en effet impliquée dans cette affaire bien au-delà de ce qu’elle-même imagine..

L’auteur:  Né le 4 juin 1978 à Angers, Samuel Delage, est auteur de romans à suspense et ingénieur dans les systèmes d’informations. Ses influences littéraires sont éclectiques, avec des classiques comme les récits de John Steinbeck, Ernest Hemingway et Jules Verne, en passant par des auteurs comme Steeve Berry, Dan Brown, Giacometti/Ravenne ou Stephen King. Samuel Delage créé une série romanesque avec des personnages récurrents, Yvan Sauvage (Expert en art et commissaire-priseur) et Marion Evans (Historienne de l’art). Egalement chroniqueur livres sur France 3 Pays de la Loire et créateur du site internet « Les Petits Mots des Libraires » il soutient les libraires et partage leurs découvertes. Arcanes Médicis est son 5ème roman.

Extrait:

 » Castelli est irascible, il n’aime pas ces débuts d’enquête qui font de la poussière et vous baladent dans une lande à chardons. Sa hiérarchie fait écran pour l’instant et le ministère public lui lâche la bride, mais ce sursis-là se paie comptant si un magistrat s’en agace. Cinq jours et pas un début d’esquisse de quoi que ce soit, si ce n’est un biotope, un climat, une vapeur qui rend l’affaire à la fois nébuleuse et circonscrite à un milieu clos. »

Le OFF de Oph

Arcanes Médicis – Samuel Delage

C’est dans un style classique ,mais très poétique, que Samuel Delage nous emporte dans un huis clos à la saveur d’un Cluedo ou encore d’un épisode de la série Arabesque. D’ailleurs, au cours de ma lecture, je pouvais visualiser Samuel, lunettes sur le bout du nez, en train de frapper les touches d’une antique machine à écrire à l’ombre d’un parasol, sur la terrasse d’une trattoria. Pourquoi une trattoria? Parce que notre huis clos se déroule dans la Villa Médicis, au cœur de Rome.

Pour tout vous dire, j’ai trouvé que les personnages manquaient un peu de consistance, de « mâche » et que la fin avait été un peu trop rapide. Toutefois, en dehors de ces deux points sur lesquels je suis assez sensible, Arcanes Médicis recèle d’autres trésors:

– Une ambiance. Un peu kitsch me direz vous si vous reprenez mes comparaisons de début de chronique. Et bien non, pas du tout. C’est un « classique » du roman noir où l’ambiance prime sur le rythme. Une ambiance parfois étouffante mais à l’image de ce que peuvent ressentir les personnages de ce huis clos. La suspicion et le mystère planent sur la lecture, renforçant le côté oppressant et le brouillard qui m’ont accompagné au fil des 350 pages de ce roman.

– Un lieu: la Villa Médicis, qui héberge l’Académie de France à Rome, est un lieu assez méconnu du grand public. Samuel Delage nous emmène à la rencontre de ce lieu, de son histoire passionnante. Il nous le fait visiter au moyen de descriptions précises qui, pour autant, n’alourdissent pas la lecture.

– Les arts: L’auteur a beaucoup travaillé sur les arts et ce sous toutes leurs formes. Il n’évoque pas uniquement la peinture, mais aussi la musique, la sculpture. Il nous livre sa vision des arts et nous le communique non sans une certaine sensibilité.

Enfin, il évoque les rivalités de régions qui peuvent exister en Italie, comme chez nous:

 » Quand le commissaire divisionnaire se déplace en personne dans le bureau d’un inspecteur supérieur sans l’avoir convoqué, l’heure n’est pas à fêter la victoire de l’AS Roma sur ces bâtards de la Fiorentina. En tant que représentant syndical de son corps de police, Castelli a déjà croisé le fer avec ce vice-questeur et il sait ce qui l’attend. Son supérieur hiérarchique est une véritable teigne, pire, c’est un Calabrais! »

Au delà de ces aspects, qui sont aussi ce que je recherche dans mes lectures,en l’occurence de m’enrichir intellectuellement ou culturellement,  j’ai aimé la manière dont Samuel a brouillé les pistes au cœur de son intrigue. Si certaines choses me sont venues assez rapidement en tête, je n’ai eu aucune certitude tant le mystère semblait s’épaissir chaque fois que j’entrevoyais une éclaircie. Mais ça, je vous laisse le découvrir en lisant ce roman avec lequel j’ai passé un très bon moment.

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne


Paris Brulera-t-il ? de Eric Robinne. Paru le  12 juin 2017 chez AO-André Odemard.   21€ ; (365 p.) ; 24 x 15 cm
4e de couv :
11 septembre 2009…
La date n’est pas choisie au hasard par le mystérieux groupe M3W pour adresser par mail un ultimatum au président de la République, Nicolas Sarkozy.
Si les conditions posées ne sont pas respectées, Paris pourrait bien « brûler » d’ici quelques jours !
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L’auteure : Éric Robinne est né en 1955 à Rouen. Diplômé de l’Institut Supérieur Agricole de Beauvais, il devient ingénieur agricole, suit un parcours professionnel assez diversifié avant de finir comme directeur des restaurants administratifs de Paris à partir de 2004, partageant alors sa vie entre la Drôme où réside sa famille et la capitale.
Fan de cinéma, films d’actions, policiers, fantastiques, ses goûts littéraires se portent sur des auteurs aussi variés que Henning Mankell, Fred Vargas, Harlan Coben, Jean-Christophe Grangé, Maud Tabachnik, Jérôme Camut et Nathalie Hug ou encore Franck Thilliez. Il apprécie également les œuvres d’auteurs plus classiques tel Jean d’Ormesson, ou de journalistes comme Franz-Olivier Giesbert.
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Extrait : 
“12 septembre, oH12 – Palais de l’Elysée
Maurice Poivrier était de permanence. Il n’avait pas le choix, car c’était son tour prévu dans l’organisation du Planning. Pourtant il aurait préféré être loin de l’Elysée, en cette nuit d’anniversaire du 11 septembre…”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne

J’ai découvert Eric Robinne l’été 2014 avec “Le silence des loups”.

Coup de poing !

Style incisif, moderne, un vrai bon polar français…

Plus tard, j’ai contacté Eric et un soir nous nous sommes retrouvés autour d’une petite bière !!

Depuis à chaque fois qu’Eric Robinne sort un roman c’est du plaisir assuré.

Avec ce nouvel opus, j’ai eu un peu peur, la diffusion à été un peu difficile, en effet il a fallu passer par un site participatif pour qu’il voit le jour…

Heureusement, j’ai pu retrouver l’un de mes héros préférés “Matthieu Guillaume” et ce pour mon plus grand bonheur !

Toujours ce mélange subtil de polar bien noir avec une actualité “brûlante”.

La saga va crescendo !!!

Pour ce dernier tome, le polar fleure avec le “film catastrophe”, tout va très vite, une course contre la montre, une course contre la mort, contre la mort de centaines de milliers de parisiens.

Restez bien calé sur votre siège, respirez un bon coup… C’est parti.

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Et tu vis encore de Corinne Martel


Le livre : Et tu vis encore de Corinne Martel. Paru le 10 décembre 2016 chez  Is Edition dans la collection « Sueurs glaciales ». 17€ ; (172p.) 15X 22,9 cm

4ème de couv : 

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ». Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental. Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « plan C ». L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors. L’heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables. Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..? Meurtres, secrets de famille, suspense. L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

L’auteur : Corinne Martel est née à Pris en 1969. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.

Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.

Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse.

 

Extrait : 
Toutes les familles ont des secrets.
La mienne ne fait pas exception.
Ma famille a donné un nom de code au secret : « LE PLAN C ».
Je n’ai jamais su pourquoi ; ils n’ont pas voulu me le dire. D’ailleurs, je ne suis pas censée être au courant de ce secret.
Mais je ne me suis pas présentée ; pardon, c’est incorrect…
Je m’appelle Alice Garmant. J’ai seize ans et je vais vous révéler toute l’histoire.

Le petit avis de Kris

Et tu vis encore – Corinne Martel
Hors des sentiers battus ! Voilà ce à quoi me fait penser ce thriller, qui, en fait, est plus un livre orienté vers l’amour des siens, les questions qui peuvent se poser face à l’irréversible.
Prenant car on se demande où et vers quoi veulent nous mener les premiers chapitres, désarçonnant dans la manière dont il est écrit, on est déstabilisé quand on commence à comprendre de quoi il retourne.
Corinne Martel nous entraîne bien malgré nous dans une course contre la montre dont on se demande bien comment sera l’issue.
Excellent !

 

 

Lumière Noire de Lisa Gardner


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est une spéciale double chronique.

Vous aurez deux avis pour le prix d’un sur le sur le dernier  Lisa Gardner.

Pour débuter la journée c’est notre Flingueuse Miss Aline qui vous raconte sa lecture de ce titre.

Ce soir c’est une autre chroniqueuse qui vous donnera son petit avis !

Deux avis pour vous faire une idée


Le livre : Lumière noire, Lisa Gadner. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Albin Michel. 22,50€ ; 155 mm x  225 mm

4e de couv :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’un d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera  cette dois que Flora ne revoie jamais la lumière…

 

L’auteur : Née dans l’Oregon, Etats-Unis en 1956 Lisa Gardner est considérée comme l’une des grandes dames du roman policier féminin. Elle reçoit en 2011 le Grand Prix des lectrices de Elle Policier pour La maison d’à coté. Elle est publiée dans 30 pays.

Lisa Gardner est diplômée de l’Université de Pennsylvanie.  Elle a reçu le « Prix Daphné du Maurier » du suspense pour son roman La fille cachée publié, aux Éditions J’Ai Lu. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.

Elle est l’auteure de deux séries: D.D. Warren, une policière (sergent-détective) du Boston Police Department et  FBI Profiler où, parmi les personnages récurrents, on retrouve les profileurs Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision

 

Extrait :
« Alors j’ai eu envie de la revoir, ne serait-ce que pour lui dire de renoncer à moi. De tourner la page. D’être heureuse. De reconstruire sa vie. Mais de renoncer à moi ».

 L’accroche de miss Aline

Lumière noire, Lisa GARDNER

 D.D. Warren reprend du service en tant que superviseuse à la criminelle. Une blessure à l’épaule l’éloigne du terrain. Elle doit regagner la confiance de son équipe et se faire à son nouveau statut : rester au bureau.

Flora qui a survécut à  472 jours d’enlèvement. Quelle est sa nouvelle vie ? Une seule chose est sûre, elle veut être la nouvelle Flora 2.0.

 Deux femmes, deux blessures, deux vies qui vont se croiser et s’entrechoquer.

Au fil du récit, on côtoie la Flora d’aujourd’hui mais aussi celle d’hier, la captive. Flora qui n’a relaté son histoire qu’une fois au victimologue Samuel Keynes du FBI. C’est lui qu’elle appelle lorsqu’elle se retrouve sur les lieux d’un crime dont D.D a la charge. Pourquoi cinq ans après son retour, le FBI garde un œil sur elle ? Qu’est ce que Samuel ne dit pas ?

 Victime de son plein gré ? Attitude d’auto destruction ? Flora n’est pas avide d’explication, hormis qu’il faut creuser cette nouvelle affaire où un homme est mort. Que faisait-elle là ? D.D s’interroge .

Pas le temps pour elle de se remettre de ses émotions qu’elle est de nouveau kidnappée. A nouveau l’enfermement, à nouveau la survie. Pourquoi cet acharnement ? D.D va tout faire pour la retrouver.

En plus de l’enquête, l’auteur nous montre « l’envers du décor » si l’on peut dire. Certes, Flora nous révèle progressivement ce  par quoi elle est passée mais elle nous explique aussi ce qu’est la vie après une telle épreuve. Survivante du quotidien. Survivre pour elle, survivre pour son entourage. Mais comment faire lorsque l’on porte en soi une telle histoire ? Une marque indélébile qui a déterminé l’ensemble de ses choix du pendant et de l’après captivité ? Peut-elle « réconcilier » la Flora insouciante d’hier et la Flora survivante marquée à jamais ?

« La survie n’est pas une destination, c’est un voyage »

Maléfices de Maxime Chatam


Lecture d’avant

téléchargement (54)téléchargement (52)Le livre : Maléfices de Maxime Chatam. Paru le 4 mars 2004 chez M.Laffon. 20€  ; (541 p.) ; 24 x 16 cm
Réédité en poche chez Pocket dans la collection Pocket Thriller le 10 mars 2005  8€40 ; (639 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon, là où se passent parfois des choses dont nul homme ne devrait rien savoir. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière, du jamais vu : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie.

Et s’il n’y avait qu’une seule et même personne derrière tout cela ?

Un être pas comme les autres.

Peu à peu, on commence à murmurer le pire… Et s’il n’était pas humain ?

Joshua Brolin et Annabel O’Donnel s’immiscent dans l’enquête. L’ex-profiler du FBI et la détective new-yorkaise vont entrer dans la toile et faire face à l’impensable.

Une nouvelle génération de tueur.

Maléfices Lorsque le suspense rencontre la pire de nos peurs.

images (26)L’auteur : Après des études de criminologie, Maxime Chattam s’est lancé avec succès dans le monde du thriller, avec L’Âme du mal et In Tenebris. La critique a largement salué ce jeune auteur qui renouvelle le genre de façon spectaculaire.
Extrait : 
Sommes-nous aveugles et hypocrites pour oublier que l’essence même de ce que nous sommes tous est bestiale? Manger, dormir, se reproduire…et tuer pour survivre, s’il le faut. Pour protéger ses petits. L’aurait-on oublié? La société nous a appris à cacher cet aspect primaire sous des couches de vernis, mais au fond, tout au fond, nous sommes encore ces mêmes bêtes, comme toutes celles qui arpentent cette foutue planète, peut-être que ce qui nous différencie d’elles, c’est notre capacité à nous fabriquer ces vernis.

Résumé et avis :

La population de Portland est terrorisée. Un tueur s’est introduit secrètement dans des maisons pour y déposer des araignées parmi les plus dangereuses du monde. Joshua Brolin et Annabel O’Donnel mènent l’enquête sur ce mystérieux individu.

téléchargement (53)Tout commence avec la découverte du cadavre d’un agent de la protection de l’environnement du coté du Mont Hood. Le corps de la victime est autopsié, celui ci contient une immense quantité de venin. Il porte aussi des traces de morsures sur le cou. Des traces de morsure d’une dimension improbable. Le légiste parle d’une araignée. Mais la terreur que l’on peut lire sur le visage figé de la victime exprime bien plus que ça. Une araignée oui, mais alors grosse comme la roue d’un semi-remorque. Une araignée géante.

Notre ex-flic , Joshua Brolin, devenu détective privé ne croit pas à la thèse de la bête hors du commun. Notre profiler reste dubitatif et avec l’aide de son ami Annabelle O’Donnell il va essayais de démêler cette sombre affaire. D’autant que des jeune femmes disparaissent mystérieusement et qu’entre temps des veuves-noires sont entrées en ville.

Alors oui, la psychose gagne peu à peu et Portland vit un vrai cauchemar. D’autres victimes surviennent dont la mort reste inexpliquée. Tout cela défi la raison, et notre duo d’enquêteurs va se lancer dans une course poursuite effrénée pour stopper l’horreur.

 105759598_oQui, ici, ne souffre pas d’arachnophobie ? La scène d’entrée dans ce thriller est sans doute une des plus terrifiante et des plus belle scène de torture qui m’ait été donnée de lire. Ce titre est tout simplement surprenant et clos de façon magistrale la trilogie du mal.

L’auteur nous offre un roman surprenant où il mêle données scientifiques exactes avec phénomènes surnaturels. Il manipule le lecteur à loisir. Il fait monter crescendo la tension, et ce jeune maître du suspense tisse tranquillement sa toile. Et des les premiers chapitres, il nous enserre dans celle-ci et ne nous lâche plus. C’est parfaitement mené, captivant et bluffant à la fois

  Le dernier tome de cette  trilogie a imposé Maxime Chattam comme l’un des meilleurs auteurs de thrillers contemporains à non pas douté.

Ah oui, je sais, je vous parle du troisième opus de la trilogie du mal, mais ce titre peut se lire indépendamment des deux autres. Chaque histoire étant indépendante. Le mieux étant de lire la trilogie dans son intégralité. Mais faites comme vous le sentez.

Je vous parlerai bientôt des deux premiers opus, promis

La trilogie du mal

Ce titre réunit ces 3 livres : L’âme du mal ; In tenebris et Maléfices. La trilogie mythique de Chattam réunie en un volume. Des gouffres de l’Oregon aux ruelles sordides de Brooklyn, le mal n’a qu’un seul visage, celui des tueurs en série les plus improbables.