Enfin (tous) réunis d’Annabelle Léna


Le livre : Enfin (tous) réunis  d’Annabelle Léna. Paru le 21 septembre 2013 aux ed. du Caïman. 12€ ; (254 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Marseille, nowadays. Les maquereaux tombent les uns après les autres, un couteau planté dans le coeur. Le commissaire Rognes est chargé de l’enquête mais il s’en fout, comme il se fout de tout.

Sur le lieu d’un des meurtres, une photo sépia attire son attention. Une photo toute simple mais qui l’obsédera jusqu’à lui faire affrontée son propre album de famille.

Les intrigues se croisent, entre vengeance des prostituées du quartier et introspection d’un homme trop seul. Bien sûr, pour être heureux, il lui suffirait de rassembler les siens…

Mais comment faire ?

 

L’auteur : Annabelle Léna est née le 25 juillet 1979 à Marseille. Elle grandit à la campagne où, à l’abri d’un saule pleureur, elle s’assoit et reve durant des heures. Petite, elle veut devenir caissière indépendante mais ne trouva aucun débouche, à Page adulte. À défaut, et après des études bien ennuyeuses, elle devient donc contrôleur de gestion mais trop d’histoires se bousculaient dans sa tête en réclamant à sortir. Annabelle se fâcha alors avec les chiffres pour acheter un stylo quatre couleurs et écrire. Écrire, encore écrire. Elle fit ainsi la fortune de certaines papeteries et remplit ses tiroirs de feuillets fiévreusement raturés. Depuis elle a publié 2 romans. « A tort ou à raison » chez Eastern Editions. Et celui ci , Enfin (tous) réunis aux ed. du Caïman.

 

Extrait : « Rognes avait tout compris. Et il s’en maudissait.
Il se maudissait car peu importait si ces deux bonnes femmes se détestaient, se tripotaient ou bien s’echangeaient des secrets sur les méthodes d’epilation à la cire. Ce qu’il devait déchiffrer, lui, c’était pourquoi le coeur du type à terre avait été transperce par un couteau en G-10, c’est-à-dire en fibre de carbone avec résine, laminé en multicouche, soit un petit bijou dont le prix affichait plusieurs zéros et n’intéressait que les cultelluphilistes, le tout incliné en suivant un angle sud / sud-ouest impeccable.
Mais ça, Rognes n’en savait rien…
Et surtout, il s’en foutait. »

Le Post-It de Ge

 

A Marseille le commissaire Rognes enquête sur la mort de plusieurs souteneurs. Une vieille photographie découverte à côté de l’un des cadavres va l’obséder.

Enfin (tous) réunis est son deuxième  roman noir. Le ton y est incisif, les personnages torturés.

Annabelle Léna nous fait vivre la descente au enfer d’un flic torturé, dépressif, sans conteste. Un mec pas forcément sympa, il peut même être carrément odieux. C’est vrai, on lui trouve des excuses, il a perdu sa femme et sa fille, alors depuis il a une obsession. Il cherche à se recréer une famille. Et c’est aussi sans doute pour cela qu’il est attiré par les photos des autres. Peut-être cherche-t-il a ce composer un album digne de la famille qu’il aurait aimé avoir.

Alors on va suivre l’odieux commissaire Rogue dans son enquête marseillaise, à la poursuite d’un tueur en série s’en prenant aux proxénètes . Mais notre policier, il faut le dire ne met guère de cœur à l’ouvrage pour résoudre cette affaire qui secoue de la cité phocéenne.

La cité phocéenne, parlant en, c’est bel et bien le deuxième personnage de ce roman, même si sous la plume de l’auteur la ville est fantasmée voire magnifiée. On l’a découvre tantôt belle et enjouée et d’autres fois, sordide, sale ou encore misérable.

Vous l’aurez compris, Annabelle Lena nous propose un roman noir sans nuance, elle excelle quand elle nous parle et décortique l’âme humaine, quand elle compose ces personnages. Sa plume est alerte et sait se monter parfois ironique et aime jouer avec l’humour. Un humour noir, grinçant, il va sans dire.

Et même si l’intrigue policière passe au second plan, cela me m’a pas gênée dans ma lecture tellement le style et la maîtrise de l’écriture sont au rendez vous. Ce roman, je vous le dis, est une formidable découverte.

Extrait :
Quoi ? Vingt-quatre cadavres de filles dans la salle de bains ? Pourquoi n’ai-je pas été prévenu plus tôt ?
 Heu… non, commissaire. Vingt-quatre passeports…
(…)
Et que ceux, comme Ranc, qui voulaient sa place aillent se faire foutre car vingt-quatre cadavres pouvaient parfaitement s’entasser dans une salle de bains. Découpés en petits morceaux et bien alignés, ça devait tenir. Peut-être en utilisant quelques planches de bois pour éviter l’affaissement de l’édifice. Suffisait simplement d’être organisé, de vider le sang, de se débarrasser des organes spongieux, de réfrigérer la pièce et de s’équiper en formaldéhyde.
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Thérianthrope de Michaël Fenris 


Le livre : Thérianthrope de Michaël Fenris .  Paru le le 22 novembre 2018 aux éditions Prisma – 19.95 € (397 pages) ; format  15 x 23cm

 

4ème de couverture :

A Denver, l’inspecteur Ernesto Guzman espérait avoir une fin de carrière paisible. Quand on l’envoie sur une scène de crime particulièrement sordide, il comprend que la retraite va devoir attendre : la victime a été massacrée, et en partie dévorée par son assassin… Alors que les corps affreusement mutilés se multiplient, l’identité du serial killer ne fait plus aucun doute : Mitchell Hiker, ancien garde forestier tout juste échappé d’un asile psychiatrique. L’homme est persuadé d’être un loup-garou, et une petite voix dans sa tète lui souffle de tuer. Une traque sans merci va commencer

 

L’auteur … Michael Fenris est le pseudonyme d’un médecin généraliste qui vit en région parisienne, il aime les thrillesr et a publié sous ce nom ses premiers romans, Feuille , Le syndrome Noah. Michael Fenris, médecin de jour et écrivain la nuit donc et aussi passionné de littérature américaine.

 

 

 

 

 Extraits :

« Ernesto Guzman avait assisté à pas mal d’autopsies, le passage obligé quand on travaillait à la Criminelle, et avec le temps il avait su se forger une carapace mentale pour éviter de prendre trop à cœur ce qu’il voyait. Son jeune collègue, qui n’avait pas son ancienneté, y allait toujours à reculons. Guzman avait vu des flics ne jamais le supporter, parfois même des flics avec du métier, lorsque ça aurait pu être leur propre enfant. Parfois, le seul recours pour oublier était la boisson, Ernesto le savait pour y avoir goûté, jusqu’à ce que sa femme lui mette un ultimatum : l’alcool ou sa famille. Il avait choisi, et il ne le regrettait pas en songeant au réconfort qu’il retrouvait chaque soir en rentrant chez lui. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Thérianthrope de Michaël Fenris

 

Une fable moderne me direz-vous en voyant la couverture … ça ressemble au petit chaperon rouge, certes ! L’auteur prend beaucoup de libertés avec le conte et nous entraîne dans une aventure originale, de nos jours avec les portables, l’ADN , les 4×4 et les hélicoptères. Ca c’est pour le décors …

Petit tour sur le dictionnaire cependant … thérianthrope selon wiki, puisque word ne connait pas :

La thérianthropie ou zooanthropie est la transformation d’un être humain en animal, de façon complète ou partielle, aussi bien que la transformation inverse dans le cadre mythologique et spirituel concerné.

Plus loin Michael Fenris parle de lycanthropie (source wiki toujours) désigne la transformation d’un homme en loup.

Et bien voilà le contexte est posé … laissez faire votre imagination et vous aurez quelques heures de bonne littérature policière, avec suspense entretenu et juste une pincée de fantastique, histoire de ne pas décourager les hyper-rationnels dont je fais partie !

D’abord l’action se déroule en ville, aux US à Denver (Colorado) où une jeune femme est retrouvée assassinée et alors la politique se taille la route dans l’enquête qui va révéler un tueur en série. On connait très vite son identité, son ambigüité intrigue et il nous entraîne ensuite à Rock Hill, l’Amérique profonde  abandonnée des pouvoirs centraux, où le sheriff courre après les moyens supplémentaires et sa population se sent bien isolée. Des sagas familiales aux secrets malmenées par les méfaits du tueur, des jeux dangereux d’adolescents, une petite romance, une guerre des polices car le FBI veut s’en mêler … dans un contexte nord-américain certes mais terriblement universel avec un final qui tient bien ses promesses et qui garde son suspense jusqu’aux toutes dernières pages.

Lu en version numérique.

 

 Extrait 2 et 3
« — Eh, Bob, petit cachottier ! cria-t-il en direction du cadavre dans le couloir. Tu avais honte de tes cheveux blancs ?
La teinture conviendrait parfaitement à ses cheveux bruns. Il en profita pour passer sous la douche, se coupa un certain nombre de mèches rebelles frisottantes aux tempes et sur le front, lut la notice du produit et l’appliqua à la lettre. Ordre et discipline. Il récupéra un rasoir et s’en servit pour rendre son visage parfaitement glabre, en laissant la moustache qu’il passa également à la teinture. Il laissa ensuite sécher ses cheveux en les coiffant en arrière et s’examina, satisfait du résultat. »
« Personnage haut en couleur, la soixantaine sonnante et le cheveu rare, Gus Peterson habitait à l’entrée de Rock Hill, au fond d’une impasse collée aux racines de la montagne. Une vieille cahute tout en bois, ornée d’un nombre incalculable de plaques minéralogiques venues des quatre coins du monde. La même collection, décuplée, se trouvait à l’intérieur, mêlée aux têtes, voire aux animaux entiers, empaillées. Pour Peterson, le terme de chasse était large, et s’il se piquait d’être un excellent taxidermiste, il suffisait qu’un objet lui plaise pour qu’il démarre illico une nouvelle collection en tentant de se l’approprier avec des moyens plus ou moins légaux. »

 

Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien de Eric Oliva.


Le livre : Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien de Eric Oliva.
Paru le 31 mars 2017 aux Éditions
 Libres d’écrire.  30,92€ ; 206 p. ; 15,2 x 22,8 cm.

4ème de couverture :

Il existe une particularité dans le métier de flic : c’est que dans une même journée, vous pouvez traverser des instants de joie et de bonne humeur, pour vous retrouver aussi rapidement dans la souffrance, la douleur et la peine. Les nuits sont parfois courtes et agitées et amènent sur des matins d’autant plus difficiles. Si certains ressentis s’effacent avec le temps, les images, elles, ancrent leurs racines bien plus profondément.

Eric Oliva raconte son début de carrière en y contant quelques-unes des interventions qui ont marqué son chemin de jeune flic. Un roman profond et entier qui met en exergue les sentiments que tous les flics se doivent d’accumuler sans jamais y avoir été préparés. Il vient avec ses chroniques tenter de faire découvrir le métier de flic tel qu’il est vécu par les femmes et les hommes qui composent les rangs de la Police Nationale.

L’auteur : Éric Oliva est né en juillet 67. Après avoir travaillé plusieurs années en région parisienne, il revient aux sources et s’installe avec sa compagne sur la Côte d’Azur. Fonctionnaire de police en activité, il est actuellement affecté en police judiciaire à Nice.
Extrait :
« Peu de gens sont en mesure de comprendre ce qu’est véritablement la vie d’un flic. Ce qu’il côtoie à longueur de journée, ce qu’il ressent est ce à quoi il est confronté tout au long de sa carrière. Lorsque l’on n’a pas vécu certaines situations de l’intérieur, on ne peut que se contenter de les imaginer, se les figurer, mais sans ne jamais avoir aucune certitude. On ne connaît vraiment leurs vérités crues que si l’on touche chaque image du doigt.
Leur carrière pourrait, par certaines facettes, être assimilé à celle d’un pompier d’un médecin urgentiste. Ces hommes qui sont là pour porter secours, sauver des vies, parfois au péril de la leur. Pourtant rien n’y ressemble.
Une divergence, mais de taille, fait toute la différence. L’homme symbolise, par le biais de son uniforme, le revers de la médaille. Il est aussi celui qui sanctionne. Tout le monde en est conscient, un flic n’est apprécié que quand on a besoin de lui. Dans le cas contraire, lorsqu’il prévient le désordre, il devient, aux yeux d’une certaine caste de la population, un paria, l’empêcheur de tourner en rond, le connard de poulet. Ne vous y trompez pas, les lois ne sont pas faites par les flics, leur job est seulement de les faire appliquer, souvent avec discernement.»

Le ressenti de Jean-Paul

Chroniques d’une vie de flic

Bonjour à toutes et à tous…

 Je viens de tourner la dernière page et “Ouf“…

C’est pensif que je prends un peu de temps sur la réflexion que m’a amené cette lecture…

 J’entends déjà ou je devine votre question.

Dis Jean-Paul, Comment vas-tu chroniquer une chronique ???

– Et bien je ne vais pas le faire !

A-t-on besoin de raboter une planche parfaitement rectiligne ?

Je vais vous donner mon “ressenti »…

…………………

 Qui n’a jamais eut à faire avec un “flic“ un jour ?

Et qu’est-ce qu’un “Flic” ?

 J’ai eu la chance, (ou pas d’ailleurs, il faudrait que je leurs pose la question ! lol) d’avoir régulièrement des policiers de tous grades dans mon entourage. Dans ma famille, certains voisins, Beaucoup d’amis…

Lorsque j’étais enfants, jamais je n’aurai osé appeler “flics“ les amis de mon père qui venaient régulièrement à la maison…

La lecture captivante et très réaliste, proposée par Eric m’a fait comprendre que le mot “flic“ n’était pas forcément une insulte en fonction de la personne qui le prononçait et au contraire je pense qu’Eric l’accepte avec fierté.

 Alors va pour le mot flic.

Flic, qui malheureusement de plus en plus est décrié, bafoué, insulté, caillassé…

Alors qu’il ne compte pas ses heures, en encaissant au quotidien les difficultés que l’on peut difficilement imaginer.

 Avec beaucoup de pudeur Eric nous raconte sa vie, son quotidien, essentiel pour notre bien à tous, même si souvent nous avons tendance à l’oublier. Ce sont “les gardiens de notre paix“ et sans eux où serions nous ?

 Vous l’aurez compris “Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien” n’est pas un roman.

Mais une succession d’anecdotes vécues par l’auteur…

Attention, pas de héros sortis tout droit d’une série, ou d’un film, ici les flics, sont avant tout des êtres humains.

 Eric nous raconte son récit, une vie de labeur, une vie d’émotions, de doute parfois, d’amour et d’entre-aide souvent, nous rappelant qu’il n’est pas une machine et que c’est avec ce quotidien pesant et souvent ingrat qu’il doit se construire au jour le jour… Certains passages m’ont retourné l’estomac alors que d’autres m’ont fait esquisser un sourire. Il égratigne aussi, sans méchanceté aucune, mais avec un réel constat la « bureaucratie » de certaines réflexions bien menées, qui leurs lie les mains et qui défait régulièrement ce que les policiers ont tant de mal à mettre en place.

Et malgré le vécu d’Eric j’ai senti, ou “ressenti“ de la psychologie, de l’amour et beaucoup d’émotions envers toutes ces personnes qui gravitent autour de lui quelques soient leur conditions sociales…

 Alors, merci Éric, j’ai aimé le rendu que tu nous donnes de la police, ta police de tous les jour.

J’ai aimé ton écriture simple et touchante où à aucun moment je ne me suis ennuyé, d’ailleurs le bêtisier final est une fin idéale pour ouvrir la soupape nécessaire suite à la lecture de certains passages particulièrement forts de ta vie.

 Il me tarde de te rencontrer, il me tarde de pouvoir discuter avec toi.

 Une très belle découverte !!!

 

Mauvais genre – Isabelle Villain


Aujourd’hui c’est … Double Chronique…

Où quand 2 flingueuses vous donnent leur point de vue sur un même roman.

Ce matin c’est Marc qui nous livrait son Arrêt sur image.

 En cette fin d’après-midi c’est au tour de Miss Aline de nous présenter son avis.

Allez place à l’Accroche de Miss Aline




Le livre : Mauvais genre, Isabelle Villain. Paru le 15 novembre 2018 chez Taurnada Editions.  9,99 € ; (252 pages) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol.  Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passée au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

L’auteur : Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’événementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour  Peine capitale, e en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Ames battues.

 

 

Extrait :
« La dernière chose qu’elle aperçoit avant de mourir est le sourire de son meurtrier, mâchoires contractées, qui l’observe, un rictus au coin des lèvres, apparemment enchanté du spectacle. Il n’aura prononcé en tout et pour tout qu’une seule petite phrase. C’est bientôt terminé, ne t’inquiète pas. »

L’accroche de Miss Aline :

Hugo assiste au massacre de sa mère. Les faits sont là : clairs, précis et le coupable est bien en vue. Vingt-trois ans plus tard le Commandant Rebecca de Lost et son équipe doivent intervenir au domicile d’Angélique morte de plusieurs coups de couteau. Pas grand-chose à se mettre sous la dent : pas d’empreintes, pas d’effraction, pas de vol, pas de viol, pas de photos, pas de lettres. Une femme qui semble ne pas avoir de vie où beaucoup de chose à cacher. Enquête de voisinage,  petit ami,  lieu de travail. Rien ne semble « justifier » ce meurtre.

L’auteure nous fait assister à tout : le travail du procédurier, l’autopsie… tout est décortiqué. Tu as intégré l’équipe de Rebecca ! J’avoue chercher ce qui peut retourner la situation. Et voilà qu’Hugo fait sa ré- apparition.  Elle est fracassante, absolument inattendue. Coup de maître de l’auteure ! Non je ne vous en dirai pas plus afin de vous garder la surprise intacte.

A ce moment là, le récit prend une toute autre tournure. Les choses se précipitent.  Tu t’empresses de tourner les pages. D’autres éléments vont venir te surprendre. Des personnages vont prendre de l’épaisseur.

A part l’intrigue, tu as un petit aperçu de la vie de chacun. Ce qui donne à ce thriller un côté humain. Les amours, les amis, les emmerdes font aussi parties du quotidien d’un flic.

Il faut que je vous parle de la fin ? pssst… je peux rien vous dire, si ce n’est que là encore : surprise incroyable.

L’écriture et la lecture sont fluides. Beaucoup de dialogue, ce qui rend le récit vivant et donne un bon rythme. Isabelle Villain a su nous maintenir en haleine, nous apprendre des choses (comme le travail du procédurier, par exemple), nous faire ressentir le doute, la peur, la tristesse, la stupeur. Très beau travail d’écriture, très bon travail sur l’intrigue.

Isabelle Villain est une vraie découverte et j’en suis ravie. Merci beaucoup à l’Editions Taurnada pour ce SP qui se transforme en coup de cœur pour cette année 2018.

Mauvais genre de Isabelle Villain


Aujourd’hui c’est … Double Chronique…

Où quand 2 flingueuses vous donnent leur point de vue sur un même roman.

Aujourd’hui c’est Marc et Miss Aline qui nous font découvrir un polar d’une auteure française

Ce matin c’est Marc qui nous parle de sa lecture

Ce soir ce sera au tour d’Aline de vous faire par de son ressenti

Allez assez discuté, place à L’arrêt sur image de Marc



Le livre : Mauvais genre de Isabelle Villain. Paru le 15 novembre 2018 chez Tournada Editions dans la Collection Le tourbillon des mots.  9,99 € ; (252 pages) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol.  Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passée au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 

L’auteur : Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’événementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Ames battues.
Extrait :
Une heure plus tard, le commandant de Lost et son adjoint poussent les portes de cet ancien couvent d’Ursulines construit en 1645. La plupart des prisonniers, considérés comme difficiles et extrêmement dangereux, sont ici pour de lourdes peines, condamnés à des sanctions maximales sans grande perspective de réinsertion sociale. A leur arrivée dans la cour, c’est le calme qui frappe Cyril. Un calme extrêmement éloigné du cliché des détenus hurlant et insultant les visiteurs derrière leurs grillages

L’arrêt sur image de Marc

Mauvais genre, Isabelle VILLAIN

Je découvre Isabelle Villain avec ce livre, je n’ai encore rien lu d’elle. Et c’est une belle découverte, l’écriture est fluide et précise. Pas de perte de temps inutiles dans de longues descriptions qui ne servent à rien. Les chapitres courts font avancer l’intrigue sur un rythme soutenu. Un premier chapitre qui d’entrée m’a donné la certitude que j’allais dévorer le livre. Et je ne me suis pas trompé. J’essaye de donner le moins de détails possible dans mes retours sur l’histoire, afin que ceux qui me lisent, ne soient pas trop spoliés. Ici je dois faire un effort pour ne pas lâcher quelques informations. L’auteur à trouvé une intrigue qui n’a pas été souvent abordée. Une intrigue qui amène clairement à se poser la question sur ce qu’auraient été nos propres réactions si on avait été l’un ou l’autre des personnages. Finalement il y a trois intrigues qui vont se croiser, s’entremêler, et s’entrechoquer. Ont-elles un rapport entre elles, ou n’y a-t-il vraiment aucun lien. Isabelle Villain a réussi à brouiller les pistes jusque dans les dernières pages. Je n’ai pas trouvé d’incohérences malgré la complexité relative des enquêtes. A un moment dans la lecture, j’ai pensé qu’il y avait peut-être trop de choses qui se passent, mais la fin du livre montre qu’il n’en est rien, tout est maîtrisé à la perfection. Un excellent moment de lecture. Je lirai clairement d’autres livres de l’auteure.

Revanche – Alison Segond


Le livre : Revanche, Alison Segond. Paru le 31 octobre 2018 aux Editions Heartless.    (318 pages)  ; 4,99€ en epub.

4ème de couverture :

Augusta, Maine, 2017. Le lieutenant Lexi Nelson a toujours su qu’elle était faite pour poursuivre les criminels et elle excelle dans son domaine. Mais quand un nouveau meurtre a lieu et qu’elle découvre le corps sans vie mutilé d’une jeune étudiante, elle comprend très vite que cette enquête sera différente. Car le meurtrier, elle le connait. Et il compte bien la provoquer…et pourquoi pas finir ce qu’il avait commencé. Avec l’aide de son meilleur ami d’enfance et coéquipier, l’inspecteur Harris, elle va devoir affronter son passer… Surtout qu’elle a l’intention de se venger.

 

L’auteur : Alison Segond est passionnée par les livres et l’écriture depuis son plus jeune âge. Des émissions comme « enquêtes impossible », « chroniques criminelles », la dirige naturellement vers le genre du roman policier.  A 19 ans elle nous livre, son premier roman Revanche.

(Source : interview réalisée par les Editions Heartless)

 

 

 

Extrait :
« Il passa sa main sur la cicatrice qui lui barrait le ventre.
Bientôt, il serait là pour elle. Il l’entendrait hurler de terreur, puis s’immobiliser, complètement impuissante, pendant qu’il la découperait. »

L’accroche de Miss Aline :

 

2011, une étudiante est prostrée dans les bureaux de la police. Elle vient d’échapper à un tueur. Elle n’ouvrira la bouche que pour donner le profil psychologique de son agresseur.

2017, le lieutenant Lexi Nelson doit faire équipe avec Harris Trenton sur la disparition d’une étudiante. Ce n’est pas sans rappeler une affaire vieille de 6 ans. Pourquoi le tueur a-t-il attendu ce laps de temps pour refaire surface ? Commence alors une véritable course contre la montre pour l’appréhender.

Lexi et son équipe ont beau s’échiner, le tueur a toujours une longueur d’avance. Les disparitions s’enchaînent.

Revanche. La revanche d’un tueur sur la proie qui lui a échappée. La revanche d’une victime pour se libérer d’une histoire imprimée dans chaque fibre de son corps.

Alison Segond, nous livre des personnages chargés en émotions et humains. Ils ont des rêves, des angoisses, des fêlures.  Ils vont progresser tout au long du roman. Se dévoiler (même dans leur faiblesse), s’affirmer, prendre de l’envergure.

L’écriture est fluide. Les  dialogues sont très présents, se qui donnent un rythme intense à la lecture. Ce qui à mon sens rend aussi les protagonistes plus vivants, plus percutants. Même le tueur s’exprime !

L’intrigue est bien menée. On suit l’enquête pas à pas. Les indices, les disparitions, les découvertes macabres jalonnent la lecture à un rythme de plus en plus intense.

La fin va aller crescendo. Les événements, les révélations vont s’emballer avec une véritable frénésie. C’est donc cette fin qu’Alison Segond a choisi ? Il reste quelques pages…Charge émotionnelle garantie.

Revanche est un thriller captivant, haletant, surprenant. Auteur à suivre !

Je remercie les Editions Heartless pour ce bon moment livresque et la découverte d’une jeune auteure très prometteuse.

Le Collectionneur – Fiona Cummins


le livre: Le Collectionneur de Fiona Cummins . Traduit de l’anglais par Jean Esch. Paru le 18 octobre 2018 aux éditions Slatkine et Cie. 20€90 ; 509 pages; format 16 x  23,2 cm.

4ème de couverture:
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.
L’auteur: Fiona Cummins est une ancienne journaliste du Daily Mirror, plusieurs fois récompensée, qui a interviewé de nombreuses célébrités, de Michael Jackson à George Clooney. Aujourd’hui journaliste indépendante, Fiona écrit pour des journaux et magazines nationaux ou pour des entreprises. Elle vit dans l’Essex avec sa famille. Le Collectionneur est son premier roman. Le livre a connu un grand succès en Angleterre, où ses droits ont été achetés pour la télévision.
Extrait:
« Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’ont retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. »
 

Le OFF de OPH

Le Collectionneur – Fiona Cummins

Le Collectionneur, chronique d’un roman écrit au scalpel!

Le Collectionneur pourrait être votre voisin, votre patron, votre épicier, voir même votre libraire!

Le Collectionneur est à la fois tout le monde et personne.

Le Collectionneur se fond parmi la population, invisible aux yeux des passants.

Le Collectionneur cherche ce qui est rare, et c’est des os qu’il est passionné.

Dans ce thriller psychologique, Fiona Cummins nous entraîne à la poursuite de cet homme étrange pour qui, rien ne compte plus que sa collection hors normes.

Quand il repère deux enfants présentant des déformations osseuses, il ne peut résister, ils doivent venir embellir sa collection privée. Unique, elle ne peut être exposée aux yeux de tous, mais peu lui importe, il le fait pour son plaisir mais aussi pour…. il vous faudra le découvrir vous même!

Fiona Cummins signe avec brio son premier roman. Le style est affûté, dynamique mais aussi incisif. Pas de perte de rythme et une envie irrépressible de tourner les pages.

Outre l’intrigue qui est bien construite, Fiona Cummins évoque des sujets difficiles tels que la maladie et le deuil d’un enfant. Ces deux sujets principaux sont la toile de fond de ce roman sur laquelle l’auteure a peint sa sombre histoire.

Omniprésents, les deux sujets ne peuvent laisser insensible. J’ai souffert avec les parents de ces enfants mais aussi avec les enfants eux-mêmes, ces petits être courageux qui font preuves d’une force incroyable.

Les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement bien traités. Qu’il s’agisse de la souffrance des parents mais aussi de l’état d’esprit des enfants ou encore du culte que vous le Collectionneur aux ossement hors normes, l’auteure brosse méticuleusement chacun des portraits et nous livre un thriller puissant et passionnant.

Un petit bémol sur la fin mais qui n’a pas gâché mon plaisir.

Le Collectionneur est un roman que je ne peux que vous recommander!

Le glas de l’innocence – Cyril Carrere


Place à une nouvelle chronique à deux voix avec Miss Aline et Clémence

l

Le livre : Le glas de l’innocence, Cyril Carrere.  Paru le 14 août 2018 aux Editions le Lys Bleu. 21,40 € ;  (356 pages)  ;14,8 x 21cm

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A PARIS. Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018

 

 

Extrait :

« Tétanisé par la peur, Ken ne réagit pas assez vite quand l’homme plongea sur lui et l’empoigna par le cou. Son corps réagit mécaniquement : ses mains saisir l’avant bras de son agresseur et ses pieds le frappèrent sans réussir à le déstabiliser. La pression des grandes mains calleuses s’accentua sur sa pomme d’Adam et Ken poussa un râle qui se noya dans la nuit. Plaqué au sol, l’écolier ouvrit la bouche à la recherche d’air. Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême comme s’ils  cherchaient à quitter leurs orbites. Rien à faire. Quoi qu’il fasse, il ne parvenait pas à se défaire de l’emprise du diable.

La fin.

C’était la fin. Il allait mourir ici, dans ce champ isolé au beau milieu de nulle part. »

« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Chronique à double voix :

 

Une fois n’est pas coutume, papote autour d’un livre entre deux passionnées…

Miss Aline : Tu connaissais Cyril Carrere avant de lire Le glas de l’innocence, parce que moi pas ?

Clémence : je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu’il me contacte pour lire son livre. Le résumé et la couverture m’ont attirés alors j’ai dis oui !

Miss Aline : Je trouve que l’on commence fort avec le double meurtre des étudiants, le flic Alex qui a l’air perturbé. Il y a aussi Ken personnage dont on va suivre l’évolution en parallèle à l’enquête.

Clémence : Ken m’a touchée, émue. Ce personnage fort qui a subit les pires horreurs de son propre père et qui malgré tout tient le coup. Mon obsession était de savoir ce qu’il allait devenir en grandissant. Quel genre d’homme ?

Miss Aline : Comme toi Ken m’a interpellée. Outre cette violence subite, je cherchais à savoir quel personnage actuel du roman il pouvait être. Parce que bien ce soit des récits différents, il a forcément un lien avec l’enquête d’aujourd’hui.

Hormis Ken, je trouve que les personnages de ce roman sont forts avec un pourvoir d’émotions certains. Ils sont à la fois, déroutants, dérangeants, captivants.

 Clémence : L’intrigue est extrêmement bien ficelée. Je l’ai d’ailleurs trouvé longue à se mettre en place et puis j’ai compris pourquoi…

Miss Aline : Oui on peut penser à des longueurs mais elles sont nécessaires à la conclusion du roman.

Clémence : La fin est surprenante, bluffante ! Cela devient de plus en plus difficile de m’étonner et Cyril l’a fait ! Elle est inattendue. J’ai cru à plusieurs moments connaitre le coupable et jamais je n’avais le bon, pourtant j’en étais sûre.

Miss Aline : Sinon il y a des choses qui ont pu te déranger ?

Clémence : Déranger ? Le papa de Ken indéniablement, sa violence…

Miss Aline : Moi j’ai eu du mal au début à situer tout le monde avec les prénoms japonais. Il m’a fallu bien positionner tout le monde.

Clémence : La fin, tu en dis quoi ?

Miss Aline : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle.

Clémence : j’ajouterai  intrigue posée ou chaque détail est distillé pour que l’on s’en aperçoive quand l’auteur l’a décidé. Premier roman pour ma part, de l’auteur très prometteur. Auteur à suivre.

Miss Aline : je partage ton avis. Il ne faut pas passer à côté de ce livre et de cet auteur à suivre incontestablement.

On espère vous avoir donné envie de lire Le glas de l’innocence et les romans suivants de Cyril CARRERE.

 Merci à Cyril CARRERE de nous avoir fait entrevoir son univers. Et surtout : ne vous arrêtez pas d’écrire !

Un dernier pas de danse – Anabelle Read


Un dernier pas de danse de Anabelle ReadLe livre : Un dernier pas de danse de Anabelle Read. Paru le 27 septembre 2018 aux Nouvelles Plumes. 19€ ; (349 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Un dernier pas de danse

Un soir, Eleonor, 5 ans, appelle le 911. La police retrouve la petite fille cachée sous l’escalier, le cadavre de sa mère gisant dans la cuisine…

Première danseuse au New York City Ballet, Lily voit sa carrière brisée à la suite d’une mauvaise chute. Anéantie, elle décide de rentrer en France, dans les Alpes, auprès de sa famille adoptive. À l’aéroport, elle est accueillie par son meilleur ami Vincent auquel elle n’est pas insensible. Affectueux et heureux de retrouver Lily, le jeune flic est néanmoins préoccupé depuis le meurtre irrésolu d’une jeune femme de 24 ans. Bientôt un deuxième cadavre de femme est découvert. Lily l’ignore encore mais ces deux meurtres sont liés à son passé…

 

Anabelle readL’auteur : Anabelle Read est née dans le département du Nord il y a presque 34 ans. Elle exerce le métier d’infirmière scolaire près de Lille où elle réside avec son mari et ses deux enfants. Elle rêvait depuis longtemps de passer à l’écriture sans vraiment oser franchir le pas. Un dernier pas de danse est son premier roman.

 

Extrait :
Lily s’amusa intérieurement de la successions de question que lui avait posé sa mère. Elle profita un instant de ses bras pour s’y lover, culpabilisant un peu de ne pas lui avoir dit toute la vérité sur les raisons de son retour à la maison.

 

Le post-it de Ge

Un dernier pas de danse - Anabelle Read

Un dernier pas de danse d’Anabelle Read

Vingt-trois ans après la mort de sa mère, brutalement assassinée par son père, Lily Harper voit sa carrière de danseuse étoile dans l’une des plus prestigieuses compagnie de ballet de New-York s’écrouler. Une mauvaise chute lors d’une répétition l’oblige à rentrer en France auprès de sa famille adoptive pour panser ses plaies et donner une nouvelle direction à sa vie. Mais la mort de deux jeunes femmes et les menaces d’un tueur déterminé la plongent inexorablement dans des souvenirs qu’elle s’obstine à vouloir oublier. Avec l’aide de Vincent, son meilleur ami et policier en charge de l’enquête, elle va devoir affronter, au péril de sa vie, son passé pour construire son avenir.

Voilà ce que l’on appelle un romantic suspense. Attendez par là un subtile mélange d’enquête policière et d’histoire d’amour. Et si en plus vous l’assaisonnez avec un brin de secret de famille et d’une Kyrielle de suspects, vous obtenez un très bon premier roman.

Ce roman de presque 350 pages se lit à une vitesse folle. J’ai dévoré ces lignes avec plaisir tellement l’écriture est fluide.

Je tiens d’ailleurs à remercier Anabelle Read de n’avoir embarquée dans cette histoire après une panne de lecture de plus de 8 jours. Le style limpide de l’auteur a réveillé mon envie de lire. Une bonne histoire sans prise de tête, rien de mieux.

Je remercie aussi l’auteur de m’avoir baladée entre les différentes pistes. Avec son intrigue bien ficelée et ses personnages auxquels on s’attache (tiens je ne deviendrai pas un peu fleur bleue, moi avec le temps), Anabelle Read m’a donner envie d’avaler d’une traite ce premier roman.

Et surtout maintenant que j’ai découvert sa plume, j’ai très envie de voir comment celle-ci évolue.

Un nouvelle auteur à suivre donc !

Inexorable de Claire Favan


Après Clémence ce matin , ce soir c’est Kris qui nous donne son petit avis sur le dernier titre de Claire Favan car aujourd’hui c’est double chronique

Le livre : Inexorable de Claire Favan. Paru le 11 octobre 2018 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire. 20€ ; 23 x 14 cm.

4eme de couv 

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

 » Claire Favan franchit un cap avec cette histoire qui touchera inexorablement votre âme.  » Yvan Fauth, blog EmOtionS.

 » À l’enfant qui est en vous, ce livre peut raviver des douleurs. À l’adulte que vous êtes devenu, il vous bousculera dans vos certitudes.  » Caroline Vallat, libraire Fnac Rosny 2

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016. et son précédent titre, Dompteur d’Anges.

 

 

Extrait : 
« Il est grand, musclé, indéniablement beau et charismatique. Elle s’étonne encore qu’il l’ait choisie alors que toutes les nanas lui couraient après quand il était jeune. Ils ont commencé à sortir ensemble à quinze ans, se sont mariés dix ans plus tard, ont acheté cette charmante petite maison en banlieue et ont eu leur fils trois ans après. »

Le petit avis de Kris

INEXORABLE – Claire Favan
Éditions Robert Laffont- LA BETE NOIRE

Moi je dirais …
INEXORABLE ET DIABOLIQUE

Bien vue la couverture et l’engrenage !!

Milo change totalement de comportement après avoir été témoin de l’arrestation violente de son père. Devenu un enfant perturbé, enfermé dans sa souffrance, il devra affronter avec sa mère, Alexandra, l’impuissance du système scolaire puis, une fois adulte, le rejet de la société.

Avec ce nouvel opus, Claire s’attaque à un sujet lourd et délicat  » la différence » qui n’est pas toujours flagrante entre les enfants et surtout « le calvaire » que peuvent subir ces petits bouts qui n’ont ni la conscience de « leur différence » ni l’explication.
Et puis aussi le poids porté par les parents qui n’ont pas forcément les réponses ni tous les leviers pour aider leur enfant.

Beaucoup de mamans se sentiront moins seules, du moins dans la première partie, en lisant ce roman/thriller/noir bien ancré dans la réalité .

Une première partie avec l’enfance de Milo et une seconde à la transition de sa vie d’adolescent vers l’adulte, poursuivi par ses « erreurs » passées et les préjugés qui s’y accrochent.

Claire réussi à nouveau à nous prendre dans les mailles de son filet, et elles sont fines, et ne nous laisse aucun répit.

La fin est diabolique ….

Ah et puis la préface, chapeau à Gabriel !!

Enfin, merci à Glenn Tavennec et Filipa de m’avoir permis de découvrir cette pépite avant l’heure !