Blackstone de Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elle vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Ce matin Maud s’est lancée, Eppy c’est maintenant

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:


Le livre :  de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« 
Paxton attendit qu’elle quitte la terrasse pour s’approcher.
Elle avait laissé sur une table une coupe de champagne pleine, posée sur une serviette.
Paxton écarta la flûte, déplia la serviette et y lut un nombre – 126 – écrit au rouge à lèvres. Le numéro d’une chambre ou d’une suite de l’hôtel.
La serviette contenait une carte magnétique. La clé de la chambre.
Ingénieux, pensa Paxton en glissant la carte dans la poche de son pantalon. Il se dirigea ensuite vers les ascenseurs, d’une démarche ni trop lente, ni trop pressée. Ne jamais attirer l’attention, pas évident pour un Américain de type caucasien qui vivait en Chine. 

 

La Kronik d’Eppy Fanny

BLACKSTONE DE GUILLAUME RICHEZ – FLEUR SAUVAGE

En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire :

Un avion s’écrase sur l’ambassade des Etats-Unis à Pékin. Accident ? Attentat ? Langley et la Maison Blanche sont en ébullition.

A Pékin depuis 2 ans, sous les ordres de Gordon Wade, le chef du Bureau Asie-Pacifique de la CIA, Jacques Malone, officier NOC (Non-official cover : officier clandestin) épie, grâce à une taupe, Qing Xiaotong, l’un des plus hauts responsables du tout puissant ministère de la Sureté de l’Etat. Son informatrice, la maîtresse attitrée de Qing, organise une rencontre avec un informaticien qui souhaite garder l’anonymat. Cet homme aurait en sa possession les preuves d’une opération visant les Etats-Unis. L’échange tourne mal, la NSA s’en mêle.

Un sacré bazar et une belle compétition de testostérone.

Extrait page 98 : « La mission Jack, reste concentré sur la mission. On traque les salopards qui ont crashé le 737 sur l’ambassade » – « Malone raccrocha. Oui, il avait bien compris le message. Pourquoi diable avait-il l’impression que Gordon Wade essayait de le baiser sur ce coup-là ? Dans quelle nouvelle combine trempait le chef du Bureau Asie-Pacifique ? »

Il faut dire que la loyauté de Gordon va toute à sa maîtresse du moment.

L’agent spécial Nina Rodrigues est envoyé à Pékin pour enquêter sur l’attentat. Nina qui a été l’un des meilleurs profileurs de l’unité des sciences du comportement avant que des soucis personnels ne la conduisent à se noyer dans l’alcool. Mais elle sait encore compter et la liste des victimes ne correspondait pas à celle des passagers. Il y a un survivant ! Hélas elle arrive trop tard. Le rescapé a été tué. Il gardera à tout jamais ses secrets.

En mer de chine le major Bennet a reçu l’ordre d’effectuer une attaque simulée au-dessus du groupe naval chinois qui se dirige vers Taiwan. Avec deux autres pilotes et leur F-22 Raptor ils passent en rase motte sur cible. Mais voilà que des intercepteurs chinois sont également dans les airs, les frôles et tire des missiles sur eux. Le Lieutenant Palazzo meurt sur le coup, Bennet est abattu et capturé. Un seul pilote rentrera indemne à la base. Bennet sera retenu prisonnier des chinois, malgré leurs démentis.

A l’ambassade des Etats-Unis, Malone fait la connaissance de Rodrigues. Ils se jaugent, s’observent et font équipe pour retrouver la taupe qui semble se cacher à l’ambassade

Malone découvrent avec effroi que les hommes qu’il a supprimés étaient comme lui de la CIA. Quelles informations Wade a-t-il encore gardé pour lui ?

Puis pour corser encore le récit, en plus de toutes ces tensions internationales, de la guerre inéluctable qui semble se dessiner dans un avenir proche, il y a ce tueur en série qui rôde à Pékin. Le tueur « 207 » qui massacre ses victimes. Rodriguez qui devrait rentrer à Amérique, accepte d’aider Qiao Daxing, vice-secrétaire du parti au sein du Gonganbu.

Puis Rodriguez et Qio sont convaincus qu’un lien existe entre le tueur en série et l’attentat.

Extrait page 248 : « Et les femmes ? Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plait tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. »

Il est dangereux de poursuivre un tueur en série.

Aux Etats-Unis, la Directrice du Service national clandestin, Sanders, et la Sénatrice Mc Govern, malgré leur haine et leur méfiance, vont s’unir pour tenter de découvrir la vérité.

Une vérité fuyante et volatile. D’ailleurs où est la vérité dans tout ça ?

Bennet deviendra un héros national, un objectif, une mission. Wade aura son heure de gloire, tant rêvée, et Malone fera, une fois de plus le sale boulot et deviendra lui aussi un héros.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

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Blackstone – Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elles vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Maud ce matin, Eppy cet aprem

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:

Le livre :  Blackstone de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller remplit de panache, un rythme très entraînant. Il est destiné à toutes les personnes qui aiment les théories du complot et bien sûr également à tous les autres. Très documenté et illustré, ce livre se lit comme le journal, l’impression d’immersion est totale. Nous suivons Rodriguez et Malone, pas à pas, jusqu’au dénouement, très inattendu.
Les personnages, nombreux dans cet œuvre, vous entraînent dans leurs aventures très périlleuses, le danger est partout, à chaque coin de rue, à chaque rencontre. Nous vivons leurs déboires, leurs revirements avec beaucoup d’empressement, que va-t-il leur arriver ? A qui vont-ils pouvoir se fier et faire confiance ?
L’auteur, avec beaucoup de fluidité, nous dépeint avec réalisme, une situation qui à tout moment risque de basculer et entraîner le monde dans une guerre internationale. La documentation très riche donne à ce récit un réalisme déroutant. Très addictif, les pages de ce livre se tournent naturellement. Les nombreux rebondissements et trahisons donnent à cette œuvre un rythme très soutenu !! J’ai beaucoup aimé le livre, j’espère qu’il en sera de même pour vous

 

 

 

 

 

Blackstone – Guillaume Richez

Rat Rouge de Véronique Bréger


Le livre : Rat Rouge de Véronique Bréger. Paru le 8 mars 2018 chez Les Ardents Editeurs. 19€ ; (304 pages) ; 21,8 x 14 x 3 cm.

4ème de couverture :
Le Rat Rouge ? C’est quoi, ce bordel ? The International Bank of the Red Rat. Et en clair ? Une banque made in China… Ils ont pourtant tout ce qu il faut chez eux en matière grise, pourquoi font-ils bosser la LogForCorp ? Bah, on s’en fout, non… Si on se concentrait plutôt sur ton joujou… OK. J ouvris par un double clic les deux formulaires les plus anciens sur mon ordinateur. Sans surprise, nous retrouvâmes un outil familier, la synthèse hebdomadaire de l’ensemble des travaux réalisés par le Machin team. T’es trop fort, Traquenard ! Zebrowski ressemblait à un petit garçon devant le sapin un matin de Noël. Il exultait. Valentin Traquenard, un talentueux hacker tout juste sorti de l’adolescence, a intégré la LogForCorp, l’une des multiples sociétés de services en ingénierie informatique qui essaiment en banlieue parisienne. Quand son collègue Zebrowski lui propose un alléchant marché, ignorant les dangers du Dark Web, le jeune informaticien se trouve entraîné malgré lui dans un complot qui le dépasse. Une machination bien huilée visant à attirer sur le sol français celui que l’on surnomme « l’Assassin à la feuille de boucher ». Juste avant que tout ne dérape !

L’auteur : Née en Limousin en 1963, Véronique Bréger vit désormais à Paris. Rat Rouge est son premier polar dont le rythme soutenu plonge le lecteur au coeur d’une intrigue mêlant habilement l’univers des hackers et la toute-puissance du monde de la finance et de la Bourse. Véronique Bréger vit et travaille en région parisienne. Elle est l’auteur de plusieurs romans. De livre en livre, elle conduit son lectorat dans des univers différents où elle aborde les thèmes qui lui sont chers, la rencontre, l’aventure, le suspense et le fantastique.
Véronique Bréger a obtenu le prix du roman lesbien 2010 pour son roman « Les Chroniques d’Ouranos ». 
 
Extraits :
« Ce fut dans une ambiance mortuaire que les responsables des services généraux, de la sécurité informatique et le directeur des ressources humaines déboulèrent. Je fixais le bocal. La grosse larve d’un Machin en décomposition dégoulinait autour des accoudoirs. Mon ventre gargouillait. J’avais envie de vomir. Pourtant, je ne ressentis ni honte, ni remords, ni joie. Nuisible éradiqué.»

Les Lectures de Maud :


Nous voici plongés au cœur d’un complot financier international. L’histoire se lit comme un effet domino d’enchevêtrements d’événements. Tout peut basculer d’un moment à l’autre, l’équilibre de la finance européenne ne tient qu’à un fil. Le montage est soigné et millimétré et pourtant c’est sans compter l’intervention de Valentin, là tout va dégringoler !! Les morts s’accumulent, la tension monte.

Des personnages très bien décrits, chacun dans son rôle. Valentin va se retrouver malgré lui, au cœur d’un système et d’une machination qui le dépasse. Comment va-t-il faire pour s’en sortir ? Quelles vont être les conséquences de chacun de ses actes ?

Un super polar sans aucun temps mort, un rythme soutenu et entraînant. Les côtés espionnage-enquête s’imbriquent à merveille. L’auteur nous embarque aux côtés de Valentin, grâce une plume fluide et dynamique. L’empathie vis-à-vis de ce personnage se révèle peu à peu. Un livre à découvrir sans tarder !!!! Je suivrai les prochaines sorties polars de Véronique Bréger avec attention…

Je remercie les Ardents Éditeurs pour leur confiance

Pour tout l’or de Srinagar de Mark Zellweger


Le livre : Pour tout l’or de Srinagar de Mark Zellweger. Paru le 8 juin 2018 chez Eaux troubles.  21 € ; (320 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couverture :

Depuis l’arrivée du nouveau Président des Etats-Unis, le monde est en pleine ébullition ! Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale il n’y a eu autant de tensions géopolitiques. Au Cachemire, la guerre larvée entre l’Inde, le Pakistan et maintenant la Chine s’intensifie. Le monde sunnite mené par l’Arabie Saoudite, et le nouveau locataire de la Maison-Blanche, s’opposent aux Chiites menés par l’Iran. La Chine s’affirme comme puissance mondiale et veut s’imposer face aux Etats-Unis, et la Russie en fait de même ! Les guerres régionales éclatent ça et là et les risques d’une guerre mondiale s’accroissent dangereusement.

Ces situations périlleuses trouvent-elles leurs sources uniquement dans les rivalités de certaines puissances et dans les ego surdimensionnés de certains chefs d’Etat ? Et si les apparences étaient trompeuses ? Le SWORD appelé à la rescousse par l’ONU va-t-il réussir à démêler le vrai du faux, et éviter la troisième Guerre mondiale ?

Une fois de plus Mark Zellweger joue habilement avec fiction et réalité. Un maître du genre.

 

L’auteur: Mark Zellweger, directeur marketing puis consultant en stratégie pendant une trentaine d’années, a voyagé dans le monde entier. En parallèle, il fut conseiller spécial auprès des directions des actions clandestines appartenant aux plus grands services de renseignement.
Mettant à profit sa connaissance approfondie de la géopolitique internationale et sa compréhension des services secrets, il se consacre désormais à l’écriture. Ses thrillers se placent dans la lignée des maîtres du genre que sont Ludlum, Clancy et Cussler, avec une touche helvétique. Il est considéré comme le nouveau maître du roman d’espionnage par de nombreux critiques spécialisés. Son précédent roman Xtrême préjudice a été sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand en 2017

 

Extraits :
Toute ressemblance …
–      « Hum, ce Protagoniste est sublime. J’ai une certaine préférence pour les vins valaisans, mais ce vin vaudois, il me scotche à chaque fois. C’est mon ami Mark Zellweger, qui en avait reçu en cadeau à une dédicace de ses livres, qui me l’a fait découvrir. Il est parfait.
–      Qui ça ? releva Alexia en pleine forme. Mark Zellweger ou le Protagoniste ?
–      Les deux, pardi … »
« Si je résume les choses, on peut dire qu’il y a des va-t-en-guerre à la Maison-Blanche. Il est envisageable que certaines actions soient ordonnées par l’administration actuelle mais seuls les proches du président pourraient en être informés et cela se ferait en dehors de toute institution classique. »
« Je résumerais la situation de la manière suivante : on a la certitude aujourd’hui que la Maison-Blanche utilise un ou des groupes privés pour se charger des basses besognes comme déstabiliser certains pays et les pousser les uns contre les autres à son profit »

La chronique Jubilatoire de Dany

Très contemporain, ce roman d’espionnage « 2.0 » nous entraîne dans tous les foyers sensibles du moyen orient et de l’Afrique … Mark Zellweger que j’avais découvert avec « les espionnes du Salève » en début de cette année, fait ici un saut dans le temps en délaissant la seconde guerre mondiale. Une organisation internationale mais pour autant indépendante, le SWORD, apporte son aide à l’ONU pour décrypter les dessous de la géopolitique des zones « à risques ». Des agents très spéciaux vont, sous la coordination de leur chef Mark Walpen, approcher les acteurs du désordre et de la déstabilisation pour éviter un désastre nucléaire … Une intrigue dense et complexe que l’auteur éclaire grâce à l’opportune cartographie en début d’ouvrage, et s’il avait comme objectif de nous inquiéter sur le retrait des US de l’accord sur le nucléaire iranien … c’est réussi ! C’est en effet de cette actualité brûlante dont il est question et on reconnait bien dans son style et ses développements, toute l’expertise que son ancien métier a pu lui conférer.

Ce roman est le cinquième de la série « réseau Ambassador » et peut se lire indépendamment des quatre autres. Cependant comme il est coutume pour ce genre d’exercice, la lecture en est simplifiée avec la connaissance des origines des personnages. Notons que la lignée de Hannah Leibowitz, espionne du Salève, est toujours présente

Il est prudent de s’accrocher à la lecture qui demande une certaine concentration tant notre monde est complexe … et sa relation par Mark Zellweger précise et déroutante.

 

 

Les soldats de l’or gris – Sébastien Bohler


Le livre : Les soldats de l’or gris de Sébastien Bohler. Paru le 13 octobre 2011 chez Odile Jacob dans la collection Thriller. 22€25 ; (380 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv :

Les Soldats de l’Or gris

Suggestion hypnotique, sérums de vérité, électrochocs ou implantation d’électrodes : ces méthodes, utilisées depuis les beaux jours de la guerre froide pour manipuler les esprits à des fins d’espionnage, sont en voie d’être dépassées. Désormais, ce sont les articles de neurosciences que les grandes agences de renseignements scrutent en quête de l’arme fatale. Et, pour elles, c’est la matière grise qui est le nouvel eldorado. Les techniques pour extraire cet or gris arrivent sur le marché, à mesure qu’on situe mieux les concentrations de neurones agissant sur les pensées, les émotions, les mouvements, les souvenirs, à supposer qu’on puisse les stimuler à volonté.

La solution, il semblerait bien que ce soit un jeune chercheur de Heidelberg qui l’ait trouvée. Mais, tout occupé à terminer sa thèse, il n’entrevoit pas encore sur quoi ses recherches pourraient déboucher. Non plus qu’il ne sait pourquoi, soudain, une offre de service lui vient de l’Institut Curie, où on lui propose des conditions de travail mirobolantes. Apprenti sorcier à son insu, il se retrouvera ainsi pris dans une vaste guerre internationale. L’enjeu : le contrôle des cerveaux. Mais qui tire les ficelles ?

Et si les recherches de pointe sur le cerveau pouvaient aussi servir d’armes ? Quand neurobiologie et nanotechnologies rencontrent le monde trouble de l’espionnage…

L’auteur : Sébastien Bohler, né le 15 novembre 1970 à Strasbourg (Bas-Rhin), est journaliste scientifique pour la revue Cerveau et Psycho et chroniqueur sur France Inter à l’émission de Mathieu Vidard,  » La tête au carré « , ainsi que sur le site arretsurimages.net. Ancien élève de l’Ecole polytechnique, docteur en neurobiologie, il décrypte nos comportements en s’appuyant sur des études de psychologues et de neurobiologistes. Il a déjà publié en 2007 aux éditions Aubanel La Chimie de nos émotions. 
Extrait : 
Au pied de la tribune  des officiers, un petit homme en blouse blanche souleva le couvercle d’un boitier relié à des fils, découvrant une serrure dans laquelle il introduisit une clé. Lorsqu’il la tourna, Hogan eu la sensation que les antennes relais commençaient à bourdonner dans l’air brûlant. Ça lui faisait toujours cette impression, il ne savait pas pourquoi. Le doigt du petit homme en blouse blanche s’était levé à quelques centimètres du bouton.

 L’avis de Julie

Titre: Les soldats de l’or gris
Auteur: Sébastien Bohler 
Éditeur: Odile Jacob
Collection: Oj.Thriller
Prix: 22,25 euros
Format: Broché

Synopsis :

La CIA décide de créer un projet secret à des vues d’espionnage contre le gouvernement chinois pour retourner le cerveau d’espion: créer des nanobilles pour changer les émotions et l’avis des gens dont un certain chercheur nommé Fabian va être en charge même s’il ne sait pas la finalité de ce projet. Fabian va tomber amoureux de Mai Fang qui aime les gens ambitieux et il va se charger de ce projet pour elle.

Un thriller d’espionnage et de science-fiction sadique et prenant

Deux camps se dessinent: les USA avec la CIA contre le gouvernement chinois, les Etats-Unis veulent briser la sécurité du gouvernement chinois pour voler des informations top secrètes. Malheureusement pour eux, le gouvernement chinois conserve toutes leurs informations top secrètes sur papier, la seule issue pour les USA est qu’un chinois de l’intérieur puisse trahir son pays pour leur donner des papiers top secrets. C’était sur le point d’arriver lorsque le gouvernement chinois a intercepté à temps ce traître.

Ainsi, la CIA va développer un projet top secret de création de nanobilles afin de changer les émotions et l’avis d’une personne à distance pour pouvoir lui retourner le cerveau. Cela vise des espions pour qu’ils changent de camp plus facilement.

Bien que ça soit un projet secret sadique et non-éthique, on est pris par le suspense de savoir si ce projet va être réalisé ou non. Le suspense réside également dans le fait de savoir si Fabian Hassler, le chercheur en charge de ce projet va se rendre compte du but caché de ce projet et de la manipulation, va t-il agir contre ou s’exécuter?

Côté personnages

On a Fabien Hassler, le personnage principal, le chercheur recruté pour mettre en place ce projet secret dont il n’en sait pas la finalité. C’est un brillant chercheur qui cherche juste à publier sa thèse et n’est pas très ambitieux mais il va changer quand il va travailler aux côtés de Mai Fang une ravissante jeune chercheuse. Il va en tomber amoureux et il va se mettre à changer, à devenir plus ambitieux pour la séduire.

Quant à Mai Fang, elle vit avec un enfant, c’est une brillante et mystérieuse chercheuse. Elle va travailler aux côtés de Fabien Hassler et va ensuite travailler dans un autre département de l’Institut. On va au fur et à mesure en apprendre plus sur elle.

Derrière ce projet, côté CIA, nous avons Ted Lingerton, Demongel qui va être le supérieur de Fabian Hassler. Un autre personnage va se montrer important: Il s’agit de Xiao Luang côté du gouvernement chinois.

En Conclusion:

 Je vous recommande fortement ce livre si vous cherchez un thriller d’espionnage et de science-fiction. Nous en apprenons plus sur la neurologie (science du cerveau) dont je n’en connaissais rien et que j’en ai appris des choses. Ce livre nous pousse à nous interroger sur l’éthique de vouloir changer nos émotions et notre avis ainsi que sur les conséquences que cela entraine. Même s’il peut y avoir des visées scientifiques pour en apprendre plus sur l’humain, son comportement, ses émotions etc, il n’est jamais bon de jouer avec la science et une découverte scientifique peut être réutilisé à son insu à des fins politiques et d’espionnage.

Le meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta


Le meurtre d'O'Doul Bridge une enquête du French coachLe livre :Le meurtre d’O’Doul Bridge : une enquête du French coach  de Florent Marotta. Paru le 7 septembre 2017 chez Taurnada. 9€99 ; (244 p.) ; 18 x 11 cm
    
 4e de couv :

SF

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite.

C’est dans cette ville de l’Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes.

Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d’un être cher.

Mais le voilà mêlé au meurtre d’un notable.

Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien.

Alors la tourmente l’emporte. Réveillant les douleurs du passé.

 L’auteur : Florent Marotta est né dans la Loire en 1976. Après une première carrière sous les drapeaux où il passe successivement de soldat à officier de police judiciaire, il oeuvre maintenant au sein d’une mairie. Son amour pour l’écriture le pousse à composer des fictions sous forme de thriller ou de fantasy.
Extrait :
Les premiers clients du matin étaient au nombre de trois. Une famille entière. Quand il les vit. Michael ne put s’empêcher de constater à quel point ils étaient différents. Le père était énorme, nourri aux hamburgers et à la bière. La mère était, à l’opposée, anorexique. ses os ressortaient sous sa peau et son visage émacié, presque décharnée. La fille était dans la phase où la nature hésitait encore de quel côté de ses géniteurs l’envoyer. La pauvre. Et justement, ils venaient pour elle. 

Le Off de Oph

Florent Marotta

Alors tout d’abord à mon pote Dav Danakin tu peux continuer de lire les romans de Florent Marotta, c’est de la bombe bébé!

Je te découvre Florent au travers d’un polar qui m’a emporté dès les premières pages. Le déclenchement de l’intrigue se fait dès le début du roman et pas une seule fois le rythme n’est retombé. D’ailleurs je n’ai lâché ton livre que pour dormir et le temps d’un brunch (oui oui le lecteur reste un animal sociable).

Au travers d’une enquête captivante, et dans un style fluide mais percutant avec des traits d’humour, j’ai découvert Michael Ballanger le French Coach.

Par la voix de son personnage Florent dénonce le manque de liberté d’une presse soumise au pouvoir et aux politiques.
« Je me suis mis à mon propre compte parce que c’est le meilleur moyen de garder la parole libre. »

Il décrit les relations difficiles pouvant exister entre parents et enfants séparés et la nécessité de s’apprivoiser chaque fois que nécessaire.
« Les enfants. Les êtres les plus difficiles qu’il n’avait jamais eu à affronter. »

Adepte du « fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais » j’ai aimé certaines fêlures de Michael Bellanger, incapable de s’appliquer les conseils donnés à ses clients: « tu passes la journée à dire à tes clients de se battre et toi… » Florent a su nous livrer un personnage attachant puisque très humain, têtu mais pour des raisons précises que je vous laisse découvrir…

L’ histoire, le passé en fil rouge du French coach tout au long du roman m’a pris aux tripes au point de me submerger d’émotions et de verser une larme à la lecture de certains passages.

J’ai adoré détester certains personnages tellement bien décrit qu’ils ont pris vie sans difficulté dans mon esprit… mais j’ai aussi de l’affection pour certains autres, rendus si attachant sous la plume de Florent.

Vous l’aurez compris j’ai pris beaucoup de plaisir à lire « Le Meurtre D’O’Doul Bridge » parce qu’outre des personnages attachants et un rythme soutenu au fil des pages, j’ai ressenti beaucoup d’émotions mais aussi ouvert ma réflexion sur le fait que nos passés conditionnent nos avenirs, que nos choix découlent le plus souvent de nos vécus.

En fait, comme le dit si bien notre coach « j’ai la vie que je mérite ».

Il me tarde de retrouver Michael Ballanger maintenant!

« San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite.
C’est dans cette ville de l’Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes.
Le coach de vie à succès renaît avec difficulté qui suit la perte d’un être cher.
Mais le voilà mêlé au meurtre d’un notable.
Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. La tourmente l’emporte alors, réveillant les douleurs du passé. »

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien by OPH


Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 2, La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 15 juin 2016 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan noir poche.
 4e  de couv : 

La frontière des ténèbres

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 


Le OFF de OPH

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien

Après « l’évangile des ténèbres », tome 1 de la trilogie, j’ai replongé avec Jean-Luc Bizien au coeur des deux Corées, sœurs ennemies, avec ce tome 2 « la frontière des ténèbres ».

Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…

Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

Maintenant il me tarde d’entamer le tome 3: « le berceau des ténèbres » et d’achever cette trilogie avec laquelle je prends grand plaisir à voyager, au sens propre comme au figuré….

Merci Jean-Luc 😉

 

La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski


Le livre : Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski. Paru le 3 mai 2017 chez Independently published dans la Collection : Commandant Pauline Rougier. 19,99€, (407 p.) ; 14 x 3 x 21,6 cm.

4e de couv : 

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris, il a 3 enfants et 2 petites filles. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser mes valises pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours. Son goût de la lecture, acquis dès le plus jeune âge, ne l’a jamais quitté. Lecteur compulsif, il a d’abord dévoré les Jules Vernes, puis des auteurs tels que Connelly, Mankel, Deon Meyer, Grisham, Kellermann, ou encore Adler-Holsen ou Indridasson. ‘Écrire pour pointer du doigt les dysfonctionnements de notre société’
Extrait :
«  L’homme ne put s’empêcher de sourire. Il était toujours fasciné par la cupidité de ses semblables. On pouvait trahir. Après tout certaines causes pouvaient le justifier. Mais juste  pour de l’argent, cela lui semblait si…court. Quel manque de hauteur. Si tu savais combien les petites traîtrises peuvent alimenter une cause que te dépasse, tu en serais le premier surpris. »

L’accroche de Miss Aline

Menace Blackstone,

Sylvain PAVLOWSKI

 On peut avoir peur de ce livre : manipulation des opinions politiques, financiarisation du monde etc. Et puis non, tout y est expliqué de manière simple, abordable. On n’est pas noyé. Du coup ta lecture se détend, autant qu’elle peut l’être dans le contexte de ce bouquin. Parce qu’il est tout de même flippant par ce qu’il  suggère de possible, voire de déjà de ce monde.

On fait la connaissance du Commandant Pauline Rougier qui dirige la Brigade Antiterroriste. Elle est efficace dans son boulot, elle fait régner la discipline au sein de son équipe sans prise de tête. Mais Pauline traîne une douleur difficile à gérer. Elle l’a cache du mieux qu’elle peut. Elle va mener l’enquête sur l’attentat qui vient de se produire à Paris, elle est loin de se douter de là où cela va la mener.

On met dans l’équation un génie de l’informatique en la personne de Thomas Delvaux. En dehors d’être un crac en informatique, il a une gentille petite famille. Thomas va  tomber sur un truc énorme en scrutant ses ordinateurs.  Au début il ne sait pas trop où il met les pieds et puis tout se dessine et il voit l’impensable être sur le point de se réaliser. Pour l’épauler il fait appel à son ami journaliste Jack Campbell au New York Time. Jack a un ennemi juré : la bouteille !

Tout  ce petit monde va se retrouver autour d’un même but : empêcher le monde de basculer. On se bat dans la rue, on se bat à coup de milliards,  on se bat via le net, on se bat contre soi. C’est une lutte de tout les instants, si tu te relâches, t’es fini (ou presque).

L’auteur prend le temps de poser les choses, les personnages. Tu avances « tranquillement » dans ta lecture jusqu’aux dernières pages ou tu vas trembler avec eux. Vont-ils réussir ? Comment leur personnalité, leur comportement vont-ils se  trouver changé à cause de ces événements ?

Ce livre dit tout haut se qui se passe tout bas.

 NDLR : Nous devrions bientôt retrouver Sylvain Pavlowski et miss Aline pour une petite papote d’auteur.

En attendons ce soir, nous retournerons au Festival sans nom sous le regard d’une novice.

A très vite donc !

Ge porte flingue de Collectif Polar

Je suis Pilgrim de Terry Hayes : La première chronique que j’écrivais pour Collectif Polar


chouchous-du-week-end

Il y a tout juste 2 ans je débutais une folle aventure en créant mon propre blog.

Je le rêvais depuis longtemps déjà . Je le voulais participatif, je le voulais récréatif et sans prétention aussi.

Bref je voulais m’amuser.

Alors je ne suis lancée dans le grand bain blogueste.

Et ma toute première chronique pour Collectif Polar fut un retour de lecture sur un bouquin qui m’avait fortement  marquée quelques  dix mois plutôt.

Aussi aujourd’hui, en ce jour anniversaire, j’aimerai vus refaire découvrir ce titre qui entre temps est sorti en poche et à fait beaucoup parler de lui !

Alors aujourd’hui j’en fais mon chouchou du week end

Allez c’est parti !!!


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Le livre : Je suis Pilgrim de Terry Hayes
. Traduit de l’anglais par Sophie Bastide-Foltz. Paru le 2 avril 2014 chez Lattes. 22,90 € ; (647 p.) ; 23 x 15 cm

97822530016760-2537935Réédité en poche le 1er avril 2015 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  8€90 ; (909 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan.

Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret.

Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom                                                       de Pilgrim.

th (1)L’auteur : Ancien journaliste, Terry Hayes a écrit plusieurs scénarios qui ont été portés à l’écran par de grands studios de Hollywood, dont Dead Calm, From Hell, et Mad Max 2. Best-seller traduit dans le monde entier, Je suis Pilgrim est son premier roman. On ne sait pas exactement où il se trouve actuellement.

Résumé  et avis :

Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Peter Campbell travaillait donc pour « le département » . Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale sous le nom de Jude Garrett.

Une jeune femme est assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan. Il semblerai que l’assassin se soit inspiré des méthode de Jude Garrett. Un père est décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.  Un homme est énucléé, il vivait devant un laboratoire de recherche syrien ultra secret. Des restes humains encore fumants sont trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush. En Turquie, un jeune milliardaire meurt dans un accident.

Pendant ce temps, le Sarrasin, islamiste anonyme et solitaire, prépare sa vengeance contre la famille royale d’Arabie Saoudite et son allié les États-Unis. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Mais quel peut bien être,le fil rouge qui relie tous ces événements ?

La presse anglosaxonne est unanime pour ce thriller The Times, The Guardian, Sunday Mirror, Mail on Sunday….tous y voient un thriller intelligent, jubilatoire…le meilleur thriller depuis des années, un mélange effréné de Homeland, de The Wire et de la trilogie Jason Bourne.

Extrait : » De toutes les leçons que les filles allaient apprendre en tant que jeunes musulmanes, celle que leur mère leur donna cette nuit-là fut la plus importante : prendre son destin en main, comprendre que le seul escalier menant au ciel est celui qu’on se construit soi-même sur terre. »

 

 

Et c’est vrai que ce roman est jubilatoire.

A la fois polar, thriller, roman d’espionnage et d’aventure, ce polar se dévore d’une traite.

Pourtant l’auteur n’utilise pas les codes habituels du page turner. Il prend son temps pour installer les différentes intrigues, pour présenter chacun de ces personnages. Pelgrim, le personnage central, dévoile par à coût son passé. Il parle au lecteur et remonte le fil de son histoire de façon désordonnée, par flash-back. On ne suit pas de façon linéaire le parcours de Pelgrim. Pelgrim a un esprit en escalier, un sujet en amène un autre. A la façon d’un puzzle, nous suivons ses pérégrinations. Et, c’est ainsi, aussi, pour le second personnage le Sarrasin que l’on découvre bien plus tard dans le livre. Ses deux personnages principaux vont s’affronter dans un véritable huit clos qui a pour cadre la planète terre. Et c’est de cette confrontation que naîtra la dramaturgie du texte.

Si l’affrontement du bien et du mal est présent, n’y voyez aucun manichéisme. Chaque personnage, chaque camp a sa part d’ombre. C’est juste à chaque fois deux idéologies qui s’opposent. Car dans ce pavé de 650 pages ( un peu plus de 900 si vous le lisez en poche), la géopolitique, les enjeux économiques et stratégiques de ces 70 dernières nous sont dévoilés. Et sous la plume de l’auteur, le monde contemporain s’éclaire et sa compréhension s’offre à nous.

Je suis Pelgrim est un fantastique récit, un livre incroyable. C’est brillant, intelligent. De plus la qualité littéraire est là et ce texte est remarquablement bien traduit. Ne passer pas à coté de ce magnifique premier roman. C’est une pure réussite.

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 Extrait :  « Il y a des endroits dont je me souviendrai toute ma vie : la place Rouge balayée par le souffle d’un vent brûlant ; la chambre de ma mère du mauvais côté de 8-Mile Road ; le parc d’une riche famille d’accueil, si grand qu’on n’en voyait pas le bout ; un ensemble de ruines, le Théâtre de la Mort, où un homme m’attendait pour me tuer. Mais aucun n’est aussi profondément gravé dans ma mémoire que cette chambre à New York, dans un immeuble sans ascenseur : rideaux élimés, meubles cheap, table couverte de crystal et autres drogues festives. Par terre, près du lit, un sac, un slip noir pas plus épais que du fil dentaire, et une paire de Jimmy Choo taille 38. Pas plus que leur propriétaire elles n’ont leur place ici. Elle est nue dans la salle de bains, la gorge tranchée, flottant sur le ventre dans une baignoire remplie d’acide sulfurique, l’élément actif d’un déboucheur d’évier qu’on trouve dans n’importe quel supermarché. Des dizaines de bouteilles vides de DrainBomb – le déboucheur – gisent un peu partout sur le sol. J’en ramasse quelques-unes, discrètement. Les étiquettes de prix sont encore en place ; pour éloigner les soupçons, celui qui l’a tuée les a achetées dans vingt magasins différents. Je dis toujours qu’une bonne préméditation force l’admiration. L’endroit est sens dessus dessous, le bruit assourdissant : les radios de police qui beuglent, les assistants du légiste qui demandent des renforts, une Hispanique qui sanglote. Même quand la victime est absolument seule au monde, on dirait qu’il y a toujours quelqu’un pour pleurer devant pareil spectacle. 
La jeune femme dans la baignoire est méconnaissable ; les trois jours passés dans l’acide ont totalement effacé ses traits. C’était le but, je suppose. Celui qui l’a tuée a aussi placé des annuaires téléphoniques sur ses mains pour les maintenir sous la surface. L’acide a dissout ses empreintes digitales, mais aussi toute la structure métacarpienne sous-jacente. A moins d’un gros coup de veine avec les empreintes dentaires, les gars de la médecine légale du NYPD vont avoir un mal fou à mettre un nom sur ce corps. Dans des endroits comme celui-ci, où on a le sentiment que l’enfer est encore accroché aux murs, il vous vient parfois de drôles d’idées. Cette jeune femme sans visage me fait penser à une vieille chanson de Lennon / McCartney – Eleanor Rigby, qui gardait son visage dans un pot à côté de la porte. Pour moi, la victime s’appellera désormais Eleanor. L’équipe de la scène de crime est loin d’avoir fini son boulot, mais nul ne doute, sur place, qu’Eleanor a été tuée au cours de l’acte sexuel – le matelas dépassant à moitié du sommier, les draps froissés, une giclée brune de sang artériel décomposé sur la table de chevet. Les plus tordus pensent qu’il l’a égorgée alors qu’il était encore en elle. Le pire, c’est qu’ils ont peut-être raison. Quelle que soit la façon dont elle est morte, que les optimistes, s’il s’en trouve, se rassurent : elle ne s’est pas rendu compte de ce qui lui arrivait – jusqu’au tout dernier moment, en tout cas. Le meth – ou crystal – y aura veillé. Ce truc-là vous excite tellement, vous rend si euphorique quand il atteint le cerveau que vous ne voyez rien venir. Sous son emprise, la seule pensée cohérente qui puisse vous traverser l’esprit est de vous   
trouver un partenaire et de vous envoyer en l’air. »

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La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !