La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien by OPH


Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 2, La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 15 juin 2016 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan noir poche.
 4e  de couv : 

La frontière des ténèbres

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 


Le OFF de OPH

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien

Après « l’évangile des ténèbres », tome 1 de la trilogie, j’ai replongé avec Jean-Luc Bizien au coeur des deux Corées, sœurs ennemies, avec ce tome 2 « la frontière des ténèbres ».

Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…

Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

Maintenant il me tarde d’entamer le tome 3: « le berceau des ténèbres » et d’achever cette trilogie avec laquelle je prends grand plaisir à voyager, au sens propre comme au figuré….

Merci Jean-Luc 😉

 

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La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski


Le livre : Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski. Paru le 3 mai 2017 chez Independently published dans la Collection : Commandant Pauline Rougier. 19,99€, (407 p.) ; 14 x 3 x 21,6 cm.

4e de couv : 

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris, il a 3 enfants et 2 petites filles. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser mes valises pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours. Son goût de la lecture, acquis dès le plus jeune âge, ne l’a jamais quitté. Lecteur compulsif, il a d’abord dévoré les Jules Vernes, puis des auteurs tels que Connelly, Mankel, Deon Meyer, Grisham, Kellermann, ou encore Adler-Holsen ou Indridasson. ‘Écrire pour pointer du doigt les dysfonctionnements de notre société’
Extrait :
«  L’homme ne put s’empêcher de sourire. Il était toujours fasciné par la cupidité de ses semblables. On pouvait trahir. Après tout certaines causes pouvaient le justifier. Mais juste  pour de l’argent, cela lui semblait si…court. Quel manque de hauteur. Si tu savais combien les petites traîtrises peuvent alimenter une cause que te dépasse, tu en serais le premier surpris. »

L’accroche de Miss Aline

Menace Blackstone,

Sylvain PAVLOWSKI

 On peut avoir peur de ce livre : manipulation des opinions politiques, financiarisation du monde etc. Et puis non, tout y est expliqué de manière simple, abordable. On n’est pas noyé. Du coup ta lecture se détend, autant qu’elle peut l’être dans le contexte de ce bouquin. Parce qu’il est tout de même flippant par ce qu’il  suggère de possible, voire de déjà de ce monde.

On fait la connaissance du Commandant Pauline Rougier qui dirige la Brigade Antiterroriste. Elle est efficace dans son boulot, elle fait régner la discipline au sein de son équipe sans prise de tête. Mais Pauline traîne une douleur difficile à gérer. Elle l’a cache du mieux qu’elle peut. Elle va mener l’enquête sur l’attentat qui vient de se produire à Paris, elle est loin de se douter de là où cela va la mener.

On met dans l’équation un génie de l’informatique en la personne de Thomas Delvaux. En dehors d’être un crac en informatique, il a une gentille petite famille. Thomas va  tomber sur un truc énorme en scrutant ses ordinateurs.  Au début il ne sait pas trop où il met les pieds et puis tout se dessine et il voit l’impensable être sur le point de se réaliser. Pour l’épauler il fait appel à son ami journaliste Jack Campbell au New York Time. Jack a un ennemi juré : la bouteille !

Tout  ce petit monde va se retrouver autour d’un même but : empêcher le monde de basculer. On se bat dans la rue, on se bat à coup de milliards,  on se bat via le net, on se bat contre soi. C’est une lutte de tout les instants, si tu te relâches, t’es fini (ou presque).

L’auteur prend le temps de poser les choses, les personnages. Tu avances « tranquillement » dans ta lecture jusqu’aux dernières pages ou tu vas trembler avec eux. Vont-ils réussir ? Comment leur personnalité, leur comportement vont-ils se  trouver changé à cause de ces événements ?

Ce livre dit tout haut se qui se passe tout bas.

 NDLR : Nous devrions bientôt retrouver Sylvain Pavlowski et miss Aline pour une petite papote d’auteur.

En attendons ce soir, nous retournerons au Festival sans nom sous le regard d’une novice.

A très vite donc !

Ge porte flingue de Collectif Polar

Je suis Pilgrim de Terry Hayes : La première chronique que j’écrivais pour Collectif Polar


chouchous-du-week-end

Il y a tout juste 2 ans je débutais une folle aventure en créant mon propre blog.

Je le rêvais depuis longtemps déjà . Je le voulais participatif, je le voulais récréatif et sans prétention aussi.

Bref je voulais m’amuser.

Alors je ne suis lancée dans le grand bain blogueste.

Et ma toute première chronique pour Collectif Polar fut un retour de lecture sur un bouquin qui m’avait fortement  marquée quelques  dix mois plutôt.

Aussi aujourd’hui, en ce jour anniversaire, j’aimerai vus refaire découvrir ce titre qui entre temps est sorti en poche et à fait beaucoup parler de lui !

Alors aujourd’hui j’en fais mon chouchou du week end

Allez c’est parti !!!


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Le livre : Je suis Pilgrim de Terry Hayes
. Traduit de l’anglais par Sophie Bastide-Foltz. Paru le 2 avril 2014 chez Lattes. 22,90 € ; (647 p.) ; 23 x 15 cm

97822530016760-2537935Réédité en poche le 1er avril 2015 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  8€90 ; (909 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan.

Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret.

Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom                                                       de Pilgrim.

th (1)L’auteur : Ancien journaliste, Terry Hayes a écrit plusieurs scénarios qui ont été portés à l’écran par de grands studios de Hollywood, dont Dead Calm, From Hell, et Mad Max 2. Best-seller traduit dans le monde entier, Je suis Pilgrim est son premier roman. On ne sait pas exactement où il se trouve actuellement.

Résumé  et avis :

Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Peter Campbell travaillait donc pour « le département » . Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale sous le nom de Jude Garrett.

Une jeune femme est assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan. Il semblerai que l’assassin se soit inspiré des méthode de Jude Garrett. Un père est décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.  Un homme est énucléé, il vivait devant un laboratoire de recherche syrien ultra secret. Des restes humains encore fumants sont trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush. En Turquie, un jeune milliardaire meurt dans un accident.

Pendant ce temps, le Sarrasin, islamiste anonyme et solitaire, prépare sa vengeance contre la famille royale d’Arabie Saoudite et son allié les États-Unis. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Mais quel peut bien être,le fil rouge qui relie tous ces événements ?

La presse anglosaxonne est unanime pour ce thriller The Times, The Guardian, Sunday Mirror, Mail on Sunday….tous y voient un thriller intelligent, jubilatoire…le meilleur thriller depuis des années, un mélange effréné de Homeland, de The Wire et de la trilogie Jason Bourne.

Extrait : » De toutes les leçons que les filles allaient apprendre en tant que jeunes musulmanes, celle que leur mère leur donna cette nuit-là fut la plus importante : prendre son destin en main, comprendre que le seul escalier menant au ciel est celui qu’on se construit soi-même sur terre. »

 

 

Et c’est vrai que ce roman est jubilatoire.

A la fois polar, thriller, roman d’espionnage et d’aventure, ce polar se dévore d’une traite.

Pourtant l’auteur n’utilise pas les codes habituels du page turner. Il prend son temps pour installer les différentes intrigues, pour présenter chacun de ces personnages. Pelgrim, le personnage central, dévoile par à coût son passé. Il parle au lecteur et remonte le fil de son histoire de façon désordonnée, par flash-back. On ne suit pas de façon linéaire le parcours de Pelgrim. Pelgrim a un esprit en escalier, un sujet en amène un autre. A la façon d’un puzzle, nous suivons ses pérégrinations. Et, c’est ainsi, aussi, pour le second personnage le Sarrasin que l’on découvre bien plus tard dans le livre. Ses deux personnages principaux vont s’affronter dans un véritable huit clos qui a pour cadre la planète terre. Et c’est de cette confrontation que naîtra la dramaturgie du texte.

Si l’affrontement du bien et du mal est présent, n’y voyez aucun manichéisme. Chaque personnage, chaque camp a sa part d’ombre. C’est juste à chaque fois deux idéologies qui s’opposent. Car dans ce pavé de 650 pages ( un peu plus de 900 si vous le lisez en poche), la géopolitique, les enjeux économiques et stratégiques de ces 70 dernières nous sont dévoilés. Et sous la plume de l’auteur, le monde contemporain s’éclaire et sa compréhension s’offre à nous.

Je suis Pelgrim est un fantastique récit, un livre incroyable. C’est brillant, intelligent. De plus la qualité littéraire est là et ce texte est remarquablement bien traduit. Ne passer pas à coté de ce magnifique premier roman. C’est une pure réussite.

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 Extrait :  « Il y a des endroits dont je me souviendrai toute ma vie : la place Rouge balayée par le souffle d’un vent brûlant ; la chambre de ma mère du mauvais côté de 8-Mile Road ; le parc d’une riche famille d’accueil, si grand qu’on n’en voyait pas le bout ; un ensemble de ruines, le Théâtre de la Mort, où un homme m’attendait pour me tuer. Mais aucun n’est aussi profondément gravé dans ma mémoire que cette chambre à New York, dans un immeuble sans ascenseur : rideaux élimés, meubles cheap, table couverte de crystal et autres drogues festives. Par terre, près du lit, un sac, un slip noir pas plus épais que du fil dentaire, et une paire de Jimmy Choo taille 38. Pas plus que leur propriétaire elles n’ont leur place ici. Elle est nue dans la salle de bains, la gorge tranchée, flottant sur le ventre dans une baignoire remplie d’acide sulfurique, l’élément actif d’un déboucheur d’évier qu’on trouve dans n’importe quel supermarché. Des dizaines de bouteilles vides de DrainBomb – le déboucheur – gisent un peu partout sur le sol. J’en ramasse quelques-unes, discrètement. Les étiquettes de prix sont encore en place ; pour éloigner les soupçons, celui qui l’a tuée les a achetées dans vingt magasins différents. Je dis toujours qu’une bonne préméditation force l’admiration. L’endroit est sens dessus dessous, le bruit assourdissant : les radios de police qui beuglent, les assistants du légiste qui demandent des renforts, une Hispanique qui sanglote. Même quand la victime est absolument seule au monde, on dirait qu’il y a toujours quelqu’un pour pleurer devant pareil spectacle. 
La jeune femme dans la baignoire est méconnaissable ; les trois jours passés dans l’acide ont totalement effacé ses traits. C’était le but, je suppose. Celui qui l’a tuée a aussi placé des annuaires téléphoniques sur ses mains pour les maintenir sous la surface. L’acide a dissout ses empreintes digitales, mais aussi toute la structure métacarpienne sous-jacente. A moins d’un gros coup de veine avec les empreintes dentaires, les gars de la médecine légale du NYPD vont avoir un mal fou à mettre un nom sur ce corps. Dans des endroits comme celui-ci, où on a le sentiment que l’enfer est encore accroché aux murs, il vous vient parfois de drôles d’idées. Cette jeune femme sans visage me fait penser à une vieille chanson de Lennon / McCartney – Eleanor Rigby, qui gardait son visage dans un pot à côté de la porte. Pour moi, la victime s’appellera désormais Eleanor. L’équipe de la scène de crime est loin d’avoir fini son boulot, mais nul ne doute, sur place, qu’Eleanor a été tuée au cours de l’acte sexuel – le matelas dépassant à moitié du sommier, les draps froissés, une giclée brune de sang artériel décomposé sur la table de chevet. Les plus tordus pensent qu’il l’a égorgée alors qu’il était encore en elle. Le pire, c’est qu’ils ont peut-être raison. Quelle que soit la façon dont elle est morte, que les optimistes, s’il s’en trouve, se rassurent : elle ne s’est pas rendu compte de ce qui lui arrivait – jusqu’au tout dernier moment, en tout cas. Le meth – ou crystal – y aura veillé. Ce truc-là vous excite tellement, vous rend si euphorique quand il atteint le cerveau que vous ne voyez rien venir. Sous son emprise, la seule pensée cohérente qui puisse vous traverser l’esprit est de vous   
trouver un partenaire et de vous envoyer en l’air. »

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La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

Les anges de Palerme de Philippe Cavalier


9782843374012,0-3196859782253001201,0-2118890Le livre :Le siècle des chimères, Volume 3 :  Les anges de Palerme de Philippe Cavalier. Paru le 1er juin 2006 chez Anne Carrière. 21€90 ; (457 p.) ; 24 x 16 cm
Réedité au Livre de Poche poche le 25 juin 2014. 7€90; (508 p.) ; 18 x 11 cm.
4e de couv :
  Prison de Blackwell’s Island, New York, 1909. Au fond d’une cellule du quartier des condamnés à mort croupit Luigi Monti, un immigré sicilien devenu l’exécuteur des basses oeuvres de la mafia, une organisation criminelle dont les autorités américaines ne savent encore presque rien. Taciturne et violent, il est une énigme pour ses geôliers. Troisième personnage destiné à chasser Dalibor et Laüme Galjero, Monti est celui par qui les plus sombres mystères vont enfin être percés à jour.
L’auteur :photo1_5

 Philippe Cavalier est né en 1966.  Cet ancien étudiant à l’Ecole pratique des hautes études, diplômé de l’Institut des Langues et Civilisations Orientales ainsi que de Littératures comparées, Philippe Cavalier se passionne tout autant pour l’Histoire des religions et les aspects méconnus ou oubliés de celle-ci que pour l’étude des croyances religieuses et des pratiques ésotériques.

  Extrait :  
De ma vie, je n’avais vu jusque-là qu’un seul ouvrage: la Bible, que le curé portait en permanence sous son coude ou, quand ses grandes mains étaient occupées, qu’il passait négligemment dans sa ceinture. Naïvement, je pensais qu’il n’existait pas d’autre livre au monde.
– Les livres sont aussi nombreux que les hommes sur terre, m’apprit Vittorio en me voyant ébahi et fasciné. Ils forment un peuple sage et fort comme nul autre, mais ce sont nos yeux à nous, les hommes, qui les font exister… Bientôt, quand tu sauras vraiment lire, ton regard les portera à son tour à la vie, et c’est un pouvoir immense que tu possèderas alors…

Résumé et avis :

Prison de Blackwell’s Island, New York, 1909. Au fond d’une cellule du quartier des condamnés à mort croupit Luigi Monti, immigré sicilien devenu l’exécuteur des basses œuvres de la Mafia, une organisation criminelle dont les autorités américaines ne savent encore presque rien. Arrêté alors qu’il s’attardait à lire les ouvrages occultes conservés dans la bibliothèque de sa dernière victime, Monti demeure un mystère pour ses geôliers.  Nul ne connaît la véritable histoire de cet homme taciturne, fort et violent. et personne ne saurait deviner qu’il va réussir à résoudre les plus sombres énigmes. Nul, surtout, ne peut deviner ce que réserve l’avenir à cet homme hors du commun…

Troisième personnage destiné à chasser Dalibor et Laüme Galjero, Luigi Monti est celui par qui les plus sombres mystères devraient enfin être percés à jour. Monti va s’allier aux deux héros malheureux des volumes précédents, le Britanique David tewp et le Norvégien Thörum Gärensen, pour finalement retrouver Ruben Hezner, le seul homme capable d’affronter le couple maudit.

Troisième volet du Siècle des chimères, fresque épique relevant autant du roman historique que du romantisme noir, cet ouvrage évoque l’Amérique mafieuse du début du XXe siècle. Sa constitution, son imprégnation progressive dans la sociète américaine, on apprend ici comment la pieuvre réussit à étendre ses tentacules.

On retrouve aussi avec beaucoup de plaisir les protagonistes des tomes précédents auxquels on s’est attaché.

Et des collines de Sicile aux gratte-ciel du New York des Roaring Twenties; de Buenos Aires aux quais d’Istanbul et des marais de Louisiane à l’Italie mussolinienne, le troisième volume du Siècle des chimères enchaîne les aventures à un rythme effréné. Mais l’alliance de Tewp, Gärensen et Monti pour châtier les Galjero saura-t-elle résister aux obstacles qui se dressent sur sa route?

Et si Les Anges de Palerme nous entraîne dans de multiples péripéties, comme moi, le lecteur attendra avec impatience l’ultime épisode de ce cycle passionnant.

 Mon avis sur  Les Ogres du Gange : le Tome 1 du Siècle des Chimères

Mon billet sur Les Loups de Berlin : Le Siècle des Chimères volume 2

 

Ce qui ne me tue pas (Millenium 4) de David Lagercrantz


Mes petites lectures
9782330053901,0-2684310Le livre : Millénium Volume 4, Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz. Traduit du suédois par Hege Roel-Rousson. Paru le 27 août 2015 chez Actes Sud dans la collection Actes noirs. 23€;  (481 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 24 x 15 cm

4e de couv :

Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois.

Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article. La revue Millénium, c’est toute sa vie.

Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin. Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA…

Dix ans après la publication en Suède du premier volume de Millénium, David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson. La saga continue.

768734345L’auteur : Né en 1962, David Lagercrantz est écrivain et journaliste. Il vit à Stockholm. Lagercrantz a étudié la philosophie et la religion à l’université a fait des études de journalisme. Il a travaillé jusqu’en 1993 en tant que journaliste du crime.

Fin 2013, la maison d’édition suédoise Norstedts a annoncé qu’il avait été engagé pour écrire le quatrième roman de Millénium, la série de Stieg Larsson

 

Extrait :
Lisbeth Salander se leva à 5 heures et pirata le supercalculateur NSF Miri du New Jersey Institute of Technology. Elle avait besoin de toute la puissance de calcul qu’elle pouvait rassembler. Puis elle lança son propre programme de factorisation par courbe elliptiques.
Ensuite elle s’efforça de décrypter le fichier NSA qu’elle avait téléchargé. Mais quoi qu’elle tentât, c’était en vain. Elle n’avait d’ailleurs jamais vraiment cru qu’elle y parviendrait : c’était un chiffrement RSA sophistiqué. Le RSA -d’après les initiales de ses inventeurs Rivest, Shamir et Adleman- possède deux clés, une publique et une privée, et se fonde sur l’indicatrice d’Euler et le petit théorème de Fermat. Il est facile de multiplier deux nombres premiers de grande taille. En un clin d’œil, la calculatrice donne la réponse. Mais il est quasi impossible de procéder en sens inverse et de trouver, à partir de la réponse, quels nombres premiers ont été utilisés. On n’avait pas encore trouvé le moyen de gérer la factorisation des nombres premiers par ordinateur, et c’était une faiblesse que Lisbeth et les services de renseignements du monde entier maudissaient souvent.

Résumé et petit avis :

Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignement américains, il se dit qu’il tient le scoop qu’il attendait pour relancer la revue Millénium et sa carrière. Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA..

Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist, encore meurtris par leur rencontre avec Alexander Zalachenko, se retrouvent pour enquêter sur un complot au coeur des services secrets américains.

Stieg Larsson, l’auteur des premiers Millenium est bien mort et enterré et pourtant son œuvre lui survie.

Elle a tellement fait date ces dix dernières années dans le petit monde du polar qu’on a même voulu lui donner une suite.

Alors coup médiatique, filon pour faire du fric….C’est vrai que ces questions étaient inévitable.

Mais si Stieg Larsson n’est plus, son souffle semble inspirer  la plume de son successeur, David Lagercrantz.

Bien sûr, le roman a quelques défaut. Il a même parfois quelques visions un peu étriquées de certains problèmes de société, il véhicule un féminisme un peu facile. De plus il n’évite pas quelques poncifs, les femme n’ont pas le bon rôle. Outre le cliché de la femme fatale, on retrouve ici le lieu commun entre la sœur belle et méchante et l’autre moche et courageuse, il ne manquerai plus que l’une soit blonde et l’autre  brune. …

Sinon, le style de Lagercrantz est moins alambiqué que celui de Larsson. La lecture es plus fluide. L’histoire reste passionnante, le rythme est plus soutenu. Les intrigues ayant pour but de révéler la vérité que l’on garde cachée sont toujours aussi prenantes.

Lagercrantz savais qu’il risquait de se retrouver face à la critique. Et qu’ils aurait à affronter nombre de détracteurs. Il a pourtant eu le courage de se glisser dans la peau des personnages emblématique de son prédécesseur. Il a m^me eu la bonne idée d’en ajouter d’autres tout aussi charismatiques.

Alors oui, Ce qui ne me tue pas continue dignement la série des Millenium, qui avait tenu en haleine les fans de la première heure et les autres qui était venu grossir leurs rangs.

 

Le club Vesuvius de Mark Gatiss


 
 Mes petites lectures
9782352948247,0-2496648Le club Vesuvius : Une aventure de Lucifer Box de Mark Gatiss .
Traduit de l’anglais par Laurence Boischot. Illustrations Ian Bass.
Paru le 18 février 2015 chez Bragelonne dans la collection Fantasy Speampunk. 25€ ; (305 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture
Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un oeillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

 

Citation :

J’ai toujours fait preuve d’un manque de discernement affligeant quand il s’agissait de juger du caractère des autres. C’est, paraît-il, la plus charmante de mes vertus.

 

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L’auteur
Mark Gatiss est l’un des principaux auteurs de Doctor Who et surtout de Sherlock, où il est mondialement connu pour son interprétation de Myeroft Holmes, le frère du célèbre détective. Mark Gatiss vit dans un laboratoire du nord de Londres et absorbe, chaque jour, une solution de thé infusé à 7 %.

 Mes petites lectures

Résumé et petit avis :

Lucifer Box, dandy, artiste et surtout agent secret de Sa Majesté, mène l’enquête dans les salons et les bas-fonds de la société edwardienne pour découvrir l’assassin des meilleurs scientifiques du royaume, tout en réfléchissant à la meilleure manière de porter un oeillet blanc à sa boutonnière

Ce n’est pas du steampunk, l’intrigue est située au début du XXe siècle à Londres mais sans aucune invention, technologique ou autre. Et surtout, il n’y a rien de surnaturel !!! Prenez un James Bond ouvertement bisexuel, octroyez-lui le caractère et la répartie des meilleures interprétations d’un Sherlock, le génie et l’humour caustique d’un Mycroft (celui de Gatiss, of course) ainsi que la garde-robe et l’excentricité (oui, rajoutons- en un peu) d’un Oscar Wilde… et vous obtenez l’extraordinaire Lucifer Box. Un personnage charismatique et arrogant s’il en est, mais tellement british que l’on ne peut que aimer.

L’écriture et fluide et agréable. Le scénario regorge de nombreux rebondissements pour nous tenir en haleine et nous faire croire à quelques fausses pistes. Bref tout ici, dans cette première aventure de Lucifer Fox, nous fait passer un excellent moment de lecture. C’est divertissent et c’est parfait entre deux romans noirs.

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La conjoncture de Fermat de Jean D’aillon


51a69TBDz6L._SL160_Lecture d’avant&   9782709628228-TLe livre : La conjoncture de Fermat de Jean D’aillon. Parution chez J.C. Lattes le 08/03/2006. 555 pages ; 17€80

Réédité en poche le 17 juin 2009 au Masque dans la collection Labyrinthes.

4e de couv :

En ce mois d’octobre 1643, alors que la Régence est affaiblie et que se négocie la fin de la guerre de Trente Ans, le pouvoir est en émoi. Quelqu’un intercepte les dépêches codées expédiées aux ambassadeurs français. Y-a-t-il un traître au bureau du Chiffre ? Pire, les répertoires confidentiels servant à la codification sont-ils entre les mains de l’Espagne ? Le cardinal Mazarin va demander à l’ancien notaire, Louis Fronsac, d’enquêter.

Au cœur des réseaux secrets de Paris, il aura bien du mal à distinguer amis et adversaires. Pour qui travaille la Belle Gueuse ? Quel mystère abritent les sous-sols de l’hôtel de Guise ? Quant à Pierre de Fermat, sera-t-il capable de fournir un code inviolable à Antoine Rossignol, chef du bureau du Chiffre ?

Dans cette aventure menée tambour battant, où il paraît n’y avoir que des traîtres et des faux-semblants, Louis Fronsac parviendra-t-il à sauver le congrès de Münster ?

220px-Jean_dAillon_20090315_Salon_du_livre_1L’auteur :

Jean d’Aillon, pseudonyme de Jean-Louis Roos, Né au Gabon en 1948, il a à peine trois ans, en 1951, quand ses parents rentrent en France pour s’installer dans le Midi. Docteur d’État en sciences économiques, il vit à Aix-en-Provence, théâtre de plusieurs de ses romans. Outre sa carrière à l’université en tant qu’enseignant en histoire économique et en macroéconomie, puis dans l’administration des finances et au sein de la Commission européenne, il publie à partir de 1997 des romans policiers autour de l’Histoire de France et des récits historiques. Il démissionne de l’administration des finances en 2007.

Extrait : 
Aux premiers temps de la librairie, les livres étaient imprimés aux frais des auteurs et déposés chez des libraires. Ceux-ci n’étaient que des commerçants et l’auteur restait propriétaire de son œuvre.

Résumé et avis :

9782702434536En cette fin  année 1643, alors que se prépare le congrès de Münster qui doit fixer les conditions de la fin de la guerre de Trente Ans, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, le comte de Brienne, est extrêmement inquiet. Quelqu’un intercepte les dépêches codées qu’il envoie à ses ambassadeurs.

Y a-t-il un traître au sein du bureau du Chiffre ? Pire, les répertoires secrets de Monsieur Rossignol, servant à la codification de ces missives, seraient-ils en possession de l’Espagne ?

Louis Fronsac, l’ancien notaire, se voit confier la résolution de ces énigmes. En dépit de ses indéniables qualités d’enquêteur, le héros risque d’avoir bien des difficultés à éclaircir une affaire qui exige d’être rompu aux arcanes de la diplomatie et de l’espionnage.

On retrouve, dans cette nouvelle aventure, Louis de Fronsac, que j’avais eu plaisir à découvrir dans « la mystère de la chambre bleu » à la fin des année 90. Pourtant notre notaire devenu depuis Marquis de Vivonne avait bel et bien décidé de prendre un peu de bon temps auprès de sa jeune épouse. Mais affaire d’Etat, ici, oblige !

Et dans ce nouvel épisode emprunté à L’histoire de France, Jean d’Aillon révèle une parfaite maîtrise de son sujet qui vaut au lecteur d’être transporté au cœur de la Régence, dans une France affaiblie par la guerre de Trente Ans et déchirée par les rivalités des pairs du royaume.

Il sait en outre donner du relief à son personnage qui prend de l’envergure au fil des aventures dont il est le héros.

Un vrai régal tant les rebondissements demeurent inattendus.

Apnée de Joakim Zander


9782330048907,0-2559684Apnée  de Joakim Zander. Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres.Paru le 1er avril 2015 chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs. 22,80€ ;  (379 p.) ; 24 x 15 cm

Extrait :

« Je sais que le mensonge est partout. Mais ma vérité est fragile. Sans mensonges, elle menacerait de s’effondrer. Les mensonges sont les pylônes qui soutiennent le pont qui permet d’aller d’une rive à l’autre. La vérité n’existe pas toute seule. « 

Quatrième de couverture

Damas, Syrie, 1980. Une voiture piégée explose, tuant la femme qui venait d’y monter. L’espion américain visé par l’attaque assiste au drame du haut d’un balcon. Il tient dans ses bras sa petite fille qu’il va être contraint d’abandonner. Toute sa vie durant, il éprouvera une terrible culpabilité dont il tentera désespérément de se défaire en se lançant à corps perdu dans des missions au Liban, en Afghanistan et en Irak. Et en nageant sans relâche.Trente ans plus tard, Mahmoud Shammosh, un doctorant de l’université d’Uppsala s’intéressant aux conflits armés et aux droits de l’homme, se voit confronté à des données sensibles qui, aux dires de son informateur, pourraient bien déclencher un scandale international. En quelques heures, la situation s’envenime : le sang commence à couler, marquant le début d’une traque haletante à travers l’Europe, à laquelle Klara Walldéen, employée au Parlement européen à Bruxelles et ex-compagne de Mahmoud, prendra une grande part. Peu à peu, le passé resurgit, l’histoire s’écrit, les révélations se multiplient. De Damas à Stockholm, de l’Irak aux États-Unis, de 1980 à 2013, les frontières s’étiolent, les heures s’étirent, les fils du récit convergent jusqu’à la terrible vérité.

Dans un style nerveux et sensible, Joakim Zander orchestre son récit avec virtuosité et dessine les contours d’un monde rongé de l’intérieur par le mensonge et la culpabilité. Retenez votre souffle, le grand roman d’espionnage est de retour…

4844372L’auteur

Né en 1975 à Stockholm, Joakim Zander a vécu en Suède mais ainsi en Syrie, en Israël et aux États-Unis. Après son service militaire dans la marine suédoise, il étudie le droit à l’université d’Uppsala avant de décrocher brillamment son doctorat à l’université de Maastricht. Il travaille ensuite à Bruxelles au Parlement européen ainsi qu’à la Commission européenne. Apnée est son premier roman.

Extrait :
« C’est une expérience étrange que de pouvoir mesurer sa vengeance. Ce n’est pas donné à tout le monde. Il y a tellement d’injustices sur Terre dont personne n’est responsable. Tellement d’injustices que nous sommes forcés d’accepter. »

Résumé et avis.

Doctorant en droit à l’université d’Uppsala, Mahmoud Shammosh s’intéresse aux conflits armés et aux droits de l’homme. Un informateur lui confie des données sensibles qui, selon lui, pourraient déclencher un scandale international. En quelques heures, la situation dégénère. Il peut heureusement compter sur l’aide de Klara, son ancienne compagne, employée au Parlement européen.

Une histoire forte, un grand roman d’espionnage. Une plongée dans l’espionnage d’aujourd’hui, dans différents endroits du monde, de Damas à Stockholm, en passant par les Etats-Unis et l’Irak. Des personnages surprenants, troubles.

Ce roman chorale vous happe. Les quatre personnages se donnent la parole dans des chapitres qui se succèdent et qui ne nous laisse pas souffler. On est trimballe entre présent et passé. Happé par une tension permanente qui restitue parfaitement le contexte international actuel.

On temble pour Klara. On a peur pour elle quand elle est poursuivi.

Joakim Zander maitrise admirablement cette histoire sombre. Son intrigue, menée d’une main de maître, nous tient en apnée. Il y est question de mensonge et de rédemption, de culpabilité et de violence. Du grand art.

Si j’osais, je dirai que ce polar m’a tenu en apnée.

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Le moineau rouge de Jason Matthews


9782749140766,0-2561841Le livre : Le moineau rouge de Jason Matthews. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hubert Tézenas. Paru le 9 avril 2015 au Cherche-Midi.  21,50 € ; (654 p.) ; 22 x 15 cm

  

Dans la tradition de John le Carré, une plongée hyperréaliste et palpitante au coeur du renseignement.
Bientôt porté à l’écran par David Fincher.

Alors que la Russie de Poutine devient de plus en plus inquiétante pour les Occidentaux, Nate Nash travaille à Moscou pour la CIA.
Il est le contact privilégié d’une taupe ultra-secrète du SVR, héritier du KGB.
Connu sous le nom de MARBRE, ce haut dignitaire renseigne les Américains depuis une dizaine d’années.
Après un incident, la couverture de Nate est mise à mal.
Il est exfiltré vers Helsinki et Dominika, une espionne russe, est envoyée pour le piéger.
Trahisons, manipulations, secrets, mensonges : un jeu dangereux se met en place entre Dominika et Nate, où vie sentimentale et professionnelle ont vite fait de se confondre.
Avec, à la clé, l’identité de MARBRE.
La tempête ne tarde pas à souffler entre Moscou et Washington, jusqu’à un dénouement totalement imprévisible.

De Graham Greene à John le Carré en passant par Ian Fleming, les plus grands auteurs de romans d’espionnage sont tous des anciens des « services ». Jason Matthews ne fait pas exception à la règle. Après plusieurs décennies passées à la CIA, il nous offre un premier roman captivant. Sa connaissance du terrain et de la géopolitique donne un aspect brut et quasi documentaire qui rend plus terrifiant encore ce grand livre d’actualité où la politique, le suspense et l’amour se conjuguent à merveille.

« L’auteur possède une connaissance incroyable de son sujet. J’ai rarement lu un livre aussi abondant en informations, à la limite du confidentiel défense. »
The New York Times

« Un premier roman sublime ! Beaucoup d’ex-agents secrets se sont reconvertis en romanciers, Matthews fait partie des rares dont la seconde carrière va être aussi solide que la première ! »
The Washington Post

6903512L’auteur :

Jason Matthews est un ancien officier de la CIA, expert du contre-terrorisme.
Il a travaillé dans la clandestinité durant de nombreuses années.
Le Moineau rouge a gagné l’Edgar Award du meilleur premier roman.

Extrait  :
« Nash restait la clé, conclut-il. Il maintiendrait sans doute le contact avec son agent depuis l’étranger. Egorov décida donc de ne pas le lâcher, car cette mutation en Finlande pouvait être une ouverture. Gardons un œil sur lui, là-bas. Le SVR faisait à peu près ce qu’il voulait en Finlande, et l’étranger était son terrain de chasse exclusif. Plus besoin de se concerter avec ces minables du FSB. Nous verrons bien, se dit Vania. Le monde était trop petit pour que quelqu’un puisse s’y cacher. »

Résumé et avis

Difficile à résumer :A Moscou, Nathaniel Nash est l’officier traitant, pour la C.I.A., d’une taupe russe de très haut niveau. Nate Nash espionne le milieu politique russe.  MARBRE qui dirige la section Amériques du S.V.R. l’informe régulièrement. Après que les deux hommes ont été a deux doigts de se faire pincer, Nash est transféré a Helsinki mais garde le contact avec MARBRE. Le général Egorov reçoit l’ordre du président Poutine en personne de démasquer le traître dont il veut voir tomber la tête. Egorov se sert alors de sa nièce, la superbe Dominika Egorova. L’espionne russe, est alors chargée de l’éliminer Nate.

On entre de plein pied dans la cour des grands avec ce roman d’espionnage plus vrai que nature. 007 peut aller se rhabiller. Nate Nash est un espion à l’ancienne, à l’heure du tout numérique. Même Q, avec ses petits gadgets électroniques ne pourra pas remplacer l’habileté d’un espion de premier rang. Avec lui, pas de traçage possible. Et puis, ainsi vous allez apprendre comment échapper à une filature. On ne sait jamais, ça peut s’avérer utile. (Oui, j’ai déjà été suivi par une lectrice un peu chelou, c’est même arrivé à des collègues.)

Non, plus sérieusement, avec cet excellent roman de politique fiction, on peut se demander si la guerre froide n’a jamais cessé. C’est captivant comme un bon film, passionnant comme un parfait documentaire. On découvre les dessus des cartes, on comprend mieux le fonctionnement de notre monde, les relations internationales, l’équilibre fragile des forces.

Et forcément on se laisse surprendre par la fin.

Ah, j’oubliai, l’auteur a eu la charmante idée de parsemer son récit de recettes culinaires des pays que traversent nos protagonistes. Cela rajoute du piquant à cette savoureuse histoire qui n’en manque point. Et je n’avais jamais eu la curiosité de me lancer dans la cuisine finnoise et islandaise.

Au fait…Il a remporté l’an dernier l’Edgar Award du meilleur premier roman et sera bientôt porté à l’écran par David Fincher. Espérant que l’adaptation cinématographique soit aussi brillante que le bouquin.