Glaise de Franck Bouysse by Kris


Aujourd’hui c’est lecture bicéphale

Le premier avis sera celui de Kris.

Le mien suivra

Et…

Nous ne serons pas trop de deux pour vous faire lire le dernier roman de Franck Bouyse.

C’est un roman qui nous a laissées sans voix.

Mais voyez plutôt !


Le livre : Glaise de Franck Bouysse. Paru le 7 septembre 2017 à la Manufacture de livres. 20€90 ; (425 p.) ; 20 x 14 cm.

4e de couverture :

Au coeur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancoeurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

 

L’auteur : Franck Bouysse est né en 1965 à Brive-la-Gaillarde. Il partage sa vie entre Limoges et un hameau en Corrèze.

 

 


 


Le petit avis de Kris

C’est noir mais tellement beau !! C’est ….. Je n’ai pas de mots …. on monte en puissance ! C’est … Une merveille ce livre. Un pur chef d’oeuvre.

 Rien d’autre à rajouter



Le post it de la bibliothèque, Ge

 

A Saint-Paul-de-Salers, en août 1914, les hommes sont partis au front. Chez les Landry, Victor, 15 ans, resté seul avec sa mère, doit s’occuper des travaux de la ferme. Le vieux Valette, son voisin, accueille sa belle-soeur, Hélène, et sa fille, Marie, venues se réfugier à la campagne. L’arrivée des deux femmes bouleverse la vie dans ces montagnes du Cantal.

Une nouvelle fois Franck Bouyse nous plonge dans la France rural, Cette France qu’il affectionne tout particulièrement. Cette France à la fois campagnarde et montagnarde peuplée de taiseux.

J’ai du mal à parler de ce roman, les mots me manquent. Ne reste que les émotions. Et… Je n’ai pas le lyrisme de l’auteur pour traduire tous ses sentiments qui se bousculent en moi

Aussi j’emprunterai à l’éditeur sa présentation pour vous parlez ce ce roman bouleversant.

« Roman d’amour et de fureur, Glaise confirme l’immense talent de son auteur à mettre en scène des hommes et des femmes aux prises avec leurs démons et avec les fantômes du passé. Des espaces, des personnages d’une terrible force, l’art de la narration : l’univers, l’écriture, la musique font de Franck Bouysse un raconteur d’histoires dans la plus grande tradition américaine. »

Je ne sais pas ce qu’est « un raconteur d’histoire dans la plus grande tradition américaine », ce que je sais c’est que Glaise, m’a fait ressentir les même choses que Le Garçon de Marcus Malte qui a décroché quelques prix l’an dernier, Prix Femina 2016, prix Cardinal Perraud 2017.

Et je vois bien à son tour Glaise, impressionner quelques jurés et quelques jury car  après Grossir le ciel, prix SNCF du polar 2017, et Plateau, prix de la Foire du Livre de Brive, Franck Bouysse s’impose comme une voix incontournable de la littérature française contemporaine.

 

 

 

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Entre deux mondes d’Olivier Norek


Le livre : Entre deux mondes d’Olivier Norek. Paru le 5 octobre 2017 chez M. Lafon.  19€95 ; (409p) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

L’auteur : Olivier Norek lieutenant de police à la section enquêtes de recherches du SDPJ 93 depuis dix-sept ans, auteur de Code 93Territoires et Surtensions, trois polars largement salués par la critique et le public. Surtensions a remporté Le Prix Le Point du polar européen en 2016.
Extrait :
Ce n’est pas le premier. La violence est partout puisque la pauvreté est immense. Tu ne peux pas mettre ensemble dix mille hommes, quasiment enfermés, tributaires de la générosité des Calaisiens et des humanitaires, sans autre espoir qu’une traversée illégale, et croire que tout va bien se passer. Des morts, il y en a toutes les semaines. Les No Border les traînent aux limites de la Jungle, devant les CRS, mais parfois ils sont simplement enterrés entre les dunes et la forêt. Si un jour ils rasent la Jungle, il ne faudra pas creuser trop profond.

Le OFF de OPH

 

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

Adam est un policier étranger qui, fuyant un pays en guerre, arrive dans un autre pays, à 6.000 km de chez lui, pour rejoindre sa femme et sa fille, Nora et Maya, qu’il a cru mettre en sécurité ici. Mais elles ont disparu et il s’avère que ce pays est un univers sans loi, entre deux mondes. Dès le premier crime commis, Adam décide d’intervenir. Il sera aidé de Bastien, un policier français.

Olivier et Oph

En refermant « Entre deux mondes », je me suis retrouvée enfermée entre deux sentiments… bouleversée et émue.

Bouleversée par l’histoire d’Adam, policier Syrien d’abord puis migrant à son arrivée à Calais.

Bouleversée par l’histoire de Kilani, enfant Soudanais et migrant.

 

Émue par les liens que Bastien, policier français, va lier avec Adam.

Émue parce que toute cette histoire me touche pour de multiples raisons:

Flic j’ai dénoncé les conditions de travail de mes collègues aux abords cette Jungle en occultant trop souvent les tragédies humaines qui pouvaient se dérouler à l’intérieur de ce microcosme,

Originaire de Grande-Synthe je vois régulièrement les migrants de la « Jungle bis », à proximité du lac où j’allais me promener  et que maintenant j’évite, fermant les yeux sur ce drame humain parce que c’est tellement plus facile…

Parce que quasiment chaque fois que je prends l’autoroute A16 pour retrouver mes proches, je suis plus vigilante que sur n’importe quelle autre autoroute, ayant déjà failli renverser des migrants prêts à tout pour rejoindre leur « Terre Promise », cette Angleterre qui est devenue leur Eldorado…

Olivier m’a renvoyé à nos contradictions, nos paradoxes… Il a su dépeindre avec précision et sans pathos les émotions et les conflits internes que peuvent ressentir les policiers calaisiens entre drames humains et maintien de l’ordre public.

Une fois encore le monde policier y est décrit avec une précision et une authenticité que je n’ai retrouvé chez aucun auteur et qui me touche particulièrement. Un humour noir qui cache nos fêlures et nous aide à lutter contre les monstruosités de la société. Les flics sont les seuls à pouvoir la dépeindre sans le filtre de la bienséance ou du politiquement correct, et pour cela merci Olivier. Tu montres avec brio notre humanité, nos douleurs, nos ras le bol, nos faiblesses et notre impuissance aussi face à certaines situations révoltantes.

Mais « Entre deux mondes » n’est pas qu’une histoire de flics… c’est aussi le drame migratoire et l’incapacité de notre pays à faire face à cette situation.

C’est la capacité de l’Homme à s’adapter pour survivre  « Nous devenons tous des monstres quand l’Histoire nous le propose »…

C’est le desarroi des habitants de Calais qui ont été pris en otages par l’Etat français, fermant les yeux sur ce qui se déroule, encore aujourd’hui, dans cette ville.

C’est l’énergie que dépensent les associations humanitaires pour apporter un peu de réconfort à ces déracinés fuyant les guerres dans leurs pays…

« Entre deux mondes » n’est pas un roman pro-migrants, il y dénonce notamment les abus des passeurs,  « Entre deux mondes » c’est juste une histoire profondément humaine qui vous bouleversera….

Devoir de mémoire de Eric Dupuis 


Chronique de lecteur by Miss Aline

Devoir de mémoire, Eric Dupuis
Éditions Ravet-Anceau.

4e de couv :

 

l'accroche de miss aline

L’accroche de Miss Aline

Une enfilade de rebondissements, faut bien suivre. Les ramifications remontent loin en arrière. L’Histoire d’hier « éclaire » celle d’aujourd’hui.

On retrouve le major Kaczmarek , dont nous avions fait la connaissance dans « aussi noir que le charbon ». Il mène l’enquête avec assiduité, ténacité. Il est un peu empêtré du non moins célèbre Constantini qui visiblement même en retraite ne veut pas le lâcher . On se demande pourquoi.

Dans ce roman on aborde le sujet des femmes humiliées par l’ennemi . En général, on parle peu d’elles sauf pour leur jeter la pierre sans autre forme de procès.
On parle encore moins des « enfants parfaits du III éme Reich « . Ca m’a donné envie d’en apprendre plus sur ce sujet.

On évoque aussi la maladie de Parkinson. Épreuve pour le malade et ses proches .

Au delà de l’intrigue un Livre humain et historique. Le devoir de mémoire doit perdurer, toujours.

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski


L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski :

Un premier roman magistral, un coup de foudre inévitable.

 

 Le livre :L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowsky . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob. 19,90 € ; (286 p.) ; 22 x 15 cm.

L’edition en poche chez le même éditeur est parue le 4 juin 2009. 7,90 € ;  (281 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

4e de couv

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

 

L’auteur :  On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles policières elles aussi.

Elle dit aussi en parlant de son enfance : « J’ai eu une enfance studieuse. J’ai aimé l’école et les universités passionnément » .

Elle se définit comme un écrivain-sculpteur qui, à partir d’une matière, façonne, modifie, transforme… Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

 

Ma petite lecture

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, Nicolas Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans auparavant, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de l’incompétence qui l’a privée de 15 ans de liberté.

L’écriture de ce livre est parti d’un fait divers. Il aura fallu à l’auteur broder autour de celui-ci pour nous proposer un des premier legal thriller français. Cette catégorie de polar est plutôt l’apanage des auteurs made in USA. On connaît Michael Connelly, John Grisham, Scott Turow. Et bien maintenant il faut compter avec Laura Sadowski.

Laura SADOWSKI est avocate de formation. A travers ce titre elle nous fait revivre et découvrir tous les aspects procéduriers et juridiques d’un procès aux assises. Cet exercice est périlleux mais grâce à sa plume fluide et son style concis, elle rend tout cela attrayant. Et jamais ces aspects techniques de la justice française ne nous paraissent ennuyeux. Bien au contraire, c’est eux qui créent la tension dramatique.

 

Extrait : « Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés. » 

 

Laura nous livre aussi un plaidoyer contre les conditions de détention dans les prisons françaises. Leurs états de délabrement. A Fleury Mérogis, la majorité des cellules sont prévues pour être individuelles avec une superficie de 11 m², équipées d’un lavabo et de toilettes mais elles comportent deux lits superposés. Allez comprendre.

Mais surtout l’auteur nous entraîne dans un huit clos glaçant, où les deux protagonistes vont devoir jouer leur partition avec minutie. Où chacun va devoir tenir ou revoir ces positions. Ici le lieu devient un élément essentiel, un personnage à part entière de la pièce qui se joue. Cette cellule participe à la dramaturgie qui se noue. Elle oblige à la proximité, à l’empathie.

 

Extrait 2 : « Voilà. A présent, il connaissait les raisons de sa captivité. Clémence Lange n’était ni folle à lier, ni de mauvaise foi, ni ignorante de la réalité : elle était un bras vengeur qui réclamait justice. Et elle désignait son défenseur, son principal accusé »

Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire en y incluant une pointe de roman noir.

Laura nous ravit par son talent, malheureusement pas encore assez reconnu. Mais c’est surtout par son humanité qu’elle nous séduit.

Lisez les romans de Laura Sadowsky mais surtout n’hésitez pas à aller à sa rencontre.

On repart toujours heureux d’une rencontre avec Laura Sadowsky. Elle sait nous mettre en avant, et nous reprenons confiance. Avant même de nous parler de ses romans, elle nous parle de nous. Elle ravive chaque fois la part d’humanité qu’il reste en nous. On ressort toujours bienveillant d’une lecture d’un livre de Laura Sadowsky. Bref. Il faut lire Laura et surtout la faire connaitre.

 Extrait 3 – 4 et 5:
 «Cette pièce est mon royaume, Maître, rétorqua-t-elle en désignant la pièce d’un geste large des bras. Ici, j’ai tous les droits. Je suis votre geôlière, votre juge, votre avocat, votre infirmière, votre pire ennemie ou votre meilleure amie. C’est à vous de décider.»
«C’était à présent l’épouvante qui dominait en lui, la terreur de devoir payer son incompétence. »
«Tant de sentiments le submergeaient en ce moment, le remords, la stupéfaction, la peur, la colère… C’était à peine s’il parvenait à respirer »
 

 En savoir plus:

 Une autre lecture de L’affaire Clémence Lange avec mon ABCdaire

Pour mieux connaitre  notre auteure et surtout pour écoutez Laura Sadowski :

http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/09/04/paris-est-la-ville-du-crime/

 


 

 

Fourbi étourdi de Nick Gardel


 

Le livre : Fourbi étourdi de Nick Gardel. Paru le 23 mars 2017 aux Ed. du Caïman. 12€ ; (167 p.) ; 19 x 12 cm. ce titre est suivi de Maintenant et à l’heure de notre mort

4e de couv :

Fourbi étourdi

Voler cette antique DS dans un parking souterrain n’était peut-être pas la meilleure idée qu’ait eue Jean-Édouard. Mais c’était pour la bonne cause. Seulement, il y a cette sacoche remplie de petites coupures dans le coffre. Et puis, il va falloir compter avec cet encombrant cadavre qui l’accompagne. Un gars en chien de fusil, portant un col romain sur une veste noire stricte, mais qui a perdu son pantalon dans l’aventure. Alors entre les deux furieux qui l’ont pris on chasse, le début des pèlerinages vers Compostelle et la bénédiction du nouveau Pape, il se peut que cette année Pâques soit moins conventionnel qu’à l’accoutumée…

Une promenade joyeuse et meurtrière, parsemée de sirène électrifiée, de gorgone nymphomane, de dieu nordique peroxydé avec une touche de sadisme italien.

Extrait : 
« Jed salua Siegfried qui enroula la corde le reliant au molosse autour de son poignet. Bien que ce fut son bras droit, longuement entraîné par une pratique intensive de la pornographie internet, le contraste était saisissant entre la maigreur sèche du tatoué et les muscles placides qui jouaient sous le pelage. D’un bond, le mâtin aurait arraché l’épaule de celui qui se prétendait son maître. Précaution inutile pour l’heure, car il s’extasiait du moelleux raffiné d’un Firestone millésimé qu’il couvrait copieusement de bave. »

 

L’auteur : Enseignant dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale et rattrapé par une quarantaine qui ne va pas en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas Juan trouve une échappatoire. Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises. Natif du 92, transplanté puis réenraciné en Alsace. Nick Gardel garde un amour sans faille pour la Capitale et le goût des voyages en train. Ayant toujours essayé de transformer ses loisirs en travail, il a été tour à tour, vendeur de disques d’occasion, d’informatique grand public, pour finir dans l’Education Nationale. Depuis, cette grande institution lui confie les adolescents les plus en marge du système scolaire, voire de la société.
Mais la marge, c’est ce qui fait tenir les pages du cahier…

 

 

Emilie délivre son avis

*** FOURBI ÉTOURDI de Nick Gardel ***

Jean-Edouard, alias Jed, comprend qu’il n’aurait jamais dû voler une vieille DS lorsqu’il y trouve une sacoche pleine de billets et un cadavre dans le coffre. De plus, deux hommes le prennent en chasse. C’est le début d’une échappée meurtrière à travers la France, entre Paris et Saint-Jean-Pied-de-Port.

Écrire un livre qui soit à la fois sanglant, sadique et drôle n’était pas un défi facile à relever. Et pourtant, Nick Gardel le réussi avec brio.

Ce roman a tout bon : des personnages tous très différents mais attachants chacun à leur façon, des passages sanglants, des réflexions à mourir de rire et une fin comme on en rêve tout le long, sans trop y croire…

Un road movie électrifiant à lire sans tarder.

Merci aux Editions du Caïman et à Jl Nogaro pour ce service presse au top 😍

Le coma des mortels de Maxime Chattam : une lecture bicéphale : partie 2


Nous avons lu, Emilie et moi, au printemps dernier sans nous concerter, à quelques semaines intervalle…

 Le coma des mortels de Maxime Chattam .

Du coup je vous propose de découvrir deux avis différents sur cette lecture commune involontaire.

Voici donc mon petit post-it

Le livre : Le coma des mortels de Maxime Chattam. Paru le 1er juin 2016 chez Albin Michel.  21€90 ; (388 p.) ; 21 x 15 cm

4’e de couv : 

Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui. Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

« Avec un humour grinçant et un ton nouveau (…) Maxime Chattam tricote une intrigue où l’amour et la mort se côtoient, et où la vérité se dissimule. »
Corinne Calmet – Télé Loisirs

 L’auteur :  Maxime Chattam est né à Herblay, Val-d’Oise , le 19 février1976. Enfin presque parce que Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, et c’est ce Maxime là qui est née en France.Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.

Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004).

Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.

Extrait :
Vérité. Voilà un mot que j’ai longtemps regardé avec appréhension. La vérité dans nos rapports humains. Entre amis, membres de la même famille, au boulot.
La vérité dans le couple. Probablement la plus flippante.
Deux semaines avant de quitter mon univers cosy de trentenaire pour cette île perdue, j’ai découvert que mon amour avait été répandu sur les murs de mon appartement, étalé sans pudeur, avec rage.
J’ai été trahi. Sali. Vidé de l’intérieur. Enfin elle surtout.
Imaginez votre pire cauchemar, boostez-le aux amphétamines, ça n’est encore rien à côté de ce qu’on ressent dans ces moments-là.
Ma vie a basculé, une fois encore.
Mais pour que vous compreniez bien ce grand huit émotionnel, je dois vous dire un peu qui je suis.
Avant de devenir William au paradis, j’ai été Pierre au purgatoire.
J’habite Paris. Mais ça pourrait être Londres, New York ou Barcelone, peu importe. Ce qui compte c’est que ma vie a totalement changé il y a près d’un an.

Le post-it de Geneviève

Il y a fort longtemps que je ne lis plus de Chattam. Si j’ai beaucoup suivi cet auteur à ces débuts, si j’ai encouragé mes lecteurs à le lire, mes collègues à l’acheter  dans leur bibliothèque pour leurs propres lecteurs, aujourd’hui Maxime Chattam c’est nos lecteurs qui nous le réclament !

Aussi il y a un peu près un an sortait ce titre et j’y prêtais guère d’attention jusqu’à ce que je lise la chronique qu’en a fait mon ami Yvan. D’ailleurs vous trouverez ICI sa Chronique sur Le coma des mortels.

Et  voilà je l’ai enfin lu grâce à lui ou à cause, je ne sais pas bien !
Oui à cause de ce qu’ilu m’en avais dit  aussi!
Un Chattam différent des Chattam précédents.
Et bien je confirme. ce titre n’est pas du tout représentatif de l’oeuvre de Chattam.

Si je l’avais lu à l’aveugle jamais je n’aurai su dire qu’il était de la plume de cet auteur. Rien ici n’y fait penser. J’ai été bluffée. Et plutôt agréablement surprise. Oui !

Si l’auteur a souhaité sortir de ses zones de conforts et sécurités habituelles, il a réussi son pari. En plus il est plutôt culoté car c’est certain qu’il a dérouté bon nombres de ses fans habituels avec l’histoire de ce Pierre.

Pierre est un petit employé de bureaux malheureux qui a tout plaqué pour venir travailler au zoo de Vincennes. Malheureusement, tous ceux qu’il côtoie meurent les uns après les autres et aucun de façon naturelle. Cela ne l’empêche pas de rencontrer des personnages aussi étranges et fascinants que lui.

Mais allez lire la fabuleuse chronique d’Yvan, il en parle beaucoup mieux que moi !

Pour ma part j’ai bien aimé cette lecture différente de mes lectures habituelles. Et pourtant c’est du Chattam, allez comprendre !

 

Et vous pouvez retrouver l’avis d’Emilie ICI

Le coma des mortels de Maxime Chattam : une lecture bicéphale : partie 1


Nous avons lu, Emilie et moi, au printemps dernier sans nous concerter, à quelques semaines intervalle…

 Le coma des mortels de Maxime Chattam .

Du coup je vous propose de découvrir deux avis différents sur cette lecture commune involontaire.

Voilà celle d’Emilie

 

Le livre : Le coma des mortels de Maxime Chattam

4’e de couv : 

Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui. Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Emilie délivre son avis

**LE COMA DES MORTELS de Maxime Chattam **

 

Je ne sais pas quoi penser de ce livre…
J’ai aimé certains passages, d’autres non. J’ai aimé la description des sentiments mais pas celle, minimaliste, des meurtres et la soit-disant manière différente de les raconter. Je n’ai pas vu les retours en arrière à part à travers le décompte des chapitres.
Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage principal, ni aux autres d’ailleurs. 
Je n’ai pas vraiment compris la fin, pas vraiment été convaincue par certains aspects du dénouement.
De plus, il y a des passages plein de moqueries, de condescendance voire de méchanceté gratuite et de jugement. Ce ne sont pas des moments de lecture agréables.
Ce livre n’est, pour moi, pas à la hauteur de ce que peut faire l’auteur et encore moins à la hauteur du résumé qui m’avait vraiment plu. Ce résumé qui m’avait convaincue de découvrir enfin cet auteur.
Je ne vais pas dire qu’il ne faut pas le lire. Ceci n’est que mon avis personnel. D’autres personnes peuvent tout à fait le percevoir et le comprendre autrement. Je reste tout de même sceptique, perplexe face à cette histoire…

Merci aux éditions Albin Michel pour leur confiance.

A suivre donc ! …

Sinon mon avis sur le coma des mortels c’est ICI

RECIDIVE – Sonja Delzongle


RECIDIVE – Sonja Delzongle

4ème de couv :


Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

Le petit avis de Kris

Que de chemin parcouru depuis DUST, qui déjà, était une belle réussite ! Ici une belle Récidive où Sonja affûte ses crayons, affine et assoie son style.
L’intrigue nous prend dans ses filets (de pêche) et ne nous lâche plus, les mailles sont serrées et ne laissent passer les indices qu’au compte gouttes jusqu’à ce que se dessine un faisceau de signaux (rouge, vert …) qui vous titillent et maintiennent le suspense jusqu’au bout !
Bref mon avis est que l’auteure a pris de la hauteur et atteint sa vitesse de croisière, ce qui augure de grands moments à venir en compagnie d’Hanah !

 

Vous pouvez aussi allez voir ICI l’avis de Ge sur Récidive

 

Je serai toujours là de Philippe Savin


Je serai toujours là de Philippe Savin : un 1e roman à découvrir.

 

Le livre : Je serai toujours là de Philippe Savin. Paru le 23 octobre 2013 chez Pôle. 17,90 € ; (297 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv :

Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur espère un nouveau départ avec sa femme et ses deux filles. Mais de nouveau, il se retrouve confronté à l’horreur lors du meurtre abominable d’une adolescente.

Nathan Prieur, impliqué personnellement dans cette affaire, se lance sur les traces de l’assassin. Un compte à rebours impitoyable commence, car il en est certain : le monstre ne s’arrêtera pas là.

Des destins se croisent. Des vies s’effacent. Des meurtres sont perpétrés avec une incroyable cruauté. Des mensonges oubliés surgissent du passé. Des fantômes hantent les bâtiments en perdition. Le mal rôde sur les Cévennes. La folie s’est emparée des hommes…

Jusqu’où Nathan Prieur devra-t-il aller pour connaitre la vérité ?

Et vous, jusqu’où irez-vous pour sauver l’être que vous aimez ?

L’auteur : Né en 1966, Philippe Savin  a fait des études commerciales et a commencé sa carrière professionnelle en travaillant dans une petite agence de publicité. Par la suite, il a ouvert un commerce de prêt à porter qu’il ait revendu au bout de six ans. Depuis, il travaille dans la grande distribution, secteur textile. Ilvit actuellement dans le sud de la France. Je serai toujours là est son premier roman.

 

 

Extrait :
La mélancolie imprégnait cet endroit, maintenant et depuis toujours. Un mot plus puissant lui vient à l’esprit : abandon. Ce mot, ce sentiment l’enveloppa

  
Résumé et avis :

Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur, père de deux jumelles que tout oppose, flic torturé par une ancienne enquête au dénouement tragique, est de nouveau confronté à l’horreur. Sa fille Lucie disparaît. Peu de temps après sa meilleure amie est retrouvée morte, sauvagement torturée, les os brisés, la moitié de son corps brûlé. Une horreur. Secondé par le lieutenant Victor Sanchez, Nathan Prieur se lance sur les traces d’un assassin impitoyable.

La couverture est séduisante. Je me suis laissée tenter.
Une enquête en pays cévenol par un flic ayant fuit Paris après un drame.
Une de ses filles va se retrouver au cœur de l’enquête et ce n’est plus seulement le commandant de police qui va mener l’enquête mais un père de famille prêt à tout.
L’auteur distille une atmosphère pesante, il maîtrise parfaitement ses intrigues , en menant plusieurs de front.

Son écriture fluide et une fin « surprenante et bouleversante font de ce premier roman un thriller prenant.
Un auteur à suivre.

Extrait :
Je pense que nous sommes les seuls maîtres de nos destinées, qu’il y a sans cesse des choix à faire pour éviter de nous écarter du droit chemin. Les tentations sont grandes. Les pièges, nombreux.


Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!