Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L’auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.
Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.
En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

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Ils vont tous mourir – Raphaël Grangier


Le livre :   Ils vont tous mourir  de Raphaël Grangier . Paru en mai 2018 chez Cairn éditions . 12 € (312 p.) ; 12 x 18 cm.

  4ème de couverture :

Juillet 86, dans le nord du Périgord. Une saison particulièrement chaude. La famille Rougier a quitté Revel en Haute‐Garonne pour se balader près du saut du Chalard et résider, le temps des vacances au camping du Château Le Verdoyer. Ces congés d’été iraient pour le mieux, si les enfants, adeptes de jeux près des bassins, ne disparaissaient pas tour à tour sans que nul ne s’en aperçoive.
Guillaume Dubreuil, jeune commandant du COB de Nontron prend l’enquête à bras le corps, mais les investigations, ici, dans ces terres de taiseux et de chasseurs, n’ont rien à envier à celles qu’il menait en région Parisienne. Pour autant, certains individus s’étaient tristement fait remarquer par le passé.
Des battues sont organisées ; des survols en hélico. Même les truffes des chiens de l’équipe cynophile ne détectent rien. Et plus les jours passent, plus les enfants s’évanouissent sans qu’aucun des gendarmes ne parvienne à trouver la moindre trace probante. Le contact surprenant de Raphaël Langlois, journaliste au quotidien Sud‐Ouest pourrait bien débloquer l’enquête. À moins que…

71wJxgwDZqL._UX250_L’auteur : Raphaël Grangier vit dans un petit coin tranquille du sud-ouest de la France. Passionné d’automatisme et de mécanique, il a travaillé pendant dix ans dans l’aéronautique avant de se reconvertir vers l’enseignement. Ils vont tous mourir est son second roman, sombre et réaliste.

 

 

 

 

 

 

Extrait :
« Gaëlle souffre en silence, sa poitrine exposée aux désidératas de cette silhouette sombre. Elle sent le froid sur son ventre. Elle voudrait hurler. Foutu bâillon ! Elle prie en silence pour que quelqu’un vienne la sauver. Tout de suite , maintenant ! Elle a senti cette peau calleuse s’arrêter un instant sur son sein puis s’en aller.
Que lui veut-il ? Pourquoi elle ? autant de questions qui ne la sauveront pas. Qui ne la sauveront plus . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

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« Ils vont tous mourir » , de Raphaël Grangier :

Imaginez des familles qui se sacrifient toute l’année pour se payer leurs moments de bonheurs en vacances …

On est tous plus ou moins dans la même situation. Se donner à 200 % une année entière pour espérer se payer la tranquillité pendant au moins une semaine . Cela commence par le choix du lieu, qui doit être inoubliable. Ces familles ont trouvé leur bonheur, dans ce camping situé dans un environnement majestueux entouré d’un magnifique château …Du moins, c’est ce qu’ils pensaient car des disparitions vont brutalement avoir lieu sans que personne ne s’aperçoive jamais de rien …

On suit l’enquêteur Dubreuil qui ne lâchera rien malgré toutes les mauvaises pistes mises sur son chemin.

Thriller haletant, on plonge très vite dans l’intrigue et on ne peut pas lâcher ce bouquin tant qu’on ne sait pas ce qui arrive à ces enfants.

Première expérience avec ces éditions plus que satisfaisante !

Salut à toi ô mon frère – Marin Ledun


Le livre : Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun. Paru le 3 mai 2018 chez  Gallimard dans la collectio Série Noire. 19 € broché – 13.99 € e-pub ; (288 p.)  ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

La grouillante et fantasque tribu Mabille-Pons : Charles clerc de notaire pacifiste, Adélaïde infirmière anarchiste et excentrique. Les enfants libres et grands, trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire.
Jusqu’à ce 20 mars 2017, premier jour du printemps, où le petit dernier manque à l’appel. Gus, l’incurable gentil, le bouc émissaire professionnel a disparu et se retrouve accusé du braquage d’un bureau de tabac, mettant Tournon en émoi.
Branle-bas de combat de la smala ! Il faut faire grappe, retrouver Gus, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour l’innocenter, lui ô notre frère.

 

L’auteur : Né à Aubenas (Ardèche) , le 07 mai1975, Marin Ledun est un romancier français et un ingénieur de recherches en sciences humaines et sociales . Docteur en communication politique, il a été un spécialiste des questions liées au vote électronique. Il a publié un essai sur la démocratie assistée par ordinateur en 2005, et ses recherches actuelles portent sur l’émergence de nouvelles pathologies liées à l’organisation du travail.
Après un travail sur les enfants martyrs dans « Modus operandi » (Au Diable Vauvert, 2007), puis sur l’enfant cobaye et les biotechnologies, dans « Marketing viral » (Au Diable Vauvert, 2008), il poursuit sa réflexion sur le contrôle social et l’héritage culturel que le monde contemporain lègue à ses enfants dans « Le Cinquième Clandestin » (La Tengo, 2009) et « Un Singe en Isère » (Le Poulpe, 2010). 
La collection « Série Noire » de Gallimard publie en mars 2010 son roman « La Guerre des Vanités » (Prix Mystère de la critique 2011) . 
« L’homme qui a vu l’homme » (Prix Amila-Meckert 2014), « Dans le ventre des mères », « Les visages écrasés » (Trophée 813 du roman français 2011; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune et adapté pour Arte avec Isabele Adjani) ) ont été traduits dans de nombreux pays.
« Au fer rouge » sort début 2015. Suivra l’année suivante, « En douce » qui reçoit le Prix Transfuge du meilleur Polar 2016.
La plupart de ses romans évoquent la crise contemporaine et ses conséquences sociales.
Citoyen engagé dans le mouvement social radical, auteur de nombreux articles et ouvrages de recherche, marathonien, peintre et guitariste, Marin Ledun vit aujourd’hui dans les Landes près de la côte, au sud…
Extraits :
« Me voilà, deux ans après, belle comme une fleur, rose donc, et enragée comme un grizzly. Diplômée en littérature, actuellement en congé sabbatique, durée indéterminée, j’occupe la fonction de cerbère de la porte, de maîtresse des clefs et, accessoirement, de directrice de l’espace culture d’un petit salon de coiffure situé en pleine rue piétonne. Popul’Hair, donc. Un nom qui défrise. Mon boulot consiste à détendre la clientèle en récitant des poèmes, en lisant des extraits de romans que j’affectionne. Ça dépend de mon humeur, de la tête de la coiffée ou de l’ambiance dans la boutique. Un concept culturel. Uniquement les lundis et vendredis. Une idée de Vanessa, la propriétaire, un soir où, sirotant un demi pêche, j’évoquais mon amour des belles tournures et de la grande littérature. Rémunérée en plus, oui, madame ! En brushings ou balayages gratuits et en bouquins. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.

Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power. Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze est victime du délit de « sale gueule » est fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …

Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.

Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !

Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ». Il n’en demeure pas moins que l’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

 

« Il fustige, Boyer. Il vitupère. Il s’insurge. Il ne pivoine pas, Boyer, il ne rosit ni ne groseille pas non plus ! Il érubesce. Il écrevisse. Il écarlate. Il cramoisit. Il incandescent. Il éructe en se frappant la poitrine du poing comme le mâle dominant d’un groupe de gorilles pour affirmer sa supériorité.

Il s’égosille sur la présence de cette smala au milieu de son commissariat. Tout le monde recule. »

« Ma mère pioche dans le frigo, rassemble les restes du déjeuner sur un plateau et s’attable. Son assiette 180 % pur bio me donne envie d’un steak XXL aux hormones. J’allume une cigarette aux pesticides pour couper ma faim.”

“Je réintègre le service urologie. Je me réhabitue à l’odeur avant de retrouver ma piaule. N’allez pas croire que j’ai une dent contre les retraités, hein ! Je sais ce que l’industrie du camping-car leur doit. Je n’ai d’ailleurs que mépris pour les populistes qui leur reprochent de ne rien foutre toute la journée, de vivre aux crochets des travailleurs et de bénéficier de réductions au cinéma et des minima sociaux. »

« Quand on y pense, c’est tout de même terriblement monotone et prévisible, une vie de portail, coulisser dans un sens, puis dans l’autre, et faire office de mur, la plupart du temps, tout ça parce qu’un imbécile heureux a inventé un jour le concept de propriété privée. Il suffit d’ailleurs que le mécanisme se grippe et que ledit portail reste accidentellement ouvert pour que les propriétaires paniquent, branchent leurs caméras de vidéosurveillance high-tech, stockent du sucre, des pâtes et de la farine, claquemurent leur famille – les femmes et les enfants d’abord ! – et astiquent leur fusil, tétanisés par la peur, alerte maximale, prêts à endiguer la moindre invasion, c’est dire la puissance monotone et prévisible du concept. »

 

Tu ne dormiras plus de Eric Dupuis


Le livre :  Tu ne dormiras plus de Eric Dupuis . Paru le 7 mai 2018 chez Ravet – Anceau . 13€ (328 p.) ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

CAVALE MEURTRIERE DANS LE BASSIN MINIER

Le major de police Iwan Kaczmarek est en danger : François-Xavier de Montjarrieux vient de s’évader de prison et le menace. Malgré tout , le flic doit avancer sur son enquête en cours. Avec le lieutenant Belinda Bordas , il traque dans le Pas-De-Calais le « barbare du bitume », un tueur sanguinaire qui s’en prend aux automobilistes.

Dans le même temps, une chute de silo puis des explosions dans un centre de stockage de munitions sont signalées. Des indices laissent penser qu’un attentat se prépare sur le Paris-Roubaix, ravivant le souvenir du gang de Roubaix qui a sévi des années auparavant.

Pris dans ce tourbillon de violence , Kaczmarek s’en sortira-t-il ?

 

L’auteur :  Eric DUPUIS est dans la Police Nationale depuis 30 ans et officie actuellement comme Major-Instructeur des forces de l’ordre en Tir, Self-Défense et Gestes et Techniques Professionnels. Il a eu l’opportunité de devenir figurant, conseiller technique et acteur pour les séries télévisées et le cinéma, notamment dans « Polisse » de Maïwenn.
Ayant travaillé sur des projets de séries policières pour une société de production pendant quatre ans, il s’est lancé dans l’écriture de romans retraçant sa profession à travers des fictions.

 

Extrait :
« Des études honorables malgré un retard considérable , rattrapé à la force du poignet grâce notamment au temps consacré à son enrichissement personnel. Il rêvait de devenir policier. Il allait s’en donner les moyens pour combattre l’injustice et rétablir l’ordre vérolé par le genre de personnages ayant vécu dans son entourage. Il ne pouvait plus supporter cet état de fait. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

« Tu ne dormiras plus » , de Eric Dupuis :

 

Dans ce troisième opus , Eric nous gâte ! nous voilà emportés dans une histoire pleine de rebondissements …

On y suit notre cher Iwan , embarqué dans une enquête à la recherche d’un tueur en série qui sévit sur la région .Mais sa tranquillité est mise à mal depuis l’évasion de son pire ennemi , FX , de prison …Son quotidien est mis en danger et sa famille également …malgré tout il doit se concentrer sur son travail et faire face à des épreuves douloureuses pour lui …

On y retrouve sa force de caractère et sa détermination à toutes épreuves …

Parallèlement on y découvre l’histoire d’un jeune flic en pleine quête de justice …

J’ai adoré cette vision idéaliste qu’a le jeune concernant le métier de policier . Son seul but dans la vie est de rétablir la justice pour tous…Il en fait son histoire personnelle et n’hésite pas à se frotter aux barrières du mal pour faire le bien …

On y redécouvre les horribles attentats dont notre pays a été la victime , et on ressent bien l’importance de nos forces de l’ordre en France . Souvent dénigrés , appelés les « poulets » , ne pensant qu’ils ne servent qu’à mettre des amendes et nous embêter , ce livre retrace bien la bonne volonté de ces fonctionnaires à essayer de nous rendre un monde meilleur …

On ne salue pas assez leur courage et ne les remercions pas assez alors voilà avec cette chronique , c’est le message que je souhaite délivrer « Aimons nos policiers et remercions les à leur juste valeur » , eux , qui se battent pour nos vies parfois au détriment de la leur …

Enquête merveilleusement bien ficelée , rebondissements jusqu’à la dernière page ! Du grand Eric Dupuis !

Vous l’aurez compris ce livre est un de mes coups de cœur 2018 , je suis déprimée à l’idée de le ranger dans la bibliothèque …Vivement la suite , car c’est certain il y ‘en aura une !!

 

 

 

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes


Attention aujourd’hui c’est « Double Chronique »

Attention aussi car…

Vous allez bientôt pouvoir gagner le dernier livre de Sandrine Destombes sur Collectif Polar avec Hugo Thriller.
3 exemplaires de  » Les Jumeaux de Piolenc » seront en jeu.


Le livre : Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes.    Paru le 3 mai 2018 aux Editions Hugo Thriller.   19,95 € ; 400 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

L’auteur : Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris.
Après avoir suivi des études à l’Ecole pour les Métiers du Cinéma et de la Télévision de Paris, elle travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection.
Les jumeaux de Piolenc est sont cinquième thriller. .
Sandrine Destombes a décidé de participer au concours en ligne Fyctia sous pseudonyme pour se lancer un nouveau challenge. Remporté haut la main. 
 
Extrait :
 « Le gendarme n’aimait pas ce qu’il venait d’entendre. Sans en comprendre le sens, il savait que cette phrase était annonciatrice de mauvaises nouvelles. Il n’eut d’ailleurs pas le temps d’approfondir le sujet que ses doutes furent confirmés. 
La tête basse et les mains nouées, mademoiselle Gauthier se tenait sur le pas de la porte. Fabregas comprit aussitôt qu’il y avait un problème. Il se dirigea vers elle d’un pas rapide et l’encouragea à parler. 
– Ce n’est peut-être rien, commença l’institutrice à voix basse, mais une autre de mes élèves ne s’est pas présentée à la cantine. »

 

Ophélie et Aline nous offre aujourd’hui leur regard croisé sur la prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

Avis croisés:

L’accroche de Miss Aline:

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui. 

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ? 

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sensignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté. Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant… 

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir. 

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations. 

Un très grand merci aux Editions Hugo Thriller et à Sandrine Destombes (pour la dédicace !) de m’avoir permis d’entrer dans cette enquête et d’en faire un de mes coups de cœur de l’année.

 

 Le OFF DE OPH

Il est vrai que l’on utilise souvent des expressions récurrentes pour qualifier un bon thriller: page Turner, addictif, claque… mais que voulez-vous, même si la langue française regorge d’adjectifs, il est parfois difficile de trouver les bons mots pour qualifier une lecture. Alors je vais tenter de ne pas tomber dans les lieux communs pour vous faire comprendre à quel point ce thriller est une réussite et qu’il est indispensable de le lire…

« les jumeaux de Piolenc » s’ouvre sur un prologue original, le récit de la disparition de jumeaux, vu au travers des médias. Sandrine Destombes y évoque les évolutions scientifiques et notamment le travail autour de l’ADN.L’utilisation de ce procédé met tout de suite le lecteur en conditions, le climat est posé. Qui ne s’émeut pas de la disparition d’enfants? Sujet qui a inspiré Sandrine. Mais ne vous y trompez pas, ce petit bijou de littérature noire ne peut pas se résumer à la disparition de Solène et Raphaël…

Le pitch: Solène et Raphaël disparaissent en août 1989. Quelque mois plus tard, le corps de l’un d’entre eux est retrouvé. Le second, jamais.
Juin 2018, de nouveaux enfants disparaissent dans la même commune.

Dès les premiers chapitres, Sandrine passe au crible les mécanismes de la machine judiciaire et certains passages ne sont pas sans rappeler « l’affaire Grégory », notamment par le fait que l’enquête sur la disparition des jumeaux est confiée à un jeune enquêteur.

Tout au long du roman, Sandrine évoque la fragilité émotionnelle des enfants, ces adultes en devenir, l’importance de la construction de leur personnalité, les dangers des réseaux sociaux et des rencontres virtuelles « fun »…

Le combat du papa des jumeaux, Victor, renvoie à celui du papa de la petite Estelle, similitude troublante qui renforce la charge émotionnelle à la lecture.

J’ai également été émue du lien tissé entre Victor et Jean, premier officier a avoir enquêté sur les jumeaux. Cette enquête qui a été son graal, le combat de sa vie au point de tout lui sacrifier:

« Il y avait quelque chose de triste et beau à la fois dans ce lien qui unissait ces deux hommes. A les observer dans ce cadre plus intime, Fabregas se demanda à quel moment leur relation s’était éloignée du cadre professionnel pour devenir cette amitié à la fois pudique et sincère ».

Sandrine décrit d’ailleurs de manière remarquable le sentiment d’impuissance de l’enquêteur qui, malgré tous les moyens mis en œuvre, n’avance pas d’un pas.

Enfin, au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.

Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Sandrine je disais qu’un jour tu serais l’une des grandes dames du noir… Force est de constater que tu l’es aujourd’hui! (Tu n’as rien à envier à certains « maîtres » du genre).

Ainsi, nos deux flingueuses ont eu un coup de cœur  pour ce 5ème roman de Sandrine Destombes qui la fait entrer dans la catégories des maîtres du genre. »tourbillons de doutes et d’accusation », « rythme qui monte crescendo »…  nos deux flingueuses ont donc ressenti cette même frénésie à la lecture de ce thriller, ne voulant ni l’une ni l’autre lâcher « les jumeaux » avant d’avoir été au bout de leur histoire.
Toutes deux soulignent le sujet sous des aspects différents la gémellité poussée à son paroxysme pour l’une, la construction de l’enfant pour l’autre, elles évoquent la profondeur et la puissance des personnages.
Ce roman fait l’unanimité quant à sa qualité, la tension narrative, l’originalité du sujet et un final ô combien déstabilisant.

Sandrine va marquer les esprits un moment avec Solène et Raphaël!

 

 

 

Nuit blanche – Nicolas Druart


Salut les polardeux,

Vous avez découvert il y a quelques jours notre plus jeune chroniqueuse en la personne de Clémence. Aujourd’hui elle nous propose son premier billet . Et en plus c’est sur un premier roman. Autant vous dire que ça me fais très plaisir.

Allez c’est parti…


Le livre : Nuit blanche de Nicolas Druart . Paru le 19 avril 2018 chez Nouveaux Auteurs . 18.95€ (430 p.) ; 13 x 21 cm .

4ème de couverture :

Une tempête dévastatrice , une atmosphère lugubre et la faucheuse qui erre…le cocktail d’une nuit d’horreur !

Saint-Florentin , trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme , encerclés par le Lot. Un hôpital reclus dans les bois et une tempête qui déferle sur le village . Julie est interne dans un des services du centre hospitalier et n’aspire qu’à une seule chose , une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets. Un homme plongé dans le coma , escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier . Aussitôt après son admission , les tragédies s’enchaînent . une nuit d’enfer se profile.

 

L’auteur : Nicolas Druart habite à Toulouse où il est infirmier . Ses passions s’articulent autour de la lecture, l’écriture , le foot et le cinéma.Tourner les pages sans possibilité de s’en détacher et être sonné par le twist final , telle est sa conception du bon roman à suspense .
Extrait :
« Julie souffle pour se donner du courage . L’odeur des lieux est infecte. Elle pointe la lumière de son smartphone vers la poignée. Jambes écartées, le bassin en arrière , elle pousse la porte. Le halo de la lampe tactile se dirige vers une vision épouvantable. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 Nuit blanche , de Nicolas Druart :

 

Imaginez un hôpital sur une presqu’île , le temps ravagé par une horrible tempête , du personnel coincé au travail sans plus aucun moyen de communiquer à l’extérieur …

Imaginez la vie d’un service hospitalier , avec toutes les rumeurs et non-dits qu’il peut contenir .

Imaginez du personnel épuisé après une journée harassante , obligé de rester en poste et dans l’impossibilité de joindre leur proches ou l’extérieur en général .

Comme ci tout cela ne suffisait pas , imaginez les gendarmes amenant un tueur en série dans le coma …

Ce huit- clos est complètement flippant et vous empêchera de dormir c’est certain !

Les tensions , les doutes apparaissent très vite entre chaque protagoniste et les événements improbables vont se dérouler…Ayez le cœur bien accroché !

Etant infirmière en service de soins intensifs , je me suis régalée avec ce roman ! Le suspense était au rendez vous et l’on sent bien que l’auteur maîtrise le domaine paramédical puisqu’il est en tous points identique aux services dans lesquels j’ai pu moi-même travailler .

Le climat des nuits à l’hôpital est extrêmement angoissant , qui plus est lorsque des décès ont lieu …Intrigue et lieu parfaitement maîtrisés ! Je dis BRAVO !

Chorale de Nick Gardel


Le livre : Chorale de Nick Gardel. Paru le 15 septembre 2017 chez Friends Only. 15€ ; (327 p.) ; 18×11
Résumé :
Un magasin qui explose, un mitraillage à la kalachnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Édouard et Lorelei sont des habitués du chaos.
Quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres.
Mais jusqu’où peut conduire l’amitié ?
L’auteur : Natif du 92, transplanté puis réenraciné en Alsace, Nick Gardel garde un amour sans faille pour la Capitale et le goût des voyages en train. Ayant toujours essayé de transformer ses loisirs en travail, il a été, tour à tour, vendeur de disques d’occasion, d’informatique grand public, pour finir dans l’Education Nationale. Depuis, cette grande institution lui confie les adolescents les plus en marge du système scolaire voire de la société. Mais la marge, c’est ce qui fait tenir les pages du cahier…

 

 Le post-it de Ge

Quoi vous ne connaissez pas encore Nick Gardel. Alors nous allons faire en sorte de réparer cette injustice. Nick Gardel est ce que l’on peut appeler un chic type, un bon copain, sans doute un ami sur lequel on peut compter. Non que ce soit quelqu’un de mon entourage, j’ai fait sa connaissance il y a peu de temps et j’avoue que le gars est sympathique.  Mais avant que le rencontrer j’avais fait connaissance avec sa plume qui m’avait emballée. J’avais découvert un style très frais, une plume qui aime faire chanter les mots. En lisant Fourbi Etourdi, j’avais les yeux qui pétillaient de malice. Je retrouvais chez Nick Gardel le plaisir truculent des mots.

Aussi lors de notre première rencontre je décidais de lui prendre son dernier opus. Chorale que ça s’appelle et ça porte bien son nom puis il s’agit bien d’un roman choral, donc une histoire racontée par plusieurs narrateurs à tour de rôle.

Dans un roman choral soit il est question du même événement dévoilé à travers différents points de vue, soit il est question de narrations successives et complémentaires qui mises bout à bout, forment l’intrigue. Ici, notre auteur mêle un peu ces deux définitions pour corser le tout. Car tantôt nos héros vivent la même situation et nous la vivons à travers leur différent point de vue et tantôt les protagoniste nous raconte tour à tour l’histoire pour nous faire progresser dans l’enquête. 

Les personnags d’ailleurs parlons en ! Et bien Nick Gardel est un malin. Il convoque dans chorale, tout son panthéon. Tous les héros de ces précédents romans. 

Personnellement j’ai été heureuse de retrouvé JED et Lorelei que j’avais suivi dans Fourbi Étourdi. J’ai été contente de faire la connaissance de Peter Raven, un libraire en plus. Bon ok libraire un peu malgré lui, mais quand même un amoureux des livres et des mots. Et puis j’ai rencontrer la commissaire Bastélica ou plutôt l’ex commissaire, une femme de caractère comme je les aime. 

Et visiblement je ne suis pas la seule à les aimer. L’auteur lui aussi a pris du plaisir à les réunir tous dans une même histoire. Il les aime ces losers sympathiques, ces anti-héros façon Westlake. Les héros de Gardel m’ont fait penser à Dortmunder et de sa bande bras cassés. Nick maniant lui aussi l’humour faussement joyeux. Un humour sans doute plus français, certaine mauvaise langue diront franchouillard. Là je m’inscrit en faux, dans les bons mots de Nick Gardel il y a plus de Audiart que de San Antonio. 

Nick Gardel serait-il le sale gosse du polar français. Rejoindrait-il les Samuel Sutra ou les Stanislas Pétrovski. Serait-il de la famille de Nadines Monfils. 

Ce qui est certain c’est qu’avec les livres de Nick Gardel on ne s’ennuie jamais. Et on pense aux Tontons flingueurs, en lisant les répliques de ses personnages. On se laisse attendrir par leur faculté à se mettre dans les emmerdes  Et on rit de bon coeur à leurs déboires et leur aventures loufoques. 

Ah oui, j’oubliais, Chorale et aussi un bel hymne à l’amitié. je vous avez prévenu Nick Gardel semble être un chic type et  sans doute un très bon copain. Sinon, vous, jusqu’où êtes vous prêts à aller par amitié ?

 

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Sauf d’Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.
Extrait :
« Chacun sait ici que le maire se comporte avec les employées municipales comme un suzerain, caressant la taille de l’une, dévorant du regard la poitrine de l’autre. À plusieurs reprises, Raymond a voulu se rendre à la mairie pour lui foutre son poing dans la gueule à titre préventif, mais ma tante l’en a dissuadé. Elle est, lui assure-t-elle, capable de se défendre si le sale bonhomme s’aventurait trop près. Le fait est que, jusqu’à présent, le maire n’a rien tenté sur ma tante qui n’ait dépassé le stade de l’œillade appuyée. Sans doute l’impressionne-t-elle. Le prédateur choisit ses proies. »

La chronique jubilatoire de Dany

 

Orphelin depuis l’âge de 6 ans, Mat est aujourd’hui à la tête d’un dépôt-vente à Montreuil. Il est profondément secoué lorsqu’il découvre un album de famille contenant des photos de lui enfant parmi les objets en dépôt. Or, rien n’est censé avoir survécu à l’incendie qui a ravagé le manoir familial et causé la mort de ses parents en 1976. Mat retourne dans le Finistère en quête de réponses.
 Mathieu, un délinquant amendé, brocanteur et presque cinquantenaire, voit son présent voler en éclat. Et si c’était son passé qui le rattrapait ? Plus qu’une recherche de ses origines, il va remonter les différentes pistes et entraîne avec lui le lecteur. Machination, schizophrénie, manipulation … tout est possible jusqu’aux derniers chapitres. Des personnages principaux qui méritent bien un peu de repos, leurs alliés hauts en couleurs, des seconds couteaux plutôt dangereux et prêts à toute extrémité …

Oui, Hervé Commère a coutume de s’attacher aux petits malfrats qui grandissent plutôt bien, qui ont généralement un secret peu glorieux, mais ils sont tellement attachants. Il nous a aussi habitués à la Normandie et là il nous offre un dépaysement breton d’abord, parisien ensuite pour enfin terminer en Scandinavie, loin de sa zone de confort !

Un bon suspense et une fin inattendue sous bien des aspects et notamment sa démesure …

Pas polar, mais thriller bien ficelé ! J’ai aimé …

Euskal Barbecue de Aitor Berho


Le livre : Euskal Barbecue de Aitor Berho Paru le 7 octobre 2017 chez Cairn dans la collection Du noir au Sud. 10€ ; (275 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv : 

Euskal Barbecue

Il y a quelque chose de roussi au Pays basque. Le meurtre d’un haut gradé de la police menace d’impliquer jusqu’à la ministre de l’Intérieur. Le commissaire Ferdinand Irrigaray, – plus passionné par le vin, les astres et le jardinage que par son métier de policier et dont la réputation de plus mauvais flic de France n’est plus à faire – est chargé de l’enquête. Avec l’aide de Beñat et Mariano, ses deux fidèles adjoints du commissariat de Tarroa, l’enquête semble décidément mal engagée. Mais en partant en quête de la mystérieuse Alba Xala, Irrigaray va lever le voile sur des histoires que bien des gens aimeraient oublier par ici…

 

Citation
Un commissariat sans un bistro en face pour faire une pause, ça n’est pas humain.

Le rapport de Cathie, notre expert en chef

L’auteur:

Selon des sources convergentes, Aitor Berho est né il y a trente-trois ans. Il habite à

Bordeaux. Déjà tout petit il racontait un tas de choses absurdes. Aujourd’hui, il consacre la plupart de ses journées à parler avec ses congénères, à lire de vieux papiers et à écrire.

Le roman:

Euskal barbecue a été publié par les éditons du Cairn en 2017. Il s’agit du premier roman de Aitor Berho. Le style est brut, incisif, émaillé de phrases courtes qui impriment au récit un rythme soutenu: « Après avoir donné un coup d’œil rapide, il entra dans une large pièce à vivre. Elle était vide de tout occupant. Des baies vitrées donnaient sur l’immensité de l’océan. Un feu crépitait dans la cheminée. Il semblait avoir été alimenté il y a peu de temps. On voyait sur le canapé en cuir l’empreinte d’un corps. » (Page 11).

Le ton désabusé témoigne d’un regard lucide, sans complaisance sur la nature humaine en général, et les différents travers de la société moderne : « Les archives trouvées dans le bureau de Gray permettaient de retracer les grands traits d’une carrière policière classique faite de coups bas, de trahisons et d’opportunisme. » (Page 31), mais l’humour qui accompagne de nombreuses pages du récit modère cette sombre vision. La conduite pour le moins chaotique du commissariat de Tarroa donne lieu à de nombreuses scènes hilarantes, comme la fois où la juge Velosta arrive pour une réunion et que « Irrigaray ouvrit les volets dans la salle de réunion et passa un petit coup de balai. Juste assez pour que le sol ne crisse plus sous les pieds. » (Page 35)La suite de la scène, au comique parfois bouffon, digne des meilleures comédies de boulevard, mérite le détour que je vous encourage fortement à effectuer.

Les nombreux dialogues sont tout aussi savoureux: « -Il est occupé. -Et y a-t-il un moment où il ne sera plus occupé? -Généralement, quand il en a terminé avec ce qu’il fait… » (Page 100)… »-Dis-moi. Comment tu fais pour bourrer ta pipe quand tu es seul en voiture? -Je fais en sorte qu’il n’y ait pas de virages. -Pourquoi n’y avais-je pensé plus tôt. -Il faut savoir s’arranger avec son environnement, sinon on ne s’en sort pas. » (Page 168).

Contexte: n’oublions pas qu’il s’agit d’un polar régional, et même si je n’adhère pas trop à ce genre d’étiquette, il faut admettre qu’ici le contexte basque occupe une place importante dont on ne peut faire abstraction, sans toutefois gangrener l’intrigue qui reste une enquête policière à part entière . J’avoue que les apartés de l’auteur m’ont aidée à comprendre la dynamique de cette région dont on ne connaît que ce qu’en disent les medias, pas forcément bien informés. Ainsi, au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue, on glane de ci de là de petites notes dans ce genre: « Le commissaire …se saisit d’un journal qui traînait sur le comptoir. C’était un quotidien indépendantiste écrit à moitié en basque, à moitié en espagnol…Dans le journal Irrigaray lut un article qui décrivait le sort peu enviable d’un prisonnier basque, puis un autre qui dénonçait le pilonnage des Gazaouis, et enfin un troisième qui rendait compte de la victoire annoncée mais éblouissante du meilleur binôme de main nue qu’on ait vu dans les trinquets depuis longtemps. » (Pages 44-45).

L’indépendantisme basque et l’ETA, organisation armée indépendantiste créée en 1959, composants incontournables, imprègnent la vie politique et la vie quotidienne de toute la région depuis des décennies. Même si depuis 2011 l’ETA a définitivement renoncé à son action armée, les cicatrices profondes sont encore visibles et le sujet reste brûlant: « Ça a commencé à partir du moment où je me suis intéressé à l’histoire de l’indépendantisme basque, aux mouvements abertzale. Là, on m’a cherché des embrouilles. De tous les côtés, mais surtout du côté le plus puissant, Paris et Madrid, la police, les juges. » (Page 132).

L’intrigue:

Contre toute attente, alors qu’il dirige le commissariat le plus mal noté de tout le territoire national, le commissaire Irrigaray se voit confier l’enquête sur la mort violente de Jean-Félix Gray, ancien haut gradé de la police à la retraite, dont le corps a été retrouvé calciné dans sa propriété. Irrigaray, qui rêve de se faire muter au fin fond des Pyrénées afin de terminer sa carrière sans que quiconque s’avise de perturber ses longues siestes et sa passion pour le vin et les astres, va se retrouver plongé jusqu’au cou dans une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraissait au premier abord.

C’est alors que le père Mikel, ayant observé des agissements douteux autour de la ferme de Simon et Alba, lui demande de retrouver la jeune femme mystérieusement disparue depuis la mort de son compagnon dans l’incendie de leur propriété. Tout cela aurait-il un rapport avec les recherches de la jeune femme sur le mouvement indépendantiste basque? De rebondissements en impasses, le commissaire et ses deux adjoints vont se retrouver embarqués bien malgré eux dans une sombre histoire de corruption, de machinations politiques. Et si pour une fois le pot de terre avait une chance de remporter la bataille contre le pot de fer…

Les personnages:

Euskal barbecue présente une galerie de personnages hauts en couleur dont le physique est lié au caractère et/ou à la fonction, avec toujours cette touche d’humour irrésistible: « Depuis quelques années, il avait pris l’habitude de fumer dans son bureau, prenant acte du fait que l’autorité chargée de sanctionner ce délit n’était autre que lui-même. Il était étonnamment tolérant envers lui-même. » (Page 17).

  • Ferdinand Irrigaray: commissaire de Tarroa; porte des costumes en velours côtelé, fume la pipe; barbu; passionné d’astronomie.
  • Mariano: adjoint d’Irrigaray.
  • Benat: autre fidèle adjoint d’Irrigaray.
  • Aquilino Robertson: chef de la police de Bayonne, supérieur d’Irrigaray.
  • La juge Velosta: brune, une quarantaine d’années, port altier, air sévère.
  • Jean-Félix Gray: haut gradé de la police, ancien directeur-adjoint de l’an ti-terrorisme de Bayonne, ancien conseiller du préfet des Pyrénées-Atlantiques; retraité depuis vingt ans, veuf depuis vingt-cinq ans, sans enfant; passionné par la culture des orchidées; issu d’une famille de notaires de Biarritz.
  • Agent La Pérouse: de la police scientifique; grand maigre.
  • Isabeau Riget: médecin-chef de l’institut médico-légal.
  • Père Mikel: curé d’Esterençuby; spécialiste des constellations et de la médecine par les plantes.
  • Alba Xala: poétesse et historienne; compagne de Simon Kleist; environ 25 ans; parle basque; petite, toute mince, yeux noirs, visage allongé, cheveux noirs avec une frange coupée droit, lèvres charnues couleur peau.
  • Simon Kleist: compagnon d’Alba; maraîcher; environ 25 ans; ne parle pas le basque.
  • Manuel Juarez: jardinier de Gray.
  • René Morcenx: jeune agent de police relégué aux archives départementales de la police pour excès de zèle dans son enquête sur la corruption dans les travaux publics.
  • Père Arizmendi: âge indistinct; yeux gris-bleu, cheveux sombres sous son béret; vêtu d’une veste kaki; seul un col blanc laisse deviner sa fonction ecclésiastique.

Les lieux:

Pays Basque

Tout comme les personnages, les lieux qui servent de décor à Euskal barbecue sont hauts en couleur, en complète harmonie avec les personnages qui les fréquentent, qui les habitent. Voyez plutôt l’intérieur de la maison de Jean-Félix Gray: « …il entra dans une pièce oblongue aux grandes fenêtres. Les murs de papier peint fleuri étaient couverts de portraits en pied d’aristocrates d’ancien régime. Le salon débouchait sur une autre pièce plus petite qui servait de lieu d’exposition à des pièces de vaisselle et des armes placées sous verre. » (Pages 11-12) =>Tout y est figé, comme dans une maison où on ne vit pas.

Tandis que le commissariat de Tarroa: « …l’insalubrité du minuscule commissariat, le désordre des dossiers non archivés, la montagne de bouteilles vides dépassant du local de cuisine… » Page 33) et la boutique de bouquiniste dans laquelle le commissaire achète ses livres ne dépareillent pas avec sa personnalité: « L’endroit était comme une grotte dont les parois seraient faites de livres empilés. Au milieu de la pièce principale, une fontaine miniature achetée dix euros chez un quincaillier chinois de Bilbao créait un petit clapotis. Dans les coins, il y avait des fauteuils dont les pieds en bois sombre sculpté représentaient des animaux fantastiques, où l’on pouvait s’installer pour lire. » (Page 69)

Mon avis:

Euskal barbecue est un  curieux mélange de caricature policière, de polar politico-social, de polar-comédie, le tout à la sauce basque un peu pimentée, un peu douçâtre, avec pour résultat l’envie de jouer à la pétanque avec le commissaire et ses adjoints à l’ombre de grands arbres longeant le bâtiment du petit commissariat de Tarroa, en sirotant un bon petit vin du cru dans les effluves de l’omelette aux piments, en priant intérieurement pour que personne n’ait la fâcheuse idée de se faire assassiner avant la fin de la partie. On en redemande…

Citations:

« Et pourquoi un prêtre devrait-il se priver de la contemplation de la beauté. Dieu ne se manifeste pas autre part, que je sache. » (Page 48).

« Si même les appels venaient au Txiki, il n’y aurait bientôt plus aucune raison d’appeler commissariat le bloc de béton situé de l’autre côté de la rue, où l’on ne trouvait plus ni café correct ni bureau qui ne soit pas bancal. » (Page 94).

« J’ai une basse opinion des abrutis qui nous commandent, et des autres abrutis qui acceptent les consignes sans broncher. » (Pages 124-125).