La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2


La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2

Salut le polardeux

Ce midi je vous dévoilais les lauréates de notre petit concours 1500e

1500 articles publiés sur Collectif polar, même moi j’en reviens pas.

Aussi pour ce concours je vous demandais une chose simple. J’attendais deux phrases de réponse à ma questions qui était la suivante :

« Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi . »

Voici les réponses des gagnantes

Marjorie :

Bonjour
C’est la chronique sur l’enfant des cimetières de Sire Cédric qui m’a décidé à me lancer à la découverte de l’auteur. J’avais vu passer plusieurs fois son nom sur Facebook mais je n’avais pas franchi le pas pour acheter un livre. Je lis de la SF mais ma préférence va aux thrillers et autres lectures noires. J’avais beaucoup de mal à imaginer ce que le mélange des 2 pouvait donner. Cet article m’a conforté dans mon idée de tenter l’aventure. Quelle découverte !! J’ai ADORÉ son style hors du commun. Il arrive a allier thriller et fantastique avec brio. Depuis j’achète tous ces livres et j’ai même eu la chance de le rencontrer en dédicace , qui plus est en comité restreint car nous n’étions qu’une dizaine. Ce fut 2h30 d’échanges qui m’ont fait découvrir un auteur talentueux mais aussi un homme adorable et très proche de ses lecteurs. Pour résumer , je suis devenue FAN et c’est un peu grâce à vous .
Marjorie

Voilà ma participation au concours
Merci pour tous ces articles
Marjorie BARRET

 

chezlibellulesite

Bravo!!!!!!!!!!!!!!
Grâce à vous j’ai découvert Jacques Saussey.

J’ai appris qu’il habitait à côté de chez moi et le premier ouvrage que j’ai lu se passait dans ma ville.

Cela m’a relancée dans les auteurs contemporains de polar français.
MERCI!

 

 Arianne S

Ce blog m’a permis de découvrir Olivier Norek : merci à vous .
Je me suis fait un petit carnet où je note vos coups de coeur ,je m’y réfère quand je vais à la Médiathèque ou en librairies .
Bravo pour les 1500 articles 🌺

 

1967nath

Wow ! ! Chapeau. 1500 ça commence à faire beaucoup d’articles. .. Bravo Mesdames !
J’ai lu Mala Vida que j’avais bien aimé. Je n’ai pas encore découvert les autres auteurs. ..

 

guyon nathalie

1500 génial !! Vous avez une équipe de flingueuses qui sont au top avec leurs chroniques , résultat nous découvrons de nouveaux auteurs et nous nous déplaçons pour les rencontrer et acheter leurs ouvrages.

Perso j ai rencontrer Mr Saussey qui est très sympa. J’ai lu Ne prononcez jamais leurs noms ,très bien.

Bravo à toute l’équipe .

 

Nath de lecturesdudimanche

Bravo pour 1500 moments de bonheur !

Je ne tentes pas ma chance, non ! Disons que pour le moment, je cours beaucoup… donc je ne tente pas mais je ne manquerai pas de venir quand même exprimer une belle découverte dès que j’aurai le temps de le faire calmement ! Hé oui, en ce moment j’ai du mal à jongler entre mes agendas d’indépendante, mère d’enfants en examens, épouse, cuistot, femme de ménage… bref, rien d’exceptionnel mais je cours après le temps !

Si je te dis que j’ai entamé le dernier Bussi il y a plus d’une semaine et que je n’en suis même pas à la moitié ??

Mais….Hooo, 1500, encore  merci ma Ge…😘

 Et toujours

Nath de lecturesdudimanche

Bonjour chère Dame Ce,
Je t’avais quand même promis, malgré un emploi du temps inadapté aux 25 heures que comptent nos journées, de te conter ce que le Collectif m’a apporté depuis un peu plus d’un an que j’ai ouvert mon blog et découvert le tien dans la foulée :
Grâce à vous, j’ai découvert qu’un bon polar peut me faire autant d’effet qu’un thriller haletant. Grâce à vous, j’ai dévoré, « le jour du chien », en entendant « comme de longs échos », que parfois « une bonne intention » vaut bien un détour « entre deux mondes »…
Merci pour ces voyages dans les mots, chère Dame Ce, la plus lumineuse des dames en noir…
Des bisouxxxxx

 

Voilà, il ne me fallait pas grand chose finalement pour vous déclarer vainqueur de ce concours.

Mais encore aurait-il fallu participer ! lol

Comme au loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance !

Alors à très vite pour un autre concours ou  peut-être une chroniques de bouquins, des rencontres sur un salon ou un apéro polar, une papote d’auteur ou mieux une GAV et pourquoi une petite interview de l’une d’entre vous !

 

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La 1500e de Collectif Polar, les résultats


La 1500e de Collectif Polar, les résultats

Vous le savez, le mille cinq centième article sur Collectif Polar a été publié le 5 juin dernier.

Pour l’occasion nous vous proposions un petit concours.

Juste histoire de gagner quelques livres dédicacés que j’ai glanés fin mai lors de mes sorties.

Vous avez été quelques-unes à participer.

Aussi vous serez 6 gagnantes. Chacune remportant un de ces livres-ci dessus.

Vous le savez déjà :

Il vous incombe de me faire parvenir votre adresse dans la semaine qui suit ces résultats.

Sans nouvelle de vous avant le 24 juin au soir.

Le livre cadeaux sera remis en jeu pour un autre concours ou envoyé à un autre gagnant de celui-ci.

Pour me contacter c’est sur collectif.polar@gmail.com

 


Je vous demandais :

Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi .

Ce soir je vous publierai vos réponses.

En attendant les lauréates sont :

Marjorie Barret

Marjorie est la grande gagnante, elle recevra en plus d’un des livres ci-dessus, un titre d’Armelle Carbonel que je recevais hier à la bibliothèque.

Mais il y a aussi 5 autres lauréates

chezlibellulesite

Arianne S

et 3 Nathalie

Nathalie Guyon

Nath de lecturesdudimanche

1967nath

Alors mesdames, vite un mail à collectif.polar@gmail.com avec votre adresse et surtout avant le 24 juin.

Et à ce soir pour vos réponses

L’exquis cadavre exquis, épisode 23


L’exquis cadavre exquis, épisode 23

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Épisode 23

by Frédérique-Sophie Braize

L’idée fuse

Malgré l’enquête qui piétine, l’inspectrice Rémini est rentrée plus tôt chez elle. Son fils aîné fête ses six ans. Le gâteau préparé par Mamie avalé, Valérie lit l’histoire du soir à son gosse blotti dans sa chaleur.

            Dans un enclos, un porcelet boueux dit à une truie pleine de plis :

– Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier.

            – Je t’arrête, Goret ! Dans la famille, nous sommes fiers d’être sales comme des peignes.

            Alors que sa mère fouille le sol, le porcelet quitte l’enclos, traverse la ferme, saute dans l’abreuvoir. Quand il sort de l’eau, non seulement il est propre, mais en plus il est rose. Comme il a hâte de montrer cette couleur à sa maman ! Mais pour cela, il lui faut traverser la mare de boue qui entoure le bassin. Et il a beau prendre mille précautions, c’est un sale petit cochon qui revient. Il voudrait retourner se laver, mais c’est sans compter sa mère qui ne le lâche plus d’un sabot depuis sa fugue.

            –  Reste-ici, Goret. Dans la ferme, tu t’exposes à un terrible danger.

            – Lequel, Maman ?

            – Manger ou se faire manger.

            Mais le cochon ne renonce pas. Le temps passe jusqu’à ce jour où le fermier emmène la truie dans une cabane. Elle va avoir des petits. C’est le moment de filer à l’anglaise. Goret fonce jusqu’à l’abreuvoir dans lequel il se jette. La gerbe d’eau provoquée par son plongeon attire l’attention du fermier. Le cochon sort du bassin, trottine vers son maître sans réfléchir. « Je suis si propre qu’il m’invitera sûrement à loger chez lui avec le chat », pense-t-il. En voyant arriver cette promesse de jambon, l’homme salive.

Valérie interrompt sa lecture à haute voix, mais continue de lire pour elle. Elle veut vérifier que cette histoire est adaptée à son gosse, déjà déstabilisé par l’arrivée d’un petit frère.

            Le fermier assomme l’animal qui déploie cent quinze décibels de stupéfaction. Le voilà mort pour avoir entrepris sur le territoire des hommes – il n’y a pas de rose sans épines. Pendant que la truie met bas, le fermier cuisine avec les abats de Goret. Il dépose ce plat dans l’auge de la mère qui mange avec appétit. Elle remarque un porcelet au regard vif dans sa portée. « Nul doute que bientôt, celui-là me dira : Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier » songe-t-elle, repue.

            Valérie pose le livre que son fils a reçu en cadeau. « La mère ! se dit-elle. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Laure Longchamps, la mère de Camille, bien planquée dans son HP. C’est de ce côté-là qu’il faut chercher. »

            – Maman, qu’est-ce qui arrive à Goret ?

            L’impatience de son gamin tire l’inspectrice Rémini de sa réflexion.

            – Je te le dirai une autre fois, tu veux bien ? Il est l’heure de dormir. Tu ne m’as pas dit qui t’a offert ce livre ? ajoute-t-elle en l’embrassant au coin de la tempe, là où il sent encore le bébé.

            – C’est Mamie.

L’exquis cadavre exquis, épisode 22


L’exquis cadavre exquis, épisode 22

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


Episode 22

by Pascal Bataille

 Un frontignan

 

La petite camionnette de livraison était rentrée très lentement dans la cour gravillonnée de l’ancienne ferme isolée. Le chauffeur avait été prévenu d’arriver tout juste après la tombée de la nuit et le plus discrètement possible, afin d’éviter d’attirer l’attention du voisinage. Faute d’autres distractions, l’occupation principale des habitants de la région était d’épier leurs voisins et toutes leurs allées et venues. Mieux valait être prudent.

Le chauffeur arrêta son moteur et se dirigea vers l’arrière de la camionnette dont il ouvrit, grand, les deux portes. A l’intérieur, se trouvaient trois palettes d’environ un mètre cube chacune, chaque palette constituée de dizaines de petits cartons de la taille d’une boîte à chaussures. Ces palettes étaient très lourdes, dans les 400 kg chacune. Sur le film plastique qui les enveloppait, on pouvait lire Imprimerie Lacroix.

Rapidement, deux hommes étaient sortis par une petite porte de la ferme. Après avoir salué le livreur, ils avaient commencé à faire avec lui une chaîne pour rentrer les cartons, un à un, à l’intérieur d’une vaste pièce occupée par différentes machines et un important système de convoyeurs. Il y avait 4 sortes de cartons. Sur leur côté était imprimé : « Lot SJ », « lot B », « lot P » et « lot M ». Le plus âgé des deux hommes, qui devait être le chef, ouvrit un carton de chacun des lots. Il vérifia méticuleusement la qualité du papier, celle de l’impression et de la coupe. Tout était juste parfait et en tout point conforme à la qualité que l’on attendait. L’imprimeur avait fait, cette fois-ci encore, du très bon travail.

Il sortit son portable de la poche de son bleu de travail et composa le numéro qu’il avait enregistré sous le nom de « big boss ».

  • « Allo, Monsieur Lalande ? Nous venons juste de recevoir toutes les étiquettes ; celles du Bordeaux, du Pomerol, du Margaux et du Saint-Julien. Elles sont conformes.

Bruno Lalande répondit sèchement « Merci », puis « Bonne soirée » et raccrocha.

Encore une fois, tout était fin prêt pour une nouvelle grande opération qui promettait d’être juteuse, et ces simples étiquettes, avec les noms de ces prestigieux crus, allaient rapidement se transformer en papier monnaie. Le petit vin de Touraine avait été livré en vrac, en plusieurs fois, la semaine précédente, et les bouteilles vides destinées au vin de Bordeaux, appelées aussi frontignan, livrées la veille. L’embouteillage, puis l’étiquetage, allaient pouvoir commencer dès le lendemain, et tout ça partirait, encore une fois, vers l’Allemagne. On devait approcher les 600 000 bouteilles déjà expédiées. Après son licenciement, Lalande s’était vite remis en selle, en utilisant et en détournant tout le savoir qu’il avait acquis en grandissant au cœur du domaine viticole familial.

L’exquis cadavre exquis, épisode 21


L’exquis cadavre exquis, épisode 21

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez

 


L’exquis cadavre exquis

Episode 21

by Yannick Provost

Un monde de bousiers

 

Friedrich Sonnen répondit à la seconde sonnerie.

– Salut, Max au téléphone. Comment ça va au Spiegel ? Toujours prêt à sortir des papiers sur les frasques d’Angela ?

– Ah mon ami, ça fait un bail qu’on laisse ça au Bild. Je suppose que tu ne m’appelles pas pour prendre des nouvelles de mon emphysème ?

– J’aimerais bien, mais t’imagines bien que non !

– Vas-y, je t’écoute, mais fais vite car je dois passer un article à la censure de mon Oberleutnant !

– Klatschmohn Aktion, ça te dit quelque chose ?

– Pourquoi, ça devrait ?

– Friedrich, on a passé l’âge de jouer à ça tous les deux. Camille, tu te souviens de la petite que je t’avais envoyé en stage ? Ben elle est morte. Et mon petit doigt me susurre que ça pourrait être lié.

Le silence se fit sur la ligne. Max tripota son stylo d’une main alors qu’il tenait son smartphone de l’autre.

– Attends, je ferme la porte de mon bureau et je reviens, répondit Friedrich.

Max était partagé entre sa volonté de voir surgir la vérité, son sacerdoce, et la nécessité de venger la mort de Camille. Sa délicieuse Camille, une gamine qui promettait dans le métier. Et puis il y avait cette femme au pistolet et cette enveloppe qui changeait de mains.  Le bruit d’une main qui saisissait le téléphone le sortit de sa torpeur.

– Ok, on est tranquille. Enfin je crois. On va faire vite. Pour te parler des coquelicots, faut déjà que je te dresse le décorum.

– Je suis tout ouïe.

– Comme tu le sais, L’Europe, le FMI et tout le reste des lobbies tablent sur un doublement de la production agricole d’ici 2050. Alors t’imagines bien que des boîtes comme Bayer, Monsanto ou BASF vont tout faire pour s’extraire des prix imposés et viser des hauts rendements. A ça tu ajoutes les changements climatiques et tu peux être sûr que les risques chimiques ou microbiologiques vont passer, comment dites-vous, dans le puits.

– Non, à la trappe.

– Exact ! Quoi qu’il en soit, le temps du chlordécone et du glyphosate est révolu. Les multinationales s’en fichent. On ne parle plus de contaminations de l’environnement mais bien d’action des polymères cancérigènes.

– Et les coquelicots ?

– Klatschmohn Aktion, c’est un nom de code. Le projet Daphne, tu vois ce que c’est ?

– Hé, ne m’insulte pas ! Je suis toujours dans le métier.

– Eh bien Klatschmohn aktion, c’est la même chose. Une enquête journalistique avec du joli monde, des scientifiques, des économistes et des journalistes. Tous travaillent sur la mise en évidence des modifications de l’ADN chez l’homme dues à de nouvelles substances qui ont été utilisées sans autorisation officielle.

– On parle donc de millions de dollars.

– Non, de milliards. L’affaire de Woodward et Bernstein, c’est du pipi de chien, à côté.

– De chat, Friedrich, de chat. Et qui est derrière cela ?

– On cherche, Max. A minima une ou deux très grosses multinationales.

– Pourquoi Coquelicot ?

– Parce qu’il n’y en a plus dans nos champs. Tu penses vraiment que c’est par hasard ?

– Pas davantage que de retrouver une journaliste morte alors qu’elle mettait son nez là où certains ne voulaient pas.

– Klatschmohn regroupe pas loin de 80 personnes, tant les ramifications sont nombreuses. Camille s’occupait de la partie française de l’enquête. Tu devrais parler à un certain Costes. Je l’avais mis en contact avec lui.

– C’est qui ?

– Un fouille-caca diablement doué, dans son milieu.

– Un fouille-merde, Friedrich !

– Ja ! Toujours est-il qu’il a de nombreux contacts dans le monde des lobbistes qui touche à l’agrochimie.

Après avoir fini sa conversation avec les salutations d’usage et les promesses de proches retrouvailles, Max fit crisser son stylo sur le papier jusqu’à le briser.

Risquer sa vie pour des coquelicots… Devait-il s’en ouvrir à Sebastián ? C’était encore trop tôt pour en juger. Mais en mémoire de Camille, il était prêt à descendre dans les tréfonds de la haute finance et du commerce mondial. Après tout, remuer la merde et en sortir une pépite, c’était son métier.

L’exquis cadavre exquis : Nouveau Top Départ !!!


Les 25 premiers épisodes sont dans la boite.

Bientôt ce sera à votre tour de jouer

petits rappels :

Durant plusieurs semaines et ce plusieurs fois par semaine nous vous proposerons de suivre en direct la construction d’une nouvelle à plusieurs voix.

Et les auteurs de cette nouvelle ce sont des lecteurs, ce sont des blogueurs, ce sont des auteurs amateurs ou confirmés.

 Ceux sont tous ceux qui vont ou voudrons bien participer durant quelques semaines à ce fameux cadavre exquis.

Cet Exquis cadavre exquis, c’est vous et c’est nous !

Et c’est aussi pour vous


 Faut-il vous rappeler ce qu’est un cadavre exquis ?

C’est à l’origine un jeu littéraire où chaque participant ajoutait un mot à une phrase dont il ne connaissait ni le début ni la fin. Seuls les joyeux drilles du mouvement surréaliste du 54 Boulevard du Château pouvait inventer un tel amusement !

Par la suite, le jeu a évolué. Ainsi en 1931 douze auteurs se sont emparés du principe pour écrire un roman policier L’Amiral Flottant. La différence avec le jeu d’origine, c’est que chacun connaissait au moins la contribution du précédent auteur !

Au Collectif Polar, nous vous proposons donc de participer à la création de notre nouvelle sur ce principe. Un auteur va lancer l’histoire et à chacun et chacune d’entre vous de  la continuer en apportant revirements, compléments d’enquête, un brin d’humour, de noir, le sel de l’histoire !

Le plus beau, c’est que des plumes du noir que appréciez contribueront à la conception de notre cadavre.

 L’ordre de passage des contributeurs.

Ce matin nous sommes encore 35 à être inscrit à ce jeu un peu dingue.

Je vais vous attribuer un numéro de passage pour l’écriture de votre contribution au cadavre !

Ensuite il vous faudra tel un feuilleton suivre le cours de l’histoire sur le blog. Lorsque le numéro précédent le vôtre sera publié il vous faudra vite inventer la suite.

Votre tour est arrivé : vous écrivez un feuillet d’environ 1500 caractères espaces compris (300 mots approximativement ). allez 400 maxi !

Vous aurez 48h pour les premiers (peut-être,un jour de plus pour les derniers) pour nous renvoyer votre texte à partir du moment où épisode précédent est publié sur le blog.

Attention répartition des rôles

La première à reprendre la flambeau sera Sandrine Destombes et oui la lauréat du prix du thriller 2018.

Alors  voici l’ordre de passage pour les 15 suivant

26 : Sandrine

27 : Maud

28 :  Aline

29 :  Nathalie SCIAMMA

30 : Gwendoline

31 : Céline

32 : Guy

33 : Marc

34 : John

35 : Nathalie Berquet

36 : Sandrine Roy

37 : Danièle

38 : David

39 : Michel

40 : Patrice

Bonne inspiration à tous et toutes.

Je vous contact par mail pour vous prévenir que ça va être votre tour.

Je vous joints une copies des épisodes déjà écrits et pas encore forcément publiés.

Deux jours avant l’échéance je vous remets l’épisode juste avant le votre

Et là c’est à vous de compléter notre histoire en 48h max.

A très vite donc

L’exquis cadavre exquis, épisode 20


L’exquis cadavre exquis, épisode 20

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


Chapitre 20

by Nicolas Duplessier

Le début des emmerdes

 

Ciel d’un noir d’encre. Air saturé d’humidité. Un orage pas loin.

Sebastián et Valérie s’engouffrèrent dans le parking souterrain.

Des dizaines de bagnoles. Garées, pare-chocs contre pare-chocs.

Une Audi A8 s’arrêta, moteur au ralenti, juste derrière leur voiture banalisée.

Derrière le volant, un mec tiré à quatre épingles dans un costard noir et à la gueule de Jason Statham dans Le Transporteur.

  • Mais c’est ce bon vieux Sebastián Leriot !

Ironie dans la voix.

Sebastián sentit sa nuque se hérisser.

  • Qu’est-ce que tu fous ici ?

  • Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, Sebastián.

  • Qu’est-ce que tu veux ?

  • Pourquoi cette question ? Je suis ici pour déguster la meilleure chouchoute de la région.

  • Ne joue pas au plus malin. Pas avec moi.

L’homme hocha la tête. Sourire satisfait.

  • Mes petits oiseaux m’ont dit que tu bossais sur la mort de Camille Longchamps.

  • Tes petits oiseaux ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Nouveau sourire. L’homme alluma une cigarette.

  • C’est interdit de fumer ici.

L’homme souffla des ronds de fumée parfaits, répliqua :

  • Tu vas me coller un PV ?

Sebastián serra les poings mais ne broncha pas.

Réaction prévisible.

  • C’est bien ce que je pensais, Seb.

Grosse bouffée. L’homme souffla sa fumée au visage de l’inspecteur.

Sebastián se tourna vers Valérie puis retour vers l’homme :

  • Qu’est-ce que vous avez tous à m’appeler Seb. Vous vous êtes passé le mot ou quoi ?

L’homme se mit à rire.  Il se régalait.

  • Toujours aussi soupe au lait le père Leriot .

Valérie se mit à rire.  De bon cœur.

Regard noir de Sebastián. Valérie s’empourpra. Sebastián tapota sa montre.

  • Allez viens on se tire.

L’homme lui prit le bras. Sebastián tressaillit.

  • T’excites pas, ok ? J’ai reçu un mail de Mademoiselle Lonchamps.

  • Un mail ?

L’homme fit craquer ses phalanges.

  • Camille se sentait menacée. Elle a programmé l’envoi automatique d’un mail que j’ai reçu ce matin. Si elle n’avait pas été tuée, elle aurait annulé cet envoi.

L’inspecteur retint son souffle un instant.

  • Il dit quoi ce mail ?

  • Je ne suis pas ici pour te parler de son contenu mais pour te dire que j’enquête de mon côté.

Valérie s’en mêla :

  • Obstruction à l’enquête ça vous parle ?

L’homme jeta sa cigarette, démarra et renchérit :

  • Et le secret professionnel entre un détective privé et sa cliente, ça vous parle ?

  • Ta cliente ?

  • Camille Longchamps m’a engagé il y a maintenant plusieurs mois.

  • Engagé ? Putain, engagé pour quoi ?

Un haussement d’épaules.

  • A toi de trouver Leriot, c’est toi la bleusaille. Pas moi.

Le vrombissement du V8 couvrit les questions de Sebastián.

Valérie secoua la tête, interrogea son collègue :

  • Il s’est passé quoi là, Sebastián ?

  • Xavier Costes…

Une pause puis :

  • … Le début des emmerdes.

L’exquis cadavre exquis, épisode 19


L’exquis cadavre exquis, épisode 19

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 19

by Mystère

Tous à table

Avec tout l’art du chantage qu’elle possédait, Fantômette régalait son compte en banque sur le dos de son commanditaire piégé. Pendant ce temps, nos deux inspecteurs, Sebastián et Valérie, se rendaient à l’évidence qu’il fallait changer d’auberge et sortir de leur pré carré d’investigation. Ils devaient se mettre à la table strasbourgeoise s’ils ne voulaient pas mourir de faim, faute d’indice !!! Il y avait urgence, pas une minute à perdre ! Mais pourtant ils prirent tout leur temps et commencèrent par se poser devant un café fumant. Un grand calme les envahissait, comme avant la tempête, contrastant avec la discussion avec le juge. Comme une grande respiration avant une longue et profonde plongée, ils écoutaient leur silence partagé comme pour mieux sentir la détermination de l’autre. Ils prirent le dossier de leurs confrères allemands. Ils en étaient convaincus, cette affaire similaire devait être la clef du mystère de cette Fantômette. Elle devait, à coup sûr, leur permettre de remonter à la source du mobile. Qui trouvait son intérêt dans cette mise en scène meurtrière ? Ils décidèrent de passer à table en commençant par soulever le couvercle du mystère allemand. Religieusement, ils ouvrirent le dossier, assoiffés de nouvelles pistes à renifler. La truffe plongée dans la cellulose germanique, ils retenaient leur souffle, les yeux écarquillés, la lèvre tombante. La journaliste allemande avait bien été tuée de la même manière mais dans ce dossier, les comptes de l’entreprise agro-alimentaire allemande révélaient un scandale bien plus explosif qu’une simple affaire de fraude fiscale et financière. Une ligne comptable indiquait un produit inhabituel, voire illicite, dans l’agro-alimentaire.

Soudain Valérie rompit le silence en s’exclamant :

– Là, on le tient ce mobile, je le sens ! Oui, il faut flairer dans cette direction-là ! Camille devait certainement connaitre le tueur ou le commanditaire du crime de la journaliste allemande. Nous devrions rendre visite à Max. Il en sait peut-être davantage sur cette affaire. A cette époque, il était régulièrement en contact avec un ami journaliste.

Pendant ce temps, intrigué par la mystérieuse enveloppe qui lui était passée sous le nez, Max décidait d’appeler Friedrich Sonnen.

L’exquis cadavre exquis, épisode 18


L’exquis cadavre exquis, épisode 18

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 18,

by Lolo la brodeuse

Frida Gold

 

Assise en tailleur au pied du canapé, elle écoutait en boucle «  6 billionen », le succès de Frida Gold, en examinant, avec nostalgie, les photos récupérées chez Camille Longchamps, sur lesquelles elles posaient toutes les deux.

Pourtant, dès leur première rencontre, elle en connaissait déjà la fin : la mort de Camille.

Ce qu’elle n’avait pas prévu, l’attirance mutuelle qui, petit à petit, s’est immiscée dans leur vie, et placée en travers de leur chemin.

Camille, cette journaliste passionnée par son métier, mais fragilisée par la prise d’anxiolytiques et en mal d’amour, l’avait touchée ; elle, pourtant si forte, réputée insensible et déterminée à ne jamais s’éloigner du but fixé par son commanditaire : abattre Camille Longchamps.

Sa robe rouge, la perruque noire et les escarpins étaient négligemment posés sur le bras d’un fauteuil. Il était temps de passer en revue toutes les pages contenues dans l’enveloppe qu’elle avait enfin pu récupérer des mains de celui qu’elle avait été obligée de tuer, d’une balle dans la tête, pour obtenir le précieux sésame. Tout en examinant, avec attention, ce qui ressemblait à des numéros de comptes bancaires, notés sur trois feuillets, ainsi que l’alignement de chiffres qui n’avaient pour elle aucune signification, elle prenait conscience d’avoir, peut-être, été trop curieuse.

Remettant tout en place dans l’enveloppe, elle s’empressa de contacter Bruno Lalande, son commanditaire.

– Allo, Mr Lalande ?

– Bonjour, avez-vous pu récupérer l’enveloppe ?

– Oui, mission accomplie, mais ce fut plus compliqué que prévu.

– Que voulez-vous que ça me fasse ?  Je vous paie en conséquence, non ?

– Exact, mais abattre une seconde personne, pour atteindre mon but, n’était pas prévu dans le tarif !

– C’est votre boulot ! Je vous ai laissé toute liberté et cette mission était largement payée pour combler les petits imprévus, comme vous dites !

– Justement, parlons imprévus ! Camille était bien plus proche de moi que vous n’auriez pu le penser. Je la connaissais bien, suffisamment pour l’avoir mise dans mon lit avant de passer à  l’épisode final. Ces moments d’intimité furent aussi propices aux confidences ! Camille ne supportait plus le harcèlement téléphonique venant d’un numéro ouvert au nom de Carole Longchamps, sa sœur jumelle décédée. Aucun doute sur ce décès puisque les analyses ADN sont formelles. Elle savait que c’était vous qui étiez derrière ces intimidations, et que vous  aviez commandité le meurtre de la journaliste allemande qui avait découvert vos magouilles financières avec votre demi-frère, Pierre Blanchard. Tout va bien, Mr Lalande ? Une petite rallonge au paiement effectué s’impose, non ? Rendez-vous au lieu habituel, demain 21h.

La 1500e de Collectif Polar


Coucou les polardeux,

Ben ça devait arriver, le voilà le mille cinq centième article sur Collectif Polar.

Alors, forcément, 1500 ça se fête

Oh, pas grand chose, juste un petit jeu

Juste histoire de gagner quelques livres dédicacés que j’ai glanés fin mai lors de mes sorties.

Sorties qu’il va  falloir que je vous raconte aussi.

Mais revenant à notre 1500ème

 

Voici les polars que vous allez pouvoir gagner.

6 achetés par mes soins, un offert par un auteur.

2 titres deJacques Saussey que nous avons eu le plaisir, les flingueuses et moi, d’interroger le 24 mai dernier lors de l’inauguration de la COOP’S. Jacques que j’ai revu le lendemain à Rosny soit qui mal y pense.

1 exemplaire de Roger J. Ellory. Son meilleur à mon humble avis, acheté à Rosny justement

2 polars de JOB,  acheté le Brutale et Jacques-Olivier nous offre, vous offre Loupo, un coup de cœur pour ma part. Et merci énormément mister Bosco. Touchée je suis.

1 bouquin deMarc Fernandez, son tout premier et quel premier. Mala Vida qu’ Ophélie viendra nous chroniquer bientôt.

Il y aura au maximun 6 gagnants suivant le nombre de participants. Ils seront désignés par tirage au sort

 

Bon sinon la question qui tue

1500 articles, tout ça pour quoi ? Tout ça pour ça pour ça !!!!

 

Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi .

Maintenant à vous de jouer !

Top départ, vous avez jusqu’au 16 juin pour jouer

Et bonne chance.

Bien sur pour participer il fut être abonné au blog, c’est la seul condition.

Je désignerai les gagnant(e)s, mon choix sera tout à fait subjectif,  ce sera en rapport avec votre commentaire, soyez-en sûr(e)s !

Le résultat sera annoncé sur ce blog le 17 juin.

Il vous incombe de me faire parvenir votre adresse dans la semaine qui suit ces résultats.

Sans nouvelle de vous avant le 24 juin au soir.

Le livre cadeaux sera remis en jeu pour un autre concours ou envoyé à un autre gagnant de celui-ci.

Bonne chance à tous zé toute

 

A très vite donc