1974 de Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Ophélie qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.
L’auteur: Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.
Extrait:
« Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et lui frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. A chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison puis quitta les lieux sans jamais se retourner. »

Le OFF de OPH

 

Après La Tour de Sélénite, je me suis plongée dans 1974 d’Arnaud Codeville.

Alors j’enchaîne rarement deux livres du même auteur, néanmoins le troisième d’Arnaud sort sous peu et je tenais à avoir lu les deux précédents avant de découvrir le prochain.

1974 : chronique d’une montée en puissance.

Entre les deux romans, une réelle évolution dans l’écriture. Moins de maladresses, plus de « mâche », une meilleure maîtrise des temps de narration.

Côté style, j’ai retrouvé la faculté qu’à Arnaud de créer des ambiances… et quelles ambiances !
Chair de poule, hauts le cœur, envie de me cacher sous la couette… Le tout sous une pluie omniprésente en cet été de tous les dangers.
Si les thrillers fantastiques ne sont pas votre dada, passez votre chemin, parce que côté sorcellerie et paranormal activity vous allez être servis ! (Rime riche 😉).

Dans la veine de films tels que « Ouija », « l’exorciste » ou encore « The Ring », Arnaud est doué pour nous transporter aux frontières de notre monde sans que cela ne paraisse too much ou que l’on frôle l’indigestion. L’écriture est assez cinématographique et on imagine parfaitement les scènes décrites, même les plus insoutenables.

Quand, à Sebourg, petit village du Nord de la France, les pompiers mettent le feu à une demeure, l’ensemble des habitants assiste à l’agonie de cette vieille bâtisse. Parmi les badauds, un homme se délecte de cette mise à mort…

Une intrigue sans temps mort, de multiples rebondissements : Arnaud nous mène par le bout du nez dans les méandres de son labyrinthe pour nous emmener vers un final… piouffff. 
1974 est un vrai thriller et pas uniquement un roman fantastique ou horrifique. La tension narrative, l’enquête, les meurtres… tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment.

Il me manque encore un poil de consistance pour les personnages mais parce que vous le savez, je suis exigeante !

1974 est un roman que je ne peux que vous recommander pour découvrir l’auteur si vous êtes amateurs de ce genre de lectures.

Sur ce, je vais aller faire des cauchemars…

 

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Avalanche Hôtel de Niko Tackian


Attention aujourd’hui journée spéciale Avalanche Hôtel.

Vous allez avoir droit à une double chronique.

Ce matin c’est Ophélie qui vous donne son avis, ce soir ce sera Isabelle.

Et entre les deux, vous aurez la chronique duo d’Aline et Danièle.

De quoi vous faire une idée de ce nouveau titre de Niko Takian

Le livre: Avalanche Hôtel de Niko Tackian. Paru le 2 janvier 2019 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€50 ; (270 p.) ; 14 x 22 cm .

4eme de couverture : 

Surtout, ne vous fiez pas à vos souvenirs !

Janvier 1980, à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté.
Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd conscience…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma.
Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps.
Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

Entre Shining ET Jason Bourne, Un thriller hypnotique signé Niko Tackian

L’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Après La nuit n’est jamais complète,  Quelque part avant l’enfer, Toxique et Fantazmë, il signe avec Avalanche Hôtel son cinquième roman.
Extrait:
 » Vous connaissez Robert?
– Le gardien? Oui… C’était un gamin à l’époque. Il n’a jamais voulu accepter la fin. Vous savez le passé vaut mieux l’oublier, ça aide à vivre. Sinon ça vous ronge, comme une maladie…
Ces derniers mots résonnaient dans la tête de Joshua, lui qui faisait tout, au contraire, pour recomposes ses souvenirs. »

Le OFF de OPH

Avalanche Hôtel de Niko Tackian, Chronique grise pour roman blanc .

Comme beaucoup, j’attendais avec impatience ce roman. Une histoire sans Tomar, une histoire originale plus proche du thriller que du roman policier, quelque chose de différent mais aussi une sortie littéraire autour de laquelle la communication a été particulièrement bien maîtrisée. Habile, cette mise en avant du roman plusieurs mois avant sa sortie nous a transformé en enfants la veille de noël, trépignant d’impatience à l’idée de lire ce thriller énigmatique.

Le problème d’une communication abondante, c’est qu’elle provoque de nombreuses attentes chez le lecteur, surtout quand celui-ci est exigeant . Me concernant, si elles n’ont pas été comblées, il n’en reste pas moins que certains aspects m’ont plu et rendu l’ensemble de la lecture agréable. Paradoxe ? Oui sans doute.

Avec cette intrigue, Niko traite de la mémoire, de son fonctionnement, de la construction des souvenirs de manière très intéressante et visuelle, évitant de nous perdre sous des aspects scientifiques qui auraient rendu la lecture plus lourde. Il parle de la mort aussi et du rôle de la mémoire dans l’image que nous nous en faisons : « Elle se tenait sur le bord d’un abîme dans lequel elle allait disparaître sans laisser la moindre trace. Les morts n’existent qu’à travers le souvenir des vivants et dans son cas, personne ne s’était manifesté, ni famille ni amis… Elle était seule dans les abysses, il n’y avait rien de plus froid que l’oubli. ». Il soulève également par ce biais la question de la quête de soi : qui sommes nous ? Pourquoi les choses se font ainsi ? Avec parfois des impressions de roman à portée initiatique « Y a des choses qui doivent se faire à des moments précis ». Toutefois, soyez-rassurés, Avalanche Hôtel reste un pur thriller.

On retrouve l’écriture fluide et la plume dynamique de Niko et si on ne peut parler de rythme effréné, l’auteur suscite chez son lecteur de nombreuses interrogations qui rendent la lecture compulsive. Mais… Mais je suis restée sur ma faim et une fois les 261 pages lues, j’ai un sentiment globalement mitigé. Je n’ai pas détesté au contraire, j’ai plutôt aimé sans toutefois être tranchée sur un avis positif.

Côté intrigue pas d’errance ou d’approximation, l’histoire est maîtrisée et ne souffre pas d’une fin inachevée, au contraire. Toutefois, les références à Shining et Jason Bourne en 4ème de couverture ont, je pense, biaisé l’appréciation de ma lecture. Si parfois j’ai pu ressentir une angoisse comme sait la déclencher King, qu’effectivement l’Avalanche Hôtel peut avoir des airs de ressemblance avec son cousin l’ Overlook, la comparaison s’est pour moi arrêtée là ; tout comme je n’ai pas pensé une seule seconde à Jason Bourne en dehors du travail sur la mémoire. S’il fallait vous donner une idée de référence, je trouve Avalanche Hôtel plus proche des Rivières Pourpres, tant dans le rythme, que l’ambiance très mystérieuse et parfois oppressante ou encore l’histoire que nous conte Niko.

Ce livre étant assez court, je crois que j’ai été plus exigeante et donc pas totalement convaincue même si je crois sincèrement que c’est un bon roman et qu’il plaira à beaucoup de lecteurs

C’est donc une chronique grise pour un roman où le blanc de la neige domine, toutefois, il ne s’agit que d’un avis personnel et très lié aux attentes que j’avais sur cette sortie. Je ne doute pas qu’ Avalanche Hôtel trouvera son public !

Avalanche Hôtel de Niko Tackian , la chronique duo


Attention aujourd’hui journée spéciale Avalanche Hôtel.

Vous allez avoir droit à une double chronique.

Ce matin c’est Ophélie qui vous  a donné son avis, ce soir ce sera Isabelle.

Maintenant place la chronique duo d’Aline et Danièle.

De quoi vous faire une idée de ce nouveau titre de Niko Takian

La Chronique Duo

Une nouvelle fois Miss Aline Et Mamie Danièle papotent autour d’une lecture commune.

Aussi elle nous racontent ici ce qu’elles en ont pensé

Allez place à l’avis de nos Flingueuses


Le livre: Avalanche Hôtel de Niko Tackian. Paru le 2 janvier 2019 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€50 ; (270 p.) ;14 x 22 cm .

4eme de couverture :  

Surtout, ne vous fiez pas à vos souvenirs !

Janvier 1980, à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté.
Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd conscience…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma.
Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps.
Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

Entre Shining ET Jason Bourne, Un thriller hypnotique signé Niko Tackian

L’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Après La nuit n’est jamais complète,  Quelque part avant l’enfer, Toxique et Fantazmë, il signe avec Avalanche Hôtel son cinquième roman.

La Chronique Duo

Dany : suis là !!!

Miss Aline : moi aussi….

Dany : On y va comme tu veux …

Miss AlineAvalanche hôtel tu en attendais quelque chose ou c’était une « surprise » ?

Dany : Ben une surprise pas vraiment vu qu’on en a tellement parlé avec l’auteur que l’on savait qu’on devait s’attendre à du bon.
Tous ses thèmes de prédilection y sont

Miss Aline : Je me suis fermée à tout ce qu’on a pu en dire pour le lire d’un œil neuf, si je puis dire. Dès le début j’accroche bien sur le personnage de Joshua

Dany : Oui son mec normal me plait aussi bien

Miss Aline : normal ?

Dany : regarde …

p.192
Joshua n’était qu’un petit flic sans envergure, un simple être humain ballotté dans les flots de l’existence. Pas le plus talentueux, pas le plus intéressant. Il n’était pas l’élu, ni un super héros.

p.72 
Contrairement au cliché du flic, il n’avait pas de passé torturé ni de vices cachés. Il ne se sentait pas non plis antihéros borderline prêt à jouer du revolver ou des muscles pour rétablir la justice – d’ailleurs il valait mieux vu ses performances déplorables au stand de tir. Non, il était simplement Joshua Auberson, un mec normal qui aimait son métier.

Miss Aline : ça c’est ce qu’il pense de lui. Mais il est tout de même un peu têtu, obstiné, ayant un pied dans le passé un dans le présent. Il ne lâche rien.

Dany : Oui c’est sûr son côté obstiné le rend charismatique

Miss Aline : charismatique est bien le mot. D’emblée on est de son côté, on veut qu’il réussisse son enquête sans trop de bobos.

Dany : Il a suffisamment morflé dans le prologue à l’enquête … 8 chapitres pour souffrir physiquement et moralement c’est dur tout de même

Miss Aline : c’est une souffrance qu’il portait déjà en lui sans le savoir. Le coma va lui ouvrir les yeux dans tous les sens du terme.

Dany : Je pense qu’il y a deux thèmes majeurs le concernant : la reconquête de la mémoire (immédiate et « généalogique ») et l’expérience de la mort imminente (EMI), les deux mêlées à l’intrigue

Miss Aline : je suis d’accord. On connait mieux les EMI que la mémoire généalogique. Et là beau travail de l’auteur en recherche.

Dany : Pour ce qui est de la mort imminente il en a déjà parlé dans son premier roman Quelque part avant l’enfer. Ici il n’analyse pas le phénomène, il nous le fait ressentir.

Miss Aline : on peut constater le scepticisme de sa collègue face à ce phénomène ainsi que la mémoire généalogique

Dany : J’avoue que moi aussi je suis septique sur la mort imminente

Miss Aline : il en va de même pour la mémoire généalogique ?

Dany : Non j’y suis un peu plus sensible, un peu comme la conscience commune, le fond de culture atavique

Miss Aline : il y a aussi la mémoire des lieux. L’auteur a su « personnifier » l’hôtel.

Dany : Tu m’as dit que tu avais déjà entendu parler de cette mémoire généalogique … tu y crois donc ?

Miss Aline : je pense que cette mémoire existe oui. Que nous portons en nous le passé des nos aïeux parfois sans le savoir…

Dany : comme on peut aussi hériter de leurs phobies …

Miss Aline : oui tout à fait ! Je pense qu’il s’agit en général de choses négatives, comme si par-delà le temps nous devions réparer quelque chose
Comme Joshua porte en lui sans le savoir une autre histoire. Il aura fallu une avalanche pour tout  déclencher.

Dany : Je suis d’accord en plus sans cette avalanche il ne se serait pas rapproché de sa coéquipière

Miss Aline : c’est une évidence. Elle qui est tout l’inverse de lui : grande gueule, etc. Il faut gratter un peu pour voir ce qu’il y a dessous.

Dany : et lui c’est une crevette …

Miss Aline : choix volontaire de l’auteur ?

Dany : La crevette sert de nourriture aux grands prédateurs marins …
Bien sympathique la grande gueule en tout cas !

Miss Aline : oui sympathique mais elle cache aussi des fêlures.

Dany : On s’attarde là sur des éléments constitutifs des deux enquêteurs mais je trouve que la galerie de personnages n’est pas mauvaise non plus …

Miss Aline : j’ai presque envie de dire qu’il n’y a pas de personnages secondaires. tout le monde a un rôle a jouer pour l’avance ment de l’intrigue.

Dany : et même le chien …

Miss Aline : carrément…
Que dire de l’intrigue en elle même ?

Dany : Elle semble assez classique au début

Miss Aline : Oui je me suis dis la même chose mais finalement les fils s’emmêlent et l’on va vers quelque chose de plus complexe

Dany : Mais il nous avait prévenu Niko, des indices tout au long de l’intrigue pour nous perdre et aboutir à une solution

Miss Aline : c’est sur que les indices sont semés tout du long… y a-t-il un moment où tu pressens où l’on va ?

Dany : Pour ma part, l’ultime révélation et confirmation ADN … on la voit poindre à peine avant que ça ne soit écrit… je suis restée immergée dans l’enquête

Miss Aline : j’ai pressenti bien avant mais je n’arrivais à trouver les liens. C’est dans la révélation du déroulé que je suis tombée de haut.

Dany : On se doute d’un lien entre l’enquête actuelle et le passé de l’hôtel mais  …… un doute seulement, jamais on ne peut imaginer à quoi cela va mener !

Miss Aline : c’est sur que dans les premiers chapitres t’imagines pas.

Dany : On a très froid tout le temps … une constante du roman l’hypothermie … Ça contribue au malaise

Miss Aline : c’est vrai que le froid est fort présent. Autant il y a des descriptions de paysages qui donnent envie, autant parfois on est limite claustro, oppressé par cette neige, son côté étouffement des bruits. Un paysage d’hiver c’est toujours une sensation cotonneuse

Dany : Qui endort les protagonistes mais les lecteurs aussi …

Miss Aline : oui c’est vrai, on lit avec une certaine nonchalance. mais en même temps l’intrigue et son ambiance n’auraient pu se passer à une autre saison

Dany : on est content quand on entre dans une pièce chauffée, c’est bien que l’effet induit est réussi

Miss Aline : ouiiii c’est vrai. Tout le long de ta lecture tu as envie de plaid et de chocolat chaud. lol

Dany : De chocolat suisse …

Miss Aline : on va demander à Niko de nous fournir en chocolat … lol

Dany👍

Dany : J’avais noté deux autres thèmes qui sont récurrents chez l’auteur : la quête des origines et l’amour maternel. SANS SPOIL … ils sont présents aussi ici, comme l’amitié et la loyauté

Miss Aline : l’amour maternel est un ciment fort. La quête des origines pour mieux savoir où tu vas, qui tu es. C’est important pour se construire.

Dany : des valeurs universelles donc

Miss Aline : oui tout comme l’amitié et la loyauté.

Dany : mais pas une recette facile pour les mettre en mots

Miss Aline : il faut laisser parler ta sensibilité. Je trouve que dans Avalanche Hôtel, la sensibilité à bien fait son job.

Dany : Tout à fait
Alors ici on a eu un one-shot qui a permis à l’auteur de bien faire souffrir ses personnages et ses lecteurs. Parution le 2 janvier 2019 en même temps que la version poche de Fantazmë, le tome 2 des aventures de Tomar Khan, ce héros à l’opposé de Joshua. Le prochain pour 2020 c’est le retour de Tomar Khan mais en temps de canicule … ouf !
Sans oublier la série Alex Hugo, dont il est co-scénariste avec Franck Thilliez, à la TV avec la diffusion d’épisodes inédits en septembre 2019
Et pour en savoir plus sur Niko … il faut lire le collectif Polar régulièrement 😉😇

 


Dany : Pour ma part, foi de flingueuse j’approuve AVALANCHE HOTEL… Je dirai même plus j’adoube !

Miss Aline : j’avoue avoir passé un bon moment avec Avalanche Hôtel. J’ai bien retrouvé ma saison préférée. Ensuite, cet hôtel donne très envie d’y aller. Enfin, les personnages sont forts, avec toute la palette des sentiments humains. J’ai beaucoup d’empathie pour Joshua et lui souhaite d’aller vers l’été de sa vie. Pour conclure : belle couverture qui de suite intrigue par un élément qui appelle tout de suite le questionnement. Merci à Niko Takian pour ce bon moment de lecture.

Dany : Merci Aline pour cet échange … à bientôt pour de nouvelles aventures ?

Miss Aline : merci à toi aussi… rdv pour de nouvelles aventures !

Le signal de Maxime Chattam


Le livre : Le signal de Maxime Chattam. Paru le 24 octobre 2018 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 23€90 ;  (740 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis.

Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un live ?

 

L’auteur :  Maxime Chattam est né à Herblay, Val-d’Oise , le 19 février1976. Enfin presque parce que Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, et c’est ce Maxime là qui est née en France. Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.  Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale. Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004). Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.

Extrait :
Le feu jaillit sous la forme d’une boule incandescente tandis que Duane Morris perdait connaissance, encore accroché à son siège, le visage ensanglanté.
Et pendant une seconde, les flammes ressemblèrent à des visages hurlant en silence dans la nuit. Puis elles flairèrent leur proie et se jetèrent dessus pour la dévorer vivante.

 

Chronique de Lecteur : L’avis de Jean Luc

Chronique de lecteurs

 

La famille Spencer emménage dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Les nouveaux venus n’y trouvent pourtant pas la tranquillité espérée : suicides mystérieux, disparitions de jeunes filles et autres accidents peu naturels s’enchaînent, semant l’angoisse chez les enfants Spencer. Ethan Cobb se doit d’enquêter.

J’avais adoré ces trois précédents romans, tous originaux et le dernier particulièrement bien documenté.
Mais cette fois-ci, je n’ai pas vraiment accroché avec son dernier thriller “ Signal”.

J’ai eu comme l’impression que Maxime Chattam été retourné dans une zone de confort trop facile pour lui avec  du gore, du fantastique à outrance.
J’ai bien aimé la première partie de cette histoire qui monte crescendo, il pose ses personnages dans une petite ville américaine, ce n’est pas sans rappeler Dôme de Stephen King et aussi la série Mist.

Mais j’ai trouvé certains personnages trop caricaturaux et malheureusement la fin reste trop prévisible.
Un autre bémol pour moi, l’histoire manque globalement d’originalité, mais il faut reconnaître que le savoir-faire de Maxime Chattam lui permet de construire une histoire plutôt prenante même si il y a quelques longueurs. Il y a les gentils, les méchants et on est quasiment dans une construction similaire à celle d’un film d’horreur.

En revanche, j’ai bien aimé la bande des jeunes adolescents qui va lutter à sa manière contre un monde surnaturel et là c’est plutôt très bon ! Mais je n’en dirai pas plus..

Pour moi Maxime Chattam a déjà fait beaucoup mieux, il reste cependant l’un de mes auteurs favoris et l’ambiance qu’il a créée dans ce roman reste noire à souhait.

Alors avis aux amateurs…

Comme une tombe de Peter James


Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Le livre : Comme une tombe  suivi de La mort leur va si bien de Peter James.  Traduit de l’anglais par Raphaëlle Dedourge. Paru le 17 novembre 2017.  12€,  Edition limitée ;    (1030 p.) ; 18 x 12 cm.

Une édition de poche  de chaque titre est disponible chez Pocket pour 7,90€ :

4e de couv :

C’était supposé être un simple enterrement de vie de garçon… Une blague sans conséquence. Mais, quelques heures plus tard, quatre de ses meilleurs amis sont morts et Michael Harrisson a disparu. Il ne reste que trois jours avant le mariage…

Le commissaire de police Roy Grace, lui-même hanté par la disparition de sa femme, est contacté par la fiancée de Michael, folle d’angoisse. Le policier découvre que celui qui devrait en savoir plus, l’associé de Michael, n’a rien à dire. Mais qu’il a beaucoup à gagner… Le malheur de l’un pourrait faire la fortune de l’autre…

 

L’auteur : Peter James est né en 1948. Il a longtemps vécu aux États-Unis, où il était scénariste et producteur de cinéma. De retour en Angleterre, il partage son temps entre sa maison du Sussex et celle de Notting Hill. Peter James compte aujourd’hui parmi les auteurs de policiers les plus lus du Royaume-Uni et bénéficie d’une renommée internationale.

 

Extrait :
Avec de la patience, en plaçant bien ses pions, tôt ou tard, on finit toujours par avoir de la chance. Les meilleurs prédateurs sont les plus patients.

Mark n’avait jamais oublié ce documentaire animalier, filmé dans une grotte à chauve-souris, en Amérique du Sud. De minuscules micro-organismes se nourrissaient des excréments des chauves-souris, un asticot mangeait ces micro-organismes, un scarabée mangeait l’asticot, une araignée mangeait le scarabée et la chauve-souris mangeait l’araignée. La chaîne alimentaire était parfaite. La chauve-souris était maligne : tout ce qu’elle avait à faire, c’était déféquer – et attendre.

Le post-it de Ge

Comme une tombe Paru le 02 mars 2006 au Ed. Du Panama. 21€ (441 p.) ; 22 x 16 cm. 1ère édition française, plus disponible et épuisée chez l »éditeur

Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Aujourd’hui je vous parle de Comme une tombe, parce que c’est un premier roman . Mais il n’est pas exclu que je revienne un de ces quatre vous parler de La mort leur va si bien

Roman policier s’ouvrant sur une enterrement de vie de garçon. Celui de Michael Harrisson, jeune golden boy qui, avec son meilleur ami, Mark Warren, a monté une société immobilière fructueuse. Michael doit se marier 3 jours plus tard, ses amis lui ont préparé une nuit très spéciale : pendant qu’il font la tournée des pubs, ils l’enferment dans un cercueil.

Lorsqu’il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher…À la surface, sa fiancée s’inquiète. À trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n’a qu’un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d’eux n’a survécu à l’accident…!

Quand la plaisanterie tourne au cauchemar.  Un enterrement de vie de garçon, c’est bien de cela qu’il s’agit. Et ici c’est ce pauvre Mickael qui va faire les frais de cette blague de potache.

Alors si vous êtes claustrophobe, surtout n’ouvrez pas ce livre! Si peu que vous rentriez en empathie avec notre héros malgré lui, vous allez à votre tour vous retrouver enterrer vivant. Et croyez moi, c’est une sensation étouffante qui va s’emparer de vous, vous aller physiquement ressentir cette lecture, elle va vous souper le souffle. Votre poitrine va se retrouver comprimée.

Mais Comme une tombe c’est aussi un pur thriller,une intrigue originale avec ses nombreux rebondissement, son lot d’action, de la trahison et des revirements de situation. C’est Angoissant, oppressant, flippant et  parfois aussi dramatiquement drôle.. Alors amateurs de suspense vous allez être servis et vous ne lâcherez plus le livre jusqu’à la fin

Et même si le rebondissement majeur est un peu tiré par les cheveux, cela ne gâche en rien notre plaisir de lecture et c’est vraiment le seul reproche qu’on peu faire à ce livre.

…………….

Le poche chez Pocket Paru le 15 avril 2010. 7€90 ; (529 p.) ; 18 x 11 cm

La mort n’existe pas de Damien Eleonori


Le livre: La mort n’existe pas de Damien Eleonori. Paru le 11 octobre 2018 chez De Saxus. 19,90 euros; 315 pages; format 14,5 x 22 cm
 
4ème de couverture:
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
21 décembre 2012
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
Sur le toit d’un hôpital parisien, Léo Liberati laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge. 4h44. Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui. Et si la fin du monde avait bien eu lieu, sans qu’aucun être humain ne s’en rende compte ?
Ecrivain sans avenir, Léo Liberati est un père de famille rongé par la routine. Le matin du 19 décembre 2012, trois jours avant la fin du monde, sa vie bascule.
Suite à un accident dont les circonstances demeurent mystérieuses, Léo se réveille à l’hôpital et se retrouve accusé de meurtre. Fuyant les forces de police, il s’engage alors dans une quête de la Vérité qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait espéré. Il y trouvera les clés de son destin, mais surtout une révélation sur l’origine du monde et une certitude : la mort n’existe pas.
L’auteur: Damien Eleonori est né en 1980 à Nancy. C’est à la fois l’amour et le hasard qui placent l’écriture sur son chemin. Après des premiers pas en autoédition en 2015 (Psyché), il se lance le pari fou de réunir des auteurs pour une bonne cause. En mars 2018 paraît Phobia, aux éditions J’ai Lu, un recueil de nouvelles réunissant 14 auteurs de polars au profit de l’association ELA (Association Européenne contre les Leucodystrophies). La mort n’existe pas est son premier roman publié en maison d’édition. 
 
Extrait:
« – Qu’ont engendré vos religions?Les humains ont-ils décidé d’aimer leur prochain? Ont-ils eu des guides irréprochables afin de rendre votre monde meilleur? Non. De l’amour d’un tout puissant n’a découlé que de la haine envers ceux qui ont les mêmes convictions. Gouvernés par vos émotions et leurs contraires: la peur de vos semblables, la jalousie envers ceux que vous ne possédez pas, le mépris envers vos inférieurs. En seulement quelques milliers d’années, l’homme a montré son vrai visage. Le seul être capable de s’annihiler soi-même, sans aucune aide. »

LE OFF DE OPH

La mort n’existe pas, Damien Eleonori

Damien Eleonori est cette belle personne à l’origine de Phobia. Un recueil de nouvelles au profit de l’association ELA. Et quel recueil!!!

 

La mort n’existe pas est en fait son premier roman, sorti en auto-édition sous le nom de Psyché.

N’ayant pas lu la première version, c’est donc totalement vierge d’information que j’ai entamé ma lecture, n’ayant que la quatrième de couverture pour me faire une idée du sujet.

La fin du monde, l’origine du monde, la mort, l’âme…  Aïe, des sujets auxquels je ne suis pas particulièrement sensible et traités assez souvent MAIS jamais sous l’angle qu’a choisi Damien.

 

C’est un roman que je ne saurais catégoriser. Il est noir mais n’est pas un polar ni un thriller, la thématique est autant scientifique que fantastique et j’avoue que je ne m’attendais pas à ça. Alors certes, quel besoin de toujours tout mettre dans des cases? Aucun personnellement et j’y suis même assez opposée, mais comment alors vous définir ce roman?

 Damien nous emmène aux frontières du réel pour nous parler de l’âme, de la mort, de la religion et en suivant un homme Leo Liberati. Il nous en parle aussi par le prisme de l’Amour que l’on retrouve continuellement au fil des pages de ce roman. L’amour d’un homme pour sa femme mais aussi l’amour filiale, l’amour passionnel et cet aspect m’a touché.

La construction du roman est originale: une narration à rebours, où l’on suit chapitre après chapitre les différents protagonistes en même temps que s’écoule le temps dans le sablier pour arriver à ce fameux 21/12/12 à 4H44.

Les interconnexions entre les personnages se font au fur et à mesure des boucles temporelles, chaque chapitre étant consacré, au départ, à un protagoniste. L’ensemble est fluide et sans lourdeur, les personnages sont dans l’ensemble plutôt bien construit. Damien a su nous transmettre leurs émotions, leurs frustrations.

Difficile de vous en dire plus sans spoiler le roman, certains sujets arrivent en deuxième moitié de roman et vous en parler gâcherait une éventuelle découverte.

La couverture est totalement en adéquation avec l’intrigue et est très bien pensée.

Il y a un vrai potentiel chez Damien Eleonori et j’ai passé un bon moment de lecture. L’écriture est soignée et de qualité mais le sujet ne m’a pas complètement emportée. Un avis positif sur la forme mais plus nuancé sur le fond étant un peu réfractaire quant au sujet.

En revanche si vous aimez les romans qui vous entraînent aux frontières du réel et vous pousse à réfléchir quant aux religions, à la vie et à la mort, La mort n’existe pas est un roman pour vous.

Le pouvoir de Naomi Alderman


Attention coup de coeur et chouchou du week end !

Le livre : Le pouvoir de Naomi Alderman.  Traduit de l’anglais par Christine Barbaste.  Paru le 3 janvier 2018.  21€50 ; (393 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 14 cm.
  4e de couv :
 ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE
POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?
Aux quatre coins du monde, les femmes
découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ».Du bout des doigts, elles peuvent infliger
une douleur fulgurante – et même la mort.Soudain, les hommes comprennent
qu’ils deviennent le « sexe faible ».Mais jusqu’où iront les femmes
pour imposer ce nouvel ordre ?

« Électrisant ! Choquant ! Décoiffant ! Vous ne regarderez
plus jamais les choses de la même façon… »

  Margaret Atwood, auteur de La Servante écarlate

« Mettre en lumière les travers des humains
et continuer d’éveiller les consciences :
c’est là que réside le pouvoir de ce livre. »
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume, Limoges

« Une écriture électrique. Un rythme endiablé. Si le pouvoir
change de camp, pour le meilleur comme pour le pire,
ne passez pas à côté : Lisez ce livre ! »
Charlotte Desmousseaux, librairie La vie devant soi, Nantes

 

@Livemint

L’auteure, qui vit entre Londres et New York où elle a travaillé comme scénariste pour des jeux vidéo, s’était fait remarquer par deux romans en France, traduits aux éditions L’Olivier, Désobéissance (2008) et Le Mauvais genre (2011). Fille d’un historien renommé du peuple juif, Naomi Alderman est née en 1974 à Londres et a grandi dans la communauté orthodoxe de Hendon d’Angleterre.

 

 

 

Extrait :
Il ne s’est rien passé de spécial, aujourd’hui. Simplement, chaque jour qui passe, on grandit un peu, chaque jour apporte sa pierre, jamais la même, et de cet amoncellements émerge soudain une possibilité qui n’existait pas auparavant. C’est ainsi qu’une jeune fille devient une femme. Pas à pas, jusqu’à atteindre l’âge adulte.

 

Le post-it de Ge

Présenté comme une « dystopie féministe », The Power, le dernier roman de Naomi Alderman vient de remporter outre-Manche le Bailey’s Women’s Prize 2017 qui récompense une œuvre de fiction écrite par une écrivaine de langue anglaise.

Du jour au lendemain, aux quatre coins du monde, des adolescentes découvrent qu’elles sont capables de générer de leurs doigts une puissante décharge électrique pour se défendre ou agresser. Dorénavant, elles n’ont plus à se laisser dominer par les hommes et rien ne les empêche de prendre le pouvoir. Roxy, Allie, Margaret et Tunde sont témoins de ce bouleversement.

Dans le roman d’Alderman, les femmes ont ce pouvoir inédit de tuer les hommes par une simple pression du doigt. Son livre est aussi une réflexion sur la notion même de pouvoir : qui l’a, pourquoi, et une fois que l’on a le pouvoir combien de temps s’écoule avant que ce dernier ne nous corrompe ?

Ici en effet les rapports de pouvoir sont inversés. C’est une jeune fille d’Afrique sub-saharienne qui découvre la première son don. Très vite cette jeune femme qui n’a connu que la condition de soumission, comprend que grâce à ce nouveau pouvoir, elle va pouvoir changer les choses. Surtout qu’elle a aussi le pouvoir de transmettre ce don de vie et de mort à d’autres femmes.

Les rapports de force s’inversent, le concept ici est poussé à son extrême. C’est là tout l’intérêt de ce texte mais c’est pas le seul.

Ce thriller futuriste est le premier roman de science-fiction à remporter un prestigieux et généreux prix littéraire britannique. Aussi aujourd’hui, on peut à raison se demander si « le futur de la science-fiction n’est pas féministe ». ….

Je vous laisse méditer là dessus.

Moi j’ai ma petite idée !

« Tunde élargit son cadre pour intégrer les spectateurs à l’arrière-plan, derrière les baies vitrées du centre commercial, et filmer leurs réactions : on voit des hommes qui cherchent à éloigner de force leur femme des vitres ; et des femmes qui les éconduisent d’un mouvement d’épaule, sans un regard, sans un mot, et qui, paumes écrasées contre les vitres, dévorent le spectacle des yeux. Tunde comprend alors que ce truc va prendre comme une traînée de poudre, embraser la planète tout entière et changer le monde. Plus rien ne sera jamais comme avant et cela le comble d’une telle joie qu’il se met à crier avec les femmes au milieu des flammes. »

Un supplément d’âme de Matthieu Biasotto


Le livre : Un supplément d’âme….de Matthieu Biasotto. Paru le 28 novembre 2015 en autoédition – réédité le 16 août 2018 aux éditions Bragelonne dans la collection thriller poche. 7€90 ; (275 p.) ; 18 x 11 cm

epub  5,99 € 

 4ème de couverture :

Et si on avait droit à une seconde chance ?

Victime d’un accident de moto, Thomas Garnier est à l’hôpital sous assistance respiratoire, dans un coma si profond que les médecins envisagent de le débrancher. En réalité, il est coincé entre la vie et la mort dans le « supplément d’âme », en compagnie d’un étrange gamin. Il a une chance de revenir du côté des vivants, à condition de comprendre ses erreurs.

De révélation en électrochoc, Thomas recompose la trajectoire de son existence avant qu’il ne soit trop tard. Entre déni et prise de conscience, une seule question le hante : saura-t-il encaisser la vérité

L’auteur : Matthieu Biasotto né le est 16/12/1983, Français, infographiste et webdesigner.
Il a auto-édité son premier roman, Un jour d’avance (2014), un thriller stupéfiant qui embarque le lecteur dans une intrigue intense et surprenante. Le succès est au rendez-vous et son livre a réussi à se placer dans le top 100 des ventes ebook.
Il vit à Miremont, une commune de l’aire urbaine de Toulouse.

site de l’auteur : http://matthieubiasotto.com/

« Edité depuis peu de manière « traditionnelle », j’ai fait le choix d’être libre et de vivre de ma plume. J’aime raconter des histoires où l’on ne s’ennuie pas, imaginer des intrigues un peu étranges et m’exprimer avec un style bien à moi. Enfant du numérique – même si je suis né en 83, je fonctionne beaucoup au visuel, en tout cas j’y suis sensible.

Originaire de Toulouse, je vis maintenant en famille pas très loin de l’Ariège avec ma moitié, mes trois petits gars et flammèche, le chat. Je partage ma vie entre peinture et écriture, deux modes d’expression qui se complètent, finalement. Si les couleurs m’offrent un plaisir instantané, mes textes sont un moyen de me connecter au monde, d’entrer dans les vies, dans les cœurs tout en m’amusant comme un gosse qui ne veut jamais s’arrêter. Après tout, la vie est un jeu… Alors, je fais juste de mon mieux sans me prendre au sérieux ;). »

 

Extraits :

«Je vois se profiler le sous-entendu : j’ai vendu mon âme au diable. Tout ça pour quoi ? Pour une baraque froide et bien trop grande où je ne foutais sûrement jamais les pieds, trop occupé à cravacher. Pour une piscine à débordement, un chien, une moto, un bateau et des tas de conneries connectées qui, maintenant, me font une belle jambe. Je me suis tué à la tâche pour une Audi hors de prix et un empire d’achats compulsifs, afin de compenser le vide sidéral de ma vie. Acheter pour posséder. Esclave d’un confort surfait, soumis aux lois du marché. Je me suis cru irremplaçable. J’en suis mort à crédit. Quel gâchis. Je commence à comprendre. Comprendre que j’ai eu tout faux. Et qu’il y a peut-être un sens derrière tout ça. Je le concède dans un soupir résigné : TK a raison. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

 

Un supplément d’âme de Matthieu Biasotto

« Je ne me souviens de rien. J’ai tout oublié ou presque.
Mon existence s’est arrêtée brutalement et la mort ne me veut pas.
Je ne peux pas revenir. Je ne veux pas mourir. Pas pour l’instant.
Pas avant que je ne comprenne ce que je suis. Ce que j’ai fait. Ce que mes proches ont comploté, dit ou pensé.
Pas avant d’avoir saisi le sens de ma vie. Je voudrais découvrir ce qu’il s’est passé, savoir comment j’en suis arrivé là.
Avant que l’on vienne me débrancher. J’erre dans une expérience parallèle qui m’échappe.
Je suis Thomas. Thomas Garnier, et la seule question qui me hante est : Vais-je pouvoir encaisser la vérité ?. »

 

Que d’émotions en refermant ce livre, véritable parcours initiatique et métaphorique.  Thomas est dans le coma et il a perdu ses souvenirs. Au moment de l’accident, on peut dire que c’est un vrai « connard » ! Le jeune garçon qu’il a été, va le guider, comme Virgile dans la Divine Comédie dans un espace parallèle : le supplément d’âme, … de l’autre côté. L’histoire pourrait être celle d’un triangle amoureux classique, celle d’un ambitieux qui fait passer sa carrière avant sa famille. C’est bien plus que ça, c’est celle des choix de la vie. Quand donc Thomas a-t-il rompu avec ses rêves, quand donc a-t-il trahit TK ? Sa quête de vérité, il va la faire pendant son coma, aux portes d’une mort annoncée et ainsi découvrir les malversations de ses collaborateurs, jusqu’au dénouement final, révélation inattendue et violente. La narration de Thomas rend le lecteur complice.

Inclassable roman à suspense, très fort et dérangeant, c’est le premier que je lis de Matthieu Biasotto. Sa sensibilité à fleur de peau,son style affûté et surréaliste à la fois m’ont fait penser aux Thanatonautes de Bernard Werber.

Lu en version numérique.

 

Extrait 2 :
«  Tu as oublié l’amour. Tu as oublié les rêves. Tu as oublié de vivre. Tu as oublié qui je suis. Tu as même oublié que tu pouvais rendre le monde plus beau. Est-ce que l’univers a besoin d’un putain de cabinet d’intelligence économique supplémentaire ? Bien sûr que non, pauvre ignorant ! Est-ce que tu vas laisser une trace dans l’histoire avec tes profits pathétiques ? Tu as déjà la réponse. Parfois, il faut mettre les mains dans le cambouis, mon vieux. C’est comme ça. Vu que tu ne le fais pas, je suis là pour ça. Je suis là pour te faire descendre au fond de toi. Dans le coin de ton âme qui t’effraie depuis des lustres.
— Au… au fond de moi ?
Mon étreinte se relâche. Il vient de me sonner…
— Au milieu de tes craintes, de tes erreurs. En ouvrant le placard où tu as entassé tes frasques et tous tes mauvais choix. Je te parle du puits sans fond dans lequel tu as jeté tes élans et ton instinct. Toutes ces occasions où tu as pris le mauvais chemin. Par flemme, par innocence, et puis, finalement, par habitude. Quand tu as décidé de changer tes plans à la première difficulté. Tu sais, cet endroit qui prend la poussière parce que tu as préféré faire comme tout le monde. Tu as pris la décision d’entrer dans le moule, au lieu d’appréhender ce que tu es vraiment. Tu as déposé toutes ces merdes autour de moi. Tu as refermé la porte derrière toi. Tu as jeté la clé pour faire semblant pendant des années. Et tu m’as laissé pourrir là-dedans. »

 

Dernière sortie pour Wonderland – Ghislain Gilberti


Le livre : Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti. Paru le 31 août 2017 aux éditions Ring. 19.95€ ; (481 p.) ; 14 x 22 cm .

4ème de couverture :

 » Un pédophile se cache-t-il derrière le conte le plus célèbre du monde, Alice au Pays des Merveilles ? Lewis Carroll a-t-il brouillé les pistes pour masquer la véritable Alice, bien réelle, qui aurait été l’une de ses victimes ? Le roman gigogne de l’auteur français, Ghislain Gilberti, Dernière sortie pour Wonderland, remonte la piste d’Alice et de son bourreau à travers un puzzle effroyable et brillant.  »

Norah Spencer, CBS News

Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.
Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s’attaque à un emblème intouchable de l’Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre.
Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent (Pocket) et Le baptême des ténèbres (édition poche La Mécanique générale à paraître en 2017), guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants (bientôt 3). Ghilsain Gilberti a 39 ans et vit à Belfort.
Extrait :
« C’est devenu un symbole universel qui a fini par prendre corps. Mais ces contrées ont été retournées. Détournées, transformées. Son vrai visage en a été oublié, voire carrément refoulé. Aujourd’hui, les gens de ton peuple, à la surface, ne veulent plus voir que son visage grimé, caché derrière un paravent niaiseux. A l’instar de notre monde et de sa façade publique bienséante, le vôtre s’est volontairement crevé les yeux. Les gens de la surface, dans leur grande majorité, préfèrent ne rien savoir plutôt que d’être confrontés à des vérités gênantes, ambigües ou tout simplement trop complexes. Alors il est facile pour la Reine tyrannique et son marionnettiste de jouer le jeu impunément et d’en profiter. »

 

 L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Dernière sortie pour wonderland de Ghislain Gilberti :

 

Chers lecteurs, préparez-vous à vivre l’inavouable histoire de Charles Dogson , alias « dodo » plus connu sous le nom de  Lewis Carroll .

Vous ferez une immersion au sein de wonderland, conte plus communément appelé Alice aux pays des merveilles.

Alice Price, qui s’apprête à mixer en soirée, fait preuve d’une curiosité malsaine qui la pousse à prendre une poudre violette aux effets particuliers …

Elle se retrouve immédiatement plongée dans un autre monde parallèle souterrain, où elle croisera un étrange lapin blanc aux yeux maléfiques …

La voilà immergée dans un monde inventé de toutes pièces par Lewis Carroll, individu dérangé, photographe pédophile et pervers … Charles Dogson ne lui est pas inconnu puisqu’elle a fait une thèse dans le cadre de ses études sur ce personnage, pour lequel elle ignore en fait tout de sa partie sombre…

Son but : Sauver les âmes innocentes enfermées par cet horrible personnage et sauver Wonderland de la folie de son créateur !

Au fil de son périple, elle va rencontrer les personnages ayant peuplé le conte « Alice aux pays des merveilles » et va être confrontée à des aventures périlleuses qui mettront sa vie en danger.

Elle se retrouvera à divers moments entourés de Lewis Carroll et fera face aux pires horreurs qu’il a commises …

 Ce roman est tout à fait nouveau pour moi, j’avoue ne pas savoir dans quelles cases le ranger ! c’est une lecture atypique pour mon cœur de polardeuse …Mais justement, ce changement de style, que j’ai adoré, prouve encore une fois pour moi le talent d’écriture de Ghislain Gilberti qui sait à chaque fois m’emmener hors de mes sentiers habituels ….

 Le personnage de Lewis Carroll m’a répugnée, dégoutée. L’auteur a su, à travers la force de ses mots, me faire détester cette horrible personne !

J’ai adoré le côté réel qu’apportent les photos retrouvées à la fin du livre qui nous confirment l’horreur dont a fait preuve cet homme.

 L’écriture de Ghislain est forte, percutante et tellement addictive !

 Alors à vous de vous y plonger et surtout n’oubliez pas, ne soyez pas en retard !

 

Et si demain n’existait plus : Marie de Ludovic Metzker


Le livre : Et si demain n’exister plus ? tome 1, Marie de Ludovic Metzker. Paru le 13 mars 2017 chez Bookelis. 12€99 ; 324 pages ; 13 x 20,5 cm.
4e de couv :
 
« Nous avons vénéré des dieux au point d’en oublier la Terre. Nous aurions dû être plus reconnaissants à son égard. Pourtant, au lieu de cela, nous l’avons bafouée et humiliée. Deux ans après nous avoir fait subir sa colère et anéanti une partie de la population, la Terre a rendu la vie à des millions d’individus qu’elle a baptisée les Chasseurs. Nous avons survécu au cataclysme pour, finalement, devenir les témoins de notre propre extinction.
Le plus grand fléau de tous les temps arrive à nos portes, mais nous avons décidé de ne pas nous laisser faire et de nous battre afin de préserver le peu qu’il nous reste.Avec l’approche d’une guerre entre les Chasseurs et les humains, il nous vient une question que nous aurions aimé ne jamais avoir à nous poser : Et si demain n’existait plus ? ».
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L’auteur : Amateur d’histoire et de mythologie, Ludovic Metzker est l’auteur de plusieurs romans de Science-Fiction et de Fantastique. Avec des sagas comme « Et si demain n’existait plus ? » et « L’homme sans nom », l’auteur réussit à renouveler le genre Fantastique en y pportant une touche de modernisme.

 

 

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Extrait 
“Le bien et le mal, la vie et la mort. Les croyances en nos dieux, aussi diverses soient-elles, nous ont permis d’instaurer des valeurs à notre espèce et le simple fait de penser qu’un être supérieur à l’humain finirait les mauvaises gens ou offrirait un paradis aux bonnes personnes a largement contribué à mettre en pratique cette conscience”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Marie est le premier tome d’une trilogie.

La terre décide de se rebeller.

Les hommes lui ont fait trop de mal.

Des milliers de personnes disparaissent sur tous les continents…

Ce qui m’a d’emblée surpris dans ce roman et qui est une véritable gageure…, c’est qu’il n’y a pas de dialogues du tout dans ce récit !

Tout est dans le narratif, mais cela ne m’a pas dérangé du tout et au contraire puisqu’il a fallu à Ludovic un travail d’autant plus intéressant pour nous tenir en haleine et il y parvient sans aucun soucis.

L’histoire est envoûtante. Sur un fond “fantastique” nous sommes beaucoup plus poche d’un compte philosophique que d’une énième “Walking Dead” ou autre histoire de zombies, ici nous avons à faire à des “chasseurs” qui incarnent le mal.

Oui, on est très vite plongé dans un univers post-apocalyptique, mais plus proche de celui d’un René Barjavel ou d’un Bernard Werber.

Le bien côtoie le mal. Il y a des scènes très belles, très intenses, mais il y a aussi des scènes sanglantes qui peuvent être dérangeantes mais c’est l’émotion qui a la place d’honneur finalement…

Ludovic grâce à son imagination, maîtrise son sujet à la perfection et c’est avec plaisir que j’aborderai le tome 2.

Pour les amoureux du Fantastique à ne pas rater…