Troupe 52 de Nick Cutter


A l’occasion de la sortie en poche de

Troupe 52 de Nick Cutter

Marie Hélène, notre bibliothécaire

Vous propose son petit avis


 

Le livre : Troupe 52 de Nick Cutter.  Traduit de l’anglais (Canada) par Eric Fontaine. Réédité en poche le 10 janvier 2018 chez J’ai lu dans l collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (448 p.) ; 18 x 11 cm.

Quatrième de couverture

« Le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. » Bret Easton Ellis

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.

Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

 

L’auteur Nick Cutter est le pseudonyme d’un célèbre écrivain qui vit à Toronto. Troupe 52 a remporté le James Herbert Award for Horror Writing.

Craig Davidson est né et a grandi à Toronto, en Ontario. Craig Davidson est diplômé de l’Iowa Writers’ Workshop (programme d’écriture littéraire de l’Université de l’Iowa). Il a publié de nombreux articles dans la presse, notamment dans le National Post, Esquire, GQ, The Walrus et le Washington Post. Il vit à Toronto, au Canada, avec sa conjointe et leur enfant. Et… Il écrit également sous les pseudonymes Patrick Lestewka.  

 

 Le post-it de la Bibliothécaire : Marie Hélène

 

Le chef Tim Riggs et sa troupe de scouts débarquent sur Falstaff Island pour un camp de trois jours en pleine nature canadienne. Alors que les adolescents s’amusent à se faire peur avec des histoires de fantômes autour du feu de camp, un homme à l’apparence effrayante s’approche du campement et leur réclame de la nourriture.

L’auteur lorgne sur les classiques de Stephen King (Carrie, Simetierre…) qu’il admire. Il construit une intrigue à mi-chemin entre « Sa Majesté des mouches » et « 28 jours plus tard ». Un thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Premier roman horrifique de Nick Cutter (pseudonyme derrière lequel se cache l’auteur de De rouille et d’os, Craig Davidson).

D’une redoutable efficacité. Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre ce « Dix petits nègres » revisités avec une expérience scientifique démente.

Il nous transporte dans un récit venimeux jouant sur des changements de rythme narratifs, (affaire relatée dans la presse, interrogatoires des protagonistes…)

Cette construction du récit laisse le lecteur dans un état d’effroi quasi permanent. « Effroi » titre de la collection dans laquelle ce titre est publié ! MHF

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Touch de Claire North


Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous proposer le premier billet de notre toute nouvelle chroniqueuse presque anonyme.

Et c’est Julie qui nous parle de :

Touch le roman de Claire North


Le livre : Touch/Du bout des doigts de  Claire North. Traduit de l’anglais par Isabelle Troin. Paru le  18/11/2016, Éditée par Milady Collection: Science fiction poche. 7€90 ; ; 479 pages ; 11X18 cm
Synopsis: 
« Je suis Kepler. Je pourrais être vous. » Le premier échange est survenu juste avant ma mort. Alors que la vie s’échappait de mon corps, j’ai tendu la main vers mon assassin. Et tout à coup, je voyais le monde à travers ses yeux, mon corps étendu, brisé et ensanglanté, dans une ruelle sombre. Plus je passe d’un corps à l’autre, plus l’échange est facile, que je reste quelques minutes ou quelques années. Maintenant, on me poursuit et on tue mes hôtes les uns après les autres, sans que je sache qui ni pourquoi.
 
Extrait: « Le problème quand vous emménagez dans un nouveau corps, c’est que vous ne savez jamais exactement ce qu’il a fait. »

 L’auteur :  Claire North alias Catherine Webbnée le 27 avril 1986 à Londres en Angleterre, c’est  une romancière britannique de fantasy et de science-fiction.Elle écrit également sous les pseudonymes de Kate Griffin. Elle baigne depuis son enfance dans le monde de l’édition entre une mère auteur et un père, Nick Webb, l’éditeur. C’est donc tout naturellement qu’elle écrit son premier roman à l’âge de 14 ans. Celui-ci sera publié deux ans plus tard, en 2002

 Le billet anonyme de Julie

Lorsqu’ Harry August décède, il renaît, à la même date et au même endroit que la première fois, mais en accumulant les souvenirs de ses vies successives. Au soir de sa onzième vie, une petite fille vient à son chevet et lui annonce que l’avenir de l’humanité est entre ses mains.

 Un Thriller fantastique original et déstabilisant qui casse les codes

« Touch » ou « du bout des doigts » de Claire North aussi connu sous le nom de Catherine Webb est un roman thriller mélange des genres entre fantastique, historique, action et science fiction. C’est un thriller original mais déstabilisant qui ne peut pas plaire à tout le monde, en effet on suit un fantôme qui possède des personnes, il faut accepter l’idée que la fantôme peut posséder un enfant, une fille, un homme etc et changer d’hôte assez vite.  

En plus de ça, on va voyager dans le temps avec des flash-backs, on va en apprendre plus ensuite sur ce fantôme, sur son passé et ce qu’il a fait pour que quelqu’un veule le tuer.

Pour ma part, j’ai adoré ce livre, j’ai aimé être déstabilisée, j’ai aimé l’histoire, le mélange des genres et sa part d’originalité. J’ai été prise dedans et par le suspense. C’est une oeuvre hybride qui ne plaira pas à tout le monde mais je vous invite à vous faire votre propre avis dessus. 

Comme un chien de Jack Ketchum


comme un chien JackLe livre : Comme un chien  de Jack Ketchum, Lucky McKee. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Jaillet. Paru le 20 septembre 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ; (275 p.) ; 24 x 16 cm.

 

4e de couv :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité.

Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…

 

L’auteur : Jack Ketchum, né en 1946, est considéré comme l’un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour « violente pornographie ». Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d’être tirés de ses œuvres.Jack Ketchum est l’auteur, notamment, de Une fille comme les autres et Fils unique. Aux côtés du réalisateur Lucky McKee, il livre le récit terrifiant, implacable, d’une famille au bord de la désintégration. Lucky McKee est réalisateur, acteur et écrivain, célèbre notamment pour son film May. Il a collaboré avec Jack Ketchum sur The Woman et sur I’m not Sam.

 

Extrait :
Ce matin-là, elle est allée d’abord vers Delia, puis vers lui. Robbie n’avait jamais vu sa sœur sourire comme ça, et jamais plus depuis.
Il sent encore la tiédeur de sa langue. Il se rappelle l’odeur de son haleine de chiot. Cette petite masse qu’elle formait entre ses mains.
Cette merveilleuse créature, toute neuve, parmi eux.
Un chien, c’est magique.
Et, au fond, ça ne fait rien qu’elle soit à Delia d’abord et à lui ensuite. Il a lu des choses à propos des chiens. Il sait qu’il y a celui qui reçoit les ordres et les transmet, et la meute. Robbie, c’est la meute. Par définition, maman et papa sont des chiens dominants – des alpha, comme on dit. Ils sont plus grands, ils parlent plus fort. Ils donnent les ordres.
Mais Caity n’a pas l’air très concernée. Elle a sa propre vision des choses. Elle bouscule les idées reçues. La voix qu’elle écoute en second dans l’ordre de fréquence et d’attention, c’est la sienne, pas celle des parents. Robbie s’en satisfait et, même, il lui en est reconnaissant. Sa place dans la meute est confortable.

 

Chronique de Lecteur

 

Le tuyau de Nico

A 11 ans, Delia Cross est une jeune actrice talentueuse. Elle vit avec ses parents et son frère jumeau, qui organisent leur vie en fonction d’elle. A la veille d’un contrat déterminant pour sa carrière, la jeune fille est victime d’un terrible accident dont elle sort défigurée. Sa mère, pour qui seul l’argent compte, met en scène sa souffrance. Seule Cathy, sa fidèle chienne, peut la protéger.

Jack Ketchum est un auteur qui avance masqué. Alors que tous ses collègues en font des caisses pour faire croire, au moyen d’un style boursoufflé, que leur histoire est bien plus horrible, terrifiante et pertinente qu’elle ne l’est réellement, Ketchum joue la carte de l’anodin. Il avance des faits qui n’ont l’air de rien et qui, en s’accumulant, forment un monstre. Une réalité intime, qui est aussi un fait de société admis de tous et qui, pourtant, est inadmissible. Il en donne un exemple ici avec l’histoire d’une famille américaine aisée, mais dont l’économie entière repose sur les épaules d’une petite fille de onze ans. C’est une réalité courante aux Etats Unis et ailleurs. Ça ne choque personne. Et pourtant, quand on prend le temps de s’y pencher…

L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin.


18920506_307271089719575_3323682806777008613_nLe livre : L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin. Paru le 01 juin 2017 en Autoédition. 14€90 ; 376 pages.

 

4e de couv :

« La prophétie te réclame, tu ne peux t’y soustraire »
Cette mystérieuse phrase va bouleverser la vie paisible du jeune Abel.
Il devra quitter les siens pour parcourir des contrées inconnues, à la recherche de mystérieux compagnons qui le seconderont pour repousser la menace qui pèse sur sa Province et le reste du monde.
Une lutte de chaque instant, un danger permanent, mais aussi l’amitié et l’amour, tant de choses que notre jeune héros va découvrir.
Mais parviendront-ils à leur fin ? Quels sacrifices devront-ils faire pour mener à bien la mission qui leur a été confiée ?

Le résumé de la quatrième de couverture devrait vous inciter à entrer dans le monde d’Abel !!

 

smL’auteur : Stéphane Melin est un jeune auteur de 36 ans aujourd’hui

Il a écrit de premier opus de la trilogie L’appel des éléments  à  31 ans .

Nouvel auteur dans la Fantasy, il cherche à faire partager l’univers qu’il a créé. Bercé depuis tout jeune dans des univers imaginaires, il ose enfin prendre la plume pour proposer son monde. Il est actuellement Taxi Ambulancier.

 

 

L’accroche de Miss Aline

L’appel, l’appel des éléments tome 1, Stéphane Melin

 

19437624_321323964980954_1632175090108922652_nAprès un rêve étrange, Abel découvre à son réveil un tatouage sur sa poitrine. Le doyen d’Adonia lui révèle qu’il est l’Elu de la Prophétie de l’Appel des éléments. Il doit donc parcourir la Province à la recherche des autres Elus et affronter l’envoyé du Chaos pour lui reprendre le Souffle de la Terre, une relique assurant la paix du monde.
Aidé par ses amis, Abel parcourra la région pour découvrir les secrets de la Prophétie et repousser la menace qui pèse sur la Province.
Bien évidemment, leur adversaire dressera de terribles obstacles sur la route des jeunes héros.
Abel devra se surpasser pour vaincre cet ennemi.

Non je ne me suis pas égarée dans mon choix. J’aime aussi la fantasy. Bien sûr j’ai lu  » le trône de fer » mais ma préférence va à Robin Hobb pour l’assassin royal.

Bref, parlons plutôt du Livre qui nous occupe actuellement.

L’élément majeur dans la fantasy c’est la quête. Il y en a une ici.
En général tu trouves le bien contre le mal. Il faut des personnages emplis de bons sentiments, des idéaux, de l’amitié, de l’amour (ben oui il en faut toujours un soupçon !), du sacrifice (voire plusieurs). Il faut des épreuves, des combats, des animaux qui n’existent plus ( je devrais dire « pas » mais j’aime bien l’idée qu’ils puissent être vrais dans une certaine mesure). Le tout dans un monde qui n’est pas celui d’aujourd’hui.
Il y a tout ça dans le roman de Monsieur Melin. Pas de lourdeur dans l’écriture, le rythme est tout de suite marqué comme vif et tu ne peux/veux que le suivre.
Les personnages sont attachants. Mon préféré c’est Kroll. Vous me direz quel est le votre quand vous aurez terminé votre lecture. Ah, parce que je recommande ce livre ? Ben oui que le le recommande. Allez lancez vous ! Pour les novices dans le genre fantasy c’est un très bon début.
Hâte de lire le tome suivant…. Merci Monsieur Melin pour ce bon moment de lecture et d’évasion.

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

Ceux qui grattent la Terre de Patrick Eris


eris-copie-2-562x787Le livre : Ceux qui grattent la Terre de Patrick Eris. Paru le 09 février 2016 aux Editions du Riez dans la collection  Sentiers Obscurs. 16€90 ; (310 p) ; 14×20 cm

4ème de couverture

« Pour Karin Frémont, après deux ans de chômage, obtenir un nouvel emploi est comme un rêve. Et quel emploi ! Secrétaire de Harald Schöringen, un auteur à succès spécialiste du surnaturel retranché dans son appartement dominant Montmartre. Un véritable conte de fées… s’il n’était troublé par un cauchemar récurrent où Karin se voit arpenter une immense plaine malsaine où se dresse une muraille d’ébène…

La jeune femme découvre qu’un an plus tôt, un voisin de Schöringen a disparu sans laisser de traces. Y a-t-il un rapport avec cette légende de l’Homme Noir, un insaisissable esprit hantant le vieux Montmartre ? Avec les ombres que Karin sent s’amasser autour d’elle ? Et avec cet étrange bruit qui ne cesse de résonner dans les tréfonds de l’immeuble. Un tout petit grattement, entêtant, obsédant…
Scriiitch, scriiitch… »

patrick_eris_sevres_2008L’auteur : Traducteur et scénariste, Patrick Eris est l’auteur d’une trentaine de romans et autant de nouvelles. Il oeuvre aussi bien dans le polar que le fantastique ou tous les autres genres de l’imaginaire. Il a publié chez Fleuve noir à la fin des année 80 sous le pseudonyme de Samuel Dharma ou encore Jeffrey Lord. Sous une autre incarnation, il lui arrive d’éditer, traduire ou chroniquer ses petits camarades, lorsqu’il ne sillonne pas l’Europe à moto pour des concerts d’obscurs groupes électro-industriels…Patrick Eris de son vrai nom Thomas Bauduret est né le 22 octobre 1963 à Paris.
Citation
Il hurle. Ses cris rebondissent follement entre les parois de sa prison si étroite, alors que son esprit vacille au bord d’un vide cosmique empli de néant.

Mon petit avis :

erisJ’ai découvert un peu par hasard cet auteur il y a une vingtaine d’année avec une aventure du Poulpe. Et oui, j’ai été fan de cet enquêteur libertaire, un brin anar que JB Pouy a eu la brillante idée de lancer. J’ai même collectionné les 99 premiers. A l’époque, il y avait rarement une semaine sans mon poulpe. Et c’est comme cela que j’ai lu Une balle dans l’esthète et fait ma première rencontre avec Patrick Eris. Mais c’est bien des années plus tard que j’ai réellement découvert sa plume avec quelques thrillers fantastiques tels que L’Autobus de minuit  ou encore Le chemin des ombres. Je l’ai ensuite rencontré au salon du livre de Paris, et il m’a subjuguée par son infini érudition. Nous, nous sommes vu des passions communes pour des auteurs tels que Serge Brussolo ou encore Pierre Pelot.

Et c’est justement à ces auteurs cultes que cette lecture m’a fait penser.

Oui il y a dans l’écriture sans fioriture de Patrick Eris une onirique poésie qui se dégage comme dans l’oeuvre de ses aînés. Il a cet art de vous décrire en peu de mots, un personnage, un caractère, une ambiance, un décor…  Il n’y a pas de superflu chez lui. Non c’est limpide.

Si Patrick Eris aime la littérature populaire c’est parce que celle-ci nous raconte des histoires. Et notre auteur est un pur conteur pour ne pas dire raconteur d’histoire. Nous pourrions lire ce roman au coin du feu à la veillée. Il m’a rappelé un auteur que j’affectionne, Pierre Jakez Helliaz. Non pas pour sa prose, cette fois, mais pour sa façon de mettre en place une ambiance.

eris-copie-2-562x787Vous remarquez aussi la magnifique couverture de Philippe Jozelon qui illustre parfaitement « Un récit d’outre-tombe plein de choses grouillantes et rampantes… » comme le dit l’auteur non sans humour. car  » Ceux qui grattent la Terre est un roman d’ambiance. Et l’ambiance ici est prégnante. Une atmosphère poisseuse, lourde et angoissante à souhait. Point de gore ici, juste une aura fantastique mâtinée d’un soupçon d’horreur. Un roman d’imagination aussi. Car l’imagination de notre auteur est fertile et elle oblige la notre à l’être aussi !

 

Bref voilà un roman et un auteur que je vous incite vivement à découvrir.

 

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Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier


9782352945451,0-1306708Le livre : Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne. 20€ ; (380 p.) ; 24 x 16 cm

Quatrième de couverture

Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l’Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang…

Le capitaine Christine Deroche est chargée de l’affaire et pense tout d’abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l’assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.

Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d’un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.

jeanne-faivre-d-arcierL’auteur : Lauréate du grand prix de l’Imaginaire, Jeanne Faivre d’Arcier, que l’on a surnommée à ses débuts «la Anne Rice française», a écrit une douzaine de romans noirs et fantastiques. Elle partage sa vie entre Paris, Bordeaux et le Cap-Ferret, où elle trouve son inspiration face à l’océan. Avec Le Dernier Vampire, elle signe un roman où se nouent les fils du polar, de l’histoire et du roman fantastique.
Extrait :
Non, non se cabre le voyeur qui se perd dans les lambeaux de sa mémoire, ce n’est pas la même femme, la morte était plus jeune que cette empotée qui joue comme un sabot. Et puis sa victime n’a pas survécu à sa rage, sa barbarie, sa folie sanguinaire. »

 

Petit résumé et avis :

On a beau être vampire, on n’en est pas moins femme…

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre.

Carmilla lance un programme de recherches consacré à la purification du sang, dans la perspective de créer un réseau de l’or rouge. Mais les Anciens vampires fondamentalistes, férus de magie noire, comptent bien lui mettre des bâtons dans les roues.

Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

Jeanne Faivre d’Arcier nous propose une enquête torride. Et elle nous entraîne dans un Paris sordide et glauque à souhait. Ensuite nous partirons  à Bordeaux, traversant les siècles.  On va suivre avec délice et crainte la quête de nos deux héros enfin plus exactement nos deux héroïne. En effet l’une est policière ancrée dans notre réalité et l’autre voyageuse immortelle assoiffée de sang et de vengeance.

Coup de cœur pour ce récit, servi par une écriture ciselée et souvent teintée d’humour noir. Un roman aux frontières du polar noir, du thriller fantastique et du roman historique.

Attention vous risquez fort en vous aventurant dans ses pages de glisser jusqu’à la dernière ligne et de connaître l’errance.

Lire le début du Dernier Vampire

Cygnis de Vincent Gessler


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9782841724994,0-568956Cygnis  de Vincent Gessler. Paru le 26 mars 2010 chez Atalante dans la collection La dentelle du cygne. 14€50 ; (244 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

Est-ce le ciel ou la forêt ? Un fourmillement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’oeil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.

C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…

Seule la science-fiction peut nous donner ce vertige d’être des archéologues du futur. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler réussit son pari de nous envoûter par son récit âpre et exaltant de l’éternelle recherche des origines.

vincent-gesslerL’auteur : Vincent Gessler est né le 26 novembre 1976 à Sierre. C’est un écrivain et scénariste suisse. Il vit à Genève. où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture », mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». Après avoir publié une poignée de nouvelles ici et là, Cygnis est son premier roman.

 

Citation :
Après les erreurs de vos pères, l’homme a oublié. Il n’a gardé que les impressions et les craintes, mais il reproduit ce qu’on lui a légué. Il impose ses désirs par la force: il est à la fois à la mesure et à la démesure de son héritage. L’humanité doit être élevée comme un enfant qui apprend à marcher.

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Petits résumé et avis

Au coeur de la forêt vivent des démons de métal. Les hommes se sont réunis en communautés tribales. La vie de Syn, un trappeur accompagné de son chien, va basculer lorsqu’une étrange machine enfouie dans la glace se réveille.

Parmi les ruines d’un monde post-apocalyptique, survivent au jour le jour des hommes qui ont oublié leur passé.

Si la trame parait classique, ce roman se distingue des autres par son style littéraire recherché, qui fait de notre lecture un véritable rêve éveillé. Cygnis est un conte fantastique et philosophique.

L’auteur sait distiller avec art les indices nous permettant de comprendre peu à peu l’histoire de cette civilisation humaine jusqu’aux dernières révélations.

Il réussit à nous faire partager les émotions des personnages à travers d’incroyables descriptions métaphoriques et oniriques, qui sont autant de petites touches de couleur qui dévoilent peu à peu l’esquisse d’une Fresque grandiose.

Cygnis est une quête initiatique

« Une antique construction s’élève entre les arbres, ancienne chaussée rehaussée de piliers en béton érodés par le temps et la guerre. Les racines ont poussé entre les supports, soulevant des sections de la ruine qui se sont affaissées. Syn s’étonne de la longévité des ouvrages d’autrefois. Ce qui est conçu pour la guerre dure plus longtemps. Si l’on se donne la peine d’escalader les montants sur une dizaine de mètres, on découvre une surface plane et rectiligne, une sorte de route artificielle suspendue recouverte de quelques centimètres d’humus où poussent les herbes, mousses, arbustes bas. Le squelette d’une épave est parfois visible, envahi de plantes grimpantes ou de nids d’animaux abandonnés.
Son adolescence et son enfance sont pleines d’images comme celle-ci. Les enfants passent leur temps à remuer les reliques du passé dans l’espoir de trouver des machines intactes. Ils parcourent les ruines au mépris du danger, s’enfoncent dans la forêt et, quand ils croisent un diasol, ils fuient ou meurent. Il n’y a pas d’alternative, mais Syn a toujours eu de la chance. »

Une très belle écriture, un auteur à suivre, un roman à découvrir absolument. Un véritable Coup de coeur.

 

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky


Mes petites lectures
9782352945444,0-1306707Le livre : Basse-Fosse,Volume 1, Le baiser du rasoir  de Daniel Polansky. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Patrick Marcel. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne.20€ ; (376 p.) ; 24 x 16 cm

 9782070449231,0-1904090Rééditer le 2 janvier 2014 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF. 8€70 ; (465 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Basse-Fosse. La ville du crime.

Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.

Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.

Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés.

Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.

Extrait :
Il tendit une bourse dodue d’une façon terriblement élégante, étant donné que nous étions en train de conclure une vente de drogue. Il y en avait plus qu’assez, beaucoup plus.
– Le duc est trop aimable.
– Sa Seigneurie achète votre silence et votre loyauté.
– Dites-lui que le premier est gratuit, mais que la seconde n’est pas à vendre.
daniel-polansky_thumb2 L’auteur :

Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Le Baiser du rasoir est un premier roman percutant. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.

 

 

 

Lecture d’avant

Petits résumé et avis :

II y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie… Prévôt a survécu.

Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire. Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir ?

Et pour ces  enfants mutilés et découverts dans la mystérieuse ville de Basse-Fosse, seul Prévôt, l’ancien soldat au passé trouble, a pouvoir arrêter l’assassin.

La nouvelle perle de Bragelonne prend en cette année 2012, la forme d’un excellent polar de fantasy. Ambiance sombre, récit d’une ville crépusculaire et personnages truculents servent une intrigue bien menée et des dialogues ciselés.

Avec Le baiser du rasoir. Daniel Polansky mêle habilement les codes de la fantasy et du roman noir, se plaçant d’emblée parmi les auteurs du genre à suivre. Il a d’ailleurs été récompensé par le prix Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lire ici le début de : Le baiser du Rasoir

Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian


 97823674020550-2540614 Le livre : Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian. Paru le 5 mars 2015 chez Scrinéo. 20€ ; (317 p.) ; 22 x 13 cm

4e de couv :

Anna est miraculée.

Après un accident et deux semaines de coma, elle est toujours en vie. Est-ce la promesse d’un nouveau départ ? Une chance avec son fils et son mari de tout recommencer ?

Mais de l’autre côté, l’espace d’une infime seconde, alors que sa vie était suspendue à un fil, elle a vu le tunnel… une lumière noire, et un homme lui promettant de la tuer…

Il la poursuit encore.

Pourquoi l’a-t-il choisie comme témoin de ses crimes ?

Parfois, il vaut mieux ne pas revenir…

nicoL’auteur : De l’écriture à la réalisation, Niko Tackian s’exprime avec le même engouement au cinéma, en bande dessinée, à la télévision et dans les jeux vidéo. Il a écrit une vingtaine de films et réalisé Azad, primé dans de nombreux festivals à travers le monde. Après une minutieuse enquête sur le phénomène de la mort imminente, il écrit Quelque part avant l’enfer, son premier roman.
Extrait :
Le coma avait entre autres effets celui de vous faire perdre pied avec le réel. Soumis à une dose de stress colossale, l’esprit pouvait se fissurer, laissant passer toutes sortes de phantasmes inconscients entre les strates de la rationalité objective. Des blessures psychologiques dont la convalescence était bien plus longue que celle du corps…
Petits résumés et avis

Suite à un accident de voiture et après deux semaines de coma, Anna Rénucci , mariée et mère d’un petit garçon, échappe au pire. Mais son expérience de mort imminente ne lui apporte pas le réconfort d’être en vie. Au contraire, elle a la certitude d’être en danger, menacée par un mystérieux homme en noir qu’elle a aperçu de l’autre côté. Un être maléfique qu’elle a croisé dans son inconscient et qui lui a promis de la tuer. Sortie du coma elle devra livrer une lutte quotidienne contre les démons qui la poursuivent.

Un thriller psychologique prenant qui traite avec brio le thème de la mort imminente. Car l’auteur a su parfaitement nous décrire et nous expliquer l’EMI sans que cela nuise en quoique ce soit à l’histoire.
Il nous propose un très bon polar au rythme haletant et soutenu. Il nous entraîne  sur des fausses pistes. Nous embarquons dans une  l’ambiance  noire, très noire, une atmosphère poisseuse presque malsaine.

A travers les différentes Expériences de Mort Imminente que l’auteur nous décrit, il nous plonge dans celle particulièrement douloureuse de notre héroïne. Et il nous retranscrit à la perfection ses angoisses. Angoisses que nous partageons et qui fait monter crescendo la tension en même temps que notre rythme cardiaque.

De plus Niko Tackian a émaillé son roman de scènes de crimes monstrueuses. Il lui fait prendre des allures surnaturelles aux limites du fantastique. Pour autant il a particulièrement soigné la psychologie de ses personnages.

Et tout ses ingrédients mêlés, nous prennent aux tripes. Ils nous poussent à vouloir connaitre la suite, à découvrir le coupable. Et à la fin ils rendent le dénouement hallucinant.

Un titre qui devrait plaire aux amateurs de purs thrillers.

 

Lire le début de Quelque part avant l’enfer

97823674020480-2478831Avec une préface de Franck Thilliez

J’aime, de temps en temps, lire le premier roman d’un auteur, sans doute parce cela me rend quelque peu nostalgique d’une époque qui s’éloigne chaque année un peu plus, mais aussi, simplement, parce que j’aime découvrir une plume et l’homme qui se cache derrière. Quelque part avant l’enferfut une magnifique découverte.
J’ai immédiatement ressenti, à sa lecture, cette atmosphère qui me plaît tant, faite de mystère, de suspense, avec l’impression que petit à petit, les pièces se mettent en place pour nous révéler une histoire surprenante.
Le thème principal du livre, les fameuses EMI (Expériences de Mort Imminentes) m’intéresse également beaucoup. Que se passe-t-il sur la frontière entre la vie et la mort ? Qu’ont vu ceux qui ont franchi la frontière et sont revenus ? Le voyage de l’autre côté peut-il transformer notre existence dans le monde des vivants ? C’est sur ce thème passionnant que Nicolas  Tackian construit sa trame et nous entraîne dans l’univers d’un personnage attachant, Anna, qui survit à un terrible accident de la route et va être entraînée dans une spirale infernale. L’auteur, scénariste, sait raconter des histoires et maîtrise à la perfection les codes du genre, ce qui nous donne l’envie irrésistible de tourner les pages. C’est ce que j’aime dans un roman, prendre du plaisir à la lecture avant tout. Quelque part avant l’enfer est un premier roman abouti,
une belle réussite et j’espère que Nicolas Tackian ne nous privera pas de nouvelles histoires que j’attends déjà avec
grande impatience !
Franck Thilliez