La mort n’existe pas de Damien Eleonori


Le livre: La mort n’existe pas de Damien Eleonori. Paru le 11 octobre 2018 chez De Saxus. 19,90 euros; 315 pages; format 14,5 x 22 cm
 
4ème de couverture:
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
21 décembre 2012
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
Sur le toit d’un hôpital parisien, Léo Liberati laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge. 4h44. Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui. Et si la fin du monde avait bien eu lieu, sans qu’aucun être humain ne s’en rende compte ?
Ecrivain sans avenir, Léo Liberati est un père de famille rongé par la routine. Le matin du 19 décembre 2012, trois jours avant la fin du monde, sa vie bascule.
Suite à un accident dont les circonstances demeurent mystérieuses, Léo se réveille à l’hôpital et se retrouve accusé de meurtre. Fuyant les forces de police, il s’engage alors dans une quête de la Vérité qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait espéré. Il y trouvera les clés de son destin, mais surtout une révélation sur l’origine du monde et une certitude : la mort n’existe pas.
L’auteur: Damien Eleonori est né en 1980 à Nancy. C’est à la fois l’amour et le hasard qui placent l’écriture sur son chemin. Après des premiers pas en autoédition en 2015 (Psyché), il se lance le pari fou de réunir des auteurs pour une bonne cause. En mars 2018 paraît Phobia, aux éditions J’ai Lu, un recueil de nouvelles réunissant 14 auteurs de polars au profit de l’association ELA (Association Européenne contre les Leucodystrophies). La mort n’existe pas est son premier roman publié en maison d’édition. 
 
Extrait:
« – Qu’ont engendré vos religions?Les humains ont-ils décidé d’aimer leur prochain? Ont-ils eu des guides irréprochables afin de rendre votre monde meilleur? Non. De l’amour d’un tout puissant n’a découlé que de la haine envers ceux qui ont les mêmes convictions. Gouvernés par vos émotions et leurs contraires: la peur de vos semblables, la jalousie envers ceux que vous ne possédez pas, le mépris envers vos inférieurs. En seulement quelques milliers d’années, l’homme a montré son vrai visage. Le seul être capable de s’annihiler soi-même, sans aucune aide. »

LE OFF DE OPH

La mort n’existe pas, Damien Eleonori

Damien Eleonori est cette belle personne à l’origine de Phobia. Un recueil de nouvelles au profit de l’association ELA. Et quel recueil!!!

 

La mort n’existe pas est en fait son premier roman, sorti en auto-édition sous le nom de Psyché.

N’ayant pas lu la première version, c’est donc totalement vierge d’information que j’ai entamé ma lecture, n’ayant que la quatrième de couverture pour me faire une idée du sujet.

La fin du monde, l’origine du monde, la mort, l’âme…  Aïe, des sujets auxquels je ne suis pas particulièrement sensible et traités assez souvent MAIS jamais sous l’angle qu’a choisi Damien.

 

C’est un roman que je ne saurais catégoriser. Il est noir mais n’est pas un polar ni un thriller, la thématique est autant scientifique que fantastique et j’avoue que je ne m’attendais pas à ça. Alors certes, quel besoin de toujours tout mettre dans des cases? Aucun personnellement et j’y suis même assez opposée, mais comment alors vous définir ce roman?

 Damien nous emmène aux frontières du réel pour nous parler de l’âme, de la mort, de la religion et en suivant un homme Leo Liberati. Il nous en parle aussi par le prisme de l’Amour que l’on retrouve continuellement au fil des pages de ce roman. L’amour d’un homme pour sa femme mais aussi l’amour filiale, l’amour passionnel et cet aspect m’a touché.

La construction du roman est originale: une narration à rebours, où l’on suit chapitre après chapitre les différents protagonistes en même temps que s’écoule le temps dans le sablier pour arriver à ce fameux 21/12/12 à 4H44.

Les interconnexions entre les personnages se font au fur et à mesure des boucles temporelles, chaque chapitre étant consacré, au départ, à un protagoniste. L’ensemble est fluide et sans lourdeur, les personnages sont dans l’ensemble plutôt bien construit. Damien a su nous transmettre leurs émotions, leurs frustrations.

Difficile de vous en dire plus sans spoiler le roman, certains sujets arrivent en deuxième moitié de roman et vous en parler gâcherait une éventuelle découverte.

La couverture est totalement en adéquation avec l’intrigue et est très bien pensée.

Il y a un vrai potentiel chez Damien Eleonori et j’ai passé un bon moment de lecture. L’écriture est soignée et de qualité mais le sujet ne m’a pas complètement emportée. Un avis positif sur la forme mais plus nuancé sur le fond étant un peu réfractaire quant au sujet.

En revanche si vous aimez les romans qui vous entraînent aux frontières du réel et vous pousse à réfléchir quant aux religions, à la vie et à la mort, La mort n’existe pas est un roman pour vous.

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Le pouvoir de Naomi Alderman


Attention coup de coeur et chouchou du week end !

Le livre : Le pouvoir de Naomi Alderman.  Traduit de l’anglais par Christine Barbaste.  Paru le 3 janvier 2018.  21€50 ; (393 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 14 cm.
  4e de couv :
 ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE
POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?
Aux quatre coins du monde, les femmes
découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ».Du bout des doigts, elles peuvent infliger
une douleur fulgurante – et même la mort.Soudain, les hommes comprennent
qu’ils deviennent le « sexe faible ».Mais jusqu’où iront les femmes
pour imposer ce nouvel ordre ?

« Électrisant ! Choquant ! Décoiffant ! Vous ne regarderez
plus jamais les choses de la même façon… »

  Margaret Atwood, auteur de La Servante écarlate

« Mettre en lumière les travers des humains
et continuer d’éveiller les consciences :
c’est là que réside le pouvoir de ce livre. »
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume, Limoges

« Une écriture électrique. Un rythme endiablé. Si le pouvoir
change de camp, pour le meilleur comme pour le pire,
ne passez pas à côté : Lisez ce livre ! »
Charlotte Desmousseaux, librairie La vie devant soi, Nantes

 

@Livemint

L’auteure, qui vit entre Londres et New York où elle a travaillé comme scénariste pour des jeux vidéo, s’était fait remarquer par deux romans en France, traduits aux éditions L’Olivier, Désobéissance (2008) et Le Mauvais genre (2011). Fille d’un historien renommé du peuple juif, Naomi Alderman est née en 1974 à Londres et a grandi dans la communauté orthodoxe de Hendon d’Angleterre.

 

 

 

Extrait :
Il ne s’est rien passé de spécial, aujourd’hui. Simplement, chaque jour qui passe, on grandit un peu, chaque jour apporte sa pierre, jamais la même, et de cet amoncellements émerge soudain une possibilité qui n’existait pas auparavant. C’est ainsi qu’une jeune fille devient une femme. Pas à pas, jusqu’à atteindre l’âge adulte.

 

Le post-it de Ge

Présenté comme une « dystopie féministe », The Power, le dernier roman de Naomi Alderman vient de remporter outre-Manche le Bailey’s Women’s Prize 2017 qui récompense une œuvre de fiction écrite par une écrivaine de langue anglaise.

Du jour au lendemain, aux quatre coins du monde, des adolescentes découvrent qu’elles sont capables de générer de leurs doigts une puissante décharge électrique pour se défendre ou agresser. Dorénavant, elles n’ont plus à se laisser dominer par les hommes et rien ne les empêche de prendre le pouvoir. Roxy, Allie, Margaret et Tunde sont témoins de ce bouleversement.

Dans le roman d’Alderman, les femmes ont ce pouvoir inédit de tuer les hommes par une simple pression du doigt. Son livre est aussi une réflexion sur la notion même de pouvoir : qui l’a, pourquoi, et une fois que l’on a le pouvoir combien de temps s’écoule avant que ce dernier ne nous corrompe ?

Ici en effet les rapports de pouvoir sont inversés. C’est une jeune fille d’Afrique sub-saharienne qui découvre la première son don. Très vite cette jeune femme qui n’a connu que la condition de soumission, comprend que grâce à ce nouveau pouvoir, elle va pouvoir changer les choses. Surtout qu’elle a aussi le pouvoir de transmettre ce don de vie et de mort à d’autres femmes.

Les rapports de force s’inversent, le concept ici est poussé à son extrême. C’est là tout l’intérêt de ce texte mais c’est pas le seul.

Ce thriller futuriste est le premier roman de science-fiction à remporter un prestigieux et généreux prix littéraire britannique. Aussi aujourd’hui, on peut à raison se demander si « le futur de la science-fiction n’est pas féministe ». ….

Je vous laisse méditer là dessus.

Moi j’ai ma petite idée !

« Tunde élargit son cadre pour intégrer les spectateurs à l’arrière-plan, derrière les baies vitrées du centre commercial, et filmer leurs réactions : on voit des hommes qui cherchent à éloigner de force leur femme des vitres ; et des femmes qui les éconduisent d’un mouvement d’épaule, sans un regard, sans un mot, et qui, paumes écrasées contre les vitres, dévorent le spectacle des yeux. Tunde comprend alors que ce truc va prendre comme une traînée de poudre, embraser la planète tout entière et changer le monde. Plus rien ne sera jamais comme avant et cela le comble d’une telle joie qu’il se met à crier avec les femmes au milieu des flammes. »

Un supplément d’âme de Matthieu Biasotto


Le livre : Un supplément d’âme….de Matthieu Biasotto. Paru le 28 novembre 2015 en autoédition – réédité le 16 août 2018 aux éditions Bragelonne dans la collection thriller poche. 7€90 ; (275 p.) ; 18 x 11 cm

epub  5,99 € 

 4ème de couverture :

Et si on avait droit à une seconde chance ?

Victime d’un accident de moto, Thomas Garnier est à l’hôpital sous assistance respiratoire, dans un coma si profond que les médecins envisagent de le débrancher. En réalité, il est coincé entre la vie et la mort dans le « supplément d’âme », en compagnie d’un étrange gamin. Il a une chance de revenir du côté des vivants, à condition de comprendre ses erreurs.

De révélation en électrochoc, Thomas recompose la trajectoire de son existence avant qu’il ne soit trop tard. Entre déni et prise de conscience, une seule question le hante : saura-t-il encaisser la vérité

L’auteur : Matthieu Biasotto né le est 16/12/1983, Français, infographiste et webdesigner.
Il a auto-édité son premier roman, Un jour d’avance (2014), un thriller stupéfiant qui embarque le lecteur dans une intrigue intense et surprenante. Le succès est au rendez-vous et son livre a réussi à se placer dans le top 100 des ventes ebook.
Il vit à Miremont, une commune de l’aire urbaine de Toulouse.

site de l’auteur : http://matthieubiasotto.com/

« Edité depuis peu de manière « traditionnelle », j’ai fait le choix d’être libre et de vivre de ma plume. J’aime raconter des histoires où l’on ne s’ennuie pas, imaginer des intrigues un peu étranges et m’exprimer avec un style bien à moi. Enfant du numérique – même si je suis né en 83, je fonctionne beaucoup au visuel, en tout cas j’y suis sensible.

Originaire de Toulouse, je vis maintenant en famille pas très loin de l’Ariège avec ma moitié, mes trois petits gars et flammèche, le chat. Je partage ma vie entre peinture et écriture, deux modes d’expression qui se complètent, finalement. Si les couleurs m’offrent un plaisir instantané, mes textes sont un moyen de me connecter au monde, d’entrer dans les vies, dans les cœurs tout en m’amusant comme un gosse qui ne veut jamais s’arrêter. Après tout, la vie est un jeu… Alors, je fais juste de mon mieux sans me prendre au sérieux ;). »

 

Extraits :

«Je vois se profiler le sous-entendu : j’ai vendu mon âme au diable. Tout ça pour quoi ? Pour une baraque froide et bien trop grande où je ne foutais sûrement jamais les pieds, trop occupé à cravacher. Pour une piscine à débordement, un chien, une moto, un bateau et des tas de conneries connectées qui, maintenant, me font une belle jambe. Je me suis tué à la tâche pour une Audi hors de prix et un empire d’achats compulsifs, afin de compenser le vide sidéral de ma vie. Acheter pour posséder. Esclave d’un confort surfait, soumis aux lois du marché. Je me suis cru irremplaçable. J’en suis mort à crédit. Quel gâchis. Je commence à comprendre. Comprendre que j’ai eu tout faux. Et qu’il y a peut-être un sens derrière tout ça. Je le concède dans un soupir résigné : TK a raison. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

 

Un supplément d’âme de Matthieu Biasotto

« Je ne me souviens de rien. J’ai tout oublié ou presque.
Mon existence s’est arrêtée brutalement et la mort ne me veut pas.
Je ne peux pas revenir. Je ne veux pas mourir. Pas pour l’instant.
Pas avant que je ne comprenne ce que je suis. Ce que j’ai fait. Ce que mes proches ont comploté, dit ou pensé.
Pas avant d’avoir saisi le sens de ma vie. Je voudrais découvrir ce qu’il s’est passé, savoir comment j’en suis arrivé là.
Avant que l’on vienne me débrancher. J’erre dans une expérience parallèle qui m’échappe.
Je suis Thomas. Thomas Garnier, et la seule question qui me hante est : Vais-je pouvoir encaisser la vérité ?. »

 

Que d’émotions en refermant ce livre, véritable parcours initiatique et métaphorique.  Thomas est dans le coma et il a perdu ses souvenirs. Au moment de l’accident, on peut dire que c’est un vrai « connard » ! Le jeune garçon qu’il a été, va le guider, comme Virgile dans la Divine Comédie dans un espace parallèle : le supplément d’âme, … de l’autre côté. L’histoire pourrait être celle d’un triangle amoureux classique, celle d’un ambitieux qui fait passer sa carrière avant sa famille. C’est bien plus que ça, c’est celle des choix de la vie. Quand donc Thomas a-t-il rompu avec ses rêves, quand donc a-t-il trahit TK ? Sa quête de vérité, il va la faire pendant son coma, aux portes d’une mort annoncée et ainsi découvrir les malversations de ses collaborateurs, jusqu’au dénouement final, révélation inattendue et violente. La narration de Thomas rend le lecteur complice.

Inclassable roman à suspense, très fort et dérangeant, c’est le premier que je lis de Matthieu Biasotto. Sa sensibilité à fleur de peau,son style affûté et surréaliste à la fois m’ont fait penser aux Thanatonautes de Bernard Werber.

Lu en version numérique.

 

Extrait 2 :
«  Tu as oublié l’amour. Tu as oublié les rêves. Tu as oublié de vivre. Tu as oublié qui je suis. Tu as même oublié que tu pouvais rendre le monde plus beau. Est-ce que l’univers a besoin d’un putain de cabinet d’intelligence économique supplémentaire ? Bien sûr que non, pauvre ignorant ! Est-ce que tu vas laisser une trace dans l’histoire avec tes profits pathétiques ? Tu as déjà la réponse. Parfois, il faut mettre les mains dans le cambouis, mon vieux. C’est comme ça. Vu que tu ne le fais pas, je suis là pour ça. Je suis là pour te faire descendre au fond de toi. Dans le coin de ton âme qui t’effraie depuis des lustres.
— Au… au fond de moi ?
Mon étreinte se relâche. Il vient de me sonner…
— Au milieu de tes craintes, de tes erreurs. En ouvrant le placard où tu as entassé tes frasques et tous tes mauvais choix. Je te parle du puits sans fond dans lequel tu as jeté tes élans et ton instinct. Toutes ces occasions où tu as pris le mauvais chemin. Par flemme, par innocence, et puis, finalement, par habitude. Quand tu as décidé de changer tes plans à la première difficulté. Tu sais, cet endroit qui prend la poussière parce que tu as préféré faire comme tout le monde. Tu as pris la décision d’entrer dans le moule, au lieu d’appréhender ce que tu es vraiment. Tu as déposé toutes ces merdes autour de moi. Tu as refermé la porte derrière toi. Tu as jeté la clé pour faire semblant pendant des années. Et tu m’as laissé pourrir là-dedans. »

 

Dernière sortie pour Wonderland – Ghislain Gilberti


Le livre : Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti. Paru le 31 août 2017 aux éditions Ring. 19.95€ ; (481 p.) ; 14 x 22 cm .

4ème de couverture :

 » Un pédophile se cache-t-il derrière le conte le plus célèbre du monde, Alice au Pays des Merveilles ? Lewis Carroll a-t-il brouillé les pistes pour masquer la véritable Alice, bien réelle, qui aurait été l’une de ses victimes ? Le roman gigogne de l’auteur français, Ghislain Gilberti, Dernière sortie pour Wonderland, remonte la piste d’Alice et de son bourreau à travers un puzzle effroyable et brillant.  »

Norah Spencer, CBS News

Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.
Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s’attaque à un emblème intouchable de l’Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre.
Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent (Pocket) et Le baptême des ténèbres (édition poche La Mécanique générale à paraître en 2017), guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants (bientôt 3). Ghilsain Gilberti a 39 ans et vit à Belfort.
Extrait :
« C’est devenu un symbole universel qui a fini par prendre corps. Mais ces contrées ont été retournées. Détournées, transformées. Son vrai visage en a été oublié, voire carrément refoulé. Aujourd’hui, les gens de ton peuple, à la surface, ne veulent plus voir que son visage grimé, caché derrière un paravent niaiseux. A l’instar de notre monde et de sa façade publique bienséante, le vôtre s’est volontairement crevé les yeux. Les gens de la surface, dans leur grande majorité, préfèrent ne rien savoir plutôt que d’être confrontés à des vérités gênantes, ambigües ou tout simplement trop complexes. Alors il est facile pour la Reine tyrannique et son marionnettiste de jouer le jeu impunément et d’en profiter. »

 

 L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Dernière sortie pour wonderland de Ghislain Gilberti :

 

Chers lecteurs, préparez-vous à vivre l’inavouable histoire de Charles Dogson , alias « dodo » plus connu sous le nom de  Lewis Carroll .

Vous ferez une immersion au sein de wonderland, conte plus communément appelé Alice aux pays des merveilles.

Alice Price, qui s’apprête à mixer en soirée, fait preuve d’une curiosité malsaine qui la pousse à prendre une poudre violette aux effets particuliers …

Elle se retrouve immédiatement plongée dans un autre monde parallèle souterrain, où elle croisera un étrange lapin blanc aux yeux maléfiques …

La voilà immergée dans un monde inventé de toutes pièces par Lewis Carroll, individu dérangé, photographe pédophile et pervers … Charles Dogson ne lui est pas inconnu puisqu’elle a fait une thèse dans le cadre de ses études sur ce personnage, pour lequel elle ignore en fait tout de sa partie sombre…

Son but : Sauver les âmes innocentes enfermées par cet horrible personnage et sauver Wonderland de la folie de son créateur !

Au fil de son périple, elle va rencontrer les personnages ayant peuplé le conte « Alice aux pays des merveilles » et va être confrontée à des aventures périlleuses qui mettront sa vie en danger.

Elle se retrouvera à divers moments entourés de Lewis Carroll et fera face aux pires horreurs qu’il a commises …

 Ce roman est tout à fait nouveau pour moi, j’avoue ne pas savoir dans quelles cases le ranger ! c’est une lecture atypique pour mon cœur de polardeuse …Mais justement, ce changement de style, que j’ai adoré, prouve encore une fois pour moi le talent d’écriture de Ghislain Gilberti qui sait à chaque fois m’emmener hors de mes sentiers habituels ….

 Le personnage de Lewis Carroll m’a répugnée, dégoutée. L’auteur a su, à travers la force de ses mots, me faire détester cette horrible personne !

J’ai adoré le côté réel qu’apportent les photos retrouvées à la fin du livre qui nous confirment l’horreur dont a fait preuve cet homme.

 L’écriture de Ghislain est forte, percutante et tellement addictive !

 Alors à vous de vous y plonger et surtout n’oubliez pas, ne soyez pas en retard !

 

Et si demain n’existait plus : Marie de Ludovic Metzker


Le livre : Et si demain n’exister plus ? tome 1, Marie de Ludovic Metzker. Paru le 13 mars 2017 chez Bookelis. 12€99 ; 324 pages ; 13 x 20,5 cm.
4e de couv :
 
« Nous avons vénéré des dieux au point d’en oublier la Terre. Nous aurions dû être plus reconnaissants à son égard. Pourtant, au lieu de cela, nous l’avons bafouée et humiliée. Deux ans après nous avoir fait subir sa colère et anéanti une partie de la population, la Terre a rendu la vie à des millions d’individus qu’elle a baptisée les Chasseurs. Nous avons survécu au cataclysme pour, finalement, devenir les témoins de notre propre extinction.
Le plus grand fléau de tous les temps arrive à nos portes, mais nous avons décidé de ne pas nous laisser faire et de nous battre afin de préserver le peu qu’il nous reste.Avec l’approche d’une guerre entre les Chasseurs et les humains, il nous vient une question que nous aurions aimé ne jamais avoir à nous poser : Et si demain n’existait plus ? ».
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L’auteur : Amateur d’histoire et de mythologie, Ludovic Metzker est l’auteur de plusieurs romans de Science-Fiction et de Fantastique. Avec des sagas comme « Et si demain n’existait plus ? » et « L’homme sans nom », l’auteur réussit à renouveler le genre Fantastique en y pportant une touche de modernisme.

 

 

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Extrait 
“Le bien et le mal, la vie et la mort. Les croyances en nos dieux, aussi diverses soient-elles, nous ont permis d’instaurer des valeurs à notre espèce et le simple fait de penser qu’un être supérieur à l’humain finirait les mauvaises gens ou offrirait un paradis aux bonnes personnes a largement contribué à mettre en pratique cette conscience”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Marie est le premier tome d’une trilogie.

La terre décide de se rebeller.

Les hommes lui ont fait trop de mal.

Des milliers de personnes disparaissent sur tous les continents…

Ce qui m’a d’emblée surpris dans ce roman et qui est une véritable gageure…, c’est qu’il n’y a pas de dialogues du tout dans ce récit !

Tout est dans le narratif, mais cela ne m’a pas dérangé du tout et au contraire puisqu’il a fallu à Ludovic un travail d’autant plus intéressant pour nous tenir en haleine et il y parvient sans aucun soucis.

L’histoire est envoûtante. Sur un fond “fantastique” nous sommes beaucoup plus poche d’un compte philosophique que d’une énième “Walking Dead” ou autre histoire de zombies, ici nous avons à faire à des “chasseurs” qui incarnent le mal.

Oui, on est très vite plongé dans un univers post-apocalyptique, mais plus proche de celui d’un René Barjavel ou d’un Bernard Werber.

Le bien côtoie le mal. Il y a des scènes très belles, très intenses, mais il y a aussi des scènes sanglantes qui peuvent être dérangeantes mais c’est l’émotion qui a la place d’honneur finalement…

Ludovic grâce à son imagination, maîtrise son sujet à la perfection et c’est avec plaisir que j’aborderai le tome 2.

Pour les amoureux du Fantastique à ne pas rater…

 Karma – Théo Lemattre


Le livre : Karma de Théo Lemattre . Paru le 7 juillet 2018 en auto édition. Livre numérique 2.99€ (160 p.) 

4ème de couverture :

Le karma… il nous suit de notre naissance à notre mort.

Jérémy n’est ni mort, ni vivant. Dans un état de conscience spirituel des plus obscurs, il est appelé à passer vers un autre monde, celui dans lequel il sera jugé pour ce qu’il a fait.

L’enjeu n’est pas des moindres : sa vie.

Jérémy, malgré la gravité de la situation, n’a qu’une idée en tête : retrouver sa petite-amie, avec laquelle il a eu cet accident de voiture, pour lui dire tout ce qu’il n’a jamais su lui exprimer. Un souhait incompatible avec les forces supérieures qui lui font face.

Malgré lui, Jérémy va se retrouver empêtré dans une folle course poursuite qui le poussera dans ses derniers retranchements.

Connaissait-il vraiment Julie, sa petite amie, aussi bien qu’il le croyait ?

 

L’auteur :  Théo Lemattre est un auteur français né le 12 décembre 1997 à Dechy. Très jeune, il commence à écrire ses premiers jets et lance son premier livre à seulement 16 ans.
Théo Lemattre se tourne d’abord vers le Thriller, visant un public adulte accoutumé aux univers sombres.
En juin 2017, il décide de s’orienter vers un genre plus léger en sortant « Prêts à tout », qui marquera son tournant dans le roman. S’en suivront une multitude de romans, dont « 5 pas vers le bonheur », édité chez HarperCollins début 2019.
Le 19 mai sort : « Ce qui nous oppose nous unit », une comédie romantique sur les mauvaises interprétations, mettant en scène deux personnages aux caractères bien trempés.
Le 17 février 2018 sort : « 5 Pas vers le bonheur », un roman doux et initiatique sur les sujets de la vie de famille et du deuil. (réédition HarperCollins début 2019).
Le 12 décembre 2017 sort : « Tout ou rien », le dernier volume de la série « Prêts à tout ».
Le 14 octobre 2017 sort : « Retomber amoureux », un roman doux et amer sur la vie difficile d’un couple.
Le 19 août 2017 sort : « Tout pour elle », la suite de « Prêts à tout », son septième roman.
En juin 2017 sort son sixième roman : « Prêts à tout ». Une comédie romantique burlesque. « Un bon vent de fraîcheur pour cet été caniculaire ».
En avril 2017, suit son cinquième roman « Le complot de Tchernobyl ». Un thriller historique haletant qui ne vous laissera aucun temps mort.
En février 2017, il publie son quatrième roman « Les mains blanches », dans lequel il dénonce la condition des femmes.
En Novembre 2016 il publie « La Malédiction du Vatican », un thriller à l’ambiance pesante qui vous entraînera dans les tréfonds de l’âme humaine.
En Juin 2016 suit « Les chaînes du papillon », un thriller noir qui vous offrira à n’en pas douter quelques frissons dans le dos.
En Mai 2015 il publie « l’Omerchat », un thriller humoristique truculent bourré de personnages hauts en couleurs.

 

 

L’extrait :
« Je jette un œil au miroir . Bon sang , je n’ai jamais été aussi beau de toute ma vie ! J’ai les yeux clairs , la peau délestée de toute imperfection, le corps joliment sculpté , ni trop , ni pas assez et …les cheveux courts !
-Qu’est ce qui est arrivé à mes cheveux ?
Richard a l’air surpris. Son grand sourire se transforme en un regard interrogateur.
-C’est vraiment tout ce qui te choque ?  Tu n’as aucune question sur ton teint , ta peau , ton corps de manière générale ? Tout ce qui t’intéresse ce sont …tes cheveux ?
– Ben c’est-à-dire que ….je les aimais bien comme ils étaient .
– Oui , mais le bon goût n’est pas inné chez les humains . Dans l’état actuel des choses , tu es plus beau que tu ne le seras jamais . Tu es physiquement toi-même ,mais poussé au maximum . Comme si tu étais « un dix sur dix » en concours de beauté , tu vois ?
Bon sang , Julie avait raison pour les cheveux ! Julie !
-Euh…écoutez, Richard. Il ….il faut que je retrouve ma petite amie . On allait bientôt se marier , et….
-Patience, patience . Tout te sera révélé n temps voulu . Tu veux bien me suivre ?
-Où allons nous ?
– Voir si tu vaux la peine d’être sauvé ou non . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

« Karma » , de Théo Lemattre

Tout d’abord je tenais à remercier Théo pour sa confiance ! Je me suis plongée avec plaisir dans cette lecture complètement atypique pour moi .

Le début se passe dans une voiture où Jérémy et sa petite amie Julie se rendent chez les parents de Monsieur . Cela vous semble banal t pourtant c’est loin de l’être , soyez patients …

Une dispute de couple éclate , Jérémy tente de jouer avec son éternel optimisme pour essayer de dédramatiser ce qui énerve encore plus Julie ! En fait , Jérémy a tout quitté pour réaliser son rêve « devenir humoriste » , ce qui semble déplaire à Julie , qui ne le trouve pas drôle du tout …

Ok , là vous vous dites , l’histoire a l’air hyper ennuyeuse mais là ……Un choc arrive ! Et l’auteur nous transporte dans un univers méconnu , merveilleux et paisible au possible ! On fait la connaissance de Richard , guide de Jérémy dans ce « nouveau monde ». Et puis , il y a Serge…personnage assez simplet à qui on s’attache forcément …

Les croyances sont mises a rudes épreuves dans ce roman . Et s’il existé un après ?

Beaucoup d’ouvrages ont déjà traité de « l’expérience de mort imminente » , mais là c’est tout autre chose ! L’auteur nous invite à découvrir ce qui pourrait être l’avant où tout notre destin se dessine, ou l’après où nos choix , nos décisions influent sur notre compétence ou non à aller « au paradis ».

Théo , tu m’as fait rêver , tu m’as fais rire avec les situations loufoques , mais tu m’as surtout fait pleurer ! Ton roman est un hymne à la vie et il nous rappelle que chaque seconde passée sur cette terre autour des gens que l’on aime est simplement le plus important . N’est pas cela que l’on appelle BONHEUR ?

Je suis incapable de classer ce roman , je peux vous dire qu’il mêle de la romance , du fantastique , de l’action …un cocktail détonnant pour un bouquin surprenant !

Le dénouement est magnifique , juste un mot grandiose .

Si vous voulez une lecture rafraîchissante pour cet été caniculaire c’est décidemment celle qu’il vous faut !

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake


Le livre : L’essence des Ténèbres, Thomas Clearlake. Paru le 11 mars 2018 chez Moonlight Editions. 16€99 ; (462 p.) ; 14×21 cm

4ème de couverture :

La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter. Peu à peu, il va être confronté à des faits que ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

 

 

L’auteur :  Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né à Revelstoke au Canada le 19 octobre 1978 où il grandit en pleine nature dans une communauté d’une vallée des rocheuses canadiennes de Colombie britannique.
Il s’intéresse dès son plus jeune âge à la littérature, qu’il aborde avec des auteurs tels que Edgar Alan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…
Sa passion pour les « littératures de l’imaginaire » le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer. Avec L’essence des ténèbres, Tom Clearlake signe ici son premier thriller. Dans une interview accordée à Aurélie Pelletier pour sa page des livres et moi, l’auteur dit (je cite) : « j’ai toujours voulu écrire des thrillers. Je pense qu’il est le maître de tous les genres littéraires ».

 

Citation :
« Car le mal, tôt ou tard, serait le levier du sursaut de l’Homme. »

 

L’accroche de Miss Aline

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake

Je viens tout juste de lire le dernier mot de ce livre. J’en ai perdu le souffle et quelques larmes (je sais, trop émotive je suis !).
Tout commence par une enquête sur des disparitions de jeunes enfants. Enquête qui va incomber à l’Agent Eliott Cooper spécialisé dans la surveillance de terrain. Il va se rendre à St Marys (lieu des disparitions) en Pennsylvanie et cadrier une forêt immense en espérant trouver des traces des enlèvements. Débute alors toutes une série de faits plus ou moins étranges. Une forêt où toute forme de vie semble être bannie, une brume persistante, des communications coupées, une autopsie classé 5d…Eliott va retrouver le dernier enfant enlevé, lors d’un sacrifie. Il va intervenir et sa vie va changer du tout au tout. Il va devenir l’homme traqué par le FBI pour plusieurs raisons que je vous laisse découvrir. Son seul espoir c’est Laureen, elle aussi du FBI, et le décryptage d’un manuscrit longtemps caché.
La vie de Laureen, Eliott qui n’est plus vraiment là, le pays, le monde entier versent dans le chaos le plus total.
L’auteur écrit là un thriller fantastique des plus prenants. Sa force d’écriture te plonge dans cette forêt opaque, tu sens/ressens la noirceur. Tu laisses ton esprit ouvert et tu plonges dans la voie fantastique présente en bonne part dans ce thriller. Tour à tour tes émotions se succèdent : interrogations, stupeurs, frayeurs, doutes, espérance, et même les larmes.
Chaque personnage laisse une trace en toi. Ils sont denses, intenses avec toutes la palette des caractères de l’individu. Ils aiment, détestent, s’investissent, s’oublient avec une force. Pour un peu tu les vois là juste devant toi.
L’écriture est rythmée, t’entrainant toujours plus loin dans ta lecture. Tu veux savoir, tu crains le pire, tu espères.

Un très grand merci à Tom Clearlake et Laure de Moonlight Editions de m’avoir fait découvrir ce thriller haletant.

Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock


Le livre :Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
Extrait :
Elles étaient inséparables depuis le jour de leur rencontre.
À dix ans, elles avaient fumé ensemble leur première cigarette, cachées dans les trous des haies de hêtres du parc de Kongens Have et, pendant tout le temps qu’avait duré leur scolarité, elles étaient tombées amoureuses des mêmes garçons à tour de rôle. L’une avait haï avec passion les ennemis de son amie, adoré sa famille avec encore plus de ferveur – et réciproquement –, et elles avaient pleuré l’une et l’autre (et pleuré, et pleuré) lorsque les parents d’Heloise avaient annoncé leur intention de divorcer, l’été entre leur CE1 et leur CE2.
« Nous deux, on ne divorcera jamais », avait déclaré Gerda ce jour-là. Elles se l’étaient juré et avaient mêlé leur sang pour entériner ce pacte. Vingt-sept ans plus tard, elles étaient encore là.

 

Le OFF de OPH

« Fleur de cadavre » de Anne Mette Hancock aux Éditions Albin Michel.

Premier roman de cette journaliste danoise, j’ai entamé ce polar en étant un peu sceptique. Je ne lis quasiment plus que des auteurs français et j’ai été très déçue des dernières traductions de romans étrangers. Du coup, je me suis lancée à tâtons dans cette lecture qui, finalement, m’a emportée.

La Fleur de cadavre ou Amorphophallus titanium est une fleur particulière à l’odeur de cadavre en putréfaction. Le roman d’Anne Mette est un roman particulier à l’odeur rance des mystères et des secrets, du vice, de la manipulation et du mensonge…

Dans ce thriller au rythme endiablé, Anne Mette nous présente Heloise, jeune journaliste danoise. Heloise… Du germanique « Hailwidis » qui signifie bois robuste. Et de la robustesse il lui en faut à Heloise Kardan.

Journaliste à Copenhague, elle reçoit des lettres d’une certaine Anna Kiel. Heloise n’a aucun lien avec cette femme qui a disparu après avoir égorgé un avocat de 37 ans.
Pourquoi elle?
Chaque lettre se termine de la même manière:
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne moi au moins par tes mots ma douce essence de ton être »…
En se lançant à la recherche de cette meurtrière Heloise rouvrira ,sans le savoir, les portes d’un passé qu’elle pensait définitivement fermées.

Le roman alterne chapitre longs et courts avec des cliffangher qui ,distillés habilement, poussent la tension narrative au point qu’il est difficile de lâcher la lecture.
Si l’intrigue se base sur un sujet connu (non je ne spoilerai pas), sa construction nous entraine de fausses pistes en mensonges, de secrets de famille en vérités inavouables, pour nous transporter vers une fin qui, bien qu’elle paraisse inéluctable, ne se déroule pas comme je l’avais imaginé et j’en suis ravie.

Les personnages sont remarquablement construit, si certains éveillent à leur endroit de la tendresse, d’autres se révèlent à vomir. Les émotions sont là sans pour autant déclencher un tsunami.

Anne Mette nous fait également découvrir le système judiciaire danois, les peines encourues et le traitement de la récidive.

« Fleur de cadavre » est un bon thriller, prenant et addictif. C’est un vrai bon moment de lecture et cela explique sans doute son succès au Danemark où il a déjà le statut de best-seller.

Mention particulière à Caroline Berg, la traductrice, qui a su conserver un style dynamique mais aussi l’âme du roman.

Fleur de cadavre – Anne Mette Hancock


Anne Mette Hancock - Fleur de cadavreLe livre : Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
……………………
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
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Extrait : 
“Héloise le vit d’abord de dos et se demanda si on ne l’avait pas fait entrer dans la mauvaise pièce. L’homme assis à la table métallique sous la lumière fluorescente du néon qui clignotait au-dessus de sa tête n’était pas son père.
C’était un frêle vieillard aux cheveux presque entièrement blancs, hormis quelques touffes grises aux tempes. Un vieil homme amaigri. Il était assis, les épaules tombantes et la tête basse, sa colonne vertébrale apparaissant nettement sous son T-shirt élimé, comme les pointes sur le dos d’un stégosaure.
Mais alors qu’elle avancait vers lui, l’image se transforma sous ses yeux comme ces œuvres d’art qu’on nomme anamorphose. Un objet qui ressemble à une chose vue sous un certain angle et qui se dissout et se transforme en autre chose lorsqu’on le regarde sous un angle différent. Cela ne pris que quelques secondes. L’homme leva ses yeux en l’entendant approcher. Leurs regards se croisèrent, et elle sut.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul 

Anne Mette Hancock – Fleur de cadavre

Fleur de cadavre Anne Mette

Fleur de cadavre” est le premier roman de Anne Mette Hancock, il a reçu le prix du meilleur roman policier danois 2017.

 Cela a tout de suite placé pour moi la barre de ce roman assez haut.

Étant régulièrement lecteur des romans de Stieg Larsson, Camilla Läckberg, Arnaldur Indridason, Henning Mankell ou Jo Nesbo, pour ne citer qu’eux, car j’aime vraiment beaucoup leur style d’écriture. J’ai reçu ce roman par le service de presse de Albin Michel et, il allait me falloir prendre le recul nécessaire pour pouvoir être le plus objectif possible sur ma chronique. J’ai entamé le roman dès que possible.

 J’ai retrouvé très vite le style limpide, vif et percutant, très particulier des auteurs danois. Cette ambiance pesante autour de sujets qui font froid dans le dos (je ne dévoilerai rien, par respect pour Anne Mette). Au début du roman j’ai eut un peu de mal à me connecter aux personnages, car si les protagonistes principaux eux sont très bien développés, les autres manquent un peu de relief pour moi et la traduction me semble même un peu simpliste parfois. Mais heureusement l’histoire est très bien construite, et malgré le fait que nous connaissions dès le début la coupable, Anna Kiel, nous ne savons pas quelles sont les raisons qui la poussent à agir de la sorte et c’est véritablement “LE” point fort du roman. Malgré le caractère intransigeant d’Anna dans sa quête de vengeance, j’ai quand même eut une certaine sympathie pour elle…

Petit à petit les éléments se mettent en place avec une approche de plus en plus intéressante : vengeances, monde politique, sa relation avec la police, pouvoir de l’argent, secrets de famille enfouis, les rapports familiaux de la journaliste Héloise Kardan, qui va devoir replonger dans les souvenirs de son passé…

Le mode d’écriture lui aussi a changé, dialogues mieux construits. Tous ces éléments m’ont permis d’entrer finalement dans le vif du roman et ce, jusqu’à son dénouement final surprenant et scabreux, l’amenant même vers une certaine finesse malgré un sujet grave.

 Comment Anna connaît-t-elle si bien Héloise, alors qu’elle est certaine de ne l’avoir jamais rencontrée ?

Pour le savoir vous aller devoir plonger au cœur de cette enquête violente parfois, malsaine souvent, aux cotés d’Eloise malgré toutes les pressions qu’elle subit.

 Belle découverte et prix du meilleur policier 2017 mérité !

L’enfant des cimetières de Sire Cédric


Le livre : L’enfant des cimetières  de Sire Cédric. Paru le 5 mars 2009 au Prè aux clercs dans la collection Thriller gothique. . 18€ ;  (456 p.) ; 25 x 16 cm
Réédité en poche le 3 mars 2011. 7€80 ;  (533 p.) ; 18 x 12 cm
4e de couv : 

Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.

Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

 

L’auteur  : Musicien et écrivain, Sire Cédric est un acteur incontournable de la scène gothique française. Dès son premier livre, Déchirures (Coup de Coeur des Bibliothèques de Paris), il s’affirme comme un maître de l’étrange et de la violence poétique. Ses deux romans suivants, Angemort (Prix Merlin, 2007) et Dreamworld, ont confirmé son talent. Avec L’Enfant des cimetières, un nouveau maître ès créatures de l’ombre est né.

Extrait :
Elles passent sur la poitrine, pressant contre ses tétons qui durcissent. Des mains d’ombres se dessinent sur ses cuisses, s’insinuent entre ses fesses, empoignent son sexe dressé, pour le caresser plus délicatement encore. Des bouches noires embrassent son ventre avec tendresse, tandis que les langues éthérées s’activent en mille caresses sur son membre en érection.

Le OFF de OPH

L’enfant des cimetières de Sire Cédric

« Comme ça faisait troooop longtemps que je ne vous avais pas donné un avis littéraire, en voilà un nouveau… Dans la catégorie thriller fantastique que tu dévores aussi vite qu’un bon plat de tripes à la sauce tomate (bon ok drôle de comparaison mais les tripes ont un aspect et une couleur s’approchant assez de chairs et autres viscères sanguinolents) je vous présente « L’enfant des Cimetières » de Sire Cédric.

 Un gardien de cimetière massacre sans raison sa famille… Un adolescent jusqu’alors parfaitement équilibré est abattu par un policier alors qu’il vient de tuer une jeune artiste peintre… un policier qui sombre à son tour dans la folie… un ensemble d’événements tout autant horribles qu’inexpliqués qui entraînent David, photographe, aux frontières du monde que nous connaissons…

 Je découvre Sire Cédric avec ce roman qui m’a donné la chair de poule. Une plume précise et envoûtante, un récit sans temps morts qu’il est difficile de lâcher, des descriptions précises sans pour autant appesantir le style et l’histoire. On me l’avait présenté comme trash mais je ne partage pas ce sentiment… Bien sûr il y a le minimum syndical d’hémoglobine mais on est loin du « trash » de Caillot (que j’adore) ou de Grangé. Bien plus subtil, Sire Cédric suggère habilement ce qui vous permettra de donner vie aux scènes et aux personnages décrits. Il vous emmène aux frontières du fantastique et de la magie sans tomber dans l’excès, sans donner le sentiment de déjà vu malgré tout ce qui existe sur le sujet. Il traite une des nombreuses légendes urbaines qui nous ont fait trembler à l’adolescence.

 Sire Cédric je n’en n’ai pas fini avec toi et je compte me replonger rapidement dans un de tes romans! »