Seul le silence de R.J. Ellory


Le livre : Seul le silence, R.J. Ellory. Paru le 26 août 2009 aux Editions Le Livre de Poche.   8,30 Euros ; 608 pages ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

L’auteur : R.J. Ellory est né en 1965 en Angleterre. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, puis se tourne vers la photographie et l’écriture. En France, le succès est immédiat avec son roman Seul le silence qui conquiert plus de 500 000 lecteurs. Son roman Papillon de nuit a reçu le Prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie policier en 2017.

 

 

Extrait : « Mais je ne savais pas, et elle non plus, et ma mère, malgré toute sa sagesse, était aussi ignorante que nous. La mort revint à Augusta Falls. Elle arriva par la grand-route, appliquée, méthodique, indifférente aux us et coutumes, ne respectant ni la pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint – froide et insensible, perceptrice de l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer, une dette à jamais arriérée. Je La vis la prendre, je La vies de près, et lorsque je regardai dans Ses yeux je ne vis rien que mon propre reflet. »

L’accroche de Miss Aline

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Vaughan écrivain, aux dernières de sa vie, nous raconte son parcours. A l’aube de ses 12 ans il fait connaissance avec la Mort qui lui prend son père. La Mort qui n’en finira plus de roder sournoisement autour de lui. La Mort qui prend son tribu dans le meurtre de petites filles. La Mort qui œuvre avec un tueur en série insaisissable. Joseph qui a douze ans « tombe » sur une des petites victimes,  se sent investie d’une mission : protéger les autres petites filles de son entourage. Joseph qui a douze ans est impuissant face à la Mort qui poursuit son œuvre inlassablement. Une petite porte de sortie dans cette noirceur pour ce jeune garçon en la personne de Mademoiselle Webber son institutrice qui va réveiller en lui son amour des mots.

Alors que le coupable semble avoir signé ses aveux en se suicidant, la vie reprend son cours. La Mort a laissé des traces dans la vie de Joseph. Il est rongé par ces petites victimes qui n’ont pu être sauvées dont il imagine le calvaire, la fin horrible.

En partant pour New York, il va tenter de vivre sa vie, de devenir d’écrivain.  Il va se construire loin de chez lui.  Mais dans un coin de sa tête toujours ces victimes, toujours la Mort. Et de nouvelles victimes qui surgissent… Comment puisque le tueur est « passé aux aveux » ? La ritournelle reprend. Ce jeu de cache-cache avec la grande faucheuse qui n’a de cesse de se mettre en travers de sa route.

Seul le silence c’est le livre d’une vie gouvernée par la Mort, c’est elle qui mène la danse.

Seul le silence c’est la souffrance muette d’un petit garçon impuissant face à la Mort. Un petit garçon qui portera en lui la blessure des victimes. Un petit garçon qui va grandir mais qui aura toujours 12 ans dans sa tête avec ses bleus à l’âme.

Seul le silence c’est une lecture où tu peines avec Joseph. Tu voudrais tellement l’aider, le soutenir. C’est une lecture sombre où la Mort rode et t’oppresse. C’est une lecture hypnotique dont tu ne peux sortir. Qui vaincra de Joseph ou de la Mort ?

Seul le silence c’est aussi une plume poétique, qui sait trouver les mots, dépeindre les  lieux, les sentiments. C’est une plume qui rend tout vivant voire terriblement vivant.

Merci à Monsieur René Manzor de m’en avoir conseillé la lecture et de m’avoir lu un passage lors du salon de Rosny.

Bonne lecture.

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Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny


Ce soir comme promis c’est…

La double chronique

Et c’est MissAline et Clémence qui nous offre leur avis

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

 

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

L’accroche de Miss Aline

 

1988,  trois enfants  dont la vie est bousculée par certain événement dont ils ne parleront à personne.  

2015, année charnière dans la vie de Tom.

2018, toutes les trajectoires se retrouvent  dans  cet espace temps.

Trente ans, trente secondes et la vie défile, avance, s’enfuie. D’autres choix étaient-ils possible ? Est-ce vraiment un choix  ou juste l’effet papillon ?

Il n’y a aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque protagoniste et son espace temps. Mais quel est le lien entre eux ?  Plus tu avances et plus tu cherches la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Trente ans à avancer, tenté d’oublier, ruminer.

Trente ans, des retrouvailles entre  gosses d’hier  devenus des adultes ayant oubliés leurs rêves. Trente seconde pour basculer.

Trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Tom va les «bouffer » toute sa vie ces trente secondes.

Trente ans le méchant d’hier s’est racheté une conduite. Trente secondes d’inattention et  à nouveau l’enfer.

L’auteur s’attache à démontrer que rien n’est fixé. Tout peut prendre une tournure inattendue dans la vie. Que tu n’es pas le/la seul(e) à influer sur le court des choses, les autres le font parfois pour toi de façon inconsciente bien sur.

J’ai beaucoup aimé la façon dont le récit est découpé et qui t’amène à t’interroger sur le « on va où ? ». La lecture est fluide  et tu as du mal à quitter tes pages. Les choses se mettent en place et tu comprends. Ok pour cette fin alors… ah non l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Un très grand merci à Sébastien  Theveny de sa confiance en me faisant découvrir son univers. J’ai hâte de lire ses autres romans. Surement un nom à suivre…

Bonne lecture.

 

Extrait :
J’ai cru que notre mariage pourrait me guérir, mais je n’ai jamais réussi à me libérer tout à fait du passé.
La seule manière de m’en libérer, c’est de faire ce que j’ai décidé d’accomplir aujourd’hui même.
D’ici quelques heures, mon âme sera libérée d’un poids gigantesque.
Même si le prix à payer est lourd.
Et dangereux.
Définitif.
Mon pauvre homme, je fais de toi une victime collatérale de mes actes.
Le risque est grand que je finisse mes jours derrière les barreaux…
D’une certaine manière, je t’aime.

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Sébastien Théveny , Trente secondes avant de mourir :

Première fois pour moi que je lis un livre de cet auteur , que je remercie pour sa confiance .

J’ai été subjuguée par cette nouvelle plume et je suis sûre d’être assidue dans la lecture de ses ouvrages …

Passons aux choses sérieuses :

Tom , patiente dans la salle d’embarquement de l’aéroport , où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent . Étrangement , plusieurs personnes ne lui semble pas inconnues …

Nous allons faire des nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec ces personnes censées ne pas se connaître et pourtant … quel est le lien qui les unit ?

Pour le découvrir il vous faudra lire ce superbe roman .

L’auteur nous fera revivre cette fameuse journée , où tout a été de travers , où le destin de Tom et des autres personnages  a pris un sacré tournant .

Vous ferez la connaissance d’Erin , de Ramon , de De Marcus … et ils méritent d’être connus .

Alors n’hésitez plus et retenez bien ce nom , Sébastien Théveny . Je vous assure que vous ne serez pas déçu , c’est promis !!

J’ai vraiment adoré ce livre , j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher . Un petit bijou !

Extrait :
En somme, la vie de chacun n’est que l’accumulation de petits riens dans la grande mêlée générale de la fourmilière humaine

Voilà mes polardeux,

J’espère que comme moi vous avez fait une découverte car une nouvelles nos flingueuses n’ont bien donner envie de le lire celui-là. Rhaaaa sacrée tentatrices !

Et comme si cela ne suffisait pas ! …

Sébastien Theveny viendra bientôt papoter ici avec Clémence (autour du 4 aôut)

Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny


Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny

Ou

Une double chronique live

 

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

La Chronique Live

Deux flingueuses en terrasse autour d’un verre (sans alcool) se font interpeller par leur voisin de table.

Ce qui donne une chronique sur le vif….

 

Le voisin de table : Pardon Mesdemoiselles j’ai entendu que vous parliez de Trente secondes avant de mourir de Sébastien Théveny.  Ça vous ennuie de m’en parler ? Ah, je me présence Alain Doucros et moi aussi à mes heures perdues je chronique.

Clémence : pour ma part c’est la première fois que je lis cet auteur. J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Un véritable petit bijou.

Miss Aline : je confirme. Je dirais même : attention auteur à suivre !

Alain : ah oui tout de même ! Sans trop m’en dire vous pouvez développer ?

Miss Aline : l’auteur vous entraine sur trois périodes : 1988, trois enfants dont la vie est bousculée par certains événements dont ils ne parleront à personne.

2015, année charnière dans la vie de Tom.

Et 2018 : toutes les trajectoires se télescopent et tout ce joue ou pas. Mais aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque personnage et son espace temps.

Clémence : on commence avec Tom en salle d’embarquement, où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent.  Il va croiser un regard, un visage pas tout à fait inconnu. Et Tom repense à cette fameuse journée, où tout a été de travers, où son destin et celui d’autres personnes a pris un sacré tournant.

Alain : tout le monde est lié  alors, à cause de Tom ?

 Miss Aline : on va garder le suspens pour votre lecture. C’est vrai qu’en lisant on cherche la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Clémence : pour découvrir cette cassure il vous faudra lire ce superbe roman. Je vous assure que vous ne serez pas déçu.

Alain : le titre ?

Miss Aline : trente seconde pour mourir c’est un livre sur  trente ans de vie qui défilent, avancent, s’enfuient. Trente ans pour avancer, tenté d’oublier, ruminer. Trente secondes pour basculer, trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Trente secondes d’inattention et à nouveau l’enfer. Trente secondes c’est l’effet papillon que tu peux prendre en pleine face.

Clémence : Trente secondes pour mourir comment vous donner envie de le lire ? Le titre n’y est pas pour rien. Vous ne vous êtes jamais dis et si j’avais fais ça trente secondes plus tôt ou plus tard, la situation aurait-elle eut le même aboutissement ? Pensez-vous que nos actes, nos paroles peuvent influencer notre vie ou celle des autres ? Imaginez un peu si trente secondes avec une grande décision vous aviez douté et pris la décision inverse. Quelle serait votre vie aujourd’hui ?

 Alain : un mot pour la fin !

Miss Aline : la lecture est fluide et tu as du mal à quitter les pages. Les choses se mettent en place progressivement et tu comprends. Tu te dis « ok pour cette fin là »… et l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Clémence : Nous allons faire de nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec des personnes censées ne pas se connaitre et pourtant… quel est le lien qui les unit ? Pour le découvrir, il vous faudra lire ce superbe roman.

Alain : merci les filles vous m’avez convaincu en un peu plus de trente seconde…

Et vous, vous êtes convaincu(e) ?

Oui, non, pas encore

Alors retrouvez nous ce soir sur ces pages avec Clémence, nous partagerons avec vous nos deux chroniques

 Bonne lecture !

Et à très vite

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

Le tricycle rouge – Vincent Hauuy


Le tricycle rouge

Vincent Hauuy

 

Vous avez lu ici même, sur votre blog préféré, la chronique du Brasier, de Vincent Hauuy. Si vous ne connaissez pas l’opus précédent, Le tricycle rouge, il est temps de réparer cet oubli…

 

Le livre : le tricycle rouge, de Vincent Hauuy. Paru le 18 mai 2017 aux éditions Hugo thriller (parution en avril 2018, Le Livre de poche). 496 pages, 14×21, 19,95 euros.

4e de couverture :

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre. Dans le même temps, à New York, la journaliste et blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

L’auteur : né à Nancy en 1975, Vincent Hauuy vit au Canada avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo et fan incontesté de Stephen King, J.R.R. Tolkien et George R.R. Martin, Vincent Hauuy construit un monde fictif fait de paranormal, de sang et de complexité qui donne à ses romans des intrigues très riches.

 

 

Extrait :
« Et puis il y a cette inconnue. Cette fille étrange dont il ne peut détacher son regard. On dirait une gamine avec son t-shirt de Metallica trop grand et son bonnet en laine vert qui plaque sa chevelure sur ses oreilles ; elle est d’une extrême maigreur. Mucoviscidose ? Peut-être, ou bien anorexique. Elle l’intrigue : elle a aligné une rangée de trombones devant elle, et là, elle s’amuse à tendre des élastiques entre ses doigts de squelette.
Il se demande qui elle peut bien être et quel âge elle peut avoir. Tremblay n’a fait aucune présentation pour le moment.
En revanche, il a trouvé un adjectif qui lui convient. Il sort son carnet et griffonne :
« Cachectique ».  »

Les coups de cœur d’Isabelle

Vincent Hauuy aime Stephen King et ça se voit. Il y a du John Smith, le héros de The dead zone, dans Noah Wallace. Ils ont en commun leur handicap, leurs blessures mal cicatrisées, leurs intuitions inopinées, leurs visions fulgurantes…  Le tricycle rouge porte en lui une part de fantastique, propre à réjouir les fans du maître du genre. Au-delà de cet hommage, Hauuy impose très vite sa marque. Il donne à son profileur une dimension quasi schizophrène.  Le Noah d’aujourd’hui héberge L’autre, un reliquat du passé, un fantôme de celui qu’il était avant son accident, une référence à laquelle il se mesure sans cesse.  Cette comparaison avec lui-même, qui tourne à la compétition et va presque jusqu’au duel, est un élément central du roman.

Un lien fort se crée d’emblée entre le lecteur et ce personnage torturé et complexe, qui donne à la lecture du livre une impression troublante de retrouvailles. Les figures qui gravitent autour de lui ont également une belle consistance.  Steve Raymond, son co-équipier, Sophie Lavallée, journaliste blogueuse pugnace, l’inspecteur Tremblay, et surtout Clémence Leduc, jeune profileuse énigmatique et attachante. On les suit volontiers dans une longue enquête pas piquée des hannetons, à laquelle sont mêlées plusieurs agences gouvernementales américaines et canadiennes. Les multiples rebondissements n’en sont peut-être pas toujours plausibles, mais qu’importe, ils nous tiennent en haleine. Un excellent thriller dont l’épaisseur, au sens propre comme au sens figuré, a de quoi séduire.

 

A noter Le tricycle rouge a reçu le « Prix Michel Bussi du meilleur thriller français, 2017 » et qu’il est réédité en poche le 28 mars 2018 chez Le Livre de Poche dans la collection Le livre de poche Thriller n° 34927

Les marcheurs – Frédéric Mars


Les marcheurs Frédéric MarsLe livre : Les marcheurs de Frédéric Mars. Paru le 26 avril 2018 à la Mécanique générale.   9€90 ;  (720 p.) ; 17 x 11 cm

La 4ème de couverture :

9 septembre, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit, une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. A peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam  Pollack et Liz McGeary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient, quels que soient leur âge, leur sexe et leur couleur de peau. La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les marcheurs de la mort ne fait que commencer.

 

frédéric marsL’auteur : Né en 1968, Frédéric Mars est l’auteur de nombreux best-sellers. Il a notamment signé le thriller historique Le Sang du Christ (Michel Lafont) et le thriller contemporain Le Manuel du serial killer (Hachette). Passionné par le cinéma anglais et la photographie en noir et blanc, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

 

 

 

Extrait : « 12h55 – Washington DC – Maison blanche
–          Monsieur le président, à l’unanimité le Conseil de sécurité nationale préconise le passage au niveau 4 de l’alerte du Homeland Security…
Graham Jefferson ne pensait pas avoir jamais à prononcer ces mots, dans l’exercice de ses fonctions. Depuis la création du département de la Sécurité intérieure, en 2002, le niveau d’alerte orange du Homeland Security Advisory System n’avait été atteint que cinq fois, la dernière s’étant produite fin 2003. Et le niveau 5, ou niveau rouge, n’avait été déclenché qu’en une seule et unique occasion, en octobre 2006, quand les autorités britanniques avaient déjoué un attentat majeur, sur plusieurs avions reliant Londres aux Etats-Unis. Mai c’était avant qu’il ne reprenne la direction du Homeland Security. Voilà une première dont il se serait bien passé »

 

L’accroche de Miss Aline

les marcheurs Mars Frédéricles marcheurs mars Fred

  Les marcheurs – Frédéric MARS

 

Station d’Union Square, John Artwood va y perdre la vie en explosant littéralement. Sam Pollack policier depuis près de deux décennies, sur place malgré lui, va être intégré à l’enquête par Liz McGeary du Homeland Security. Ils vont devoir faire fi de leur passé commun et comprendre ce qui s’est passé. John Artwood n’est pas le seul à perdre la vie dans une explosion. Combien sont-ils exactement ?  Qui sont-ils ? Après investigations il en ressort que toutes ces personnes ont un pacemaker piégé, ont reçu une enveloppe kraft qui leur donne l’ordre de marcher vers des points bien précis. Commence alors la longue déambulation des marcheurs de la mort.  Attaque sur le sol américain sans précédent depuis le 11 septembre 2001, pas de revendication. Pourquoi ? Qui mène la barque ?  Dans quel but ?

Ta lecture est oppressante et nébuleuse. CIA, NASA, Homeland Security, FPS, NSA, SWAT…espionnages, complots, pouvoir, etc. C’est complexe, tu t’y perds.  C’est là que l’auteur intègre la touche « émotion ». Un personnage central va se voir impliqué jusque dans sa vie personnelle (non je ne vais pas vous révéler son identité sinon plus de surprise !). Te voilà, toi aussi impliqué sur le côté émotionnel. Ta lecture devient plus fluide et avide. Tu vis l’intrigue : frissons, appréhension, peur, larmes, espoir. Et ce jusqu’à la dernière page.

Mais tu ne perds pas de vu que ce livre induit une réalité effrayante : tout peut arriver, n’importe quand, n’importe où. Le terrorisme d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui plus sournois, caché dans des endroits insoupçonnés.

Ma grand-mère me disait toujours « on est mortel tous les jours ma p’tite ». Vérité absolue encore plus aujourd’hui. Vivons pleinement et ne laissons pas d’emprise à la peur. Aimons intensément pour qu’aujourd’hui soit encore plus exceptionnel qu’hier…

 Merci aux Editions RING pour m’avoir rappelé que chaque seconde est précieuse.

N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– de Fabrice LIEGOIS


N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– Autoédition – Thriller de Fabrice LIEGOIS

Prologue :
La Louisiane, une Manbo, la voix de la vérité qui fredonne une adoration. Ainsi naquit la légende d’Aby… Le récit d’Aby se fait un soir d’Halloween, le mien aussi…
Toi le cartésien, oublie toutes tes certitudes et rentre dans le cercle des bougies, écoute la voix des Loas, et laisse la magie opérer… Ceci est l’histoire d’Aby. Et lorsque tu seras initié à ton tour tu ne verras plus le monde qui t’entoure de la même façon. Paskemwen te ale nan kavla. Epi, koulye a mwenkonnen! (Car moi je suis descendue dans la cave. Et maintenant je sais !)
Pour mieux m’y accompagner il est important de visionner le long métrage réalisé par Fabrice Liegeois et qui initie le récit via le lien suivant 
Cette histoire, l’auteur l’a construite en 4 actes, comme un opéra. Et la musique qui nous accompagne est le créole. Créole qu’il a pensé à traduire pour ceux qui ne le comprennent pas. J’ai donc conservé ce format pour ma chronique. En revanche, contrairement à lui je n’ai pas appris le Créole (à ma chère Guadeloupe). J’ai utilisé Google Traduction et le Créole Haïtien, le seul à disposition. Pardon aux puristes.
Partie 1 Aby. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 (et oui ce récit ne pouvait que débuter un soir d’Halloween) – En pleine tempête Sandy. 10:13 PM
Une prêtresse âgée, la fin d’un désounien, deux globes de jade qui fascinent… Sa voix qui explique qu’elle a attendu. Qu’elle a espéré et qu’il est temps qu’elle se confesse. Enfin. Et elle va se confesser, du 6 janvier 1939 jusqu’au 1er aout 1943 nous allons découvrir son histoire. Je suis Abigail, l’exécrée – Annonce-t-elle – Des bayous de Louisiane que la famille va fuir, jusqu’à ce quartier d’Harlem où elle se raconte. Elle la bâtarde issue d’un viol, celle de la mauvaise couleur, la couleur quarteron, Lwachabine. Ce reproche vivant. De cette enfance coincée entre amour et violence. De cet amour immense pour sa Jaja, la Bôko, qui va la porter et l’aider à affronter l’indicible. Jaja qui porte le fardeau de sa malédiction, elle qui a choisi de vivre avec son fils pou pi bon kontwole li, wi (pour mieux le surveiller, ça oui). Et puis un soir dans Harlem, le démon va se lier à Aby en emportant un morceau d’elle… Jaja la sauvera.
Partie 2Lwa Racine. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 – 10:25 PM
Aby poursuit son récit et raconte la période d’après-guerre, le chômage qui explose, la pauvreté qui s’accroît. Harlem qui devient un ghetto. Aby, qui doit gérer la maison, palier aux absences, même pour les pires tâches. Car la malédiction se poursuit. Encore. Page 164 « Je suis devenue Abigail l’incestueuse … (gémit-elle) ». Et puis les voix qui résonnent en Jaja, de plus en plus fortes, ses délires qui inquiètent Aby. Aby qui au lendemain de son 19ème anniversaire scelle son destin. La transmission a un prix. Un rituel de passage, une folie dévorante. Offrir son âme à l’éthéré. Devenir pourpre comme les pierres de Petro Je-way. P211 « Je suis devenue Abigail l’orpheline. (pleure-t-elle) ». Et puis l’initié jouera une dernière fois son rôle de sauveur. Et les voix seront de plus en plus présentes – Jaja est là à jamais – Et tous les autres aussi.
Partie 3 MarinètBwaChech. New York, quartier d’Harlem – 11:41 AM – 14 Avril 1972
Les BPP s’approprient la rue. Tout va mal. La ville a sombré dans une crise sociale, économique et politique. Harlem se meurt dans un silence hypocrite. Et puis la guerre du Vietnam. Un dernier acte d’amour d’un fils aimant. Puis la folie qui dévore tout, même l’amour. Et la malédiction se poursuit, inéluctablement et avec force. E menmtibebe a inosanapdwepeye (Et même le nourrisson innocent devra payer). Le temps de la vengeance arrive. Eux qui savaient et ont laissé faire vont payer !
Partie 4 Coup N’ame. New York– Le 29/10/12
Mathis vat découvrir ce quartier de Harlem via cette annonce alléchante d’un meublé de deux pièces à louer pile dans son budget. Il échange avec cette voisine. Si bizarre voisine. Puis cette porte condamnée dans le hall. Il a pourtant été prévenu… N’y descendez jamais ! C’est Jaja qui me l’a dit…
Chez Aby 31/10/2012 – 10:07 – P539. Rappelle-toi, elle voit des choses. Son esprit lui montre des visages. Des formes de vie éthérées qu’elle seule est capable de percevoir. Elle est la Mah d’un Djab. Les têtes s’alignent sur la table devant elle.
Paskefen a pata ka lòt. Men, èskefen sa a ? Car la fin ne pouvait être autre. Mais est-ce la fin ?

Fabrice nous parle d’amour, de douleur, de malédiction, de folie et de traditions.

De la maltraitance faite aux enfants.

De ce dont l’esprit est capable pour surmonter ces souffrances innommables.

De la folie dans laquelle les victimes basculent pour ne pas mourir.

De la schizophrénie qui balaie tout… Et dont certains ne reviendront jamais.

Un récit fort, bouleversant.

Une thérapie et avant tout un acte d’amour pour cette grand-mère formidable qui est la sienne.

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Pour ma part il m’a totalement bouleversée et j’ai eu besoin de quasi un mois de recul pour être capable d’écrire ces lignes.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire.

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio


Le livres : Le gang des rêves de Luca Di Fulvio. Traduit de l’italien par Elsa Damien. Paru le 2 juin 2016 chez Slatkine & Cie.  23€ ; (715 p.) ; 23 x 16 cm
 
 4ème de couv

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

 

 

Luca di Fulvio a Saint Maur en Poche (SMEP) en juin 2017

L’auteur : Luca Di Fulvio, né le 13 mai 1957 à Rome, est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique,. C’est sous le pseudonyme de Duke J. Blanco qu’il aborde la littérature d’enfance et de jeunesse.  Ce dramaturge est aussi l’auteur de dix romans. Deux d’entre eux ont déjà été adaptés au cinéma ; ce sera le destin du Gang des rêves, qui se lit comme un film et dont chaque page est une nouvelle séquence.

 

 

Extrait : 
La première chose que j’ai vu en arrivant en bateau de Hambourg, c’est la statue de la liberté, racontait toujours son père dans ses élucubrations d’ivrogne. C’était le soir et on ne voyait rien de la ville. Mais la silhouette de cette statue, cette escroquerie, se détachait sur le ciel. C’est la première chose que j’ai vue, et j’ai pas compris que c’était une foutue torche qu’elle tenait à la main : j’ai cru qu’elle montrait une liasse de billets ! J’ai cru que c’était mon fric, le fric que je voulais gagner dans le Nouveau Monde, l’unique raison pour laquelle j’avais quitter ma mère et mon père…. et non seulement j’ai trouvé ni fric ni liberté dans cette ville merdique… et chaque fois que je lève les yeux, au marché, je vois cette connasse de statue qui est là-bas et se fout de ma gueule. Avec sa torche, elle a brûlé tous mes rêves.

 

 

Le petit avis de Kris

Le gang des rêves – Luca Di Fulvio

Réédité en poche le 4 mai 2017 chez Pocket.  9€30 ; (943 p.) ; 18 x 11 cm

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt…

L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.

Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

Cetta, une adolescente de 15 ans, quitte le sud de l’Italie pour les Etats-Unis avec son fils Natale. Elle débarque à Ellis Island en 1909. Le roman suit la vie de la mère et de l’enfant, rebaptisé Christmas, qui tentent de garder espoir et dignité dans l’univers âpre du New York des années 1910 et 1920.

Émouvant, troublant, sombre et lumineux a la fois, un roman qui se dévore (700 pages, moi qui avait dit je ne veux plus lire des gros pavés !) Une fois le nez dedans on ne peut plus le lâcher ! Ah l’Amérique des années 20, cette Amérique qui en a fait rêver plus d’un et déçu quelques autres.
Une bien belle histoire qui me rappelle l’écriture de Dennis Lehane a ses belles heures !
Bref une belle découverte que je ne regrette pas.

 

Le Château de verre de Jeanette Walls


Le Château de verre de Jeanette Walls. Traduit par Bella Arman.  Paru le 3 janvier 2008 chez R. Laffont. . 21€ ;  (374 p.) ; 24 x 16 cm
 
4ème de couverture :

«Je me demandais dans le taxi si je n’étais pas trop habillée pour la soirée quand j’ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. (…) Elle s’était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle pendant que son chien, un terrier croisé noir et blanc, jouait à ses pieds. (…) En dépit de ses cheveux gris emmêlés et de ses yeux creusés, elle me rappelait encore la mère de mon enfance, celle qui accomplissait des sauts de l’ange du haut des falaises, peignait dans le désert et lisait Shakespeare à haute voix.»

Jeannette Walls est connue du Tout New York : chroniqueuse mondaine, elle évolue dans le monde des célébrités. Qui pourrait imaginer qu’elle a passé ses premières années dans la misère la plus sordide ? – que son enfance a été une lutte continuelle pour survivre, marquée par un père et une mère d’une excentricité absolue ? …

Amoureux des arts et des lettres, sublimes de fantaisie, les parents Walls sont aussi des marginaux d’un égoïsme criminel. Mathématicien et bricoleur inspiré, le père caresse un rêve fou : bâtir une maison de verre dans le désert. Mais il noie ses projets dans l’alcool. La mère écrit, peint, déclame de la poésie. Son bien-être ne l’intéresse pas. Celui de sa progéniture non plus. Fuyant la misère, la famille doit sillonner l’Amérique. En permanence, les enfants Walls sont confrontés au froid, à la faim, au danger….

 
 

Jeannette Walls

L’auteur : Journaliste, Jeannette Walls vit entre Manhattan et Long Island avec son mari, l’écrivain John Taylor. Diplômée de l’Université de Columbia Barnard College, elle a eu sa propre colonne people dans le webzine MSNBC et travaille pour différentes revues Esquire, US Today, et New York Magazine. Après son best-seller Le Château de verre (Robert Laffont, 2008) vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, elle s’est consacrée à l’écriture. Des chevaux sauvages ou presque a paru en 2011, suivi de l’Etoile d’argent en 2016 chez le même éditeur. Tous sont repris chez Pocket.

 
Extrait :
 « Maman se trouvait à cinq mètres. Elle s’était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle pendant que son chien, un terrier croisé noir et blanc, jouait à ses pieds. Ses gestes m’étaient ô combien familiers – la façon dont elle penchait la tête et avançait la lèvres inférieure en scrutant les articles éventuellement utilisables qu’elle venait de pêcher, ses yeux qui s’agrandissaient comme ceux d’un enfant quand elle avait trouvé quelque chose à son goût. En dépit de ses cheveux gris emmêlés et de ses yeux creusés, elle me rappelait encore la mère de mon enfance, celle qui accomplissait des sauts de l’ange du haut des falaises, peignait dans le désert lisait Shakespeare à haute voix »
 

Les Émotions lecture de Cécile :

Le livre a été adapté au cinéma en 2017 avec Woody Harrelson et Naomie Watts et l’histoire m’avait déjà interpellée. Lorsqu’en plus je me suis rendue compte que l’auteure était aussi celle de L’Etoile d’argent qui m’avait emballé en 2017, j’ai plongé.

Je suis fascinée par ces histoires où malgré un environnement hostile, les enfants semblent pousser et réussir contre toute attente. Et c’est l’histoire de Jeannette Walls, de son frère et  de ses sœurs. Le lecteur sait que le dénouement est heureux pour l’auteure dès le départ mais à chaque paragraphe, chaque chapitre, on est tout autant surpris qu’horrifié que cela puisse être vrai. La faim, l’inconstance parentale, les maltraitances, les agressions, rien n’est épargné aux enfants Walls.

Ce qui pour moi les sauvent contrairement à ce que clame la quatrième de couverture ou même le film qui y voit une forme de poésie et qui pardonne aux parents sous couvert d’anticonformisme, c’est leur indéfectible solidarité fraternelle, leur soif de savoir , et d’échapper au modèle familiale.

J’ai dévoré leur histoire et si je devais en faire une conclusion plus légère, je dirai que leur histoire rassure sur nos propres défaillances. Tout devient beaucoup moins grave ; ne pas réussir à leur faire manger les 5 fruits et légumes réglementaires par jour ou ne pas réussir à contenir tout mouvement d’humeur  semble soudain bien risible au regard de ce que font subir les parents Walls à leur enfants.  Et finalement comme atteint d’un syndrome de Stockholm puissant, les enfants même devenus adultes pardonnent et cherchent l’amour de leurs parents.

 « Maman m’a lancé un regard étonné. Je venais de violer une de nos règles tacites : nous étions censés faire comme si notre existence était une longue aventure incroyablement amusante »
« J’entendais les gens autour de nous chuchoter à propos de cet ivrogne irresponsable et de sa marmaille de petits galopins crasseux – Mais qui se souciait de leur avis ? Aucun d’entre eux ne s’était jamais fait lécher la main par un guépard »
« Il rentrait à la maison dans un tel état de fureur alcoolique que maman se cachait pendant que nous essayions de le calmer…Maman nous avait appris à faire les poches de papa quand il était ivre mort. Nous étions devenus des experts. Une fois, après avoir retournée papa et récupérée une poignée de monnaie, j’ai détaché ses doigts de la bouteille qu’il tenait »
 

 C’est cette édition qu’à lu notre Auteure Flingueuse

 Réédité en poche chez Pocket  17 septembre 2009.  8€20 ; (441 p.) ; 18 x 11 
De son enfance étonnante, la journaliste Jeannette Walls a gardé tard le secret. Ce soir-là, en quittant park Avenue couverte de perles pour se rendre à une soirée, elle est rattrapée par son passé : elle voit sa propre mère fouiller dans une poubelle. Jeannette ne descendra pas du taxi. Ebranlée, elle décide de raconter. Les départs précipités, de ville en ville, la misère… L’alcoolisme et les absences du père, savant incompris. La douce folie d’une mère artiste et peintre. Mais quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, ou rêver sur les plans d’un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l’absolue liberté de ces deux anticonformistes, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d’un formidable appétit de vivre…
 

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4 Coup N’Ame


Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4

Coup N’Ame

Après la soupe au potiron partagée entre copines blogueuses, l’auteur vous invite à tester également, les spécialités Louisiane alcoolisées, sucrés et salées…Histoire de partager encore plus que le simple plaisir d’une lecture commune, on se lancerai presque dans un concours de cuisine inspiré par ABY…A vos fourneaux et pages noircies, il est temps de mettre un point final à ce grand Opéra Halloweenesque…

Le « hic » avec les Loas, c’est qu’une fois que l’on est marqué par les esprits, cela devient vite, envahissant…La malédiction n’est plus seulement dans la descendance, mais elle prend vite, et d’une manière inquiétante, les adeptes de cette force magnétique pour n’en faire que des pantins exécuteurs de leurs caprices…Aby n’est pourtant plus que l’ombre d’elle même, mais plus puissante que jamais…Et le quartier maudit de Harlem devient vite son terrain de jeu…Le clap de fin s’annonce et pourtant, son influence va vous hanter comme jamais, car ça y est, elle sort enfin de l’ombre….

Tremblez, maintenant!

Oui tremblez maintenant

Aby est à l’aube de sa vie

40 ans se sont écoulés depuis qu’elle est installée à New York

40 ans que le malheur frappe à la porte de l’immeuble au brique rouge

Harlem change, mais Aby veille toujours sur ses ousmis

Harlem sort doucereusement de la crise

Mais le mal est fait.

Les tensions raciales plus que jamais sont ancrées dans ce quartier

Aby a peur pour son fils

Aaron, le fruit de ses entrailles.

Aaron le fils du mal.

Aaron qui après Jaja et Aby portera le fardeau de la malédiction familiale.

Car à Harlem comme ailleurs, le passé a un prix

Et l’avenir doit le lui payer.

Il va falloir en finir avec l’éthéré

Il faut que les Laos aident Aby a rompre ce cercle maléfique.

Tous vont devoir régler leurs comptes avec la veille prêtresse vaudou.

Le désounien va commencer

Abigail Richardson a toute sa vie porté sa famille à bout de bras.

Aujourd’hui il va falloir en découdre avec cette marque d’infamie.

Et le passé et les éléments vont s’en mêler.

Il faut combattre l’ignominie

Alors Tremblez, les choses vont s’accélérer.

Le dénouement est proche

Et il va être griandiose

 

Bientôt la Fée Stelphique et la magicienne Ge viendront vers vous pour donner les clés de chez ABY.

Elles vous raconteront leur expérience au coté de la prêtresse vaudou.

La grande dame venu du Bayou.

Et si vous avez loupé le début, une séance de rattrapage est encore possible.
Vous trouverez ci desous la questions à vos réponses :

Aby, une histoire de LC haloweenesque

Aby, une histoire de LC haloweenesque :  L’Ouverture

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 1, Aby

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 2 Lwa Racine

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 3 Marinèt Bwa Chech