Disparitions de Dominique Sylvain


Disparitions de Dominique Sylvain : Une femme en colère.

 

Disparitions de Dominique SylvainLe livre: Disparitions de Dominique Sylvain. Paru le 1er octobre 2013 chez in8°. 4,00 EUR ; (26 p.) ; 17 x 11 cm

1476588_375070455971714_1884083721_n

Résumé :

Elsa et Cédric ont décidé d’avoir un enfant en faisant appel à une mère porteuse qui se nomme Issara. Mais aujourd’hui, Elsa marche dans les rues de Bangkok, le cerveau en feu, en quête de son enfant et peut-être aussi de son amour trahi, et assoiffée de vengeance.

Dominique SylvainL’auteur : Naissance le 30 septembre 1957.Dominique Sylvain est née à Thionville en 1957. Journaliste freelance, posée un temps à Usinor où elle officie à la direction de la communication pendant huit ans, elle n’hésite pas à s’envoler pour l’Asie (Tokyo, Singapour). Elle y puise évidemment une inspiration exotique que l’on retrouve dans Baka ! (« idiot » en japonais), premier roman mettant en scène une de ses héroïnes fétiches, Louise Morvan, mais aussi plus parcimonieusement dans les aventures de Lola Jost et Ingrid Diesel. Le Passage du désir pourrait être le hutong du Petit Bercail cher à Lao Che.Dominique Sylvain a écrit près d’une quinzaine de romans parus principalement chez Viviane Hamy, qui ont suscité l’engouement du public et dont certains ont reçu des prix littéraires. Elle est par ailleurs membre de l’association « 813 ».
Dominique Sylvain est l’une des grandes dames du polar français.
Extrait :
« La rage, c’est un sabre planté dans ton œsophage. Une lame brûlante qui irradie. Ce sabre te fait souffrir. Chaque minute, chaque seconde. Mais en échange, il te donne une grande force. Celle d’aller jusqu’au bout de ce que tu as décidé. Non, ils ne savent pas. Ni elle, ni lui. Surtout lui. »
« Je te connais si bien. Chaque centimètre de ta peau, et ton odeur imprimée dans ma tête. Cédric, tatoué partout, en moi. Je te porte dans mon ventre mental. Comme un enfant haï. »

Mon avis : Elsa et Cédric s’aime, ils veulent fonder une famille. Oui mais , Elsa ne peut pas avoir d’enfant. Ils ont tout essayé. Elsa a fait des tas d’examens, des tas de démarches, a suivi des tas de protocoles, avalé des tas des tas de médocs, fait des tas d’injections. Mais rien n’y fait. Alors il ont pris leur décision en commun : enfanter par procuration.Il vont donc faire appel à une mère porteuse. Une jeune thaïlandaise, prête à vendre son ventre pour quelques billets vert. Celle-ci se nomme Issara et  elle potera l’enfant d’Elsa et de Cédric. Car c’est Cédric qui fournira les spermatozoïdes pour leur futur bébé.

1461425_375070385971721_807556353_nOui mais voilà, Issara est belle et elle commence à s’attacher au fœtus qu’elle porte. Et puis Cedric n’est pas insensible au charme de la futur maman. Et puis Issara a peut-être d’autres idées en tête en plus des euros à empocher. Alors ce qui devait arriver, arriva. Cedric a succombé. Il a abandonne Elsa et part vivre ave Issara et leur bébé à venir.

Alors Elsa sombre avant de se relever.  Et aujourd’hui, Elsa marche dans les rues de Bangkok, le cerveau en feu, en quête de son enfant et peut-être aussi de son amour trahi. Elsa est une femme qui n’hésitera pas à traverser la moitié de la Terre pour retrouver son enfant, le fruit de sa chair né du ventre d’une autre. Elle est rageuse, déterminée, insubmersible presque, habitée de cette force qui n’est que le négatif de son manque immense.  Une soif de vengeance qui butera sur le réel. Bien différent de ce qu’elle pouvait imaginer.

Dominique Sylvain avec ce récit abrupte traite d’un sujet de société qui reste un tabou aux yeux de beaucoup. En effet la maternité de substitution n’est pas autorisé en France, ce qui a entrainé le développement d’un « tourisme procréatif » vers des pays autorisant cette forme de maternité. Mais au delà de ce tourisme médical, la gestation pour autrui  soulève des problèmes d’ordre philosophique et éthique concernant notamment le risque de marchandisation du corps humain, l’atteinte à la dignité des femmes et la négation du lien qui s’établit entre le la gestatrice et l’enfant pendant la grossesse.

Pour autant Dominique Sylvain va plus loin. Elle se place du coté des protagonistes de cette maternité complexe. Et toujours sans juger les choses, elle pose le problème de façon humaine. Il en ressort un texte poignant et émouvant puisque forcément noir.

Disparitions de Dominique Sylvain fait parti d’un coffret

Femmes en colère

Femmes en colère  Paru le 21 septembre 2013 Disponible, Pochette 18,00 EUR ,  les 4 vol. ; 17 x 11 cm.;qui réunit :
 La sueur d’une vie de Didier Daeninckx;
  Disparitions de Dominique Sylvain ;
 Tamara, suite et fin de Marcus Malte
 Kebab palace de Marc Villard

 

 Des nouvelles noires qui ont pour héroïnes des femmes qui relèvent la tête et avancent pour affirmer leur existence et redonner du sens à leur vie .

 

4e de couv de Femmes en colère :

Ces deux dernières années ont été marquées par la montée en puissance et la  radicalisation des femmes en colère. Des Pussy Riot aux Femen, elles  investissent la musique, défilent à moitié nues, se badigeonnent le corps de  slogans ou marchent pour venger leurs enfants morts. Aux lourdes organisations  masculines, les femmes préfèrent les opérations commando. Quatre écrivains se  penchent sur des femmes qui relèvent la tête. Politiques chez Didier Daeninckx,  revancharde avec Marcus Malte, éprise de justice en compagnie de Dominique  Sylvain ou hébétée chez Marc Villard, elles avancent pour affirmer leur  existence et redonner du sens à leur vie.

De ces 4 titres, ces 4 nouvelles j’ai choisi de vous parler de celle de Dominique Sylvain. Sans doute par que c’est la seule femme en colère dans ce coffret.

Publicités

Un sac de Solène Bakowski


sacLe livre : Un sac de Solène Bakowski. Paru le 20 janvier 2017.  6€90 ; (277 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
Oserez-vous regarder dans le sac ?
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup.
Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

sacaL’auteur :

 Solène Bakowski est née le 22 septembre 1981 à Paris. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.

Extrait :
Je m’appelle Anna-Marie Caravelle et je suis une marginale. Sans existence officielle, sans identité vérifiable, sans rien. Tous ceux qui auraient pu témoigner de ce que je suis ou de ce que je fus ne sont plus. La faute à pas de chance. Je suis une paria comme il en existe des milliers d’autres, et je suis seule, depuis le début ou presque. J’ai fait des choix contestables, mais jamais contestés. Alors j’ai continué. Je vais vous paraître effrayante. Pourtant, je ne suis pas monstrueuse. Disons que je me suis construite à l’envers, en réaction contre tout. Mon histoire ne plaide ni en ma faveur, ni en ma défaveur. Tout juste si je parviens à me trouver quelques circonstances atténuantes. Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est seulement pour me dédouaner un peu et parce que je sens bien que, si je reste avec ces mots sur le cœur, ils finiront par me le manger. Je balance tout mon être dans ces pages et laisse juge qui voudra.

 

 

La chronique de Julie

Voici l’avis que j’ai décidé de partager avec toi 🙂 J’ai longtemps hésité, même si j’ai eu pas mal de coup de cœur ces derniers temps, un sac de Solène Bakowski reste celui qui m’a le plus marqué et que je conseil depuis janvier ! Donc je me suis dis que j’allais faire pareil avec le concours 3/3 que tu organise sur ton blog 🙂

Un sac de Solène Bakowski

Waouh !! Quel Livre ! Quelle écriture !

Oui, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille et nos actes peuvent avoir des répercussions oh combien importantes sur nos vies mais aussi sur la vie des autres…

Avec Un sac, l’auteur a largement conquis son public avec l’auto-édition et les éditions Bragelonne & Milady Thriller ont eu la très bonne idée de faciliter son accès à un plus large public.

La vie d’Anna-Marie Caravelle est glauque, froide, horrible et cela avant même sa naissance. Un père qui se suicide pour ne pas assumer ses responsabilités, une mère qui la rend responsable de son malheur, au point d’en devenir folle.  Ces révélations influeront sur son avenir et sur ses agissements bien entendu !

L’affection donnée même par une tierce personne peut sauver un enfant, mais si l’amour donné n’attend rien en retour. Ann-Marie n’aura rien, ne fera face qu’à un vide affectif qui la poussera à la violence pour attirer l’attention, à la folie meurtrière pour se voir exister dans le regard de l’autre ! Elle va devenir une marginale, droguée, prostituée, alcoolique tout cela pour trouver l’amour. Elle ne cherche que cela Anna-Marie, qu’on l’aime, mais d’amour il n’y a point pour Ann-Marie.

Une héroïne, qui n’a rien pour l’aider dans la vie, qui tente de survivre avec les moyens qu’elle a et la folie qui la guette.

Un roman court, passionnant avec une histoire noire, qui vous colle à la peau, même quand vous le refermez, un roman qui vous met une claque dans la gueule tellement il est dur, sombre. Un roman que vous ne pourrez pas oublier tellement il remue les tripes.

Un fil conducteur, cette femme avec son sac, que l’on apprend peu à peu à connaître… Qui nous amène jusqu’à la fin du roman

Le déchéance humaine a son paroxysme ! Je n’ai jamais rien lu d’aussi dur et d’aussi troublant, la plume de l’auteur est incisive, directe, cynique. Une analyse très réaliste de l’amour maternel, du manque d’amour et de ses conséquences.

Les personnages sont tous aussi sombres, les uns que les autres, certains ont une capacité à s’en sortir d’autres pas, une déchéance humaine qui n’est pas réservée à la rue …

Le tout se passe dans Paris, le Paris glauque, le Paris qui vous emprisonne et qui ne vous relâche que complètement broyé. Paris, une ville qui devient un personnage à part entière, qui subjugue et fait peur.

Malgré sa déchéance et son glissement inexorable vers la folie, j’ai été touchée par l’héroïne, qui nous démontre que nous ne sommes pas tous égaux en arrivant au monde, contrairement à une légende qui perdure.

Avec Un Sac, l’auteur aborde les relations parents-enfants,  l’absence de désir maternel et ce que cela peut engendrer comme conséquences. Le désir maternel est souvent pensé comme inné, mais l’auteur nous démontre que non. Car oui, on ne naît pas parent, cela se construit. Comment un enfant peut-il devenir le « focalisateur » de sa propre déchéance et devenir l’objet de sa haine. Comment l’accompagnement des traumatismes doit se faire avec une femme enceinte… Nos rencontres font parfois tout basculer….

Ce livre ne peut pas vous laisser indifférent ! Ce livre va me marquer ! Ce livre est un vrai coup de cœur ! A dédier à toutes les Anna-Marie !

Voilà pour moi ce fut un vrai coup de cœur, une claque dans la gueule, j’ai été tour à tour horrifiée, émue, en larme ! Je suis passée par toutes les émotions possibles!

Rien que de relire mon avis j’en suis toute émue et j’ai replongé dans les émotions ressenties !

Un sac de Solène Bakowski


collectif-emilie
sac Le livre : Un sac de Solène Bakowski. Paru le 20 janvier 2017.  6€90 ; (277 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
Oserez-vous regarder dans le sac ?
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup.
Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

sacaL’auteur :

 Solène Bakowski est née le 22 septembre 1981 à Paris. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.

Extrait :
Je m’appelle Anna-Marie Caravelle et je suis une marginale. Sans existence officielle, sans identité vérifiable, sans rien. Tous ceux qui auraient pu témoigner de ce que je suis ou de ce que je fus ne sont plus. La faute à pas de chance. Je suis une paria comme il en existe des milliers d’autres, et je suis seule, depuis le début ou presque. J’ai fait des choix contestables, mais jamais contestés. Alors j’ai continué. Je vais vous paraître effrayante. Pourtant, je ne suis pas monstrueuse. Disons que je me suis construite à l’envers, en réaction contre tout. Mon histoire ne plaide ni en ma faveur, ni en ma défaveur. Tout juste si je parviens à me trouver quelques circonstances atténuantes. Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est seulement pour me dédouaner un peu et parce que je sens bien que, si je reste avec ces mots sur le cœur, ils finiront par me le manger. Je balance tout mon être dans ces pages et laisse juge qui voudra.

Chronique de lecteurs

Émilie DéLivres son avis : 

❤️ ❤️ ❤️. UN SAC de Solène Bakowski ❤️❤️❤️

Un livre noir, très noir, mais aussi tellement, tristement, réaliste.
Anna-Marie Caravelle n’a juste pas de chance. A sa place je ne sais pas comment j’aurai réagi…

Résumé :

 L’histoire d’Anne-Marie Caravelle, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, recueillie par Monique Bonneuil, qui ignore encore le monstre qu’elle s’apprête à devenir.

Mon avis à chaud, juste après avoir terminé ma lecture :
« Je viens de terminer Un sac et j’ai du mal à trouver mes mots, à émerger après cette lecture.
Ce livre est très noir mais terriblement bon.
Anna-Marie, l’héroïne, est décrite comme marginale et abominable. Moi je la trouve humaine. Terriblement humaine. Elle m’a touchée au plus profond de mon être car je me suis demandée, et me demande encore, ce que j’aurai fait à sa place et je n’ai pas la réponse. J’aurai peut-être fait pareil, peut-être même pire.
Elle n’est pas folle, elle aime. Mais elle aime mal, parce qu’on ne lui a pas appris. Tout simplement. « 

Ce livre est beau, différent, flippant.

A lire absolument.

Il est réédité par les éditions Bragelonne. Il est sorti le 20 janvier. A votre place je n’hésiterais pas.

Bonne lecture les amis 😃

Les filles des autres de Amy Gentry


97822211978440-3700602Le livre : Les filles des autres : un roman à suspense de Amy Gentry.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Simon Baril. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Lafont dans la collection La Bête Noire.. 19€50 ; (325 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?

À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie.

Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

photos-medleyphoto-10632055L’auteur : est chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, Salon et la L.A. Review of Books. Elle vit avec son mari à Austin, Texas.

 

 

 

Extrait :
Ils étaient sur le point de descendre la première marche lorsqu’un craquement retentit dans le grenier. Jane savait que ce n’était que le bois qui travaillait, mais l’homme s’arrêta et lança un regard inquiet par-dessus son épaule. Au cours de la fraction de seconde avant qu’il ne se ravise, Julie, comme libérée d’un maléfice, tourna la tête vers Jane, pressa l’index de sa main gauche contre sa bouche et forma un « O » muet avec ses lèvres.
Chut.
Jane obéit. Julie commença à descendre l’escalier, talonnée par l’homme au couteau.
Et ceci est le récit, d’après l’unique témoin, de la manière dont j’ai perdu en une seule nuit ma fille – mes deux filles, et absolument tout, tout.

Petits résumé et avis :

Une nuit, Julie Whitaker, 13 ans, est kidnappée dans sa chambre. Sa famille garde l’espoir qu’elle soit toujours vivante. Dix ans plus tard, une jeune femme sonne à la porte et déclare être Julie. Mais Anna, la mère, est assaillie de doutes. Elle demande à un détective privé de mener une enquête sur cette jeune femme.

Voilà un bouquin, qui aurait très bien pu ne pas retenir mon attention car son pitch est  assez classique et mainte fois déjà vu  : Une enfant est enlevée puis l’enfant réapparaît plusieurs années après mais est-ce bien la même personne ?

Oui mais, je suis curieuse et surtout c’est un premier roman et j’aime les premiers romans, mais ça vous le savez.

Et bien ma curiosité à payer car par sa construction, par sa narration, par la finesse psychologique de ses personnages, « Les filles des autres», n’est pas une énième resucée de polars psychologiques déjà mille fois écrits et mille fois lus. Non c’est un roman à suspense qui brille par son originalité.

De plus l’auteur va vous mettre le grappin dessus et vous aller être harponner par l’intrigue parfaitement orchestré maillée de flash-back qui vous éclaire petit à petit sans vous laisser pressentir l’étonnant final.

Une auteure à découvrir de toute urgence. GVL

1469571055793

challenge-abc

Origine de Diana Abu-Jaber


Mes petites lectures9782355840371,0-5684339782757821114,0-1178929

Origine de Diana Abu-Jaber ; traduit de l’anglais (États-Unis) par Édith Ochs.Paru le 22 avril 2010 chez Sonatine éditions.22€ ; (500 p.) ; 22 x 14 cm

Réédité en poche le 18 mars 2011 aux Points dans la collection Thriller.
 8€,20 ; (541 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile, qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer aux cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans, Lena ignore en effet tout de ses origines.

Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un serial killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ? Malgré la pression de la presse qui s’empare de l’affaire, malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, Lena ira jusqu’au bout d’une enquête passionnante.

Diana Abu-Jaber nous livre avec ce thriller, qui transcende les limites du genre, un chef-d’oeuvre d’écriture et d’intrigue à l’intensité quasi hallucinatoire. Elle nous offre également une exploration fascinante et pleine de compassion de thèmes aussi universels que la maternité, le deuil, l’identité et la mémoire. Indispensable.

 

dianaL’auteur : Après une enfance passée entre les États-Unis et la Jordanie, Diana Abu-Jaber, née en 1960, est aujourd’hui professeur à l’université de Portland. Origine est son premier roman publié en France.

 

 

Mes petites lectures

Résumé et avis :

 Enfant trouvée à l’âge de 2 ans dans de mystérieuses circonstances, Lena ignore tout de ses origines. Elle n’a gardé aucun souvenir de son enfance si ce n’est un don étrange, une sensibilité quasi animale… Lena, qui travaille pour la police scientifique de Syracuse, état de New York, elle est experte en empreintes digitales, refuse d’exercer ce don sur le terrain.  Elle rencontre Erin Cogan, jeune mère d’un bébé décédé, persuadée que son enfant a été assassiné. Lena découvre des cas anormaux de décès dans la région.  Cette série de décès de bébés va l’y contraindre : elle seule peut pressentir l’existence d’un assassin d’enfants.

 Diana Abu Jaber nous propose un roman proprement novateur, un roman sur le thème universel de la quête d’identité. Une écriture magnétique qui vous envoute. C’est intelligent et fascinant. Un livre pour tous les publics car très littéraire.

L’instinct maternel / Barbara Abel


Mes petites lectures

$$ $ Le livre : L’instinct maternel / Barbara Abel. Paru initialementle 10 avril 2002 à la librairie des champs Elysée dans la collection Le masque

Réédité chez Le masque dans la collection Masque poche. Contemporain.le 27 février 2013. 6€90 ; (451 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv :

Richard et Jeanne Tavier jouent depuis des années la comédie du bonheur parfait. Leur agressivité et leur mépris l’un envers l’autre sont renforcés par le fait qu’ils n’ont jamais pu avoir d’enfant. Un soir, Richard lui annonce qu’il la quitte pour une autre. Folle de rage, Jeanne le précipite dans l’escalier où il se rompt le cou. Pour ses proches, pas de doute, c’est une veuve éplorée. Quand elle apprend que faute d’héritier mâle, la fortune familiale ne lui reviendra pas et que Richard a légué son propre argent à une inconnue, elle met en place un plan diabolique…

AVT_Barbara-Abel_9186.pjpegL’auteur : Barbara Abel est une auteure belge née en décembre 1969 à Bruxelles.

Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.

À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.

Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.

Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoque souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.

Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.

Extrait :
Rien n’est plus sécurisant que d’appartenir à un groupe, faire partie d’un milieu, acquérir une certaine valeur aux yeux des membres de ce groupe et y tenir une place reconnue.
Vous vous sentez protégés par une bulle d’ouate, totalement à l’abri du besoin et de la solitude. Chaque jour, la vie vous renvoie cette note de légèreté et d’insouciance que vous ne remarquez même plus tant elle vous paraît acquise.
Le temps s’écoule, fluide, évident, transparent.
Mais il suffit que vous soyez rejeté de ce groupe, que le rôle que vous y teniez soit réduit à néant, que vous soyez déchu des vertus qu’on vous attribuaient à l’unanimité, du jour au lendemain, sans raison apparente ou du moins logique et valable..
Il suffit que la déchéance pointe le bout de son nez pour que, soudain, vous preniez conscience de votre propre dénuement.
Vous étiez quelqu’un, vous n’êtes plus rien.

Résumé et avis :

Richard et Jeanne Tavier donnent au sein de leur cercle huppé l’illusion du couple parfait, malgré leur désir d’enfant inassouvi. Jeanne est stérile alors Richard son mari la méprise et la malmène. Pourtant, il reste avec elle.  » Quant on fait de la politique, on ne divorce pas.  » Le jour où il tombe amoureux d’une autre, Jeanne le tue. Poussé dans les escaliers par Jeanne à qui il venait d’annoncer qu’il la quittait pour une autre, Richard laisse toute sa fortune à une inconnue. Jeanne, veuve éplorée aux yeux de tous, décide de la retrouver pour la supprimer.

 Prête à tout pour avoir un héritier mâle, Jeanne séquestre Susanna, enceinte.

Pour un premier roman, Barbara Abel nous propose un thriller psychologique féroce voire cruel. L’écriture est directe, les descriptions sont crues, ce qui donne au roman un ton délicieusement grinçant, mais pour autant cette histoire reste poignante. Pour un premier essai c’est un coup de maître.

Une histoire, perverse et machiavélique !

Prix du roman policier du festival de Cognac en 2002