Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 2


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

2éme partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un objet de Noël.

 

Le commandement de Noël selon….Marc

Sapin en livre

Un joli Noël pour les membres de ma famille ce n’est pas toujours facile. Quelques-uns de mes cousins ont été choisis pour leur titre de gloire, par défaut, car on ne savait pas trop quoi offrir. Et c’est le pire. Souvent ils finissent dans une brocante, avec tant d’autres. Alignés comme des enfants dans un orphelinat du milieu du 19e siècle, le jour des adoptions, en espérant qu’une famille aimante vienne les choisir.

Là je suis dans le noir, emballé et posé sous le sapin. Je crois que j’ai de la chance, car avant qu’on me mette dans ce joli papier cadeau qui m’habille ce soir, j’ai vu une belle bibliothèque avec de nombreux congénères qui semblaient heureux d’être dans ce foyer. Je crois que je vais voir des sourires quand on va déchirer le papier qui m’entoure. Et quand mes pages s’ouvriront je verrais des visages s’illuminer sous les émotions que je sais si bien transmettre. Avec de la chance je vais passer entre les mains de tous les membres de la famille, peut-être même qu’ils vont me prendre avec eux en vacances pour me lire sur une belle plage ensoleillée l’été prochain.

Juste avant l’obscurité, j’ai vu des Mojito posé sur la table basse du salon, je dois être dans une famille de flingueuse. Oui je sens que je vais être aimé et très heureux ici. Voilà un superbe Noël qui s’annonce pour moi.

Bonnes fêtes à tous

Le commandement de Noël selon…. la coucou suisse de Danièle

Moi je suis la coucou, oui pas de raison qu’il n’y ait que des mecs à faire les cons en sortant de leur cahute toutes les heures … d’accord ? C’est un taf plus astreignant que celui de la canassonne  verte parce que celle là ne devait pas coucouter nuit et jour ! Et ce soir ils vont même tous attendre béatement ma douzaine de coucoutages … Fêter Noël, n’importe quoi ! Rester debout pour m’entendre alors que je rêve d’une vraie nuit de douze heures de calme et de silence … Donc moi, mon commandement de Noël c’est de faire comme chez les modernes, supprimer ces p… de notifications inutiles. Du coup je me verrais bien ne plus coucouter la nuit et seulement deux ou trois fois le jour … le matin pour emmener les gamins, le midi pour la bouffe, vers 16 heures pour éjecter le facteur qui se paye du bon temps avec la Josette dans le canapé avant qu’elle n’aille chercher ses lardons à l’école.

Je connais bien toute cette famille qui m’héberge depuis que la tante Georgette m’a ramenée d’une brocante en Suisse, même si je traîne un peu dans mes modulations pour préserver mon helvétisme, j’en ai marre de cette sinécure. J’aimerai tant me consacrer à l’éducation du petit Tom, une graine de sérial killer celui-là et avec ce que j’ai appris chez mes anciens patrons, j’ai de quoi faire progresser sa vocation !

Commandement de Noël donc  : silence les notifs et place aux choses vraiment importantes comme la transmission et le partage d’expériences, le reste on s’en balance et on le balance aussi !

 

Le commandement de Noël selon…. Jean Paul

Oh Noël ! soit qui mal y pense

J’aurai du écouter mes parents…

Ce n’est pas faute de me l’avoir répété maintes et maintes fois.
– Ne fais pas de bruit.
– Fais-toi discret…
– Si tu continues, tu vas finir par les attirer !

Je ne les avais pas écouté. J’avais juste envie de me sentir libre, de respirer à pleins poumons. Mais, maintenant c’était trop tard, je ne retrouverai plus jamais les miens…

Tous les ans à la même période c’était pareil. Ils venaient par plusieurs groupes, souvent le matin, dès le levé du soleil. Ils n’avaient peur de rien, de personnes. Trop nombreux pour que nous puissions faire quoi que ce soit. Bruyant, avec leurs gros véhicules équipés de moteurs pétaradants et ça les faisaient rire en plus, alors que nous, tétanisés par la peur, ne savions plus quoi faire, ne savions plus où nous cacher, et à chaque fois c’était la même chose. Plusieurs d’entre nous étaient enlevés et ne revenaient jamais… Le pire dans tout ça c’est que personne ne faisait rien pour nous aider.

J’avais présumé de mes forces, présumé de mes capacités, aujourd’hui j’étais là, allongé dans un 4×4. Je ne voyais rien. Je ne pouvais plus bouger. J’avais du mal à respirer, je sentais à mes pieds, contre mon dos, tout autour de moi, les autres qui comme moi venaient de se faire enlevés. Qu’allait-il nous arriver ? Qu’allaient-ils faire de nous ?
Nous nous posions sûrement tous la même question. Mais personne n’avait de réponses.

La loi du plus fort continuerait donc ainsi tous les ans, et il me semblait bien que c’était à chaque fois de pire en pire…

………

Quatre semaines après notre enlèvement, ballotés de lieux en lieux, changeant à chaque fois de véhicules ou de directions, j’ai pu enfin communiquer avec l’un des miens. Comme moi, il était bâillonné et attaché dans l’impossibilité de faire un quelconque mouvement, mais lors d’un brusque virage, il a glissé tout contre moi. Plus âgé, il essaya de me rassurer, mais en vain. Je le sentais bien. Au fond de lui, il nous savait tous perdus. Un moment je comptais les virages en me disant que peut-être j’arriverai à nous sauver, à me sauver ? Je n’en ai jamais eut la possibilité.

Finalement, nous avons fini par arriver dans un grand local, où nous fûmes jetés, pêle-mêle les uns sur les autres, sans aucun respect. Je les ai un instant entraperçu. Ils étaient tous vêtus de la même façon, très différentes des premiers qui nous avaient enlevé. Plus nous avancions dans le temps, pire étaient nos contraintes de vie. Ils se comportaient comme si nous n’étions pas là, échangeant entre eux des blagues de mauvais goût, sur leurs femmes, sur leurs intentions et de la façon dont ils allaient se servir de nous. Le froid de plus en plus intense en cette période qui annonçait Noël, les incitaient à se réchauffer, grâce à diverses boissons alcoolisées. Pendant ce temps, nous étions tous, transit de froid et de peur… Je ne supportais plus d’être attaché, ligoté, sans voir la lumière depuis maintenant plusieurs jours.

Puis vint le jour “J”.

Il est venu me chercher. Il m’a choisi parmi tous les autres. J’étais celui qu’il voulait. Après avoir posé ses mains calleuses sur moi, fouillant partout, tirant par-ci, pinçant par là. Il me jeta violement sur ses épaules comme si je ne pesais rien.

– Allez ! Merci les gars et à l’année prochaine…

– C’est ça !!! Amuses-toi bien ! Ah ! ah ! ah ! Au fait, quand tu n’en voudras plus, passe un coup de fil, nous viendrons le récupérer. Ne fait plus comme l’année dernière. Tu l’as laisser plusieurs jours derrière chez toi. Je ne tiens pas à avoir des ennuis.

– Ok ! Ça marche je vous appellerai…

Il me jette dans son coffre, et le claque aussitôt. Au bout d’une bonne demi-heure et quelques centaines de virages, son véhicule stoppe. Il ouvre le coffre et me récupère de nouveau sur ses épaules. Je n’en peu plus, je sent ma fin.

Il me pose finalement au sol. Me détache et retire les baillons qui m’entravaient depuis plusieurs jours. La lumière agresse mes yeux, J’ai du mal à conserver mon équilibre et il est obligé de me retenir afin que je ne tombe pas à ses pieds. Nous ne sommes que tout les deux. Il me regarde de bas en haut. Il respire fort. J’entends derrière moi le tic-tac d’une pendule. Je suis dans une grande pièce. La cheminée allumée produit une chaleur agréable. Mais j’ai de nouveau des vertiges, la tête me tourne et je finis par tomber avant qu’il n’arrive à me rattraper.

…………………

Quelle heure est-il ?

Combien de temps suis-je resté inconscient ?

Il doit être tard. Il fait nuit, seule la cheminée produit une clarté douce qui me permet de voir que je suis seul dans la pièce. J’essaie de bouger. Impossible. Je suis de nouveau ligoté de partout. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive. J’ai quelque chose d’assez lourd sur la tête, des pointes enfoncées sur tout mon corps. La peur revient à toute vitesse. Je sens que je vais craquer. Il m’a vêtu avec je ne sais quoi. On dirait un déguisement de toutes les couleurs. Soudain, j’entends des voix, plusieurs voix… Que vont-ils me faire ?

– Restez dans le couloir, je fini de le préparer…

– Que vont-ils encore me faire ?

– Laisse-nous regarder !

– Pas question. On avait dit que c’était une surprise !

– Bon d’accord, mais dépêches-toi. Nous sommes impatient de le voir !

Il entre et referme la porte derrière lui. Allume la lumière.
Qu’est-ce qu’il ma fait ?
J’en ai partout ! Sur le corps, sur la tête. Je suis de nouveau ligoté de partout, entièrement à sa merci.

Il vient vers moi avec un sourire qui dévoile toutes ses dents. Il tient à la main quelque chose… Ouf ! Juste une télécommande…

Il appuie.

Une musique doucereuse sort d’une enceinte qui se trouve à mes pieds. Il vient vers moi et me caresse lentement. Tire sur l’un les liens et le replace, sûrement pour voir si je suis bien attaché ? Je suis complètement soumis à lui et me trouve ainsi obligé d’accepter tout ce qu’il voudra m’imposer. Son visage s’approche doucement de moi, maintenant il me hume profondément, recule et de nouveau éteint la lumière…

Se retourne vers la porte et l’ouvre… J’ai peur !

– Venez, vous pouvez entrer…

– Mais, on n’y voit rien ici !

À ce moment là, un flash lumineux explosa littéralement en rythme avec la musique, m’aveuglant en parti. Ça brille de tous les côtés. Tout autour de moi, sur moi !
Du rouge, du jaune, du bleu !!!

– Joyeux Noël les enfants !!!

– Waouh, papa ! Il est vraiment superbe cette année ton sapin…

 

Le commandement de Noël selon….

 la dinde de Noël d’Isabelle

« Cuicui-Couic-cuit-cuit ».

 

Le commandement de Noël selon….  Maud

L’Amitié, à la Vie à la Mort

 

25 Décembre 2018, dans une maison quelque part

Je m’appelle Journal, Maud m’a créé pendant ses vacances d’Octobre pour échanger sur ses journées, ses lectures en attendant de pouvoir publier ses retours sur Les Lectures de Maud. Aujourd’hui posé sur un canapé j’ai envie de me confier. Depuis notre retour, je me sens parfois abandonné, délaissé, Maud me parle de temps en temps de ses rencontres, me confie quel livre elle lit ; mais j’aimerais qu’on papote plus souvent. Parfois lors de nos échanges, je lui fais part mon désarroi. Je sais qu’elle travaille et qu’elle a moins de temps à me consacrer ; peut-être arriverons nous à trouver un rythme régulier d’échanges dès l’année prochaine. Je fais quant même très attention quand je harpie Maud car depuis le Salon du Fantastique, nous avons un nouveau compagnon qui me terrifie. Il y a une différence entre partager ses ressentis de lecture et vivre au quotidien aux côtés d’un Carnet diabolique. Vous écrivez un nom dessus et la personne meurt dans les 30 secondes, je veux parler de Death Note, bien sûre. Après les livres, Maud a également ce précieux Carnet et je peux vous assurer que j’essaie de me tenir à carreaux comme disent les Humains. J’ai essayé à plusieurs reprises d’échanger avec lui afin de troubler mon ennui. Mais malheureusement mes tentatives sont restées jusqu’à présent infructueuses, j’aurais aimé qu’on devienne amis.

Il est posé là pas loin de moi, dans un sens nous avons de la chance Maud nous emmène partout. Nous avons pu assister à l’ouverture des cadeaux, rituel de Noël, de nouveaux livres j’ai hâte qu’elle m’en parle, pardon qu’elle nous en parle. Je suis sorti de mes pensées par Vincent, son frère, qui rassemble et froisse tous les Papiers Cadeaux et qui se dirige vers la cheminée. Mon cœur se serre, je pense à mes cousins qui sont en train d’être malmenés. Puis, c’est au tour des revues, divers magazines et presse. Non, non pas le feu, je ne veux pas finir comme ça !!! Je vois défiler sous mes yeux les différentes lignes de ma courte vie. Mes pages se raidissent presque à se corner, ma tranche se ramollit et ma couverture devient moite. C’est incontrôlable : j’ai peur qu’il vienne me prendre aussi. Je surveille ses faits et gestes, je tremble de mille feuilles. Un coup d’œil vers Death Note, il est serein et ne semble pas du tout préoccupé par ce qui est en train de se passer sous nos yeux. Nos amis, nos frères, nos cousins, nos semblables, je suis triste pour eux : l’encre de mes dernières lignes devient humide, serais-je en train de pleureur ?

Vincent gratte l’allumette et le feu jaillit : le plus grand ennemi du Papier a encore frappé. Il se retourne rapidement, un courant d’air fait tomber une page de Death Note. J’y lis :

Je les ai sacrifiés pour nous sauver. Ne serait-ce pas ça la magie de Noël : Montrer à ses amis qu’on les aime. Journal, je t’apprécie même si parfois tu écris trop !!

Je profite du courant d’air pour faire virevolter quelques pages afin de montrer ma reconnaissance à mon nouvel Ami.

 

Le commandement de Noël selon….  Cécile

La beauté de verre

Des jours que tu m’observes, des jours que tu t’approches de moi malgré l’interdiction qui t’en est faite, des jours que l’angoisse de tes mains sur moi me hante… Tu sembles inexorablement attiré par le chatoiement de mes couleurs, la courbe luisante de mon corps.

On t’a pourtant interdit de m’approcher, de me toucher, et même me regarder avec convoitise t’est formellement défendu. Tout le monde pressent la fin inéluctable si tu venais à me murmurer ton désir à moins de deux mètres de mon visage. Ton haleine chargée glisse pourtant sur moi comme une menace, comme la promesse d’un dénouement fatal. Je suis pour toi ce qu’il y a de plus proche du péché originel. J’en ai les mêmes atours. Je revêts la même tentation.

Tu sens pourtant que tu ne pourras plus te retenir longtemps, tu veux me posséder me toucher au risque de me briser. Tu n’arrives plus à te contenir, toutes les menaces si tu te laisses aller à tes plus bas instincts n’ont plus d’effet sur toi. Tu ne crains plus rien et encore moins ma fin. Me tenir au moins une fois entre tes mains, même un bref instant, envahit ta raison, devient un besoin impérieux que rien ne pourrait arrêter.

Tu t’approches à pas lents pour n’éveiller aucune attention. Tu me regardes en dardant un regard de passion pour mon éclat. Ton pouls s’accélère à mesure que tu imagines me toucher, me caresser. Le feu envahit tes joues jusqu’au tréfonds de ton envie.

Me voilà gisant sur le sol en mille morceaux scintillants, mes plus beaux atours se sont transformés en mille morceaux éparpillés par tes mains. Elles n’ont pas pu épargner la douce fragilité de mon cristal. Elles ont étouffé la moindre parcelle étincelante  de ma courte vie. J’ai vécu dans du papier de soie mais rien aujourd’hui n’a pu me protéger de tes doigts.  Je gis sur le sol, victime de ta convoitise. Tu n’as pas réussi à résister à mon chant de sirène miroitant. Je suis la première victime de ton massacre de Noël.

Amis des décorations de verre à mille couleurs chatoyantes, sachez que rien ne pourra jamais éviter l’inéluctable destin de la boule de Noël s’écrasant sur le sol, victime de sa propre beauté !

 

 

Le commandement de Noël selon…. Sylvie

L’ATTENTE DE NOEL

Il se sentait bien seul, ses potes étaient déjà partis. Ca bougeait partout en plus il pleuvait sans discontinuer même pas de neige pour Noël ! Il se rappelait quand ses parents étaient partis, il neigeait de gros flocons, ils étaient tout blancs avec des stalactites transparentes collées par le froid. Lui petit avait continué de grandir seul mais avec tout ses copains qui comme lui avaient poussé comme de la mauvaise herbe. Aujourd’hui, il était adulte grand et fort il attendait que vienne le temps pour lui de partir il était impatient mais aussi il attendait ….. Il faisait doux maintenant les saisons étaient bizarres, il entendit du bruit ; ça parlait haut et fort. Les hommes avec leurs grosses bottes cherchaient et l’un deux le regardait; il dit aux autres « mais regardez moi celui-là pas mal du tout pas trop grand ni trop petit, il est comme ils le veulent ! » l’autre dit « ouais » en me regardant « allez les gars embarquez le ». Enfin mon tour, je les laissais m’emmener vers une nouvelle famille. Je me retrouvais dans la maison près de la fenêtre les enfants venaient me voir, j’étais bien habillé pour l’occasion j’étais trop fier ! Je comprenais la joie de Noël même le chat venait jouer avec moi mais il se faisait enguirlander normal à Noël …..

Après les fêtes on me déshabilla, fin de fête, j’avais froid et me sentais nu, je me retrouvais sans ménagement dans la cabane du jardin mais la petite fille insista pour me garder. Depuis tous les ans on me décore, je revêts mes habit de lumière et au fond du jardin à côté des cyprès moi mes pommes de pin et mes aiguilles toutes vertes avec le bonhomme de neige et de jolis rennes lumineux on éclaire de mille feux pour fêter noël.

 

Publicités

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 1


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

 

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

1ere partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un personnage de roman.

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Fanny-Louise

Ah Noël !! Comme j’aime cette période. Ses rues illuminées, ses chants joyeux et naïfs qui vous restent en tête toute la journée. Mais pour moi, ce qui fait de Noël une fête parfaite c’est la préparation des festivités. Ce moment où on met tout en place pour que nos hôtes profitent au mieux du moment que nous allons passer ensemble. En tête à tête, les yeux dans les yeux…

La préparation commence toujours par un grand ménage. J’aime quand tout est propre et net. Oui je sais, vous vous dites que je dois être un peu maniaque. Et en effet, je le suis. J’aime quand chaque chose est à sa place alors je nettoie, je peaufine les détails. Chacun des ustensiles dont je vais me servir se doit d’être en place, à porter de main sur la table. Le secret d’une bonne recette c’est d’avoir sorti et préparé ses ingrédients. Mais le moment que je préfère, c’est celui de l’accueil que je fais à mes convives, ce moment où bien installés à ma table, ils ouvrent les yeux, se tournent vers moi et réalisent qui je suis…. Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Dexter Morgan.

 

 

Le commandement d’un bon Noël selon ….Isabelle Bourdial

J‘ai choisi de prendre comme personnage un combo de Norman Bates et Borg (Les Loups et l’agneau, de Christophe Dubourg). Mais il y a aussi un peu d’Antoine Orsini (Simple, de Julie Estève) en lui

 

L’étoile de Balthazar

Cette année ma princesse va avoir son sapin de Noël.

J’ai coupé un bel épicéa dans la forêt. Mes amis m’ont aidé à le décorer. On a commencé par les guirlandes. Il faut toujours mettre les guirlandes en premier. Sinon, il faut tout enlever si on veut les déplacer. Je suis allé les chercher chez Gaspard.

J’aime bien Gaspard. A l’école, on s’amusait ensemble. Il me faisait gober des vers de terre. Quand je suis passé chez lui, il était sous la douche. ça tombait bien, comme ça j’ai pu tout de suite rincer ses tripes avant de les emballer.  Elles sont toute violette et bien grasses. Comme elles luisent sur le sapin !

Melch mon voisin, celui qui a tué le Chat, m’a donné les boules. Il était gentil, le Chat. Mais Melch, il aime pas trop les bêtes. Du coup, il criait de joie quand j’ai coupé les têtes de toutes ses poules. J’ai pris aussi la sienne car elle était jolie avec sa bouche ouverte. Je les ai accrochées dans le sapin. Qu’est-ce que ça rend bien…

La vieille Marie m’a offert ses cheveux blancs pour faire le givre. Quand je les ai cueillis sur sa tête, elle s’est endormie d’un coup et m’a gentiment laissé faire.

J’ai installé ma princesse dans le rocking chair de Mère devant le sapin. Elle ne dit rien mais je vois bien qu’elle est triste. Il a pas d’étoile, mon sapin.

Une voiture vient de se garer dans ma cour. Sa lumière bleue clignote. La voilà, mon étoile ! C’est Balthazar, le gendarme, qui est venu me l’apporter en personne.

Merci les amis et joyeux Noël à tous !

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Nick Gardel et Peter Raven

 

Un bon Noël… un bon Noël… Elle en a de bonnes l’autre…

Qu’est-ce que j’en sais ce que c’est qu’un bon Noël ?

Déjà il faudrait que les gens arrêtent de me tirer dessus… Ça, ça serait une bonne base.

Et puis, pas la peine de cogner non plus pour se faire comprendre. Ça, j’ai déjà donné. Le passage à tabac dans une cave, le mitraillage à l’arme automatique, les baffes et les coups de taser, je connais. Et puis ça n’est pas vraiment dans l’ambiance Jingle Bells, petits fours et bûche à la crème.

Le problème c’est effectivement les gens. Le facteur humain. Tant qu’on reste dans la théorie désincarnée, on peut échafauder de l’idyllique, on peut concevoir de la quintessence florissante. Les lumières se tamisent, la douce chape neigeuse assourdit l’univers et il plane comme un je-ne-sais-quoi de merveilleux entre les épines froufrouteuses de l’épicéa de salon.

Mais rajoutez là-dessus le florilège habituel de bipèdes à station verticale et ça va vous pourrir l’ambiance en moins de deux.

Toute la panoplie. Entre l’aviné de fin de repas, le lourdingue fini au trou normand, la coincée du serre-tête qui a vite fait d’oublier les ascendances arabo-sémites du petit Jesus, l’ado qui s’emmerde ouvertement en attendant l’autorisation d’aller bouder dans sa piaule, le minuscule qui piaffe dans son hyperactivité, la belle-sœur qui tient à vous faire savoir que sa poitrine est encore vaillante malgré les théories fumeuses de ce bon vieux Newton et surtout l’ancêtre qui ronfle depuis les huitres en espérant atteindre, mine de rien, le prochain gigot Pascal. Elle est belle la nativité, la première GPA divine…

Eux, ils avaient compris. Un bœuf, un âne et c’est marre. Pas de raison de s’enfiler la famille.

Remarquez, moi ça me concerne peu. De la famille, j’en ai pas. Tout ça c’est du souvenir aigri, de l’image décolorée que je n’ai pas à subir. J’ai bien eu un père de remplacement, mais il préférait largement les rombières à pattes d’oie que se farcir des dindes. J’ai plutôt les stigmates mémoriels d’un gueuleton expédié avant que l’ancêtre n’aille lutiner sa rombière du moment. Rien que l’idée me vrille encore la carte mémoire… Par pitié, ne me forcez pas à y penser…

Alors, le meilleur Noël qu’est-ce que ça peut être ?

La solitude.

Le silence apaisant que l’on vient juste envelopper des craquements rassurants d’un vinyle. Peut-être seulement les stridulations simples d’un groupe avant-gardiste des années 70, ou la folie calme de la symphonie d’un gamin anglais. Voilà.

On tamise, on assourdit. On évite tous ces clignotements, toute cette épilepsie obligatoire. On oublie que la neige deviendra gadoue, que les mélodies de Noël vous donneront juste envie de dézinguer votre prochain, que l’imaginaire sirupeux de cette période est une insulte à l’intelligence.

On tamise et on laisse la nuit apaiser l’univers qui n’en peut plus de mouvement. On s’accordera une rupture discrète, pour retourner le disque et relancer la magie…

Le commandement d’un bon Noël selon Ophé lit et Kurtz

Le titre « The End » des Doors résonne dans la pièce aux murs de béton. Elle est dépouillée de tout mobilier et de toute trace de présence humaine en dehors de deux fauteuils chesterfield. Ils trônent, fiers de leur cuir rutilant, au centre de ce cube aveugle.

Il est assis sur l’un, moi sur le second. Il ne me quitte pas des yeux.

Mes mains, à plat sur mes genoux, tremblent. Pourvu qu’il ne le voit pas. L’angoisse m’étreint comme le ferait une mère étouffante, me laissant à peine de quoi respirer. Je manque d’air. Mon cœur bat si fort qu’il semble vouloir sortir de ma poitrine pour le rejoindre. Je l’imagine déjà le brandir devant lui et me regarder agonir, un sourire satisfait aux lèvres.

« – Alors Ophélie ? »

Je sursaute.

Sa voix est presque douce. Pour un peu, elle me rassurerait, mais je connais le personnage.

« – Pourquoi avez-vous poussé la folie jusqu’à rencontrer Kurtz dans son antre ?

– Je… Je… »

Je bafouille, butte sur mes mots, perdue dans ses yeux d’un bleu si intense qu’il m’est douloureux de les fixer. Moi la grande bavarde devant l’Eternel me voilà sans voix. Mais je connais le personnage.

– Vous ?

Reprends-toi ma fille ! Tu fais ça pour le Collectif Polar.

« – Je voudrais connaître vos commandements de Noël. C’est pour le Collectif Polar, vous savez le blog. Nous aimons tellement vos créateurs, Jérôme et Nathalie, que nous tenions à vous laisser la parole.

 – Ahahahahah »

Son rire résonne dans toute la pièce. Mon malaise et ma peur monte encore d’un cran. Je vais y rester, c’est certain.

« – OHOHOH… »

Quoi ? Ohohoh ? Ce rire atroce qui venait de me pétrifier se muait d’un coup en enjouement façon Père Noël. Que lui arrivait-il ?

« – Ophélie, Kurtz aime Noël contrairement à ce que vous et les lecteurs pouvez-croire. »

« -Ah ?… Et vous êtes d’accord pour nous donner vos commandements de Noël ? »

Il ne se départissait pas de ce sourire carnassier. Plus l’entretien avançait, plus mes sentiments s’amalgamaient, se confondaient : peur ou fascination ? Comme l’huile et le vinaigre, ils se confondaient pour se séparer, attendant la prochaine secousse pour se confondre à nouveau, et me perdre.

« – Évidemment. N’est-ce pas pour cela que j’ai accepté de vous faire visiter mon refuge ? »

Les tremblements cessent doucement. L’angoisse relâche mon être et c’est confortablement installée que j’écoute Kurtz me livrer ses commandements :

« – Nul autre que Kurtz vous n’aimerez, parce que non seulement Kurtz est votre seul maître, mais que Noël est aussi la fête de l’amour…

De la viande animale vous mangerez, du gibier de préférence. Quoi d’autre qu’une telle viande pour le chasseur que je suis. L’anthropophagie est la règle, Noël ne doit être qu’une exception à ce principe.

De votre être entier vous me ferez cadeau. Noël ne célèbre-t-il pas le don de soi ? »

Si je note chacun de ses mots et que ses paroles me glacent le sang, je les sens s’infiltrer au plus profond de mon âme et envahir mon cœur abîmé. Me voilà prisonnière d’un homme qui me fascine autant qu’il me répugne.

Moi qui comptais passer Noël parmi les miens, je ne peux quitter Kurtz. Je veux qu’il prenne mon âme et mon corps, qu’il m’annihile comme tant d’autres avant moi.

Me voilà une ombre parmi les autres.

Sous le charme et le joug de cet homme, fantôme parmi les fantômes, plus rien ne compte parce qu’en se confiant à moi, il m’a choisie.

 

Le commandement d’un bon Noël selon Maud et Joe

Nouvelle inspirée du personnage de Joe Middleton – Paul Cleave – Un employé modèle

Le meilleur Noël de Joe

Joe arrive essoufflé à l’arrêt de bus, chargé de ses paquets cadeaux qui l’encombrent. Sa mère a décidé de recevoir la famille pour le réveillon de Noël, quelle idée franchement ? Cette fête, il l’a déteste, cette fausse joie sur les visages des passants, cette idée qu’on est tous heureux de se retrouver pour s’offrir des cadeaux achetés au dernier moment dont on se fiche totalement s’ils plairont ou non. Mais bon faut bien faire comme tout le monde, se fondre dans la masse et faire le gentil mouton et ne pas attirer l’attention.

Comme souvent, rien ne se passe comme prévu, le bus est parti sans lui : 1H15 d’attente pour le prochain. Bien évidemment les rues sont encombrées par ces gens qui foncent retrouver leur familles qu’ils pensent aimer. Joe doit trouver une solution, il tente de héler un taxi, mais pas facile quand on a les bras encombrés. Une fois installé, il ne prend pas la peine d’appeler sa mère pour la prévenir de son retard. Elle s’en rendra bien compte ne le voyant pas arriver. La voiture se mêle à la circulation et s’engouffre dans les embouteillages. Joe reste calme et prend le temps de réfléchir à sa vie, ses envies, et ses fantasmes.

Il est soudainement rappelé à la liberté suite au bruit, au choc, à la douleur, il vient de se cogner à la portière. Il se demande encore ce qui s’est passé lorsque le chauffeur se retourne et s’enquit de son état. Joe réalise qu’ils viennent d’avoir un accident. Le chauffeur se rassure tant qu’il peut en se rendant compte que son client n’est pas blessé, et se rue vers son portable… Un passant vient les voir, et les informe qu’il vient d’appeler la police.

Ni une ni deux, Joe se rend compte qu’il ne faut absolument pas qu’il voit des flics, le contenu d’une de ses poches pourrait le trahir. Il sort encore sonné du véhicule, paie sa course, s’entretien rapidement avec le chauffeur. Ses cadeaux sous le bras le voilà qu’il entreprend de rejoindre les festivités à pied. Son téléphone vibre depuis un moment mais Joe ne veut pas et ne peut pas répondre.

Il arrive chez sa mère vers 1H00, elle hurle qu’il n’est pas le fils qu’elle aimerait, qu’elle ne peut pas compter sur lui ; pour une fois dans sa vie qu’elle lui demande quelque chose, il n’est pas fichu de le faire. Elle n’entend pas ses excuses, son récit de l’accident l’a fait rire. Joe bout intérieurement, il rentre dans la maison en trombe. Les invités sont partis, les restes de victuailles jonchent la table. Des restes d’emballage de papier cadeaux parsèment le tapis du salon. Il s’écroule dans le canapé, la fatigue le gagne tandis que la pression monte, les hurlements de sa mère lui arrachent les oreilles. Il n’en peut plus de la supporter. Il vient dîner chez elle toutes les semaines, la supporte depuis tant d’année et elle. Que fait-elle ? Elle se permet de l’insulter alors qu’il a fini le trajet à pied pour la retrouver. Trop c’est trop. Il tente une dernière fois de la regarder en face, il se rend dans la cuisine lui tend son cadeau en lui souhaitant un Joyeux Noël. Elle lui arrache des mains la balance sur le bar et continue de vociférer, de cracher son venin à la figure de son indigne de fils.  Lorsqu’il relève la tête, il n’est plus le même homme, il la regarde. Leurs regards se croisent, elle s’arrête de hurler, Joe sait qu’elle a compris. Que c’était la dernière fois qu’elle agirait ainsi. Voir même que ce serait la dernière fois qu’elle agirait tout court. Il s’avance calmement vers elle, et il va s’offrir le plus beau cadeau de Noël de sa vie…Un rêve d’enfant se réalise, enfin, il va se libérer…

Le commandement de Noël selon… Ge

Pas de Noël sans Flingueuses

Vraiment pas drôle d’être d’astreinte le jour de Noël. C’est ce que pensait Cécile et Isabelle qui auraient préféré passer les fêtes en famille, entourées de leur enfants et petits-enfants. Oui mais voilà, je les avais appelés à la rescousse, car comme le disait si bien Isabelle, pas le temps d’être flingueuse à temps partiel. Et là mes flingueuses légistes avaient du boulot.

 -Quoi c’est pas sympa d’être ensemble le jour de Noël ? Toutes les trois réunies comme à la grande époque de Collectif Polar.

Bon maintenant que mes légistes préférées étaient devenus des auteurs célèbres, je ne les voyais plus beaucoup.

Isabelle était demandée sur tous les salons, marraine qu’ils l’appelaient ou invitée d’honneur. Et Cécile avait détrôné Franck Thilliez et était dorénavant l’auteur de noir français le plus lu aux states.

Il était temps que je les fasse redescendre sur terre. Or de question qu’elles chopent la grosse tête. Aussi pour les attirer à la morgue avais-je prétexté une émission télé entièrement consacrée au polar juste autour de leur parcours. Et en prime-time en plus ! Et oui fini aussi pour moi le blog, je sévissais désormais à la télévision sur la chaîne française la plus regardée au monde. Il était loin le temps de Ge et ses flingueuses.

J’avais tout préparé, elles allaient devoir me raconter leurs aventures de légistes au sein du collectif polar, chronique de nuit. Là dans cette salle lugubre qui puait la mort, elles finiraient par m’avouer pourquoi elles avaient participé à cette aventure de dingue qu’était les flingueuses. Pourquoi avec leur talent respectif, elles s’étaient en quelque sorte mise à mon service.

En fait au fonds de moi je regrettais ce temps de l’insouciance, ce temps où nous étions toutes dans le même bateau à essayer de faire passer notre goût pour la lecture et des auteurs de polar. Toute flingueuses juste pour le plaisir d’être une équipe, d’être souder comme les doigts de la main. Toutes unies et réunies.

– Bon alors on se le fait ce repas de Noël ?

Mais qui venait de crier si fort ? quoi  ? de quoi parle-t-on là ?C’est quoi ce repas de Noël ? Punaise !

Je sentais que l’on me tapait sur l’épaule.

-Et ma Gene, tu t’es endormie ?

-Nick ? Mais il se passe quoi là ?

-Mais ma Ge, tu devrais te ménager, renchérie Ophélie, rappelle-toi tu nous as toutes réunies pour fêter Noël ensemble.

-Oui, comme tu n’aimes pas cette période de l’année, on a décidé de la passer ensemble pour te la faire aimer, ne dit Aline.

-Tu te rappelles, rajoute Cendrine, hier soir pour le réveillon, nous avons fait une murder party

-Avant on a bu des mojitos intervint Maud

-Oh patronne, on a loué un château, un grand chateau breton pour être toutes ensemble me dis Eppy Fanny

-Oui avec toute notre famille rajoute Danièle.

Et je vois là, en effet Fanny est sa petite famille, j’aperçois les mini-flingue, Sacha accompagné, Maxime conversant avec les misters Flingueuses, Marc et sa charmante compagne et Jean Paul et sa tribu.

Sylvie, Sofia et Isabelle affairaient à préparer le déjeuner. Sacha et Cécile dresse la table. Même Cathie et Marie Noëlle sont là !

Il y a aussi mon Ours et mes psychopattes.

Alors quoi  ? Je venais de faire un rêve, mes légistes sont toujours mes légistes, mes flingueuses existent encore et moi je suis restée leur humble porte flingue.

Mon Ours a accepté de passer les fêtes avec les flingueuses, incroyable, invraisemblable.

Et même les psychopattes, Lulu et Betty ont accepté Onyx le jeune labrador de Loup, et là non plus ce n’était pas gagné !

La magie de Noël existerait-elle bel et bien alors ?

Ou si c’est encore un rêve, alors c’est le plus beau des rêves.

Un vrai conte de Noël !

Et… j’allais oublier.

Joyeux Noël à vous tous

Jeu 5 épisode 20 : Votre librairie préférée avec La Griffe Noire


Souvenez-vous pour fêter les 30 ans de la Griffe Noire, je vous demandais de me présenter votre librairie. Celle que vous fréquentez, celle de votre cœur, une librairie indépendante où vous pouvez aller pendant vos vacances par exemple.

Aujourd’hui c’est Isabelle  qui va vous raconter une librairie

Car les 30 ans de la Griffe Noire c’est tout l’année et ça redémarre en septembre.


 

Coucou Geneviève,

j’espère que mon statut de flingueuse ne m’empêche pas de participer à tes concours

Je vais te parler non pas d’une mais de deux librairies que j’adore. Elles sont à l’opposé l’une de l’autre.

La première, c’est Le Grand Cercle, à Eragny (95).

 

Je vais m’y balader chaque semaine, ou presque. C’est une grande librairie indépendante, un endroit vaste et lumineux, ouvert aux rayons du soleil. Il est tenu par de vrais libraires spécialisés. Un jour, j’y ai cherché un roman de Maurice Genevoix dont je me souvenais vaguement du contenu (il en a tout même écrit une cinquantaine), et la libraire m’en a tout de suite donné le titre.

Elle publie un magazine gratuit qui met en avant les manifestations culturelles locales. C’est là que j’ai fait l’une de mes toutes premières dédicaces. J’en ai gardé un souvenir fantastique, je me suis retrouvée comme chez moi, entourée d’amis et de proches.

Petit à petit, Le Grand Cercle s’est ouvert à d’autres secteurs : musique, papeterie, presse, maroquinerie, déco… On peut le regretter. Mais la librairie reste son secteur d’activité principal.

Ma dernière visite date d’hier. J’ai pris quelques photos pour Collectif Polar et j’y ai retrouvé Frédérique-Sophie Braize, qui m’a dédicacé son dernier roman, Soeurs de lait, publié chez De Borée.

Voilà. La bise, Dame Geneviève.

PJ: un premier envoi avec les photos du Grand Cercle que j’ai prises, et avec Frédérique-Sophie en pleine action. je t’envoie dans un 2e mail  pour de la caverne.

LIBRAIRIE LE GRAND CERCLE

Centre Commercial Art de Vivre, 1 Rue du Bas Noyer, 95610 Éragny

tél : 01 34 30 48 00

http://www.legrandcercle.fr/

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles, épisode 3


Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 3

Hello les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture


Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 3 :

Isabelle et Sacha

Tu as rejoint dernièrement le gang  Collectif Polar.

 1 – Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition d’être une des nôtres, ou avoir voulu intégrer la team ?

Isabelle : La réponse va être longue, tu l’auras voulu ! J’ai accepté par curiosité, par fierté aussi. J’aime lire des polars depuis toujours. Mais je n’ai découvert ce milieu que tardivement, après avoir écrit mon propre roman policier. Jusqu’alors je ne courrais pas les salons, je ne recherchais pas le contact avec des auteurs. Lorsque j’y ai été invitée, j’ai découvert une ambiance fraternelle, où l’humour et la déconnade sont de rigueur et où se côtoient des personnages de tous horizons. Je m’y suis sentie à l’aise. J’ai alors échangé avec des auteurs, des éditeurs, des libraires… et des blogueurs (es-trices-euses, of course). Sans flagornerie, tu es l’une des premières dont j’ai suivi le travail, Geneviève. J’ai sympathisé avec certains, commencé à participer à des débats dans des groupes fermés, parfois houleux, en particulier sur l’impact des blogueurs sur l’économie du livre, leur degré d’indépendance, le respect des auteurs… Questions essentielles à mes yeux. Bref, la bloguosphère s’interrogeait régulièrement sur ses bonnes pratiques. Un bon point pour elle ! Et donc lorsque j’ai proposé à la médiathèque de ma ville (la MéMO) de créer un festival consacré au polar, j’ai voulu lui réserver une place de choix : une expo, une table ronde, etc. N’ayant pas de bouquin à vendre, je me sentais totalement libre et la MéMO a adhéré à l’idée. Je n’étais pas des vôtres pour autant. Et puis je me suis mise à rédiger quelques chroniques pour Collectif Polar, d’abord pour tes concours, puis à ta demande. Ta proposition m’a stupéfaite. Ainsi, sans le savoir j’étais potentiellement une flingueuse ! Du coup j’ai accepté ta proposition pour voir enfin les coulisses du blog, et pour la fierté d’intégrer la team.

Sacha ; Alors j’ai accepté ta proposition de vous rejoindre sur le Collectif polar parce que tu me l’as demandé déjà! Lol! J’étais loin de me douter que mes retours de lectures t’intéressaient en tant que chroniques! C’est très humblement que je donne mon avis sur les livres qui m’ont plu ou bouleversée. Et je suis très touchée de cette proposition. Même si je ne lis pas autant que je le voudrais! Lol!

2- Comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ? 

Isabelle : Mon arrivée est toute récente, il me faut encore trouver mes marques, moi qui suis plutôt un électron libre, par nature. Mais l‘accueil que ces fadas m’ont réservé a été si chaleureux, si spontané que j’abandonne peu à peu ma posture d’observatrice. Les flingueuses (Loup inclus !!) sont généreuses, bienveillantes, bosseuses. A l’image de la porte-flingue, quoi ! Mais est-ce un hasard ?

Sacha : Hey tu parles à une psychopathe là! Mdr! Donc on est sur la même longueur d’ondes! entre frappadingues, on est bien!

3- Qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Ce qu’elle donne déjà dépasse mes attentes : réflexions communes sur la littérature noire, bien sûr, mais aussi solidarité, entraide, conseils… On sort largement du cadre de la littérature et j’aime ça !

Sacha : Ce que j’attends de l’équipe de flingueuses? et on a un flingueur aussi non? Des grosses « marrades » comme c’est déjà le cas quand on se voit! Vous avez toutes toujours la patate et j’adore ça!

4 – Te sens-tu une flingueuse à part entière ?

 

Isabelle : Oui, depuis que tu me sollicites pour des idées de concours, mais surtout depuis que j’ai endossé la panoplie de légiste avec Cécile Pellault et avec toi pour l’exquis cadavre exquis.

 Sacha : Oui je me sens une flingueuse à part entière et très fière de faire partie! Mais promis, je sortirai pas le mien, de flingue! Lol

5 – Que t’as apporté cette expérience d’équipe ?

Isabelle : Le plaisir de travailler en complémentarité avec Cécile, d’être parvenues très vite à nous organiser en fonction de nos sensibilités, de nos emplois du temps respectifs. Le bonheur d’échanger nos impressions à la lecture d’un épisode. J’apprécie énormément ces échanges.

 Sacha : Ben je commence tout juste alors on en reparle dans 6 mois! Mdr! J’espère juste que tu regretteras pas ton choix! Muhahaha (rire démoniaque)!

 

6 – Qu’en as-tu tiré ?

Isabelle : Je me sens plus légitime, plus crédible comme flingueuse.

  Sacha : Mon expérience commence seulement, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera que du positif!

7- As-tu des attentes particulières autour de Collectif Polar ? Et quelles sont-elles ?

J’aime le jeu collectif, qui est l’ADN de ce blog. L’idée de s’organiser pour optimiser notre présence lors d’évènements, pour partager avec celles (ou celui) qui n’ont pas pu venir, pour porter les couleurs de la meute. Lecteur, lectrice, si tu pouvais voir l’incroyable chorégraphie à l’œuvre derrière les GAV, tu hallucinerais… Pourvou qué ça doure et vive le gang !

 Sacha :  Le collectif polar m’a déjà tellement donné en tant qu’auteure! La mise en lumière de l’Emprise des sens a été un élément très important pour moi et je ne te remercierai jamais assez! Donc bonne humeur, échanges et rigolades!

2eme Partie

Enfin, dis-moi,

Tu préfères :

 1- Etre reconnue comme une simple chroniqueuse de Collectif Polar ?

2- Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi ?

 3- Être avant tout une flingueuse ?

 4- Juste faire de temps à autre une « chronique de lecteur »

Explique-moi ton ou tes choix ?

Isabelle : J’élimine 1, 2 et 4. Ma participation, je la vois plutôt en recherche d’idées, en aide pour organiser ou couvrir des événements.

Sacha : Une chroniqueuse flingueuse du collectif polar qui fait de temps à autre un Sach’avis sur ses lectures! Mdr!

J’ai moins le temps de lire, mais j’aime toujours ça. C’est important pour moi de lire, de m’évader, d’étudier la manière d’écrire d’autres auteurs, d’en découvrir. Je pense que la lecture améliore mon écriture. Et J’aime partager mon avis sur un livre que j’ai aimé, voire que j’ai adoré!  En revanche, je ne sais pas écrire une chronique. J’ai toujours peur d’en mettre trop sur l’intrigue. C’est pour ça que je me contente d’un avis!  De mon avis!

 

Et en OFF, juste entre toi et moi.

As-tu des regrets, des déceptions à formuler, quelles sont les choses que l’on pourrait améliorer ?

Isabelle : Regrets, déceptions… non, je ne vois pas. Enrichir la maquette, peut-être. 

Sacha ; En off entre toi et moi ma Geneviève, je n’ai pas de regrets, ni de déception, rien du tout! Je trouve que toi et tes flingueuses, vous faîtes un boulot extra, et je te félicite! Je vous aime énormément et je suis encore une fois très honorée de faire partie de l’équipe!

Voilàààààà! Merci tout plein ma Geneviève

 

Quelles améliorations proposes-tu ? Et comment les mettre en oeuvre ?

Isabelle : Peut-être élargir le choix des livres chroniqués à des bouquins qui font moins l’actu. Je sais que tu y es sensible, comme moi. Le dernier Bussi, le dernier Norek seront à coup sûr chroniqués partout… Déplacer davantage le curseur vers l’inconnu, sans pour autant délaisser les best seller, ça doit être possible. Ce que j’ai apprécié d’emblée dans Collectif Polar, c’est de découvrir des premiers romans, ou de lire des itw d’auteurs moins célèbres.

L’exquis cadavre exquis, épisode 1


L’exquis cadavre exquis, épisode 1

«Le cadavre s’écrit »

«Le cadavre rit »

« Le cadavre s’habille en Polar »

L’exquis cadavre exquis, épisode 1

Voici le Top Départ,

Allez c’est partis pour le premier épisode de notre Exquis cadavre exquis !

L’exquis cadavre exquis, épisode 1

Camille

By Isabelle Bourdial 

L’odeur d’humus la prend à la gorge, sature ses narines, s’engouffre dans ses poumons, met le feu à ses bronches. Elle suffoque, comme si on l’enterrait vivante. L’angoisse, cette vieille compagne qui surgit à chacune de ses crises d’asthme, la submerge, telle une lame de fond. Elle fouille ses poches avec frénésie. Ses doigts rencontrent l’inhalateur de ventoline. Vite, elle glisse l’embout dans sa bouche, actionne la mini pompe. L’effet est immédiat, sa respiration s’apaise… jusqu’à la prochaine crise. Il était temps ! Une ombre contourne l’immense ficus tout proche. Elle cherche Camille qui s’aplatit un peu plus sur la terre meuble, derrière un rhododendron. Un nuage masque soudain la lune, plongeant la forêt exotique dans l’obscurité. Ce soir, au dîner, l’assassin a croisé son regard, y a lu la peur et le dégoût. Camille sait ce qui s’est passé et cette vérité la condamne. Elle doit disparaître. Elle aurait pu se confier aux autres, ou même appeler la police. Seulement voilà, elle a voulu braver le danger. Encore ce foutu orgueil qui affecte son jugement et la pousse à agir seule… Mais cette nuit, la mort lui colle aux basques. Une mort poisseuse, pugnace, de celles qu’on peine à feinter. Poursuivie, elle a cru la semer en allant se cacher dans la serre tropicale. Mauvaise idée pour une phobique de la chlorophylle. Camille exècre la nature, qui le lui rend bien. Elle est allergique à vingt variétés de pollen et probablement davantage, les allergologues ayant renoncé à les dénombrer toutes. Le moindre attroupement végétal lui déclenche de graves crises d’asthme. Une simple balade à la campagne peut s’avérer mortelle. Alors une partie de cache-cache avec l’assassin dans une forêt sous verre… Son intrusion nocturne a réveillé les perruches. Leur piaillement affolé a alerté l’autre. Et maintenant Camille réalise que le face à face est imminent et que personne ne viendra la sauver.

Elle passe en revue la cascade d’événements qui a précipité sa perte. Tout a commencé lundi dernier, lorsqu’est arrivée l’invitation pour la réouverture du Muséum.

 

Fin du premier épisode.

La suite c’est toi Lou !

 

Un petit retour de Polar’Osny


Un petit retour de Polar’Osny

Comme si vous y étiez

Du 06 au 31 janvier dernier à eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, POLAR’OSNY


Du 06 au 31 janvier dernier a eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, Polar’Osny avec pour point d’orgue la journée du 20 janvier. Ce samedi 20 avait lieu le salon en lui même. Avec dédicaces et tables rondes. Et tout cela était organisé par la médiathèque d’Osny, la MéMO,  pour le compte de la municipalité. Et Isabelle Bourdial en chargée de mission.

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

Pour ce festival Isabelle a organisé différentes choses, notamment un prix atypique,  le prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar.

Aussi, avec quelques autres blogueurs, sérial lecteurs et passionnés de polar ( Lolo Brodeuse, Jessica Blet, Lau Lo, Loley Read, Laurent Gerard, Jean Michel Isebe, pour ne pas les citer ) j’ai eu la chance de participer à la présélection des couverture en lice.

 

Et le gagnant est…

Bertrand Binois de Fleur Sauvage (LBS)

Si je n’était pas physiquement présente sur le salon, j’y étais en pensée.

D’ailleurs lors de son interview, dame du noir Isabelle Bourdial ne disait  :

« Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme. »
 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?
« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

Alors oui Collectif polar était un peu à Polar Osny.  Avec ses amis blogueurs. D’ailleur Isabelle vous présente ici  Notre Blog ainsi que deux autres blogs sélectionnés par Isabelle pour figurer dans l’expo Blog en Stock.

Deux blog de deux mecs que j’adore, deux amis mais chut faut pas leur dire.

Pour ne pas les citer: Yvan et David

Attention, blog carrément infectieux. « C’est contagieux » ne vous lâchera pas. La passion de David Smadja est virale, transmissible et incurable. Blogs en stock a la fièvre ! David a conçu son blog comme un webzine dédié au cinéma, aux comics américains, à toutes formes de littérature même s’il fait la part belle au polar. Pour Polar’Osny il a choisi la chronique d’Islanova, de Jérôme Camut Nathalie Hug. David participe aussi à l’organisation et à l’animation du salon du livre de Paris 7e qui s’est tenu le 27 janvier prochain. Qu’on se le dise. Une citation de lui que j’adore, saisie au vol dans l’interview qu’il a donnée à LFC, https://lc.cx/gMmV

 

 : « Lire un livre c’est fun, lire un livre c’est moderne, lire un livre c’est s’ouvrir au monde et l’embrasser. » 
Bonjour la contagion ! 😁 
https://cestcontagieux.com

 

Blogs en stock, c’est aussi EmOtionS, d’Yvan Fauth. 600 chroniques, 300 interviews d’auteurs, de traducteurs, d’éditeurs, de blogueurs, d’organisateurs de salons, de bibliothécaires, de musiciens… Pour Polar’Osny, Yvan a choisi une chronique de « Ne dis rien à papa », de François-Xavier Dillard qui, le croirez-vous?, sera présent au salon du 20 janvier😁. Quant à Yvan, on ne le présente plus. Modérateur sur les plateaux des salons « Saint-Maur en poche » et « Le Festival Sans Nom » (salon du polar de Mulhouse), et pour « Lausan’noir » et « Seille de crime » en 2017. – Membre de l’organisation du « Festival Sans Nom », salon du polar de Mulhouse, – Organisateur et Président du jury du prix littéraire du salon de Mulhouse – Collaborateur du site de Gérard Collard « Les Déblogueurs » – Membre du jury du prix de la Ligue de l’Imaginaire en 2017. J’en passe et des meilleurs…
https://gruznamur.wordpress.com

Minuit, l’heure idéale pour vous parler de « Collectif polar : chronique de nuit »… La création de ce blog est à elle-seule un roman, l’histoire d’une revanche ! Geneviève, bibliothécaire parisienne hyperactive dotée du don d’ubiquité, organisatrice d’apéro-polars et de kawa littéraires, l’a voulu participatif. Plusieurs lectrices ont commencé à rédiger des chroniques. Geneviève surnomme les plus régulières d’entre elles des flingueuses. « J’ai choisi mes chroniqueuses parce que leur avis me touchait, dans leur concision ou leurs arguments, le choix des mots, leur ressenti… Nous sommes chacune différentes, et c’est cette différence que je veux mettre en avant. » Au menu : des critiques, des interviews d’auteurs, une rubrique « avis d’expert » consacrée aux crimes célèbres et à l’histoire de la police, des reportages sur les salons littéraires, des portraits de serial lecteurs. Pour l’expo Blog en stock, Geneviève a sélectionné la chronique de «Elastique Nègre» , de Stéphane Pair.
https://collectifpolar.wordpress.com

Sinon pour vous faire une idée du salon voici quelques photos et quelques temps forts

 

L’invité d’honneur Sandrine Collette.

20 auteurs présents

Armelle Carbonel, Ciceron Angledroit, Sandrine Collette, François-Xavier Dillard, Henri Duboc, Christophe Dubourg, Didier Fossey, Bob Garcia, M.A. Gra­, Philippe Hauret, Jean-Michel Lecocq, Sandra Martineau, Chris Nerwiss, Gilbert Noguès, Stanislas Petrosky, Fabrice Pichon, Jean-Christophe Portes, Frédéric Révérend, Guillaume Richez, Sandrine Roy, Roland Sadaune, Jean-Louis Serrano, Danielle Thiery, Lou Vernet.

Les tables rondes

 

11h : entretien avec Sandrine Colette, marraine de l’édition 2018.

14h15 : table ronde « La fiction plus forte que le réel ? » avec la participation de Sandrine Collette, Danièle Thiery, Fabrice Pichon et François-Xavier Dillard.

16h15 : remise du prix « Osny & Clyde » (prix de la plus belle couverture).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16h45 : conférence « Une histoire de la littérature policière » par Bob Garcia.

Et puis aussi un petit jeu : les 3 chauves

Qui sont-ils ? Il y a des indices, enfin peut-être ?

Réponse demain …

Ah j’allais oublier

15h15 : table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet mais Isabelle m’a rattrapée .

De tout cela on reparle demain soir !

ça vous va ?

Bilan de Décembre sur Collectif Polar


 Bilan de Décembre sur Collectif Polar

Oh punaise quel mois de décembre.

Les Flingueuses sont aux taquets

Entres leurs chroniques, leurs interviews, nos chasses aux livres, mes papotages, ils n’y a plus de place sur nos pages.

Soixante-sept articles rien que pour ce mois de Noël.

Je vous l’annonce tout de go, on ne fera pas mieux en janvier

Quoique ?

Bon allez, place à notre récapitulatif.

Collectif Polar décembre 2017

L’auteur mis à l’honneur

Michele Barrière à l’honneur #6 – Décembre.

Une table ronde et autre rencontre d’auteur :

FSN : table ronde blogueurs par Osez les livres.

Mon 2e Kawa littéraire

Nos lectures de Décembres :

L’ordre des choses de  Sébastien Meïer  par Marie Nono

Le berceau des ténèbres de Jean Luc Bizien by Oph

La pieuvre de Jacques Saussey by dany

Aby de Fabrice Liegeois par Ge

Élastique nègre de Stéphane Pair par Ge

Le meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta par Ophélie

La faux soyeuse d’Eric Maravélias par miss Aline

Délation sur ordonnance de Bernard Prou par Ge

Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey par Dany

La solitude des menteurs de Kate Wagner by Miss Aline

N’y décendez jamais de Fabrice Liegois by Ge

1789, l’été de sang de Frédéric Michelet par Dany

Cyanure de Laurent Loison by Kris

Entre deux mondes de Olivier Norek par Ge

Les top 10 des flingueuses

Top 10 des flingueuses

Le Top 10 des Flingueuses 2017

Le Top 10 des Flingueuse 1 By  Miss Aline

Le TOP 10 des Flingueuse 2 By Marie Nono

TOP 10 des Flingueuses 3 par Eppy fanny

Le top 10 des Flingueuses 4 par Dany

Le Top 10 des Flingueuses 5 par Ophélie

Le Top 10 des flingueuses 6ter by benjamin, mini flingue de Cécile

Le Top 10 des Flingueuses 6bis by Maxime mini Flingue de Cécile

 Le Top 10 des Flingueuses 6 par Cécile

Le Top 10 des Flingueuses, 7 Emilie

Le Top 10 de Julie ! Top 10, 8

Top 10 des flingueuse, 9 : Top 10 du Porte Flingue 1

Top 10 des flingueuse, 10 : Top 10 du Porte Flingue 2 par Ge

Top 10 des flingueuse, 11 : Top 10 du Porte Flingue 3 par Ge

  Collectif Polar décembre 2017

Les papotage et autres papotes

Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny

Sériale Lectrice : papotage avec Emilie, notre jeune flingueuses

Les avis d’Expert de Cathie

Avis d’expert, saison 2 : Affaire n° 7 : L’affaire Soleilland

Avis d’Expert saison 2 : Affaire n° 5 : L’affaire Troppmann

 

Les petit plus

Petites indiscrétions de Noël 1

Chasse aux Livres spéciale Noël : Les résultats

Sans oublier nos nombreuses chasses aux livres …

 

Alors à très vite

Enfin je veux dire à l’an prochain.

Beau réveillon à vous tous.

 

 

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

IsaOliva2

GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
>

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

po&&

 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
>

GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

.

polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

>

GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
>

po

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

>

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

.

GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
>

po&

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
>

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 d’Isabelle


votre-top-10-de-nos-2-ans

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles d’Isabelle

Place à son TOP 10

top-10

Présenter une dizaine de livres qui ont marqué notre vie : c’est un exercice très personnel que tu nous demandes là, Geneviève.

Non sans crainte, je me lance dans l’introspection. On verra bien où tout cela nous mène.

 

–          20000 lieux sous les mers, de Jules Verne.

je ne te ferai pas l’injure de te résumer ce célébrissime roman.  Ce livre, je l’ai découvert à l’école primaire. A l’époque, un peu avant la seconde guerre mondiale (je plaisante !), on recevait des prix sous forme de livres à choisir dans une liste. J’ai choisi celui-là parce que j’étais attirée par les sciences, et aussi parce que l’intrigue se passait au fond de l’océan. Je n’ai pas été déçue. Jules Verne n’a pas dû être un auteur facile à lire pour la petite fille que j’étais mais je me souviens juste d’avoir été embarquée dans une grande aventure romanesque, et d’avoir été confortée dans mes choix. Et si plus tard j’ai suivi des études d’océanographie, ce n’est pas par hasard (merci aussi au Commandant Cousteau, bien que je n’aie pas lu Le monde du silence…)

10iVingt mille lieues sous les mers /  Verne, Jules

Le Livre de poche.  Avec les illustrations de l’édition Hetzel

Des bateaux disparaissent mystérieusement, d’autres rentrent au port la coque défoncée. Quel est le monstre qui fait régner la terreur sur toutes les mers du monde ? Le professeur Aronnax et son domestique Conseil embarquent sur la frégate Abraham Lincoln. La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

 

 

–          Le marchand de Venise, de Shakespeare.

Il y avait chez mes grands-parents un gros livre à la couverture rouge qui racontait les pièces de Shakespeare aux enfants. A chaque visite, je dévorais cet ouvrage. Il est d’ailleurs toujours dans la bibliothèque de ma grand-mère. Je ne me rappelle plus du titre mais il m’a donnée envie, plus tard, de lire l’œuvre originale. J’ai une préférence pour le Marchand de Venise et sa livre de chair (là encore, je te fais grâce du résumé), dont l’intensité dramatique provoquait chez moi un frisson de répulsion tout à fait délicieux.

isa-jpgLe marchand de Venise , The merchant of Venice / Shakespeare, William

Gallimard

A Venise, Bassiano s’efforce d’obtenir la main de Portia, riche héritière dont il est amoureux. Pour ce faire, il doit se rendre à Belmont. Pour l’aider, son ami Antonio emprunte 3.000 ducats à l’usurier juif Shylock, qui lui demande en cas de non-remboursement de la dette une livre de sa chair.

 

 

 

–          Au bonheur des dames, d’Emile Zola.

Pour rappel (pardon, Geneviève, mais je me plie jusqu’au bout à l’exercice) il s’agit du récit très réaliste de l’ascension d’une jeune vendeuse dans un grand magasin parisien. Je l’ai lu à la fin de ma 6e. A l’époque, je lisais déjà tout ce qui passait à ma portée. Et voilà comment j’ai découvert en même temps Zola et le journal de Mickey. Bon, Mickey n’a pas changé ma vie, mais Zola m’a bien prise aux tripes. Avec Au bonheur…,  je fais la connaissance du roman naturaliste et de sa peinture bien sombre des inégalités sociale. Une initiation à la politique peut-être, à la vie sûrement.

isaAu bonheur des dames / Zola, Émile

Le Livre de poche

Un grand magasin parisien en 1883, Au Bonheur des Dames, connaît un immense succès mais provoque la fermeture des petits commerces du quartier.

 

 

 

 

 

–          Le meurtre de Roger Ackroyd, d’Agatha Christie.

C’est avec cette grande dame que je découvre le roman policier. Ô joie, la lecture peut aussi nourrir mon goût pour la logique, exercer mon raisonnement et développer mon sens de l’observation très déficient. Je m’aperçois alors à quel point j’adore les énigmes à résoudre, les indices à décrypter, les hypothèses à échafauder… J’ai dévoré l’intégralité de l’œuvre d’Agatha Christie durant mes années de collège. Mention spéciale pour Le meurtre de… car sans le spoiler, c’est un de ceux (avec Les dix petits nègres) où son inventivité et son art de la manipulation s’expriment le mieux.

10i2Le meurtre de Roger Ackroyd  / Christie, Agatha 

Ed. du Masque

Le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott, sait tout ce qui se passe au village, sa pratique lui fournissant un poste d’observation idéal… Aussi pouvons-nous le croire sur parole quand il nous dit que Mme Ferrars est morte, un an après son mari, pour avoir avalé quelques comprimés de véronal de trop. Et quand Roger Ackroyd, avec qui la veuve entretenait une relation plus qu’amicale, est poignardé dans son manoir, que penser ? Le bon docteur devient une sorte d’assistant pour Hercule Poirot, le fameux détective belge aux petites moustaches qui, retiré depuis peu au village, prend l’enquête en main à la demande de la famille du défunt. Et le récit du Dr Sheppard mérite d’être observé à la loupe, car il est plein de trous, de contradictions et de chausse-trappes, jusqu’au dénouement fracassant !

 

–          Don du poème, de Stéphane Mallarmé.

C’est au lycée, en préparant l’épreuve de français au bac que je découvre la poésie, avec ce poème tiré du recueil Vers et Prose. Tu me diras, mieux vaut tard que jamais. Mon prof de français de l’époque nous révèle la richesse des émotions et des sensations, le sens caché des mots sous leur hermétisme ou sous leur apparente sobriété. Une révélation… Je ne suis pas une grande lectrice de poésie mais j’en lis parfois avec plaisir. Et j’ai le sentiment d’y avoir un jour été initiée. On ne fait pas que bachoter au lycée !

isa-jpgVers et proses : morceaux choisis : Mallarmé, Stéphane

Castor astral

Ce recueil composé par Mallarmé en 1893 regroupe ses oeuvres les plus marquantes : l’essentiel de ses poèmes, un choix de traductions des poèmes de Poe (dont Le corbeau), un court résumé de Vathek, ce conte oriental du XVIIIe siècle de William Beckford, un extrait de la conférence sur Villiers de l’Isle-Adam prononcée en Belgique, et deux « divagations » qui résument sa pensée esthétique.

–          Les racines du ciel, de Romain Gary.

Il raconte le combat d’un idéaliste contre la chasse aux éléphants, en Afrique. C’est le récit d’un engagement en faveur de la protection de la nature, mais aussi des conflits d’intérêt qui l’entravent. Il dépeint aussi avec une grande précision la complexité de la nature humaine. Ce livre a contribué à éveiller, à la fin de l’adolescence, ma conscience vis-à-vis de l’environnement. Et puis il y a l’écriture de Romain Gary, si forte, si puissante…

isaLes racines du ciel / Gary, Romain

Gallimard

Morel, le personnage principal du récit, parcourt le Tchad, à la rencontre des gouverneurs, des missionnaires, etc., pour les convaincre de prendre en compte la cause des éléphants. La chasse menée contre ces animaux, aussi bien par les Occidentaux que par la population Oulès menace la survie de l’espèce.

–          Le nom de la rose, d’Umberto Eco.

Je t’épargne une nouvelle fois le résumé, car je suis sûre que toi aussi tu l’as dévoré. C’est un feu d’artifice, un éblouissement. Imagine ma surprise de découvrir réunis dans un même livre plusieurs genres que j’adore: enquête policière, roman d’aventure, roman historique, sous-tendus par une grande érudition mise entièrement au service de la fiction. Sa lecture fut et est toujours jubilatoire. Ce livre restera à mes côtés.

isaLe nom de la rose / Eco, Umberto

Le Livre de poche

En 1327, des bandes d’hérétiques rebelles à toute autorité sillonnent les royaumes chrétiens et font à leur insu le jeu des pouvoirs. Parvenu à une abbaye entre Provence et Ligurie, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, est prié par l’abbé d’élucider la mort d’un des moines. En 7 jours, au rythme des heures canoniales, adviennent crimes, stupre, vice et hérésie.

 

 

–          Du côté de chez Swann, de Proust.

Résumé impossible à faire, même sous la torture. J’y suis venue sur le tard, à reculons, pour me faire ma propre opinion. Et ce fut un festin pour les sens : A la recherche du temps perdu me fait le même effet que déguster une liqueur très concentrée. Il faut la siroter à toute petites gorgées. Tremper d’abord le bout de sa langue, en laisser la saveur fleurir sur ses papilles, prélever d’autres infimes gouttelettes pour en napper son palais. Si l’on fonce tête baissée, le danger est de trouver l’œuvre trop sucrée, trop baroque, trop chargée et de se sentir vite écoeuré. Mais si on prend le temps de la savourer, cette dégustation est un pur moment de bonheur.


isaDu côté de chez Swann /  
Proust, Marcel

Gallimard

Premier tome de A la recherche du temps perdu, cycle romanesque inspiré par les souvenirs de l’auteur, dans lequel il fait le récit de ses années d’enfance à Combray, de la vie mondaine, de ses désillusions et de sa passion littéraire. Le dossier sur les thèmes de l’oeuvre met également le texte en perspective avec le tableau La terrasse de Vernon de Pierre Bonnard de 1928.

 

 

–          Comme un roman, de Daniel Pennac.

Ce n’est est justement pas un. Il s’agit en réalité d’une sorte de mode d’emploi pour mieux apprécier la lecture et pour inciter son entourage à lire. Ce livre est un ami. Il m’a donné des tas de précieux conseils pour encourager mes enfants à lire. Il m’a amenée à réfléchir sur l’acte en lui-même, sur la liberté et les droits des lecteurs. Un travail de désacralisation, de dédramatisation et en même temps un magnifique hommage à la lecture. Une œuvre salutaire qui m’a encouragée à partager les romans de mon fils et de ma fille. C’est ainsi que j’ai découvert Le Clan des Otori, de Lian Hearn, son atmosphère envoûtante, son écriture épurée, ou la série des Harry Potter, de J.K. Rowling. Que de souvenirs d’échanges d’avis, de commentaires… Et mine de rien j’ai réussi à caser trois livres pour le prix d’un.

isaComme un roman / Pennac, Daniel

Gallimard

Les jeunes n’aiment pas lire. Et si ce n’était pas vrai? S’il ne s’agissait que d’un amour égaré, facile à retrouver? Détendez-vous, ceci n’est pas une dissertation sur la lecture, mais un joyeux manifeste contre la peur de lire… et le roman du lecteur que nous sommes. Par l’auteur de La Petite marchande de prose.

 

 

 

 

–          Debout les morts, de Fred Vargas.

J’ai rarement eu un coup de cœur pour une œuvre entière. Mais c’est le cas avec Fred Vargas (et aussi dans un autre genre avec Tonino Benacquista). Quand je l’ai découverte avec Debout les morts, je commençais à écrire moi-même et j’ai été impressionnée par la sûreté de son trait, par son talent de conteuse et l’étoffe qu’elle donne à tous ses personnages. Pour moi, elle a renouvelé le genre policier en refusant d’emprunter les sentiers battus. Elle propose une alternative à la surenchère de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, qui trouve son apogée dans le roman noir. Elle n’est pas tombée non plus dans le polar réaliste qui colle à la réalité policière jusqu’au numéro de casiers. Il y a de la magie dans ses histoires, et c’est ça qui me plaît.

isa-jpgDebout les morts / Vargas, Fred

J’ai lu

La cantatrice Sophia Siméonidis découvre un hêtre qu’elle ne connaissait pas au beau milieu de son jardin. Elle se renseigne auprès de son mari mais apparemment personne ne l’a planté. Trois chercheurs vont tenter de résoudre l’énigme : Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre, qui habitent chacun un étage d’une maison, rue Chasle.

 

 

 

–          Shutter Island, de Dennis Lehane.

Un policier mène l’enquête dans un hôpital psychiatrique pour patients ultra dangereux sur une île au large de Boston. Un putain de bouquin ! Bien contente de l’avoir lu avant d’avoir vu le film (leur fin diffère sensiblement). Un vrai électrochoc ! J’ai cogité longtemps après l’avoir refermé. Bien construit, bien écrit… mais surtout je crois qu’il entre en résonance avec mes peurs profondes liées à la folie, la part d’irrationnel qui est en chacun de nous et notre vision personnelle de la réalité.


isa-jpg
Shutter Island / 
Lehane, Dennis

Rivages

Au large de Boston se trouve l’île nommée Shutter Island. Dans les années 1950, on y trouve un hôpital psychiatrique qui accueille des pensionnaires au lourd passé de meurtrier sanguinaire. Le marshal Teddy Daniels et Chuck Aule, son coéquipier, ont été appelés là-bas car une dangereuse schizophrène a disparu… Prix Policier des lectrices de Elle 2004. Porté à l’écran en 2010.

 

 

–          Kafka sur le rivage, de Murakami.

Les parcours oniriques d’un adolescent et d’un vieillard. Parce que c’est à ma connaissance l’une des plus belles illustrations d’une fonction majeure de la lecture : nous faire rêver tout éveillé.

10i1Kafka sur le rivage

Murakami, Haruki

10-18

Au Japon, Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de 15 ans, s’enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d’un sang qui n’est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d’esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Il se met à la recherche de Kafka.

 

 

Et je n‘ai pas parlé de Marguerite Yourcenar ou de Stephen King, deux écrivains si proches qu’ils en seraient presque interchangeables, non ? Non. Bon d’accord…

Plein de bises et un joyeux anniversaire à ton blog!

Isabelle

 

9782370470669,0-3032266Je tiens à remercier Isabelle pour sa participation.  Mais,  j’aimerai que la découvriez aussi à travers son premier roman policier, Chasseurs d’Esprits de Isabelle Bourdial.

Ma petite chronique ICI

La 500e d’Isabelle


500e de nos lectrices

En Août, chez nous, c’est « Seriale Lectrice »

J’ai eu envie de mieux vous connaître.

Mieux percevoir quelle lectrice vous étiez

Alors je vous ai soumise à la question.

Et c’est génial car vous avez été nombreuse à répondre à ce tag.

Voici donc quelques unes de vos réponses.

Celles qui seront finaliste de ce jeu concours, le 500e

Aujourd’hui c’est Isabelle qui se présente à vous

 

1) Peux-tu te présentez aux lecteurs de ce blog ?

500isabelleJe m’appelle requiem et je t’…

2) Quel est ton rapport aux livres et à la lecture ?

Avec eux, Mes nuits sont plus belles que vos jours.

3) Quand lis-tu ? As-tu des petits rituels de lecture ?

Avant d’aller dormir. A l’heure où les hommes vivent.

Oui, Le rituel de l’ombre.

4) Es-tu plutôt papier ou plutôt liseuse ?

Papier fait de la résistance…

5) A quel point es-tu attaché(e) à tes bouquins ?

A la vue, à la mort.

 6) Peux-tu me présenter ta bibliothèque ? Comment est-elle classée … ? Une petite photo serait la bienvenue !

a) C’est La bibliothèque des coeurs cabossés. b) Selon La liste de mes envies.

500isabelle&& 500isabelle&

7) Quels sont tes romans et/ou tes auteurs préférés ?

Pour en faire la liste, L’éternité ne suffit pas.

8) As-tu une anecdote autour d’une lecture qui t’a troublé(e), gêné(e), ébranlé(e) ?

Une anecdote autour de l’écriture, plutôt. J’ai inventé un personnage, un salaud de la pire espèce, que j’ai mis en scène dans un roman et un peu avant la sortie du livre, je l’ai rencontré pour de vrai. Même nom, même physique. Et il m’a prise pour cible. Je m’en suis sortie de justesse.

9782370470669,0-3032266

Chasseurs d’esprit

Un chercheur d’or, de retour du Venezuela, est kidnappé en plein coeur de l’Espagne. La Guardia civil interpelle un étranger qui semble ne pas comprendre le moindre mot de castillan. Le commissaire Fontanillas, chef de la brigade de police scientifique, est chargé de l’enquête. Avec sa jeune co-équipière, une criminologue experte en neuropsychologie, ils projettent de sonder le cerveau du suspect… Les résultats de 1 examen particulièrement novateur auquel ils soumettent leur cobaye vont les entraîner jusqu’au plus profond de la forêt amazonienne…

Progrès scientifiques incroyables mais vrais, rencontre houleuse avec les indiens Yanomami (peuple qui fut décrit comme le plus agressif du monde !), découverte de l’univers interlope des orpailleurs… rien ne manque à ce polar scientifique mais pas que…

9) Et le polar dans tout ça ?

Un certain goût pour la mort.

10) Quelle question voudriez-vous me poser ?

Aimez-vous Brahms?

 

Isabelle  : « Merci à Stanislas Petrosky, Raphaëlle Billetdoux, S.J. Watson, Delphine de Malherbe, Eric Giacometti, Jacques Ravenne, l’équipe du Splendid, Françoise Guérin, Katarina Bivald, Grégoire Delacourt, Jacqueline Remy, P.D. James et Françoise Sagan pour leur contribution involontaire. »