Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

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Aurore de sang, Alexis Aubenque


 Aurore de sang, Alexis AubenqueLe livre : Aurore de sang d’Alexis Aubenque  paru le e 17 novembre 2016 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.  20 € ; (355 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche chez J’ai lu le 1er novembre 2017. 7€,80 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

4 ème de couverture :

En cette fin d’été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. A deux jours du pic lumineux, et alors qu’il s’apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces…

Aurore de sang poche, Alexis AubenqueDans le même temps, le corps d’un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d’un milliardaire philanthrope. Le lieutenant Tracy Bradshaw est chargé de l’enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l’enfer n’est pas qu’un mythe biblique…

 

 

 

Alexis aubenqueL’auteur : Né en 1970 à Montpellier, économiste de formation, Alexis Aubanque est l’auteur d’une quinzaine de romans. Passionné par la littérature, il devient libraire pendant une décennie et parallèlement publie des romans de sciences fiction. Il se tourne ensuite vers le thriller. En 2009 le deuxième tome de la trilogie River Falls est récompensé par le Prix Polar du Festival de Cognac.
Avec la trilogie Nuits noires à Seattle, Tout le monde te haïra il s’installe dans le thriller pur et dur.
Son univers a souvent été comparé à celui d’Harlan Coben pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages.

 

Extrait :
« Elle se savait morte et prit conscience qu’elle était à la dernière phase de l’acceptation de sa mort. Après le choc et le déni, la colère, le marchandage, la dépression, venait enfin l’acceptation de son sort. »

 

L’accroche de Miss Aline

Aurore de sang, Alexis Aubenque

 

Alexis Aubenque Aurore de sang

Avant de réintégrer la police, Nimrod se voit confier une dernière mission en tant que détective privé : son ex-petite amie refait surface, elle a besoin d’aide pour retrouver son fils enlevé par son père. Elle craint le pire.

Parallèlement Tracy et son coéquipier Scott sont sur une affaire de meurtre. Un corps a été retrouvé, dévoré, en pleine foret. Identification impossible. Il y a bien un tatouage mais au début de leur enquête cela ne même nulle part.

Dans cette période où les aurores boréales attirent le tourisme de masse, tout va s’enchaîner à une vitesse folle : poursuite, enlèvement, massacre, guet-apens, interrogatoire musclé.

Nimrod par la force des choses va réintégrer plus tôt la police, Tracy va perdre momentanément son coéquipier. Les deux enquêtes vont se chevaucher. Le FBI va venir mettre son grain de sel dans l’affaire de Tracy. Les tensions vont monter.

C’est une enquête sans temps mort, rythmée par les divers rebondissements, les révélations surprenantes. Il sera aussi question d’amour, de  haine, de confiance, de méfiance, même la théorie du complot sera présente. Tous les protagonistes sont liés d’une manière ou d’une autre. Au fil des chapitres, les événements éclairent le rôle de chacun. Ce n’est pas toujours joli-joli. La noirceur de l’être humain est profondément ancrée en lui.  Elle manipule, fait des ravages. Elle prend et n’hésite pas à sacrifier pour sa « survie ».

En filagramme, l’auteur nous dévoile l’enfance de Nimrod. Ce qui éclaire sur ses rapports pour le moins tendus et étranges avec son père.

L’auteur, dans les dernières pages,  te fait une révélation saisissante, incroyable.

En attendant de savoir où cela va nous mener, tu as envie le lire la première enquête de Tracy et Nimrod dans Tout le monde te haïra.

La griffe du diable  de Lara Dearman


 Le livre : La griffe du diable  de Lara Dearman. Traduit de l’anglais par Dominique Haas et Stéphanie Leigniel. Paru le 16 novembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire.20€ ; (404 p.) ; 23 x 14 cm
4 ème de couv

« Je n’ai pas peur du noir… juste de ce qui s’y cache. » Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort. Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même… Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au coeur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May. Bientôt adapté en série TV.

 

L’auteur :  Lara Dearman a grandi à Guernesey avant de s’installer au Royaume-Uni pour étudier à l’université les relations internationales et le français. Après une brève carrière dans la finance et trois ans passés à Singapour, elle se consacre à l’écriture. Son premier roman, La Griffe du diable, combine son amour pour Guernesey, et ses nombreux mythes, et sa passion pour le polar et les serial killers…

 

Extrait :
Les bureaux des Nouvelles de Guernesey se trouvaient dans le nouveau quartier d’Admiral Park, dans les faubourgs de Saint-Pierre-Port. Entourés par un amas impersonnel d’immeubles à façade de verre, et situés sur une artère très fréquentée qui emmenait les automobilistes vers le tout nouveau magasin Waitrose du coin de la rue, ils ne présentaient que deux atouts sur le plan de la localisation : on pouvait s’y garer comme on voulait et, par-delà un flot ininterrompu de voitures, on apercevait la mer. À l’intérieur, en revanche, les locaux offraient de nombreux avantages : un plan paysagé, clair et lumineux, un vaste atrium qui inondait l’endroit de lumière, même par les journées les plus sombres. À l’autre extrémité, des bureaux vitrés réfléchissaient la lumière extérieure sur le plancher. Quand il faisait beau, et à marée haute, des vaguelettes jouaient sur toutes les surfaces.

 

Le petit avis de Kris

LA GRIFFE DU DIABLE – LARA DEARMAN

 

Jennifer décide de quitter Londres pour s’installer à Guernesey. Devenue reporter local, elle enquête sur un cadavre retrouvé sur une plage et dont les bras portent des marques évoquant les « griffes du diable », un symbole gravé sur un rocher de l’île. La jeune femme découvre que d’autres morts similaires se sont produites au cours des cinquante dernières années.

Un bon thriller qui permet de découvrir Guernesey et ses secrets, on sent bien l’attachement de l’auteur à cette île et son style de vie. Plusieurs intrigues, savamment orchestrées, subtilement mêlés aux faits de société actuels accroche le lecteur pour ne plus le lâcher.
Cette journaliste improvisée enquêtrice mais bien épaulée par un vieux flic un peu revenu de tout dénouera les fils un à un.
Ce ne sera pas un coup de cœur mais un excellent moment de lecture.

Le Zoo  de Gin Phillips


Le livre : Le Zoo  de Gin Phillips. Traduit de l’américain par Dominique Haas. Paru le 21 Septembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire Format : 140 x 225 mm ; Nombre de pages : 304 ; Prix : 18,90 €. ISBN : 2-221-20216-3

4ème de  couv

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Biographie

Gin Phillips est l’auteur de The Well and the Mine, qui a gagné le Noble Discover Prize en 2009. Ceux que l’on aime est son premier thriller. Elle vit à Birmingham, en Alabama, avec son mari, ses enfants et leur chien

 

EXTRAIT
« – Au début ? J’ai d’abord entendu un cri, dehors. Mais il y a parfois des cris, vous voyez ? Comme des gamins qui jouent à se courir après – vous connaissez la statue de l’éléphant qui crache de l’eau ? Et puis ils les laissent nourrir les girafes, et il arrive qu’un enfant ait peut de leur langue. Et la musique est tellement forte, aussi, bref, j’étais occupée avec l’inventaire de fermeture. Ensuite, les cris se sont éloignés, et tout a été assez tranquille pendant un moment. Vous avez entendu les coups de feu ? «

 

La petite chronique de Kris

LE ZOO  de Gin PHILLIPS

Merci aux Editions Robert Laffont et à Glenn Tavennec pour sa confiance et l’envoie de ce titre en service de presse.

Lincoln, un petit garçon de quatre ans, curieux et bien élevé, obéit toujours aux règles et à sa mère. Mais lorsqu’une visite au zoo tourne au cauchemar et qu’il se retrouve piégé dans un cercle infernal avec sa mère, de nouvelles règles s’imposent.

Une intrigue qui colle au plus près de l’actualité (américaine certes ) mais dont on en connait malheureusement les méfaits au travers des médias. Un peu trop réaliste même.

Comme Joan on se retrouve pris au piège dans ce zoo et on tremble, on espère, on se cache et puis à nouveau on craint le pire. On passe par tous les états, peur, espoir et tous les instants sont si criants de vérité qu’on se glisse petit à petit dans la peau de cette maman.

On en ressort assez pensif, en se disant que ce genre de traumatisme devient hélas un peu trop courant !

Le zoo a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2017.

 

 

Sortie le 21 Septembre 2017

Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?

Les filles des autres de Amy Gentry


97822211978440-3700602Le livre : Les filles des autres : un roman à suspense de Amy Gentry.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Simon Baril. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Lafont dans la collection La Bête Noire.. 19€50 ; (325 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?

À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie.

Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

photos-medleyphoto-10632055L’auteur : est chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, Salon et la L.A. Review of Books. Elle vit avec son mari à Austin, Texas.

 

 

 

Extrait :
Ils étaient sur le point de descendre la première marche lorsqu’un craquement retentit dans le grenier. Jane savait que ce n’était que le bois qui travaillait, mais l’homme s’arrêta et lança un regard inquiet par-dessus son épaule. Au cours de la fraction de seconde avant qu’il ne se ravise, Julie, comme libérée d’un maléfice, tourna la tête vers Jane, pressa l’index de sa main gauche contre sa bouche et forma un « O » muet avec ses lèvres.
Chut.
Jane obéit. Julie commença à descendre l’escalier, talonnée par l’homme au couteau.
Et ceci est le récit, d’après l’unique témoin, de la manière dont j’ai perdu en une seule nuit ma fille – mes deux filles, et absolument tout, tout.

Petits résumé et avis :

Une nuit, Julie Whitaker, 13 ans, est kidnappée dans sa chambre. Sa famille garde l’espoir qu’elle soit toujours vivante. Dix ans plus tard, une jeune femme sonne à la porte et déclare être Julie. Mais Anna, la mère, est assaillie de doutes. Elle demande à un détective privé de mener une enquête sur cette jeune femme.

Voilà un bouquin, qui aurait très bien pu ne pas retenir mon attention car son pitch est  assez classique et mainte fois déjà vu  : Une enfant est enlevée puis l’enfant réapparaît plusieurs années après mais est-ce bien la même personne ?

Oui mais, je suis curieuse et surtout c’est un premier roman et j’aime les premiers romans, mais ça vous le savez.

Et bien ma curiosité à payer car par sa construction, par sa narration, par la finesse psychologique de ses personnages, « Les filles des autres», n’est pas une énième resucée de polars psychologiques déjà mille fois écrits et mille fois lus. Non c’est un roman à suspense qui brille par son originalité.

De plus l’auteur va vous mettre le grappin dessus et vous aller être harponner par l’intrigue parfaitement orchestré maillée de flash-back qui vous éclaire petit à petit sans vous laisser pressentir l’étonnant final.

Une auteure à découvrir de toute urgence. GVL

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La bête noire aime la griffe noire : rencontre d’auteurs à la librairie.


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La bête noire aime la griffe noire et elle le prouve.

Hier, grand moment d’émotion. Nous nous sommes retrouvés à la Griffe Noire pour partager notre passion du polar.

J’ai la chance d’avoir depuis plus de 20 ans une librairies et des libraires extraordinaires. Il faut dire que la Griffe Noire n’est pas un endroit comme les autres. Et si Gérard Collard officie aussi sur les ondes TV, toute son équipe et son associé Jean Edgar Cassel, gagnent eux aussi à être connus.

Aussi comme ma bibliothèque est actuellement fermée au public pour travaux, je n’ai pas eu de mal à prendre mon après midi pour me rendre au rendez-vous que m’avait fixé ma librairie.

Et j’ai vraiment bien fait de prendre ce congé car le déplacement en valait la chandelle.

Arrivée un peu avant la rencontre prévu avec les deux auteurs, j’ai eu la bonne surprise de rejoindre les miss pépètes en la personne D’Athénaïs  du blog Un bouquin dans la tasse, De Morgane  du blog Thé mon oolong et de Céline  du blog de Book à oreilles  et de la chaine Linie Book addict

Mais heureusement nous étions pas les seules.

bn4Et c’est aussi avec plaisir que j’ai pu dialoguer avec Bernard Prou qui avait lui aussi fait le déplacement en voisin. Sachez le, j’ai tellement aimé le livre de Bernard que nous allons vous proposer ensemble un petit apéro polar l’année prochaine. Mais ça nous en reparlerons.

Et puis il y avait aussi Jean Jacques Reboux, le touche à tout du polar. Les échanges avec lui furent nombreux et vifs. J’aime son grain de folie.

Et puis il y eu la rencontre autour des deux auteurs invités et de leur polar respectif :

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bn1 Fabio M. Mitchelli avec Une forêt obscure et Romain Slocombe pour l’affaire Léon Sadorski.

 

 

 

 

Rencontre que je vous laisse découvrir ci dessous.

 

 

Et puis il y a eu les dédicaces et les papotages et là encore ce fut de beaux échanges et des belles rencontres. Je pense à Nathalie Thery, l’éditrice de Fabio. Et Nathalie, c’est la dame de l’ombre, celle qui est là uniquement pour son auteur. Ma rencontre avec elle fut un drôle de beau moment. ET que je la veux pour mes dames du noir !

Avec Glenn Tavennec, le directeur de collection la Bête Noire chez Robert Laffont Toujours passionnant de discuter avec quelqu’un de passionné par son boulot.

Et puis, puisqu’il parait que je suis infernale, j’ai entraîné mes pépètes dans une séance photo. Le fils du patron a bien voulu jouer les photographes après avoir servi de serveur en faisant passer les plats de charcuteries et d’anti-pasti.

Bref une belle fin après midi.

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bnUne forêt obscure de Fabio M. Mitchelli. Paru le 15 septembre 2016.  20€ ; (399 p.) ; 23 x 14 cm

« Je n’ai rien d’un monstre. Je suis là uniquement pour nourrir l’esprit de la forêt, en lui offrant la chair de la jeunesse. »
Daniel Singleton, alias Robert Christian Hansen (1939-2014), le monstre d’Anchorage

À Montréal, Luka diffuse sur le Web les images des animaux qu’il torture, puis celles de son amant qu’il assassine à coups de pic à glace. Pour enquêter sur une telle affaire, il faut un flic borderline comme Louise Beaulieu.

En Alaska, dans la petite ville de Juneau, deux jeunes filles sont découvertes en état de choc. Pour comprendre, il faut un flic comme Carrie Callan, qui va exhumer les vieux secrets et regarder le passé en face.

Le point commun à ces deux affaires : Daniel Singleton, un tueur en série. Du fond de sa cellule, il élabore le piège qui va pousser Louise à aller plus loin, toujours plus loin… Jusqu’à la forêt de Tongass, là où le mensonge corrode tout, là où les pistes que suivent les deux enquêtrices vont se rejoindre.

Ce roman est librement inspiré du meurtre commis par Luka Rocco Magnotta en 2012, ainsi que des crimes de robert Christian Hansen, qui a violé et assassiné 17 femmes entre 1971 et 1983. Fabio M. Mitchelli a été révélé au public par son thriller La Compassion du diable, surnommé « le livre bleu ». Il est fasciné par les faits divers et les grands criminels du XXe siècle.

 

L’affaire Léon Sadorski  de Romain Slocombe. Paru le 25 août 2016. 21€ :  (499 p.) ; 23 x 14 cm

bnLe pire des salauds,
le meilleur des enquêteurs.

Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les « terroristes ».

Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.

Né en 1953 dans une famille franco-britannique, Romain Slocombe est l’auteur d’une vingtaine de romans, dont Monsieur le Commandant (NiL, coll. « Les Affranchis »), sélectionné pour le Goncourt et le Goncourt des lycéens 2011.

Les Adeptes de Ingar Johnsrud


les-adeptesLe livre : Les adeptes : une enquête du commissaire Fredrik Beier  de Ingar Johnsrud. Traduit du norvégien par Hélène Hervieu. Paru le 19 mai 2016 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire.  21€ ; (552 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

Pour le commissaire Fredrik Beier, l’affaire s’annonce comme une enquête de routine : la disparition d’Annette Wetre et de son petit garçon, membres d’une secte baptisée «La Lumière de Dieu». À ce détail près que cette disparition a été signalée par la mère d’Annette, une femme politique très en vue chez les démocrates-chrétiens. Et que ladite Lumière de Dieu, engagée dans une vendetta religieuse contre l’islam, sert de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, visant à perpétuer la race blanche…

Bientôt l’enquête menace de devenir une affaire d’État susceptible de lever le voile sur les connivences passées entre la Norvège et l’Allemagne nazie. Rien ne sera épargné à Fredrik Beier et à sa partenaire, l’étonnante Kafa Iqbal. Tous deux pris dans un cauchemar éveillé, ils s’apprêtent à voir vaciller leurs dernières certitudes.

johnsrud-ingar-credits-akamik3-280x300L’auteur : Né en 1974, Ingar Johnsrud a exercé le métier de journaliste. Il vit avec sa femme et ses trois enfants à Oslo. Ce premier volet d’une trilogie, qui a été salué pour son sens aiguisé du détail et sa narration riche et innovante, marque ses débuts littéraires. Best-seller en Norvège, à la croisée de Millénium et de la série TV Borgen, Les Adeptes paraîtra dans vingt pays en 2016.

 

 

 

Extrait :
« Quelle genre de folie peut pousser quelqu’un à s’en prendre à une communauté planquée au milieu de la forêt ? Et à les abattre comme des bêtes ? Fredrik se demanda ce qu’avaient ressenti le ou les meurtriers, quand ils s’étaient retrouvés dans ce couloir. Quand ils avaient vu la rangée irrégulière de patères. Les étiquettes avec les noms en lettres majuscules, écrits par des doigts maladroits d’enfants. S’étaient-ils arrêtés pour lire ces noms ? La patère en bois marquée « Annette », sans rien dessus. Ou celle d’à côté, avec une casquette de parc animalier, fixée à un mètre à peine du sol. « William. »
Il devait régner un silence de mort quand ils s’étaient introduits. Peut-être avaient-ils jeté un coup d’oeil à la salle des enfants, vu tous les jouets bien rangés dans leurs caisses, puis senti l’odeur de savon noir qui flottait dans la cuisine ? Ils avaient dû traverser la salle de couture avec les ouvrages en tricot dans les corbeilles et les machines à coudre sous leurs couvercles en plastique (pour qu’un tout petit, levé plus tôt que les adultes, ne risque pas de se blesser). Arrivés au pied de l’escalier, ils avaient dû avoir la certitude que tout le monde dormait à poings fermés.
La communauté était sans défense. Ils étaient montés à l’étage, où se trouvaient les adeptes. »

 

Petits résumé et avis :

N’apprends t-on jamais de nos erreurs passées ? La question se pose après la lecture de ce premier roman de  Ingar Johnsrud.

Face à une affaire tout à fait classique en apparence, le commissaire Fredrik Beier lève le voile sur un tabou en Norvège, la collaboration avec l’Allemagne nazie. Son enquête l’entraîne au coeur d’un groupe de fondamentalistes chrétiens, adeptes de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains. Commence alors une chasse à l’homme avec l’intrusion d’un sniper sans visage.

Ingar johnsrud nous propose ici un polar complexe et complet. Et pourtant il semble que ce titre soit le premier opus d’une trilogie annoncée. Une trilogie qui n’est pas sans nous rappeler Millénium. Pour autant Les adeptes ne souffre aucunement de faiblesse de traduction et le styles de Ingar Johnsrud est beaucoup plus incisif et fluide que celui de Stieg Larsson. Nous retrouvons ici aussi un duo, (en fait un trio) d’enquêteur car notre enquêteur a déjà  un binôme en la personne de Andreas Figueras, un flic asocial et macho à souhait. Je disais donc…Un duo qui fonctionne à merveille même s’il vient juste de se former. Un duo intéressant d’ailleurs. La combinaison d’un homme qui aiment les femmes et d’une femme qui semble être fatale. Et si on pourrait trouver ces personnages quelque peu caricaturaux, il n’en est rien. Fredrik Beier est certes un flic fragile mais c’est un bon flic, un policier méticuleux qui s’appuie sur une méthodologie sûre. De plus il a des qualité certaine pour un flic, il est acharné, accrocheur, persévérant, bref c’est un mec opiniâtre. Quant à sa partenaire elle aussi fait preuve d’une belle constance, elle est aussi réfléchie, rigoureuse et cartésienne. Bref notre duo se complète à merveille. Et Kafa Iqbal se révèle une partenaire idéale pour notre commissaire.

Et nous allons vivre avec ses deux héros une enquête tumultueuse et pleine de rebondissements. Une enquête qui va faire un détour par le passé sombre voir honteux de la Norvège. En effet l’auteur fait alterné les chapitres entre les faits présents et des événements situés durant l’époque nazie. Ces allées et retours dans le passé nous permettent de mieux appréhender et surtout comprendre notre présent.

Sur fonds de politique, ce thriller nous entraîne dans ce que la société a de plus pervers. La manipulation de l’homme par l’homme au nom d’une idéologie. Idéologie aux relents souvent nauséabonds et loin des valeurs humanistes.

 Ingar Johnsrud serait-il la révélation du polar norvégien ? Souvent il est acclamé comme le nouveau Jo Nesbø. A suivre donc.

Extrait 2 : 
« – Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse  se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ? »

 

Lire ICI le début des Adeptes

 

Serre-moi fort de Claire Favan


cfLe livre : Serre-moi fort  de Claire Favan. Paru le 11 février 2016 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire. 20€ ;  (371 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…

« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

« Monstrueusement magistral, horriblement bon ! »
Bruno Lamarque, Librairie de la Renaissance, Toulouse

« Intime, violente, déroutante, l’intrigue de Claire Favan s’enroule autour du lecteur tel un serpent. »
Olivier Norek, auteur de Code 93 et de Territoires

« Une des grandes du polar français ! »
Gérard Collard, librairie La Griffe noire, Saint-Maur

CF&

@ Métronews

L’auteur : Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit sur son temps libre. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle nous revient avec un thriller d’une noirceur absolue.

Extrait :
La peur a toujours des effets curieux sur lui. Il redevient ce jeune garçon effacé et vide qui doit absolument combler ses manques grâce à l’attention d’une personne du sexe opposé. Et c’est là qu’il est contraint de jouer les équilibristes entre trouver une fille gentille qui rassasie son besoin à court terme et éviter de croiser le chemin d’une Lana bis qui éveille sa part sombre et qu’il devra tuer à un moment ou à un autre.
D’ordinaire, le stress et le manque de présence féminine le conduisent immanquablement à un passage à l’acte. Or, il ne peut pas prendre de risque en ce moment, parce qu’il n’a plus de planque pour cacher ses trophées, plus de corps à observer pour apaiser ses pulsions, plus de zone tampon pour décharger la pression.

Lire ICI le début 

Résumé et petit avis :

Nous sommes en août 1994, Nick Hoffmann est un ado de 15 ans mal dans sa peau. Il a une sœur aînée. Et à 17 ans, Lara est la coqueluche de son lycée. Nick lui est plutôt un boloss. Il est totalement invisible, une sorte de looser. Et le jour où sa sœur disparaît, il devient semble-t-il un peu moins transparent sauf au yeux de ses parents. Ils sont tellement effondré par la disparition de Lara qu’ils finissent par sombrer, l’un dans l’alcoolisme, l’autre dans la dépression.

C’est Nick qui va maintenir le semblant de famille qu’il lui reste à flot. C’est lui qui va assurer le quotidien alors que tout se délite autour de lui. Il va se construire sur ce malheur. Il va m^me décider de devenir quelqu’un, quelqu’un de bien.

Et puis ces parents reprennent espoir et décident de reprendre l’enquête sur la disparition de Lara. Et Nick, se retrouve à la place. Celle qu’il occupait originellement, deux ans avant, au sein de cette famille déchirée. Nick le délaissé alors que ces parents n’ont plus qu’une obsession, parcourir les états-unis pour comprendre ce qu’il est arrivé à leur fille chérie.

Un des thèmes forts de ce livre c’est la disparition. A travers ce sujet, Claire Favan cherche à mettre en avant les sentiments des survivants. Elle va  creuser cette notion et va déterminer la psychologie de Nick en fonction de cela. Ce gamin qui se sens délaissé et que l’on trimbale de droite à gauche, alors que lui avait réussi à choisir sa vie et qu’on lui a coupé les ailles en plein vol est lui aussi une victime. Peut-être même est-il le seconde victime après sa sœur de cet enlèvement.

cf&&On se retrouve 20 ans plus tard. Adam Gibson, est le policier chargé de l’enquête sur un charnier où toutes les victimes sont des femmes. Adam Gibson est un homme brisé par la vie. Un homme en déshérence li aussi. Sa vie personnel est un désastre, il a perdu sa femme, sa fille adolescente, lui en veut, elle lui reproche ses absences, le rend coupable de la maladie et de la mort de sa mère. Gibson qui n’a plus rien à perdre va se lancer corps et âme sur les trace de ce tueurs de jeunes femmes. Mais l’inspecteur Gibson, n’est pas seul à suivre cette affaire. En effet les Hoffmann qui ont fonder une association, courent eux aussi après ce serial killer que l’on a surnommé l’Origamiste. Leur intervention dans cette enquête ne semble pas aidé Adam qui va se retrouver confronter à ce tueur machiavélique.

Vous l’aurez compris, Caire Favan a découpé son roman en plusieurs parties. Ces deux premières qui mettent les choses en place. Qui nous posent les personnages. D’ailleurs c’est bien là un des points fort de notre auteur, savoir camper un personnage, se l’approprier au point d’en ressentir toute la personnalité, toutes les personnalités.

Et puis il y aura le final, la fameuse troisième partie. Là Claire Favan se déchaîne. C’est juste…mais juste…J’en trouve pas mes mots. C’est juste parfait, le suspense est  implacable, les rebondissements efficaces.

Et comme le dit si bien notre libraire toulousain préféré, Bruno « Monstrueusement magistral, horriblement bon ! »

Il y avait longtemps que j’attendais ce livre, il m’a ramené quelques année en arrière alors que je découvrais la toute jeune Claire Favan. Et que son premier roman Le tueur intime me mettait un grande claque. Et que la suite de ce diptyque Le tueur de l’ombre ne faisait que confirmer le talent de l’auteur.

Alors merci Claire pour cela ! Et merci aussi pour cette scène au milieu du bouquin qui va nous hanter longtemps. Elle va faire foi dans une anthologie du genre, crois-moi !

Mais dis moi, j’ai une petite question. Crois-tu qu’un jour tu ancreras une de tes intrigues sur le territoire français ?

Aller je te pose la question ce week end à Saint Maur en poche où on aura le plaisir de te retrouver.