Dust de Sonja Delzongle par Titou le matou sur Lire et relire


Pour les 1 an du blog j’ai lancé un petit concours et gentiment Titou le matou a répondu à mon annonce.

Elle a même gagné un bouquin. Ce bouquin c’est un polar, mais pas n’importe lequel, c’est Dust de Sonia Delzongle.

Un roman policier que j’ai aimé et que je fait découvrir, dès que je le peux,  à d’autres lecteurs passionnés.

 Là l’occasion était trop belle

Et ma récompense c’est quand le titre que vous avez choisi d’offrir a été lu avec intérêt et surtout a plu.

Alors je laisse Titou vous en parler.

Pour retrouver l’article original de Dust par Titou sur son blog Lire et Relire c’est ICI

Je vous laisse maintenant avec les mots de Titou

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? [Henry Miller] Extrait de Lire ou ne pas lire

Dust (Sonja Delzongle)

Détails sur le produit

  •  Dust (Sonja Delzongle)
  • Poche: 560 pages
  • Editeur : Folio (1 avril 2016)
  • Collection : Folio Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 207046508X
  • ISBN-13: 978-2070465088

 

Le résumé de Titou :

Des croix de sang, laissées dans la poussière du sol kenyan. Des croix de la taille d’un adulte. Mais des corps absents, comme partis en fumée. Cela fait 2 ans que ces croix apparaissent, alors la police kenyane fait appel à Hanah Baxter. La profileuse française abandonne son appartement new-yorkais pour se rendre sur place. Habituée par son métier à voir la mort, elle ne se doute pas que c’est l’horreur, l’indicible qui l’attend. Car à l’enquête sur les croix de sang se greffe une enquête sur des meurtres d’africains d’albinos….

L’ avis de Titou :

Encore une enquête en Afrique sur fond de sorcellerie ? Non.

Un thriller sur la folie des hommes, une rencontre avec l’horreur.

Je ne trouve pas les mots pour parler de ce livre tant il m’a remué les tripes, et chamboulé. Un livre qui changera à tout jamais ma vision de la folie. Un livre qui aborde le problème de l’albinisme en Afrique, celui des croyances qui en découlent. Un livre qui traite aussi de l’inhumanité de l’être humain quand il y a du profit à faire, et quand il se sent tout puissant.

Un scénario au cordeau, une écriture efficace, brute qui vous prend et ne vous lâche plus !

Des personnages qui resteront longtemps dans ma mémoire…. (Les gentils comme les méchants).

Un livre à lire d’urgence si vous avez le cœur bien accroché

C’est grâce au concours organisé par le blog « collectif polar » pour ses un an que j’ai gagné ce livre, dédicacé par l’auteur. Un grand MERCI aux auteurs de ce blog et à l’auteur pour la dédicace !

Je le rajoute pour la challenge thriller et polar 

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Vous pouvez aussi retrouvez mon avis sur Dust ICI

 

 

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Dust de Sonja Delzongle


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9782070465088,0-3166708Le livre : Dust de Sonja Delzongle.Paru en poche le 1er avril 2016 chez Gallimard dans la collection Folio Policier. 8€20 ; (560 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

 

 

 photo-1433705049L’auteure :

Diplômée des Beaux-Arts de Dijon, Sonja Delzongle est une ancienne journaliste installée à Lyon et passionnée d’Afrique. Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi imprégnée des deux cultures. Dust est son premier roman à paraître en Folio Policier.

 

 

 

Extrait choisi :
       Un des rubans jaunes qui entouraient le scène de crime avait été arraché par de fortes bourrasques ou vandalisé et pendait , son autre extrémité fixée à un piquet. Au sol, les restes de sang évaporé et séché par le soleil qui grillait le terrain vague formaient une croix d’un brun sombre et de la taille d’un homme.
        Sur ses gardes , Hanah s’approcha , prête à affronter le mal une fois de plus .
        Elle savait que le choix géographique du lieu du crime avait son importance. La victime, entièrement vidée de son sang n’avait pas forcément été tuée et saignée sur place. Cela semblait avoir été fait proprement . L’absence de corps donnait une indication valable. Contrairement aux apparences , Hanah était sûre de ne pas avoir affaire à un boucher. A moins que l’on ne  retrouvât les morceaux de cadavres éparpillés un peu partout dans la ville comme cela avait déjà été le cas dans des affaires de meurtres en série, il s’agissait ici de l’œuvre d’un  esprit rationnel et méthodique.
 Collectif polar Nadia

 L’avis de Nadia :
Hanah Baxter , spécialiste en Sciences Criminelles , profileuse free-lance vit à New-York. Elle est contactée par la police de Nairobi qui est confrontée à des meurtres inexpliqués depuis 2 ans ; des croix de sang retrouvées dans la poussière kenyane … sans trace de corps.

En ce mois de février bien frisquet , l’hiver est installé , on a envie de soleil et de chaleur . Ce  » Dust »  de Sonja Delzongle nous réchauffe , voir nous étouffe . Par la particularité de ces meurtres , le lecteur découvre la partie sombre du Kenya ; l’extrême pauvreté , la violence , la drogue , la sorcellerie , la magie noire , les trafics en tout genre , un pays qui oscille entre tradition et modernité.

 C’est rapide , passionnant , envoutant même. Une écriture très fluide , avec des descriptions arrivant à point nommé dans la construction du récit. En filigrane ,  une jolie idylle se noue et  amène une douceur bienvenue dans son récit .
 

  Si vous aimez le frisson , les sueurs froides , laissez-vous ensorceler par Sonja

Et … Si vous le voulez, vous pouvez aussi Lire ICI mon billet sur DUST

 

Lontano de Jean Christophe Grangé


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GrangéLe livre : Lontano de Jean Christophe Grangé. Paru le 9 septembre 2015 chez Albin Michel. 24€90 ; (777 p.) ; 23 x 16 cm
4e de couv :
Le père est le premier flic de France. Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers. La petite soeur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes. Sur fond d’intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l’espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons.
Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.

Extrait : 

Après le génocide du Rwanda, les Tutsis avaient poursuivi les milices hutues jusqu’au Congo. Ils en avaient profité pour chasser Mobutu du pouvoir et bombarder Laurent-Désiré Kabila président, lequel s’était empressé de se retourner contre ses alliés, déclenchant une deuxième guerre du Congo entre armée régulière, militaires tutsis, réfugiés hutus, milices rebelles, Casques bleus.
Dix ans plus tard la guerre continuait toujours à l’est et la RDC était le dernier pays au classement de l’indice du développement humain des Nations unies.
La pire terre où voir le jour…

Jean-Christophe-Grangé-JOKO_0L’auteur : Jean-Christophe Grangé est né à Boulogne-billancourt près de Paris le 15 Juillet 1961. Après des études de lettres à la Sorbonne aboutissant à une maîtrise sur Gustave Flaubert, il devient rédacteur publicitaire.
En 1989, il se lance dans le journalisme comme grand reporter pour le National Geographic, Paris Match et le Sunday Times.
Il crée par la suite la société L&G pour faire des reportages en free lance. Ces derniers vont l’entraîner aux quatre coins du monde et lui rapporter plusieurs prix : Reuter en 1991, World Press en 1992. Ces enquêtes seront aussi une formidable source d’inspiration pour ces romans.
Son premier roman est publié en 1994. En parallèle de son travail littéraire, il écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision et récemment, il collabore de plus en plus avec Frédéric Schoendorffer au scénario et à la production.
Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision, il a été traduit dans une vingtaine de langue et est l’un des rares écrivains français dans son genre littéraire à être apprécié aux États-Unis.

Si j’ai découvert Grangé au milieu des année 90, et qu’à l’époque je lisais d’une traite ses thrillers qui faisait date dans le polar français; il y a plus de 10 ans que je n’ai pas lu une ligne de cet auteur à grand succès. C’est vrai je lui ai préféré de nouvelles plumes.

Aussi à l’occasion de son nouveau roman tant attendu par des milliers de fans (3 ans sans un thriller de Grangé), je cède la parole à Jean-Luc notre fidèle chroniqueur. Voilà ce qu’il m’en disait : 

« Le dernier Grangé, pour ma part, je l’ai trouvé très bon même si un peu long, il faut dire je suis un inconditionnel de Grangé 🙂 »

Une petite chronique s’imposait donc. la voici 

unnamed (16)L’avis de Jean Luc

Lontano est plutôt une belle réussite.

On reconnaît bien le style, le déroulement de l’histoire avec pas mal de recherches. Il s’agit d’un énorme pavé de presque 800 pages, la première partie du roman est un peu longue mais elle a l’avantage de bien positionner l’intrigue avec tous ses personnages.

Quant à la deuxième partie, elle est menée tambour battant et une fois encore Jean-Christophe Grangé m’a beaucoup surpris avec une histoire bien ficelée et surprenante comme il sait si bien le faire.

Très sommairement l’histoire met en scène un grand patron du ministère de l’intérieur au passé trouble, confronté à un serial killer, qu’il avait arrêté au Congo plusieurs années auparavant.

Dans ce roman, il y a plusieurs sujets, l’Afrique noire, le pouvoir, les dérives sexuelles dans des milieux très favorisés et il y aussi un tueur en série surnommé l’homme clou. Au final, un programme très ambitieux mais surtout très bien maîtrisé.

L’image de l’Afrique peut paraître dérangeante mais malheureusement elle est tout à fait crédible et sans doute basée sur des faits réels.

Il est question de rites et de croyances africaines, et à côté de cela, il y aussi une plongée dans les milieux sados en France très surprenante.

Au final, un très bon Grangé, le premier tome d’un dyptique qui mérite d’être lu, même si comme je l’ai dit, il y a quelques longueurs.

L’heure du chacal de Bernhard Jaumann


9782702439036,0-1638811Le livre : L’heure du chacal de Bernhard Jaumann.Traduit de l’allemand par Céline Maurice.Paru le 29 mai 2013 au Ed. du Masque collection Grand Format. 20,90 € ; (280 p.) ; 23 x 15 cm  9782253178996,0-2651120

Paru le 13 mai 2015 au Livre de poche. 7,10€ ;18 x 11 cm

Quatrième de couverture

« Quand les hommes d’honneur sont tombés, c’est aux lâches de mourir. »

Prix du meilleur roman policier Deutscher Krimipreis, 2011

Windhoek, Namibie, au mois de janvier. La saison des pluies tarde à venir et le pays tout entier courbe l’échine sous la chaleur et la sécheresse. Dans le quartier riche de Ludwigsdorf, un homme est abattu à la kalachnikov à travers les barbelés électrifiés de sa propriété. C’est le premier d’une série de meurtres. Les victimes, des blancs riches, tous liés à une affaire politique vieille de vingt ans : l’assassinat d’Anton Lubowski dans les heures sombres de la fin de l’apartheid.

L’inspectrice chargée de l’enquête, Clemencia Garrise, est un produit de la « nouvelle » Namibie : noire, originaire d’un township, elle a pu étudier grâce à une bourse. Des exactions de l’apartheid et du combat pour l’indépendance de la Namibie, elle ne connaît que les histoires qu’on lui a racontées.

Inspiré d’un fait divers, L’Heure du chacal est un polar engagé sur la mort politique de la Namibie. Il pose des questions universelles sur la vérité, la culpabilité et la morale.

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L’auteur : Bernhard Jaumann est né en 1957 à Augsburg, en Allemagne. Il a publié de nombreux romans policiers dont certains ont été couronnés de prestigieux prix en Allemagne. L’Heure du chacal est son premier roman publié en France. Il vit à Windhoek, en Namibie

Extrait :
À travers les semelles de ses chaussures, il lui sembla sentir l’asphalte se consumer, comme si les feux de l’enfer brûlaient là, directement sous la route. Bien sûr, ce n’était que le fruit de son imagination. L’enfer, ça n’existe pas, sinon, il devrait aussi y avoir un paradis.

Résumé et avis :

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Anton Lubowski , militant de la Swapo en Namibie a été tué à la porte de sa maison à Windhoek le 12 septembre 1989

A Windhoek, en Namibie, un homme blanc est abattu à l’AK-47. C’est le premier meurtre de toute une série, à travers le pays. Ils sont tous liés à l’assassinat d’Anton Lubowski survenu vingt ans plus tôt. Clemencia Garrise se charge de  l’enquête.                                                                             Roman qui se passe en Namibie aujourd’hui, une vingtaine d’année après l’indépendance. L’intrigue est inspiré d’un fait réel : l’assassinat non élucidé d’Anton Lubowski, avocat blanc qui lutta aux côtés de la SWAPO indépendantiste dans les heures sombres de la fin de l’Apartheid. L’intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants et l’auteur réussi à nous plonger au coeur de la Namibie. On découvre son histoire, ses légendes et la réalité de ce qu’est ce pays aujourd’hui. Un excellent moment de lecture,  mieux, un roman noir implacable magistral où il y est question de tout les mots contemporains de l’Afrique :  racisme, violence politique, réconciliation, de sida et autres pandémie, superstition, misère…

Ce roman a reçu le prix Deutscher Krimipreis

Citation :

  • Les mensonges, les histoires, c’est fini ! Seule la vérité compte, désormais, et la vérité, c’est la mort, bien plus encore que la vie. Car tout le monde ne peut pas prétendre avoir une vie à soi, alors que la mort, elle, frappe tôt ou tard à toutes les portes.

  • La vérité était une bonne chose tant qu’elle concernait les autres, mais dès que quelqu’un venait mettre le nez dans ses sales histoires à lui, il prenait ses grands airs et estimait que, dans ces circonstances, poursuivre l’entretien n’aurait aucun sens.

  • Chaque jour sans pluie fait empirer le désespoir et les superstitions ; les fermiers croient de plus en plus aux signes prétendument infaillibles censés annoncer la fin de la sécheresse.

Dust de Sonja Delzongle


0000000L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal afro-asiatique, six années de journalisme et la tenue d’un bar de nuit) et écriture.
Extrait :
« Elle n’était pas vraiment ce que l’on appelle « un canon » ou « une bombe » − surprenant, tous ces termes d’artillerie lourde, juste pour décrire une belle femme. De taille inférieure à la moyenne, genre 1,55 mètre, un corps plutôt râblé, une mâchoire carrée légèrement proéminente où courait un duvet blond, un nez fin et trop court à son goût, des lèvres ourlées, d’un rouge frais, des pommettes hautes supportant des yeux marron braisé. »

Résumé et avis :

Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.

nairobi1Nous allons suivre une enquêtrice hors norme, qui n’utilise pas du tout les méthodes modernes d’investigations. Non, Hanah Baxter a un don, elle ressent les choses tel un animal, elle perçoit différemment les signes, elle est en osmose avec la nature. Elle a quelque chose qui résonne en elle. C’est sans doute du à un traumatisme dans son enfance, quelque chose qui tient de l’instinct de survie. Hanah Baxter est devenue profileuse et une des meilleurs.

Nous allons la suivre  dans son périple africain. Elle va prêter main forte au Département d’investigation criminel du Kenya (le CID) qui a maille à partir avec un tueurs en série particulièrement retors. Il laisse à la vue de tous, des croix de sang creusées dans le sol. Le sang est bien celui d’humain mais il n’y a pas de corps. Assez vite Hannah, va trouver des éléments pour aider l’équipe de CID mais les affaires vont se compliquer, surtout quand les officiers de la criminelle sont appelés pour un meurtre particulièrement affreux. Une jeune femme a été démembré et décapiter simplement parce qu’elle était albinos.

Sonja Delzongle nous transporte en Afrique, elle nous fait découvrir cette Afrique de l’est berceau de l’humanité. Mais d’humanité, il n’en ai que très peu question ici. Elle va nous sensibiliser à la cause des albinos africains, qui de la Tanzanie au Burundi, en passant par le Rwanda et le Kenya, où se déroule l’action de notre livre, sont pourchassés. En effet la chasse à l’albinos est un sport locale qui peut rapporter gros. Il est lié à des croyance ancestral qui relève de la superstition. Et au Kenya les rites païennes sont encore très vivace.

Extrait :
Dans de nombreux pays d’Afrique, dont le Kenya, l’albinos est considéré comme un être aux pouvoirs surnaturels ou, parfois, comme une créature maléfique. Les sorciers diffusaient ces croyances auprès de la population en promettant longue vie, richesse et pouvoir à qui consommerait des poudres et des substrats obtenus à partir des membres, des organes ou des cheveux d’albinos, qui se vendaient à prix d’or. Face à ce marché juteux, la chasse aux albinos se répandit en Afrique avant les années 2000, prenant au fil du temps un essor inquiétant.

Mais Dust, ce n’est pas que ça, c’est aussi une fabuleuse histoire sur ce continent africain, terre de tous les contrastes. Nairobi n’est-elle pas à sa façon la ville lumière de l’Afrique, avec ses tours ultramoderne. Mais elle aussi la ville de tous les dangers et son bidonvilles est l’un des plus grands d’Afrique, Kibera. Nairobi, où se côtoient riches hommes d’affaires et enfants des rues.

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Dust, ce sont plusieurs intrigues parfaitement menées qui finissent par se rejoindre.

C’est un style et une écriture fluide, limpide qui rend la lecture facile.

Dust c’est aussi un excellent roman policier avec des personnages particulièrement bien campés.  L’équipe de policier avec ses éléments disparates. Collins, le directeur du Cid, homme intègre, qui croit en sa mission. Son adjoint, Mendoza, une brute épaisse plutôt macho voire misogyne. Karen la nouvelle de l’équipe, une jeune femme moderne, formé en Europe, qui arrive avec tous ses espoirs et ses envies de changement. Il y a aussi les « méchants », et là s’ils ont des motivations bien différentes, ils font dans du lourd. Et puis Hannah notre profileuse homosexuelle. Car il faut bien le dire, Sonja Delzongle a pris le parti de raconter l’histoire d’une héroïne lesbienne, et ça aussi c’est fort car c’est pas si fréquent.

Vous l’aurez compris, Dust m’a particulièrement remuée, voire perturbée.

C’est un putain d’excellent thriller, mais pas que.

Alors plus d’hésitation, foncez découvrir cette auteure sans doute trop longtemps restée dans l’ombre.   nairobi-view-1_231

Citation :
  • L’espoir, comme le sable, s’infiltre partout.
  • Pour chasser des prédateurs, il faut l’être un peu soi-même.
  • Dans les rues, on frôlait l’étrangère, on la bousculait de tous côtés, parfois volontairement, pour attirer son attention, lui soutirer quelques shillings ou simplement par provocation.