Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (7)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (7)

Bonjour, c’est une double nouveauté aujourd’hui. J’accueille donc une femme, belge de surcroît. Pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour et merci de vous être déplacé jusqu’en Belgique pour cet entretien. Alors, hé bien, je m’appelle Pandora Guaperal, j’ai 42 ans. Je suis une femme. Voilà

Votre auteur vous présente comme l’héroïne suicidaire. Ça m’a l’air un peu réducteur. Quels sont vos traits de caractère prépondérants ?

Vous voyez l’hippopotame ? Vous saviez que c’était l’animal le plus dangereux de la savane ? Non ? Quand un hippopotame repère un type entre lui et l’étang dans lequel il passe habituellement ses journées, il pense instantanément : « Lui, il va m’empêcher d’aller me baigner, donc je vais le défoncer. » Et il s’élance à la poursuite du bonhomme jusqu’à le rattraper et le tuer. Bon, je serais pas exactement capable de la même chose, y a juste qu’en ce moment, faut pas se mettre en travers de mon chemin. J’ai une nette tendance à l’impulsivité. Et puis, j’ai fait du tir de précision en semi-pro. Alors faut pas trop me faire chier parce que je suis toujours armée !

Ah… Je vais essayer de m’en rappeler… Avec Sébastien Gendron votre relation dure depuis longtemps ? Enfin… Je veux dire… vous êtes restés longtemps dans sa tête ?

Un paquet d’années avant que cet enfoiré me libère. Résultat, quand je suis sortie, j’avais tellement les crocs que j’étais prête à toutes les conneries. On voit ce que ça a donné en juillet dernier sur cette autoroute. Mais je regrette pas. Avec George, on s’est quand même bien marrés, rétrospectivement.

Lui est un homme et vous, indubitablement, une femme. Vous pensez qu’il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

De Gendron, vous voulez dire ?

Oui, bien sûr. Les seins arrogants et les jambes interminables. Je déconne. Il est plutôt flou coté descriptions. Et s’il pense que je suis canon, il en parle pas. Sinon, je sais pas bien. Peut-être qu’il est un peu hippopotame lui aussi à certains moments. En même temps, je le sens quand même un peu planqué derrière son ordinateur à se faire vivre les trucs qu’il aurait aimé faire mais qu’il a pas osé. Genre cette révolution. Et ça, j’avoue que je lui en veux pas mal. Avec ses conneries de petit bourgeois irrité, il est resté tranquillement chez lui à écrire pendant que moi, je me tapais tout le boulot sur ce putain de viaduc. Bon, c’était trippant, je dis pas. Y a juste qu’on a failli y laisser notre peau quand même. Alors des fois, je me dis que les auteurs qui racontent vraiment leur vie et leurs expériences valent un peu plus le coup que ceux qui imaginent tout et vous font trimer à leur place.

Pousser les gens à faire la révolution, plantée sur ce pont autoroutier avec un flingue sur la tempe, j’étais pas contre.

C’est clair qu’il vous en fait voir de toutes les couleurs dans Révolution. Dans tout le nuancier du vert au pas mûr… Lui en voulez-vous ?

Un peu, oui. En tout cas, si je le choppe, j’aimerais bien le mettre dans cette petite voiture électrique pas bien rechargée, avec toute une foule de dingues au cul pour voir s’il fait aussi bien que moi. Pousser les gens à faire la révolution, plantée sur ce pont autoroutier avec un flingue sur la tempe, j’étais pas contre. Mais me faire courser par tous ces connards, quand il m’a précipité là-dedans, je me suis dit qu’une fois cette merde terminée, j’irais immédiatement me plaindre au Syndicat des Personnages de Romans Noirs. Le truc, c’est que j’ai pas vraiment eu le temps, vu qu’après, tout s’est enchainé. Et puis maintenant, on est réfugié en Belgique et là-bas, ils sont pas encore bien organisés pour nous défendre. Mais je désespère pas de retrouver Gendron et de lui faire un sale coup à mon tour.

Mais l’écriture n’a qu’un temps. Vous faites quoi quand Gendron n’est pas là pour raconter vos avanies ?

Mais qu’est-ce que vous croyez qu’on fout pendant qu’il va dans ses soirées jet-set ? On est là, comme des cons, à attendre qu’il veuille bien s’y remettre, à discuter avec la population pour leur expliquer qu’ils doivent pas bouger de leur place pour être raccord quand Môssieur voudra bien se donner la peine de rallumer son putain d’ordinateur. C’est un boulot de dingue. On a jamais de pause, même pas une bière, que dalle. Et le lendemain, Gendron débarque comme une fleur et faut qu’on soit prêt. Y a même des jours où il nous a fait le coup de s’y remettre après 24 heures d’absence et au moment où on était bien chaud, hop ! Il s’arrêtait pour faire une sieste. Je vous dis, c’est un crevard.

Mais vous ne vous parlez pas l’un et l’autre ? Tenez, Pandora, je vous laisse un espace pour le faire. Posez-lui une question.

Je n’ai aucune question à lui poser. Juste un avertissement à lui transmettre: « Dis-moi crevard ! J’espère que t’as pas dans l’idée de faire une suite, parce que je préfère te prévenir que tu peux te la mettre derrière l’oreille. Avec George, on a décidé de se la couler douce. Donc vas te trouver une blonde et oublie-nous ! »

Ça a le mérite d’être clair… En guise de conclusion, un mot pour les lecteurs ?

Faites gaffe, les gens, en prenant la route cet été ! Parce qu’y aura peut-être une bande de dingues qui auront lu ce roman et qui voudront faire la même chose que nous : vous stopper sur l’autoroute des vacances pour vous obliger à faire la révolution. Et là, vous vous direz que c’est vraiment pas votre jour de chance.

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Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (6)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (6)

Bonjour, les femmes se font rares depuis le début de cette série d’interviews de personnages de roman. Merci d’être venue. On sacrifie à la traditionnelle question : pouvez-vous vous présenter ?

Et il était temps de nous donner la parole ! Nous sommes les pantins silencieux de ses écrivaillons en recherche de gloire, qui ne pensent jamais à nous remercier ! Alors merci !! Un grand merci de nous ôter nos muselières !

Pour ma part, j’ai la vingtaine passée, je suis étudiante infirmière, du moins je l’étais avant de tomber malade, mais je compte bien reprendre mon année dès que toute cette histoire sera terminée.

 

Quelle poigne ! On sent qu’il ne faut pas vous en promettre ! Vous avez d’autres traits de caractère aussi affirmés ?

Affamée ! C’est le trait le plus marquant chez moi en ce moment ! Avant j’étais quelqu’un d’engagée dans la cause humaine, et puis je suis tombée malade et mes goûts ont changé. Maintenant je ne pense plus qu’à me remplir l’estomac. J’étais pleine d’empathie, désormais je ne suis qu’une bête dépassée par ses instincts.

 

Vous êtes encore étudiante, ça fait de vous, par essence quelqu’un de jeune. Vous êtes restée longtemps dans la tête de votre auteur ?

Ai-je un jour été ailleurs ? J’en doute. Je suis ancrée dans ses tripes, dans les méandres de sa cervelle rosée. Et puis, il y a un an, elle a décidé de me faire remonter à la surface. On a passé de longues journées ensemble, des nuits parfois. Elle n’arrivait pas à me saisir, je suis quelqu’un de nature réservée, et au fur et à mesure, on a appris à s’apprivoiser. Elle m’a beaucoup aidé à sortir de ma carapace.

 

Mais s’apprivoiser n’est-ce pas confirmer nos points communs ? À votre avis a-t-elle mis un peu de ce qu’elle est en vous ?

Oh oui !! Cette gourmandise, cette façon de se délecter d’un plat, en imaginant l’odeur d’abord, puis la texture, c’est elle ! Qui d’autre qu’elle pourrait saliver en reniflant le cou d’un gus ? Pas moi assurément ! Et puis cette ténacité aussi, cette obstination agaçante à avancer malgré tout, à vouloir surmonter les obstacles en permanence au lieu de baisser les bras ! Ce n’est pas moi ça non plus ! Non non moi, je me serais tiré une balle dans la tête depuis longtemps !

Le fossé est d’autant plus grand qu’elle vous prête des actions pour le moins… comment dire… spéciales… Il y aurait de quoi lui en vouloir, non ?

Et vous ? Vous apprécieriez de dépecer un mec pour lui bouffer les entrailles ? Reconnaissez qu’elle y est allée fort sur ce coup-là ! Déjà je trouvais que ce qu’elle avait fait subir au petit Allan c’était rude mais alors là ! Parce que ça a un goût particulièrement dégueulasse en plus ! Un genre de bidoche faisandée depuis un mois dans de la vinasse bon marché si vous voyez ce que je veux dire ! Et puis à cru ! Madame veut que ça dégueule du boyau !

Et s’il n’y avait que ça ! Mais côté sentimental on peut pas dire qu’elle m’ait gâté non plus ! J’étais tranquille, pépère dans mon petit appart, j’avais la vie devant moi, un boulot. J’avais enfin pris mon indépendance et elle a tout foutu en l’air ! Alors oui, j’ai comme une petite envie parfois de lui bouffer les entrailles de l’intérieur… Juste histoire de lui montrer l’effet que ça fait en vrai.

J’étais pleine d’empathie, désormais je ne suis qu’une bête dépassée par ses instincts.

Mais ce désir de calme vous pouvez quand même le satisfaire quand elle pose la plume. Vous avez bien du temps libre entre deux séances de création ?

Tout dépend des moments. Quand je me sens bien je fais quelques recherches sur cette foutue maladie. Histoire de me renseigner un peu, de voir dans quoi je fous les pieds, enfin dans quoi elle me les a foutus. Comme si elle avait pas pu me refiler un virus un peu moins exotique ! Une petite peste, ou un Ebola même si elle voulait faire dans l’étranger ! Non il a fallu qu’elle tape dans le virus inconnu. Celui qu’on croit éteint et qui ressurgit, on ne sait comment, on ne sait où. Donc je fouine dans sa mémoire de travail, malheureusement à court terme…

Dans les moments de crise, je dors. Cette fièvre m’épuise, je peux à peine faire deux pas, alors quand elle me fout la paix, je dors.

Vous dialoguez avec celle qui vous a créée ? Si vous deviez lui poser une question, ça serait laquelle ?

Tu ne pouvais vraiment pas choisir quelqu’un d’autre ?

Le mot de la faim ?

N’oubliez pas que le KURU existe… Ne mangez pas de la cervelle humaine !! C’est dégueulasse !!!

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (5)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (5)

ET SI ON LEUR DONNAIT LA PAROLE ?·LUNDI 17 JUILLET 2017

Bonjour et merci d’avoir accepté cette invitation. Je vous laisse vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Jedediah Lafkin, mais en fait je préfère qu’on m’appelle Jed. Ce sont mes parents qui voulaient me prénommer ainsi, en mémoire de Jedediah Smith, un mountain man…En même temps, si on ne connaît pas l’histoire des Etats-Unis, on se fout un peu des mountain man…Sinon, j’ai été ingénieur au sein d’une exploitation forestière, dans une petite ville à la frontière canadienne…Hope Falls…Une sale histoire…Désormais, je vis à New York, mais pas tout à fait de la façon dont je l’espérais. Plutôt même beaucoup moins bien que prévu.

 

Vous semblez éprouvé par cette histoire. La résistance est-elle une de vos caractéristiques ? D’ailleurs, en général, quels sont les traits de caractère qui prédominent chez vous ?

Je dirais que je suis pas mal maladroit. Ceux qui ont lu mes aventures l’ont sans doute remarqué. Un peu innocent aussi, et dépassé par les événements. A ma décharge, je dirais que je ne connais pas beaucoup de personnes qui auraient pu endurer calmement ce que j’ai subi sans perdre les pédales ! D’ailleurs, c’est amusant, mais j’ai appris depuis qu’un certain nombre de lecteurs ne voyaient plus l’automne et les feuilles de la même façon en refermant le livre. Mais je suis suffisamment têtu pour ne pas renoncer, et fidèle en amitié.

Cette fidélité vous la devez peut-être à votre créateur… Par exemple, vous êtes resté combien de temps dans son esprit avant de voir le jour ?

Houlà ! Très longtemps ! En fait, j’ai végété longtemps dans un carnet à spirale (pas à l’encre bleu en lettres capitales), je crois que c’est une sorte de vieux cahier de textes en fait. Chaque idée que mon créateur a eue, il la note dans ce carnet. Au bout d’un moment, je côtoie pas mal de monde, de tout genre et de tout style. Tiens, j’ai longtemps été à côté de Noah Gibson, si vous voyez qui c’est. Et aussi d’Ève Cardelle, une chouette fille à qui il est arrivé un tas d’aventures…Et puis, des monstres aussi, horribles, complètement barrés…Je m’inquiète un peu pour la santé mentale de mon créateur.

Figurez-vous quand même que j’ai eu deux vies. Ma première histoire a fini dans les méandres d’un disque dur qui a grillé il y a environ 10-15 ans. J’ai cru que c’en était fini pour moi. Mais il ne m’avait pas oublié. Il m’a ressorti de sa mémoire pour me réinventer une vie, pendant que ses souvenirs étaient encore chauds. Peu de choses ont changé en fait, sauf que je me souviens d’un épisode dans un train…Mais bon !

 

Ce qui amène tout naturellement à la part de création. Vous pensez qu’il a mis de lui dans ce que vous êtes devenu sur le papier ?

Je le sais têtu, donc c’est un trait de caractère qu’il m’a donné. Un peu rancunier aussi, ça il a évité de me le refiler. Il a insufflé dans beaucoup de personnages des traits de caractères de gens qu’il a rencontrés, qu’il connaît. Tiens par exemple, je peux vous dire que Krueger Junior, il existe, il y a juste le poids qui ne correspond pas ! Et il y a aussi quelques considérations personnelles de l’auteur dans mes dialogues et mes hésitations, mais ça c’est trop personnel.

 

J’ai appris depuis qu’un certain nombre de lecteurs ne voyaient plus l’automne et les feuilles de la même façon en refermant le livre.

Vous semblez assez proche de votre créateur. Pourtant il ne vous épargne pas dans «Feuilles». C’est du sadisme ou une obligation du genre ?

Alors, si vous le voyez, posez-lui la question : pourquoi me faire ça à moi, avec des feuilles ? Et pourquoi cette bon sang de feuille d’érable rouge ? Elle me suit partout cette saleté ! Même encore aujourd’hui ! J’étais quand même bien tranquille à Hope Falls, même si Krueger…Bon, je ne dévoile rien de plus hein ? Mais j’aimais bien ma maison. Et surtout ma collection de jazz. Vous aimez Coltrane ? et Miles ?

J’aurais parfois voulu être plus…je ne sais pas moi, énergique ? Combattif ? Disons que j’ai eu l’impression parfois que je subissais. Il me l’a dit : tu n’es pas un héros, tu es quelqu’un d’ordinaire à qui il arrive des trucs pas ordinaires.

 

Ça a dû être un sale moment à passer, mais en fin de compte il est parti « torturer » quelqu’un d’autre, non ? Ça vous laisse du temps libre…

J’aurais pu m’estimer heureux au final. Avec une jolie femme, un nouveau métier, un bel appartement…Bon, je ne sais pas ce qu’il a avec la couleur verte par contre, du coup je ne peux plus la voir en photo…

Mais…Approchez-vous, que je vous parle en secret. Qu’il n’entende pas. En fait, j’ai peur. J’ai un peu les jetons. Je pensais qu’après m’avoir fait bouffer la création en feuilles il allait me laisser tranquille, et me faire oublier peu à peu mes phobies et passer à autres choses. En particulier, s’occuper de ce fêlé psychopathe qu’il ballade dans les rues de Denver, en lui faisant faire de l’auto-stop. Mais il n’y a pas longtemps, je l’ai vu prendre son cahier de note. Il a couché mon nom dessus. Et je me suis retrouvé dans une sacrée histoire. J’ai l’impression que ce que j’ai connu n’est rien à côté de l’histoire qu’il me prépare. Je crois que je vais prendre cher.

 

Vous êtes sûr que tout cela n’est pas dans votre tête ? Parce que… d’un point de vue extérieur, on voit surtout entre vous un manque de communication. Je vous laisse un espace. Posez-lui la question qui vous brûle les lèvres.

J’ai envie de lui demander : qu’est-ce qui t’es passé par la tête quand tu m’as créé ? (et qu’est-ce que je t’ai fait finalement ?) Ah, oui, aussi : pourquoi cette foutue feuille d’érable rouge ? Faudra que tu m’expliques un jour. Ça fait trois questions mais tant pis.

 

On en revient toujours là… Le mot de la fin ?

« Bienvenue à Hope Falls, charmante petite ville à la frontière canadienne, là où il ne se passe jamais rien…Sauf en automne » Ça fait un peu cliché, non ? J’aimerais simplement qu’ils m’accompagnent. On a un bon bout de chemin à faire ensemble, et c’est tellement plus facile en se donnant la main et en se serrant les coudes. D’autant que si vous pensiez avoir tout vu, vous vous trompez lourdement. Je vous dis, ce type est malade !

 

Le Festival sans Nom : Retour de Mister Flingueuse


Vous le savez les 20 et 21 octobre dernier avez lieu le Festival Sans Nom

Nous étions  5 de la team collectif polar à Mulhouse pour l’occasion, 3 Flingueuses, un Nervi et une Porte Flingue .

Il y avait là deux locaux, Sofia notre apprenti flingueuse et Nick Gardel notre nouveau Nervi

Sofia nous a déjà offert son fabuleux retour du FSN, si vous ne l’avez pas lu, il est ICI.

Jean Paul et Ophélie vont nous raconter tour à tour leur  premier Salon du polar de Mulhouse.

Ce matin c’est au tour de Mister Flingueuse de prendre la parole, dans quelques jours ce sera le tour de Oph ma petite sœur Flingueuse.

Alors, maintenant place au ressenti de Jean Paul


Jean Paul d’abord qui a pris le bus de nuit depuis Paris pour venir nous rejoindre dés le samedi Matin.

 

Jean Paul

Dimanche 21 octobre 7h du mat après la première journée du festival

Il est 5 heure, Mulhouse s’éveille,
Il est 5 heure, je n’ai pas sommeil,

Comment dormir après la journée que je viens de vivre, avant celle qui s’apprête à se dérouler de nouveau ?
Comment vous retransmettre l’émotion de ce qui pourrait être un Nième Salon où finalement on retrouve des auteurs, des lecteurs, des blogueurs, chroniqueurs et des curieux qui vont se croiser et se recroiser toujours avec le sourire ?


Il y a quelques mois je découvrais l’appellation du Festival Sans Nom !
Et hier matin j’y étais !!!
7h30 descente du car pour aller petit déjeuner avec Ian Manook et Francoise autour d’une belle table !
C’est pas un rêve ça ?

Samedi 20 octobre
8h30
petit dej littéraire avec Ian Mamook dans un salons de l’hotel mercure

Petite introduction fort sympathique à une journée très riche… Merci 😊 Yvan Fauth.

@Françoise Manoukian

Il y a toujours une première fois.

Ce 6e FSN est mon premier.
Nouveau lieu, nouveaux échanges, d’autres organisateurs, des auteurs que je n’ai jamais croisés. Ceux que j’attendais, ceux que je découvre… Encore une fois, la magie opère !
Parfois dans le regard des personnes avec qui je parle, je vois ce « léger voile », cette question qui transparaît.
Pourquoi ?
Pourquoi faire des centaines de kilomètres pour acheter des livres ?
Pourquoi se déplacer pour voir des gens qui ne sont « rien » pour moi ?
Ma réponse.
Pour ressentir et pour vivre…
Ceux qui ne sont pas comme moi/nous, ne pourront jamais comprendre…

Avant tout, un grand, très grand merci à Yvan Fauth pour tout ce qu’il a fait, et pour moi, et pour son investissement dans se salon !
Cela ne fait que quelques mois que nous nous connaissons mais oserai-je te dire que j’aime ta bienveillance et ta simplicité…
je t’embrasse (ta femme aussi, bisous Dominique !)

Merci à tous les organisateurs, tous ceux qui on fait que tout se déroule sans accroc. À Caroline Noel, qui respire à elle seule l’esprit de ce fabuleux univers (ne change jamais !)

Samedi 20 octobre 12h
Apéro Littéraire proposé par Caroline Noël de Carobookine avec Yvan Fauth et la participation de Benoit Philippon et Mathieu Menagaux

 

 Samedi aprés-midi dans la salle des dédicaces

De gauche à droite : Claire Favan, Ophélie, Patrick Bauwen, Jean Paul et Gaëlle Perrin

Romain Slocombe et Jean-Bernard Pouy

Avec Michel Bussy

Je sais pourquoi je suis jaloux des tatouages de Niko Tackian… Il sont fait par Claire Favan, une vraie professionnelle !!!

Samedi 20 octobre 18h15
Table ronde avec la ligue de l’imaginaire par Yvan
Extrait

Table ronde LDI, le fou rire du salon !

Aux auteurs qui de salons en salons sont toujours fidèles au rendez-vous !
Merci à tous ceux qui se sont déplacés car ils sont aussi l’âme de ces lieux d’échanges et de discussions…
Sans ordre de préférence et j’espère n’oublier personne
Bisous à Geneviève Van LanduytNick GardelOphé LitSo FiouDavid SmadjaAude Lagandré WeissCaroline VallatCéline BrousseGaëlle Perrin Guillet, Maxime Gillio, Benoit Philippon, Mathieu Menegaux, Claire Favan, Michel Bussi, Romain Slocombe, Michael MentionBarbara AbelPatrick BauwenNiko TackianLaurent ScaleseRené ManzorRJ Ellory, Nicolas Beuglet, Hervé Commère, Franck Thillez, … et tous les autres qui sont restés bloqués dans ma mémoire à cette heure trop matinale…
Je vous embrasse tous très fort !!!

 

Samedi Soir 20h30, dîner avec les auteurs et quelques amis lecteurs et blogueurs. Des rires et des sourires encore en pagaille.

 

Dimanche 21 octobre
8h45

Échec et Marc !!!

Quand on vous dit que le Festival Sans Nom, c’est la convivialité avant tout !
Moment du matin, juste après le petit déjeuner, Franck Thilliez Officiel joue une partie d’échecs avec Marc, lecteur passionné 

 12h15

En direct, une table ronde incroyable et toute en émotion…
Nous sommes tous suspendus aux paroles de René Manzor et RJ Ellory !!!
Je ressens une vibration incroyable entre les deux auteurs qui s’apprêtent à adapter « Seul le silence »
Merci 😊  Aude Lagandré Weiss pour ton intervention…

Dimanche 21 octobre 14h00

Pour vous donner une petite idée d’une table ronde au FSN…
Désolé pour la qualité du son.
Patrick Bauwen je jure que je t’aime !!!
😂 😂 😂

 

Salle des dédicaces

Quelques photos avec  les auteurs présents

Je crois qu’il va me falloir encore quelques jours pour me remettre du “Festival sans Nom“…
Tous les auteurs étaient vraiment AU TOP !!!

Une rencontre vraiment exceptionnelle !!!

Bah quoi !
J’ai bien le droit de rêver !!!

 

Lundi 22 octobre 00h30, dans le bus du retour depuis déjà 3h

Le Festival Sans Nom vient de clore ses portes nous laissant tous, dans un état entre joie et tristesse…
Vous allez sûrement, dans les prochaines heures, voire les prochains jours tomber sur nos retours de lecteurs, de blogueurs et d’auteurs et pourquoi pas des bénévoles sur ce 6e Salon qui était tout simplement incroyable !
Vous allez lire plein de choses, voir des centaines de photos plus belles les unes que les autres !
Mais si vous n’étiez pas parmi nous, vous ne pourrez pas imaginer cette « vague de bien-être », d’amour ont dit certains que nous avons partagé durant ces quelques heures intenses…
Alors, il vous reste une alternative…
Rendons-nous tous, encore plus nombreux au 7e FSN l’année prochaine !!!
Avis aux organisateurs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

Pour la 667e Édition…
On se retrouve TOUS l’année prochaine sur Mars !!!
😂 😂 😂

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (4)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si on leur donnait la parole 4 Ian Yerrul

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (4)

Bonjour, très honoré de vous rencontrer. J’ose à peine vous présenter… Ça vous dérange de le faire vous-même ?

Je m’appelle Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. Je suis…enfin j’étais, avant que l’auteur n’en décide autrement… commissaire à la Criminelle d’Oulan Bator en Mongolie. Je peux difficilement en dire plus sur moi, l’auteur ne m’ayant donné ni âge, ni taille, ni poids, pas plus d’ailleurs que de couleur de cheveux, de peau ou des yeux. Ah si, j’ai des mains comme des enclumes et il s’en sert pas mal paraît-il pour me faire distribuer des baffes à ceux qui le méritent (selon lui !). Tout ce que je sais d’autre, c’est que je suis né dans une famille de nomades qui m’a confié dans ma jeunesse aux moines du Septième Monastère pour me donner une bonne éducation. Et m’enseigner l’art du combat des moines-guerriers de Shaolin…

Voilà qui forge un homme ! C’est là votre trait de caractère principal ?

De ma culture nomade, j’ai hérité une obstination qui frôle l’entêtement. Une endurance certaine à la douleur aussi. Et l’irrésistible force d’inertie des gens de la steppe. De ma vie à la ville et de mon métier de flic, je dois admettre que j’ai développé une rage intérieure qui peut devenir d’une violence destructrice quand elle explose en colères. Mais ce qui me maintient en vie, à travers mes obsessions et ma violence, c’est cette lutte intérieure permanente pour respecter malgré tout les traditions de ma culture nomade et les préceptes de l’enseignement Shaolin.

J’ai développé une rage intérieure qui peut devenir d’une violence destructrice quand elle explose en colères.

Comment devient-on le plus célèbre des enquêteurs mongols ? Vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Je suis resté captif dans la tête de mon auteur pendant plus de vingt ans. Nous y étions si nombreux d’ailleurs ! Quelle promiscuité : des voyous, des ripoux, des victimes consentantes, des victimes innocentes. Toute cette perversion dans la tête d’un seul homme. J’espère pour lui que nous étions compartimentés dans la section criminelle de son âme. Sinon, quelle désespérance pour lui !  À l’époque je n’étais pas encore le commissaire mongol que je suis devenu par la suite. J’étais encore un vieux flic new-yorkais de Brooklyn, tout cabossé par la vie, du nom de Donnelli. Il m’avait créé pour une hypothétique et sombre histoire de flic vengeur qui pète les plombs. Puis un jour du mois d’août 2011, le 13 si je me souviens bien, l’auteur est descendu parmi nous et nous a tous rassemblés pour procéder à une sorte de casting pour un projet d’écriture avec la Mongolie comme décor. J’en avait tellement marre de me morfondre avec tous ces personnages avides de devenir des héros ou des héroïnes et qui se bouffaient le nez à longueur de journée que je me suis porté volontaire. En fait j’étais le seul et l’auteur n’a pas vraiment eu le choix. Il a même longtemps hésité je crois quand il m’a décrit la première fois déguisé en descendant de Gengis Khan…

À votre avis, il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

Je dirais tous mes mauvais côtés. La rage, la colère, la violence, tout ce qu’il ne peut pas faire en bon citoyen bien policé qu’il est. Pour le reste, je doute qu’il ait le moindre respect pour nos traditions. Une certaine curiosité touristique peut-être. Mais ma force de caractère, ma détermination, ma sagesse Shaolin, comment voulez que cela vienne de lui ? S’il avait toutes ces qualités, il ne serait pas auteur de polar. Il serait volontaire dans une ONG ou prix Nobel de la paix, mais pas auteur de polar.

C’est pourtant bien lui qui est aux commandes. D’ailleurs, ne peut-il pas revendiquer la paternité de vos actions, bonnes ou mauvaises ?

Il ne m’a rien fait faire du tout. C’est du pipeau tout ça, et je lui ai échappé dès qu’il m’a créé. Si l’auteur, pour nous personnages, est comme votre Dieu créateur, vous devez alors comprendre que nous nous en sommes libérés autant que vous. Honnêtement, est-ce que vous osez encore faire endosser la responsabilité de toutes les vicissitudes de votre vie à votre créateur ? Eh bien c’est la même chose pour nous. Tout ce que j’ai fait dans cette trilogie, je l’ai voulu moi, au nom de mon libre arbitre, et peut m’importe s’il cherche aujourd’hui à s’en attribuer la paternité. Je revendique tout. J’assume tout. Et je lui laisse l’illusion d’en être l’instigateur.

C’est un juste retour des choses. Mais qu’en est-il de l’instant où il pose la plume ?

Je le hante, je m’immisce dans ses rêves, je le taraude pendant qu’il cherche à penser à autre chose. Je le torture de l’intérieur. J’instille mes idées au milieu de ses pensées. Je susurre des rebondissements à son oreille interne. Bref, je fais mon boulot de lobbyiste de personnage romanesque. Je lui impose des choix malgré lui, jusqu’à ce qu’il se réveille ou sorte de ses pensées avec le sentiment d’avoir subitement, lui, lui tout seul, l’auteur, trouvé une idée géniale.

Vous dites que vous lui susurrez à l’oreille. Aucune question à lui poser ?

Sais-tu à quel point je te hais d’avoir tué ceux que j’aimais tant ?

Merci Yeruldelgger. Je vous laisse le mot de la fin. Peut-être un message pour ceux qui vont vous découvrir ?

Lisez sa Trilogie Mongole, parce que c’est pour moi ma seule chance de survivre. Sans l’auteur, je peux continuer à exister, mais sans lecteur, je suis mort. Ne me tuez pas, lisez-moi

yeruldelgger Ian Manook

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (3)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si on leur donner la parole 3 lou

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (3)

Bonjour, c’est assez rare de pouvoir recevoir un personnage de roman. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ? Une présentation d’abord ?

Je peux mais est-ce que j’en ai envie…. ? Si vous me connaissiez déjà un tant soit peu (Cf La Toile aux alouettes), vous sauriez que je suis du genre taiseux, solitaire…pas forcement bougon mais socialement limité. Ma profession qui veut ça (ancien flic reconverti détective privé) et une certaine aptitude à croire que du silence nait la réponse…

Je comprends… Mais… Parlez-nous vraiment de vous… Vous avez des traits de caractère qui prédominent ?

Je viens de vous le dire, je crois.

Bien… euh… Changeons de sujet. Vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Quelle question ? Depuis toujours il me semble… tapi, souverain, patient…

C’est précis comme réponse ! Mais en tant que créateur, il a bien dû déteindre sur vous. Il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

Il ne le sait pas encore mais oui absolument. Le néant n’étant qu’un vide à combler !

Pourtant il n’est pas tendre avec vous dans le livre. Tout comme vos actions… Certaines sont tout de même limite… Lui en voulez-vous ?

Non. Pour lui comme pour moi, certaines choses ne nous appartiennent pas. Elles s’imposent et nous vampirisent au-delà de notre conscience. Mais je ne suis pas le pire dans l’histoire. Un témoin, tout au plus un intermédiaire.

Certaines choses ne nous appartiennent pas. Elles s’imposent et nous vampirisent au-delà de notre conscience.

Et quand il ne pose pas vos faits et gestes sur le papier, comment vous occupez votre temps libre ?

Je vais. Je viens. Non pas comme dans la chanson, quoique ! Je vis, assurément. Mes pas me portent. Ce sont toujours les événements qui me trouvent, jamais l’inverse.

C’est votre tour… Une question pour lui ?

Vas-tu vraiment me quitter dans l’Opus 3 ?

En guise de conclusion, un petit mot pour ceux qui vont vous découvrir ?

Asseyez-vous, prenez votre temps, lisez, humez, ressentez, fiez vous à votre imaginaire, votre intuition et vos sens. La partie n’en sera que plus fine

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Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (2)


 

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si on leur donnait la parole Guillaune

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (2)

Aujourd’hui, c’est un membre de la grande muette qui vient s’ouvrir à nous. Un gendarme s’essaye à l’exercice périlleux de se livrer

Bonjour, vous êtes le premier uniforme que l’on reçoit ici. Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Serge Limantour, je suis capitaine de gendarmerie dans la petite ville de Nasbinals (Lozère) et j’apparais dans Les Ombres innocentes.

Quels sont les traits de caractère d’un capitaine de gendarmerie ?

Je suis un peu à l’image du pays où je travaille. Sur le plateau de l’Aubrac, le climat est rude et moi-même je ne suis pas très accueillant. Mais attention, hein, c’est quand même un très bel endroit. Ma recette pour survivre : cafés et clopes.

C’est un régime comme un autre, mais pourrez-vous tenir longtemps… Vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Je suis resté à peu près un an dans sa caboche. Il a fallu s’en extirper car ça bouillonne tout le temps là-dedans. Je ne sais pas encore si j’y reviendrai un jour, ce n’est pas moi qui décide.

A votre avis, il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

A mon humble avis et d’après les échos que j’ai eu, on retrouve peu de lui dans ma personnalité bourrue. En revanche, j’ai ouïe-dire que le dénommé Eddie Grist, qui m’a précédé, serait plus à son image.

Sur le plateau de l’Aubrac, le climat est rude et moi-même je ne suis pas très accueillant.

Votre balade n’est pas une partie de plaisir, lui en voulez-vous ?

Pourquoi lui en voudrais-je ? C’est mon métier.

Etre le jouet d’un auteur n’est pas toujours facile, entre deux aventures, dès qu’il pose la plume, vous occupez comment votre temps libre ?

Moi-même, je ne sais pas trop où j’en suis avec lui. Dernièrement, mon créateur s’est penché à nouveau sur Eddie Grist. Est-ce-que ce sera encore mon tour après, je n’en sais rien.

Si vous deviez poser une question à votre créateur, quelle serait-elle ?

Pourquoi je fume autant et si je buvais autre chose que du café, ça serait quoi ?

En guise de conclusion, si vous deviez définir votre aventure ?

Les Ombres innocentes, ce n’est pas un roman de joyeusetés. Mais en l’ayant terminé, on regardera l’histoire contemporaine de la France d’un autre œil

Les ombres innocentes  de Guillaume Audru

Et si on leur donnait la parole ?·Mardi 11 juillet 2017

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (1)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (1)

Une interview qui remet au centre l’essentiel de nos chers romans : les personnages.

Aujourd’hui donc voici quelques mots de « Philippe Lacroix », personnage central du roman « Des morts des vivants » de Frédéric Soulier.


Bonjour, c’est assez rare de pouvoir recevoir un personnage de roman. Pouvez-vous vous présenter ?

Je me nomme Philippe Lacroix, mais la plupart des gens m’appellent Pip. Mes potes me surnomment le Clou, rapport à ma silhouette. Ça leur est venu comme l’envie de chier, ce blaze. Quand on taquine le ballon, je reste planté sur le terrain, et comme j’ai pas de bras, juste deux moignons même pas coupés à la même longueur, ben je leur fais penser à un clou mal enfoncé. J’ai treize ans et je vis au Cratère, un camp de réfugiés situé en Sicile. En compagnie de 3000 autres réfugiés venus de toute l’Europe, on survit dans la crasse, la chaleur, la violence, la vermine, et comme si c’était déjà pas assez pénible, les Templiers nous mènent la vie dure. Avec mon père, mon trou du cul de frangin et ma sœur, nous attendons de pouvoir passer en Tunisie, où à ce qu’y paraît, c’est moins la chie-en-lit.

Quels sont vos traits de caractère prépondérants ?

T’en as des questions compliquées, técolle. J’suis un survivant, moi, c’est ça mon trait de caractère principal. J’avance un jour après l’autre. J’ai pas que ça à foutre de me poser des questions existentielles de petit bourgeois, je cherche pas à découvrir le trésor qui est en moi, je cherche juste à bouffer à ma faim. Tu as déjà croqué du rat, toi ? C’est toujours mieux que de brouter de l’herbe ou sucer des cailloux.

Vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

J’y suis depuis qu’il a vu ces images terribles de « migrants » entassés sur des canots, qui cherchent à fuir la misère ou la guerre. Il s’est dit que ça pourrait être lui. Que sur les routes il y avait eu des Européens fuyant les exactions, y a pas si longtemps. La guerre, c’est comme les accidents de voiture ou le cancer, on se dit que ça arrive qu’aux autres, mais un jour ça vous tombe dessus, et tout ce à quoi vous pensez, c’est comment permettre à votre famille de survivre jusqu’au lendemain. Si vous êtes pas capable de comprendre ça, vous avez plus qu’à lire quelqu’un d’autre ou allumer Touche pas à mon poste pour recevoir votre dose quotidienne d’abrutissement.

A votre avis, il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

Je crois savoir qu’il y a une part du boss (il aime bien que je l’appelle comme ça, ça le fait se sentir important) dans tous ses personnages principaux. Par exemple lui aussi il a un gros problème avec la religion. Parce que bon, comme vous le verrez si vous lisez Des morts des vivants, c’est que nous autres les gueux du Cratère, on est un peu coincés entre le marteau et l’enclume. Ou la croix et le croissant, si vous préférez. Et puis, lui aussi il est un peu obsédé par la mort, vous l’entendez pas vous ce décompte funeste ? Tic-tac-tic-tac… Le temps qu’il vous reste… Et puis l’injustice ça le révolte, tout comme moi. Comme il n’a pas les couilles de monter au front ou de s’engager dans de grandes causes humanitaires, et que les pétitions il pense que c’est juste un moyen de se donner bonne conscience, il écrit des livres. Ça lui sert de catharsis.

« Je cherche pas à découvrir le trésor qui est en moi, je cherche juste à bouffer à ma faim. Tu as déjà croqué du rat, toi ? C’est toujours mieux que de brouter de l’herbe ou sucer des cailloux. »

Il vous fait faire des trucs pas jojo dans le livre, lui en voulez-vous ?

C’est vrai. J’en suis vraiment pas fier. Surtout du plaisir que j’en ai tiré. Ça m’empêchera pas d’aller brûler en enfer, mais tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par amour. Et puis s’il m’avait pas fait faire toutes ces saloperies, vous vous seriez bien emmerdé, non ? Je suis pas un personnage de Marc Lévy… Je vis, je trébuche, je me raccroche aux branches. – Entre deux aventures, dès qu’il pose la plume, vous occupez comment votre temps libre ? Il semble que je n’arrive à exister que lorsqu’il prend la plume, c’est curieux. Dites-donc, ça commence à bien faire de me traiter de personnages. Vous en seriez pas un, vous, de personnage ? Qu’est-ce qui vous dit que vous vivez pas dans une simulation informatique ? Qu’est-ce qui me dit que Nick Gardel n’est pas le fruit d’une imagination supérieure ?

Si vous deviez poser une question à votre créateur, quelle serait-elle ?

Eh Soulier ! Oui, toi ! Tu m’as fait choper la gale, c’était vraiment indispensable ? Des jours, que j’ai passés à me gratter, du fion jusqu’aux aisselles que ça me démangeait ! C’est pas possible de torturer ses personnages comme ça. Par contre, les scènes de cul, tu aurais peut-être un peu plus développer, non ?…

En guise de conclusion, un petit mot pour ceux qui vont vous découvrir ?

Bon, si vous aimez les œuvres légères, écrites dans un français châtié, c’est pas la peine d’essayer. Y a rien de léger chez Soulier. Ce type est louuuuurd… Mais si vous voulez essayer quand même, personne ne pourra vous en empêcher.

Une nouvelle rubrique sur notre blog : Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? 


Une nouvelle rubrique sur notre blog

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Le 11 juillet 2017 Nick Gardel lançait une nouvelle page Facebook,

Et si on leur donnait la parole ?

Il avait depuis quelques mois déjà une idée derrière la tête. Faire parler les personnages des bouquins de ses collègues auteurs

Aussi ce 11 juillet 2017, il publiait ses 2 premières interviews de personnages, « Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? »

Tout de suite j’ai trouvé son idée incroyable, mais pourquoi ne l’avais-je pas eu.

Aussi durant un an, je suivais avec attention tous ces entretiens décalés où un auteur se racontait mais à travers le regard de son héros.

Depuis quelques semaine maintenant Nick a lancé la deuxième saison de

Et si on leur donnait la parole ?

Aussi je trouvais dommage que les anciennes interviews tombent dans l’oubli. Je voulais redonner vie à tous ces personnages passés avec brio sur le grill par notre auteur.

Je demandais donc à Nick s’il serait d’accord pour me laisser publier ses créations

Voilà ce qu’à donné notre conversation :

 « – Ge : Coucou Nick, je viens te trouver avec mes gros sabots.
 – Nick :  Coucou Gene aux gros sabot , oui ?
  – Ge  : Je me disais donc et si…
     Et si on leur donnait la parole ? devenait un RDV régulier de Collectif Polar
     Je sais qu’Yvan a déjà relayé certains de tes articles…
     Mais là je te propose une rubrique à part entière
– Nick : Oui sur la saison 1
– Ge : Oui sur la saison 1, extra ça, c’est exactement ce que je te proposais
– Nick : Alors, je veux bien ma Gene. Mais ça ne sera jamais plus que ça. Une interview »

Des interviews.
Mais pas les habituelles rengaines ego-centrées des auteurs.
Parce que, finalement, dans un roman, qui va au charbon ? Le personnage !

 

 » – Ge : Tu pourrais expliquer à nos lecteurs pourquoi cette idée folle
  – Nick : En fait j’avais tenu à ne pas expliquer la démarche. Le truc est une         interview d’un personnage. Marre d’entendre les auteurs engoncés dans les     interviews. Parce que les lecteurs n’ont pas de rapport avec l’auteur. C’est le   personnage qui compte. C’est lui qui doit avoir la parole.
     Les questions de l’interview sont orientées vers les rapports entre l’auteur et   le personnage justement. C’est ce qui fait toute la spécificité de la chose.
 – Ge : Tu peux me dire pourquoi tu as accepté aussi vite ma proposition
 – Nick  : Parce que je t’adore
 – Ge : Et puis parce que ces interviews sont une excellente idée
– Nick : Oui … Et puis ces interviews sont une excellente idée. Et qu’elles méritent de se diffuser.
 – Ge : Bon tu veux toujours pas faire une petite intro.
 – Nick : Mais si, si tu veux. Laisse-moi réfléchir deux minutes….
   L’écriture est un acte solitaire. C’est une plongée, souvent une apnée. Un bavardage intérieur ou   l’auteur discute le bout de gras entre lui et cet autre qu’il pense maîtriser. Pourtant, une fois le   dernier point posé, il n’a plus rien à dire alors que sa création commence à peine son existence,   déjà condamnée au silence. C’est pour cela que je voulais les rencontrer. Ces personnages, ces   nouveaux-nés qui, parfois, ont plus vécu que la plupart des vivants. Je voulais leur donner la   parole. Car, ne nous y trompons pas, ce sont eux qui ont le plus à dire.
 – Ge : Merci Nick pour tout cela.
 – Nick : Tu sais Gene …Ces interviews c’est un gros boulot.Il faut pourchasser les auteurs pour qu’ils répondent. Lol ! Il faut réécrire l’itw….la mettre en page…
 – Geneviève : Tu m’étonnes, les questions, la réécriture du scénario pour que ça    colle, un sacré boulot oui. »
 « – Nick : C’est aussi pour cela que je veux bien, totalement, te donner accès à ces interviews. Il faut qu’elles trouvent un nouveau public.
 – Ge :  Je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde. Dis moi peut-on       commencer ta rubrique en octobre
– Nick : Bien sûr
    Que te faut-il ?
 – Geneviève : Un visuel
 – Nick : Un visuel ?
– Ge : Avec ta tête.  Oui je pensais reprendre le même que ta page Facebook
– -Nick : Tu peux
 – Ge : Et y ajouter ta tête et le logo collectif polar
 – Nick : C’est un montage que j’ai fait pour l’occasion
 – Ge : Il me faut aussi te faire une petite place dans la team Collectif Polar.
 – Nick :  Nervi intermittent ? Porte flingue occasionnel ?
 – Ge ; Ah non Porte flingue il y en a qu’un, enfin une, hihi. Mais nervi ça me plait  bien.  On a des tueurs à gage. Mais pas d’homme de main
Nick : Voilà, homme de main.
Geneviève : Ni de gouapo ,  voyou insolent et tracassier je crois que ça te va bien ! hihi 😛
Nick : Nervi insolent ça me va.
– Ge : Alors parfait,tu es le nervi tracassier et insolent du gang des flingueuse.   ET…je lance la nouvelle rubrique (…) (…)

Voilà comment cher zamis lecteurs zé lectrices vous allez retrouvez toutes les semaines notre nouveau rendez-vous

Dés mercredi prochain,

« Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?  » débarque sur Collectif Polar. 

Et durant une année tous ces personnages vont hebdomadairement vous accompagner.

Et oui la saison une comprend 49 épisodes

Oui vous avez bien lu, 49 interviews de personnages, Yeruldderger, Hannah Baxter, L’Inclus, Mehrlicht et j’en passe….

Alors très vite, mercredi prochain, le 5 c’est le top départ !