Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck


Le livre : Le mystère Fulcanelli  de Henri Loevenbruck. Paru le 9 octobre 2013 chez Flammarion dans la collection Flammarion Thriller.  21€ ; (413 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Le mystère fulcanelli

Un meurtre dans une vieille église de Séville.

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.

Un ancien manuscrit dérobé.

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli !

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.

En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

L’auteur : Henri Loevenbruck est un écrivain, chanteur et musicien français né à Paris le 21 mars 1972. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, ses romans sont traduits dans plus de 15 langues. Il poursuit par ailleurs une carrière d’auteur, compositeur, interprète en écrivant des chansons pour d’autres artistes français ou pour lui-même.
Citation: 
« Une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

L’expertise de Cathie

Le mystère Fulcanelli réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

De loin le meilleur thriller que j’ai lu ces cinq dernière années. L’enquête est bien menée, les personnages sont très plaisants et crédibles illustrés dans une galerie de portraits savoureuse, notamment avec le personnage de Jacquet, les dialogues sont fluides, dans une langue accessible, simple et directe, comme dans la réalité, ce qui facilite l’entrée du lecteur dans ce récit qui aborde pourtant des thèmes qui sont loin d’être aisés à pénétrer. On sent que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il défend sa version avec passion, compétence relevée d’une pointe d’humour très agréable.

Toutefois, je dois avouer que les passages relatant les biographies des « fulcanellisables » m’ont parfois semblé un peu longs. Bémol tempéré par les prises de position de l’auteur concernant les librairies, son amour des livres qui transparaît ici et là au cours du récit. J’ai également beaucoup apprécié sa passion discrète mais bien réelle pour son sujet qui donne envie au lecteur d’en savoir plus, de creuser les pistes développées, ce qui donne à son roman autant de valeur que les nombreux essais et exposés sensés révéler l’identité du maître, avec à la clé une bibliographie.

Et la cerise sur le gâteau: le happy end…

Pour découvrir la globalité de l’expertise de Cathie c’est ICI

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Mala Vida de Marc Fernandez


 La double chronique: 2/2

Le livre : Mala Vida de Marc Fernandez. Paru le 7 octobre 2015 chez Prélude. 13€60 ; (279 p.) ; 20 x 13 cm

Réédité en poche le 8 mars 2017 aux Livres de Poche dans la collection Policie

4e de couv :
De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes … Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loin qu’un simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des «bébés volés» de la dictature franquiste
……………………
L’auteur : Marc Fernandez est né en 1973, l’année du coup d’état de Pinochet au Chili et deux ans avant la mort de Franco. Et si ces deux événements sont mentionnés ici ce n’est pas pour rien. Depuis son enfance, l’auteur a été bercé par la presse et le journalisme, ce qui a eu pour lui réveiller une vocation. Pendant près de 12 ans, il a été journaliste au Courrier International, où il était en charge de traiter de l’actualité de l’Espagne et de l’Amérique latine. En parallèle, Marc Fernandez s’est lancée dans l’écriture de livres en duo avec Jean-Christophe Rampal. Parmi ses écrits on trouve Pinochet, un dictateur model, La ville qui tue les femmes, deux enquêtes de fonds, et enfin la fiction Narco Football Club qui ravira les amoureux du ballon rond sur fond de corruption. Par la suite, pendant quatre ans, Fernandez se consacrera à la revue Alibi qu’il créait avec Paolo Bevilacqua, consacrée à la littérature noire et aux crimes. Mais l’envie d’écrire ne le quitte pas, et c’est là qu’est né son premier roman en solo Mala Vida.
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Extrait : 
“Tout de suite après une cérémonie courte et émouvante, dans l’intimité, Isabelle décide de faire une ultime visite à l’appartement de la rue Lamarck. Là où elle a vécu une bonne partie de son enfance. Jeter un dernier coup d’œil à l’endroit où elle a quasiment été élevée par ses grands-parents, où elle a tissé des liens si fort avec Emilia. Des heures de jeux, de discussions, de lectures. Des liens qui ont fait d’elle la femme qu’elle est devenue aujourd’hui, influencée par cette grand-mère qu’elle vénérait par-dessus tout, qui lui a appris à lire, à écrire, qui lui a transmis son savoir tout en la laissant libre de faire ses propres expériences. Prendre quelques souvenirs. Il y en a tant ! Récupérer des vieilles photos. Avant de fermer la porte définitivement.”
PS. J’ai habité moi-même dans la rue Lamarck pendant ma petite jeunesse, que de souvenirs !
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Le “ressenti” de Jean-Paul 

Mala Vida 

de Marc Fernandez (Auteur)

Poche – 8 mars 2017

España es mi país de corazón, así que fue con placer y emoción que muy rápidamente me acerqué a esta novela* …

J’avais déjà lu il y a quelques mois un roman de Franck Thilliez qui traitait de la même thématique, et déjà j’avais été réellement surpris des bassesses qui pouvaient être perpétrées par les hommes… Mais ici, il y a quelque chose de différent, quelque chose de poignant, dans cette uchronie/polaro/historique.

L’action se déroule à notre époque, mais, un retournement politique nous replace dans le contexte hispanique de la fin des années 30 qui ne furent pas les plus glorieuses. L’esprit franquiste est de retour… Le malaise s’installe très vite, la peur, la délation, le pouvoir d’une certaine “Église” qui retrouve ses marques perdues avec délectation.

Les personnages sont très attachants, et le rythme du roman par des phrases très courtes et percutantes, voir poétiques parfois, menées par un bon scénario ne peuvent que me “scotcher” à mon fauteuil !

L’affaire policière aussi m’a troublée, car dans l’impossibilité de me placer juge, face aux situations décrites.

Justice,… Vengeance ?

Les deux me direz-vous…

 En tout cas j’ai été porté tout le long du roman, entre tristesse et désir de punir ceux qui le méritent.

¡Muchas gracias Marc por el placer de leer que me ofreciste!

«Mala Vida» es una novela muy fuerte y llena de vida a pesar de una atmósfera pesada e inquietante** …

* L’Espagne est mon pays de cœur, donc ce fut avec plaisir et émotion que très vite que j’ai abordé ce roman…

** « Mala Vida » est un roman fort et plein de vie malgré une ambiance lourde et inquiétante…

 

Et si vous avez loupé le Off de OPH sur Mala Vida c’est ICI

Mala Vida – Marc Fernandez


La double Chronique 1/2

Le livre : Mala Vida de Marc Fernandez. Paru le 7 octobre 2015 chez Prélude. 13€60 ; (279 p.) ; 20 x 13 cm

Réédité en poche le 8 mars 2017 aux Livres de Poche dans la collection Policier

4e de couv :

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco. Au milieu de ce renversement, une série de meurtres est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Un homme politique, un médecin, une religieuse… rien ne semble apparemment lier les victimes. Diego Martin, journaliste de radio spécialisé en affaires criminelles, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier assassinat, il ne se doute pas que son enquête va le mener au-delà du simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui des «bébés volés» de la dictature franquiste.

Un récit sombre et haletant qui nous dévoile les secrets les plus honteux de l’ère Franco, dans une Espagne toujours hantée par son histoire récente.

 

L’auteur : Cofondateur et rédacteur en chef de la revue Alibi, consacrée au polar, Marc Fernandez est journaliste depuis plus de quinze ans. Il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier international. Mala Vida est son premier roman en solo.

 

 

Extrait : 
Après de brillantes études de droit, [elle] intègre dès sa sortie de l’université l’un des plus importants cabinets de pénalistes de Paris. Là, elle va gravir tous les échelons, faire ses preuves dossier par dossier, client après client. Le petit dealer de cité finit par laisser sa place aux criminels les plus virulents, les plus en vue aussi. Des comparutions immédiates de ses débuts, elle est passée aux grands procès d’assises médiatiques. Elle a défendu des escrocs, des assassins, des trafiquants de drogue, des braqueurs. Tous les chefs d’accusation y sont passés, sauf les crimes sexuels. Elle a toujours refusé de mettre son talent au service d’un violeur ou d’un pédophile. Seule entorse à son serment d’avocat. Seule entaille dans sa ligne de conduite, elle pour qui chaque personne, quel que soit le crime qu’elle a pu commettre, mérite d’être défendue. Mais les viols, ça, non. C’est au-dessus de ses forces. Elle ne se l’explique pas, mais c’est ainsi.

 

 

Le off de OPH

Mala vida marc Fernandez

« Mala Vida », un roman qui m’a ému de part le sujet traité mais aussi par le soin qu’a mis Marc Fernandez à raconter cette histoire au travers d’une intrigue policière qui ne sert que de vecteur à la transmission de plusieurs messages…
Le scandale des bébés volés sous la dictature Franquiste, la crise économique en Espagne, les extrêmes fascistes et religieux… sont autant de sujets que Marc évoque habilement dans ce roman.

Nos passés conditionnent nos présents… c’est l’un des messages de « Mala Vida » de Marc Fernandez.

C’est émue que je viens de clore ce roman qui, sur fond d’intrigue policière, dévoile le scandale des enfants volés d’Espagne, des vols et trafics d’enfants qui ont vu le jour sous le régime de Franco pour se terminer des décennies plus tard.
J’avais découvert ce trafic dans un autre roman (Angor de F.Thilliez). Je me souviens du choc que j’avais eu en apprenant ce qu’avaient vécu des milliers de familles.

Dans « mala vida », Marc nous raconte la plaie béante que représente ce passé, pour des milliers d’espagnols, avec beaucoup d’émotions.
Il utilise habilement son intrigue policière pour relater cette histoire mais aussi travailler sur plusieurs thèmes : la lutte contre les extrêmes fascistes ou religieux, la vengeance, l’amour, la famille, la crise économique espagnole.
« Les chacals ont flairé la bonne affaire.Et ont distribué les crédits comme des chorizos. Vingt, trente, quarante et jusqu’à cinquante ans d’endettement. Venez, venez, pas de problème, voilà l’argent. Remboursez toute votre vie. Et si vous n’avez pas fini, ce n’est pas grave, vos enfants prendront la relève. Conclusion, quand la bulle a explosé, quand les expulsions ont commencé, les fiers propriétaires ibères ont été obligés de retourner vivre chez leurs parents. »

Le roman est dynamique, rythmé par des phrases courtes, parfois constituées d’un ou deux mots. La tension narrative ne se relâche jamais au cours des 280 pages de l’histoire de Diego, Isabel, David et Ana. Les personnages sont touchant. Marc leur a donné vie en prenant en compte les fêlures qu’il leur a imaginé, les faisant ainsi évoluer dans leurs émotions et dans leurs relations au fil de la narration.
Pas de descriptions à foison qui auraient pu alourdir l’intrigue, juste ce qu’il faut pour se retrouver en Espagne et s’imprégner de l’ambiance.

Pour clore je dirais qu’il y a des scribouillards et qu’il y a des journalistes qui écrivent des romans noirs de grande qualité.
« Mala Vida » est un roman passionnant, mais c’est aussi une leçon d’histoire, une leçon de vie.

Demain matin c’est Jean Paul qui vous exposera son ressenti sur Mala Vida

Nous verrons bien si ils ont le m^me avis avec Ophélie

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L‘auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.

Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.

En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

Le bourreau de Gaudi de Aro Sáinz de la Maza


9782330034597,0-2248410 (1)Le livre : Le bourreau de Gaudi  de Aro Sáinz de la Maza. Traduit de l’espagnol par Serge Mestre. Paru le 3 septembre 2014 chez Actes sud dans la collection Actes Noirs.  23,80€ ;  (663 p.) ; 24 x 15 cm.

Le point de vue des éditeurs

Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d’un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d’Antonio Gaudí. Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia.

Les services policiers sont aux abois et réintègrent l’électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu’il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d’une série américaine à succès, les meurtres s’enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l’oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. Barcelone a vendu son âme au diable ; elle doit payer le prix de sa magnificence.

La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des oeuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.

$$9782919066186,0-2492562L’auteur : Aro Sáinz de la Maza est né à Barcelone en 1959. Il est éditeur et correcteur. Le Bourreau de Gaudí est sa première incursion dans le genre policier et a valu à son auteur le prix international RBA du roman noir.  il s’est lancé dans la série de romans noirs consacrés à l’inspecteur Milo Malart.

Extrait:
« Milo tenta de se souvenir. Un homme avait été découvert suspendu à la façade de la Casa Milà, plus connue sous le nom de La Pedrera, au beau milieu du paseo de Gracia. L’assassin avait utilisé du câble d’acier pour lier les poignets de la victime, il l’avait suspendue au balcon du premier étage, puis il lui avait mis le feu. Lorsque les pompiers étaient arrivés, le malheureux était déjà tout calciné.
– Si je me souviens bien, la victime est un haut responsable de la Caixa, un ex-conseiller municipal à la culture, je crois. Un type dont on a dit qu’il pouvait devenir le futur maire de la ville. Je me rappelle plus son nom. Il faut bien admettre que l’assassin a fait preuve d’un certain courage  (…) »

Résumé et avis :

Barcelone inspire, dernièrement j’ai eu la chance de lire pas mal de nouvelles plumes surtout des auteurs espagnols qui plante leur décor dans la capitale catalane. A chaque fois, la ville portuaire est le théâtre idéal pour jouer un drame social, une comédie dramatique, une pièce tragique, sombre voire noire. Barcelone est l’écrin parfait pour cacher et traquer la perversion humaine.

Imaginez Barcelone : la Rambla qui descend vers le port, l’architecture de Gaudi, les joueurs du Barça et cette formidable énergie qui se dégage de la ville et de ses habitants. Cette atmosphère si singulière en explorant les endroits inconnus du touriste, que les Barcelonais eux-mêmes ignorent…

Découvrez  la Barcelone du quotidien, si vivante, cosmopolite et changeante, en perpétuel mouvement. Des promenades qui nous emmènent des hauteurs de Montjüic et du Tibidabo au bord de mer de la Barceloneta, écoutez les habitants racontant leurs quartiers et les transformations des lieux qui leur sont chers.

Découvrez un autre visage de la capitale catalane.

Dans une intrigue magistralement tenue jusqu’à la dernière page, orchestrant pressions politiques, énigmes maçonniques, moeurs dissolues et presse à sensation, Aro Sáinz de la Maza nous propose une enquête dans Barcelone sur les traces de Gaudi, du symbolisme maçonnique et des ravages de la spéculation immobilière contemporaine.

Le Bourreau de Gaudí plante l’envers du décor d’une cité unanimement saluée pour sa beauté et sa prouesse architecturale.

Barcelonne a tout pour être une des grandes Villes du Noir.

Elle est sans contexte la capitale espagnole du polar.

Cette ville enclavée entre son port et entre les fleuves le Besos , le Llobregat et  la Sierra de Collserola , est un endroit idéal pour placer une intrigue policière ou noire.

Une « Ville des prodiges » terriblement moderne et effroyablement archaïque.

Lire ICI le début

Barcelona de Daniel Sanchez Pardos


9782258133983,0-3294613Le livre : Barcelona de Daniel Sanchez Pardos. Traduit de l’espagnol par Marianne Million. Paru le 2 juin 2016 aux Presses de la Cité. 23€; (535 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Après plusieurs années d’exil en Angleterre avec sa famille, Gabriel Camarasa regagne l’Espagne alors consumée par les luttes de pouvoir. Étudiant en architecture à Barcelone, il se lie d’amitié avec un élève un peu plus âgé que lui : Antoni Gaudí. Une personnalité insaisissable, d’une érudition étonnante, et qui a un penchant pour les disciplines ésotériques. Les deux jeunes gens deviennent vite inséparables.

Mais quand la vie tranquille de Gabriel se voit perturbée par un assassinat – dont on accuse son père, le directeur du journal tapageur Les Nouvelles illustrées -, le jeune homme en vient à douter de tout son entourage. À commencer par Fiona, la femme qu’il aime, et Gaudí. Pourquoi son ami connaît-il si bien les bas-fonds de Barcelone et ses habitants peu recommandables ? Que fait-il la nuit parmi eux ? Peut-il vraiment se fier à lui ?

Daniel Sánchez Pardos signe un thriller historique passionnant qui nous plonge dans le Barcelone bouillonnant de la fin du XIXe siècle et nous fait découvrir celui qui allait devenir l’un des architectes les plus inventifs de tous les temps, Antoni Gaudí. Fascinant.

 

 

daniel-sanchez-pardos-ante-iglesia-santa-maria-del-mar-1442593567516L’auteur : Né en 1979, l’Espagnol Daniel Sánchez Pardos a été bibliothécaire pendant quinze ans. D Diplômé de l’Université de Barcelone, ce jeune écrivain espagnol se consacre désormais à l’écriture. Il a reçu de nombreuses récompenses parmi lesquelles en 2011, le Prix de la Tormenta du meilleur nouvel auteur pour son roman « Le quatuor Whitechapel » (2010).Barcelona est le premier de ses romans à être traduit en français.

 

Résumé et petit avis  :

Barcelone, 1874. Antoni Gaudi, étudiant en architecture, sauve la vie de Gabriel Camarasa lors de l’incendie des locaux du journal La Gazette du soir. Les deux hommes se lient d’amitié. Mais, l’honnêteté de la famille de Gabriel est mise en doute. Le père de ce dernier, directeur d’un journal concurrent, pourrait être l’instigateur de l’incendie. Antoni Gaudi décide de mener l’enquête.

Barcelone, 1874 : ses mystères, ses conspirations politiques, son architecte surdoué…

La faune interlope du Barcelone de la fin de 19e. Un Barcelone sombre à la limite du gothique.

Une ville où les intrigues politiques semblent légion.  Une ville qui semble être en pleine mutation.

200px-Antoni_gaudiEt un Antoni Gaudi au mieux de sa forme. Dandy à souhait, jouant les détectives, usant de sa capacité de déduction tel Sherlock Holmes. Malmenant au passage le personnage central de ce roman Gabriel Camarasa.

Jouant avec un côté «Sidekick», Barcelona nous plonge dans une atmosphère barcelonaise fort bien documentée.

Action, mystère, histoire, humour, art et amour, il y a tout cela dans ce roman. Réalité et fiction se mélangent dans un Barcelone fascinant, plein de mystère et d intrigue.

C’est passionnant, foisonnant, fourmillant et populeux.

Un coup de cœur !

 

Chasseurs d’esprit d’Isabelle Bourdial


9782370470669,0-3032266Le livre : Chasseurs d’esprit d’Isabelle Bourdial.Paru le 22 février 2016 aux éditions Lajouanie. 21€; (408 p.) ; 19 x 13 cm.

4e de couv. :

Chasseurs d’esprit

Un chercheur d’or, de retour du Venezuela, est kidnappé en plein coeur de l’Espagne. La Guardia civil interpelle un étranger qui semble ne pas comprendre le moindre mot de castillan. Le commissaire Fontanillas, chef de la brigade de police scientifique, est chargé de l’enquête. Avec sa jeune co-équipière, une criminologue experte en neuropsychologie, ils projettent de sonder le cerveau du suspect… Les résultats de 1 examen particulièrement novateur auquel ils soumettent leur cobaye vont les entraîner jusqu’au plus profond de la forêt amazonienne…

Progrès scientifiques incroyables mais vrais, rencontre houleuse avec les indiens Yanomami (peuple qui fut décrit comme le plus agressif du monde !), découverte de l’univers interlope des orpailleurs… rien ne manque à ce polar scientifique mais pas que…

isabelle_bourdial

L’auteur : Isabelle Bourdial est journaliste scientifique, rédactrice en chef des Cahiers de Science et Vie. Elle a publié de nombreux ouvrages scientifiques chez Nathan, Gallimard, Flammarion, Atlas et a dirigé la collection « Portail des sciences » publiée chez Larousse. Elle a aussi collaboré aux émissions de télévision E = M6 et Animalia, et aux docu-fictions Homo sapiens et Le Sacre de l’homme.

 

 

 

 

Extraits
« … Notre unité est expérimentale. En fait, nous recourons aux neurosciences… nous collaborons avec le centre du cerveau et de la pensée de l’institut Cajal de Madrid afin de développer une toute nouvelle discipline : la neuropsychocriminologie. »
« Auraient-ils cédé au seul plaisir de radiographier lame humaine ? Non, ils ont agi dans l’intérêt de la justice. »
« J’aimerais que tu me dises où on a trouvé le corps de la victime. Au fin tond de la jungle amazonienne ?
– Si on veut. 11 gisait dans le port de Vigo, avec une de ces fléchettes en travers de la gorge. »
« Cette lois, ce n’est pas un groupe que le clan accueille mais un homme seul, vêtu d’un simple short, qui n’a même pas pris la peine de revêtir ses parures ou d’orner son corps des peintures rituelles. Esteban grimace. Tout de même ! Son procès vaut bien qu’on fasse quelque effort de toilette ! »

 

Résumé et petit avis :

A Madrid, le commissaire Marcos Fontanillas a créé une brigade expérimentant des méthodes fondées sur les progrès des neurosciences. A cette fin, il recrute Mila Ferrer, une criminologue spécialisée en neuropsychologie. Lorsque Tomas Estaban, chercheur d’or de retour du Venezuela, est enlevé durant le mariage de sa soeur, Fontanillas et ses coéquipiers mènent l’enquête.

Voici un excellent polar scientifique. Très documenté, très fouillé voire décalé.

Il joue parfaitement sur les codes du genre. L’auteure exploite un rythme soutenu quand l’action se déroule, elle emploie un rythme plus lent pour étayer ses propos scientifique. Et l’un ne peut aller sans l’autre.

On y apprend énormément de choses pas seulement en neuroscience . Et c’est passionnant. On découvre les coutumes des indiens Yanomami, la vie des orpailleurs…
Nous sommes embarqués dans une aventure fantastique.

C’est vraiment plaisant, enrichissant et dépaysant.Et en plus de tout ça ce polar nous amène à nous interroger sur notre condition d’humain, sur notre planète et sur la science et les problème éthique que celle-ci peut nous poser.

Une belle découverte

Pour lire le début de chasseur d’esprit

Les petit +

Le mot de l’auteur :

J’ai eu l’occasion d’écrire de nombreux articles sur les neurosciences et, à chaque fois, j’ai été stupéfaite par l’étendue de leurs performances. Depuis le 7 juillet 2011, la loi de bioéthique autorise l’usage de certaines techniques, et notamment l’imagerie cérébrale, à des fins d’expertise judiciaire. J’ai donc eu envie d’imaginer une histoire montrant concrètement comment cette loi pourrait s’appliquer, quel serait l’intérêt de ces techniques high-tech mais aussi leurs limites, les éventuelles dérives et les problèmes d’éthique qui ne manqueront pas de se poser. Ce récit m’a permis d’aborder d’autres thématiques, environnementales (au travers de la pollution engendrée par l’extraction de l’or en Amérique du Sud) et anthropologiques (regard de l’Occident sur les Indiens d’Amazonie) notamment.

 

Apéro-polar avec Michaël Mention


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Apéro-polar avec Michaël Mention

autour de son livre Jeudi noir

Depuis 4 ans maintenant, j’ai la chance de pouvoir organiser dans la bibliothèque où je travaille des rencontres autour du roman policier et du polar en général.

J’exerce ma profession dans le réseau des bibliothèques de la ville de Paris. Il y une soixantaine de bibliothèques dans ce réseau. Des petites, des moyennes, des grandes et des très grandes. Alors afin d’harmoniser la programmation culturelle de tous ces établissement, la ville par l’intermédiaire de notre direction nous propose des grands thèmes. 1 à 2 par semestre.

C’est comme cela que le trimestre dernier j’ai pu faire venir Jean Luc Bizien autour de la Corée.

Mais pour cette fin de semestre, la mairie n’a pas poussé très loin sa réflexion pour nous imposer un thème.  Puisque le sujet à mettre en avant c’est l’Euro Foot. Et croyez-moi il y a pas mal de bibliothécaires qui ne se sont pas senti concerné(e)s.

En fait c’est surtout les sections jeunesse qui se sont mobilisées. Des tas de babyfoot ont été distribués. Pour me démarquer mais aussi j’avoue pour prouver à mon directeur que j’avais de la ressource.

Il me disait :

– » Mais Geneviève vous ne trouverez pas toujours une amination polar à faire autour des thèmes imposés ! »

Et moi de lui rétorquer :

-« En cherchant bien, je suis certaine de vous proposer quelque chose d’original quelques soit le thème ou le sujet choisi. »

Pour le foot je n’ai pas hésité longtemps. Tout de suite Michaël Mention m’est apparu évident.

Alors dans une dizaine de jour, j’aurai le plaisir d’accueillir Michaël dans ma bibliothèque.

Ce sera le samedi 11 juin 2016 à 11h30 à la bibliothèque Parmentier dans le onzième arrondissement de Paris.

Et oui…

Dans le cadre de l’Euro Foot 2016 à Paris, j’organise un RDV original autour du football… Pour son livre Jeudi Noir, Michel Mention a décidé de s’intéresser au football. Enfin au football, pas tout à fait, mais à une rencontre en particulier, puisque son roman revient sur l’un des matchs du siècle, le fameux France-Allemagne de 1982.

Le 8 juillet 1982, au stade Sánchez Pizjuán de Séville (Espagne), devant 70 000 spectateurs, s’est jouée la demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982 qui opposa la France à la RFA. Classique opposition de style entre la rigueur tactique et physique d’une part et le jeu technique et offensif d’autre part, ce match est devenu l’une des rencontres légendaires de l’histoire de la Coupe du monde, souvent simplement appelée la nuit de Séville (Nacht von Sevilla ) ou Séville 82

Rencontre avec un homme tombé amoureux d’un match 32 ans après. À travers ce sport, nous revisiterons aussi une époque et la culture populaire de celle-ci, musique, cinéma, politique… Nous parlerons culture au sens large, celle des années 80 en particulier.

Après la rencontre un verre de l’amitié vous sera offert, l’occasion de poursuivre de façon informelle la rencontre. Vous pourrez apporter vos livres de l’auteur, je suis certaine que Michaël  ce pliera au jeu d’une petite dédicace.

Vous trouverez ICI mon petit avis sur Jeudi Noir

Jeudi noir de Michaël Mention


9782290078815,0-2703810 9782081348295,0-2463855Le livre : Jeudi noir de Michaël Mention. Paru le 5 novembre 2014 chez Ombres Noire.17€ ; (187 p.) ; 21 x 14 cm

Réédité en poche chez J’ai lu le 16 mars 2016 dans la collection thriller. 6€ ;1 vol. (185 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Ombres noires

Jeudi noir

8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.

L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession : gagner sa place en finale.

Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. Mais le pire s’invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.

Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.

77643436 Michaël Mention, 37 ans, romancier et scénariste, est passionné de rock et de cinéma. Il publie son premier roman en 2008 et devient une voix montante du polar avec notamment Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival international du film policier de Beaune 2013) et Fils de Sam. Jeudi noir est son premier roman aux éditions Ombres Noires. Et justice pour tous (Prix Transfuge du meilleur espoir polar 2015) et Le carnaval des hyènes.

Extrait :
À ma droite, des journalistes jouent des coudes en vue d’obtenir la meilleure photo. Avec l’évacuation de Patrick, ils n’ont pas raté leur soirée. Ces hyènes ne vivent que pour le scoop, si possible le plus macabre. Ce sont eux qui ont tué Romy. Notre meilleure actrice, la femme ultime. Son gosse empalé sur la grille, ça ne suffisait pas, alors ils ont poussé le vice jusqu’à se déguiser en infirmiers pour le photographier sur son lit de mort. Pourritures.

Résumé et petit avis :

La demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982, lors de laquelle la France affronte l’Allemagne de l’Ouest, vue de l’intérieur à travers le regard d’un joueur fictif de l’équipe de France et racontée à la manière d’un thriller. Une allégorie des situations française et allemande de l’époque, des tensions politiques et des contradictions qui les traversent…

9791091447157,0-1908711Quel talent, mais quel talent…Déjà, Mention, m’avait bluffée avec son « fils de Sam » et sa vision de la vie de David Berkowitz, tueur en série de la fin des années 70. Avec ce roman, nous allons faire un voyage dans le temps, plus précisément le 8 juillet 1982, jour de la 1/2 finale de coupe du monde France-RFA, à Séville. Michaël Mention nous propose de vivre le match en direct, sur le terrain, entre exaltation et violence. L’auteur nous fait vivre ce match légendaire de façon unique, avec en trame de fond les contextes politique, économique, social et culturel des années 1980. Je n’ai jamais vécu un match d’une aussi intense façon. Pourtant, j’étais devant mon poste de TV en ce jeudi noir. Avec toutes une bande de potes, et oui c’était les vacances scolaires et les adolescents, que nous étions, vivions en meute. Cette demi-finale nous a fait vibrer et même les moins intéressés par le foot étaient de la partie. Mais revivre ce match de l’intérieur, minute par minute, avec les mots de Mickaël Mention, c’est une expérience d’une incroyable intensité. J’ai été captivé, je suis passée par tout un tas d’émotions. J’ai même eu l’impression d’être sur le terrain et de jouer le match, d’être un des héros malheureux de ce duel fratricide. J’étais l’âme de cette fabuleuse équipe de France. J’étais l’humeur de celle-ci, ses espoirs et ses doutes. Son unité, sa solidarité. Je jouais tel un dieu du stade brésilien. Les mots plus forts que les images. Si, si, c’est possible, si c’est sous la plume exceptionnelle de cet auteur de talent.

Franco est mort jeudi / Maurice Gouiran


Mes petites lectures

$$&9782914704908,0-1422475Le livre : Franco est mort jeudi / Maurice Gouiran. Paru en 2010 et en poche en 2012 chez Jigal collection Polar. (398 p.) : 17 x 11 cm

4e  de couv :

Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement.

L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada – cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès – la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits…

35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C’est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou…

Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…

220px-Maurice_Gouiran_2009L’auteur :

Maurice Gouiran est né le 21 mars 1946 au Rove  dans les Bouches du Rhône, dans une famille de bergers. Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts il a été consultant pour l’ONU avant de se consacrer entièrement à la littérature.

Maurice Gouiran, romancier, humaniste et militant, s’insurge, se révolte et transcrit sa rage à travers ses intrigues et ses romans… forcément noirs ! Il apporte un sang et un souffle nouveaux dans le monde du polar méditerranéen.

Du grand art ! (Pol’Art Noir).

Citation :
Ces gars mal fagotés étaient plus précieux que tous les bouquins savants écrits par de grosses tronches endimanchées dans le confort de leurs lofts parisiens

Résumé et avis :

Trente-cinq ans après la mort de Franco, tandis que l’Espagne met au jour les charniers du franquisme, Manu reçoit une lettre destinée à sa mère disparue, Elisa, une réfugiée espagnole. De Marseille à Madrid, avec l’aide de Clovis Narigou, il tente de percer les mystères entourant sa famille.

L’auteur nous livre une magnifique peinture de la société espagnole durant le franquisme, et plus particulièrement durant la guerre civile. Il pose aussi un regard très humain sur tous ses personnages, qui nous les rendent attachants. Mais pas seulement car l’intrigue est double. Elle ne sera pas ici dévoilée, au risque de gâcher votre plaisir de lecture

Maurice Gouiran  nous dévoile une des périodes les plus noires de l’Histoire du XXe siècle, celle du premier combat des antifascistes contre la bête… Un roman engagé, riche et émouvant.