L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin.


18920506_307271089719575_3323682806777008613_nLe livre : L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin. Paru le 01 juin 2017 en Autoédition. 14€90 ; 376 pages.

 

4e de couv :

« La prophétie te réclame, tu ne peux t’y soustraire »
Cette mystérieuse phrase va bouleverser la vie paisible du jeune Abel.
Il devra quitter les siens pour parcourir des contrées inconnues, à la recherche de mystérieux compagnons qui le seconderont pour repousser la menace qui pèse sur sa Province et le reste du monde.
Une lutte de chaque instant, un danger permanent, mais aussi l’amitié et l’amour, tant de choses que notre jeune héros va découvrir.
Mais parviendront-ils à leur fin ? Quels sacrifices devront-ils faire pour mener à bien la mission qui leur a été confiée ?

Le résumé de la quatrième de couverture devrait vous inciter à entrer dans le monde d’Abel !!

 

smL’auteur : Stéphane Melin est un jeune auteur de 36 ans aujourd’hui

Il a écrit de premier opus de la trilogie L’appel des éléments  à  31 ans .

Nouvel auteur dans la Fantasy, il cherche à faire partager l’univers qu’il a créé. Bercé depuis tout jeune dans des univers imaginaires, il ose enfin prendre la plume pour proposer son monde. Il est actuellement Taxi Ambulancier.

 

 

L’accroche de Miss Aline

L’appel, l’appel des éléments tome 1, Stéphane Melin

 

19437624_321323964980954_1632175090108922652_nAprès un rêve étrange, Abel découvre à son réveil un tatouage sur sa poitrine. Le doyen d’Adonia lui révèle qu’il est l’Elu de la Prophétie de l’Appel des éléments. Il doit donc parcourir la Province à la recherche des autres Elus et affronter l’envoyé du Chaos pour lui reprendre le Souffle de la Terre, une relique assurant la paix du monde.
Aidé par ses amis, Abel parcourra la région pour découvrir les secrets de la Prophétie et repousser la menace qui pèse sur la Province.
Bien évidemment, leur adversaire dressera de terribles obstacles sur la route des jeunes héros.
Abel devra se surpasser pour vaincre cet ennemi.

Non je ne me suis pas égarée dans mon choix. J’aime aussi la fantasy. Bien sûr j’ai lu  » le trône de fer » mais ma préférence va à Robin Hobb pour l’assassin royal.

Bref, parlons plutôt du Livre qui nous occupe actuellement.

L’élément majeur dans la fantasy c’est la quête. Il y en a une ici.
En général tu trouves le bien contre le mal. Il faut des personnages emplis de bons sentiments, des idéaux, de l’amitié, de l’amour (ben oui il en faut toujours un soupçon !), du sacrifice (voire plusieurs). Il faut des épreuves, des combats, des animaux qui n’existent plus ( je devrais dire « pas » mais j’aime bien l’idée qu’ils puissent être vrais dans une certaine mesure). Le tout dans un monde qui n’est pas celui d’aujourd’hui.
Il y a tout ça dans le roman de Monsieur Melin. Pas de lourdeur dans l’écriture, le rythme est tout de suite marqué comme vif et tu ne peux/veux que le suivre.
Les personnages sont attachants. Mon préféré c’est Kroll. Vous me direz quel est le votre quand vous aurez terminé votre lecture. Ah, parce que je recommande ce livre ? Ben oui que le le recommande. Allez lancez vous ! Pour les novices dans le genre fantasy c’est un très bon début.
Hâte de lire le tome suivant…. Merci Monsieur Melin pour ce bon moment de lecture et d’évasion.

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Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky


Mes petites lectures
9782352945444,0-1306707Le livre : Basse-Fosse,Volume 1, Le baiser du rasoir  de Daniel Polansky. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Patrick Marcel. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne.20€ ; (376 p.) ; 24 x 16 cm

 9782070449231,0-1904090Rééditer le 2 janvier 2014 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF. 8€70 ; (465 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Basse-Fosse. La ville du crime.

Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.

Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.

Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés.

Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.

Extrait :
Il tendit une bourse dodue d’une façon terriblement élégante, étant donné que nous étions en train de conclure une vente de drogue. Il y en avait plus qu’assez, beaucoup plus.
– Le duc est trop aimable.
– Sa Seigneurie achète votre silence et votre loyauté.
– Dites-lui que le premier est gratuit, mais que la seconde n’est pas à vendre.
daniel-polansky_thumb2 L’auteur :

Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Le Baiser du rasoir est un premier roman percutant. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.

 

 

 

Lecture d’avant

Petits résumé et avis :

II y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie… Prévôt a survécu.

Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire. Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir ?

Et pour ces  enfants mutilés et découverts dans la mystérieuse ville de Basse-Fosse, seul Prévôt, l’ancien soldat au passé trouble, a pouvoir arrêter l’assassin.

La nouvelle perle de Bragelonne prend en cette année 2012, la forme d’un excellent polar de fantasy. Ambiance sombre, récit d’une ville crépusculaire et personnages truculents servent une intrigue bien menée et des dialogues ciselés.

Avec Le baiser du rasoir. Daniel Polansky mêle habilement les codes de la fantasy et du roman noir, se plaçant d’emblée parmi les auteurs du genre à suivre. Il a d’ailleurs été récompensé par le prix Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lire ici le début de : Le baiser du Rasoir

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


  mes-petites-lectures (1)
  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
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Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage

Sans âme de Gail Carriger


9782360510269,0-1155118Le livre : Le protectorat de l’ombrelle,Volume 1, Sans âme : une aventure d’Alexia Tarabotti de Gail Carriger.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Denis.Paru le 12 janvier 2011 aux Editions Orbit.. 16€75 ; (312 p.) ; 22 x 14 cm

9782253134886,0-1319788Réédité en poche le 18 avril 2012 au Livre de Poche dans la collection Fantastique.. 7€30 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté !

Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

« Un premier roman impressionnant. »
Romantic Times

« Sans âme possède le charme délicat d’une ombrelle victorienne, et la force étrange d’une ombrelle victorienne qui serait secrètement lestée de balles en acier trempé. Un ravissement. »
New York Times (Lev Grossman)

 

37509910L’auteur : Madame Carriger réside dans les Colonies et exige que son thé soit importé directement de Londres. Empruntant aussi bien à Jane Austen qu’à Charlaine Harris, la série du Protectorat de l’ombrelle connaît outre-Atlantique un immense succès.

 

 

 

 

Extrait :
Elle fit une pause. « Un vampire m’a attaquée la nuit dernière. »
Ivy fit semblant de s’évanouir.
Alexia maintint son amie debout par la force en raidissant le bras sur lequel elle s’appuyait. « Inutile de tituber, il n’y a personne d’important pour te rattraper dans les environs. »
Ivy se redressa et dit sur un ton plein de véhémence: « Dieu du ciel, Alexia, mais comment fais-tu pour te fourrer dans ce genre de situation? »
Alexia haussa les épaules et se mit à marcher plus vite, si bien qu’Ivy dut trotter sur quelques pas pour rester à sa hauteur.
« Qu’as-tu fait? » Elle n’allait pas se laisser dissuader.
« Je l’ai frappé avec mon ombrelle, bien entendu.
– Non!
– En plein sur la tête. Je ferais la même chose à quiconque m’attaquerait, être surnaturel ou pas. Il est venu me voir comme ça, sans qu’on ait été présentés ni rien! »

Petits résumé et avis

Lors d’un bal, alors qu’elle s’était éclipsée dans la bibliothèque, Alexia Tarabotti, célibataire endurcie dont la particularité et de ne pas avoir d’âme, est attaquée par un vampire. Elle le tue d’un coup d’ombrelle et Lord Maccon, bel Ecossais et loup-garou, est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire…

« Sans âme », c’est la rencontre de la bonne société victorienne et du surnaturel (vampires, loup-garous).

Une héroïne au caractère affirmé, des situations rocambolesques et un côté pince sans rire dans l’écriture font de la lecture de ce roman une succession d’éclats de rire rafraichissante.

Une bouffée d’air frais sans prétention dont on peut se réjouir.

Le fou prend le roi de Fabien Cerutti.


Le bâtard de Kosigan, Tome 2  : 9782354083038,0-2575808  Paru le 16 avril 2015 chez Mnémos. 21€ ; (421 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 21 x 15 cm
4e de couv :

1340, au coeur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s’allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d’Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d’un complot qui se trame… autour du roi de France.

Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l’ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout  pourrait bien se muer en talon d’Achille.

Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l’année 1899, l’enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l’inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l’Histoire.

4889625769Auteur :  Fabien Cerutti est professeur agrégé d’histoire, passionné des mondes de l’imaginaire.
Extrait :
Un sacrifice rituel. Et des plus puissants, à en juger par le nombre de vies qu’il a été nécessaire d’arracher pour l’accomplir. Au vu de la décomposition, je dirais que le massacre remonte à une semaine. Dix jours tout au plus. Une des jeunes femmes se trouvait enceinte lorsqu’elle a été tuée, son future bébé a été extirpé de son ventre, on en a décharné le petit cœur battant, et on l’a très probablement dévoré. Et après on s’étonne que le commun des mortels préfère se tourner vers la foi de l’Église plutôt que vers les sorcelleries du passé.

Résumé et avis :

1340. Alors que la guerre de Cent ans vient de débuter, le Bâtard de Kosigan et ses loups ont pour mission de démêler un complot qui vise le roi de France. Mais son ascendance surnaturelle, habituellement son plus grand atout, se révèle être un handicap. 1899. Entre Lens et Bruges, un descendant du Bâtard enquête sur l’inexplicable disparition des puissances magiques.

Après le succès du premier opus, L’Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti signe à nouveau un grand roman de fantasy historique, à cheval entre un Moyen Âge empreint de magie et un XIXe siècle scientifique et rationnel.

Combats de masse et subtiles investigations, poursuites à en perdre le souffle et réparties habiles, négociations serrées et manipulations ; on y retrouve le panache habituel de la lignée des Kosigan dans un univers qui ne cesse de gagner en richesse et en cohérence. De toute évidence, les secrets et les héros délicieusement irrévérents de cette série n’ont pas fini de nous surprendre !

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American fays de Anne Fakhouri et Xavier Dollo.


9791090648333,0-2335657Le livre : American fays  de Anne Fakhouri et Xavier Dollo. Paru le 7 novembre 2014 chez Critic. 23€; (419 p.) ; 21 x 14 cm.

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’oeil du cyclone !

Les auteurs :

AVT_Anne-Fakhouri_2500Née à Paris, Anne Fakhouri  se destine très tôt à des études de lettres qu’elle oriente vers le mythe arthurien, participe à la création d’Actusf, un site de chroniques sur les littératures de l’imaginaire, et écrit. Aujourd’hui, mariée et mère d’une fille, elle vit à Paris où elle exerce le métier de professeur de français. Elle a reçu les plus grandes distinctions pour ses romans à destination de la jeunesse. Elle n’hésite toutefois pas à écrire pour les adultes afin de marcher sur les platebandes de Xavier.

xavXavier Dollo (Thomas Geha), quant à lui, est un écrivain breton à qui l’on doit une trentaine de nouvelles de science-fiction et de fantasy ainsi que plusieurs romans, dont un jeunesse, publié récemment, pour rendre la pareille à Anne. Il a débuté en tant que libraire en 2001, sans autre formation préalable que sa formation universitaire, dans une librairie spécialisée en Science-Fiction et BD à Rennes (Librairie Critic) En 2008, il est devenu responsable du rayon BD/Science-Fiction du Forum Privat à Rennes, une des plus grosses librairies bretonnes.

Extrait
 » Des choses sales, Old Odd en avait vu. Il avait même participé à certaines. C’étaient les aléas du métier. Il avait écumé des entrepôts, des bordels, des greniers et des caves. Il avait récupéré des types dans un tel état qu’il avait hésité à les achever. Il avait mis des types dans un tel état qu’il avait dû les achever. Il avait parlé à des hommes et des femmes privés de liberté, misérables et aux abois. Certaines filles, dans les speakeasies, étaient tellement camées qu’elles s’évanouissaient sous les clients. Des gars, tellement accros à la gnôle, qu’ils ne pouvaient même plus gémir une onomatopée quand on leur marchait dessus dans le caniveau. Trois hommes qui devaient de l’argent à la famille avaient préféré se tuer. L’un d’eux avait même tiré une balle dans la tête de ses trois gosses et de sa femme avant de retourner son revolver contre lui. Et c’est Odd, à l’époque simple homme de main, qu’on avait envoyé pour nettoyer les lieux »

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Résumé et avis :

images (50)C’est au salon du livre de Paris, il y a quelques semaines que j’ai découvert ce titre. J’étais complètement passé à coté. Pourtant j’essaie de surveiller de près les parutions des éditions Critic. Un petit éditeur indépendant breton, émanation de la librairie rennaise du même non et spécialisé en Sf et BD, qui depuis 5 ans maintenant m’a mené sur des chemins de traverses.

Je connaissais déjà, un des auteurs, Thomas Géha, j’avais lu son diptyque de fantasy le Sabre de Sang, et puis j’avais eu le plaisir de le rencontrer à Saint Maur en poche. Alors  ce lundi au salon du livre, j’étais venu lui dire, tout le bien que je pensais de sa maison d’édition et nous avons eu l’occasion d’échanger à nouveau. Ainsi j’ai découvert son petit dernier.

Allez, le pitch :

Dans les années 1920, à Chicago, hommes et fays tentent de cohabiter. Enfin , je dis bien tente, car rien ne va plus. Al Capone s’il tient la ville, s’il en est le parrain, voit ses plan contrarier. D’une part, quelqu’un vient empiéter sur son territoire, d’autre part, les crimes et délits de cet ou ces autres lui sont imputés. Et là, s’en est trop.

Capone va charger quelques uns de ses hommes d’aller mettre de l’ordre là dedans. Mais nos spadassins de fortune vont être confrontés à des ennemis qu’ils ne soupçonnaient même pas. Et nos gros bras, qui d’habitude, utilise la sulfateuse pour régler définitivement leurs problèmes, vont devoir cette fois être plus malins. Pas facile facile pour nos pieds nickelés. Non, pas simple quand tout le « petit peuple » se ligue contre vous. Et que notre assassins est particulièrement retors,  étrange et mystérieux.

téléchargement (78)Avec American Fays, le duo d’auteurs nous offre un roman plein de personnages hauts en couleurs, de répliques savoureuses et de rebondissements multiples, dans une version alternative du Chicago des années 20, où hommes et Fays cohabitent tant bien que mal. On va traîner nos guêtres dans les speakeasy et autres blind pigs, on va boire de l’alcool de contrebande. On va côtoyer le monde des Fays. Vouivre, nymphe, leprechaun, lutin, gnome, fée, elfe n’auront plus de secrets pour nous.

Et puis, on sent que cette écriture à quatre mains a était jouissive pour nos deux auteurs. Et ça donne des passages vraiment savoureux quand il revisitent certains contes de notre enfance et leur réinvente une version, disant, plus destroy, plus sanglante, façon mafioso.

De la fantasy urbaine dans toute sa splendeur !

Alors si vous avez envie d’un polar fantastique qui ne vous prenne pas la tête pour un pur et extravagant moment de lecture   détente. Plongez vous dans American fays. Personnellement j’en espère une suite…