Nous rêvions juste de Liberté d’Henri Loevenbruck


Les off de OPh 1

 J’ai la chance aujourd’hui de vous présenter le premier billet d’Ophélie, notre nouvelle chroniqueuse.

Ophélie nous propose son ressenti de lecture avec ce premier Off de Oph sur :

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

 Et… Pour mieux connaitre Ophélie c’est ICI

 

Nous rêvions juste de Libertéle livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway.
Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH ou L’avis d’Ophélie

 

« Nous rêvions juste de Liberté »

Pas de mots, juste des larmes et le cœur serré…

« Nous rêvions juste de Liberté » n’est pas un livre mais un trésor, un trésor que je vous conseille d’ouvrir et de lire sans attendre…

Un trésor qui vous fera sans doute passer au delà du miroir si, derrière Bohem, vous décidez de prendre le chemin de la liberté…

Un trésor qui vous fera forcément ouvrir les yeux sur le sens profond de l’amitié…

J’avoue ne pas être une fidèle de l’ensemble des œuvres de Sieur Henri Loevenbruck. Jusqu’à ce jour je n’en n’avais lu que deux (Le rasoir d’Ockham et les cathédrales du vide) qui m’avaient été conseillés par Christophe de la Librairie des 4 chemins à Lille. Christophe, un de ces Libraires magiques qui vous connaît tellement bien que quand vous allez le voir il met à chaque fois dans le mille quand il vous conseille.

J’avais beaucoup entendu parlé de ce roman par des amis. Ils le décrivaient avec ferveur comme une œuvre bouleversante et ils y ont mis tellement d’émotion que je n’ai pas su résister.

Je l’ai donc acheté et me suis plongée dedans…

Comment vous faire comprendre à quel point ce roman m’a percuté… Au delà du chemin initiatique que beaucoup évoquent et que je considère comme quelque chose de très personnel, j’ai vu tellement d’autres choses… les valeurs qui sont décrites, la loyauté, le respect, l’honneur… l’amour inconditionnel que l’on peut ressentir pour des amis bien plus que pour des « amoureux », voir même de la famille…
Ce besoin d’être libre au delà des apparences et des pressions de conformité auxquels nous sommes soumis en permanence, cette envie de ne pas entrer dans un moule et de refuser ce que certains appellent « la fatalité » ou encore « l’inéluctable »…
Cette amitié qui nous transcende même quand nous n’avons plus de contacts avec celui ou celle à qui on se sent lié à jamais (je vais d’ailleurs offrir ton livre à « ma Freddy » pour qu’elle sache à quel point je l’aime), mais aussi le goût amer de la trahison… la douceur du pardon quand au delà de la douleur nous restons fidèle à nos valeurs…
L’écriture est touchante de naïveté et c’est aussi ce qui fait la force de ce roman et lui donne son caractère universel, il parle à tous sans besoin de se plonger dans un dictionnaire ou de réfléchir au sens exact d’une phrase… Cette naïveté qui nous fait ressentir tellement d’émotions, qui donne l’impression que c’est un ami qui nous raconte son histoire autour d’une bière fraîche, qui donne cette impression de partager un moment intime avec Bohem, un moment où il se livre entièrement, sans fard, sans artifice, lui tout simplement.
Ce roman illustre parfaitement le pont qui peut se créer entre un auteur et ses lecteurs, avec ce sentiment de partager ensemble un secret ou en tout cas un moment d’échange privilégié.
Dans tous les cas, cette œuvre ne peut pas laisser le lecteur indifférent!
Je vous conseille de monter derrière Bohem, sur sa moto, et de faire ce voyage avec lui, attaché à sa taille, les cheveux au vent et la liberté vous fouettant le visage… Dépliez vos bras et laissez vous emportez avec lui…

Moi j’y suis encore, sur les routes, et ne suis pas prête à le laisser partir.

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Réjouissances à Honfleur… de Olivier Polard


Réjouissances à Honfleur... de Olivier PolardLe livre : Réjouissances à Honfleur… de Olivier Polard. Paru le 27 janvier 2017 chez In octavo éditions. 20€ ; (306 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un boucher Hongrois s’installe à Honfleur. Deux ans plus tard, Laszlo, dont le commerce est frappé par la crise économique et l’arrivée d’un concurrent, commet un crime par… désœuvrement.

Ses amis, sensibles à ses remords, décident de ne pas le dénoncer mais aussi de contrecarrer l’enquête de police par tous les moyens.

Cette histoire qui commence comme un roman policier est en réalité un récit burlesque : pas un seul moment de répit entre les tribulations de notre boucher de Honfleur et l’épopée de ses quatre pieds nickelés d’amis !

L’auteur Olivier Polard doit assurément être un lointain cousin de Blake Edwards ou de David Lodge car il enchaine à tout rompre les situations les plus rocambolesques, les plus folles, les plus improbables dans ce roman à l’humour ravageur.

Ne passez surtout pas à côté de ce petit bijou délicieusement amoral et tellement jubilatoire.

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L’auteur : Breton d’origine, Olivier POLARD a grandi au coeur du vignoble Angevin. Résidant actuellement en Seine-et-Marne, il partage son temps libre entre l’oenologie, la peinture et la musique. Réjouissances à Honfleur est son premier roman. Il n’a pas choisi la facilité en mariant intrigue et humour, cependant ce coup d’essai réussi nous annonce, à n’en pas douter, d’autres plaisantes histoires.
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Extrait :
…Laszlo était fier de s’appeler Herczogejdi.
C’était un nom honorable et honoré dans son pays natal car, outre ses ancêtres Magyars, il comptait également dans sa famille un grand-père mort en héros pendant l’invasion soviétique.
Or, l’instituteur qui arborait en face de lui un sourire timide venait, cette fois, de lui donner du « M. Harzojy ? », nom d’un traître honni du peuple hongrois.
Le boucher attrapa son tranchoir et l’abattit violemment sur son plan de travail en rugissant.
— Dehors. Tout de suite !…

Le post-it du bibliothécaire

A Honfleur, Laszlo, boucher venu de Hongrie, regrette le crime qu’il a commis suite à un moment de désespoir. Touchés par sa sincérité, ses quatre amis décident de l’aider à échapper à la police.

Très bien écrit, un polar humoristique à la Delicatessen -en plus léger- sur un boucher sensible, un poil trop susceptible qui essaie de lutter contre ses pulsions… car son « péché mignon » c’est découper les chairs, trancher la viande…

Les personnages sont bien campés, chacun a une vie bien détaillée et crédible, et la vie politique d’une ville de province (Honfleur en l’occurrence, mais ça pourrait se passer ailleurs en ce qui concerne les politiciens et leurs comportements…) est pas mal égratignée elle aussi.

Nombreux niveaux de lecture, intrigue, politicards, milieu de l’art contemporain… un polar plus que sympathique au suspense et à l’humour accrocheurs !

Un roman policier cocasse, doublé d’une belle histoire sur l’amitié et la tolérance. Véra

Olivier POLARD, lauréat du speed-éditing Salon du livre d’Ile de France – Mennecy – 2016.
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Pourvu que ça brule de Caryl Ferey


Collectif Kris
97822263259520-3718799Le livre : Pourvu que ça brûle : récit  de Caryl Férey. Paru le 4 janvier 2017 chez Albin Michel. . 20€ ; (297 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 

De la Nouvelle-Zélande à l’Australie en passant par l’Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les Etats-Unis, un carnet de route très rock, l’autoportrait en noir et blanc de l’auteur de Zulu, Mapuche et Condor, Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Pourvu que ça brule de Caryl Ferey"L’auteur : Caryl Férey vit à Paris. Après s’être aventuré en Nouvelle-Zélande avec sa «saga maorie» (Haka et Utu), en Afrique du Sud avec Zulu (récompensé entre autres par le Grand Prix de littérature policière en 2008 et adapté au cinéma en 2013) puis en Argentine avec Mapuche, il nous entraîne avec Condor dans une exploration sombre du Chili, dans une course-poursuite sanglante transfigurée par l’amour. Le nouveau roman de Caryl Férey nous fait voyager et frémir autant que réfléchir et nous rappelle, s’il le fallait, que l’auteur s’est imposé comme le maître du thriller des grands espaces et de l’ailleurs.

 

Extrait : 
Quinze jours passèrent encore, puis soudain mon amour réapparut, là, au comptoir du Cornerbar où l’attendait mon désespoir le plus féroce. J’oubliai jusqu’à respirer en l’abordant, mais Francesca m’entraîna à l’écart pour m’expliquer la situation. Roscoe était jaloux et lui interdisait de parler aux garçons, en particulier moi, qui traînais dans leur bar fétiche. Je lui répondis qu’on s’en foutait de Roscoe, mais le lâche avait chargé ses copains maoris de la surveiller. Je n’eus pas le temps de lui conseiller d’envoyer paître son idiot du village qu’une poigne d’acier comprima ma gorge : d’une solide manchette, un Maori de cent dix kilos me tira en arrière sous les yeux atterrés de Francesca. Manquant d’oxygène, mes bras s’accrochèrent au vide tandis que le colosse me soulevait de terre. J’eus une dernière vision de Francesca, le regard à la fois désolé et furieux, avant de me faire jeter dehors.
Je ne parle pas le maori mais nul besoin de traduction : j’approchais d’elle encore une fois, le guerrier me mâchait menu et me renvoyait en France sous forme de Canigou.
Roscoe, son of a bitch.
Roméo et Juliette, Othello, je traversais Shakespeare par l’express du soir.

 

Chronique de lecteurs

Le petit avis de Kris

POURVU QUE CA BRULE – Caryl Ferey

A mi-chemin entre fiction et réalité, le romancier raconte ses voyages, ses rencontres et quelques événements de sa vie.
Découverte d’un Caryl aventurier un peu à l’image de ses personnages et on comprend mieux l’intensité et l’épaisseur de ses héros.
Une quête incessante dans ces pays souvent touchés par la pauvreté, le gangstérisme ou plus simplement l’ignorance.
Un roman qui est en réalité l’essence même de l’auteur. Plus habituée aux polars et thrillers j’ai été subjuguée par la force de cette écriture et je l’ai dévoré comme un roman d’aventures.
Découvrir la naissance, le cheminement, l’élaboration (parfois sur plusieurs années) des héros de romans tels que ZULU et MAPUCHE apporte une lumière différente sur ceux-ci et les sublime encore plus s’il en est besoin.
Toutefois l’écriture de MAPUCHE reste un morceau d’anthologie ! Ah Jana !!     
Et l’émotion de Cannes pour Zulu … grandiose !
Enfin les clins d’œil à l’éditrice font mouche à chaque fois.

 

Lux de Maud Mayeras , le chouchou du week end.


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mmtLe livre : Lux de Maud Mayeras.  Paru le 6 octobre 2016 chez Anne Carrière. Disponible, Broché 19€ ; (252 p) ; 24 x 16 cm

 

4e de couv : 

Lux

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

  1. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

anomaud-mayerasL’auteur : On sait peu de chose de Maud Mayera,. Elle se livre peu. Maud  est née en 1981. Lux est son troisième roman.  Elle vit aujourd’hui à Limoges.

Après le succès de Reflex (Anne Carrière, 2013 ; Pocket, 2015), ce nouveau thriller est très attendu.

Extrait :
Et puis il les tuera tous les deux. Il ne se posera pas la moindre question. Il laissera peut-être le vieil homme épauler son deux-coups, lui concédera l’espoir furtif de s’en sortir, puis il retournera l’arme contre le couple, apprivoisera la sueur sur la gâchette glissante. Il les regardera supplier, écoutera leurs plaintes et leurs cris, sentira leur peur couler sur lui. Il ne sourira pas et fera feu. Il tirera à travers les peaux durcies. Une fois dans chaque corps. Le front, le cœur, le ventre, il ne sait pas encore. Deux cadavres, c’est tout ce qui restera. Il les emportera loin d’ici, au fond de ce terrain en friche, ce champ recouvert chaque jour de l’année par des tonnes de feuilles sèches, tremblantes sous la brise légère ou collant à vos semelles. Au fond de ce terrain, il y a un trou, un trou dans lequel il pourra entreposer les deux cadavres. Il cachera leurs chairs et leur puanteur à l’abri des regards. Il attendra patiemment que les corps pourrissent et, quand il ne restera plus que des os cassants, il y mettra le feu. Un beau et grand brasier pétaradant au milieu des branches. Antoine contemplera les flammes jusqu’à ce que ses yeux ne soient plus que deux fentes noires, humides et douloureuses. Il respirera l’odeur des chairs cuites jusqu’à ce qu’elle fasse un peu partie de lui. Alors il se sentira mieux. Accompli, entier.

 

Petit avis :

Voilà, comme toi j’aime retrouver Maud ! Comme toi je trouve que ce roman me fais que confirmer son talent. Comme je disais à l’époque « Elle a tout d’une grande, cette petite », d’ailleurs aujourd’hui c’est une grande que dis-je une immense auteur. Comme toi j’ai adoré ces roman précédents.

Hématome m’a fait un bleu au coeur.

Reflex m’a assommé debout.

Vous pouvez le vérifier ICI

Et Lux in tenebris.

Lux m’a…Ben je n’ai même pas de mots tellement j’ai été stupéfaite par l’ampleur et de l’étendu du talent de cette jeune auteure totalement inconsciente de celui-ci.

Elle est beaucoup trop modeste et trop humble surtout pour penser un seul instant qu’elle le possède.

Quoi, tu ne vois pas de qui je parle ?  Tu ne connais pas cette auteure ? Pas encore alors ! Tu n’as pas encore lu de Maud Mayeras ? Oui je sais il y a des tas de bouquins qui sortent et elle n’en est qu’à son troisième titre ! OK !

Alors…
Ben je vais quand même défendre ce titre car Maud mérite qu’on la découvre à sa juste valeur.
Alors…Comment te dire Maud est un auteur unique.

Elle est mure pour passer la ligne imaginaire qui sépare littérature noire et littérature blanche.

En fait, elle a pas de ligne du tout, elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.

Et vous savez comme j’ai du mal à parler d’un bouquin quand il a réveillé en moi de vieux souvenirs.  Alors ne m’en veuillez pas si cette chronique est bancale. Elle est à mon image quand j’ai eu quitté l’histoire que m’a proposé Maud à lire. Oui j’ai été secouée.

J’ai perdue mes repaires. Il y a tant de sentiments contradictoires qui ont émergé lors de cette lecture que j’ai parfois eu envie de crier en lisant.  « Mais merde pourquoi elle me fait ça  »  C’est tous vos sens qui sont en éveil avec Maud.  Elle déclenche le chaos en vous.

On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles.

Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Alors oui, je me suis laissée porter par l’écriture tout en sensation de Maud. J’ai aimé puis détesté ses personnages. J’ai souffert avec eux, j’ai été en empathie et je les ai honnis tour à tour.

J’ai respiré l’air chaud du sud de l’Australie, j’ai pris conscience de ce décor de fin du monde.

J’ai vu apocalypse s’insinuer en moi et mes émotions s’embrasser.

Et tel un Phenix, Maud Mayeras m’a fait renaître de mes centres. Plus lumineuse encore.

 

Lux umbram praebet, mysteria autem veritas.

 

 

mme

Cette après-midi Maud sera à la Griffe Noire.
Et j’irai même avec 40 de fièvre, m^me en me traînant, jusqu’à ma librairie rien que pour lui dire tout le bien que je pense de son livre.
 mmz
Extrait 2 :
Puis la platine avait diffusé de la musique française qu’ils avaient écoutée, allongés tête-bêche sur le tapis du salon. Hunter s’était imprégné des notes et des mots, ils étaient entrés en lui et l’avaient fait frissonner. Le piano-boucle, la voix de fumeur, les paroles douces qu’il ne comprenait pas. « c’est beau », il avait dit.
Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos coeurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit…
« C’est triste », avait répondu Antoine.
Sa mère lui avait appris cela, le désespoir terrible de la musique
-« On ne devrait pas chanter sur le bonheur, il n’y a rien de plus accablant que la joie des autres. » Et elle poussait le volume à fond en pompant voracement ses cigarettes.mma

 

Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi


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9782846265041,0-1609700Le livre : Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi.Traduit de l’américain par Sara Doke.Paru le 19 avril 2013 au Diable Vauvert dans la collection jeunesse. 18€ ; (395 p.) ; 20 x 14 cm
9782290085769,0-2305167Réédité en poche le 27 août 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Science Fiction. 7€,10 ; (308 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv  :

Fin du XXIe siècle, ère post-pétrole, les États-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu’ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture.

Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ?

Finaliste du National Book Award, prix Locus du premier roman jeunesse, best-seller aux USA, un phénoménal roman d’aventures pirates !

 

Paolo b3L’auteur : Paolo Bacigalupi est la révélation de la SF américaine. Il a remporté les prix Hugo, Campbell, Nebula et Locus 2010 pour son premier roman, La Fille automate, du jamais vu depuis 2001, L’odyssée de l’espace ! Il a obtenu la consécration en jeunesse avec Ferrailleurs des mers et sa suite Les Cités englouties (Au diable vauvert, novembre 2013). Il vit dans l’Ouest du Colorado avec sa femme et son fils.
Extrait :
Jadis, New Orleans évoquait le jazz, le créole, mardi gras, les fêtes et l’abandon, une décomposition luxuriante et verte dans un hymne à la vie. A présent, ce n’était plus qu’une chose.
La défaite.
Le train dépassa de nouvelles ruines, une profusion stupéfiante de matériaux laissés à l’abandon, pourrissant dans l’enchevêtrement des arbres et des marais.
– Pourquoi ils ont abandonné ? demanda Nailer.
– Parfois, les gens apprennent de leurs erreurs, répondit Tool.
Il sous-entendait que la plupart ne le faisaient pas. Les décombres des cités jumelles étaient autant d’indices témoignant de la lenteur des gens de l’Ere accélérée à intégrer le changement.
Le train s’orienta vers les tours décapitées. La silhouette décrépite d’un ancien stade se dessina entre les flèches d’Orleans II, marquant l’entrée de la vieille ville des terres englouties.
– Stupides ! cracha Nailer. (Tool se pencha en avant pour l’entendre dans le vent et le garçon cria dans son oreille.) Ils étaient foutrement stupides !
Tool haussa les épaules.
– Personne ne s’attendait à des ouragans de catégorie six. Les tueuses de villes n’existaient pas encore. Le climat a changé. Les courants ont changé. Ils ne l’avaient pas anticipé.
Nailer ne concevait pas que personne n’ait compris que Mississippi Alley deviendrait la cible d’ouragans mensuels dévastant tout ce qui n’avait pas le bon sens de se claquemurer, de flotter ou de se réfugier sous terre.

Petits résumé et avis

shipwreck-6_resultatA la fin du XXIe siècle, dans un bidonville de Louisiane, Nailer survit avec d’autres adolescents grâce aux carcasses de pétroliers qui lui fournissent du cuivre à revendre. A la suite d’une gigantesque tempête, un bateau s’échoue sur la côte. Des objets rares et précieux s’en échappent, mais également une jeune fille qui semble en difficulté.Nailer doit choisir : la sacrifier et s’emparer du butin ou la sauver et partir avec elle à l’aventure.

Ce roman young adult, à mettre entre toutes les mains à partir de 14-15 ans, raconte la vie des habitants d’une plage, le long des villes noyées par la montée des eaux au sud des Etats-Unis.

Un univers âpre, violent, injuste, où tout peut basculer sur un lucky strike, un coup de chance. Véritable récit d’aventure, cette histoire sans concession sait aussi nous fait réfléchir à l’avenir de notre monde.

Les critiques comparent déjà Paolo Bacigalupi à William Gibson et à lan McDonald, tant son ambition et la maîtrise de son sujet sont grandes.

Coup de coeur

Lire le début ICI

Rural Noir de Benoit Minville


9782070148769,0-2999195Le livre : Rural noir de Benoît Minville. Paru le 18 février 2016 chez Gallimard dans la collection Série noire. 18€, 256 pages ; 23 x 16 cm
 Mot de l’éditeur :
Ados, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables, ils foulaient leur cambrousse dans l’insouciance.
Tout a changé cet été-là. Un drame, la fin de l’innocence.
Après dix ans d’absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis.
Oscillant entre souvenirs de jeunesse tendres ou douloureux et plongée nerveuse dans une réalité sombre, Rural noir est la peinture d’une certaine campagne française. Un roman noir à la fois cruel et violent, mais aussi tendre et lumineux ; évoquant la culpabilité, l’amitié et la famille.
Dans la tradition du country noir américain, territoires ruraux et laissés-pour-compte côtoient ceux dont on parle peu au milieu d’une nature «préservée» – ou en friche.
 
 Capture&&&&&&&&&L’auteur :
Benoit Minville est né en 1978 à Paris et vit à Sartrouville (Yvelines). Il doit à sa mère libraire de lui avoir inoculé le doux virus : il est entré en librairie pour un été et y est toujours, quelques années ( une quinzaine) plus tard. Libraire fana d’échanges et de conseils, lecteur passionné de tout bouquin qui transporte une énergie (de Dumas à Pennac, de Ellroy à Lansdale, de Twain à Axl Cendres), son amour de la culture est sans limite et « encré » jusqu’au bout des bras.

Extrait  :
 » Ce soir on est les rois. Cette nuit d’été est à nous. On se rabâche cet hymne depuis des semaines et à chaque fois c’est la plus grande découverte de l’histoire de la musique. Notre vieille grange nous protège de l’orage de fin du monde qui rôde. On transpire la joie, le rock’n’roll et l’amitié. On est plus grands que King Kong, plus heureux qu’une colonie de milliardaires, plus sauvages qu’une horde de hors-la-loi.
Les vacances sont là, attendues avec plus de ferveur que le premier baiser que je traque depuis peu.
Les vacances dans notre chez-nous ; un été à parcourir notre paradis tout vert. Un quotidien à réinventer. La vraie joie d’exister et de grandir ensemble.
Nous quatre.
Je les regarde, mes potes, si fier de les connaître. »

Résumé et mon petit avis :

 Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

 J’ai total kiffé ce bouquin. A tel point que je n’arrive pas vraiment à mettre des mots dessus.

C’est en lisant la chronique qu’en a fait une amie que j’ai réussi à démarrer ce billet.
Tout ce qu’elle en disait était vrai. C’était exactement ça. Et pourtant ce livre ne l’avais pas autant touché que moi.

La chronique de Nath ICI

Et je comprends les critiques qui disent que cette écriture et trop simple que c’est facile de jouer avec les souvenirs ou la nostalgie des lecteurs pour créer l’empathie. Mais ce roman c’est bien plus que ça, c’est du vécu, des sentiments purs, entiers comme on ne peut qu’on avoir à l’adolescence. De ces colère et de ces révoltes qui nous font faire des trucs insensés. Des amitiés à la vie à la mort que l’on veut éternelles.

J’ai eu la chance de pouvoir en parler avec l’auteur. Je lui disais ça :

« Mec, il va falloir que l’on parle sérieusement. J’ai adoré Rural Noir. Il m’a profondément touchée. Mais j’arrive pas à écrire un mot dessus. C’est chiant car j’adore faire partager mes lectures avec mes potos, surtout quand c’est un pur coup de coeur. Tu sais que tu fais chier, mec, j’ai même versé ma larme et dieu sait que c’est pas le genre de la maison. C’est vraiment rare, même avec certains titres qui ont bouleversé ma vie de lectrice »

Benoit était visiblement touché par mes mots. Ému même. Et en grand pudique, il me remerciait pour cela. Mais il était hors de question d’en rester là. je voulais comprendre, je ne voulais pas rester sur cet échec. Il fallait que je mette un peu d’intellect sur mon ressenti, sur mes émotions pour en sortir quelque chose.

Alors, avec Benoit, nous avons parler, longuement, nous nous sommes raconter une partie de nos vies, celle de l’adolescence et de l’enfance. Nous nous sommes confiés, des choses intimes parfois. Nous nous sommes aperçu que nous avions vécu des choses communes, des drames similaires. Nous avions les même souvenirs. Ils n’étaient point communs, puisque Benoit est plus jeune que moi, que les siens était dans la Nièvre et les miens dans ma Haute Marne profonde, mais ils étaient pourtant identiques. C’est là que j’ai compris que tout cela si c’était totalement personnel, ça avait quelque chose d’universel !

Alors …Oui ce roman m’a touchée, il a réveillé en moi des souvenirs enfouis, certains qui me font sourire aujourd’hui, des bons souvenirs, la liberté que nous offrait le fait de vivre à la cambrousse, les échappées belles, tous ensemble, laissant libre court à notre envie de rébellion. Notre insouciance et surtout ce sentiment de toute puissance qui nous rendait presque immortel.

Mais il m’a aussi secoué, faisant remonter à la surface des souvenirs plus douloureux qui résonnent encore en moi aujourd’hui et  toute cette innocence perdue avec eux.

 « Le village était resté immobile face au temps mais le constat s’imposa, les vieux étaient devenus très vieux et certaines maisons resteraient fermées même s’il allait sonner aux portes. »

Aujourd’hui quand je retourne, trente ans après, dans ce coin de campagne qui a bien changé, je ne retrouve quasi plus mes amis et mes camarades de jeux, de beuveries et de virées. La plupart ne vivent plus là. Certains de ceux qui sont restés traînent leur vie de misères en galère. De petits boulot en soûlerie le week-end au bar du coin. D’autres sont restés eux même, ceux sont de vrais amis que j’aime profondément. Si on se voit peu, on a toujours plaisir à se retrouver, à refaire le monde, à réécouter les musique que l’on aime. J’ai vous grandir leur gamins. Ils font aussi un peu partie de la famille. Je les ai vu ados avec leur potes, faire les même connerie que nous avions faites. Je portais un regard indulgent sur leur bêtise. Mon père pestant contre ses petits morveux qui n’ont aucun respect et qui fume de la drogue en plus. Mais, papa, tes propres enfants en faisaient autant et bien pire encore. Rappelles toi de ta jeunesse au village, il était une fois… Parfois quand tu nous la racontes, tes bêtises de l’époque te font bien rire.

A leur tour les enfants de mes amis ont des enfants, et dans quelques années, ils seront adolescents. Et à leur tour il vivront leur vie de jeunes ado. Ainsi tourne la vie.

Et oui, le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Derrière la haine de Barbara Abel par Jean Luc Groner


Chronique de lecteurs

Jean Luc revient sur un titre déjà chroniqué dans ces pages.

Mais  ne boudant  pas notre plaisir, tellement ce livre a été un de mes plus gros coup de cœur en 2012

Jean Luc Groner.

unnamed (16)Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog  pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes.

Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

9782266239462,0-1568233 9782265094185,0-1325463Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

L’avis de Jean Luc sur Derrière la haine de Barbara Abel

Barbara Abel est une auteure que j’ai découvert très récemment et je dois dire que j’ai été à chaque fois scotché par ses romans. Son roman « Derrière la Haine » est admirable, l’histoire est à proprement dite, diabolique et surtout très inquiétante puisque, et c’est là tout le génie de Barbara, crédible.

Sans rentrer dans le détail, il s’agit de l’histoire de deux jeunes couples de voisins avec deux jeunes enfants du même âge, l’un des couples va connaître une tragédie en perdant son enfant et c’est là que va commencer un complot machiavélique.

C’est savamment orchestré parce qu’on ne s’est pas où va nous emmener l’auteure, et jusqu’à la fin il y a du suspense et beaucoup de surprise. Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’histoire.

Je vous recommande vivement la lecture de ce petit bijoux, et à noter qu’il y a une suite à ce roman intitulée « Après la fin »

Vous pouvez aussi retrouvez la chronique d’ Anne-Ju ICI

Le Livre des Baltimore de Joël Dicker


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Pour cette nouvelle chronique de lecteur je suis ravie d’accueillir une nouvelle chroniqueuse en la personne de Julie.

Julie m’avait promis un avis, le voilà.

Je vous le laisse découvrir

9782877069472,0-2728862
Le livre : Le Livre des Baltimore de Joël Dicker. Paru le 30 septembre 2015 aux Edition De Fallois. 22€ ; (475 p.) ; 23 x 16 cm

Quatrième de couverture

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman- de-Baltimore ?

4671L’auteur !: Joël Dicker est né à Genève en 1985.
Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.
Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.

Extraits :
« Ecrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. »
« Il y a eu une époque où les vedettes en Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd’hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette ».
« Beaucoup d’entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n’est que du temps perdu. »
« Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire. »
CM16

Le résumé et le petit avis de Julie

 J’ai découvert l’auteur avec « La vérité sur l’affaire Harry Québert : Plaisant !! », que j’avais trouvé très bon. J’attendais donc beaucoup du « Livre des Baltimore ».

On retrouve le personnage principal du premier roman, l’écrivain Marcus Goldman, qui nous raconte les bonheurs, les secrets, les jalousies, le désespoir, de deux branches de sa famille : les Goldman de Baltimore (famille nantie, installée dans la banlieue chic de Baltimore, son oncle est un avocat reconnu, sa tante est médecin ) et les Goldman de Montclaire, dont Marcus fait partie, (famille modeste, appartenant à la classe moyenne et habitant dans une petite maison de la banlieue de New York).

On comprend très vite que ces 2 familles ont vécu un « Drame » dont on découvre les détails au fur et à mesure.

La construction est travaillée, l’écriture est fluide, le suspens est présent du début à la fin. Une lecture agréable qui fait du bien, après un livre d’horreur, une bonne dystopie ou un bon thriller bien noir.

Une saga familiale bien dépeinte,  émouvante, tragique. On passe un bon moment mais l’auteur aura du mal à s’affranchir de l’histoire surprenante de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » dont je n’ai pas retrouvé la fraîcheur.

Notre nouvelle chroniqueuse

  Julie suit son fils

678678+85Il parait que je dois me présenter : je m’appelle Julie, j’ai décidé d’avoir toujours 28 ans, même si j’ai dépassé la quarantaine… On pourrait dire que je ne suis jamais sans un livre à porté de main! J’aime les thrillers, les livres d’horreur et ces dernières années j’ai découvert le style dystopique et la littérature young adulte et je dois dire que ça me plait! Il m’arrive de flasher sur une couverture ou un titre. J’aime e tricot et le crochet (et non ça ne fait pas grand mère).

Retrouvez  Julie suit son fils sur son blog Les fils de Ju

Nous serons inséparables de Julia Crouch


Collectif polar.biblio

9782258087897,0-1328904Le livre : Nous serons inséparables  de Julia Crouch.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Bourgeois.Paru le 8 mars 2012 aux Presse de la cité dans la collection Suspense psychologique.22€ ; (458 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture

Le jour où Polly sauve la vie de Rose, les deux fillettes deviennent inséparables. C’est pourquoi, des années plus tard, lorsque Polly lui annonce que son mari est mort dans un accident de voiture, Rose n’hésite pas un instant et l’accueille à bras ouverts dans son foyer.

A son arrivée, la jeune veuve semble un peu trop joyeuse. Bientôt, la vie de Rose se complique : sa fille tombe malade, son mari devient distant… Et si Polly n’était pas étrangère à ces événements ?

Quand l’amitié se révèle venimeuse, elle peut faire basculer une vie ordinaire dans le drame absolu.

6467676714L’auteur :

Après avoir été dramaturge, directrice de théâtre, graphiste et webdesigner, Julia Crouch a découvert sa véritable vocation : la littérature.

Nous serons inséparables est son premier roman.

Extrait :
— Raconte-moi une histoire du temps où tu étais petite.
Deux semaines s’étaient écoulées. Anna était blottie contre sa mère. Etendu de tout son long sur elles, Manky, leur vieux chat, ronronnait comme une couverture chauffante motorisée.
— Je t’ai déjà dit comment j’ai rencontré Polly ? demanda Rose.
— Non.
— Ça t’intéresse ?
— Oui !
Toutes deux avaient pris place sur le lit de Rose et Gareth – leur refuge favori pour le rituel des histoires à l’heure du coucher. La chambre parentale se situait au dernier étage de la maison. Sous le plafond mansardé et traversé de poutres en chêne – assez haut pour que l’on puisse tenir debout –, on avait l’impression d’être encerclé, pris dans une étreinte. Avec la lumière tamisée et chaude qui baignait la pièce, on se sentait protégé, presque enlacé, même quand la tempête faisait rage au-dehors, ce qui était le cas ce soir-là.
— J’avais six ans, commença Rose. Le même âge que toi, donc. J’habitais dans une grande maison située au bord de la mer, mais en pleine ville.
— A Brighton.
— Oui. Cette maison, c’était une pension.
— Je le sais, ça !
— Bon, bon.
— Mais c’est quoi, une pension ? Une maison avec des pensionnaires ? Comme la nôtre quand les autres seront là ?
— Non, c’était plutôt une sorte d’hôtel. Ma mère et mon père – tes grands-parents – louaient des chambres à des clients qui venaient à Brighton pour les vacances ou en voyage d’affaires. Le matin, ils leur servaient le petit déjeuner dans une salle du sous-sol. Ensuite, les gens payaient. Tes grands-parents travaillaient dur. Tous les jours, de nouveaux clients arrivaient et d’autres repartaient, le plus souvent après quelques nuits sur place seulement.

 

Lecture d’avantCM16

 

Résumé et le petit avis de Catherine

L’amitié qui lie Rose et Polly est forte mais cache une relation venimeuse. Quand cette dernière s’installe chez son amie à la suite du décès de son mari, la vie ordinaire de Rose va basculer dans le drame.

Un page turner à l’intrigue au départ classique : les retrouvailles de deux amies d’enfance suite au décés du mari de Polly, ex rock-star nombriliste et déjantée qui vient s’installer chez Rose et va bouleverser sa vie, semant le malheur autour d’elle et réveillant un passé douloureux…

Rien de bouleversant au départ mais le lecteur se retrouve captivé, happé par ce thriller psychologique qu’on ne peut plus lâcher jusqu’à la dernière page. D’une efficacité redoutable.

Pour lire le début

Pour en savoir plus sur Catherine c’est ICI 

 

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker


 

Chronique de lecteursle coup de coeur de Sylvie

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Le livre : La vérité sur l’affaire Harry Quebert   de Joël Dicker. Paru le 19 septembre 2012 aux Ed. de Fallois.  22,00€ ; (669 p.) ; 23 x 16 cm

&$$Disponible en poche chez le même éditeur depuis  le 28 mai 2014.  9,20 € ; 18 x 11 cm

 

4e de couv  :

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

téléchargement (21)L’auteur : Joël Dicker, né à Genève le 16 juin 1985, est un écrivain suisse romand. Il est juriste de formation. Le manuscrit de ce roman a été récompensé par le Prix des Écrivains genevois.

 

Extrait :

 » Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se
sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé ».

 

L’avis de Sylvie :

En l’absence de notre chef bien-aimée qui est partie s’aérer l’esprit sur les pentes enneigées (mais avec sa petite musette pleine de polars pour vous faire saliver à son retour!), je vais tenter de vous faire patienter !

La tâche est ardue pour une non blogeuse mais, bon, faute de dernières nouveautés, je vais essayer, pour ceux qui seraient passés à côté, de vous convaincre d’ouvrir Le Joël Dicker.

Non pas parce qu’il a obtenu des Prix Littéraires (quoique le prix de l’Académie Française pour un polar, c’est, me semble-t-il, une première), non pas parce qu’il écrit comme un américain (ce n’est pas obligatoirement un critère de qualité), non pas parce qu’un jeune français (Genevois, mais on l’adopte, ça compensera parfaitement le départ de Depardieu!) est en tête des meilleures ventes (devant Fifty Shades de E.L. James! et ça, ça fait vraiment plaisir!). Non, si je vous le recommande, c’est parce que moi, lectrice lambda, qui pratique le polar en dilettante et uniquement pour ma jouissance personnelle, je me suis éclatée à sa lecture. 700 pages que je n’ai pu lâcher, des personnages bien fouillés psychologiquement, une description de la vie dans un bled américain hyper convaincante, une vraie intrigue, une réflexion sur la création littéraire, des rebondissements et des surprises…

Je ne vais pas aller plus avant car ce livre a croulé sous les critiques dithyrambiques, ça va faire double emploi! Juste : Lisez et régalez vous!!!

(après les bombances de Noël et du début d’année, ça, au moins, ne fait pas grossir!!!)