Présentation des Déracinés de Catherine Banon à L’UNESCO par Jean Paul


    

Présentation des Déracinés de Catherine Banon à L’UNESCO par Jean Paul

La vie n’est pas linéaire.
Il y a des périodes où nous allons bien et d’autres malheureusement où cela ne va pas !

J’ai rencontré Catherine Bardon à un moment où j’étais plutôt mal…
Certains diront dans le creux de la vague. La lecture de son roman m’a fait un bien fou, m’a aidé dans une prise de choix personnelle.
Nous sommes régulièrement en contact maintenant depuis quelques mois.

Il y a quelques jours, elle m’a envoyé une invitation pour la présentation de son roman “Les déracinés” en sortie nationale avec un nouvel éditeur, Les Escales.
La présentation a lieu au siège de l’UNESCO en partenariat avec la délégation de la République Dominicaine ainsi que l’Office du Tourisme de la République Dominicaine.

Seront présents aussi son Excellence l’Ambassadeur de la République Dominicaine et bien d’autres personnes.
Me voilà donc arrivé jeudi 24 mai au soir, dans la salle des Délégués de l’UNESCO. Comme dans un aéroport, j’ai eu le droit à une fouille afin de pénétrer dans les lieux hautement sécurisés.
Je suis arrivé parmi les premiers et j’ai bien fait car cela nous m’a permis de discuter un peu au calme avec Catherine.
Mais très vite, plusieurs dizaines de personnes sont arrivées et j’ai dû laisser notre hôte à ses invités…
Plusieurs groupes se créèrent au fur et à mesure et j’ai navigué ainsi de personne en personne en alternant entre français et espagnol selon les besoins !
Un moment malgré tout, j’ai douté de ma présence dans ces lieux, que faisais-je, simple lecteur parmi toutes ses personnes.
Mais les discussions aidant j’ai passé une très belle soirée…

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle a écrit de nombreux guides de voyage et un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. Elle vit à Paris et signe avec “Les Déracinés” un premier roman, mais surtout “Le premier roman français” qui traite des exilés juifs en République Dominicaine, période de l’Histoire complètement méconnue par la plupart des gens. Quand Jérôme Dejean, journaliste, lui demande pourquoi a-t-elle choisi d’écrire ce roman, elle nous explique tout simplement qu’il y a plus de vingt ans, un vieux monsieur lui a raconté une histoire. Son histoire, celle d’un Juif déraciné, enlevé à son pays en 1939, il a débarqué en République dominicaine sous le règne de Rafael Leonidas Trujillo (1891-1961), « Père de la patrie » et dictateur…
Cette histoire a mis vingt ans à mûrir dans la tête de Catherine, à se construire. Elle a dû faire des recherches, des recroisements, des vérifications. Mais surtout Catherine ne voulait pas écrire un essai, un texte banalisé. Comme elle l’explique elle-même : “J’ai écris le roman que j’aimerais lire…” Elle voue un amour véritable à la République Dominicaine, et on le ressent très vite à son écriture. Mais elle aime aussi les gens, leurs histoires, leur passé, c’est une vraie conteuse…

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J’ai lu son roman deux fois. La première, parce que je ne pouvais pas m’arrêter tellement cette histoire est forte et riche en émotions. Puis je l’ai relu quelques semaines plus tard, où cette fois j’ai pris mon temps. J’ai même régulièrement jeté un coup d’œil sur Google me rendant compte du travail énorme qu’elle avait réalisé… Pour cette raison, je n’ai pas été surpris qu’elle ait choisi comme thème de son premier roman une extraordinaire aventure d’amour et d’exil qui se déroule principalement à Sosúa, petite ville en bord de mer, très colorée que j’ai eu l’occasion de visiter par deux fois, se situant dans le nord de l’île. J’ai retrouvé beaucoup d’émotions ressenties sur place, la gentillesse des gens, une verdure luxuriante, les balades à cheval, les voyages en barque à Samaná, la vision des baleines autour de nous…
Son roman part de faits réels et parle des nombreux Juifs qui ont été délocalisés entre 1940 et 1942 sur l’île afin d’échapper à une mort certaine par le régime nazi. Durant la conférence d’Evian en 1938, le président des États Unis, Franklin D. Roosevelt tente de trouver une solution pour récupérer certains Juifs allemands et autrichiens. Aucun des 32 pays présents à cette conférence n’a voulu tendre la main vers ces Juifs livrés à leur sort. Aucun, sauf la République Dominicaine qui délivra 5000 visas. Cela peu paraître surprenant venant de la part d’un dictateur, mais sa bonne volonté n’était pas du tout désintéressée. Il agissait pour des intérêts économiques, géopolitiques et pour se redonner une meilleure image publique. Accessoirement cette main d’œuvre à “bas prix” allait permettre d’accélérer le développement de son pays. De nombreuses familles juives qui laissèrent derrière eux richesses et confort après avoir été transférées de pays en pays, arrivèrent enfin sur les terres quasi sauvages de Sosúa, terres qui petit à petit à force de travail et de sueur devinrent leur véritable lieu de résidence.
Le tempérament naturel et la gentillesse des Dominicains a beaucoup aidé à leur intégration. L’histoire de Sosúa est une réussite entre la rencontre de deux cultures très différentes. Une bonne intégration, des mariages mixtes, l’absence d’anti-sémitisme et surtout la conservation des traditions et des pratiques religieuses dans un respect commun. A la fin de la guerre, certains de ces pionniers se sont installés aux États-Unis ou en Israël. Mais il existe encore aujourd’hui à Sosúa une communauté, une écoles, une synagogue, un cimetière et même un musée à la mémoire de ces “déracinés” Je ne remercierai jamais assez Catherine pour cette invitation…

Un grand merci aussi à Esther, qui représentait la librairie “Lamartine” (118, rue de la Pompe dans le 16e arrondissement), qui a été charmante et très agréable ainsi qu’à tous les organisateurs de l’UNESCO.

Les déracinés de Catherine Bardon
Un roman de vie et de bonheur bien mérité, un hommage à des pionniers, des hommes et des femmes courageux dans un nouveau monde où tout est à construire.

 

Petit tour en image

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Seul le silence de R.J. Ellory


Le livre : Seul le silence, R.J. Ellory. Paru le 26 août 2009 aux Editions Le Livre de Poche.   8,30 Euros ; 608 pages ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

L’auteur : R.J. Ellory est né en 1965 en Angleterre. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, puis se tourne vers la photographie et l’écriture. En France, le succès est immédiat avec son roman Seul le silence qui conquiert plus de 500 000 lecteurs. Son roman Papillon de nuit a reçu le Prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie policier en 2017.

 

 

Extrait : « Mais je ne savais pas, et elle non plus, et ma mère, malgré toute sa sagesse, était aussi ignorante que nous. La mort revint à Augusta Falls. Elle arriva par la grand-route, appliquée, méthodique, indifférente aux us et coutumes, ne respectant ni la pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint – froide et insensible, perceptrice de l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer, une dette à jamais arriérée. Je La vis la prendre, je La vies de près, et lorsque je regardai dans Ses yeux je ne vis rien que mon propre reflet. »

L’accroche de Miss Aline

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Vaughan écrivain, aux dernières de sa vie, nous raconte son parcours. A l’aube de ses 12 ans il fait connaissance avec la Mort qui lui prend son père. La Mort qui n’en finira plus de roder sournoisement autour de lui. La Mort qui prend son tribu dans le meurtre de petites filles. La Mort qui œuvre avec un tueur en série insaisissable. Joseph qui a douze ans « tombe » sur une des petites victimes,  se sent investie d’une mission : protéger les autres petites filles de son entourage. Joseph qui a douze ans est impuissant face à la Mort qui poursuit son œuvre inlassablement. Une petite porte de sortie dans cette noirceur pour ce jeune garçon en la personne de Mademoiselle Webber son institutrice qui va réveiller en lui son amour des mots.

Alors que le coupable semble avoir signé ses aveux en se suicidant, la vie reprend son cours. La Mort a laissé des traces dans la vie de Joseph. Il est rongé par ces petites victimes qui n’ont pu être sauvées dont il imagine le calvaire, la fin horrible.

En partant pour New York, il va tenter de vivre sa vie, de devenir d’écrivain.  Il va se construire loin de chez lui.  Mais dans un coin de sa tête toujours ces victimes, toujours la Mort. Et de nouvelles victimes qui surgissent… Comment puisque le tueur est « passé aux aveux » ? La ritournelle reprend. Ce jeu de cache-cache avec la grande faucheuse qui n’a de cesse de se mettre en travers de sa route.

Seul le silence c’est le livre d’une vie gouvernée par la Mort, c’est elle qui mène la danse.

Seul le silence c’est la souffrance muette d’un petit garçon impuissant face à la Mort. Un petit garçon qui portera en lui la blessure des victimes. Un petit garçon qui va grandir mais qui aura toujours 12 ans dans sa tête avec ses bleus à l’âme.

Seul le silence c’est une lecture où tu peines avec Joseph. Tu voudrais tellement l’aider, le soutenir. C’est une lecture sombre où la Mort rode et t’oppresse. C’est une lecture hypnotique dont tu ne peux sortir. Qui vaincra de Joseph ou de la Mort ?

Seul le silence c’est aussi une plume poétique, qui sait trouver les mots, dépeindre les  lieux, les sentiments. C’est une plume qui rend tout vivant voire terriblement vivant.

Merci à Monsieur René Manzor de m’en avoir conseillé la lecture et de m’avoir lu un passage lors du salon de Rosny.

Bonne lecture.

Enragés de Pierre Gaulon


Le livre : Enragés de Pierre Gaulon. Paru le 14 mai 2015 chez Fleurs sauvage. 16€80 ; (235p.) ; 13×20 cm

4 eme de couv :

Et si les histoires de zombies n’étaient que des jeux de miroirs ? Et si le plus effrayant se révélait être au fond de nous ? Jouant avec les codes du récit horrifique, le talentueux Pierre Gaulon (La mort en rouge, Blizzard…) nous livre ici un ouvrage haletant, misant aussi bien sur la psychologie de ses personnages que sur la probabilité des faits. Un grand thriller, doublé d’un excellent roman.

 

 

 

L’auteur : Né en 1983 et demeurant à Pélissanne (dans les Bouches du Rhône), Pierre Gaulon auto-publie d’abord, en 2006, un écrit dérangeant sous fond de crise existentielle : Tendres Tortures. La mort en rouge, publié chez City, constitue son deuxième roman. L’ouvrage est un tel succès qu’il sera repris en collection Pocket. Noir Ego, toujours chez City, confirme le talent de cet auteur dont l’année 2015 s’avère riche de sorties, telles que sa participation au recueil Silencieuse Et Perfide (Fleur Sauvage), le premier tome de la saga Blizzard (Mnémos) « ou le mordant Enragés (Fleur sauvage)

 

Extrait :
« L’originalité de l’habitat l’avait tout de suite séduit. Sa superficie de quarante mètres carrés fractionnés en une petite chambre, une salle d’eau et salon / cuisine était largement suffisante pour lui… et pour Bingo bien sûr qui s’était appropriée une petite place dans un angle de la pièce principale. Près du radiateur évidemment. La maison possédait une cour intérieure enclavée par les murs de trois maisons. Certes, on n’aurait pas pu y installer une chaise longue en été tant les murs des voisins cachaient le soleil, mais le jardinet demeurait indispensable pour donner un peu d’air à Bingo. Souvent, ses amis lui demandaient comment il parvenait à vivre six pieds sous terre. Un copain lui avait même déclaré qu’il aurait eu l’impression de s’enfermer dans un caveau. Louis répondait alors en plaisantant : « C’est la version moderne de la chambre de bonne, à part que la pièce ne se situe pas sous les toits mais dans la cave ! ». »

La petit avis de Kris

ENRAGÉS – Pierre Gaulon

« Premier jour de l’avent. La canicule frappe le sud de la France. Louis passe une vie paisible dans son studio avec sa chienne Bingo. Un emploi stable, des projets de vie de famille, rien ne semble pouvoir troubler son bonheur. Pas même la tentative de morsure de « Freddy », le mendiant aux ongles longs sur le parking d’un supermarché, ni même l’horrible vision de l’accident de voiture sur son trajet quotidien.
Mais les coups frappés à sa porte au milieu de la nuit vont bouleverser ses convictions et le propulser au sein même de l’horreur.
Epidémie ? Arme chimique ? Pourquoi les hommes deviennent-ils… enragés ? »

Matiné de Walking Dead , ce roman est surtout axé sur les réactions que le citoyen lambda peut avoir face à une pandémie. Il éclaire bien, aussi, sur ce qui se cache au fond de chacun de nous .

Plus qu’un roman, ce récit force à se poser la question « Et nous, comment réagirions nous ?

Une lueur d’espoir se dessine à la fin et tout comme les deux précédents romans de Pierre que j’avais dévoré (Noir Ego et La mort en rouge) on retrouve bien la « patte » de l’auteur.

 La version papier d’Enragés n’est plus disponible vous pouvez vous rabattre sur la version e-book

Le festival sans Nom : Les jurées du prix littéraire


Depuis l’an dernier le festival sans nom c’est doté d’un prix polar

Cette année encore j’ai la chance, l’honneur et la joie de faire partie de celui-ci

Aussi avant hier je vous présentais les roman en lice pour ce prix

Ce soir je vous présente rapidement mes amis jurées

Voici la composition du jury 2018 :

Président du jury : Yvan Fauth, membre de l’organisation et blogueur : EmOtionS

Hervé Weill, membre de l’organisation et blogueur : Passion bouquins

Luc Widmaier, membre de l’organisation et libraire chez Bisey à Mulhouse

Caroline Noel, membre de l’organisation et blogueuse : Carobookine

Michael Corbat, libraire à lEspace Culturel E. Leclerc de Belfort

Léa Guignery, blogueuse : Léa Touch Book

Nathalie Mota, blogueuse : Sous les pavés… la page

David Smadja, blogueur : C’est contagieux !

– Gwendoline Weiss, blogueuse à Le bouquin ivre

Frédéric Fontes, blogueur : 4deCouv

– Sofia Herwédé, lectrice et Flingueuse chez Collectif polar

Geneviève Van Landuyt, coordinatrice du comité de sélection des romans policiers du réseau des bibliothèques parisiennes. Et blogueuse : Collectif polar

Je vous rappel les 8 polars en lice

BARBARA ABEL : Je t’aime (Belfond – mai 2018)

HERVE COMMERE : Sauf (Fleuve – mars 2018)

R.J. ELLORY : Les fantômes de Manhattan (Sonatine – juin 2018)

DOMINIQUE MANOTTI : Racket (Les Arènes – avril 2018)

MICHAEL MENTION : Power (Bragelonne – avril 2018)

JEAN-BERNARD POUY : Ma ZAD (Série noire – janvier 2018)

NIKO TACKIAN : Fantazmë (Calmann-Lévy – janvier 2018)

DANIELLE THIERY : Féroce (Flammarion – mars 2018)

Le prix sera remis lors de la soirée d’inauguration du vendredi 19 octobre 2018.

Le public découvrira celui-ci le samedi 20 à l’ouverture du festival

Et…Comme dirait mon ami Yvan, initiateur et président de ce prix :

« Huit romans qui représentent bien la grande variété des styles qu’on retrouve dans le monde actuel du polar, du thriller et du roman noir (qu’importe le nom). Une large et belle palette du noir. »

Alors je vous le dis chers zamis polardeux,

Nous allons avoir du mal à départager ses 8 romans en lice

Personnellement j’ai décidé, je donnerai mes points au auteurs qui m’aura fait la plus belle offre.

Mais non je rigole, car j’ai déjà une petite idée de mon classement…

Mais je ne dirai rien, vous vous en doutez bien !

Lien vers le site officiel du Festival sans nom

Lien vers la page Facebook du Festival sans nom

A suivre, et en espérant vous voir à Mulhouse du 20 au 21 octobre 2018 !

La Rage de Zygmunt Miloszewski 


Le livre : La Rage de Zygmunt Miloszewski, traduit par Kamil Barbaski. Paru le 08/09/2016 aux éditions Fleuves éditions dans la collection Fleuve noir.  21.90€ –   epub 15.99€  Réédité en poche chez Pocket  8.30€  ; (576 pages) ; 11×17 cm

 4ème de couverture :

« Un cadavre brûlé par des armes chimiques est retrouvé sur un chantier polonais. Les résultats de l’autopsie sont stupéfiants : certains membres prélevés sur place n’appartiennent pas au corps de la victime. Absorbé par cette étrange affaire, le procureur Teodore Szacki néglige une plainte pour violences conjugales. Il en prend conscience trop tard : la plaignante a été grièvement blessée. Son mari est découvert quelques jours après, vivant, mais la langue et les cordes vocales sectionnées… Mis en cause par sa hiérarchie, le magistrat voit sa carrière menacée, lorsque sa propre fille est enlevée à son tour. Il sent alors monter en lui la rage. Et une inextinguible soif de sang, capable d’emporter même le plus droit des justiciers… »

 

L’auteur : Zygmunt Miłoszewski est un écrivain, journaliste et scénariste polonais, né à Varsovie le 08/05/1976. Il amorce sa carrière professionnelle en 1995 au quotidien populaire « Super Express » où il est pendant des années chroniqueur judiciaire. Il travaille également pour l’édition polonaise de « Newsweek » (où il a tenu une chronique sur les jeux vidéo) de 2003 à 2008.
Il commence à publier des nouvelles et des romans en 2004. En 2005, il publie son premier roman d’horreur, L’Interphone (Domofon), très remarqué par la critique, puis il enchaîne les succès, notamment avec une trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodor Szacki.
La trilogie est composée de Les impliqués (Uwikłanie, 2007), adapté au cinéma en 2011, Un fond de vérité (Ziarno Prawdy, 2011), adapté au cinéma en 2015 et La Rage (Gniew, 2014).
Inavouable (Bezcenny), un thriller, récit sur la recherche d’œuvres d’art perdues durant la Deuxième Guerre mondiale, a été publié en 2013.
Récompensé par plusieurs prix dans son pays, il a été finaliste en France du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du Polar à Cognac, et du prix du Polar européen du Point pour Les impliqués, en 2014.
 Extraits : 
« Il est utile de rappeler que le roi de France en personne, Louis IX le Prudhomme, plus connu sous le nom de Saint Louis, a été bouilli à Tunis après sa mort, et dans du vin qui plus est. On peut aujourd’hui admirer ses os dans des reliquaires, je ne sais plus où. »
« C’était vrai, le procureur Teodore Szacki savait que rien n’apparaissait jamais dans les bases de données officielles. Les flics avaient leur propre système national d’informations de la police. Le parquet avait le sien, LIBRA, parce que aucun petit malin ne s’était dit que les divers organes judiciaires du pays devraient avoir un seul et unique circuit sanguin. Ou plutôt, un petit malin s’était dit que, plus il y aurait de systèmes et d’appels d’offres, plus la probabilité qu’il finisse son mandat les poches vides était faible. De plus, tous ces systèmes étaient curieusement démembrés, incompatibles et disjoints. Si la nature avait été aussi sotte, chaque partie du corps humain aurait eu son propre cœur, son estomac et ses poumons, et il aurait fallu nourrir chaque partie séparément, en enfonçant des morceaux de steak dans les genoux et dans les coudes. On avait de la chance si les différents parquets de districts réussissaient à relier leurs systèmes en un seul au niveau régional, mais parfois, ça restait un vœu pieux. Ce qui signifiait qu’il suffisait à un tueur en série de changer de région à chaque meurtre pour que personne ne relie jamais ses crimes entre eux. »

 

 La chronique jubilatoire de Dany

La Rage de Zygmunt Miloszewski 

Alors qu’il s’agit là du troisième roman de la série « Teodore Szacki », c’est le premier que je lis de cet auteur. Après les polars nordiques, je crois sincèrement qu’il va falloir compter avec les polars polonais. Il pleut à Olsztyn, au nord-est de la Pologne, il y neige aussi et parfois il y a des morts étranges : on y pratique la dissolution au Destop ! L’enquête est menée par un Procureur qui voudrait bien endosser le costume du vengeur pour assouvir sa rage, mais qui est freiné par son éthique et son adjoint. Et si le tueur en série était lui aussi un vengeur en série. Par son prologue volontairement ambigüe, l’auteur se joue du lecteur avec une bonne dose d’humour (le légiste ne s’appelle pas Frankenstein pour rien) et des personnages attachants, sur fond de combat contre les violences faites aux femmes. Un rythme soutenu pour une action passionnante qui s’étale sur cinq semaines, où chaque jour est introduit habilement par un rappel éphéméride situant la Pologne dans le contexte mondial et traduit de façon fort plaisante.
J’ai beaucoup aimé cette ambiance de ville où l’architecture raconte l’histoire de la région, passée sous des dominations diverses, c’est d’ailleurs l’une des découvertes de ce roman et ces embouteillages improbables au milieu de (presque) nulle part. Et en conclusion, que dire de la réflexion à mener sur les risques de l’apparition d’une dictature masquée par des excuses humaniste !

Mention toute spéciale au traducteur qui entretient une solide amitié avec l’auteur, ce qui ajoute à la qualité de la version française … Tous deux au demeurant très sympathiques !

Lu en version numérique.

 

 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 45


L’exquis cadavre exquis, épisode 45

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 45

by Frédéric Fontès

C’est une forme de magie

 

“Rien n’est miraculeux. Si l’on apprend ce que sait le magicien, il n’y a plus de magie.”

Richard Bach, Le messie récalcitrant.

♫♪ Is this the real life? Is this just fantasy? Caught in a landslide, no escape from reality. Open your eyes, look up to the skies and see ♫♪

Cela fait des jours que je me passe en boucle ma playlist Deezer. La musique est devenue pour moi le seul moyen de ne pas devenir légèrement dingue.

J’ouvre les yeux et je me lève après les 5 minutes 53 secondes d’écoute de cette merveille composée par Freddie Mercury.

Il est temps pour moi de revenir à la vie.

Si je voulais survivre, je n’avais pas d’autres choix. Je devais offrir un leurre. Devenir une victime et disparaître de la ligne de mire de cette tueuse implacable lancée à mes trousses. En parcourant sur internet les sites d’actualités, j’ai découvert que les enquêteurs l’ont surnommée Fantômette ! Quel drôle de hasard… J’ai lu récemment à la fille d’une voisine le dernier tome des aventures de cette héroïne, publié il y a quelques années seulement : Fantômette et le Magicien.

Étonnant, non ? Moi, dont deux des livres de chevet sont Robert-Houdin, Confidences d’un prestidigitateur et L’homme qui disparaît de Jeffery Deaver.

La prestidigitation m’a souvent rendu de nombreux services dans le cadre de mon travail. Elle m’offrait sur un plateau un nouvel angle de vue pour appréhender certains problèmes qui se présentaient à moi. Au fil des années, j’ai aiguisé mes sens et développé ma capacité à voir les choses cachées, et à anticiper. Rien de tel, pour démasquer des tricheurs que de détecter les « misdirections » qu’ils sèment. Ou d’en créer de toutes pièces pour les amener à jouer le jeu dont j’ai édicté les règles.

Dans mon cas, pour disparaître, il a fallu que j’applique les précieux conseils du magicien Dave Lewis que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années : pour étudier un tour, il faut partir de l’effet final, le moment impossible à expliquer. Et remonter dans le temps la séquence du tour. Se concentrer sur les détails dont on est certain, et chercher les indices qui composent le tableau de ce grand final. Figer dans le marbre ce moment, en s’appuyant sur le visible pour ainsi comprendre l’invisible.

Cet effet final ? Ma mort en est le premier acte. Avec assez d’éléments pour la rendre parfaitement incontestable. Maintenant, il est temps que je revienne sur le devant de la scène…

Dehors, le vent tourne. Dans le reflet du miroir, pour la première fois depuis longtemps, je vois…

Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas – Serguei Dounovetz


Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas de Serguei Dounovetz. Paru le 15 mars 2018 chez French pulp éditions dans la collection Polar. 8€50 ; (290 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
L’odyssée hallucinante d’un rockeur sur le retour. Dounovetz transpose la mythologie au rock’n roll ! Un combat de titan, ou celui qui l’emportera ne sera pas forcement le plus fort… mais le plus dingue !
Texas, années 70. Alors que le leader de son groupe vient de succomber à une overdose, Abel réalise qu’il ne deviendra jamais une légende du Rock’roll. L’écume aux lèvres, le voici qui fonce dans le désert. Son véhicule ? Un corbillard. Son chargement ? Le cadavre à peine froid de son ami…
Commence alors une aventure qui le conduira, 25 ans plus tard, à affronter démons et regrets dans un Texas infernal, où les shérifs sont encore plus dépravés que les citoyens qu’ils sont chargés de protéger. Entre femmes fatales, producteurs véreux et cimetière un peu trop fréquenté, le vieux rockeur parviendra-t-il à faire de son dernier tour de piste un coup de poker triomphant ?
……………………
L’auteur : Serguei Dounovetz, né le 19 mars 1959 à Paris, est un écrivain et scénariste français, auteur de roman policier et de littérature d’enfance et de jeunesse. Il vit à Montpellier depuis 1990. Il est le créateur de la série Niki Java. De seize à dix-neuf ans, il pratique de nombreux métiers : factotum, huissier dans une banque, colleur d’affiches, coursier, ripeur, sauveteur en mer, maître nageur à la ville de Paris, chauffeur de maître, roadie sur les grands concerts et machiniste au Lido. En 1977, il forme le groupe de Rock « Les Maîtres Nageurs » où il chante et joue de la guitare. Suivront de nombreux concerts. Parolier (sociétaire à la SACEM), il écrit des chansons pour d’autres musiciens. Depuis, il se consacre entièrement à l’écrit (romans, nouvelles, scénarios de BD). Il anime également des rencontres et des ateliers d’écriture en milieu scolaire1. Il dirige la collection « Polar Rock » aux éditions Mare Nostrum de Perpignan (5 titres parus). Serguei Dounovetz aborde dans ses romans des sujets de société comme la formation des sectes, les groupes fascistes ou communautaires (les skinheads, gothiques), la retirada, l’économie souterraine et la drogue…
……………………
Extrait :
“Abel détacha la sangle de sa Fender Mustang et coucha la guitare dans son étui avant de rabattre doucement le couvercle comme on ferme un cercueil définitif. Un besoin irrépressible de retrouver une nouvelle dignité lui tenaillait les tripes et surtout une terrible envie de ne plus tricher. Il saisit sa flasque de rhum et la termina d’un trait. Mais rien n’y fit. Aucun anesthésiant ne semblait être disposé à dompter sa douleur. La mort rôdait et il n’avait plus rien à lui offrir pour la faire patienter. Dehors, la pluie s’égouttait et une petite foule compacte ça agglutinait le long du Corral.  C’est là qu’il sentit sa présence. Il se retourna. Dolorès tenait un bouquet de fleurs en papier dans sa main baguée. Elle souffrait et distillait son désespoir, c’était insidieux, lancinant. Il lui dit, sans penser à mal, sans penser du tout.
– Tu es trop belle pour un cimetière”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Bonjour à tous…

Welcome in a crazy world !!!

Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas” est une odyssée complètement déjantée !!!

C’est comme une grande salade de fruits… sans les fruits…

…Mais avec toutes les références que ceux de mon âge devineront entre les lignes.

Les séries Z, les B, les westerns spaghetti, Tarantino, le rock’n roll bien sûr, avec une pointe de vintages que l’on reprends volontiers, du sexe, des personnages véreux et même des vampires pour clore une liste qui pourrait encore courir sur plusieurs lignes, si je ne me retenais pas !

C’est un excellent Pulp qui du coup est une belle Fiction (je sais, elle était facile…)

Je me suis vraiment éclaté ! mes yeux rebondissaient de lignes en lignes, de surprises en surprises (je pense que ma bouche devait être grande ouverte… D’ailleurs je demanderai à mes enfants !), vers des chapitres très bien rythmés dus à l’alternance des protagonistes (Là, désolé il va falloir que vous le lisiez pour comprendre…).

Un vrai tourbillon dans le genre improbable et invraisemblable, mais ça décoince vraiment les neurones.

Alors prenez votre souffle, inspirez un bon coup… et lâchez vous !!!

PS.1 – Ne recherchez pas vous-même ce livre chez votre libraire, vous ne le trouverez pas, tellement il est inclassable, à moins que le libraire susmentionné plus haut soit aussi barré que Serguei !

PS.2 – Si vous aimez être choqué, par les situations loufoques, les injures, aborder des sujets graves, violences, racismes, pédophilie, et viol ce livre est fait pour vous… Pour les autres, le dernier roman de Guillaume Musso est sorti il y a peu de temps… Roman qui soit dit en passant ma beaucoup plus aussi !

Papote d’auteur, Clémence était avec Salvatore Minni


Papote d’auteur, Clémence était avec Salvatore Minni. Aujourd’hui notre jeune Flingueuse, nous propose après nous avoir donné son avis sur son premier roman de découvrir ce nouvel auteur.

Interview de Salvatore Minni , par Clémence

Bonjour Salvatore, peux-tu te présenter à nos lecteurs en tant que personne avant tout ?

Bonjour,

Je m’appelle Salvatore Minni, né à Bruxelles le 13 février 1979, en couple depuis 20 ans et je suis écrivain. Après avoir obtenu un master en traduction, j’ai pu exercer divers emplois. Comme j’ai la bougeotte, j’ai changé d’employeur tous les deux ans en moyenne depuis 2003. Je suis fou de cuisine asiatique, je collectionne les figurines des chevaliers du zodiaque (hé oui !), j’aime me rendre régulièrement au théâtre et mon activité personnelle préférée est de passer du temps avec les personnes que j’aime. Je tente aujourd’hui de trouver un équilibre entre mon emploi, mon écriture et la promotion de mon roman « claustrations ». Qui a décidé qu’une journée ne durerait que 24 heures ?

Depuis quand la passion de l’écriture est elle arrivée dans ta vie ? Comment ?

J’ai commencé à écrire lorsque j’avais 19 ou 20 ans, mais je pense que l’envie a toujours été là, au fond. Lors de mes études, ma professeure de littérature française, Françoise Lalande, m’a retenu à la fin du cours suite à un exercice de rédaction. Elle m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit « vous avez du talent. Continuez ! Je suis certaine que, si vous le souhaitez et travaillez, vous serez publié un jour. » Elle ne s’est pas trompée. Elle m’a donné la force et le courage d’écrire plus que les simples petits textes que j’écrivais à mes heures perdues. J’ai eu l’occasion de la remercier quand je l’ai croisée à l’Association des écrivains belges.

Es-tu lecteur avant tout ? Si oui, quels sont les livres qui t’ont le plus marqué ?

Je pense que tout écrivain est avant tout lecteur. Je dois m’avouer m’être mis à la lecture assez tardivement …. Vers 17 ans. Lorsque j’étais adolescent, je pensais ne pas aimer lire. En fait ´ j’ai toujours eu horreur que l’on m’impose (quoi que ce soit) mes lectures. Du coup, je ne lisais pas les livres faisant partie du programme scolaire. Un jour, ma professeure de français m’a proposé de lire un livre « hors programme scolaire imposé » : « un animal doué de raison » de Robert Merle. Et là, ce fut la révélation ! Je l’ai dévoré ! Je ne remercierai jamais assez cette prof ! Depuis lors, je dévore les romans !

Y’a-t-il un auteur qui t’a poussé à tenter ta chance dans l’écriture ?

Il y en a deux en fait. Amélie Nothomb et Dean Koontz. Ce sont les deux premiers auteurs dont j’ai acheté les romans avec mon argent de poche quand j’avais 18 ans …  « Cosmétique de l’ennemi » et « L’antre du tonnerre ». Amélie Nothomb m’a bluffé par sa plume incisive et cette histoire incroyable ! Dean Koontz, lui, m’a fait frissonner comme si j’y étais ! Je leur dois une fière chandelle et j’espère qu’ils découvriront un jour mes romans …J’en serai vraiment honoré !

Quelle est ta plus belle et plus récente découverte littéraire ?

Ma plus belle et plus récente découverte littéraire …Armelle Carbonel et son incroyable « Criminal Loft ».

Quel est ton livre coup de cœur ?

Je dois vraiment en choisir un seul ? Euh … un seul coup de cœur …. Mmmm, je dirais « Purgatoire des innocents » de Karine Giébel . Ce thriller m’a tenu en haleine dès la première ligne ! Karine à cette capacité rare à vous faire frissonner, mais aussi à vous émouvoir. Je l’avoue, j’avais la gorge serrée en le refermant …

Et celui que tu as moins aimé ?

Au risque de me faire lyncher : « D’à Vinci code » de Dan Brown. Je n’ai jamais compris l’engouement presque universel pour ce polar. Si l’on enlève la dimension pseudo religieuse, il ne reste pas grand-chose à mes yeux.

Quelle est ta lecture actuelle ?

Sandrine Collette « Des nœuds d’acier ». Je ne pourrai pas vous en dire davantage, j’en suis à la page 13. Mais la quatrième de couverture a immédiatement retenu mon attention. Ces l’histoire d’un jeune homme capturé par deux vieillards pour en faire leur esclave …tout un programme !

Quel est le livre qui te ressemble le plus ou qui correspond le mieux à ta vie ?

Question très compliquée ! Laissez-moi fouiller dans ma mémoire… je dirais « Puzzle » de Franck Tilliez.

Quelle est la prochaine sortie littéraire que tu attends avec impatience ?

La publication du nouveau roman de Salvatore Minni ! (rires)

Plus sérieusement, je trépigne de découvrir le nouveau roman de Bernard Werber (non, je ne lis pas que des thrillers), il a cette capacité à me faire rêver !

 

Si tu devais être ami avec un personnage de roman lequel serait-ce ?

Dorian Gray. Ce personnage est simplement fas-ci-nant !

Peux-tu nous parler de ton livre ? Donne envie à nos lecteurs de te lire !

« Claustrations » est un thriller psychologique qui va entraîner les lecteurs dans les méandres de mon côté obscur … ils vont se retrouver enfermés, piégés avec quatre personnages qui sont eux-mêmes enfermés (dont certains volontairement). Ces personnages ne se connaissent. Ils ne sont d’ailleurs pas cloîtrés au même endroit. De prime abord, rien ne les lie, mais, bien évidemment, un point commun les unit. Les lecteurs se rendront vite compte que rien n’est ce qu’il parait et que toutes leurs certitudes voleront en éclat.

 

Quels sont tes projets ?

J’espère une publication au format poche de « Claustrations » , la soumission de mon second roman à mon éditeur pour approbation , continuer à promouvoir mon roman et prendre du temps pour me ressourcer . L’année a été intense …

 

La première version de son roman « Claustrations » a été publiée à compte d’auteur en septembre 2015.
Mais le travail d’un écrivain n’est jamais fini…
Il est toujours possible d’améliorer, d’étoffer, de peaufiner son roman notamment grâce aux conseils avisés et l’expertise d’un maître du thriller français.
Il a donc décidé de participer au Prix du Suspense psychologique 2017 .
« Claustrations » a obtenu LA SECONDE PLACE DU CLASSEMENT !

L’histoire reste la même.
Celles et ceux qui ont déjà lu « Claustrations » découvriront , dans cette version éditée par les éditions Nouvelles Plumes, de nouveaux passages, des aventures inédites vécues par les différents personnages. Les néophytes, eux, pourront la découvrir avec un regard neuf.

Ne craignez pas l’obscurité…
Retrouvez toute l’actualité de Salvatore Minni :
* site web: http://www.salvatoreminni.com
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Claustrations de Salvatore Minni 


Ce matin c’est double chronique

Et c’est Clémence te Marie No qui nous parle du même titre.

Le livre :  Claustration de Salvatore Minni . Paru le 19 octobre 2017 aux éditions Nouvelles plumes ; 19 € ; (224 p.) ; 14.2 x 22.6 cm .

4ème de couverture :

Alors que monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, Charles se cloître de son plein gré. Clara, que son amie Françoise recherche depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes. Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras… Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

 

L’auteur : Belge, d’origine italienne, Salvatore Minni , est né le 13 février 1979 à Bruxelles . Dès son plus jeune âge, il est attiré par toutes les formes d’écriture. Il commence à mettre sur papier ses écrits durant l’adolescence : textes lyriques et nouvelles font désormais partie de son quotidien. Il se passionne pour la rhétorique à travers la richesse de la langue française. Fascine par les langues en général, il entreprend des études de traducteur. Le métier de professeur lui permettra ensuite de transmettre sa passion aux étudiants qu’il croisera lors de ses cours. A travers ces années et ses expériences, tant professionnelles que privées, les idées ne cesseront de fuser en grand nombre et donneront finalement naissance à l’écriture d’histoires à multiples facettes …

 

Extrait :
«  L’obscurité. Rien que l’obscurité . La peur . Une peur panique . Son cœur battait à tout rompre . Sa respiration était saccadée . Il tenait sa petite main sur sa bouche pour que l’on ne l’entendit pas respirer . Surtout ne pas faire de bruit . Il n’existait pas . Chhht ! Maman lui avait ordonné de rester là et de n’en sortir que lorsqu’elle le  lui dirait . Il s’assura que son ami « bambi » était auprès de lui . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Claustrations de Salvatore Minni 

Thriller qui m’a totalement intrigué en lisant le résumé ! Rien que la couverture m’a donné envie de le lire !

Il s’agit d’un huit clos, un vrai !

L’histoire commence par un prologue qui sème déjà le doute quant à la suite des événements ; Et puis tout s’enchaîne ! L’auteur nous invite à suivre le destin de quatre personnes recluses, enfermées.

En premier, il y a Charles et sa femme Rose. On découvre un couple uni qui fait face à une décision du gouvernement atroce : à savoir la géronto-euthanasie. Bien décidée à se battre, Rose va organiser l’isolement parfait de Charles afin de le sauver.

Vient ensuite le personnage de Clara, jeune médecin, qui se réveille enfermée dans une cave sordide où sa seule compagnie est une colonie d’insectes tous plus répugnants les uns que les autres et des geôliers loin d’être tendres. La question est pourquoi ? Je vous laisse découvrir …

Françoise, collègue de Clara, enfermée sans l’être réellement …

Le dernier personnage et, de loin, le plus important, est Mr Concerto hospitalisé en hôpital psychiatrique contre son gré à la demande de sa famille à cause de son comportement agressif envers lui et les autres.

Je ne peux malheureusement en dire plus au risque de vous dévoiler la suite de l’histoire. Je vous laisse apprécier de vous-même et je pense que, tout comme moi, vous serez scotchés par la fin …

Premier thriller pour moi de Mr Salvatore Minni, et c’est une très belle découverte.

Bravo

L’avis de Marie No

 

Je vais vous la faire courte !

Donc, il y a Charles, Rose, Françoise, Clara et enfin Mr Concerto. Chacun de ces personnages a une histoire, mais qu’ont-il en commun ? Pour le savoir il faudra absolument lire CLAUSTRATIONS, je ne peux malheureusement rien dire de plus !

Ce thriller est déstabilisant car il n’y a pas de date, pas d’heure, pas de lieu. Original et intrigant par le déroulement de chacune des histoires et surtout complètement barjot !

Une fois l’avis au lecteur décrit par l’auteur lu, on se demande bien dans quelle histoire on entre car au fil des chapitres on est de plus en plus absorbés.

A un moment je me suis dit, ha ben mais c’est bien sûr ! j’ai compris le délire de Salvatore et ben pas du tout, il m’a bien bernée le belge ! Il m’a malmenée jusqu’au bout car en effet la fin est époustouflante.

Bravo à Salvatore MINNI pour ce premier thriller, ça promet pour la suite….

Citation :
Ce roman a pour objectif de vous déstabiliser, de vous intriguer, de vous… enfermer. De nombreuses questions vont vous assaillir. Vous allez m’adorer et certainement me détester aussi. Peut-être allez-vous même adorer me détester…

 

Voilà j’espère que vous êtes à présent convaincus

Et si ce n’était pas le cas, alors ce soir, Clémence, vous présentera notre auteur, Salvatore Minni.

Les Initiés – Thomas Bronnec


Le livre : Les Initiés de Thomas Bronnec. Paru le 15 Janvier 2015 aux éditions Gallimard. 15€50 ; (256 pages). 22,5 x 1,6 x 15,5 cm. Paru le 19 Janvier 2017 aux éditions Folio. 7.25euros. 304 pages. 17,8 x 10,8 cm

4ème de couverture :

Panique à Bercy. Touché par la crise, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d’un plan de sauvetage en urgence, mais son patron se heurte à l’intransigeance d’Isabelle Colson. La ministre de l’Économie, symbole de la gauche revenue au pouvoir, juge ce plan trop favorable aux banques. Au milieu de ce champ de bataille où la politique tente de reprendre ses droits face au monde de la finance, Christophe Demory, directeur de cabinet d’Isabelle Colson, refuse de choisir son camp. Jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par son passé, après la découverte d’un cadavre dans la cour de l’Hôtel des ministres.

L’auteur : Thomas Bronnec est rédacteur en chef adjoint délégué de L’Express.fr, en charge de l’animation de la home page. Il est l’auteur de Bercy au cœur du pouvoir, paru chez Denoël en mars 2011, et il anime le blog « Les Couloirs de Bercy ». Il est journaliste à L’Express, puis travaille à France Télévisions à partir de 2012.
Extrait :
« Depuis près de trente ans, il avait bâti un édifice unique basé sur une philosophie très simple : ce qui est bon pour le Crédit parisien est bon pour la France. Il avait noué dans le monde politique et dans celui de la haute fonction publique des liens privilégiés avec les personnes qui comptaient, ou qui allaient compter. Il s’était très rarement trompé. Dès le début de leur carrière, il allait voir ceux qu’il appelait les « jeunes talents » et il leur faisait son numéro de charme. C’était la première étape du piège qu’il tissait patiemment autour d’eux, jusqu’à ce que leur communauté d’intérêts avec lui et la banque soit devenue trop étroite pour qu’ils puissent dévier de la ligne.

Pour lui, le bonheur de l’humanité passait par le bonheur de la banque. De sa banque. Il était sincèrement persuadé que le système français, où les élites formées dans les mêmes écoles atterrissaient ensuite dans tous les centres de décision du pays, et baignaient dans un entrelacs d’intérêts objectifs, était le meilleur, et il avait décidé de le sécuriser à son profit.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller, dans les couloirs du pouvoir. J’ai été entraîné dans cette enquête afin de comprendre, pourquoi ce cadavre ? A cet endroit ? Si comme moi, c’est une question qui vous taraude, allez-y, découvrez la vérité à travers ce livre, mais s’attendons-nous vraiment à cette réponse ?
Des personnages bien décrits, leurs fonctions et leur mécanismes bien expliqués, leur position et leur caractère assumés. Quand certaines affaires refont surface, avec des enjeux qui remontent jusqu’au sommet de la pyramide, quels subterfuges vont être élaborés ? Le tout afin que les lignes de conduite fixées et les objectifs ne s’en trouvent inchangés.
L’auteur, grâce à un style d’écriture journaliste, donne à son œuvre un rythme effréné. Il nous embarque dans le « Off » de Bercy et dans les couloirs du pouvoir, où se mêlent à la fois, stratégies et arrangements. Les complots y sont rois et règnent en maîtres absolus. Jusqu’où iront ces hommes et ces femmes influents afin de contenter leur projet ou d’honorer certains « retours d’ascenseur » ? 
J’ai adoré me plonger dans cette histoire, où le complot siège en place centrale, la fin m’a bluffée. J’irai très prochainement découvrir les autres livres de l’auteur.