Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul


Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul

Le Collectif Polar, vous commencez à connaître un peu maintenant.
Dirigé d’une main de fer, et d’un cœur en or, par Geneviève Van Landuyt, c’est un collectif de passionnés de lecture. De polar bien sûr, mais pas que…
J’ai intégré ce groupe très dynamique au mois de mars dernier et depuis il n’y a pas un jour que je regrette la proposition de Geneviève de venir rejoindre “les Flingueuses”.
Car depuis j’en suis devenu “une” moi-même, et ce avec le plus grand plaisir,
mais ça c’est une histoire sur laquelle je reviendrai très prochainement…

Alors, Apéro Polar, c’est quoi ?

C’est une sorte de table ronde, où Geneviève accompagnée d’une Flingueuse (aujourd’hui Ophélie), reçoit sur son lieu de travail, la bibliothèque Parmentier, un ou plusieurs auteurs, parfois des éditeurs, qui se prêtent gentiment aux jeux des questions/réponses et nous parlent de leurs derniers ouvrages,
de leurs actualités à venir…
Tout le monde est invité, tout le monde à le droit à la parole durant ces moments d’échanges et vous pourrez si le cœur vous en dit repartir avec un roman dédicacé par l’auteur qui vous aura le plus touché !
Vous pourrez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs leurs propres titres. (dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier).

Samedi étaient à l’honneur, Sacha ErbelLou Vernet et Marek Corbel, accompagnés par leur éditrice, Hélène Babouot, des éditions de l@ Liseuse !

Nous avons passé deux heures qui sont vraiment passées à toute vitesse, où les auteurs se sont dévoilés petit à petit, au gré de leurs envies. Il y a toujours de belles surprises
et souvent des moments de communion, du fait de la proximité des intervenants.
Des instants de partage, que je vous conseille vraiment si vous avez l’occasion de venir nous rejoindre… Vous serez toujours les bien venus.

Et comme tout Apéro Polar qui se respecte, nous terminons systématiquement autour d’un (ou plusieurs) verre(s) de l’amitié et grignotages divers qui vous permettrons d’échanger des avis ou des idées directement avec les auteurs.

Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.
Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar,
sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque
et ses réalités sociales.

………………

Écrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée.
Têtue. Et libre. Sa devise «Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous
n’en sortirez pas vivant.». B le Bovier de Fontenelle al : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux.

………

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police,
depuis 24 ans. Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.
Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale,
à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle
de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis
des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

L e dernier’Apéro Polar de l’année 2018 a eu lieu le 1er décembre.
Geneviève ne manquera pas de vous en reparler très vite

Vers le blog de Jean Paul notre Mister Flingueuse

 

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Papote d’auteur : Ophélie était avec Damien Eleonori


Papote d’auteur : Ophélie était avec Damien Eleonori

Voici une petite audition libre de Mister Eleonori par notre petite flingueuse

Bonjour Damien, merci d’avoir accepté ce petit échange qui permettra aux abonnés du Collectif Polar d’en savoir un peu plus sur toi.

Es-tu prêt ou as-tu une dernière volonté avant que je te passe au grill?

Bonjour Ophélie, merci à toi et au Collectif Polar de m’avoir proposé cette interview. Je vais peut-être regretter d’avoir accepté 

Pas de dernière volonté, je suis prêt à subir le feu de tes questions 

Le feu, n’exagérons rien, juste un peu de torture mouahaha (rire diabolique)

Peux-tu te présenter en quelques mots? Ton parcours professionnel, tes passions, une chose que tu aimes particulièrement et une chose que tu détestes par dessus tout.

 

Originaire de Metz, j’ai posé mes premiers mots sur du papier il y a maintenant six ans. Un court passage par l’auto-édition puis le recueil de nouvelles Phobia a vu le jour, au profit intégral de l’association ELA. Le 11 Octobre 2018, La mort n’existe pas paraissait aux éditions De Saxus. Une nouvelle aventure pour moi…

J’ai une passion pour les histoires, on me dit grand rêveur☺  Que ce soit le cinéma, les séries, bien évidemment les romans, mais aussi les jeux vidéo, les bandes dessinées, etc…Et la musique bien sûr !! J’aime être transporté dans d’autres univers, faire voyager mon imagination.

Une chose que j’aime particulièrement : le cheesecake (mais le vrai, attention). Et tout ce qui peut être englobé dans ce que l’on appellera « les bonnes choses »

Une chose que je déteste par-dessus tout : les petits copains de mes filles. Tous bien sûr, sans exception  ☺

Pour résumé tu es donc un doux-rêveur gourmand mais très papa poule 😉 

La Mort n’existe pas, publié chez De Saxus est ton premier roman. Initialement publié en auto-édition sous le nom de Psyché, comment s’est faite ta rencontre avec ton éditeur et pourquoi ce choix? Je m’explique, de plus en plus d’auteurs auto-édités fuient les maisons d’édition et l’expliquent pour diverses raisons qui sont le plus souvent liées à la distribution, la communication et bien sûr l’aspect financier.


J’ai rencontré mon éditeur, il y a maintenant plus d’un an, au salon Seille de Crime, à Arraye et Han. Une rencontre simple, grâce à Olivier Bal, un auteur et ami. Nous avons échangé, discuté et j’ai aimé son côté très humain et proche des auteurs.

Comme tu le dis, Ophélie, beaucoup d’auteurs refusent d’envoyer leurs manuscrits aux éditeurs et choisissent l’auto-édition, en grande partie via Amazon. J’ai fait ce choix il y a quelques années, pour être lu avant tout, pour être repéré par un éditeur également. Cela m’a permis, via les réseaux sociaux, d’échanger avec beaucoup de lecteurs, de lectrices, de blogueuses et de nouer de réelles amitiés. Pour cela, je ne regrette pas ce choix.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Amazon tue petit à petit les librairies et oriente son système vers l’aspect financier. L’auto-édition, de son côté, est bien loin de l’image que je m’étais faite de ce milieu il y a quelques années. Un roman, je le crois, a besoin de nombreuses personnes pour être réellement complet : assistant et directeur éditorial, correcteur, graphiste, distributeur, community manager ou encore responsable relations. Lorsqu’un auteur gère seul tout cela, il se perd.

Je comprends ce que tu veux dire, pour Amazon j’ai le même constat et concernant les auto-édités je préfère les contacter en direct plutôt que de passer par cette plateforme.

Dans ce roman, tu traites de la mort, de la création du monde, de l’âme mais aussi de religion, le tout sous le prisme de l’Amour. Pourquoi avoir choisi de traiter ces sujets? S’agit-il de questions qui te touchent particulièrement?


Tous ces sujets me touchent, de près ou de loin. Soit personnellement, soit car leurs mystères me fascinent. D’où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous ? Nous ne savons rien de tout cela, tout en étant persuadés que chaque explication est trop farfelue pour être possible. C’est ainsi que me sont venues les idées de ce roman. Imaginer des réponses à ces questions, en utilisant des faits scientifiques, des expériences réelles menées dans les dernières décennies, etc…

En me documentant, en naviguant dans différents articles de presse, reportages ou forums, je suis tombé sur le récit mythologique de Psyché et Cupidon. L’âme et l’amour, quoi de mieux comme prisme d’un roman, sur ce qui fait de nous des êtres humains.

Effectivement, comme je le dis dans ma chronique, on sent que tu traites l’ensemble des sujets sous le prisme de l’amour et on sent une grande sensibilité entre tes lignes.

Que représente l’écriture pour toi?

Je crois que chaque auteur écrit pour être lu. Pour que ses mots emmènent ses lecteurs ailleurs, leur fassent ressentir des émotions, les touchent. Ecrire, c’est avoir la chance de procurer des émotions aux autres.

Personnellement, l’écriture représente énormément pour moi, c’est véritablement une passion. Quelque chose que j’aime faire, dans laquelle je me sens bien. Et que j’ai bien l’intention de faire pendant de très longues années ☺ 

Ah ben oui, nous y comptons bien! Maintenant nous attendons le prochain roman avec impatience!

Quelles sont tes lectures de prédilection (genre) et tes auteurs incontournables?

Mes lectures s’orientent naturellement vers le polar et le thriller, avec un penchant totalement assumé pour les romans dits « populaires ». Bien que ce terme soit pour moi le plus noble qui soit.

J’aime les auteurs qui osent, ceux qui savent me surprendre. Cela va de Maxime Chattam, Jean-Christophe Grangé, Franck Thilliez ou Stephen King à Dan Brown, Guillaume Musso ou encore Marc Levy. Pas de barrières pour moi, tant qu’un auteur me raconte une histoire qui me passionne et de laquelle je ne peux pas décrocher, ça me va  ☺

Si je ne devais en retenir qu’un, ce serait Maxime Chattam. Pour son mélange des genres, pour son style accrocheur et addictif, pour oser nous emmener parfois là où nous ne voulons pas aller.

Tu es à l’origine du projet Phobia, un recueil de nouvelles dont le fruit d’une partie des ventes est reversé à l’association ELA. Peux tu nous dire ce qui t’a poussé à monter ce projet et ce qu’il en est aujourd’hui, plus de six mois après sa parution?

A l’origine, Phobia est né d’une discussion presque anodine avec un autre auteur, Mickael Koudero. Nous avions l’envie partagée de nous engager au profit d’une association venant en aide à des enfants. Donner de notre temps, de notre passion, pour venir en aide à d’autres. Phobia a pris rapidement beaucoup d’ampleur, bien plus que ce que nous avions imaginé, pour arriver à ce recueil réunissant 14 auteurs, édité par J’ai Lu, et qui a déjà amené plus de 20 000€ à l’association ELA.

Nous travaillons d’arrache-pied depuis plusieurs mois maintenant, avec l’association ELA, pour donner une suite à ce projet et en faire un rendez-vous récurrent. Je crois vraiment en ce nouveau projet et j’espère réellement que nous parviendrons à faire encore mieux que Phobia, pour amener encore plus de fonds à l’association ELA. A suivre donc 😉

Voilà une belle histoire… J’espère que ce second projet verra le jour et tu peux dès à présent compter sur le Collectif Polar pour le mettre en lumière!

Un petit mot pour la fin?

 Aimez ☺ 

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 1


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

 

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

1ere partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un personnage de roman.

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Fanny-Louise

Ah Noël !! Comme j’aime cette période. Ses rues illuminées, ses chants joyeux et naïfs qui vous restent en tête toute la journée. Mais pour moi, ce qui fait de Noël une fête parfaite c’est la préparation des festivités. Ce moment où on met tout en place pour que nos hôtes profitent au mieux du moment que nous allons passer ensemble. En tête à tête, les yeux dans les yeux…

La préparation commence toujours par un grand ménage. J’aime quand tout est propre et net. Oui je sais, vous vous dites que je dois être un peu maniaque. Et en effet, je le suis. J’aime quand chaque chose est à sa place alors je nettoie, je peaufine les détails. Chacun des ustensiles dont je vais me servir se doit d’être en place, à porter de main sur la table. Le secret d’une bonne recette c’est d’avoir sorti et préparé ses ingrédients. Mais le moment que je préfère, c’est celui de l’accueil que je fais à mes convives, ce moment où bien installés à ma table, ils ouvrent les yeux, se tournent vers moi et réalisent qui je suis…. Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Dexter Morgan.

 

 

Le commandement d’un bon Noël selon ….Isabelle Bourdial

J‘ai choisi de prendre comme personnage un combo de Norman Bates et Borg (Les Loups et l’agneau, de Christophe Dubourg). Mais il y a aussi un peu d’Antoine Orsini (Simple, de Julie Estève) en lui

 

L’étoile de Balthazar

Cette année ma princesse va avoir son sapin de Noël.

J’ai coupé un bel épicéa dans la forêt. Mes amis m’ont aidé à le décorer. On a commencé par les guirlandes. Il faut toujours mettre les guirlandes en premier. Sinon, il faut tout enlever si on veut les déplacer. Je suis allé les chercher chez Gaspard.

J’aime bien Gaspard. A l’école, on s’amusait ensemble. Il me faisait gober des vers de terre. Quand je suis passé chez lui, il était sous la douche. ça tombait bien, comme ça j’ai pu tout de suite rincer ses tripes avant de les emballer.  Elles sont toute violette et bien grasses. Comme elles luisent sur le sapin !

Melch mon voisin, celui qui a tué le Chat, m’a donné les boules. Il était gentil, le Chat. Mais Melch, il aime pas trop les bêtes. Du coup, il criait de joie quand j’ai coupé les têtes de toutes ses poules. J’ai pris aussi la sienne car elle était jolie avec sa bouche ouverte. Je les ai accrochées dans le sapin. Qu’est-ce que ça rend bien…

La vieille Marie m’a offert ses cheveux blancs pour faire le givre. Quand je les ai cueillis sur sa tête, elle s’est endormie d’un coup et m’a gentiment laissé faire.

J’ai installé ma princesse dans le rocking chair de Mère devant le sapin. Elle ne dit rien mais je vois bien qu’elle est triste. Il a pas d’étoile, mon sapin.

Une voiture vient de se garer dans ma cour. Sa lumière bleue clignote. La voilà, mon étoile ! C’est Balthazar, le gendarme, qui est venu me l’apporter en personne.

Merci les amis et joyeux Noël à tous !

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Nick Gardel et Peter Raven

 

Un bon Noël… un bon Noël… Elle en a de bonnes l’autre…

Qu’est-ce que j’en sais ce que c’est qu’un bon Noël ?

Déjà il faudrait que les gens arrêtent de me tirer dessus… Ça, ça serait une bonne base.

Et puis, pas la peine de cogner non plus pour se faire comprendre. Ça, j’ai déjà donné. Le passage à tabac dans une cave, le mitraillage à l’arme automatique, les baffes et les coups de taser, je connais. Et puis ça n’est pas vraiment dans l’ambiance Jingle Bells, petits fours et bûche à la crème.

Le problème c’est effectivement les gens. Le facteur humain. Tant qu’on reste dans la théorie désincarnée, on peut échafauder de l’idyllique, on peut concevoir de la quintessence florissante. Les lumières se tamisent, la douce chape neigeuse assourdit l’univers et il plane comme un je-ne-sais-quoi de merveilleux entre les épines froufrouteuses de l’épicéa de salon.

Mais rajoutez là-dessus le florilège habituel de bipèdes à station verticale et ça va vous pourrir l’ambiance en moins de deux.

Toute la panoplie. Entre l’aviné de fin de repas, le lourdingue fini au trou normand, la coincée du serre-tête qui a vite fait d’oublier les ascendances arabo-sémites du petit Jesus, l’ado qui s’emmerde ouvertement en attendant l’autorisation d’aller bouder dans sa piaule, le minuscule qui piaffe dans son hyperactivité, la belle-sœur qui tient à vous faire savoir que sa poitrine est encore vaillante malgré les théories fumeuses de ce bon vieux Newton et surtout l’ancêtre qui ronfle depuis les huitres en espérant atteindre, mine de rien, le prochain gigot Pascal. Elle est belle la nativité, la première GPA divine…

Eux, ils avaient compris. Un bœuf, un âne et c’est marre. Pas de raison de s’enfiler la famille.

Remarquez, moi ça me concerne peu. De la famille, j’en ai pas. Tout ça c’est du souvenir aigri, de l’image décolorée que je n’ai pas à subir. J’ai bien eu un père de remplacement, mais il préférait largement les rombières à pattes d’oie que se farcir des dindes. J’ai plutôt les stigmates mémoriels d’un gueuleton expédié avant que l’ancêtre n’aille lutiner sa rombière du moment. Rien que l’idée me vrille encore la carte mémoire… Par pitié, ne me forcez pas à y penser…

Alors, le meilleur Noël qu’est-ce que ça peut être ?

La solitude.

Le silence apaisant que l’on vient juste envelopper des craquements rassurants d’un vinyle. Peut-être seulement les stridulations simples d’un groupe avant-gardiste des années 70, ou la folie calme de la symphonie d’un gamin anglais. Voilà.

On tamise, on assourdit. On évite tous ces clignotements, toute cette épilepsie obligatoire. On oublie que la neige deviendra gadoue, que les mélodies de Noël vous donneront juste envie de dézinguer votre prochain, que l’imaginaire sirupeux de cette période est une insulte à l’intelligence.

On tamise et on laisse la nuit apaiser l’univers qui n’en peut plus de mouvement. On s’accordera une rupture discrète, pour retourner le disque et relancer la magie…

Le commandement d’un bon Noël selon Ophé lit et Kurtz

Le titre « The End » des Doors résonne dans la pièce aux murs de béton. Elle est dépouillée de tout mobilier et de toute trace de présence humaine en dehors de deux fauteuils chesterfield. Ils trônent, fiers de leur cuir rutilant, au centre de ce cube aveugle.

Il est assis sur l’un, moi sur le second. Il ne me quitte pas des yeux.

Mes mains, à plat sur mes genoux, tremblent. Pourvu qu’il ne le voit pas. L’angoisse m’étreint comme le ferait une mère étouffante, me laissant à peine de quoi respirer. Je manque d’air. Mon cœur bat si fort qu’il semble vouloir sortir de ma poitrine pour le rejoindre. Je l’imagine déjà le brandir devant lui et me regarder agonir, un sourire satisfait aux lèvres.

« – Alors Ophélie ? »

Je sursaute.

Sa voix est presque douce. Pour un peu, elle me rassurerait, mais je connais le personnage.

« – Pourquoi avez-vous poussé la folie jusqu’à rencontrer Kurtz dans son antre ?

– Je… Je… »

Je bafouille, butte sur mes mots, perdue dans ses yeux d’un bleu si intense qu’il m’est douloureux de les fixer. Moi la grande bavarde devant l’Eternel me voilà sans voix. Mais je connais le personnage.

– Vous ?

Reprends-toi ma fille ! Tu fais ça pour le Collectif Polar.

« – Je voudrais connaître vos commandements de Noël. C’est pour le Collectif Polar, vous savez le blog. Nous aimons tellement vos créateurs, Jérôme et Nathalie, que nous tenions à vous laisser la parole.

 – Ahahahahah »

Son rire résonne dans toute la pièce. Mon malaise et ma peur monte encore d’un cran. Je vais y rester, c’est certain.

« – OHOHOH… »

Quoi ? Ohohoh ? Ce rire atroce qui venait de me pétrifier se muait d’un coup en enjouement façon Père Noël. Que lui arrivait-il ?

« – Ophélie, Kurtz aime Noël contrairement à ce que vous et les lecteurs pouvez-croire. »

« -Ah ?… Et vous êtes d’accord pour nous donner vos commandements de Noël ? »

Il ne se départissait pas de ce sourire carnassier. Plus l’entretien avançait, plus mes sentiments s’amalgamaient, se confondaient : peur ou fascination ? Comme l’huile et le vinaigre, ils se confondaient pour se séparer, attendant la prochaine secousse pour se confondre à nouveau, et me perdre.

« – Évidemment. N’est-ce pas pour cela que j’ai accepté de vous faire visiter mon refuge ? »

Les tremblements cessent doucement. L’angoisse relâche mon être et c’est confortablement installée que j’écoute Kurtz me livrer ses commandements :

« – Nul autre que Kurtz vous n’aimerez, parce que non seulement Kurtz est votre seul maître, mais que Noël est aussi la fête de l’amour…

De la viande animale vous mangerez, du gibier de préférence. Quoi d’autre qu’une telle viande pour le chasseur que je suis. L’anthropophagie est la règle, Noël ne doit être qu’une exception à ce principe.

De votre être entier vous me ferez cadeau. Noël ne célèbre-t-il pas le don de soi ? »

Si je note chacun de ses mots et que ses paroles me glacent le sang, je les sens s’infiltrer au plus profond de mon âme et envahir mon cœur abîmé. Me voilà prisonnière d’un homme qui me fascine autant qu’il me répugne.

Moi qui comptais passer Noël parmi les miens, je ne peux quitter Kurtz. Je veux qu’il prenne mon âme et mon corps, qu’il m’annihile comme tant d’autres avant moi.

Me voilà une ombre parmi les autres.

Sous le charme et le joug de cet homme, fantôme parmi les fantômes, plus rien ne compte parce qu’en se confiant à moi, il m’a choisie.

 

Le commandement d’un bon Noël selon Maud et Joe

Nouvelle inspirée du personnage de Joe Middleton – Paul Cleave – Un employé modèle

Le meilleur Noël de Joe

Joe arrive essoufflé à l’arrêt de bus, chargé de ses paquets cadeaux qui l’encombrent. Sa mère a décidé de recevoir la famille pour le réveillon de Noël, quelle idée franchement ? Cette fête, il l’a déteste, cette fausse joie sur les visages des passants, cette idée qu’on est tous heureux de se retrouver pour s’offrir des cadeaux achetés au dernier moment dont on se fiche totalement s’ils plairont ou non. Mais bon faut bien faire comme tout le monde, se fondre dans la masse et faire le gentil mouton et ne pas attirer l’attention.

Comme souvent, rien ne se passe comme prévu, le bus est parti sans lui : 1H15 d’attente pour le prochain. Bien évidemment les rues sont encombrées par ces gens qui foncent retrouver leur familles qu’ils pensent aimer. Joe doit trouver une solution, il tente de héler un taxi, mais pas facile quand on a les bras encombrés. Une fois installé, il ne prend pas la peine d’appeler sa mère pour la prévenir de son retard. Elle s’en rendra bien compte ne le voyant pas arriver. La voiture se mêle à la circulation et s’engouffre dans les embouteillages. Joe reste calme et prend le temps de réfléchir à sa vie, ses envies, et ses fantasmes.

Il est soudainement rappelé à la liberté suite au bruit, au choc, à la douleur, il vient de se cogner à la portière. Il se demande encore ce qui s’est passé lorsque le chauffeur se retourne et s’enquit de son état. Joe réalise qu’ils viennent d’avoir un accident. Le chauffeur se rassure tant qu’il peut en se rendant compte que son client n’est pas blessé, et se rue vers son portable… Un passant vient les voir, et les informe qu’il vient d’appeler la police.

Ni une ni deux, Joe se rend compte qu’il ne faut absolument pas qu’il voit des flics, le contenu d’une de ses poches pourrait le trahir. Il sort encore sonné du véhicule, paie sa course, s’entretien rapidement avec le chauffeur. Ses cadeaux sous le bras le voilà qu’il entreprend de rejoindre les festivités à pied. Son téléphone vibre depuis un moment mais Joe ne veut pas et ne peut pas répondre.

Il arrive chez sa mère vers 1H00, elle hurle qu’il n’est pas le fils qu’elle aimerait, qu’elle ne peut pas compter sur lui ; pour une fois dans sa vie qu’elle lui demande quelque chose, il n’est pas fichu de le faire. Elle n’entend pas ses excuses, son récit de l’accident l’a fait rire. Joe bout intérieurement, il rentre dans la maison en trombe. Les invités sont partis, les restes de victuailles jonchent la table. Des restes d’emballage de papier cadeaux parsèment le tapis du salon. Il s’écroule dans le canapé, la fatigue le gagne tandis que la pression monte, les hurlements de sa mère lui arrachent les oreilles. Il n’en peut plus de la supporter. Il vient dîner chez elle toutes les semaines, la supporte depuis tant d’année et elle. Que fait-elle ? Elle se permet de l’insulter alors qu’il a fini le trajet à pied pour la retrouver. Trop c’est trop. Il tente une dernière fois de la regarder en face, il se rend dans la cuisine lui tend son cadeau en lui souhaitant un Joyeux Noël. Elle lui arrache des mains la balance sur le bar et continue de vociférer, de cracher son venin à la figure de son indigne de fils.  Lorsqu’il relève la tête, il n’est plus le même homme, il la regarde. Leurs regards se croisent, elle s’arrête de hurler, Joe sait qu’elle a compris. Que c’était la dernière fois qu’elle agirait ainsi. Voir même que ce serait la dernière fois qu’elle agirait tout court. Il s’avance calmement vers elle, et il va s’offrir le plus beau cadeau de Noël de sa vie…Un rêve d’enfant se réalise, enfin, il va se libérer…

Le commandement de Noël selon… Ge

Pas de Noël sans Flingueuses

Vraiment pas drôle d’être d’astreinte le jour de Noël. C’est ce que pensait Cécile et Isabelle qui auraient préféré passer les fêtes en famille, entourées de leur enfants et petits-enfants. Oui mais voilà, je les avais appelés à la rescousse, car comme le disait si bien Isabelle, pas le temps d’être flingueuse à temps partiel. Et là mes flingueuses légistes avaient du boulot.

 -Quoi c’est pas sympa d’être ensemble le jour de Noël ? Toutes les trois réunies comme à la grande époque de Collectif Polar.

Bon maintenant que mes légistes préférées étaient devenus des auteurs célèbres, je ne les voyais plus beaucoup.

Isabelle était demandée sur tous les salons, marraine qu’ils l’appelaient ou invitée d’honneur. Et Cécile avait détrôné Franck Thilliez et était dorénavant l’auteur de noir français le plus lu aux states.

Il était temps que je les fasse redescendre sur terre. Or de question qu’elles chopent la grosse tête. Aussi pour les attirer à la morgue avais-je prétexté une émission télé entièrement consacrée au polar juste autour de leur parcours. Et en prime-time en plus ! Et oui fini aussi pour moi le blog, je sévissais désormais à la télévision sur la chaîne française la plus regardée au monde. Il était loin le temps de Ge et ses flingueuses.

J’avais tout préparé, elles allaient devoir me raconter leurs aventures de légistes au sein du collectif polar, chronique de nuit. Là dans cette salle lugubre qui puait la mort, elles finiraient par m’avouer pourquoi elles avaient participé à cette aventure de dingue qu’était les flingueuses. Pourquoi avec leur talent respectif, elles s’étaient en quelque sorte mise à mon service.

En fait au fonds de moi je regrettais ce temps de l’insouciance, ce temps où nous étions toutes dans le même bateau à essayer de faire passer notre goût pour la lecture et des auteurs de polar. Toute flingueuses juste pour le plaisir d’être une équipe, d’être souder comme les doigts de la main. Toutes unies et réunies.

– Bon alors on se le fait ce repas de Noël ?

Mais qui venait de crier si fort ? quoi  ? de quoi parle-t-on là ?C’est quoi ce repas de Noël ? Punaise !

Je sentais que l’on me tapait sur l’épaule.

-Et ma Gene, tu t’es endormie ?

-Nick ? Mais il se passe quoi là ?

-Mais ma Ge, tu devrais te ménager, renchérie Ophélie, rappelle-toi tu nous as toutes réunies pour fêter Noël ensemble.

-Oui, comme tu n’aimes pas cette période de l’année, on a décidé de la passer ensemble pour te la faire aimer, ne dit Aline.

-Tu te rappelles, rajoute Cendrine, hier soir pour le réveillon, nous avons fait une murder party

-Avant on a bu des mojitos intervint Maud

-Oh patronne, on a loué un château, un grand chateau breton pour être toutes ensemble me dis Eppy Fanny

-Oui avec toute notre famille rajoute Danièle.

Et je vois là, en effet Fanny est sa petite famille, j’aperçois les mini-flingue, Sacha accompagné, Maxime conversant avec les misters Flingueuses, Marc et sa charmante compagne et Jean Paul et sa tribu.

Sylvie, Sofia et Isabelle affairaient à préparer le déjeuner. Sacha et Cécile dresse la table. Même Cathie et Marie Noëlle sont là !

Il y a aussi mon Ours et mes psychopattes.

Alors quoi  ? Je venais de faire un rêve, mes légistes sont toujours mes légistes, mes flingueuses existent encore et moi je suis restée leur humble porte flingue.

Mon Ours a accepté de passer les fêtes avec les flingueuses, incroyable, invraisemblable.

Et même les psychopattes, Lulu et Betty ont accepté Onyx le jeune labrador de Loup, et là non plus ce n’était pas gagné !

La magie de Noël existerait-elle bel et bien alors ?

Ou si c’est encore un rêve, alors c’est le plus beau des rêves.

Un vrai conte de Noël !

Et… j’allais oublier.

Joyeux Noël à vous tous

Top 10 des lectures 2018 d’Ophélie


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 13 d’Oph et d’Ophé lit

 

Coucou ma Ge,

Voici mon Top 10 qui est en fait un top 13. Trop difficile de choisir…

Voici donc le résultat:

Hors catégorie puisqu’en littérature blanche:

Les enfants du Dernier Salut de Colette Brull-Ulmann et Jean-Christophe Portes

L’histoire bouleversante de Colette, étudiante en médecine, juive, qui participera au réseau d’évasion de l’hôpital Rotschild. Seul hôpital à employer des juifs pendant la seconde guerre mondiale, ce réseau sauva des centaines d’enfants issus du camps de Drancy.

En 1942, Colette a 22 ans et elle est étudiante en médecine à l’hôpital Rothschild de Paris. En fait d’hôpital, c’est plutôt l’antichambre de l’enfer puisque les Juifs qui passent par cet établissement sont ensuite envoyés dans les camps de la mort.

Face à l’atrocité de la situation, Colette intègre un réseau d’évasion qui permet aux enfants de l’hôpital d’échapper à la déportation. Car, si personne ne sait vraiment ce qui les attend, on connaît l’horreur du transport, entassés pendant des jours dans des wagons sans eau et sans vivres.

Pour sauver ces enfants, le réseau truque les registres ou déclare décédés des nourrissons que l’on fait sortir en passant par la morgue… Malgré les soupçons des Nazis et plusieurs arrestations, des centaines d’enfants sont ainsi sauvés. Dernier membre vivant de ce réseau, Colette témoigne dans ce document bouleversant et essentiel.
L’histoire de l’extraordinaire réseau d’évasion d’enfants Juifs à Paris.

La Chambre des Merveilles de Julien Sandrel

L’histoire touchante de Telma et Louis. Une histoire d’amour entre mère et fils, un roman plein d’émotions qui m’aura fait passer du rire aux larmes et qui ouvre les yeux sur les priorités de la vie.

Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

En littérature noire:

Je tiens à préciser que le classement est fait par rapport à mon ressenti et mes émotions et en aucun cas de part la qualité d’écriture, même si bien évidemment elle joue dans ce que nous transmettent les auteurs.

1– Elijah de Noël Boüdoü

Ce roman, le premier de Noël Boüdoü m’a complètement chamboulée, bouleversée. Il est violent. Extrêmement violent. Certaines scènes, très visuelles, m’ont donné des hauts le cœur tant elles sont crues et sans filtre.
La souffrance est omniprésente, elle est viscérale et s’immisce dans nos esprits de lecteurs au point de la ressentir physiquement tant l’auteur la décrit avec précision et justesse.
Mais paradoxalement, il émane de ces pages tant de lumière. L’amour que ressent le frère d’Elijah pour celui qu’il appelle « son soleil » est inconditionnel, il est si pur et si fort qu’il est impossible de voir en ce jeune homme un monstre, et pourtant…
Ce roman est une pépite, un de ces rares romans qui vous fait ressentir physiquement les émotions des personnages: l’amour, la haine, la colère, la révolte, la peur, la douleur…
Sous le prisme des violences intra-familiales, Noël dresse un portrait en clair obscur du frère d’Elijah. Un ange déchu, un jeune homme dans lequel cohabite l’enfant brisé et l’adulte aimant, protecteur, capable de tout pour ce petit frère qu’il vénère.

Elijah. C’est le prénom de mon petit frère.
Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche.

Jusqu’à ce fameux soir… Quand j’ai eu dix-huit ans.

J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé.
Je m’occupe de lui depuis sa naissance. Je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble, on est plus forts que tout, et rien ne peut nous séparer.  Mais un jour ils sont venus chez moi pour le kidnapper.
Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est à ce moment-là que j’ai perdu toute raison.  Je suis devenu un monstre. Comme eux. Et la traque pour sauver Elijah, qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé.

 

2- Power de Michael Mention

Écrit avec les tripes, ce roman se lit avec les tripes. Michaël a su m’emporter dans les sixties, au cœur d’une Amérique déchirée. De la naissance du Black Panther Party en passant par l’explosion de la soûl et du Funk, de la guerre du Vietnam aux hippies sans oublier Armstrong sur la Lune ou encore le tueur en série « Le Zodiac », tout les événements marquant de cette décennie ont été évoqués.

« POWER » est un grand roman, plein d’humanité. Il relate non seulement les années soixante aux Etats-Unis mais il est également très actuel. Sur l’ensemble du récit, l’évolution des mouvements politiques mais aussi la radicalisation de certains personnages vers les extrêmes rappelle ce qui se passe dans notre société aujourd’hui: la montée des haines raciales, l’intolérance, la peur de la différence.

 

Power

Ici, comme dans les autres ghettos, pas d’artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c’est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève.

  1. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.

Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité.

 

3- L’Affaire Rose Keller de Ludovic Miserole

L’affaire Rose Keller est une exo fiction, une fiction créée à partir d’éléments réels. Ici il s’agit donc bien d’un roman noir puisque l’Affaire Rose Keller est le premier évènement à avoir mis sur le devant de la scène le Marquis de Sade et ses pratiques très controversées. J’ai été fascinée par ce livre et à plusieurs titres.
J’ai découvert un Marquis de Sade philosophe. Si d’aucun ne retienne de cet homme que ses pratiques sexuelles et ses écrits sulfureux, beaucoup oublient que Sade était non seulement homme de lettres, mais aussi d’esprit. En racontant cette histoire, Ludovic a fait le choix de rester totalement objectif, de ne pas tenir compte de ses ressentis par rapport à cet homme. Il nous livre donc un Marquis, allergique à la religion et à tout dogme, qui développe à plusieurs reprises sa vision de la liberté et de ses idées, et j’avoue que je suis encore, une fois ma lecture achevée, pensive.
Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un énorme coup de cœur. Le travail de Ludovic est remarquable et doit être remarqué.

L’affaire Rose Keller

Rose Keller est sans emploi depuis plus d’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris.

En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’un pour un peu de ménage dans sa maison d’Arcueil, elle ne peut se douter quelle se dirige tout droit vers l’enfer.

Elle ne sait pas encore que l’homme qui vient de l’engager n’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’on surnommera « le divin marquis »…

 

 

4- Enfermé.e de Jacques Saussey

Virginie est née dans un corps qui n’est pas le bon. Née femme dans un corps d’homme. Le rejet du Père, les brimades à l’école, les jugements… l’ont conduite dans l’enfer carcéral.
Enfermée dans un corps qui n’est pas le sien, enfermée en prison, enfermée par les comportements abjects des Autres, Virginie sera enfermée de nombreuses années.
C’est sous la plume délicate, poétique mais aussi brute; c’est à fleur des mots de Jacques Saussey que j’ai lu l’histoire de Virginie. C’est les larmes dégoulinant le long de mes joues, la vue souvent brouillée, le cœur révolté que j’ai lu l’histoire de Virginie.

 

 » Si je ne peux pas être qui je suis, je préfère être morte plutôt qu’être emprisonnée dans un corps qui n’est pas le mien. « 
Jacques Saussey aborde magistralement dans ce roman noir social un sujet peu connu : être transgenre dans une prison pour hommes.
Partenariat avec l’association Acceptess-T.
Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
Prix Saint Maur en Poche 2017.

5- Boréal de Sonja Delzongle

Boreal est certes un thriller, glaçant au sens propre comme au figuré, l’intrigue est passionnante et largement documentée, mais Boreal est tellement plus qu’un thriller.
Au travers de tes mots et de l’histoire des personnages, Sonja a su évoquer des sujets puissants, parfois douloureux, avec une empathie incroyable sans jamais tomber dans le pathos.
Elle y évoque avec pudeur mais de manière si juste le « désir d’enfant », désir ou non d’ailleurs, le sacrosaint instinct maternel que nous devrions toutes ressentir dès l’annonce d’une grossesse; les relations mères-enfants quelques soient la forme de cette maternité: enfant naturel, enfant adopté, enfant désiré ou non…

Un roman à fleur de mots que nous offre l’auteur, pour notre plus grand bonheur.

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

 

6- Mort Point Final de Frank Klarzcyk

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.
Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.
Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.
L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.
Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Un putain de bon thriller!

Mort point final

« La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que le canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades. »

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

7- Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Peu de personnages sont aussi puissant que le géant de brume.
Peu de flics m’auront autant marquée que Stan et Sarah.
Peu d’ambiances sont autant ressenties sans en passer par des descriptions interminables.
Peu de villes deviennent des personnages à part entière comme Détroit l’est dans ce roman. Une ville de Détroit qui ,après avoir connu l’âge d’or, se meurt et entraîne dans sa déchéance tous ceux qui la peuplent.

Sarah et Stan, Le Géant de Brume, des personnages qui m’ont pris dans leurs bras et enveloppés et il m’a été difficile de les quitter. J’aurais aimer leur poser des questions, leur parler tant Jérome a su leur donner une existence propre, au delà des mots.
Si dès le début du roman on assiste à l’arrestation du Géant de brume , le récit à rebours dévoile son lot de surprises et une fois le roman clos il m’a fallu un peu de temps pour digérer les dernières lignes.

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

 

8- Les Démoniaques de Mattias Köping

Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au coeur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au coeur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

9- Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.
Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Les Jumeaux de Piolenc

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël.

Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

 


10- Guerilla Social Club de Marc Fernandez

J’ai retrouvé l’écriture dynamique et punchy de Marc que j’avais découvert dans Mala vida. Un roman qu’il m’a été difficile de lâcher. Pas que le suspens y soit haletant, nous ne sommes pas dans du thriller, mais la manière qu’à Marc de nous raconter cette histoire d’hommes et de femmes, combattant de la liberté, m’a transporté.

« Il existe des petites histoires dans la grande Histoire, des exodes et des péripéties personnelles, des trahisons, des victoires et des échecs intimes qui n’ont pas leur place dans les manuels scolaires. » Cet extrait de la préface du roman est le reflet d’une des facettes de « Guerilla Social Club » : des trajectoires individuelles au cœur de l’Histoire collective.
Cette préface, elle m’a donné la chair de poule. Victor Del Arbol, son auteur, y explique, tout en lui rendant hommage, comment Marc, au travers de ses romans, attire notre attention sur des événements moins connus de l’Histoire. Des événements qu’on ne raconte pas dans les manuels scolaires, mais des événements, des histoires personnelles qui ont changé l’Histoire
Plus fort, plus puissant encore que « Mala Vida », « Guerilla Social Club » touche et interpelle.

Guérilla social club

Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martin. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.

Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

11- Comme des Bleus Alex Laloue et Marie Talvat

Comme des bleus  est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité. Un switch final inattendu et une vraie tendresse pour ces deux jeunes auteurs.

Comme des bleus

Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La Crim’ est sous pression. Il faut dire que tous les Ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent à grands pas et une presse qui se déchaîne.

Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est immédiatement jeté dans le grand bain. Entre doutes et excès de zèle, il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir en elle des démons oubliés.

Reflets d’une génération en quête de sens, les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête. Alors qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre, ils vont se laisser emporter par une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Le premier polar de la génération Y

Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.


Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.

Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue

Avec Ophélie ma complice, nous aurons le privilège de passer  tous les 3 à la question

 Que je vous présente rapidement nos 3 auteurs :

 

Jean-Christophe Portes

Né à Rueil-Malmaison le 21 mars 1966. Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur.  Auteur d’une trentaine de documentaires d’investigation, de société ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision françaises. La série des enquêtes de Victor Dauterive, Laffaire des corps sans tête et La disparue de Saint-Maur, rencontre un beau succès critique et public. Il a remporté le Prix polar Saint-Maur en poche 2018.

Il publie en 2015 L’affaire des corps sans tête la première de Victor Dauterive

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie nationale n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates. Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution

 

 

On y découvre Victor Dauterive, , un jeune sous lieutenant de la non moins jeune gendarmerie nationale.

En 2016 sort L’affaire de l’homme à l’escarpin

En 2017, La disparue de Saint-Maur

Le dernier en date  paru il y a quelques jours : L’espion des Tuileries

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

1792. La guerre entre la France et l’Autriche vient d’éclater. C’est dans ce contexte très explosif que le gendarme Victor Dauterive est chargé d’une délicate mission : escorter un convoi transportant la paye de l’armée, une petite fortune de 500 000 livres.

L’affaire tourne au désastre quand le convoi est brutalement attaqué et dévalisé. Dauterive se lance sur les traces des voleurs qui sèment des cadavres dans leur fuite. La piste le conduit jusqu’aux Tuileries, au coeur du chaudron révolutionnaire.

Le palais, infesté d’espions, est le centre de toutes les convoitises et de tous les complots. Des bas-fonds de la ville au sommet de l’État, entre révolutionnaires et partisans du Roi, le jeune officier va devoir choisir son camp dans un jeu qui pourrait bien devenir mortel…

 

Sylvain Larue

 

Né le 15 octobre 1982 Sylvain Larue est un chercheur, écrivain et chanteur. Il a été un tant typographe, imprimeur. Il a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des « Grandes Affaires Criminelles ».  Passionné de musique, il se lance aujourd’hui dans l’écriture romanesque .

Il publie en 2016 L’oeil du Goupil

Le premier tome des enquêtes de Léandre Lafforgue


La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour.

Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d’idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu’une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d’être passionnante…

 

En 2017 parait  une deuxième enquête de Léandre Lafforgue Au bal des muscadins

Et cette année est sortie le troisième tome des enquêtes de Léandre Lafforgue, Le crime de l’Odéon

 

Que le spectacle commence !

En ce mois de novembre 1851, alors que le mandat du président Bonaparte touche à sa fin et que les plus sombres prévisions courent quant à l’avenir de la politique française, Léandre Lafforgue, alias « Le Goupil », songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays.

Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son oeuvre.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil !

Tandis que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, entre fausses pièces d’or, corps dépouillés et coup de coeur, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ?

Après L’Oeil du goupil et Au bal des muscadins, il propose avec ce troisième roman une plongée en pleine Deuxième République, dans les coulisses d’un coup d’État, en un univers de machinations, de mensonges et de crimes variés qui devraient laisser le lecteur impatient de découvrir la suite…

Frédéric Lenormand

 Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti.

Frédéric est sans doute l’auteur que je connais le plus des 3 invités
En effet dans les année 90, je me souvient avoir lu quelques titres de Frédéric. Notamment les aventure de 3 scientifique embarqué dans la compagne d’Egypte sous Bonaparte. Ou encore la folle équipé des princesses de sang ( les filles de Louis XV)sous la révolutions
 Dans ces année 90 Frédéric Lenormand est l’auteur de plusieurs romans et de pièces jouées sur scène et à la radio. Il a reçu le prix François Mauriac de l’Académie française en 1999 pour Les Princesses vagabondes (Lattés), le prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres, le prix du jeune romancier de la Fondation Hachette, ainsi que la bourse Del Duca du premier roman.

Je me souvient encore qu’en 2000, Frédéric mettait déjà Voltaire en scène dans La jeune fille et le philosophe. 

Sur le ton d’une satire non dénuée d’affection, notre auteur, à partir d’une histoire vraie, fait du philosophe le héros malicieux, volubile et gesticulant d’un récit savoureux dans l’esprit des contes de Voltaire.

Et puis en 2001 arrive sans doute ce que l’on paut appelé son premier roman historique, Un beau captif 

Nicolas-Joseph Lecacheur est commissaire de police sous le Directoire. Sorte de Maigret d’une Révolution finissante, il tente de faire régner l’ordre à Châlons-sur-Marne entre sa femme, qui vient de profiter de la nouvelle loi sur le divorce et ses concitoyens, prêts à s’exalter pour tout ce qui leur fera oublier la Terreur.

Justement, Lecacheur vient d’incarcérer un jeune vagabond dont la présence met la ville en émoi. Convaincus que ce bel inconnu n’est autre que Louis XVII miraculeusement évadé du Temple, les Châlonnais reconstituent autour de lui une cour fantasque et insolente.

Seul contre tous, Lecacheur s’acharne à mener l’enquête. Il recueille les témoignages, déjoue les pièges qu’une main invisible s’ingénie à semer sur sa route et démêle peu à peu un écheveau où se confondent secrets de famille et vertigineux secrets d’Etat.

Avec ce nouveau personnage d’enquêteur, Frédéric Lenormand nous entraîne à la découverte d’une des époques les plus mouvementées et les plus mystérieuses de l’histoire de France.

Il a écrit aussi sur la révolution. (des polars jeunesses et  et des docs sur la police et la prison)

En 2004 c’est la parution de la première des nouvelles enquêtes du juge Ti

Frédéric Lenornand fait revivre le personnage du juge Ti popularisé par Robert van Gulik. Le magistrat  mandarin au VIIe siècle dans la Chine impériale

11 enquêtes me semble-t-il rééditées en poche

Dans la première enquête, Ti poursuit des assassins de tous bords tout en s’efforçant de retrouver une de ses filles. Dans la seconde, Ti doit découvrir qui des membres du Grand Service médical a introduit un poison dans l’entourage de l’empereur de Chine.

Deux enquêtes du Juge Ti inédites en poche.

Attaque des princes de la dynastie des Tang ou poison mortel dans l’entourage de l’empereur : qui mieux que le légendaire Juge Ti saura déjouer cette succession de meurtres machiavéliques ?

À l’aide d’une documentation méticuleuse, Frédéric Lenormand fait revivre pour ses lecteurs la Chine du VIIe siècle, cette glorieuse civilisation des Tang qui marqua l’apogée de l’Empire du Milieu.

 

Il y a eu aussi beaucoup d’autres bouquins

Notamment

La Série Les Mystères de Venise (en partie publiée sous le pseudonyme Loredan)

Mais aussi :

Un thé chez Confucius ou Une enquête du juge Bao

Qui en veut au Marquis de Sade ?

Seules les femmes sont éternelles

Il y a enfin

Voltaire mène l’enquête

En 2018 l’Orfèvre du thriller historique, Frédéric Lenormand nous offre le huitième tome des enquêtes voltairiennes.

La première est paru en 2012 Voltaire mène l’enquête. La baronne meurt à cinq heures

Après notamment La bonne meurt à cinq heures, prix Historia et prix Arsène Lupin 2011, et Meurtre dans le boudoir, paru en 2013, Un carrosse nommé désir est un petit bijou d’humour et de suspens.

Un carrosse nommé désir Frédéric Lenormand

Voltaire mène l’enquête

Bonne nouvelle pour Voltaire ! Emilie du Châtelet, sa marquise préférée qui l’aime et qu’il adore, est sur le point de faire un héritage. Justement, une occasion se présente : l’achat du magnifique hôtel Lambert, à la pointe de l’île Saint-Louis, pour y loger le prince des philosophes ! Hélas, le banquier qui devait leur avancer la somme vient d’être enlevé.

Voltaire fait des pieds et des mains pour le retrouver au milieu d’une ville rendue folle par les somptueuses fêtes du mariage de la fille de Louis XV avec l’infant d Espagne. Entre bal masqué et joutes nautiques sur la Seine, dans le fracas des canons de la Bastille et des feux d’artifice, les cadavres s’accumulent.

 

Et pour finir vient de sortir ce qui semble être le premier opus d’une nouvelle série, Le Retour d’Arsène Lupin

 

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand , fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

 

Voilà ce que je eux vous dire de nos auteurs mais pour en savoir plus, rendez-vous ce vendredi

7 décembre à 20h, Espace Culturel La Marmite

9 rue Jean Delsol, 77173 Chevry-Cossigny

 

Organisée par la médiathèque La Canopée

Le roman policier historique inaugure notre cycle polar.
Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt, bibliothécaire à Paris et chroniqueuse du blog Collectif polar.
En fin de soirée, la librairie du Château proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

Soirée Christos : deux flingueuses en goguette


Ce vendredi 14 septembre, Maud et Ophélie ont fait un petit voyage en Grèce afin de rencontrer Christos Markogiannakis, auteur de au 5ème étage de la faculté de droit paru en mars 2018 aux éditions Albin Michel.

Récit d’une soirée dépaysante!

« RATP airlines vous remercie de votre confiance et vous souhaite un bon voyage chez Etsi! »

Comment ça RATP Airlines?? Eh bien oui, c’est sans quitter Paris que nous avons embarqué pour un voyage à Athènes, le temps d’une soirée organisée par les éditions Albin Michel. A l’honneur ce soir là : Christos Markogiannakis. Auteur grec, Christos vit en France depuis 7 ans, à Paris, qu’il considère dorénavant comme son « sweet home » (dixit Christos lui-même).

Le lieu de la rencontre: Etsi. Situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris, Etsi est un restaurant dirigé par une jeune chef grecque, Mikaela Liaroutsous. Dépaysement des papilles garanti!

A notre arrivée, nous retrouvons donc Christos, ainsi que Mikaël représentant les éditions Albin Michel, et Céline, une lectrice passionnée. Les premiers contacts sont fluides, Christos est aussi ravi que nous de cette rencontre qui se fera en petit comité. A peine installés dans le restaurant, nous levons nos verres à cette rencontre « ygeia mas » (santé). C’est sans doute ce toast qui fait arriver le dernier participant, David. Autre lecteur, mais aussi un amoureux de la Grèce dont il nous décrira les magnifiques paysages.

Nous sommes donc six convives autour de cette table. Une table qui sera le témoin de nos découvertes gustatives, de nos échanges riches et parfois secrets… Une table qui pendant quelques heures, sera notre bulle hors du temps.

Nous avons échangé sur le livre de Christos bien sûr. Ce livre paru en Grèce il y a plusieurs années grâce à un coup de pouce du destin, a été édité en France également par une intervention du mystérieux monsieur « Hasard ». Et si on vous racontait cette histoire….

Christos, après des études de droit, devient avocat pénaliste dans un cabinet familial. Il aime lire mais aussi écrire. Il se lance donc dans l’écriture d’un roman qu’il gardera enfermé dans son tiroir…. Enfermé jusqu’au jour où il le fait lire à un ami auteur, juste pour avoir son avis. Quelques jours après lui avoir remis le manuscrit, Christos reçoit un appel: « mon éditeur veut te publier »… Et c’est ainsi que paraît « au 5ème étage de la faculté de droit », en Grèce.

Christos décide ensuite de raccrocher la robe noire, il ne veut plus être avocat, ce n’est pas ce qu’il veut faire de sa vie. Il quitte Athènes et s’installe à Paris.

Quelques années plus tard, un de ses amis (dont nous garderons le secret de l’identité), lui propose de soumettre son roman à son éditeur : Albin Michel. Et c’est ainsi que sort en France ce roman qui était initialement destiné à mourir au fond du tiroir d’un jeune avocat. Comme quoi monsieur « Hasard » peut donner de sacré coups de pouces au destin!

Agatha Christie, les classiques du roman noir, Christos a été bercé par ces auteurs qui ont influencé son style CluedoPoirotesque (Oph aime inventer des mots 😉) . Des influences de Christos à la littérature noire mais aussi la blanche, nous voici partis à échanger tous les six comme des amis! De rires en confidences, d’anecdotes en secrets échangés, de Durkheim à la gastronomie la soirée est passée à une vitesse folle.

Nous pourrions passer des heures à vous raconter nos impressions sur cette soirée magique, mais nous savons que vous êtes plutôt friands de confidences alors laissez nous vous chuchoter au creux de l’oreille….

Christos n’a jamais voulu être policier comme nous pouvons l’imaginer à la lecture de son roman. Bien que son personnage principal, Christophoros, ait le même parcours universitaire et un prénom aux consonances proches; point de transfert… D’ailleurs c’est le premier mort du roman qui aurait dû porter ce prénom avant que Christos ne fasse un autre choix.

Chacun des professeurs décrit par notre auteur est un professeur qui existe réellement au département de criminologie d’Athènes, et quelques uns lui en veulent tellement qu’ils ne lui adressent plus la parole! Si vous n’avez pas encore lu Au 5ème étage de la faculté de droit, cette information donnera une autre saveur à votre lecture (oui oui Christos a trouvé le moyen de faire ce que dont avons tous rêvé de faire un jour: nous venger de nos professeurs).

Christophoros n’en n’a pas terminé avec ces lecteurs français, il reviendra en France en 2019 et cette fois, avant même de retrouver ses fans grecs!

Il faut tout de même que nous vous disions aussi que Christos a écrit une premier œuvre Scène de crimes au Louvre (éditions Le Passage) où il analyse l’Art avec les principes de la criminologie, se figurant les tableaux comme des scènes de crime à analyser: qui sont les victimes, qui sont les coupables? Un concept original qui mêle l’amour de l’art et de la criminologie. Un concept si original qu’après le succès de ce premier opus, Christos a réitéré. Le 11 octobre prochain, sortira Scènes de crime à Orsay (éditions Le Passage).

Il est difficile de vous en dire davantage sur cette soirée, toutefois si vous fréquentez les salons du livre, et que vous y croisez Christos, n’hésitez pas à aller échanger quelques mots avec lui. Pas de barrière de la langue puisqu’il parle très bien français. D’une grande gentillesse, Christos est généreux dans ce qu’il donne quand il échange.

Il est temps de ranger nos souvenirs de cette soirée et de lever nos verres d’Ouzo à votre santé!
ygeia mas

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 60


L’exquis cadavre exquis, épisode 60

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 60

by Oph

EXFILTRATION

 

Après leur entretien avec Dieter, Max et Costes s’engouffrèrent dans leur voiture. Direction Paris. Le déplacement n’avait pas été vain. Les informations obtenues par leur mystérieux contact donnaient le mobile du meurtre de Camille et il était urgent d’en aviser Lerot. Enquêter en free lance c’est bien, mais ils ne pouvaient faire justice eux-mêmes. Bien que souvent border-line, les deux compères voulaient, plus que tout, que les responsables de la mort de leur petite protégée payent pour leur crime.

Cinq sonneries, répondeur… « Chiotte » s’exclama Max en jetant son téléphone sur le tableau de bord.

«- Impossible de joindre Lerot. À quoi lui sert son téléphone puisqu’il ne répond jamais !

Costes lui jeta alors un regard qui voulait tout dire, il mit le contact, passa la première et fit crisser les pneus en quittant le parking de Der listige Fuchs. Dans 10 heures ils seraient de retour dans la Capitale, peut-être moins. Si d’ici là Lerot ne donnait pas signe de vie, ils se rendraient directement dans le bureau du juge Fabre.

******

Quand Carole avait reçu l’appel de sa mère, il lui avait fallu quelques secondes pour réaliser qu’elle ne rêvait pas… Alors qu’elle la visitait régulièrement, elle ne semblait pourtant pas la reconnaître. Que s’était-il passé ? Comment était-elle sortie de ce brouillard qui semblait la dévorer depuis son internement ? Il serait temps de lui poser ces questions quand elle l’aurait rejointe. En attendant, il fallait la sortir de cet univers de blouses blanches et la rapatrier ici, à ses côtés. Là-bas, elle était en danger, même si ce porc de Lalande était mort, Blanchard courait toujours…

«  Grand-frère ? C’est moi… Je vais encore avoir besoin de ton aide.

– Je t’écoute.

– Ma mère m’a appelée…

– Quoi ?

– Oui, elle est sortie des vapes et se souvient de tout. On ne peut pas la laisser là-bas, elle est en danger. Il faut la ramener près de moi, ici elle sera en sécurité.

– Je suppose que tu veux que j’aille « l’enlever » ?

– Tu veux bien ?

– Je m’en occupe. »

Après avoir raccroché, le « grand-frère » prit la direction de l’hôpital psychiatrique.

Laure écarquilla les yeux.

« Toi ?

– C’est Carole qui m’envoie. Elle veut que je te ramène près d’elle. Maintenant que tu as retrouvé tes esprits, tu es une menace pour Blanchard. Je t’emmène auprès de ta fille.

– Carole sait-elle qui tu es vraiment ?

– Non, je ne lui ai rien dit. »

Laure se leva et embrassa l’homme que sa fille lui avait envoyé.

Quand, quatre ans plus tôt, Laure avait pris conscience du danger que Lalande représentait pour ses filles, elle avait contacté Eric, frère de son défunt mari. Militaire de carrière, Eric passait son temps en OPEX. Les jumelles avaient entendu parler de tonton Rico mais ne l’avaient jamais rencontré. Le jour de l’accident de Carole, Eric la suivait de loin. C’est ce qui avait sauvé la vie de la jeune femme. Il avait choisi de ne pas en parler à Laure tant que Carole n’avait pas recouvré la mémoire et la santé après l’accident. Il souhaitait préserver sa belle-sœur. Malheureusement, il ne se doutait pas que Laure sombrerait dans la folie.

Profitant du changement de service et de la baisse de vigilance du personnel de l’hôpital, Eric et Laure quittèrent les lieux sans se retourner. Direction l’Espagne. Il était temps de recomposer ce qu’il restait de leur famille et de faire la lumière sur la mort de Camille.

Inauguration de la Coop’ ou quand les Flingueuses s’en mêlent !


Inauguration de la Coop’

Ou quand les Flingueuses s’en mêlent !

Les 23, 24 et 25 mai dernier avait lieu l’inauguration d’une nouvelle médiathèque.

Une médiathèque d’un nouveau genre

Une Médiathèque Maison des Service Aux Publics.

Souvenez-vous je vous en parlais en mai dernier justement ICI.

Pour l’occasion la directrice et conceptrice de ce lieu de culture et de partage, Cendrine Nougué, nous avait invitées à participer à cette inauguration.

Cendrine souhaitait que nous animions la premier soirée de la Coop’s

Elle voulait une interview très spéciale d’un auteur seine-et-marnais et de réputation internationale, notre cher Jacques Saussey!

Aussi avec Eppy Fanny et Ophélie, nous avons répondu présentes

Et nous sommes allées à la découverte de la Coop’

Avant de passer Jacques sous le feu des flingueuse


Inauguration de la Coop’ ou…

quand les Flingueuses s’en mêlent !

1ère Partie

Nous sommes arrivée en tout début d’après midi à Lorrez-le-Bocage

Nous avions pris un train depuis Paris. Coup de chance, celui-ci n’était pas touché par les grèves SNCF

On était venu nous chercher en voiture à Montereau

Nous avons traversé la campagne seine et marnaise sous le soleil.

Et puis nous avons découvert ce village au milieu des champs et des bois où la Coop’ ouvrait à peine ses portes.

Nous étions au fin fond de la région parisienne, au sud de Paris, tout proche de la Bourgogne.

Nous découvrions le bâtiment.

Au premier coup d’œil nous avons constaté que l’on avait fait du moderne dans de l’ancien et c’était plutôt bien vu de l’extérieur.

Enfin la maîtresse de maison, pardon la directrice de l’établissement est venue nous accueillir

Et nous a fait visiter sa toute nouvelle bibliothèque

Demain ou dans les jours qui viennent, promis je vous fait visiter en image ce lieu merveilleux .

coop' entrée

 

Après avoir visiter en long et en travers tout les recoins de la médiathèque nous nous sommes enfin mises au travail afin de préparer la soirée

Et l’interview à bout portant de Jacques Saussey

COOP's préparation

De leur coté, le personnel de la bibliothèque préparait le lieu du crime.

2ème Partie

 

19h30, le public est installé, nous sommes dans nos fauteuil

L’ITW à bout portant peut débuter

Le mieux pour le découvrir c’est de tenter de l’écouter.

(Si le son passe mal, passez le sur votre ordinateur est mettez le casque ou alors branchez une enceinte )

Interview a bout portant de Jacques Saussey  go go go sur le facebook de la Coop’

 

Voici la fin…

Jacques Saussey a conquis le public présent qui poursuit gentiment l’interview en buvant un verre.

Coop' Flingueuse

Pendant ce temps, notre auteur dédicace à tour de bras ses romans.

Même monsieur le maire a voulu son Jacques Saussey

coop's jacques dédicace

Sans oublier les filles de la coop’s.

Il faut dire elles ont été parfaite tout au long de la journée nos aide- bibliothécaires

Coop' Bibliothécaire

Et après l’effort le réconfort !

Avec l’équipe de la médiathèque nous avons mangé un bout. Les filles de la Coop’s avaient tout prévu et c’était un très sympa.

Il y avait là, les gens de la Coop’ bien entendu, Stéphanie Hérisson notre libraire de Mortargis, et quelques Flingueuses.

Coop's Jacques

 

Le job accompli, auteur, bibliothécaire et flingueuses étaient heureuse de cette belle journée

Coop's fin de soirée

Un grand merci à Cendrine Nougué, à madame la première adjointe au maire de Lorez le Bocage et merci à toutes les personnes qui ont fait que cette journée soit possible.

Ah et merci à vous les flingueuses.

Et si vous voulez vous aussi visitez la Coop’ c’est ICI

GAV @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, 4ème audition


GAV @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses

4ème audition

Lundi 23 juillet

On achève la Garde à vue de monsieur Jaillet

4e interrogatoire par Ophé Lit



La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la fin de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet



Lundi 23 juillet à 11h58

Ophélie : Toc toc. Ça va être l’heure… Geneviève  peux tu faire entrer le mis en cause?

Geneviève : Nicolas Jaillet, vous êtes demandé en salle d’interrogatoires

NJ : Présent, cheffe !

Oph : Parfait! Nicolas  avant de commencer je dois te demander si tu veux être assisté de ton avocat (ben oui je respecte les règles 😉)

NJ : Ha ha ! Il serait temps…

Oph😆

Ge : Moi je le fais à l’ancienne. Interrogatoire avec intimidation !

NJ : Mais, non, merci. Pour l’instant les interrogatrices ont été relativement clémentes, le prévenu assurera lui-même sa défense.

Oph : Je suis la seule procédurière en même temps, je n’ai pas encore formé mes collègues flingueuses à la réforme de la GAV 😉

NJ : Geneviève : oui, avec le traditionnel bottin…

Oph😆

Ge : 👍 Exactement Nico, avec le bottin de Paris, c’est le plus gros et le plus lourd ! Mais là tu as de la chance c’est Ophélie qui va officier. Et Ophélie est bienveillante, presque trop bienveillante ! lol

Oph : 😉 Comment te sens tu après 3 auditions intensives?

NJ : Bien ! Ces conversations m’ont aidé à faire le bilan, pile poil à une période où, venant de finir un livre, je me pose des questions sur la suite…

Oph👍
Oph : Ok tant mieux si cela t’aide à faire le point 😉 Des questions pour la suite?

NJ : Heu… non. Ça va, toi ? Contente d’être en vacances ?

Oph : 😂😂 non en fait je voulais dire: Quelles questions te poses-tu pour la suite?
Et oui contente d’être en vacances 😊
Je t’ai perdu?

NJ : La fin d’un livre, c’est un peu comme la fin de l’année. On prend des bonnes résolutions.

Oph : Oups trop vite là Ophé Lit

NJ : Exemple : je vais essayer de moins me disperser, maintenant.
J’ai promis à mes éditeurs de me cantonner à deux genres : la comédie et le thriller…
Avec un petit truc complètement hors genre, une fois de temps en temps.

Oph👍

Oph : Pourquoi moins te disperser? C’est justement ce qui est incroyable chez toi ! Tu peux faire tellement de choses, pourquoi te restreindre?
Deux genres pour tes éditeurs OK mais toi ? Que veux tu toi ?

NJ : Et voilà les bonnes résolutions qui se font la malle…

Ge : Hahaha

Oph😆
Oph : C’est le propre des bonnes résolutions… ne durer qu’un temps

NJ : Aaaaaah… c’est de la torture, ce que tu fais !

Oph😆

NJ : Je vais te donner le @ de mon éditrice et de l’attachée de presse de chez Bragelonne, et je te serais reconnaissant de leur expliquer tout ça.
Non, on sent bien que ça ne va pas tenir.

Oph : Non! Aucune violence! Physique en tous cas. 
Avec plaisir 😉 je m’en occupe

NJ : Le problème c’est que, fidéliser un éditeur c’est déjà coton. Il faut avoir de la chance pour que cet éditeur ne fasse pas faillite…
Or, un éditeur a une « ligne éditoriale ».

Oph : Je ne pense franchement pas que tu tiendras… tu as ça en toi et c’est un don
Après rester sur deux genres littéraires ne t’empêche pas de te disperser dans un de tes autres domaines de prédilection

NJ : 😆
Quand je suis arrivé avec « Ravissantes », qui est une pure romance, Lilas, mon éditrice, qui ne fait que du thriller pour l’instant, a fait un peu la gueule.

Oph : Je comprends pour l’éditeur… même si certaines Maisons d’Edition développent plusieurs lignes, comme Bragelonne d’ailleurs ! Tu as « les Ravissantes » chez Milady Bragelonne et ils ont leur ligne thriller
Pourtant c’est la même maison!
Pourquoi cette réaction?

NJ : Du coup, j’ai écrit un vrai « thriller » rien que pour elle. Le problème, et je vais aller dans ton sens, c’est que je ne suis pas sûr qu’écrire pour une collection en particulier, soit une bonne motivation.

Oph👍

NJ : C’est vrai, j’ai de la chance avec Bragelonne, parce qu’ils sont éclectiques.

Oph👍

NJ : Si je me débrouille bien, je vais continuer de changer de collection, donc d’éditeur, à chaque bouquin, mais au moins je resterai sous la même enseigne.

Oph👍

NJ : Ce serait déjà un net progrès.

Oph👍
 Ce serait une chouette nouvelle!
D’ailleurs puisque tu parles d’éclectisme et de ton côté touche-à-tout, qu’est ce qui t’amènes à écrire tel ou tel style ? Au moment où tu te lances, qu’est ce qui guide ton choix ? T’inspire ?

NJ : C’est la même maison, mais ce ne sont pas les mêmes gens. Or, je crois très fort, que pour faire le succès d’un livre, il faut un attachement particulier entre l’éditeur et le livre.

Oph👍

NJ : Au départ, il y a toujours l’intuition.Je crois que la plupart des auteurs travaillent de la façon suivante : on a plein d’idées possibles.
On nous raconte des trucs, on se pitche des trucs entre nous, on lit des coupures de journaux en se disant : « tiens, ça ferait une belle histoire »…
Et tous ces embryons d’histoires vivent en nous, pendant les loooongues semaines que l’on consacre à l’écriture d’UN livre.

Oph : Ok. Mais dans ton cas, comme tu passes d’un genre à l’autre, qu’est ce qui te pousse plus vers l’un que l’autre au moment de te lancer ?
Et avec le temps, il y a une idée qui germe plus haut, et plus fort que les autres. Et on se dit : c’est le tour de celle-là. Ça fait longtemps qu’elle piaffe, il est temps de l’écrire.

NJ : 👍
NJ : Pardon, j’allais y venir : c’est justement le choix d’une histoire qui détermine le genre.

Oph👍

NJ : Dans mon cas.

Oph : C’est moi je vais trop vite. On va mettre un code, tu me signales en fin de propos quand tu as achevé ta réponse sur la question. Ça m’évitera de te couper 😉

NJ : Ça peut m’arriver de chercher longtemps le bon style, le bon format pour une certaine histoire…

Oph👍

NJ : « La Maison » a été une chanson, pas terminée, un projet de roman fleuve, avant de devenir ce récit court, entre le roman et la nouvelle. Ce qui était un suicide professionnel, à l’époque, mais tant pis. Je me suis dit : ce sera un roman confidentiel. Je vais faire ça avec un éditeur indépendant qui sera content s’il en vend trois cents exemplaires.
Malheureusement, le bouquin a trop bien marché auprès de son premier éditeur, qui a décidé de cesser la réédition sous prétexte que le livre se vendait trop.
Je vous jure que c’est vrai.
Non, non, il faut m’interrompre.

Oph : Surprenant ce parcours pour « La Maison »!

NJ : Sinon je déblatère tout seul. Tout le monde se barre, la nuit tombe, le jour vient, les semaines passent, les saisons se succèdent…

Oph : 😆

NDLR (Note de la rédaction) : Dans l’oreillette Ge souffle quelques conseils à Oph

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Ge: Ophélie laisse déblatérer notre auteur, c’est le jeu, soit plus patiente entre chaque question.

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Oph : Il se vendait trop ? C’était quoi le problème pour ton éditeur ? Pas les reins assez solides ?

NJ : Ah oui !
Mais j’ai eu le même genre d’expériences avec à peu près tous mes livres.

Oph : Tu leur donnes plusieurs vies finalement

NJ : Catherine, qui s’occupait des éditions Rue du Départ, tenait absolument à envoyer les exemplaires par la poste.

Oph😮

NJ : Un à un. Au tarif fort.

Oph : Pour quelle raison?

NJ : Comme je ne suis pas identifié chez les libraires, quand un lecteur commandait un livre, le libraire nous en commandait un seul exemplaire.
Donc, Catherine passait sa vie à la poste.
Ce n’est pas tenable effectivement.
J’ai essayé de lui expliquer qu’en passant par une enseigne qui facture l’envoi 60 centimes elle gagnerait de l’argent. Elle m’a répondu : « tu sais, les maths et moi, ça fait deux ».

Oph😮

NJ : Sur le coup je lui en ai voulu à mort.

Oph : J’imagine!
Tu parlais de ta relation avec Lilas et Bragelonne. Es tu prêt à écrire pour l’éditeur et ce qu’il te demande plutôt que pour toi ?

NJ : Mais maintenant, j’essaye de me souvenir qu’elle a été la seule, au début, à croire en « La Maison ». Et je suis content que des gens comme elle existent. Des fous

Oph👍

NJ : Ecrire pour quelqu’un je le fais sans arrêt, puisque je travaille beaucoup à la commande. Mais pour mes romans « perso » je constate que, moins le projet plaît aux éditeurs, mieux ils marchent.

Oph : 👍 Certes mais où est la place du « écrire pour toi » du coup? Toi qui m’a semblé si libre dans ta toute première itw avec Geneviève

NJ : Mes deux best-sellers personnels, pour l’instant, ce sont « La Maison » et « Sansalina » des bouquins qui ont été refusés partout. Sansalina, c’était un western, que je voulais publier à une époque où ce n’était pas du tout la mode.

Oph👍

NJ : Justement, mes projets personnels se définissent par le fait qu’ils ne sont pas des projets de commande.
Mon thriller pour Bragelonne, que je viens de finir, et que j’ai intitulé provisoirement « La louve », c’est un peu à mi-chemin entre la commande et le projet perso.

Oph : 👍 Alors les commandes = métier et tes projets = passion?

NJ : J’ai essayé de faire un « vrai » thriller.

Oph : Oui ça je l’ai suivi ce matin avec Aline

NJ : Je pense qu’il est temps d’arrêter de se défiler en prétendant que, le thriller, je ne sais pas ce que c’est.
Alors, métier vs passion… C’est compliqué.

Oph : En quoi ?

NJ : J’ai tout de même la chance, quand je travaille sur des projets de commande, de faire des choses qui me semblent importantes.

Oph👍

NJ : Par exemple, j’écris beaucoup pour la Bibliothèque Verte.
Ce qu’on me demande n’est pas très compliqué. De la novélisation, des traductions de textes archi simples, sujet-verbe-complément, trois cents mots de vocabulaire…
Mais je fais gaffe.

Oph : Ah bon? Que fais tu pour eux? Je viens de découvrir quelque chose! En même temps le public est jeune…

NJ : Parce que j’ai constaté sur les salons que si un gosse qui ne lit jamais rien débarque, c’est sur ces ivres-là qu’il va se rabattre. Écrire les premiers livres qu’un gosse lira, c’est tout de même une sacré responsabilité.

Oph : Je suis d’accord avec toi… c’est là que se fait la découverte de la lecture…
Revenons un peu sur tes livres à toi. Quel rapport entretiens-tu avec tes personnages?

NJ : J’essaye d’injecter un tout petit peu de mystère, quelques petites figures… Un tout petit peu de style, un peu de langue. Quelques mots qu’éventuellement ils ne connaissent pas.

Oph et Sylvie👍

NJ : Parce que j’ai des souvenirs de lecture, enfant qui m’ont marqué, et ce qui m’a marqué c’est justement ce que je ne comprenais pas tout de suite, ou les références que je ne connaissais pas. J’aimais bien qu’on ne me prenne pas pour un débile.

Oph👍

NJ : Or, tout ça est passé au crible, il faut être très malin.. hé hé hé …

Oph👍
Oph : Et je ne doute pas que tu le sois 😉 Je disais donc pour revenir à toi, quels rapports entretiens-tu avec tes personnages ?

NJ : Et… pardon je finis rapidement : à l’inverse, il y a aussi beaucoup de métier dans mes romans « perso ». Ce sont des livres un peu hors format, mais ça reste de l’artisanat. C’est ce qui m’intéresse.

Oph👍

NJ : Les personnages existent. Pas tout de suite.
Au début, ce sont des métaphores, des utilités : je vais placer tel personnage ici, et en face je vais lui opposer un autre, et le frottement des deux va dégager du récit.
De la tension.
Bon, ça c’est le schéma de départ.

Oph👍
 J’imagine qu’il y a d’abord l’histoire qui germe… mais une fois que tu leur donnes vie, quel rapport entretiens-tu avec eux?

NJ : Je leur donne un contexte un  arrière plan, tout un tas de trucs théoriques. Je les fais intervenir dans des situations qui éventuellement n’ont rien à voir avec la choucroute.

Oph👍

NJ : Et puis, arrive un moment où ils te parlent. Vraiment.

Oph👍

NJ : Tu fermes les yeux, et tu vois Jean-Bernard, tu distingues une silhouette. Le gars se tourne vers toi et te balance un clin d’œil.

Oph👍

NJ : Là, tu te dis : c’est bon, lui il est mûr, je peux le faire jouer. Il bouge tout seul.
C’est le contraire d’une marionnette, en fait.

Oph : Ce doit être étrange et excitant comme sensation quand il prend vie ainsi!

NJ : C’est le personnage qui manipule l’auteur.

Oph : Le contraire parce que c’est lui qui t’anime
J’aime beaucoup l’image
Du coup ils te font raconter leur histoire ?

NJ : D’ailleurs c’est idiot ce que je dis, parce que si tu interroges des marionnettistes, ils vont te dire qu’une marionnette, si elle est bien fabriquée, elle a sa vie à elle.
C’est le contraire de l’idée qu’on peut se faire d’une marionnette..
Alors, à partir de là, il reste une grosse trace du récit, du canevas, que tu as conçu au départ. Mais si le récit s’en écarte parce que tes personnages sont en vie, il ne faut pas essayer de forcer, il faut les suivre.

Oph👍

NJ : Un canevas, c’est toujours une façon de faire le malin.

Oph : 👍
Oph : Les marionnettistes le pensent de leur marionnettes, les auteurs le disent pour leurs personnages quand le lecteur pense que c’est uniquement l’auteur qui leur donne vie.
Comment ça s’est passé pour Ilona et Lucie, tes deux personnages des Ravissantes?

NJ : Les effets de composition, comme la figure circulaire qu’on retrouve au début et à la fin des Enfants Terribles, c’est très bien, c’est très joli, ça plaît aux universitaires, mais c’est fake, ça ne marche pas. C’est du roman mort.
Oph👍

NJ : Alors Ravissantes, c’est drôle, parce que j’ai essayé toutes les combinaisons. On a un trio, au départ : deux filles et un mec au milieu.
Oph👍

NJ : Pour plus de commodité nous les appellerons F1 F2 et H. J’ai essayé : « F1 connaît H mis pas F2″… « F1 connaît F2 mais pas H »… etc.

Oph👍

NJ : Tout ça est très théorique. Ce n’est pas parce qu’une combinaison promet beaucoup sur le papier qu’elle fonctionne, il faut essayer des trucs…

Oph : À quel moment tu te dis que c’ est le « bon truc » ?

NJ : Et tout en essayant, les personnages prennent vie. Il y a aussi des références. Lucie, c’est beaucoup Lilas, justement.

Oph👍

NJ : Une fille très à l’aise dans son corps, très sexy, et qui n’en a strictement rien à foutre de ne pas correspondre à des canons esthétiques.

Oph : 👍
Maintenant que tu le dis… je n’ai fait que voir Lilas de loin plusieurs fois mais ça colle assez bien dans ce que Lilas et Lucie dégagent

NJ : C’est le seul de mes récits pour lequel l’apparence physique des personnages est entrée en ligne de compte. Mais parce que c’est le sujet du bouquin, aussi…

Sylvie, Oph et Geneviève👍

Geneviève : Moi j’ai tout de suite vu Lilas

Oph : 👍
 À quel moment tu te dis que c’ est le « bon truc », avec tes combinaisons de personnages?

Ge : Dès la lecture du scénario. Oui dés la lecture j’y ai vu Lilas

NJ : C’est Lilas pour son rapport à son propre corps, sa façon de se déplacer, et pour le langage et le rapport à la sexualité en général, c’est une autre copine.

Oph👍

NJ : Ça reste entre nous, promettez moi que ça ne sortira pas d’internet, mais j’ai un petit faible pour Lilas.

Oph😮

NJ : Bien joué, Geneviève !

Oph : Ça ne sortira pas d’internet 😉 Enfin c’est la cheffe qui décide
NJ : Oph … C’est très intuitif.

Oph👍

NJ : Surtout en comédie.

Oph👍

NJ : Contrairement à ce qu’on a l’air de penser en France, et c’est un Grrrrrrros problème, la comédie est un genre SUBTIL.

Oph : Ok donc ton instinct te dis « ça ça va marcher »

Ge : Tout ce qui se dit ici sera publié, c’est le jeu…

Oph : Je n’aime pas la comédie lourde et les blagues potaches
Je préfère la subtilité. D’ailleurs les Ravissantes n’est pas qu’une comédie

NJ : La bonne  combinaison de personnages ne s’est pas avérée, comme je le croyais au début, celle qui m’assurait les situations les plus scabreuses, les portes qui claquent, etc, mais celle qui générait le plus d’émotion. Celle qui me semblait la plus plausible. Celle qui m’a donné la sensation, éminemment discutable, de vérité….

Oph ! 👍
Oph : C’est aussi une déclaration d’amour aux femmes et une façon de faire comprendre un certain nombre de choses face aux dictats de l’apparence non?
Enfin je l’ai ressenti comme ça.

NJ : Geneviève …  Ce n’est pas un scoop, elle le sait depuis longtemps…

Geneviève : Mais c’est un scoop pour nos lectrices… lol

Oph : Je comprends oui pour la combinaison

NJ : Oui, alors une déclaration d’amour aux femmes, c’est très banal de la part d’un hétérosexuel masculin complètement obsédé.

Oph👍

NJ : Surtout les diktats.

Oph👍

NJ : Je trouve ça super violent.

Oph : Je te confirme, c’est super violent!
Pourquoi ce choix?

NJ : J’ai l’impression que toutes les femmes que je connais ont un regard très dur sur leur propre corps, alors que, bon sang, si j’avais un corps de femme, je serais super content !
Et ce sentiment que ça ne va jamais, ça n’ira jamais.

Oph : Tu as entièrement raison. Rares sont les femmes qui s’acceptent réellement.
Mais pourquoi ce sujet en particulier ? Tu voulais faire passer un message à des personnes en particulier ?

NJ : Parce que, quels que soient les efforts consentis, on vous inventera d’autres normes, encore plus absurdes. Des normes qui n’ont pas d’autre fonction que d’être difficiles à atteindre. Juste pour emmerder le monde en fait.

Oph : 👍
 Emmerder les femmes! Les hommes ne vivent pas cette pression de la norme dictée par le papier glacé de la même façon

NJ : Ha ha ! Le message, ouais… bon. Non, c’est que tout ça, c’est de la violence, c’est de la souffrance, et quand tu vois ça de l’extérieur (parce que, les hommes, on ne leur demande rien, à ce niveau là) tu te dis qu’il est largement temps de dédramatiser le débat.

Oph👍

NJ : Nous sommes d’accord.

Oph👍

Oph : Parfait Nicolas ! Je ne vois rien d’autre me concernant.
Sylvie, Geneviève,  quelque chose à ajouter? Bon… visiblement nous avons été très complets 
Nicolas, Tu veux ajouter quelque chose?

NJ : À l’origine d’un projet, en ce qui me concerne, il n’y a pas vraiment de message. Parce que je ne suis pas une flèche intellectuellement parlant. Mais il y a toujours quelque chose qui m’incite à la compassion. Et c’est là où l’on rejoint la notion de personnage, et l’intimité entre la façon dont un récit se construit et la naissance ou non, de véritables personnages
Je vous aime.
Voilà, c’est tout.

Oph : Pas une flèche intellectuelle ça se discute…
J’aime la notion de compassion.
Nous aussi on t’aime Nicolas !

NJ : 😍

Oph : Merci à toi de nous avoir accordé tout ce temps!

NJ : Ça me gêne un peu parce que c’est Chrétien, mais il y a du bon aussi dans le christianisme des origines, il faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Oph : 👍

NJ : Merci à vous. On s’organise un barbecue un de ces jours ?

Oph : Il n’y a pas que du mauvais dans le christianisme!
Avec plaisir pour le barbecue 😊 
Garde un œil sur cette conversation, je pense que Geneviève viendra te libérer définitivement!

NJ : Bises. je vais nourrir mes enfants.

Oph : Bon appétit à toi et aux enfants.
Bises et à très bientôt
NJ et Sylvie👍

Ge : Hop hop hop pas si vite ! Me revoilà. Et oui Nicolas,  j’ai une question. Comment t’es venu le personnage de la bibliothécaire dans Sansalina ?

Sylvie👍

NJ : Ah oui, ben voilà : Dolores, dans Sansalina, c’est l’exemple typique d’un personnage symbolique, qui prend chair peu à peu. Sansalina, au départ, c’était un grand projet sur la naissance des civilisations. Je voulais opposer une figure de la civilisation, à une figure de la brutalité. Et donc, comme métaphore de la civilisation, une bibliothécaire s’imposait, non ? Alexandrie, tout ça…
Oph, Ge et Sylvie👍

Ge : Développe car si elle est la civilisation, elle n’est pas que ça !
Elle dégage drôlement Dolores !

Danièle et Oph👍
Eppy : Voilà naze je ne lis que la fin et pense que tu veux achever ce pauvre Nicolas 🤣

Ge : oui Eppy c’est le but de la GAV

NJ : aaaaaahh…

Ge : Alors Nicolas, je veux en savoir un peu plus sur Dolores !
Sans ça je prolonge la GAV

Oph😆

NJ : Dolores, c’est TOI !

Eppy, Oph, : 😍

Ge : 😆 hahaha, n’essaie pas de me corrompre là Nicola.
Non, non ça, ça me marche pas !

NJ : Non, c’est le croisement entre deux figures : la bibliothécaire (et là, ce n’est pas toi du tout…) c’est une figure du silence et du calme, de la paix et de la culture. Il y avait un autre sujet qui me plaisait, c’était le thème du cancre et de la première de la classe.
C’est un truc que j’ai constaté souvent, en faisant des ateliers d’écriture ou des interventions de théâtre en collège ou en lycée : il y a toujours deux éléments moteurs, dans ce genre de situations : le cancre, et la meilleure de la classe.

Ge : Ouais mais elle déménage aussi Dolores, non ?

NJ : Oui, c’est la braise sous la cendre.
NJ : La meilleure de la classe, parce qu’elle a besoin de se défouler, le cancre parce qu’il a besoin de montrer qu’il n’est pas complètement naze.
Ge👍

NJ : Mais il y a quelque chose de très amer, dans Sansalina. Caché, mais plutôt tristounet pour Dolores.
C’est le fait que dans le livre, tous ceux qui utilisent une arme à feu, meurent.
Et dans la scène finale, Dolores est amenée à exécuteur un homme, avec une arme à feu. Donc…
C’est du vice, parce que , dans le  roman, elle n’utilise pas d’arme pour se défendre. Elle utilise essentiellement du papier.
Je dis « le » cancre, parce qu’en général, c’est un mec. Et « la » première de la classe, parce qu’en général, c’est une fille…

Eppy😆

NDLR : dans l’oreillette Danièle parle à Geneviève : 
************
Danièle :  @Geneviève  séquence 1, 2 et 3 dans ta boîte
Pour la 4 je vais prendre une pause …
Ge : Merci  @Danièle  pour les trois. ET…Oui tu fais bien pour la pause surtout qu’il faut que nous l’achevions, enfin que je la termine cette GAV avec @Nicolas
 ****************** 

Ge : 😮 Nicolas, mais…
 Tu vas faire peur aux futurs lecteurs de Sansalina là. Car c’est aussi une magnifique épopée !

NJ : Oui, et puis c’est de la cuisine interne. Mais je suis assez mal à l’aise avec le thème de la rédemption par la violence. La violence, en vrai dans la vraie vie, ne résout rien du tout.

Ge : Et pourtant quand il n’y a plus de mots, il reste la violence.

NJ : Oui. Ou alors : le rapport de force tue la parole. c’est la thèse des Anciens, à l’œuvre dans toute la tragédie antique : il y a d’un côté le Logos (les Grecs avaient un seul mot pour désigner la raison, l’ordre du Cosmos et le langage, c’était la même chose) et l’Agôn : le conflit. Le conflit tue la parole, d’abord, et puis, il tue tout court…

Ge : Logique en somme ! La boucle est bouclée.

Bon Nicolas, puisque tu ne veux plus rien déclarer, je déclare cette garde à vue terminée. Lundi 23 juillet, 13h28, le prévenu peut-être relâcher. Il peut aller retrouver ses enfants. Fin de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet.

Il peut s’en retourner 

Sinon ami(e)s lecteur-trices

Vous pouvez aussi retrouvez les premiers épisodes de cette GAV 

ICI la 1er audition

Là Le deuxième entretien

ET ICI La 3ième audition.

Bon allez moi aussi je vais faire une pause. C’est vraiment super prenant ces GAV, ça demande tellement d’attention mais c’est tellement passionnant ! 

 

SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 2


SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 2

Allez on poursuit la série « retour sur le salon international du livre de poche de Saint Maur »

Cette fois c’est Ophélie qui nous offrent ses impressions sur cette 10e édition de Saint Maur en Poche.

Je vous laisse découvrir son ressenti


 

mon SMEP 2018 by Oph

Tous ceux qui ont eu la joie de participer à ce salon le disent: SAINT MAUR EN POCHE, c’est LE salon à ne pas manquer.

Du polar à l’histoire en passant par la littérature blanche, les récits de vie ou encore la BD et la jeunesse… Tous les champs de la littérature y sont représentés, et quel bonheur pour un lecteur que de pouvoir déambuler dans les allées de la place des marronniers, échanger des sourires avec d’autres passionnés ou badauds, quelques mots avec des auteurs à l’écoute et disponibles.

Ce salon chaleureux ,malgré sa taille importante, est devenu un incontournable.

Mais le SMEP, comme beaucoup de salon, c’est aussi l’occasion de retrouver les amis blogueurs, lecteurs, chroniqueurs rencontrés au détour d’allées d’autre manifestation, ou sur la toile.

C’était, pour ma part, ma deuxième participation… Mais il faut dire qu’il y a un an encore je n’étais pas chroniqueuse, juste une livrovore pour qui ce monde était inconnu.

Ce SMEP avait donc dès le départ un autre goût pour moi: celui de la famille.

La famille collectif polar d’abord, celle qu’a créée par Ge notre porte flingue et cheffe de meute (@Yvan pour les droits d’auteur 😉). Une bande de flingueuses et un mister flingueuse rassemblés autour de leur passion pour la lecture qui ont noué des liens d’amitié sincère (avec une pensée particulière pour Sofia et Danièle qui ne pouvaient être avec nous). Si nous nous connaissions tous via notre groupe virtuel, ce SMEP était l’occasion de rencontres IRL et de partager la joie de se retrouver.

Une famille qui discute H24 de livres mais aussi et surtout qui se soutien dans les évènements que nous traversons tous dans nos vies personnels. Une famille que nous devons à la gentillesse, la bienveillance, la générosité de notre Geneviève.

Ensuite la famille des blogueurs, chroniqueurs et lecteurs, je pense à Yvan, David, Mélie, Dominique, Fabienne, Sam, Stef, Laurent, Dav, Christelle, Maud, Delphine, Frédérique. Des personnes qui comptent beaucoup pour moi. Une bière partagée (ou un mojito avec Maud 😀), un câlin, des impressions de lecture, du soutien… Une famille là aussi.

Les copains auteurs, ceux dont j’ai régulièrement croisé la route ou d’autres que je n’ai croisé qu’une seule fois mais avec qui un lien particulier s’est créé. Une réelle amitié ou une amitié naissante… Nick, Sonja, Armelle, Nathalie, Laurent.

Ces familles, ces amis  qui m’ont fait une merveilleuse surprise au soir de la première journée de salon. Se réunir tous autour de moi et m’envoyer une bouffée d’amour géante à l’occasion de mon anniversaire. Leur surprise, leurs cadeaux, leurs petits mots m’ont profondément émue. Il est difficile de mettre en mots ce que j’ai vécu ce soir là, mes larmes ont parlé pour moi. Ces amis qui étaient présents, ceux qui ne l’étaient pas mais qui ont illuminé mon regard et accroché de nouvelles étoiles dans mon ciel rempli de cette joie de les avoir pour amis.

Et un merci particulier à notre mister flingueuse Jean-Paul pour avoir organisé cet intense moment de bonheur.

 

Ce SMEP était aussi le premier de mon grand bonhomme de 11 ans. Gabriele, arborant fièrement son badge de mini-flingue et son cordon presse autour du coup, a pris son courage à deux mains et est allé à la rencontre des auteurs du salon. Il a réalisé une petite interview de chacun de ceux qui lui ont accordé un peu de temps. De Bernard Minier à Armelle Carbonnel en passant par messieurs Franck Thilliez et Maxime Chattam, Sonja Delzongle, les Camhug, Nadine Monfils, Ghislain Gilberti….  Un grand merci à eux, une fois encore d’avoir eu la gentillesse de se prêter au jeu. Vous pourrez d’ailleurs retrouver ces interviews très bientôt sur le collectif polar: chronique de nuit!

Enfin ce week-end a été deux jours de rencontres et de découvertes. J’ai enfin pu échanger IRL avec Frédérique-Sophie Braize et Elodie Torrente, j’ai rencontré Agnès Abecassis (toute nouvelle venue dans la Ligue de l’Imaginaire) et Lucas Di Fulvio, revu avec plaisir Julien Sandrel et retrouvé par le plus grand hasard mon « filleul » policier, devenu auteur ALex Laloue.

Cette édition anniversaire a été une réussite pour tous! Pour ma part, elle a été particulièrement chargée en émotions, pleine d’amour, de rires et de sourires, de découvertes, de retrouvailles…

Un SMEP qui restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ce que cette dernière décide de s’envoler au grès du vent de la vieillesse

A chacun de ceux qui ont rendu ce week-end magique: MERCI

A ceux qui n’ont pas eu la chance d’arpenter les allées de ce salon, n’hésitez pas… Allez y, et prenez votre bouffée de bonheur!