Une femme entre nous – Greer Hendricks et Sarah Pekkanen


Le livre :  Une femme entre nous  de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen.  Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner. Paru le 24 mai 2018 chez Sonatine.22€ (453 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv : 

Plus qu’un roman : un événement !

En ouvrant ce livre, vous allez imaginer beaucoup de choses.

Vous allez penser que c’est l’histoire d’une femme délaissée par son mari. Vous allez croire qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.

Enfin, vous vous attendrez à une histoire classique de triangle amoureux. Un conseil : oubliez tout ça !

Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré ici une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’usure du couple, l’espoir et le désespoir des femmes, à l’aide de personnages bouleversants et d’une intrigue captivante. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, ce roman phénomène est en cours d’adaptation cinématographique par la société de production de Steven Spielberg.

Les auteurs : Greer Hendricks a travaillé pendant vingt ans comme éditrice chez Simon & Schuster.
Titulaire d’un master en journalisme de l’Université Columbia, ses écrits ont paru dans The New York Times et Publishers Weekly.
Elle vit à Manhattan avec son mari et ses deux enfants.
Sarah Pekkanen est américaine . Elle est née à New York et elle est journaliste et romancière. « Une femme entre nous » (The Wife Between Us, 2018), co-écrit avec Greer Hendricks, est son premier roman.
Extrait :
Nous avons tous au plus profond de notre cerveau reptilien une alarme qui nous prévient en cas de danger. Je suis sûre que vous l’avez entendue retentir, ces derniers temps, et que vous n’en avez pas tenu compte. J’ai fait pareil. Vous avez trouvé des excuses. Moi aussi. Alors je vous en prie, quand vous serez seule, écoutez cette alarme. Avant notre mariage, il y a eu plusieurs indices que j’ai choisi d’ignorer, plusieurs hésitations que j’ai balayées d’un revers de la main. Ne faites pas la même erreur que moi.

 

A travers les goggles de Cendrine

 

« Cherchez la femme, car elles sont au centre de toutes les affaires » disait Joseph Fouch, le fin limier popularisé par Alexandre Dumas.

Qui est donc cette femme entre nous ? Maitresse cachée ? Femme bafouée ? Sœur trop aimante ?

Voici le jeu auquel nous convient ces deux géniales auteures dans une partie à trois manches au long de laquelle le lecteur est renvoyé de révélations en rebondissements comme une balle de ping-pong.

Et quand vous pensez avoir compris où vous mène le récit, il part dans une autre direction, échec et mat.

Un jeu de piste absolument jouissif qui détonne dans le monde des polars et thrillers aux mécaniques de suspens bien huilées. Trop huilées, trop souvent. Ici, pas de scénario joué d’avance, pas de final autour des révélations du méchant, pas de policier déprimé, ni de commissariat débordé, ni même de scène de découpage de corps, d’ailleurs il n’y en a pas, de corps.

Voici un polar de la plus belle eau noire, un thriller psychologique des plus retors, sans le moindre mort, le moindre policier, pas l’ombre d’un insigne à l’horizon ni même d’un gyrophare, pas de juge non plus, pas de légiste, ni même de journaliste menant l’enquête. En fait il n’y a pas d’enquête.

A moins que…

A moins que ce ne soit le lecteur qui mène l’enquête.

A moins que ce ne soit le couple, cette illusion entretenue par le mariage, qui s’étale sur la table d’autopsie, crachant l’amour négligé, bafoué, manipulé, par tous ses pores. Un corps à bout de souffle, disséqué jour après jour jusqu’à l’hémorragie finale.

A mettre entre les mains de toutes les femmes.

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Seul le silence de R.J. Ellory


Le livre : Seul le silence, R.J. Ellory. Paru le 26 août 2009 aux Editions Le Livre de Poche.   8,30 Euros ; 608 pages ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

L’auteur : R.J. Ellory est né en 1965 en Angleterre. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, puis se tourne vers la photographie et l’écriture. En France, le succès est immédiat avec son roman Seul le silence qui conquiert plus de 500 000 lecteurs. Son roman Papillon de nuit a reçu le Prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie policier en 2017.

 

 

Extrait : « Mais je ne savais pas, et elle non plus, et ma mère, malgré toute sa sagesse, était aussi ignorante que nous. La mort revint à Augusta Falls. Elle arriva par la grand-route, appliquée, méthodique, indifférente aux us et coutumes, ne respectant ni la pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint – froide et insensible, perceptrice de l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer, une dette à jamais arriérée. Je La vis la prendre, je La vies de près, et lorsque je regardai dans Ses yeux je ne vis rien que mon propre reflet. »

L’accroche de Miss Aline

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Vaughan écrivain, aux dernières de sa vie, nous raconte son parcours. A l’aube de ses 12 ans il fait connaissance avec la Mort qui lui prend son père. La Mort qui n’en finira plus de roder sournoisement autour de lui. La Mort qui prend son tribu dans le meurtre de petites filles. La Mort qui œuvre avec un tueur en série insaisissable. Joseph qui a douze ans « tombe » sur une des petites victimes,  se sent investie d’une mission : protéger les autres petites filles de son entourage. Joseph qui a douze ans est impuissant face à la Mort qui poursuit son œuvre inlassablement. Une petite porte de sortie dans cette noirceur pour ce jeune garçon en la personne de Mademoiselle Webber son institutrice qui va réveiller en lui son amour des mots.

Alors que le coupable semble avoir signé ses aveux en se suicidant, la vie reprend son cours. La Mort a laissé des traces dans la vie de Joseph. Il est rongé par ces petites victimes qui n’ont pu être sauvées dont il imagine le calvaire, la fin horrible.

En partant pour New York, il va tenter de vivre sa vie, de devenir d’écrivain.  Il va se construire loin de chez lui.  Mais dans un coin de sa tête toujours ces victimes, toujours la Mort. Et de nouvelles victimes qui surgissent… Comment puisque le tueur est « passé aux aveux » ? La ritournelle reprend. Ce jeu de cache-cache avec la grande faucheuse qui n’a de cesse de se mettre en travers de sa route.

Seul le silence c’est le livre d’une vie gouvernée par la Mort, c’est elle qui mène la danse.

Seul le silence c’est la souffrance muette d’un petit garçon impuissant face à la Mort. Un petit garçon qui portera en lui la blessure des victimes. Un petit garçon qui va grandir mais qui aura toujours 12 ans dans sa tête avec ses bleus à l’âme.

Seul le silence c’est une lecture où tu peines avec Joseph. Tu voudrais tellement l’aider, le soutenir. C’est une lecture sombre où la Mort rode et t’oppresse. C’est une lecture hypnotique dont tu ne peux sortir. Qui vaincra de Joseph ou de la Mort ?

Seul le silence c’est aussi une plume poétique, qui sait trouver les mots, dépeindre les  lieux, les sentiments. C’est une plume qui rend tout vivant voire terriblement vivant.

Merci à Monsieur René Manzor de m’en avoir conseillé la lecture et de m’avoir lu un passage lors du salon de Rosny.

Bonne lecture.

La saison des feux de Celeste Ng


Le livre : La saison des feux  de Celeste Ng. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Fabrice Pointeau. Paru le 5 avril 2018 chez Sonatine. 21€ ; (377 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couv :

Vous vous sentez à l’abri chez vous ? Cela ne va pas durer.

A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire. Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

 

L’auteur  : Celeste Ng est née àPittsburgh, Pennsylvanie , 1980. Elle est une romancière et nouvelliste. Originaires de Hong Kong, ses parents se sont installés aux États-Unis à la fin des années soixante. Son père, physicien, a travaillé au Glenn Research Center et sa mère, chimiste, a enseigné à l’Université d’État de Cleveland.
Celeste obtient un BA d’anglais à l’Université Harvard en 2002, puis un MFA en écriture à l’Université du Michigan où elle a été lauréat du prix Hopwood pour sa nouvelle « What Passes Over ».  Celeste Ng vit dans le Massachusetts. Après Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, La Saison des feux est son deuxième roman publié chez Sonatine Éditions.
Extrait : 
Pour un parent, un enfant n’est pas une simple personne : c’est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu’on vit, le passé dont on se souvient et l’avenir qu’on espère. On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu’il a été, l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra, tout ça simultanément, comme une image en trois dimensions. C’est étourdissant. Et chaque fois qu’on le laisse, chaque fois que l’enfant échappe à notre vue, on craint de ne jamais pouvoir retrouver ce lieu.

La lecture de Marie Nono

Une très belle découverte.

J’ai nommé : LA SAISON DES FEUX de Celeste Ng aux éditions Sonatine. 375 pages. Sorti en librairie le 5 avril 2018.

Mais bon sang quelle histoire ! Un roman noir écrit avec finesse et délicatesse.

Dans une ville américaine où tout semble paisible, sans soucis avec des habitants parfaits, sans histoire, aisés, avec des enfants intelligents, obéissants…Bref, l’idéal américain que décrit à merveille Celeste Ng. Cependant vu de l’intérieur c’est pas tout à fait la même musique !

Dans un tout autre registre, il y a des personnages qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire comme Marianne (Meurtres pour rédemption/K.Giebel) et là je pense que Mia et Izzy sont venues la rejoindre.

Le sujet à la base est assez “banal” mais ne vous y fiez pas car il est traité avec une dextérité et une justesse qui m’ont laissé tellement d’émotions que je suis incapable de toutes les citer.

Gros coup de coeur pour moi….

 

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

La Millième chasse aux livres #4


La Millième chasse aux livres #4

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.


La Millième chasse aux livres #4

By Miss Aline

Allez place aux indices.

Alors aujourd’hui nous filons dans les Hauts de France

Et plus précisément dans la Somme.

Dans cette Ancienne préfecture de la région Picardie.

Oui c’est bien à Amiens que sera abandonné notre troisième livre

Mais non il ne sera pas oublié du coté de sa préfecture.

Non, il nous faudra nous rendre vers le joyaux gothique de la ville.

Vous rendre vers Notre dame.

Oui, à la cathédrale, il faudra vous rendre.

Et là, sous le porche central vous devriez apercevoir l’objet convoité.

Voilà vous y êtes

Il est là a votre portée

 

 

Alors rendez-vous ce 19 octobre 2017 entre 8h30 et 9h00 du mat pour fêter à Amien notre Millième avec Aline notre Flingueuse


D’ailleurs cet objet quel est-il ?

Et bien il s’agit de, du…

Le livre des morts de Glenn Cooper

New York, mai 2009. Six morts violentes se succèdent en quelques jours. Les modes opératoires sont différents, les victimes n’ont aucun point commun, hormis celui d’avoir reçu quelque temps plus tôt une carte postale de Las Vegas, avec une simple date, celle du jour de leur mort.

Très vite, la presse s’empare de l’affaire et celui qu’elle surnomme le «tueur de l’Apocalypse» a tôt fait de semer la psychose dans la ville. Les autorités, désorientées par l’absence d’indices, se tournent vers Will Piper, ancien profileur d’élite dont la carrière a été brutalement interrompue à la suite d’un drame personnel.

Lorsque de nouvelles cibles reçoivent à leur tour des cartes postales leur indiquant le jour de leur mort, Will va tout mettre en oeuvre pour empêcher le tueur d’agir à nouveau. Mais les noms des victimes sont déjà dans Le Livre des morts…

L’enquête de Will ne va pas tarder à prendre un tournant complètement imprévu pour le mener au coeur des secrets les mieux gardés du gouvernement américain. Une mission confidentielle de Churchill en 1947 auprès du président Truman, un monastère sur l’île de Wight, la zone 51 : autant de pièces d’un puzzle machiavélique que Will devra résoudre pour faire triompher la vérité.

Avec cet ouvrage à la construction remarquable et à l’intensité dramatique époustouflante, vendu à plus d’un million d’exemplaires et best-seller dans de nombreux pays européens, Glenn Cooper manipule le lecteur et nous offre un thriller envoûtant, idéal pour les amateurs de suspense et les passionnés d’histoire.

Le livre des morts de Glenn Cooper. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau.  Paru le 10 février 2011chez Pocket. 8€20 ; (505 p.) ; 18 x 11 cm.

Allez belle chasse au livre à vous

Et à très vite pour un prochain abandon de livre

Ge, porte flingue de Collectif Polar

Festival Sans Nom 2017 : Concours Bourbon Kid


Festival Sans Nom 2017 : Concours Bourbon Kid

Concours exceptionnel à l’occasion du Festival Sans Nom 2017 :

Quatre exemplaires du Bourbon Kid dédicacés par l’auteur Anonyme sont à gagner !

Le Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse qui se tient les 21 et 22 octobre 2017, tient son appellation du Livre Sans Nom sorti en 2010 aux Éditions Sonatine. Depuis, c’est devenu une série à succès et les livres s’arrachent à chaque publication.

Cette connexion avec les romans de l’auteur Anonyme ne pouvait que nous donner envie de mettre en avant le nouvel épisode qui vient de sortir en librairie : Bourbon Kid (voir la chronique  d’Yvan et du livre ici).

Nous vous proposons, avec la complicité des Éditions Sonatine, de gagner 4 exemplaires de ce roman fou, dédicacé à votre nom par l’auteur Anonyme ! (et on peut vous assurer que c’est bien le vrai, même si on ne connaît pas plus son identité que vous).

Pour jouer, c’est simple, envoyez-nous une photo mettant en scène votre roman préféré de la série. Faites parler votre imagination !

Vous avez jusqu’au jeudi 19/10/2017 pour nous envoyer vos contributions à l’adresse mail suivante : yvanfsn@gmail.com

Le vendredi 20/10/2017, lors du lancement du FSN, seront mis en ligne sur notre page Facebook les différentes photos reçues (tant qu’elles ne contreviennent pas au règlement de Facebook).

Les quatre photos qui obtiendront le plus de « J’aime » des visiteurs, entre le vendredi 20/10 lors de la mise en ligne et le lundi 23/10 à 23h59, seront déclarées gagnantes.

Précisions : ce concours est complémentaire de celui qui a été lancé par Sonatine. Ne pourront participer que des photos qui n’ont pas été envoyées dans le cadre du concours de l’éditeur. Concours ouvert à la France métropolitaine.

Merci de préciser dans votre mail de participation : vos nom, prénom et adresse, le pseudo sous lequel vous souhaitez que la photo soit publiée et le nom que vous souhaitez voir apparaître sur votre dédicace si vous faites partie des heureux gagnants.

Amusez-vous bien et bonne chance ! Un grand merci aux Éditions Sonatine pour ce beau partenariat.

Lien vers le site internet du Festival Sans Nom, avec toutes les infos (auteurs et programmation)

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Cet été là de Lee Martin


Collectif polar.biblio

9782355845581,0-3748453.jpgCet été-là de Lee Martin. Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau.Paru le 9 février 2017 chez Sonatine éditions. 21€ ; (320.p) ;  22 x 14 cm
Quatrième de couv :

Un thriller poignant, sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman.
Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

avt_lee-martin_6305L’auteur : Titulaire d’un doctorat (PhD) à l’Université du Nebraska à Lincoln, Lee Martin vit à Colombus, dans l’Ohio, ou il enseigne la littérature. Cet été-là est son premier roman traduit en français.

 

Extrait :
Je n’ai jusqu’à présent jamais réussi à relater cette histoire et le rôle que j’y ai tenu, mais écoutez, je la raconterai en toute honnêteté : un homme ne peut vivre qu’un temps avec une telle chose sans la partager. Mon nom est Henry Dees et j’étais alors enseignant – professeur de mathématiques et tuteur pendant l’été auprès d’enfants tels que Katie qui en avaient besoin. Je suis désormais un vieil homme, et même si plus de trente années se sont écoulées, je me rappelle encore cet été et ses secrets, la chaleur et la manière qu’avait la lumière de se prolonger le soir comme si elle n’allait jamais partir. Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi dure à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter.

Le post-it de Marie Hélène la bibliothécaire :

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, un jour d’été, Katie Mackey, 9 ans, disparaît en se rendant à la bibliothèque. L’affaire fait grand bruit sur le plan national mais l’enquête n’aboutit pas. Trente ans plus tard, quelques témoins, famille, proches et voisins, se souviennent et les langues commencent à se délier.

Même si les disparitions d’enfants, enlèvements font les beaux jours des thrillers, celui-ci n’est pas une énième variation sur le genre. Il se passe 30 ans après la disparition d’une fillette sur le chemin de la bibliothèque. Son originalité est dans la manière de retracer cette disparition par plusieurs personnages, un roman choral qui nous plonge dans un coin paumé de l’Indiana dans les années 70. Un décor et une ambiance parfaitement retranscrits servit par une écriture soignée.  MHF

Comment je me convertie à la BD grâce à La Religion : Rencontre à la Griffe Noire


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A la librairie ils ont, régulièrement, la saugrenue idée de proposer des rencontres et des dédicaces le samedi. Mais, moi je bosse le samedi ! Et en plus c’est la plus grosse journée le samedi en bibliothèque.

Aussi depuis quelques semaines, ma bibliothèque est en travaux, alors c’est plus facile pour moi de poser un jour de congé un samedi. J’en profite un max, je me rattrape de toutes ses années où je n’ai pas pu me rendre en librairie, sur un salon ou à une rencontre parce que j’avais une obligation de service public.

Finalement quand j’y pense, c’est bien une bibliothèque sans lecteur ! Mais non je plaisante, sans lecteur point de bibliothécaire, alors ! Forcément !!!

Bon bref, ce samedi j’ai pris ma journée et je suis allez à la Griffe Noire.

A la Griffe Noire, encore, je vous alliez dire. Ben oui, quoi c’est ma libraire !

Et à la Griffe Noire, ils ont eu la merveilleuse idée de faire venir Tim Willocks.

Qui ça, Tim Willocks ? Mais si vous savez, l’auteur de La Religion, le  fabuleux roman historique . Bon ok, je vais vous rafraîchir la mémoire.

 

       La religion de Tim twWillocks. Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand. Paru le 26 mars 2009 chez Sonatine,  23€,  (852 p.) ; 22 x 14 cm

Mai 1565. Malte. Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein. Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l’ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des Templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de «la Religion». Alors qu’un inquisiteur arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l’ordre, l’armada ottomane s’approche de l’archipel. C’est le début d’un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l’histoire militaire.

Dans ce contexte mouvementé, Matthias Tanhauser, mercenaire et marchand d’armes, d’épices et d’opium, accepte d’aider une comtesse française, Carla La Penautier, dans une quête périlleuse. Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés.

Sur fond de conflits et de mystères religieux, cet ouvrage follement romanesque et d’une érudition sans faille témoigne d’un sens de l’intrigue remarquable. En explorant la mystérieuse histoire des chevaliers de l’ordre de Malte, Tim Willocks, porté par une langue aussi intense que réaliste, évoque autant Alexandre Dumas qu’Umberto Eco. Un classique immédiat.

twrVous voyez ce Tim Willocks là.  Et comme ils font les choses bien, ils ont invité aussi son traducteur Benjamin Legrand mais aussi Luc Jacamon. Ben oui, parce que La Religion vient d’être adaptée en bande dessinée.

 

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twDonc me voilà à la Griffe Noire, il est 15 heure et la séance de dédicace doit débuter.  Mais comme je m’approche du fonds de la librairie je m’aperçois que je ne suis pas la seule à m’être déplacer car une file d’attente c’est former devant les tables des auteurs. Il y a du monde, et c’est tant mieux. Je m’insère dans la file et j’entame la discussion avec les personnes présentes.
– Bonjour !
twzEt vous vous êtes là pour qui, pour quoi ? Vous avez lu le bouquin ? Vous connaissez l’histoire ? Et l’auteur ? Non, que l’illustrateur ! Ah bon !!!
Et oui il y a dans la file très peu de fans de Tim Willocks, mais des fans de Luc Jacamon et des fous de BD. Serais-je la seule exception.

Bon j’abandonne ma place dans la file, il sera temps que j’y revienne un peu plus tard.

bpSurtout que j’ai aperçu dans la librairie un petit homme que je commence à bien connaître. Alexis Soumachedchi alias Bernard Prou, venu en voisin et ami faire son petit tour lui aussi. Il a eu une excellente idée de passer par là, j’ai quelques bouquins à lui faire dédicacer. Aller Bernard, si on allait prendre un café.  Et prépare ton stylo, tu vas en avoir besoin. Et puis avec Bernard, c’est toujours un agréable moment de partage que l’on passe. Et hop, un gros plus à ce bel après midi qui s’annonce.

 

De retour à la Griffe Noire, je m’avance doucement vers nos auteurs et notre illustrateur. En bout de file j’observe Benjamin Legrand, la tête de ce monsieur ne m’est pas inconnu. mais où ai-je bien pu déjà le rencontrer ?

Jean Edgard Casel qui passe par là, m’explique qu’en plus d’être le scénariste c’est aussi le traducteur de Tim Willocks. – « Il est très connu dans le milieu, me dit-il ! »

Mais oui c’est bien sur ! Il a traduit aussi  Tom Wolfe, Paul Cleave, Robert Ludlum, Kent Haruf, Nelson DeMille, Megan Abbott et  John Grisham aussi. Mais surtout c’est un auteur de polar et de roman d’anticipation. J’ai lu il y a quelques année Le Cul des anges et bien avant ça La Mécanique des ombres mais aussi Lovely Rita et La Face perdue de la lune.  Bien sur que sa tête ne m’est pas inconnue ?

Aussi arrive mon tour, et  si jusque là les lecteurs étaient plutôt mutiques, cette fois, ils vont l’un et l’autre  devoir répondre à quelques questions. Vous me connaissez, je suis curieuse de nature. Après avoir expliquer que j’étais là avant tout pour le bouquin de Tim Willocks que j’ai adoré, (Ma petite chronique de La Religion Ici si vous voulez tout savoir.) je demande  :

-Qui a bien pu avoir l’idée saugrenue d’adapté un tel pavé en bande dessinée ? 
-C’est une commande de l’éditeur « Casterman », me répond Benjamin Legrand. Ils ont acheté les droits d’adaptation et je me suis proposé comme scénariste. Je connais bien maintenant l’univers de Tim. Luc a lu le roman et il a été captivé aussi il a voulu et n’a laissé le soin à personne d’autre que lui pour illustré mon scénario.
-ça n’a pas pu être simple de transposer ce roman tellement il est foisonnant
-Effectivement, je voulais faire ressentir toute l’intensité de ce texte. Je ne voulais pas trahir les propos de Tim, mais il m’a fallu faire des coupes, c’est si dense. J’ai essayé de garder cette force d’évocation qu’à Tim dans son écriture. Il nous fallait retranscrire tout cela à travers les dessins et les dialogues. Je crois que l’on a bien réussi avec ce premier tome car Tim est très content du résultat.
-Puis-je vous demandez de dire à Tim toute l’admiration que j’ai pour lui et pour les livres qu’il nous a donnée à lire. J’en profite j’ai son traducteur comme interprète. Et aussi s’il veut bien me dédicacer Les douze enfants de Paris . (Là je sors le livre de ma sac à dos) 

 

Là Tim me remercie, me demande mon nom. Je le remercie à mon tour des émotions qu’il m’a fait vivre à travers ces différents bouquins. Benjamin lui traduit mes remerciement qu’il trouve très jolis. Nous papotons un peu autour des titres de Tim.

Jacamon a fini ces dessins à sa dédicace sur les 2 albums que je lui ai tendu. C’est à Tim et puis à Benjamin de jouer.

J’interroge donc l’illustrateur :

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-Luc; si j’ai bien compris, la lecture du livre de Tim vous a tellement plu que vous n’avez laisser le soin à personne d’autre de faire l’illustration.
-Oui j’ai trouvé que ce livre dense était tellement visuel que j’ai en le lisant commencer à entrevoir les dessins qui pourraient l’illustrer.
-Je vois que vous crayonné avant d’attaquer votre dessin alors que visiblement vous avez le trait sur, pourquoi ?
-c’est simplement pour me rassurer. C’est vrai que souvent j’en aurais surement pas besoin mais…Et puis comme vous le voyez c’est juste une esquisse au crayon, c’est avec le feutre que j’affine les traits des personnages.
-Justement les personnages comment les avez vous imaginés ?
-Dans le livre Tim nous propose des héros avec de vrais caractères. Il ne les décrit pas physiquement, non ! D’ailleurs il me disait qu’il avait une vision très floue de ses personnages en revanche il les connaissait très bien. 
-L’image que vous vous êtes fait de ceux-ci à la lecture est-elle la même que celle que vous avez dessinée ?
-Non pas tout à fait même si durant la lecture je me les imaginais très bien. Regardez Tanhausser, il est à la fois bon et cruel. Pas facile de mettre en dessin un homme aussi contrasté. Tim en voyant la couverture m’a fait remarqué que les yeux de Tanhausser reflétés bien sa double personnalité. Et en effet si vous regarder bien, il y en a un qui est terrifiant et l’autre on pourrait croire qu’il va pleurer. Cachez successivement un œil puis l’autre…
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– Ah oui ! C’est un effet voulu ? twp
-Non, mais je crois sincèrement que c’est mon inconscient de dessinateur qui a parlé à travers ma main et mon dessin. Je le voulais ainsi !
-Bravo c’est réussi, je crois que je vais aimé cette bande déssinée m^me si je ne suis pas très doué pour lire des BD !
-Merci c’est un beau compliment.

 

Pas facile de discuter avec nos auteurs, scénaristes et illustrateurs alors que les fans font la queue pour avoir un beau dessin et une belle dédicace.

Mais ce fut une super idée que de réunir c’est trois là en m^me temps. Bien joué, Jean, bien joué la Griffe Noire.

Cela restera un très bel après midi de dédicace et plus si affinité.

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Le condor de Stig Holmas


sh  Le livre : Le condor de Stig Holmas. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig. Paru le 2 juin 2016 chez Sonatine éditions dans la collection Sonatine +. 13€ ; (253 p.) ; 18 x 13 cm

Présentation de l’éditeur :

Dans la lignée des œuvres de Robin Cook et de Jim Thompson, un polar norvégien mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.
William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres.  » Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement.  » William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence. Une véritable partie d’échecs à l’issue tragique inévitable s’engage alors entre les deux hommes.

Stig Holmås, tout en nous proposant une intrigue d’une efficacité absolue, s’interroge sur la condition humaine avec une lucidité déchirante. La beauté et la puissance de l’écriture ne font qu’ajouter à l’éclat de cette perle noire, publiée en 1991, et considérée par beaucoup d’amateurs comme un chef-d’œuvre absolu du genre.

stig-holmas_5613129L’auteur : Poète, romancier et scénariste, Stig Holmås est né en 1946 à Bergen
Extrait :
«… Partout des papiers gras qui traînent dans les caniveaux, partout des coins de maisons décorées à la pisse, mais le parfum des coquelicots m’accompagne. Il est rouge et léger, comme les battements de cœur du condor.» 

Résumé et petit avis :

Cet homme qui traîne sa misère d’une capitale à l’autre, c’est William Openshaw, poète reconnu mondialement, grand connaisseur des oiseaux et braqueur de banques.

Quels hasards, quels incidents, quelles motivations guident ses pas ?

Il est hanté par de mystérieuses tragédies et des secrets dont il ne parle jamais.

Puis un jour au Portugal, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique, qui semble en savoir beaucoup sur le passé trouble de William.

Mais… Qu’a-donc laissé,  William, dans son sillage ?

shEncore une oeuvre qui sort de l’anonymat.
Sortie il y a presque 20 ans chez un petit éditeur nantais, c’est la série noire qui nous le fait découvrir 5 ans plus tard.
Il n’a pas vraiment fait beaucoup de bruit. Il faut dire que ce texte est vraiment singulier.

Un OLNI, un Objet Littéraire Non Identifié.

Et puis miracle, Sonatine le ressuscite dans sa collection semi poche. Et hop le condor prends son envol.
Et quand le condor plane ainsi au-dessus de vous, c’est que votre esprit est ouvert et vos neurones tournent au maximum de leurs possibilités.

Et l’auteur tel un chamane convoque sa plume hypnotique et poétique pour nous entraîner dans son sillage. Et il invoque tous les thèmes qui font de ce titre un grand roman noir, les choix mal assumés, les regrets, l’enfance volé et ses traumatisme et la recherche de redemption.

Non, je ne dirai pas comme certain que ce livre est un chef d’oeuvre mais je pense que sa lecture va vous marquez à jamais comme je l’ai été. Elle déroute, dérange, agace et lasse parfois. Mais toujours elle nous fait battre notre coeur.

 

 

Retrouvez ci-dessous la chronique de mon ami Yvan sur Emotions :

Le condor – Stig Holmas