Métamorphosis de Vivianne Perret


Houdini, magicien & détective Volume 1, Metamorphosis de Vivianne Perret. Paru le 5 octobre 2016 aux Ed du Masque.18€ ; (250 p.) ; 23 x 15 cm
Réedité en poche le 5 octobre 2017 chez 10/18 dans la collection Grands Détectives. 7€60 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
Entre mafia chinoise, corruption et tours de magie, un portrait passionnant de Houdini dans une Amérique du XXe siècle en profonde mutation.
San Francisco, juillet 1899. Le jeune magicien Harry Houdini, en tournée en Californie avec sa charmante épouse Bess, fait alors sensation avec son tour Metamorphosis (ou la malle des Indes) et son tout nouveau numéro d’escapologie, où il se débarrasse de dizaines de menottes et de chaînes en quelques minutes.
Après l’un de ses spectacles, Houdini est invité à se rendre à Chinatown chez un riche négociant en soie. Ong Lin Foon, qui n’a aucune confiance en la police, lui demande de retrouver sa nièce, kidnappée à son arrivée à San Francisco. Le marchand craint qu’elle n’ait été enlevée pour aller grossir les bordels de Chinatown. Poussé par Bess qui juge le sort de ces victimes révoltant, Houdini accepte de mener l’enquête. Ce que Bess ignore, c’est que le magicien va également mener en parallèle une mission secrète pour le gouvernement américain…
……………………
L’auteure : Vivianne Perret est historienne, écrivain, journaliste et une insatiable polyglotte globetrotteuse. Fascinée par les coulisses de l’Histoire, elle est une grande spécialiste des Etats-Unis et tout particulièrement incollable sur la figure mythique de Buffalo Bill et sur les Indiens Lakotas. Elle a même poussé sa passion pour les Indiens des plaines jusqu’à apprendre le sioux. Après Metamorphosis, elle offre une suite palpitante aux aventures du magicien Houdini dans Le Kaiser et le roi des menottes, aux éditions Lattès.
……………………
Extrait : 
“Jim n’était pas convaincu par les explications de Houdini ; il insista, vaguement inquiet pour l’avenir du patron.
– Ouais mais imaginez que quelqu’un finisse par comprendre votre truc. Eh ben, votre tour, il est foutu.
Houdini pila net.
– Impossible”
Il embrassa le rue d’un coup d’œil, comme si son regard transperçait les murs de brique et se portait bien plus loin, franchissant les mers.
– Nous sommes à l’aube d’un nouveau siècle et je suis le magicien qui va le marquer de son empreinte.
Tu sais pourquoi ?
Il marqua un petit temps d’arrêt et posa sa main sur l’épaule de Jim. L’adolescent secoua négativement la tête.
– Parce que je suis le meilleur, mon petit Jim. Tout simplement parce que je suis le meilleur.”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Métamorphosis de Vivianne Perret

J’ai rencontré Vivianne Perret fin mars, au PolarLens. C’est mon ami Alexis Aubenque qui venait de s’entretenir avec elle qui m’a conseillé d’aller la voir. Je n’ai pas regretté du tout.

Discuter avec une passionnée d’écriture et d’Histoire qui après un début de discussion timide, s’ouvre, et s’illumine en transmettant son émotion fut un instant de pur bonheur !

Mais les écrits allaient-ils être au niveau de ce qu’elle me racontait ?

J’ai toujours aimé les romans qui se déroulent pendant la fin du XIXe siècle ou le début du XXe siècle, voire romans historiques tout simplement.

Ils obligent les auteurs à adopter une écriture très différente, à faire des recherches plus poussées, mais c’est surtout les ambiances qui doivent être sublimées et lorsque le scénario est en adéquation, alors c’est le bonheur…

Amateurs de violence et de sang passez votre chemin… Ce Polar est tout en finesse…

Vivianne Perret, nous entraîne dans un autre monde, tout du moins un monde méconnu. Le Chinatown de San Francisco !

Les chinois qui y vivent sont invisibles aux yeux des américains et sont soumit aux rackets constants sans possibilité d’en sortir au risque d’être agressé, les trafics de tous types, les meurtres et bien sûr le racisme et la prostitution…

Pourquoi est-ce le fameux magicien Houdini, qui mêne l’enquête policière ?… Ça je ne vous le dévoilerait pas !

Je peux juste vous dire que ce n’est pas anachronique du tout et cela fonctionne plutôt bien.

Le maître de l’escapologie, l’illusionniste surdoué pas si étonné que ça, va se retrouver au cœur d’un kidnapping.

L’intrigue policière qui semblait basique au départ et on ne peut plus classique, va au fil des pages s’avérer plus complexe que ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Personne n’est vraiment ce qu’il semblait être…

La magie de Viviane autant que celle d’Houdini opère, et s’est avec plaisir que son écriture fine et élégante m’amène au dénouement final.

Challenge réussit pour moi. Les personnages sont bien développés et attachants et les surprises éclairent les chapitres au fur et à mesure.

Autant de bonnes raisons de découvrir les tomes suivants.

A lire !

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Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– de Fabrice LIEGOIS


N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– Autoédition – Thriller de Fabrice LIEGOIS

Prologue :
La Louisiane, une Manbo, la voix de la vérité qui fredonne une adoration. Ainsi naquit la légende d’Aby… Le récit d’Aby se fait un soir d’Halloween, le mien aussi…
Toi le cartésien, oublie toutes tes certitudes et rentre dans le cercle des bougies, écoute la voix des Loas, et laisse la magie opérer… Ceci est l’histoire d’Aby. Et lorsque tu seras initié à ton tour tu ne verras plus le monde qui t’entoure de la même façon. Paskemwen te ale nan kavla. Epi, koulye a mwenkonnen! (Car moi je suis descendue dans la cave. Et maintenant je sais !)
Pour mieux m’y accompagner il est important de visionner le long métrage réalisé par Fabrice Liegeois et qui initie le récit via le lien suivant 
Cette histoire, l’auteur l’a construite en 4 actes, comme un opéra. Et la musique qui nous accompagne est le créole. Créole qu’il a pensé à traduire pour ceux qui ne le comprennent pas. J’ai donc conservé ce format pour ma chronique. En revanche, contrairement à lui je n’ai pas appris le Créole (à ma chère Guadeloupe). J’ai utilisé Google Traduction et le Créole Haïtien, le seul à disposition. Pardon aux puristes.
Partie 1 Aby. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 (et oui ce récit ne pouvait que débuter un soir d’Halloween) – En pleine tempête Sandy. 10:13 PM
Une prêtresse âgée, la fin d’un désounien, deux globes de jade qui fascinent… Sa voix qui explique qu’elle a attendu. Qu’elle a espéré et qu’il est temps qu’elle se confesse. Enfin. Et elle va se confesser, du 6 janvier 1939 jusqu’au 1er aout 1943 nous allons découvrir son histoire. Je suis Abigail, l’exécrée – Annonce-t-elle – Des bayous de Louisiane que la famille va fuir, jusqu’à ce quartier d’Harlem où elle se raconte. Elle la bâtarde issue d’un viol, celle de la mauvaise couleur, la couleur quarteron, Lwachabine. Ce reproche vivant. De cette enfance coincée entre amour et violence. De cet amour immense pour sa Jaja, la Bôko, qui va la porter et l’aider à affronter l’indicible. Jaja qui porte le fardeau de sa malédiction, elle qui a choisi de vivre avec son fils pou pi bon kontwole li, wi (pour mieux le surveiller, ça oui). Et puis un soir dans Harlem, le démon va se lier à Aby en emportant un morceau d’elle… Jaja la sauvera.
Partie 2Lwa Racine. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 – 10:25 PM
Aby poursuit son récit et raconte la période d’après-guerre, le chômage qui explose, la pauvreté qui s’accroît. Harlem qui devient un ghetto. Aby, qui doit gérer la maison, palier aux absences, même pour les pires tâches. Car la malédiction se poursuit. Encore. Page 164 « Je suis devenue Abigail l’incestueuse … (gémit-elle) ». Et puis les voix qui résonnent en Jaja, de plus en plus fortes, ses délires qui inquiètent Aby. Aby qui au lendemain de son 19ème anniversaire scelle son destin. La transmission a un prix. Un rituel de passage, une folie dévorante. Offrir son âme à l’éthéré. Devenir pourpre comme les pierres de Petro Je-way. P211 « Je suis devenue Abigail l’orpheline. (pleure-t-elle) ». Et puis l’initié jouera une dernière fois son rôle de sauveur. Et les voix seront de plus en plus présentes – Jaja est là à jamais – Et tous les autres aussi.
Partie 3 MarinètBwaChech. New York, quartier d’Harlem – 11:41 AM – 14 Avril 1972
Les BPP s’approprient la rue. Tout va mal. La ville a sombré dans une crise sociale, économique et politique. Harlem se meurt dans un silence hypocrite. Et puis la guerre du Vietnam. Un dernier acte d’amour d’un fils aimant. Puis la folie qui dévore tout, même l’amour. Et la malédiction se poursuit, inéluctablement et avec force. E menmtibebe a inosanapdwepeye (Et même le nourrisson innocent devra payer). Le temps de la vengeance arrive. Eux qui savaient et ont laissé faire vont payer !
Partie 4 Coup N’ame. New York– Le 29/10/12
Mathis vat découvrir ce quartier de Harlem via cette annonce alléchante d’un meublé de deux pièces à louer pile dans son budget. Il échange avec cette voisine. Si bizarre voisine. Puis cette porte condamnée dans le hall. Il a pourtant été prévenu… N’y descendez jamais ! C’est Jaja qui me l’a dit…
Chez Aby 31/10/2012 – 10:07 – P539. Rappelle-toi, elle voit des choses. Son esprit lui montre des visages. Des formes de vie éthérées qu’elle seule est capable de percevoir. Elle est la Mah d’un Djab. Les têtes s’alignent sur la table devant elle.
Paskefen a pata ka lòt. Men, èskefen sa a ? Car la fin ne pouvait être autre. Mais est-ce la fin ?

Fabrice nous parle d’amour, de douleur, de malédiction, de folie et de traditions.

De la maltraitance faite aux enfants.

De ce dont l’esprit est capable pour surmonter ces souffrances innommables.

De la folie dans laquelle les victimes basculent pour ne pas mourir.

De la schizophrénie qui balaie tout… Et dont certains ne reviendront jamais.

Un récit fort, bouleversant.

Une thérapie et avant tout un acte d’amour pour cette grand-mère formidable qui est la sienne.

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Pour ma part il m’a totalement bouleversée et j’ai eu besoin de quasi un mois de recul pour être capable d’écrire ces lignes.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire.

Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1


Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1

 

« Venez, mais venez autour du grand feu, une bonne soupe de citrouille est là aussi pour vous réconforter

Asseyez-vous, venez écouter ce qu’un Fée et une Magicienne ont a vous conter ce soir. »

« Entre Ti Bon Ange, entre et n’ait pas peur »
Ici on va raconter l’histoire d’une enfant
Aby qu’on la nomme
Ici va se jouer le premier acte de sa vie
Mais attention car Aby n’est pas seul
Il y a sa Mah, et aussi ses sœurs
Il y a son Pah, lui non plus n’est pas seul, ils y a des monstres dans sa tête
Il y a aussi sa boko d’amour, oui sa Jaja
Et avec sa Jaja il y a les Loas.
Tu ne connais pas les Loas, aïe, c’est dommage,
Remarque avec la fée Stelphique, on veille, on est là pour vous protéger
Oui parce qu’on te l’a pas dit, on est ici en Louisiane, dans le marais.
Et Aby et sa famille sont des nègres du Sud, de ces enfants descendants d’esclaves.
Et chez eux aussi la magie est très présente, très forte.
Empreinte de catholicisme mais surtout de vaudou
Oui entre Ti Bon Ange
Vient découvrir Aby
Mais suis bien les conseils de Stelphique la Fée et de Ge la Magicienne.
Sinon, tu risque d’y laisser une partie de ton âme « 

@Blog de kujira Poupée vaudou

Autour d’une soupe bien réconfortante au potiron, une Magicienne et une Fée vous font part de leurs impressions sur la première partie de lecture de Aby, de Monsieur Fabrice Liégeois…
(Attention, les parenthèses sont la retranscription d’une voix éthérée qui se mêle de leurs conversations…Nous sommes désolées de la gène occasionnée, surtout si elles suscitent des frissons incontrôlables…)
(Frissonne de peur, je suis un Lwa…)

A la nuit tombée, le Pah devient monstre…Aby, en tremble de peur…

Bizarrement, de grandes forces s’en mêlent…Aby, sent leur puissance…

Yepa! Tous aux abris….Aby, va regarder le Mal dans les yeux…

 Ahhhhhhhhhh les Loas sont là… Bouh, ils vont hanter tout ça…Y‘a plus qu’à se cacher…

(Tu pourrais bien en mourir…)

Une première partie qui pose les bases d’une histoire hantée par des démons de tout genre. On en redemande de ces légendes de la Louisiane, de ce folklore créole, de ce langage « particulier »…

Alors revenez nous voir la semaine prochaine.

 Aby reviendra aussi.

Promis.

En attendant vous pouvez retrouver la Fée Stelphique dans son antre *****Mon féerique blog littéraire!!!!!*****

Mais aussi me retrouvez ICI sur « Collectif Polar, chronique de nuit » et chez » A vos crimes »

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

L’emprise des sens de Sacha Erbel


SACHA ERBEL-L_EMPRISE DES SENSLe livre : L’emprise des sens de Sacha Erbel. Paru le 24 novembre 2016 chez les éditions La Liseuse. 17€99 ;  (244p) ; 23 x 15 cm.

4e de couv :

 
Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

safe_imageL’auteur :  Sous le pseudo de Sacha Erbel se cache une fonctionnaire de police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. Diplomée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de ‘exprimer.
L’emprise des sens est son premier roman.
Extrait :
Vous savez, ici, c’est la Louisiane. La magie a une forte influence sur la vie quotidienne de chacun. Le vaudou, les gris-gris, les sortilèges, même si ce sont des histoires de vieilles bonnes femmes pour la plupart, restent très présents ici, et ce n’est pas seulement du folklore pour attirer le touriste.

Le post-it de Ge

J’ai bien failli ne jamais lire ce titre.

Vous le savez maintenant , de part ma fonction de coordinatrice du comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris, je lis énormément de premier roman. Mais des premiers romans qui sont référencés sur la base de données bibliographiques Electre. Car oui mon employeur et du coup les bibliothèques de Paris sont abonnés à cet outils de travail donc forcément je dois faire avec.

Aussi L’emprise des sens de Sacha Erbel n’est pas répertorié dans cette base, ce qui fait que je ne l’ai pas eu à analyser et encore moins à lire.

Alors quand Hélène Babouot des éditions La liseuse m’a contactée, nous avons parlé de tout ça mais elle a proposé de venir me voir à la bibliothèque. Et là j’ai fait une belle rencontre, avec une passionnée comme je les aime.

sacha-erbel

Du coup je lui ai promis de lire L’emprise des sens , mais pas promis autre chose sauf peut-être si j’aimais le livre.

Et j’ai aimé le livre, alors maintenant je vais tenter de vous en parler.

Que vous dire….

Que c’est un premier roman, un  court roman, que tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont là.

Que l’écriture de l’auteur est franche, sans contour. Un style direct. L’emploi du présent de l’indicatif donne du punch au récit.

J’ai apprécier que ses personnages soient tout en contraste. J’ai eu peur que l’héroïne soit une pauvre jeune femme en détresse. Il n’en est rien.

Talia malgré ses blessures reste une femme déterminée. D’ailleurs les personnage féminins de ce romans sont des femmes de caractère. Les mecs aussi, rassurez-vous.

De plus en plaçant son récit à la Nouvelle Orléans en pays cajun, l’auteur profite de l’histoire de cette ville pour développer l’intrigue autour de celle-ci. Une grosse partie du roman se passe dans le quartier français de cette ville.

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« Cœur français battant en terre américaine, La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des États-Unis. Entre Quartier Français à l’architecture latino-créole, vieille cathédrale, antiquaires, boîtes de jazz et rues en fête, c’est à une tourbillonnante plongée dans l’Amérique Impertinente que convie cette ville à l’ambiance si attachante. »

La Nouvelle Orléans c’est aussi le berceau du jazz. Et dans  le roman de Sacha Erbel, la musique a aussi un rôle important. Entre Blues, Jazz et musique Cajun, le rythme du roman s’emballe.

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De plus la ville est marqué par l’histoire de l’esclavage, La Louisiane plonge le visiteur dans le faste de la période d’avant la guerre de Sécession sur les traces des très riches planteurs de canne à sucre et de coton des années 1850. On découvre l’histoire mouvementée de cet état du « Vieux Sud », le commerce triangulaire et la vie quotidienne dans les plantations.

arton149On ne peux pas non plus parler de La Nouvelle Orléans en passant sous silence la culture Vaudou et sa grande prêtresse Marie Laveau ( the voodoo queen). Et cette culture est elle aussi au centre de notre thriller.  Ce qui en fait un thriller fantastique.

Mais rassurez-vous, il y a aussi une vrai enquête et de vrais flics dans ce polar.

De plus la petite touche romance, apporte un petit plus à l’histoire qui devrait encore rajouter du plaisir de lecture au lectorat féminin. Car on le sais 70% des lecteurs sont des femmes.

Bref, L’emprise des sens est une belle découverte et j’avoue que ce titre n’a pas était sans me rappeler une jeune auteure découverte il y a quelques années, J’ai nommé Claire Favan.

Aussi vous vous doutez bien que du coup, j’attends avec impatience une nouvelle aventure de Talia qui je n’en doute pas doit déjà avoir germé dans le cerveau de notre auteur.

Alors si vous aimez le suspens saupoudré d’une touche de fantastique, alors foncez, ce roman est fait pour vous !

 

Lire ICI le début de L’emprise des sens .

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Le baiser du rasoir de Daniel Polansky


Mes petites lectures
9782352945444,0-1306707Le livre : Basse-Fosse,Volume 1, Le baiser du rasoir  de Daniel Polansky. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Patrick Marcel. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne.20€ ; (376 p.) ; 24 x 16 cm

 9782070449231,0-1904090Rééditer le 2 janvier 2014 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF. 8€70 ; (465 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Basse-Fosse. La ville du crime.

Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.

Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.

Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés.

Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.

Extrait :
Il tendit une bourse dodue d’une façon terriblement élégante, étant donné que nous étions en train de conclure une vente de drogue. Il y en avait plus qu’assez, beaucoup plus.
– Le duc est trop aimable.
– Sa Seigneurie achète votre silence et votre loyauté.
– Dites-lui que le premier est gratuit, mais que la seconde n’est pas à vendre.
daniel-polansky_thumb2 L’auteur :

Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Le Baiser du rasoir est un premier roman percutant. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.

 

 

 

Lecture d’avant

Petits résumé et avis :

II y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie… Prévôt a survécu.

Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire. Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir ?

Et pour ces  enfants mutilés et découverts dans la mystérieuse ville de Basse-Fosse, seul Prévôt, l’ancien soldat au passé trouble, a pouvoir arrêter l’assassin.

La nouvelle perle de Bragelonne prend en cette année 2012, la forme d’un excellent polar de fantasy. Ambiance sombre, récit d’une ville crépusculaire et personnages truculents servent une intrigue bien menée et des dialogues ciselés.

Avec Le baiser du rasoir. Daniel Polansky mêle habilement les codes de la fantasy et du roman noir, se plaçant d’emblée parmi les auteurs du genre à suivre. Il a d’ailleurs été récompensé par le prix Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lire ici le début de : Le baiser du Rasoir

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


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  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
lecture-d_avant

 

Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage

Le premier sang de Sire Cédric


Mes petites lectures

9782842284688,0-1329446Le livre : Le premier sang / Sire Cédric. Paru le 15 mars 2012 au Pré-aux-clercs. 19€50 ; (511 p.) ; 24 x 16 cm
9782266243193,0-1705717Réédité en poche chez Pocket le 7 novembre 2013.8€ ; (655 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.

Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

imagesLauréat du Prix Polar de Cognac 2010 et du Prix CinéCinéma Frisson 2011 pour son roman De fièvre et de sang, Sire Cédric construit une oeuvre originale, mariant habilement fantastique et suspense. Il a également reçu en 2010 le prix Masterton pour L’Enfant des cimetières.

 

 

Extrait :
Le sang se mit à suinter de cette seconde plaie, tout doucement, au début, comme il l’avait fait pour la première blessure. Puis l’inéluctable douleur déferla. Elle explosa littéralement dans sa tête. Un éclair rouge, éblouissant, effaçant le monde.
Madeleine sut qu’elle ne pouvait rien faire.
Elle ferma les yeux, serra le lavabo plus fort, se plia en deux.
Quand la peau céda, elle poussa un terrible cri suraigu.

Lecture d’avant

Résumé et avis :

Cité les Ruisseaux. Surveillance de nuit. Eva Svärta et Erwan Leroy espèrent enfin faire tomber Ismaël Constantin. Mais le feu ravage son appartement et le caïd meurt brûlé vif.

Neuilly-sur-Seine. L’argent, le pouvoir, la beauté… Madeleine Reich avait presque oublié qu’il y avait un prix à payer. Ce soir, les anciennes blessures se rouvrent, et l’heure est venue d’affronter sa peur. Eva, la policière albinos, ne le sait que trop bien : le temps n’a pas de prise sur les liens tissés dans le sang. Surgis de l’ombre, les fantômes du passé réclament leur dû.

Eva Svart, étrange flic albino, enquête sur son père, l’assassin de sa mère et de sa soeur jumelle ; tout cela sans avoir l’autorisation de sa hiérarchie. La découverte du corps profané et incendié d’un gros dealer de banlieue déclenche une enquête officielle à laquelle elle va prendre part. L’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne, impitoyablement, terriblement…

 Les œuvres de Sire Cédric mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés.

On retrouve ici Eva Svarta, la profileuse albinos déjà rencontrée dans « De fièvre et de sang » . Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre.

A travers ce nouveau roman étonnant de maturité, l’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui la tourmente depuis toujours. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue,  implacablement,effroyablement et affreusement.

Attention nuits blanches garanties

 Lire le début ICI

Notre cadeau de Noël : Carter contre le diable de Glen David Gold par The Cannibale Lecteur


cartercontrelediable-328x4709782264066923,0-2731536Le livre : Carter contre le diable de Glen David . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier de Broca. Paru le 17 avril 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (813 p.) ; 20 x 14 cm

Publié le 1er octobre 2015 en poche chez 10/18 dans la collection Littérature étrangère. 9€60 ; (768 p.) ; 18 x 11 cm

 C’est notre 3e incursion dans l’univers de Glen David Gold.

Mais pour les fêtes de fin d’année, je trouve ce titre parfait.

Pour en savoir plus sur le livre c’est ICI.

Et pour voir la chronique de Nath c’est Là

Et aujourd’hui, j’ai un autre cadeau, j’ai le plaisir d’accueillir une nouvelle chroniqueuse de 1e choix.

C’est Cannibal Lecteur en personne qui vient nous raconter sa version de Carter contre le diable. Et vous allez pas être déçus. Quand je vous disais que ce titre été un de mes 10 coups de coeur de 2014.

Notre chroniqueuse :
Cannibal Lecteur… dévorant des tonnes de livres sans jamais être rassasiée, voilà ce que je suis.
Grande amatrice de romans policiers devant l’éternel, j’en ai dévoré des tas. Mon premier roman policier étant « Le chien des Baskerville » de Conan Doyle et Sherlock Holmes m’a happé dans son univers où je suis toujours.
Même si je ne lis plus beaucoup de policiers du genre « whodunit » (qui l’a fait ?) ou de thrillers (ils se ressemblent souvent tous), je dévore des romans noirs ou des romans policiers d’un autre genre. La littérature est assez riche pour que l’on y trouve son bonheur.
Si on examine ma biblio, on y trouvera une profusion d’auteurs anglais ou américains, mes chouchous. Viennent ensuite les français. Moins dans les russes, italiens ou espagnols.
Mes lectures ne doivent pas enrichir ma culture, ce n’est pas mon critère principal ! Bon, si en plus de me fournir un cadavre, un crime gore, une histoire amusante,… le livre me cultive, c’est tout bon, mais ce n’est vraiment pas mon critère de premier choix. Mais j’apprécie en apprendre plus sur l’Histoire ou les humains en lisant un livre. Le livre me fait voyager.
Ah oui, en plus d’aimer lire, j’aime aussi les blagues, les bons jeux de mots et la plume de l’ironie quand elle a trempé dans l’encrier du sarcasme (genre docteur House)…

 

L’avis de Cannibale Lecteur alias Belette

♫ Maggi, Maggi ♪ et vos idées prennent du génie ♫  Nooooon, coupez, ce n’est pas le bon jingle !

Il n’est bien sûr pas question de bouillon Maggi dans ce roman, mais de magie… Et si le bouquin a tout du pavé, il n’a rien du bouillon de 10h car c’est du fin, du très fin et ça se mange sans faim.

Tout petit vous dévoriez les histoires de Mandrake le magicien, gardant la bouche ouverte devant les tours de magie ? Vous aimiez déjà Copperfield avant qu’il ne se tape l’égérie des crash-test Citroën ? Alors, ce livre est fait pour vous !

Vous n’avez rien à battre des tours de magie ? Pas grave, vous pouvez le lire parce qu’il n’est pas question QUE de magie dans ce livre, hormis la magie de l’écriture, celle qui vous ravit durant votre lecture.

Magie aussi de l’histoire qui réunit un peu tous les genres en un, sans pour autant devenir aussi insipide qu’un cube de Maggi que vous auriez mis tremper dans votre verre dans le but de le boire cul sec…

Un soupçon de roman policer, un zeste de roman historique, une goutte de grande fresque sociale, quelques morceaux d’amour pur (garantit sans ajout d’Harlequin), une belle dose d’aventure, un chouia de fantastique, le tout servi par une brochette de personnages expressifs.

Un tour dans les années 20, ces les années un peu folles où le music hall était en train de subir les assauts du cinéma muet… et cette sensation amusante de tout savoir sur ce qui nait devant vos yeux puisque vous en connaissez déjà la destinée.

Un peu comme si vous assistiez à la naissance de John Fitzgerald Kennedy et que le voisin disait « Il mourra vieux et il sera chômeur toute sa vie ». Ici, on parle d’autre chose, mais nous en connaissons tous la destinée.

Charles Carter, qui a réellement existé, m’a transporté, envoûté, emmené loin de mes murs dans une aventure qui, sans être trépidante, est tout à fait captivante.

J’ai aimé que l’auteur commence son récit avec la mort du président Harding avant de passer ensuite à la jeunesse de Charles Carter et aux débuts de l’agent Griffin, avant de revenir en 1923.

Carter le Grand est un personnage flamboyant, un homme que l’on aurait envie de rencontrer, de suivre… Et tous les autres qui gravitent autour – amis ou ennemis, policiers ou membres du services secrets – sont travaillés à tel point qu’on les croirait ancrés dans la réalité.

Dans ce roman, les tours de magie ne sont que peu expliqués, et c’est tant mieux, ils perdraient de leur magie. D’ailleur, je regrette que Carter ait expliqué à son ami Borax (et pas Borat, je vous prie) comment il faisait disparaître l’éléphant.

Mesdames et messieurs, approchez et venez voir Carter Le Grand ! Entrez dans son spectacle, suivez ses aventures, ses débuts, sa rencontre avec le président des z’États-Unis et son combat contre le diable dans un show époustouflant.

Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Ça fait du bien ce genre de lecture…

Merci dame Belette d’avoir partager avec nous ton ressenti. Tu reviens quand tu veux, tu le sais.

Et si vous voulez retrouvez l’humour irrésistible de Cannibal Lecteur c’est sur son blog ICI