Papote d’auteur avec Marc Voltenaueur by Miss Aline


Papote d’auteur avec Marc Voltenaueur by Miss Aline

                       

 

Bonjour Marc, après avoir découvert « le dragon de Murevan », j’ai eu envie d’en savoir plus sur vous. Vous avez gentiment accepté une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

1- Parlez nous de votre goût pour l’écriture, comment et pourquoi vous y êtes venu ?

L’écriture s’est imposée à moi à la suite d’un voyage autour du monde que j’ai fait avec mon compagnon en 2011-2012. C’est Gryon, petit village paisible des Alpes suisses qui m’a inspiré et donné l’envie d’écrire. Gryon – tout comme Fjällbacka pour Camilla Läckberg – était le parfait décor d’un polar : l’atmosphère singulière d’un petit village pittoresque, le savoir-vivre montagnard, l’ambiance chaleureuse des chalets, les différents lieux publics, la vie villageoise, le découpage impressionnant des massifs alentour, les hivers rudes.

2 – Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où travailler ?

Comme je travaille, je n’ai pas de journée « type » d’écriture. J’écris lorsque j’ai le temps et je peux le faire n’importe où. Souvent j’écris tôt le matin au réveil à la maison. Mais j’écris aussi régulièrement à Gryon sur les lieux, notamment au Café Pomme. C’est important pour moi d’être sur place pour écrire. Par moments, je préfère être au calme. Parfois en écoutant de la musique. Parfois dans un endroit vivant et bruyant comme un café. Cela dépend des envies et de mon état d’esprit. Lorsque j’écris, je suis dans une bulle et j’arrive à faire abstraction de ce qui se passe autour.

3 –  Auer…. Voltenauer, un nom, la fin du votre. Comme il est admis que chaque auteur laisse une part de lui dans ses textes, quelle part de vous avez-vous mis dans ce personnage ?

Andreas est un personnage à part entière. Toute ressemblance… (rire). Au fil des pages, nous avons établi une relation proche et on a appris à mieux se connaître. Nous avons d’ailleurs décidé d’un commun accord que l’aventure allait se poursuivre… (rire). Il y a bien sûr des ressemblances. Je dirais même qu’il y a un peu de moi dans chaque personnage.

4 – Pourquoi avoir choisi Gryon pour cadre de votre roman ? Parce que l’on parle bien que de ce que l’on connait ?

J’ai eu un coup de cœur pour cette région. En 2011-2012, après avoir pris quelques mois sabbatiques pour voyager dans le monde, nous sommes rentrés à Gryon et c’est à ce moment que j’ai eu le « flash ». Ici se trouvaient tous les ingrédients pour créer et mettre en place les personnages et intrigues de mon roman : un village, un peu comme un huis clos, l’atmosphère de la campagne, la montagne qui recèle beaucoup d’endroits pour se cacher, dissimuler. Gryon était décidément parfait, j’avais le cadre idéal.

5 –  La première fois que vous avez tenu votre livre en main…racontez nous !

C’était un des moments les plus forts pour moi dans toute cette aventure. Des cartons avaient été déposés dans l’entrée d’un immeuble où habitait la présidente de la maison d’édition. Je suis allé les récupérer. En ouvrant le carton, c’était comme un rêve qui se réalisation et se matérialisait sous mes yeux.

6 – Vous seriez plutôt un bon flic ou un mauvais méchant ?

Je peux être et l’un et l’autre… C’est l’avantage d’être écrivain. On décide de créer et faire exister les personnages que l’on souhaite !

7- Quel(s) conseil(s) ou recommandation(s) feriez vous à quelqu’un qui veut se lancer dans l’écriture ?

Avant de commencer à écrire un polar, il faut en lire. Pas dans l’idée de copier quoi que ce soit, mais déjà pour analyser comment les livres sont construits, comprendre comment les auteurs font pour lancer des fausses pistes, maintenir le suspense et donner du rythme au récit, etc.

Ensuite le plus important est de créer les personnages clés, puis de construire un scénario qui contient les « ressorts » de l’intrigue. Ensuite, il faut oser se lancer… tout en étant conscient que l’écriture est un mélange de créativité de travail. Je dirais 10% d’inventivité et 90% de transpiration. Il faut aimer créer et raconter des histoires, mais aussi écrire et travailler le texte. L’un ne va pas sans l’autre.

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

Tout vient à point, à qui sait attendre… mais je peux vous dire qu’on retrouvera les mêmes personnages principaux pour une nouvelle aventure !

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

J’espère que vous aurez du plaisir à entrer dans l’atmosphère des Alpes vaudoises et faire la connaissance d’Andreas et Mikaël, les deux personnages principaux, sans oublier Minus !

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

A quand le prochain tome ? Je suis en train de finaliser le scénario et je vais bientôt me lancer dans la phase d’écriture. Mais il vous faudra encore un peu de patience…

……….

Bon, je vais patienter….Un très grand merci pour le temps que vous m’avez accordé et au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous rencontrer.

NDLR : Marc avait déjà répondu à quelques questions pour Collectif Polar sous la houlette de Marie-No et c’est ICI

Notre avis sur  le dragon de Murevan, ICI

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Les Espionnes du Salève de Mark Zellweger


Le livre : Les Espionnes du Salève de Mark Zellweger, à paraître en France le 16 février 2018 aux éditions Eaux Troubles, 21€ ;  (320 p.) ; 21 x 15 cm. (paru en octobre 2017 en Suisse)

4ème de couv. :

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France pour plusieurs années. Les jours qui suivent, le service de renseignement de l’armée de la Confédération helvétique, le SR, sous les ordres du général Guisan, s’active aux frontières de la Suisse Romande. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais, Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève.
Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 40 avec son fils Avram âgé de 2 ans. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazi. On les dénomme : Les Espionnes du Salève.
Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen communiste de Bourg-en Bresse en Zone interdite, se fait prendre par la gestapo lors d’une tentative d’entrée en Suisse au nord de Genève dans les environs de Satigny (les Fontaines) après avoir peint sur la mairie de Gex : « A mort les Boche ». Une certitude s’impose aux espionnes du Salève : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mèneront leur enquête.
Nos espionnes seront confrontées à des collaborateurs sournois près à les dénoncer, à des agents allemands de l’Abwehr déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre.

L’auteur: Mark Zellweger, directeur marketing puis consultant en stratégie pendant une trentaine d’années, a voyagé dans le monde entier. en parallèle, il fut conseiller spécial auprès des directions des actions clandestines appartenant aux plus grands services de renseignement.
Mettant à profit sa connaissance approfondie de la géopolitique internationale et sa compréhension des services secrets, il se consacre désormais à l’écriture. ses thrillers se placent dans la lignée des maîtres du genre que sont Ludlum, Clancy et Cussler, avec une touche helvétique.

Extrait:
 » le regard cruel de l’homme à bout de nerfs était des plus explicites.Sev savait que cela se passerait ainsi. De toutes façons elle n’avait pas l’intention de lui révéler quoi que ce soit. Elle espérait juste avoir la force de tenir sous la souffrance.
Elle resta assise sur sa chaise sous bonne garde alors que le commandant de la Gestapo sortait de la pièce. Il utilisait cette pause pour se reposer lui-même, mais aussi pour la faire cogiter avant de reprendre de manière plus approfondie son interrogatoire. »

Le OFF de OPH

C’est avec un merci que je commencerai cette chronique!

 

Merci Mark de m’avoir confié tes espionnes qui m’ont beaucoup touchées par leur force de caractère, leur dévouement, leur humanité, leur courage…

 « Les espionnes du Salève » mêle habilement réalité historique et roman d’espionnage. En suivant Hannah et ses amies, j’ai découvert les méandres des réseaux de renseignement pendant la seconde Guerre Mondiale, leur liens avec les réseaux de résistants et le rôle de la Suisse qu’on nous présente souvent, à tord, comme étant le pays neutre européen qui n’aura pas pris part à cette guerre.

Les espionnes du Salève, Hannah, Ruth, Sev, Adèle… Si cette époque avait été la mienne j’aurais aimé être l’une des leurs et participer avec elles à la lutte contre la barbarie nazie.

 Au delà de l’intrigue et du roman, j’ai vu un hommage aux femmes, nombreuses, qui ont œuvré pour la liberté et que l’Histoire oublie trop souvent.

 Un peu déstabilisée au départ par l’écriture, notre cher Mark étant Suisse, j’ai été happée ensuite très rapidement par ce passionnant roman qui m’a emmené de Paris à Genève en passant par Brest ou encore Gex qui se trouvait alors en zone interdite.

Trahison, amitié, coups tordus, solidarité, rendez-vous secrets, tous les éléments de l’espionnage sont réunis pour vous faire passer un bon moment de lecture.

 Un roman qui m’a émue aussi de part mon histoire personnelle mais pas seulement. Il m’a touché en tant que femme qui aimerait que l’humanité soit un peu plus conscience de la place et du rôle de nos aïeules dans notre Histoire

Paru en Suisse en octobre dernier, Les espionnes arrivent en France le 16 février 2018!

De plus Mark sera présent au salon du livre spécial polar de Nemours  les 27 et 28 janvier prochain! Il aura avec lui ses espionnes en avant première 😊

Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar


Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Marie Noëlle, flingueuse psychopathe nous propose une petite interview d’une nouvelle plume et elle en profite pour nous faire ensuite part de son avis sur son dernier polar.

Je vous avez prévenu, c’est un vrai psychopathe du polar ! Elle nous fait du 2 en 1

Une papote d’auteur et un conseil de lecture.

Allez, je lui laisse, je leur laisse la parole


Papote d’auteur. Sébastien Meïer réponds à Marie No, notre psychopathe du polar

 

ITW SEBASTIEN MEIER

Aujourd’hui, je vous présente SEBASTIEN MEIER, jeune auteur Suisse pour qui j’ai eu un coup de cœur.

Bonjour Sébastien et tout d’abord un grand merci à toi d’avoir accepté de répondre à mes questions.

1) Mais dis donc quel talent , je découvre un auteur qui a créé sa maison d’édition à seulement 22 ans (Editions Paulette) puis parution d’une trilogie aux éditions ZOE à 29 ans.

Ma curiosité fait que j’ai bien envie d’en savoir un peu plus sur ton parcours.  Peux tu nous parler de toi en quelques mots ?

J’ai grandi en Suisse romande où je suis né. Rapidement, après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai su que les études supérieures n’étaient pas faites pour moi. J’ai donc commencé à travailler, d’abord au théâtre de Vidy, comme ouvreur, puis plus tard comme veilleur de nuit dans un foyer psy, ou serveur, fonctionnaire à mi-temps, etc.

Tout ça pour financer mes aspirations artistiques, qui ont toujours été éclectiques. La littérature a une place importante, certes, mais je m’intéresse aussi beaucoup aux arts vivants – théâtre, danse, musique.

Bref, j’ai donc passé beaucoup de temps à écrire, j’ai fondé une maison d’édition, dirigé un journal, co-fondé un collectif des arts de la scène, etc. J’aime essayer de nombreuses pistes, fureter à droite à gauche et élargir mon horizon.

 

2) Vient de sortir L’ORDRE DES CHOSES  qui est le dernier volet d’une trilogie « polardesque » si j’ose dire avec pas mal de personnages corrompus en Suisse, réalité ou fiction ?

 Ni complètement fiction, ni complètement réalité.

3) Tu parles  de pratiques quasi mafieuses dans certains milieux suisses, tout ça est très détaillé et fort intéressant, j’aimerai juste savoir comment tu gères ton travail d’investigation et comment tu arrives à te procurer les informations  nécessaires pour ton manuscrit ?

 Je commence par beaucoup de lectures sur un sujet donné et je multiplie les sources (articles, livres, documentaires, rapports d’activités d’entreprises, etc.). Ensuite j’essaie de faire le tri dans les diverses manières qu’il y a de présenter une même réalité (par exemple entre la communication d’une multinationale, parlant de « développement », de « progression », et celui d’une ONG qui, parlant d’une même situation, va utiliser des termes tels que « désastre », « exploitation »).

Bref, je m’emploie à comprendre comment et pourquoi les différents discours se construisent, et quels intérêts motivent ces angles différents.

Parfois je rencontre également les acteurs et les actrices des univers dans lesquels évoluent mes personnages. En réalité, c’est très simple, la plupart des gens sont heureux de parler lorsque quelqu’un s’intéresse à leur boulot.

Et finalement, je laisse fonctionner mon imagination.

 

4) Parlons  un peu de tes personnages  qui sont assez hétéroclites et ambigus  je dois dire , pourquoi tant de diversité  dans leurs profils ?

Également par soucis de réalisme. Contrairement à une représentation souvent utilisée, je crois que la société dans laquelle nous vivons est diverse et ambiguë. Pourquoi ne pas utiliser cette incroyable richesse dans mes livres ?

Ce qui me plaît, c’est la complexité et la fragilité de mes personnages. En proposer une vision binaire, ou simpliste bien/mal, bon/mauvais, ça serait pour moi un échec. La simplification ne m’intéresse pas.

5) Pourquoi le Polar ?

Un peu par hasard, à la base. Il y avait un meurtre et un flic dans Les Ombres du métis, mon premier livre, et ma maison d’édition m’a informé qu’il s’agissait d’un polar.

Et cela me va très bien, je suis à l’aise dans ce genre-là qui impose une narration tendue, rythmée, efficace.

 

6) J’imagine que tu aimes lire et donc que lis-tu en ce moment ? (à part le 24heures ! haaaa) et quels sont tes auteurs de référence en matière de polar ?

Je lis très peu de polars, en vérité. Plutôt des essais, des articles, ce genre de choses. En ce moment, je m’intéresse de près à la révolution russe et je me régale d’un livre de Tariq Ali, « Les dilemmes de Lénine », très bien écrit, très bien traduit.

Question polar, j’ai beaucoup lu Simenon ou Fred Vargas. J’avoue avoir assez peu d’intérêt pour le polar grosse mécanique, qui dégaine hélicoptères, bazooka et scénarios farfelus. Le polar peut être une forme de littérature très subtile et riche, reflet implacable de notre monde, sans fioritures, sans fard, et c’est ce que j’ai trouvé chez Vargas ou Simenon. Faute de bien chercher, je n’ai rien encore retrouvé qui ait ce « plus ».

 

7) Dis moi Sébastien quels sont tes coups de cœur et tes coups de gueule, vas y lâche toi !

En bon Suisse, je ne me lâche jamais en public.

 

8) Les éditions ZOE sont  basées en Suisse dis moi où on peut se procurer tes livres en France ? Je parle de libraires indépendants bien entendu  pas des multinationales !

 Les éditions Zoé sont diffusées en France par Harmonia Mundi, donc mes livres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies de France. Aucune excuse pour les rater.

9) Bon maintenant que la trilogie est terminée, il faut passer à autre chose mais quoi ? un nouveau polar dans le monde du Flamenco ? Une nouvelle trilogie ? J’ai comme l’impression que tu ne vas pas t’arrêter là ! je me trompe ?

 Non, tu ne te trompes pas. Je travaille actuellement à une nouvelle trilogie, dont vous saurez plus d’ici le mois d’avril 2018.

Merci Sébastien et à très bientôt

 

Le livre :  L’ordre des choses de Sébastien Meier. Paru le 5 octobre 2017 chez Zoé éditions. 18€50 ; (347 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couv.

L’ex-inspecteur Paul Bréguet a disparu. Désormais seule, son acolyte la procureure Emilie Rosetti décide d’aller jusqu’au bout de la très trouble affaire Romain Baptiste, en dépit des ordres de sa hiérarchie. Alors que les puissants de ce monde, avec à leur tête le richissime trader Beat Flückiger, se réunissent à Lausanne pour ouvrir un congrès international sur le négoce des matières premières, Emilie, en cavale, doit évoluer en marge pour conduire cette guerre souterraine, au dénouement imminent.

L’auteur : Né en Suisse romande en 1988, Sébastien Meïer crée à vingt-deux ans les éditions Paulette où il publie une quinzaine d’ouvrages. Membre de l’AJAR, il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture, le flamenco et les voyages.( Voir la papote ci-dessus.)
Extrait :
            Jacques-Edouard sortit, claqua la porte et continua à jurer dans les couloirs qui colportèrent sa colère dans tout l’immeuble. Il se dirigea vers le parc et, au milieu des épicéas communs, vida ses poumons en un cri désespéré. Jamais plus il ne baisserait la garde. Désormais, ce serait la guerre, car il savait très bien ce qui avait motivé le juge de paix à prendre une décision aussi disproportionnée : Beat Flückiger avait sauté sur l’occasion. Il venait de lancer une procédure pour définitivement détruire son neveu et récupérer les 30% d’actions de BFHG que celui-ci détenait. Un internement pour trois cent millions, l’affaire en valait la peine.

L’avis de Marie No

Bon OK, vous allez me dire : ENCORE UN SUISSE ! hééééé oui et j’ai envie de vous dire, c’est pas fini !!!!!

 Alors dernier volet d’une trilogie mais ce n’est pas un problème car il peut se lire isolément cependant il faut suivre car il y a une multitude de personnages, acteurs dans les précédents opus. (normalement un index est joint au livre décrivant ces personnages, ce qui est très malin)

 Bon cette histoire nous plonge dans le monde noir des multinationales, darkweb, boîtes de nuit échangistes et j’en passe !

 Perso j’ai adoré :

Les personnages….

L’ambiance générale

Très bien écrit

Chapitres rapides (un vrai page turner)

Une fin qui va bien

Bref un très bon moment de lecture.

 Tout ça pour vous dire qu’il va falloir suivre de près Sébastien qui a un avenir très prometteur et a sa place dans le monde du polar…….

 Merci à Sébastien Meier et aux éditions Zoé.

 

Eunoto : Les noces de sang de Nicolas Feuz


Le livre : Eunoto : Les noces de sang de Nicolas Feuz . Paru le 17 octobre 2017 chez BookEdition. Deuxième tome de la pentalogie massaï.  391 pages

4ème de couv.

Il lui promit de l’aimer pour le meilleur et pour le pire, sachant que seul le pire les attendait. Il lui promit de l’aimer jusqu’à ce que la mort les sépare. Mais pas au-delà.

Le Monstre de Saint-Ursanne est-il victime d’une erreur judiciaire ? Qui sont ces jeunes filles décapitées, dont les corps ont été trouvés au château de Valangin et au barrage de Schiffenen ? Pourquoi un gendarme genevois a-t-il été tué devant les HUG ? Jeune inspecteur de la police neuchâteloise, Michaël Donner trouvera-t-il des réponses en ville de Lausanne ou dans le domaine skiable des Quatre Vallées ? Quand l’enquête sur un tueur en série prend une dimension romande et requiert la mise en oeuvre de l’entraide intercantonale…

L’auteur : Né en 1971 à Neuchâtel, Nicolas Feuz est titulaire du brevet d’avocat et exerce dans la magistrature judiciaire neuchâteloise (Suisse). Il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010. Sortie en février 2013, la « trilogie massaï » (Ilmoran, Ilayok et Ilpayiani) a aussitôt recueilli les faveurs du public et des médias. S’en sont suivis un thriller ésotérique (La septième vigne, novembre 2013), un prequel à la trilogie (Emorata, pour quelques grammes de chair, octobre 2014) qui a remporté le Prix du Meilleur Polar indépendant 2015 au Salon du Livre de Paris, un roman policier dont l’action se situe en Corse entre 1943 et 2015 (Les Bouches, octobre 2015), un thriller entre festival de musique et Laponie finlandaise (Horrora borealis, octobre 2016), et enfin le lien final entre Emorata et la trilogie (Eunoto, les noces de sang, octobre 2017).

Extrait
Quelque part en Suisse romande, le 19 mars
Le cauchemar de l’homme était récurrent, comme un film tournant en boucle devant ses yeux. Machinalement, son bras montait, descendait, puis balayait de droite à gauche, en vaporisant une couche de peinture sur le mur. Une odeur nauséabonde régnait dans la pièce sombre.
Il devait faire disparaître toute trace du passé sur ce maudit mur, dans ce maudit bureau. Encore et encore, il entendait le déclic du percuteur, voyait le canon serré entre les dents, percevait le tremblement, la peur et la sueur. Il redoutait l’instant du coup de feu, la détonation, la tête déchiquetée, les bouts d’os souillés de matière cérébrale, le sang éclaboussant le mur et la carte géographique.
Il sentait encore l’odeur âcre de la poudre. Le nuage noir était resté en suspension dans l’air de la pièce. Comme si le temps s’était arrêté. Comme si sa propre vie avait été mise entre parenthèses depuis le drame. Il n’avait jamais oublié. Un ado ne pouvait pas oublier une telle scène.

L’avis de Marie No

EUNOTO Les noces de sang / NICOLAS FEUZ.

Une dose de sang, un verre de crimes, une pincée de psychopathes, 2 louches de tension, c’est le nouveau cocktail explosif de N.Feuz, j’ai nommé EUNOTO !

– Hé barman tu peux me servir un EUNOTO stp ?
J’ai dégusté ce breuvage avec délectation pendant des heures.
Hummmm c’est fluide, c’est fin, c’est subtil, ça vous secoue les tripes !

– Hé barman, tu peux me resservir un EUNOTO stp ?
Les mots descendent et remontent dans ma gorge mais que c’est bon ce truc, on en redemande.
Quoi Andréas AUER, je me suis trompée de livre, je suis saoule ? mais c’est quoi ce binzzzzzz, une association de malfaiteurs ? Marc Voltenaueur et Nicolas Feuz se sont bien amusés et ce clin d’œil est juste excellent.
Le final est une bombe comme Nicolas sait si bien les écrire.

Je ne vais pas avoir besoin d’écrire encore des lignes et des lignes pour dire que : J’A D O R E !

A LIRE SANS MODERATION….et merci Nicolas pour le SP.

La bande annonce

Papotes d’une psychopathe avec Marc Voltenauer


Marie Noëlle a eu la chance de rencontrer Marc Voltenauer lors du dernier salon de Morges en Suisse. 

Et maintenant c’est à vous de le découvrir à travers cet entretien entre notre psychopathe préfére et notre auteur

 

Les papotes d’une psychopathe avec Marc VOLTENAUER

Bonjour Marc et tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

marie Nono et Marc

– Peux-tu te présenter brièvement auprès des lecteurs ?

Je suis né à Genève en 1973 d’une mère suédoise et d’un père allemand. Enfant et adolescent, j’étais partagé entre ma passion pour le football et l’idée d’épouser une carrière de pasteur, pour suivre les traces de mon grand-père, évêque au sein de l’église luthérienne de Suède. Après avoir effectué des études de théologie à l’université de Genève, j’ai été engagé comme secrétaire général des Unions chrétiennes de Genève, puis j’ai travaillé pendant huit ans dans les ressources humaines au sein d’une banque à Genève. Actuellement, je travaille pour une entreprise pharmaceutique.

 

– Depuis quand écris-tu ?

L’écriture s’est imposée à moi à la suite d’un voyage autour du monde que j’ai fait avec mon compagnon en 2011-2012. C’est Gryon, petit village paisible des Alpes suisses qui m’a inspiré et donné l’envie d’écrire. Gryon – tout comme Fjällbacka pour Camilla Läckberg – était le parfait décor d’un polar : l’atmosphère singulière d’un petit village pittoresque, le savoir-vivre montagnard, l’ambiance chaleureuse des chalets, les différents lieux publics, la vie villageoise, le découpage impressionnant des massifs alentour, les hivers rudes.

 

– Pourquoi le polar ?

Je suis tout simplement un grand lecteur de « polars » et donc, c’est venu naturellement.

 

– Écrivain, un métier à temps plein aujourd’hui pour toi ?

Depuis le début de l’année, j’ai pu réduire mon temps de travail pour avoir un meilleur équilibre entre mon métier et ma passion de l’écriture. Le plus important pour moi était d’avoir du temps de qualité à consacrer à l’écriture de mon deuxième polar.

QUI A TUÉ HEIDI

 

– L’année dernière, à l’occasion du salon de Morges, tu étais avec B.Minier et M.Bussi à la croisière littéraire. Cette année c’est B.Minier et F.Thilliez, quel est ton sentiment ?

Ce sont des moments toujours enrichissants. Des occasions d’échanger, de partager.

 

– La musique est très présente dans QUI A TUÉ HEIDI ? une source d’inspiration pour toi ?

Mes sources d’inspiration sont multiples et la musique en fait partie. Lorsque j’écris, il m’arrive d’écouter de la musique pour mieux m’imprégner de certaines ambiances.

 

– Dis-moi Marc, lis-tu tous les jours ?

Je ne lis malheureusement pas tous les jours, mais par contre j’essaie d’écrire tous les jours !

 

– Ton livre préféré ?

Il m’est difficile de citer un titre en particulier. Mais mes préférences vont vers les auteurs nordiques. Mes auteurs de polars préférés sont Henning Mankell, Jo Nesbo, Mari Jungstedt et Camilla Läckberg.

 

– Doit-on déjà se réjouir de retrouver A.AUER dans de prochaines aventures ?

Il semblerait que certains mystères et certaines questions restent en suspens dans le 2ème

 

– Tu es plutôt Psychopathe ou Sociopathe ?

Les deux peuvent faire de bons romans… 😊

 

– Gryon, village que je connais pour y avoir passé de bons moments, est calme et paisible. Aujourd’hui et grâce à toi ou à cause ça dépend, ce village est devenu très connu, comment les habitants le vivent ?

D’après ce que j’entends et que l’on me raconte, les habitants de Gryon s’en amusent plutôt. La peur peut-être… ?!

 

Merci Marc d’avoir pris de ton temps si précieux en ce moment pour répondre à mes questions.

 

 Retrouvez la chronique du dernier livre de Marc, Qui a tué Heidi, ICI

Ainsi que l’avis de Marie Noëlle sur Le Dragon du Muveran de Marc Voltenauer

 

Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer


Le livre : Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer.  Paru le 25 août 2017 aux Editions Slatkine  & Cie. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 16 cm.

Qui a tué Heidi ?

« Heidi gisait dans une mare de sang, la gorge tranchée… Soudain, depuis le sommet d’un nuage orageux, un sillon lumineux fendit le ciel et un éclair s’écrasa sur la crête du Grand Muveran. »

Un politicien abattu à l’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’une chambre… L’inspecteur Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’âme humaine.

Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer, au coeur des Alpes vaudoises.

 

L’auteur : Né en 1973, Marc Voltenauer a étudié la Théologie à l’Université de Genève. Passionné par les polars nordiques qui le ramènent à ses terres d’origine, il trouve son inspiration dans le pittoresque village montagnard de Gryon.
Extrait :
Il alla s’asseoir sur la chaise devant la coiffeuse et s’observa dans la glace. Il n’aimait pas ce qu’il voyait.
Un jeune homme.
Un visage d’ange.
Des traits androgynes.
Moins femme que sa mère quand il revêtait ses habits.
Moins homme que son père dans sa tenue de tous les jours.
Mi-homme mi-femme, ni homme, ni femme.
Du tiroir de la coiffeuse, il sortit un rouge à lèvres, du fond de teint et du mascara. Il se maquilla avec soin. A force de répéter ces gestes, il avait acquis une dextérité certaine. Il ouvrit un écrin et saisit une boucle d’oreille. Il tourna légèrement la tête pour voir son profil dans le miroir. Et il l’accrocha. Puis la deuxième. Il se para ensuite d’un collier de perles. Et pour finir, il se coiffa d’une perruque châtain clair qu’il tira de son sac à dos…….

QUI A TUÉ HEIDI ? MARC VOLTENAUER

Editions SLATKINE & Cie

444 pages

Résumé et avis de Marie Noëlle

 

            Berlin, un tueur à gages ancien agent secret russe ; Gryon, un psychopathe, hôtel de police de Lausanne Andreas AUER rentre de vacances mais il est mis en congés forcés suite à une altercation avec un de ses collègue qui avait proféré des propos homophobes et racistes.

De ce fait, il décide de prêter main forte à Antoine son voisin fermier histoire de changer d’air ! pour le plus grand bonheur de Mikaël son compagnon.

Tout ne va pas être aussi serein qu’il le pensait car Gryon va devenir le théâtre d’une série de crimes et de disparitions inquiétantes.

Mais qui est Heidi ? Qui a tué Heidi ?

            Une fois de plus Marc VOLTENAUER nous manipule avec brio dans un rythme à vous couper le souffle.

C’est fluide, rapide, subtil et j’en passe.

Les personnages : tous à leur place et là aussi zéro faute ! C’est une vraie caverne d’Ali Baba, il y en a pour tous les goûts.

Bon vous l’avez compris, j’ai adoré et je le revendique haut et fort ! et puis je vous met au défi de trouver l’assassin avant la fin, c’est du lourd.

Pour ma part, c’est succès assuré. Coup de cœur de l’été !

 

 Vous pouvez aussi retrouver la chronique ICI du Dragon du Muveran.

Horrora Borealis de Nicolas Feuz


Les lectures de Marie No
ob_8533c1_horrora-borealisLe livre :  Horrora Borealis de Nicolas Feuz. Paru le 18 octobre 2016  chez TheBookEdition.com.  11€ ; 307 pages ; 11×17 cm

 

4e de couv :

Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker. La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête. Non. La bonne question est : qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël. Et vous ? Vous y croyez encore ?

 

 

nfL’auteur : Nicolas Feuz est né Neuchâtel en 1971. Procureur de la République suisse et auteur de thrillers, Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’;être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de la République helvétique. Il s’est lancé dans l’;écriture de romans noirs en 2010. Horrora Borealis est son septième roman noir.

– Emorata a obtenu le prix du meilleur polar indépendant au Salon du Livre de Paris 2015 et sélection prix du Quai des Orfèvres 2015. – Les Bouches a été sélectioné pour prix du Quai des Orfèvres 2016. On dit de Nicolas FEUZ dans les médias : « Le Maxime CHATTAM suisse » (l’Express) ou « Le roi du polar helvétique » (France 3)

Extrait :
– Walker, répétait inlassablement la voix, qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ?
La question récurrente l’énervait au point qu’il n’arrivait plus à réfléchir.
« La Laponie…. »
L’endroit était si lointain dans son esprit.  Pourquoi étaient-ils partis là-bas ? Qui en avait eu l’idée à l’origine ?  La destination était singulière. Inhabituelle même.  Les touristes ne s’y pressaient guère. Il fallait vouloir partir là-bas. Il fallait la volonté d’affronter l’air glacial du cercle polaire. Ce n’était pas évident.
Les souvenirs de Walker étaient dispersés et confus dans son esprit. Quelque chose de grave s’était passé en Laponie. De très grave, même. Il ne pouvait le nier. Quelque chose qui avait bouleversé à jamais le cours de sa vie.

 

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Le résumé et l’avis de Marie Noëlle:

Une chose est certaine, Walker allait mourir. Mais Comment ? Quand ? et surtout Pourquoi ?
Il se retrouve au milieu de festivaliers au bord du lac de Neuchâtel dans un bain de sang avec un Finlandais à ses côtés. Tout se bouscule dans sa tête, il sait, il ne sait plus, que de questions auxquelles il ne peut répondre ou ne veut répondre.
La Laponie, là où tout a basculé, là où il s’est passé quelque chose de grave.
Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ?

 

HUM, HUM comment dire ? ha oui voilà, Nicolas Feuz est un manipulateur hors normes ! je me suis laissée embarquer et manipulée etj’aime pas ça à la base. Mais là au secours, quelle histoire de « dingue »avec une chute magistrale qui m’a laissé sans voix.

Dans cette histoire tout est mesuré, pensé, machiavélique ; tellement bien qu’à la fin je me posais encore des questions. Résultat, j’ai relu le livre en me disant que j’avais raté des détails. Au final OUIIIII tout est à sa place, bien pensé, bien décrit, vrai…J’en suis encore troublée.

Vous l’aurez compris, voilà le dernier bébé de Nicolas Feuz : Horrora Borealis que je recommande vivement sans langue de bois.

Cygnis de Vincent Gessler


9782841724994,0-568956Cygnis  de Vincent Gessler. Paru le 26 mars 2010 chez Atalante dans la collection La dentelle du cygne. 14€50 ; (244 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

Est-ce le ciel ou la forêt ? Un fourmillement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’oeil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.

C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…

Seule la science-fiction peut nous donner ce vertige d’être des archéologues du futur. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler réussit son pari de nous envoûter par son récit âpre et exaltant de l’éternelle recherche des origines.

vincent-gesslerL’auteur : Vincent Gessler est né le 26 novembre 1976 à Sierre. C’est un écrivain et scénariste suisse. Il vit à Genève. où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture », mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». Après avoir publié une poignée de nouvelles ici et là, Cygnis est son premier roman.

 

Citation :

Après les erreurs de vos pères, l’homme a oublié. Il n’a gardé que les impressions et les craintes, mais il reproduit ce qu’on lui a légué. Il impose ses désirs par la force: il est à la fois à la mesure et à la démesure de son héritage. L’humanité doit être élevée comme un enfant qui apprend à marcher.

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Le post it de la bibliothéquaire

Au coeur de la forêt vivent des démons de métal. Les hommes se sont réunis en communautés tribales. La vie de Syn, un trappeur accompagné de son chien, va basculer lorsqu’une étrange machine enfouie dans la glace se réveille.

Parmi les ruines d’un monde post-apocalyptique, survivent au jour le jour des hommes qui ont oublié leur passé.

Si la trame parait classique, ce roman se distingue des autres par son style littéraire recherché, qui fait de notre lecture un véritable rêve éveillé. Cygnis est un conte fantastique et philosophique.

L’auteur sait distiller avec art les indices nous permettant de comprendre peu à peu l’histoire de cette civilisation humaine jusqu’aux dernières révélations.

Il réussit à nous faire partager les émotions des personnages à travers d’incroyables descriptions métaphoriques et oniriques, qui sont autant de petites touches de couleur qui dévoilent peu à peu l’esquisse d’une Fresque grandiose.

Cygnis est une quête initiatique

« Une antique construction s’élève entre les arbres, ancienne chaussée rehaussée de piliers en béton érodés par le temps et la guerre. Les racines ont poussé entre les supports, soulevant des sections de la ruine qui se sont affaissées. Syn s’étonne de la longévité des ouvrages d’autrefois. Ce qui est conçu pour la guerre dure plus longtemps. Si l’on se donne la peine d’escalader les montants sur une dizaine de mètres, on découvre une surface plane et rectiligne, une sorte de route artificielle suspendue recouverte de quelques centimètres d’humus où poussent les herbes, mousses, arbustes bas. Le squelette d’une épave est parfois visible, envahi de plantes grimpantes ou de nids d’animaux abandonnés.
Son adolescence et son enfance sont pleines d’images comme celle-ci. Les enfants passent leur temps à remuer les reliques du passé dans l’espoir de trouver des machines intactes. Ils parcourent les ruines au mépris du danger, s’enfoncent dans la forêt et, quand ils croisent un diasol, ils fuient ou meurent. Il n’y a pas d’alternative, mais Syn a toujours eu de la chance. »

Une très belle écriture, un auteur à suivre, un roman à découvrir absolument. Un véritable Coup de cœur.

Le Livre des Baltimore de Joël Dicker


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Pour cette nouvelle chronique de lecteur je suis ravie d’accueillir une nouvelle chroniqueuse en la personne de Julie.

Julie m’avait promis un avis, le voilà.

Je vous le laisse découvrir

9782877069472,0-2728862
Le livre : Le Livre des Baltimore de Joël Dicker. Paru le 30 septembre 2015 aux Edition De Fallois. 22€ ; (475 p.) ; 23 x 16 cm

Quatrième de couverture

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman- de-Baltimore ?

4671L’auteur !: Joël Dicker est né à Genève en 1985.
Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.
Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.

Extraits :
« Ecrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. »
« Il y a eu une époque où les vedettes en Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd’hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette ».
« Beaucoup d’entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n’est que du temps perdu. »
« Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire. »
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Le résumé et le petit avis de Julie

 J’ai découvert l’auteur avec « La vérité sur l’affaire Harry Québert : Plaisant !! », que j’avais trouvé très bon. J’attendais donc beaucoup du « Livre des Baltimore ».

On retrouve le personnage principal du premier roman, l’écrivain Marcus Goldman, qui nous raconte les bonheurs, les secrets, les jalousies, le désespoir, de deux branches de sa famille : les Goldman de Baltimore (famille nantie, installée dans la banlieue chic de Baltimore, son oncle est un avocat reconnu, sa tante est médecin ) et les Goldman de Montclaire, dont Marcus fait partie, (famille modeste, appartenant à la classe moyenne et habitant dans une petite maison de la banlieue de New York).

On comprend très vite que ces 2 familles ont vécu un « Drame » dont on découvre les détails au fur et à mesure.

La construction est travaillée, l’écriture est fluide, le suspens est présent du début à la fin. Une lecture agréable qui fait du bien, après un livre d’horreur, une bonne dystopie ou un bon thriller bien noir.

Une saga familiale bien dépeinte,  émouvante, tragique. On passe un bon moment mais l’auteur aura du mal à s’affranchir de l’histoire surprenante de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » dont je n’ai pas retrouvé la fraîcheur.

Notre nouvelle chroniqueuse

  Julie suit son fils

678678+85Il parait que je dois me présenter : je m’appelle Julie, j’ai décidé d’avoir toujours 28 ans, même si j’ai dépassé la quarantaine… On pourrait dire que je ne suis jamais sans un livre à porté de main! J’aime les thrillers, les livres d’horreur et ces dernières années j’ai découvert le style dystopique et la littérature young adulte et je dois dire que ça me plait! Il m’arrive de flasher sur une couverture ou un titre. J’aime e tricot et le crochet (et non ça ne fait pas grand mère).

Retrouvez  Julie suit son fils sur son blog Les fils de Ju

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker


 

Chronique de lecteursle coup de coeur de Sylvie

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Le livre : La vérité sur l’affaire Harry Quebert   de Joël Dicker. Paru le 19 septembre 2012 aux Ed. de Fallois.  22,00€ ; (669 p.) ; 23 x 16 cm

&$$Disponible en poche chez le même éditeur depuis  le 28 mai 2014.  9,20 € ; 18 x 11 cm

 

4e de couv  :

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

téléchargement (21)L’auteur : Joël Dicker, né à Genève le 16 juin 1985, est un écrivain suisse romand. Il est juriste de formation. Le manuscrit de ce roman a été récompensé par le Prix des Écrivains genevois.

 

Extrait :

 » Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se
sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé ».

 

L’avis de Sylvie :

En l’absence de notre chef bien-aimée qui est partie s’aérer l’esprit sur les pentes enneigées (mais avec sa petite musette pleine de polars pour vous faire saliver à son retour!), je vais tenter de vous faire patienter !

La tâche est ardue pour une non blogeuse mais, bon, faute de dernières nouveautés, je vais essayer, pour ceux qui seraient passés à côté, de vous convaincre d’ouvrir Le Joël Dicker.

Non pas parce qu’il a obtenu des Prix Littéraires (quoique le prix de l’Académie Française pour un polar, c’est, me semble-t-il, une première), non pas parce qu’il écrit comme un américain (ce n’est pas obligatoirement un critère de qualité), non pas parce qu’un jeune français (Genevois, mais on l’adopte, ça compensera parfaitement le départ de Depardieu!) est en tête des meilleures ventes (devant Fifty Shades de E.L. James! et ça, ça fait vraiment plaisir!). Non, si je vous le recommande, c’est parce que moi, lectrice lambda, qui pratique le polar en dilettante et uniquement pour ma jouissance personnelle, je me suis éclatée à sa lecture. 700 pages que je n’ai pu lâcher, des personnages bien fouillés psychologiquement, une description de la vie dans un bled américain hyper convaincante, une vraie intrigue, une réflexion sur la création littéraire, des rebondissements et des surprises…

Je ne vais pas aller plus avant car ce livre a croulé sous les critiques dithyrambiques, ça va faire double emploi! Juste : Lisez et régalez vous!!!

(après les bombances de Noël et du début d’année, ça, au moins, ne fait pas grossir!!!)