Nathalie Hug à l’honneur # 15, septembre


Le quinzaine « Auteur à l’honneur » et neuvième de l’année 2018 est un auteur Français et plus précisément une auteure française.

C’est donc Nathalie Hug que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Nathalie Hug  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

Ete du livre 2012 Nathalie Hug

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi Nathalie

Tout d’abord parce que j’ai découvert Nathalie comme dans le duo quelle forme avec Jérôme Camut.  Et quand j’ai chroniqué leur premier roman en commun, Prédation, pour les Crimes de l’année, Nathalie a été la première a envoyé un petit mail pour me remercier pour cet avis publié.

Et la première fois ça marque !  Aujourd’hui avec les réseaux sociaux et notamment Facebook, c’est monnaie courante. C’est presque même le norme. D’ailleurs souvent on connait l’auteur avant même de l’avoir lu. Mais il y a 12 ans, tout cela n’avait pas cours !

Et puis un jour Nathalie m’a annoncé qu’elle se lançait dans l’écriture solo, et là m^me si ce n’était pas du polar, j’ai été pressée de la lire !

Et puis parce qu’avec Nathalie le feeling est vraiment passé, tout de suite dés notre première rencontre. C’était je ne souvient lors d’un salon du livre de Paris. En 2007 ne semble-t-il…

Nathalie Hug à l’honneur # 15, septembre

Courte biographie

Nathalie Hug, née à Nancy le 13 janvier 1970, est un écrivain mais aussi scénariste.

Après quinze ans passés dans l’industrie pharmaceutique, où elle exerce plusieurs fonctions, de la formation des réseaux de visiteurs médicaux à la direction régionnale, elle décide de se consacrer à sa première passion, l’écriture, auprès de son mari, Jérôme Camut, l’auteur de Malhorne. Depuis en 2004 elle rencontre Jérôme Camut

« Nous nous sommes rencontrés grâce à « Malhorne » justement. J’ai écrit à Jérôme. Il m’a répondu et nous avons beaucoup échangé puis nous nous sommes rencontrés et mis ensemble le 24/11/2004.
J’avais un boulot dans le secteur médical. Je voyageais beaucoup et Jérôme m’accompagnait lors de mes tournées, restant dans la voiture pour écrire ses romans. »

Ensemble ils publient, depuis 2006, des thrillers et des romans d’anticipation. Quand elle écrit seule, Nathalie Hug elle se tourne plutôt vers le roman contemporain ou historique. Son premier ouvrage en solo paraît en 2011.

Nathalie nous confiait :  «  C’est Jérôme qui m’a poussé à écrire. J’écrivais quelques poèmes et des nouvelles mais je pensais manquer d’imagination. Jérôme m’a encouragée et m’a proposé de m’aider. On a commencé par une nouvelle puis finalement un roman. En fait, comme base, Jérôme a ressorti un ancien roman que nous avons retravaillé et réécrit ensemble. Ce roman, c’est « Prédation ». »

Bibliographie 

« J’ai écrit trois romans seule, ce ne sont pas des polars d’ailleurs :
Le premier est un petit roman tout court plein de surprises, « L’enfant-Rien ».
Le deuxième est inspiré de mes origines maternelles allemandes, « La Demoiselle des Tic-Tac ».
Le troisième est sur les sages femmes en 1919, « 1, rue des Petits-Pas ». »

 

 L’enfant-Rien 

paru le 05 janvier 2011 chez Calmann-Levy

 

« Aussi loin que je me souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard. »

Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-sœur, dans l’espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. S’il rêve d’un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu’il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en « tas-de-fraises-à-la-crème », la possibilité d’une vie différente s’ouvre à lui. Mais Adrien, l’enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne ?

 

 

 

 La Demoiselle des Tic-Tac

paru le 13 mars 2012 chez Calmann-Levy

 

La demoiselle des tic-tac

Rosy et sa mère ont quitté Ludwigshafen en 1937 pour vivre dans un village de Moselle. Or les Lorrains n’ont pas oublié l’annexion de 1871 et rares sont ceux qui leur tendent la main. Il est vrai que Mutti admire Hitler, méprise les curés, les juifs et les fonctionnaires, et que Mein Kampf est son livre de chevet… Pour la fillette, la vie n’est pas drôle tous les jours. Quand, en 1940, les armées hitlériennes s’emparent de la Moselle, leur sort s’améliore. Pas pour longtemps. À partir de 1944, alors que les Alliés pilonnent la région, Rosy et sa mère se terrent dans leur cave. Pour tenir, Rosy se raccroche à ses souvenirs, avec de maigres provisions et, pour toute compagnie, une petite poule et de drôles d’araignées aux pattes fines, que son oncle Edy surnommait les « tic-tac ».

Sobre et dense, le deuxième roman de Nathalie Hug pointe les ravages des mensonges des adultes sur le destin de leurs enfants. Claire Julliard, Le Nouvel Observateur.

 

1, rue des Petits-Pas

Paru le 05 février 2014 chez Calmann Levy

 

Lorraine, hiver 1918. Dans un village en ruine à quelques kilomètres du front, une communauté de rescapés s’organise pour que la vie continue. Louise, orpheline de 16 ans, est recueillie par une sage-femme qui va lui transmettre son savoir : accoucher, bien sûr, mais aussi soigner les maux courants et être l’oreille attentive de toutes les confidences.

Mais, dans cet endroit isolé du monde, les légendes nourrissent les peurs et la haine tient les hommes debout. Dans un univers où horreur et malveillance rivalisent avec solidarité et espoir, Louise tente de se construire.

Un magnifique roman d’apprentissage d’une sincérité et d’un réalisme bouleversants.

Ok mes polardeux, Natalie Hug seule n’écrit pas du polar mais ses bouquins sont des petits bijoux.

Alors ne bouder pas votre plaisir et jetez vous sur ces 3 pépites.

Et laissez vous tenter.

Publicités

David Coulon à l’honneur # 13 juillet


Le treizième et septième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur Français

C’est donc David Coulon que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est David qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi je mets David à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu la joie de le recevoir à la bibliothèque.

Le 30 mai 2015 David, avec sa Compagnie Kopasker et  SKA Editeur Numérique, nous a proposé des lectures et des mises en espace de nouvelles de : Jeanne Desaubry, Paul Colize, Max Obione, Gaëtan Brixtel, David Coulon… Hafed Benotman.

Avec 3 comédien, Vincent Delaforge, Hélène Francisci, Fabien Malcourant, David est venu occupé tout l’espace de la bibliothèque et a fait vivre ces nouvelles policières autour du thème de la famille (la famille, qu’on déglinguera avec plaisir…).

David Coulon à l’honneur # 13 juillet

 

Courte biographie

David Coulon est psychologue, romancier et comédien.
Né dans le sud de France à Toulon en 1974, David Coulon a commencé par écrire beaucoup de nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…)  à la radio (RTBF) et en numérique chez Ska. Puis, il est devenu psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker) et comédien.

 

Bibliographie

Là où David est fort c’est que ses romans font le grand écart entre thriller, roman noir, et humour.

 Son dernier roman

Je serai le dernier homme… 

 

Je serai le dernier homme… Paru le 9 mars 2018 chez Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que.18€ ; (292 p.) ; 19 x 13 cm

Je serai le dernier homme…

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

David Coulon signe ici un roman d’une noirceur absolue. Dans des villages dortoirs – la fin d’un certain monde semble proche, les tensions sociales s’exacerbent, les paysages s’obscurcissent de fumées et de rejets industriels… – des oubliés, des virés, des paumés gravitent, énigmatiques, autour du héros toujours lesté de son encombrant cadavre. Meurtre, enlèvement, traque… rien ne manque à cette description saisissante d’une société en décomposition. Surtout pas le style époustouflant et finalement très désespéré de l’auteur.

 

Son premier roman

Dernière fênetre sur l’Aurore

Dernière fênetre sur l’Aurore.  Paru le 10 juillet 2013. Réédité en poche le 6 mars 2015 chez ActuSF dans la collection Hélios  8€ ; (246 p.) ; 18 x 11 cm

Il y a cet immense bunker isolé où quatre hommes retenus captifs sont systématiquement avilis et torturés. Il y a la belle Aurore Boischel, dix-huit ans, jeune fille de bonne famille, qui gît sur son lit, morte. Assassinée. Il y a ce détective privé embauché par un inconnu pour filer… un policier. Et il y a Bernard Longbey, le flic revenu de tout, qui sait que la petite bourgade de Bois-Joli est devenue une toile de mort et de folie où l’araignée attend sa proie…

La brigade des mineurs l’a usé. Les morts de sa femme et de sa fille l’ont détruit. À à peine 35 ans, Bernard Longbey n’est plus que l’ombre de lui-même. L’abîme s’ouvre un peu plus sous ses pas quand il se retrouve à enquêter sur l’assassinat d’une jeune étudiante. La connaissait-il ? Et pourquoi un détective privé est chargé de le surveiller, lui ? Tout est en place. L’enfer peut se déchaîner.

Mon avis sur Dernière fenêtre sur l’aurore de David Coulon Ici

Le village des ténèbres : thriller

David a reçu le grand prix VSD du polar en 2015, pour Le village des ténèbres, coup de coeur de Franck Thilliez.

Le village des ténèbres. Paru le 2 avril 2015 aux Nouveaux Auteurs.18€95 ; (519 p.) ; 22 x 14 cm

Des disparitions inexpliquées, des protagonistes plongés dans un monde surréaliste où se mêlent incompréhension, découvertes macabres, secrets inavouables… Une descente aux enfers aux portes de la folie… Terrifiant !

Au coeur du massif du Champsaur, Luc, un jeune gendarme, tente de résoudre l’énigme des disparus de la forêt. Ses investigations le mèneront dans un village étrange où vit en autarcie une communauté de femmes. Commence alors pour lui et son amie, Julie, détenue prisonnière, une course contre la montre pour élucider le mystère et pour échapper à la folie meurtrière des habitantes de cet endroit maudit. Ne vient-il pas d’ouvrir la boîte de Pandore ?

 

Voilà vous savez presque tout sur David Coulon, enfin vous savez l’essentiel.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez me voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

Moi j’ai son dernier roman dans ma PAL et je me le garde précieusement pour le lire tranquillement en septembre lors de mes grandes vacances.

 

 

Frédéric Ernotte à l’honneur # 12 Juin


Le douzième et sixième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est à nouveau un auteur belge

C’est donc Frédéric Ernotte que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Frédéric qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Frédéric Ernotte

Pourquoi je mets Frédéric à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu la joie de le recevoir à la bibliothèque. Et puis que j’adore quand il prononce « Huis Clos »

-Houi Clos, c’est comme cela que l’on dit, n’est ce pas ?

– Oui Fredéric, tout à fait un Houi clos, c’est parfait.

J’adore ce petit accent belge qui me rappelle mon grand père

 

Frédéric Ernotte à l’honneur # 12 Juin

Biographie

 

Frédéric est né à Namur (Belgique) le 28 janvier 1982.  Ce jeune écrivain est un véritable touche-à-tout.

Frédéric ERNOTTE  est un « barman littéraire » qui mélange les codes du thriller pour surprendre. Les ingrédients du cocktail ? Un ton, une construction narrative millimétrée, une maîtrise des retournements et une bonne dose d’humour noir. À son propos, une rumeur raconte que la Belgique abrite un auteur hybride oscillant entre Maxime Chattam et Gilles Legardinier.

Assistant social et journaliste de formation, Frédéric Ernotte compte deux ovnis à son actif : « C’est dans la boîte »(Éd. Avant-Propos) et « Ne sautez pas ! » (Éd. Lajouanie)

Le premier roman, un huis clos vendu à plus de 5.000 exemplaires. Il a fait l’objet d’une adaptation scénique par le Centre de Création de Recherche et des Cultures. En août 2016, Frédéric Ernotte revient avec Ne sautez pas ! (Éd. Lajouanie). En quelques semaines, le premier tirage est épuisé et le livre monte sur le podium du Prix des Lecteurs Club 2016.

 

Bibliographie

C’est dans la boite

C’est dans la boîte de Frédéric Ernotte. Paru le 14 juin 2012 aux Editions Avant-propos.  18€95 ; (252 p.) ; 21 x 12 cm

Jeff Marnier. C’est mon nom. Je suis un inspecteur plutôt bien coté, voire admiré par certains. Comme tout le monde, j’ai mes problèmes. Les psychopathes ne manquent pas. Je bosse jour et nuit. La vérité ? Je suis accro à la vodka, à la solitude, et depuis peu… à un site Internet. « La boîte noire ». C’est un endroit sombre. Un repère de flics. Un cloaque virtuel où je me sens chez moi. Tellement chez moi que j’oublie régulièrement de me coucher.

Que je sois éveillé ou non, c’est rarement bon signe quand mon téléphone portable sonne en pleine nuit. Un tueur de flics court dans la région. Catherine est morte. Je dois me mettre au vert quelques jours. Me protéger. Réfléchir. La ronde des boîtes tombe à point nommé.

Je pars pour un huis clos secret entre inspecteurs. Une réunion entre des inconnus en mal de découvertes. Une nuit durant laquelle soulever le couvercle d’une boîte peut vous laisser des traces indélébiles.

Ne Sautez pas !

 
Ne sautez pas !  de Frédéric Ernotte. Paru le 26 août 2016 chez Lajouanie dans la collection Roman pas policier mais presque.  19€ ; (291 p.) ; 19 x 13 cm

Assis sur le toit d’un gratte-ciel de Bruxelles, Mathias, un laveur de vitre débonnaire, est songeur.
Il réfléchit au travail d’intérêt général que la justice lui a imposé : vendre des gadgets pour une association humanitaire ! Surgit un homme paniqué.
Mathias n’imagine pas à quel point les minutes qui vont suivre bouleverseront sa vie. Un impitoyable engrenage vient de s’enclencher…
Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ?

En tentant de répondre à cette interrogation existentielle, le héros de Frédéric Ernotte va vivre une aventure pour le moins hors du commun.

Un roman délicieusement surprenant, bigrement mouvementé.
Émotion, humour et suspense garantis.

Voilà vous savez presque tout sur Frédéric Ernotte, enfin vous savez l’essentiel.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez me voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

 

 

 

Paul Colize à l’Honneur # 11 mai


Le onzième et cinquième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur belge

C’est donc Paul Colize que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Paul qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Paul Colize

Pourquoi je mets Paul à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu le privilège de le recevoir à la bibliothèque. Oh, il n’est pas resté longtemps, mais le peu qu’il est intervenu, il a fait marrer son auditoire. Il faut dire qu’il a un humour irrésistible. La belge attitude en somme. Pour ne pas dire la belgitude.

Paul Colize à l’honneur # 11 mai

Biographie

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles. Originaire de l’Est et de Belgique, Paul Colize a fini par se sédentariser près d’espaces boisés nécessaires à son équilibre. Omnivore, il a une propension marquée pour le sucré. Il migre parfois pour rencontrer ses congénères, sources d’inspiration. En général il produit un polar une fois par an.

Auteur prolifique donc, il a déjà écrit une douzaine de romans noirs, dont Back Up (2012). Un long moment de silence, paru en 2013 à la Manufacture de livres, a été récompensé par trois distinctions prestigieuses : le prix Landerneau Polar, le prix Boulevard de l’Imaginaire et le prix Polars Pourpres. Avec Concerto pour quatre mains, il fait son entrée au catalogue de Fleuve Éditions.

Polars fétiches

 Livre : Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot

  Film : Heat de Michael Mann

 Ecrivain : William Lashner

 

Bibliographie

 

 

Colize, Paul

Back up

Gallimard

Bruxelles, 2010. Devant la gare du Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières. Sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années. 1970. Prix Saint-Maur en poche 2013 (catégorie polar).

 

 

 

Colize, Paul

Back up : roman noir

la Manufacture de livres

A Bruxelles, en 2010, devant la gare du Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières. Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

 

Mon petit avis sur Back-Up

 

 

Colize, Paul

Zanzara

Fleuve éditions

Fred, 30 ans, pigiste pour le service web d’un journal belge, rêve de l’article qui lui apportera la gloire. En attendant, il se contente de tester ses limites dans sa vie privée. Un appel téléphonique à la rédaction au sujet d’un fait divers banal va tout changer.

 

 

 

 

Colize, Paul

La troisième vague
Suivi de Les tueurs du Brabant

Nouvelles éditions Krakoen

Vassili Sokolovski quitte Bagdad pour l’Europe, bien décidé à élucider la mort de son ami. Il met à jour les dessous d’une affaire criminelle de grande envergure liée aux attaques survenues entre 1982 et 1985 dans un supermarché du Brabant wallon. Un dossier sur les Prix Arsène Lupin 201

 

 

 

Colize, Paul

Un long moment de silence

la Manufacture de livres

Ce thriller historique, qui se déploie de 1920 à nos jours, met en scène une organisation clandestine, The Owl, chargée de poursuivre la traque des criminels nazis abandonnée par Israël après 1960.  En 2012, Stanislas Kervyn se met sur sa piste pour résoudre le mystère de la mort de son père dans un attentat. Stanislas Lejeune, l’un des héros, verra son destin s’accomplir au travers de cette aventure. Prix Landerneau polar 2013, prix du Boulevard de l’imaginaire 2013, prix Polars pourpres 2013.

Mon billet sur un long moment de silence

 

Colize, Paul

L’avocat, le nain et la princesse masquée

la Manufacture de livres et en poche chez Pocket

Hugues Tonnon est un avocat bruxellois réputé, spécialisé dans les affaires de divorce. Nolwenn Blackwell, top-modèle, est fiancée à Amaury Lapierre, un chef d’entreprise de 30 ans son aîné. Quand ce dernier est photographié en compagnie d’une strip-teaseuse, le mannequin dîne avec l’avocat, qui la raccompagne chez elle. Au petit matin, elle est assassinée.

 

 

 

Colize, Paul

Un parfum d’amertume

Pocket

Antoine Lagarde est heureux en famille et dans son travail. Jusqu’au jour où il retrouve son père assassiné. Une annotation sur une carte à jouer entraîne Antoine sur une piste qui le mène vers l’enfer…

 

 

 

 

 

Colize, Paul

Concerto pour 4 mains

Fleuve éditions

D’un côté, Jean Villemont, avocat pénaliste amoureux des sommets, et sa consoeur Leïla Naciri. De l’autre, Franck Jammet, braqueur virtuose, et son amie Julie Narmon, discrète et efficace. Et cette affaire. Où se trouvait Jammet la nuit du 18 au 19 février 2013 ? Pourquoi maître

 

 

 

Colize, Paul

Le baiser de l’ombre

Nouvelles éditions Krakoen

En 2008, Antoine Lagarde, coach d’industriels fortunés, malgré les difficultés rencontrées par la police, accepte d’enquêter sur le meurtre de Martin Desmarets, célèbre metteur en scène de théâtre et père de la belle Ava.

 

 

 

 

Colize, Paul

Le valet de coeur

Nouvelles éditions Krakoen

Antoine Lagarde a réussi sa vie sur tous les plans : financier, professionnel, sexuel, familial. C’est aussi un fils attentionné qui rend visite régulièrement à son père, un ingénieur retraité et hypocondriaque. Tout bascule le jour où Antoine retrouve son père assassiné. Sur une carte à jouer, un valet de pique, figure une mystérieuse annotation.

 

 

 

Voilà vous savez presque tout sur Paul Colize, enfin vous savez l’essentiel

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez me voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

A très vite mes polardeux.

 

 

 

Guillaume Audru à l’honneur # 10 Avril


Le dixième et quatrième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un jeune auteur français

C’est donc Guillaume Audru que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Guillaume qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Guillaume Audru

 

 

Pourquoi je mets Guillaume à l’honneur.

Ben simplement car j’ai eu le privilège de la recevoir à la bibliothèque  en 2014 pour son premier roman.

Avec Sumuel Sutra, Victor del Arbol, Sandrine Collette et Guillaume Audru

Guillaume Audru à l’honneur # 10 avril

Biographie

Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers.

Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse. Il a toujours été un gros lecteur de polars.

Quand on demande à Guillaume « Quelles étaient vos lectures de votre enfance » ?

Il nous répond :

« Durant mon enfance, je me suis d’abord initié au Clan des Sept, au Club des Cinq avant de passer aux Sept Compagnons de la Croix-Rousse et les Aventures de Michel. « 

Au collège et au lycée, il boudait même les lectures obligatoires, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc puis

Guillaume AUDRU  est suis issu d’une filière logistique. Les entrepôts et les circuits de livraison n’ont pas de secret pour lui. Durant ses études dans le domaine de la logistique,  il a ingurgité Ellroy .

Le polar est devenu pour lui une telle religion qu’il crée le blog désormais incontournable : « Territoires Polars ». Et, de fil en aiguille, après plusieurs essais infructueux, il s’est attelé avec un égal plaisir à l’écriture de son premier polar. Aujourd’hui, il travaille pour un grand groupe privé et est aussi le vice- président de l’association poitevine « L’Instant Polar ».

Il y a une dizaine d’années, il a souhaité changé d’univers professionnel. Il travaille désormais dans le domaine de la santé.

Guillaume est marié et il a deux enfants.Et il réside à proximité de Poitiers.

guillaume Audru 5

Bibliographie

 

Premier roman :

L’île des hommes déchus

 

L’île des hommes déchus de Guillaume Audru. Paru le 4 décembre 2013 aux éditions Caïman dans la collection Polars. 12€ ; (237 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Eddie Grist, ancien policier à Inverness, est de retour sur Stroma, son île natale, au nord de l’Ecosse. Il y retrouve ses parents, avec qui il a noué des relations difficiles, ainsi que ses rares amis. Mais à peine a-t-il pris ses marques qu’un squelette est découvert sur le chantier d’une résidence secondaire. Malgré son père, notable influent de l’île, Eddie ne pourra s’empêcher de se mêler à l’enquête… enquête officiellement confiée à Moira Holm, amour de jeunesse d’Eddie, qui a, elle aussi, quelques comptes à régler avec la communauté silencieuse de Stroma…

Le petit billet sur  L’île des hommes déchus ICI

 

La suite et 3e roman :

Les chiens des Cairngorms

 

Le livre : Les chiens de Cairngorms – Guillaume Audru.  Paru le 21 décembre 2017 aux Éditions Le Caïman. 13€ (205 p.) ; 19 x 12 cm

4ème de couv

Les chiens des Cairngorms

Dans L’île des hommes déchus, Guilllaume Audru mettait en scène des hommes rudes, se débattant avec leurs démons dans l’île de Stroma, au nord de L’Écosse.

Quatre ans ont passé depuis ces événements.

Que se passe-t-il quand deux petits vieux sont libérés de prison pour bonne conduite et cherchent à se venger ?

Que se passe-t-il quand deux frères que tout oppose décident de travailler ensemble dans un commerce illégal mais très lucratif ? Que se passe-t-il quand une inspectrice de police, têtue et déçue par ces hommes, se lance sur leur piste ? Réponse dans Les chiens des Cairngorms.

Là, le petit avis sur Les chiens des Cairngorms 

Deuxième roman :

Les ombres innocentes  de Guillaume Audru

 

Le livre : Les ombres innocentes  de Guillaume Audru. Paru le 9 décembre 2015.aux Éditions Le Caïman. 13€ ;  (280 p.) ; 19 x 12 cm
 Résumé :
Matthieu Géniès, journaliste en Corrèze, s’interroge sur l’agression dont a été victime un vieillard qui refuse de dénoncer ses agresseurs. Le gendarme Serge Limantour enquête sur le corps d’une femme âgée retrouvée pendue à un croc de boucher dans sa propre ferme, et l’aide-soignante Jeanne Roussillon tente de comprendre ce qui ronge sa patiente. Trois affaires sans aucun lien apparemment.
ICI… Le petit billet sur Les ombres innocentes 

  Guillaume a participé a un recueil de nouvelles inédites :

Au fil de l’eau

Au fil de l’eau : préfacé par Ludovic Francioli

Réunit

Les horizons / Guillaume Audru
Un litre / Nicolas Zeimet
Hier était beau / Gaëlle Perrin-Guillet
L’eau de là / Henry Carey
Au fil de l’eau  : Les horizons de Guillaume Audru. Paru le 7 mars 2017 chez AO-André Odemard dans la collection Dora-Suarez-Leblog présente…, n° 3.  11€ (150 p.) ; 17 x 11 cm
 4e de couv :

Au fil de l’eau

Recueil de quatre nouvelles policières sur le thème de l’eau qui racontent les histoires dramatiques ou émouvantes.

Dans ce troisième volume de la collection, quatre auteurs vous invitent à naviguer au gré de leur créativité – qui sait, à vous y noyer ? – certainement à vous émouvoir ou encore trembler. Suivons le cours de l’eau quand elle devient besoin vital, observons ces femmes et ces hommes qui en perdent leur souffle et voient la mort avancer…

Des hommes dans un bateau, une femme dans le coffre d’une voiture, une famille rêvant de croisière, un prisonnier dans un cachot humide… telles sont les histoires dont vous suivrez le fil dramatique.

Voilà vous savez tout sur Guillaume Audru

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez ne voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

A très vite mes polardeux.

 

 

Samuel Sutra à l’honneur # 9 mars


Samuel Sutra à l’honneur # 9 mars

Le neuvième et troisième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur français

C’est donc Samuel Sutra que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Samuel qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Samuel Sutra

 

Pourquoi je mets Samuel à l’honneur.

Ben simplement car j’ai eu le privilège de la recevoir par deux fois à la bibliothèque en 2014 et 2015.

Je me souviens de son discourt émouvant lors de sa deuxième venue alors que nous avions maintenu la rencontre juste quelques jours après les attentats du Bataclan. C’est vrai que nous étions très marqués, très choqués. La bibliothèque est à une encablure de la mythique salle de spectacle parisienne. Sur la même avenue, dans le même arrondissement, celui là même qui avait été déjà meurtrie en janvier de la même année avec la barbarie qui s’était alors déchaînée chez Charlie Hebdo.

Nous avions alors lors de cette soirée fêté comme il se doit la culture. Rien ne devait ni ne doit arrêter la création, les arts et les lettres !

Samuel Sutra à l’honneur #8 février

Biographie

 

Né en 1974, Samuel Sutra est père de trois enfants, vit dans le Sud-Ouest. Samuel Sutra est romancier et nouvelliste. Après des études en Histoire de l’Art, il a obtenu une maîtrise de philosophie à l’Université Paris-Sorbonne (Paris-IV). et commet des romans policiers dans lesquels il tente de nous cacher, sans y parvenir, les genres littéraires qui l’ont très violemment bercé. Il aime Audiard , Boudard,  Dard , Allais,  Vialatte , Tintin en passant par Vargas,

Samuel Sutra est fan des Beatles, joue du jazz, se passionne pour les sciences et la philosophie . Auteur de polars décalés, il sait aussi chausser sa plume noire et use alors d’une écriture faussement innocente pour rappeler au lecteur cet adage qui guide ses polars tout autant que sa vision du monde : méfiez-vous des évidences. Il aime offrir de la profondeur à ce qui n’apparaît que superficiel. Mais comme nous tous, parfois, son humeur change. Et comme il ne lâche jamais la plume, il se met à écrire noir…

Bibliographie

 

Samuel a écrit une série de comédies policières que nous nommerons « les Tontons » et que nous allons vous décrire ci-dessous.

 

Le pire du milieu : Tonton et ses chinoiseries

 

Le pire du milieu : Paru le 13 septembre 2011

Ah ! La truande… Ses règles obscures, son code d’honneur, ses pointures, et… Tonton. Dans le Milieu, il est un modèle, une référence, la mesure étalon du grand n’importe quoi élevé au rang de science exacte. D’autant qu’il sait s’entourer, et sa fine équipe est réputée pour être à l’image du taulier.

« Le tout est supérieur à la somme des parties », écrivait Aristote, plagiant un autre sage dont il avait oublié le nom. Dommage, c’était du grec, et on s’y est mal préparés. Tonton, Gérard, Pierre et Mamour, pris à part, ce serait presque du repos. Mais lâchez-les en troupeau dans la nature, et les gravures des invasions Barbares feront penser à un défilé de majorettes. Parce que cette fois, Tonton et son équipe ont décidé de viser haut. Le « coup du siècle », rien de moins. Et avec un plan ciselé, fignolé maison, histoire de rentrer dans la légende avec le double des clefs…

 

 Les particules et les menteurs : Tonton, l’art et la manière

 

Les particules et les menteursParu le 2 juillet 2012

Que le peintre le plus insignifiant de l’histoire de l’art ait pu enfanter le tableau le plus convoité au monde suffit parfois à faire naître des vocations.

La nouvelle passion de Tonton ? L’art en général, et CE tableau en particulier. Ça l’a pris d’un coup, comme ça.

Il faut dire qu’au moment où il a appris le prix de la revente, ça a été une révélation pour lui. Mais il y a un petit problème…

Le tableau en question n’est pas dans un musée, ni dans un coffre, ni même au fond de l’eau dans un costume étanche. C’est bien pire que ça : il est sagement pendu à son clou, chez une noble tout ce qu’il y a de sang-bleu.

Tonton et son équipe chez les nobles ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça risque de coincer sur les manières…

 

Akhänguetno et sa bande : Tonton, la momie, et Seth et Ra

 

Akhänguetno et sa bande. Paru le 2 mai 2013

« Il y a deux mille cinq cents ans, la vallée d’Uroch voyait s’éteindre l’un des plus puissants pharaons de l’Histoire. Reposant dans son tombeau, accompagné de la montagne d’or ayant fait sa légende, le grand Akhänguetnö était prêt pour cette éternité qui s’offrait à lui, bien décidé à se la couler peinard. Deux mille cinq cents ans plus tard, sur les hauteurs de Saint-Maur, un autre grand homme s’apprêtait à passer une nuit tranquille. Tonton, baron de premier rang et truand légendaire, dormait de ce sommeil léger propre aux grands esprits, lui aussi bien décidé à se la couler peinard. Mais quel est le rapport entre ces deux histoires ? Attends, j’y arrive. Avant cette fameuse nuit, Tonton n’avait jamais entendu parler d’Akhänguetnö. Mais il a décidé de se mettre sacrément à niveau et de devenir incollable sur l’Égypte et son folklore. Tout ça pour répondre à la plus mystérieuse question de tous les temps : comment peut-on se retrouver avec un pharaon dans son jardin ? Si tu lis cette aventure, toi aussi tu deviendras in

collable, je te le garantis ! ».

 

Le bazar et la nécessité : Tonton sème le doute

 

Le bazar et la nécessité : Paru le 21 août 2014

Tu sais ce qu’il y a de bien avec les mômes ? Non ? Tonton non plus. Il cherche encore.

Faut dire que son gamin, c’est pas un simple. Qu’il se pointe dans la vie de son père avec trente ans de retard sans préavis passerait encore. Mais qu’en pleine rébellion, le marmot se mette en tête de faire raccrocher les gants à son truand de père, là, on passe un cap ! Un honnête, qu’il veut en faire de son putatif !

Je ne veux pas t’en dévoiler trop sur cette histoire, mais j’en sais assez long pour te dire que le plus rebelle des deux n’est pas celui qu’on croit et que le roi de la truande est bien décidé à rappeler au fiston qu’à la maison, c’est Tonton qui commande !

La bonne, la brute et la truande : Tonton, ses hommes, l’effet salaire 

La bonne, la brute et la truande. Paru le 16 juin 2015

Dans la truande, il y a des règles ! Bon, pas des masses non plus… Quand on fait carrière dans cette branche, c’est rarement pour se coltiner des contraintes. Mais il y a une règle qui passe avant toutes les autres, sans laquelle même un coup réussi peut vous faire regretter de l’avoir tenté : il faut toujours payer ses hommes. Toujours !
Tonton parvient à monter un plan aux petits oignons. Il réussit à faucher le plus gros diamant du monde et à le rapatrier chez lui sans laisser ni témoins ni indices.
Mais est-ce l’âge, la fatigue, ou un excès d’enthousiasme, voilà qu’il fait une erreur de débutant : il renvoie ses gars chez eux sans un sou en poche.
Alors, c’est pas qu’ils soient méchants, les mecs, mais dès qu’on parle pognon, ils deviendraient presque pointilleux et auraient bien envie de rappeler au taulier que s’il néglige l’effet salaire, l’ambiance peut franchement se rafraîchir et signer le début des emmerdes…

Pour cette nouvelle histoire, l’auteur a créé un ingénieux scénario. Tous les personnages sont à la fois complices, coupables et… victimes. Chacun croit tromper l’autre et tente d’être le plus malin, surtout quand il s’agit de gros sous ou de sauver sa peau… Mais c’est compter sans Tonton, le boss, qui ne manquera pas de mettre un peu d’ordre au milieu tout ce désordre… Dans ce roman policier choral, l’intrigue, le suspense et l’humour s’accordent à merveille. Samuel Sutra maîtrise le genre avec un talent indéniable. Lire les aventures de son «Tonton», c’est la garantie de passer un très bon moment de lecture. Mais attention : risque d’addiction ! On vous aura prévenus…

Les douze coups de minuit : Tonton passe aux heurts divers

Les douze coups de minuit : Paru le 2 juillet 2016

es coups de Tonton ? Un sans-faute, toujours ! Enfin, presque toujours…

On n’ira pas jusqu’à dire que cette fois-ci, il y a eu une exception, mais il faut avouer qu’au lendemain de ce coup fumant dans un palace parisien, il y a comme du jeu dans la mécanique du baron de la truande.
En effet, alors que le boss se réveille d’une soirée bien arrosée, il découvre sa maison totalement retournée. Plus rien n’est à sa place hormis le papier peint sur les murs.
Mais que s’est-il passé ?
Son équipe fait une drôle de mine, deux membres sont absents, et pire que tout : le fric récupéré la veille a disparu ! Il suffirait pourtant de poser les bonnes questions à cet inconnu vautré sur le divan, qui doit tout savoir de ce qui s’est passé durant la nuit. Mais Tonton a beau insister, l’invité surprise refuse obstinément de répondre. Il faut dire que les cadavres sont rarement bavards…

Dans cette nouvelle aventure, Tonton semble avoir un peu perdu le contrôle des événements. Autour de lui, plus rien n’est pareil. Ni sa maison, ni son équipe. Et sa mémoire lui fait sérieusement défaut… Samuel Sutra maîtrise à la perfection ce genre et son langage. Il sait doser avec brio l’humour et le suspense pour nous offrir comme à chaque fois un moment de lecture jubilatoire. Flamant Noir ne peut que vous inciter à le découvrir !

Samuel a aussi participé à l’aventure d’une autre série, celle de « L’Embaumeur« 

 

L’embaumeur : Volume 10, La mort dans les veines

La mort dans les veines : Paru le 27 octobre 2015 préface de Marie Vindy

De fille en aiguille . La mort dans les veines

Franck Morel, chercheur à l’Institut Pasteur, achève ses travaux sur un virus tueur, le plus dangereux qu’il ait été amené à étudier. Puis sans raison apparente, il décide de traverser Paris pour aller se jeter dans le canal Saint-Martin.

On ne retrouvera pas son corps.

Sa fille décide de raconter tout ce qu’elle sait, mais à un seul homme : Luc Mandoline, alias l’Embaumeur.

Dans cette affaire où tout le monde ment, on ne cherche pas la vérité. On court après un secret qui pourrait valoir de l’or, et que le cadavre introuvable de Morel a emporté avec lui…

 

Les polars et romans noirs où Samuel excelle aussi

 

La femme à la mort 

 

La femme à la mort. Paru le 20 juin 2012 chez Sirius Paris dans la collection Régiopolice

La Rochelle, 2012. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier s’apprête à prendre sa retraite. C’est la quille bien méritée d’un flic au pedigree impeccable, bien décidé à se la couler douce. Mais, à six mois de la fin du bail avec remise des clefs, voilà qu’une touriste décide de mourir dans une chambre d’hôtel du centre ville. Un suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et fait vite classer le dossier. Trop vite peut-être. Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas, et il aimerait partir l’esprit tranquille. Qui est réellement cette Russe ? Aucune idée. Pourquoi avoir fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Verdier décide alors de faire appel à son vieil ami Stan, un ex-flic baignant dans le milieu, aux manières peu orthodoxes et aux informateurs aussi inattendus qu’infréquentables. Ils reprennent tout à zéro, partant de la seule certitude concernant cette affaire : elle est déjà classée et le corps est dans un cercueil plombé en route pour Moscou.

Kind of black

Kind of black : Paru le 16 juillet 2013

À Paris, rue Saint-Benoît, il y a quelques années.

Ce soir-là, le Night Tavern affiche complet. Ce temple parisien du jazz, club incontournable où les plus grands se sont déjà produits, annonce un concert étonnant. Sarah Davis, diva incontestée du milieu et star montante d’un important label américain, vient se produire avec Stan Meursault, l’un des pianistes virtuoses les plus doués de sa génération. L’affiche est idéale et le moment suffisamment rare pour attirer la presse. Tout le monde s’attend à une soirée exceptionnelle. Personne ne sera déçu.

Sarah Davis ne sait pas encore qu’elle vient en France pour la dernière fois, et qu’elle ne chantera plus jamais. Le Night Tavern sera le dernier club où elle aura été vue vivante. Stan Meursault ne sait pas, lui, qu’il va rencontrer son admirateur le plus inattendu : le flic chargé de l’enquête.

Ensemble, ils lèveront le voile sur ce meurtre étonnant. Et cette affaire leur rappellera que si le jazz est une musique improvisée, certaines fins sont écrites d’avance…

Bien plus qu’un polar noir classique, l’auteur nous fait découvrir ici l’univers du Jazz. Ses musiciens, ses ambiances, ses codes et ses mystères. Que l’on soit fan de Jazz ou non, un meurtre nous entraîne dans l’enquête. L’auteur mêle brillamment le noir à la musique. On marche aux côtés des personnages aussi écorchés qu’attachants. On croit savoir, mais on ne sait rien… Alors suivez-les, ne tirez pas de conclusions trop rapides et, lorsque vous entrerez dans ce club, tendez l’oreille, vous comprendrez peut-être…

 

Coupable[s]

Coupable[s]. Paru le 5 mars 2018 chez Flamant Noir.  19€50 ; (241 p.) ; 22 x 14 cm

HAÏTI. 12 janvier 2010 – 16 h 50.

Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire. L’aide humanitaire afflue de partout.

PARIS. Aujourd’hui.
Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées. Toutes sont liées à un projet baptisé « Kenscoff ».
Un cinquième individu est recherché.
Pour prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière, un jeune policier rejoint l’équipe. Haïti, il connaît bien. Il y est né.

 

 

 

Voilà vous savez tout sur Samuel Sutra.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir et surtout de le lire.

Pour ma part je vais me plonger dans Coupable[s].

Et rien que la couverture, magnifique, et une invitation au voyage.

 

Victor del Arbol à l’honneur # 8 février


Le huitième et deuxième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur espagnol

C’est donc Victor del Arbol que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Victor qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Victor del Arbol

Pourquoi je mets Victor à l’honneur.

Et bien simplement car j’ai eu la chance de la recevoir à la bibliothèque en 2014. C’est un grand souvenir. Mais aussi un gros fou-rire. Et oui, au moment d’interroger Victor, je m’aperçois que j’ai égaré mes notes et mes questions. Pas grave, on va le faire à l’arrache, sa ne sera que plus naturel. Bon j’avoue Victor a été sympa, il m’a bien aidée et les lecteurs ont été conciliants. Heureusement car avoir Victor a coté de soi c’est comment dire…Intimident Voire Impressionnant.

Je le met à l’honneur aussi parce que j’adore sa plume d’un lyrisme rare en littérature noire.

Victor del Arbol à l’honneur #8 février

Biographie

Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l’Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne.

Il a reçu le Prix du polar européen 2012, le Grand Prix de littérature policière roman étranger 2015 et le Prix Nadal 2016.

Victor del Arbol, séminariste, flic et star du polar.

par Sandrine Bajos, pour le parisien 

« Victor del Arbol a deux passions, l’écriture et les femmes. A commencer par sa mère, dont il est très proche et à qui il confie à 8 ans : « Quand je serai grand, je serai écrivain. » Sa maman l’a eu très jeune, à 14 ans. Malgré ses origines très modestes, elle a toujours encouragé son fils, lui répétant à l’envi : « Il ne faut jamais renoncer à ses rêves. » L »an dernier, à 48 ans, Victor del Arbol  recevait le très prestigieux prix Nadal, l’équivalent du Goncourt en Espagne, pour son dernier roman, le magnifique « la Veille de presque tout ».

Issu d’un quartier « très difficile » de Barcelone, ce « fils de l’immigration », comme il se définit, et aîné de six enfants trouve refuge très jeune dans le monde des livres. Et notamment à la bibliothèque de son quartier, où il passe des heures. « Je ne savais pas encore écrire que j’inventais des histoires », se souvient le Catalan qui, depuis qu’il a appris à utiliser un stylo, tient quotidiennement un journal. Les rencontres ont fait le reste.

« Je suis quelqu’un de très curieux et, quand je vois une porte ouverte, je la pousse », aime-t-il raconter. Comme celle que lui entrouvre un prêtre-ouvrier lorsqu’il sort d’une adolescence chaotique. « Cet homme était très porté sur le social et moi, si je ne crois pas en l’Eglise, je crois en Dieu. Et je suis devenue séminariste. »

Mais le jeune homme va tomber amoureux. Il quitte sa robe d’homme de foi et part voyager trois ans. Il passera par l’Amérique du Sud, et notamment l’Argentine, un continent très présent dans son dernier roman. De retour en Espagne et célibataire, une nouvelle porte s’ouvre à lui, celle de la police. Alors qu’il pensait que « tous les flics étaient des fachos », il devient très proche d’un inspecteur. Un véritable ami qui n’hésitera pas à lui balancer : « Tu te plains toujours et tu fais rien, si tu veux changer les choses, donne un peu de toi. » Et voilà Victor del Arbol qui rejoint la police catalane pour vingt ans. Il travaillera notamment à la brigade des mineurs. Des années d’expérience dans lesquelles il puisera pour écrire ses romans.

A 35 ans, il signe son premier livre, mais il ne trouve personne pour le publier. Il persévère et couche sur le papier « la Tristesse du samouraï », qui deviendra son premier gros succès, en Espagne mais aussi en France, où il trouve très vite son public.

Face aux succès, il ne lâche plus la plume et finit pas abandonner définitivement son costume de policier il y a trois ans. Et, d’ailleurs, il n’aime pas être catalogué comme écrivain de polars…

« J’écris des romans noirs, conclut-il. Et la lumière de mes livres, c’est la femme, car elle représente l’espoir. »  »

Bibliographie

La veille de presque tout

La veille de presque tout  – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton.
 Paru le 4 janvier 2017 chez Actes Sud, Actes Noirs. 
 22€50 ; (306 p.) ; 24 x 15 cm

 

L’inspecteur Ibarra a été transféré depuis trois ans dans un commissariat de sa Galice natale après avoir brillamment résolu l’affaire de la petite disparue de Málaga. Le 20 août 2010, 0 h 15, il est appelé par l’hôpital de La Corogne au chevet d’une femme grièvement blessée. Elle ne veut parler qu’à lui. Dans un sombre compte à rebours, le récit des événements qui l’ont conduite à ce triste état fait écho à l’urgence, au pressentiment qu’il pourrait être encore temps d’éviter un autre drame.

À mesure que l’auteur tire l’écheveau emmêlé de ces deux vies, leurs histoires – tragiques et sublimes – se percutent de plein fouet sur une côte galicienne âpre et sauvage.

Une fillette fantasque qui se rêvait oiseau marin survolant les récifs, un garçon craintif qui, pour n’avoir su la suivre, vit au rythme de sa voix, un vieux chapelier argentin qui attend patiemment l’heure du châtiment, un vétéran des Malouines amateur de narcisses blancs…

Aucun personnage n’est ici secondaire et l’affliction du passé ne saurait réduire quiconque au désespoir. Chacun est convaincu que le bonheur reste à venir, ou tente pour le moins de s’inventer des raisons de vivre. C’est ainsi que, dans ce saisissant roman choral, l’auteur parvient à nimber de beauté l’abjection des actes, et de poésie la noirceur des âmes.

La tristesse du samouraï

La tristesse du samouraï – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton.
Paru le 4 janvier 2012  chez Actes Sud, Actes Noirs. 
Réédité en poche  le 2 janvier 2013 chez Babel, Babel noir
8€70 ; (473 p.) ; 18 x 11 cm

En ce rude hiver 1941, une femme élégante arpente les quais de la gare de Mérida au petit matin. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l’aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite.

Le train pour Lisbonne partira sans elle, qui vient de disparaître pour toujours. L’enfant rentre seul chez son père, obnubilé par le sabre qu’un homme vient de lui promettre. !

Des années plus tard, une avocate envoie sous les verrous un inspecteur jugé coupable d’une bavure. Elle ne sait pas qu’elle ouvre ainsi une terrible boîte de Pandore, libérant quatre décennies de vengeance et de haine dont elle ignore tout et qui pourtant coulent dans ses veines.

Se jouant d’un contexte historique opaque, de l’après-guerre espagnol à la tentative de coup d’Etat de février 1981, La Tristesse du Samouraï est un intense thriller psychologique qui suit trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L’incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.

 

La maison des chagrins

 

La maison des chagrins – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Paru le 4 septembre 2013 chez Actes Sud, Actes Noirs. 

Réédité en poche le 7 octobre 2015 chez Babel, Babel noir
9€90 ; (550 p.) ; 18 x 11 cm

 Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis.Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin.

Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Victor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

Toutes les vagues de l’océan

Toutes les vagues de l’océan – Victor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

 Paru le 4 février 2015 chez Actes Sud, Actes Noirs. 

Réédité en poche le 4 janvier 2017 chez Babel, Babel noir
9€90 ; (680 p.) ; 18 x 11 cm

 Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu‘un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite « île aux cannibales » marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.

Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines.

Les pigeons de Paris

 Les pigeons de Paris : Las palomas de Paris – Victor del Arbol
Paru le 15 avril 2016 aux Editions La Contre-allée
8€50 ; (90 p.) ; 15 x 11 cm

Dans un village isolé d’Espagne, Juan attend sur le pas de sa porte celles et ceux qui viennent pour exproprier le vieil homme de là où il a vécu et grandi. Ils sont jeunes et ambitieux, pressés de faire table rase du passé. Ce sont les enfants de Clio, fille d’émigrés à Paris revenus au village le temps d’un été durant l’enfance de Juan. C’était alors les années 60, Clio rencontrait Juan, lui apprenait à lire et lui faisait découvrir un monde vaste et diversifié. Elle incarnait la promesse d’un avenir meilleur… Cinquante ans plus tard, Juan se rend à Paris pour voir Clio une dernière fois.

« Je vous attends depuis un bout de temps ; je savais que tôt ou tard, vous trouveriez ce chemin, que je ne pourrais rester éternellement au bord de l’oubli, même si je voulais me rendre le plus invisible possible. Tout a une fin, nous le savons depuis le début. »

Voilà vous savez tout sur Victor del Arbol.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

En plus vous avez de la chance ses livres sont édités en poche sauf le dernier.

Perso, j’ai un petit faible pour cet auteur que j’adore.

Et j’avoue que j’attends son prochain roman avec impatience.

Vite, vite,  vite !

 

Sandrine Collette à l’honneur #7 – Janvier


Le septième et premier « Auteur à l’honneur » de l’année 2018  sur Collectif Polar sera une auteure.

Et c’est Sandrine Collette que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Sandrine qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Sandrine Collette

©PHOTOPQR/LE PROGRES/JEGAT MAXIME

Pourquoi je mets Sandrine à l’honneur.

Et bien simplement car j’ai eu la chance de la recevoir à la bibliothèque en 2014.

Et que j’ai en plus eu la chance de l’interviewer un deuxième fois lors du Festival Saint Maur en Poche 2017

Oui, quand on aime, on ne compte pas.

Biographie

De Sandrine collette , on ne sait pas grand chose, elle reste très discrète sur sa vie. Elle préfère sans doute que l’on parle de ses livres et elle a bien raison.

Sandrine Collette est née en 1970

Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Aujourd’hui elle se consacre pleinement à l’écriture de ses romans.

Elle décide de composer une fiction et sur les conseils d’une amie, elle adresse son manuscrit aux éditions Denoël, décidées à relancer, après de longues années de silence, la collection « Sueurs froides », qui publia Boileau-Narcejac et Sébastien Japrisot. Il s’agit Des nœuds d’acier, publié en 2013 et qui obtiendra le grand prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.

Depuis sa collaboration avec les éditions Denoël est devenue régulière. Et chaque année j’attends avec encore plus d’impatience le dernier Sandrine Collette !

Bibliographie

Le dernier justement est sortie le 18 janvier dernier.

 Juste après la vague

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs.
Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter.Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

Juste après la vague Mon billet Ici

Maintenant le premier et les suivants

 

Des noeuds d’acier

Des noeuds d’acier paru en octobre 2013

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Theo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français

Ici mon avis sur Des noeuds d’acier

Un vent de cendres

Un vent de cendres paru en février 2014

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d’un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l’endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus.
Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n’en démord pas. L’étrange fascination d’Octave pour Camille, pour ses cheveux d’un blond presque blanc, le met mal à l’aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure.
Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n’est plus là. Personne ne semble s’en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix.
Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé ?

« Un conte noir, une œuvre magistrale et troublante. (…) Dès les premières pages, la tension monte, l’inquiétude puis la peur. »

Ma chronique sur Un vent de cendres

Six fourmis blanches

Six fourmis blanches paru le 22 janvier 2015 

Après Des nœuds d’acier, grand prix de littérature policière, et Un vent de cendres, le nouveau Sandrine Collette !
Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le regardant.
A des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches…
Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.
Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ?

À propos des précédents romans : 
 » Avec un premier roman très maîtrisé à vous glacer le sang, Sandrine Collette frappe très fort. C’est cru et cruel, et surtout très bien écrit. »
 » Collette joue avec les codes du thriller et du conte de fées comme si Charles Perrault rencontrait Patricia Highsmith. »

Mon billet sur Six fourmis blanches

Il reste la poussière

Il reste la poussière paru le 25 janvier 2016

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Avec ce quatrième roman, sombre, planté dans une nature hostile et sublime, Sandrine Collette explore une relation familiale terrible, et la rédemption, possible ou non, d’un enfant qui a gardé son humanité. Depuis Des Nœuds d’acier, Grand Prix de littérature policière, l’auteur « confirme avec éclat qu’elle a tout d’une romancière accomplie. » 

Mon avis sur Il reste la poussière

Les larmes noires sur la terre

Les larmes noires sur la terre paru le 2 février 2017

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

Ma chronique sur Les larmes noires sur la terre

 

Voilà vous savez tout sur Sandrine Collette.

Découvrez la vite

Cette auteure est un génie

Et en plus vous avez de la chance ses livres sont en livre de poche sauf le dernier, normal, et l’avant dernier qui paraîtra dans quelques jour, le 1er février 2018.

A très vite les polardeux

«Mike Nicol » à l’honneur #5 – Novembre


En ce mois de novembre c’est un auteur sud africain que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Mick Nicol  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Aujourd’hui si c’est Mike Nicol qui est à l’honneur c’est parce que j’ai la chance de le recevoir dans ma bibliothèque. En effet en 2013 avait lieu une année France-Afrique du sud. Et naturellement j’ai demander à recevoir un auteur de polar sud africain. Aussi faire venir d’Afrique du Sud un auteur c’est très compliqué au vue de mes budgets d’animations. Alors c’est mon administration qui c’est chargé de l’intendance. Et parmi les 4-5 auteurs que je leur soumettais, c’est Mike Nicol qui a été invité en France. Cela tombait plutôt bien puisque je venais de le redécouvrir avec un roman coup de point. La Dette sorti chez Ombres Noires en ce premier trimestre 2013 et qui m’avait scotchée.

 

Aussi j’ai été ravi que mes lecteurs puisse découvrir ce nouvel auteur. Surtout que c’est Christine Ferniot en personne qui est venu l’interviewer. Je n’ai qu’un regret, que la barrière de la langue n’ai pas pu rendre ce moment plus chaleureux. Que voulez-vous je suis une brêle en langue vivante !

Quelques points de repères sur la biographie de l’auteur

Mike Nicol est né en 1951 et vit au Cap en Afrique du sud. Il fait  ses études à Johannesburg
Journaliste et écrivain, il anime aussi des cours d’écriture en ligne. Il est l’auteur plusieurs romans publiés au Royaume-Uni, aux États-Unis, et traduits en France et en Allemagne.
En 1978, il publie « Among the Souvenirs », un recueils de poèmes qui remporte le Prix Ingrid-Jonker 1979.

À la fin des années 1980, il se lance avec succès dans le roman, puis aborde en 2006 le roman policier.

Selon Deon Meyer, Mike Nicol est l’«étoile montante du polar sud-africain».  Cet auteur anglophone de romans non policiers dans les années 1990, s’est tourné ensuite avec bonheur vers le polar noir.

 

Quelques livres choisis

D’abord

La trilogie Vengeance dont on peut lire les 3 tomes séparément

La dette de Mike Nicol

La trilogie Vengeance 1

Paru le 20 mars 2013 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2014 chez J’ai Lu

 Le Cap (Afrique du Sud). Tenus par une ancienne dette, deux anciens mercenaires et trafiquants d’armes reconvertis dans la sécurité, Mace Bishop et Pylon, sont engagés par un malfrat pour assurer la protection de son fils, Matthew. Gérant d’une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par une association vertueuse, la Pagad. Cette association – en réalité une officine mafieuse – est représentée par l’avocate Shemina February, manipulatrice au passé trouble qui semble connaître Mace et Pylon du temps de l’apartheid. Installés dans une maison adaptée au handicap de leur fille, Mace et sa femme Oumou sont financièrement aux abois. Aussi, lorsque l’ex-maîtresse de Mace, Isabella, lui propose un convoyage d’armes pour l’Angola, il ne refuse pas. Mais l’affaire tourne rapidement au règlement de compte. Là encore, Shemina February n’est pas loin. Si Mace et Pylon ont oublié qu’elle a été leur victime, elle non. Elle s’est jurée de les détruire à petit feu…

Sexe, drogue, trafic d’armes et de diamants sont au coeur de La Dette premier volet de la trilogie Vengeance. Une manière rugueuse de découvrir une face obscure du pays arc-en-ciel.

« La voix et le style de Nicol sont neufs, frais, uniques. Du vrai Cape Town ; L’histoire est violente, brute, sombre, et pas faite pour les poules mouillées. »

Vous pouvez découvrir la totalité de mon ressenti dur la Dette ICI

 

Killer Country

La trilogie Vengeance 2

Paru le 17 septembre 2014 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2015 chez J’ai Lu

Mace et Pylon, deux ex-free fighters reconvertis dans la sécurité, offrent leurs services aux riches touristes du Cap, dont les rues sont gangrénées par la violence. Mais lorsqu’ils décident d’investir de l’argent sale dans un deal immobilier douteux, ils ont affaire à des adversaires d’un nouveau genre : Obed Chocho, tout juste remis en liberté conditionnelle, et Spitz, un psychopathe qui assassine au son de playlists méticuleusement sélectionnées. Dans l’ombre, la vénéneuse Sheemina tire les ficelles, méditant sa vengeance… Mace et Pylon échapperont-ils à la colère de leur vieille ennemie et au tueur lancé à leur poursuite ?

Une immersion dans l’Afrique du Sud contemporaine, en proie à la violence et au racisme mais aussi riche de cultures ancestrales et de paysages sublimes. Envoûtant.

Du sang sur l’arc-en-ciel

La trilogie Vengeance 3

traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Jean Esch
Paru le 19 mars 2015 au Seui.Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2016 chez Point

 

Le Cap, de nos jours. Fish Pescado, détective privé joliment bronzé, aime avant tout surfer. Fauché, il accepte d’enquêter pour sa belle amie Vicki, brillante avocate le jour, féroce joueuse de poker la nuit. Cadeau empoisonné : l’affaire – la mort accidentelle d’un jeune homme lors d’une course de voitures illicite – met en cause l’ex-directeur de la police nationale. L’homme a encore des relations, et de sales antécédents, liés aux sinistres hit squads et à toutes ces choses du passé que la nouvelle  » nation arc-en-ciel  » ne veut pas voir apparaître au grand jour.
Fish Pescado ferait mieux de ne pas insister…
Enchaînant pied au plancher séquences coup-de-poing et scènes pittoresques, Mike Nicol dresse un portrait peu reluisant de la société post-apartheid : magouilles, corruption, règlements de comptes, trafics divers en haut lieu.

Une violence sourde et constante, des dialogues qui fusent et un humour abrasif portent ce polar résolument moderne,  » le meilleur de l’auteur à ce jour, avec ses références à peine voilées aux crimes passés et aux criminels d’aujourd’hui  » (The Sunday Times)

La loi du capitaine

Paru en 1991 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Venu du désert comme le vent mauvais et les fléaux, le capitaine Nunes représente l’Ordre et dispose des pleins pouvoirs dans ce petit port perdu de la côte sud-africaine.
Convaincu qu’un grand crime se commet ici – pour quelle autre raison les villageois autrefois opulents partageraient-ils à présent d’un commun accord une existence misérable ? –, Nunes multiplie les interdictions, les interrogatoires sans fin.
En vain. A mesure que le passé de chacun se dévoile, c’est Nunes qui, dévoré de haine, se laisse envoûter, emprisonner dans un récit qui allie mythe et magie, réalisme et poésie et où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel.Avec ce premier roman foisonnant et vigoureux, où le lecteur décèlera sans peine la fable politique, Mike Nicol s’affirme comme un maître conteur, un magicien des mots. 
Un récit qui allie mythe et magie, où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel. Tout à la fois conte et fable politique.

Le Temps du prophète

Paru en 1993 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

Trop souvent en Afrique du Sud des hommes ont été dépossédés de leurs terres avec une brutalité extrême. Certains, inspirés par un guide ou par Dieu, ont parfois tenté de rendre les coups et d’exiger que justice soit faite.
Il en est ainsi d’Enoch Mistas, le  » Rédempteur « , dont la stature terrible et passionnée domine le deuxième roman de Mike Nicol. Son avènement a été prédit par un oracle. La Bible au poing, le Jugement dernier à la bouche, il parcourt le veld où son influence grandit ; et là-bas dans la capitale, son spectre hante le siège du gouvernement et les cauchemars du président.
L’affrontement, inéluctable, sera sanglant. Mais des hommes comme Mistas ne meurent jamais. En d’autres lieux, en d’autres temps, ils réapparaissent et reprennent la lutte contre l’oppression.Mêlant les faits et le mythe, le vrai et le faux, l’auteur examine en homme lucide et en poète le poids de l’Histoire et la tragédie de ceux entraînés, impuissants, dans son sillage. Il bouleverse notre vision conventionnelle de l’Afrique du Sud passée et contemporaine. Acclamé par la critique dès son premier roman, La Loi du capitaine, Mike Nicol ne cesse de nous surprendre et de nous déranger.

 Le cavalier

Paru en 1998 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

A peine son père a-t-il été pendu haut et court que le jeune garçon est chassé de son village, trahi par le maître d’école et traqué par les bonnes gens. Il entame sa propédeutique du mal à l’école d’un homme des bois qui l’initie au braconnage, aux rapines et aux détroussages furtifs sur les chemins qui traversent une sombre forêt boréale. L’initiation se poursuit sur le mode macabre et métaphysique dans les catacombes d’un monastère où le novice à la tâche d’édifier un vaste monument funèbre en agençant crânes et ossements. Il est alors promu émissaire d’un Dieu vengeur et s’en va plein sud. Le vrai baptême du sang se fera au passage de la ligne, dans l’eau rougie, lors d’un massacre de léviathans. Commence alors, par les pleines arides et les gorges hérissées d’aloès, l’inexorable descente du cavalier sur son cheval blême, vers l’envers du monde où le mal triomphe dans l’avilissement et le carnage.

Le Cavalier est une allégorie foisonnante, poétique et sombre qui allie subtilement mythe, réalisme magique et faits historiques pour nous raconter la conquête et la colonisation de l’Afrique du Sud.

Les aventures du protagoniste, sur fond d’Apocalypse, la mission dont il s’acquitte inexorablement, dans une débauche d’images où se retrouvent Boccace, Dante, Bosch et Melville, sont une interrogation sur le mal, la violence et le vice qui convulsent le Sud… et le reste du monde. 

La tapisserie à l’ibis

Paru en 2004 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Pourquoi le mystérieux NS aurait-il jeté son dévolu sur Robert Poley, auteur de thrillers à succès, pour élucider le meurtre de Christo Mercer, homme d’affaires sud-africain et âme damnée des seigneurs de la guerre de l’Afrique saharienne? C’est pourtant ce qu’il fait, en lui postant divers documents d’origine non moins mystérieuse, à commencer par un cahier dans lequel le mort a consigné quelque 4571 rêves hantés par le mal et la destruction.

L’enquête qui s’ensuit, plutôt journalistique et métaphysique que policière, met au jour plus d’un pacte avec le diable: trafics d’armes, histoires d’amour cruelles, immolations rituelles et pis encore, révélant un monde où la vie humaine ne vaut pas cher et où les bourreaux et les victimes se confondent.

Poley devient le ventriloque d’une tragédie qui fait écho au récent passé d’une Afrique du Sud corrompue par les années d’apartheid, affrontant l’agitation sociale et la violence avant la possible réconciliation. Une tragédie dont on n’a pas fini, en refermant ce livre foisonnant et poétique, de sonder les profondeurs infernales.