Mad de Chloé Esposito


Le livre : Mad de Chloé Esposito, paru le 14/06/2018 aux éditions Fleuve Editions … Le prix broché 20,90 € – epub 14,90 €  (480 pages) ; format 21×14 cm

 4ème de couverture :

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang..

 

L’auteur :  Britanique, Chloé Esposito est titulaire d’un BA et d’un MA d’anglais de l’Université d’Oxford.
Elle est également diplômée de la Faber Academy.
Elle a été consultant senior en management, professeur d’anglais dans deux des meilleures écoles privées du Royaume-Uni et styliste de mode à Condé Nast.
Mad (2017) est son premier roman et le premier tome d’une trilogie.
Originaire de Cheltenham, elle vit à Londres avec son mari et sa fille.

 

 

Extraits :
« Je m’extirpe péniblement du lit et pose le pied en plein sur ma pizza d’hier, dont je n’ai mangé que la moitié avant de m’écrouler vers quatre heures du matin. Me voilà avec de la sauce tomate partout sur le pied et une rondelle de salami entre les orteils. Je la prends et l’enfourne dans bouche avant d’essuyer la sauce avec une chaussette. Puis je m’habille avec ce que je trouve par terre ; une jupe en nylon ne nécessitant aucun repassage et un tee-shirt en coton qui en aurait eu besoin. Je me regarde dans le miroir et fronce les sourcils. Pas génial. Je me frotte les yeux pour effacer le mascara qui a coulé, j’ajoute une touche de rouge à lèvres prune, coiffe mes cheveux gras avec mes doigts. Çà suffira bien; je suis en retard. Encore une fois. Je pars au travail. Je relève le courrier à la porte et je l’ouvre tout en marchant, une Malboro au bec. Des factures, des factures, des factures, une carte d’une entreprise de VTC, une broche pour des pizzas à emporter.  » DERNIER APPEL », « AVIS D’HUISSIER », »RÈGLEMENT EN URGENCE ». Toujours le même refrain. Taylor Swift n’a pas à s’emmerder avec ça, elle. Je fourre les lettres dans les mains d’un sans-abri posté près de la bouche métro : maintenant, ce n’est plus mon problème. »

 La chronique jubilatoire de Dany

Mad de Chloé Esposito

 

« Les deux moments les plus importants d’une vie sont le jour oú on vient au monde et le jour oú on découvre pourquoi. »

Mais qu’est-ce qui est donc fou dans cette histoire … tout et assurément le grain de folie de l’auteure est contagieux pour le plus grand bonheur des lecteurs ! Rendez-vous compte c’est un premier roman étonnamment maîtrisé, bourré de citations cinématographiques et musicales !
L’auteure nous immerge dans la tête d’Alvie, sa narratrice, à moins que ça ne soit Beth sa jumelle … on peut parfois douter. Alvie : ange ou démon, victime ou manipulatrice, Alvie ou Beth ??? Tout l’entourage s’y trompe alors que nous quittons un quartier sordide de Londres pour la Sicile ensoleillée et mafieuse. Et comme en supplément il y a beaucoup de désirs et de fantasmes chez Alvie, avec un humour décapant et parfois hard, quelques scènes scabreuses et d’autres sanglantes, elle s’amuse à repousser ses limites pour assouvir ses désirs d’amour, d’argent, de voiture et de … maternité, pour enfin découvrir sa vocation… Un vrai suspense dont le lecteur est en droit de se demander comment va donc s’en sortir l’auteure … c’est pour ça que la fin peut sembler un peu abrupte mais quelle autre alternative y avait-il ?
Jubilatoire et coup de cœur. Je tiens à décerner une mention particulière à la traductrice qui a si bien rendu le ton et les émotions dans un langage très juste.

« Je repose le livre sur la table. Je stresse suffisamment comme ça, autant éviter de lire des tragédies. Je commanderai un recueil de recueil de poèmes […] demain matin ; un truc joyeux, Baudelaire par exemple.»

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Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti


Sur le toit de l’enfer de Ilaria Tuti. paru le 06 septembre 2018aux éditions Robert Laffont  dans la collection La bête Noire –  20 €  ; (416 p.) ; 23 x 15 cm. 

– epub 6,99 € en Italien (403 pages).

4ème de couverture :

« Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… « 
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

 

L’auteur :  Née en 1976 , Ilaria Tuti vit à Gemona del Friuli , au nord-est de l’Italie .
Véritable phénomène dans son pays ,  » Sur le toit de l’enfer  » , premier volet de sa série autour de Teresa Battaglia , lui a valu d’être surnommée par la presse italienne la  » Donato Carrisi au féminin « . Une auteure au talent magistral.
Un thriller au rythme implacable.
Une héroïne d’une extraordinaire humanité.
 » L’Italie tient enfin sa reine du thriller !  » Sandrone Dazieri.
 » Inoubliable !  » Donato Carrisi.. »

 

Extrait :
« il avait cru que, le temps passant, avec le défilé de victimes sous ses yeux, l’effet s’atténuerait, mais il s’était au contraire renforcé. Il avait vu des hommes tués pour quelques pièces de monnaie, des femmes maltraitées par ceux qui auraient dû les aimer, des enfants qui grandissaient dans la misère la plus alarmante, mais son âme était encore de la chair à vif, elle n’avait pas encore formé le corps calleux de l’indifférence, et elle souffrait pour toutes les créatures déchues. »

La chronique jubilatoire de Dany 

Sans doute le portrait de femme flic le plus original depuis Cécile Sanchez de Ghislain Gilberti. Le lecteur très vite se rend compte qu’elle a de réels problèmes en plus de son âge frisant celui de la retraite, cependant elle ne voit pas sa mission derrière un bureau et génère un grand respect autour d’elle et une grande curiosité de son nouvel adjoint Marini, qu’elle malmène à souhait. Dans la montagne du nord-est de l’Italie, région natale de l’auteure et personnage à part entière de l’intrigue, Teresa va devoir convaincre de la présence d’un tueur en série où d’autres voient un crime crapuleux ou un acte de résistance écologique.

Même si le lecteur se doute du mobile et de l’auteur des crimes, la sociologie de ce microcosme va influer sur le déroulement de l’enquête. Et en plus de tout ça … des enfants ont été malmenés par le passé et d’autres le sont aujourd’hui.

L’histoire rejoindra-t-elle le présent ? Le diabète et les troubles profonds de la mémoire de Teresa entacheront-ils son raisonnement ? Marini saura-t-il mettre son intuition au service de l’enquête ?

Beau suspense et dénouement inattendu … premier volet d’une trilogie annoncée réussi.

Lu grâce à l’opération Masse Critique du site Babelio que je remercie.

 

« Peut-être ces individus-là perçoivent-ils le monde mieux que moi, fit-elle dans un murmure. Ils voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, alors que nous autres, nous ne voyons que les fleurs qui poussent sur la terre. Leur passé les a privés d’un filtre qui, au contraire, nous a été transmis. Cela ne signifie pas qu’ils aient raison de tuer, ou que je justifie leurs actes. […] parce que je suis comme eux, je vois ce qu’il y a au-dessous des fleurs. Je vois l’enfer, murmura-t-elle. »
« C’était l’un de ces moments où Teresa se demandait comment elle faisait pour aimer son travail, souvent un poste d’observation peu confortable de l’âme humaine et de la cruauté dont elle était capable. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens craignaient la mort et non la vie. Vivre était un acte féroce, une lutte fratricide qui laissait toujours quelques victimes sur le champ de bataille.»

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.

La danse du mal de Michel Benoît


la danse du malLe livre : La danse du mal de Michel Benoît. Paru le 1er mars 2017 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 19€80 ; (331 p.) ; 21 x 14

4e de couv :

 

Au coeur du désert syrien, un manuscrit du Coran, datant du VIIe siècle, pourrait bouleverser l’équilibre du monde…

À Rome, ils sont trois moines qui étudient l’origine du christianisme et la naissance de l’islam. Quand Georges, catholique syriaque, disparaît, son ami le frère Nil s’engage dans un voyage périlleux au coeur du désert syrien pour retrouver un dangereux manuscrit du Coran.

Depuis son bureau de l’ancienne Inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane. Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? À l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sarà, la belle Juive au passé ténébreux ?

Après Le Secret du treizième apôtre, best-seller mondial, Michel Benoît nous entraîne dans un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, le calvaire des chrétiens d’Orient et la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.

 

michel benoitL’auteur : Scientifique de formation, historien des religions, exégète, Michel Benoît est née en 1940.

Rédacteur en chef de France Bleu Berry

 

 

 

 

Extrait :
Le professeur Erwin était venu à Sanaa dans l’espoir d’y trouver des traces de la préhistoire du Coran. Il était convaincu que le texte sacré n’était pas tombé du ciel au creux de l’oreille de Muhammad, qu’il avait fallu plus d’un siècle pour l’écrire, et cherchait obstinément une preuve indiscutable. Jamais il n’en parlait à ses étudiants mais lorsque Marwan était devenu son assistant, mis en confiance par son enthousiasme, il l’avait étroitement associé à sa recherche. Quand il avait obtenu la direction d’un chantier archéologique dans la plus ancienne mosquée de Sanaa, malgré le danger il lui avait demandé de l’accompagner. Construite selon la légende du vivant de Muhammad, cette mosquée n’avait jamais été fouillée à fond.
Il passa un long moment à relever son plan. C’était une vaste pièce rectangulaire, sans autre ornement qu’une niche taillée dans le mur du fond, flanquée de deux colonnettes grossièrement sculptées. Brandissant sa boussole, il appela Marwan.
– Tu sais que chaque mosquée comporte une niche, la quibla, qui indique la direction vers laquelle les croyants se tournent pour la prière. Regarde celle-ci : elle n’est pas orientée vers La Mecque comme il se doit, mais quelques degrés plus à l’est, vers Jérusalem.
– Ce qui veut dire…
– Ce qui veut dire qu’avant d’être une mosquée, ce bâtiment était une synagogue juive ou judéo-chrétienne !

 

Le post-it de Ge votre bibliothécaire

Vatican, juin 2013. Trois moines, un Français, un Américain et un Syro-Libanais appartenant secrètement à la communauté nazoréenne, orientent leurs recherches théologiques sur les origines du Coran, inquiétant la hiérarchie religieuse. Le troisième, rappelé à son monastère dans une Syrie dévastée par l’organisation Etat islamique, disparaît bientôt. Son collègue français part à sa recherche

Meurtres, mensonges, manipulations… des coulisses du Vatican aux confins du désert syrien, de la communauté nazoréenne au fondamentaliste de l’Etat Islamiste, vous allez rentrer dans un fascinant thriller religieux . Michel Benoît, spécialiste des origines du christianisme, nous entraîne dans une relecture passionnante des fondements de notre civilisation. Un polar érudit époustouflant à l’allure de chorégraphies terrifiantes. GVL

Retour à Montechiarro de Vincent Engel


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97822136089070-52060Le livre : Retour à Montechiarro de Vincent Engel. Paru le 3 avril 2001 chez Fayard. 28€ ; (763 p.) ; 24 x 16 cm.

97822531546240-147957Réédité en poche en 2007 par Le Livre de poche. 9€10 ; (727 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Retour à Montechiarro

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la propriété du comte Della Rocca, à Montechiarro, en Toscane. Sous sa protection, Adriano va faire des études et s’impliquer dans le destin collectif d’une Italie en pleine unification.

1919. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d’épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées.

1978. Laetitia revient à Montechiarro. Dans l’Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.

Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l’histoire de l’Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels s’entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l’Histoire.

veL’auteur : Vincent Engel vit près de Bruxelles. Auteur d’une vingtaine de titres, dont le très remarqué Retour à Montechiarro (prix Rossel des jeunes et prix des Libraires du Livre de Poche), également dramaturge et scénariste, il collabore régulièrement avec Franco Dragone. Chroniqueur au Soir. Professeur de littérature à l’Université de Louvain et d’histoire à l’Ihecs (Bruxelles)  Son roman, Oubliez Adam Weinberger, vient de recevoir le prix Sander Pierron de l’Académie royale de langue et de littératures françaises de Belgique, et fait l’objet de plusieurs traductions.
 Extrait :
« A présent, sa famille prenait plus de place dans le cimetière que dans les rues de Montechiarro. Adriano suivit le père Baldassare et les quelques villageois qui les avaient accompagnés jusqu’à l’entrée où on l’embrassa encore, mais avec plus d’empressement qu’à l’annonce du décès de ses parents ; la vie, décidément, était impatiente, et il fallait être riche pour pouvoir s’adonner au malheur. »

 

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Le résumé et le petit avis

 En 1855, dans le petit village toscan de Montechiarro, le père Baldassare gravit le chemin de la prestigieuse villa Bosca en compagnie du tout jeune orphelin Adriano Lungo. Cet immense domaine est la propriété du comte Bonifacio Della Rocca, père d’un petit garçon et abandonné par la femme qu’il aimait éperdument : la princesse Lætitia Malcessati.
En 1919, la crise économique frappe l’Italie. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte d’épouser un fils de notable aussi obtus que violent, Salvatore Coniglio, afin de sauver la propriété familiale.
En 1978, Lætitia, l’arrière-arrière-petite-fille de la princesse Malcessati, revient à Montechiarro, ignorant tout des cinq générations de femmes qui s’y sont battues et y ont souffert le pouvoir absurde des hommes en quête de vaines révolutions.

Le Risorgimento, le fascisme, les années de plomb : chacune de ces trois périodes clés de l’histoire italienne sert de cadre à cette magnifique saga où les femmes cherchent à être heureuses et à rendre heureux, tandis que les hommes aspirent à conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l’argent.

Au centre de ce triptyque dont le souffle et le charme nostalgique ne sont pas sans rappeler le grand roman de Tomaso di Lampedusa, Le Guépard, s’imposent les personnages d’Agnese Della Rocca et Sébastien Morgan, photographe et bourlingueur de l’histoire contemporaine, qui tenteront tous deux désespérément de mettre un terme à la malédiction qui semble peser sur ce pays et sur ses habitants.

Vincent Engel nous fait revivre toute l’histoire de l’Italie moderne depuis l’unification de la péninsule jusqu’aux années terribles, celles que l’on a nommées de plomb. A travers cette saga familiale nous allons aussi découvrir 5 générations de femmes qui y ont souffert le pouvoir absurde des hommes. Et c’est à travers les portraits de celles-ci que prendra forme la grande histoire. Celle d’ une Italie flamboyante, même si parfois cruelles mais toujours éternelle.

Une véritable fresque, Retour à Montéchiarro est à la fois un roman d’aventure , un roman historique mais aussi une aventure intérieure doublé d’une allégorie du XXe siècle

Ecouter le début : 

 Françoise Licourt lit en studio Retour à Montechiarro de Vincent Engel une oeuvre qui retrace l’épopée toscane d’une lignée de femmes à travers les siècles

Le Rituel de l’ombre de Giacometti et Ravenne


   $ritLe livre : Le Rituel de l’ombre de Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Paru le 15 avril 2005 chez Fleuve noir. 18€ ; (384 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 14 cm.

$rit$&Réédité en poche le 11 mai 2006 puis le 15 septembre 2011 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 7€80 ;  (523 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Le rituel de l’ombre

ILS TUENT DES FRÈRES POUR POSSÉDER L’ÂME DU MONDE.

Mai 2005, Rome. Une archiviste du Grand Orient de France est assassinée au Palais Farnèse, suivant un rituel qui évoque la mort d’Hiram, fondateur légendaire de la franc – maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d’une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire.
Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les « frères », se trouvent confrontés aux tueurs implacables d’une confrérie occulte nazie, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie.
Soixante ans après la chute du IIIe Reich, les archives des francs – maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent de faire couler le sang.
Quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies ? Un secret pour lequel on tue sans scrupules…

$rir$&&Les auteurs : Eric Giacometti, journaliste, a enquêté sur la franc-maçonnerie dans le volet des affaires sur la côte d’Azur. Il n’est pas maçon. Jacques Ravenne est le pseudonyme d’un franc-maçon élevé au grade de maître au rite français. Ensemble, ils ont écrit de nombreux romans, tous parus au Fleuve Noir.
Extrait : 
« A la vérité, il n’y avait aucun secret dans la description de ce rite, tous les profanes pouvaient s’acheter en librairie l’un des milliers d’ouvrages recensés sur la maçonnerie et qui décrivaient en long, en large et en travers ce rituel.
Mais Marcas avait compris ce soir-là que le fait de vivre cette initiation lui avait procuré une sorte de supplément d’âme.
Il avait ressenti un sentiment indicible, l’impression d’avoir été figé dans un moment d’éternité ; quelque chose de difficile à comprendre si on ne l’avait pas vécu, en tout cas d’intransmissible par le seul biais de la lecture d’ouvrages érudits. Rien de magique, plutôt un état de conscience alterné. »

Résumé et avis :

Je me souviens avoir découvert ce livre sur le chariot de la BILIPO (Bibliothèque des Littératures Policières) à l’époque où je faisais parti d’un groupe de bibliothécaire, lecteur pour les bibliothèques de Paris mais aussi pour les crimes de l’année. C’était il y a déjà plus de 10 ans.

La couverture de ce livre m’a tout de suite happée, et je dois dire que j’ai été intrigué par un polar qui parlait de franc-maçonnerie. Je voulais voir et savoir de quoi il retournait.

J’ai donc pris ce livre à lire sur le chariot de bouquins mis à notre disposition et j’en ai fait la petite chronique suivante.

En avril 1945, alors que l’armée allemande est en pleine déroute et que les Russes atteignent Berlin, un groupe de dignitaires SS tente de mettre à l’abri une cargaison de vieux documents.

En mai 2005, une jeune femme archiviste au Grand-Orient de France est assassinée au Palais Farnèse, siège de l’ambassade de France à Rome. Elle était porteuse de documents anciens qu’on a voulu lui subtiliser.

Le même jour à Jérusalem, un vieil archéologue juif est victime d’un crime comparable.

Ces deux meurtres rituels évoquent la mort de Hiram, l’architecte du Temple de Salomon et fondateur légendaire de la maçonnerie.

Le commissaire Antoine Marcas, présent à l’ambassade le soir du crime, et Jade Zewinski, un agent de la DGSE qui déteste les frères, responsable de la sécurité du palais Farnèse, devront taire leur divergences et unir leurs compétences pour mener à bien une enquête qui s’annonce difficile et éprouvante.

$rit$Oeuvre de fiction écrite par Eric Giacometti, journaliste – non maçon – et Jacques Ravenne, maître maçon au rite français, Le rituel de l’ombre nous introduit dans les coulisses d’une société réputée secrète et apporte un éclairage étonnant sur le IIIe Reich.

Ce thriller ésotérique écrit à quatre mains a l’intêret d’envisager toutes les facettes de la franc-maçonnerie. Les pires (arrivisme et corruption) comme les meilleurs (engagement sincère et humanisme). Il tente de combattre les idées reçues et de démystifier une organisation trop souvent tenue pour une sorte de secte.

De plus cette incursion au coeur des loges s’accompagne d’un suspense parfaitement maîtriser.

Et il me tarde de retrouver Antoine Marcas , commissaire et maître franc-maçon à la loge du Triangle d’Orient. Initié jeune, il croit en l’idéal maçonnique mais ne supporte pas les abus de certains frères. Et de suivre ses enquêtes,où il  va se retrouver plongé dans des affaires liées à des secrets ésotériques immémoriaux.

Les anges de Palerme de Philippe Cavalier


9782843374012,0-3196859782253001201,0-2118890Le livre :Le siècle des chimères, Volume 3 :  Les anges de Palerme de Philippe Cavalier. Paru le 1er juin 2006 chez Anne Carrière. 21€90 ; (457 p.) ; 24 x 16 cm
Réedité au Livre de Poche poche le 25 juin 2014. 7€90; (508 p.) ; 18 x 11 cm.
4e de couv :
  Prison de Blackwell’s Island, New York, 1909. Au fond d’une cellule du quartier des condamnés à mort croupit Luigi Monti, un immigré sicilien devenu l’exécuteur des basses oeuvres de la mafia, une organisation criminelle dont les autorités américaines ne savent encore presque rien. Taciturne et violent, il est une énigme pour ses geôliers. Troisième personnage destiné à chasser Dalibor et Laüme Galjero, Monti est celui par qui les plus sombres mystères vont enfin être percés à jour.
L’auteur :photo1_5

 Philippe Cavalier est né en 1966.  Cet ancien étudiant à l’Ecole pratique des hautes études, diplômé de l’Institut des Langues et Civilisations Orientales ainsi que de Littératures comparées, Philippe Cavalier se passionne tout autant pour l’Histoire des religions et les aspects méconnus ou oubliés de celle-ci que pour l’étude des croyances religieuses et des pratiques ésotériques.

  Extrait :  
De ma vie, je n’avais vu jusque-là qu’un seul ouvrage: la Bible, que le curé portait en permanence sous son coude ou, quand ses grandes mains étaient occupées, qu’il passait négligemment dans sa ceinture. Naïvement, je pensais qu’il n’existait pas d’autre livre au monde.
– Les livres sont aussi nombreux que les hommes sur terre, m’apprit Vittorio en me voyant ébahi et fasciné. Ils forment un peuple sage et fort comme nul autre, mais ce sont nos yeux à nous, les hommes, qui les font exister… Bientôt, quand tu sauras vraiment lire, ton regard les portera à son tour à la vie, et c’est un pouvoir immense que tu possèderas alors…

Résumé et avis :

Prison de Blackwell’s Island, New York, 1909. Au fond d’une cellule du quartier des condamnés à mort croupit Luigi Monti, immigré sicilien devenu l’exécuteur des basses œuvres de la Mafia, une organisation criminelle dont les autorités américaines ne savent encore presque rien. Arrêté alors qu’il s’attardait à lire les ouvrages occultes conservés dans la bibliothèque de sa dernière victime, Monti demeure un mystère pour ses geôliers.  Nul ne connaît la véritable histoire de cet homme taciturne, fort et violent. et personne ne saurait deviner qu’il va réussir à résoudre les plus sombres énigmes. Nul, surtout, ne peut deviner ce que réserve l’avenir à cet homme hors du commun…

Troisième personnage destiné à chasser Dalibor et Laüme Galjero, Luigi Monti est celui par qui les plus sombres mystères devraient enfin être percés à jour. Monti va s’allier aux deux héros malheureux des volumes précédents, le Britanique David tewp et le Norvégien Thörum Gärensen, pour finalement retrouver Ruben Hezner, le seul homme capable d’affronter le couple maudit.

Troisième volet du Siècle des chimères, fresque épique relevant autant du roman historique que du romantisme noir, cet ouvrage évoque l’Amérique mafieuse du début du XXe siècle. Sa constitution, son imprégnation progressive dans la sociète américaine, on apprend ici comment la pieuvre réussit à étendre ses tentacules.

On retrouve aussi avec beaucoup de plaisir les protagonistes des tomes précédents auxquels on s’est attaché.

Et des collines de Sicile aux gratte-ciel du New York des Roaring Twenties; de Buenos Aires aux quais d’Istanbul et des marais de Louisiane à l’Italie mussolinienne, le troisième volume du Siècle des chimères enchaîne les aventures à un rythme effréné. Mais l’alliance de Tewp, Gärensen et Monti pour châtier les Galjero saura-t-elle résister aux obstacles qui se dressent sur sa route?

Et si Les Anges de Palerme nous entraîne dans de multiples péripéties, comme moi, le lecteur attendra avec impatience l’ultime épisode de ce cycle passionnant.

 Mon avis sur  Les Ogres du Gange : le Tome 1 du Siècle des Chimères

Mon billet sur Les Loups de Berlin : Le Siècle des Chimères volume 2

 

Le marchand de livres maudits de Marcello Simoni


Le livre : 9782266253086,0-27447909782749920702,0-1727677Le marchand de livres maudits  de Marcello Simoni. Traduit de l’italien par Nathalie Bouyssès. Paru le 24 octobre 2013 chez Michel Lafont. 19€95 ;  (410 p.) ;  24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 1er octobre 2015. 7€30 ; (443 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture
Italie, an de grâce 1205. Par une nuit glacée, de mystérieux cavaliers noirs se lancent à la poursuite du père Vivïen de Narbonne, dépositaire d’un manuscrit inestimable. Au cours de sa fuite éperdue, le religieux tombe dans un ravin…

Treize années plus tard, le marchand de reliques Ignace de Tolède est chargé par un riche commanditaire de retrouver l’Uter Ventorum. Ce précieux grimoire renfermerait un secret, transmis par les anges à l’époque du roi Salomon et capable de renverser l’ordre du monde. Aidé du jeune Uberto et du farouche Wilhalme, Ignace devra faire preuve de toute son habileté et de son expérience des messages cryptés pour reconstituer le manuscrit, dispersé entre le Languedoc, l’Italie et la Castille.

Mais la promesse de mystères révélés attire bien des convoitises, et la longue quête des trois amis ne sera pas sans périls. Ils devront notamment affronter le terrible Tribunal de la Sainte-Vehme, un ordre secret prêt à tout pour s’approprier le pouvoir millénaire de l’Uter Ventorum, y compris à torturer et à tuer.

4558548562Marcello Simoni, est née au début des année 70, passionné d’Histoire et diplômé de littérature il a travaillé comme archéologue et bibliothécaire. Le Marchand de livres maudits a été traduit dans onze pays et a été récompensé, en Italie, par le prestigieux prix Bancarella.

Résumé et petit avis :

Italie, 1205. Par une nuit glacée, un mystérieux cavalier se lance à la poursuite du père Vivien de Narbonne, dépositaire d’un manuscrit inestimable. Lors de sa fuite, le religieux chute dans un ravin…

Treize ans plus tard. Le marchand de reliques Ignace de Tolède, et deux de ses acolytes, sont chargés par un riche commanditaire de retrouver ce précieux texte, l’Uter Ventorum. Un livre capable de renverser l’ordre du monde qu’ils ne sont pas les seuls à convoiter. Ils deviennent alors la pièce majeure d’un jeu de piste à travers l’Europe avec, à leurs trousses, un ordre secret capable de tout.

Le marchand de livre maudits est le premier tome d’une trilogie éponyme. Cette trilogie moyenâgeuse est de très bonne facture. On peut penser que son auteur a adoré le livre le nom de la rose de son illustre compatriote Umberco Eco.

Le marchand de livres maudits emprunte à la fois au roman d’Eco « Le nom de la rose » même si Ignace de Tolède n’a pas la carrure et le charisme de Guillaume de Baskerville et au  » Da Vinci Code » de Dan Brown pour la brièveté de ses chapitres.

Et ces chapitre courts ne laisse aucun répit au lecteur. Surtout que l’écriture de Marcello Simoni est fluide et limpide comme de l’eau de roche. Et que son intrigue est parfaitement maîtrisée et le récit parfaitement construit.

J’ai aimé l’ambiance noire de cette histoire, j’en ai aimé ses énigmes.  J’ai aimé la lecture de ce très bon polar historique et je lirai la suite avec grand plaisir à n’en pas douté.

Lire le début ici

Prendre Gloria Marie Neuser.


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Le livre : Prendre femme ,Volume 2 : Prendre Gloria  de Marie Neuser.Paru le 14 janvier 2016 chez Fleuve éditions collection Fleuve Noir. 19€90 ; (522 p.) ; 23 x 14 cm

Mot de l’éditeur :

 » Vous regardez entrer une amie dans une église un dimanche à onze heures trente. « 
 » Vous regardez entrer une amie dans une église un dimanche à 11 h 30. « 

Dans la commune italienne de P., on sauve les apparences. Et surtout le dimanche. Le 12 septembre 1993 a dérogé à la règle.
Ce jour-là, Gloria Prats quitte son amie Elena pour honorer un rendez-vous. Elle franchit le perron de l’église de la Miséricorde. Un rendez-vous furtif, pas plus de quelques minutes.
Le 12 septembre 1993, les minutes deviennent des heures. Gloria ne ressort pas.
Une fugue, à coup sûr. Ou un coup de ce petit Albanais trop discret pour être honnête. Tout, mais pas le principal suspect, protagoniste numéro 2 du rendez-vous : Damiano Solivo.

Comment on construit un monstre, comment le pouvoir oblitère la vérité dans une ville de province pétrie de règles ancestrales. Prendre Gloria est un roman noir et une puissante critique sociale, genèse du diptyque tiré d’un fait divers qui tourmenta l’Italie et l’Angleterre de 1993 à 2011.

marie_neuserL’auteur :
Marie Neuser, agrégée d’italien, enseigne, vit et écrit à Marseille, sa ville d’origine. Ses deux premiers romans, Je tue les enfants français dans les jardins et Un petit jouet mécanique ont reçu un très bel accueil critique.

 

 

Citations :
  • Il avait appris depuis le temps à mesurer ses gestes de façon à ce qu’aucune tension dans les cheveux n’incite la fille à se retourner ou à y porter une main
    instinctive. Il écarta les doigts pour entrouvrir les lames. Ça se trancha net, juste sur la nuque.
  • Pas de corps, pas de sang, pas d’ADN, pas de témoin fiable, pas d’aveux, et un tel bouillon de déclarations mensongères qu’il était impossible de distinguer le vrai du faux.

Résumé et avis

La genèse de l’affaire du « Haircut Killer » ou comment Damiano Solivo est devenu le sérial killer qui secoua l’Italie pendant dix-sept ans. Tout commence dans une ville de province italienne. Le dimanche 12 septembre 1993, Gloria retourne furtivement à l’église pour un rendez-vous de quelques minutes. Elle ne ressortira jamais. L’enquête débute, sans corps, au milieu du chagrin et des parjures.

L’auteur avait en fait initialement écrit ces deux romans ( prendre Lily et prendre Gloria) en un seul opus. Mais les éditions Fleuve ont eu la judicieuse idée d’en faire un double drame. D’autant que ce second volet de l’enquête peut se suffire à lui même. Et même si vous n’avez pas lu le premier vous serez tout de suite dans le l’enquête sans que l’intrigue en pâtisse.

Prendre Gloria est encore plus puissant que prendre Lily.
Cette auteure est tout bonnement stupéfiante.
Et explore encore un nouveaux style, une nouvelle écriture….

Elle s’approprie l’histoire et y plaque un style, une écriture qui correspond parfaitement à cette histoire.

Elle nous entraîne entre présent et passé. Elle donne la parole à chaque protagoniste.

Elle nous balade. Elle déroule sa petite musique.

Et chaque nouvelle partition est parfaite.
Et c’est parfaitement maitrisé et juste impeccable. Implacable !

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 Mon petit avis de prendre Lily ICI

Prendre Lily de Marie Neuser.


9782265099401,0-2618093Le livre : Prendre femme ,Volume 1 : Prendre Lilly de Marie Neuser.Paru le 15 mai 2015 chez Fleuve éditions collection Fleuve Noir. 19€90 ; (522 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

 » C’était une histoire de sexe, de pulsion et de meurtre. « 
Une mère de famille retrouvée assassinée dans sa baignoire, les seins tranchés, les doigts comme un écrin renfermant deux mèches de cheveux.
Le corps d’une étudiante coréenne abandonné la nuit dans un quartier désert.
Et des jeunes femmes qui témoignent : leurs cheveux coupés net, tandis qu’elles vivent, marchent, respirent dans une petite ville balnéaire d’Angleterre qui ne connaît pas les débordements.
Non loin de la salle de bains de Lily Hewitt vit Damiano Solivo. On lui donnerait le bon Dieu sans confession si ce n’étaient ces déviances auxquelles il s’adonne en secret.
Mais son épouse peut le jurer : Damiano est innocent. Damiano est même victime. Victime, oui : de la complexité d’une machinerie sociale et judiciaire qui sait comment on façonne les monstres.
1644+5+512L’auteur :
Née à Marseille en 1970, Marie Neuser a vécu son enfance dans le Var, proche de l’Italie, dont elle conservera l’amour de la langue. Théatre, danse classique, rock, passion pour l’écriture et les langues occuperont son adolescence.
Elle obtient l’agrégation en 1995 et enseigne dans divers établissements dont une expérience de deux ans dans un collège difficile.
Marie Neuser, outre l’italien étudiera l’espagnol et le portugais et donnera des cours en traduction et littérature à l’université de Provence. Elle ne s’éloignera pas de la littérature et du théatre dont elle partagera la mise en scène avec les élèves de son lycée.
Passionnée d’art, de littérature, de théâtre et de cinéma, Marie Neuser aime les voyages, source d’inspiration pour son écriture.
Marie Neuser, actuellement professeur d’italien, publie son premier roman « Je tue les enfants français dans les jardins » en 2011 aux éditions L’écailler.
Extrait :
Notre monde crève d’hyperboles. De superlatifs. De démesures. Ce nouveau millénaire a fait oublier le prix d’une vie. Bientôt les enfants de maternelle s’assassineront entre eux pour des billes en verre. Alors une dispute de voisinage qui se solde par un carnage, finalement, ce n’est pas de la science-fiction.

Résumé et avis

Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l’équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l’alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.

Comme l’indique l’éditeur,ce titre est le premier volume d’un diptyque tiré d’un fait divers qui tourmenta l’Italie et l’Angleterre de 1993 à 2011, Prendre Lily raconte la traque d’un psychopathe identifié.

Prendre Lily est  un thriller lent, entêtant, on participe à une traque désespérante et fascinante pour coincer un psychopathe retords qui nous échappe sans cesse. C’est terrifiant.

Et que dire  l’écriture de Marie Neuser. Elle alerte, troublante et fougueuse à la fois. Elle est totalement addictive. Un bonheur à lire.

Lire le début ICI :