Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul


Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul

Le Collectif Polar, vous commencez à connaître un peu maintenant.
Dirigé d’une main de fer, et d’un cœur en or, par Geneviève Van Landuyt, c’est un collectif de passionnés de lecture. De polar bien sûr, mais pas que…
J’ai intégré ce groupe très dynamique au mois de mars dernier et depuis il n’y a pas un jour que je regrette la proposition de Geneviève de venir rejoindre “les Flingueuses”.
Car depuis j’en suis devenu “une” moi-même, et ce avec le plus grand plaisir,
mais ça c’est une histoire sur laquelle je reviendrai très prochainement…

Alors, Apéro Polar, c’est quoi ?

C’est une sorte de table ronde, où Geneviève accompagnée d’une Flingueuse (aujourd’hui Ophélie), reçoit sur son lieu de travail, la bibliothèque Parmentier, un ou plusieurs auteurs, parfois des éditeurs, qui se prêtent gentiment aux jeux des questions/réponses et nous parlent de leurs derniers ouvrages,
de leurs actualités à venir…
Tout le monde est invité, tout le monde à le droit à la parole durant ces moments d’échanges et vous pourrez si le cœur vous en dit repartir avec un roman dédicacé par l’auteur qui vous aura le plus touché !
Vous pourrez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs leurs propres titres. (dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier).

Samedi étaient à l’honneur, Sacha ErbelLou Vernet et Marek Corbel, accompagnés par leur éditrice, Hélène Babouot, des éditions de l@ Liseuse !

Nous avons passé deux heures qui sont vraiment passées à toute vitesse, où les auteurs se sont dévoilés petit à petit, au gré de leurs envies. Il y a toujours de belles surprises
et souvent des moments de communion, du fait de la proximité des intervenants.
Des instants de partage, que je vous conseille vraiment si vous avez l’occasion de venir nous rejoindre… Vous serez toujours les bien venus.

Et comme tout Apéro Polar qui se respecte, nous terminons systématiquement autour d’un (ou plusieurs) verre(s) de l’amitié et grignotages divers qui vous permettrons d’échanger des avis ou des idées directement avec les auteurs.

Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.
Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar,
sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque
et ses réalités sociales.

………………

Écrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée.
Têtue. Et libre. Sa devise «Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous
n’en sortirez pas vivant.». B le Bovier de Fontenelle al : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux.

………

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police,
depuis 24 ans. Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.
Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale,
à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle
de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis
des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

L e dernier’Apéro Polar de l’année 2018 a eu lieu le 1er décembre.
Geneviève ne manquera pas de vous en reparler très vite

Vers le blog de Jean Paul notre Mister Flingueuse

 

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Les flingueuses à l’honneur, épisode 2


Les flingueuses à l’honneur, épisode 2

Il y a quelques jours je posais une question cruciale à mes Flingueuses.

Les filles définissez-moi ce qu’est une flingueuses ?

Aussi pour bien finir l’année, je vous faisais part de leur réponse dans un épisode 1 hier soir.

Et donc pour bien démarrer 2019, ce soir voici la suite de leur définition.

 

Les flingueuses à l’honneur, épisode 2

Retrouvez Les flingueuses à l’honneur, épisode 1 ICI

Cécile  Une flingueuse c’est quelqu’un qui ne sait pas dire non à Geneviève et se retrouve embarquer dans de drôles d’aventures 😁

Geneviève Ah enfin quelqu’une de lucide ! Merci Cécile

Cathie: carrément!!!

Geneviève : Hahaha

Cathie : Une flingueuse c’est une lectrice qui lit et chronique plus vite que son ombre…Enfin, elle essaie, tout ça dans la bonne humeur et la détente…sauf quand la chef flingueuse nous met la pression pour des posts et des réponses qui traînent…😜😉😀

Ge  : Dites moi Cathie, vous ai-je déjà mis la pression une seule fois pour des chroniques ? Non jamais même quand les choses n’arrive pas !

Bon ok pour vous faire participer au discussion du collectif de façon plus franche j’avoue. Pour venir nous rendre visite comme aujourd’hui j’avoue aussi ! Pour te faire intégrer la team, que tu sois plus souvent parmi nous là  Cathie,  oui je suis chiante, mais ça c’est mon esprit de meute.😜😉😀

Cathie  Ah!!! comme quoi je dis pas que des conneries…Mais j’avoue que tu as bien raison, car je suis un peu récalcitrante…désolées, je ne peux toujours pas liker, mais le coeur y est …😀😀😀

Geneviève : Oui c’est vrai, j’aime l’esprit d’équipe chez mes flingueuses, que veux-tu je suis comme cela, on ne me refera plus !

Danièle  :  Ce n’est pas parce que l’espèce n’est pas en voie de disparition qu’il faut malmener la flingueuse. Une flingueuse est addicte au noir et au rouge mais pas que… Elle aime partager ses émotions littéraires avec respect et bienveillance, confronter ses approches, découvrir, explorer, expérimenter, avec humour et une bonne dose d’autodérision. Généralement, ses sujets d’observation ne lui en veulent pas et même en redemande.

Flingueuses à l’honneur, épisode 1


Il y a quelques jours je vous faisais part de l’année 2018 chez les flingueuses.

Je vous raconter tous le bonheur que c’est de bosser avec elles toutes au quotidien. Car oui tenir un blog c’est du boulot. Même si la lecture fait parti de nos loisir, faire une chronique ça prends du temps. Et mettre en page ces avis, ces interviews, ces retours de salons c’est un job à part entière, croyais-moi.

Aussi pour changer je leur ai donné un nouveau devoir. Je leur ai posé une seules question.

Mais quelle question !

Les filles définissez-moi ce qu’est une flingueuses ?

, et voilà le résultat

 

Maud  : Une lectrice de polar et roman noir et qui en donne son avis, seule ou à plusieurs. Mais aussi une lectrice au sein d’un collectif qui partage sa passion et ses lectures

So Fiou  : Flingueuse (nom féminin): Chroniqueur (se) de romans noirs appartenant au collectif polar pouvant utiliser toute arme à sa disposition ou de son choix pour faire un retour de lecture, recueillir la parole des auteurs, livrer des indiscrétions. La flingueuse doit être pourvue de grandes qualités humaines, d’empathie. Elle peut parfois, avoir un goût prononcé pour le mojito.

Fanny : So Fiou tu vas avoir des problèmes 🤣🤣🤣🍹🍹🍹

So Fiou :  Fanny tu n aimes pas le mojito?

Fanny   : So Fiou tu rigoles ?!? J’ADORE !!!!!

 

Jean-Paul Contrairement à ce que son nom pourrait le faire envisager, une Flingueuses n’est pas là pour dégommer à tout-va !!!
Par ses actions réfléchies seule ou en groupe, Elle transmettra le « ressenti » de ses lectures, de ses diverses réunions ou tables rondes, à toutes personnes voulant recevoir de bons conseils…
La Flingueuse a tendance à vouloir se retrouver, tels de petits loups et partager le plus possible avec ses pairs, sous le regard bienveillant de leur cheffe de meute.
Déjeuners, papotage et plus si affinités sont toujours les bienvenus !
Par ailleurs, son sourire paraît beaucoup plus épanoui lorsqu’elle a devant elle un verre bien rempli…

Geneviève : J’en veux encore ! Yessss

Fanny Une flingueuse est une serial lectrice, non solitaire, aimant le partage de découvertes et le débat ouvert. Elle doit avoir un sens développé de l’amitié et une plume juste, précise et bienveillante. Rabat-joies s’abstenir.

Nick  : Moi j’étais persuadé que c’était un nom de cocktail assez proche du mojito , mais pour personne qui n’aime pas la menthe…

Geneviève :  On devrait inventer un cocktail « Collectif Polar », héhé Nick, tu en reprendra bien un verre !

Nick  :  forcement

Fanny  On devrait s’appeler le Collectif Mojito, tant cela semble être notre point commun à toutes/tous 🤣🤣🤣

Eppy Fanny Je laisse les amateurs entre eux.

Eppy Fanny Heu alors je suis une flingueuse qui n’aime pas les mojitos. Mais la liberté est pour moi essentielle. Flingueuse est pour moi être avant tout une dévoreuse passionnée qui a pour ambition le partage. Faire vivre et prospérer des mots, des idées, tout comme on fait grandir une amitié. Et le lien qui fait que tous celà est possible, ici au titre du collectif, c’est notre gourou et trait d’union, un condensé de générosité qui se nomme Geneviève Van Landuyt.

Ophé Lit Ben tout le monde a déjà tout dit… je rajouterais juste que les flingueuses c’est avant tout un groupe où doit régner la bienveillance et le soutien et qu’elles sont la garde rapprochée de notre porte flingue…

Sylvie  Une flingueuse est une entité dans le collectif polar. Elle peut être très active, faire des retours de lecture, lire de tout surtout des polars, réaliser des itw, des salons, des GAV, des chapitres dans un livre, papoter avec les autres flingueuses, mettre son badge quand elle sort, porter la cheffe aux nues, soutenir les flingueuses qui n’ont pas le moral, publier sur le collectif, mettre une étoile sur le blog du collectif, publier sur le blog des flingueuses, faire ses retours sans rien oublier, faire découvrir des auteurs, etc…ou elle peut aussi oublier de faire des choses mais ce qui compte c’est qu’elle soit parmi les flingueuses puisque chaque flingueuse et ses petits portes flingues contribuent à faire vivre ce collectif!

Geneviève  : J’aime te savoir de plus en plus Flingueuses Sylvie 😘

Ophé Lit Sylvie j’adore cette définition!!!

 Sylvie  : Geneviève  Le Collectif …C’est contagieux!

 Danièle  : Pas facile d’arriver après toutes ces définitions auxquelles j’adhère … Bienveillance c’est dit et aussi respect pour le travail des auteurs sans qui nous ne serions rien (et eux sans nous un peu tout de même 😂), respect pour le travail et la vie des frangines flingueuses, chacune à son rythme.

Geneviève   :Danièle,  et Ophé Lit, j’aime beaucoup ce que vous dites, vous complétez bien mais j’aurai aimé une définition complète de vous deux, enfin vous voyez quoi ! 

Ophé Lit Geneviève je vais me pencher dessus

Geneviève : Te penche pas trop tu risque de tomber sur une flingueuse mon Ophé Lit

Ophé Lit : pas grave j’adore 😜

Geneviève : Bon ben, du coup, vos définitions complètes et celles de vos petites camarades, ça sera pour demain.

Alors à très vite  pour retrouver aussi les flingueuses manquantes

Allez bon réveillon à vous mes flingueuses

et

bonne saint sylvestre à vous aussi mes polardeux

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, première audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 1

Lundi 15 octobre 15h

Début de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours, le 25, 27, 29 et 31 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy

Vincent Hauuy


 

Geneviève : Bonjour les flingueuses. Bonjour Vincent. C’est ici que ce déroulera votre Garde à Vue.

Dany : Bonjour Cheffe, suis prête en soutien à l’oreillette ðŸ˜‰

Ge : 

Clémence : Ça marche à toute à l’heure ðŸ˜‰

Vincent : Bonjour

Ge : Bonjour  Vincent  nous nous sommes jamais rencontrés nous nous connaissons pas et nous allons apprendre à faire votre connaissance durant ces quatre auditions la première débute tout de suite.
Êtes-vous prêt ?

Vincent : Oui, vous pouvez commencer 

Ge : Alors je suis Geneviève, la porte-flingue du collectif polar. C’est moi qui vais avoir le privilège de débuter ce premier interrogatoire
Mais rassurez-vous nous allons commencer en douceur.

Vincent : (glups… le mot fait froid dans le dos  )

Ge : Je vais simplement vous demander de vous présenter … en gros je veux votre pedigree : Nom âge profession

Vincent : Vincent Hauuy, auteur de 43 ans, concepteur de jeu,  marié et père de deux enfants âgés de 10 et 3 ans

Ge : Vincent si vous le voulez bien, durant une petite heure, nous allons parler de votre rapport aux livres et à la lecture

Vincent : Ca me va ðŸ˜‰

Ge : Mais avant cela j’aimerais quand même que vous me précisiez ce qu’est un concepteur de jeux vidéo.

Vincent : En gros, c’est la personne qui invente les règles et les procédures. Cela peut aussi être extensible au papier, par exemple, je peux très bien créer des jeux de cartes ou jeux de société.

Ge : Dans mon esprit j’étais persuadée que vous étiez scénariste de ces jeux

Vincent : Après, c’est une définition générique, le métier s’est « spécialisé », on peut devenir concepteur narratif, concepteur d’économie, concepteur de système.
J’en ai fait également oui, mais pas que cela. J’étais spécialisé dans le système et les règles. Mon dernier jeu est entièrement narratif. C’est un thriller interactif.

Ge : Ok mais … Là vous me perdez !

Vincent : désolé haha. Disons que je suis capable d’écrire des scenarios interactifs, mais aussi des jeux comme le monopoly.

Ge : Vous me parleriez de ce thriller interactif ?

Vincent : Ces derniers temps je me suis concentré sur l’aspect scenario. Oui, il est jouable sur téléphone et tablette.
L’application est : spoken adventure. On peut déjà y jouer et le titre « les traqueurs de l’au de la » qui est un thriller psychologique où l’on se retrouve dans la peau d’un type qui se demande où est passée son équipe de tournage
Oui on peut déjà y jouer. Il est épisodique.

Le premier épisode est sorti : ICI

 C’est un jeu gratuit on peut y accéder facilement. Ca sera plus simple

Ge : J’allais vous demander le lien vous m’avez devancé

Vincent : il est gratuit (du moins le premier épisode, après je ne sais pas ce qu’a prévu le développeur)

Ge : Très bien nos lecteurs pourront se faire ainsi une idée plus précise … Mais revenons à nos moutons.Aussi Vincent, j’aimerais savoir quel est votre rapport avec le livre, l’objet livre.

Vincent : Variable.

Ge : Mais encore

Vincent : J’étais (et je suis toujours) féru du livre papier. Mais mon mode de vie m’a transformé en nomade et je suis devenu par la force des choses un lecteur numérique.

Ge : Ça reste de la lecture

Vincent : j’avais une très grosse bibliothèque dont j’ai dû me séparer.
Tout à fait, mais quand vous parliez de l’objet livre, j’avais en tête… un livre papier  

Ge : 

Vincent : sinon je suis un lecteur de la première heure j’ai commencé très tôt et je n’en suis jamais vraiment ressorti. Même si paradoxalement, je lis moins depuis que je suis auteur

Ge : Oui ça c’était sous-jacent

Vincent : question d’emploi du temps !

Ge : Dans votre famille quelle place avait le livre ?

Vincent : Ma mère est une boulimique du livre, elle déjeune avec un livre posé à côté de la tasse de café. La lecture était donc omniprésente.
Elle m’a transmis la passion et vu qu’elle lisait beaucoup de thriller, polars ou même horrifique. Je suis tombé dans la marmite du noir assez vite. Stephen King à 10 ans.

Sylvie : 

Ge : Vous avez pioché dans la bibliothèque familiale ?

Vincent : c’est exactement ça… je lui empruntais ses livres

Ge : C’est King qui vous a amené à concevoir des Jeux ?
Vincent : elle m’achetait des Club des cinq, Bob Morane, les livres de Tolkien, mais je suis assez vite allé prendre les siens. King m’a donné le gout de faire la même chose que lui. Raconter des histoires

Ge : 

Vincent : le jeu vidéo s’est développé de manière indépendante. Une autre passion, mais cela répondait au même besoin. Se plonger dans un monde « imaginaire »

Ge : On me souffle dans l’oreillette que quelques grands auteurs de thrillers en commencé par le jeu vidéo ( Chattam, Bizien…) pensez-vous que celui-ci amène à l’écriture ?

Vincent : Je ne sais pas s’il amène à l’écriture. Je pense (comme écrit plus haut) qu’il stimule l’appétit de l’imaginaire. Cela ne m’étonne pas de trouver des férus de jeux vidéos ou des cinéphiles chez les auteurs, surtout dans la littérature de genre, comme le noir, le fantastique, la SF.
Je dirais que l’écriture est un médium parmi d’autres pour exprimer son besoin de raconter.

Ge : Vous nous disiez tout à l’heure que depuis que vous écrivez vous lisez moins. Est-ce parce que vous avez peur de vous imprégner de l’imaginaire des autres ?

Vincent : oui. Ou des choses différentes. Disons que je lis moins de fiction.
Non, je ne pas peur de l’imaginaire des autres, je pense qu’on va tous inconsciemment puiser dans l’imaginaire collectif.
Il y a souvent des convergences dans les thèmes abordés

Ge : Qu’est-ce que vous appelez l’imaginaire Collectif

Vincent : les migrants, l’écologie. C’est un espace qui se compose de ce qu’on lit, voit, entend (film, TV, actualité). L’écrivain est un observateur, donc influencé par son environnement forcément

Ge : Ah pardon moi j’étais partie sur les mythes fondateurs, les légendes et autres contes pour enfants.

Vincent : ce qui fera sa spécificité, c’est son vécu personnel, il y a aussi cela. Mais des gens comme Vogler ou Campbell en parlent mieux que moi 

Ge : Car effectivement dans vos romans nous sommes bien dans du réel. Une réalité qui pique comme dirait Danièle

Vincent : Du réel, après cela reste une fiction. Mais les thèmes abordés dans Le Brasier sont bien ancrés dans l’actualité par exemple

Ge : Mais revenons à la lecture. Car je sais que nous allons aborder vos de romans dans les 2 prochaines gardes à vue.

Vincent : pas de soucis

Ge : Vous étiez lecteur boulimique vous nous l’avez dit, mais pour vous, la lecture enfant c’était un refuge ou plutôt une échappatoire ?

Vincent : bonne question. Je dirais plus une échappatoire. Mais si je devais m’échapper de quelque chose, alors je dirais que c’était la « banalité » du monde réel. Attention je dis cela avec une analyse rétrospective de mes états d’âme d’enfant 
Le besoin de « magie ». C’est pour cela que j’étais attiré par la fantaisie, la SF et le fantastique de King.

Ge : La lecture est donc pour vous avant tout un moyen de se divertir, enfin la fiction ?

Vincent : Oui, un véritable divertissement.

Ge : C’est comme cela que vous envisagez votre écriture ? Divertir vos lecteurs avant tout ?

Vincent : Alors, je dois être le premier diverti par l’écriture en fait  .

J’écris ce que je voudrais lire. Mais oui, je me place dans la peau d’un conteur et je joue avec un lecteur hypothétique dans ma phase d’écriture.
La magie opère pendant cette phase, et les personnages prennent forme (je sais, c’est un peu spécial, mais cela fonctionne comme cela chez moi)
Il y a une grande part d’improvisation … et je me rends compte que je n’ai peut-être pas répondu à la question !

Ge : ðŸ˜‰  

Ge : C’est le but de l’exercice se laisser porter par l’improvisation. C’est aussi ça une garde à vue

Vincent : Je suis pareil quand j’écris alors, je fais des plans qui ne me servent jamais. J’ai besoin d’être un hybride lecteur / écrivain et tout savoir à l’avance, m’empêche de profiter de l’histoire

Ge : Ça je peux comprendre. Je crois savoir que vous avez passé une partie de votre vie à l’étranger. Est-ce aussi pour ça que vous aviez besoin de vous réfugier dans la lecture notamment en lisant en français

Vincent : J’ai commencé par travailler au Luxembourg (bon la ce n’est pas très loin)

Ge : ðŸ˜‰

Vincent : Six ans au Canada, et là je suis au Portugal. Ha ba… j’ai toujours parlé Français à l’étranger donc non

Ge : mauvaise pioche, pardon ! 樂

Vincent : et pour être honnête, j’ai passé une bonne partie ces dernières années à lire… en anglais. Dès que je peux lire un auteur anglophone dans sa langue et me passer de traduction …

Ge : Double mauvaise pioche. 

Vincent :  ha ha pas de soucis,  je lis aussi en Français, mais pas King

Ge : Vincent tout à l’heure je vous parlais de mythes et de légendes. Avez-vous été bercé par les contes de fées ?

Vincent : quand j’étais petit oui, énormément. Lus, mais aussi écoutés dans des « mange disque » et j’avais une passion dévorante pour la mythologie grecque.
C’est pour cela que j’ai eu un coup de foudre pour Tolkien dont les ouvrages allaient piocher dans plusieurs mythologies (celtique, nordique…)

Ge : Mais alors pourquoi ne pas avoir écrit de la Fantasy même de la Dark fantasy mais plutôt vous êtes tournés vers le thriller ?

Vincent : J’ai aimé plusieurs genres et en fait j’ai des ouvrages de fantasy dans les tiroirs et non édités (pour le moment). Et aussi je me suis rendu compte que dans les histoires de SF ou fantasy que j’écrivais, il y avait toujours… du thriller.
C’était dans L’ADN de ce que j’écrivais, donc je me suis dit : Allons-y pour du Thriller pur !
Je lis plus de Thriller que de SF ou Fantasy en ce moment. Et aussi après avoir dévoré les Trône de fer, j’ai du mal à renouer avec la fantasy traditionnelle. Je m’en suis lassé.
il me faut du Dark  … En fantasy ET en SF. Il me faut du noir

Ge : Un peu comme dans les comptes de fée : des bons, des méchants…

Vincent : Ha… pas forcément. Je préfère le gris à ce moment-là. Mes héros ne le sont jamais vraiment et mes « méchants » ne se voient jamais comme l’incarnation du mal : l’absolu m’ennuie.
Je préfère voir mes antagonistes comme des personnes motivées qui sont capables de franchir la zone rouge pour parvenir à leur fins.

Ge : Je vous sens mûr pour une seconde audition là, Vincent

Vincent : une seconde audition ?

Ge : Oui un 2e audition pour parler de votre 1e forfait…

Moi je voulais revenir sur un truc que je vous ai dit tout à l’heure…

Vincent : oui ?

Ge : Je parlais d’auteur de thrillers et de jeu vidéo, en fait c’était de jeu de rôles.

Vincent : j’ai aussi fait du jeu de rôles ! Sur table et aussi en grandeur nature

J’ai collectionné (et joué) les jeux de rôles durant ma vingtaine – trentaine, en fait même un peu avant : j’ai commencé à y jouer à 12 ans.

Ge : Dites-moi comme moi avez-vous était tenté à l’adolescence par ce phénomène grandissant. Enfin vous êtes plus jeune que moi ! Mais bon étiez-vous adepte, outre de les concevoir, de ce genre de jeu ?

Vincent : J’ai été poussé vers le jeu de rôles par les livres dont on est le héros

Ge : Oui je vois bien ! 

Vincent : un cadeau de ma mère qui m’a contaminé à la première prise 

Après je me suis trouvé des amis et on a essayé l’œil noir (jeu de rôles allemand) puis « donjon et dragons ».
J’étais le maitre de jeu (celui qui raconte les histoires que vivent les autres joueurs

Sylvie : 

Ge : Déjà à cette époque, donc ?

Vincent : Oui. Les autres jeux plus « adultes » comme l’appel de Chtulu basé sur l’univers de Lovecraft sont venus plus tard (vers mes 16 17 ans)

Ge : C’était important pour vous d’être  » le maitre de jeu  » ?

Vincent : non, mais il en fallait un ! Et après j’y ai pris gout (je concevais mes propres scenarios). 

On pouvait en acheter ou en créer. Je trouvais cela plus « fun » d’en créer

Ge : Enfin ça dévoile quand même quelque chose de votre personnalité et de votre imagination

Vincent : oui, c’est un composant important
je veux dire l’imaganition, l’imagination

Ge :  hahaha

Vincent : oups je dérape sur le clavier … j’invente des mots 

Ge : Ça aussi ça fait partie de la spontanéité de la garde à vue

Vincent : oui je vois bien, haha

Ge : Si vous le voulez bien Vincent je vais conclure cette première audition

Vincent : Oui, pas de soucis.

Ge : Mes petites camarades flingueuses auront des tas de questions toutes plus intéressantes les unes que les autres  à vous poser durant les trois prochaines.
J’ai juste une dernière question et là c’est la bibliothécaire qui vous parle
Enfin une question qui se décline

Vincent : pas de soucis je suis prêt  ok

Ge : Avez-vous fréquenté les bibliothèques dans votre vie ?

Vincent : oui

Ge : Que vous ont-elles apporté

Vincent : bibliothèques et médiathèques

Ge : Oui bibliothèque est un terme générique

Vincent : alors déjà j’ai pu découvrir des auteurs que je n’aurais pas forcément découverts à l’achat en librairie, et j’ai aussi testé des genres et je me suis essayé à la littérature blanche.
Et avant pour faire des recherches (à l’époque il n’y avait pas internet). Donc pour la « non fiction » c’est la voix royale.
A Montréal j’y suis aussi allé pour l’ambiance. J’ai écris une partie du Brasier là-bas

Ge : Oh chouette ça !

Vincent : et on a aussi donné nos livres à une bibliothèque avant de partir de France.
Voila !

Ge : Vous nous avez dit tout à l’heure que vous aviez dû abandonner votre bibliothèque personnelle, cela a-t-il été un crève-cœur ?

Vincent : Oui, bien sûr. Mais c’était un des prix à payer. On voulait absolument faire un déménagement light.
j’ai dû aussi laisser mes instruments de musique.

Ge : Oui forcément ! 

Vincent : mais on se sent plus libre lorsque l’on se sépare de ses objets

Ge : Une vrai philosophie de vie

Vincent : Oui, tout à fait !

Ge : Allez dernière question cette fois

Vincent : haha ok

Ge : Pensez-vous que les bibliothèques aient un rôle social à jouer

Vincent : oui, dans l’accès à l’objet culturel.

Ge : Je parle de bibliothèque de quartier de bibliothèque municipale mais ça peut être aussi eu pour les autres bibliothèques universitaires, de recherches, etc…

Vincent : j’ai peur (j’ai peut-être tort,  à vérifier) que le temps de lecture baisse
Je pense qu’il y a un enjeu et que les bibliothèques sont des acteurs importants pour stimuler le gout et l’accès.
Après je pense que cela est encore plus vrai dans les grandes villes où les gens vivent en appartement.
Je l’ai expérimenté moi-même à Montréal.
Je ne connais pas la situation en France par contre, alors il ne m’est pas facile de juger.
Est-ce que les municipalité communiquent autour de la bibliothèque ? Crée des événements, etc…

Ge : Elles essaient, mais les bibliothèques sont le parent pauvre de la culture. Et pourtant à Paris quand on pose la question aux personnes dans des milieux défavorisés ou/et précaires, le seul lieu culturel qu’elles fréquentent c’est la bibliothèque.

Vincent : Mon oncle était bibliothécaire à Paris (à la retraite) il m’avait parlé de chute de fréquentation et c’était déjà il y a quelques années..

.
Ge : Paris à un taux de fréquentation au-dessus de la moyenne nationale. Les chiffres ont changé ses 10 dernières années. Doit-on s’en réjouir ? Mais c’est là une autre débat.
Voilà Vincent  notre tête à tête prend fin ici.
Pour autant vous n’en n’avez pas fini avec moi !

Vincent : Ok, j’espère que vous avez tout ce que vous voulez pour ce premier round !

Ge : Oui vous avez été parfait 

Vincent : haha OK, je suis prêt pour la suite

Ge : Je vais donner la parole aux flingueuses maintenant et Danièle va vous exposer les sujets traités dans vos trois prochaines auditions

Vincent : ok 

Dany : Bonjour Vincent, vous avez commis deux crimes « le tricycle » et « le brasier », vous aurez à en répondre demain heures françaises à 16 h avec moi et à 17h30 avec Clémence. Enfin vous aborderez votre mode de vie d’auteur avec Aline vers 19h30 (heure française toujours) et notre porte-flingue viendra en conclusion vous signifier votre sort !

Ge : Je vous demande pardon je n’ai pas été un très bon partenaire de jeu aujourd’hui. Petite forme 

Vincent : ha je n’ai pas trouvé ni remarqué ! Je suis en petite forme aussi

Ge : Oui aujourd’hui ce n’était qu’une mise en jambe

Vincent : Glups quel programme 

! Je vais me faire secouer ! 

Ge : Le temps demain c’est 3 auditions alors pensez à vous reposer car c’est assez éprouvant

Dany : secouer certes mais on est là pour ça et vos prédécesseurs, même s’ils en parlent encore, en ont gardé un bon souvenir

Vincent : ok bon je vais préparer mon argumentaire ? J’ai le droit à un avocat ?

Ge : Oui vous pouvez choisir un avocat

Vincent : ok à réfléchir alors !

Dany: si vous voulez mais alors ça risque de prendre beaucoup plus de temps …
et qui pourrait bien accepter ce challenge

Ge : Il faut que vous sachiez que tout ce qui est dit ici est retransmis ensuite

Vincent : non non, ça va aller alors, sinon c’est ma famille qui va me mettre en GAV
oui je me doute qu’il y aura une retranscription

Ge : Oui procès-verbal sera dressé, 1 par audition

Vincent : entendu

Ge : Aussi si vous n’avez plus rien à déclarer je clos cette entrevue

Vincent : Non, plus rien si ce n’est bonne fin d’après-midi

Dany : A demain Vincent,  l’horaire vous convient ?

Vincent : oui, je serai présent

Ge : Parfait alors à demain

Dany : Merci et bonne soirée !

Vincent : A dlemain !
Demain
grrr le clavier  😛

Ge : Et merci pour tout cela et ce qu’il reste à venir cher Vincent Hauuy
Vincent : De rien !

Ge : Belle fin d’après-midi et belle soirée à vous tous

Vincent : merci de même !

Ge : 16h30 heure française : La première audition est désormais terminée.

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4


La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 4

Vendredi   20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

4e audition par Geneviève, le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV pour ceux qui arriveraient en cours de route qu’est ce que c’est ?

GAV ou Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


Avant de démarrer cette 4 auditions, je veux que nos lecteurs zé nos lectrices  puissent avoir accès au 3 précédentes :

La première avec Ge, notre porte flingue aux commande ICI

La deuxième avec Danièle aux commande, là

La troisième avec Aline à la barre, Ici

 

Reprise des auditions

Guy : coucou…

Geneviève : Et voilà sortie de la bibliothèque.

 Guy : 👍

 
Geneviève : Le temps d’enfiler mon costume de double maléfique et je suis prête !
 
Guy : je patiente
 

Geneviève : Voilà, voilà 

 

GVL (mon double maléfique) : voilà je suis là ! Alors on peut démarrer maintenant mais il y aura forcément des coupures !

 

 Guy : ok

 GVL (mon double maléfique) : Et bien, top départ pour le  dernier interrogatoire.

Alors, Guy,  je voudrais proposer un petit jeu pour démarrer.Tu veux bien ?

 

Guy :go on

 GVL : Serais-tu prêt à soumettre Anselme Viloc au questionnaire de Proust ? 

Enfin un questionnaire de Proust revisité.

 Guy : allez…

 GVL : Quel est son principal trait de caractère ?

  Guy : inquiet…

 GVL : Quelles sont ses qualités ?

Deux ou trois me suffisent.

 

 Guy : persévérance, fidélité et curiosité…

 Geneviève toujours dans le coin : 👍

 GVL : Ses principaux défauts ?

 Guy : manque d’ambition.

et pas de bon sens…

 

GVL : Lesquels partage-t-il avec toi ? Qualités et & Défauts ?

 

 Guy : le bon sens commun…

 Eppy Fanny👍

 GVL : Si tu devais choisir un personnage de fiction s’il devait d’incarner à part lui-même lequel serait-il ?

 Guy : dans le polar ?

 GVL : Non pas forcémentBd, cinéma, littérature…

 Guy :  je cherche

 GVL : Non ne cherche pas il faut que ça devienne comme ça là tout de suite !

Guy : Morse

  Danièle : Zorro ?

 Eppy Fanny :😆

 Geneviève et Aline👍

 

 Guy :  il n’a pas d’équivalent en fait…

 GVL  : Allez Guy. Vas y balance !

 

Guy : je t’ai dit l’inspecteur Morse

jeune…

 

Geneviève👍

GVL : Ok !

A-t-il peur de mourir pense t-il souvent à la mort  ? point d’interrogation ?

 Guy : non aucune appréhension… ce n’est pas son souci…

GVL : Quelle est la plus belle réussite ?

 Guy : son intégration

GVL : Tu peux développer comme dirait Aline

 

Aline👍

Guy : la réussite de son intégration sur le Bassin suite à ses gros déboires familiaux et professionnels du côté de Chambéry… il est arrivé en loques dans un pays inconnu, seul… il a dû d’emblée régler une affaire de disparition… et ce ne fut pas de la tarte… grâce à ses qualités d’écoute et de fidélité il a pu s’intégrer au tissu social du coin… et ça l’a sauvé…

GVL : Un mec discret mais sociable en somme ?

 Guy : oui très sociable grâce en partie à sa dernière famille d’accueil à Chambéry…

 GVL : Oui tu as raison et  il est temps de parler de tes romans

Pourrais tu me le décrire physiquement ?

 Guy : pas très grand, pas costaud, 1,65 pour 56 kilos, attaches fines mains de pianiste, une vrai brute…

 Eppy Fanny et Geneviève😆

 
GVL : Ensuite j’aimerais que tu me cite les titre de tes romans dans l’ordre chronologique de l’histoire, des histoires et que pour chacun d’eux….
Tu me donnes en deux ou trois phrases l’envie de les lire…
 
GVL : Je ne suis pas certaine, Guy que tu es entendu ma question !
Alors je disais peux-tu me donner les titres de tes romans dans l’ordre chronologique
Et pour chacun d’eux me donner en deux ou trois phrases l’envie de les lire
Je sais l’exercice n’est pas facile
 
Guy  : Flic de papier : un altruiste, handicapé des autres inquiet en permanence du bien -être de mon voisin, un autiste de l’affectif qui va se retrouver perdu dans un pays inconnu à débusquer un meurtrier…
 
Danièle et Geneviève :👍
 
GVL  : en voilà un,  au suivant
 

 Guy : Fausse Note : à partir d’un cauchemar il va enquêter sur la disparition d’une jeune fille… parallèlement un jeune virtuose de 6 ans erre dans un camp de la campagne polonaise en 42… son appétence pour l’observation va contribuer à sa réputation de dénouer d’énigme qui commence à lui coller à la peau…

 Danièle en mode Fan😍

 
Geneviève, Eppy Fanny et Aline👍
 
GVL : Ok tout bon
 

 Guy : A la place de l’autre : une jeune femme en position de lotus, extatique sur une plage de l’océan répétant sans cesse « je sais où est mon fils, je sais où est mon fils »… après les examens médicaux d’usage, problème: elle est vierge… Anselme se met en marche…

 Geneviève, Danièle et Aline qui suivent attentivement: 👍

 
GVL : Encore bien jouer !
 

 Guy : 👍

Même le Scorpion pleure : un sourire mal venu lors de l’enterrement de son ami Augustin augure d’une cascade d’ennuis pour le moqueur… la recherche de ses origines car né sous X va précipiter la chute d’une l’entreprise maléfique…
 
Geneviève😮
 
GVL : Que de mystères…et d’étrange.
 

 Guy : 4 chefs d’oeuvre…

 

Geneviève, Danièle, Eppy Fanny👍
 
GVL :  😂La série des Viloc s’arrête à 4
 

 Guy : pour l’heure oui… le prochain va l’emmener dans la région parisienne Bougival, Argenteuil, Asnières…

 

GVL : Ça je crois que tu nous l’as déjà avoué
Tes autres romans sont plus personnel ?
 

 Guy : sans doute mais sous la torture je ne sais plus où j’en suis…

 
GVL :  Alors …J’ai presque envie de te dire est-ce que  tes autres romans sont plus intimes ?
 

 Guy  : le premier se passe en 1956, il y avait tout juste la télé et encore et c’est l’histoire d’un gamin de 11 ans médium dessinateur… en croquant les personnages il pouvait deviner leur destinée mais uniquement lorsqu’il avait des fourmis dans les doigts…

 

GVL : Tu n’avais pas 11 ans en 56 du coup tu réponds pas à mes questions !
 

 Guy :  Le choix de Victor est à la fois plus complexe et plus personnel… il s’agit de la recherche du bonheur à travers trois choix de vie proposées à un jeune homme solitaire cherchant du travail dans le Bordeaux sale des années 78… là je convoque un chat de gouttière et les Parques… drôle de mélange… mais ça fonctionne… ma belle-mère n’y a rien compris… 😉

 Danièle😆

 
Geneviève et Eppy Fanny😮
 
GVL : Les flingueuses me soufflent quelques questions dans l’oreillette je crois qu’elles voudront te les poser à la fin de cette audition.
 

 Guy :  non mais j’ai la nostalgie de cette époque je me souviens très bien de cet hiver rigoureux, du début de la télé , des jeux de bille et des courses à travers champs qui constituaient nos distractions… j’avais un ami très bon en dessin alors j’ai un peu triché avec les dates ( anachronique)

 Geneviève et Eppy Fanny👍

 GVL : Oui en 56 la Garonne charriait des glaçons
Guy : 👍 . En 78 j’étais en plein dedans si ce n’est que j’avais un bon job… mais j’aurai voulu avoir la recette du bonheur, hélas je n’avais pas de chat…

 

Eppy Fanny👍
 
Guy : bonheur et libre arbitre le Choix de Victor
 
GVL : Mais revenons à Anselme si tu veux bien
 
Guy : 👍
 
GVL : Quel regard porte-t-il sur ses lecteurs ?
 

 Guy : affectueux

un handicapé de l’affectif…
 
Geneviève😮
 
GVL : Le voilà bien
 

Guy : pas facile pour tout le monde…

 

GVL : Et partage tu son sentiment ?
 

 Guy : oui, peut-être moins poussé que lui, quoique…je n’aime pas le conflit… mais je ne le fuis pas…

 

GVL :Comment appréhende tu les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?
 

 Guy : j’adore les conférences où je peux m’exprimer longuement, j’abhorre les dédicaces derrière une table ne sachant absolument pas vanter la qualité de mes textes ( c’est trop court, l’éphémère me fuit)

 

GVL : Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice
 

 Guy : les gens connus n’ont plus ce problème de vendeur de salade…

 

GVL : Pas faux
Mais tu aimes les challenges ? Non ?
 
Eppy Fanny👍1
 

 Guy : à Gujan… un homme… il achète mon dernier roman à l’époque c’était A la place de l’autre, le lendemain il achète tous mes bouquins… sympa… il l’avait lu dans la nuit…

 

Eppy Fanny et Danièle😍  ; Geneviève😮 ; Aline👍
 
GVL : Et rester assis derrière une chaise à attendre le lecteur s’en est un sacré non
 

 Guy : oui mais c’est comme inviter une fille à danser, je n’y arrivai pas… là c’est un peu pareil… j’ai l’impression de me prostituer… même si le terme est un peu fort j’avoue…

si la personne vient vers moi, c’est bon…
 
Eppy Fanny👍
 
GUY : mon premier job chez Ford était Acheteur 😉
 
Eppy Fanny👍
 
GVL : Dis-moi tu nous a évoqué rapidement comme ça un changement d’éditeur prochain
Mais ne viens-tu pas ton changer?
Vise-tu un éditeur national ?
 

 Guy : si le Scorpion est passé sous la bannière Cairn et j’en suis ravi… Vents Salés m’a permis d’être distribué sur le Bassin mais maintenait il faut s’étendre…

 Eppy Fanny👍

 

Guy :  Editeur national ? complicado… trente ans, le regard de braise, la mèche rebelle, le discours bien huilé et roule ma poule… 😜

si vous en connaissez un qui donne dans l’ancien… 😉
 
Eppy Fanny et Danièle en mode fan : 😆
 
Guy :  tu penses bien que j’ai passé au crible tous ces nationaux… d’abord les 3/4 ne te répondent pas et les autres trouvent ma prose trop en retenue… normal vu la tendance actuelle… mais Cairn diffuse très bien et il vaut mieux être premier chez cairn que dernier chez Gallimard, ça c’est sûr…
 
Geneviève, Eppy Fanny et Danièle👍
 
GVL : Pour l’ancien compétiteur que tu es je trouve que tu baisses bien rapidement les bras
D’ailleurs je crois que les flingueuses veulent te poser quelques questions là-dessus sur le rapport conflit compétition je leur laisse la parole
Les filles c’est à vous
Personne ?
 

Eppy Fanny : Suis là

 

Danièle : effectivement … Guy tu dis que tu n’aimes pas le conflit mais la compétition est un conflit comme le dit @Aline à double titre contre les autres et contre soi-même ?

 Aline👍

 

Danièle : alors que dit l’ancien pro de golf ? 😉
 

Guy : je peux l’affronter sans l’aimer question de survie mais au bout d’un moment je me lasse sachant que je n’ai pas tous les atouts dans ma main… quelque fois il faut être lucide…

 GVL : Je peux aussi répondre à cette questions

 Danièle😆

 GVL : Enfin celle du sport et de la guerre.

 Guy : 👍

  Eppy Fanny : 👍 – Guy je sais que tu as une passion pour Zorro. Qu’est-ce qui te fait vibrer chez lui ? Le côté héros, qui comme Superman, a une double identité ? Si oui pourquoi ? Ou tout simplement le ferraillement des lames, car une de mes amies m’a susurré dans le creux de l’oreille que tu avais fait de l’escrime ? de l’équitation ?
 Guy : oui j’ai tout fait escrime équitation golf mais justement on sait où on en est… il est des moments où il faut abandonner quand le challenge est insurmontable… et concernât les éditeurs si Bunel tombe amoureux de mon flic alors là j’aurai une chance…

 Geneviève, Danièle et Eppy Fanny👍

 Eppy Fanny :  L’amie qui m’avait informé se prénomme Catherine et il me semble que tu la connais très bien.

 Danièle😆

 Eppy Fanny : Mais quid de ta passion pour le Renard ?
 

 Guy : Zorro me plait pour ce qu’il représente, une époque, une dérision et la récurrence du dimanche soir avec des gens comme moi, même esprit même sens de l’absurde et de l’amitié…

 Geneviève👍1

  Eppy Fanny : Il est vrai que nous passons souvent nos dimanches soir ensembles 😉
 

Guy : 😍 sans doute à cause du corbeau qui est l’animal le plus intelligent de la terre…

 Danièle : et le poulpe … de la mer !

 Guy :  pas encore sélectionné pour un Poulpe… ça m’étonnerait, ce n’est pas mon style…

 Danièle😆

 
Geneviève : Ça me fait penser à 2 livres que j’ai beaucoup aimé votre conversation sur le corbeau et Zorro. L’un s’appelle le masque de Zorro et l’autre La mélancolie des corbeaux. 2 très bon romans que tu devrais aimé Guy !
 
Eppy Fanny👍
 

 Guy : le poulpe va remplacer l’homme… vous le savez ?

 GVL : Oui dès qu’il aura retrouvé la mémoire

 Danièle : le poulpe ou le scorpion ?

 Guy : trouvé d’abord… il s’y emploie

 

GVL  et Geneviève :👍1
 

Eppy Fanny : Et te retrouves tu dans la dualité du personnage (Diego/Zorro) ? Guy et tes héros de papiers prenant le relais pour défendre les plus faibles ?

 

  Guy : Danièle, le scorpion est trop instinctif…

 Danièle :  mais il résiste aux radiations …

 Guy : 👍 j’aime cette idée à 2 balles mais ça me va…
le scorpion se mutile… heureusement que le Gémeaux le calme
 
GVL : Attention les enfants vous nous perdez là !
 
Eppy Fanny 👍
 

 Guy : un peu oui 😉

 Danièle :  OUi Cheffe … je sors !

 

Eppy Fanny😆
 
GVL : La GAV n’est pas terminée !
Bon si vous n’avez plus 2 questions je propose 2 conclure avec les deux questions rituelles
 

Guy : Cairn a crée pour ce texte une nouvelle édition Polar Cairn car il ne me entait pas dans du Noir au Sud…

 Eppy Fanny et Geneviève : 👍

 GVL : Les flingueuses vos dernières cartouches. Alors ?

 Fanny : N’ayant pas encore lu Guy rien de plus.

 Guy : 👎

 GVL Ok Eppy.
 Danièle : Moi j’ai dit Cheffe… Je suis sortie

  Eppy Fanny :  Mais ça arrivera

 Geneviève et Guy👍2

 Eppy Fanny : Vos échanges m’ont titillée
 
Guy : 😍1
 
GVL (toujours pragmatique) : Alors terminons en ! Place au questions rituelles de fin !
@Guy as-tu un coup de cœur à nous faire partager ou à partager avec nous
 

Guy : oui déjà pour ces échanges… je n’ai pas trop l’habitude de me mettre en scène de cette façon et plus généralement pour tous les libraires indépendants qui se débattent dans cet océan affairiste qui me semble bien loin de la littérature… c’est aussi un coup de gueule 😉

 

Geneviève et Eppy Fanny 👍
 
GVL : Ça tombe bien car maintenant c’est un vrai coup de gueule que je veux !
  Guy : j’ai peur de la littérature industrielle avec l’arrivée de textes écrits par des ordinateurs prenant en compte tous les algorithmes pour séduire un large public… beurk…

 GVL : Et comme c’est toi du coup je déroge aussi à la règle et je ne résiste pas à une dernière question.

Quelle place prend le paranormal l’ésotérisme l’occultisme appelle-le comme tu veux dans ta vie ?
 

 Guy : une certaine place dans la réflexion… j’ai testé comme tu le sais des régressions;.. le résultat s »est avéré positif… mais je garde les pieds sur terre tout en restant curieux de tout…

 GVL : Merci beaucoup Guy. Pour tout ce que tu nous a donné

 

Eppy Fanny : Je me joins à la patronne pour te remercier

 

GVL : Ce fut une GAV singulière
…Inatendue
 

 Guy : c’était bien et je ne le regrette pas… merci à vous toutes, vous méritez de lire des bons textes… mais tous les goûts sont … à bientôt sur un salon… bises

 Geneviève  : Un beau moment de partage.

 
Eppy Fanny et Guy Rechenmann : 😍
 
GVL : Oui maintenant , Guy, il ne me reste plus qu’à te rencontrer.
 

 Guy : itou… 😉

Eppy Fanny👍  

Danièle : Merci Guy et à bientôt … le 26 à Fargue. 

 

Guy, Eppy 👍
 

GVL : Attention je surveille. 😉

 Eppy et Guy : 😆

 Geneviève : Moi aussi je vous ai à l’oeil ! A Fargues,  pour le salon des psychopathes du polar !

 Fanny : Pour ma part j’espère l’an prochain mixer un séjour chez mes parents et passer vous voir sur le bassin
Guy : 👍 quand tu veux…

Eppy Fanny😘

 
GVL Allez 19h34 fin de la garde à vue. Laissez partir le prévenu même si il tente de corrompre les flingueuses.
 
Eppy Fanny😆
 
Geneviève : Quoi les flingueuses sont corruptibles. Non je ne peux pas le croire !
 
GVL : Ne dis pas que je ne t’avais pas mise en garde Ge
 
Guy sous le charme des flingueuses😍
 
Eppy Fanny et Danièle,se moquant de leur porte flingue : 😆
 

Fanny : Même pas. Un projet avec Catherine depuis l’an dernier.

 
GVL et Geneviève en coeur : Je ne veut rien savoir je ne veux pas être complice….
 
Eppy Fanny😆
 

 Aline : Merci Guy pour votre disponibilité, vos réponses qui ont titillées l’esprit… au plaisir de vous lire .

Ps : soignez bien la girafe 🦒 . 😉
 
 Les flingueuses😆
 

Guy : Ravi moi aussi… ps : j’ai commandé un nouveau peigne 🏋️‍♂️

Aline et les autres Flingueuses😆

Geneviève : Merci à toutes

Fin officielle de ces 48 heures de GAV !

Merci aussi à vous aussi ami(e)s lecteur zé lectrices de nous avoir accompagnés ses 2 derniers jours.

Et demain ce sera L’Exquis Cadavre Exquis de Collectif Polar  !

Soyez au Rendez-Vous !

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3


 La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 3

Vendredi 20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

3e audition par Miss Aline notre impatiente Flingueuse

aline flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann

guy Rechenmann&

07:54
 
Aline : Bonjour
 
Guy : bonjour…
 
Aline : Ah bonjour Guy,
 
Guy : tout va bien ?
 
Aline : moi oui… c’est vous qui êtes en garde à vue, remis de votre première journée d’interrogatoire ?
 
Guy : oui, pas de problème, séance de gym, douche et je suis fin ready…
 
Aline : ok alors c’est parti …
 

Guy :👍

 

Aline : vous disiez hier que des personnes du milieu littéraire vous on encouragé à poursuivre sur la voix de l’écriture. sans ces encouragements auriez vous poursuivis et en plus vers le polar ?
 
Guy : certainement pas, étant à mille lieux de penser que mes écrits pouvaient intéresser quiconque…
 
Aline : alors pourquoi l’avoir fait ? pour ne pas les décevoir ? pour essayer tout de même ?
un défi à relever ?
 
Guy : c’est ça, je suis compétiteur dans l’âme… une espèce de défi…
 
Aline : plutôt réussi ce défi !
vous nous avez dit ne pas être un bon lecteur de polar, ne pas être rivé aux infos … où puisez vous vos idées pour écrire ?
Geneviève : 👍 j’arrive, je vous surveille !
 
Guy : disons que j’emmagasine bien les infos et que mon imaginaire est assez développé… je suis en fait assez facétieux et je surprends toujours mon monde par des réflexions et des attitudes particulières et cela depuis toujours… il ne m’a pas été difficile de retranscrire cela sur papier…
 
Aline : retranscrire… écrire pour vous c’est « raconter une histoire » ou « délivrer un message » ?
 
Guy : non je ne suis pas un moralisateur je déambule simplement avec mes neurones actives dans le quotidien et trouve toujours une porte qui s’ouvre sur un étonnement…
 
Aline : Pensez vous que les romans (polar ou tout au genre de littérature) soit bien « placés » pour dénoncer ou juste mettre en lumière un fait de société (beaucoup de roman parle de manière plus ou moins développés / accentué des migrants, par exemple ). pensez vous qu’un auteur est se « rôle » là à jouer ?
 
Aline : Je crois que je suis en train de perdre notre prévenu…. quelqu’un peut il lui apporter un café, svp.. merci 🙂
 
Guy : 😍
 
 
GVL : @Guy pas de souci au moins ?
 
Guy : 👍
 
 
 
Guy : les migrants sont un sujet éternel… ma famille juive autrichienne a été viré fin du 19ème… elle a atterri bon an mal an en Lorraine … de là, un coup allemand, un coup français… certains ont combattu pour les boches les autres pour les français… l’intégration a été compliqué…obligé de laissé tomber la religion… etc etc… et ce n’est que mon tout petit cas… alors bien sûr média et réseaux sociaux aidant le phénomène a pris une ampleur internationale… la situation est évidemment préoccupante, tout le monde en parle… je ne suis pas sûr qu’un auteur ait un rôle fondamental à jouer dans la résolution du problème… mais ça colle à l’actualité et c’est vendeur… voyez plutôt le nombre détente sur la jungle…mais ce n’est que ma vision…
 
Guy : non mais ma réponse est longue…
guy Rechenmann&&&&&&&
 
 
Geneviève et Aline : 👍
 
 
Geneviève :Rassurée je suis !
 
Guy :😆1
 
Aline : moi aussi !
 
Guy : 👍
 
 GVL : Et moi donc !
 
 
Aline : bon tout le monde est donc ok … on poursuit.
Geneviève  : 👍
 
Aline : vous venez d’évoquer le « c’est vendeur »… vous utilisez un personnage récurent Anselme . pourquoi ? facilité ? effet mode ?
 
 
Guy : après Flic de papier beaucoup m’ont dit que je tenais un personnage… je n’avais pas l’intention de faire une suite… alors je l’ai gardé pour Fausse Note où je rends hommage à un ancêtre… et puis finalement le personnage s’est glissé en moi et depuis je vis avec lui et je lui fait subir mes préoccupations…
 
Aline :on dit souvent qu’un auteur laisse une part de luit dans ses écrits … alors Anselme c’est vous ? complètement ? partiellement ?
une manière de laisser une part de vous au monde ?
 
Geneviève et GVL :👍
 
Guy :oui bien sûr physiquement non mais il est dans le doute, pas sûr de lui, a besoin d’écouter… et se consacre à sa famille, très important pour lui…
oui je laisse une tracounette…
 
Geneviève :C’est tout toi ça Guy quoique tu me paraît beaucoup plus positif que lui
 
Aline :vous mettant sur papier cela vous aide -t-il dans la vraie vie à mieux vous comprendre, évoluer ?
 
Guy : le travail a été fait avant… quand Anselme est arrivé de manière bassement commerciale je dois avouer ( effet de mode 😉 ) car je me suis aperçu qu’un flic était plus lu qu’un bûcheron canadien, je disais donc quand Anselme est arrivé tout allait bien… mes affres étaient derrière moi…
 
Aline :vous avez dit hier  » les gens heureux n’écrivent pas … sinon à leur grand-mère » pensez vous qu’un « bon » auteur doit être un auteur qui a souffert, souffrant ?
 
Guy :si vous regardez bien le bonheur n’intéresse personne… les gens heureux boivent un café et lisent mais sur quoi voulez vous qu’ils écrivent… déjà mes textes ne sont pas reconnus comme des polars dans les milieux autorisés parce que pas assez durs, gores, clivants etc…
 
Aline :Agatha Christie non plus n’a pas fait dans le gore, le dur etc et pourtant elle est toujours là, toujours lu.
elle est surtout dans « l’analyse » de l’humain, de ses motivations etc. Après polar ou pas polar c’est juste une case il me semble. un code de société tout comme les dixtats de la mode.
 
Guy :ça c’était avant Le silence des agneaux… le phénomène déclencheur… Maigret aussi n’est pas gore et j’adore… c’était avant… les polars américains des années 60 étaient soft aussi…
 
Aline :vous pensez que ce « style » n’a plus sa place aujourd’hui ?
 
Guy :cela dit il y a toujours une place pour le mentalisme et là que je me trouve…
actuellement 70 % sont des polars saignants Thilliez, Giebel, Favan, Saussey, et j’n passe… mais ils le font très bien… j’en suis bien incapable…
 
Aline : il en faut pour tous les goûts. certes ils le font bien certes et ça répond surement au goût du jour. mais il y aura toujours de la place pour un Hercule, une miss Marple, un mentaliste etc. car tout le monde ne goûte pas au même source.
 
Guy : oui j’en suis persuadé… moi je ne peux écrire autrement que par ellipse, poésie et réflexions devant une étendue ( eau, neige, glace)…
 
Aline : justement c’est comment une journée d’auteur pour vous ? vous écrivez à quelle moment ? où ?
vous avez des rituels d’écriture ?
 
Guy : pas de rituel du tout…
guy Rechenmann&&&&&&&&
 
Aline :pouvez vous développer ?
 
Guy :j’emmagasine mes idées et je reste plusieurs mois sans écrire et quand tout est bien clair dans ma tête, en avant…toujours des chapitres courts, je ne note rien comme plan, l’écriture se développe naturellement un peu comme l’écriture automatique… après en revanche je retravaille beaucoup le style et les mots
 
Aline : d’accord donc un travail cérébral puis la mise en page .
votre épouse est-elle votre première lectrice ? ecoutez vous ses remarques ? et surtout les mettez vous en places ?
 
Guy : gros travail cérébral… en ce moment j’ai deux sujets en tête… alors je discute beaucoup avec les uns avec les autres et petit à petit la trame se met en place et je pense que je lâcherai les chevaux au début de l’été…
 
Aline : pas de vacances pour vous alors ?! 😉
entre le travail cérébral, la mise en écriture, les corrections etc .. il vous faut environ combien de temps pour achever un roman ?
 
Guy : oui c’est ma première lectrice… c’est compliqué mais utile… elle m’encourage indéniablement… j’ai déjà dit que j’écrivais en grande partie pour lui faire plaisir… elle trouve que j’ai un style bien à moi… alors, allons y… faire ça ou peigner la girafe …
 
Aline :ça sera plus compliqué de peigner la girafe.. il faut déjà avoir une girafe puis un grand escabeau… lol.
*
Guy et Geneviève :😆
 
Guy :une bonne année est nécessaire mais maintenant qu’Anselme est sur les rails, il faut que je passe un peu de temps à le faire connaître…
vous m’aidez en cela…😉
 
Aline :👍pourquoi dites vous que c’est compliqué mais utile cette première lecture ? parce que c’est votre Dame qui lit ?
 
Guy : parce qu’on a pris l’habitude de travailler chapitre par chapitre et on se bagarre souvent… la discussion est parfois houleuse… mais tout va bien 😉
elle ne sait jamais où je vais donc il y a conflit…
 
Aline : normal, c’est une lectrice de polar . elle attend surement un certain déroulement, des automatisme dans la révélation etc..
écoutez vous ses « conseils » ?
 
Guy : pour le prochain je vais espacer les lectures…
non elle ne lis pas de polars à part Vargas… mais elle lit 2 à 3 bouquins par semaine et anime un apéritif littéraire…
 
Aline : tiens il faudra nous présenter votre Dame !
👍
 
Guy : j’écoute bien sûr mais je ne réalise pas tout le temps…
vous n’êtes pas amie avec elle sur FB?
 
Aline : A vérifier…
pourquoi vous ne réalisé pas toujours ? parce qu’elle va a l’encontre de ce que vous voulez écrire ? parce que vous pensez qu’elle a tort (mais au fond de vous vous savez que les femmes ont toujours raison ! lol) ?
 
Geneviève : Moi je le suis et je la suis. Et il faudra aussi que je la passe sur le grill
 
Aline :moi aussi Geneviève, j’avais pas fais le rapprochement.
 
Guy : oui elle ne connait pas le dénouement… mais à la fin en lecture finale, c’est à nouveau la guerre 😉
 
Aline :l’éternel les hommes et les femmes ne vivant pas sur la même planète.
 
Guy : parfois oui
 
Aline :Geneviève as tu quelques choses à ajouter ? Danièle .?
 
Guy :oui parce que j’ai les courses à faire 😉
 
Aline : lol
 
Danièle :Moi c’est ok .. ce soir ?
 
Geneviève :Pas de course puisque tu es en GAV
 
Aline :Pour moi c’est ok.
 
Guy : mon clone
Geneviève : 👍 je vois, moi ussi j’ai un clone ou plutôt un double;
Guy : ce soir 18h… ?
 
Aline : tu vois Geneviève même les prévenus ne sont plus ce qu’ils étaient . lol
😆
 
Geneviève : Ce soir ce sera aussi mon double maléfique qui sera aux commandes. Si, si !!!
 
Guy : 😠
 
Geneviève : Oui peut-être un peu avant 18h
 
Guy : 17h30 si tu veux…
 
Geneviève : Mais après 17h30
 
Aline : Merci Guy pour cet échange matinal. On va prévenir votre dame que vous n’irez pas faire de course ce matin…. GAV prolongée.
 
Guy : ouille… à mon âge…
je serai prêt à partir de 17h30… bise
 
 
Geneviève : Alors je déclare la fin de cette troisième audition..
 
Aline : ah non pas de larmoiement… il n’y a pas d’âge pour une GAV et puis vont va bien veiller sur vous !!
bonne journée à tous.
 
Guy :bonne journée 😉
 
Geneviève :Que l’on ramène le prévenu en cage. Ce soir on va boxer.
 
Danièle : 👍
 
Aline : 👍
 

Fin de la discussion

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 2


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 2

Jeudi 19 avril

Suite de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

2e audition par Dany notre mamie Flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


17h57 : Début de cette deuxième audition de la journée

 Danièle : Coucou, il y a quelqu’un(e) ?

 Guy : hello… 
Danièle : Et la Patronne @Geneviève ? On attend quelques minutes et on s’y met ? 
Guy : no problème
 Danièle : La journée fut bonne Guy ?

Guy : oui et il me tarde demain 😉 

Danièle : …….

Geneviève : 👍 je suis là !

 Guy : ok allons-y…
 Danièle : Parlons ce soir de tes romans … Leur contexte : pourquoi as-tu choisi les années 90 pour ancrer ton héros récurrent Anselme Viloc ? Une allergie aux nouvelles technologies ? 

Guy : oui uns sorte d’allergie et pourtant elles sont utiles, la preuve… 😉… je ne voulais pas de téléphone portable pour que mon inspecteur puisse réfléchir pendant ses trajets… c’est un moment important tant pour les descriptions que pour les réflexions… et je ne voulais pas trop de dialogues aussi, exercice difficile à mon sens…

 

 Danièle : tu ne voulais pas du « tout » police scientifique ?
Guy : non pareil comme je l’ai expliqué ce matin, on m’a mis dans la catégorie polar un peu par hasard et à vrai dire je me sens plus proche de la littérature blanche que du thriller décapant…ce qui m’intéresse c’est les thèmes traités… et sans parler de police scientifique même les procédures policières sont réduites à leur plus simples expressions…
Danièle : Est-ce aussi le moyen (détourné) pour ne pas aborder les problèmes de société d’aujourd’hui ?

Ne pas prêter le flanc à la polémique …

Guy : l’histoire est un recommencement, les révoltes ont souvent des dénominateurs communs et les demandes des populations les mêmes..
Danièle : noire vision que de dire qu’il n’y a pas d’évolution … mais réaliste je te l’accorde ! 
Guy : la polémique elle est partout grâce ou plutôt à cause de ces technologies…
Danièle : Les personnages : Un héros récurrent : Anselme … c’est lui le littéraire, le poète, dans ta galerie de personnages. Est-ce que tu y as mis beaucoup de toi? 
Guy : évidemment je me suis demandé comment quelqu’un comme moi, pas spécialement attiré par l’ordre, pas bagarreur, pas polémiste, plutôt timide se débrouillerait dans la police dans un pays qu’il ne connaît pas… ce fut Flic de papier et comme Hélène de Ligneris à l’issue de sa lecture m’a dit que je tenais un personnage, j’ai embrayé…
 Guy  : … au début je n’avais pas prévu de suite…
 Danièle : C’est assez réussi car il tient la distance …
Pour   @Geneviève Hélène c’est la patronne atypique de la machine à lire … librairie indépendante à Bordeaux

Avec Hélène, la libraire de la Machine à Lire qui soutient Anselme et m’a poussé à écrire les autres enquêtes après le flic de papier 😉

…Les personnages secondaires sont aussi très riches … Lily : le lecteur se demande si cette surdouée existe vraiment.

Guy : oui mais dans le prochain j’éprouve le besoin de le faire partir à Paris dans les quartiers d’Asnières, Argenteuil, Bougival… je crois que le Bassin sans l’avoir assez vu, se lasse de ses méditations au soleil couchant 😉
 Danièle : Et le bassin n’est pas franchement une zone de non-droit sauf … peut-être pour l’urbanisme ?
 Guy : concernant Lily j’ai transposé en fille mon fils Nicolas qui nous a posé de gros problèmes car surdoué non intégré… il a fallu se battre… maintenant il a 33 ans et c’est super… donc la petite Lily a les réflexions de Nico mais assume tout le reste… grosse grosse différence…
 Danièle : C’est vrai qu’on a envie de la rencontrer …
 Guy : non je parle pour le lecteur, il est peut-être lassant de lire des descriptions Bassinales de façon répétée…

Oui Lily est entêtante et écrire à la façon d’une gosse même brillante est un exercice…

 Danièle : D’autres personnes t’ont servi de modèles, parfois à peine retouchés semble-t-il, comme David ton pote restaurateur, mais les femmes de tes romans …elles tiennent une place centrale …
 Guy : David et le commissaire Plaziat existent, je les ai simplement déplacés dans le temps… les femmes sont essentielles dans la vie d’Anselme mais il en a peur à vrai dire… il en a besoin mais est finalement très maladroit avec elles…
 Danièle : elles sont ses amarres … Une tendresse particulière pour les personnes âgées ?
 Guy : comme je l’ai exposé ce matin, la vision de la cellule familiale idéale m’obsède et par voie de conséquence Anselme aussi…

les personnes âgés… oui… j’ai été élevés par des personnes âgés… donc tendresse…

 

 Danièle : Tu ne les ménages cependant pas dans le dernier … on verra ça tout à l’heure Les intrigues : Il y a toujours deux parts d’histoire à élucider au travers tes romans … la petite ou la grande histoire … Le mur de l’Atlantique, la « construction » d’Arcachon, les camps d’extermination, l’histoire t’impressionne ?
 Guy : oui et principalement la guerre de 14… raison pour laquelle j’ai pratiqué des régressions en essayant de savoir pourquoi cet intérêt… je suis revenu en 14 lors d’une séance et dès lors je me suis libéré non de l’intérêt mais de l’obsession… par écrit ce serait trop long à expliquer mais Anselme les décrit très bien 😉
Geneviève : Oui tu as déjà parlé de ces régressions ce matin. Il faudra quand même nous en dire un peu plus. Là tu en as dit trop ou pas assez !
 Danièle : La régression … oui elle fait partie des thèmes du dernier roman tu abordes ce que l’on peut nommer « les sciences occultes », psychanalyse, régression, géobiologie, thème astral … outre la documentation sérieuse dont tu fais preuve, ta femme nous dit que toutes les expériences relatées ont été menées « en vrai » …

Geneviève : 👍

 Guy : j’étais persuadé avoir fait la guerre dans les tranchées et cette image revenait toujours dans mon sommeil… c’était compliqué… et quand j’ai découvert que je n’avais pas fait cette guerre car j’étais boiteux, mon sommeil s’est trouvé apaisé et l’image a disparu…
Danièle : et les autres expériences

Geneviève : Oui on veut savoir !👍

Geneviève : Ce matin je te parler d’écriture thérapie. Il semblerait tout de même qu’il y est un travail cathartique dans tes romans ?

 Guy : j’ai fait 5 séances régressives, je fus ouvrier dans le cuir au 19 ème par exemple, mais c’est un travail fatiguant… l’horoscope de mon héros est également surprenant car il correspond tout à fait au caractère d’Anselme et la géobiologie m’a fait découvrir des évidences en discutant après coup avec les uns et les autres sur différents épisodes de leur vie… par exemple un couple d’amis ne pouvant pas avoir d’enfant ont changé de chambre sur les conseils d’un sourcier et vlan, 3 filles sont arrivées… pas d’un coup… un enfant famélique est devenu costaud rien qu’en changeant d’endroit… pareil pour la mort subite du nourrisson… il y a un travail cathartique en effet…

Danièle : 😮  ! Dans « même le scorpion pleure » … Anselme y recherche opiniâtrement ses origines … cette intimité donne de la profondeur à ce roman. D’après toi, ne peut-on se construire sans connaître ses origines … déterminisme ou libre arbitre …

 Guy : ce thème je l’ai développé dans le choix de Victor en même temps que le thème du bonheur d’ailleurs… par hasard… et je place le libre arbitre en tête de mes revendications ayant, encore une fois été élevé dans  » de toute façon, c’est écrit »…
 Danièle : Et la résilience …
 Guy : en ce qui me concerne je connais mes origines mais le manque affectif fait toute la différence… la résilience c’est différent… je n’ai pas lu une ligne de Boris car je voulais la traiter à ma façon… la résilience c’est un état… en physique c’est la faculté qu’a un métal à reprendre sa forme initiale… pour Anselme c’est retrouverson état d’homme bien dans sa peau qu’il a enfin trouvé à un certain moment de sa vie lorsqu’il était à Chambéry…
 Guy : sorry pour les coquilles…

Danièle et Geneviève👍

Geneviève : Pas de souci ça fait parti du jeu 

 Danièle : Tu as parlé de ton intérêt pour la première guerre mondiale mais tu as aussi écrit sur l’après … était-ce dû à la spécificité du Bassin ? ou a ton intérêt personnel pour cette période ?
 Guy : dans Fausse Note je voulais rendre un hommage à Charles Rechenmann dont mon père ne cessait de me parler vers la fin de sa vie… quand il est mort j’ai repris les arbres généalogiques et les écrits, lu les Bienveillantes, Primo Levy, Hanna Arendt ( pas tout) La mort est mon métier de Robert Merle et j’ai envoyé Fausse note…

Geneviève : 👍 De  saines lectures

 Guy : là aussi l’intrigue policière quoique présente passe pour moi au second plan… excuse pour le polar…
 Danièle : C’est une histoire très touchante que celle du petit violoniste … comme dans les autres romans il y a l’histoire et la petite histoire
 Guy : c’est ça la vie recommence en se déguisant différemment à chaque fois…
 Danièle : Une dernière pour moi : Pour les non-Bordelais : Casteja c’est ce que sera le 36 pour les Parisiens après le total déménagement. Tu regrettes les vieux murs ?
Guy : oui Castéja est le commissariat principal de Bx… ils ont déménagé au début du 21 ème siècle… il est évident que je vis toujours un peu dans la nostalgie, je regrette les vieux murs et tant pis si je ne colle pas à l’actualité car d’autres le font et très bien d’ailleurs…

Guy devant feu le commissariat de Castéja de Bordeaux

Geneviève : 👍 je vois le genre !

 Guy : le roman c’est un voyage…

 Danièle : Merci Guy, pour ma part je n’ai plus de question.
Geneviève : J’aurai une question encore @Guy.
.Guy : oui chef…
Geneviève : J’aimerai savoir… Je vais revenir à l’enfant que tu étais. Ce pensionnaire a qui on a dit que tout été écrit. Il n’a pas aussi chercher dans l’écriture un échappatoire ? Une façon a lui de s’évader et de…,se rebeller.
 Guy : j’ai été … comment dire… allez, un peu castré par une attention trop précautionneuse sans doute de mes grands-parents ( ils avaient une grande responsabilité tout de même)… donc trop dans le coton ( je parle de 2ans à 10 ans) mes armes de défense se sont résumées dans l’expression corporelle et dans le sport où il faut dire j’excellais… ça suffisait à mon équilibre du moment car les résultats suivaient… je n’avais nullement besoin d’autres échappatoires pour être un petit centre du monde… par exemple jamais quiconque ne m’a cherché de noises… en pension j’étais adoré des curés (en tout bien tout honneur) et cela me suffisait… puis il y a eu la vrai vie et heureusement que j’ai rencontré ma femme ( un roc qui déteste les faux semblants, ce qui pose parfois des problèmes mais c’est tant mieux… il faut dire les choses… ce qui n’étais pas du tout le cas chez moi)… voilà maintenant je vais me couvrir parce qu’à poil il ne fait pas chaud … 😉
Geneviève : Il s’est perdu là le petit garçon en cours de route.
 Guy : pas tout à fait mais il a de nouvelles armes, il lui arrive de montrer les dents… mais le fond reste à tout jamais inscrit…
Geneviève : Et l’adolescent qui a pris sa place il a réussi à vivre et réaliser ses rêves ? D’ailleurs quels rêves avait il ?
 Guy : ça a mis du temps mais je voulais avant tout fonder une famille unie et ça c’est réussi…
Geneviève : 👍 C’est un chouette rêve en fait. Si tu le veux bien on va s’arrêter là ce soir. Restons sur ce constat positif.
 Guy : ce thème revient dans tous mes textes si tu regardes bien… la séparation familiale fut une déchirure et après ça dépend de la couturière…
Geneviève : 👍 je vois ! sinon…Ça va l’exercice n’est pas trop pénible,  ?
 Guy : pas facile de se livrer mais il faut être sincère… demain 8h30 ?
Geneviève : Pour être sincère tu l’as été. Même si parfois j’ai eu l’impression que tu disais les choses de façon elliptique.
 Aline : J’arrive à la fin de votre audition… oui demain 8,30 mais possible avant si ça l’est pour vous .
 Guy : l’ellipse je la pratique tout le temps dans mes poèmes… je la pratique beaucoup dans la vie courante, c’est pratique pour moi mais pas toujours pour les autres..

Geneviève : 😆 Oui pas toujours simple de te suivre et de suivre ta pensée.

Geneviève : Demain matin,  c’est @Aline qui sera au commande
 Guy : alors bonsoir Aline et à demain matin je fais ma gym à 7 heures donc on peut y aller à partir de 8 ça me va… 😉
Geneviève : 👍, je note 8h
Aline : Ok je serais là pour 8h
Geneviève : Moi normalement aussi.
 Aline :  👍
 Aline : À demain. Bonne soirée à tous.
Vu par Guy Rechenmann à 19:39Guy : 👍
 Danièle : Bonne soirée et Merci @Guy

Geneviève : Allez on met notre Suspect à l’isolement 

A demain tout le monde pour la suite de cette GAV !

Et nous les Flingueuses, on débriefe avec le reste de l’équipe !

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 1


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 1

Jeudi 19 avril

Début de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

1ère audition par Ge notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Guy Rechenmann


Geneviève : Bonjour à tous et toutes. Début de la garde à vue dans une heure environ
Que l’on prépare notre prévenu du jour
Aline : bonjour Geneviève,
Bonjour tout le monde… je suis prête à garder un oeil sur cette GAV… à tout à l’heure.
Geneviève : 👍
Guy RechenmannGuy : Prêt 
Aline  👍 Bonjour Guy, Geneviève ne va pas tarder à arriver.
Geneviève : Bonjour Aline  je vois que l’on a fait entrer le prévenu. 
Aline : Il a l’air pressé de parler … notre suspect du jour !
Geneviève : 😆 Bonjour Guy. Tu me fais rire Aline !
Début des auditions Samedi 21 à 8h04

Pour commencer ma première question sera puisque nous ne nous connaissons pas que nous ne nous sommes jamais rencontrés préférez-vous que l’interrogatoire se fasse avec le vouvoiement où peut-on tout simplement se tutoyer?

Guy : Turlututu
Geneviève : Donc ce sera le tutoiement ! 
Guy : avec plaisir
Geneviève : 👍 Alors Guy ce matin c’est votre première audition. Pardon c’est ta première audition et c’est la bibliothécaire qui va te poser quelques questions sur toi en tant que lecteur.

Es-tu prêt à te mettre dans la peau du lecteur?

Guy  : ok
Geneviève : Ok mais avant cela j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs. Peux-tu décliner ton nom ton prénom ton âge ton domicile et ton pedigree ?
Danièle : Bonjour Patronne excuse-moi j’étais à la machine à café ! Bonjour  @Guy
Geneviève : 👍 ok pas de soucis Dany
Guy : né en 50 à Libreville, sauvé in extrémis par Schweitzer en 52 j’ai atterri à Bordeaux dans la pâtisserie de mon grand-père… miam miam… études primaires secondaires tertiaires et quaternaires toujours à Bordeaux.
Je commence par être acheteur à l’international chez Ford mais je m’ennuie pourtant la place est belle et je monte ma boîte dans le golf à 29 ans comme quoi Sup de CO mène à tout…
Je la revends très bien à l’âge de 48 ans et je continue la télé en tant qu’animateur dans les directs de 13h sur France 3 Aquitaine…
Et comme j’avais un peu plus de temps libre j’ai commencé à écrire des textes… nouvelles et poèmes principalement… ça plaisait et certaines personnes du milieu littéraire m’ont encouragé à poursuivre sur du long… d’où mon premier roman Les fourmis dans les doigts… et après j’ai enchaîné jusqu’au Scorpion qui est mon numéro 7…
Geneviève : Voilà un parcours intéressant et atypique. Tu es donc devenu un auteur compulsif ? Mais avant cela étais-tu un lecteur compulsif ?
Guy : non pas du tout ma femme Catherine oui… et en plus une vache ne boit pas de lait c’est à dire que je ne lis pas ou peu de polar… un ami m’a dit que Flic de papier lui faisait penser un peu à Vargas et ce n’est qu’à cette occasion que j’ai lu deux Vargas, ma femme elle a tout lu en revanche…
Geneviève 👎 Pas contente la bibliothèque que je suis ! Bon mais …A défaut d’être un lecteur compulsif êtes-vous un simple lecteur ? Pardon on avait dit qu’on se tutoyer. Es-tu un simple lecteur et quelle lecture pratiques-tu
Guy : oui je lis mais pas énormément… j’aime beaucoup Céline, je sais ce n’est pas original mais cet auteur rassemble à lui tout seul le populaire, la fulgurance poétique la dureté et la dérision indépendamment de tout avis politique… j’aime les écritures de Laurent Gaudé, Nathalie Azoulai, Philippe Claudel, Serge Joncourt, Michelle Lesbres , Bohumil Hrabal (une trop bruyante solitude) et mon ami Didier Daeninckx… tu vois rien à voir avec le polar…
Guy : à part Daeninckx et aussi Le Corre… mais des polars intelligents sans trop de découpes…
Geneviève : Mais la bibliothécaire que je suis n’est point sectaire. Il te remercie même de la sortir du polar. Dis moi Guy … Lis-tu la presse ?
Guy : oui je survole, enfin je me tiens au courant…
Geneviève : Préfères-tu lire de la fiction des essais ou des livres documentaires ?
Guy : un peu la fiction mais surtout les documentaires… je m’en sers beaucoup dans mes recherches pour traiter mes thèmes…
Geneviève : Tu lis en papier ou en numérique ?
Guy : papier toujours…
Geneviève : Même pour tes recherches pour tes futurs romans ?
Guy : oui je jette un oeil à wikipédia bien sûr mais j’achète les livres correspondant à mes recherches… pour le Scorpion par exemple j’ai acheté le livre de De Luzan sur la géo biologie et le livre de Rocard sur les Sourciers… avant pour à al place de l’autre, le livre sur le mur de l’Atlantique et pout Fausse note, les Bienveillantes…

Geneviève : 😮 Si je comprends bien tu ne fréquentes pas les bibliothèques?

Danièle😆
Guy : non je n’y vais que pour parler de mes livres 😉

Mais je fais aussi des expériences physiques comme les régressions dans le Scorpion…

 

Geneviève 😆 En parlera du Scorpion ce soir avec @Danièle. . Tu vas pouvoir tout nous dire sur ton nouveau roman. Et même un peu plus j’espère. Mais pour l’heure je cherche à savoir quel est ton rapport au livre et à la lecture . Aussi peux-tu me dire si plus jeune, quand tu étais gamin tu allais à la bibliothèque ?
Guy : non pas du tout… gamin, pensionnaire, ma porte de sortie était le sport… j’étais assez doué et je participais à toutes les activités du collège… j’étais dans les équipes d’athlétisme, de foot, de natation, de hand ball… j’ai fait tous les championnats de france d’athlétisme par exemple de benjamin à junior… après les études dites supérieures ont eu raison de mon élan…
Geneviève : Tiens je me retrouve dans tes propos. Pourrais-tu me dire quelle place avait le livre dans ta famille ?
Guy : aucun… élevé par mes grands-parents pâtissiers… lever 5h couché tôt… j’ai demandé à être pensionnaire à 12 ans à deux cents mètres de la maison… ma grand-mère, adorable au demeurant, ne lisait que France Dimanche et Ici Paris…
Aline : du coup on se demande d’où vous vient l’amour des mots ?
Guy : ça, c’est un mystère… la réflexion sur mon état d’enfant solitaire sans doute…
Aline : vous pouvez développer ?
Guy : j’ai choisi d’être pensionnaire pour n’avoir plus de décisions à prendre… on me prenait en charge dans ce collège… à l’inverse de chez moi où le conflit était permanent… sans la bonne autorité du père et la protection maternelle j’ai été obligé inconsciemment de me poser des questions… au moins j’ai appris la patience…
Guy : comme mon flic…

Aline : merci

 

Danièle : Quand on te demande quel est ton métier ? Tu réponds …

un mot ou deux

Guy : pas écrivain c’est sûr… couteau suisse…

Danièle : deux mots … ça me va ! Pareil quand tu dis : je pars en vacances ! Tu vas où ?

guy Rechenmann&&&&&

Geneviève : La Pension a été pour toi un échappatoire si je comprends bien ? Est-ce que c’est pendant ces jeunes année que ton imaginaire s’est développé

Guy : la pension … oui indéniablement ça m’a… sauvé je ne sais pas mais ça a permis une certaine construction… avec plein de jour à travers les parois mais qui n’en a pas…

Concernant les vacances étant donné que j’ai toujours fait ce que j’aimais dans des domaines de libertés et de plaisir, honnêtement les vacances, c’est tous les jours…je ne pars plus à l’étranger, jeune j’ai fait plein de pays… c’était bien… à l’époque… tu sais entre Bordeaux et le Bassin je ne suis pas malheureux…
Geneviève :  Merci d’avoir répondu franchement. Mais comme le disait Aline plus haut je me pose la question comment peut-on devenir écrivain et vouloir être lu quand on n’est pas un lecteur soi-même ?
Aline👍
Danièle : Désolée patronne c’est ma faute les vacances … j’ai interféré dans la discussion … je me tais jusqu’à ce soir …😬
Geneviève : 😆 Ah Dany, pas de pb !
Guy : je n’ai pas voulu devenir écrivain… au début j’écrivais des textes poétiques à se pendre… Dominique Penide qui est une excellente auteur au demeurant habite au bout de ma rue… un jour par hasard elle tombe sur un de ces textes pesants et ça lui plait… on discute et me convainc de poursuivre en allégeant un peu le propos… ce que j’essaie de faire pris au jeu… elle trouve bien la nouvelle mouture et m’encourage à traiter du hasard et des coïncidences sous forme de roman… d’où Les fourmis dans les doigts édition l’harmattan… à chaque fois je traite de sujets qui ont encombré mon enfance, la résilience, le bien et le mal, l’emprise mentale, la recherche de ses origines, perte de la mère etc etc… ça me fait du bien et il se trouve que ça peut plaire à certains… ma femme grande lectrice trouve que j’ai mon style… et si j’écris maintenant c’est pour lui faire plaisir en grande partie… je ne me suis jamais dit tiens je vais devenir écrivain, jamais…
Guy : raison pour laquelle il y a toujours de l’humour dans mes textes sorte de dérision pour cacher la noirceur…
Geneviève : Je sais que la question n’était pas simple. Aussi si je comprends bien tu as vu dans l’écriture une sorte de thérapie
Guy : sans le savoir… mais on peut le voir comme ça…
Geneviève : Toi tu le vois comment ?
Guy : maintenant comme un exercice de style sur des sujets peu courus… je veux éviter les poncifs même si mes constructions sont parfois casse gueule…dans le prochain je vais en quête d’absolu… tu vois c’est pas gagné… aujourd’hui ça devient un jeu plutôt…

Geneviève : 👍

Guy : j’évite tous les sujets d’actualité pour être à la mode et ainsi être lu par la multitude, je m’en fiche…
Geneviève : 👍
Guy : d’ailleurs tous mes écrits se passent au 20 ème siècle

la sincérité est la clef du bonheur…

Geneviève 👍 Tu parlais de failles dans ta construction d’homme. Peux-tu nous dire quelles sont-elles. C’est quoi ces petits trous à travers les parois ?
Guy : timidité , confiance en soi… c’est la raison pour laquelle je fais de la télé… et d’ailleurs j’y suis très à l’aise… paradoxe…
Geneviève : Penses-tu qu’écrire t’aide aussi à colmater ses petits trous ?
Guy : aujourd’hui j’en suis certain… je peux en parler… par écrits et par oral lors de rencontres… mais ce n’est pas très original, qui n’a pas eu de soucis dans sa construction ?
Geneviève : Aujourd’hui le petit garçon que tu étais est-il satisfait de l’homme que tu es devenu?
Guy : presque… c’eut pu être pire…
Geneviève : Crois-tu qu’il regrette de ne s’être pas inspiré de l’imaginaire des autres pour construire le sien ?
Guy : il n’a fait que ça…dans le noir du dortoir… c’est comme la cuisine… on dispose tous des mêmes produits… après… ?
Geneviève : Pardon mais là c’est moi qui ne te suis plus. Quand je te demandais sinon faut que tu étais c’était nourri de l’imaginaire des autres par les autres j’entendais les autres qui ont déjà écrit des histoires avant toi.  Mais toi tu es a compris quoi?
Geneviève : Le petit garçon a façonné son imaginaire dans le noir de dortoir mais à partir de quoi ? De qui ? Quels ont été ses références. Quelles histoires se racontait-il ?
Guy : ah ok… petit je me nourrissais des histoires de familles unies des autres avec les fratries joyeuses, des vacances, des Noëls des oeufs de Pâques à chercher… par exemple je ne me souviens que d’un seul Noel celui de 57 avec un arbre, la seule année dans ma mémoire où mes parents sont rentrés d’Afrique pour fêter Noel… les autres années pâtisserie aidant la priorité n’était pas là… les oeufs de Pâques itou, je n’ai aucun souvenir de recherche d’oeufs en chocolat… je n’avais qu’à tendre le bras dans le magasin… donc j’avais compris cela concernant l’imaginaire des autres…
Aline : la vie par procuration !
Guy : de plus l’entente entre mon grand père et ma grand mère était plus que précaire donc la fuite s’imposait… et le fait de côtoyer des jeunes heureux me rendait également heureux…

par procuration c’est ça…

Geneviève : Tu réinventais ta vie.
 Aline : vivre par procuration n’est pas vivre pleinement .. avez-vous aujourd’hui une vie à vous, pleine et entière ou vous y avez mis toutes les procurations des autres au réel ou vivez encore par procuration ?
Guy : mais concernant l’imaginaire des autres au niveau de l’écriture je ne pense pas m’en inspirer mais de façon inconsciente parfois des idées resurgissent…
Geneviève : 👍
 Guy : non plus de procuration… j’ai beaucoup construit dans ma vie, une entreprise, trois gosses , cinq maisons, je ne sais combien de sujets télé et maintenant 7 bouquins le 8 ème sortira en 2019 sous forme de recueil de nouvelles et dans la foulée la suite d’Anselme j’espère mais pas chez le même éditeur…
Geneviève et Danièle 👍
Guy  : avec toujours la même femme 😉
Geneviève et Danièle 😍
Geneviève : J’ai effectivement compris que Catherine ta femme était très importante dans ta vie
 Danièle 👍 chiens et chats ?
 Guy : pas du tout siamois…
Geneviève : Tu le laisse, Guy,  transparaître tout au long de cette première audition. 

Une dernière chose et puis on te libère pour ce matin.

 Guy : Catherine a eu une enfance heureuse avec tout ce qu’il faut…
Geneviève 👍 Penses-tu être devenu l’homme que souhaiter être l’enfant que tu étais ?
 Guy  : les gens heureux n’écrivent pas… sinon à leurs grands-mères…

Geneviève 👍 Jolie formule ! La création n’est donc possible que quand on est malheureux ?

 Guy :  si on m’avait dit lors de la finale du 80 mètres haies au championnat de france à Colombes qu’un jour j’écrirai sur la résilience, je n’aurais pas fait dix mètres…

Aline : j’allais dire la même chose : faut-il une blessure pour écrire ?

 Guy : honnêtement je le crois pour être sincère le reste n’est que marketing…
Geneviève : Une position d’auteur intéressante. Je crois qu’il va nous falloir creuser dans ce sens lors de tes prochaines auditions
Danièle👍
Aline c’est certain !
Geneviève : Mais ce soir je pense que nous parlerons de tes romans en plus en profondeur. @Danièle tu me confirmes cela?
Danièle👍
 Guy : avec plaisir… peux tu me préciser à nouveau l’horaire…
Danièle : 18 h ou 18 h 30 ?
 Guy : 18 c’est bon…
Geneviève : C’est bon pour moi aussi
 Danièle : Ça marche alors pour 18 h.
 Guy : à ce soir bonne journée bises
 Aline : je serai sur un autre dossier… je vous lirai plus tard avec plaisir.
Geneviève : Alors merci pour ta sincérité.  Il est 10h29 !  Je mets fin à ta première audition de garde à vue.

Que l’on ramène le prévenu dans sa cellule.Je sais maintenant que par son imaginaire il saura s’en échapper!

Danièle : Merci @Guy. à ce soir !

Guy : 😉

 OK, Guy, les flingueuses et vous aussi mes polardeux, on se retrouve ce soir un peu après 18h

 

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, le retour ; épisode 9


Notre jeune Chroniqueuse, Julie a elle aussi voulu participer au jeu « Une Flingueuse a disparu » pour le fun

Aussi a-t-elle décidé d’écrire un petite nouvelle mêlant à la fois mon passage à  Livre Paris et sa première expérience de ce salon du livre de Paris.

Voilà ce qu’elle m’a donné à vous faire découvrir…


Je t’envoie enfin la nouvelle que j’ai écrite sur Dany nommé « la disparition à Livre Paris »  désolé du retard.

La disparition à Livre Paris

Geneviève, Eppy fanny, Dany, Aline, Ophélie et Julie partirent ensemble pour l’aventure Salon « Livre Paris » le Samedi 17 mars 2018. Arrivé sur place à 9h40, elles attendaient sur place sous la pluie, allez plus que 20 minutes avant que les portes du Salon s’ouvrent, elles entendaient le son du cliquetis de l’aiguille de leurs montres et le battement de leurs cœurs qui faisait « boum boum ». 10h avait sonné, elles entrèrent enfin dans l’arène toutes excitées avec une foule en délire. Le salon était immense, elles avancèrent dans l’allée en allant faire un petit tour au stand livre de poches, Dany qui avait envie d’aller faire un tour à droite en attendant dit à Julie « Je vais faire un petit tour par là en attendant, je reviens », Julie lui répondit « Ok » mais sans réellement écouter, son attention focalisé sur les livres. Geneviève après un petit coup d’oeil dit aux filles :

  • Tiens, je ne vois plus Dany, vous savez où elle est passée ?

  • Non. Répondirent en choeur les filles dont Julie qui se mordait les lèvres et ne se rappelait plus de ce que Dany lui avait dit.

  • Elle doit sûrement pas être loin ! On peut la chercher. Répondit Aline.

  • Ok. Où es-tu Dany ? Entends-tu ? Où te caches-tu ? Demanda Geneviève.

Les filles allèrent à gauche en la cherchant et en regardant à leur gauche et droite en plus de regarder les stands, pendant ce temps, Dany se trouvait dans le coin à droite mais elle était à côté d’autres gens et de loin, on ne la voyait pas. Ensuite, Dany partit après avoir acheter un livre retrouver les filles au stand du livre de poches mais elle ne les voyaient plus et se demandaient où elles avaient pu passer.

10h40

Genviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie firent un saut chez Acte Sud en regardant les nouveautés chez eux, elles n’avaient toujours pas retrouvé Dany, elles fixaient toute leur attention sur les livres qu’elles ne virent pas passer Dany à leur dos. Dany ne les vit pas non plus avec un troupeau d’autres personnes autour d’elles également et continua sa route vers le côté polar et la scène polar. Ensuite Julie dit aux filles qu’à 11h elle attendait de parler à une auteure de BD au stand Delcourt et elle leur demanda si quelques unes pouvaient l’accompagner car elle ne voulait pas les perdre à leur tour tellement le Salon est grand. Aline et Ophélie acceptèrent de l’accompagner pendant que Geneviève et Eppy Fanny iraient faire un petit tour en essayant de trouver Dany également et elles promirent de revenir les retrouver ensuite au stand Delcourt. Julie, Aline et Ophélie restèrent donc au stand Delcourt, Julie voulait attendre une auteure BD en particulier : Patricia Lyfoung dont elle adore ses dessins, sa BD « la rose écarlate » et qu’elle voulait lui parler juste un moment pour lui dire tout ça et lui envoyer un fanart. 11H, Patricia Lyfoung arriva, il y avait une personne avant Julie et elle attendait son tour, elle voulait juste lui parler un peu et elle n’attendit pas trop longtemps son tour, 10min plus tard c’était son tour et elle parla à Patricia Lyfoung comme elle en avait rêvé. Il était 11H25 quand elle eut fini et Aline, Ophélie et elle attendaient Geneviève et Eppy Fanny qui sont revenues les rejoindre 5min plus tard. Julie, Aline et Ophélie demandèrent à Geneviève et Eppy Fanny si elles avaient retrouvé Dany depuis et elles répondirent que non, toujours pas.

11h30

Elles passèrent ensuite du côté des auteur(e)s auto-édités en leur faisant un coucou, en bavardant et en prenant des photos. Elles pouvaient se le permettre, il y avait du monde mais pas encore un raz-de-marée de foule qui allait s’en suivre l’après-midi.

11h50

Elles s’en allèrent chercher un coin pour déjeuner si possible un coin avec des sièges pour manger leurs sandwichs qu’elles avaient apporté, la queue pour acheter un sandwich et des choses à manger était trop longue. Ce qu’elles ne se doutaient pas c’est au moment où elles étaient parties du stand des auteur(e)s auto-édités, Dany s’y rendait. Dany prit des photos avec les auteur(e)s auto-édités et prit la peine de discuter un peu avec eux aussi quand elle leur dit qu’elle avait perdu ses amies et qu’elle n’arrivait pas à les retrouver. Une auteure auto-édités lui demanda à quoi ressemblaient ses amies pour voir si elle les avait déjà aperçues, Dany lui décrivit un groupe d’amies, leurs apparences physiques et un peu leurs vêtements. Cette auteure eut un déclic et lui dit qu’elle avait sans doute aperçu ses amies qui étaient venues ici il n’y a pas longtemps et avait continua tout droit, Dany la remercia et continua tout droit en espérant les trouver.

12h10

Elles trouvèrent enfin des places sur la scène young adult pour pouvoir manger leurs sandwichs où elles purent s’asseoir toutes emsemble à part Dany qu’elles n’avaient pas trouvé. Elles purent également écouter la conférence d’une auteure âgée qui écrit pour la jeunesse, elles mangèrent en l’écoutant. Dany n’avait toujours pas trouvé ses copines mais elle arriva également sur la scène young adult où elle put s’asseoir mais au fond et coincidence, elle était à 4 rangées plus loin de ses copines sans pouvoir les voir et elle mangea également son sandwich seule.

13h10

La conférence se termina après quelques dernières questions du public, Dany s’en alla avec la foule le regard dépité de n’avoir pas pu trouver ses copines, Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie restèrent un peu plus longtemps sur place à discuter un peu et elles ne remarquèrent pas la présence de Dany qui était entourée par la foule.

  • Qu’est-ce qu’on fait ? On a toujours pas retrouvé Dany ? Ça serait bien si on pouvait avoir un mégaphone pour pouvoir crier dans le micro : Jeunes filles cherchent leur amie perdue ! Où es-tu Dany ?!! Dit Julie

  • Ah ouais ça serait bien ! Comme dans le Morning Live, un réveil en douceur avec le Morning Live en criant dans tes oreilles haha ! Répondit Eppy Fanny

  • Ah ouais ça serait drôle ! Je me souviens de ça et des pauvres gens victimes de ça et de Mickael Youn haha ! Dit Ophélie.

  • Bon les filles, il est temps de se bouger alors pour ainsi retrouver notre recrue et faire un autre tour de ce Salon. Dit Geneviève.

  • Oui, répondit Aline. Mais le Salon est tellement grand, comment la retrouver dans tout ce méandre de gens !

  • C’est vrai, c’est tellement grand ! Mais pourquoi pas faire un tour et aller à la conférence du côté polar à 14h j’ai hâte de savoir ce qu’il y a au programme de ce côté ! Dit Julie.

  • Ok, répondit Geneviève.

Elles firent alors un autre tour du salon en continuant tout droit pour aller au fond de la salle pour ensuite tourner à gaucher et aller du côté de la scène polar. Mais où était Dany pendant ce temps ? Dany les devançait, elle a fait le tour du salon aussi en allant au fond de la scène, pour ensuite aller du côté auteur(e)s russes et aller du côté de la scène Polar également. Dany fatiguait, elle avait envie de s’asseoir, elle s’assit enfin sur les bancs de la scène polar, elle était vers le devant de la scène quand Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie arrivèrent ensuite et s’installèrent au fond de la scène. De 14h à 15h était organisé une conférence qu’elles écoutèrent, Julie dit également aux filles si ensuite elles pouvaient les accompagner un peu avant 15h pour voir une auteure au stand JC Lattès chose qu’elles acceptèrent.

14h50

Geneviève, Eppy Fanny, Ophélie, Aline et Julie partirent pour le stand JC Lattès à la queue leu-leu, les unes derrières les autres pour éviter de se perdre dans cette immense foule. 10 min plus tard, la conférence sur la scène polar se terminait, la foule partait, Dany était la dernière à partir. Elle monta sur le banc pour pouvoir essayer de repérer ses amies mais un garde lui demanda de descendre et que ce n’était pas autorisé de monter dessus comme ça. Dany lui rétorqua :

  • Désolé Monsieur mais je cherche mes amies, vous comprenez ? Je les ai perdu !

  • Ce n’est pas mon problème ! Descendez immédiatement ! Dites ça à l’accueil !

Dany obéit alors immédiatement, la foule se faisait plus dense et nombreuse, beaucoup plus de personnes étaient arrivées l’après-midi, ce qui créa des embouteillages. Pendant ce temps, les filles attendaient au stand JC Lattès, Julie attendait la dédicace de Samantha Bailly, son auteure préférée. Son auteure préférée arriva enfin sous les jougs de 15h, Julie était la 3ème dans la queue, elle patienta avec hâte. 15Min plus tard, ce fut enfin son tour, elle lui donna des cadeaux c’est-à-dire des lettre et une fanfiction qu’elle avait écrites pour elle, Julie était tout excitée mais elle se calma pour pouvoir lui parler un peu, son rêve se réalisa enfin.

15h30

Julie avait fini sa dédicace de Samantha Bailly sur le stand JC Lattès, les filles étaient un peu épuisées, elles avaient envie de faire un petit tour pour aller s’asseoir et la foule les fatiguait. Elles allèrent vers le scène BD, mangas, comics pour pouvoir s’asseoir, se reposer un peu et manger un peu. Julie leur demanda qu’elle voulait voir une dernière dédicace à 16h30 et ensuite, elle aurait fini les dédicaces qu’elle voulait faire. Les filles acceptèrent de la suivre après la pause pour sa dernière dédicace et elles avaient prévu de rentrer ensemble avec également Dany et de s’attendre vers 17h.

  • Pour Dany, après ta dernière dédicace, il faut aller voir si Dany a fini le Salon et nous attend à la sortie. On avait prévu de s’attendre. Dit Geneviève.

  • Oui. Répondit Julie.

16h20

Julie fit la queue pour aller voir Bernard Werber, il y avait beaucoup de monde pour lui, beaucoup de personnes qui sont venues pour lui. 10Min plus tard, Bernard Werber qui était temps attendu arriva enfin, il prit le temps de saluer tous ses lecteurs et lectrices en faisant le tour de la queue pour voir jusqu’où ça allait et ensuite il prit enfin place à son siège. Julie prit son mal en patience, mais elle était également excitée même si elle devait attendre et qu’il y avait 6 personnes avant elle. Après avoir patienté, ce fut enfin son tour, elle vit Bernard Werber celui dont elle avait adoré son livre enfin en face d’elle, le crâne dégarni portant des lunettes mais toujours avec un sourire aimable, elle lui parla un peu même si elle était intimidée et lui donna une lettre. Après cette rencontre, elle avait les yeux émerveillées d’avoir pu rencontrer tous ses auteur-es favoris.

 

17h10

Elles avaient toutes fini leurs emplettes, fini leurs dédicaces, il était temps de savoir si Dany avait fini et les attendait à la sortie.

  • Je suggère comme nous sommes 5, que 2 d’entres nous se postent à la sortie dehors, 2 autres se placent devant la porte de sortie et moi je me posterai en avant si jamais Dany n’est pas encore sortie, on risque de ne pas la rater avec ce plan. Dit Geneviève.

  • Oui excellent ! Répondit Eppy Fanny. Je me propose pour me mettre dehors à la sortie qui vient avec moi ?

  • Moi ! Répondit Aline. Ophélie et Julie, vous pouvez vous poster à gauche et droite du devant de la sortie, nous on se mettra à gauche et droite dehors à la sortie et Geneviève tu te posteras en avant, on risque de ne pas la rater comme ça !

  • Ok ! Répondit en choeur Ophélie et Julie.

  • Très bien tout le monde est prêt ? Demanda Geveniève.

  • Oui !

Mais pendant ce temps, où était Dany ? Dany était perdue, encerclée par la foule mais elle n’avait pas dit son dernier mot, elle s’accroupit à 4 pattes et les gens s’écartèrent la laissant passer puis se releva et tenta d’esquiver les gens comme s’ils étaient des obstacles comme dans un jeu. Puis, elle se retourna car elle sentit une présence qui lui fit froid dans le dos, une ombre qui la suivait. Elle avait l’impression de se croire dans le livre « Juste une ombre » de Karine Giebel, mais elle n’avait pas envie de vivre ce que le personnage avait vécu, elle vit une ombre à capuche avec un sourire sadique. Elle se demanda quoi faire, elle seule dans cette foule, perdue sans ses amies pour l’aider, crier était une solution mais elle aurait pu être prise pour une folle ça lui mettrait encore plus un coup au moral, il était préférable pour elle de retrouver ses amies au plus vite et de sortir de là au plus vite, se disait-elle. Elle marchait plus vite, en essayant d’esquiver les gens et en essayant de regarder derrière elle pour voir s’il la suivait toujours, elle s’était crue être dans un thriller, oui elle avait peur mais elle ne voulait également pas se laisser faire et être seulement une victime, autant jouer à son jeu, pour voir si elle gagnerait et lui échapperait, elle en avait l’espoir. Puis, arrivé bientôt vers la sortie, elle se mit à courir avec moins de monde tout en regardant derrière elle puis elle se heurta à quelqu’un, elle avait peur que ça soit lui, elle tremblait et elle était effrayée et elle vit que ce n’était que son amie Geneviève.

  • Ça va Dany ? Est-ce que tout va bien ? T’as l’air effrayé ?

Ophélie, Julie, Aline et Eppy Fanny rejoignirent Dany et Geneviève.

  • Dany ça va ? On est là ! Dit Eppy Fanny.

  • Ça va mieux ! Je vous ai perdu, je n’arrivais plus à vous retrouver puis j’ai senti que quelqu’un me suivait et j’ai courru jusque là !

  • Ah ma pauvre ! Tu devais être très effrayée ! On est désolées de ne pas avoir réussi à te retrouver, on t’a cherché également mais comme le salon est tellement grand, on ne t’a pas retrouvé, on t’a manqué sans doute et on s’est dit que tu nous attendrais à la sortie du coup on est venues t’attendre là ! Dit Geneviève.

  • Vous avez bien fait ! Merci de m’avoir attendu ! Merci de ne m’avoir pas abandonné, de n’être pas parties !

  • Mais on ne t’aurait jamais abandonné voyons ! Rassure-toi ! Répondit Eppy Fanny. On t’aime !

  • Le principal c’est que tu n’aies rien et qu’on a réussi à te retrouver ! Dit Aline.

  • Oui ! Répondit Dany.

  • Et il est où cette homme qui te suivait ? Je lui mettrai une bonne raclée pour t’avoir fait peur ! Dit Geneviève.

  • Ce n’est pas nécessaire ! J’ai regardé autour et je ne l’ai plus vu ! Il est sans doute parti quand je vous ai retrouvé ! Je pouvais appeler à l’aide mais j’avais peur qu’on me prenne pour une folle, j’avais juste envie de vous retrouver ! Je suis rassurée maintenant que je vous ai retrouvé !

  • Tant mieux alors ! Je suis désolée Dany j’avais pas fait attention à ce que tu m’avais dit !

  • Ce n’est rien Julie ! Rentrons.

Les filles rentrèrent finalement toutes ensembles avec Dany qui a été retrouvée. Ce fut une expérience mouvementée pour Dany qui eut une belle peur mais tout finit bien.

« C’est ce que tu crois, mais j’étais là et je suis toujours là, je te suivrai jusqu’à ma mort, belle demoiselle ».

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 8


3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 8

Discussion de flingueuses aux aurores (après les politesses d’usage) :

 

Flingueuse 1 : Les filles je pense que c’est grave. 

Flingueuse 2/3/4/5 simultanément : Quoi ? Que se passe-t-il ? De quoi tu parles ? 

Flingueuse 1 : Comme on est sans nouvelle de Danièle, j’ai contacté les collègues bordelais. 

 Porte flingue : Et ? Tu  nous intrigues là. 

Flingueuse 1 : Je me suis fais rappeler à l’ordre par la hiérarchie. On m’a demandé de laissé tomber.

Flingueuse 2/3/4/5 et porte flingue : Quoi ? Pourquoi ? C’est quoi ce délire ? Tu rigoles ? Ça cache un truc. 

Flingueuse 1 : Moi aussi je me suis posée des questions les filles. Et oui c’est bizarre mais je ne peux rien faire sans me faire taper sur les doigts. 

Flingueuse 2 : On fait quoi alors ? 

Flingueuse 4 : Elle n’avait rien dit à personne en MP sur le fait qu’elle voulait être un peu tranquille ou je ne sais quoi ?

Flingueuse 1/2/3//porte flingue : Non 

Flingueuse 5 : A moi moins qu’à vous je viens d’arriver dans la team.

Porte flingue : Bon les filles faut que l’on fasse quelque chose. On en peut pas laisser notre Danièle. 

Flingueuse 3 : Tu proposes quoi ? 

Flingueuse 2 : On peut aller chez elle ? Oui je sais Bordeaux c’est pas la porte à côté. 

Flingueuse 1 : Moi je suis ok pour qu’on se rende sur place. Je suis en vacances dès demain soir. 

Flingueuse 3 : Moi aussi vacances pour les minis flingues. Je peux faire ma mère  indigne et les laisser sous la surveillance de leur père. 

Flingueuse 5 : Impossible pour moi les filles, je suis désolée.

Porte flingue : Ce n’est pas grave. Qui d’autre ?

Flingueuse 4 : Impossible pour moi aussi, trop de boulot. une absence serait mal venue et mal vue.

Flingueuse 2 : C’est ok pour moi. On fait comment, quand, où …? Porte flingue tu as l’adresse de Danièle ? 

Porte flingue : Oui je l’ai. 

Flingueuse 2 : Qui s’occupe de voir où on dort ? 

Flingueuse 1 : Je m’en occupe et je réserve. Pour quand les filles ? 

Porte flingue : On se laisse demain pour s’organiser et on se retrouve à la gare de Bordeaux Saint Jean. Tout le monde regarde ses trains et on se retrouve après demain pour 14 h à la gare Saint Jean. Ça laisse à tout le monde le temps d’arriver. 

Flingueuse 1/2/3 : ok

Flingueuse 4/5 : Vous nous tiendrez au courant les filles. 

Porte flingue : Bien sur les filles. 

La discussion c’est poursuivis tout au long de la journée sur comment procéder une fois sur place, qu’est ce qu’elles allaient trouver, pourquoi Danièle avait-elle prit le large sans rien dire etc.

Les retrouvailles dans le hall de la gare Saint Jean n’étaient pas  des plus joyeuses même si les flingueuses aimaient se retrouver assez souvent. Elles ont pris leurs chambres dans l’hôtel en face de la gare et se sont retrouvés chez la porte flingue.

Il a été décidé de ne pas bouger aujourd’hui. Chacune devait essayer d’entrer en contact avec Danièle à titre privé  espérant que l’une ou l’autre aurait une réponse.

En fin de journée rien. Le silence total.

Le lendemain place à l’action et direction le lieu de résidence de la disparue. Dans le tram elles essayaient de donner le change en se souriant mais c’était des mines inquiètes qui s’observaient. Arrivées devant la maison de Danièle, elles retiennent leur respiration.

Porte flingue : allez les filles, on y va. 

Elles se dirigent comme un seul homme (plutôt comme une seule flingueuse !) vers l’entrée. Coup de sonnette. Attente. La porte flingue va pour sonner à nouveau lorsque la porte s’ouvre sur une femme d’une quarantaine d’années.

– oui ?

Flingueuse 1 : bonjour Madame. Nous nous excusons de vous déranger mais nous voudrions parler à Danièle. 

La dame est déconfite :

– oh mais vous arrivez trop tard.

Porte flingue : Comment ça trop tard ? Elle est où Danièle ? 

La dame : Vous devriez entrer. Elle m’avait parlé de vous. Vous êtes les flingueuses c’est ça ?

Les filles entrent se demandant la signification de tout cela.

La dame : Asseyez vous. Vous voulez boire quelque chose ?

Porte flingue : On voudrait surtout avoir des nouvelles de Danièle. 

La dame : Je comprends. Attendez un instant.

La dame quitte la pièce. Les flingueuses et la Porte flingue se chuchotent des interrogations. La dame revient avec un plateau de verres et de boissons. Elle a un dossier sous le bras.

La dame : Je suppose que tout ceci va vous paraître pour le moins étrange.

Flingueuse 3 : On décidera si c’est étrange ou non une fois que vous nous aurez parlé. On vous écoute. 

La dame : Danièle n’est pas la personne que vous croyez. C’était un agent infiltré. Sa dernière mission a échoué.

Stupeur. Le silence s’étire, pesant.

Flingueuse 1 : Echoué ? Quelle mission ? 

Flingueuse 2 : Ca veut dire quoi échoué ? 

Porte flingue : Qu’est ce que vous essayer de nous dire ? 

La dame : Je pensais bien vous voir débarquer un jour et aussi que vous auriez du mal à me croire. Alors je vais vous laisser lire une partie du dossier.

La dame glisse le dossier vers la porte flingue. Toutes se regardent. Flingueuse 1 prend le dossier et l’ouvre. En première page une fiche avec une photo de Danièle, des empreintes digitales etc.

La dame : Je dois vous avertir que les pages suivantes ne sont pas faciles à regarder.

Les coeurs battent plus vite, les regards se font inquiets.

Porte flingue : Allez Flingueuse 1 vas y , on doit savoir. 

Les pages se tournent sur un rapport de police où il est question d’un règlement de compte qui a mal tourné. Des passages entiers sont noircis, illisibles. Les têtes se tournent vers la dame qui ne dit mot. Elle leurs fait signe de poursuivre.

Et là c’est la descente aux enfers.. des photos, du sang, la morgue. Les yeux se noient, les lèvres tremblent. Danièle est là sous leurs regards sur une table de dissection. Le rapport du légiste est cruel pour les flingueuses. D’un geste rageur Flingueuse 1 ferme le dossier, la voix tremblante :

– Qu’est ce que ça veut dire ? Pourquoi vous avez ce dossier ? Qui êtes vous et qui êtes vous pour Danièle ? Vous occupez sa maison. 

Toutes attendent suspendues à une explication.

La dame : je suis sa soeur. J’ai ce dossier parce que j’appartiens à la PJ de Bordeaux. Elle m’a légué sa maison. Je suis là pour quelques semaines. Vous avez eu de la chance de me trouver.

Porte flingue (avec colère ) : De la chance ? On ne comprend rien à votre histoire ? Danièle c’est une gentille dame qui lit des livres, qui s’occupe de sa mère, de son mari. Qui est notre amie… (sa voix se perd dans un début de sanglot)

La dame : Je comprends votre émotion. Tout ceci n’était qu’une couverture. Elle est tombée sur votre blog et votre petit groupe par hasard. Elle me disait que ça lui faisait du bien d’être avec vous, vous toutes. Que ça la faisait supporter la noirceur de son enquête.

Flingueuse 2 : Quelle enquête ? 

La dame : je ne peux rien vous dire de plus sur le sujet. Secret défense. Ne doutait pas qu’elle vous aimez toute individuellement et ensemble. Elle vous aimait sincèrement.

Le silence s’est éternisé.

Porte flingue : on veut savoir où elle repose. 

La dame : Ses cendres ont été dispersés sur la Garonne. Je suis désolée.

Le coeur en miette les flingueuses et leur porte flingue sont rentrées à l’hôtel. Comment annoncé ça à Flingueuse 4 et 5 ? En tout cas pas par Messenger.

La soirée n’a été que pleure, consternation, interrogation, désolation.

Elles décident de rentrer dés le lendemain. Elles n’ont pas le coeur à manger mais se retrouve tout de même dans la salle à manger de l’hôtel. Les regards sont vides, perdus, les mots sont inutiles, futiles. La douleur est dévorante.

Flingueuse 2 : Quelqu’un savait qu’elle avait une soeur ? 

Les têtes hochent de droite à gauche.

Flingueuse 2 : Comment on peut s’inventer un mari, une mère malade et pas parlé de sa soeur ? 

Flingueuse 1 : Surement pour sa couverture et sa soeur si elle n’en a pas parlé c’est pour la protéger. 

Porte flingue : Il nous est arrivé de discuter en mp de truc perso. jamais elle n’a parlé d’une soeur. 

Flingueuse 1 : Oui mais c’est pour…

Flingueuse 3 : Je suis d’accord sur le fait que c’est étrange qu’elle n’ait jamais parlé de sa soeur. Elle nous l’a dit elle même que Danièle nous faisait confiance. 

Flingueuse 1 : Non elle a dit qu’elle nous aimé c’est pas pareil. 

Flingueuse 3 : Quand tu aimes les gens tu leur fais confiance. 

Flingueuse 2 : Les filles on va pas se disputer. 

Flingueuse 3 : Moi j’avais l’impression qu’elle ne s’adressait qu’à vous la soeurette, qu’elle ne me voyait pas.

Flingueuse 2 : Qu’est ce que tu dis ?

Flingueuse 3 : Que j’avais l’impression qu’elle ..

Flingueuse 2 : oui j’ai compris mais ça vous rappelle pas un truc ? 

Porte flingue : De quoi tu parles ? 

Flingueuse 2 : Vous vous souvenez quand on a dû écrire un texte sur la disparition sur la photo de Danièle pour le blog ? 

 

Toutes : oui

Flingueuse 1 : je lui avais posé des questions d’ordre physique : poids taille etc. j’ai même demandé des signes particuliers. 

Toutes : Et ? 

Flingueuse 2: Personne ne se souvient de ce qu’elle m’a répondu sur sa vue ? 

Flingueuse 3 : Oh… 

Toutes : Quoi ? 

Et flingueuse 2 de leur rappeler cette particularité. Ce qui pouvait changer toute la donne. Finalement le retour allait attendre et une petite visite à la soeur en question s’imposait. Elles savaient pas trop comment si prendre. Elles improviseraient, au feeling.

En arrivant chez Danièle, elles remarquent sa soeur en train d’entretenir un rosier.

Porte flingue (d’une voix forte et presque impérative) : Danièle ? 

La dame se retourne et reste sans voix.

Porte flingue : ça paraît dingue ton histoire Danièle. c’est digne d’un bon polar. Tu vas nous expliquer. On ne va pas bouger d’ici avant une bonne explication. 

Toutes se retrouvent au salon.

Danièle : je reviens .

Elle quitte la pièce pour revenir avec une boîte rectangulaire qu’elle ouvre devant ses amies. Quelle stupéfaction de voir ce « masque » de Danièle, la leur. C’est incroyablement bien fait.

Danièle : je ne suis effectivement pas la vieille dame que vous connaissez. Du moins physiquement. J’appartiens à une unité spéciale dont je ne peux rien vous révéler. Vous devez me faire confiance sur ce plan là. J’étais en mission d’infiltration. Cette mission a pris fin sur un total succès. je vous l’ai dit : secret défense. Quand ça été fini j’ai du disparaître, la Danièle que vous connaissiez devait disparaître. Elle était mon identité de couverture. Je ne pouvais rien vous dire alors j’ai juste « disparue » de votre paysage. Vous connaissant je pensais bien que vous n’alliez pas rester les bras croisés. j’ai demandé à ma hiérarchie de monter ce dossier que je vous ai montré, pour vous convaincre. Apparemment ça n’a pas fonctionné !

Flingueuse 1 : c’est incroyable même moi j’ai rien vu. 

Porte flingue : c’est quoi ton vrai prénom ? 

Danièle : je n’ai pas menti, je m’appelle bien Danièle. Sauf que je suis célibataire, que ma mère se porte comme un charme et que je suis plus jeune que vous le ne croyez.

Flingueuse 2 : Tu peux pas nous dire juste un tout petit mot sur ta mission secrète ?

Danièle (souriant) : Non rien.

Elles se sont toutes regardés, se sont  tombées dans les bras avec des larmes de joies, des rires, des accolades. Danièle 1 a quitté la team, elle a eut un chouette article expliquant que c’était trop pour elle maintenant le blog et tout ça, qu’elle tirait sa révérence de flingueuse mais qu’elle gardait un oeil sur le blog en tant que lectrice. Danièle 2 a fait sont entrée dans la team et a passé un petit moment en tant que stagiaire flingueuse. Douce vengeance !

Que l’aventure continue….

Miss Aline. 

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