BLOCK 46 – Johana Gustawsson


Johana Gustawsson sera avec nous à Saint Maur en poche le week-end prochain.

 

Johana Gustawsson est une auteure française de romans policiers, née en 1978 à Marseille. Johana Gustawsson a écrit une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle a collaboré à son second thriller On se retrouvera. Elle publie son premier roman policier avec l’éditrice Lilas Seewald en 2015, Block 46. En Mars 2017 parait Mör toujours chez Bragelonne . Elle est diplômée de Sciences Politiques.  Elle a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi « Suédoise en herbe » comme elle aime à le dire.
Le livre : Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson. Paru le 21 octobre 2016 chez Milady dans la collection Milady Thriller.  7€90 ; (461 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couv
Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Extrait :
Les trois lampes torches zèbrent la fosse.
Un rectangle parfait. Un mètre trente de long, cinquante centimètres de large. Du sur-mesure.
Il ramasse la pelle, la charge de terre et en arrose le trou. Une seule pelletée et les jambes sont déjà recouvertes ; on ne voit plus que les orteils. Des orteils doux comme des galets, froids comme des glaçons, qu’il aimerait toucher du bout des doigts.
Doux et froids.
Il jette un nouveau tas de terre humide sur le ventre. Elle se loge à l’orée de la cage thoracique, dans le nombril ; le surplus glisse sur les côtés. Quelques coups de pelle supplémentaires et il aura terminé.
Rapide, dis donc, cette histoire.
Soudain, il lâche la pelle et plaque ses gants boueux contre ses oreilles.
— Tu vas la fermer, oui ?
Il a craché ces mots, les mâchoires scellées par la colère.
— Non, non, non, non ! Arrête de crier. Arrête !
Il s’agenouille à côté de la fosse et colle sa main sur les lèvres blêmes.
— Chut. Chuuuut, j’ai dit…
Il caresse du nez la petite joue glaciale.
— Oui… oui… d’accord… je te la chante, ta chanson. Je vais te chanter Imse Vimse, mais tu te tais. Compris ?
Il se remet debout et secoue son pantalon.
— L’araignée Gypsie monte à la gouttière…
Il attrape la pelle et balance un tas de terre sur le torse. Elle pénètre dans l’entaille béante qui court du menton à la fourchette sternale.
— Tiens, voilà la pluie, Gypsie tombe par terre…
Une pelletée sur le visage. La terre s’étale sur le front, recouvre les cheveux et coule dans les cavités oculaires.

 

Le Résumé et le petit avis de Kris

BLOCK 46 – Johana Gustawsson

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.
Réussir la prouesse de mener une enquête se tenant en 2014 et la relier à l’époque bien noire de notre histoire, celle de la 2ème guerre mondiale et ses camps de concentration , Johana l’a fait et bien fait.
Mêlant atrocités de maintenant et d’autrefois avec brio, cette enquête menée par deux protagonistes féminines, l’une profileuse et l’autre auteure spécialisée dans les tueurs en série vous prend dans ses filets et vous offrent quelques surprises de choix.
Gageons que le second opus « MÖR » sera tout aussi captivant.

 

Et pour compléter le petit avis de Kris, vous pouvez aussi retrouver ICI ma petite chronique de Block 46

Et Là, celle de MÖR

Nuit de Bernard Minier


Le livre : Nuit de Bernard Minier. Paru le 23 février 2017 chez XO.  21€90 ; (524 p.) ; 24 x 16 cm

4ème de couv

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : GUSTAV Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis. UN FACE-À-FACE ANGOISSANT

L’auteur : Bernard Minier est né à Béziers en 1960 et a grandi dans le Sud-Ouest au pieds des Pyrénées.  Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Il fera carrière dans le service des douanes donc avant de faire le grand saut vers l’éditions.

Glacé (2011), son premier roman, a reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac. Il a été adapté  en série télévisée par Gaumont Télévision et M6 en 2016.
Après Le Cercle (2012) , N’éteins pas la lumière (2014),  Une putain d’histoire (2015), a également reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac.
Ses livres, traduits en 19 langues, sont tous publiés aux Éditions XO et repris chez Pocket.

 

Le petit avis de Kris

 Nuit – Bernard Minier

Alors que Kirsten Niggard enquête sur le meurtre d’une technicienne d’une base off-shore, elle trouve des photographies de Martin Servaz. Ce dernier est épié. Cette enquête les mène vers Julian Hirtmann, l’insaisissable tueur.

 J’ai enfin retrouvé Bernard Minier !! Je l’avais un peu perdu avec ses deux précédents même si son écriture reste unique et si éloquente.

  Ce 5ème opus où nous retrouvons Martin Servaz et sa relation si particulière au tueur Julian HIRTMANN m’a captivé du début à la fin et ce malgré ma grosse déception après l’adaptation télévisuelle de « GLACÉ « 

On retrouve un Martin Servaz toujours aussi fragile et en même temps d’une droiture et d’une volonté toutes entières.

L’auteur mêle savamment l’intrigue aux sentiments mais n’oublie pas de tacler un tantinet notre société en mal de repères, ce qui donne beaucoup d’humanité à ce thriller.

Extrait
« Toulouse était une ville qui sécrétait de la délinquance comme une glande libère une hormone. Si l’université était le cerveau, l’hôtel de ville le coeur et les avenues des artères, la police, elle, était le foie, les poumons, les reins … Comme eux, elle assurait l’équilibre de l’organisme par filtration des éléments impurs, élimination éventuelle des substances toxiques, stockage provisoire de certaines impuretés. Les déchets irrécupérables finissaient en taule ou ressortaient dans la rue – autrement dit, dans les intestins de la ville. Bien entendu, comme tout organe, il lui arrivait de dysfonctionner »

Après Glacé, récemment adapté en série pour M6, Le Cercle et N’éteins pas la lumière, Bernard Minier, auteur incontournable du thriller français, signe le grand retour du commandant Servaz.

 

 

Verdict d’Olivier Norek


Un auteur à Saint Maur en Poche 2017, Olivier Norek.

Pour l’occasion deux de nos chroniqueuse vous parle de sa dernière publication

VERDICT : une nouvelle (32 pages) inédite d’Olivier Norek

 Paru le 29 mars 2017  chez Michel Lafon en exclusivité pour le festival Quais du polar

 

 La chronique d’Eppy Fanny

Une Société : « Limitless Productions

Un projet : « Verdict ».

Un objectif : Etre toujours en avance sur les autres boîtes de prod, quitte à anticiper sur une loi pas encore en vigueur.

Un panel de 50 testeurs qui visionnent ce 1er épisode, sous l’œil attentif du censeur du CSA et sous l’œil inquiet de Moon qui se demande si le visionnage va faire entrer le panel en zone « répulsion » et du coup entraîner l’interdiction de diffusion de son bébé…

Un récit qui joue sur les pires instincts de la nature humaine. Humains qui pour des spectacles toujours plus excitants ne respectent plus la vie et banalisent la mort.

Un récit où la seule personne qui a encore une conscience se sacrifiera pour réveiller celle des autres. Mais en est-il encore temps ?

Une nouvelle percutante, où l’on retrouve la qualité de plume d’Olivier, et qui, suite au sujet abordé, m’a rappelé « L’œil de Caine » de Patrick Bauwen.

C’est un compliment.

 

Le petit avis de Kris

 

Aux Quais du Polar, cette année, Olivier NOREK nous a gâtés en nous offrant une nouvelle inédite, VERDICT.

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Je viens de la dévorer allègrement, le style Norek étant un vrai bonheur ! Une image de notre société, toujours dans le réalisme, ici dans la régression tout en pensant innover ! Il y est question de la télé réalité, qui, dans la course à l’audience et au fric me fait penser un peu à ce que nous voyons autour de nous, profiter de tout à fond sans en mesurer les conséquences jusqu’au jour où … ça vous pète à la figure !
Encore beaucoup de lucidité dans ces écrits, sans jamais juger !

 

Sharko de Franck Thilliez


18922031_1473027559423221_6246232060444953359_nLe livre : Sharko de Franck Tilliez. Paru le 11 mai 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 21€90 ; (576 p.) ; 22 x 14 cm

 

4eme de couv

 » Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux.  »

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

 

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Biographie de l’auteur : Franck Thilliez est l’auteur d’une quinzaine de romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia et REVER. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko.
Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste.
Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« A la vue de ces actes, Lucie avait la sensation que le Sharko blanc – l’homme qu’elle aimait – avait de plus en plus de mal à se dissocier du Sharko noir, cette espèce de Minotaure sanguinaire qui cherchait la sortie du labyrinthe et qui, le temps d’heures sombres à la cave, l’avait trouvée. »

 

 

Collectif Kris

Le petit Avis de Kris

Lucie Hennebelle reprend une affaire que son oncle Anatole, policier retraité, n’a pu achever avant son suicide. Sur la trace de Julien Ramirez, soupçonné d’avoir enlevé une adolescente, elle commet l’irréparable. Franck Sharko et Lucie, prêts à camoufler ce crime qui pourrait coûter sa carrière et sa liberté à Lucie, s’attaquent à un trafic terrifiant.

Franck Thilliez a un don, ça on le savait …. pour l’écriture mais aussi et surtout pour se renouveler ! Chaque nouvel opus est différent (même si ses personnages sont récurrents) et chaque fois toujours mieux.
Cette fois il nous prend dans un tourbillon qui s’étale sur 568 pages et
Pas un seul temps mort, toujours au taquet et de plus, ses romans nous éclairent sur des sujets cruciaux tels les dons du Sang.
Bref de la lecture qui distrait mais qui instruit en même temps.
What else. .. .

Béziers, 1209  de Jean d’Aillon


Le livre :   Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour Béziers, 1209  de Jean d’Aillon. Paru le 21 septembre 2016 chez Flammarion.  22€ ; (523 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv :

  1. Guilhem d’Ussel a laissé son fief de Lamaguère sous tutelle et, devenu prévôt de l’Hôtel de Philippe Auguste, vit à Paris. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d’une prostituée égorgée dans l’église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem interroge, enquête.

Entre fidèles amitiés et trahisons, pièges et coups du sort, il traversera la France pour élucider un mystère plus obscur qu’il n’y paraît.

Qui tente de l’éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père, Innocent III, exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ?

Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère ? Peut-il encore sauver ceux qu’il aime ?

L’auteur :  Né en 1948, docteur d’État en sciences économiques, Grand Prix littéraire de Provence, Jean d’Aillon vit à Aix-en-Provence et écrit des romans policiers sur fond d’histoire de France. Il est l’auteur de séries à succès telles que La guerre des trois Henri, Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour et Les enquêtes de Louis Fronsac. Jean d’Aillon est l’une des figures françaises du roman historique haletant et de qualité. Ses différentes séries, dont celle de Guilhem d’Ussel, ont de nombreux adeptes en grand format comme en poche (J’ai lu notamment).

 

La Chronique d’Eppy Fanny

 

BEZIERS 1209 – Les aventures de Guilhem D’Ussel Chevalier Troubadour De Jean D’Aillon – Editions Flammarion 2016

Aillon Jean nous offre un nouveau volet des aventures de Guilhem, débutées à Marseille en 1187, lorsque ce dernier s’appelait encore Antoine.

Nous sommes en 1208. Guilhem a laissé son fief de Lamaguère. Il vit désormais à Paris où il est devenu le prévôt de l’hôtel du Roi, Philippe Auguste.

Nous retrouvons un chevalier troubadour, triste et désabusé, ne se remettant pas de la perte de Sanceline et de leur fille.

Heureusement les fidèles de Guilhem sont toujours à ses côtés dans cette nouvelle aventure et c’est avec plaisir que nous retrouvons :

Alaric, Grégorio, Peyre, Jehan Le Flamand, Roudeille, Robert De Locksley, Anna Maria et son frère Bartoloméo.

Les ennemis de toujours sont eux aussi au rendez-vous : Simon De Montfort, son cousin le Légat Guy, le Chevalier Bouchard de Beaumont, le Roi des Ribauds Crassebec, et le Chanoine Gautier De Poissy entraîné dans cette conspiration.

Ses ennemis n’ont pas oublié Guilhem. Les rancunes sont tenaces. La cupidité aussi.

Ils doivent abattre notre héros pour mener à bien leurs néfastes objectifs et pousser le Roi Philippe Auguste à accepter la Croisade contre les hérétiques Albigeois.

Le crime d’une prostituée va conduire Guilhem, dans son rôle de Prévôt, de Paris à Gerberoy et tout droit dans le piège tendu. Le voilà prisonnier avec Peyre et Grégorio.

Lorsque les siens le récupèrent enfin contre rançon, au terme de plusieurs mois de captivité, Guilhem est aux portes de la mort.

Une femme médecin juive lui rendra ses forces.

Médard l’entraînera efficacement en vue de sa vengeance.

Sa confiance dans le Roi est émoussée. Ce dernier est-il impliqué ?

Son fils également, lui si proche des Amauriciens* qui complotent dans l’ombre ?

Remis sur pieds, avec ses fidèles à ses côtés, il reprend la route en direction de son fief, sur les traces de Beaumont et de sa troupe d’effrayants routiers. Les voilà à Brives, Roquadet où l’enfer des hommes a déferlé, puis à Casseneuil.

Casseneuil assiégé, d’où Guilhem et les siens s’échapperont de justesse.

Ils arriveront enfin à Lamaguère, et ne pourront que constater la terrible désolation.

La vengeance enfle en Guilhem et l’entraîne jusqu’aux portes de Béziers, ville imprenable s’il en est avec ses massives fortifications.

Là, comme à Casseneuil, Chrétiens et Cathares cohabitent paisiblement.

Les habitants ne peuvent imaginer l’enfer qui va déferler sur eux.

La prise de Béziers reste un mystère. 20 000 à 60 000 personnes (suivant les sources) de tous sexes, tous âges et toutes religions furent passées au fil de l’épée.

Cette période sombre de notre histoire et le Règne de Philippe Auguste sont parfaitement relatés par Aillon Jean.

La fin de ce roman nous promet de nouvelles aventures pour Guilhem que nous retrouverons avec plaisir.

*Amauriciens :
La doctrine des Amauriciens assurait Philippe Auguste de devenir le Roi du Monde. Le Roi en tira avantage plusieurs années. Mais leur influence sur le Prince Louis, la découverte de certaines pratiques quant à l’amour charnel et l’adoration de Satan, incitèrent Frère Guérin, le Chancelier du Roi à sévir.

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti


Le livre : Tu n’auras pas peur de Michel Moatti. Paru le 16 février 2017 chez HC éditeur. 19€ ; (473 p.) ; 23 x 15 cm

L’image contient peut-être : texte

4 ème de couv
Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté. Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres « natures mortes » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille « à l’ancienne », se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

Michel-Moatti_6789L’auteur : Docteur en sociologie, professeur à l’université de Montpellier III et ancien journaliste, Michel Moatti signe ici son quatrième roman. Il s’est fait connaître avec Retour à Whitechapel, publié en 2013 chez HC Éditions, et a été finaliste du prix du Polar de Cognac et du prix Historia. Après Blackout Baby en 2014, également finaliste du prix du Polar de Cognac, et Alice change d’adresse, un roman noir publié en 2016, il revient à l’investigation avec ce thriller contemporain. Tous ses titres sont publiés dans la collection « Grands Détectives » de 10-18.

 

Le petit avis de Kris

Tu n’auras pas peur – Michel Moatti

Un cadavre à moitié congelé et attaché à un fauteuil d’avion remonte à la surface d’un étang londonien. Puis le corps d’une jeune femme dont le visage a été découpé au cutter et emporté est retrouvé dans une chambre d’hôtel de Bournemouth. Lynn Dunsday, une jeune web reporter fragile et dépressive, et Trevor Sugen, un journaliste à l’ancienne, se lancent sur la piste du meurtrier.

Dans ce quatrième thriller au rythme effréné, Michel Moatti, docteur en sociologie des médias, plonge le lecteur dans son domaine d’expertise : la violence dans les médias et sur le Net, la vitesse de l’information et les nouvelles responsabilités des journalistes.

L’auteur décortique comment la transmission des informations par le WEB permet à des êtres malfaisants de se mettre en scène et décrit bien la pression entre journalistes, il place surtout en exergue leur travail de recherche et ici leur mise en danger.
Toutefois, la coopération entre journalistes et police s’avèrera payante.

De plus… J’aurais tendance à dire que le personnage central de ce roman est Londres !
Et, le clin d’œil à la fin de vie assistée démontre que «en parler est une chose » mais la mise en application en est toute autre.


Une écriture très pointue et très pro, un peu éloignée de mes habitudes de lecture mais très enrichissante.

White coffee de Sophie Loubière


  Le livre : White coffee de Sophie Loubière. Paru le 13 octobre 2016 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir.   21€50 ; (619 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

Sur la Route 66, Lola Lombard a risqué sa vie et celle de ses enfants pour retrouver Pierre, son mari disparu. Sa confrontation avec David Owens, un tueur en série ayant fait de la route mythique une immense scène de crime, l’a fragilisée. Elle rentre en France, sans Pierre, ignorant s’il fait partie des victimes du serial killer. Mais Gaston, leur fils, est persuadé que son père est vivant. Son retour pourrait bien remettre en cause la relation nouée entre Lola et le criminologue Desmond G. Blur, dont elle a bouleversé le destin en levant le mystère sur un drame familial passé.

Chacun se languit désormais d’un côté de l’Atlantique, elle à Nancy, lui à Chautauqua Institution où manifestations étranges, disparitions d’objets et morts suspectes se multiplient. Au fil des jours, l’été bascule vers l’automne, confirmant les menaces qui pèsent sur la population d’une ville coquette, mais aussi sur Lola et son fils. Car les restes d’un corps sont bientôt retrouvés dans le désert de Mojave. Quelqu’un, habité d’un appétit de revanche, est décidé à reprendre possession de ce qui lui appartient. Le plus dangereux prédateur n’est pas forcément celui qu’on croit.

Dans la lignée de Black Coffee, brûlant de l’aura de lieux imprégnés par l’intimité fragile des êtres, White Coffee promet quelques nuits blanches.

L’auteur : Sophie Loubière est née en 1966 à Nancy. Romancière, journaliste, auteur de feuilletons radiophoniques, elle est aussi spécialiste de la musique de film et a été chroniqueuse pour France Inter, productrice à France-Inter et France-Culture et critique musicale au magazine Rolling Stone.

 

Extrait : 
Quatrième jour de cellule.
Dormir sous une lumière artificielle aveuglante, une couverture jetée à même le sol au milieu d’autres détenus.
Quatre jours, rincé de fatigue, bousculé, furieux.
Quatre jours sans possibilité de se laver, de marcher ou de passer un coup de fil, à faire ses besoins comme un singe dans sa cage, à partager ses odeurs intimes avec toute la cellule, ce dortoir peuplé de pauvres types, maigres ou gras de leur misère, coupables ou non.
Quatre jours de prison, ce lieu oublié du bon Dieu où tout acte est brisé.
Pierre était parti trop vite à la conquête de sa liberté. À l’annonce de la mort d’Owens, des ailes lui avaient poussé dans le dos. Il s’était jeté tout seul dans les bras d’un flic. Plus crétin, tu meurs. Trop tard pour rebrousser chemin.
Tu croyais quoi, Cendrillon ? Qu’on allait te faire grimper dans une limousine ? Tu te prends pour Dean Martin ?
Toutes les deux heures, un officier le réveillait, criant son nom avec l’ordre de se lever et de plier sa couverture.

La chronique d’Isabelle

Black coffee, white night, white coffee, black night

White coffee

De Sophie Loubière

Une amie m’a fait récemment un cadeau magnifique. J’étais de passage à Bordeaux. Elle m’a entraînée à la librairie Mollat et m’a dit : choisis un livre, je te l’offre. J’en ai pris 1 puis 3 puis 20… et j’ai dû en reposer 19. C’était le jeu. Et j’ai gardé Black Coffee, de Sophie Loubière.

Pourquoi celui-là ? Je n’ai pas la nostalgie de la route 66 et les romans road-trip me lassent assez vite. Mais cela m’intriguait de voir une romancière française se frotter à un grand mythe américain. Je n’ai pas regretté mon choix. Black Coffee explore une Amérique qui ne figure pas sur les cartes. Poussiéreuse, faussement alanguie comme un crotale au soleil, imprévisible et dangereuse, elle brise des vies, avale des destins et les recrache dans la lumière bleutée des gyrophares du shérif. Mais un voyage ne s’arrête pas aux paysages. Il s’incarne dans les personnages. Ceux que l’auteur a patiemment ciselés, une famille française et un criminologue américain, sont réels jusque dans leur moindre réplique. On ne les suit pas, on les accompagne, en toute intimité.

C’est bien beau tout ça mais elle ne devait pas parler de White Coffee, cette chronique?

Justement, une fois le roman achevé, les valises rangées au-dessus de la penderie, un vide s’installe, la nostalgie vous étreint. Il n’y a plus qu’à soigner le mal par le mal en reprenant un shoot de caféine avec une touche de crème. White Coffee, donc. La famille française a repris tant bien que mal le cours de sa vie à Nancy. Le criminologue est confronté à des mystères en pagaille à Chautauqua Institution, dans l’Etat de New York ; et la route 66 continue de rendre ses morts.

Ces trois histoires qui s’entrecroisent ont chacune leur propre musique. Au début, on peine un peu à sauter de l’une à l’autre, à gérer ces sorties de route! Mais au fil des pages la tension monte et on se laisse entraîner le long de ces trajectoires, fausses parallèles qui finissent par converger. Ou pas. Mais ça, c’est une autre histoire…

Avertissement aux lecteurs

Le texte suivant reprend l’intrigue de Black Coffee et en dévoile certains aspects.

1966, Narcissa, Oklahoma. Un dimanche d’été, un inconnu pris de folie meurtrière pénètre dans une maison isolée. Desmond G. Blur, huit ans, assiste impuissant à la mort de sa petite sœur. Sa tante est égorgée. Sa mère laissée pour morte. Lui-même est gravement blessé d’un coup de couteau sous le cœur. Il ne doit la vie qu’à son chien, lequel met en fuite l’agresseur. De ce cauchemar, Desmond porte le fardeau et n’aura de cesse de chercher celui qui a dévasté sa famille, épluchant les faits divers, nouant des rapports privilégiés avec la police. Un autre homme, absent ce jour-là, Benjamin Blur, son père, le hante par son silence et la distance qu’il met entre eux depuis le drame. Au fil des années, Desmond parvient cependant à se reconstruire, puisant dans la vocation de journaliste un peu de cet entêtement d’enfant, explorant les coulisses du crime. Chroniqueur au Chicago Sun-Times, il reçoit le prix Pulitzer pour sa contribution au témoignage de l’évolution de la violence dans les banlieues de Chicago. La mort d’un ami et collègue photographe le décide à quitter la profession, engendre une remise en question. Desmond enseigne un temps la sociologie du crime, publie ses premiers ouvrages. La mort de son père en 2010 opère une nouvelle cassure : il quitte définitivement Chicago et se retire en Arizona, dans la maison que ce dernier lui a léguée, un chalet paisible et chargé de secrets.

En juillet 2011, sa rencontre avec Lola Lombard, une Française à la recherche de son mari volatilisé sur la Route 66, est déterminante. Ensemble, ils remontent le passé jusqu’à l’homme à l’origine du massacre de sa famille et révèlent l’existence d’un tueur en série ayant sévi sur la Mother Road depuis une cinquantaine d’années, lequel n’est autre que David Owens, le demi-frère de Benjamin Blur. Un oncle que Lola aura, sans le vouloir, tiré de sa tanière et livré à son neveu. Irrémédiablement, les hasards du destin semblent relier Desmond à cette femme.

Juin chez Collectif Polar


Salut tout le monde,

ça y  est, nous y sommes, c’est le mois de juin. Et qui dit juin dit SMEP.

Et oui on l’attend toute l’année le festival international du livre de format poche de Saint- Maur.

Et je ne crois pas être la seule.

Saint Maur en poche occupera je le pense la plus grande partie de nos pages en ce mois de juin.

En juin :

Nous vous présenterons le salon, son organisation. Nous parlerons des auteurs invités. Vous trouverez des avis sur les bouquins des auteurs de polar présents à SMEP.

Bref Juin c’est Saint Maur en poche ou presque.

Je reviendrai aussi sur un bel Apéro Polar que je programme la semaine d’avant SMEP, histoire de me mettre en jambe. Non disant que je mettrai en avant 3 auteurs que j’aime beaucoup et qui n’auront pas la chance d’être à SMEP cette année ! Mais j’espère bien les y voir une prochaine fois !

Il y aura aussi un ou deux chouchous du week-end.

L’intervention de Cathie notre Expert !

Peut-être une dame du noir, mais là rien n’est moins sur.

Il y aura  une lecture faite dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de StelphiqueMon Féérique Blog 

Une mise en avant de ma librairie, si j’ai le temps je participerai avec la Griffe Noire aux sites les petits mots des libraires

Enfin il y aura des livres distribués afin de remercier les participants aux derniers concours organisés par notre blog. 10 ou 20 livres juste pour vous dire merci de me suivre dans mes délires. Juste pour le plaisir de prolonger le partage.

Il y aura un petit jeu autour de mon prochain Apéro polar. Mais là pour gagner il faudra être présent lors de la rencontre et avoir jouer sur  Collectif Polar le blog.

Il se peut aussi qu’il y ai un nouveau petit concours autours de Saint Maur en poche. Il y en aura un autour du dernier CamHug ça c’est certain. Des exemplaires de Ilya Kaline dédicacés à gagner.

Bon ben avec tout cela j’ai du travail, moi.

Il faut que je comprenne comment ça marche tout ça. Comment je peux contribuer aux petits mots des libraires, comment je vais pouvoir échanger sur ce site participatif. J’ai réussi à créer mon profil, reste à voir comment je poste mes photos et mes avis…

Il faut aussi que je prépare mes interrogatoires ! J’ai des auteurs à soumettre à la question tout de même. Et même si avec Lou, Cicé et Nils, je sais que tout va rouler, il me faut bosser un peu tout de même. J’aurai peut-être aussi d’autres entretiens à mener, allez savoir !

Bon alors, partant(e)s pour juin chez collectif polar ?

 

Sois zen et tue le de Cicéron Angledroit


Vous le savez le 17 juin prochain je reçois 3 auteurs pour un nouvel Apéro Polar.

Avec Lou Vernet et Nils Barrellon il y aura notre Cicéron Angledroit national.

Aussi pour découvrir cet auteur malicieux et facétieux rien de mieux qu’une petite chronique de lecteur.

Et c’est Eppy Fanny qui nous donne son ressenti sur “ Sois zen et tue le , la première enquête de notre détective pas comme les autres.

Le livre :  Les enquêtes de Cicéron Volume 1, Sois zen et tue-le de Cicéron Angledroit. Paru le 9 septembre 2016 aux Editions Palémon dans la collection Enquêtes en Série. 10€ ; (263 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv :

Attention, cet ouvrage comporte certaines scènes pour adultes et un vocabulaire susceptibles de choquer les âmes chastes…

Mais qu’est-ce qu’il lui prend, à la mère Costa, de me demander d’enquêter sur la mort de son mari enterré depuis dix ans ?

Si j’accepte, c’est bien parce que j’ai besoin de sous !

Et puis il y a cette histoire de truands de banlieue qui explosent à chaque coin de rue… Et ces SDF qui n’en sont pas.

Ajoutez une ou deux femmes mariées, un Yorkshire… Mélangez le tout et dégustez !

Mais c’est qui qui tue ? Pour le savoir il va falloir me suivre, moi Cicéron Angledroit, jusqu’au bout de cette histoire…

Mise en garde de l’éditeur : de nombreux cas d’addiction ont été rapportés. Cette addiction semble irréversible et définitive. Toutefois, à ce jour, aucune plainte n’a été enregistrée.

L’auteur : Cicéron Angledroit. Banlieusard pur jus, l’auteur – de son vrai nom Claude Picq – est né en 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge.
« Poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au bac, il est entré dans la vie active par la voie bancaire.
Très tôt il a eu goût pour la lecture : Céline, Dard, Mallet… Et très tôt il a ressenti le besoin d’écrire.
Sois zen et tue-le est le premier titre de sa série d’enquêtes humoristiques dont l’ambiance et les dialogues, entre San Antonio et Pieds Nickelés, raviront les amateurs du genre…
Extrait : 
Cicéron Angledroit… ça vous épate hein, ça, comme nom ? Et pourtant, ça fait 35 ans que je me le traîne. « Angledroit » ils n’y pouvaient rien, mais « Cicéron », quand même ! Je leur en ai voulu longtemps. Enfin quand je dis « leur » je devrais dire « lui », car ma mère, quand je suis né, elle parlait à peine le français. Alors ce genre de jeu de mots lui passait un peu au-dessus. Lui, mon père, ce devait être un rigolo… ou, du moins, devait-il le croire. Ma mère, il l’avait ramenée de je ne sais quel voyage en Yougoslavie. Probable qu’il l’avait achetée comme on achète un souvenir. Une femme, vous parlez si ça va bluffer les potes, et belle avec ça ! Bien sûr elle ne parlait ni ne comprenait notre belle langue de Shakespeare V.F. mais, au moins, quand elle l’ouvrait, il pouvait imaginer qu’elle le félicitait. Il a quand même attendu mes 18 mois et nos premiers balbutiements en français à ma mère et moi pour nous laisser quimper. Juste le temps de me déclarer à l’état civil sous ce prénom débilisé par son nom.
Maintenant, vu ce qui se passe là-bas, dans le pays émietté de ma mère, je lui en veux moins. Sans le faire exprès, il l’a sauvée. Elle vit, peinarde, dans son deux pièces-cuisine du 17ème arrondissement, près de la cité des fleurs. Elle parle français et a oublié sa langue natale faute de la pratiquer.
 Et moi, Cicéron Angledroit, je suis détective privé. Pourquoi détective privé ? Et bien parce que j’estime qu’il est temps de réhabiliter, dans la littérature française, les détectives privés. On en manque. Ils ont été délaissés au profit des flics, plus classiques, plus « autorisés » aussi. Remarquez que, dans cette histoire qui commence, on ne m’a encore rien demandé. Je passais juste… comme témoin… et encore j’ai pas vu grand-chose. Je suis arrivé après l’événement. Mais dans les premiers quand même.

La Chronique d’Eppy Fanny 

Si vous aimez les choses lissées et policées, passez votre chemin.

En revanche vous n’avez pas d’a priori ? Vous aimez la vie et les gens ?

Alors Go pour un tour de piste avec Cicéron !

Une vraie découverte, celle d’un détective, chaud lapin, pas foudre de guerre, sauf pour la bagatelle, et qui vous entraîne avec délice dans la Banlieue Parisienne où il adore se baguenauder.

Les Personnages :

Une galerie de Pieds Nickelés, de désabusés, de laissés pour compte… Sans oublier ses femmes qui s’emmerdent royalement dans leur couple, qui deviennent très humides au contact de ce cher Cicé, ce qui entraine des dérapages et de formidables tête-à-queue. Quelle santé !

L’histoire :

Une excuse cette enquête sur la mort suspecte du père Costa dix ans plus tôt.

Oui une excuse, juste pour le plaisir de nous dépeindre cette banlieue que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Des lieux qui me parlent ayant grandi et vécu dans le 91 si cher au cœur de l’auteur.

Pour l’envie de nous parler de ces voisins serviables et gentils venant d’horizons lointains et qui partagent avec le sourire le peu qu’ils ont… N’en déplaise à certains.

Puis, surtout, ce plaisir, intense, que prend l’auteur, dans cette écriture truculente, inspirée de San Antonio et d’Audiard, mais 100% Cicéronnaise…

Comment ça se dit pas ? Mais si !

Puis ces passages érotiques, ou comment savourer les à-côtés du métier de détective.

Faut bien des avantages !

Puis Cicéron il côtoie des zigues aux petits oignons. René, Momo … C’est du lourd !

Extrait page 163-164 :
« Je ne comprends pas le manège :
Qu’est-ce qui t’arrive ? Une dispute conjugale ?
Mais non, j’la connais pas c’te pouffe ! Enfin, si, de vue, vu qu’elle est toujours fourrée là avec son chiard. Mais en rangeant mes chariots, j’ai trouvé ce paquet de couches que des gens avaient oublié au crochet.
Il me met sous le nez un paquet de change « Pissosec », tout en continuant :
Tu t’rends compte ! Vingt balles que je lui faisais. Et c’te conne…
Qu’est-ce que tu vas en faire maintenant ?
J’vais aller à la caisse centrale me les faire rembourser. J’leur dirai que c’était pour offrir et que je m’ai gouré d’taille. Comme ils me connaissent, y aura pas de problèmes. ça les étonnera pas non plus que j’aie perdu le ticket de caisse.
Pas de problèmes, alors ! Tu seras même gagnant dans l’histoire. Et Momo, t’as des nouvelles ?
J’l’ai vu hier soir, ça allait. Il va même toucher de l’invalidité. Une pension ! On peut dire qu’il a l’cul bordé d’nouilles, çui-là ! »

Bande de petits obsédés vous espériez un extrait plus axé cul…

En ben non ! Pour savoir de quoi est capable Cicéron auprès de ces dames il vous faudra acquérir le bouquin ! Et si vous bavez sur vos godasses, tant mieux !

Vous irez plus vite chez le libraire le plus proche !

C’est décalé à souhait et bourré d’humour.

Une bulle de bonne humeur dans ce monde bien trop gris.

En clair la Sécu devrait rembourser Cicéron !

Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet dans antre de notre Geneviève


 

Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet Bibliothèque Parmentier, l’antre de notre Geneviève 12/05/17 – 19h00

Par EPPY FANNY· MERCREDI 17 MAI 2017

En préambule, j’ai accepté exceptionnellement un événement en semaine sur Paris. Parce que c’est Geneviève, et que Cécile Pellault se libérait également pour participer à l’événement.
Et que cet événement différent des rencontres habituelles m’ interpellait.
En revanche lorsqu’en partant d’Evry (Essonne) à 17h15 tu arrives au lieu du RDV (Paris 11éme) à 19h50, bouchons du vendredi plus orages sinon ce n’est pas drôle, tu te rappelles pourquoi tu ne vas jamais, même lorsque tu en rêves, sur Paris le soir après le boulot.
C’est clairement impossible ou alors pour des événements qui débutent à 22h…
Donc ce préambule pour que les amis qui pensent à m’inviter ne soient pas surpris de mes refus. Je ne viendrai sur Paris que pour des petits-déjeuners ou des rencontres prévus des samedis soirs…

Mais je ne regrette pas les efforts déployés, car les retrouvailles avec mes amies furent belles et la découverte de l’univers de Nicolas Jaillet passionnante. La rencontre humaine tout autant.

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis 50 mn je me suis faite discrète et me suis installée d’une demi-fesse au fond de la salle. Tout à côté des albums des X-mens. Un signe, un bon, d’un univers que j’adore et qui allait être longuement abordé plus tard dans la soirée. Sacré destin et son sens de l’humour.

J’ai donc, pour illustrer cet article, emprunté quelques photos à Geneviève concernant le début de la rencontre.

La lecture de Nicolas concernait son scénario intitulé « Ravissantes ». Une lecture en exclusivité, dans laquelle Nicolas interprète tous les personnages. Un exercice difficile mais essentiel pour lui car cela lui a permis un test grandeur nature de la réaction d’un public à ses écrits. Dans un genre pas si simple qu’est la comédie.

Nicolas nous interprète avec brio :

– Ilona une jeune mannequin dont la vie sentimentale est une suite d’échecs,

– Julie sa meilleure amie et son agent, petite, ronde, pleine de vie et la croquant à belles dents

– Pierre un drôle de gigolo

– Zlotan un jeune créateur

Et une foule d’autres personnages, dont un chien avec un nom… qui m’a fait hurler de rire

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis presque une heure j’appréhendais de ne pas suivre, même si j’avais pris connaissance des éléments de présentation mis à disposition par Geneviève lors de l’annonce de cette lecture.

Eh bien ! Lorsque le scénario est de qualité, ainsi que l’interprétation, le miracle se produit et l’on arrive à suivre le récit et à s’attacher aux personnages (voire à les détester).

Ils ont tous de la substance, et certains accessoires ont un rôle précis ; comme une cravate ou des chaussures… Qui sont bien plus que de simples accessoires.

Un miroir sur notre monde et ses travers, sur ce qu’il impose aux femmes en particulier. Sur cette image féminine qu’offrent les magazines et ce qu’elle cache.

L’humour est là, parfois féroce, les émotions aussi, nos sentiments évoluent au fil des situations et l’on déteste ou l’on s’apitoie sur ces êtres piégés dans les apparences, et l’on s’émeut pour ceux qui osent enfin et s’émancipent. En allant jusqu’à détruire, réellement ce fichu mur !

J’ai passé un excellent moment. Je n’ai pas été la seule.

Félicitations à Nicolas. Félicitations à Geneviève pour avoir une fois de plus cassé les codes…

Après la lecture, les échanges ont été bon train entre le public et l’auteur.

Pour ma part j’ai pu discuter également avec son éditrice Catherine Dô-Duc. Merci à toi Catherine pour le temps que tu m’as consacré. En attendant qu’un jour peut-être un film résultera de ce scénario, le livre lui est en cours de finalisation et sortira début 2018. Voilà une excellente nouvelle.

Si comme moi vous ne connaissiez pas Nicolas Jaillet, voici en quelques lignes sa bio.

Né en 1971 en région parisienne, il a d’abord été comédien, puis signe ses premiers textes de fixation pour une troupe théâtrale jeune public « La compagnie des épices » avec laquelle il fait son 1er tour du monde. Il poursuit sa route dans une troupe de théâtre forain. Cherche un équivalent du Rock’n’roll au théâtre. Le trouve. Ouvre une salle de spectacles à Paris : le Labo. Viré par les proprios il reprend la route, jouant sur les places de villages. Collabore à des spectacles, écrit des chansons… Second tour du monde. Première expérience de publication en 2003 : un désastre ; mais impossible de cesser d’écrire. Publication en 2007 de son roman « Sansalina » qui se déroule au Mexique en 1928. Travaille depuis en collaboration étroite avec des éditeurs de tailles diverses, partout où l’Humain est présent (Hachette jeunesse, Après la Lune, Lito, Gallimard, Rageot, Rue du départ). A 36 ans, il entame des études de lettres classiques. Obtient sa licence 3 ans plus tard. Participe à l’écriture et au tournage du premier long métrage de Thomas Salvador. Son dernier roman, « La maison », est publié en septembre 2016 chez un éditeur indépendant (Milady Thriller).
Nicolas attaque actuellement la traduction du nouveau roman de Jack Ketchum. Un vrai touche à tout !

J’ai enfin découvert l’antre de notre Geneviève Van Landuyt… Et une partie de sa PAL

Après cette rencontre sympathique, un dîner a réuni mes deux amies (Cécile et Geneviève), Nicolas et moi. Nous avons alors échangé en toute amitié sur une multitude de sujets, dont les X-Mens (BD) passion partagée avec Nicolas.

 

Abordé les projets des uns et des autres. N’oublions pas que Cécile écrit également. Parlé d’amis communs (Nicolas Lebel tes oreilles ont dû siffler). Une soirée agréable où un auteur inconnu est devenu une relation amicale.

Au plaisir de te recroiser Nicolas.