Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

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Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

Je t’aime de Barbara Abel


Barbara Abel sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Allez à sa rencontre, surtout n’hésitez pas

 


Le livre : Je t’aime de Barbara Abel. Paru le 3 mai 2018 chez Belfond dans la collection  Thrillers. 19€50 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est foin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.

Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

 

 

L’auteur : Barbara Abel est  née le 3 décembre 1969 à Bruxelles en Belgique
Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.
Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.
Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. Elle a collaboré à l’émission « Cinquante Degrés Nord » diffusée sur Arte Belgique et la RTBF.
Son roman « Un bel âge pour mourir » paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.
S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre inconnu » en 2007, « Le Bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat  » en 2010, « Derrière la haine » en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), « Après la fin » en 2013, « L’innocence des bourreaux » en 2015 et « Je sais pas » en 2016.
Ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe…
Extraits :
« Lorsqu’une mère berce son enfant, elle imagine déjà l’homme qu’il sera plus tard. Une fois adulte, elle ne voit plus en lui que le bébé qu’elle berçait autrefois. »
« Il existe différentes sortes de silence. Certains s’étalent comme des carpettes, plats et immobiles, sur lesquelles on n’a d’autre choix que de marcher sur la pointe des pieds. D’autres sont électriques, saturés de tension, si lourds qu’ils peuvent exploser à tout moment dans un vacarme infernal. D’autres encore flottent à l’insu de tous : ils n’existent que par défaut, profitant d’une absence ou d’un sommeil.
C’est cette sorte de silence qui règne aux aurores à la Boutique. Il s’installe chaque nuit au rez-de-chaussée, à peine dérangé par le tic-tac régulier de l’horloge murale de la cuisine. À l’étage, il partage son territoire avec les ronflements et autres borborygmes des occupants assoupis. Depuis le temps, il s’est fait une raison et plane sur son domaine en patriarche affable et indulgent.
Ce matin pourtant, le calme est aux aguets. Il soupçonne la précarité de son état. Dans la rue, cinq silhouettes accompagnées d’un chien s’approchent de la maison alors que l’aube n’est encore qu’un vague projet. L’obscurité s’attarde au-dehors comme à l’intérieur, elle manipule les ombres à sa guise et se gausse du faisceau lumineux que l’éclairage public étire jusque dans le salon.
Dans la cuisine, l’horloge indique cinq heures cinquante-huit. À l’extérieur, quatre des hommes, ainsi que le chien, rejoignent la porte d’entrée tandis que le cinquième fait le tour par l’arrière et se poste devant la porte du jardin. Ils se déplacent sans bruit, avec une économie de moyens dont la synchronie n’a d’égale que l’efficacité. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Je t’aime de Barbara Abel

C’est l’histoire de quatre femmes et pas que.

C’est l’histoire de trois familles « normales » même si l’une d’entre elles est « recomposée » … et pas que.

C’est comme dans les autres romans de Barbara Abel, l’histoire de vos voisins, de vos amis, de votre famille, qui bascule à cause d’un événement certes imprévisible mais qui aurait pu être évité par tout un chacun, avec un peu plus d’attention portée à son entourage.

Mais bien au-delà de ça, l’auteure nous questionne sur nos réactions potentielles face à des accidents de la vie … qu’auriez-vous fait à leur place ?

A  la place de ces mères meurtries par la disparition de leur raison d’exister ? De ses pères aveugles au désarroi de leurs ados ? De ces flics face aux évidences ? Ha la justice …

« La justice est lente, complexe, elle manque de moyens. À quoi sert-elle, si ce n’est à sortir du cercle vicieux de la vengeance ? Protéger, décider, sanctionner » la devise de Nicole, sa raison de vivre.

Ainsi, avec le brio qu’on lui connaît, Barbara Abel s’attache à manipuler les créatures qu’elle a fait naître, avec beaucoup de malveillance et de torture morale. Quand on connait un peu l’auteure, que l’on sait qu’elle avoue que « manipuler la violence est jouissif, en parlant avant tout de la violence psychologique » on se dit que l’écriture de ce thriller a dû la combler de bonheur ! Oui 2018 est un très bon cru Abel dans la veine de « l’innocence des bourreaux ».

Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

Inavouable – Zygmunt Miloszewski


Zygmunt Miloszewski sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end qui vient.

Alors surtout n’hésitez pas, allez le voir sur son stand


Inavouable - Zygmunt MiloszewskiLe livre : Inavouable de Zygmunt Miloszewski. Traduit du polonais par Kamil Barbarski.Paru le 14 septembre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 21€90; (593 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture :

Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944

Un résistant serre contre lui un étui métallique, À ses oreilles résonnent encore les dernières Instructions de l’officier nazi qui lui a confié « le plus grand secret de cette guerre »… Alors qu’il est pris dans une tempête de neige, sa formation d’alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l’une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.

Une matinée d’automne, de nos jours, à Varsovie

Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d’être localisé. Accompagnée d’un marchand d’art cynique, d’un officier des services secrets à la retraite et d’une voleuse légendaire, Zofia s’envole pour New York, étape d’une quête contrariée qui pourrait Inverser la lecture de l’Histoire et la politique internationale moderne…

Extraits :
« Deuxièmement, l’indignation de la planète la faisait doucement rigoler. Elle était d’avis que l’histoire de l’humanité était une histoire de guerres, de bassesses, de cynisme et de cruauté. 
À ceci près que les vainqueurs présentaient leurs crimes sous les traits de l’héroïsme, d’un changement nécessaire et de lutte pour des lendemains qui chantent. 
Un certain temps s’écoulait, les vainqueurs changeaient et l’Histoire changeait également. C’était ainsi depuis des millénaires. Quel ennui !”
« Quelle sorte de chasse ce serait, si la proie se plantait au milieu d’un pré avec un bonnet rouge sur la tête et une pancarte « Visez ici » ? »
« Bien sûr qu’il comprenait. Des armes, c’était des morts, mais quelques cadavres supplémentaires ne faisaient pas une grande différence. 
Une propagande bien menée pouvait faire d’un mort le prétexte d’une guerre, ou d’un millier de morts un incident sans importance.
Mais le savoir… le savoir, c’était le pouvoir.”

 

Zygmunt-Miloszewski-polar-a-la-polonaiseL’auteur : Zygmunt Miłoszewski est née à Varsovie , le 08 mai 1976.
Zygmunt Miłoszewski est un écrivain, journaliste et scénariste polonais.
Il amorce sa carrière professionnelle en 1995 au quotidien populaire « Super Express » où il est pendant des années chroniqueur judiciaire.
Il travaille également pour l’édition polonaise de « Newsweek » (où il a tenu une chronique sur les jeux vidéo) de 2003 à 2008.
Il commence à publier des nouvelles et des romans en 2004.
En 2005, il publie son premier roman d’horreur, « L’Interphone » (Domofon), très remarqué par la critique, puis il enchaîne les succès, notamment avec une trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodor Szacki. La trilogie est composée de « Les impliqués » (Uwikłanie, 2007), adapté au cinéma en 2011, « Un fond de vérité » (Ziarno prawdy, 2011), adapté au cinéma en 2015 et « La Rage » (Gniew, 2014).
« Inavouable » (Bezcenny), un thriller, récit sur la recherche d’œuvres d’art perdues durant la Deuxième Guerre mondiale, a été publié en 2013.
Récompensé par plusieurs prix dans son pays, il a été finaliste en France du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du Polar à Cognac, et du prix du Polar européen du Point pour « Les impliqués », en 2014.

La chronique jubilatoire de Danièle

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 Cette fois, l’auteur polonais s’échappe de la série du procureur Téodore Szacki pour nous entraîner dans un tout autre style, celui du roman d’aventure à suspense. Un « club » de quatre personnes contraintes de jouer ensemble les Monuments Men pour le Gouvernement polonais, menés par « une » Indiana Jones peu préparée à une telle violence. Un aspect « chorale » qui relie habilement le prologue au dénouement … d’une traque hors du commun, de la Pologne montagnarde aux confins de la Croatie, via une banlieue chic de New York et en Suède, sur la trace de collectionneurs complètement fous ou de spéculateurs sans aucun intérêt pour l’art.
On y apprend beaucoup de choses sur les spoliations d’œuvres d’art opérées par les nazis et des trafics rémunérateurs qui suivirent leur chute, au cours de cette intrigue à tiroirs ô combien captivante. le style est fluide, percutant et pour avoir eu le grand plaisir de discuter (joyeusement) avec eux, je salue une fois de plus la complicité de l’auteur et de son traducteur qui concoure à cette efficacité remarquable.
Très bon moment de lecture et un auteur qui mérite qu’on complète sa lecture.

 

Une vraie famille – Valentin Musso


Valentin Musso sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Venez à sa rencontre.

Le livre :  Une vraie famille de Valentin Musso. Paru le 1er octobre 2015 aux éditions Seuil. 19.90€ ; (374 p.) ; 22 x 15 cm

Paru le 12 mai 2016 en format poche à 8€, aux éditions Points. (426 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Il s’appelle Ludovic, c’est du moins le prénom qu’il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence.

Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s’installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.

Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur cauchemar ne fait que débuter. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n’est pas du tout celle qu’ils croyaient.

L’auteur :  Valentin Musso est né en 1977. Il est agrégé de lettres. Il enseigne la littérature et les langues anciennes dans les alpes-Maritimes. Valentin Musso a publié son premier « La Ronde des Innocents » aux Editions Les Nouveaux Auteurs en 2010. Sélection 2011 Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. Son roman « Une vraie famille » est Sélection 2016 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. En mai 2011 est sorti son second roman Les Cendres Froides. Superbe texte sur les Lebernsborn. C’est un grand admirateur de Denis LEHANE et de Jean-Christophe GRANGE. Dans la famille MUSSO, on compte trois frères : Guillaume est bien le frère ainé de Valentin mais chacun a son univers littéraire.

 

Extrait :
« – Vous voulez de l’aide ?
François leva les yeux en sursautant. Il ne l’avait ni vu ni entendu approcher. Sa cape de pluie ruisselante lui donnait des allures de randonneur parti chercher des champignons au fond d’un bois. De sa capuche émergeait un visage pâle et fin dont la régularité n’était brisée que par un nez légèrement busqué.
Il était jeune, certes, mais moins que François ne l’avait cru. 22 , 23 ans peut être .
-vous voulez de l’aide ? répétât ’il en tendant son long bras vers la roue .
Pis au dépourvu , François finit par acquiescer d’un signe de tête.
Par ces quelques mots , il venait de faire irruption dans sa vie. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

En apparence , il s’agit d’un couple de parisiens on ne peut plus ordinaire , fraîchement arrivés dans leur résidence secondaire isolée pour la convalescence de Monsieur dans le village à proximité de Quimperlé.

On a d’abord , l’époux, François, âgé d’une cinquantaine d’années  , professeur d’histoire à l’université . On a ensuite , Mathilde , sa femme un peu plus jeune que lui, peintre . Ils se retrouvent depuis peu dans leur maison de vacances où ils ont tout fait pour la rendre à leur image , conviviale et accueillante .  Ce couple vient de traverser un drame , et a cherché à s’enfuir de leur quotidien afin d’apaiser leurs souffrances . François , blessé lors d’une attaque par balle , ne se déplace jamais sans sa béquille et s’empiffre de calmants toujours plus forts afin de réduire ses douleurs ce qui n’est pas pour déplaire à Madame qui peut de ce fait vaquer à ses occupations …

Ils sont seuls , se sentent isolés du monde carne côtoient personne , à part leur plus proche voisin , agriculteur, qui parfois leur rend visite afin de leur apporter ses cultures  et de faire le curieux sur ce couple « parfait ».

Et puis un jour , vient Ludovic , jeune garçon paumé , qui cherche du travail . Le couple décide donc de l’embaucher quelques jours pour de menus travaux : jardinage, bricolage , peinture … Petit à petit , Ludovic prend ses aises et s’installe … Il leur déclare même se sentir aimé , membre d’une réelle famille …

Sauf que toutes les bonnes choses ont une fin et que le contrat qui les unissait se termine . Ludovic leur annonce donc son intention de les quitter …

C’est là que tout bascule pour cette « famille » sans histoire … Huit clos stupéfiant et tellement empreint de réalisme !

Les traumatismes liés à l’enfance y sont évoqués ,. On découvre le résultat de certaines formes d’éducation jugées trop strictes et les dégâts qu’elles peuvent engendrés …

Le syndrome de stress post traumatique est également bien présent et parfaitement bien illustré . le syndrome de Stockholm fait son apparition en toute subtilité …

Ce thriller consacre chaque partie à un personnage en particulier afin de les connaître entièrement . Et là , la violence et les esprits perturbés font leur entrée fracassante ne cessant d’accroître tout au long du récit .

Vous l’aurez compris ce thriller vous tiendra en haleine c’est promis !

Fantazmë de Niko Tackian


Niko Tackian sera à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez nombreux à sa rencontre

 

Le livre : Fantazmë, Niko Tackian. Paru le 3 janvier 2018 aux Editions Calmann Lévy. 18,50 € ; 13,5 x 21,5

4 ème de couverture :

Janvier 2017. Dans une cave du XVIII ème arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, cette d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.

 

 

 

L’auteur : Né à Paris en 1973, Niko Tackian fait des études de droits, d’Histoire de l’art avant de devenir journaliste et rédacteur en chef. Scénariste, réalisateur, romancier Niko Tackian est un touche à tout. Il se défini lui-même comme « un raconteur d’histoire ». Il reçoit en 2015 le prix des lecteurs au Festival Polar de Cognac pour « Quelque part avant l’enfer » avec un thème minutieusement étudié : le phénomène de la mort imminente. En 2016 suivra « la nuit n’est jamais complète » puis « Toxique ». Ce premier volet, paru aux Editions Calmann Lévy, nous amène à suivre le commandant Tomar Khan, que l’on retrouve dans « Fantazmë » en ce début 2018.

 

Extrait :
« le sang sur ses mains s’était volatilisé et il était incapable de dire ce qui tenait du rêve et de la réalité. Bob l’avait clairement mis en garde contre lui-même. Il ne pouvait se résoudre à écouter les mots de son croque-mitaine, pourtant il était obligé d’admettre que quelque chose était en train de se passer »

 

L’accroche de Miss Aline

Fantazmë, Niko Tackian

L’équipe est au complet Tomar, Francky, Dino, Rhonda, sur une nouvelle affaire qui s’annonce « simple » comme un règlement de compte. Ne pas se fier aux apparences. Des victimes battues à mort, une caméra qui capte le passage à tabac. Un visage cagoulé, un bourreau rapide, efficace. Les victimes ne sont pas n’importe qui, elles sont elles mêmes des bourreaux d’hier ou d’aujourd’hui. Elles font dans le trafic d’êtres humains, dans la prostitution, en agrémentant le tout de tabassage en règle histoire de bien définir qui est le maître.

Le fantazmë, le spectre en albanais,  applique sa justice c’est-à-dire la mort. Tomar est son équipe le traque. Tomar va l’approcher mais sans parvenir à le saisir.

En filagramme, on assiste à une enquête de la police des polices. Rhonda va avoir chaud aux fesses malgré tout elle va tenir sa version des faits. Tomar la soutient et pour cause.

Le commandant n’en a pas fini avec ses visions oniriques, elles le poursuivent même en plein jour. Est-il en train de perdre définitivement les pédales ? Agir mais pour découvrir quoi ? Son passé est toujours là, ancré en lui.

L’auteur nous emmène dans le Paris d’aujourd’hui ou il faut vivre avec les attentats du passé. Ces victimes, pour qui le monde s’est soudé comme un seul homme, font parti d’hier. On les devine mais on ne les « voit » plus. Tout comme la traitre d’être humain, ça fait parti du décor. On ne les remarques plus, on ne les considère plus. L’indifférence, l’invisibilité. Ne pas vouloir voir. Oublier.

On parle beaucoup de rêves dans se roman. De rêves récurrents, de rêves ou l’on peut être un acteur conscient. Il serait intéressant de connaître le travail de recherche de l’auteur sur ce thème cher à Freud.

En conclusion, Tomar est de nouveau malmené. On se demande s’il va s’en sortir un jour. En même temps ses failles et ses blessures font partie de son charme. Un mec cassé qui laisse un peu d’ouverture à l’espoir. On attend la suite…

 

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

Comme de Longs échos de Elena Piacentini


Elena Piacentini sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer


Le livre : Comme de longs échos de Eléna Piacentini. Paru le 24 août 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 19€90 ; (288 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv : 

 » L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

L’auteur : Auteur et scénariste, Elena Piacentini est née à Bastia et vit à Lillie, comme les héros de ses livres. Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ, qu’elle a créé en 2008, a été finaliste des sélections du prix des lecteurs Quai du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière pour l’une de ses aventures (Des forêts et des âmes, Au-delà du raisonnable, 2014 ; Pocket, 2017). Inspiré d’un fait divers, Comme de longs échos met en selle une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille.

 

 

Extrait :
À mille deux cents mètres d’altitude, la fin de l’automne couve déjà l’hiver. Ils sont moins d’une trentaine, résistants engagés ou soldats malgré eux, à rester sourds à l’appel de la plaine. Orsalhièr s’accroupit devant la cheminée et allume le tas de petit bois qu’il a préparé en prévision de son retour. Au-dehors, les laves du couchant incendient la Pique d’Endron, éperon dardé à près de deux mille cinq cents mètres. Le montagnard étend ses mains au-dessus des flammes naissantes. Il se sent en paix.

 

Le petit avis de Kris

Comme de Longs échos- Elena Piacentini

Je ressors toute chamboulée de ce beau roman/polar d’Elena. Elle a un don pour renouveler le genre.
Ses mots, personnels, affûtés, précis associés à une histoire originale m’ont redonné goût au polar.
Les personnages, sous sa plume, prennent une saveur toute en diversité et humanité.
Chaque mot, chaque phrase, chaque situation est percutant.
De la littérature vraie a l’état pur.