La faux soyeuse de Eric Maravélias


La faux soyeuse de Eric Maravélias. Paru le 20 octobre 2016 chez Gallimard dans la collection Folio Policier.  7€70 ; (319 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

« Roman terrible, roman implacable et rare, La faux soyeuse est un diamant noir. »
Le Figaro littéraire

La faux soyeuse

« Ce n’est pas facile de décrire avec de simples mots, même en ayant du vocabulaire, les expériences extrêmes. Hors du commun. D’en faire saisir l’intensité à ceux qui ne les ont pas vécues. Comme il est dur d’accorder foi au récit d’autrui sans aller voir par soi-même de quoi il retourne. Il n’y a guère que les enfants pour aller foutre les doigts dans la prise bien qu’on leur ait répété mille fois que ça faisait mal. Mais l’homme est un éternel enfant. »

A l’agonie dans son studio, Franck se souvient du chemin parcouru depuis les années 1970, entre braquages, trahisons et drogues dures. Premier roman.

L’auteur : Éric Maravélias est né dans la banlieue sud de Paris. Après un parcours chaotique, il vit aujourd’hui dans le sud de la France. La faux soyeuse est son premier roman publié. Il est le créateur et l’organisateur du Trophée Anonym’us.

 

 

Extrait : 
 » J’ai atterri ici après les événements tragiques. Après que le destin nous a frappés si durement. J’ai quitté Les Voyageurs, cet hôtel minable de la rue de Paris, pour échouer là, épave grimaçante, et je sombre peu à peu. Avant, je dormais dans ma bagnole ou au squat, alors je suis quand même content d’avoir trouvé cette merde pour finir mon temps. J’en peux plus. Le passé m’obsède. C’est le vieux qui m’a filé le plan. Léon. Il aurait aussi bien pu me laisser crever. Il ne me parlait plus, de toute façon. Ou si peu. Il devait penser que je savais tout depuis le début et que je l’avais trompé. Mais comment aurais-je pu savoir ? Comme si ça ne m’avait pas tué, moi aussi ! « 

Collectif polar.JLuc

L’avis de Jean Luc

Ce roman écrit par Eric Maravélias m’a beaucoup marqué. Il est publié sous la collection Gallimard, roman noir, et je dois dire qu’il mérite bien son appellation de roman noir !

Je n’ai pas réussi à accrocher avec le personnage principal, mais je ne pense pas que ce soit le but de l’auteur de nous dépeindre un personnage sympathique avec lequel il sera possible de s’identifier. En effet, c’est d’abord l’histoire d’un jeune paumé de la banlieue, qui va s’enfoncer dans la drogue et qui est prêt à tout pour se défoncer. Il va nous dépeindre en détails, les règles et les codes en vigueur dans un milieu en marge de la société, mais qui pourtant en fait bien partie !

J’ai été scotché par le style de Eric Maravélias, il y a de la poésie dans l’horreur qu’il dépeint, dans la descente en enfer vécu par son personnage principal. On ne peut pas rester insensible à ce qu’il écrit. D’un côté, il y a une analyse précise du milieu dans lequel il évolue, mais il y a aussi la description des expériences suite à la consommation de la drogue qui sont bluffantes.

Pour moi, il s’agit aussi d’une très belle analyse sociologique de la banlieue avec ses codes, sa violence et le monde des toxicos et ses petits dealers. J’ai aimé la façon de décrire les personnages, d’expliquer leur fonctionnement. Il n’y a pas de temps mort dans cette histoire, on se laisse emporter dans toute cette noirceur. Et il y a sans doute une part de vécu, qui moi, ne m’a pas laissé insensible..
Un roman noir dans lequel la seule gagnante est malheureusement la drogue, pour ma part, un très grand roman extrêmement dur mais qui dépeint l’univers de certaines de nos banlieues et le monde des toxicos de façon saisissante.

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Les noces macabres de Jean-François Coatmeur.


Le livre : Les noces macabres de Jean-François Coatmeur. Paru le 25 mai 2016 chez Albin Michel. 15€ ; (217 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

L’auteur : L’homme aux 28 romans policiers : Jean-François Coatmeur est né le 26 juillet 1925. Il est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004. Tous ses romans sont des policiers, romans psychologiques assez noirs. Il a remporté le Grand prix de littérature policière en 1976 et le Prix mystère de la critique en 1981.
Extrait : 
Lestafou fit le tour de l’appartement, ouvrant chacune des fenêtres au passage et essayant sans succès de percer l’épais capiton qui noyait le décor.
Il s’apprêtait à refermer l’une des deux baies qui donnaient sur la cour, à l’arrière, lorsque des bribes de conversation montèrent jusqu’à lui, déformées par le matelas humide. Plusieurs personnes au-dessous étaient engagées dans une discussion animée, dont il ne distinguait pas un traître mot.
Lui parvint également la double note d’un véhicule de secours, au loin. Devant lui, aux façades des immeubles bordant la cour, des fenêtres s’allumaient et des formes, en contre-jour, s’agitaient.
– Les pompiers, remarqua Céleste, qui tendait l’oreille elle aussi. Clovis, on dirait qu’ils approchent.
À nouveau Lestafou se pencha dans l’embrasure. Une voiture à l’instant stoppait sèchement tout près, à la hauteur de l’immeuble, et des portières claquaient.
– Nom de Dieu ! s’écria-t-il, la voix blanche. Céleste, m’est avis que c’est pour nous !

Emilie délivre son avis

***LES NOCES MACABRES de Jean-François Coatmeur***

Résumé :

Brest, 1987. Une fête trop arrosée tourne au viol collectif d’une jeune fille, Nanou. Jetée par la fenêtre, elle est laissée pour morte, mais survit. Les années passent, elle élève sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. A sa mort, elle laisse à celle-ci une lettre contenant les noms des quatre coupables impunis, devenus notables. Pour Chris, le temps de la vengeance est venu.

L’avis d’Emilie :

Ce livre porte très bien son nom. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que les noces qui sont macabres dans cette histoire…
Tout commence en 1987, à Brest. Une petite fête qui tourne mal…
2011- Les anciens membres d’une bande reçoivent tour à tour un coup de fil de menaces. Qui les appelle ? Pourquoi les menace-t’ils ? Qu’ont-ils à se reprocher ?
Jean-François Coatmeur distille savamment les indices et nous entraîne dans cette sombre histoire avec une stupéfiante maîtrise.
Un très bon livre pour les amateurs de suspense. Amatrice de ce genre, j’ai adoré cette histoire ❤️🙂

Merci aux Éditions Albin Michel pour leur confiance.

Là-haut les anges de Chris Roy


Le livre : Là-haut les anges de Chris Roy. Parue le 5 octobre 2017 aux Editions Inspire. 20€  ISBN : 978-2-490098-00-2

4e de couv :

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

L’auteur : Chris Roy vit à Paris. Elle est auteur-compositeur.   Pour Chris, tout a commencé au sud de la Loire, les bords de l’Isère, puis l’adolescence en Provence avec les odeurs de garrigue dans les cheveux et le chant des cigales qui entête. Une adolescence riche en découvertes artistiques, danse, livres, poésie et musique. Avec toujours au fond de sa tête, la sensation d’avoir toujours « Un rêve qui veille » comme le dit Eluard, pas forcément défini mais définitivement artistique.

Puis Paris, la Sorbonne, une histoire d’amour avec la capitale, le quartier du Panthéon, la rue Soufflot, le jardin du Luxembourg et le boulevard Raspail, dans les pas de Simone de Beauvoir.

Ensuite, au hasard de rencontres, la découverte du milieu de la musique, Chris chante, compose et écrit, pour elle, mais aussi pour les autres. Elle retarde son rêve d’entrer en littérature pour s’investir dans la production musicale et le développement d’artistes. Les sons et toujours les mots.

Aujourd’hui sociétaire professionnelle de la SACEM, Chris a écrit son premier roman, Là-haut les anges, un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux qui joue avec les codes de la satire sociale et du polar féministe.

 

Le OFF de OPH

 

« Là-haut les anges », un titre bien angélique et doux pour un polar psychologique qui ne l’est pas du tout…

 Avant de rédiger cette chronique j’ai pris des notes et beaucoup réfléchis sur le « comment »… Comment réussir à vous faire comprendre à quel point j’ai eu un coup de cœur pour ce roman, le premier roman de Chris Roy.
On évoque souvent les polars avec les termes « page-turner », « uppercut », des termes forts et violents. De la violence il y en a dans ce roman, une violence sous-jacente, jamais complètement décrite mais en filigrane au fil des pages…
« Là-haut les anges » c’est l’histoire d’un pédophile, amoureux des adolescentes, qui, une fois qu’il les a eu, s’empresse de les jeter dans un sac poubelle, comme un enfant qui aurait cassé son jouet…
C’est l’histoire d’adolescentes en quête d’amour et de reconnaissance qui surfent sur les réseaux sociaux comme Kelly Slater, surfait avec aisance sur les plus belles vagues du monde…
C’est l’histoire de policiers, de leurs sentiments, de leur impuissance face à un tueur intelligent, calculateur, avide de chair fraîche.
C’est l’histoire de parents qui peinent à comprendre leurs ados et de leur douleur face à la perte d’un enfant.
« Là-haut les anges » est un roman ô combien contemporain, criant d’une réalité qui, en tant que maman, m’effraie…
Chris Roy est une artiste et elle nous dépeint en 3D une histoire si authentique qu’elle pourrait malheureusement faire les choux-gras des médias.
Au-delà d’une intrigue bien construite et prenante, sans temps morts, Chris Roy apporte dans un style fluide, recherché mais sans lourdeur, sa réflexion sur les dangers des réseaux sociaux, et plus largement sa réflexion sur notre société moderne tel que la difficulté pour les parents de gérer des adolescents décomplexés en recherche d’identité, de « like » et de « followers » sur facebook, instagram et autres snapchat…  Elle évoque avec une précision surprenante les différents sentiments que ressentent les policiers traitant de ce type d’affaires, la difficulté de faire face à la mort, l’impuissance à identifier l’auteur de ces crimes horribles… Les dialogues entre adolescents sont les mêmes que ceux que je peux entendre chaque jour dans le métro… Et cerise sur le gâteau, elle nous emmène à l’intérieur de la tête de ce « hacker de cœurs d’adolescentes », comme il se décrit lui même,  ses pensées, sa mission, ses sentiments, son intimité qu’il nous délivre au travers des pages de son journal.
J’ai peine à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant il est abouti dans chacun de ses aspects: l’histoire, les personnages, le style…
Je crois que je pourrais vous parler des heures de ce roman sans pour autant vous en dévoiler l’histoire tant il y a de choses à dire, de débats à mener sur les sujets traités.

Extraits:
« Sara sentait que Stan montait en pression. Il avait une telle aversion pour ce genre de délit qu’il s’en rendait parfois malade. La drogue, le racket, les crimes crapuleux, les homicides passionnels, tout ça il pouvait comprendre, mais les viols et les meurtres d’enfants, ça le rendait fou. Sara l’avait même surpris un jour dans la salle des photocopieuses, les larmes aux yeux, après avoir vu des clichés particulièrement infâmes d’une enfant violée et battue par son père. »
« Etre considérée, respectée, vue, c’est tout ce qu’elle demandait.Mais ses parents s’obstinaient à ne pas la comprendre, à ne jamais lui faire confiance. Alors il lui fallait mentir à se déchirer le cœur pour goûter à la vie qui s’offrait à elle. Son amie Eloïse ne souffrait pas de réprimandes comme elle. Elle avait des parents en or pensait-elle, qui lui laissaient une grande liberté. […]  Message de GarçonSwag95: Salut! J’ai jamais fait ça de toute ma life, mais ta photo me parle grave…[…] Une jolie fille comme toi devrait plutôt rire et avoir une vie swag. Jennifer: ah, ah, tu dis ça à cause de ton pseudo? Mais si tu connaissais mes parents, tu saurais que j’ai le seum à chaque heure qui passe. »
 » le bluff, c’est ma spécialité, j’en fais des smoothies: un peu de vrai, un peu de faux, je mixe, et hop!Comme les enfants qui jouent à « on dirait qu’on était fiancés », pour s’amuser à touche-pipi ou autres jeux délicieux de l’enfance.Moi, je l’ai gardé mon âme d’enfant, pas comme vous, qui jouez aux adultes, aux grandes personnes jusqu’à la mort. Quel ennui! A force de vous croire si raisonnables, vous vous oubliez, vous perdez, vous vous emmerdez! Moi je veux jouer, je sais jouer, donc je joue ».

 

En suivant Stan, Sara et leurs collègues, je me suis revue en brigade des mineurs, face aux atrocités que l’on peut rencontrer quand on exerce dans ce type de service; avec Anna, Jennifer, les autres adolescentes et leurs parents, j’ai pris un peu plus conscience des difficultés que j’aurais à gérer en tant que maman d’un futur adolescent,  dans un monde où les réseaux sociaux sont des gourous modernes et dématérialisés, créateurs de popularités mais aussi destructeurs d’individualités. Dans le journal intime du « Hacker de cœurs d’adolescentes » j’ai plongé dans l’horreur d’un esprit malade…

Chris merci pour ce roman qui m’a bluffé. J’ai eu un véritable coup de cœur et il vient de passer numéro 1 dans les romans policiers que je conseillerai…

Vous pouvez vous procurez ce roman ICI sur le site des Editions Inspire

Candyland de Jax Miller


Le livre : Candyland de Jax Miller. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claire-Marie Clévy. Paru le 30 août 2017 chez Ombres Noires. 21€ ;  (572 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Candyland

Candyland n’est pas un conte ordinaire. C’est l’Amérique.

Il était une fois Sadie Gingerich, ancienne amish, seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie va brutalement changer lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie fait la rencontre de Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible.

Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent pas, où les fins heureuses n’existent pas.

L’auteur : Jax Miller est née à New York et vit désormais en Irlande. Les infâmes, son premier roman traduit dans plus de dix langues, a reçu le prix Transfuge du Meilleur Polar étranger en 2015 et le Grand Prix des Lectrices de ELLE Policier en 2016.

Extrait :
Le flic était nouveau dans le métier, et suçotait un bonbon au sirop de bouleau pour lutter contre sa gueule de bois. Il faisait trop froid pour un fichu crime, trop glacial pour quoi que ce soit. Depuis la route, il observait le va-et-vient de la foule sombre autour de la ferme où il était le premier à intervenir. Il se gara, s’équipant de son talkie-walkie et pressant le plat de ses mains sur ses yeux. Tout le monde le regardait, l’attendait, le plaçait au centre d’une attention qu’il n’avait pas désiré. Une fille et un bébé portés disparus. Il était prêt à parier qu’on retrouverait la gamine bien vivante dans le monde réel, où on avait le droit de porter des vêtements de couleur et de montrer un bout de mollet.
« Toujours le même coup, avec ces bouseux. »

Le petit avis de Kris

 

CANDYLAND – Jax Miller

le résumé et mon petit avis

Pennsylvanie, de nos jours, dans une communauté amish. Dans une Amérique en crise, l’équilibre précaire de la vie de Sadie Gingerich s’effondre lorsque son fils est assassiné par sa petite amie. Danny Kendricks, le père de la meurtrière, est aux prises avec son passé de criminel qu’il tente de faire oublier. Sadie et Danny se rencontrent, unis par leur souffrance.

JAX MILLER raconte l’Amérique profonde et elle la raconte bien !! Ses personnages sont taillés au couteau et son style, vif et très personnel, est addictif !
Après « Les infâmes  » qui fut un de mes grands coup de  2015 je replonge dans son univers avec délectation.

Encore un livre avec une âme, un livre habité ! Jax est une écrivaine et elle écrit avec ses tripes !

Entre Braxton, l’inspecteur, addict à l’alcool avec sur les bras un mariage raté, Sadie , ancienne Amish, stricte, personnage central, et Danny, l’homme aux multiples facettes, les 500 pages ne sont pas de trop pour arriver à cerner ces personnages. Et je vous passe les Clans Heinz, Wolf et Kendricks qui sont tous liés, les uns par la rivalité dans la maîtrise du trafic de la « gnole » et de la meth, les autres dans l’autre camp comme Braxton.

Et puis il y a Thomas, le fils modèle , on dirait ici le « gendre idéal » mais l’est il idéal ? Et d’où vient il ?

Une seule déception, la longueur du dénouement.

 Retrouvez l’avis de Ge sur Les Infâmes ICI

Dolores de James Osmont


Le livre : Dolores, la trilogie du cycle psychiatrique, Tome 3 de James Osmont. Paru le 14 juin 2017 chez CreateSpace Independent Publishing Platform . 9€99 ; 312 pages ; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm.
Résumé :

ATTENTION : il s’agit du dernier tome d’une trilogie débutée par les romans « Regis » et « Sandrine », parus en 2016 !

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle oeuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Biographie de l’auteur

 James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi infirmier en santé mentale depuis plus de dix ans. Ce troisième roman clôt un cycle psychiatrique, noir et vénéneux. Une expérience émotionnelle globale où la musique et la précision clinique sont omniprésentes…

Le OFF de OPH

Aaaah Dolores… Ton prénom, « doloris », « douleur »… qui résonne aussi comme un sortilège…

Ce n’est pas Dolores elle même qui m’a accompagnée au fil des pages, c’est la signification de son prénom.
La douleur sous toutes ses formes, physiques, psychiques, mentales…

Avec ce troisième et dernier volet de #latrilogiepsychiatrique de James Osmont j’ai eu mal tout au long des 301 pages.

Une fois encore James, en magicien des mots, nous plonge dans l’univers de la psychiatrie mais pas seulement… il nous pousse à nous interroger sur notre société, nos comportements de plus en plus individualistes. Avec une intrigue qui se déroule « aujourd’hui », il mèle au roman les grands événements qui ont changé notre société ces trois dernières années, il dénonce les tsunamis politiques, l’abandon de la pensée pour uniquement panser les plaies…

Qu’est ce que le Mal, comment parvient-il à prendre possession des êtres que nous sommes? Sommes nous tous vulnérable face à sa force ou pouvons nous résister à sa capacité de s’insinuer, sous différentes formes, en chacun de nous?

Je sors encore une fois chamboulée de cette lecture… Elle pose tellement de questions.

Habile jongleur, James conserve tout au long de ces trois opus une plume poétique, use de la métaphore sans en abuser. Son style vous percute quand ce n’est pas par l’un de ses uppercut que vous êtes sonnés…

Morceaux choisis:
« Sans ambition ni réelles responsabilités, il passait chaque jour la porte de son entreprise: une boite normale elle aussi, avec des gens assis, des agrafeuses d’un demi-kilo, une fontaine à eau… Ça porte bien son nom tout compte fait, une « boite »: ça vous garantit la routine et l’aliénation sous-payée, ça doit faire avec la « conjoncture pas facile, vous comprenez? », et surtout, ça vous évite de vous poser trop de questions sur le sens à donner à tout le reste »
 » Quand le crabe était venu lui prendre un sein, à elle, sa mère, sa déesse, l’amputant, la déséquilibrant, mettant à bas la garantie imaginaire de sa présence à ses côtés; Lucas avait commencé à perdre pied. La mort est la seule expérience du réel qui ne se vit pas; spectateur, impuissant, lui s’était enfermé dans l’irréel, préférant dès lors ne plus vivre. »

Merci James pour cette trilogie poignante qui au delà du Thriller classique bouleverse pas mal de codes et nous pousse à porter un regard nouveau sur la psychiatrie mais aussi le Mal (dans la définition que nous lui donnons)

 

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Sandrine de James Osmont


Le livre : Sandrine, la trilogie psychiatrique de James Osmont. Paru le 14/10/2016 chez Librinova. 9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

ATTENTION : il s’agit de la suite du roman Regis, paru en 2016 !

Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

 

Biographie de l’auteur

James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis plus de dix ans. Avec ce second roman, il poursuit une exploration atypique et mouvementée qui accompagne son travail autour des émotions et de la condition humaine. Quitte à se rapprocher du gouffre…

 

 

Le OFF de OPH

 

Après « Régis », voilà que je viens de quitter « Sandrine », fermant un livre qui au-delà de l’histoire m’a encore une fois transporté par la puissance des sentiments, pathologies et constructions des personnages…

La trilogie psychiatrique de James Osmont n’est décidément pas classable dans une catégorie tant elle est unique, atypique…

Dans ce deuxième tome, ou devrais-je dire simplement avec Sandrine, James montre encore à quel point il sait manier la métaphore et la poésie pour dénoncer non seulement les dangers des addictions mais aussi les failles d’un système médical encore trop souvent bancal.
Il décrit les processus de la dépression, raconte ,comme un ménestrel, comment elle peut sournoisement s’attaquer à chacun de nous.
Profondément moderne de part la critique des aspects sombres de notre société tout en apparence et en psychologie de comptoir, l’histoire romancée flirte avec la réalité de la sombre période d’attentats que nous avons vécu récemment.

sandrine james osmont

Sandrine m’a émue, m’a faite pleurer, m’a poussée à m’interroger aussi sur moi-même, mes failles, mes blessures… Et comme Régis avant elle, il m’a été difficile de la quitter.

Je ne vous donnerais pas envie de la rencontrer au travers d’un résumé classique de 4ème de couverture car ce serait vous priver de la découverte et des émotions que pourraient vous procurer tant Régis que Sandrine… je préfère vous mettre ci-dessous quelques extraits, qui, j’en suis certaine, aiguiseront votre curiosité:

« D’abord chronophage, l’addiction s’est faite procuration et trompe l’œil, amotivationnelle et robotisante.[…] L’attraction était souvent trop puissante, tentaculaire. Elle venait le saisir où qu’il soit, quoiqu’il fasse… »
« Un soulagement momentané, un traitre remède. Une aération polluée, et qui n’était chaque fois que temporaire. Parce que le désespoir, pauvres de nous… a la couleur du vent et le goût du souvenir. »
« Le remords avait asséché son âme, tel un vent d’Est lancé à travers l’hiver sur une terre rase, un bocage aplani, dépourvu de défenses et de talus, sans haies ni perspectives pour boucher l’horizon infini, inlassable, insurmontable… Elle n’était plus ce champ fertile, ce terroir nuancé, arable, légèrement acide, cette contrée de caractère qui se mérite et se savoure, quitte à se comparer à un coteau de grand cru »

Régis et Sandrine m’ont fait vivre une expérience littéraire jusque là unique, la bande-son créée par James pour accompagner ses personnages et notre lecture renforce la noirceur, le capharnaüm régnant dans les esprits perturbés, troublés et blessés de chacun des êtres auquel il a donné vie.

Merci James, Sandrine comme Régis ne pouvaient pas me laisser indifférente, et il continuent de m’accompagner malgré leur absence… Je vais maintenant aller à la rencontre de Dolores et achever ainsi un cycle qui m’aura profondément marqué…

Le Zoo  de Gin Phillips


Le livre : Le Zoo  de Gin Phillips. Traduit de l’américain par Dominique Haas. Paru le 21 Septembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire Format : 140 x 225 mm ; Nombre de pages : 304 ; Prix : 18,90 €. ISBN : 2-221-20216-3

4ème de  couv

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Biographie

Gin Phillips est l’auteur de The Well and the Mine, qui a gagné le Noble Discover Prize en 2009. Ceux que l’on aime est son premier thriller. Elle vit à Birmingham, en Alabama, avec son mari, ses enfants et leur chien

 

EXTRAIT
« – Au début ? J’ai d’abord entendu un cri, dehors. Mais il y a parfois des cris, vous voyez ? Comme des gamins qui jouent à se courir après – vous connaissez la statue de l’éléphant qui crache de l’eau ? Et puis ils les laissent nourrir les girafes, et il arrive qu’un enfant ait peut de leur langue. Et la musique est tellement forte, aussi, bref, j’étais occupée avec l’inventaire de fermeture. Ensuite, les cris se sont éloignés, et tout a été assez tranquille pendant un moment. Vous avez entendu les coups de feu ? «

 

La petite chronique de Kris

LE ZOO  de Gin PHILLIPS

Merci aux Editions Robert Laffont et à Glenn Tavennec pour sa confiance et l’envoie de ce titre en service de presse.

Lincoln, un petit garçon de quatre ans, curieux et bien élevé, obéit toujours aux règles et à sa mère. Mais lorsqu’une visite au zoo tourne au cauchemar et qu’il se retrouve piégé dans un cercle infernal avec sa mère, de nouvelles règles s’imposent.

Une intrigue qui colle au plus près de l’actualité (américaine certes ) mais dont on en connait malheureusement les méfaits au travers des médias. Un peu trop réaliste même.

Comme Joan on se retrouve pris au piège dans ce zoo et on tremble, on espère, on se cache et puis à nouveau on craint le pire. On passe par tous les états, peur, espoir et tous les instants sont si criants de vérité qu’on se glisse petit à petit dans la peau de cette maman.

On en ressort assez pensif, en se disant que ce genre de traumatisme devient hélas un peu trop courant !

Le zoo a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2017.

 

 

Sortie le 21 Septembre 2017

Un cri silencieux d’Amélie Lamiée


Le livre : Un cri silencieux d’Amélie Lamiée.  Paru le 9 juin 2016 Aux Editions Fleur Sauvage.  16€40 ; (186 p.) ; 20 x 13 cm.

4e de couv :

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

L’auteur : Amelie Lamiée vit dans le Pas-de-Calais avec son mari et ses trois enfants.
« Un cri silencieux » (2016) est son premier roman.

 

Un cri silencieux

d’Amélie LAMIEE Editions Fleur Sauvage

Ce roman m’a permis de découvrir l’auteure que je ne connaissais pas encore.

Cette histoire est bouleversante de justesse.

Amélie Lamiée a choisi de coucher par écrit Son Cri Silencieux car il est des douleurs que l’on doit évacuer pour se construire enfin.

L’histoire :

Un couple amoureux, heureux parents de 3 jeunes enfants.

L’arrivée de la petite dernière, Juliette, nécessite de trouver un nid plus grand à cette famille.

Mathilde et Olivier trouvent la maison de leurs rêves.

Tout est donc pour le mieux…

Mais Mathilde n’arrive pas à être pleinement heureuse. Une fuite dans une des salles de bain suffit-elle à expliquer son anxiété grandissante ? Ou est-ce l’invasion des puces de parquet qu’il a été compliqué d’éradiquer et dont-elle craint le retour ?

Puis une nuit les pas de Mathilde la conduisent quasi automatiquement dans cette salle de bain délaissée où règne un froid glacial. Un endroit où l’eau a été coupée et dans lequel un bruit d’eau persiste et où les murs pleurent.

Ces phénomènes perdurent, s’amplifient. D’où provient cette eau qui ruisselle des murs ? Mathilde devient-elle folle ?

Puis la découverte de ces cahiers d’enfant. De ce journal intime dont la lecture happe Mathilde.

Elle est fascinée et dérangée par le destin de Camille, cette fillette qui se confie à travers ces pages et qui peu à peu bascule. Ce récit de plus en plus dérangeant pour Mathilde qu’il renvoie à son propre passé. A ses failles et à sa souffrance jamais exprimées.

Extrait p.157 – Journal de Camille
« Je ne parviens pas à expliquer pourquoi j’en suis arrivée là, pourquoi je souffre autant. Un soir après le bain, mon père m’a prise sur ses genoux, dans l’escalier. Pour une fois, il m’a parlé doucement, sans menaces, sans agressivité. Il m’a parlé comme si j’étais une toute petite fille et il m’a demandé « pourquoi es-tu devenue comme ça hein ? » »

Ces deux destins croisés, ces enfances brisées.

Deux fillettes obligées de grandir sans l’affection et la protection d’une mère.

Ces similitudes qui finissent par se faire jour dans l’esprit de Mathilde et qui expliquent tant de choses. Et qui vont lui permettre, enfin, de mettre des mots sur ses maux.

Extrait p.187
« Elle souffrait effectivement de cette prise de conscience tardive mais n’était-ce pas nécessaire ? Indispensable pour qu’elle puisse enfin comprendre et avancer ? Lucidité vient de Lux, la lumière. »

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Un livre fort. Comme un cri trop longtemps retenu et enfin exprimé. Avec vigueur.

A lire absolument !

Régis de James Osmont


Le livre :  Régis, la trilogie Psychiatrique T.1 de James Osmont Paru le 16 février 2016 chez  CreateSpace Independent Publishing Platform.  9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour.

Biographie de l’auteur

James Osmont est né le le 12/09/1982 à Brest Il est auteur et photographe  . Il est aussi soignant en psychiatrie depuis dix ans. Dans ce premier roman sombre et nerveux, entre drame et thriller psychologique, il invite le lecteur à une immersion au plus près d’âmes tourmentées, dangereuses, mais aussi profondément humaines.

 

 

Le OFF de OPH

Régis….

Après des jours d’attente tu es enfin parvenu jusqu’à moi (merci La Poste) et j’ai plongé sans attendre dans les méandres de ta psyché torturée…
En moins de 24 heures tu m’as fait prendre les plus grandes montagnes russes émotionnelles qu’ont jamais provoqué mes lectures…
Dans ton esprit malade,tu m’as entraîné au point que je ne voulais plus te quitter…
J’ai été oppressée, je me suis inquiétée pour toi, j’ai été triste mais j’ai souris aussi. J’ai été mal à l’aise, parfois nauséeuse…
Personnage complexe et malade, j’ai déambulé avec toi dans ton hôpital psychiatrique, au son de tes musiques intérieures…
Auprès de toi j’ai vécu une expérience inédite, ressentir tes cris, tes tortures au travers de la musique choisie par ton créateur.

J’avoue que j’avais beaucoup d’appréhension quant à l’auto-édition, mais j’ai lu tellement de critiques positives et de chroniques aiguisant ma curiosité que je devais absolument assouvir cette envie de faire connaissance avec Régis.

Au travers de ce roman qui vous plonge dans le monde méconnu de la psychiatrie et des désordres mentaux, j’ai découvert la plume poétique de James Osmont. De métaphores en réflexions profondes sur notre société, James nous emporte dans un univers inédit, au coeur de la psychiatrie, loin des lieux communs. Ce roman est inclassable et c’est aussi ce qui fait sa force.

MORCEAUX CHOISIS:
 » Sandrine sentait chez son patient les restes mal nettoyés de la dernière crise. Résidus indigestes, reliquats moisissant. Cette fois le crue n’avait pas expié ses démons, la vague n’avait pas tout emporté. »
 » La psychose elle, est un cauchemar, un œil aux paupières mi-closes. Et quand la lumière fait irruption, confronte au réel, le clignement réflexe peut aveugler le plus chancelant des cerveaux. »
« Fendant le carcan des nuages et la turpitude crasse du ciel de décembre, le soleil choisit cet instant pour percer le brouillard. »

James, je tiens à te remercier pour cette expérience « aux frontières du réel » grâce à ton O.L.N.I Œuvre Littéraire Non Identifiée.

Je pense que Sandrine et moi ferons connaissance rapidement…