Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? – Corinne Martel et Marine Destombes


Le livre : Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? Roman graphique de Marine Destombes d’après un roman de Corinne Martel . Paru le 5 avril 2018 aux Éditions, Independently published. 18,98€ ; 164 p. ; 15 x 23 cm.

4ème de couverture :

A-B-C. Trois lettres. Trois plans. Un seul choix possible !

A l’heure où la littérature se consomme comme des kleenex et que la date d’expiration s’approche de celle d’une bouteille de lait, “Le Choix” nous prouve qu’après une première vie, il peut y en avoir une autre.

Cette fois, le texte qui a ému un grand nombre de lectrices et de lecteurs est accompagné du dessin.

Et pas n’importe lequel.

Je suis un grand fan du 9ème art. Le Choix m’a interpellé, intrigué. La grande variété et l’enchaînement des planches sont un plaisir sucré pour mes papilles de Bédévore. Tous les codes sont utilisés pour être mieux brisés. Les traits se mélangent pour donner une fresque bigarrée selon les envies des auteurs. Parfois enfantins ou simplement maîtrisés, ils constituent un en- semble subtil jouant avec nos émotions.

La plongée en apnée dans cet ouvrage est un délice délicat.

Le Choix…

Laurent Loison

 

L’auteur : de Corinne Martel est  née le 8 octobre 1969 à Paris. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.
Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.
Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse. 
Écrivain ou auteur ? Ses mots sont des histoires, des émotions. Le thriller psychologique son terrain d’expression.

 

Extrait :
“Mon corps se révolte
Mon dos, mes épaules, mon ventre, mes jambes,
Tout me fait mal, j’ai perdu le contrôle.
 
Mon corps se révolte contre les choix de mon esprit.
Comme quand j’ai tué Nathan.
Parce que je vais recommencer.
Sauf que cette fois il s’appelle Paul.
 
Mais il le veut. Il m’a suppliée.
Ce n’est peut-être plus un meurtre ?
Juste une euthanasie ?
 
C’est , dans tous les cas, la fin d’une vie.
Je serai récidiviste.
 
Respecter le jugement de la famille,
Respecter l’envie de Paul
Ne me soulage absolument pas, en Fait.
 
Seule la finalité importe.

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 Après l’émotion reçue lors de ma précédente lecture, j’ai décidé de chambouler l’ordre de ma PAL et de passer “Le choix” au premier plan !

J’étais encore sous l’emprise de cette auteure atypique autant continuer, savoir jusqu’où elle pourrait encore me mener…

 J’ai retrouvé de nouveau son style incisif, pointu mais toujours aussi poétique. De ses mots il se dégage même parfois une petite musique un peu comme une comptine pour les enfants.

Dans ce livre pour mon plus grand bonheur les dessins (de Marine Destombes) ont autant d’importances que les mots.

J’ai pris mon temps pour découvrir cet ouvrage hors norme.

Ce n’est plus un roman, mais bien plus qu’une simple BD.

Chaque planche retranscrit les lignes d’écritures d’une Corinne au style sans concessions.

Les visuels – certains sont magnifiques – évoluent le long de l’histoire, caressants le papier, tantôt légers et évanescents, tantôt durs, voire cruels, accompagnant comme une ombre des dialogues tissés à la perfection !

Le choix ?

Comment faire le bon ?

A, B, C ?

Je ne vous en dirai pas plus… A vous de trouver “la” Solution !

Corinne en déesse-mère va vous hypnotiser comme moi et vous n’aurez de “Choix” que de succomber à son prochain ouvrage… 

 

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Arcanes Médicis de Samuel Delage


Le livre: Arcanes Médicis de Samuel Delage. Paru le 13 septembre 2018 aux Editions De Borée, collection Marge Noire. 19€90 ; 350 pages;  23 x 14 cm.

4ème de couverture:
Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l’art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents. Dans ce huis-clos où chacun est un suspect potentiel, un jeu psychologique s’instaure avec le tueur qui, traqué et menacé, se révèle retors et particulièrement manipulateur. Les tensions montent. Le directeur ne peut se permettre de perturber le bon fonctionnement de l’institution et fait venir de Paris l’expert en art Yvan Sauvage qu’il charge de finaliser l’organisation d’une exposition dont le vernissage est imminent. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves, qui y effectue des recherches historiques. Un bras de fer s’engage alors avec le commissaire. Marion Evans se trouve en effet impliquée dans cette affaire bien au-delà de ce qu’elle-même imagine..

L’auteur:  Né le 4 juin 1978 à Angers, Samuel Delage, est auteur de romans à suspense et ingénieur dans les systèmes d’informations. Ses influences littéraires sont éclectiques, avec des classiques comme les récits de John Steinbeck, Ernest Hemingway et Jules Verne, en passant par des auteurs comme Steeve Berry, Dan Brown, Giacometti/Ravenne ou Stephen King. Samuel Delage créé une série romanesque avec des personnages récurrents, Yvan Sauvage (Expert en art et commissaire-priseur) et Marion Evans (Historienne de l’art). Egalement chroniqueur livres sur France 3 Pays de la Loire et créateur du site internet « Les Petits Mots des Libraires » il soutient les libraires et partage leurs découvertes. Arcanes Médicis est son 5ème roman.

Extrait:

 » Castelli est irascible, il n’aime pas ces débuts d’enquête qui font de la poussière et vous baladent dans une lande à chardons. Sa hiérarchie fait écran pour l’instant et le ministère public lui lâche la bride, mais ce sursis-là se paie comptant si un magistrat s’en agace. Cinq jours et pas un début d’esquisse de quoi que ce soit, si ce n’est un biotope, un climat, une vapeur qui rend l’affaire à la fois nébuleuse et circonscrite à un milieu clos. »

Le OFF de Oph

Arcanes Médicis – Samuel Delage

C’est dans un style classique ,mais très poétique, que Samuel Delage nous emporte dans un huis clos à la saveur d’un Cluedo ou encore d’un épisode de la série Arabesque. D’ailleurs, au cours de ma lecture, je pouvais visualiser Samuel, lunettes sur le bout du nez, en train de frapper les touches d’une antique machine à écrire à l’ombre d’un parasol, sur la terrasse d’une trattoria. Pourquoi une trattoria? Parce que notre huis clos se déroule dans la Villa Médicis, au cœur de Rome.

Pour tout vous dire, j’ai trouvé que les personnages manquaient un peu de consistance, de « mâche » et que la fin avait été un peu trop rapide. Toutefois, en dehors de ces deux points sur lesquels je suis assez sensible, Arcanes Médicis recèle d’autres trésors:

– Une ambiance. Un peu kitsch me direz vous si vous reprenez mes comparaisons de début de chronique. Et bien non, pas du tout. C’est un « classique » du roman noir où l’ambiance prime sur le rythme. Une ambiance parfois étouffante mais à l’image de ce que peuvent ressentir les personnages de ce huis clos. La suspicion et le mystère planent sur la lecture, renforçant le côté oppressant et le brouillard qui m’ont accompagné au fil des 350 pages de ce roman.

– Un lieu: la Villa Médicis, qui héberge l’Académie de France à Rome, est un lieu assez méconnu du grand public. Samuel Delage nous emmène à la rencontre de ce lieu, de son histoire passionnante. Il nous le fait visiter au moyen de descriptions précises qui, pour autant, n’alourdissent pas la lecture.

– Les arts: L’auteur a beaucoup travaillé sur les arts et ce sous toutes leurs formes. Il n’évoque pas uniquement la peinture, mais aussi la musique, la sculpture. Il nous livre sa vision des arts et nous le communique non sans une certaine sensibilité.

Enfin, il évoque les rivalités de régions qui peuvent exister en Italie, comme chez nous:

 » Quand le commissaire divisionnaire se déplace en personne dans le bureau d’un inspecteur supérieur sans l’avoir convoqué, l’heure n’est pas à fêter la victoire de l’AS Roma sur ces bâtards de la Fiorentina. En tant que représentant syndical de son corps de police, Castelli a déjà croisé le fer avec ce vice-questeur et il sait ce qui l’attend. Son supérieur hiérarchique est une véritable teigne, pire, c’est un Calabrais! »

Au delà de ces aspects, qui sont aussi ce que je recherche dans mes lectures,en l’occurence de m’enrichir intellectuellement ou culturellement,  j’ai aimé la manière dont Samuel a brouillé les pistes au cœur de son intrigue. Si certaines choses me sont venues assez rapidement en tête, je n’ai eu aucune certitude tant le mystère semblait s’épaissir chaque fois que j’entrevoyais une éclaircie. Mais ça, je vous laisse le découvrir en lisant ce roman avec lequel j’ai passé un très bon moment.

Mort point final – Frank Klarczyk


Mort point Final de Frank Klarczyk

La double Chronique

Vous savez que vous avez de la chance, aujourd’hui on vous propose deux avis pour le prix d’un !

Ce matin c’est jean Paul qui vous livrait son ressenti.

Ce soir c’est Oph qui vous fait part de son Off.

Allez place à Ophélie notre super Flingueuse

Mort. Point final de Frank KlarczykLe livre: Mort point final de Franck Klarczyk. Paru le 05 mai 2017 aux éditions Lucien Souny Plumes Noires. 6€50; 192 pages;  17,8 x 1,3 x 10,8 cm
 
4ème de couverture:
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
franck et Gabriele

Frank avec Gabriele notre Mini Flingue à SMEP 2018

L’auteur: Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s’est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. D’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze

 
Extrait:
« Sans s’asseoir, Bernard ouvrit son tiroir de gauche et en sortit un document qu’il posa sur son plan de travail. Il laissa le tiroir ouvert.
 — Écrivez vos noms, prénoms, date du jour et « Dictée » ! 
 — Non mais, faut arrêter le délire là ! se plaignit Bertrand, nonchalamment et bien haut, depuis sa place – première rangée, milieu de classe, côté fenêtre. 
 — Maintenant, je vous mets en garde ! trancha le professeur, d’une voix de stentor, en posant les dix extrémités de ses doigts sur le bureau, de part et d’autre du document. Il s’agit là du dernier avertissement.
Chacun de ses mots pesait sur la classe.
 — Vous ne m’interrompez plus et, si vous voulez intervenir, vous levez le doigt. Sinon, à partir de cet instant, les sanctions tombent. Vous écrivez donc « Dictée » ! L’arrogant Bertrand reprit, avec un geste provocateur :
 — Z’y va ! Ta mère aussi, elle a qu’à écrire ! 
Par réflexe, avec autant de rapidité que de précision, la main de M. Bernard plongea de nouveau dans le tiroir pour y saisir, cette fois, un pistolet automatique déjà armé et équipé d’un silencieux. Dans un mouvement fluide, presque professionnel, son bras se tendit et il fit feu, une seule fois. Une détonation étouffée… « 

Le OFF de OPH

couverture

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.

Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.

Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.

L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.

Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Des thèmes centraux brossés avec rigueur et amenant le lecteur à la réflexion: la place de la lecture dans nos vies, la déliquescence de la langue française par l’avènement des nouvelles technologies, le déclin de l’éducation nationale et le malaise chez les professeurs, les conséquences de la pression de conformité chez les adolescents, la vengeance…

« Prenez un livre. Quand vous parcourez ses lignes, que vous vous en imprégnez, s’opère alors une connexion entre vous et l’auteur. Une connexion privilégiée qui s’offre à votre esprit et vous éclaire. C’est là que vous accédez à une véritable ouverture sur le monde… C’est la magie des lettres. »

Enfin, les personnages sont plus fascinants les uns que les autres. Ils sont fouillés, construits jusque dans leurs plus profondes fêlures, psychologiquement remarquables.

Je sors scotchée de cette lecture qui, jusqu’au point final, m’a tenue en haleine.
L’intrigue est remarquablement menée et les rebondissements m’ont mise ko les uns après les autres pour me laisser groggy en refermant ce livre.

Un roman que je ne peux que vous conseiller si vous êtes amoureux du noir, des intrigues à tiroir et des livres qui, au delà de l’histoire, vous poussent à nourrir votre réflexion sur notre société.

Hunter de Roy Braverman


Le livre : Hunter de Roy Braverman. Paru le 16 mai 2018 aux Editions Hugo thriller. 352 pages, 14 x 21, 19,95 €

4ème de couverture :

Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché  le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

L’auteur : Plus connu sous le pseudo Ian Manook, Patrick Manouckian, alias Roy Braverman est l’auteur de la trilogie à succès Yeruldelgger chez Albin Michel (385.000 exemplaires). Le premier opus de la série a été récompensé en 2014 par le Prix des Lectrices de ELLE, le Prix SNCF du Polar et le Prix Quai du Polar. Hunter est le premier titre d’une nouvelle trilogie, à paraître chez Hugo Thriller.

Extrait : « Ce jour-là, en désespoir de cause, il s’st couché contre elle, en sanglots dans la poussière de la cabane, et a bercé Eileen jusqu’à ce qu’elle ne saigne plus. Et beaucoup plus tard dans la nuit, sous un ciel démesuré d’étoiles et de constellations, alors que rôdaient les coyotes, il a déshabillé son amoureuse en pleurant et l’a enterrée loin de la grange abandonnée. Puis il a bredouillé une prière de colère contre sa putain de famille. Contre ces putains de blancs. Contre cette putain d’Amérique toute entière. Et il est parti […] »

L’accroche de Miss Aline :

Hunter  ça débute comme une série que tu aurais prise en cours de route. Les sourcils froncés tu cherches à intégrer les lieux, les liens, les personnages. Très vite t’es mordue.  352 pages pour choper Hunter (c’est lui le méchant, on le sait d’emblée) ? T’es septique, trop simple !

T’enfiles ta parka et tu vas t’intégrer à la vingtaine d’habitants du bled perdu en pleine forêt sous une tempête de neige.  Huis clos. Freeman perdu dans sa haine suit Hunter. Hunter perdu dans son désir de vengeance ? Son envie de revenir sur les lieux du crime ? Un shérif, son frangin, Denise, les locataires de la chambre 5…tout ce petit monde va se télescoper et recommence la ritournelle des disparitions et des meurtres. Hum, petit bémol. On dirait que ce n’est pas tout à fait le même mode opératoire.  Quelqu’un se servirait-il de la cavale de Hunter pour se faire un petit plaisir meurtrier ?

L’auteur te mène dans un rythme effréné. Tout comme un train peut en cacher un autre, l’auteur te cache un autre serial killer. Euh, y en a combien ? Y a pas, tu veux connaître la fin. Tu dévores le bouquin en quelques heures. T’as tout « vécu » : la course poursuite, l’étonnement, la trouille, la traque,  t’as même franchement pleuré de la page 3.. à la page 3…Il est fort l’auteur pour te balader d’émotion en émotion.  Il est fort aussi pour te laisser sur la résolution de cette affaire (ou presque) et les prémices d’une autre. Vite l’opus suivant…

Un très grand merci aux Editions Hugo Thriller pour m’avoir fait entrer dans le monde noir de Hunter.

 

Un sac – Solène Bakowski


Le livre : Un sac de Solène Bakowski.  Paru le 20 janvier 2017 chez Milady de la collection Poche Thriller. 6€90 ; (277 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l’insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s’imaginait pas qu’elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu’elle serre dans ses bras ?
……………………
L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extrait : 
Je suis né il y a un peu plus de vingt-quatre ans, au bout de la rue Chanzy, dans le 11e arrondissement. Petit rat rose d’un peu moins de trois kilos, tache lie-de-vin géante au beau milieu de la face comme une blessure de guerre, une mèche blond-orange perdue sur un crâne qui portait encore la trace de l’effort, j’étais, le jour de mon arrivée, un bébé plutôt laid. Il faut dire qu’on m’avait fait venir à la vie comme on aurait jeté un homme à la mer, un soir de tempête, sans bouée, sans brassards et, surtout, sans espoir. Et sans bruit, aussi. Alors forcément, ça laisse des traces. Longtemps
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Un sac

de Solène BAKOWSKI

Poche – 20 janvier 2017

Ma première remarque sera : “Qu’est-ce que c’est bien écrit” !

Je suis passé par énormément d’étapes lors de ma lecture, j’ai compati, réprouvé, ressenti de l’angoisse aussi, de l’effroi, de l’abomination, j’ai vécu la folie d’Anna-Marie, mais finalement ce que j’en ai retenu n’est que de la tendresse et une certaine poésie.

Je ne vais pas tricher, j’ai été littéralement captivé, j’ai même eu à certains passages la larme à l’œil.

Je me suis très vite attaché à aux personnages de Solène.

Torturés, délaissés dans la détresse et la souffrance, mais je les ai aimé…

Ce n’est pas un livre facile psychologiquement mais Solène nous offre un véritable cri d’amour !!!

Très belle découverte littéraire…

Des nœuds d’acier – Sandrine Collette


 Salut les polardeux

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir un nouveau Chroniqueur.

Et c’est sa première chronique que je vous propose, une première chronique un peu comme un clin d’œil ou comme un cadeau. Car il s’agit ici, du tout premier roman de Sandrine Collette.

Allez, je vous laisse découvrir le ressenti de Jean Paul

Le livre : Des nœuds d’acier de Sandrine Collette.  Paru le 29 janvier 2014 chez Le Livre de Poche.  6€90 ; (261 p.) ; 18 x 12 cm
4e de couv :
Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français.
Sandrine Collette narre avec une maîtrise étonnante un huis clos étouffant. Elle a su, avec une sensibilité rare, par touches, brosser l’escalade de la terreur, l’imagination sans cesse renouvelée des humiliations […]. 
Roger Martin, L’Humanité.
Cet excellent captivity thriller (comme disent les Américains) rappelle les classiques du genre et le Misery de Stephen King. 
Le Figaro Magazine, Philippe Blanchet : 
Vous n’allez plus jamais voir les vieillards de la même façon !
Gérard Collard, Le magazine de la Santé
L’auteure : Sandrine Collette est née en 1970.  

Elle partage sa vie entre ses chevaux,  le campagne et l’écriture.  

Des noeuds d’acier, son premier roman, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013.

Extrait : 
Certains matins de beau temps, la lumière qui filtre par le soupirail de la cave est douce et orangée. Des particules de poussière s’y entremêlent dans une confusion totale. Dans ces moments-là, je rêve de pouvoir m’asseoir devant cette lumière et de me réchauffer le dos d’une infime chaleur.
Adossé au soleil, à m’engourdir en étant presque bien. Les yeux à demi fermés, je me contente d’imaginer ce que cela pourrait être.
Parce que la chaîne est trop, courte.
Au mieux, en tendant le bras j’arrive à sentir cette douceur sur ma main, mais je ne peux pas rester longtemps le bras tendu comme ça.
Alors je le baisse et je recule dans mon coin d’ombre.
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Ce roman à obtenu le Grand Prix de littérature policière en 2013, mais pour moi, c’est plutôt un roman noir ou un thriller très bien ficelé…

Encore une fois, c’est une femme qui repousse les limites psychologiques dans une escalade de terreur et de cruauté dans un huis clos particulièrement maîtrisé. Pas un instant de répit. Théo doit survivre dans un univers clos, glauque, enfermé, torturé physiquement et psychologiquement par ses deux bourreaux.

C’est très bien écrit et je me demande ce que j’aurai pu faire à la place pour ne pas sombrer dans la folie ?

Roman qui pour le coup n’est pas adressé à tous les publics mais que je conseille vivement pour ceux qui aiment les histoires étouffantes et angoissantes car c’est un univers vraiment particulier dans la littérature et Sandrine Colette le fait très bien !

J’ai d’ors et déjà tous ses autres romans dans ma PAL !

Sandrine et Jean Paul à Livre Paris le 16 mars dernier où j’ai fait la connaissance de Jean Paul et surtout où je l’ai débauché.

Juste après la vague – Sandrine Collette


Le livre : Juste après la vague de Sandrine Collette. Paru le 18 janvier 2018 chez Denoël dans la Collection Sueurs Froides.  19€90 ; (301 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs.
Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter.Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

Sandrine Collette à La comédie du Livre, Montpellier. Photo @ Carole Rannou (Olivia Lanchois) 2016

Sandrine Collette à La comédie du Livre, Montpellier. Photo @ Carole Rannou (Olivia Lanchois) 2016@Olivia Lanchois

L’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan. Aujourd’hui elle se consacre pleinement à l’écriture de ses romans.

Pour tout savoir sur Sandrine c’est ICI

 

 

 

 

 

 

Extrait : 
Ils étaient là sur la rive à trente mètres, sauf Lotte et Marion que la mère avait dû enfermer dans la maison. La bouche ouverte sur une plainte de panique, le père murmura leurs noms dans sa tête : Madie. Louie, Perrine, Noé, Émilie, Sidonie. Tous arqués sur la corde, même sa fillette borgne, même son garçonnet chétif, à tirer en rythme chaque fois qu’un Hisse ! phénoménal sortait du corps de la mère, écrasant le souffle du vent, tous à haleter pour remonter vers eux les trois naufragés, ils ne flanchaient pas, malgré les rafales, la pluie et le tonnerre, malgré les vagues qui venaient les faire trébucher, se relevaient les uns les autres, continuaient à treuiller en enroulant la corde autour de l’arbre. Et le père effaré les regardait en découdre avec l’orage et la mer, minuscules sur leur bout de terre giflé par le vent, tête baissée, dos voûté telles des bêtes cambrées sous le mauvais temps, pas un qui céderait, même Sidonie qui ne servait à rien mais agrippait la corde elle aussi, glissant sans cesse, elle allait tomber, rouler jusqu’à l’eau – le père dans un sanglot murmura son nom, pria pour que la mère les oblige à regagner la maison, il suffisait d’un arbre brisé, d’un pan de rive qui s’éboule et ils seraient tous emportés. Mais ils restaient là, criant ensemble pour s’encourager et invectiver le ciel, la corde remontait toujours le courant, et soudain le père sentit la vase sous ses pieds, quelques caillasses, et la terre oui, c’était la terre.

Le post-it de Ge

Suite à l’effondrement d’un volcan dans la mer, la maison d’une famille est isolée du reste du monde, cernée par les flots. Madie et Pata, les parents, comprennent qu’il leur faut quitter leur îlot dans leur barque qui ne peut contenir que huit personnes. Ils doivent choisir entre leurs enfants. Un matin, Louie, Perrine et Noé trouvent la maison vide et un mot de leurs parents.

 Voilà de quoi parle mon précieux. Oui mon précieux.

Forcément qu’il est pour moi ce livre. Forcément c’est le dernier Sandrine Collette.

Sandrine Collette, c’est une de ces rares auteurs que je suis depuis leurs débuts. Une auteure qui immédiatement a su me séduire. Et jamais depuis Les noeuds d’acier,  son premier roman, non jamais, mon intérêt n’a été déçu. Bien au contraire. Et à chaque titre c’est un nouveau choc.

Alors forcément ce Juste après la vague était à nouveau pour moi.

Assurément, c’est certain, cette vague, je vais me la prendre en pleine figure.
Car je sais que juste après la vague, je serai, une nouvelle fois, submergée par l’émotion.

Il y a là Lotte et Marion, Émilie, Sidonie, les petites,  Émilie, six ans, Sidonie, cinq, Lotte, trois, et Marion, tout juste un an. Il y a là  Mattéo et Liam les aînés, treize et quinze ans, beaux, grands, presque des hommes. Et puis il y a le milieu, ceux du milieu, Louie ,Perrine et Noé.

Trois enfants, trois déjà cabossés de la vie. Trois éclopés. Louie a onze ans est l’aîné de ces « Trois ratés » « Louie avait une jambe torse, Perrine un œil aveugle, et Noé, à huit ans, faisait la taille d’un enfant de cinq ans. » La patte folle, la borgne et le nain !

Et puis il y a un choix à faire, ou plus exactement un non choix. Car la petite famille qui avait survécu au cataclysme se retrouve sur un îlot au milieu des flots, un caillou condamné à disparaître. Qui va partir, qui va devoir rester car la barque ne peut emporter tout le monde.

Je ne sais pas vous,  mais mon coeur de femme ne pourra jamais faire un choix pareil. Je crois que je serai restée avec mes 3 petits. Enfin je ne sais pas…Ce qui est certains c’est ici on va suivre dans un premier temps l’attente de ces trois jeunes enfants livrés à eux même. Et dans un second temps, l’épopée du reste de la famille sur un océan déchaîné.

Et l’eau qui monte inexorablement.

On tremble, on chavire, on pleure, on rit même parfois avec eux. On éprouve de la peur, de la colère, de l’angoisse. On partage leur rage, leur frustration. On a faim avec eux. On leur en veut aussi. On vit ses épreuves à travers eux.

Mais si ici tout n’est que chaos, pour une fois dans tout ce noir que distille à merveille notre auteur, il y a une petite étincelle d’espoir. Et oui dans toutes ces épreuves, il y a l’amour qui unit cette famille. Et on ne peut que s’attacher à eux.

Alors attention attachée vous y bien fort car ça va secouer.

Punaise, Sandrine Collette est vraiment trop forte pour nous remuer à ce point. A chaque nouveau livre que je lis, je me dis, il est encore meilleur que le précédent que j’ai adoré. A chaque fois, je me dis qu’elle ne fera pas mieux. Et bien si, à chaque nouveau titre je suis surprise. Elle se renouvelle, se met en danger et ça marche. Punaise cette femme est un génie. Oui un génie noir qui fait de la belle littérature. Merci Madame l’Auteure pour ce nouveau merveilleux roman. Cet énorme coup de coeur !

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir la chronique de mon ami Yvan : Juste après la vague – Sandrine Collette

Mentor de Lee Matthew Goldberg


Le livre : Mentor de Lee Matthew Goldberg. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Élie Robert-Nicoud. Paru le 5 octobre 2017 chez Hugo Roman dans la collection Hugo Thriller. 19€95 ; (429 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv.

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est, contacté par William Lansing. Son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa petite amie. Jamie. A cette occasion, William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
D’abord enchanté à l’idée de le publier. Lyle est rapidement choqué par la perversité du récit, qu’il abandonne après en avoir lu quelques pages. Mais lorsqu’il en refuse la publication, William entreprend de ruiner la vie de son éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette.
Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, devil’s Hopyard, et découvre que le livre fait, sinistrement, écho à l’histoire de la disparition non élucidée de sa petite amie à l’université. Et, qu’il ressemble cruellement à la confession d’un criminel.

L’auteur : Lee Matthew Goldberg se consacre à l’écriture et à l’enseignement.
Titulaire d’un MFA à The New School, il vit à New York.

Mais nous en saurons plus bientôt avec l’interview que Lee Matthew Goldberg a accordé à  Marie No, notre psychopathe du polar.

 

 

 

Extrait :
Je pense au cœur qui bat dans sa poitrine. Il bat pour moi, peut être. Mais j’en doute. Même si elle dit qu’elle me veut, même si je la dévore dans cette cabane au milieu de Devil’s Hopyard, où nous avons nos rendez-vous galants. Quand elle dit qu’elle m’aime, alors qu’elle ne m’aime pas. J’ai de vieux os, elle en désire de plus jeunes . Quelqu’un de son âge. Alors parfois je songe que je lui arrache le cœur avec un couteau. Et je le sens battre dans ma main, jusqu’à ce qu’il s’arrête. Puis je mettrai du beurre dans une poêle et je verrai son cœur frire. Je le découpe avec ma fourchette et mon couteau. Et je le laisse fondre sur mon palais. Je l’avale tout entier tandis qu’elle ferme les yeux pour la toute dernière fois et que c’est la dernière chose qu’elle voit. Puis je bois une bouteille de vin rouge, rouge, rouge, rouge comme le sang.

Les lectures de Marie Noëlle

MENTOR de LEE MATTHEW GOLDBERG
ED : HUGO THRILLER
430 PAGES

A New York, Kyle Broder, jeune éditeur d’une célèbre maison d’édition, est contacté par un ancien professeur, William Lansing. Ce dernier lui soumet le manuscrit de Devil’s Hopyard, roman qui choque Kyle par sa perversité. Kyle refuse de le publier mais William se fait plus pressant et tente de l’intimider.

Alors voilà un thriller particulièrement psychologique et démoniaque. Ames sensibles s’abstenir.
L’auteur nous mène dans une histoire machiavélique, la tension est omniprésente.

D’un côté il y a Kyle, éditeur de son état au passé tumultueux et puis William professeur et écrivain mais surtout psychopathe jusqu’au bout des ongles, un sacré vilain !

Je n’en dirai pas plus je préfère vous laisser découvrir ce premier roman qui, à mon avis est une sacré réussite.

On dit de MENTOR que c’est :
– Un thriller redoutablement efficace, un terrifiant jeu de piste littéraire entre AMERICAN PSYCHO et LE SILENCE DES AGNEAUX.
– Hitchcock lui-même n’aurait pu inventer une histoire aussi diabolique.

Lee Matthew GOLDBERG, un auteur à suivre, c’est une évidence. Coup de cœur en ce qui me concerne.

 

A cette aprèm pour un petit entretien avec l’auteur.

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Je sais pas de Barbara Abel


Le livre : Je sais pas de Barbara Abel. Paru le 6 octobre 2016 chez Belfond. 19€90 ; (429 p.) ; 23 x 14 cm

 

4ème de couv
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme…

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

 

 

 

 

Biographie de l’auteur
Née en Belgique en 1969, Barbara Abel est passionnée de théâtre et de littérature. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le Prix du Polar de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’innocence des bourreaux (Belfond, 2015), Je sais pas est son onzième roman.

Extrait :

« Cet échange de regards n’a pas échappé à Camille qui en ressent une profonde détresse. Se peut-il que sa propre fille se méfie d’elle ? Est-il possible qu’elle soit à présent tributaire de l’autorisation de Patrick pour pouvoir prendre son enfant dans ses bras ? »

Le petit avis de Kris

Je sais pas de Barbara Abel

 

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

 Barbara a le don de vous fiche les miquettes !! Et de plus en vous affichant deux visages d’anges, et sur la couverture et le sien. Les miquettes parce que ses histoires peuvent toujours se produire dans la vraie vie (d’ailleurs, quelquefois je me sens un peu voyeuse) Cette si jolie petite fille avec ce visage d’ange ne peut qu’attirer l’œil et donner l’envie de la protéger. En réalité c’est elle qui va vous attirer dans son jeu et vous déstabiliser. Encore une belle réussite au tableau de notre Belge préférée.