On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi


Le livre :  On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Paru le 12 octobre 2017.  21€90 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

 

« Les femmes sont souvent plus fortes que les hommes dans mes romans, même lorsqu’elles sont victimes des pires machinations »
Michel Bussi

« Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

 

L’auteur :  Michel Bussi est professeur de géographie à l’Université de Rouen. Il est l’un des auteurs de polars parmi les plus primés en France au cours de ces dernières années. Son roman Omaha Crimes (2007) connaît une consécration nationale en obtenant cinq prix littéraires majeurs. Dans la foulée de ce succès, Mourir sur Seine (2008) est salué par le public et récompensé par le prix Reine Mathilde. Depuis il est le deuxième auteur le plus lu en France en 2016. Michel Bussi a publié aux Presses de la Cité plusieurs romans : Nymphéas noirs (2011) Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2016), Maman a tort (2015) et Le temps est assassin (2016), devenus des best-sellers et traduits dans le monde entier. 
Extrait :
L’occident croit que s’il ne se barricade pas, toute l’Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L’immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu’elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s’en contentent. Il n’y a que quelques fous pour tenter l’aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d’un Africain sur dix mille, et on parle d’invasion ?

Le billet de Carine

💖 MICHEL BUSSI : UNE VALEUR SÛRE 💖

« ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE » de Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France. Ses romans, des page-turner sans surenchère de détails macabres, parviennent à faire la synthèse entre le meilleur de l’atmosphère des romans policiers populaires français et le rythme des romans à suspense américains. Et c’est ce que les lecteurs adorent…

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d’élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d’une association d’aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L’enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d’origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

J’aime beaucoup Michel Bussi et découvrir un nouveau roman de lui est à chaque fois un immense plaisir. Ici, passé et présent s’entrecroisent afin de nous conter l’incroyable destin de Leyli, une cabossée de la vie.

Un roman totalement différent de ce qu’a pu nous proposer l’auteur jusqu’à présent. Une chose pourtant ne change pas : il nous captive toujours autant. J’ai adoré ce bouquin … une réussite totale !!!!!! Je vous encourage vivement à le découvrir …

 

 

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Aux vents mauvais d’Elena Piacentini by Kris


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Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm 

4e de couv :

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

 

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

Collectif Kris

Le petit avis de Kris

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Aux vents mauvais – Elena Piacentini

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

L’auteure a une façon bien à elle de raconter des histoires. Ici, se basant sur des faits réels, la déportation de ces jeunes réunionnais dans la Creuse, passé peu glorieux de la France, elle nous conte une enquête bien énigmatique et en profite pour faire passer quelques messages sur notre société d’aujourd’hui.
Malgré la noirceur des faits relatés, Elena fait chanter les mots.
Et puis toujours ce rapport grands parents/petits enfants très présent tout au long du récit.
On ne se rassasie pas une seule fois des mots et de la poésie qui habite ces écrits.
Il faut lire Elena c’est un vrai bonheur !

Et vous pouvez retrouver Ici la chronique d’Aux Vents mauvais par Ge notre porte flingue

Etsa chronique du dernier opus d’Elena Piacentini , Comme un long échos 

Mais surtout ne rater pas le super entretien entre Ge et Elena, c’est ICI Elena sous le feu des question de notre porte flingue

 

L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien by Oph


9782810002665,0-1124584Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 1, L’évangile des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan Noir. 22€ ;  (563 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche le 5 octobre 2011 en Toucan Noir Poche. 9,90 ; (563 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

L’évangile des ténèbres

Pyongyang, Corée du Nord.

Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés.

Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces.

Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 

 

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH

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L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien

Je viens de rentrer de Corée du Nord…. j’y ai fait un long voyage, guidé par Monsieur Jean-Luc Bizien….
L’Evangile des Ténèbres est un bon thriller mais pas tant pour l’intrigue que pour la construction de l’histoire.
L’intrigue, certes bien construite,n’est pas novatrice. Toutefois Jean-Luc nous emmène à la découverte de la seule dictature stalinienne existant encore: la Corée du Nord.
En suivant les personnages, je suis partie à la découverte de ce pays dont on ne sait pas grand chose en définitive si ce n’est les éléments géopolitiques et ce que nous communiquent vaguement les médias… Comment un peuple entier peut-il vouer un culte si grand à Kim Jong-Il et son père avant lui? Que vivent réellement les Nord Coréens? (Kim Jong-Il étant vivant à l’époque où se situe le roman)
J’ai découvert le culte du Cher Leader mais aussi son histoire, son parcours…
Ressenti la haine vouée aux américains par les Coréens mais aussi le mépris dont peuvent parfois faire preuve les occidentaux qui ne comprennent pas la soumission d’une population qui souffre envers son tyran, les taxant sans doute trop vite d’être atteint du syndrome de Stockholm alors qu’il s’agit de formatage, de propagande, d’éducation dès le plus jeune âge… Oubliant trop vite nos dictateurs historiques… (Remember Hitler….)

Bref vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce premier opus de la trilogie, son style fluide, le rythme qui ne faiblit pas, les références musicales (si si je vous jure il y en a de belles… ce qui ne surprend pas quand on connaît un tout petit peu le monsieur 😊), et les personnages auxquels on s’attache très vite, tremblant pour eux dans certaines situations….

« Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien apprend que l’un de ses collaborateurs, le jeune Mickaël Wong est piégé en Corée du Nord. Devant l’immobilisme de sa hiérarchie, il décide de partir à sa recherche pour le ramener sain et sauf auprès de sa mère…

Au même moment, un tueur méticuleux , invisible, s’attaque à des paysans en les mutilant à l’extrême… Paik Dong-Soo, Lieutenant de l’armée Coréenne est chargé de l’enquête »

Merci Jean-Luc! À l’attaque du suivant maintenant!

(Tome 2: la frontière des ténèbres, tome 3: le berceau des ténèbres)

Dolores de James Osmont


Le livre : Dolores, la trilogie du cycle psychiatrique, Tome 3 de James Osmont. Paru le 14 juin 2017 chez CreateSpace Independent Publishing Platform . 9€99 ; 312 pages ; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm.
Résumé :

ATTENTION : il s’agit du dernier tome d’une trilogie débutée par les romans « Regis » et « Sandrine », parus en 2016 !

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle oeuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Biographie de l’auteur

 James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi infirmier en santé mentale depuis plus de dix ans. Ce troisième roman clôt un cycle psychiatrique, noir et vénéneux. Une expérience émotionnelle globale où la musique et la précision clinique sont omniprésentes…

Le OFF de OPH

Aaaah Dolores… Ton prénom, « doloris », « douleur »… qui résonne aussi comme un sortilège…

Ce n’est pas Dolores elle même qui m’a accompagnée au fil des pages, c’est la signification de son prénom.
La douleur sous toutes ses formes, physiques, psychiques, mentales…

Avec ce troisième et dernier volet de #latrilogiepsychiatrique de James Osmont j’ai eu mal tout au long des 301 pages.

Une fois encore James, en magicien des mots, nous plonge dans l’univers de la psychiatrie mais pas seulement… il nous pousse à nous interroger sur notre société, nos comportements de plus en plus individualistes. Avec une intrigue qui se déroule « aujourd’hui », il mèle au roman les grands événements qui ont changé notre société ces trois dernières années, il dénonce les tsunamis politiques, l’abandon de la pensée pour uniquement panser les plaies…

Qu’est ce que le Mal, comment parvient-il à prendre possession des êtres que nous sommes? Sommes nous tous vulnérable face à sa force ou pouvons nous résister à sa capacité de s’insinuer, sous différentes formes, en chacun de nous?

Je sors encore une fois chamboulée de cette lecture… Elle pose tellement de questions.

Habile jongleur, James conserve tout au long de ces trois opus une plume poétique, use de la métaphore sans en abuser. Son style vous percute quand ce n’est pas par l’un de ses uppercut que vous êtes sonnés…

Morceaux choisis:
« Sans ambition ni réelles responsabilités, il passait chaque jour la porte de son entreprise: une boite normale elle aussi, avec des gens assis, des agrafeuses d’un demi-kilo, une fontaine à eau… Ça porte bien son nom tout compte fait, une « boite »: ça vous garantit la routine et l’aliénation sous-payée, ça doit faire avec la « conjoncture pas facile, vous comprenez? », et surtout, ça vous évite de vous poser trop de questions sur le sens à donner à tout le reste »
 » Quand le crabe était venu lui prendre un sein, à elle, sa mère, sa déesse, l’amputant, la déséquilibrant, mettant à bas la garantie imaginaire de sa présence à ses côtés; Lucas avait commencé à perdre pied. La mort est la seule expérience du réel qui ne se vit pas; spectateur, impuissant, lui s’était enfermé dans l’irréel, préférant dès lors ne plus vivre. »

Merci James pour cette trilogie poignante qui au delà du Thriller classique bouleverse pas mal de codes et nous pousse à porter un regard nouveau sur la psychiatrie mais aussi le Mal (dans la définition que nous lui donnons)

 

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Sandrine de James Osmont


Le livre : Sandrine, la trilogie psychiatrique de James Osmont. Paru le 14/10/2016 chez Librinova. 9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

ATTENTION : il s’agit de la suite du roman Regis, paru en 2016 !

Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

 

Biographie de l’auteur

James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis plus de dix ans. Avec ce second roman, il poursuit une exploration atypique et mouvementée qui accompagne son travail autour des émotions et de la condition humaine. Quitte à se rapprocher du gouffre…

 

 

Le OFF de OPH

 

Après « Régis », voilà que je viens de quitter « Sandrine », fermant un livre qui au-delà de l’histoire m’a encore une fois transporté par la puissance des sentiments, pathologies et constructions des personnages…

La trilogie psychiatrique de James Osmont n’est décidément pas classable dans une catégorie tant elle est unique, atypique…

Dans ce deuxième tome, ou devrais-je dire simplement avec Sandrine, James montre encore à quel point il sait manier la métaphore et la poésie pour dénoncer non seulement les dangers des addictions mais aussi les failles d’un système médical encore trop souvent bancal.
Il décrit les processus de la dépression, raconte ,comme un ménestrel, comment elle peut sournoisement s’attaquer à chacun de nous.
Profondément moderne de part la critique des aspects sombres de notre société tout en apparence et en psychologie de comptoir, l’histoire romancée flirte avec la réalité de la sombre période d’attentats que nous avons vécu récemment.

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Sandrine m’a émue, m’a faite pleurer, m’a poussée à m’interroger aussi sur moi-même, mes failles, mes blessures… Et comme Régis avant elle, il m’a été difficile de la quitter.

Je ne vous donnerais pas envie de la rencontrer au travers d’un résumé classique de 4ème de couverture car ce serait vous priver de la découverte et des émotions que pourraient vous procurer tant Régis que Sandrine… je préfère vous mettre ci-dessous quelques extraits, qui, j’en suis certaine, aiguiseront votre curiosité:

« D’abord chronophage, l’addiction s’est faite procuration et trompe l’œil, amotivationnelle et robotisante.[…] L’attraction était souvent trop puissante, tentaculaire. Elle venait le saisir où qu’il soit, quoiqu’il fasse… »
« Un soulagement momentané, un traitre remède. Une aération polluée, et qui n’était chaque fois que temporaire. Parce que le désespoir, pauvres de nous… a la couleur du vent et le goût du souvenir. »
« Le remords avait asséché son âme, tel un vent d’Est lancé à travers l’hiver sur une terre rase, un bocage aplani, dépourvu de défenses et de talus, sans haies ni perspectives pour boucher l’horizon infini, inlassable, insurmontable… Elle n’était plus ce champ fertile, ce terroir nuancé, arable, légèrement acide, cette contrée de caractère qui se mérite et se savoure, quitte à se comparer à un coteau de grand cru »

Régis et Sandrine m’ont fait vivre une expérience littéraire jusque là unique, la bande-son créée par James pour accompagner ses personnages et notre lecture renforce la noirceur, le capharnaüm régnant dans les esprits perturbés, troublés et blessés de chacun des êtres auquel il a donné vie.

Merci James, Sandrine comme Régis ne pouvaient pas me laisser indifférente, et il continuent de m’accompagner malgré leur absence… Je vais maintenant aller à la rencontre de Dolores et achever ainsi un cycle qui m’aura profondément marqué…

Un cri silencieux d’Amélie Lamiée


Le livre : Un cri silencieux d’Amélie Lamiée.  Paru le 9 juin 2016 Aux Editions Fleur Sauvage.  16€40 ; (186 p.) ; 20 x 13 cm.

4e de couv :

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

L’auteur : Amelie Lamiée vit dans le Pas-de-Calais avec son mari et ses trois enfants.
« Un cri silencieux » (2016) est son premier roman.

 

Un cri silencieux

d’Amélie LAMIEE Editions Fleur Sauvage

Ce roman m’a permis de découvrir l’auteure que je ne connaissais pas encore.

Cette histoire est bouleversante de justesse.

Amélie Lamiée a choisi de coucher par écrit Son Cri Silencieux car il est des douleurs que l’on doit évacuer pour se construire enfin.

L’histoire :

Un couple amoureux, heureux parents de 3 jeunes enfants.

L’arrivée de la petite dernière, Juliette, nécessite de trouver un nid plus grand à cette famille.

Mathilde et Olivier trouvent la maison de leurs rêves.

Tout est donc pour le mieux…

Mais Mathilde n’arrive pas à être pleinement heureuse. Une fuite dans une des salles de bain suffit-elle à expliquer son anxiété grandissante ? Ou est-ce l’invasion des puces de parquet qu’il a été compliqué d’éradiquer et dont-elle craint le retour ?

Puis une nuit les pas de Mathilde la conduisent quasi automatiquement dans cette salle de bain délaissée où règne un froid glacial. Un endroit où l’eau a été coupée et dans lequel un bruit d’eau persiste et où les murs pleurent.

Ces phénomènes perdurent, s’amplifient. D’où provient cette eau qui ruisselle des murs ? Mathilde devient-elle folle ?

Puis la découverte de ces cahiers d’enfant. De ce journal intime dont la lecture happe Mathilde.

Elle est fascinée et dérangée par le destin de Camille, cette fillette qui se confie à travers ces pages et qui peu à peu bascule. Ce récit de plus en plus dérangeant pour Mathilde qu’il renvoie à son propre passé. A ses failles et à sa souffrance jamais exprimées.

Extrait p.157 – Journal de Camille
« Je ne parviens pas à expliquer pourquoi j’en suis arrivée là, pourquoi je souffre autant. Un soir après le bain, mon père m’a prise sur ses genoux, dans l’escalier. Pour une fois, il m’a parlé doucement, sans menaces, sans agressivité. Il m’a parlé comme si j’étais une toute petite fille et il m’a demandé « pourquoi es-tu devenue comme ça hein ? » »

Ces deux destins croisés, ces enfances brisées.

Deux fillettes obligées de grandir sans l’affection et la protection d’une mère.

Ces similitudes qui finissent par se faire jour dans l’esprit de Mathilde et qui expliquent tant de choses. Et qui vont lui permettre, enfin, de mettre des mots sur ses maux.

Extrait p.187
« Elle souffrait effectivement de cette prise de conscience tardive mais n’était-ce pas nécessaire ? Indispensable pour qu’elle puisse enfin comprendre et avancer ? Lucidité vient de Lux, la lumière. »

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Un livre fort. Comme un cri trop longtemps retenu et enfin exprimé. Avec vigueur.

A lire absolument !

Régis de James Osmont


Le livre :  Régis, la trilogie Psychiatrique T.1 de James Osmont Paru le 16 février 2016 chez  CreateSpace Independent Publishing Platform.  9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour.

Biographie de l’auteur

James Osmont est né le le 12/09/1982 à Brest Il est auteur et photographe  . Il est aussi soignant en psychiatrie depuis dix ans. Dans ce premier roman sombre et nerveux, entre drame et thriller psychologique, il invite le lecteur à une immersion au plus près d’âmes tourmentées, dangereuses, mais aussi profondément humaines.

 

 

Le OFF de OPH

Régis….

Après des jours d’attente tu es enfin parvenu jusqu’à moi (merci La Poste) et j’ai plongé sans attendre dans les méandres de ta psyché torturée…
En moins de 24 heures tu m’as fait prendre les plus grandes montagnes russes émotionnelles qu’ont jamais provoqué mes lectures…
Dans ton esprit malade,tu m’as entraîné au point que je ne voulais plus te quitter…
J’ai été oppressée, je me suis inquiétée pour toi, j’ai été triste mais j’ai souris aussi. J’ai été mal à l’aise, parfois nauséeuse…
Personnage complexe et malade, j’ai déambulé avec toi dans ton hôpital psychiatrique, au son de tes musiques intérieures…
Auprès de toi j’ai vécu une expérience inédite, ressentir tes cris, tes tortures au travers de la musique choisie par ton créateur.

J’avoue que j’avais beaucoup d’appréhension quant à l’auto-édition, mais j’ai lu tellement de critiques positives et de chroniques aiguisant ma curiosité que je devais absolument assouvir cette envie de faire connaissance avec Régis.

Au travers de ce roman qui vous plonge dans le monde méconnu de la psychiatrie et des désordres mentaux, j’ai découvert la plume poétique de James Osmont. De métaphores en réflexions profondes sur notre société, James nous emporte dans un univers inédit, au coeur de la psychiatrie, loin des lieux communs. Ce roman est inclassable et c’est aussi ce qui fait sa force.

MORCEAUX CHOISIS:
 » Sandrine sentait chez son patient les restes mal nettoyés de la dernière crise. Résidus indigestes, reliquats moisissant. Cette fois le crue n’avait pas expié ses démons, la vague n’avait pas tout emporté. »
 » La psychose elle, est un cauchemar, un œil aux paupières mi-closes. Et quand la lumière fait irruption, confronte au réel, le clignement réflexe peut aveugler le plus chancelant des cerveaux. »
« Fendant le carcan des nuages et la turpitude crasse du ciel de décembre, le soleil choisit cet instant pour percer le brouillard. »

James, je tiens à te remercier pour cette expérience « aux frontières du réel » grâce à ton O.L.N.I Œuvre Littéraire Non Identifiée.

Je pense que Sandrine et moi ferons connaissance rapidement…

 

L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier


L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier

La magie des mots

Le livre : L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier. Paru le 23 août 2012 chez Serge Saffran. 15€ ; (178 p.) ; 18 x 12 cm.

4e de couv : « J’éprouvais pour Elena une tendre reconnaissance. J’avais toujours voulu tuer quelqu’un. Pour y parvenir, il me manquait simplement de l’avoir rencontrée » songe Craig, fraîchement débarqué des États-Unis comme Elena d’Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l’on croise parfois au bar d’étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. Entre Craig et Elena naît un sentiment obsédant, fait d’agacement et d’attirance, sous l’œil impitoyable de Sébastien, le réceptionniste, auquel rien n’échappe. Ou presque.

Dans cette envoûtante et spirituelle fiction à plusieurs voix, chacun prenant à son tour la parole, chacun observant l’autre, épiant son voisin, amour et meurtre tendent à se confondre. En émule d’Agatha Christie et de Marivaux, Christophe Carlier prouve avec maestria que l’accidentel, dans le shaker du grand hôtel, a partie liée avec l’imaginaire. Et qu’un assassin peut être aussi discret que l’homme à chapeau melon de Magritte, au visage dissimulé à jamais derrière une pomme verte.

« L’Homme au chapeau melon » de Magritte« L’Homme au chapeau melon » de Magritte

L’auteur :

Christophe Carlier, né en 1960. Agrégé de lettres classiques et docteur ès lettres, Christophe Carlier enseigne pendant plusieurs années à la Sorbonne. En 1991, il soutient une thèse sur la mort dans les romans de Marguerite Duras.
En 1998, il publie aux Presses universitaires de France un ouvrage sur Hiroshima mon amour, de Marguerite Duras et Alain Resnais.
Il participe à plusieurs dictionnaires et encyclopédies, dont le Dictionnaire de littérature, le Dictionnaire des œuvres littéraires de langue française et le Dictionnaire des lettres françaises.
En 1992, il entre au service du dictionnaire de l’Académie française, où il contribue à la préparation de la neuvième édition, dont le second tome est publié en 2000. Il a aussi publié Lettres à l’Académie française (Arènes 2010) et divers autres essais dont plusieurs consacrés aux contes et aux mythes.

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Extrait : « seule éternité qui me reste encore est celle des souvenirs d’enfance. C’est à eux que j’appartiens désormais. Et à Vicky, qui me fermera les yeux et que je finirai peut-être par appeler maman. »

Résumé et avis :

Craig et Elena se croisent au bar du palace Le Paradise. Un sentiment d’agacement et d’attirance naît entre eux, sous l’œil du réceptionniste Sébastien. Le lendemain, un mari volage et volubile est assassiné. Cette fiction où amour et meurtre tendent à se confondre mêle les voix de ces personnages, chacun épiant son voisin. Prix du premier roman français 2012, prix des lecteurs Notre temps 2013.

Dans l’atmosphère feutrée d’un palace parisien se trament un meurtre, des amours éphémères et impossibles, et des vies se révèlent dans l’intimité de chambres numérotées. Ce roman choral, construit sur la vision des différents personnages est un superbe petit bijou ! Ciselé, élégant, cynique, original !

L’écriture de Christophe Carlier est alerte, moqueuse, profonde.. Chaque personnage prend à tour de rôle la parole afin de restituer sa vision des événements, du crime, et des autres. Ainsi nous pouvons nous les approprier, comprendre leur psychologie. La construction du récit est millimétré, presque précieuse et celle-ci nous amène à un dénouement aussi inattendu qu’audacieux.

Un délice à déguster de toute urgence.

Ce magnifique roman est paru en poche au début de l’année 2014. Surtout ne boudez pas votre plaisir.

Extrait :

« L’assassin devait avoir de solides raisons de haïr sa victime. À mon sens, il l’a assommée par colère. Il a tranché sa gorge pour se donner le frisson de l’arme blanche. Et, comme le sang continuait de couler, l’a finalement étouffée. Assommé comme un boeuf, saigné comme un porc, contraint d’ingurgiter sa cravate comme on ravale ses ambitions, ce client riche mais infortuné a dévalé en un instant toutes les marches du piédestal où le sort l’avait placé. Difficile d’imaginer autre chose qu’une vengeance, dont l’exécution a été rapide comme l’éclair et facile comme un pied de nez.

C’est un criminel au coeur léger qui a dû quitter la suite 205. Aurait-il croisé quelqu’un dans l’ascenseur que son front lisse et sa mise impeccable n’éveillaient aucun soupçon. Il devait être aussi anonyme que l’homme à chapeau melon dont Magritte dissimule le visage derrière une pomme verte. Je l’imaginais, méticuleux, irréprochable, les traits absolument masqués par la rondeur et la couleur du fruit. Seule certitude : l’assassin à la pomme verte n’a pu quitter l’hôtel, lundi soir, qu’en passant devant la réception. J’ai donc nécessairement vu glisser sa silhouette devant le comptoir où je suis assigné à résidence. »

L’Assassin à la pomme verte, p. 75-76

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski


L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski :

Un premier roman magistral, un coup de foudre inévitable.

 

 Le livre :L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowsky . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob. 19,90 € ; (286 p.) ; 22 x 15 cm.

L’edition en poche chez le même éditeur est parue le 4 juin 2009. 7,90 € ;  (281 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

4e de couv

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

 

L’auteur :  On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles policières elles aussi.

Elle dit aussi en parlant de son enfance : « J’ai eu une enfance studieuse. J’ai aimé l’école et les universités passionnément » .

Elle se définit comme un écrivain-sculpteur qui, à partir d’une matière, façonne, modifie, transforme… Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

 

Ma petite lecture

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, Nicolas Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans auparavant, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de l’incompétence qui l’a privée de 15 ans de liberté.

L’écriture de ce livre est parti d’un fait divers. Il aura fallu à l’auteur broder autour de celui-ci pour nous proposer un des premier legal thriller français. Cette catégorie de polar est plutôt l’apanage des auteurs made in USA. On connaît Michael Connelly, John Grisham, Scott Turow. Et bien maintenant il faut compter avec Laura Sadowski.

Laura SADOWSKI est avocate de formation. A travers ce titre elle nous fait revivre et découvrir tous les aspects procéduriers et juridiques d’un procès aux assises. Cet exercice est périlleux mais grâce à sa plume fluide et son style concis, elle rend tout cela attrayant. Et jamais ces aspects techniques de la justice française ne nous paraissent ennuyeux. Bien au contraire, c’est eux qui créent la tension dramatique.

 

Extrait : « Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés. » 

 

Laura nous livre aussi un plaidoyer contre les conditions de détention dans les prisons françaises. Leurs états de délabrement. A Fleury Mérogis, la majorité des cellules sont prévues pour être individuelles avec une superficie de 11 m², équipées d’un lavabo et de toilettes mais elles comportent deux lits superposés. Allez comprendre.

Mais surtout l’auteur nous entraîne dans un huit clos glaçant, où les deux protagonistes vont devoir jouer leur partition avec minutie. Où chacun va devoir tenir ou revoir ces positions. Ici le lieu devient un élément essentiel, un personnage à part entière de la pièce qui se joue. Cette cellule participe à la dramaturgie qui se noue. Elle oblige à la proximité, à l’empathie.

 

Extrait 2 : « Voilà. A présent, il connaissait les raisons de sa captivité. Clémence Lange n’était ni folle à lier, ni de mauvaise foi, ni ignorante de la réalité : elle était un bras vengeur qui réclamait justice. Et elle désignait son défenseur, son principal accusé »

Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire en y incluant une pointe de roman noir.

Laura nous ravit par son talent, malheureusement pas encore assez reconnu. Mais c’est surtout par son humanité qu’elle nous séduit.

Lisez les romans de Laura Sadowsky mais surtout n’hésitez pas à aller à sa rencontre.

On repart toujours heureux d’une rencontre avec Laura Sadowsky. Elle sait nous mettre en avant, et nous reprenons confiance. Avant même de nous parler de ses romans, elle nous parle de nous. Elle ravive chaque fois la part d’humanité qu’il reste en nous. On ressort toujours bienveillant d’une lecture d’un livre de Laura Sadowsky. Bref. Il faut lire Laura et surtout la faire connaitre.

 Extrait 3 – 4 et 5:
 «Cette pièce est mon royaume, Maître, rétorqua-t-elle en désignant la pièce d’un geste large des bras. Ici, j’ai tous les droits. Je suis votre geôlière, votre juge, votre avocat, votre infirmière, votre pire ennemie ou votre meilleure amie. C’est à vous de décider.»
«C’était à présent l’épouvante qui dominait en lui, la terreur de devoir payer son incompétence. »
«Tant de sentiments le submergeaient en ce moment, le remords, la stupéfaction, la peur, la colère… C’était à peine s’il parvenait à respirer »
 

 En savoir plus:

 Une autre lecture de L’affaire Clémence Lange avec mon ABCdaire

Pour mieux connaitre  notre auteure et surtout pour écoutez Laura Sadowski :

http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/09/04/paris-est-la-ville-du-crime/