L’Arménien de Carl Pineau


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est regard croisé

Aujourd’hui c’est deux flingueuse qui ont lu le livre en même temps

Aussi …Aujourd’hui je vous propose deux avis sur un même bouquin

Alors ce matin vous aurez celui d’Ophélie et ce soir celaui de Miss Aline

Bonne lecture à vous !


Le livre: L’Arménien, Nuits Nantaises de Carl Pineau. Paru le 12/06/17 aux éditions Librinova.  16€90 ; 311 pages. existe en e-book.

4ème de couverture:

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné.Assassiné.Mais par qui?
Et qui était vraiment l’ Arménien?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Brandt?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans?
Rien de tout cela, bien plus encore?
De la place Graslin au Chäteau des Ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

L’ auteur: Né en 1966 à Nantes, Carl Pineau commence très tôt à fréquenter la vie nocturne de la ville. Il est embauché très tôt par une discothèque pour y animer des soirées. Les lieux cultes nantais deviennent son univers jusqu’à l’âge de 21 ans où il quitte le monde de la nuit pour reprendre ses études.
Si Nantes est sa ville de coeur, en 2009 il quitte la France pour s’établir au Québec où il décide de réaliser son rêve d’enfant: Ecrire. Il suivra donc des cours de création littéraire à l’université de Laval.
En 2015, il déménage avec sa tribu en Thaïlande où il réside encore aujourd’hui.
L’ Arménien est son premier polar sur les Nuits nantaises, deux autres devraient suivre…. En parallèle, son deuxième roman, Malecòn, thriller politico-financier situé entre paris et Cuba devrait paraître en 2018.

Extrait:
 » Je m’effondrai dans un fauteuil au fond du salon, nuque calée contre le bac à shampooing. La gorge nouée, j’allumai une Gitane, recrachai du bout des lèvres le morceau de tabac collé sur ma langue, et mon regard se perdit dans la fumée, tandis que mon esprit replongé dans mes souvenirs:
Luc avait dix-sept ans, il se rasait comme un adulte et se cachait les yeux derrière des lunettes Rayban Wayfarer. Il avait convaincu sa tante de le laisser s’inscrire dans un club de karaté, cette pratique avait étoffé son physique. Je n’aurai pas aimé me frotter à lui.
Désormais intégré à l’équipe de Ralph, il s’apparentait à une sorte de garde du corps. Très utile en cas de coups dur.Pour des raisons d’âge surtout, nous ne fréquentions pas les mêmes cercles de potes, ni tout à fait les mêmes endroits. Mais je voyais Luc souvent en raison de notre bizness.
Acculé par des dettes de poker et pour financer ma propre consommation, j’avais mis en place un trafic de hachisch et de marijuana. Luc me servait de revendeur. C’était le garçon idéal. Respecté, discret, et de surcroît, il m’était entièrement dévoué. »

Le OFF de OPH

 

Nantes le 22 décembre 1989, le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou.

Le corps est plombé de deux bastos et partiellement calciné…

Qui a pu prendre la vie de cet homme énigmatique, personnage phare des nuits nantaises?

Qui était réellement Luc Kazian?

 Au travers des yeux et des souvenirs des personnes qui ont été le plus proche de lui, j’ai voyagé dans le Nantes de la fin des années 80, à une époque où la loi Evin n’existait pas, une époque où les guerres claniques s’affichaient au grand jour, l’époque des blousons noirs, une époque qui n’a plus grand chose à voir avec la notre…

 Je me suis attachée au personnage de Luc que j’ai vu vivre dans le regard de son entourage, un personnage mystérieux, écorché vif, séduisant… et à la fin de cette histoire je ne sais toujours pas si je l’aime ou si je le déteste.

 Dans ce roman noir de Carl Pineau, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment: trafic de drogue, amour, amitié, trahison, sexe… Il dépeint avec justesse cette France des années 80 où le SIDA est méconnu et les contaminations par MST légions, où François Mitterrand est perçu en sauveur d’un pays qui n’avait connu que des Présidents de droite depuis le début de la Vème République, où la mode est aux blousons de cuir et à l’émancipation.

Un polar efficace dont la construction en flash back attise la curiosité et permet d’entretenir le mystère jusqu’aux dernières pages, émouvantes.

J’ai apprécié la plume juste et sans envolées lyriques de Carl. L’ambiance du roman et le choix des mots m’ont transportée à la fin des années 80 sans difficultés.

Carl a soigné chacun des personnages, leur psychologie, leurs émotions, leur donnant vie et accentuant la crédibilité du récit.

Voilà donc un auteur à découvrir…

Publicités

1789, l’été de sang de Frédéric Michelet


Le livre : 1789, l’été de sang de Frédéric Michelet. Paru le 09 novembre 2017 aux Editions  Inspire  prix : 22.50 €  ;  (396 p.)  édition papier – existe en e-book

 4ème de couverture :

Et si la Révolution Française n’avait pas été provoquée par le début des États généraux mais par les manifestations populaires ayant eu lieu à la suite du massacre de la rue du Faubourg-Saint-Antoine ? Y aurait-il eu un complot pour compromettre la réussite de ces États généraux et le roi lui-même ? Qui en serait l’instigateur ?

19 avril 1789, rue Cassette. Un couple est sauvagement assassiné. L’enquête est menée par le lieutenant général de la ville de Paris lui-même. Pour Joseph Beyraud, frère d’une des victimes et jeune portraitiste talentueux, il ne peut donc s’agir d’un simple brigandage. Sa famille serait-elle compromise dans une effroyable affaire ? Les désirs de vengeance et de vérité du jeune peintre vont le mener malgré lui dans un labyrinthe de conspirations et de secrets d’État dont il devra trouver la clé pour pouvoir sauver sa propre vie.

1789, l’été de sang est une œuvre de fiction qui s’inscrit dans les événements historiques de mi-avril à la nuit du 4 août 1789. De nombreux personnages, lieux, faits et actions ont réellement existé.

 

 L’auteur : Frédéric Michelet est auteur, metteur en scène et comédien. Il commence à Paris où il joue avec plusieurs compagnies, puis il est engagé comme permanent par une compagnie de Montpellier. Il rencontre Jérome Savary, participe au premier match d’improvisation France/Québec, et prend part à diverses performances de rue. Transporté par ce nouveau rapport au public, il fonde sa propre compagnie, la CIA, avec laquelle il va créer des événements de rue, puis un spectacle « Silence On Tourne », qui, après un coup de maître à Avignon en 1987, va tourner plus de 600 fois.

Sa compagnie était lancée, elle est toujours aussi vivante. Sa particularité, des spectacles « à texte » tout public, qui défendent « sur le trottoir » des thèses éthiques, philosophiques ou politiques. Ses trois derniers spectacles, comme son roman 1789, l’été de sang, embarquent le spectateur dans l’Histoire avec un grand H. Ce sera « 1789 secondes », création sur la Révolution Française, « Rue Jean Jaurès » création sur la vie mouvementée de Jean Jaurès, et le tout dernier « Dessous d’Histoire » qui met en scène 2400 ans d’histoire de Socrate à aujourd’hui.

Passionné d’écriture de théâtre, il écrit plus d’une cinquantaine de pièces, toutes montées, dont trois seront éditées. Il se lance dans l’écriture de roman, de scénarios, et devient un ardent défenseur des écritures pour l’espace public.

Dans ce cadre, il sera élu plusieurs fois pour des mandats de trois ans en tant qu’administrateur de la SACD (Société des Auteurs et compositeurs Dramatiques), où il créera notamment des dispositifs d’aide aux auteurs et aux compagnies.

Il vit à Pérols, côté mer de la métropole de Montpellier, il est marié et père de deux enfants, et il écrit déjà une nouvelle pièce et un nouveau roman.

 

Extrait :
« Dans la cour, un policier au visage grêlé tenait un flambeau. Devant ces deux hommes, me pressant en pleine nuit, je pris peur que l’affaire ne fut autrement grave. Que me reprochait-on pour m’enlever en pleine nuit ? Allait-on me jeter au cachot ? Je repassais dans ma tête toutes mes actions des jours passés qui auraient pu entraîner cette disposition, mais je ne trouvais rien de plus reprochable que le côtoiement de Bailly, Sieyès et quelques autres personnes devenues des personnalités en vue. Le sergent nous devança à grands pas et nous conduisit à un fiacre qui attendait devant la porte cochère de la rue Mouffetard. Tandis que l’homme au flambeau prenait place au côté du cocher et ébranlait l’équipage, je me tournai à nouveau vers mon mentor en quête de paroles, mais devant son visage hermétique, je me serrai contre la paroi, l’entendement secoué par une peur irraisonnée. Il m’avait posé des questions sur ma sœur Anne. Il s’agissait de ma sœur ! Ma petite sœur Anne ! Que pouvait-il lui être arrivé ? Elle ne méritait point la vigilance de la police. Elle était mariée depuis plus d’une dizaine d’années avec un homme de très bonne condition, l’avocat Jacques Henri Lantelme. Je n’aimais point cet homme, trésorier et homme de loi qui conseillait le précédent surintendant des finances du royaume, monseigneur de Loménie de Brienne. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Une hypothèse d’historien pour commencer et attribuer la rogne qui s’empare de Paris en avril 1789 à une émeute suivie d’un massacre rue Saint-Antoine plutôt qu’aux Etats Généraux, éclaire la Révolution d’un jour nouveau. L’auteur nous immerge au cœur des événements qui ont changé la France et relate leur succession de façon très réaliste, nous faisant baigner dans les préoccupations vitales de la piétaille et les tentatives des riches à sauvegarder leurs biens.

Joseph, jeune veuf, portraitiste et joailler, humble et sans le sou, n’était pas prêt à endosser ce rôle de « père » auprès de sa nièce éduquée dans un monde privilégié. Ces deux là vont s’affronter, se confronter et s’éduquer mutuellement et faire progresser leurs jugements.

Joseph va rencontrer une jeune militante féministe, adepte des salons philosophiques de ce siècle des lumières.

C’est donc ces trois personnages qui vont évoluer au gré d’une intrigue sordide, dans la foule des révolutionnaires et royalistes.

Une façon originale et bien peu scolaire d’approcher cette année 1789 où Robespierre est encore contre la peine de mort … au vocabulaire délicatement suranné.

Belle fresque historique, qui se termine au lendemain de l’abolition des privilèges, avec sa galerie de personnages illustres ou non et où l’ultime dénouement romantique est peut-être un peu trop improbable. Mais là n’est pas l’essentiel de ce thriller de près de 400 pages où l’on ne s’ennuie pas un seul instant.

Agréable moment de lecture par le biais de la petite histoire baignée cependant de sang, rançon de la révolte.

          Extraits
« Ne tenait-il pas sa boutique de façon trop aimable, laissant son commis Antoine et ses apprentis travailler à leur guise ? Leur parlant presque comme s’ils étaient ses proches et non de vils employés ? Jamais son père n’aurait permis un tel comportement. Il fallait montrer de la puissance et de la domination si l’on voulait se faire obéir avec célérité et rendement. Mais Joseph n’avait-il pas raison lorsqu’il refusait que l’on donnât le fouet à un enfant ? »
« La constitution délicate des femmes est parfaitement appropriée à leur destination principale, celle de faire des enfants ! Sans doute la femme doit régner à l’intérieur de la maison, mais elle ne doit régner que là. Partout ailleurs, elle est déplacée ! “
« Pauvre enfant ! Je repensai à Grellier qui talochait usuellement ses enfants, à l’oncle de Dourdan qui frappait d’importance et je me pris à maudire ce siècle qui permettait de tels agissements. Les femmes sous le boisseau, offertes en pâture aux hommes, les enfants dressés tels des chevaux ou des chats sauvages. Les manifestants brûlés au fer et envoyés mourir aux galères. Je serrai les poings, ivre de colère envers les hommes, la police et les gouvernements. Les phrases de Jean-Jacques Rousseau me revinrent soudain en mémoire : « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. ». Nous ne pouvions rester immobiles devant tant d’injustice, devant tant de misères. Mais que pourraient les États généraux ? Allaient-ils changer le statut des hommes ? Pour cela, il faudrait bien plus qu’une assemblée qui passait des heures à discourir. »
« — Vous avez dû apprendre que, pour la cérémonie d’ouverture à l’église, le 4 mai, tout semblait se passer au mieux. Les premières journées étaient offertes à la paix et à l’espoir, mais bien vite les choses se sont gâtées. Dès le lendemain, le Tiers-État, que l’on avait fait entrer le premier dans la salle des Menus Plaisirs, avait occupé les rangs de devant. On les fit reculer comme de la valetaille sans aucun ménagement. Déjà, de grands mots furent lâchés, on entendit des tirades contre le luxe de la Cour tandis que le pays comptait tant de malheureux. Un député fit une allusion aux sommes allouées à la construction du Petit Trianon de la reine Marie-Antoinette. Tout le Tiers applaudit à cette tirade. Ce fut une véritable foire ! Pendant ce temps, le roi et la reine, entrés séparément mais tous deux dans le silence et non point sous les acclamations, faisaient l’un, semblant de sommeiller, l’autre, de ne point entendre. »
«  En cette matinée du 14 juin, les rues bruissaient d’affairement. Des cris et des appels se répondaient de bas en haut de la rue. Les marchands et les colporteurs exhibaient leurs marchandises comme si, en ce début d’été, le temps ne s’était point suspendu dans la salle des Menus Plaisirs de Versailles. Je me fis la triste réflexion que ces vaines querelles de procédure ne pouvaient pas être l’affaire du peuple, car Versailles était bien loin et les nouvelles annoncées dans La Gazette, le Mercure et les libelles des députés n’étaient point à la portée de la populace. Bien peu d’entre nous savaient lire et écrire. Mais nous ne pourrions être libres, comme le souhaitait Jean-Jacques Rousseau dans son précieux Émile, que lorsque chaque enfant de ce pays et de toutes les nations recevrait une gracieuse instruction. »

La solitude des menteurs de Kate Wagner by Miss Aline


Le livre : la solitude des menteurs, Kate Wagner. Paru en juin 2016 aux éditions Parfum de Nuit. 15 € ; 21 x 1 x 15.

4 ème de couverture :

Frank Marconi a un mandat particulier. Missionné par le ministre Parchon, il doit éliminer Chioro. Considéré comme un des plus grands peintres mondiaux, l’artiste cache un secret menaçant. Il a décidé que le jour de ses quatre-vingt-dix ans, il divulguera celui-ci à tous les médias. Mais il a commis la faute de partager cette confidence. Cet acte maudit va entraîner toute une série de conséquences, trahisons, meurtres, suicide. En une nuit tout va basculer. Une confrontation inédite entre Chioro et son tueur va dévoiler des facettes inattendues de leur personnalité. L’aube sera la réponse. La vengeance peut avoir de multiples visages.

 

L’auteur : Née en 1964 à Strasbourg, Kate Wagner écrit depuis son plus jeune âge. Avant d’explorer le monde des romans, elle a écrit des poèmes, des textes pour des chansons, des articles pour des journaux satiriques ou artistiques, une pièce de théâtre en collectif « le satin de Noel » éditée chez Art et Comédie Paris dans la catégorie succès de l’année (2011/14) et une adaptation du roman de Laurence Jyl « le nez à la fenêtre à la demande du metteur en scène R. Vuadens.
Passer de la peinture à l’écriture il n’y avait qu’un pas.

Son écriture particulièrement incisive, ironique ou mordante a déjà séduit de nombreux lecteurs.

 

Extrait :
« Il y a des choses, dans la vie, à ne pas commettre. Absolument. Il y a des fautes qui, même pardonnées à la longue, restent pour l’autre, un petit confetti de désillusion collé sur le cerveau au fond de la boîte crânienne. La déception est une tache indélébile. »

 

 

L’accroche de Miss Aline

Que dire de Franck Marconi ? Que  cache-t-il derrière son arme ? Un tueur à gages peut-il avoir une (certaine) conscience ? Cette dernière peut-elle lui servir ? Marconi dont le charisme vous séduit, bien qu’il soit le méchant. Hier comme aujourd’hui a-t-il le choix de ses actes ? Cela fait beaucoup de questions pour un seul homme, me direz-vous. Attendez-vous à vous en poser en lisant ce livre.

Chioro vieux bonhomme qui ne « paie pas de mines » mais très loquace. Il vous intrigue, il vous séduit. Que cache-t-il, lui aussi ? Ce n’est  pas  tout de déguster du « Cheval blanc » (quel veinard !) mais il va finir par le cracher son secret ?

L’auteur nous livre un tête à tête pour le moins original : la victime et son tueur. Va se jouer entre ces deux personnages une danse, non pas macabre… plutôt sensuelle. Ah oui, ce n’est pas le bon terme pour un tueur à gages. Et pourtant. Ils vont se tourner autour, s’observer, se surprendre. Le tout sans jamais (ou presque) s’énerver. Ils vont lentement mais surement se diriger vers la fin. Et quelle fin !

Je remercie vivement Kate Wagner de m’avoir fait entrer dans son univers. J’ai beaucoup apprécié sa façon d’écrire, l’analyse des personnages, leurs charismes (oui j’ai un faible pour Marconi, j’avoue !). Un suspens tout en douceur sans effusion démesurée d’hémoglobine. Merci.

Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey


Le livre : Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey. Paru le 11 janvier 2017 aux Editions du Toucan dans la collection Toucan Noir.  19€90 ; (489 p.) ; 22 x 14 cm.

  4ème de couverture :

Depuis quelques mois, la capitaine Daniel Magne a quitté son poste à la Criminelle du Quai des Orfèvres. Séparé de sa compagne Lisa Heslin – qui est partie vivre en Suisse dans le chalet de son père (Lire «La Pieuvre»),

il a accepté un poste à Hendaye, au Pays Basque, le plus loin possible de ce qui reste de leur couple anéanti.

Seul, en proie au remord qui le ronge, il s’enfonce dans une déprime alcoolisée qui lui vaut d’être rapidement mis à l’index par son chef de groupe.

Alors qu’il est assis à la terrasse d’un café, désœuvré par une mise à pied de quelques jours, Magne assiste à une gigantesque explosion dans le quartier de la gare d’Hendaye.

Accident? Attentat? N’écoutant que son instinct de policier, le capitaine se précipite sur les lieux du drame, et vers son avenir…

À paraître en réédition en poche le 17 janvier 2018 chez le livre de poche dans la collection Thiller

 

 

L’auteur : Jacques Saussey, né le 14 mars 1961 Jacques Saussey est né en 1961. Ouvrier maquettiste et dessinateur CAO dans une grande entreprise internationale, il est passionné d’archerie et de polars. Il  Il habite dans l’Yonne… et rêve souvent du Québec. Depuis la parution de son premier livre (De sinistre mémoire, 2010) Jacques Saussey (1961) a publié une dizaine de romans, tous salués par la critique et acclamés par le public. Intrigues fouillées et personnages ciselés sont la marque de fabrique de cet orfèvre du genre, qui s’impose comme la relève du polar à la française.

Extrait :
« Le train roulait de plus en plus vite. Il passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent.
Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher.
De sous le siège 66, la poignée du sac de Damian avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille.
Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement.
Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. »

 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. Le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. Le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture.

Marin Ledun, L’homme qui a vu l’homme et Au fer rouge.

Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

Je vous livre quelques extrait pour vous donner le ton du livre.

« Mais que fait cet enfoiré ? Ça fait des heures que je l’attends ! Je suis debout, tout tremblant, et j’ai l’intention de vendre chèrement ma peau. Ma main gauche me fait un mal de chien, mais elle a cessé de gonfler depuis que j’ai réussi à couper le lien avec le carreau brisé du soupirail. L’idée m’est venue d’un coup, tandis que j’essayais de le casser avec la seule force de mon regard.
L’envie de déféquer devenait insupportable. J’ai dû m’éloigner dans un coin de la pièce pour me soulager. C’est alors que j’ai senti la boucle de ma ceinture sous mes doigts. Et c’est là que j’ai compris que j’avais la solution à ce problème-là sur moi depuis le début. Elle, elle allait pouvoir passer entre les barreaux de fer ! »
« J’ai mis moins d’une heure à transporter le nitrate d’ammonium de la camionnette jusqu’à mon nouveau véhicule. Une fois que ça a été terminé, j’ai fait le tour de l’engin pour vérifier que rien n’était visible, que pas un bout de sac n’apparaissait à travers une vitre, ou dans une échancrure du métal à l’arrière. Et puis je me suis attaqué à la préparation de l’explosif primaire. Parce que c’est ça, l’emmerdement, avec le nitrate. Ça ne pète pas tout seul. Il faut le porter à plus de deux cents degrés pour provoquer la déflagration. J’ai gardé une quantité suffisante de Semtex, mon dernier morceau de pâte à modeler magique. Avec ça, je suis tranquille. Ça ne fera pas un pli.
J’ai travaillé lentement, en prenant tout mon temps, pour positionner le détonateur sans qu’on puisse l’apercevoir, même en jetant un œil par la portière. Je me méfie des vigiles, ils sont au taquet depuis l’attentat à Charlie Hebdo. Je sais que je ne ferai jamais ça une deuxième fois, que je n’ai pas le droit d’être négligent. J’installe le boîtier juste à côté de moi, derrière le siège passager. Il est collé contre le dossier, d’une couleur identique à la partie de la ceinture de sécurité reliée à la cabine. »
« Le capitaine Larralde lève les yeux de son écran et manque renverser sa tasse de café sur le clavier de son portable. C’est vrai que nous devons avoir une drôle d’allure, toutes les trois, immobiles face à lui, elles deux en minijupe et moi avec mon ventre proéminent. Le planton qui nous a escortées jusqu’à son bureau guette son accord pour disparaître. »

La pieuvre de Jacques Saussey


Bonjour amis polardeux,

Aujourd’hui je vous propose la petite chronique de Danièle dit Dany, notre nouvelle stagiaire flingueuse.

Le mois dernier, souvenez-vous, je vous présentais ICI,  Dany sous la rubrique Sériale Lectrice 

Ce matin c’est son examen de passage !


Le livre : La pieuvre de Jacques Saussey . Paru le 31 mai 2017 dans une nouvelle édition Aux éditions Toucan dans la collection Toucan Noir.  8€90 ; (552 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couverture :

Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’un appel téléphonique lui annonce que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un avion pour Nice et rejoint la clinique. Au même moment, ses collègues sont appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans l’entrée d’un immeuble chic de la capitale. Commence alors pour l’équipe du capitaine Daniel Magne une enquête en forme de course contre la montre, pour ménager Lisa mais aussi et surtout pour comprendre comment les bas-fonds peuvent rejoindre parfois la très haute administration.

 L’auteur : Jacques Saussey est né le 14 mars 1961. Il vit en Bourgonne.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).

 

Extrait :
« Le courant d’air glissa sur sa nuque humide et le prit par surprise. Il tourna la tête, mais son casque buta sur son épaule, l’empêchant de voir l’entrée de l’immeuble. Dans la paroi en acier poli des boîtes à lettres, il distingua soudain une silhouette s’avancer derrière lui. Une silhouette noire, longiligne, qui pointait son bras en avant, droit sur sa tête.
La première balle lui perfora la base de l’occiput et ressortit en explosant sa mâchoire inférieure dans une fulgurance de douleur, projetant un mélange opaque de plastique, de sang, de chair et d’os pulvérisés sur la visière du casque.
Il n’entendit pas la deuxième. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. On y retrouve les protagonistes de « colère noire » qui vivent maintenant en couple mais Lisa va, pour des raisons familiales, retrouver sa mère pendant que Daniel va de son côté enquêter couvert par sa hiérarchie, sur la mort, vingt ans auparavant, du père de sa compagne.

Ce qui surprend dans cette intrigue, au demeurant captivante, c’est le pari de l’auteur sur la construction du récit. Lisa et Daniel vont faire surgir le « même » passé avec force de retour-arrières, mais chacun dans sa chronologie et cela ne les rend pas synchrones. Un peu obscur mon commentaire ? Je ne peux pas tout dire sous peine de spolier … Cependant sachez que« la pieuvre » n’y est pas le personnage principal mais le contexte historique par lequel tout est rendu possible … même le mal !
J’ai aimé ce moment de lecture et je vous le recommande

Le berceau des ténèbres de Jean Luc Bizien by Oph


Le livre :  La trilogie des ténèbres Volume 3, Le berceau des ténèbres : thriller  de Jean-Luc Bizien. Paru le 23 septembre 2015 le 15 juin 2016 chez Toucan noir . réédité en poche le 15 juin 2016 dans la collection Toucan Noir Poche. 9€90 ; (490 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entrainé, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.
Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein China Town , les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au cœur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent.
Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

L’auteur : Né en 1963, Jean-Luc Bizien enseigne pendant quinze ans avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Jeux de rôles, livres pour la jeunesse, romans de fantasy, thrillers ou polars historiques, ce digne héritier de Serge Brussolo explore toutes les facettes de l’imaginaire, ce qui lui a apporté le succès auprès d’un lectorat toujours plus nombreux.
Extrait : 
L’abîme s’ouvrait devant ses pieds et le vent soufflait en bourrasques, menaçant à tout instant de faire chavirer le funambule. Il ferma les yeux.

Le Off de Oph

C’est avec regrets que j’ai achevé la trilogie des Ténèbres de Jean-Luc Bizien avec le tome 3: Le berceau des ténèbres.

Ne vous y trompez pas, je ne regrette en rien cette lecture, mais les personnages auxquels j’ai fait mes adieux.
Comme je l’avais évoqué sur mes retours des tomes précédents, les personnages de cette trilogie sont attachants. Charismatiques, torturés, écorchés par la vie, je me suis prise d’une réelle affection pour eux et c’est donc avec regrets que je les quitte et que je les laisse poursuivre leurs vies au delà des pages de ce roman.

Ce troisième tome est mon préféré des trois. Outre les Seth Ballahan et Paik Dong-Soo qui ont pris davantage d’épaisseur et davantage vie dans mon esprit, l’intrigue est captivante.
Jean-Luc nous promène dans New York, nous fait découvrir les mécanismes des mafias de quartier…
J’ai retrouvé les références musicales chères à Mister Bizien, mais aussi des références cinématographiques et un clin d’œil à un autre auteur de la Ligue de l’Imaginaire (sauf erreur de ma part et tu me corrigeras si c’est le cas JL).
On y découvre un Dong-Soo en pleine dissonance cognitive… comment trouver son équilibre dans une ville qui permet toutes les libertés et tous les excès quand on a grandit en Corée du Nord, sous le joug de la dictature…
Quant à Ballahan le voilà Directeur du journal, papa attentif et mari hyper attentionné…

Au coeur de la Grosse Pomme, Ballahan le journaliste et Dong-Soo l’ancien militaire Nord Coréen se lancent à la poursuite d’un énigmatique fantôme « The Ace », auteur d’enlèvements d’enfants au coeur de Little Italy et de Chinatown…

Je vous conseille vivement de plonger au coeur de cette trilogie, de partir à la découverte des deux Corées, de l’amitié, de la plume de Jean-Luc et de ses références musicales…

Merci Jean-Luc pour cette trilogie réussie!

Un trop grand Silence de Lou Vernet


Il y a un peu plus d’un an je découvrais, avec La toile aux alouettes, la plume de Lou Vernet.  Et ce fut une révélation. Vient de sortir le deuxième volet des enquêtes de ses concertistes. J’avoue je ne l’ai pas encore lu. Non je préfère me le garder sous le coude pour le déguster lors d’un temps de pause, en janvier, lors de mes prochaine vacances par exemple. Là en cette fin d’année tout va trop vite pour apprécier pleinement l’écriture exigeante de Lou.

Aussi quand Nei Gong, m’a proposé sa chronique de lectrice, j’ai dit ok, viens sur Collectif Polar nous parler de ce deuxième opus, tu es toujours la bienvenue, surtout pour nous parler d’un titre de Lou Vernet.

Alors, aujourd’hui, vous l’aurez compris c’est

« Chronique de Lecteur »

 

Le livre : Un trop grand silence Volume 2, La Virgule  de Lou Vernet. Paru le 23 septembre 2017 chez Border Line dans la collection Dead Line.  20€ ; (326 p.) ; 21 x 13 cm.

4e de couv :

Le roman

En cette veille de Noël, Paris sombre dans la stupeur : la mort frappe à six reprises, en six lieux de la capitale, sur un intervalle de six heures. Entre les résidents d’une maison de retraite huppée qu’une main assassine a empoisonnés, et des squatters qu’on a sciemment ensevelis dans l’explosion d’un immeuble sordide, pas de dénominateur commun. Pour le duo d’enquêteurs, la Carpe et la Virgule, privé et flic aguerris, c’est l’impasse : quel est le mobile du ou des tueurs ? Quelle est la logique de cet enchaînement macabre ? Le flair de l’un et le pragmatisme de l’autre ne semblent pas suffire à dénouer l’écheveau de cette singulière affaire. Doivent-ils pour autant se fier aux allégations du mystique César ?

 

L’auteur : Ecrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte.
Passionnée. Têtue. Et libre. Sa devise : « Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant. ». Merci Bernard le Bovier de Fontenelle.  Elle a publié, à ce jour, 4 romans et quelques autres joyeusetés !
  • La toile aux alouette, l’Inclus un polar : des limites de la solitude et des dangers d’Internet comme source de lien social… Pervers ! Ne m’oublie pas : une fiction, 24 heures dans la vie d’un photographe… Visuel .  La femme enfant : huis clos dans une clinique psychiatrique…. Violent ! Un trop grand Silence; la Virgule : le dernier né

Lou écrit sous toutes les formes : Nouvelles, poésie, théâtre…Et entre autre : –Mal Barrée : récit délirant à partir de la question « Qui Suis-je ? »… G comme Gratitude  : Abécedaire insolent et insolite

Extrait : 
Une putain de drogue, le fric. Le somnifère des consciences, la seule religion qui rassemble autant de fidèles.

 

L’avis de Nei Gong

Un Trop Grand Silence, 2ème opus !!

Polar, Roman noir, poésie ? Les 3 !!

Le 2ème opus de Lou Vernet. : « Un trop grand Silence » nous embarque encore une fois dans une intrigue labyrinthique.

Nous retrouvons avec plaisir la Virgule et la Carpe pour une nouvelle enquête sous la plume de Lou Vernet et qui soigne comme d’habitude son intrigue et ses personnages.

Paris, explosif , explosé en 6 points de la capitale. En un instant, des vies partagées, pulvérisées en une nanoseconde. L’ aléatoire a tué .

La Carpe et la Virgule, nos deux enquêteurs sont sur l’affaire. Mais qui tire les ficelles ?

Nous retrouvons  aussi avec plaisir la plume de Lou Vernet qui marque de son sceau , les portraits de ses personnages.

La psychologie de ses protagonistes est essorée jusqu’à l’essence de leur humanité mais en faisant toujours surgir  » le vivant  » de ce qui est ou de ce qui n’est plus en eux même…

Beaucoup d’humanité et de justesse dans le choix des mots. Un soin qu ‘elle leurs accordera jusqu’à la fin du livre.

Zebulon, Bruce , Axelle , Hub , Py , Sous X , nous interrogent ainsi finalement, sur la perception  » d’ être au monde  » , ou pas , ou plus…Un César a la sensorialité « extra- ordinaire » , tente des parades à sa souffrance et à celle des autres qui le traversent.

Lou Vernet nous ballade au plus profond de ces vies entrelacées, dans un dénouement toujours original !!!

Mais ayez confiance ! Et laissez vous porter par cette intrigue labyrinthique et vous y perdre un peu…

  » On est tellement perdu , tellement seul. Et pourtant , tant que l’on se pose la question , c’est qu’ une part de nous veut vivre . Négocie. Résiste encore.  » . (page 80)

Intrigue et suspens à volonté !! A lire vite !!!

Vous pouvez aussi lire l’avis de Nei Gong sur La toile aux alouettes ICI

Et mon billet, toujours sur La toile aux alouettes Là

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi


Le livre :  On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Paru le 12 octobre 2017.  21€90 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

 

« Les femmes sont souvent plus fortes que les hommes dans mes romans, même lorsqu’elles sont victimes des pires machinations »
Michel Bussi

« Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

 

L’auteur :  Michel Bussi est professeur de géographie à l’Université de Rouen. Il est l’un des auteurs de polars parmi les plus primés en France au cours de ces dernières années. Son roman Omaha Crimes (2007) connaît une consécration nationale en obtenant cinq prix littéraires majeurs. Dans la foulée de ce succès, Mourir sur Seine (2008) est salué par le public et récompensé par le prix Reine Mathilde. Depuis il est le deuxième auteur le plus lu en France en 2016. Michel Bussi a publié aux Presses de la Cité plusieurs romans : Nymphéas noirs (2011) Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2016), Maman a tort (2015) et Le temps est assassin (2016), devenus des best-sellers et traduits dans le monde entier. 
Extrait :
L’occident croit que s’il ne se barricade pas, toute l’Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L’immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu’elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s’en contentent. Il n’y a que quelques fous pour tenter l’aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d’un Africain sur dix mille, et on parle d’invasion ?

Le billet de Carine

💖 MICHEL BUSSI : UNE VALEUR SÛRE 💖

« ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE » de Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France. Ses romans, des page-turner sans surenchère de détails macabres, parviennent à faire la synthèse entre le meilleur de l’atmosphère des romans policiers populaires français et le rythme des romans à suspense américains. Et c’est ce que les lecteurs adorent…

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d’élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d’une association d’aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L’enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d’origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

J’aime beaucoup Michel Bussi et découvrir un nouveau roman de lui est à chaque fois un immense plaisir. Ici, passé et présent s’entrecroisent afin de nous conter l’incroyable destin de Leyli, une cabossée de la vie.

Un roman totalement différent de ce qu’a pu nous proposer l’auteur jusqu’à présent. Une chose pourtant ne change pas : il nous captive toujours autant. J’ai adoré ce bouquin … une réussite totale !!!!!! Je vous encourage vivement à le découvrir …

 

 

Aux vents mauvais d’Elena Piacentini by Kris


97829191742700-3258535

Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm 

4e de couv :

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

 

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

Collectif Kris

Le petit avis de Kris

19511356_1494231290636181_7431107414186970505_n

Aux vents mauvais – Elena Piacentini

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

L’auteure a une façon bien à elle de raconter des histoires. Ici, se basant sur des faits réels, la déportation de ces jeunes réunionnais dans la Creuse, passé peu glorieux de la France, elle nous conte une enquête bien énigmatique et en profite pour faire passer quelques messages sur notre société d’aujourd’hui.
Malgré la noirceur des faits relatés, Elena fait chanter les mots.
Et puis toujours ce rapport grands parents/petits enfants très présent tout au long du récit.
On ne se rassasie pas une seule fois des mots et de la poésie qui habite ces écrits.
Il faut lire Elena c’est un vrai bonheur !

Et vous pouvez retrouver Ici la chronique d’Aux Vents mauvais par Ge notre porte flingue

Etsa chronique du dernier opus d’Elena Piacentini , Comme un long échos 

Mais surtout ne rater pas le super entretien entre Ge et Elena, c’est ICI Elena sous le feu des question de notre porte flingue

 

L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien by Oph


9782810002665,0-1124584Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 1, L’évangile des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan Noir. 22€ ;  (563 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche le 5 octobre 2011 en Toucan Noir Poche. 9,90 ; (563 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

L’évangile des ténèbres

Pyongyang, Corée du Nord.

Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés.

Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces.

Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 

 

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien

Je viens de rentrer de Corée du Nord…. j’y ai fait un long voyage, guidé par Monsieur Jean-Luc Bizien….
L’Evangile des Ténèbres est un bon thriller mais pas tant pour l’intrigue que pour la construction de l’histoire.
L’intrigue, certes bien construite,n’est pas novatrice. Toutefois Jean-Luc nous emmène à la découverte de la seule dictature stalinienne existant encore: la Corée du Nord.
En suivant les personnages, je suis partie à la découverte de ce pays dont on ne sait pas grand chose en définitive si ce n’est les éléments géopolitiques et ce que nous communiquent vaguement les médias… Comment un peuple entier peut-il vouer un culte si grand à Kim Jong-Il et son père avant lui? Que vivent réellement les Nord Coréens? (Kim Jong-Il étant vivant à l’époque où se situe le roman)
J’ai découvert le culte du Cher Leader mais aussi son histoire, son parcours…
Ressenti la haine vouée aux américains par les Coréens mais aussi le mépris dont peuvent parfois faire preuve les occidentaux qui ne comprennent pas la soumission d’une population qui souffre envers son tyran, les taxant sans doute trop vite d’être atteint du syndrome de Stockholm alors qu’il s’agit de formatage, de propagande, d’éducation dès le plus jeune âge… Oubliant trop vite nos dictateurs historiques… (Remember Hitler….)

Bref vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce premier opus de la trilogie, son style fluide, le rythme qui ne faiblit pas, les références musicales (si si je vous jure il y en a de belles… ce qui ne surprend pas quand on connaît un tout petit peu le monsieur 😊), et les personnages auxquels on s’attache très vite, tremblant pour eux dans certaines situations….

« Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien apprend que l’un de ses collaborateurs, le jeune Mickaël Wong est piégé en Corée du Nord. Devant l’immobilisme de sa hiérarchie, il décide de partir à sa recherche pour le ramener sain et sauf auprès de sa mère…

Au même moment, un tueur méticuleux , invisible, s’attaque à des paysans en les mutilant à l’extrême… Paik Dong-Soo, Lieutenant de l’armée Coréenne est chargé de l’enquête »

Merci Jean-Luc! À l’attaque du suivant maintenant!

(Tome 2: la frontière des ténèbres, tome 3: le berceau des ténèbres)