Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le top 10 d’Elise


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Elise

Place à son TOP 10

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– Amours de L. de Recondo traite un sujet avec une grande sensibilité sur le destin de deux femmes liées par un terrible secret.

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles… Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

– Purgatoire des innocents de K. Giebel : le premier livre de l’auteur  que j’ai lu dont le talent est indéniable. Un style hors pair, d’une grande violence, des personnages complexes qui dérapent. Sans conteste je fais partie des Giebelmaniaques.

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.
Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit…

– Les piliers de la terre k. Follett : le premier roman historique que je n’ai pas pu lâcher malgré son épaisseur, une pépite monumentale que cette épopée romanesque.

Dans l’angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, et l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

– Mauvaise étoile de R.J. Ellory est le premier road movie très noir que j’ai lu qui m’a bien remué les tripes mais surtout qui m’a marqué. J’ai ainsi continué à lire tous les livres de cet auteur incroyable.

Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.

Avec ce récit au suspense implacable et à la noirceur absolue, R. J. Ellory se consacre de la façon la plus flamboyante qui soit à son sujet de prédilection : le mal. Tout comme Shane Stevens dans Au-delà du mal, il aborde les thèmes de l’innocence corrompue et de l’origine des déviances. On y retrouve ici intact tout l’art d’Ellory, qui a fait la force de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et très réaliste ; des personnages d’une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre ; une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu’à la dernière page. Un thriller intense, poignant et inoubliable.

– Le mariage de plaisir Tahar Ben Jelloun : roman narré comme un conte qui nous fait voyager à travers la découverte des coutumes d’Afrique du Nord mais qui nous interpelle face au racisme ambiant.

Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme « mariage de plaisir ». C’est dans ces conditions qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Quelques décennies après, les jumeaux, devenus adultes, ont suivi des chemins très différents. Le Blanc est parfaitement intégré. Le Noir vit beaucoup moins bien sa condition et ne parvient pas à offrir à son fils Salim un meilleur horizon. Salim sera bientôt, à son tour, victime de sa couleur de peau.

– Mille soleils splendides de K. Hosseini : un destin hors norme de deux femmes à travers l’histoire chaotique de l’Afghanistan. Une vraie pépite.

Après l’immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

– Meurtres pour rédemption de K. Giebel : un des livres que je ne suis pas prête d’oublier. Toujours égale à elle-même K.Giebel nous livre un moment de pure cruauté, de douleurs, de violences à la limite de l’insoutenable.  J’ai vécu avec Marianne, j’ai pleuré avec elle . Un véritable coup de coeur !

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

– Reflex de M. Mayeras : une révélation que le style de cet auteur. Style haché, courts chapitres, nombreux questionnements !

Du pur jus ! J’ai tellement accrochée que je me suis rué sur son deuxième bijou, « hématome » qui lui aussi m’a laissé des traces !

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

– Des noeuds d’aciers de S. Collette : un huis clos dont on ne sort pas indemne, une qualité stylistique énorme. Du noir qui nous rend complètement accro : je l’ai dévoré ainsi que le suivant : six fourmis blanches.

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Theo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français

Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d’acier, son premier roman, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013.

– Les morsures du passé de L. Gardner : univers des enfants déséquilibrés psychologiquement habilement écrit. On est manipulé jusqu’au bout. Une belle découverte.

Dans un quartier populaire de Boston, cinq corps sont retrouvés. Ceux des membres d’une même famille. Une balle dans la tête, le père respire encore faiblement. De toute évidence, cet homme couvert de dettes a décidé d’assassiner les siens avant de se donner la mort. Appelée sur les lieux, l’enquêtrice D. D. Warren comprend immédiatement que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît : sur la table du dîner, six couverts avaient été dressés…
Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2011, Lisa Gardner excelle à construire des intrigues complexes, qui piègent le lecteur. Quand il croit avoir enfin découvert la vérité, le sol se dérobe sous ses pas.
Un suspense glaçant qui nous plonge dans un monde inconnu et bouleversant.

 

Merci Elise pour ce top 10 qui me parle énormément.

Femmes, amours, polars, frissons, histoire, tout ici ne peux que me plaire.

Un top 10 qui devrait combler aussi nos lectrices et nos lecteurs, j’en suis certaine

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Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix d’Yvan


Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Yvan

Place à son TOP 10

ET OUI TOUT ARRIVE 

Comme je me suis fais harcelé par Geneviève, je me colle aussi à cet exercice de la liste de 10 livres qui ont marqué dans ma vie de lecteur. 10 (ou 13) livres seulement… Le choix d’un jour (le choix d’une vie).

Donc, dans l’ordre alphabétique des auteurs, et avec un petit extrait de ma chronique du livre (quand il y en a une) :

Pierre Bordage – L’ange des abîmes

Cette vision d’apocalypse, post 11 septembre, est proprement glaçante parce que crédible dans son énormité.

Éprouvant, mais tellement prenant !

Cette rencontre de la petite histoire avec la Grande Histoire prend progressivement aux tripes, pour ne plus vous lâcher la dernière page refermée.

Pierre Bordage - L'ange des abîmes

Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Elle ne lui avait jamais fourni d’explication sur ses disparitions ni sur ses motivations. Elle se contentait de répéter en riant qu’elle était son ange gardien, qu’elle lui ficherait la paix après avoir parcouru un bout de chemin en sa compagnie. Il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie. Un jour pourtant, elle se tirerait parce que « chacun doit descendre seul dans les abîmes de son âme, chacun doit apprendre à se dresser vers les cieux sans autre soutien que ses propres racines. »

Le lien vers la chronique de L’ange des âbimes

Emma Donoghue – Room

L’auteure a réussi à retranscrire tellement d’émotions différentes avec ce sujet « casse gueule », que j’en reste encore baba…

Tenir 400 pages avec une telle histoire, sans jamais faillir, avec une idée lumineuse par paragraphe et une imagination et une sensibilité aussi débordante, tient de l’exploit.

Le petit Jack est sans conteste parmi les personnages les plus forts que j’ai pu côtoyer durant mes lectures. Un petit homme que je n’oublierai jamais.

Emma Donoghue - Room

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Celle-ci occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il vit seul avec elle dans la même pièce, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne pourra pas continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.

Mais réussira-t-il à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, à lui, l’enfant né de la captivité ?

Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant la puissance du langage et de la littérature.

Le lien vers la chroniques de Room

Ken Grimwood – Replay

J’aimerais vous dire tant de choses, vous crier encore plus fort mon amour pour les mots de Ken Grimwood, mais mes propos me semblent tous bien fades face à la puissance des émotions que peut procurer cette lecture. Ce livre a changé la vie de pas mal de monde, il n’est rien besoin de rajouter.

Je l’ai lu la première fois quand j’avais vingt ans et il a complètement modifié ma perception du monde et de mon futur. Je l’ai relu à trente ans et il m’a empli de questionnements. Je viens de le relire (largement) passé quarante ans et il m’a fait jeter un regard lucide sur mon passé. Si à cinquante ans tu n’as pas lu Replay, c’est que tu as raté ta vie ;-).

replay ken grimwoodEn ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : « Il nous faut, il nous faut… » Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d’une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l’âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d’université. Va-t-il connaître le même avenir? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple… De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à… sa deuxième mort, et qu’une troisième, puis une quatrième vie commencent…

El vous, si vous pouviez recommencer votre vie, que changeriez-vous ?

La lien vers la chronique de Replay

Glen David Gold – Carter contre le diable

Approchez-vous Mesdames et Messieurs et installez-vous confortablement. Le rideau va bientôt s’ouvrir sur le spectacle de Carter le Grand, le magicien !

Il y a des livres qui touchent directement votre âme… cette partie de votre âme qui est encore capable de s’émerveiller.

Carter contre le diable est de ceux-là. Ce n’est pas qu’un simple livre, il est un peu magique. A l’image de son sujet (l’histoire très romancée d’un magicien dans les années 20), il fait appel à notre capacité d’éblouissement et d’optimisme d’une manière incroyablement touchante et ludique.

Carter contre le diableEntrez dans un monde où tout est illusion.
1920, San Francisco. Carter le Grand, l’un des prestidigitateurs les plus célèbres du pays, donne ce soir-là un spectacle exceptionnel devant le président des États-Unis, Warren G. Harding, qu’il invite sur scène pour participer à l’un de ses stupéfiants numéros. La représentation est un triomphe mais, quelques heures plus tard, le président meurt mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Sachant qu’il va être suspecté, Carter disparaît afin de mener sa propre enquête. Aurait-il eu des raisons de se débarrasser du locataire de la Maison Blanche ? L’agent Griffin, des services secrets, se lance alors à ses trousses. Mais affronter un génie du trompe-l’œil et de l’illusion tel que Carter ne va pas être chose aisée.

Avec cette formidable histoire de manipulations basée sur des personnages ayant réellement existé, Glen David Gold nous donne à la fois un palpitant thriller historique dans lequel tous les tours sont permis, et un portrait magistral de l’Amérique des années 1920.

Le lien vers l’article sur Carter contre le diable

Franck Herbert – Dune

Le livre qui a tout changé. Il y a un avant et un après. J’étais en classe de troisième, j’ai galéré à le lire mais il m’a ouvert les portes vers un univers infini. Cet univers de la lecture et de l’imaginaire.

duneIl n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.

Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’histoire.

Cependant, les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

L’auteur a brossé une immense fresque, qui, par l’intensité dramatique, le foisonnement des personnages, la précision des détails, est digne des grands chefs-d’oeuvre du roman historique classique.

Stephen King – 22/11/63 ( et ÇaSimetierreMisery…)

Vous êtes fan du King, jetez vous là-dessus.

Vous ne connaissez pas le King, jetez vous là-dessus.

Vous n’êtes pas friand de science-fiction, ça tombe bien ce roman n’en n’est pas vraiment un, donc jetez vous là-dessus.

Vous êtes fan de SF, ce n’est peut-être pas le sujet principal, mais ça vous parlera tout de même, donc jetez vous là-dessus.

Vous aimez les longs romans, jetez vous là-dessus.

Vous prenez un peu peur devant la taille de celui-ci, mais je vous le dis : vous n’avez rien de mieux à lire, donc jetez vous là-dessus.

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait celui-ci (et Replay… non je ne peux pas choisir entre les deux…)

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Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

 Ici l’avis d’Yvan sur 22/11/63

Henri Loevenbruck – Nous rêvions juste de liberté

Henri Loevenbruck a fait tellement fort avec ce roman que ça tient presque du miracle. Au début ça saigne à cause de la baston, à la fin c’est ton cœur qui saigne et y a pas beaucoup d’auteurs qui arrivent à te faire ressentir ça. C’est un putain de magicien des émotions le Loevenbruck, moi je dis. Ride like the wind, c’est pas du vent !

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« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

 

Nous révions juste de liberté, la chronique

Marcus Malte – Le garçon

Marcus Malte est un immense écrivain. Ce roman, qui nous touche par la candeur de son héros tout autant que par la beauté et le carnage des émotions qu’il vit, restera une lecture inoubliable. Le genre de livre qui marque un lecteur profondément, intensément, durablement.

Juste indispensable.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

 La chronique sur Le garçon

Maud Mayeras – Reflex

Ce livre vibre entre vos mains (ou alors sont-ce vos mains qui tremblent ?), doué d’une vie propre. Votre cœur pulse de plus en plus vite à longueur de pages (ou est-ce le livre qui s’anime de lui même ?), jusqu’au long final qui vous laissera exsangue.

Je ne me souviens pas avoir lu un roman aussi lentement, cherchant mon souffle à chaque réplique, m’extasiant devant la forme et le fond, dégustant la prose de cette auteure incroyable.

Une véritable expérience sensorielle, une lecture organique entre ténèbres et lumière, du genre de celle qui vous marque au fer rouge pour très longtemps.

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

 Reflex, le billet


Robert Charles Wilson – Julian

Cette quête initiatique est une véritable réflexion politique, environnementale et religieuse. Mais, la grande force du récit est, qu’à aucun moment, il ne tombe dans un coté moralisateur « premier degré » et privilégie toujours l’aventure (et quelle riche aventure !).

J’ai été bouleversé par cette capacité à me faire vivre une vraie aventure, différente, parfaitement maîtrisée, au message écologique, de tolérance et d’humanisme tellement fort.

Julian

Apostat. Fugitif. Conquérant.

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.

Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).

Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.

On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.

Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.

Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’ oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

La chronique d’Yvan sur Julian

Il me faut remercier comme il se doit mon ami Yvan d’avoir bien voulu se prêter au jeu.

Je sais qu’il t’en coûte mon ami. Alors je n’en suis que plus touchée. 

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Lucile


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Aussi je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Lucille.

Place à son TOP 10

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Salut Geneviève,

Facile pour ce premier concours ! J’avais été tagguée aussi sur les réseaux sociaux et j’ai donc ma liste toute prête. Il ne reste plus qu’à expliquer pourquoi pour chacun. C’est parti !

  • Sa majesté des mouches de William Golding

Parce que c’est un beau roman sur la nature sauvage humaine qui se révèle dans un groupe d’enfants récréant une société.

97820703748090-679602Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L’aventure apparaît d’abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.

Mais il faut s’organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C’est Ralph, qui s’entoure de Porcinet, «l’intellectuel» un peu ridicule, et de Simon.

Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d’une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l’arrivée des adultes.

Ce roman remarquable a un sens allégorique qu’il n’est pas difficile de comprendre : c’est l’aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l’œuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l’atmosphère de joie, de mystère et d’effroi qui la baigne.

  • Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

Parce que c’est un beau roman sur l’acceptation de la différence

 

97822900327250-1431346Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon commencent à décliner…

Cette édition augmentée contient, en plus du roman, la nouvelle originale « Des fleurs pour Algernon », ainsi que : l’essai autobiographique Algernon, Charlie et moi.

  • Hématome de Maud Mayeras

Parce que Waouh !

 

97822531223640-400513Dans une chambre d’hôpital, une jeune femme se réveille péniblement.

Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée.

À son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu’on l’a agressée, puis violée.

Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Bribe par bribe, les souvenirs resurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d’elle…

Ce premier roman renoue avec une spécificité française, négligée par les auteurs contemporains, le récit de la victime. […] Grâce à une intrigue sans faille, le lecteur s’enfonce avec la narratrice dans un cauchemar terrifiant. Noir majuscule.  Sud Ouest.

  • Le silence des agneaux de Thomas Harris

Parce que j’aime Hannibal !

97822662089490-1284228Il s’appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres sanglants, il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle.

Pour comprendre les motivations secrètes d’un psychopathe qui terrifie l’Amérique, la police a besoin de ses intuitions.

Mais Lecter n’accepte de communiquer qu’avec Clarence, une jeune inspectrice tout juste sortie de l’université.

Si elle veut bien lui parler d’elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l’aidera-t-il à trouver le tueur…

Ou le tueur à la trouver…

  • Matin brun de Franck Pavloff

Parce que c’est une nouvelle toute tendre qui fait peur sur l’humanité

97828411602970-1055425Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême : l’Etat Brun.

Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.

Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?

«Pour les chats, j’étais au courant. J’avais dû me débarrasser du mien qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir. C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable et que, d’après les scientifiques de l’État national, il valait mieux ne garder que les bruns.

Pour les chiens, ça m’avait surpris un peu plus…»

Dans cette fable coup de poing, les petits arrangements cèdent la place aux compromis de tous les jours, puis, peu à peu, à l’impasse totalitaire.

  • Harry Potter de J.K. Rowling

Parce que c’est la saga qui m’a redonné envie de courir en librairie les jours de sortie

97820705451930-47866Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

Ainsi commence la saga et les aventures d’Harry Potter;, le sorcier le plus connu de l’univers !

  • Shining de Stephen King

Parce que c’est le premier (ou second je ne sais plus) roman du King que j’ai lu et adoré.

97822531516230-400440Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…

L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.

Danny possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ? Un récit envoûtant immortalisé à l’écran par Stanley Kubrick.

  • Alice au pays des merveilles de Lewis Carrol

Parce que je toruve énorme que Disney ait repris une oeuvre écrite sous coke 😀

alice-au-pays-des-merveillesEn suivant le lapin blanc, Alice plonge dans le pays des merveilles, un pays où l’on peut prendre le thé avec des fous, changer de taille, croiser une reine de coeur, un griffon, un chapelier, et où tout peut arriver.

Né des histoires que racontait Lewis Carroll à des petites filles de son entourage, Alice au pays des merveillesdévoile un univers poétique, où le bizarre est érigé en norme et où l’absurde règne en maître : alors qu’elle s’ennuie par un après-midi d’été, Alice part à la poursuite d’un Lapin blanc soucieux de ponctualité. La fillette est bientôt propulsée dans un monde onirique où elle croise le Chapelier fou, le chat sans tête, perpétuellement hilare, et la terrifiante Dame de coeur prise d’une folie de décapitation… Encouragé par l’accueil que reçoit son texte en 1865, Lewis Carroll lui donne une suite en 1871 : De l’autre côté du miroir. Dans ce récit en forme de partie d’échecs, l’auteur continue d’interroger les rapports de la réalité et du rêve. Depuis, les innombrables lectures, reprises et adaptations des aventures d’Alice en ont fait un classique.

Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl

Parce que j’aime l’univers de Roald Dahl et tout particulièrement celui-ci

9782070628520-0-539286M. Willy Wonka est le plus incroyable inventeur de chocolat de tous les temps. L’histoire du jeune Charlie Bucket commence le jour où il gagne l’un des cinq tickets d’or permettant de visiter la mystérieuse fabrique du confiseur. Mais il est bien loin d’imaginer les folles aventures qui l’attendent…

Dégustez cette histoire cocasse à l’humour féroce, menée tambour battant par le talent et la fantaisie de Roald Dahl.

 Et…l’adaptation fidèle et pleine de fantaisie du roman de Roald Dahl où l’on retrouve l’univers fascinant du réalisateur d’Edward aux mains d’argent et de L’Étrange Noël de M. Jack. L’association de ces deux génies à l’humour féroce est un délice !

  • Des souris et des hommes de John Steinbeck

Parce que c’est un des classiques de la littérature américaine. L’histoire est belle et triste à la fois. C’est un roman doudou que je relis de temps en temps.

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Dans les années 30, deux journaliers sillonnent la Californie afin de trouver du travail dans un ranch. George, un petit homme vif chaperonne son compagnon, son ami d’enfance, Lennie, un grand garçon un peu niais, mentalement attardé et ne maîtrise pas sa force.. Chez leur dernier patron, Lennie a été accusé d’un viol qu’il n’a pas commis. Ils rêvent ensemble de posséder un jour leur propre ferme.

Evoque  les histoires d’amitié et le mythe du paradis perdu ainsi que la misère psychologique de deux journaliers dans un ranch de la vallée de Salinas. Le chef-d’œuvre de John Steinbeck, Prix Nobel.

«L’amitié informe et invincible nouée entre Lennie, le doux colosse innocent aux mains dévastatrices, et son copain George, petit homme aigu, a une beauté, une puissance de mythe» (joseph Kessel).

Merci Lucille et on peut te retrouver sur son blog L’oeil de Luciole

Trophée Anonym’us : Maud Mayeras sous le feu des questions


 

Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 21 février 2017

Maud Mayeras sous le feu des questions

LES QUESTIONS DU BOSS

1- N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?

S’il n’y avait que du plaisir dans l’écriture, je crois que nous n’y reviendrions pas… L’homme est masochiste, il aime gratter les cicatrices pour qu’elles continuent de saigner longtemps.
J’ai tendance à comparer l’écriture à un sport, il arrive parfois d’en ressortir lessivé, à plat, mais content.

2- Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ?

Qu’est-ce qui te pousse à boire une bière le soir avec tes potes plutôt qu’une fraise à l’eau ? L’instinct, l’envie d’y revenir, d’aller fouiller plus loin, de pousser les portes, de voir où cela va mener, de refaire le monde ou bien d’en inventer un.
J’ai ce principe qui me tient à cœur depuis des années : Nourrir les monstres sous les lits. Cela signifie « donne du grain à moudre à tes pulsions les plus mauvaises », mais aussi « affronte les monstres planqués, sache qu’ils existent, ne les nie pas et discute avec eux. ».

3- Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?

Pas grand-chose. Tout est accessible aujourd’hui, tout le monde est photographe, tatoué, chanteur, écrivain, artiste. Tout le monde peut tenter l’aventure, bien entendu, mais si tu ne ressens pas ce truc au fond, cette chose qui te dévaste, si écrire ne te fais pas plus de mal que de bien, si tu fais ça pour avoir ton selfie avec Begbeider ou Moix, putain, arrête tout. Tout de suite.

4- Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ?

C’est un cercle vicieux, on rejoins ta précédente question. Les réseaux sociaux ont tout rendu accessible, la musique (avec MySpace), la photographie (Instagram), l’écriture (blogs innombrables). Tout n’est pas à jeter, loin de là, cela permet d’ouvrir d’autres portes aussi, mais c’est dangereux pour deux raisons à mon sens : on se noie dans ce flot d’information sans ordre d’importance, et on perd notre identité / intimité.

5- Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative.Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?

Je ne dirais pas que je prends en charge ma communication, j’ai cette chance d’avoir un soutien indéfectible de la part de la maison Anne Carrière. Cependant, je critique ce système de réseaux sociaux dont je suis moi-même addict. En effet, j’y passe des heures, je discute souvent, je ne ferme pas les portes. C’est risqué et cela prend beaucoup trop de temps. Mais ce contact est essentiel pour moi. Il me permet d’avancer, de corriger mon travail, d’apprendre, d’évoluer, de grandir.

6- On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?

On rejoint toujours ce même flot insondable d’informations, de nouveaux venus, talentueux ou pas. Décourageant je ne sais pas, si ça brûle au fond de ton bide, tu continueras à écrire, pas de découragement possible.

7- Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.

Haha ! J’ai déjà entendu ça quelque part ! Heureusement, ce n’est pas mon cas, j’entretiens (étrange mais vrai) des relations très saines avec mon éditeur. Certes, il me pousse dans mes retranchements, il me pousse à bout, mais simplement dans le but de travailler mieux. On se creuse parfois la tête ensemble quand le récit couaque, ce sont des journées de brainstorming, mais jamais il ne m’impose ses idées, jamais sa méthode, jamais de diktat, juste de l’échange sain. Incredible, but true.

8- J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.

Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?

Non seulement les femmes sont présentes, mais elles se défendent comme des lionnes. J’entends dire que nous sommes plus tordues, plus sournoises. Qu’on pince là où ça fait mal. En fait je crois que nous nous défendons avec nos armes, on nous a pas donné les muscles alors on fait dans le cérébral. On parle peu de braquage mais beaucoup de torture (mentale souvent).
Etre une femme, c’est manger des hamburgers, c’est insulter son chat, c’est regarder des films d’horreur en demandant encore. Les codes ont changé, Boss. Va falloir t’y faire !

9- Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?

Je trouve le principe génial. Lire à l’aveugle des nouvelles écrites par des auteurs de tout bord. Découvrir sans à priori. Accepter et se faire pulvériser sur place. J’adore.

LES QUESTIONS DE MADAME LOULOUTE

1- Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

C’est un puzzle complexe à 8658 pièces, j’ai construit les bords, c’est déjà pas mal. Il reste la place qu’on lui accorde. Ecrire, ce n’est que l’outil, penser c’est tout le temps.

2- A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?

On vit, on mange, on dort, on baise avec nos personnages. De la polygamie mentale. Ca te détraque un peu, forcément.

3- La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?

C’était mieux avant, ma bonne dame….

4- Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.

Le Livre de Jérémie, Jérémie T LeRoy/Laura Albert (et oui, une femme qui s’est fait passer pour un homme, pour entrouvrir les portes, la bougresse). Difficilement trouvable celui-ci. Une putain de pépite tranchante et abjecte. Chaque phrase fait mal et le récit possède une richesse incommensurable.

5- Boire ou écrire, faut-il choisir ?

J’associe l’alcool à la joie pure, l’écriture à la déchirure. Je ne choisis pas, mais je ne peux faire les deux simultanément

6- La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.

S’il-te-plait, c’est pour les chiens ?

7- Lire aide à vivre. Et écrire ?

Ecrire aide à ne pas tuer sans mobile valable.

8- Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?

J’aime piquer la place des people dans la file d’attente pour aller faire pipi.

Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us.

Café littéraire spécial roman policier.


kf

Il y a quelques  petites semaines, je participais à un café littéraire spécial polar. Alors forcément celui-là je ne pouvais pas le louper.

Résultat de recherche d'images pour "café littéraire"Une douzaine de convives autour des petites tables basses qui regorgeaient de chouquette et de bugnes. Tout le monde attends son petit café, c’est l’hiver nos lecteur ne sont pas encore bien réveillé. Une petite collation leur fera le plus grand bien avant de nous raconter quelques histoire bien noires elles aussi. Pour ma part, ce sera plutôt un thé et je suis déjà au taquet.

Je sens bien que dans l’auditoire, il y a quelques personnes réfractaires. Certaines sont même venue sans bouquins. Visiblement, elle n’en pas lu de romans policiers. Mais l’essentiel c’est qu’elles soient là ! Je vais tout faire pour leur donner envie de lire du polar, moi madame !!! Ou monsieur d’ailleurs !!!

Bon maintenant que l’on a bu un café, que l’on a mangé quelques chouquettes, pourrions nous passer au choses sérieuses.

AU CLP par exemple, pardon au Café Littéraire Polar

Bon alors, dans l’assistance qui lit du polars ? Pourquoi oui, pourquoi non ?

Je me rends compte effectivement que la moitié des participant ne lise pas de romans policiers ou très peu.

-Moi je n’aime pas ! Non ça me fait peur. On voit assez d’horreur comme cela dans les journaux.
-Moi ça ne m’intéresse pas, c’est pas ma tasse de thé !
-Franchement c’est pas de la littérature, il ne faut pas tout confondre, tout de même !

Bon ok, la partie n’est pas gagné. C’est pas grave, j’aime les challenge.

Attention, le monsieur qui intellectualise tout prend la parole.

– Un bon polar c’est un roman qui se lit en 2 heures et qui se lit d’une traite. On l’ouvre, on est pris dans l’enquête et on va jusqu’au bout. Point !

Bon là, je crois que tout est dit.

– Un bon polar ça doit pas faire plus de 300 pages !

Cette fois je crois qu’il va falloir que l’on définisse un peu ce qu’est un roman policier et qu’est ce que nos lecteurs mettent sous cette appellation.

-Le roman à énigme. Ok,  donc « Le roman policier est le récit rationnel d’une enquête menée sur un problème dont le ressort principal est un crime »  Anthologie de la littérature policière / Georges Sadoul

-Allons un peu plus loin.  Existe-t-il un seul type de roman policier ? Non, il en existe plusieurs variantes qui s’adressent parfois à des cibles bien différentes et en fonction du sujet et de la thématique abordé.

kf3Le terme français de roman policier est un terme générique qui, par extension, recouvre beaucoup de catégories de romans. Il est réducteur de la diversité du genre, et sur ce point, la langue anglaise est beaucoup plus expressive.

On peut distinguer :

  • Le roman de détection ou d’énigme ou de mystère (variante anglo-saxonne : le whodunit) ;

  • Le roman d’enquête (enquête pouvant être menée par un policier, un détective privé, un journaliste ou autre) qui relève souvent du roman de détection, du roman noir ou du roman à suspense ;

  • Le roman noir : aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire. ;

  • Le roman à suspense ou thriller ;

  • Le roman d’espionnage ;

  • Le roman policier historique ;

  • Le roman policier humoristique ou parodique.

  • Le roman psychologique

  • Le roman policier ‘ethnique’, qui se déroule dans un contexte socio-culturel différent du nôtre et où la trame du récit et/ou la méthodologie de l’enquêteur prennent en compte des références différentes : police Navajo aux États-Unis, enquêteur chinois au Tibet, policier aborigène en Australie…..;

  • Le roman rural type nature writing ;

  • Le polar fantastique et/ou de science fiction.

  • Etc…

Voilà pour les grands genres et sous genres.

Nous allons donc parler de romans policiers au sens large.

Pour ma part, j’ai décidé de présenter des polars français. Et qui plus est, écrits par des femmes.

Je suis donc arrivée avec une dizaine de bouquins sous le bras. Enfin dans le sac à dos. Quelques poches aussi pour les offrir  au lecteurs zé lectrices que j’aurais su convaincre.

J’ai parlé de Sandrine Collette,

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9782207132562,0-2997964Il reste la poussière

Denoël, sueurs froides

En Argentine, sur les plateaux de la Patagonie, Raphaël grandit dans un climat de haine. Ses frères le détestent et sa mère a été endurcie par le meurtre de son mari ivrogne qu’elle a réussi à dissimuler. Il ne trouve de l’affection qu’auprès de son cheval et de son chien, jusqu’à ce qu’un événement terrible vienne bouleverser sa vie.

Notre billet sur Il reste la poussière

 

kfDes noeuds d’acier

Le Livre de poche

En 2001, Théo croupit au fond de la cave d’une maison isolée. Alors qu’il sortait de prison, il a été enlevé par deux vieillards qui veulent en faire leur esclave. Privé d’eau et de nourriture, il résiste et se jure de leur échapper. Grand prix de littérature policière 2013 (roman français).

Petit avis sur Des noeuds d’acier

J’ai fait découvrir Sonja  Delzongle

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téléchargement (12)Dust  

Folio

Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.

Ma chronique sur Dust

9782207132845,0-3184173Quand la neige danse

Denoël, sueurs froides

Février 2014, Crystal Lake, près de Chicago. Quatre fillettes ont disparu en un mois et leurs familles reçoivent une poupée vêtue comme leur fille au moment de sa disparition. La profileuse Hanah Baxter est appelée en renfort par le père de l’une d’entre elles. Elle découvre que les enlèvements d’enfants remontent à des années. De plus, elle est persuadée que la police fait fausse route.

Notre Abécedaire sur Quand la neige danse

J’ai présenté Johana Gustawsson

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kfBlock 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Milady

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.

Mon article sur Block 46

 

J’ai forcément évoqué Elsa Marpeau :

 Elsa Marpeau

 

 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$  Et ils oublieront la colère

Gallimard, Série Noire

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne dans lequel on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé, qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à la famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

Mon avis sur   Et ils oublieront la colère

 

kfL’expatriée

Folio

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui donne l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi. Prix Plume de cristal 2013.

Mon billet sur L’expatriée

 

Je ne pouvais pas ne pas parler de Maud Mayeras

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kfHématome

Le Livre de poche

Une jeune femme se réveille amnésique dans une chambre d’hôpital. Karter, un jeune homme, lui explique qu’elle s’appelle Emma, qu’elle a été agressée et violée, qu’il est son compagnon et va tout faire pour l’aider et lui redonner goût à la vie. Mais la réalité, qu’Emma parvient à reconstituer bribe par bribe, est bien différente.

 

 kfLux

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Ma chronique de Lux

 

 

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Pocket

Envoyée sur une scène de crime dans sa ville natale, Iris Baudry, photographe de l’identité judiciaire, renoue avec le souvenir de son fils Swan, assassiné onze ans auparavant dans des circonstances identiques.

Mon ressenti sur Reflex

 

 

J’ai proposé Elena Piacentini

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elenaaaaLe cimetière des chimères

Pocket

A Lille, Leoni enquête sur la fusillade qui a fait un mort et un blessé lors de l’enterrement de l’influent Franck Bracco, qui se serait immolé.

 

 

elenaaaCarrières noires : une enquête de Pierre-Arsène Leoni

Pocket

Alors qu’Arsène Leoni a quitté la police judiciaire depuis la mort brutale de sa compagne, il découvre à Lille le cadavre d’une ancienne sénatrice influente, tante d’un futur candidat à la présidentielle. Devant le refus de son remplaçant d’ouvrir une enquête qui pourrait s’avérer gênante, Leoni et la légiste Eliane Ducatel tentent d’élucider l’affaire.

Nos billets sur deux autres titres d’Elena Piacentini.
Le petit avis de Kris sur Des Forêts et des âmes d’Elena.
Ma chronique de Aux vents Mauvais

 

Je ne pouvais faire autrement que de  finir par Laura Sadowski

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affaire-clemence-lnageL’affaire Clémence Lange

Odile Jacob Poche

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, N. Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans plus tôt, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de son incompétence qui la prive de quinze ans de liberté.

Mon abcdaire sur L’affaire Clémence Lange

 

Bon j’ai réussi visiblement à captiver mon auditoire. Il semblerait, d’après les commentaires des lecteurs présents à la bibliothèque que je puisse me lancer seule pour animer mon propre café littéraire. C’est un magnifique compliment qu’il m’en fait là. Alors…. mes petits poches ont changé de main ! Et toc !!!

Voilà vous savez tout ou presque tout. Car nous avons papoter pendant près de deux heures

Nous avons aussi parler de tous ces autres romans policiers et quelques autres livresque vous trouverez ci dessus en cliquant sur l’illustration.

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Tout les bouquins sont Ici  ou en cliquant sur la photo.

 

 

 

 

Noël c’est dans quatre jours , offrez des polars.


Noël c’est dans à peine quatre jours , offrez des polars.

La fin d’année arrive à grands pas, et avec elle les fêtes qui y sont liées.

Et qui dit fêtes de fin d’année dit petit cadeau.

Si comme moi vous n’avez pas encore fait vos cadeaux, je vais vous simplifier la vie.  😉

Aussi, pour l’occasion, je me permet de vous conseiller quelques livre à offrir.

Seize exactement.

Treize polars en tous genres.

Du thriller, du noir, du roman psychologique, de l’historique, du roman policier, Du roman initiatique, du thriller écologique…

Et puis, trois romans qui m’ont eux aussi marqué cette année même s’il me s’apparente pas totalement à notre genre de prédilection préférées.

Seize roman pour clore cette année 2016

 

Ma petite sélection 2016

 

Les polars

     noelGustawsson, Johana /Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne et Milady Thriller

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

Johana Gustawsson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. C’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. De plus, elle nous propose une galerie de personnages hauts en couleur. Je retiendrai surtout son duo d’enquêtrices qu’il me tarde de retrouver. Ce polar est une pure réussite.

Mon petit avis sur Block 46 de Johana Gustawsson

 noelPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Cabossé nous entraîne pour une cavale où la sensualité se mêle à l’aventure, servie par une écriture concise, très « parlée ». Des personnages à fleur de peau et émouvants auxquels on s’attache vite, qui nous font passer du rire aux larmes et ça fait du bien.

Mon billet sur Cabossé

noelSéverac, Benoît / Le chien arabe

la Manufacture de livres, Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Benoît Séverac décide d’implanter son roman au cœur d’un quartier sensible au nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier de mecs qui en ont !  Un monde de caïds, et de barbus.  Ce polar noir est une photographie, une radiographie sociologique d’une cité. Mais ,ici, l’auteur prend le parti de mettre les personnages féminins au coeur de son roman. Ici, toutes se battent pour leurs idées. Elles se révoltent contre ce monde masculin. Elles avancent quoi qu’il arrive. C’est sensible et vivant à la fois.

noelEstrada, Christophe / Hilarion : L’araignée d’Apollon

Actes Sud, Actes noirs

Février 1777. Le chevalier Hilarion quitte la Provence pour s’installer au château de Versailles. Il est chargé par le roi Louis XVI  de retrouver la correspondance dérobée à la reine et dont les lettres permettent d’alimenter des libelles injurieux. Mais le principal suspect est retrouvé mort suicidé tout près des appartements du roi, jetant le doute et la peur au sein des dignitaires.

Après l’énigme des fontaines mortes, l’auteur nous entraîne dans les coulisses de Versailles, où le roi observe les jeux de pouvoir… Politique, pouvoir et alliances secrètes font la trame de ce roman historique. Un subtil et réussi mélange de roman policier et de la grande histoire.

sepCavalier, Philippe / Hobboes

Anne Carrière ; Thriller

Dans une Amérique en crise, des individus marginalisés, les hobboes, croient en un homme providentiel qui pourrait changer leur destin. Raphaël Barnes, un professeur d’université élitiste et rationnel, se trouve plongé malgré lui au coeur des prophéties qu’il dédaigne, dans un pays en proie au chaos.

Philippe Cavalier nous propose un conte dystopique. Une contre utopie qui sonne le glas de notre civilisation qui érige comme idéologie l’ultralibéralisme. Une aventure qui a pour toile de fond Armagedon. Un récit pré-apocalyptique entre réalité et
fiction, un conte, une fable, une sorte de mise en garde, un livre prophétique dans un futur proche qui pourrait vite devenir le nôtre. L’auteur se pose en observateur, il scrute notre société, la dissèque, la dévoile telle qu’elle pourrait-être. A peine il la déforme pour nous la montrer monstrueuse. Il la dévoie pour nous forcer à repenser notre monde dans sa globalité. Hobboe est le livre des maux de notre société occidentale. Une critique sociale. Mais Hobboe est un livre qui fait du bien.

Mon abcédaire sur Hobboe

 cdc Monget, Yannick / Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions… Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissements, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… Un fantastique roman d’anticipation à lire impérativement !  Un livre indispensable d’utilité publique.

Notre petite chronique de Résilience

noelMehdi, Cloé / Rien ne se perd

Jigal Polar

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment. Cette jeune femme est bien de son temps. Elle ressent les choses et nous les expose  avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments. Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Mon petit avis sur Rien ne se perd

noelMinville, Benoît / Rural noir

Gallimard ; Série noire

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

L’auteur nous propose un beau polar rural. Un genre qui a le vent en poupe actuellement. Mais… Le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Mon ressent sur Rural Noir

noelNg, Celeste / Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

Sonatine éditions

Lydia Lee, 16 ans, est l’espoir de ses parents. Marylin, sa mère, espère la voir faire les études de médecine qu’elle n’a pas pu réaliser, tandis que son père, James, un professeur d’université d’origine chinoise, veut la voir s’intégrer. Lorsque le corps de l’adolescente est retrouvé au fond d’un lac, la famille en apparence soudée fait face à des secrets enfouis. Prix Relay 2016. Premier roman.

Un roman noir subtil, très maîtrisé et superbement écrit, autour des relations familiales, de leur histoire complexe et des conséquences qu’elles peuvent avoir. Des portraits psychologiques très fouillés, un suspense qui rend ce livre très addictif. Il a fallu six ans à Celeste Ng pour aboutir à ce récit. J’espère ne pas devoir attendre six ans de plus, j’ai trop hâte de lire son prochain roman !

noelWalker, Wendy / Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Tout n’est pas perdu  est un thriller qui vous plonge dans les abîmes psychiques. Une descente aux enfers dont on ne ressort pas indemne. Un roman perturbant et suffocant qui  analyse les anfractuosités de la psychologie humaine. Une histoire servit par une intrigues tortueuse parfaitement orchestrée et admirable de maîtrise.

 

 

 

lvLa toile aux alouettes
Volume 1, L’inclus

Vernet, Lou

Border Line

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer

Pour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.

Mon billet sur La toile aux alouettes

 

dmOn se souvient du nom des assassins : thriller

Maisons, Dominique

La Martinière

Max Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassin

 Mon avis sur On se souvient du nom des assassins

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Lux / Mayeras, Maud

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.  Elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires. On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles. Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Ma chronique sur Lux

Les autres

bpAlexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant/ Prou, Bernard

Le Livre de poche

La vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. 

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Ma petite chronique sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 

 

 

marcus4265Le garçon / Malte, Marcus

Zulma

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il découvre les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Prix Femina 2016.

Depuis 20 ans Marcus Malte nous offre des petits bijoux. Avec Le garçon , L’auteur une offre le chef d’oeuvre que l’on attendait, que l’on présentait. Un livre qui va longtemps me rester en mémoire.

 

 

Mon ressenti sur Le garçon

 

 

97822263240540-3342862Brève histoire de sept meurtres / James, Marlon

Albin Michel

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1970, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

Mon petit billet sur Brève histoire de sept meurtres

Rencontre avec Maud Mayeras à la Griffe Noire


Le 29 octobre dernier nous avons la chance nous autres banlieusards de pouvoir aller à la rencontre de Maud Mayeras.

La tournée de signature de notre auteure passait par ma librairie. Je n’allais surement pas manquer ça alors que je venais de succomber à son dernier livre.

Lux avait provoqué en moi, quelques jours plutôt un vrai tsunami. Il était tant que j’ai une explication avec son auteur !

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Je ne vais généralement pas à la Griffe Noire un samedi, non ce jour là je travaille. Mon jour de prédilection c’est le lundi. Et le lundi s’il y a du monde, il n’y a pas foule comme en ce jour de fin de semaine. La librairie est noire de monde. Des familles, parents et enfants arpentent les allées.

En habituée que je suis, j’arrive à me glisser jusqu’au coin polar. Et là, à peine arrivée je tombe nez à nez avec un groupe de pépètes. Visiblement ces choses là marche au minimum par 3. Cette fois ce ne sont pas les mêmes que la dernière fois. Mais la reine des pépètes et toujours là !

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Doit-on encore la présenter, Athénaïs du blog Un bouquin dans la tasseIl y a aussi Laurence et Lucile de Loeil2luciole : chroniqueuse littéraire .Et aussi Laurence qui fait des photos avec des raisins secs.

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Et oui, j’en ai la preuve. Laurence et ses raisins secs prennent des photos de polars.

 

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Il y a aussi des fans venus de Marseille pour rencontrer son auteur préférée. Enfin une de ses auteurs car Jacky aime le polar et lis visiblement énormément de roman policier.

Elle en connais un paquet ! Tiens ça me donne une idée…

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Il y a aussi Madame Anne Carrière en personne qui est venue rencontrer son auteur. Et surtout la soutenir. Surtout quand il est question de gâchette et de détente.

Sachez, cher tous, que tout n’est pas bon à dire, que certaines choses feraient mieux d’être tues afin que le monde s’en porte mieux. Voilà, c’est dit ! Merci madame Carrière.

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Bon il y a aussi d’autres lecteurs et lectrices de Maud.

Mais on est jamais bien loin à dire des bêtises.

 

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Il y a aussi le boss, Jean Edgar, qui prends des photos pour alimenter sa page facebook.

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Allez hop, le boss sur la photo avec l’auteur qu’il a invité et dans il pense le plus grand bien comme moi !

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Bon Maud, on me regarde, quand je prends une photo, non mais !

Ah c’est mieux là !

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Et puis, il y a Anaïs, journaliste à RMC qui est venu à la griffe noire pour faire un petit micro trottoir sur le polar et la mode du polar. Nous sommes toutes passées à la question.

Maud aussi, forcément !

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Mais on est jamais loin, les pépètes et moi !

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Il y a Athénaïs qui se bouche les oreilles pour ne rien entendre sur Lux qu’elle m’a pas encore lu. Mais qu’elle va lire très vite puisque maintenant elle l’a en main et a su attendre tout ce temps pour succomber au mot de Maud.

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Bon ben voilà, on a tous et toutes succombé au charme de Maud Mayeras, nous sommes toutes tombées amoureuse de ses mots, de ses phrases mais pas seulement.

Il faut dire que en plus d’être une auteure de talent, Maud et une sacré belle personne.

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Même notre jeune journaliste est repartie avec les 3 titre de Maud et un ou deux autres polars que notre auteurs lui a conseillés.


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Et notre auteurs de signer encore quelques bouquins car nous n’en avons jamais assez et que notre esprit est faible et la tentation trop forte. N’est ce pas Lucile ?

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Bon en résumé, nous avons passer un sacré bel après-midi.

J’ai pas pu résister l’aller chercher une crèpe à Maud alors qu’elle en avait mangé des tas le midi même.

Comme le dis Lucile :

« Nous avons parlé de thé, de thrillers, de Musso (les deux),des gâchettes et des détentes, des vaisseaux spaciaux, des costumes, des appareils gratuits, du GHB, d’esprit mal placé… « 

Dommage que je fut malade et fiévreuse sinon Maud nous aurions encore pu papoter à refaire le monde mais je tenais plus debout.

Le mot de la fin pour Maud :

 » Merci aussi à vous, les filles. Pour les rires, les sourires, et tout le reste.
Oui c’est bien une crêpe à ma gauche. (Délicieuse). »

 

Bon depuis cette rencontre Lucie à lu Hématome donc voici sa chronique. ICI

Et forcément Athénaïs qui nous offre son ressenti sur Lux là

Bon et pour faire bonne figure mes billet sur :

Reflex et Lux

Lux de Maud Mayeras , le chouchou du week end.


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mmtLe livre : Lux de Maud Mayeras.  Paru le 6 octobre 2016 chez Anne Carrière. Disponible, Broché 19€ ; (252 p) ; 24 x 16 cm

 

4e de couv : 

Lux

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

  1. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

anomaud-mayerasL’auteur : On sait peu de chose de Maud Mayera,. Elle se livre peu. Maud  est née en 1981. Lux est son troisième roman.  Elle vit aujourd’hui à Limoges.

Après le succès de Reflex (Anne Carrière, 2013 ; Pocket, 2015), ce nouveau thriller est très attendu.

Extrait :
Et puis il les tuera tous les deux. Il ne se posera pas la moindre question. Il laissera peut-être le vieil homme épauler son deux-coups, lui concédera l’espoir furtif de s’en sortir, puis il retournera l’arme contre le couple, apprivoisera la sueur sur la gâchette glissante. Il les regardera supplier, écoutera leurs plaintes et leurs cris, sentira leur peur couler sur lui. Il ne sourira pas et fera feu. Il tirera à travers les peaux durcies. Une fois dans chaque corps. Le front, le cœur, le ventre, il ne sait pas encore. Deux cadavres, c’est tout ce qui restera. Il les emportera loin d’ici, au fond de ce terrain en friche, ce champ recouvert chaque jour de l’année par des tonnes de feuilles sèches, tremblantes sous la brise légère ou collant à vos semelles. Au fond de ce terrain, il y a un trou, un trou dans lequel il pourra entreposer les deux cadavres. Il cachera leurs chairs et leur puanteur à l’abri des regards. Il attendra patiemment que les corps pourrissent et, quand il ne restera plus que des os cassants, il y mettra le feu. Un beau et grand brasier pétaradant au milieu des branches. Antoine contemplera les flammes jusqu’à ce que ses yeux ne soient plus que deux fentes noires, humides et douloureuses. Il respirera l’odeur des chairs cuites jusqu’à ce qu’elle fasse un peu partie de lui. Alors il se sentira mieux. Accompli, entier.

 

Petit avis :

Voilà, comme toi j’aime retrouver Maud ! Comme toi je trouve que ce roman me fais que confirmer son talent. Comme je disais à l’époque « Elle a tout d’une grande, cette petite », d’ailleurs aujourd’hui c’est une grande que dis-je une immense auteur. Comme toi j’ai adoré ces roman précédents.

Hématome m’a fait un bleu au coeur.

Reflex m’a assommé debout.

Vous pouvez le vérifier ICI

Et Lux in tenebris.

Lux m’a…Ben je n’ai même pas de mots tellement j’ai été stupéfaite par l’ampleur et de l’étendu du talent de cette jeune auteure totalement inconsciente de celui-ci.

Elle est beaucoup trop modeste et trop humble surtout pour penser un seul instant qu’elle le possède.

Quoi, tu ne vois pas de qui je parle ?  Tu ne connais pas cette auteure ? Pas encore alors ! Tu n’as pas encore lu de Maud Mayeras ? Oui je sais il y a des tas de bouquins qui sortent et elle n’en est qu’à son troisième titre ! OK !

Alors…
Ben je vais quand même défendre ce titre car Maud mérite qu’on la découvre à sa juste valeur.
Alors…Comment te dire Maud est un auteur unique.

Elle est mure pour passer la ligne imaginaire qui sépare littérature noire et littérature blanche.

En fait, elle a pas de ligne du tout, elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.

Et vous savez comme j’ai du mal à parler d’un bouquin quand il a réveillé en moi de vieux souvenirs.  Alors ne m’en veuillez pas si cette chronique est bancale. Elle est à mon image quand j’ai eu quitté l’histoire que m’a proposé Maud à lire. Oui j’ai été secouée.

J’ai perdue mes repaires. Il y a tant de sentiments contradictoires qui ont émergé lors de cette lecture que j’ai parfois eu envie de crier en lisant.  « Mais merde pourquoi elle me fait ça  »  C’est tous vos sens qui sont en éveil avec Maud.  Elle déclenche le chaos en vous.

On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles.

Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Alors oui, je me suis laissée porter par l’écriture tout en sensation de Maud. J’ai aimé puis détesté ses personnages. J’ai souffert avec eux, j’ai été en empathie et je les ai honnis tour à tour.

J’ai respiré l’air chaud du sud de l’Australie, j’ai pris conscience de ce décor de fin du monde.

J’ai vu apocalypse s’insinuer en moi et mes émotions s’embrasser.

Et tel un Phenix, Maud Mayeras m’a fait renaître de mes centres. Plus lumineuse encore.

 

Lux umbram praebet, mysteria autem veritas.

 

 

mme

Cette après-midi Maud sera à la Griffe Noire.
Et j’irai même avec 40 de fièvre, m^me en me traînant, jusqu’à ma librairie rien que pour lui dire tout le bien que je pense de son livre.
 mmz
Extrait 2 :
Puis la platine avait diffusé de la musique française qu’ils avaient écoutée, allongés tête-bêche sur le tapis du salon. Hunter s’était imprégné des notes et des mots, ils étaient entrés en lui et l’avaient fait frissonner. Le piano-boucle, la voix de fumeur, les paroles douces qu’il ne comprenait pas. « c’est beau », il avait dit.
Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos coeurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit…
« C’est triste », avait répondu Antoine.
Sa mère lui avait appris cela, le désespoir terrible de la musique
-« On ne devrait pas chanter sur le bonheur, il n’y a rien de plus accablant que la joie des autres. » Et elle poussait le volume à fond en pompant voracement ses cigarettes.mma

 

Saint Maur en Poche 2015, retour sur un salon d’exception : chapitre 1


Saint Maur en Poche 2015, retour sur un salon d’exception : chapitre 1

Saint-Maur en Poche (SMEP) a investi le parvis de la gare de RER Saint-Maur-Créteil les 20  et 21 juin dernier . Organisé par la ville de Saint-Maur et la librairie de la Griffe Noire, ce salon a rassemblé lus de 180 auteurs.
Et pour la 7ème édition, le thème était… le 7ème art.
Saint Maur en poche c’est le festival international du livre en format poche. C’est un salon généraliste. 30% de littérature blanche, 30% de littérature jeunesse, 30% de polar. Et c’est bien de cette littérature noire que je vais vous parler dans ce billet. Les préparatif du salon sont finis, vous les trouverez ICI, on peut démarrer notre histoire.

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Ce premier chapitre va revenir sur la journée du samedi, une journée riche en émotion. Tout d’abord cette année, j’ai eu la chance d’être invité par SMEP comme blogueuse. Donc, j’ai pris conscience que je pouvais vivre le salon de l’intérieur. Depuis ses tous premiers débuts, je suis fidèle à ce festival et je l’ai toujours vécu intensément. Mais là, il y a eu un petit supplément d’âme. Une impression qu’il me allait encore plus défendre mon salon préféré. Mais comment faire plus que les années précédentes. Si ce n’était de partager mes précédentes expériences des précédentes éditions. Faire vivre à travers mes yeux et mes mots, l’ambiance si particulière de celle-ci. Ainsi durant six semaine je vous ai bassinés avec mes petits retours sur SMEP. et vous avez été nombreux à les recevoir avec bienveillance voire avec envie.
Du coup certains d’entre vous, on fait le forcing pour être présent au moins une journée parmi nous. Et ça a été un vrai plaisir de vous rencontrer en vrai après avoir eu des échanges virtuels sur les réseaux sociaux ou sur nos blogs.
Donc ce samedi 20 juin se profilait comme une journée exceptionnelle. Et elle le fut.

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Aller, le défilé de ce super samedi.

Comme chaque année, je suis arrivée un peu en avance, un peu avant l’ouverture. Et déjà devant l’entrée se pressaient un public de connaisseur, et certains d’entre vous étaient déjà là a attendre que les portes s’ouvrent. Comme moi vous savez que la matinée du samedi est le meilleur moment pour rencontrer les auteurs. C’est plus tranquille, on a plus de temps. Alors vous étiez là, frétillants déjà de plaisir. Le parvis bruissé de vos première retrouvailles. Le temps pour moi de faire le tour et là je tombe nez à nez avec les premiers auteurs et les premiers potes qui sont eux aussi arrivés en avance.

@Ko Ma

Attablé à la terrasse d’un café pour profiter du calme avant la tempête, David Smadja rencontre son premier auteur, DAVID KHARA accompagné de son attaché de presse de chez 10/18, Marie-Laure PASCAUD et de Jean-Pierre ALAUX @Ko Ma

Maintenant, il est temps de retrouver les auteurs présents. Et le plateau polar est plus que plaisant. On va se régaler.

Comme je suis arrivée en même temps au point accueil avec Maud Mayeras et Danièle Thiery , elles seront les premières que j’irai (re)saluer sur leur stand. Aussi je tenais à aller soutenir les petits nouveaux, notamment Nicolas Lebel, tellement heureuse qu’il soit invité. Marie Neuser, Benoit Minville ( Encore Merci à Sophie, la libraire jeunesse de la griffe noire d’avoir retenu ma suggestion)

Ensuite ne me restait plus qu’à faire le tour de la table et de discuter avec chacun des auteurs invités. Et il y en avait un paquet. Mais c’est sans compter sur les copains et les copines qui débarquent en force en ce samedi matin. Quoi de mieux que quelques photos pour vous faire vivre tout cela. Bon c’est certains il va vous manquer les accents, du belge, du sud, du québécois, du nord, de l’est….Mais vous aurez au moins les sourires. Et là ils sont tous semblables, radieux. Un peu comme le soleil qui a eu la bonne idée de s’inviter à la partie.

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La fin de matinée est vite arrivée.  C’était le moment que j’attendais avec impatience, le moment de la rencontre entre mon ami Yvan du Blog Emotions et la nouvelle reine du polar suédois. Et oui, la Suède est une monarchie. Et Viveca Sten en était la digne représentante.

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Et à partir de ce moment, toute la suite de ma journée n’a été qu’une course pour aller écouter les différentes tables rondes et autres cafés littéraires ou tête à tête chez les déblogueurs.

Pour retrouver une partie de ces conférences c’est toujours chez mon ami Yvan du Blog Emotions ICI

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Bien sur, il y a eu une coupure déjeuné, et comme j’ai eu la chance de voir les choses de l’intérieur, nous avons déjeuné Yvan, sa compagne et moi avec les auteurs. Nous avons profité d’un sympathique buffet offert par la mairie de Saint Maur ( merci à monsieur le maire et la municipalité)

Je sais que je vais faire des jalouses quand je vais vous dire que nous avons eu le plaisir de manger avec Alexis Aubenque, Jacques Saussey, Nicolas Lebel (là vous faites déjà la tête) et Olivier Norek. Oui les filles, le dieu grec comme l’appelle mon pote David , vous savez le mec Contagieux

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@Françoise Manoukian

Et puis la fin de la journée est arrivé très vite, encore quelques auteurs à voir ou à revoir : Les Camhug que j’avais pas vu depuis au moins..une semaine, Dominique Sylvain que j’ai toujours plaisir à revoir aussi….Une bise à Claire Favan à Sandrine Colette. Un nouveau coucou à Bob Garcia avec qui j’ai partagé l’aventure  les 52 polar de 2014….A Michèle Barrière indissociable de Frédéric Lenormand

Et enfin, on va pouvoir se reposer un peu. Il est 19h passé et il faut retrouver tout un groupe de reader. Une quarantaine de fous furieux  à la crêperie pour partager la joie de cette première journée à SMEP.

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Et de joie, de rires et de fous-rires, il en fût question. Alors là suite dans le chapitre 2

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@Ko Ma

Reflex de Maud Mayeras : un roman qui m’a mise KO.


 imagesLe livre : Reflex de Maud Mayeras. Paru le 05/10/2013 chez Anne Carrière. 21€

4e de couv : Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent. Pour apaiser la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent.

Extrait :
« Perdre un enfant est une maladie que l’on a peur de contracter. C’est une contagion dont on évite soigneusement les infectés. On change de trottoir, on les fuit à toutes jambes. De ces gens-là, je suis la peste et le choléra. Je suis leur faucheuse, leur cancer, leur 22 long rifle. »

images&L’auteur : Maud Mayeras vit à Limoges.Elle est née le 6 octobre 1981. Hématome, son premier roman écrit avant ses 25 ans, fut très remarqué par la critique(Prix Polars des Limbes Pourpres 2006, finaliste du Prix SNCF du Polar 2007…).

Résumé et avis :

51pApnQivRL__AA160_J’ai eu la chance de rencontrer Maud Mayéras, il y a quelques années lors de la sortie de son premier bouquin. Elle avait fait une très brève apparition au Salon Saint Maur en poche. C’est une autre auteur, Laura Sadowski, pour ne pas la citer, qui m’a alors conseillé Hématome. « Toi qui aime les nouvelles plumes, les premiers romans, il faut que tu découvres Maud Mayéras. Elle est hallucinante et son polar est tout aussi poignant. »

J’ai donc suivi le conseille et effectivement, ce premier polar était déjà choc. (d’ailleurs, il faudra qu’un jour je vous en parle…je sais pas où je vais trouver le temps mais il va falloir) Alors pensez , j’attendais avec anxiété le deuxième. Et il m’a fallu être patiente, 7ans 1/2, avant de pouvoir lire à nouveau Maud Mayeras. Et puis Reflex est sorti, je me suis précipitée dessus.

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des
scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafale des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné, onze ans auparavant.Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croquemitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en imagesLJT1XSVDrappelle une autre.La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

Et je l’ai dévoré. Et puis plus rien. Ce roman m’a mise KO.

Du coup voici un livre que je n’arrive pas à chroniquer. Et pourtant je l’ai adoré.

Je me suis dit, attends un peu…Que le choc soit passé….prends un peu de recul. Tout cela va se décanter. Et, si cela se trouve, tu le trouveras moins génial dans quelques semaines. Mais bon, il faut se rendre à l’évidence, cela fait 3 mois que je l’ai lu et il est toujours bien là, toujours aussi présent. Presque, me hantant.

Pour autant je n’arrive pas à trouver de mots pour le décrire. et surtout pour vous parler de mon ressenti. C’est trop puissant pour moi. Ou peut être que c’est un « Reflex », un reflex de conservation. imagesUQK14BOAJ’ai sans doute peur de vous révéler trop de choses, de dévoiler trop d’intime, tellement ce titre m’a chavirée. Peur de me mettre à nu. Je repousse le moment où je vais vous laisser rentrer dans mon cerveau et dans mon être le plus profond. Ce polar m’a pris aux entrailles. C’est, comment dire?  Viscéral. Venimeux. Sombre bien sur. Mais alors c’est bon, oui c’est bon et on se demande pourquoi toute cette noirceur nous fait « triper ».

Car c’est un pur moment de lecture que m’a offert, que nous offre, Maud Mayeras. Les phrases sont courtes, simples, précises, concises je dirais même. Le style est direct, fort, brut voir brutal.

Les personnages sont bouleversants de vérité . Pas forcément attachants. D’ailleurs je ne me suis pas identifiée à Iris, elle m’était même étrangère. C’est là aussi, que l’auteur est douée, car même sans empathie; je me suis laissée malmenée par le bouquin. C’est avec énergie que ce titre vous renverse, vous jette à terre. Maud Mayeras mêle les différentes histoires de ses héros de façon à ce qu’elles s’entrechoquent, que le passé et le présent se bousculent puis se rejoignent. Tout cela pour encore et encore dénoncer les violences qui sont faites aux femmes.

Fred_Coiffe2Car c’est bien là qu’est le sujet du livre. C’est là qu’est le nœud du problème. L’auteur se place du coté des victimes même si celles ci parfois deviennent bourreaux. Elles restent des victimes au yeux de leur créatrice. Car aujourd’hui, comme hier, les femmes ont toujours été et sont encore malheureusement victime de violences.

Alors merci Maud pour ce magnifique roman noir qui restera pour moi un formidable plaidoyer.

Citations, extraits – Reflex – Maud Mayeras 
  • (…) »Je n’aime pas l’autorité. Cette forme de toute-puissance qu’une voix seule peut exercer sur vous. Ces mots simples qui vous tordent le ventre et que vous n’avez pas envie d’écouter. Ces ordres que vous suivez malgré vous, parce que vous n’avez jamais su faire autrement. « (…)
  • (…) »Je n’aime pas les retrouvailles. Ces moments de silence que vous avez toujours fantasmés, gâchés par la gêne et la promiscuité. Ces instants que vous avez tant attendus et qui, lorsqu’ils arrivent enfin, vous font l’effet d’une bière tiède que vous n’avez plus vraiment envie de boire, ni de partager »(…)
  • (…) »Je n’aime pas les surprises, votre quotidien rôdé qu’on décide de sortir des rails. Ce que l’on n’attend pas n’arrive jamais au bon moment. Je n’aime pas les surprises, et dans le fond, vous non plus.(…)
  • (…) »Je n’aime pas le souffle des fantômes. Souvent prisonniers des murs que je visite, ils caressent mes épaules. Ils m’invitent à rester. Ils tirent sur mes manches et mendient mon temps. »(…)