Sadorski et l’ange du pêché de Romain Slocombe  


Le livre :Sadorski et l’ange du démon  de Romain Slocombe…. Paru le 23 août 2018 aux éditions Robert Laffont dans la collection La Bête Noir –  23 €  ; (685 p.) ;  23×14 cm

 – epub 14.99 € ;  (704 pages)

 4ème de couverture :

«Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres soucis, notamment protéger Julie, la lycéenne juive réfugiée chez lui depuis la rafle du Vél’d’Hiv.
C’est alors qu’une affaire de lettre anonyme et d’adultère le conduit sur les plateaux du cinéma français de l’Occupation : parmi les jeunes actrices d’un drame tourné dans un couvent de dominicaines, l’inspecteur va rencontrer son  » Ange du péché  » et se transformer en criminel… . »

L’auteur :  Romain Slocombe est né à Paris le 25/03/1953
Après des études d’art, Romain Slocombe participe à l’aventure artistique du groupe Bazooka, notamment au tout début de celle du magazine Métal Hurlant (années 70), pour lequel il produit des œuvres naviguant entre bande dessinée et illustration. Ses thèmes de prédilection se focalisent rapidement autour du Japon, auquel il s’est intéressé dès sa prime jeunesse, et le bondage, avec des jeunes femmes (infirmières et japonaises) attachées (auquel et auxquelles il s’est intéressé plus tard).
Ses modes d’expression sont multiples: bande dessinée, dessin, peinture, illustration, photographie, cinéma, essais et roman, ce dernier que cela soit pour la jeunesse ou pour un public plus large. Romain Slocombe a exposé ses œuvres graphiques en France comme à l’étranger (New York, Londres, Stockholm, Tokyo, Bologne…).
L’expression romanesque semble avoir occupé une proportion importante de son énergie créative dès 2000 avec la parution de quatre romans – formant une tétralogie nommée La Crucifixion en jaune – jusqu’en 2006, avec comme (personnages et) éléments principaux :
– un photographe britannique (que l’on espère ne pas ressembler trop à son géniteur), Gilbert Woodbrooke, spécialisé dans la photographie érotique de jeunes japonaises dans des costumes militaires,
– le Japon : certains aspects controversés de son histoire moderne, sa culture alternative, ainsi que les yakuzas,
– de jeunes japonaises, objet des fantasmes artistiques et sexuels de Woodbrooke, victimes désignées de la fatalité et de la maladresse,
– les catastrophes inévitables, relatives à l’agrégat des trois éléments précédents.
Ces livres mêlent avec talent une intrigue de type roman noir avec, à chaque fois, des pans de chapitres dédiés à une approche de type historique, d’ailleurs documentée : la secte Aum, l’Histoire du Japon, en particulier ses exactions en Chine à partir de 1937 et pendant la Seconde Guerre mondiale. …

 

 Extraits :

« — Mets-toi contre le mur, là, en me tournant le dos. Sous le portrait du Maréchal. Écarte les jambes, une trentaine de centimètres. Les bras le long du corps. La tête droite, le menton levé. N’aie pas peur (il rit), ce n’est pas aujourd’hui que tu passes à la casserole ! La police française n’est pas composée de brutes. Et puis c’est pas les Brigades spéciales, ici. Faut pas confondre…
Il retourne s’asseoir derrière ses piles de dossiers. Et consulte son bracelet-montre. 14 h 25.
— J’ai du travail, poupoule. Une pièce à conviction à étudier, que m’ont confiée les Boches. Une pièce très longue. Écrite par une de tes coreligionnaires. Pendant ce temps, interdiction absolue de faire un mouvement ! Le dos droit, les yeux collés sur le mur. Si tu bouges, tu auras droit au nerf de bœuf qui est dans mon tiroir. Pour l’instant, ta position n’est pas spécialement inconfortable. Ça va devenir pénible seulement petit à petit. Dans une vingtaine de minutes… Alors, quand tu en auras marre, que ça deviendra vraiment difficile à supporter, que la sueur te coulera dans les yeux, que tes cuisses auront chopé la tremblote, que les vertèbres te donneront la sensation de grincer sous la scie du menuisier, tu m’appelles. Tu dis poliment : « Monsieur l’inspecteur… j’ai retrouvé la mémoire. J’ai très envie de vous expliquer ce que je fricotais avec Alberte Poissonnier, la tenancière du café du Palais… » Je t’autoriserai à poser ta paire de fesses sur cette putain de chaise. Et, si tu as envie de pisser, à te rendre aux gogues. Je t’accompagnerai moi-même, ça vaut mieux : si mon collègue y va, c’est sûr qu’il matera par le trou de la serrure… »

  

La chronique jubilatoire de Dany

Sadorski et l’ange du pêché de Romain Slocombe

Qui est-il vraiment ce Léon Sadorski ? Un être méprisable assurément et chaque fois que le lecteur est heureux de le voir essayer de s’amender, comment dire … ça dérape !

Ses relations avec les femmes, quelles qu’elles soient … la sienne, celles des autres, les juives et celles qui ne le sont pas, les jeunes et les moins jeunes, sont tout simplement inexcusables.

Son attitude avec les juifs, dans le contexte, connait peu d’excuses aussi mais l’époque nourrit l’ambigüité.

Les plus crédules ne peuvent cependant pas ignorer les exactions perpétrées au nom de la pureté de la race aryenne.

Tout est humiliations et exactions … mais attention ça n’est pas l’exclusivité de Léon Sadorski.

C’est le « jeu » de tous ceux qui détiennent une autorité et entretiennent un lien de domination avec de plus faibles qu’eux, renforcé quand ils sont minables car c’est le seul moyen pour eux d’exister, alors dans le contexte des années 42-43 en France occupée, dans l’ex-capitale tout prend une importante vitale.

C’est le « jeu » de ceux qui choisissent la collaboration et l’enrichissement personnel à la résistance et la solidarité.

C’est le « jeu » de ceux qui font « semblant » et de ceux qui font « comme si ».

Rien ne plaide donc en la faveur de Sado dans ce troisième et dernier volet de ses aventures malsaines et l’auteur distille le venin au fil des pages avec un suspense mêlé aux références historiques, politiques, littéraires, cinématographiques … une ambiance réaliste et un récit qui en apprend aux plus documentés sur l’époque. La précision des référence peut sembler parfois superflue mais avec le recul rien n’est gratuit.

Déroutante la façon dont Romain Slocombe mêle les intrigues au point où le lecteur ne sait plus qui sont les héros principaux, l’intrigue majeure, les détails superflus. Cependant il lit, dévore, tourne les pages avec ardeur, surpris et envouté qu’il est par ce style incomparable, en espérant que les méchants seront punis … et qu’ils souffrent aussi !

Une écriture cinématographique qui image à merveille les situations les plus atroces.

Enfin pour compléter, le lecteur ne peut échapper à la réflexion sur la xénophobie et au sort réservé aux migrants qu’ils soient économiques ou politiques ainsi qu’aux risques encourus d’une société qui épouserait les extrémismes en la matière.

J’ajoute que j’ai lu ce troisième volet sans avoir lu les deux premiers et que même si ça n’est sans doute pas le plus académique pour approcher la psychologie des personnages, ça n’est pas franchement un handicap.

Un noir plus que noir et dérangeant, qui laisse sans voix !

Extrait 2 :

« — Ja, ja. Nous sommes du même avis. Je vais vous raconter la première vraie Aktion à laquelle a participé mon unité de police, pour la Entjudung, la déjudaïsation. De mai 1941, où nous sommes retournés à Hambourg, à juin 1942, le 101e bataillon a été entièrement refondu et nous avons subi un entraînement intensif. Durant l’automne 1941, le 101e a fourni des effectifs pour la déportation des Juifs de Hambourg et de Brême, à destination de Litzmannstadt, Minsk, et Riga. On avait dit à nos Juifs allemands qu’on leur attribuerait un nouveau territoire de colonisation à l’est. Plus de cinquante-trois mille Juifs et cinq mille Tziganes du Reich sont partis ainsi, jusqu’à la fin de février 1942. J’ai fait partie de l’escorte du convoi du 8 novembre, qui transportait quatre cent huit Juifs de notre ville. On les a fait monter dans des voitures normales de passagers, accompagnées de deux wagons d’outils, de pelles, de haches… Notre commando voyageait dans une voiture de seconde classe, il n’y avait pas de gardes dans celles des Juifs eux-mêmes. Tout ça pour leur inspirer confiance, vous comprenez…

— Oui…

— Le train était gardé seulement pendant les arrêts, sur les deux côtés. Après quatre jours nous sommes arrivés à Minsk. Là, un commando SS attendait notre transport. On a fait monter les Juifs dans des camions. Leurs bagages devaient rester dans le train, on leur a expliqué qu’ils suivraient… On nous a logés dans une ancienne caserne russe, où était cantonné un bataillon du cadre actif de l’Ordnungspolizei, pas des réservistes comme nous. En parlant avec eux nous avons compris que nos Juifs allaient être fusillés dans la forêt près du village de Maly Trostenets, comme d’autres l’avaient été par les hommes du bataillon actif et par les SS quelques semaines auparavant. Notre commandant de compagnie, le lieutenant Gnade, ne voulait pas y être mêlé et il nous a ramenés à la gare, où nous avons quitté Minsk par le train de nuit. 

Sadorski s’étonne :

— Ça se résume à ça, votre « Aktion » ?

— Nein, sourit Pisk. Ces convois de Juifs, c’était de petits hors-d’œuvre. Avant que nous reprenions du service en Pologne, en juin 1942… »

 

 

 

Publicités

L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski de Romain Slocombe


Le livre : L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski  de Romain Slocombe. Paru le 24 août 2017 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire.  21€50 ; (583 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche le 23 août 2018 aux Points dans la collection Point Policier.  8€70 ; (587 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Après le succès de l’affaire Léon Sadorski, une nouvelle enquête du sinistre et fascinant inspecteur des renseignements généraux.

Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?

Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés – d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française. Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

L’auteur : Slocombe, Romain est né en 1953 dans une famille franco-britannique. Romain Slocombe est l’auteur de plus de vingt romans, dont Monsieur le Commandant et L’Affaire Léon Sadorski (prix Libr’à Nous 2017 catégorie polar), tous deux sélectionnés pour le Goncourt et le Goncourt des lycéens.
Extrait :
« Tu sais comment ça se passe les exécutions à Suresnes? Moi, j’en ai déjà vu. Des otages juifs que j’ai fait fusiller parce que c’était des rouges! Des pourritures, des têtes de cons comme toi! On les fait partir à 6h30 du matin de Drancy ou du fort de Romainville. Chaque détenu est enchaîné et accompagné par deux SS. Les cercueils font le voyage avec eux. Pas de couvercle, ça fait gagner du temps. On les fabrique tous de la même taille, donc certains trop justes pour les macchabées qu’on y mettra. Ceux-là, on les fait rentrer entre les planches à coups de pied. Les otages ont le droit de formuler leurs dernières volontés, de fumer une cigarette, et pour ceux qui veulent, de demander l’assistance d’un aumônier. »

Le post-it du bibliothécaire,

Le post-it de Ge

 

Dans ce second tome de la trilogie Sadorski, Romain Slocombe nous invite à poursuivre les aventures de Léon Sardorski, « Le Caïd du Rayon juif « .

Chef de brigade de voie publique à la 3e section de la direction générale des Renseignements généraux et des Jeux, Sardorski est un policier français qui ne se pose pas de questions, il fait son boulot c’est tout. Certains diront avec un peu trop de zèle mais bon c’est l’époque qui veut ça. C’est vrai qu’il use et abuse souvent de ses prérogatives. Comme quand il fait interner sa voisine Raïssa Odwak en l’accusant de communisme comme si ça ne suffisait pas d’être juive. En l’envoyant à la prison des des Tourelles, il laisse seule à sa merci, la jeune Julie. Surtout  que Jacques son père lui est déjà interné à Pithiviers. Mais là encore Sadorski ne fait que son taf même s’il a des vues sur la demoiselle Odwad.

Vous l’aurez compris, Romain Slocombe nous offre là un salaud magnifique. Un salaud donc il fait le héros de sa trilogie. Il fallait oser. Mais notre auteur n’en ai pas à son coup d’essai il nous avait déjà fait le coup dans Monsieur le commandant (dont je vous recommande fort la lecture tellement ce petit livre est bouleversant et dérangeant). Oui il nous brosse le portrait d’un français ordinaire sous l’occupation. Léon Sadorski, est-il un antisémite convaincu ou alors un opportuniste de première ? Ce qui est certain c’est qu’il a bien compris le pouvoir que sa carte de police peut lui procurer en ses temps troubles où la France a basculé dans l’horreur et où la chasse aux juifs, aux cocos et aux parias de tous bords est devenue un sport national.

Pour autant Romain Slocombe ne fait pas ici l’apologie du régime de Vichy. Non il se pose là et nous donne à voir ce que l’humain porte en lui de pire dés que les conditions historiques, politiques, économiques voire sociales sont réunies. Si il a choisi un sale type pour héros, il ne le juge pas, il le laisse vivre dans son époque.

Une époque que notre auteur reconstitue à merveille. Le Paris de l’occupation comme si nous y étions. Il appuie son propos à grande aide de documentations historiques qui vient étayer et étoffer son intrigue. Slocombe fait ici oeuvre d’historien, mais il fait aussi un travail de mémoire salutaire. Car si aujourd’hui avec mon œil aiguisé de femme française du 21e siècle je lis ce livre en éprouvant fort dégoût pour les protagonistes de cette histoire qu’on aurait-il était si j’avais moi même vécu l’occupation. Aurais-je  baissé ou fermé les yeux devant les exactions de tous poils. Je ne suis pas certaine d’avoir pu avoir une once d’héroïsme ou d’abnégation tels ses résistants prêts à sacrifier leur vie pour combattre la barbarie. Alors oui j’ai détesté Léon Sardowski et les gens de son espèce. J’ai condamné les exactions commissent par la police française, j’ai été indigné face aux humiliations que l’on faisait vivre aux juifs quotidiennement sans parler de la peur qu’on leur a fait subir. Oui je ne comprends pas la population parisienne qui ne s’est pas révoltée lors des rafles. Mais qui suis-je pour tous les juger.

Juste peut-être puis-je essayer de faire en sorte que de telles atrocités ne soient plus possible et que l’ignominie ne passe pas en France et partout en Europe. Mais là je doute quand je vois la montée des populismes et autres extrémistes autour de nous.

Alors lisez ce livre, lisez cette trilogie, c’est vraiment pour moi une énorme coup de cœur et une lecture salutaire.

Et si vous êtes passé à coté, hier Maud vous a fait part de son ressenti sur le premier opus de cette saga : L’affaire Léon Sadorski

Et demain c’est Danièle qui vous dira ce qu’elle pense du troisième et dernier opus, Sadorski et l’ange du péché.

Et oui nous nous sommes mis à trois flingueuses pour vous parler de ce super triptyque.
Mais attention chaque livre peut se lire indépendamment des autres.

Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti


Sur le toit de l’enfer de Ilaria Tuti. paru le 06 septembre 2018aux éditions Robert Laffont  dans la collection La bête Noire –  20 €  ; (416 p.) ; 23 x 15 cm. 

– epub 6,99 € en Italien (403 pages).

4ème de couverture :

« Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs…  »
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

 

L’auteur :  Née en 1976 , Ilaria Tuti vit à Gemona del Friuli , au nord-est de l’Italie .
Véritable phénomène dans son pays ,  » Sur le toit de l’enfer  » , premier volet de sa série autour de Teresa Battaglia , lui a valu d’être surnommée par la presse italienne la  » Donato Carrisi au féminin « . Une auteure au talent magistral.
Un thriller au rythme implacable.
Une héroïne d’une extraordinaire humanité.
 » L’Italie tient enfin sa reine du thriller !  » Sandrone Dazieri.
 » Inoubliable !  » Donato Carrisi.. »

 

Extrait :
« il avait cru que, le temps passant, avec le défilé de victimes sous ses yeux, l’effet s’atténuerait, mais il s’était au contraire renforcé. Il avait vu des hommes tués pour quelques pièces de monnaie, des femmes maltraitées par ceux qui auraient dû les aimer, des enfants qui grandissaient dans la misère la plus alarmante, mais son âme était encore de la chair à vif, elle n’avait pas encore formé le corps calleux de l’indifférence, et elle souffrait pour toutes les créatures déchues. »

La chronique jubilatoire de Dany 

Sans doute le portrait de femme flic le plus original depuis Cécile Sanchez de Ghislain Gilberti. Le lecteur très vite se rend compte qu’elle a de réels problèmes en plus de son âge frisant celui de la retraite, cependant elle ne voit pas sa mission derrière un bureau et génère un grand respect autour d’elle et une grande curiosité de son nouvel adjoint Marini, qu’elle malmène à souhait. Dans la montagne du nord-est de l’Italie, région natale de l’auteure et personnage à part entière de l’intrigue, Teresa va devoir convaincre de la présence d’un tueur en série où d’autres voient un crime crapuleux ou un acte de résistance écologique.

Même si le lecteur se doute du mobile et de l’auteur des crimes, la sociologie de ce microcosme va influer sur le déroulement de l’enquête. Et en plus de tout ça … des enfants ont été malmenés par le passé et d’autres le sont aujourd’hui.

L’histoire rejoindra-t-elle le présent ? Le diabète et les troubles profonds de la mémoire de Teresa entacheront-ils son raisonnement ? Marini saura-t-il mettre son intuition au service de l’enquête ?

Beau suspense et dénouement inattendu … premier volet d’une trilogie annoncée réussi.

Lu grâce à l’opération Masse Critique du site Babelio que je remercie.

 

« Peut-être ces individus-là perçoivent-ils le monde mieux que moi, fit-elle dans un murmure. Ils voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, alors que nous autres, nous ne voyons que les fleurs qui poussent sur la terre. Leur passé les a privés d’un filtre qui, au contraire, nous a été transmis. Cela ne signifie pas qu’ils aient raison de tuer, ou que je justifie leurs actes. […] parce que je suis comme eux, je vois ce qu’il y a au-dessous des fleurs. Je vois l’enfer, murmura-t-elle. »
« C’était l’un de ces moments où Teresa se demandait comment elle faisait pour aimer son travail, souvent un poste d’observation peu confortable de l’âme humaine et de la cruauté dont elle était capable. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens craignaient la mort et non la vie. Vivre était un acte féroce, une lutte fratricide qui laissait toujours quelques victimes sur le champ de bataille.»

Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

Aurore de sang, Alexis Aubenque


 Aurore de sang, Alexis AubenqueLe livre : Aurore de sang d’Alexis Aubenque  paru le e 17 novembre 2016 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.  20 € ; (355 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche chez J’ai lu le 1er novembre 2017. 7€,80 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

4 ème de couverture :

En cette fin d’été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. A deux jours du pic lumineux, et alors qu’il s’apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces…

Aurore de sang poche, Alexis AubenqueDans le même temps, le corps d’un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d’un milliardaire philanthrope. Le lieutenant Tracy Bradshaw est chargé de l’enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l’enfer n’est pas qu’un mythe biblique…

 

 

 

Alexis aubenqueL’auteur : Né en 1970 à Montpellier, économiste de formation, Alexis Aubanque est l’auteur d’une quinzaine de romans. Passionné par la littérature, il devient libraire pendant une décennie et parallèlement publie des romans de sciences fiction. Il se tourne ensuite vers le thriller. En 2009 le deuxième tome de la trilogie River Falls est récompensé par le Prix Polar du Festival de Cognac.
Avec la trilogie Nuits noires à Seattle, Tout le monde te haïra il s’installe dans le thriller pur et dur.
Son univers a souvent été comparé à celui d’Harlan Coben pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages.

 

Extrait :
« Elle se savait morte et prit conscience qu’elle était à la dernière phase de l’acceptation de sa mort. Après le choc et le déni, la colère, le marchandage, la dépression, venait enfin l’acceptation de son sort. »

 

L’accroche de Miss Aline

Aurore de sang, Alexis Aubenque

 

Alexis Aubenque Aurore de sang

Avant de réintégrer la police, Nimrod se voit confier une dernière mission en tant que détective privé : son ex-petite amie refait surface, elle a besoin d’aide pour retrouver son fils enlevé par son père. Elle craint le pire.

Parallèlement Tracy et son coéquipier Scott sont sur une affaire de meurtre. Un corps a été retrouvé, dévoré, en pleine foret. Identification impossible. Il y a bien un tatouage mais au début de leur enquête cela ne même nulle part.

Dans cette période où les aurores boréales attirent le tourisme de masse, tout va s’enchaîner à une vitesse folle : poursuite, enlèvement, massacre, guet-apens, interrogatoire musclé.

Nimrod par la force des choses va réintégrer plus tôt la police, Tracy va perdre momentanément son coéquipier. Les deux enquêtes vont se chevaucher. Le FBI va venir mettre son grain de sel dans l’affaire de Tracy. Les tensions vont monter.

C’est une enquête sans temps mort, rythmée par les divers rebondissements, les révélations surprenantes. Il sera aussi question d’amour, de  haine, de confiance, de méfiance, même la théorie du complot sera présente. Tous les protagonistes sont liés d’une manière ou d’une autre. Au fil des chapitres, les événements éclairent le rôle de chacun. Ce n’est pas toujours joli-joli. La noirceur de l’être humain est profondément ancrée en lui.  Elle manipule, fait des ravages. Elle prend et n’hésite pas à sacrifier pour sa « survie ».

En filagramme, l’auteur nous dévoile l’enfance de Nimrod. Ce qui éclaire sur ses rapports pour le moins tendus et étranges avec son père.

L’auteur, dans les dernières pages,  te fait une révélation saisissante, incroyable.

En attendant de savoir où cela va nous mener, tu as envie le lire la première enquête de Tracy et Nimrod dans Tout le monde te haïra.

La griffe du diable  de Lara Dearman


 Le livre : La griffe du diable  de Lara Dearman. Traduit de l’anglais par Dominique Haas et Stéphanie Leigniel. Paru le 16 novembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire.20€ ; (404 p.) ; 23 x 14 cm
4 ème de couv

« Je n’ai pas peur du noir… juste de ce qui s’y cache. » Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort. Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même… Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au coeur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May. Bientôt adapté en série TV.

 

L’auteur :  Lara Dearman a grandi à Guernesey avant de s’installer au Royaume-Uni pour étudier à l’université les relations internationales et le français. Après une brève carrière dans la finance et trois ans passés à Singapour, elle se consacre à l’écriture. Son premier roman, La Griffe du diable, combine son amour pour Guernesey, et ses nombreux mythes, et sa passion pour le polar et les serial killers…

 

Extrait :
Les bureaux des Nouvelles de Guernesey se trouvaient dans le nouveau quartier d’Admiral Park, dans les faubourgs de Saint-Pierre-Port. Entourés par un amas impersonnel d’immeubles à façade de verre, et situés sur une artère très fréquentée qui emmenait les automobilistes vers le tout nouveau magasin Waitrose du coin de la rue, ils ne présentaient que deux atouts sur le plan de la localisation : on pouvait s’y garer comme on voulait et, par-delà un flot ininterrompu de voitures, on apercevait la mer. À l’intérieur, en revanche, les locaux offraient de nombreux avantages : un plan paysagé, clair et lumineux, un vaste atrium qui inondait l’endroit de lumière, même par les journées les plus sombres. À l’autre extrémité, des bureaux vitrés réfléchissaient la lumière extérieure sur le plancher. Quand il faisait beau, et à marée haute, des vaguelettes jouaient sur toutes les surfaces.

 

Le petit avis de Kris

LA GRIFFE DU DIABLE – LARA DEARMAN

 

Jennifer décide de quitter Londres pour s’installer à Guernesey. Devenue reporter local, elle enquête sur un cadavre retrouvé sur une plage et dont les bras portent des marques évoquant les « griffes du diable », un symbole gravé sur un rocher de l’île. La jeune femme découvre que d’autres morts similaires se sont produites au cours des cinquante dernières années.

Un bon thriller qui permet de découvrir Guernesey et ses secrets, on sent bien l’attachement de l’auteur à cette île et son style de vie. Plusieurs intrigues, savamment orchestrées, subtilement mêlés aux faits de société actuels accroche le lecteur pour ne plus le lâcher.
Cette journaliste improvisée enquêtrice mais bien épaulée par un vieux flic un peu revenu de tout dénouera les fils un à un.
Ce ne sera pas un coup de cœur mais un excellent moment de lecture.

De la part d’Hannah – Laurent Malot


En ce jour de Saint Valentin, nous voulions vous proposer autre chose que du polar.

Aussi avons nous décidez je vous présenter deux romans de nos auteurs polar chouchous du moment mais qui écrire aussi de la blanche.

Le premier a être sur la sellette c’est Laurent Malot

Aussi je vous laisse découvrir son 1e roman


Le livre : De la part d’Hannah de Laurent Malot. Paru le 6 mars 2014chez Robert Laffont. 19€ ; (224 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

L’auteur : Depuis son enfance, Laurent Malot n’a qu’une envie, celle de raconter des histoires. Autodidacte, il a écrit des fictions pour France-Inter, des pièces de théâtre et trois romans : De la part d’Hannah (Robert Laffont, 2014) et les thriller L’Abbaye blanche et Sème la mort (Bragelonne, 2016 et 2017). Il a aussi sortie Lucky Losers (Albin Michel) , un premier roman jeunesse.

Extrait :
Ma mère est morte quand j’avais trois ans. J’étais trop petite et je m’en souviens pas. Il paraît qu’elle avait les mêmes cheveux que moi et les yeux encore plus clairs. Elle s’appelait Elsa, elle avait vingt-quatre ans et elle est morte dans un accident de train, un jour où elle allait voir ses parents dans l’Est. Eux, je sais même pas s’ils sont vivants ou morts, on en parle jamais. C’est à cette époque que Martha a acheté une autre maison à l’autre bout de La Chapelle-Meyniac, parce qu’avec Jimino, ça collait plus.

Le OFF de OPH

oph et Laurent MalotLaurent Malot , je crois que c’est la première fois que je cherche autant mes mots pour exprimer un retour de lecture. D’ailleurs « retour » n’est déjà pas le terme adéquat tant c’est une boule d’émotions qui enserre mon cœur de petite fille du peuple juif qui s’exprime…
Je suis née catholique mais née Cohen, avec toute l’histoire de ma famille. Nombre d’entre vous s’en fiche, mais si je parle de « de la part d’Hannah » avec tant d’émotions, ce n’est pas anodin. C’est sûr, les paroles d’Hannah trouvent un écho chez moi, plus que chez d’autres je pense…
Qu’est ce qu’être juif? Tu l’exprimes tellement bien Laurent. Aujourd’hui nul ne peut en donner une définition acceptée de tous. Être de religion juive? Être né d’un parent juif et se sentir lié à ce peuple qui, depuis la nuit des temps, est persécuté? Tant de questions qu’Hannah se pose et que je me suis posées… parce que même en 2018 l’antisémitisme a de beaux jours devant lui, parce qu’être juif est indéfinissable.
Au travers des mots d’Hannah tu as évoqué les conséquences de la rumeur, de ces bruits de village qui existaient à l’époque mais qui existent encore… les dégâts que peuvent causer les « on dit »… la pression de conformité… la peur de la différence.
À travers ses mots innocents (ceux d’Hannah) mais desquels transpirent une maturité qu’on ne devrait pas avoir à 10 ans, tu m’as bouleversée.
Qui sommes nous? D’où venons nous? Notre histoire est essentielle pour nous construire et les secrets de famille nuisent à notre épanouissement.
J’ai peur d’en dire trop et je vais donc m’arrêter. Une chronique très courte parce que je n’ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens à la fin de ton roman.
Mes émotions m’appartiennent, elles sont très fortes et ne valent que pour la femme que je suis.
Néanmoins, à vous qui me lisez, « de la part d’Hannah » est un roman qui devrait être lu au collège… dur parfois, avec des mots qu’il faudra expliquer à nos enfants, il est le reflet de ce qu’il s’est passé et de ce qu’il se passe encore dans notre pays. Un hymne à la tolérance et à l’amour de son prochain, un pamphlet contre l’étroitesse d’esprit.
Laurent ce roman est un bijou, et je pousserai mon fils à le lire quitte à le relire avec lui.
Tu m’as bouleversée avec Hannah.
Merci à toi.
Je ne mettrais ni la quatrième de couverture, ni aucune citation (malgré le fait que j’en ai marqué plusieurs). Pour une fois les mots me manquent tant l’émotion est intense.
Faites moi confiance, ne cherchez pas à en savoir plus et juste « lisez ».
Rien ne sert de tout analyser, il faut juste parfois se laisser porter par les émotions.

Ne pensez pas qu’il s’agit d’un énième roman victimisant le peuple juif (si si j’entends déjà certaines critiques), regardez au delà… voyez ce qu’il se passe au delà du miroir et de l’histoire… Laurent appelle juste, à mon sens, au respect de son prochain, quelque soit son origine. Ce roman n’est nullement moralisateur, il rappelle juste que nous sommes tous « humains »

Quant à toi mon cher Laurent, tu m’as fait pleurer… beaucoup… et nous en avons depuis parlé à Noeux les Mines dimanche dernier…

ophélie et Laurent

Le Zoo  de Gin Phillips


Le livre : Le Zoo  de Gin Phillips. Traduit de l’américain par Dominique Haas. Paru le 21 Septembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire Format : 140 x 225 mm ; Nombre de pages : 304 ; Prix : 18,90 €. ISBN : 2-221-20216-3

4ème de  couv

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Biographie

Gin Phillips est l’auteur de The Well and the Mine, qui a gagné le Noble Discover Prize en 2009. Ceux que l’on aime est son premier thriller. Elle vit à Birmingham, en Alabama, avec son mari, ses enfants et leur chien

 

EXTRAIT
« – Au début ? J’ai d’abord entendu un cri, dehors. Mais il y a parfois des cris, vous voyez ? Comme des gamins qui jouent à se courir après – vous connaissez la statue de l’éléphant qui crache de l’eau ? Et puis ils les laissent nourrir les girafes, et il arrive qu’un enfant ait peut de leur langue. Et la musique est tellement forte, aussi, bref, j’étais occupée avec l’inventaire de fermeture. Ensuite, les cris se sont éloignés, et tout a été assez tranquille pendant un moment. Vous avez entendu les coups de feu ? «

 

La petite chronique de Kris

LE ZOO  de Gin PHILLIPS

Merci aux Editions Robert Laffont et à Glenn Tavennec pour sa confiance et l’envoie de ce titre en service de presse.

Lincoln, un petit garçon de quatre ans, curieux et bien élevé, obéit toujours aux règles et à sa mère. Mais lorsqu’une visite au zoo tourne au cauchemar et qu’il se retrouve piégé dans un cercle infernal avec sa mère, de nouvelles règles s’imposent.

Une intrigue qui colle au plus près de l’actualité (américaine certes ) mais dont on en connait malheureusement les méfaits au travers des médias. Un peu trop réaliste même.

Comme Joan on se retrouve pris au piège dans ce zoo et on tremble, on espère, on se cache et puis à nouveau on craint le pire. On passe par tous les états, peur, espoir et tous les instants sont si criants de vérité qu’on se glisse petit à petit dans la peau de cette maman.

On en ressort assez pensif, en se disant que ce genre de traumatisme devient hélas un peu trop courant !

Le zoo a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2017.

 

 

Sortie le 21 Septembre 2017

Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?