Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

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Aurore de sang, Alexis Aubenque


 Aurore de sang, Alexis AubenqueLe livre : Aurore de sang d’Alexis Aubenque  paru le e 17 novembre 2016 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.  20 € ; (355 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche chez J’ai lu le 1er novembre 2017. 7€,80 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

4 ème de couverture :

En cette fin d’été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. A deux jours du pic lumineux, et alors qu’il s’apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces…

Aurore de sang poche, Alexis AubenqueDans le même temps, le corps d’un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d’un milliardaire philanthrope. Le lieutenant Tracy Bradshaw est chargé de l’enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l’enfer n’est pas qu’un mythe biblique…

 

 

 

Alexis aubenqueL’auteur : Né en 1970 à Montpellier, économiste de formation, Alexis Aubanque est l’auteur d’une quinzaine de romans. Passionné par la littérature, il devient libraire pendant une décennie et parallèlement publie des romans de sciences fiction. Il se tourne ensuite vers le thriller. En 2009 le deuxième tome de la trilogie River Falls est récompensé par le Prix Polar du Festival de Cognac.
Avec la trilogie Nuits noires à Seattle, Tout le monde te haïra il s’installe dans le thriller pur et dur.
Son univers a souvent été comparé à celui d’Harlan Coben pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages.

 

Extrait :
« Elle se savait morte et prit conscience qu’elle était à la dernière phase de l’acceptation de sa mort. Après le choc et le déni, la colère, le marchandage, la dépression, venait enfin l’acceptation de son sort. »

 

L’accroche de Miss Aline

Aurore de sang, Alexis Aubenque

 

Alexis Aubenque Aurore de sang

Avant de réintégrer la police, Nimrod se voit confier une dernière mission en tant que détective privé : son ex-petite amie refait surface, elle a besoin d’aide pour retrouver son fils enlevé par son père. Elle craint le pire.

Parallèlement Tracy et son coéquipier Scott sont sur une affaire de meurtre. Un corps a été retrouvé, dévoré, en pleine foret. Identification impossible. Il y a bien un tatouage mais au début de leur enquête cela ne même nulle part.

Dans cette période où les aurores boréales attirent le tourisme de masse, tout va s’enchaîner à une vitesse folle : poursuite, enlèvement, massacre, guet-apens, interrogatoire musclé.

Nimrod par la force des choses va réintégrer plus tôt la police, Tracy va perdre momentanément son coéquipier. Les deux enquêtes vont se chevaucher. Le FBI va venir mettre son grain de sel dans l’affaire de Tracy. Les tensions vont monter.

C’est une enquête sans temps mort, rythmée par les divers rebondissements, les révélations surprenantes. Il sera aussi question d’amour, de  haine, de confiance, de méfiance, même la théorie du complot sera présente. Tous les protagonistes sont liés d’une manière ou d’une autre. Au fil des chapitres, les événements éclairent le rôle de chacun. Ce n’est pas toujours joli-joli. La noirceur de l’être humain est profondément ancrée en lui.  Elle manipule, fait des ravages. Elle prend et n’hésite pas à sacrifier pour sa « survie ».

En filagramme, l’auteur nous dévoile l’enfance de Nimrod. Ce qui éclaire sur ses rapports pour le moins tendus et étranges avec son père.

L’auteur, dans les dernières pages,  te fait une révélation saisissante, incroyable.

En attendant de savoir où cela va nous mener, tu as envie le lire la première enquête de Tracy et Nimrod dans Tout le monde te haïra.

La griffe du diable  de Lara Dearman


 Le livre : La griffe du diable  de Lara Dearman. Traduit de l’anglais par Dominique Haas et Stéphanie Leigniel. Paru le 16 novembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire.20€ ; (404 p.) ; 23 x 14 cm
4 ème de couv

« Je n’ai pas peur du noir… juste de ce qui s’y cache. » Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort. Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même… Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au coeur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May. Bientôt adapté en série TV.

 

L’auteur :  Lara Dearman a grandi à Guernesey avant de s’installer au Royaume-Uni pour étudier à l’université les relations internationales et le français. Après une brève carrière dans la finance et trois ans passés à Singapour, elle se consacre à l’écriture. Son premier roman, La Griffe du diable, combine son amour pour Guernesey, et ses nombreux mythes, et sa passion pour le polar et les serial killers…

 

Extrait :
Les bureaux des Nouvelles de Guernesey se trouvaient dans le nouveau quartier d’Admiral Park, dans les faubourgs de Saint-Pierre-Port. Entourés par un amas impersonnel d’immeubles à façade de verre, et situés sur une artère très fréquentée qui emmenait les automobilistes vers le tout nouveau magasin Waitrose du coin de la rue, ils ne présentaient que deux atouts sur le plan de la localisation : on pouvait s’y garer comme on voulait et, par-delà un flot ininterrompu de voitures, on apercevait la mer. À l’intérieur, en revanche, les locaux offraient de nombreux avantages : un plan paysagé, clair et lumineux, un vaste atrium qui inondait l’endroit de lumière, même par les journées les plus sombres. À l’autre extrémité, des bureaux vitrés réfléchissaient la lumière extérieure sur le plancher. Quand il faisait beau, et à marée haute, des vaguelettes jouaient sur toutes les surfaces.

 

Le petit avis de Kris

LA GRIFFE DU DIABLE – LARA DEARMAN

 

Jennifer décide de quitter Londres pour s’installer à Guernesey. Devenue reporter local, elle enquête sur un cadavre retrouvé sur une plage et dont les bras portent des marques évoquant les « griffes du diable », un symbole gravé sur un rocher de l’île. La jeune femme découvre que d’autres morts similaires se sont produites au cours des cinquante dernières années.

Un bon thriller qui permet de découvrir Guernesey et ses secrets, on sent bien l’attachement de l’auteur à cette île et son style de vie. Plusieurs intrigues, savamment orchestrées, subtilement mêlés aux faits de société actuels accroche le lecteur pour ne plus le lâcher.
Cette journaliste improvisée enquêtrice mais bien épaulée par un vieux flic un peu revenu de tout dénouera les fils un à un.
Ce ne sera pas un coup de cœur mais un excellent moment de lecture.

De la part d’Hannah – Laurent Malot


En ce jour de Saint Valentin, nous voulions vous proposer autre chose que du polar.

Aussi avons nous décidez je vous présenter deux romans de nos auteurs polar chouchous du moment mais qui écrire aussi de la blanche.

Le premier a être sur la sellette c’est Laurent Malot

Aussi je vous laisse découvrir son 1e roman


Le livre : De la part d’Hannah de Laurent Malot. Paru le 6 mars 2014chez Robert Laffont. 19€ ; (224 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

L’auteur : Depuis son enfance, Laurent Malot n’a qu’une envie, celle de raconter des histoires. Autodidacte, il a écrit des fictions pour France-Inter, des pièces de théâtre et trois romans : De la part d’Hannah (Robert Laffont, 2014) et les thriller L’Abbaye blanche et Sème la mort (Bragelonne, 2016 et 2017). Il a aussi sortie Lucky Losers (Albin Michel) , un premier roman jeunesse.

Extrait :
Ma mère est morte quand j’avais trois ans. J’étais trop petite et je m’en souviens pas. Il paraît qu’elle avait les mêmes cheveux que moi et les yeux encore plus clairs. Elle s’appelait Elsa, elle avait vingt-quatre ans et elle est morte dans un accident de train, un jour où elle allait voir ses parents dans l’Est. Eux, je sais même pas s’ils sont vivants ou morts, on en parle jamais. C’est à cette époque que Martha a acheté une autre maison à l’autre bout de La Chapelle-Meyniac, parce qu’avec Jimino, ça collait plus.

Le OFF de OPH

oph et Laurent MalotLaurent Malot , je crois que c’est la première fois que je cherche autant mes mots pour exprimer un retour de lecture. D’ailleurs « retour » n’est déjà pas le terme adéquat tant c’est une boule d’émotions qui enserre mon cœur de petite fille du peuple juif qui s’exprime…
Je suis née catholique mais née Cohen, avec toute l’histoire de ma famille. Nombre d’entre vous s’en fiche, mais si je parle de « de la part d’Hannah » avec tant d’émotions, ce n’est pas anodin. C’est sûr, les paroles d’Hannah trouvent un écho chez moi, plus que chez d’autres je pense…
Qu’est ce qu’être juif? Tu l’exprimes tellement bien Laurent. Aujourd’hui nul ne peut en donner une définition acceptée de tous. Être de religion juive? Être né d’un parent juif et se sentir lié à ce peuple qui, depuis la nuit des temps, est persécuté? Tant de questions qu’Hannah se pose et que je me suis posées… parce que même en 2018 l’antisémitisme a de beaux jours devant lui, parce qu’être juif est indéfinissable.
Au travers des mots d’Hannah tu as évoqué les conséquences de la rumeur, de ces bruits de village qui existaient à l’époque mais qui existent encore… les dégâts que peuvent causer les « on dit »… la pression de conformité… la peur de la différence.
À travers ses mots innocents (ceux d’Hannah) mais desquels transpirent une maturité qu’on ne devrait pas avoir à 10 ans, tu m’as bouleversée.
Qui sommes nous? D’où venons nous? Notre histoire est essentielle pour nous construire et les secrets de famille nuisent à notre épanouissement.
J’ai peur d’en dire trop et je vais donc m’arrêter. Une chronique très courte parce que je n’ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens à la fin de ton roman.
Mes émotions m’appartiennent, elles sont très fortes et ne valent que pour la femme que je suis.
Néanmoins, à vous qui me lisez, « de la part d’Hannah » est un roman qui devrait être lu au collège… dur parfois, avec des mots qu’il faudra expliquer à nos enfants, il est le reflet de ce qu’il s’est passé et de ce qu’il se passe encore dans notre pays. Un hymne à la tolérance et à l’amour de son prochain, un pamphlet contre l’étroitesse d’esprit.
Laurent ce roman est un bijou, et je pousserai mon fils à le lire quitte à le relire avec lui.
Tu m’as bouleversée avec Hannah.
Merci à toi.
Je ne mettrais ni la quatrième de couverture, ni aucune citation (malgré le fait que j’en ai marqué plusieurs). Pour une fois les mots me manquent tant l’émotion est intense.
Faites moi confiance, ne cherchez pas à en savoir plus et juste « lisez ».
Rien ne sert de tout analyser, il faut juste parfois se laisser porter par les émotions.

Ne pensez pas qu’il s’agit d’un énième roman victimisant le peuple juif (si si j’entends déjà certaines critiques), regardez au delà… voyez ce qu’il se passe au delà du miroir et de l’histoire… Laurent appelle juste, à mon sens, au respect de son prochain, quelque soit son origine. Ce roman n’est nullement moralisateur, il rappelle juste que nous sommes tous « humains »

Quant à toi mon cher Laurent, tu m’as fait pleurer… beaucoup… et nous en avons depuis parlé à Noeux les Mines dimanche dernier…

ophélie et Laurent

Le Zoo  de Gin Phillips


Le livre : Le Zoo  de Gin Phillips. Traduit de l’américain par Dominique Haas. Paru le 21 Septembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire Format : 140 x 225 mm ; Nombre de pages : 304 ; Prix : 18,90 €. ISBN : 2-221-20216-3

4ème de  couv

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Biographie

Gin Phillips est l’auteur de The Well and the Mine, qui a gagné le Noble Discover Prize en 2009. Ceux que l’on aime est son premier thriller. Elle vit à Birmingham, en Alabama, avec son mari, ses enfants et leur chien

 

EXTRAIT
« – Au début ? J’ai d’abord entendu un cri, dehors. Mais il y a parfois des cris, vous voyez ? Comme des gamins qui jouent à se courir après – vous connaissez la statue de l’éléphant qui crache de l’eau ? Et puis ils les laissent nourrir les girafes, et il arrive qu’un enfant ait peut de leur langue. Et la musique est tellement forte, aussi, bref, j’étais occupée avec l’inventaire de fermeture. Ensuite, les cris se sont éloignés, et tout a été assez tranquille pendant un moment. Vous avez entendu les coups de feu ? «

 

La petite chronique de Kris

LE ZOO  de Gin PHILLIPS

Merci aux Editions Robert Laffont et à Glenn Tavennec pour sa confiance et l’envoie de ce titre en service de presse.

Lincoln, un petit garçon de quatre ans, curieux et bien élevé, obéit toujours aux règles et à sa mère. Mais lorsqu’une visite au zoo tourne au cauchemar et qu’il se retrouve piégé dans un cercle infernal avec sa mère, de nouvelles règles s’imposent.

Une intrigue qui colle au plus près de l’actualité (américaine certes ) mais dont on en connait malheureusement les méfaits au travers des médias. Un peu trop réaliste même.

Comme Joan on se retrouve pris au piège dans ce zoo et on tremble, on espère, on se cache et puis à nouveau on craint le pire. On passe par tous les états, peur, espoir et tous les instants sont si criants de vérité qu’on se glisse petit à petit dans la peau de cette maman.

On en ressort assez pensif, en se disant que ce genre de traumatisme devient hélas un peu trop courant !

Le zoo a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2017.

 

 

Sortie le 21 Septembre 2017

Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?

Les Adeptes de Ingar Johnsrud


les-adeptesLe livre : Les adeptes : une enquête du commissaire Fredrik Beier  de Ingar Johnsrud. Traduit du norvégien par Hélène Hervieu. Paru le 19 mai 2016 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire.  21€ ; (552 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

Pour le commissaire Fredrik Beier, l’affaire s’annonce comme une enquête de routine : la disparition d’Annette Wetre et de son petit garçon, membres d’une secte baptisée «La Lumière de Dieu». À ce détail près que cette disparition a été signalée par la mère d’Annette, une femme politique très en vue chez les démocrates-chrétiens. Et que ladite Lumière de Dieu, engagée dans une vendetta religieuse contre l’islam, sert de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, visant à perpétuer la race blanche…

Bientôt l’enquête menace de devenir une affaire d’État susceptible de lever le voile sur les connivences passées entre la Norvège et l’Allemagne nazie. Rien ne sera épargné à Fredrik Beier et à sa partenaire, l’étonnante Kafa Iqbal. Tous deux pris dans un cauchemar éveillé, ils s’apprêtent à voir vaciller leurs dernières certitudes.

johnsrud-ingar-credits-akamik3-280x300L’auteur : Né en 1974, Ingar Johnsrud a exercé le métier de journaliste. Il vit avec sa femme et ses trois enfants à Oslo. Ce premier volet d’une trilogie, qui a été salué pour son sens aiguisé du détail et sa narration riche et innovante, marque ses débuts littéraires. Best-seller en Norvège, à la croisée de Millénium et de la série TV Borgen, Les Adeptes paraîtra dans vingt pays en 2016.

 

 

 

Extrait :
« Quelle genre de folie peut pousser quelqu’un à s’en prendre à une communauté planquée au milieu de la forêt ? Et à les abattre comme des bêtes ? Fredrik se demanda ce qu’avaient ressenti le ou les meurtriers, quand ils s’étaient retrouvés dans ce couloir. Quand ils avaient vu la rangée irrégulière de patères. Les étiquettes avec les noms en lettres majuscules, écrits par des doigts maladroits d’enfants. S’étaient-ils arrêtés pour lire ces noms ? La patère en bois marquée « Annette », sans rien dessus. Ou celle d’à côté, avec une casquette de parc animalier, fixée à un mètre à peine du sol. « William. »
Il devait régner un silence de mort quand ils s’étaient introduits. Peut-être avaient-ils jeté un coup d’oeil à la salle des enfants, vu tous les jouets bien rangés dans leurs caisses, puis senti l’odeur de savon noir qui flottait dans la cuisine ? Ils avaient dû traverser la salle de couture avec les ouvrages en tricot dans les corbeilles et les machines à coudre sous leurs couvercles en plastique (pour qu’un tout petit, levé plus tôt que les adultes, ne risque pas de se blesser). Arrivés au pied de l’escalier, ils avaient dû avoir la certitude que tout le monde dormait à poings fermés.
La communauté était sans défense. Ils étaient montés à l’étage, où se trouvaient les adeptes. »

 

Petits résumé et avis :

N’apprends t-on jamais de nos erreurs passées ? La question se pose après la lecture de ce premier roman de  Ingar Johnsrud.

Face à une affaire tout à fait classique en apparence, le commissaire Fredrik Beier lève le voile sur un tabou en Norvège, la collaboration avec l’Allemagne nazie. Son enquête l’entraîne au coeur d’un groupe de fondamentalistes chrétiens, adeptes de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains. Commence alors une chasse à l’homme avec l’intrusion d’un sniper sans visage.

Ingar johnsrud nous propose ici un polar complexe et complet. Et pourtant il semble que ce titre soit le premier opus d’une trilogie annoncée. Une trilogie qui n’est pas sans nous rappeler Millénium. Pour autant Les adeptes ne souffre aucunement de faiblesse de traduction et le styles de Ingar Johnsrud est beaucoup plus incisif et fluide que celui de Stieg Larsson. Nous retrouvons ici aussi un duo, (en fait un trio) d’enquêteur car notre enquêteur a déjà  un binôme en la personne de Andreas Figueras, un flic asocial et macho à souhait. Je disais donc…Un duo qui fonctionne à merveille même s’il vient juste de se former. Un duo intéressant d’ailleurs. La combinaison d’un homme qui aiment les femmes et d’une femme qui semble être fatale. Et si on pourrait trouver ces personnages quelque peu caricaturaux, il n’en est rien. Fredrik Beier est certes un flic fragile mais c’est un bon flic, un policier méticuleux qui s’appuie sur une méthodologie sûre. De plus il a des qualité certaine pour un flic, il est acharné, accrocheur, persévérant, bref c’est un mec opiniâtre. Quant à sa partenaire elle aussi fait preuve d’une belle constance, elle est aussi réfléchie, rigoureuse et cartésienne. Bref notre duo se complète à merveille. Et Kafa Iqbal se révèle une partenaire idéale pour notre commissaire.

Et nous allons vivre avec ses deux héros une enquête tumultueuse et pleine de rebondissements. Une enquête qui va faire un détour par le passé sombre voir honteux de la Norvège. En effet l’auteur fait alterné les chapitres entre les faits présents et des événements situés durant l’époque nazie. Ces allées et retours dans le passé nous permettent de mieux appréhender et surtout comprendre notre présent.

Sur fonds de politique, ce thriller nous entraîne dans ce que la société a de plus pervers. La manipulation de l’homme par l’homme au nom d’une idéologie. Idéologie aux relents souvent nauséabonds et loin des valeurs humanistes.

 Ingar Johnsrud serait-il la révélation du polar norvégien ? Souvent il est acclamé comme le nouveau Jo Nesbø. A suivre donc.

Extrait 2 : 
« – Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse  se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ? »

 

Lire ICI le début des Adeptes

 

La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

Serre-moi fort de Claire Favan


cfLe livre : Serre-moi fort  de Claire Favan. Paru le 11 février 2016 chez Robert Laffont dans la collection La bête noire. 20€ ;  (371 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…

« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

« Monstrueusement magistral, horriblement bon ! »
Bruno Lamarque, Librairie de la Renaissance, Toulouse

« Intime, violente, déroutante, l’intrigue de Claire Favan s’enroule autour du lecteur tel un serpent. »
Olivier Norek, auteur de Code 93 et de Territoires

« Une des grandes du polar français ! »
Gérard Collard, librairie La Griffe noire, Saint-Maur

CF&

@ Métronews

L’auteur : Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit sur son temps libre. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle nous revient avec un thriller d’une noirceur absolue.

Extrait :
La peur a toujours des effets curieux sur lui. Il redevient ce jeune garçon effacé et vide qui doit absolument combler ses manques grâce à l’attention d’une personne du sexe opposé. Et c’est là qu’il est contraint de jouer les équilibristes entre trouver une fille gentille qui rassasie son besoin à court terme et éviter de croiser le chemin d’une Lana bis qui éveille sa part sombre et qu’il devra tuer à un moment ou à un autre.
D’ordinaire, le stress et le manque de présence féminine le conduisent immanquablement à un passage à l’acte. Or, il ne peut pas prendre de risque en ce moment, parce qu’il n’a plus de planque pour cacher ses trophées, plus de corps à observer pour apaiser ses pulsions, plus de zone tampon pour décharger la pression.

Lire ICI le début 

Résumé et petit avis :

Nous sommes en août 1994, Nick Hoffmann est un ado de 15 ans mal dans sa peau. Il a une sœur aînée. Et à 17 ans, Lara est la coqueluche de son lycée. Nick lui est plutôt un boloss. Il est totalement invisible, une sorte de looser. Et le jour où sa sœur disparaît, il devient semble-t-il un peu moins transparent sauf au yeux de ses parents. Ils sont tellement effondré par la disparition de Lara qu’ils finissent par sombrer, l’un dans l’alcoolisme, l’autre dans la dépression.

C’est Nick qui va maintenir le semblant de famille qu’il lui reste à flot. C’est lui qui va assurer le quotidien alors que tout se délite autour de lui. Il va se construire sur ce malheur. Il va m^me décider de devenir quelqu’un, quelqu’un de bien.

Et puis ces parents reprennent espoir et décident de reprendre l’enquête sur la disparition de Lara. Et Nick, se retrouve à la place. Celle qu’il occupait originellement, deux ans avant, au sein de cette famille déchirée. Nick le délaissé alors que ces parents n’ont plus qu’une obsession, parcourir les états-unis pour comprendre ce qu’il est arrivé à leur fille chérie.

Un des thèmes forts de ce livre c’est la disparition. A travers ce sujet, Claire Favan cherche à mettre en avant les sentiments des survivants. Elle va  creuser cette notion et va déterminer la psychologie de Nick en fonction de cela. Ce gamin qui se sens délaissé et que l’on trimbale de droite à gauche, alors que lui avait réussi à choisir sa vie et qu’on lui a coupé les ailles en plein vol est lui aussi une victime. Peut-être même est-il le seconde victime après sa sœur de cet enlèvement.

cf&&On se retrouve 20 ans plus tard. Adam Gibson, est le policier chargé de l’enquête sur un charnier où toutes les victimes sont des femmes. Adam Gibson est un homme brisé par la vie. Un homme en déshérence li aussi. Sa vie personnel est un désastre, il a perdu sa femme, sa fille adolescente, lui en veut, elle lui reproche ses absences, le rend coupable de la maladie et de la mort de sa mère. Gibson qui n’a plus rien à perdre va se lancer corps et âme sur les trace de ce tueurs de jeunes femmes. Mais l’inspecteur Gibson, n’est pas seul à suivre cette affaire. En effet les Hoffmann qui ont fonder une association, courent eux aussi après ce serial killer que l’on a surnommé l’Origamiste. Leur intervention dans cette enquête ne semble pas aidé Adam qui va se retrouver confronter à ce tueur machiavélique.

Vous l’aurez compris, Caire Favan a découpé son roman en plusieurs parties. Ces deux premières qui mettent les choses en place. Qui nous posent les personnages. D’ailleurs c’est bien là un des points fort de notre auteur, savoir camper un personnage, se l’approprier au point d’en ressentir toute la personnalité, toutes les personnalités.

Et puis il y aura le final, la fameuse troisième partie. Là Claire Favan se déchaîne. C’est juste…mais juste…J’en trouve pas mes mots. C’est juste parfait, le suspense est  implacable, les rebondissements efficaces.

Et comme le dit si bien notre libraire toulousain préféré, Bruno « Monstrueusement magistral, horriblement bon ! »

Il y avait longtemps que j’attendais ce livre, il m’a ramené quelques année en arrière alors que je découvrais la toute jeune Claire Favan. Et que son premier roman Le tueur intime me mettait un grande claque. Et que la suite de ce diptyque Le tueur de l’ombre ne faisait que confirmer le talent de l’auteur.

Alors merci Claire pour cela ! Et merci aussi pour cette scène au milieu du bouquin qui va nous hanter longtemps. Elle va faire foi dans une anthologie du genre, crois-moi !

Mais dis moi, j’ai une petite question. Crois-tu qu’un jour tu ancreras une de tes intrigues sur le territoire français ?

Aller je te pose la question ce week end à Saint Maur en poche où on aura le plaisir de te retrouver.