Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey


Le livre : Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey. Paru le 11 janvier 2017 aux Editions du Toucan dans la collection Toucan Noir.  19€90 ; (489 p.) ; 22 x 14 cm.

  4ème de couverture :

Depuis quelques mois, la capitaine Daniel Magne a quitté son poste à la Criminelle du Quai des Orfèvres. Séparé de sa compagne Lisa Heslin – qui est partie vivre en Suisse dans le chalet de son père (Lire «La Pieuvre»),

il a accepté un poste à Hendaye, au Pays Basque, le plus loin possible de ce qui reste de leur couple anéanti.

Seul, en proie au remord qui le ronge, il s’enfonce dans une déprime alcoolisée qui lui vaut d’être rapidement mis à l’index par son chef de groupe.

Alors qu’il est assis à la terrasse d’un café, désœuvré par une mise à pied de quelques jours, Magne assiste à une gigantesque explosion dans le quartier de la gare d’Hendaye.

Accident? Attentat? N’écoutant que son instinct de policier, le capitaine se précipite sur les lieux du drame, et vers son avenir…

À paraître en réédition en poche le 17 janvier 2018 chez le livre de poche dans la collection Thiller

 

 

L’auteur : Jacques Saussey, né le 14 mars 1961 Jacques Saussey est né en 1961. Ouvrier maquettiste et dessinateur CAO dans une grande entreprise internationale, il est passionné d’archerie et de polars. Il  Il habite dans l’Yonne… et rêve souvent du Québec. Depuis la parution de son premier livre (De sinistre mémoire, 2010) Jacques Saussey (1961) a publié une dizaine de romans, tous salués par la critique et acclamés par le public. Intrigues fouillées et personnages ciselés sont la marque de fabrique de cet orfèvre du genre, qui s’impose comme la relève du polar à la française.

Extrait :
« Le train roulait de plus en plus vite. Il passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent.
Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher.
De sous le siège 66, la poignée du sac de Damian avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille.
Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement.
Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. »

 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. Le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. Le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture.

Marin Ledun, L’homme qui a vu l’homme et Au fer rouge.

Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

Je vous livre quelques extrait pour vous donner le ton du livre.

« Mais que fait cet enfoiré ? Ça fait des heures que je l’attends ! Je suis debout, tout tremblant, et j’ai l’intention de vendre chèrement ma peau. Ma main gauche me fait un mal de chien, mais elle a cessé de gonfler depuis que j’ai réussi à couper le lien avec le carreau brisé du soupirail. L’idée m’est venue d’un coup, tandis que j’essayais de le casser avec la seule force de mon regard.
L’envie de déféquer devenait insupportable. J’ai dû m’éloigner dans un coin de la pièce pour me soulager. C’est alors que j’ai senti la boucle de ma ceinture sous mes doigts. Et c’est là que j’ai compris que j’avais la solution à ce problème-là sur moi depuis le début. Elle, elle allait pouvoir passer entre les barreaux de fer ! »
« J’ai mis moins d’une heure à transporter le nitrate d’ammonium de la camionnette jusqu’à mon nouveau véhicule. Une fois que ça a été terminé, j’ai fait le tour de l’engin pour vérifier que rien n’était visible, que pas un bout de sac n’apparaissait à travers une vitre, ou dans une échancrure du métal à l’arrière. Et puis je me suis attaqué à la préparation de l’explosif primaire. Parce que c’est ça, l’emmerdement, avec le nitrate. Ça ne pète pas tout seul. Il faut le porter à plus de deux cents degrés pour provoquer la déflagration. J’ai gardé une quantité suffisante de Semtex, mon dernier morceau de pâte à modeler magique. Avec ça, je suis tranquille. Ça ne fera pas un pli.
J’ai travaillé lentement, en prenant tout mon temps, pour positionner le détonateur sans qu’on puisse l’apercevoir, même en jetant un œil par la portière. Je me méfie des vigiles, ils sont au taquet depuis l’attentat à Charlie Hebdo. Je sais que je ne ferai jamais ça une deuxième fois, que je n’ai pas le droit d’être négligent. J’installe le boîtier juste à côté de moi, derrière le siège passager. Il est collé contre le dossier, d’une couleur identique à la partie de la ceinture de sécurité reliée à la cabine. »
« Le capitaine Larralde lève les yeux de son écran et manque renverser sa tasse de café sur le clavier de son portable. C’est vrai que nous devons avoir une drôle d’allure, toutes les trois, immobiles face à lui, elles deux en minijupe et moi avec mon ventre proéminent. Le planton qui nous a escortées jusqu’à son bureau guette son accord pour disparaître. »
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La pieuvre de Jacques Saussey


Bonjour amis polardeux,

Aujourd’hui je vous propose la petite chronique de Danièle dit Dany, notre nouvelle stagiaire flingueuse.

Le mois dernier, souvenez-vous, je vous présentais ICI,  Dany sous la rubrique Sériale Lectrice 

Ce matin c’est son examen de passage !


Le livre : La pieuvre de Jacques Saussey . Paru le 31 mai 2017 dans une nouvelle édition Aux éditions Toucan dans la collection Toucan Noir.  8€90 ; (552 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couverture :

Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’un appel téléphonique lui annonce que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un avion pour Nice et rejoint la clinique. Au même moment, ses collègues sont appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans l’entrée d’un immeuble chic de la capitale. Commence alors pour l’équipe du capitaine Daniel Magne une enquête en forme de course contre la montre, pour ménager Lisa mais aussi et surtout pour comprendre comment les bas-fonds peuvent rejoindre parfois la très haute administration.

 L’auteur : Jacques Saussey est né le 14 mars 1961. Il vit en Bourgonne.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).

 

Extrait :
« Le courant d’air glissa sur sa nuque humide et le prit par surprise. Il tourna la tête, mais son casque buta sur son épaule, l’empêchant de voir l’entrée de l’immeuble. Dans la paroi en acier poli des boîtes à lettres, il distingua soudain une silhouette s’avancer derrière lui. Une silhouette noire, longiligne, qui pointait son bras en avant, droit sur sa tête.
La première balle lui perfora la base de l’occiput et ressortit en explosant sa mâchoire inférieure dans une fulgurance de douleur, projetant un mélange opaque de plastique, de sang, de chair et d’os pulvérisés sur la visière du casque.
Il n’entendit pas la deuxième. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. On y retrouve les protagonistes de « colère noire » qui vivent maintenant en couple mais Lisa va, pour des raisons familiales, retrouver sa mère pendant que Daniel va de son côté enquêter couvert par sa hiérarchie, sur la mort, vingt ans auparavant, du père de sa compagne.

Ce qui surprend dans cette intrigue, au demeurant captivante, c’est le pari de l’auteur sur la construction du récit. Lisa et Daniel vont faire surgir le « même » passé avec force de retour-arrières, mais chacun dans sa chronologie et cela ne les rend pas synchrones. Un peu obscur mon commentaire ? Je ne peux pas tout dire sous peine de spolier … Cependant sachez que« la pieuvre » n’y est pas le personnage principal mais le contexte historique par lequel tout est rendu possible … même le mal !
J’ai aimé ce moment de lecture et je vous le recommande

Je sais pas de Barbara Abel


Le livre : Je sais pas de Barbara Abel. Paru le 6 octobre 2016 chez Belfond. 19€90 ; (429 p.) ; 23 x 14 cm

 

4ème de couv
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme…

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

 

 

 

 

Biographie de l’auteur
Née en Belgique en 1969, Barbara Abel est passionnée de théâtre et de littérature. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le Prix du Polar de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’innocence des bourreaux (Belfond, 2015), Je sais pas est son onzième roman.

Extrait :

« Cet échange de regards n’a pas échappé à Camille qui en ressent une profonde détresse. Se peut-il que sa propre fille se méfie d’elle ? Est-il possible qu’elle soit à présent tributaire de l’autorisation de Patrick pour pouvoir prendre son enfant dans ses bras ? »

Le petit avis de Kris

Je sais pas de Barbara Abel

 

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

 Barbara a le don de vous fiche les miquettes !! Et de plus en vous affichant deux visages d’anges, et sur la couverture et le sien. Les miquettes parce que ses histoires peuvent toujours se produire dans la vraie vie (d’ailleurs, quelquefois je me sens un peu voyeuse) Cette si jolie petite fille avec ce visage d’ange ne peut qu’attirer l’œil et donner l’envie de la protéger. En réalité c’est elle qui va vous attirer dans son jeu et vous déstabiliser. Encore une belle réussite au tableau de notre Belge préférée.

Le secret du mari de Liane Moriarty


 

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97822263170700-2580989 Le livre :Le secret du mari  de Liane Moriarty.Traduit de l’anglais (Australie) par Béatrice Taupeau. Paru le 1er avril 2015 chez Albin Michel. 21€50 ; (410 p.) ; 23 x 16 cm.

97822530679480-3157577Réédité en poche le 6 avril 2016 au Livre de Poche pour 7€90; (499 p.) ; 18 x 11 cm

 

Résumé de l’éditeur :

Jamais Cecilia n aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n ouvrir qu après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l ouvre et le temps s arrête John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau nuancé et émouvant de l’amour (marital et familial) et se révèle bien mieux qu’un simple auteur de best-sellers : une romancière dont les personnages attachants pourraient être vos amis ou vos voisins, avec leurs qualités et leurs failles.

 

etrtg74L’auteur : Née le 15 novembre 1966 à Sydney, la romancière australienne Liane Moriarty est l’auteur de six best-sellers dont Le Secret du mari. Découvert par Amy Einhorn, l’éditrice américaine de La Couleurs des sentiments, Le secret du mari est un immense succès aux U.S.A : No 1 sur la liste des best-sellers du New York Times, il figure toujours sur les listes des meilleures ventes deux ans après sa sortie.
Le Secret tient en haleine deux millions de lecteurs dans le monde dont un million aux USA.

 

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Le secret du mari de Liane Moriarty 🙂

Résumé :

Cecilia Fitzpatrick trouve par hasard dans le grenier une lettre de son mari John-Paul, ne devant être lue qu’après sa mort. Elle l’ouvre quand même et découvre un secret pouvant détruire sa famille mais aussi la vie de quelques autres.

*** Emilie délivre son avis *** :

Le résumé de ce roman m’a de suite séduite. J’ai toujours adoré les histoires avec des secrets de famille donc autant vous dire que celui-ci n’a pas traîné longtemps dans ma gigantesque PAL.
J’ai adoré le fait qu’on ne découvre pas de suite le contenu de la lettre mais aussi le fait qu’on vive les choses du point de vue de trois personnages.
On est passionné par l’histoire, par l’enjeu. On est tour à tour amusé et intrigué. On réfléchi, on enrage, on pleure,… Ce livre c’est la vie. On peut être à la place de n’importe lequel de ces personnages et, que ce soit à la place de l’un ou de l’autre, je ne sais pas comment j’aurai réagi.
L’épilogue est beau. Il montre bien que , dans la vie, tout ne tient qu’à un fil…

Bonne lecture 😀

Le bourreau des coeurs de Simon Boutreux


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bcLe livre : Le bourreau des coeurs de Simon Boutreux. Paru le 23 janvier 2015 aux Editions Joe. 14€ ; (418 p.) ; 21 x 15 cm

4e de couv : 

Un tueur en série laisse dans son sillage les corps sans vie de couples, qu’il traque à la faveur de la nuit dans les rues désertes de la ville endormie.

Insaisissable, invisible, surnommé « le Cupidon » par la presse, il semble agir en toute quiétude. Malgré les efforts désespérés des forces de police, il poursuit ce qu’il considère comme une oeuvre unique et grandiose, qu’il se doit d’exposer aux yeux du monde entier.

Un animateur radio, attiré par la promesse d’audimat, fasciné par l’aura du tueur et sa dimension quasi mystique, se retrouve happé dans l’affaire, partagé entre l’inspecteur de police en charge de l’enquête et le Cupidon.

Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ? Peut-on regarder l’horreur en face et en ressortir indemne ? Peut-on contempler la noirceur d’une âme malade et voir ces corps massacrés, sans en perdre irrémédiablement une part de soi ?

Une chose est certaine : bousculée par la présence oppressante du Cupidon, la vie des protagonistes ne sera plus jamais la même…

Le bourreau des coeursL’auteur :  Simon Boutreux, auteur sans genre fixe (fantastique, science-fiction, polar…) a vu son premier roman paraître en 2015. Ce dernier est un polar noir (« Le bourreau des coeurs »). Il est prévu que deux autres tomes viennent compléter ce cycle.

Simon Boutreux est également auteur de nouvelles : une est parue dans une anthologie en 2016 (« Betsy », dans « Du plomb à la lumière ») et une autre (« Le voyageur ») finaliste du prix Alain Le Bussy 2016, devrait paraître prochainement dans le magazine Géante Rouge.

Bercé par de nombreux auteurs (de Lovecraft à McCarthy, en passant par H.G. Wells et une multitude d’autres) Simon Boutreux est un écrivain prolifique, passionné, et habité par l’écriture.

L’auteur dit de lui : « – Je me vois plus comme un conteur que comme un écrivain et ma motivation première est de faire vivre l’histoire aux lecteurs plutôt que de la leur faire lire. Laissons planer une petite part de mystère ! »

 

Extrait :
 » … Tom contourna à nouveau les corps pour leur faire face. Il s’accroupit prestement, leur lia les mains à l’aide de la cordelette, posa la lame de rasoir entachée entre eux et se releva. Toujours aux aguets, les sens démultipliés par l’excitation et le plaisir d’avoir à nouveau réussi, il refit un tour sur lui-même. Personne ne venait, rien ne bougeait, il aurait pu être le dernier homme sur terre… »

 

Résumé et avis de Marie Noëlle

Une oeuvre grandiose c’était là le seul objectif de Tom surnommé le Cupidon par la presse.

Cette ombre furtive se glissait dans les rues sombres de la ville à la recherche de ses proies, des couples qu’il aimait à mettre en scène une fois assassinés.

Une enquête qui va s’avérée compliquée pour l’inspecteur VERNE qui n’a pas le moindre indice à se mettre sous la dent !

Ben Kino, animateur de radio, a une fascination morbide qui s’était mue en obsession professionnelle pour cette histoire. Contraint par son patron à faire de l’audimat, il décide d’inviter l’inspecteur Verne à son émission.

Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ?

Voilà un premier roman noir va vous donner des frissons. L’auteur nous promène entre campagne et ville fictive au fil des chapitres.

J’ai eu du plaisir à laisser mon imagination vagabonder parfois avec douceur, parfois avec violence, un sentiment qui ne laisse pas indifférent.

Une suite est annoncée et je me réjouis déjà car on ne peut pas en rester là !!!!!

Moi je dis c’est Simon le BOURREAU ou c’est le BOUTREUX des cœurs…allez savoir !

 

 

 

 

 

 

Canyon Creek de Alexis Aubenque


Mes petites lectures

 9782810004973,0-1426307Canyon Creek de Alexis  Aubenque. Paru le 27 juin 2012 aux Ed. du Toucan. 9€95 ; (552 p.) ; 18 x 11 cm
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 4e de couv :

Canyon Creek, petite ville tranquille de l’Ouest américain qui tient son nom du canyon qui la borde, est en proie à une succession de crimes de jeunes filles latino-américaines. La sergente Suzie McNeill est persuadée qu’il s’agit d’un tueur en série, contrairement au chef de la police locale qui n’y voit qu’une simple coïncidence statistique.

A l’aide du lieutenant Jack Spencer, elle est prête à dépasser les limites du règlement pour prouver ses théories et arrêter le détraqué qui sévit dans sa ville. Mais c’est un but qui sera difficile à atteindre alors que revient dans sa vie Dale Turner, un homme au passé mystérieux, tout juste sorti du coma, amnésique après un accident étrange survenu un mois plus tôt…

4+46+76L’auteur :

Alexis Aubenque né le  23 décembre 1970 à Montpellier est un ancien libraire mais un jeune écrivain, féru de littérature de genre. Il est entré dans le domaine du thriller en 2008 avec le premier volume de sa trilogie, 7 Jours à River Falls. s (Prix Polar Cognac 2009). Il a été comparé à Harlan Coben pour son sens inégalé du suspens.

Extrait :
Ma petite, la moitié des hommes de cette ville vont aux putes, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Ce n’est pas parce que des puritains fondamentalistes ont réussi à faire passer des lois contre la prostitution que pour autant c’est vraiment un acte odieux. N’oublie jamais que pendant la Prohibition, boire de l’alcool était tout autant répréhensible. Les lois vont et viennent.
 Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

Canyon Creek serait une petite ville tranquille sans ces crimes de jeunes filles de latinos qui se succèdent. Pour le sergent Suzie McNeill et le lieutenant Jack Spencer, c’est un tueur en série qui agit.

Le shérif, qui est le père de Suzie, n’est pas d’accord. Mais voici que revient Dale Turner, un homme au passé mystérieux…

Après la série des River Falls ( prix du polar Cognac 2010), Alexis Aubenque avec son sens inégalé du suspense, nous entraîne cette fois dans un village où des jeunes filles latinos sont assassinées.

C’est sur la psychologie de ces personnages que l’auteur fait reposer son intrigue. Et comme à chaque fois ceux-ci sont magnifiquement décrits et campés.

C’est fluide, superbement orchestré, bien huilé.  L’auteur nous offre un excellent  page-turner Et l’on dévore donc avec grand plaisir ce très bon polar.

Thalamus de Stéphane Gérard


Mes petites lectures

9782266258562,0-32912919782819502951,0-1423631Le livre : Thalamus : thriller  de Stéphane Gérard.Paru le 13 septembre 2012 Chez Les Nouveaux Auteurs.19€95 ;  (489 p.) ; 21 x 14 cm
Réédité le 12 mai 2016 en poche chez Pocket dans la collection Thriller. 8€; (544 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Jusqu’où peut-on aller au nom de la recherche médicale ?

Lorsqu’Hélène et Laurent, jeune couple strasbourgeois, apprennent qu’ils vont enfin devenir parents de jumeaux, leur bonheur est à son comble ! Malheureusement, à la naissance, seul l’un des enfants survit et dans le même temps l’état de santé de Laurent se dégrade. Selon le neurochirurgien, le verdict est sans appel : une tumeur au cerveau à opérer de toute urgence. Malgré cette délicate intervention, l’état de santé de Laurent ne s’améliore pas et empire chaque jour avec des signes de régression très inquiétants.

Quand une professeur de sciences, amie de la famille, mène sa propre enquête pour tenter de comprendre, mieux vaut ne pas croire ce qu’elle va découvrir…

20180L’auteur :

Stéphane Gérard est né à Sainte-Marie-aux-Mines le 17 mai 1973, dans le Haut-Rhin. Stéphane Gérard est professeur de français et de Lettres Modernes.
Il habite dans les Vosges. Lire et écrire sont deux de ses meilleurs moyens d’évasion. Il est Lauréat du Prix François Jodin de la nouvelle.

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis

Hélène et Laurent vont être parents de jumeaux, mais l’un des deux nourrissons meurt à la naissance. De plus, Laurent est opéré d’une tumeur au cerveau, mais son état ne s’améliore pas… Une réflexion sur la recherche médicale

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour faire avancer la Science ?

On peu qualifié Thalamus de thriller médical ou encore de polar scientifique car Thalamus nous embarque dans l’univers des neurosciences.

 Sous couvert d’une histoire simple,il nous plonge au cœur de la cellule  familiale. Celle qui est le ciment de la vie.

Et si ce récit démarre tranquillement, il a crescendo jusqu’à prendre des chemins  tortueux et sinueux. Et il nous entraîne bien malgré nous dans les méandres de l’âme humaine.

Une intrique parfaitement construite.  Un suspense qui nous tient en haleine de bout en bout.

Ce bouquin vous décortique le cerveau.

Vous n’allez pas  en ressortir indemne.

Le Loup peint de Jacques Saussey


Chronique de lecteurs
lpLe livre : Le loup Peint de Jacques Saussey. Paru le 6 janvier 2016 aux Ed. du toucan dans la collection Toucan Noir


4 ème de couv
Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

 

lp&L’auteur : Jacques Saussey, est né en 1961 Il réside dans l’Yonne.  Il a été Ouvrier maquettiste et dessinateur CAO ; aujourd’hui, il est concepteur numérique et cadre technique dans une grande entreprise internationale spécialisée en métiers d’arts. C’est un passionné d’archerie et de polars.
Extrait :
Soudain, il se figea dans l’ombre. Là, à quelques pas de lui, une silhouette obscure se faufilait dans le noir plus dense qu’elle. L’odeur était forte. Désagréable. Mais moins que ce qu’il avait dû manger depuis qu’il avait quitté les tétines de sa mère.
Joey jaugea la taille de la créature, essayant de voir si elle était dangereuse. Ses petites pattes, beaucoup moins longues que les siennes, ne l’inquiétaient pas. Mais il avait appris à se méfier des dents des autres animaux. Depuis que ses frères et sœurs étaient morts, les jeux avaient disparu. Lorsqu’il croisait une autre mâchoire sur son chemin, c’était à celui qui la refermerait le premier sur le cou de l’autre.
Et à ce jeu-là, il n’avait jamais perdu.

Collectif Kris

Résumé et le petit avis de Kris :

Depuis la mort de son fils, le couple du vétérinaire Vincent Galtier bat de l’aile. Un soir qu’il rentre de soirée, il assiste dans la forêt à l’exécution d’un adolescent par un groupe d’hommes. Il se retrouve alors plongé malgré lui dans un dangereux trafic d’animaux.

Le loup Peint de Jacques Saussey
Jacques est comme le vin, il se bonifie avec l’âge ! (Qu’il ne s’inquiète pas, il est bien plus jeune que moi !!)
Une belle réussite que ce « Loup peint », évidemment s’il s’était appelé « Le lycaon » je doute qu’il nous aurait autant intrigué !!

Un petit malin ce Jacques ! Son commandant qui débarque à la page 260 ne manque pas de sel non plus !! Impossible d’en dire plus sans spoiler, pas plus qu’en déambulant dans les rues d’Auxerre !!

Un polar captivant sur fond du « Grand bordel » que tout le monde redoute tant. Bref ne vous privez surtout pas !

Derrière la haine de Barbara Abel par Jean Luc Groner


Chronique de lecteurs

Jean Luc revient sur un titre déjà chroniqué dans ces pages.

Mais  ne boudant  pas notre plaisir, tellement ce livre a été un de mes plus gros coup de cœur en 2012

Jean Luc Groner.

unnamed (16)Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog  pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes.

Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

9782266239462,0-1568233 9782265094185,0-1325463Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

L’avis de Jean Luc sur Derrière la haine de Barbara Abel

Barbara Abel est une auteure que j’ai découvert très récemment et je dois dire que j’ai été à chaque fois scotché par ses romans. Son roman « Derrière la Haine » est admirable, l’histoire est à proprement dite, diabolique et surtout très inquiétante puisque, et c’est là tout le génie de Barbara, crédible.

Sans rentrer dans le détail, il s’agit de l’histoire de deux jeunes couples de voisins avec deux jeunes enfants du même âge, l’un des couples va connaître une tragédie en perdant son enfant et c’est là que va commencer un complot machiavélique.

C’est savamment orchestré parce qu’on ne s’est pas où va nous emmener l’auteure, et jusqu’à la fin il y a du suspense et beaucoup de surprise. Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’histoire.

Je vous recommande vivement la lecture de ce petit bijoux, et à noter qu’il y a une suite à ce roman intitulée « Après la fin »

Vous pouvez aussi retrouvez la chronique d’ Anne-Ju ICI

Mr. Peanut de Adam Ross


Mes petites lectures
adam-ross-mr-peanutLe livre : Mr. Peanut  de Adam Ross ; traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Baptiste Dupin.Paru le 1er septembre 2011 chez 10/18 dans la collection Grand format.19€90 ; (507 p.) ; 22 x 14 cm

26077_1467286Réédité en poche toujours chez 10/18le 6 septembre 2012. 9€60  ; (571 p.) ; 18 x 12 cm

 

4e de couv :

David Pepin a toujours aimé sa femme, Alice. Impossible pour lui de concevoir sa vie sans elle. Pourtant, depuis quelque temps, il rêve de sa mort… Mais peut-on être coupable des rêves que l’on fait ? Le problème, c’est qu’Alice meurt. Réellement. Pour les deux inspecteurs en charge de l’enquête, David apparaît aussi suspect qu’il est désemparé. Mesurant sa culpabilité à l’aune de leur propre histoire conjugale, il leur devient clair que son rôle ne se limite pas à celui du mari inconsolable… Adam Ross livre un premier roman, hypnotique et intense, en disséquant à travers la genèse de ces trois mariages, la réalité de la vie à deux.

 

7+796764537L’auteur : Adam Ross, né le 15 février 1967 à New York.

Enfant acteur, il a fait des apparitions dans des films (notamment La Vie privée d’un sénateur en 1979), des publicités ou des émissions de télévision. Son premier roman, Mr. Peanut, a été acclamé par la critique et des auteurs comme Richard Russo, Scott Smith ou Stephen King qui le décrit ainsi : « C’est l’approche la plus fascinante du côté sombre du mariage depuis Qui a peur de Virginia Woolf ? ». Il vit aujourd’hui à Nashville, dans le Tennessee.

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

David Pepin aime sa femme depuis treize ans et n’imagine pas pouvoir vivre sans elle. Pourtant, lorsqu’elle disparaît.

 Voici un premier roman étonnant. Étonnant de fraicheur et peut-être de candeur même. C’est un conte moderne et cruel.

L’auteur de ce premier roman s’offre le luxe de nous offrir ici trois histoires pour le prix d’une. Et pour corser le tout, il joue avec les code du genre. Il mélange les styles et crée ainsi un texte ambitieux. Et si Mr Peanut est jouissif à lire, il reste cependant un roman pas très facile d’accès de par sa construction alambiqué à la façon d’un puzzle.

Je pourrais citer des tas de qualificatif pour cet étrange roman. Vous dire que c’est saisissant et émouvant à la fois, drôle et inquiétant en même temps. C’est aussi riche et léger.

Bref un texte innovant, intense. Des intrigues recherchées parfaitement maitrisées. M^me Stephen King c’est laissé prendre au piège, c’est dire !

9782264052148,0-1247486