Arab jazz de Karim Miské


 

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9782878585070,0-1327915.jpgLe livre : Arab jazz de Karim Miské.Paru le 14 mars 2012 chez Viviane Hamy dans la collection Chemins noctures. 18€; (298 p.) ; 20 x 13 cm
9782757833476,0-2004036Rééditer en poche le 13 mars 2014 au Point dans la collection Point Policier. 7€60; (325 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

À Paris, le 19e est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher, restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien…

Seul Ahmed Taroudant demeure à l’écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars… jusqu’à ce qu’il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de son balcon. Il comprend vite qu’il constitue le coupable idéal. L’horreur de la situation l’extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieutenants de la Crim’ qui mènent l’enquête, la flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s’enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l’influence s’étend jusqu’à New York ? Quel rôle joue le Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?

 

L’auteur : 455865412Karim Miské, né en 1964 à Abidjan d’un père mauritanien et d’une mère française, est réalisateur de documentaires sur les néo-fondamentalismes juif, chrétien et musulman, la surdité ou la bioéthique. Arab Jazz est son premier roman.

 

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Petit résumé et petit avis :

Ahmed Taroudant, jeune marginal, ne lit que des polars. Quand il trouve sa voisine pendue à son balcon, un rôti de porc à ses côtés, il sort de sa léthargie et de sa torpeur. Est-ce le meurtre symbolique d’un fou de Dieu ? Avec Rachel Kupferstein d’origine juiveet Jean Hamelot, flics breton cinéphiles et torturés, Ahmed enquête au coeur d’un 19e arrondissement cosmopolite où ripoux, caïds et fondamentalistes se livrent une guerre sans pitié.Ils vont tenter de écrypter les signes et les symboles de cette mort atroce.

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Ce polar « mystique », très bien écrit, mêle fondamentalistes religieux, flics pourris, et histoires personnelles d’un héros dépressif amateur de littérature policière et de vrais  condés décidés à agir pour le « bien commun ». Les personnages sont magnifiquement campés et terriblement attachants. Un vrai coup de cœur.

Foisonnant, pétri de sons, de musiques et de parfums, Arab Jazz est le premier roman de Karim Miské. Espérant que ce ne soit pas le dernier

Arab Jazz a reçu le Grand Prix de Littérature policière 2012/ Prix du meilleur Polar des Lecteurs de Points 2014

Lire le début d’Arab Jazz ICI

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Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier


9782352945451,0-1306708Le livre : Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne. 20€ ; (380 p.) ; 24 x 16 cm

Quatrième de couverture

Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l’Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang…

Le capitaine Christine Deroche est chargée de l’affaire et pense tout d’abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l’assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.

Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d’un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.

jeanne-faivre-d-arcierL’auteur : Lauréate du grand prix de l’Imaginaire, Jeanne Faivre d’Arcier, que l’on a surnommée à ses débuts «la Anne Rice française», a écrit une douzaine de romans noirs et fantastiques. Elle partage sa vie entre Paris, Bordeaux et le Cap-Ferret, où elle trouve son inspiration face à l’océan. Avec Le Dernier Vampire, elle signe un roman où se nouent les fils du polar, de l’histoire et du roman fantastique.
Extrait :
Non, non se cabre le voyeur qui se perd dans les lambeaux de sa mémoire, ce n’est pas la même femme, la morte était plus jeune que cette empotée qui joue comme un sabot. Et puis sa victime n’a pas survécu à sa rage, sa barbarie, sa folie sanguinaire. »

 

Petit résumé et avis :

On a beau être vampire, on n’en est pas moins femme…

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre.

Carmilla lance un programme de recherches consacré à la purification du sang, dans la perspective de créer un réseau de l’or rouge. Mais les Anciens vampires fondamentalistes, férus de magie noire, comptent bien lui mettre des bâtons dans les roues.

Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

Jeanne Faivre d’Arcier nous propose une enquête torride. Et elle nous entraîne dans un Paris sordide et glauque à souhait. Ensuite nous partirons  à Bordeaux, traversant les siècles.  On va suivre avec délice et crainte la quête de nos deux héros enfin plus exactement nos deux héroïne. En effet l’une est policière ancrée dans notre réalité et l’autre voyageuse immortelle assoiffée de sang et de vengeance.

Coup de cœur pour ce récit, servi par une écriture ciselée et souvent teintée d’humour noir. Un roman aux frontières du polar noir, du thriller fantastique et du roman historique.

Attention vous risquez fort en vous aventurant dans ses pages de glisser jusqu’à la dernière ligne et de connaître l’errance.

Lire le début du Dernier Vampire

Les Adeptes de Ingar Johnsrud


les-adeptesLe livre : Les adeptes : une enquête du commissaire Fredrik Beier  de Ingar Johnsrud. Traduit du norvégien par Hélène Hervieu. Paru le 19 mai 2016 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire.  21€ ; (552 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

Pour le commissaire Fredrik Beier, l’affaire s’annonce comme une enquête de routine : la disparition d’Annette Wetre et de son petit garçon, membres d’une secte baptisée «La Lumière de Dieu». À ce détail près que cette disparition a été signalée par la mère d’Annette, une femme politique très en vue chez les démocrates-chrétiens. Et que ladite Lumière de Dieu, engagée dans une vendetta religieuse contre l’islam, sert de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, visant à perpétuer la race blanche…

Bientôt l’enquête menace de devenir une affaire d’État susceptible de lever le voile sur les connivences passées entre la Norvège et l’Allemagne nazie. Rien ne sera épargné à Fredrik Beier et à sa partenaire, l’étonnante Kafa Iqbal. Tous deux pris dans un cauchemar éveillé, ils s’apprêtent à voir vaciller leurs dernières certitudes.

johnsrud-ingar-credits-akamik3-280x300L’auteur : Né en 1974, Ingar Johnsrud a exercé le métier de journaliste. Il vit avec sa femme et ses trois enfants à Oslo. Ce premier volet d’une trilogie, qui a été salué pour son sens aiguisé du détail et sa narration riche et innovante, marque ses débuts littéraires. Best-seller en Norvège, à la croisée de Millénium et de la série TV Borgen, Les Adeptes paraîtra dans vingt pays en 2016.

 

 

 

Extrait :
« Quelle genre de folie peut pousser quelqu’un à s’en prendre à une communauté planquée au milieu de la forêt ? Et à les abattre comme des bêtes ? Fredrik se demanda ce qu’avaient ressenti le ou les meurtriers, quand ils s’étaient retrouvés dans ce couloir. Quand ils avaient vu la rangée irrégulière de patères. Les étiquettes avec les noms en lettres majuscules, écrits par des doigts maladroits d’enfants. S’étaient-ils arrêtés pour lire ces noms ? La patère en bois marquée « Annette », sans rien dessus. Ou celle d’à côté, avec une casquette de parc animalier, fixée à un mètre à peine du sol. « William. »
Il devait régner un silence de mort quand ils s’étaient introduits. Peut-être avaient-ils jeté un coup d’oeil à la salle des enfants, vu tous les jouets bien rangés dans leurs caisses, puis senti l’odeur de savon noir qui flottait dans la cuisine ? Ils avaient dû traverser la salle de couture avec les ouvrages en tricot dans les corbeilles et les machines à coudre sous leurs couvercles en plastique (pour qu’un tout petit, levé plus tôt que les adultes, ne risque pas de se blesser). Arrivés au pied de l’escalier, ils avaient dû avoir la certitude que tout le monde dormait à poings fermés.
La communauté était sans défense. Ils étaient montés à l’étage, où se trouvaient les adeptes. »

 

Petits résumé et avis :

N’apprends t-on jamais de nos erreurs passées ? La question se pose après la lecture de ce premier roman de  Ingar Johnsrud.

Face à une affaire tout à fait classique en apparence, le commissaire Fredrik Beier lève le voile sur un tabou en Norvège, la collaboration avec l’Allemagne nazie. Son enquête l’entraîne au coeur d’un groupe de fondamentalistes chrétiens, adeptes de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains. Commence alors une chasse à l’homme avec l’intrusion d’un sniper sans visage.

Ingar johnsrud nous propose ici un polar complexe et complet. Et pourtant il semble que ce titre soit le premier opus d’une trilogie annoncée. Une trilogie qui n’est pas sans nous rappeler Millénium. Pour autant Les adeptes ne souffre aucunement de faiblesse de traduction et le styles de Ingar Johnsrud est beaucoup plus incisif et fluide que celui de Stieg Larsson. Nous retrouvons ici aussi un duo, (en fait un trio) d’enquêteur car notre enquêteur a déjà  un binôme en la personne de Andreas Figueras, un flic asocial et macho à souhait. Je disais donc…Un duo qui fonctionne à merveille même s’il vient juste de se former. Un duo intéressant d’ailleurs. La combinaison d’un homme qui aiment les femmes et d’une femme qui semble être fatale. Et si on pourrait trouver ces personnages quelque peu caricaturaux, il n’en est rien. Fredrik Beier est certes un flic fragile mais c’est un bon flic, un policier méticuleux qui s’appuie sur une méthodologie sûre. De plus il a des qualité certaine pour un flic, il est acharné, accrocheur, persévérant, bref c’est un mec opiniâtre. Quant à sa partenaire elle aussi fait preuve d’une belle constance, elle est aussi réfléchie, rigoureuse et cartésienne. Bref notre duo se complète à merveille. Et Kafa Iqbal se révèle une partenaire idéale pour notre commissaire.

Et nous allons vivre avec ses deux héros une enquête tumultueuse et pleine de rebondissements. Une enquête qui va faire un détour par le passé sombre voir honteux de la Norvège. En effet l’auteur fait alterné les chapitres entre les faits présents et des événements situés durant l’époque nazie. Ces allées et retours dans le passé nous permettent de mieux appréhender et surtout comprendre notre présent.

Sur fonds de politique, ce thriller nous entraîne dans ce que la société a de plus pervers. La manipulation de l’homme par l’homme au nom d’une idéologie. Idéologie aux relents souvent nauséabonds et loin des valeurs humanistes.

 Ingar Johnsrud serait-il la révélation du polar norvégien ? Souvent il est acclamé comme le nouveau Jo Nesbø. A suivre donc.

Extrait 2 : 
« – Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse  se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ? »

 

Lire ICI le début des Adeptes

 

Le premier sang de Sire Cédric


Mes petites lectures

9782842284688,0-1329446Le livre : Le premier sang / Sire Cédric. Paru le 15 mars 2012 au Pré-aux-clercs. 19€50 ; (511 p.) ; 24 x 16 cm
9782266243193,0-1705717Réédité en poche chez Pocket le 7 novembre 2013.8€ ; (655 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.

Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

imagesLauréat du Prix Polar de Cognac 2010 et du Prix CinéCinéma Frisson 2011 pour son roman De fièvre et de sang, Sire Cédric construit une oeuvre originale, mariant habilement fantastique et suspense. Il a également reçu en 2010 le prix Masterton pour L’Enfant des cimetières.

 

 

Extrait :
Le sang se mit à suinter de cette seconde plaie, tout doucement, au début, comme il l’avait fait pour la première blessure. Puis l’inéluctable douleur déferla. Elle explosa littéralement dans sa tête. Un éclair rouge, éblouissant, effaçant le monde.
Madeleine sut qu’elle ne pouvait rien faire.
Elle ferma les yeux, serra le lavabo plus fort, se plia en deux.
Quand la peau céda, elle poussa un terrible cri suraigu.

Lecture d’avant

Résumé et avis :

Cité les Ruisseaux. Surveillance de nuit. Eva Svärta et Erwan Leroy espèrent enfin faire tomber Ismaël Constantin. Mais le feu ravage son appartement et le caïd meurt brûlé vif.

Neuilly-sur-Seine. L’argent, le pouvoir, la beauté… Madeleine Reich avait presque oublié qu’il y avait un prix à payer. Ce soir, les anciennes blessures se rouvrent, et l’heure est venue d’affronter sa peur. Eva, la policière albinos, ne le sait que trop bien : le temps n’a pas de prise sur les liens tissés dans le sang. Surgis de l’ombre, les fantômes du passé réclament leur dû.

Eva Svart, étrange flic albino, enquête sur son père, l’assassin de sa mère et de sa soeur jumelle ; tout cela sans avoir l’autorisation de sa hiérarchie. La découverte du corps profané et incendié d’un gros dealer de banlieue déclenche une enquête officielle à laquelle elle va prendre part. L’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne, impitoyablement, terriblement…

 Les œuvres de Sire Cédric mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés.

On retrouve ici Eva Svarta, la profileuse albinos déjà rencontrée dans « De fièvre et de sang » . Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre.

A travers ce nouveau roman étonnant de maturité, l’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui la tourmente depuis toujours. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue,  implacablement,effroyablement et affreusement.

Attention nuits blanches garanties

 Lire le début ICI

Le marchand de livres maudits de Marcello Simoni


Le livre : 9782266253086,0-27447909782749920702,0-1727677Le marchand de livres maudits  de Marcello Simoni. Traduit de l’italien par Nathalie Bouyssès. Paru le 24 octobre 2013 chez Michel Lafont. 19€95 ;  (410 p.) ;  24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 1er octobre 2015. 7€30 ; (443 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture
Italie, an de grâce 1205. Par une nuit glacée, de mystérieux cavaliers noirs se lancent à la poursuite du père Vivïen de Narbonne, dépositaire d’un manuscrit inestimable. Au cours de sa fuite éperdue, le religieux tombe dans un ravin…

Treize années plus tard, le marchand de reliques Ignace de Tolède est chargé par un riche commanditaire de retrouver l’Uter Ventorum. Ce précieux grimoire renfermerait un secret, transmis par les anges à l’époque du roi Salomon et capable de renverser l’ordre du monde. Aidé du jeune Uberto et du farouche Wilhalme, Ignace devra faire preuve de toute son habileté et de son expérience des messages cryptés pour reconstituer le manuscrit, dispersé entre le Languedoc, l’Italie et la Castille.

Mais la promesse de mystères révélés attire bien des convoitises, et la longue quête des trois amis ne sera pas sans périls. Ils devront notamment affronter le terrible Tribunal de la Sainte-Vehme, un ordre secret prêt à tout pour s’approprier le pouvoir millénaire de l’Uter Ventorum, y compris à torturer et à tuer.

4558548562Marcello Simoni, est née au début des année 70, passionné d’Histoire et diplômé de littérature il a travaillé comme archéologue et bibliothécaire. Le Marchand de livres maudits a été traduit dans onze pays et a été récompensé, en Italie, par le prestigieux prix Bancarella.

Résumé et petit avis :

Italie, 1205. Par une nuit glacée, un mystérieux cavalier se lance à la poursuite du père Vivien de Narbonne, dépositaire d’un manuscrit inestimable. Lors de sa fuite, le religieux chute dans un ravin…

Treize ans plus tard. Le marchand de reliques Ignace de Tolède, et deux de ses acolytes, sont chargés par un riche commanditaire de retrouver ce précieux texte, l’Uter Ventorum. Un livre capable de renverser l’ordre du monde qu’ils ne sont pas les seuls à convoiter. Ils deviennent alors la pièce majeure d’un jeu de piste à travers l’Europe avec, à leurs trousses, un ordre secret capable de tout.

Le marchand de livre maudits est le premier tome d’une trilogie éponyme. Cette trilogie moyenâgeuse est de très bonne facture. On peut penser que son auteur a adoré le livre le nom de la rose de son illustre compatriote Umberco Eco.

Le marchand de livres maudits emprunte à la fois au roman d’Eco « Le nom de la rose » même si Ignace de Tolède n’a pas la carrure et le charisme de Guillaume de Baskerville et au  » Da Vinci Code » de Dan Brown pour la brièveté de ses chapitres.

Et ces chapitre courts ne laisse aucun répit au lecteur. Surtout que l’écriture de Marcello Simoni est fluide et limpide comme de l’eau de roche. Et que son intrigue est parfaitement maîtrisée et le récit parfaitement construit.

J’ai aimé l’ambiance noire de cette histoire, j’en ai aimé ses énigmes.  J’ai aimé la lecture de ce très bon polar historique et je lirai la suite avec grand plaisir à n’en pas douté.

Lire le début ici

La chronique des ombres de Pierre Bordage: l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui Jean Luc nous présente un grand roman de SF post-apocalyptique d’un auteur classique français : Pierre Bordage. Excellent comme d’habitude ! Oui, personnellement j’adore…Mais je laisse la parole à notre chroniqueur.

PBPB&Le livre : La chronique des ombres de Pierre Bordage. Paru le 24 octobre 2013 Au Diable Vauvert. 23€ ; (750 p.) ; 20 x 14 cm.

Réédité en poche le 11 mars 2015 par J’ai Lu dans sa collection Science-fiction. 10€40 ; (861 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le ‘pays vague’, à l’extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers…

 

PB&&L’auteur : Pierre Bordage
Né en 1955, cet extraordinaire conteur a su conquérir les faveurs du grand public avec ses épopées mythologiques et profondément humanistes, récompensées par de nombreux prix littéraires. Chroniques des ombres s’inscrit dans la veine de ses anticipations dystopiques, comme Wang ou Les fables de l’Humpur.

Résumé et l’avis de Jean Luc :

PB&&&&Fin du XXIe siècle. Après la guerre nucléaire qui a ravagé la Terre, l’humanité s’est réfugiée dans d’immenses méga-poles isolées des retombées radioactives par un dôme hermétique, les Cités Unifiées. NyLoPa, peuplée de plus de cent millions d’âmes, est aujourd’hui le théâtre d’une série de meurtres de masse sans précédent, à laquelle les fouineurs, ces policiers aux talents d’investigation infaillibles grâce à leur biopuce, peinent à mettre un terme. Leur enquête va les conduire à l’extérieur, en pays Horcite, un territoire violent où survivent tant bien que mal les exclus du système.

Avec « La chronique des ombres », Pierre Bordage renoue avec un de ses thèmes de prédilection, des destins croisés dans un environnement post apocalyptique.

Une fois encore, dans ce roman de 750 pages, Pierre Bordage est un conteur génial avec une imagination débordante, ce qui fait tout le charme de chacun de ses romans.

Dans cette histoire, Pierre Bordage, alterne les passages avec des personnages dans un environnement ultra-sécurisé et ultra-technologique, et de l’autre côté des exclus qui vivent en pleine barbarie, face à une nature devenue folle.

Les personnages sont attachants, parfois un peu surfaits, mais cela est largement compensé par une intrigue passionnante.

PB&&&Seul bémol, je pense que l’auteur aurait pu faire un peu plus court dans certains passages, je me suis même demandé si par moment il ne s’agissait pas de prolonger ce roman à succès compte tenu de son morcellement en format numérique (35 parties différentes !)

 Cela dit ce gros roman est passionnant et soulèvent beaucoup de questions telles que les risques liés à l’intelligence artificielle au main d’une minorité et aussi l’éloignement de notre civilisation technologique par rapport aux valeurs humaines.

Dernière critique, la fin est peu trop prévisible mais contre toute attente, je n’ai pas été déçu, un grand livre que je conseille aux amateurs de Sf, et pour ma part Pierre Bordage est incontournable !

Pour lire le début c’est ICI

Promesse de Jussi Adler Olsen, le petit avis de Kris


chronique-de-lecteurs
9782226319463,0-2946549Le livre :  Les enquêtes du département V Volume 6, Promesse de Jussi Adler-Olsen. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 30 décembre 2015.  22€90 ; (649 p.) ; 23 x 16 cm

4ème de couv
Bornholm, une île danoise de la mer Baltique, fin des années 1990. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l’aide de l’inspecteur Carl Morck. Avant de se tirer une balle dans la tête.
A l’initiative de rose, l’assistante du flegmatique Morck, l’insolite trio du Département V en charge des Cold cases débarque sur l’île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons. …

th (40)L’auteur: Jussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est né à Copenhague , le 02/08/1950. Avec plus de 13 millions d’exemplaires vendus dans le monde, couronné par tous les grands prix du polar, dont le Grand Prix policier des lectrices de Elle, le Danois Jussi Adler Olsen est une figure incontournable du thriller scandinave. Les deux premiers tomes de « Département V » ont été adaptés au cinéma au Danemark.
Extrait : 
« C’est qui, Greta Garbo ? » demanda Assad.
Le concierge le regarda comme s’il venait de tomber de la lune, ce en quoi il avait peut-être raison. Car qui pouvait se vanter de savoir d’où venait Assad ? Et que savait Assad ? Deux inconnues d’une même équation.

Le petit avis de Kris

Une promesse, non, bien plus que ça !!
Le roi des « Cold case » à encore frappé ! Avec une intrigue bien serrée comme un bon espresso Jussi nous manipule du début à la fin ! Les 100 dernières pages sont encore plus jubilatoires et les rebondissements se succèdent à une cadence effrénée.
L’humour est plus que jamais présent (La 5 ème position du dromadaire est particulièrement croustillante), humour qui permet d’aborder des sujets beaucoup plus sérieux tels la manipulation, le pouvoir des sectes sur des êtres fragilisés par la vie et bien d’autres. …
L’auteur nous fait même la surprise
d’un petit retour sur les origines du Département V !
Bref, jamais déçue par l’écriture très précise de Jussi !!
Un seul regret, quitter ces presqu’amis pour 1 an !!

Pour en savoir plus sur notre chroniqueuse c’est ICI

Propagande Noire


9782366580273,0-1549815  Propagande noire  de Georges Fenech et Alexandre Malafaye. Paru le 17 janvier 2013 chez Kero.  19€90 ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

 4e de couv :

Lyon, le 8 décembre. Le juge Renan Le Goff est saisi d’une enquête sur la mort d’un adepte des survivalistes. Il s’attaque à la plus puissante secte au monde, et peut-être aurait-il dû faire comme d’autres, ne pas s’en approcher. Mais ce quadra solitaire, entêté, un brin macho, est aussi pétri d’idéal de justice et va enquêter au mépris du danger.

Le juge Le Goff n’a pas la moindre idée de ce qu’il déclenche : infiltrés dans toutes les strates de la société française, même au plus haut niveau du pouvoir, les survivalistes lancent contre lui la propagande noire. Attaqué dans son intégrité, épié jusque dans le palais de justice, atteint dans sa vie privée, Renan Le Goff va mener un combat dantesque. Seul, ou presque, face à cette force occulte qui a déjà commencé à ronger la charpente de notre société.

index0Les auteur : Georges Fenech, magistrat et député, ancien président de la Miviludes, Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

indexAlexandre Malafaye, écrivain qui aime lire entre les lignes de l’Histoire de l’actualité et la géopolitique

Petit avis :

A Lyon, le juge Renan Le Goff doit mener une enquête sur la mort d’un adepte des survivalistes, la secte la plus puissante au monde. Ses membres, infiltrés dans toutes les couches de la société française, même au plus haut du pouvoir, lancent alors contre lui la propagande noire. Epié en permanence et attaqué dans son intégrité, Renan Le Goff doit mener son combat.

La propagande noire est une propagande qui provient d’une source en apparence amicale, mais en réalité hostile.

Un juge breton intègre se retrouve confronté à des dérives sectaires et à de manipulations au plus haut niveau de l’Etat. Un roman très bien mené. On sent que les deux auteurs savent de quoi ils parlent. Ils mènent de front une enquête sur les sectes et leurs liens avec le pouvoir et une enquête sur les tentatives de mainmise de l’Etat sur la justice.  Une intrigue intense, bâtie sur des années de lutte contre les sectes. Un thriller judiciaire glaçant à découvrir.

Lire le début ICI

 

 

L’ écorchée de Donato Carrisi


Le livre :images (7)

L’écorchée de Donato Carrisi ; traduit de l’italien par Anaïs Bokobza. Paru le 16 octobre 2013 chez Calmann-Levy. 21,90 EUR ; (430 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité au livre de poche 528 pages. Date de parution: 03/09/2014

La 4e de couv :

«Je les cherche partout. Je les cherche toujours.»

Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres.

On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi. Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.

Et puis, soudain, ces disparus réapparaissent pour tuer. Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l’ombre.

images (2)L’auteur : Né le 5 mars 1973, Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le «monstre de Foligno», un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Il est l’auteur italien de thrillers le plus lu dans le monde. Le Chuchoteur, son premier roman, a été traduit dans vingt pays, a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des Lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il a connu un immense succès en France.

Extrait : « Un homicide se concrétise au moment de la mort, disait Vincenti. En revanche, pour parler de disparition, il ne suffit pas de disparaître, il faut que du temps passe. Pas seulement les trente-six heures légales avant de commencer les recherches, bien plus. La disparition se cristallise quand ce que l’individu a laissé derrière lui commence à se détériorer : la compagnie d’électricité coupe la ligne, les plantes meurent sur le balcon parce que personne ne les arrose, les vêtements dans l’armoire passent de mode. Il faut chercher les motivations de ce délabrement en remontant dans le temps. »

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Résumé et avis :

Au bureau des personnes disparues, les murs sont tapissés de leurs portraits. L’enquêtrice Mila Vasquez les garde toujours à l’esprit. Ces disparus réapparaissent alors soudainement pour tuer. Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila va devoir échafauder une hypothèse rationnelle pour expliquer ces faits. Et pour ce faire, il va falloir qu’elle plonge à son tour dans l’abîme…

« C’est de l’obscurité que je viens, c’est à l’obscurité que de temps en temps je dois retourner ».images (4)

L’obscurité est la marque de Mila Vasquez, mais pas seulement . Son « manque d’empathie » ou « manque d’affection » sont aussi une de ses caractéristiques. Alors, pourquoi nous sommes nous tant attachés à cette écorchée vive, dès sa première enquête. Pourquoi être encore plus heureux de la retrouver dans cette deuxième. Peut-être parce que Le chuchoteur avait été une superbe découverte et qu’avec l’écorchée, Carrisi fait encore plus fort. Plus original peut-être aussi. Et le personnage prend en intensité, il est même plus sombre. Et oui, je ne pensais pas que cela aurait pu être possible. Et pourtant… Et son nouveau partenaire, Simon Berish, est juste parfait.

Car ici l’importance de l’aspect psychologique des personnages est telle qu’elle en vient à créer une tension permanente. Donato Carrisi dit de ses livres qu’ils doivent être comme des labyrinthes. « Le lecteur doit entrer dans le livre et s’y perdre. Les seuls points de références sont les personnages. Et on ne peut sortir du livre qu’à la dernière page, à la dernière ligne. C’est la seule issue autorisée. » images (5)Et bien je peux dire que l’auteur a réussi son coup. Non seulement son livre est un labyrinthe mais qu’il nous perd dans cette « hypothèse du mal »,( titre du livre en italien, L’ipotesi del male ),qui nous tient en haleine jusqu’au final.

Il nous manipule, tout comme le tueur manipule nos héros.Avec ses chapitres courts, L’écorchée est un véritable page turner. Pourtant ici aucune effusion de sang, pas de violence gratuite. Juste un  rythme soutenu et une écriture précise et envoûtante. L’auteur est tout bonnement bluffant, nous l’attendions au tournant, il ne nous a pas déçu, il nous a conquis.

Bref une très belle réussite. Un véritable coup de cœur.

Extrait 2 : « Par certains aspects, les livres constituaient un lest pour rester ancrée à la vie, parce qu’ils avaient une fin. Peu lui importait qu’elle soit heureuse ou non, cela restait un privilège dont ne jouissaient pas toujours les histoires dont elle s’occupait au quotidien. Et puis, les livres étaient un excellent antidote au silence parce qu’ils remplissaient son esprit des mots nécessaires pour combler le vide laissé par les victimes. Surtout, ils représentaient une échappatoire. Sa façon de disparaître. Elle se plongeait dans la lecture et tout le reste – y compris elle-même – cessait d’exister. Dans les livres, elle pouvait être n’importe qui. Ce qui revenait à n’être personne. Quand elle rentrait chez elle, seuls les livres l’accueillaient. »

Et bien sûr j’attends avec impatience le prochain livre de l’auteur car il y aura une suite, indubitablement.

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Porteur d’âmes de Pierre Bordage.


th (28)th (30)  Paru le 25 mai 2007 au Diable Vauvert.  23€ ;  (501 p.) ; 20 x 13 cm
Réédité en poche le 17 juin 2009 au Livre de poche. 7,10 € ; . (436 p.) ; 18 x 11 cm
Présentation de l’éditeur :
 Léonie, une jeune Libérienne d’une vingtaine d’années, s’enfuit de chez sa tante qui la prostitue depuis l’âge de huit ans. Pour survivre dans la France des blancs, elle expérimente des médicaments pour un étrange laboratoire. Des médicaments qui lui font entendre des voix et la rendent quasiment folle. Condamnée à l’expulsion, elle s’échappe du foyer d’accueil qui l’avait recueillie et entame une errance dangereuse.
Cyrian, riche et brillant étudiant de l’École Européenne Supérieure des Sciences, est soumis par Johannes, son parrain, à diverses épreuves avant d’être intronisé dans la confrérie des Titans, une société très secrète qui a mis au point une invention révolutionnaire. Jusqu’où est-il prêt à s’abaisser pour accéder au voyage ultime promis par Johannes ?
Edmé, un flic de la Criminelle proche de la retraite et désenchanté, retrouve le goût de vivre lors d’une enquête menée en compagnie de Sylvaine, une collègue plus jeune : une trentaine de cadavres mutilés repêchés dans la Marne, une bande de tueurs sadiques, une plongée dans les bas-fonds humains, rien de tel pour rallumer un feu que l’on croyait à jamais éteint.
Quel rapport entre une africaine clandestine qui se croit possédée, un jeune privilégié en mal de sensations fortes et un flic en marche vers une nouvelle vie ? À part le fait, peut-être, qu’ils sont tous les trois des porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Et que, parfois, les âmes ne sont pas où elles devraient être…Sur le thème très moderne du voyage dans le corps de l’autre – on pense au film Dans la peau de John Malkovitch – Bordage nous donne ici un roman à suspens qui, plus que tout autre, ose une totale liberté romanesque pour mieux évoquer la rencontre de l’altérité et la différence. Mais ce livre est avant tout le premier roman d’amour d’un auteur, qui nous surprend encore par l’ampleur de son imaginaire et, plus que jamais, par son efficacité narrative.
th (29)L’auteur :
 Né en 1955 en Vendée, Pierre Bordage est l’auteur de plus de trente romans et recueils distingués par de nombreux prix (Grand Prix de l’Imaginaire, Prix Paul Féval de littérature populaire, Prix Tour Eiffel…). Écrivain visionnaire et conteur hors pair, l’imaginaire trempé dans les mythologies, il est un des grands romanciers français contemporains. Il a publié au Diable vauvert la magnifique trilogie des Prophéties.
 Extrait : 
« Qu’ils fussent pauvres ou riches, malades ou bien portants, célibataires ou en couples, travailleurs ou chômeurs, blancs ou noirs, les hommes avaient toujours des raisons de se lamenter, comme si, une fois leurs besoins satisfaits, une fois leurs désirs accomplis, ils s’inventaient de nouvelles façons d’apitoyer les autres et de s’apitoyer sur eux-mêmes. »

Lecture d’avant

Résumé et avis :

Porteurs d’âmes

Léonie, achetée enfant au Liberia, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris Pour survivre, elle expérimente pour un laboratoire des médicaments qui la rendent presque folle. Edmé, inspecteur désenchanté à la Crim’, déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne. Cyrian est étudiant.  Il est intronisé par son parrain dans la confrérie des Titans, société secrète. Ce fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt…

Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être…

Pierre Bordage, auteur de nombreus romans et nouvelles, lauréat de prix littéraires prestigieux à la plume incomparable, propose ici un texte inclassable.

Entre polar, roman d’amour et anticipation… , il construit une intrigue complexe et passionnante, susceptible de séduire les amateurs de tous les genres. Ce récit à trois voix nous relate ces trois parcours de ces trois individualités. On comprends très vite que leurs destins vont entrer en collision. Et l’enquête policière va nous bousculer dans un rythme soutenu. Il joue ici de tous les genres pour mieux évoquer la rencontre des âmes.

Dans la même veine que Le dernier de son espèce d’Andréas Eschbach, Pierre Bordage propose ici une vision d’un futur proche à susciter des sentiment contrastés. Certains la qualifieront d’humaniste, d’autre la trouveront schizophrène.

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