La Dynamique du Chaos-Ghislain Gilberti


Le Livre: La Dynamique du Chaos (version non censurée), de Ghislain Gilberti, paru le 19 janvier 2017 chez Ring collection Ring noir. Edité le, 08 mars 2018  chez la m »canique générale en format poche 9€90. .421 pages.   11,2 x 1,9 x 17,1 cm
4ème de couverture:  

Gys, un jeune homme au passé agité, va jusqu’à l’impensable pour oublier sa séparation. Rapidement, il cède à l’ivresse nerveuse des transgressions aux côtés de ses trois amis de la  » Génération Nada  » : avec eux, il écumera bars et clubs de tous les excès, traquant le chaos qui lui permettra de mieux voir le monde. Il ignore qu’au loin, un train fou fonce déjà sur lui. Le monstre d’acier s’appelle Séverine.

Dynamique du Chaos fait l’effet d’un coup de tonnerre lors de sa mise en ligne sur Internet en 2007, avec plus de 100 000 téléchargements et un torrent de commentaires de lecteurs jetés à corps perdus dans cette aventure radicale. Aujourd’hui publié pour la première fois sans censure et en édition papier, ce texte sauvage raconte la chute libre d’un homme sur fond de drogues, de sexe, d’abus en tout genre et l’amour passionnel, irrationnel, d’un homme pour une femme. Dans son art de la torsion, le virtuose Gilberti repousse les limites du soutenable par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté métaphysique et romanesque.

L’auteur:  Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, né le 23/04/1977,  est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il est possible de télécharger gratuitement et qui circule partout sur la toile.
Avec six romans, Ghislain s’est imposé comme un auteur incontournable du genre.
 
Extrait: « 
« Nous voici, debout au centre du monde, bien au chaud dans nos manteaux d’égocentrisme. Noyés d’alcool et de drogues, perdus dans la masse intestinale de l’humanité, nous nous débattons en vain pour ne pas couler tout à fait. Nos désirs nous rongent de ne pouvoir être satisfaits, nos pulsions nous explosent à la gueule. Nous sommes des maux inutiles, des messagers muets et amnésiques. Des enveloppes de chair gonflées de néant, débordantes de souffrance. Et au fond, tout au fond, les âmes puantes et atrophiées hurlent de douleur, régurgitent leurs rêves prédigérés. Les plaintes parviennent à la surface. L’odeur aussi. Mais il y a ici assez de « Jean-Paul Gautier », de « Kenzo » et de tubes merdiques pour couvrir tout ça.
Nous sommes au cœur du Vide.
Je vomis vos images dans des brûlures atroces. »

Le OFF de OPH

« La dynamique du Chaos » de Ghislain GILBERTIchez Ring, une plongée en enfer…

Dès l’introduction, j’ai été touchée par la douleur et la souffrance qui transpiraient des mots de Ghislain. Des termes puissants, durs, pour évoquer une enfance brisée sur l’autel de la violence.
« J’ai grandi sous le règne d’un dieu féroce, illogique, sadique, pervers.Mon père était mon geôlier, mon bourreau.Mon entourage n’a jamais rien fait pour arrêter ça, se contentant de tourner la tête et d’ignorer cette détresse. Je ne peux pas le leur reprocher, le drame qui se jouait était insoluble et personne n’avait envie de titiller la bête au risque de se faire mordre. »

Pendant toute ma lecture, j’ai été tiraillée entre l’ombre et la lumière. L’obscurité des images, du récit; la clarté que je me suis échinée à conserver en m’accrochant aux liens d’amitiés forts existant entre Gys et Manu, mais aussi Nico et toutes ces autres personnes qui, dans la noirceur d’un monde qui m’est inconnu, se soutiennent au-delà des normes et des conventions.

J’ai eu mal, le ventre noué, les mains crispées autour d’un roman qui, parce qu’il est à 99% autobiographique, ne peut être lu comme un simple divertissement. Il faut en prendre toute la mesure pour entendre le message de Ghislain.
L’écriture est viscérale, douloureuse, sans filtre, comme si part ses mots Ghislain cherchait à exorciser un peu de cette douleur, de ce chaos contre lequel la lutte est permanente.

Gagner le respect volé depuis l’enfance dans la violence, le franchissement des interdits, en adoptant une position de supériorité, en prenant le pouvoir dans un monde où la lumière n’existe pas. Mais quelle est la valeur de ce pouvoir? Existe-t-il réellement lorsque l’on est polytoxicomane et que les drogues en tous genres ont pris possession de votre corps et gangréné vos esprits en perte de repères.

Si j’ai été étreinte par la violence des émotions procurées lors de ma lecture, j’ai été également touchée par sa poésie. Elle est certes noire, mais bien présente. Ghislain use de nombreuses métaphores, qui, si elles illustrent l’absolue noirceur de son chaos, illuminent son écriture et donnent vie à ce monde douleurs, de dépendances, de lutte en tous genres, de sexe brutal.
« Je suis un parasite insatiable. Une tique affamée agrippée aux poils malodorants du corps social. »

Ghislain distille également ses réflexions et sa vision d’une société malade où la mort et le noir fascinent, où les politiques sont plus préoccupés par leur nombril d’égocentriques que part leur pays qui souffre:
« Le système se plie sans agir, sans lutter. L’apathie politique face à ce désastre annoncé est complètement désarmante, on jurerait que nos dirigeants se contentent de jouer les autruches alors que la situation nous projette droit dans le mur. »

Enfin, « La Dynamique du Chaos » c’est aussi une histoire d’amour, la communion de deux âmes, l’amour destructeur, incontrôlable, cette sensation physique d’être la moitié de l’autre et de ne pouvoir respirer en son absence, ce sentiment que la vie n’a pas de sens ni de raison d’être sans l’autre.
« Pendant quelques instants, nous avons formé une entité unique et palpitante. Une âme siamoise en sueur, traversée de soupirs et de tremblements, de larmes et de frissons […] Je pense que des choses pareilles n’arrivent qu’une fois dans une vie […] On ne rencontre l’amour q’une seule fois, il n’y a pas de deuxième chance. »

Avec « La Dynamique du Chaos » les censeurs ont perdu leur combat contre tous ceux, qui, comme Ghislain, nous ouvrent les yeux et les portes d’un monde bien réel où le chaos règne en Maître, où le sexe sous toutes ses formes, la violence, les drogues guident les vies de milliers de personnes, où la souffrance est telle qu’elle ronge, gangrène petit à petit la vie.
Mais par ce roman, cette autobiographie partielle, Ghislain nous montre aussi qu’au bout de ce monde, du tunnel, il y a la Vie pour celles et ceux qui auront la force et le courage de reprendre possession de la leur. Et même si des séquelles demeurent, au bout, il y a l’espoir.

Retrouvez ICI le ressenti de GE sur La Dynamique du Chaos

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Jeu 5 épisode 21 : Votre librairie préférée avec La Griffe Noire


Souvenez-vous pour fêter les 30 ans de la Griffe Noire, je vous demandais de me présenter votre librairie. Celle que vous fréquentez, celle de votre cœur, une librairie indépendante où vous pouvez aller pendant vos vacances par exemple.

Aujourd’hui c’est à nouveau Isabelle qui vous raconte une librairie

Car les 30 ans de la Griffe Noire c’est tout l’année et ça redémarre en septembre.



Coucou Ge

Je t’avais promis non pas d’une mais de deux librairies que j’adore même si elles sont à l’opposé l’une de l’autre.

Alors voilà pour la seconde librairie.

La bise

Après Le Grand Cercle, à Eragny (95).

Changement de décor et d’ambiance avec la seconde librairie, qui est plutôt un bouquiniste.

Il s’agit de La caverne aux livres, installée juste à côté de la gare d’Auvers sur Oise, dans un vieux bâtiment et d’anciens wagons reliés entre eux. Indescriptible !

Comme dans toute caverne qui se respecte, la lumière naturelle et l’espace font défaut. Claustrophobes s’abstenir ! Les piles de livres poussent spontanément, les étagères croulent sous les volumes, c’est un véritable labyrinthe.

Un jour, j’y ai retrouvé un ordinateur portable perdu par l’un des bouquinistes. Attention, les livres n’y sont pas stockés en pagaille, ils sont regroupés suivant une certaine logique. Les prix ne sont généralement pas mentionnés. Quand on a trouvé son bonheur, on vient s’asseoir sur un vieux canapé et le bouquiniste vient papoter avec vous avant de vous donner la note. Je le soupçonne d’établir ses prix à la tête du client. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu à m’en plaindre.

La caverne aux livres est une adresse précieuse, je suis sûre que tu en feras bon usage.

La caverne aux livres

Place de la Gare

95430 Auvers-sur-Oise

Téléphone 01 34 48 02 87

Ouvert du jeudi au dimanche de 11 heures à 18 heures

Seul le silence de R.J. Ellory


Le livre : Seul le silence, R.J. Ellory. Paru le 26 août 2009 aux Editions Le Livre de Poche.   8,30 Euros ; 608 pages ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

L’auteur : R.J. Ellory est né en 1965 en Angleterre. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, puis se tourne vers la photographie et l’écriture. En France, le succès est immédiat avec son roman Seul le silence qui conquiert plus de 500 000 lecteurs. Son roman Papillon de nuit a reçu le Prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie policier en 2017.

 

 

Extrait : « Mais je ne savais pas, et elle non plus, et ma mère, malgré toute sa sagesse, était aussi ignorante que nous. La mort revint à Augusta Falls. Elle arriva par la grand-route, appliquée, méthodique, indifférente aux us et coutumes, ne respectant ni la pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint – froide et insensible, perceptrice de l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer, une dette à jamais arriérée. Je La vis la prendre, je La vies de près, et lorsque je regardai dans Ses yeux je ne vis rien que mon propre reflet. »

L’accroche de Miss Aline

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Vaughan écrivain, aux dernières de sa vie, nous raconte son parcours. A l’aube de ses 12 ans il fait connaissance avec la Mort qui lui prend son père. La Mort qui n’en finira plus de roder sournoisement autour de lui. La Mort qui prend son tribu dans le meurtre de petites filles. La Mort qui œuvre avec un tueur en série insaisissable. Joseph qui a douze ans « tombe » sur une des petites victimes,  se sent investie d’une mission : protéger les autres petites filles de son entourage. Joseph qui a douze ans est impuissant face à la Mort qui poursuit son œuvre inlassablement. Une petite porte de sortie dans cette noirceur pour ce jeune garçon en la personne de Mademoiselle Webber son institutrice qui va réveiller en lui son amour des mots.

Alors que le coupable semble avoir signé ses aveux en se suicidant, la vie reprend son cours. La Mort a laissé des traces dans la vie de Joseph. Il est rongé par ces petites victimes qui n’ont pu être sauvées dont il imagine le calvaire, la fin horrible.

En partant pour New York, il va tenter de vivre sa vie, de devenir d’écrivain.  Il va se construire loin de chez lui.  Mais dans un coin de sa tête toujours ces victimes, toujours la Mort. Et de nouvelles victimes qui surgissent… Comment puisque le tueur est « passé aux aveux » ? La ritournelle reprend. Ce jeu de cache-cache avec la grande faucheuse qui n’a de cesse de se mettre en travers de sa route.

Seul le silence c’est le livre d’une vie gouvernée par la Mort, c’est elle qui mène la danse.

Seul le silence c’est la souffrance muette d’un petit garçon impuissant face à la Mort. Un petit garçon qui portera en lui la blessure des victimes. Un petit garçon qui va grandir mais qui aura toujours 12 ans dans sa tête avec ses bleus à l’âme.

Seul le silence c’est une lecture où tu peines avec Joseph. Tu voudrais tellement l’aider, le soutenir. C’est une lecture sombre où la Mort rode et t’oppresse. C’est une lecture hypnotique dont tu ne peux sortir. Qui vaincra de Joseph ou de la Mort ?

Seul le silence c’est aussi une plume poétique, qui sait trouver les mots, dépeindre les  lieux, les sentiments. C’est une plume qui rend tout vivant voire terriblement vivant.

Merci à Monsieur René Manzor de m’en avoir conseillé la lecture et de m’avoir lu un passage lors du salon de Rosny.

Bonne lecture.

L’exquis cadavre exquis, épisode 48


L’exquis cadavre exquis, épisode 48

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 48

By Sylvie Kowalski

Les chats retombent toujours sur leurs pattes

 

Il venait d’un quartier de banlieue où il avait traîné ses guêtres et ses poings, où on connaissait la vie, la loi du plus fort. Il regarda sa princesse ; la tache violacée qui s’étalait sous son chemisier n’augurait rien de bon.

Il dégrafa les boutons et vit que la blessure avait été assenée par un coup violent. Bon sang, faut que j’appelle Toine. Un interne en psy reste un interne, se dit-il. Coup de bol, Antoine était du soir. Penché sur Amanda qui geignait, il sortit sa trousse et jeta un coup d’œil à Jo qui surveillait ses gestes en mordant sa lèvre, signe de nervosité.

-Heureusement que j’ai une infirmerie chez moi, lui dit-il. Tu sais que je soigne mes potes de temps en temps. Sors de là et laisse-moi faire. Va plutôt nous chercher un coup à boire.

Il palpa la cage thoracique. Coup de chance pour la belle, le coup ne lui avait pas brisé les côtes mais avait dû provoquer une ou deux félures. Elle ouvrit les yeux et murmura quelque chose d’inintelligible. Il lui fit avaler un puissant antalgique et après quelques minutes s’appliqua à lui bander la poitrine. II retrouva Jo planté devant sa fenêtre de cuisine, une canette à la main.

-Ta belle inconnue a eu chaud. Elle dort, je reviendrai demain. Je dois retrouver mes yoyos à l’hosto. En plus, j’ai deux nouveaux infirmiers dans le service, genre mecs de l’Est, tu vois ? Des Tchèques. J’sais pas où ils les ont dégotés mais ils sont bizarres !

Seul, Jo contempla Camille sa princesse. Mince, elle lui faisait un drôle d’effet ! Qu’avait-il bien pu lui arriver ? Il se rappela le nom qu’elle avait prononcé Lalande… Il ouvrit son ordinateur.

                                                           *****

Sebastián commençait à trouver le temps long quand il vit les deux Tchèques arriver. Merde, mais qu’est-ce qu’ils foutent à la BRI ? Il voyait déjà ses collègues arriver, sirènes hurlantes, et les frères Mazoj déguerpir ! Il ne réfléchit pas et partit en canard derrière les fourrés. Anton, le plus grand des deux, hurlait dans sa langue pendant que Pavel appelait Blanchard. Sur ces entrefaites, ce dernier arriva dans un nuage de poussière.

Ils repartirent à la queue leu leu, Sebastián usant de moults précautions pour les suivre sans se faire repérer. Il prit son téléphone pour informer le juge Fabre et vit que l’écran était noir.

-Et merde ! jura-t-il entre ses dents.

Prendre les loups pour des chiens – Hervé Le Corre


Le livre :Prendre les loups pour des chiens de Hervé Le Corre. Paru le 11 janvier 2017 chez Rivages dans la collection Rivages-Thriller. 19€90 ; (317 p.) ; 23 x 16 cm

Réédité en poche  le 3 janvier 2018 chez Rivages dans la collection Rivages-Noir. 7€90 ; (349 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv :

Prendre les loups pour des chiens

Après avoir purgé cinq ans pour un braquage commis avec son frère Fabien, Franck sort de prison. Il est hébergé par les parents de Jessica, la compagne de Fabien. Le père maquille des voitures volées, la mère fait des heures de ménage dans une maison de retraite. Et puis il y a la petite Rachel, la fille de Jessica, qui ne mange presque rien et parle encore moins. Qu’a-t-elle vu ou entendu dans cette famille toxique où règnent la haine, le mensonge et le malheur ?

Dans une campagne écrasée de chaleur, à la lisière d’une forêt angoissante, les passions vont s’exacerber. Entre la dangereuse séduction de Jessica, l’absence prolongée de Fabien et les magouilles des deux vieux, Franck est comme un animal acculé par des loups affamés…

« Une prose limpide, sèche, qui vous transperce d’émotion. »
Michel Abescat, Télérama

L’auteur : Hervé Le Corre débute à la Série Noire avec trois romans noirs remarqués, puis il publie chez Rivages L’Homme aux lèvres de saphir (Prix Mystère de la critique) qui le révèle à un large public. Les Coeurs déchiquetés (Grand Prix de Littérature policière) puis Après la guerre (Prix du Polar européen du Point, prix Landerneau) l’imposent comme un auteur de tout premier plan.
Extrait :
Quand Franck s’est présenté à eux, le père et la mère n’ont pas cherché à faire semblant. Ils le voyaient pour la première fois mais ils ne se sont forcés à aucun sourire, à aucun mot de bienvenue. Il aurait aussi bien pu venir dire bonjour comme ça en passant, comme un qu’on ne reverra pas. Ils savaient bien, pourtant, qu’il sortait de prison, qu’il était le frère de Fabien. Il allait habiter chez eux quelque temps, ils l’auraient à leur table. Ils le croiseraient à la porte des toilettes. Ils n’ont pas bougé des chaises longues dans lesquelles ils étaient installés, le chien allongé entre eux, la tête entre ses pattes, qui s’est dressé en grondant et que le père a fait se coucher d’un coup d’espadrille sur le museau.
Ils ont salué Franck d’un simple « bonjour, Roland, Maryse » en lui tendant leurs mains molles et moites et en clignant des yeux parce qu’il était debout devant eux contre le ciel aveuglant, puis l’homme a affecté de reprendre sa sieste interrompue en reposant sur son ventre gonflé ses bras osseux et la femme a ramassé dans l’herbe à côté d’elle son paquet de cigarettes et s’est levée avec effort et s’en est allumé une puis est restée immobile à fumer, regardant la petite fille dans la piscine hors-sol qui se trouvait un peu plus loin.

La Kronik D’Eppy Fanny

PRENDRE DES LOUPS POUR DES CHIENS D’HERVE LE CORRE – EDITIONS RIVAGES

 

Je n’ai jamais rencontré l’auteur et le découvre à travers ce roman sombre.

Une justesse des mots où toute leur force explose et donne le ton à ce roman.

L’histoire :

Après 5 ans passés derrière les barreaux, Franck sort enfin et n’a qu’une envie, retrouver son frère Fabien. Son ombre. Celui qu’il n’a pas trahi et qui a mis leur butin au chaud, pour eux. Celui qui depuis l’enfance a toujours été là. Pour le bon comme le moins bon.

Mais ce n’est pas Fabien qui l’attend devant la prison. Non ; c’est la compagne de ce dernier, Jessica, belle, séductrice, dangereuse, voire toxique. Fabien est parti faire des affaires en Espagne. Franck va devoir attendre ces retrouvailles tant espérées. Et le voilà au milieu de nulle part, hébergé chez les parents de Jessica. Une famille atypique, jusqu’au chien. Ça boit sec, ça magouille, ça gueule. Et au milieu de tout ça Rachel, la fille de Jessica, quasi mutique et qui picore moins qu’un piaf.

Le père magouille avec le Gitan, un homme dangereux.

Comme toujours l’extrait choisi l’est pour vous permettre de rentrer dans l’ambiance du récit et vous donner l’envie d’en découvrir bien plus.Extrait P.56 : « Le Gitan lui avait fait peur. Il avait déjà eu peur en prison. Il avait senti sur sa nuque des souffles courts, des murmures obscènes, il avait vu dans les yeux des types qu’on casait dans sa cellule à leur arrivée l’éclat mortel de leur folie et dans ces nuits-là il ne dormait pas, gardant sous lui la fourchette qu’il avait réussi à escamoter, aiguisée à la longue. Il se disait toujours qu’en prison tout était plus violent, plus dur, plus impitoyable à cause de l’enfermement, de la promiscuité, et il avait plus ou moins appris à se protéger dans cette jungle emmurée. Mais jamais dans la vie normale, dehors, en liberté, il n’avait eu cette sensation qu’un prédateur pouvait l’attaquer à tout moment, en plein soleil, dans un coin sombre ou au plus noir de la nuit, simplement parce que c’était son plaisir, sans contrainte ni nécessité sinon celle de dominer, humilier, jouir impunément. »

Puis le danger rôde aussi du côté des serbes. Un sacré panier de crabes.

Un coup à quasi regretter la prison.

Franck n’est qu’un homme, Jessica tellement désirable. Fabien est loin. Mais les fantômes de Jessica l’entraînent toujours plus bas, toujours plus loin. Franck la suivra-t-il dans cette spirale, lui qui combat toujours les fantômes de son enfance, ou fera-t-il enfin la paix avec son passé ? Car il fut un temps où le bonheur était simple. Une évidence.

Cette attente de Fabien qui n’en finit pas, qui le rend fou. Fuir cette famille de dingues. Vite. Mais il y a cette enfant si attachante, toujours à s’échapper au fond des bois ou de la piscine. Pour fuir quoi ? Si elle parlait que dirait-elle ? Et la voilà qui l’appelle au secours…

Franck ira au bout du chemin, pour Rachel, pour lui. Dans la douleur, mais pour retrouver le bonheur.

Un livre fort. Des émotions nombreuses. A découvrir.

 

ET…

Retrouvez aussi le fabuleux avis de Sébastien

ICI sur Prendre les loups pour des chiens

Sériale lectrice : Ge papote avec Cendrine Nougué


Sériale lectrice

Ge papote avec Cendrine Nougué

Vous ne le savez peut-être pas, mais Cendrine, en plus d’être une auteure de talent et une bibliothécaire formidable,  est aussi une de mes flingueuses cachées. Mais chut certaines du gang ne le savent pas encore, alors que d’autres sont dans la confidence.

Alors pour en savoir un peu plus sur Cendrine je vous propose  pour commencer une interview

« Seriale Lectrice »



ITW Sériale Lectrices

 

GVL : Bonjour Cendrine, es tu prête à être soumise à la question ?

Tu sais bien que je suis une insoumise 😉

 

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Des études de lettres et d’histoire de l’art, puis un parcours professionnel assez éclectique, passant des concerts de rock aux expositions en musées, de l’organisation de spectacles à plus récemment la création d’une médiathèque. Je crois que j’ai fait le tour de tous les métiers de la culture pour revenir au livre. La boule est bouclée. Quant à mon âge je ne sais plus, parfois celui de lire des contes de fées, parfois celui des immortels vampires…

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

La place d’honneur. Ma mère m’emmenait chaque semaine à la bibliothèque et je l’ai toujours vue plongée dans ses bouquins, c’était naturel.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Par la couverture. Ensuite on plongeait dans les pages.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Par couleurs, par coups de cœur, par hasard.

Chez moi je ne classe pas (trop obligée de le faire à La Coop’). Mais j’ai une bibliothèque spéciale pour tous les livres qui me servent pour mes romans, les contes de fées, les classiques du fantastique, la fantasy jeunesse… et ma collection perso de vieux albums de contes. Je collectionne aussi toutes les éditions d’Alice au pays des Merveilles.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une évasion nécessaire.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier, si je lis un texte sur tablette je me surprends à tenter de le corriger, comme un manuscrit, déformation de l’ordinateur… je sais c’est moche.

 

GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Je les aime tellement que je m’en suis créé une sur mesure. C’est mon terrain de jeux où je peux inviter mes auteurs préférés, mes amis blogueurs, choisir chaque livre.

    

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Une vie plus grande que la mienne. Des univers de possibles.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’aime particulièrement le sous-sol de la librairie du Marché à Fontainebleau, un espace dédié à la fantasy et l’imaginaire, très bien fourni en titres pointus comme en dernières sorties.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En général en librairies, j’aime en découvrir de nouvelles et j’affectionne les petites librairies/ salons de thé  où tu peux rester lire et écrire tranquille (surtout à Londres). Mention spéciale à la librairie du Hérisson à Montargis, chez Stéphanie, où j’ai fait ma première dédicace.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 Il me semble !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne deux par semaine, plus en vacances.

 

GVL : Tiens-tu un décompte précis de tes lectures ?

Non, pas du tout. En amour je ne compte pas.

 

GVL : As-tu une PAL ?

 Je fonctionne à l’envie immédiate, je vois un livre qui me tente je le lis, je n’accumule pas. Avoir une PAL me donne l’impression d’avoir des devoirs à faire, tout le contraire pour moi de l’instinct de lecture.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Je suis venue au polar par le fantastique. Ado j’ai dévoré les Stephen King, les Chattam, les Lovecraft, puis les aventures de Sherlock Holmes, Lupin et autres héros policiers. Ce qui m’a doucement conduit au polar mais je privilégie toujours les romans noirs avec un brin de fantastique. Je m’ennuie rapidement sur des scénarii réalistes.

J’aime bien le polar du fait de son immédiateté, on plonge d’emblée dans un univers mais je trouve le genre limité et très normé pour cette même raison. D’où ma préférence pour les romans qui intègrent un élément fantastique, donc imprévisible. J’ai dévoré quasi tous les Arthur Upfield, un auteur australien, avec son héros Bonaparte, un flic Aborigène aux méthodes intuitives et limite magiques.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Là encore je suis éclectique, je n’ai pas de favoris, j’ai des périodes où je peux dévorer toute l’œuvre d’un auteur et je passe à un autre. Ado j’ai bloqué sur les classiques, de Zola à Hugo, puis les sud américains comme Gabriel Garcia Marquez, puis les grands Américains, puis les Anglais, puis la SF avec Arthur C Clarke, etc… Mais pour te répondre quand même je citerai Jane Austen, Kundera, Baudelaire, Houellebecq.

Mention d’honneur à JK Rowling, non pas forcément pour la qualité littéraire mais pour ce pied de nez incroyable qu’elle a réalisé à la face de la littérature mondiale, imposant le sous genre maltraité qu’était la littérature jeunesse et prouvant que la fantasy est incontournable. Son parcours est   fascinant.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Le Chardonneret de Dona Tartt, à lire d’urgence, toute la puissance des tourments de l’adolescence et de l’amour impossible.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes; les parcours en parallèle d’un terroriste et d’un agent secret, le seul thriller qui a réellement tenue en haleine et où je n’ai pas deviné la fin (mon gros problème avec ce genre).

L’excellentissime et brillantissime « Karoo » de Steve Tesich , un sublime anti héros déjanté servi par un texte brillant, où pas un mot ne dépasse.

La saga de la Passe Miroir de Christelle Dabos, j’ai adoré cet univers singulier d’Alice moderne, tinté de mythologie grecque.

La BD Wicca de Olivier Ledroit, une saga féérique steampunk avec des dessins à couper le souffle.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis que j’ai été éditée j’ai été invitée dans quelques salons, j’y allais peu avant.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

En tant qu’auteur c’est un bonheur intense, je ne vois pas passer le temps. Je suis toujours ébahie que des gens prennent du temps de leur vie pour lire mes livres, s’ils savaient combien ça me touche. J’en ressors totalement boostée.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’écris j’ai un rituel, j’allume une bougie pour symboliser la flamme de l’inspiration, et peut-être aussi remercier les fées et autres esprits qui m’ont donné cette chance de pouvoir créer des histoires. Et je bois du thé !

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Te remercier de me donner cette tribune sur ton blog.

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Un auteur n’arrive jamais à poser le dernier mot tu sais, parfois faut nous arracher le manuscrit sinon ça ne s’arrête pas.

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

Achetez vos livres en librairies ! Soyez curieux, ouverts, jamais aigris, croyez aux fées et lisez des contes à vos enfants !

Coup de cœur pour Samantha Bailly, la présidente de la Charte des Auteurs et illustrateurs Jeunesse qui fait un boulot incroyable pour revaloriser la profession d’auteur, allez voir : http://www.la-charte.fr/

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences Cendrine, et à très vite sur collectif Polar, je crois que tu nous réserves de belles surprises, mais ça on n’en reparlera une prochaine fois.

Oui gardons un peu de suspense…😉

GVL : Allez un indice avec la photo ci-dessous

 

Le garçon – Marcus Malte


Dans quelques jours paraîtra en poche l’immense roman de Marcus Malte, le Garçon. Ce titre est un pur chef d’oeuvre. Aussi à l’occasion de sa réédition nous vous proposons un petit article histoire que vous ne passiez pas à coté de ce superbe bouquin.

Le livre : Le Garçon de Marcus Malte. Paru le 18 août 2016 chez Zulma.  23€50 ; (534 p.) ; 21 x 14 cm. Réédité en poche le 23 aôut prochain  chez Folio à 8€90.

4e de couv :

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

 

marcusL’auteur : Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

 

 

Extrait :
La nuit est tombée lorsqu’il franchit le seuil de la cabane. C’est un vieillard que l’on croit voir apparaître. L’ancêtre de lui-même. Chaque pas lui coûte. Chaque geste. Dans la pénombre il s’approche de la couche de la mère, s’apprête à s’y asseoir mais ses forces le lâchent et il choit lourdement sur les fesses. Le poids de son fardeau l’entraîne à la renverse. Il lui faut un temps infini pour se débarrasser du harnais. Une sangle a entaillé sa chair au-dessus du sein, un peu de sang a coulé.

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le garçon de Marcus Malte : pas un polar mais un suspense … peut-être hors sujet mais un coup de coeur !

 

 » Il y a longtemps que je voulais lire cet auteur, c’est mon premier, c’est un vrai coup de coeur, mon coup de coeur de 2016. Inclassable ! Un mixte de roman noir et de suspense au long cours, un road trip du début du XXème, bien au-delà des frontières de notre vieille France.
Cette chronique commence en 1908 alors que « l’enfant sauvage » sans nom et sans langage se trouve, par une promesse faite à sa défunte mère, jeté sur les chemins du sud de la France, à la manière de Süskind et de son Jean-Baptiste Grenouille en sens opposé. Au cours de ses cheminements il se fera adopter puis rejeter par une communauté vivant en quasi autarcie et nous aurons droit à l’hilarant tableau de la crèche de Noël. Puis viendra sa rencontre avec une réplique du « grand Zampano » de la Strada de Fellini qui fera une part de son éducation à la civilisation, toujours sans langage parlé mais tout en bon sens. La rencontre de bourgeois vivant de la culture de la pomme lui apportera la découverte de l’art, le bonheur et l’amour mais aussi le propulsera dans le désastre de la guerre. L’auteur nous fait alors penser à « la guerre » de Gabriel Chevallier avec ses descriptions de boucherie insoutenables. L’évocation de cette intrigue ne serait pas fidèle si je ne parlais pas des intermèdes historiques très documentés, nous faisant jeter un regard critique sinon sur la « lutte des classes » au moins sur les difficultés à survivre dans le monde rural de l’époque, nous faisant appréhender la guerre avec humanité dans le sens où les morts ont de noms et des visages et la cruauté aussi.
Belle galerie de personnages au cours de presque 500 pages, à découvrir entre deux thrillers de nos jours, pour son originalité et la plume de son auteur ! »

 

Et puis si vous n’êtes pas convainçu alors lisez l’avis de Ge notre porte Flingue sur Le Garçon c’est ICI

L’exquis cadavre exquis, épisode 47


L’exquis cadavre exquis, épisode 47

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Épisode 47

by Patrick Ferrer

 

Prédations

 

— La ministre des Finances et celui de la Santé ? Tu es sûre ?

Max Lindberg écouta patiemment sa fille qui s’excitait de plus en plus au téléphone. Il savait, d’expérience, que, passé la puberté, la vérité ne sort que très rarement de la bouche des enfants, mais Louise avait l’air d’y croire.

— Bon, faudra que je voie ça. En attendant, assurez-vous de n’ouvrir à personne. Merci ma puce, tu as fait du super boulot.

Il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de fierté à l’idée que sa progéniture puisse démontrer des talents d’investigatrice et cela lui fit presque oublier le danger auquel il venait d’exposer sa fille et sa mère. Trois personnes avaient déjà été assassinées et un des flics sur l’affaire était à l’hôpital. Ces gens-là ne plaisantaient pas.

Il aurait dû appeler l’inspecteur Lerot. Ouais, c’est ce qu’il aurait dû faire. Voir deux ministres entrer dans le tableau compliquait fortement les choses. Et encore, c’était un euphémisme. Mais quel scoop ! Le genre de truc qui pouvait propulser sa carrière au zénith. Non, quel que soit le danger, il lui faudrait se débrouiller sans l’aide de la police. Garder ses cartes sous le coude. Et faire très, très attention où il mettait les pieds. Parce qu’il savait que la moindre erreur aurait des conséquences fatales, et pas seulement pour lui…

***

L’inspecteur Lerot donna un coup de frein brusque et la voiture dérapa sur la route de campagne avant de s’immobiliser dans le fossé. Qu’était-il en train de faire ? Fuir pour sauver sa peau ? Il tremblait encore à l’idée de la mort atroce à laquelle il venait d’échapper. Toutes les cellules de son corps criaient de mettre la plus grande distance possible entre ces deux tarés et lui. Ils n’allaient pas tarder à revenir et s’apercevraient que la voiture, et lui avec, avait disparu. Ses mains se crispèrent sur le volant. Non. Il réalisa qu’en fuyant, il abandonnait à son sort une femme innocente et qui sait quelle autre victime de ces sadiques.

Il ne pouvait pas simplement s’enfuir face au danger. Sans compter que ces criminels devaient connaître ceux ou celles qui tiraient les ficelles dans cette affaire. Il en avait encore des sueurs froides mais son agression était en fait ce qui lui était arrivé de mieux depuis le début de cette affaire tordue. Le puzzle commençait à prendre forme, la menace, d’abord diffuse, prenait un visage. Les criminels commettent des erreurs. Ils en font toujours. C’est plus fort qu’eux, comme s’ils désespéraient de se faire prendre, d’être reconnus par tous pour ce qu’ils avaient fait. Son boulot consistait simplement à ne jamais lâcher le morceau, comme un chien qui s’accroche à un os. C’était la seule façon de gagner face à ces tarés. Il ne devait pas lâcher cet os.

Il prit une profonde inspiration. Les idiots étaient tellement sûrs de leur coup qu’ils lui avaient laissé son téléphone. Il passa un coup de fil à la Crim’, demandant à ce qu’on envoie une escouade de la BRI le rejoindre à proximité de l’hôpital psy. De proie, il était redevenu le chasseur.

Il sourit en redémarrant la voiture et en cherchant un endroit protégé des regards d’où il pourrait apercevoir les estafettes noires portant le sigle de la brigade de recherche et d’intervention lorsqu’elles arriveraient. Pour la première fois depuis longtemps il remarqua que son eczéma ne le démangeait plus. En fait, il se sentait plutôt euphorique. Ces salopards ne se doutaient pas de ce qui les attendait…

Le boucher du terril de Elmor Hell


Le livre : Le boucher du terril de Elmor Hell. Paru le 09 juillet 2018 aux éditions Ravet-Anceau. 9€ ; (128 p.) ; 17 x 11 cm.  

4ème de couverture :

Été 1979. Julie et Claude se retrouvent sur le terril 132 à Villeneuve-en-Gohelle, lieu prisé des amoureux en quête d’intimité. En pleine étreinte, les amants sont dérangés par Bruno, le frère de Julie. Couteau à la main, le visage impassible, il assassine Claude puis se lance à la poursuite de Julie. Elle ne survivra pas. Un psychopathe est né. Retrouvé par la police, Bruno est enfermé dans un établissement psychiatrique. Près de trente ans plus tard, une heureuse coïncidence lui permet d’échapper à ses geôliers. Guidé par sa soif de sang, il prend le chemin du terril 132. Pasquier, un policier chargé de l’affaire en 1979, se jette à corps perdu dans la traque de ce meurtrier sanguinaire. Parviendra-t-il à éviter le massacre ?

L’auteur : Natif de la région parisienne, Elmor Hell a l’amour de l’écriture depuis l’adolescence. Amateur de polars et de littérature fantastique, il baigne aussi bien dans l’univers d’Edgar Allan Poe ou d’Howard P. Lovecraft, que dans le monde de Stephen King. Il apprécie depuis toujours les films d’horreur. Picard du côté maternel, il est marié à une ch’ti et père d’une petite fille. Il vit aujourd’hui au cœur du bassin minier du Pas-de-Calais. Avec Le boucher du terril, il signe son premier roman et rend hommage à sa région d’adoption et à son genre de prédilection, le slasher.

Extrait :
 « -Te voilà enfin ! fit Claude Capet en repassant la première. J’ai cru qu’il te laisserait jamais sortir ce soir.
Julie soupira.
-Il a intérêt à me foutre la paix , j’te l’dis ! Il est mal placé pour me donner des leçons. Mais , de toute façon , il est sorti , et c’est pas Franck qui va me dire quoi que ce soit , il est trop content que j’m’en aille pour se bécoter avec sa nouvelle nana.
Claude tourna au coin de la rue et prit la direction du chemin rural qui bordait un petit terrain vague en lisière du terril, dont la forme conique au loin se détachait sur le ciel noir étoilé.
C’tait souvent là que les jeunes aimaient se retrouver pour fumer des cigarettes, boire des 1664 et se tripoter en cachette.
-C’est quand même dingue que Bruno fasse autant sa loi comme ça, dans ta famille. Franck est l’aîné…Il devrait taper du poing sur la table. »

  

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Le boucher du Terril de Elmor Hell :

Alerte coup de cœur !

 

« Au nord c’étaient les corons ,

La terre c’était le charbon ,

Le ciel c’était l’horizon,

Les hommes, des mineurs de fond »

Impossible de commencer cette rubrique sans rendre hommage à mon nord natal avec cette magnifique chanson de Pierre Bachelet …

Dans le bassin minier du nord, Julie 16 ans, se prépare à sortir avec son amoureux, Claude 20 ans, pour fuir la misère quotidienne. Julie , dont le père est en prison après avoir battu sa maman, qui en était d’ailleurs décédée, vit avec ses frères et sœur. Mais surtout avec Bruno, qui depuis son plus jeune âge présente des troubles psychiatriques et des accès de violence sur les animaux en particulier.

Julie et Claude se rendent sur le terril, lieu de rencontre des adolescents en quête d’intimité. Tout se passe à merveille, le couple respire le bonheur. C’était sans compter Bruno qui, ce soir, avait envie de sang …

Le pauvre couple va en être la victime.

Bruno, sera donc interné. Jusqu’au jour, où, il parviendra à s’échapper …

Pasquier, flic, qui 30 ans plus tôt avait été chargé de l’enquête sur le meurtre du couple, est rappelé de justesse avant sa retraite …La traque commence .

Thriller digne de ce nom puisqu’il rassemble suspens, intrigue, tueur en série, victimes multiples …

Scènes parfois gores telles qu’on les aime ! Polar addictif !!!!!!

Pour ce premier roman , l’auteur signe un petit chef-d’œuvre ! Petit de part son nombre de pages mais pas par sa qualité !

L’auteur m’a initié à un nouveau genre pour moi, le slasher, un style qui met en scène les meurtres d’un psychopathe, généralement masqué, qui élimine méthodiquement un groupe de jeunes individus, souvent à l’arme blanche.

Digne d’un vrai film d’horreur, ce livre va vous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute et même après puisqu’une suite est sous-entendue pour mon plus grand bonheur .

Encore une fois , je souligne la qualité des ouvrages de cet éditeur ! je suis toujours subjuguée par ces polars en OR ou NORD !

Ps : ces deux dernières photos illustratives de la bande d’amis qui se retrouvent sur le terril typiquement chti comme évoqué dans le livre !

Jeu 5 épisode 20 : Votre librairie préférée avec La Griffe Noire


Souvenez-vous pour fêter les 30 ans de la Griffe Noire, je vous demandais de me présenter votre librairie. Celle que vous fréquentez, celle de votre cœur, une librairie indépendante où vous pouvez aller pendant vos vacances par exemple.

Aujourd’hui c’est Isabelle  qui va vous raconter une librairie

Car les 30 ans de la Griffe Noire c’est tout l’année et ça redémarre en septembre.


 

Coucou Geneviève,

j’espère que mon statut de flingueuse ne m’empêche pas de participer à tes concours

Je vais te parler non pas d’une mais de deux librairies que j’adore. Elles sont à l’opposé l’une de l’autre.

La première, c’est Le Grand Cercle, à Eragny (95).

 

Je vais m’y balader chaque semaine, ou presque. C’est une grande librairie indépendante, un endroit vaste et lumineux, ouvert aux rayons du soleil. Il est tenu par de vrais libraires spécialisés. Un jour, j’y ai cherché un roman de Maurice Genevoix dont je me souvenais vaguement du contenu (il en a tout même écrit une cinquantaine), et la libraire m’en a tout de suite donné le titre.

Elle publie un magazine gratuit qui met en avant les manifestations culturelles locales. C’est là que j’ai fait l’une de mes toutes premières dédicaces. J’en ai gardé un souvenir fantastique, je me suis retrouvée comme chez moi, entourée d’amis et de proches.

Petit à petit, Le Grand Cercle s’est ouvert à d’autres secteurs : musique, papeterie, presse, maroquinerie, déco… On peut le regretter. Mais la librairie reste son secteur d’activité principal.

Ma dernière visite date d’hier. J’ai pris quelques photos pour Collectif Polar et j’y ai retrouvé Frédérique-Sophie Braize, qui m’a dédicacé son dernier roman, Soeurs de lait, publié chez De Borée.

Voilà. La bise, Dame Geneviève.

PJ: un premier envoi avec les photos du Grand Cercle que j’ai prises, et avec Frédérique-Sophie en pleine action. je t’envoie dans un 2e mail  pour de la caverne.

LIBRAIRIE LE GRAND CERCLE

Centre Commercial Art de Vivre, 1 Rue du Bas Noyer, 95610 Éragny

tél : 01 34 30 48 00

http://www.legrandcercle.fr/

Terminus de Jonathan Theroude


Le livre : Terminus de Jonathan Theroude. Paru le 23 mai 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18€ ; (221 pages) ; 12,9 x 1,3 x 19,8 cm.


4ème de couverture :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence. Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être… Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps. La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment. Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

L’auteur :  Un profil atypique. Autodidacte, il se définit comme un « gamin des cités» . « De mes souvenirs, personne ne lisait dans ma famille. Cela m’est venu vers l’âge de dix ou onze ans. Le tout premier ? Jules Verne !» Une évidence pour cet enfant à qui l’on répétait souvent qu’il était sur la lune ou dans les nuages. «Le chemin a été long et il y a quatre ans, je me suis lancé un défi qui est devenu un projet. Écrire ! Mais pour cela, j’ai dû travailler d’arrache-pied, moi l’ancien gamin paumé, non diplômé ! »
Extrait :
« Tu te souviens comme on était connes à l’époque. On était tellement impatiente d’avoir nos règles que le jour où c’est arrivé, on a cru que c’était le plus beau jour de notre vie ! En vrai, je suis sûre que c’est une connerie que l’homme a inventée pour nous faire chier ! »

 

Les Lectures de Maud :

« Terminus » de @Jonathan Theroude


Un très bon premier roman où l’on suit l’évolution de Vincent des enfers vers la lumière. Une histoire très captivante, on s’attache très vite à ce personnage principal qui, à cause de ses bêtises, a tout perdu et a sombré. Ce retour à la vie est très bien exploré et très bien amené. Le lecteur est imprégné par la vie de Vincent, il ressent sa volonté de remonter la pente. Les flash-backs permettent aux lecteurs de comprendre le pourquoi il en est arrivé là.
De multiples événements vont effectivement faire basculer la vie de Vincent, certains mériteraient d’être légèrement plus approfondis afin que l’on comprenne l’impact sur Vincent et sur sa vie.
Une écriture addictive et soignée, on est entraîné dans cette lecture. Une fin qui, comme je l’avais souligné pour Sandrine Colette, très originale où je trouve que soit on en dit trop soit pas assez, mais qui reste très inattendue et surprenante. L’auteur a habilement su emmener son lecteur à vouloir tout connaître de Vincent. Un très bon premier livre.

Je remercie les @Editions Nouvelle Bibliothèque pour leur confiance et vous souhaite bonne lecture.

L’exquis cadavre exquis, épisode 46


L’exquis cadavre exquis, épisode 46

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

 

Episode 46

by Nathalie J.-C.

Enquêtrice du dimanche

 Blanchard devenait incontrôlable ! Après avoir mis un contrat sur la tête de Fantômette, il avait pris la route pour rejoindre les stupides Tchèques qui, sur ses ordres, avaient enlevé un flic ! Rien que ça ! Mais qu’est-ce que Blanchard avait dans la tête ? Evidemment, pensa-t-il, amer, Blanchard n’était que son demi-frère, et ce n’était pas du côté « demi » que se trouvait l’intelligence !

Il se remémora comment cet engrenage avait démarré lorsque, au pied levé, Camille avait remplacé l’un de ses collègues journaliste pour couvrir un débat sur le budget alloué à la CHAFEA (Consumers, Health, Agriculture and Food Executive Agency[1]). Malheureusement, Lalande avait appris bien trop tard la présence de son ex-belle-fille à Bruxelles, où se tenait l’événement. En effet, lors de la pause entre les débats, Camille avait croisé son regard alors qu’il échangeait quelques mots avec ses comparses les plus influents… Ce qu’il y avait lu était tout à la fois un mélange de surprise, de dégoût et de soupçons. Nul doute, pour cette fouille-merde, que la présence de son ex-beau-père à cette réunion cachait des agissements louches ! A cet instant, il avait su qu’il faudrait l’éliminer, ses récentes trouvailles sur les finances du Museum lui ayant confirmé à quel point elle pouvait se révéler dangereuse et efficace…

***

Papa lui avait dit de s’enfermer avec Mamie. Mais il n’avait pas précisé qu’elle ne pouvait pas faire venir un copain ! Avec l’accord de Mamie, oubliant toutefois de lui faire part des inquiétudes de son père, Louise appela François, un copain de classe féru de jeu vidéo et lui demanda de la rejoindre avec son portable : elle avait « un p’tit truc à lui demander » !

Une fois François arrivé, elle lui expliqua, en quelques mots, l’aventure d’Amanda et son possible rapport avec la clé USB, qu’elle demanda à François d’analyser sur son portable. Une fois insérée, la clé s’ouvrit sur un dossier rempli de photos. On y voyait une assemblée réunie dans un cocktail. Décontenancés, les deux ados parcouraient les photos. La journaliste semblait s’être particulièrement attardée sur un groupe de cinq personnes, en grande conversation dans un coin discret de la salle. Des cinq personnes, deux étaient de dos. L’une des autres avait fini par repérer le manège de Camille, parce que son visage, sur la dernière photo, pointait un regard furibond sur l’objectif. A côté de lui, une grande et mince dame en tailleur penchait la tête vers un petit moustachu chauve à la bedaine proéminente. Instinctivement, les deux ados surent qu’il fallait concentrer les recherches sur eux…

– Tu ne pourrais pas passer les photos dans un logiciel de reconnaissance faciale ? lança-t-elle, pleine d’espoir.

– Meuf, sérieux, t’as cru que je m’appelais Pénélope Garcia, ou quoi ?

A cet instant, Mamie Aline débarqua, traînant dans son sillage une délicieuse odeur du moelleux au chocolat.

– Vous faites un devoir d’économie, les enfants ? interrogea-t-elle en fixant l’écran du portable.

– Non, Mamie, pourquoi tu demandes ça ? répondit Louise, surprise.

– Ah ben parce là, je vois la ministre des Finances, dit-elle en pointant son doigt sur l’élégante jeune femme de la photo. Et tenez, ajouta Mamie, le monsieur à qui elle parle, là, c’est notre ministre de la Santé ! Qui ferait bien de faire un petit régime, si vous voulez mon avis.

[1] l’Agence exécutive pour les consommateurs, la santé, l’agriculture et l’alimentation

Enragés de Pierre Gaulon


Le livre : Enragés de Pierre Gaulon. Paru le 14 mai 2015 chez Fleurs sauvage. 16€80 ; (235p.) ; 13×20 cm

4 eme de couv :

Et si les histoires de zombies n’étaient que des jeux de miroirs ? Et si le plus effrayant se révélait être au fond de nous ? Jouant avec les codes du récit horrifique, le talentueux Pierre Gaulon (La mort en rouge, Blizzard…) nous livre ici un ouvrage haletant, misant aussi bien sur la psychologie de ses personnages que sur la probabilité des faits. Un grand thriller, doublé d’un excellent roman.

 

 

 

L’auteur : Né en 1983 et demeurant à Pélissanne (dans les Bouches du Rhône), Pierre Gaulon auto-publie d’abord, en 2006, un écrit dérangeant sous fond de crise existentielle : Tendres Tortures. La mort en rouge, publié chez City, constitue son deuxième roman. L’ouvrage est un tel succès qu’il sera repris en collection Pocket. Noir Ego, toujours chez City, confirme le talent de cet auteur dont l’année 2015 s’avère riche de sorties, telles que sa participation au recueil Silencieuse Et Perfide (Fleur Sauvage), le premier tome de la saga Blizzard (Mnémos) « ou le mordant Enragés (Fleur sauvage)

 

Extrait :
« L’originalité de l’habitat l’avait tout de suite séduit. Sa superficie de quarante mètres carrés fractionnés en une petite chambre, une salle d’eau et salon / cuisine était largement suffisante pour lui… et pour Bingo bien sûr qui s’était appropriée une petite place dans un angle de la pièce principale. Près du radiateur évidemment. La maison possédait une cour intérieure enclavée par les murs de trois maisons. Certes, on n’aurait pas pu y installer une chaise longue en été tant les murs des voisins cachaient le soleil, mais le jardinet demeurait indispensable pour donner un peu d’air à Bingo. Souvent, ses amis lui demandaient comment il parvenait à vivre six pieds sous terre. Un copain lui avait même déclaré qu’il aurait eu l’impression de s’enfermer dans un caveau. Louis répondait alors en plaisantant : « C’est la version moderne de la chambre de bonne, à part que la pièce ne se situe pas sous les toits mais dans la cave ! ». »

La petit avis de Kris

ENRAGÉS – Pierre Gaulon

« Premier jour de l’avent. La canicule frappe le sud de la France. Louis passe une vie paisible dans son studio avec sa chienne Bingo. Un emploi stable, des projets de vie de famille, rien ne semble pouvoir troubler son bonheur. Pas même la tentative de morsure de « Freddy », le mendiant aux ongles longs sur le parking d’un supermarché, ni même l’horrible vision de l’accident de voiture sur son trajet quotidien.
Mais les coups frappés à sa porte au milieu de la nuit vont bouleverser ses convictions et le propulser au sein même de l’horreur.
Epidémie ? Arme chimique ? Pourquoi les hommes deviennent-ils… enragés ? »

Matiné de Walking Dead , ce roman est surtout axé sur les réactions que le citoyen lambda peut avoir face à une pandémie. Il éclaire bien, aussi, sur ce qui se cache au fond de chacun de nous .

Plus qu’un roman, ce récit force à se poser la question « Et nous, comment réagirions nous ?

Une lueur d’espoir se dessine à la fin et tout comme les deux précédents romans de Pierre que j’avais dévoré (Noir Ego et La mort en rouge) on retrouve bien la « patte » de l’auteur.

 La version papier d’Enragés n’est plus disponible vous pouvez vous rabattre sur la version e-book

Le festival sans Nom : Les jurées du prix littéraire


Depuis l’an dernier le festival sans nom c’est doté d’un prix polar

Cette année encore j’ai la chance, l’honneur et la joie de faire partie de celui-ci

Aussi avant hier je vous présentais les roman en lice pour ce prix

Ce soir je vous présente rapidement mes amis jurées

Voici la composition du jury 2018 :

Président du jury : Yvan Fauth, membre de l’organisation et blogueur : EmOtionS

Hervé Weill, membre de l’organisation et blogueur : Passion bouquins

Luc Widmaier, membre de l’organisation et libraire chez Bisey à Mulhouse

Caroline Noel, membre de l’organisation et blogueuse : Carobookine

Michael Corbat, libraire à lEspace Culturel E. Leclerc de Belfort

Léa Guignery, blogueuse : Léa Touch Book

Nathalie Mota, blogueuse : Sous les pavés… la page

David Smadja, blogueur : C’est contagieux !

– Gwendoline Weiss, blogueuse à Le bouquin ivre

Frédéric Fontes, blogueur : 4deCouv

– Sofia Herwédé, lectrice et Flingueuse chez Collectif polar

Geneviève Van Landuyt, coordinatrice du comité de sélection des romans policiers du réseau des bibliothèques parisiennes. Et blogueuse : Collectif polar

Je vous rappel les 8 polars en lice

BARBARA ABEL : Je t’aime (Belfond – mai 2018)

HERVE COMMERE : Sauf (Fleuve – mars 2018)

R.J. ELLORY : Les fantômes de Manhattan (Sonatine – juin 2018)

DOMINIQUE MANOTTI : Racket (Les Arènes – avril 2018)

MICHAEL MENTION : Power (Bragelonne – avril 2018)

JEAN-BERNARD POUY : Ma ZAD (Série noire – janvier 2018)

NIKO TACKIAN : Fantazmë (Calmann-Lévy – janvier 2018)

DANIELLE THIERY : Féroce (Flammarion – mars 2018)

Le prix sera remis lors de la soirée d’inauguration du vendredi 19 octobre 2018.

Le public découvrira celui-ci le samedi 20 à l’ouverture du festival

Et…Comme dirait mon ami Yvan, initiateur et président de ce prix :

« Huit romans qui représentent bien la grande variété des styles qu’on retrouve dans le monde actuel du polar, du thriller et du roman noir (qu’importe le nom). Une large et belle palette du noir. »

Alors je vous le dis chers zamis polardeux,

Nous allons avoir du mal à départager ses 8 romans en lice

Personnellement j’ai décidé, je donnerai mes points au auteurs qui m’aura fait la plus belle offre.

Mais non je rigole, car j’ai déjà une petite idée de mon classement…

Mais je ne dirai rien, vous vous en doutez bien !

Lien vers le site officiel du Festival sans nom

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A suivre, et en espérant vous voir à Mulhouse du 20 au 21 octobre 2018 !

La Rage de Zygmunt Miloszewski 


Le livre : La Rage de Zygmunt Miloszewski, traduit par Kamil Barbaski. Paru le 08/09/2016 aux éditions Fleuves éditions dans la collection Fleuve noir.  21.90€ –   epub 15.99€  Réédité en poche chez Pocket  8.30€  ; (576 pages) ; 11×17 cm

 4ème de couverture :

« Un cadavre brûlé par des armes chimiques est retrouvé sur un chantier polonais. Les résultats de l’autopsie sont stupéfiants : certains membres prélevés sur place n’appartiennent pas au corps de la victime. Absorbé par cette étrange affaire, le procureur Teodore Szacki néglige une plainte pour violences conjugales. Il en prend conscience trop tard : la plaignante a été grièvement blessée. Son mari est découvert quelques jours après, vivant, mais la langue et les cordes vocales sectionnées… Mis en cause par sa hiérarchie, le magistrat voit sa carrière menacée, lorsque sa propre fille est enlevée à son tour. Il sent alors monter en lui la rage. Et une inextinguible soif de sang, capable d’emporter même le plus droit des justiciers… »

 

L’auteur : Zygmunt Miłoszewski est un écrivain, journaliste et scénariste polonais, né à Varsovie le 08/05/1976. Il amorce sa carrière professionnelle en 1995 au quotidien populaire « Super Express » où il est pendant des années chroniqueur judiciaire. Il travaille également pour l’édition polonaise de « Newsweek » (où il a tenu une chronique sur les jeux vidéo) de 2003 à 2008.
Il commence à publier des nouvelles et des romans en 2004. En 2005, il publie son premier roman d’horreur, L’Interphone (Domofon), très remarqué par la critique, puis il enchaîne les succès, notamment avec une trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodor Szacki.
La trilogie est composée de Les impliqués (Uwikłanie, 2007), adapté au cinéma en 2011, Un fond de vérité (Ziarno Prawdy, 2011), adapté au cinéma en 2015 et La Rage (Gniew, 2014).
Inavouable (Bezcenny), un thriller, récit sur la recherche d’œuvres d’art perdues durant la Deuxième Guerre mondiale, a été publié en 2013.
Récompensé par plusieurs prix dans son pays, il a été finaliste en France du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du Polar à Cognac, et du prix du Polar européen du Point pour Les impliqués, en 2014.
 Extraits : 
« Il est utile de rappeler que le roi de France en personne, Louis IX le Prudhomme, plus connu sous le nom de Saint Louis, a été bouilli à Tunis après sa mort, et dans du vin qui plus est. On peut aujourd’hui admirer ses os dans des reliquaires, je ne sais plus où. »
« C’était vrai, le procureur Teodore Szacki savait que rien n’apparaissait jamais dans les bases de données officielles. Les flics avaient leur propre système national d’informations de la police. Le parquet avait le sien, LIBRA, parce que aucun petit malin ne s’était dit que les divers organes judiciaires du pays devraient avoir un seul et unique circuit sanguin. Ou plutôt, un petit malin s’était dit que, plus il y aurait de systèmes et d’appels d’offres, plus la probabilité qu’il finisse son mandat les poches vides était faible. De plus, tous ces systèmes étaient curieusement démembrés, incompatibles et disjoints. Si la nature avait été aussi sotte, chaque partie du corps humain aurait eu son propre cœur, son estomac et ses poumons, et il aurait fallu nourrir chaque partie séparément, en enfonçant des morceaux de steak dans les genoux et dans les coudes. On avait de la chance si les différents parquets de districts réussissaient à relier leurs systèmes en un seul au niveau régional, mais parfois, ça restait un vœu pieux. Ce qui signifiait qu’il suffisait à un tueur en série de changer de région à chaque meurtre pour que personne ne relie jamais ses crimes entre eux. »

 

 La chronique jubilatoire de Dany

La Rage de Zygmunt Miloszewski 

Alors qu’il s’agit là du troisième roman de la série « Teodore Szacki », c’est le premier que je lis de cet auteur. Après les polars nordiques, je crois sincèrement qu’il va falloir compter avec les polars polonais. Il pleut à Olsztyn, au nord-est de la Pologne, il y neige aussi et parfois il y a des morts étranges : on y pratique la dissolution au Destop ! L’enquête est menée par un Procureur qui voudrait bien endosser le costume du vengeur pour assouvir sa rage, mais qui est freiné par son éthique et son adjoint. Et si le tueur en série était lui aussi un vengeur en série. Par son prologue volontairement ambigüe, l’auteur se joue du lecteur avec une bonne dose d’humour (le légiste ne s’appelle pas Frankenstein pour rien) et des personnages attachants, sur fond de combat contre les violences faites aux femmes. Un rythme soutenu pour une action passionnante qui s’étale sur cinq semaines, où chaque jour est introduit habilement par un rappel éphéméride situant la Pologne dans le contexte mondial et traduit de façon fort plaisante.
J’ai beaucoup aimé cette ambiance de ville où l’architecture raconte l’histoire de la région, passée sous des dominations diverses, c’est d’ailleurs l’une des découvertes de ce roman et ces embouteillages improbables au milieu de (presque) nulle part. Et en conclusion, que dire de la réflexion à mener sur les risques de l’apparition d’une dictature masquée par des excuses humaniste !

Mention toute spéciale au traducteur qui entretient une solide amitié avec l’auteur, ce qui ajoute à la qualité de la version française … Tous deux au demeurant très sympathiques !

Lu en version numérique.

 

 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 45


L’exquis cadavre exquis, épisode 45

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 45

by Frédéric Fontès

C’est une forme de magie

 

“Rien n’est miraculeux. Si l’on apprend ce que sait le magicien, il n’y a plus de magie.”

Richard Bach, Le messie récalcitrant.

♫♪ Is this the real life? Is this just fantasy? Caught in a landslide, no escape from reality. Open your eyes, look up to the skies and see ♫♪

Cela fait des jours que je me passe en boucle ma playlist Deezer. La musique est devenue pour moi le seul moyen de ne pas devenir légèrement dingue.

J’ouvre les yeux et je me lève après les 5 minutes 53 secondes d’écoute de cette merveille composée par Freddie Mercury.

Il est temps pour moi de revenir à la vie.

Si je voulais survivre, je n’avais pas d’autres choix. Je devais offrir un leurre. Devenir une victime et disparaître de la ligne de mire de cette tueuse implacable lancée à mes trousses. En parcourant sur internet les sites d’actualités, j’ai découvert que les enquêteurs l’ont surnommée Fantômette ! Quel drôle de hasard… J’ai lu récemment à la fille d’une voisine le dernier tome des aventures de cette héroïne, publié il y a quelques années seulement : Fantômette et le Magicien.

Étonnant, non ? Moi, dont deux des livres de chevet sont Robert-Houdin, Confidences d’un prestidigitateur et L’homme qui disparaît de Jeffery Deaver.

La prestidigitation m’a souvent rendu de nombreux services dans le cadre de mon travail. Elle m’offrait sur un plateau un nouvel angle de vue pour appréhender certains problèmes qui se présentaient à moi. Au fil des années, j’ai aiguisé mes sens et développé ma capacité à voir les choses cachées, et à anticiper. Rien de tel, pour démasquer des tricheurs que de détecter les « misdirections » qu’ils sèment. Ou d’en créer de toutes pièces pour les amener à jouer le jeu dont j’ai édicté les règles.

Dans mon cas, pour disparaître, il a fallu que j’applique les précieux conseils du magicien Dave Lewis que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années : pour étudier un tour, il faut partir de l’effet final, le moment impossible à expliquer. Et remonter dans le temps la séquence du tour. Se concentrer sur les détails dont on est certain, et chercher les indices qui composent le tableau de ce grand final. Figer dans le marbre ce moment, en s’appuyant sur le visible pour ainsi comprendre l’invisible.

Cet effet final ? Ma mort en est le premier acte. Avec assez d’éléments pour la rendre parfaitement incontestable. Maintenant, il est temps que je revienne sur le devant de la scène…

Dehors, le vent tourne. Dans le reflet du miroir, pour la première fois depuis longtemps, je vois…

Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat


Le livre:  Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat, paru le 12 avril 2018 chez Plon collection Sang neuf. 17€90, 324 pages.  13,4 x 2,8 x 20,3 cm.
 
4ème de couverture:
 
 Un meurtre sordide à Paris. Un jeune flic et une jeune journaliste. Tous deux ont moins de trente ans et doivent faire face à une enquête compliquée. Nos deux bleus partent à la chasse au tueur et se font avoir. Des erreurs de jeunesse qui pourraient avoir des conséquences fâcheuses. Mais ils sont têtus. Ils ne lâchent pas l’affaire…Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La brigade criminelle est sous pression. Il faut dire que tous les ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent et une presse qui se déchaîne.
Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est tout de suite plongé dans le grand bain. Il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir des démons oubliés.
Les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête, tandis qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre. Ils vont finir par se laisser emporter dans une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Les auteurs:  Marie Talvat et Alex Laloue ont tous deux vingt-huit ans. Couple à la ville comme à la plume, ils signent ici leur premier roman. Après des études de journalisme et de médiation culturelle, Marie s’est fait connaître sur YouTube avec sa chaîne  » L’Instant inutile  » (près de 40 000 abonnés). Quant à Alex, il a démarré il y a peu une carrière de policier au sein de la prestigieuse police judiciaire parisienne.
Extrait:
On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie

 

Le OFF de OPH

« Comme des bleus » de Alex Laloue et Marie Talvat chez Éditions Plon Sang Neuf: Itinéraire d’un futur succès littéraire.

Voilà une lecture qui me tenait particulièrement à cœur… Quand j’ai vu Alex au détour des allées de St Maur en Poche, je me suis demandée ce qu’il faisait là! Je l’avais perdu de vue depuis deux ans environ. Et pourtant… Nous nous sommes connus en 2012 lorsqu’il a fait sa formation de réserviste.Je l’ai ensuite aidé pour l’oral du concours de gardien de la paix (il avait le potentiel et juste quelques détails à travailler pour l’oral)… Je garde d’Alex l’image d’un touche à tout, capable de beaucoup de choses. Mais de là à l’imaginer auteur!
Pourtant il signe ici son premier roman avec sa chère et tendre Marie, et quel roman.

« Comme des bleus » est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité.

A la suite d’un assassinat sordide, Alex et Marie nous entrainent à la suite d’ Arsène alias Lupin, jeune flicard au 36 et Pauline, jeune journaliste d’investigation. Les deux se remettent d’histoires sentimentales difficiles et se noient dans les bras des premiers venus pour oublier une solitude que ni les réseaux sociaux, ni le travail ne peuvent combler.
En cherchant à faire la lumière sur ce crime odieux, ils nous offrent leurs points de vue d’une enquête mais aussi des relations humaines et nous achèvent avec un final surprenant.
L’intrigue est bien construite, pas de temps mort, une narration rythmée par des chapitres qui alternent la vision de « Lupin » et la vision de Pauline, chacun nous apportant, outre l’avancée des investigations, leur vision d’une société « mac do »: une société de consommation rapide, le regard sur leur génération, le développement des relations virtuelles qui a entraîné l’incapacité chronique à échanger avec ces semblables IRL, le poids des générations précédentes.

« On est une belle brochette de jeunes cons qui débarquent dans la vie avec l’ambition de tout bouffer et le manque d’expérience de ceux qui n’ont jamais eu une seule assiette devant eux. […] On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie […]
On fait parti de la génération Y, parait-il. Je pense surtout qu’on fait partie d’une génération pour qui tout est plus facile. On chope sur internet, on fait du shopping sur son smartphone, mais le moindre contact humain nous effraie […] »

L’écriture est jeune mais pas dans le sens péjoratif du terme, elle est fraîche, percutante, différente de ce que l’on a l’habitude de lire avec des auteurs plus âgés (attention on ne se vexe pas!). Elle est de grande qualité et en cohérence totale tant avec l’histoire qu’avec le contexte temporel. Elle colle à l’âge des personnages, à leur état d’esprit, à ceux qu’ils sont.
L’alternance de narrateur sur les chapitres permet de s’imprégner des personnalités de chacun des personnages et d’avoir une double vision de l’enquête et de leurs sentiments. Et si je connais moins Marie, en revanche je peux vous garantir qu’il y a beaucoup d’Alex en Arsène « Lupin ».
D’ailleurs ce jeune « bleu » et sa douce Pauline sont des personnages qui vous marqueront, car le reflet fidèle de leur génération. Alex et Marie leur ont donné vie comme Gepetto a pu le faire avec Pinocchio: ils sont palpables, visibles, touchants, et il est difficile de les quitter une fois le roman refermé.

« De cigarette en cigarette, Arsène me raconte tout ça sans filtre. Pris dans son histoire, je crois qu’il ne remarque même pas qu’il vient, en passant, d’avouer qu’il m’a déjà déshabillée plusieurs fois en pensée. Sa candeur a quelque chose de rafraîchissant. Après tout, qui sont-ils ces chorégraphes des sentiments qui ont décidé que la danse de l’amour devait répondre à la loi du secret? … »

Cette lecture m’a fait rire, sourire, pleurer… Je ne peux que féliciter Alex pour sa description du monde « police », tellement fidèle à la réalité.
Merci Alex et Marie pour ce beau roman qui fait son entrée dans mon top 10 des lectures 2018, pas par amitié non, mais par sa grande qualité.
Ecrire à quatre mains n’est pas un exercice facile. la manière dont vous avez choisi de le faire donne force et originalité à votre roman. Il me tarde de lire la suite maintenant!

Ce premier roman de la nouvelle génération est à découvrir!!!

1984 de George Orwell


1984 de George OrwellLe livre : 1984 de George Orwell. Traduit de l’anglais par Josée Kamoun. Paru le 25 mai 2018 aux éditions Gallimard dans la collection Du monde entier.  21€ ; (369 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Année 1984 en Océanie. 1984 ? C’est en tout cas ce qu’il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d’être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n’est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n’y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot « libre ». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l’insoumise Julia et tous deux vont tenter d’intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille…

Le célèbre et glaçant roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction, plus directe et plus dépouillée, qui tente de restituer la terreur dans toute son immédiateté mais aussi les tonalités nostalgiques et les échappées lyriques d’une œuvre brutale et subtile, équivoque et génialement manipulatrice.

L’auteur : Écrivain, chroniqueur et journaliste politique, George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, est né en Inde en 1903 et mort à Londres en 1950 des suites de la tuberculose. Son œuvre riche et variée porte la marque de ses engagements. Il entendait faire « de l’écrit politique un art » et dénonça dans ses ouvrages, notamment 1984 et La ferme des animaux, les désordres politiques du XXe siècle, les dérives du totalitarisme et les dangers de la manipulation mentale.

 

Extrait :
« Quelquefois, il lui est même possible de rediriger sa haine par un sursaut de volonté. C’est ainsi qu’au prix de l’effort violent avec lequel on s’arrache à l’oreiller pour échapper à un cauchemar, il est parvenu à transférer sa détestation de la face sur l’écran à la fille brune derrière lui. D’intenses, de somptueuses hallucinations lui traversaient la cervelle. Il la cognerait à mort à coups de matraque. Il l’attacherait nue à un poteau et la criblerait de flèches tel un saint Sébastien. Il la violerait en l’égorgeant à l’instant de l’orgasme. Il a compris mieux que jamais pourquoi il la hait. Il la hait parce qu’elle est jeune et jolie et asexuée, parce qu’il a envie de coucher avec elle et n’y arrivera jamais, parce que autour de sa taille adorablement souple qui invite à l’enlacer, elle porte l’odieuse ceinture rouge, agressif symbole de chasteté. »

 

 

Le post-it de Ge

Je ne pouvais pas manquer la réédition et retraduction de 1984, non ma curiosité a été la plus forte. Aussi j’ai relu ce classique de la science fiction, 35 ans après ma première lecture de ce chef d’oeuvre de George Orwell. Je l’ai relu dans sa nouvelle version

Dans une dystopie placée sous un contrôle étatique totalitaire, Winston Smith, un employé du ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, le jeune homme cherche l’amour et la liberté. Une nouvelle traduction du roman d’anticipation.

Oui une nouvelle traduction de ce classique de la science-fiction. Le travail important de Josée Kamoun (traductrice de Philip Roth entre autres) a été souligné unanimement par la presse, donnant un éclairage nouveau sur le texte de George Orwell.

Une relecture essentielle de ce monde futuriste et totalitaire où Big Brother répète que la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, et l’ignorance, la force.

Pour autant je ne renie pas la première traduction où Amélie Audiberti avait eu la très bonne idée de laisser « Big Brother » et de ne pas le traduire. C’est sans doute ce « Big Brother » qui a plus à de la jeune fille que j’étais  et qui a parmis le succès de 1984, « Grand Frère » aurait cassé le mythe à n’en pas douter !

Une réédition qui devrait tous nous incité à relire ce titre phare de la littérature d’anticipation simplement  parce que George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.

Mais la bibliothécaire que je suis, ne vous en voudra pas si vous reprenez l’ancien livre de poche.

L’exquis cadavre exquis, épisode 44


L’exquis cadavre exquis, épisode 44

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 44

 

By Lucienne Cluytens

Le dieu des flics existe, je l’ai rencontré !

Une suée inonde le corps de Sebastián. La voix de Pavel clamant : «Coucou mon trésor, on arrive» vient de ruiner tous ses espoirs de se délivrer de son piège mortel. Quand il avait senti, posé verticalement contre la paroi du coffre de la voiture, un objet dur et plat, recouvert d’un bout de tissu que ses pieds entravés avaient fait glisser, il s’était contorsionné pour amener une de ses jambes tout contre afin d’en déterminer la nature. Il avait alors laissé tomber sa jambe un peu rudement dessus, entaillant son pantalon et son mollet. Il avait poussé un cri, étouffé par le bâillon. C’était une lame ! Il avait alors pensé à un genre de machette, oublié dans le coffre, autant dire le salut. Et voilà que les deux Tchèques revenaient, animés d’intention on ne peut plus homicides, l’odeur de l’essence qu’ils amenaient avec eux ne laissait planer aucun doute.

Un déclic et la porte du coffre se déverrouilla. Sebastián comprit que sa carrière s’arrêtait là, c’en était fini de lui. Et cette odeur d’essence ! Cramé, il allait mourir cramé.

C’est alors que, comme le clairon de la cavalerie lors des attaques d’Indiens dans les films de Far-West, le portable d’Anton sonna à nouveau. Le coffre entrouvert ne s’ouvrit pas. Pavel attendait visiblement le résultat de cet appel. Sebastián entendit des oui, oui, espacés puis la voix de Pavel qui interrogeait son frère :

– Alors ?

– C’est le boss. Il veut interroger le flic. Il est en route. Il sera là dans quelques heures.

– Fait chier. Y’a rien à faire ici, y’a même plus rien à boire. Qu’est-ce qu’il veut savoir, ce con ?

– J’en sais rien, il ne m’a pas fait de confidence. Je vais aller au village chercher du ravitaillement. Toi, tu surveilles le flic, ajouta-t-il avec un gros rire, des fois qu’il lui prendrait l’idée de se barrer.

– Tu fais chier, je suis pas le larbin. Je viens avec toi. Avec les nœuds que je lui ai faits, il ne peut même pas bouger le petit doigt.

Sebastián entendit les voix des deux frères s’éloigner de plus en plus. Sa deuxième chance était que Pavel, sous le coup de sa déconvenue, n’avait pas reclaqué la porte du coffre. Sans perdre une minute, il commença les manœuvres pour se libérer : positionner les cordes entre ses pieds au-dessus de la lame, cisailler avec une prudence extrême pour pas que la lame glisse et se mette à plat. Il suait de grosses gouttes mais il tenait bon, il allait s’en sortit.

Après avoir délivré ses jambes de leurs liens, il put se retourner plus facilement dans le coffre pour présenter ses poignets à la lame salvatrice. Une exaltation étrange l’avait envahi. Il était protégé par le dieu des flics. Il avait une chance, il n’en aurait pas deux. Aussi, malgré son impatience, il se contraignit à prendre les plus grandes précautions pour tenir la lame droite tout le temps de sa délivrance.

Lorsqu’il sortit du coffre, il pleurait de bonheur. Et là, tandis qu’il s’employait à se dérouiller les jambes, son regard s’hallucina : les clés de la Mercédès s’offrirent à son regard, posées sur un genre de rayonnage fixé dans le mur du garage. Anton avait dû les déposer machinalement là avant de répondre au téléphone.

 Si je n’étais pas un athée convaincu, je croirais en la providence divine. Bénis soient les cons ! Pensa-t-il en enclenchant la clé pour démarrer le moteur.

Juste après ta mort – Christophe Gresland


Le livre : Juste après ta mort de Christophe Gresland. Paru le 2 juin 2018 aux Editions Incartades.  20 € ; (401 pages) ; 22 x 14,5 cm

4ème de couverture :

En pleine nuit d’été, un terrible incendie criminel détruit les locaux du quotidien Le  Temps, attentat dont est victime Marc Wrinkler, son rédacteur en chef adjoint. Le journaliste renommé laisse derrière lui une femme, Marie, dont il était séparé, mais aussi Florence Daubigny, sa spectaculaire maîtresse.

L’attentat touche en plein cœur la presse nationale et risque d’avoir de terribles répercussions pour le gouvernement français, qui mobilise ses meilleures équipes pour trouver les responsables.

Mais Antoine Delcourt, avocat à succès et meilleur ami de Wrinkler, reçoit des mains de Marie un message de l’au-delà du journaliste. Wrinkler se savait menacé car il menait une enquête à haut risque impliquant dans un scandale politico-financier international une des plus hautes personnalités de l’Etat.

Dés lors, Delcourt, courant après le temps, va tenter de renouer les fils du passé de son ami, un homme aux mille tentations dont les fréquentations ne pouvaient que menacer son existence…

 

L’auteur : Christophe Gresland, devenu chef d’entreprise après une carrière dans l’assurance, est un lecteur compulsif. La tête remplie de l’univers des 10 000 livres qu’il a déjà lu, il se prend au jeu de l’écriture. Lecteur et conseiller littéraire aux Presses de la Cité pendant 6 ans, il crée le site Le Tourne page, avec pour objectif de faire la promotion de la lecture et du livre en général. Juste après sa mort est son cinquième roman.
Extrait :
«  – Ok Ok ! Jette un coup d’œil sur les fichiers que se trouvent sur la clé. Ces gens sont à considérer avec attention…Si tu en vois un qui pointe le bout de son nez, tu te mets immédiatement en mode alerte maximum, compris ?
Il balance la cigarette à moitié fumée dans son verre à whisky.
–          Bon, arrêtons les pleurnicheries, il est temps que je te quitte, Antoine… Pour toujours ? Mmmmm…j’ai un petit doute, peut-être qu’on se retrouvera là-haut… (Il dresse son index vers le plafond.) Ou plus probablement de ce côté-là… (il oriente son pouce vers le plancher.)
Wrinkler envoie un grand signe d’adieu à la caméra puis il se penche et la vidéo s’interrompt, laissant Delcourt pétrifié. Ses pensées et ses sentiments sont à cet instant si confus qu’il en ressent un malaise physique…Veiller sur tes deux femmes, mon vieux ? Mais tu me refiles une tâche de merde ! Les protéger ? Mais de quelle menace ?  Quand ? Et pour quelle raison ? »

 

L’accroche de Miss Aline

Juste après ta mort – Christophe Gresland

 

Marc Wrinkler retourne au bureau où il a oublié son Mac et tombe sur un incendiaire. Pourquoi veut-on brûler son bureau ? Il en a une vague idée et cette idée partira en fumée avec lui.

Antoine Delcourt va hériter bien malgré lui de la « vague idée ». Il n’a pas vraiment le temps de pleurer son meilleur ami. Ce dernier lui a confié une mission : veiller sur ses deux femmes car la menace est là. Antoine va devoir fouiller pour savoir de quoi il retourne et venger son meilleur ami.

Il va mettre à jour un  scandale politico-financier qui ne te scandalise pas tant que ça : ainsi va le monde … malheureusement !

Par contre, tu es marqué par cette amitié indéfectible qui force le respect. Aller au bout, tenir ses promesses, être là pour ceux qui restent, effacer ta propre peine pour soutenir les autres.

Lors de ta lecture tu es frappée par le contraste entre ces deux hommes. L’un se livrant à toutes les addictions, l’autre ayant une vie rangée. L’un papillonnant, l’autre fixant sa vie en oubliant son amour de  jeunesse. Et pourtant une amitié forte les lie. Ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?

La lecture se fait au rythme des recherches d’Antoine : pas à pas,  méticuleuse, en observation. Le tout dans une fluidité qui ira crescendo sur la fin.

Erreur que de penser que l’affaire va suivre son cours et que dans les dernières pages la solution te sera apportée sur un plateau. C’est sans compter sur la surprise que te réserve l’auteur. Pourquoi tu n’y as pas pensé ? Surement trop focalisé sur l’avancée des recherches d’Antoine !

J’ai aimé la fluidité d’écriture, la personnalité forte des protagonistes. J’ai éprouvé de l’empathie pour Antoine qui laisse sa peine en retrait. J’en ai eu un peu moins pour Marc qui a vécut sa vie sur la corde raide jusqu’à se quelle casse.

Je remercie Christophe GRESLAND de m’avoir permis d’entrer dans son univers. Merci également aux Editions Incartades pour ce SP.

Bonne lecture !

 

Papote d’auteur, Clémence était avec Sébastien Theveny


Papote d’auteur, Clémence était avec Sébastien Theveny

Souvenez vous Aline et Clémence nous donner la semaine dernière leur avis sur Trente secondes avant de mourir de Sébastien Theveny  avant de vous offrir leur double chronique. que vous pouvez retrouver ICI et Là.

Aujourd’hui c’est notre jeune Flingueuse qui rencontre l’auteur de ce singulier polar


Interview de Sébastien Théveny , par Clémence

Bonjour Sébastien  , peux tu te présenter à nos lecteurs en tant que personne avant tout ?

J’espère être une personne bien , qui aime ses proches et ses prochains . J’essaie d’être un homme , si possible , avec un grand H. J’essaie d’être un bon ami , un bon mari , un bon père . Et sinon , j’ai 42 ans , je vis du côté de la Franche-Comté , terre riche en très boooonnes denrées !

Depuis quand la passion de l’écriture est elle arrivée dans ta vie ? Comment ?

Cette passion est venue tranquillement , naturellement . Sans y songer vraiment . Un été , en vacances chez ma tante , j’avais 13 ans . Elle possédait une machine à écrire à traitement de texte. Je me suis installé devant , ai glissé des feuilles vierges dedans , et j’ai écris deux petits textes d’adolescent . 30 ans plus tard , j’ai fais un peu de chemin …

Es tu lecteur avant tout  ? Si oui , quels sont les livres qui t’ont le plus marqué ?

Je pense qu’on ne peut guère être auteur sans avoir été , et être encore et toujours , lecteur ! La passion d’écrire vient de la passion de lire . D’aussi loin que je me souvienne , j’ai toujours eu un livre , un journal ou un magazine entre les mains .

Y’a-t-il un auteur qui t’a poussé à tenter ta chance dans l’écriture ?

J’ai peut être eu le déclic grâce à Stéphan King ( qui ne le sait pas d’ailleurs !). Vers 13 ans encore , j’ai reçu par hasard son roman Jessie , qui m’a choqué et littéralement aspiré dans son univers. A ce jour , j’ai lu toutes ses œuvres ! Je ne me sens pas pour autant influencé par son écriture . D’ailleurs , qui peut prétendre lui arriver ne serait-ce qu’au petit orteil ?

Quelle est ta plus belle et plus récente découverte littéraire ?

Si l’on parle de découvertes , on est tenté de parler d’auto édités , dont certains sont des amis . J’ai beaucoup aimé récemment L’eau de Rose , de Laurence Martin ; Le Rocher d’Elisa Sebbel ; Élise de Luca Tatieazhym , 11 juin de Matthieu Biasotto , et tant d’autres …

Et j’ai aussi découvert la plume de Frédéric Dard , le « père » de San-Antonio , mais dans ses œuvres signées de son nom où sous d’autres pseudonymes . Des bijoux !

Quel est ton livre coup de cœur ?

Peut être le seul roman que j’ai lu deux fois , La vérité sur l’affaire Harry Québert , de Joël Dicker . Un roman que j’ai relu pendant l’écriture de Un frère de trop …

Et celui que tu as moins aimé ?

Il est très rare que je ne termine pas un livre . Si je l’ai choisi , acheté , c’est bien parce que j’en attendais quelque chose à la base . Le seul , donc , dont j’ai arrêté la lecture à mi-chemin  , est un Maxime Chattam , dont j’ai oublié le nom. Mais peut-être n’étais-je pas dans de bonnes conditions de lecture à ce moment là .

Quelle est ta lecture actuelle ?

 El laberinto de los espiritus , quatrième opus de la série La sombra del viento de Carlos Ruiz Zafon . Un pavé de 900 pages en version originale .

Quel est le livre qui te ressemble le plus ou qui correspond le mieux à ta vie ?

 Très compliquée cette question , sachant que la vie est faite de mille facettes …je ne saurai que choisir ! Et pourquoi pas Trouble je, mon premier roman , juste pour son titre qui me fait dire «  est ce que l’on se connaît vraiment soi- même ? » . Notre « Je » n’est-il- pas toujours un peu trouble , autant aux yeux des autres qu’à nous même ?

Quelle est la prochaine sortie littéraire que tu attends avec impatience ?

J’attends toujours avec impatience le dernier King , le dernier Perez-Reverte , le dernier Zafon , Janet Evanovich , Max Gallo , Jean Teulé, etc…

 

Si tu devais être ami avec un personnage de roman lequel serait-ce ?

J’aimerai bien être ami avec Hercule Poirot quand je ne retrouve plus mes clés de bagnole !

Peux tu nous parler de ton livre ? Donne envie à nos lecteurs de te lire !

Si l’on parle du dernier en date , Trente secondes avant de mourir , je dirais tout simplement aux lecteurs : «  imaginez ce qu’il se serait passé si vous étiez passé à tel endroit trente  secondes plus tôt ou plus tard … Ou que vous soyez passé ici plutôt que là ? Que vous ayez croisé telle personne plutôt que telle autre ? Qu’Auriez vous évité ? La vie n’est elle pas faite que d’infimes hasards et coïncidences , lesquels peuvent avoir des conséquences bien plus terribles que prévues ? »

 

Quels sont tes projets ?

 Actuellement 4 romans dans la tête ,qui vont du drame au thriller , en passant par le suspens à base de secrets de famille .

Allez , maintenant à toi de dire tout ce qui te passe par la tête ?

Non’ non , ça ne serait pas raisonnable , voire même censurable ! Lol

 

Rouge armé de Maxime Gillio


Le livre : Rouge armé de Maxime Gillio. Paru le 2 novembre 2016 chez Ombres Noires. 19€ ; (347 p.) ; 21 x 14 cm
4e de couv :

Rouge armé

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement…

Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance.

Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard.

Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

L’auteur : Maxime Gillio est né en 1975, père de trois enfants, a travaillé douze ans dans l’Éducation nationale avant de réaliser qu’il n’aimait rien tant que le calme et la solitude. Depuis, il s’est reconverti dans l’édition. Mais il a quand même gardé sa tribu, pour son plus grand bonheur.
Extrait :
Elle ne répond pas, car elle sait, mieux que quiconque, que j’ai raison. Les gens de ma génération ont vécu l’édification du Mur et les années de guerre froide comme le plus gros traumatisme de leur vie. Familles déchirées, décimées parfois, la suspicion permanente, des frères qui deviennent des étrangers, les cicatrices qui ne se referment pas.

La Kronik D’Eppy Fanny

ROUGE ARME DE MAXIME GILLIO AUX EDITIONS OMBRES NOIRES

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

L’histoire :

Tchécoslovaquie – 1943 : Anna, une jeune femme mère de deux garçonnets, mais avant tout une Sudète. Le village gronde, jalouse. La rancœur enfle. Et pourtant elle se pensait intégrée mais elle paye l’adhésion de son mari qui combat sous les couleurs Nazies.

Le vent tourne, la guerre se termine et les comptes se règlent. Chèrement pour les plus faibles.

Les Sudètes sont dépossédés de leurs biens (lorsqu’ils ne sont pas tués) et jetés sur les routes (femmes, enfants, vieillards) en direction des camps. Beaucoup meurent de faim et de froid en cours de route et il est à se demander s’ils ne sont pas les plus chanceux.

Anna se retrouve emprisonnée dans un de ces camps. Par amour elle « donnera » son fils afin qu’il survive. Elle-même survivra à l’innommable ainsi que l’enfant qu’elle porte et lorsqu’elle sera libérée, tentera de retrouver ce fils « donné ».

1961, le mur qui s’érige et divise un pays et des familles :

Extrait page 128 : Il avait raconté ses patrouilles le long de la frontière, ses tours de garde, la caserne, et surtout, avec un ton comploteur, il avait énuméré les consignes qu’on leur imposait : stopper la progression des fuyards par tous les moyens, quels que soient le sexe et l’âge des fugitifs.

Puis nous voici dans les années 1970 avec la Bande à Baader :

Extrait page 277 : L’assassinat du banquier Jurgen Ponto a été l’élément déclencheur. Mais comment expliquer au grand public que ce meurtre n’était pas prémédité ? Que ce ne devait être qu’un enlèvement, qui a tragiquement dégénéré ? Après autant d’attentats et de morts, un énième communiqué de presse fera-t-il la différence auprès d’une opinion publique qui les soutient de moins en moins ?

2006 – Patricia est journaliste et elle enquête sur les personnes qui ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté il y a 40 ans. Elle accepte de se raconter. Un jeu de chat et de souris se met en place car la rencontre n’est pas fortuite et les fantômes de Patricia ne la quittent pas. Mais qui est le chat ?

Une histoire qui nous entraîne dans ses différentes périodes de l’histoire de l’Allemagne qui se croisent et s’entrecroisent. Qui nous parle de vengeance, de bourreaux et de victimes dont les rôles sont parfois interchangeables. De pardon et d’oubli jamais.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 43


L’exquis cadavre exquis, épisode 43

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 43

By Double maléfique

Fabre mouille sa chemise

Le juge Fabre fulmine, pas de nouvelles de Lerot. Mais qu’est-ce qu’il fout, ce con ? Il est persuadé que le policier est parti en Allemagne, histoire de remonter la piste teutonne. Et Rémini que l’on a tenté de tuer pour la seconde fois. Décidément, dans cette affaire tout va de travers ! Peut-être devrait-il en référer à monsieur le procureur. La hiérarchie ne le lâche plus. Oui, il allait finir par demander que cette affaire soit reprise en main par un autre groupe. Peut-être par les as du 36. Deux journalistes «homicidés», plus un troisième en Allemagne, ça fait tache.

Pourtant Fabre hésite encore. Il a comme un mauvais pressentiment. Il n’aime pas quand le ministère fait pression. Il sent le coup tordu, le politique, là-dessous. Oui, ce genre de dossier forcément implique des haut placés, des financiers, des industriels, des banquiers et forcément des élus.

Edouard Fabre n’est pas du genre à se laisser corrompre, il a des convictions et n’aime point entendre que la justice est le bras armé du politique. La collusion entre ces deux organes de pouvoir le révulse. Aussi, même si Lerot piétine, il a toute confiance dans ce flic borderline.  L’inspecteur a une réputation et comme lui il est intransigeant avec la vérité.

Fabre décide de sortir de son bureau. Il va sur le terrain avant que le parquet ne lui ordonne quoi que ce soit. Il faut absolument prêter main forte à l’aspirant inspecteur Pichon. Il est la tête, l’autre sera les jambes. Il va le faire mousser ce petit aspirant, il lui donnera des ailes. En attendant des nouvelles de Lerot et le rétablissement complet de Rémini, ils feront équipe. Notre juge arrive au commissariat. Là, Pichon est perdu dans ses pensées.

– Pichon, que se passe-t-il ?

Gaston sursaute. Qui lui parle ainsi ? Ce n’est pas la voix de Lerot, pourtant elle est impérieuse.

– Alors Pichon, qu’est-ce qu’il se passe ici ?

– Mais rien, rien, dit-il comme un gamin pris en faute

– Mais d’abord, qui êtes-vous ?

– Edouard Fabre, inspecteur, nous allons enquêter ensemble

– Justement, monsieur le juge. Je diffusais le portrait-robot de notre suspecte.

– Notre suspecte, c’est Lerot qui l’a démasquée en Allemagne ?

– Heu, non monsieur le juge. Lerot n’est pas allé en Allemagne, il enquête ici mais il ne donne plus de nouvelle.

– Comment ça pas en Allemagne ? Et c’est seulement maintenant que vous m’en informez ?

– Mais, mais… j’étais occupé à faire faire le portrait-robot de notre tueuse

– Oui, oui, d’accord, vous m’expliquerez plus tard comment vous avez su que c’était elle, notre présumé coupable. Mais maintenant vous filez avec votre officier de policier judiciaire le plus gradé.

– Le brigadier-chef Lebel.

– Oui, on s’en fout, avec le brigadier-chef Lebel ou Norek, peu importe mais vous allez enquêter du côté de la dernière piste de Lerot et fissa !

Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas – Serguei Dounovetz


Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas de Serguei Dounovetz. Paru le 15 mars 2018 chez French pulp éditions dans la collection Polar. 8€50 ; (290 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
L’odyssée hallucinante d’un rockeur sur le retour. Dounovetz transpose la mythologie au rock’n roll ! Un combat de titan, ou celui qui l’emportera ne sera pas forcement le plus fort… mais le plus dingue !
Texas, années 70. Alors que le leader de son groupe vient de succomber à une overdose, Abel réalise qu’il ne deviendra jamais une légende du Rock’roll. L’écume aux lèvres, le voici qui fonce dans le désert. Son véhicule ? Un corbillard. Son chargement ? Le cadavre à peine froid de son ami…
Commence alors une aventure qui le conduira, 25 ans plus tard, à affronter démons et regrets dans un Texas infernal, où les shérifs sont encore plus dépravés que les citoyens qu’ils sont chargés de protéger. Entre femmes fatales, producteurs véreux et cimetière un peu trop fréquenté, le vieux rockeur parviendra-t-il à faire de son dernier tour de piste un coup de poker triomphant ?
……………………
L’auteur : Serguei Dounovetz, né le 19 mars 1959 à Paris, est un écrivain et scénariste français, auteur de roman policier et de littérature d’enfance et de jeunesse. Il vit à Montpellier depuis 1990. Il est le créateur de la série Niki Java. De seize à dix-neuf ans, il pratique de nombreux métiers : factotum, huissier dans une banque, colleur d’affiches, coursier, ripeur, sauveteur en mer, maître nageur à la ville de Paris, chauffeur de maître, roadie sur les grands concerts et machiniste au Lido. En 1977, il forme le groupe de Rock « Les Maîtres Nageurs » où il chante et joue de la guitare. Suivront de nombreux concerts. Parolier (sociétaire à la SACEM), il écrit des chansons pour d’autres musiciens. Depuis, il se consacre entièrement à l’écrit (romans, nouvelles, scénarios de BD). Il anime également des rencontres et des ateliers d’écriture en milieu scolaire1. Il dirige la collection « Polar Rock » aux éditions Mare Nostrum de Perpignan (5 titres parus). Serguei Dounovetz aborde dans ses romans des sujets de société comme la formation des sectes, les groupes fascistes ou communautaires (les skinheads, gothiques), la retirada, l’économie souterraine et la drogue…
……………………
Extrait :
“Abel détacha la sangle de sa Fender Mustang et coucha la guitare dans son étui avant de rabattre doucement le couvercle comme on ferme un cercueil définitif. Un besoin irrépressible de retrouver une nouvelle dignité lui tenaillait les tripes et surtout une terrible envie de ne plus tricher. Il saisit sa flasque de rhum et la termina d’un trait. Mais rien n’y fit. Aucun anesthésiant ne semblait être disposé à dompter sa douleur. La mort rôdait et il n’avait plus rien à lui offrir pour la faire patienter. Dehors, la pluie s’égouttait et une petite foule compacte ça agglutinait le long du Corral.  C’est là qu’il sentit sa présence. Il se retourna. Dolorès tenait un bouquet de fleurs en papier dans sa main baguée. Elle souffrait et distillait son désespoir, c’était insidieux, lancinant. Il lui dit, sans penser à mal, sans penser du tout.
– Tu es trop belle pour un cimetière”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Bonjour à tous…

Welcome in a crazy world !!!

Les gens sérieux ne se marient pas à Vegas” est une odyssée complètement déjantée !!!

C’est comme une grande salade de fruits… sans les fruits…

…Mais avec toutes les références que ceux de mon âge devineront entre les lignes.

Les séries Z, les B, les westerns spaghetti, Tarantino, le rock’n roll bien sûr, avec une pointe de vintages que l’on reprends volontiers, du sexe, des personnages véreux et même des vampires pour clore une liste qui pourrait encore courir sur plusieurs lignes, si je ne me retenais pas !

C’est un excellent Pulp qui du coup est une belle Fiction (je sais, elle était facile…)

Je me suis vraiment éclaté ! mes yeux rebondissaient de lignes en lignes, de surprises en surprises (je pense que ma bouche devait être grande ouverte… D’ailleurs je demanderai à mes enfants !), vers des chapitres très bien rythmés dus à l’alternance des protagonistes (Là, désolé il va falloir que vous le lisiez pour comprendre…).

Un vrai tourbillon dans le genre improbable et invraisemblable, mais ça décoince vraiment les neurones.

Alors prenez votre souffle, inspirez un bon coup… et lâchez vous !!!

PS.1 – Ne recherchez pas vous-même ce livre chez votre libraire, vous ne le trouverez pas, tellement il est inclassable, à moins que le libraire susmentionné plus haut soit aussi barré que Serguei !

PS.2 – Si vous aimez être choqué, par les situations loufoques, les injures, aborder des sujets graves, violences, racismes, pédophilie, et viol ce livre est fait pour vous… Pour les autres, le dernier roman de Guillaume Musso est sorti il y a peu de temps… Roman qui soit dit en passant ma beaucoup plus aussi !

L’exquis cadavre exquis, épisode 42


L’exquis cadavre exquis, épisode 42

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 42

by Claude Levasseur

 Coup de foudre

 

«… Et c’est le numéro 10, Coup de foudre, qui s’impose dans la seconde épreuve de trot attelé, devant Emir du Gazeau, le 5. Le 9, Balfour, s’empare de la troisième place…»

Jo n’écoute pas la suite. Coup de foudre… Il ne l’a pas vu venir, celui-là ! Furieux, il froisse son bulletin et le jette au sol.

– Fait chier !

Cent boules envolées à cause d’un foutu canasson qui porte un nom à la con. Ses pertes du jour s’élèvent à… Non, il n’a pas envie de compter. Sa gorge se serre. Putain de déveine ! Il finit sa bière d’un trait, fait signe à Bertie de lui amener la suivante.

Un œil sur la télé… La course suivante ne commence que dans quelques minutes. Il a le temps de faire la vidange.

Jo se dirige vers le fond de la salle, il pousse la porte des toilettes. Il y a déjà quelqu’un. Une silhouette frêle halète, penchée au-dessus du lavabo. Allons bon, un turfiste qui tient pas l’alcool ! Jo croise son regard dans le miroir. Une femme !

– Ça va ? Vous vous sentez bien ?

L’inconnue lève la tête. Le cœur de Jo s’emballe. Cette fille est canon ! Canon et mal en point. Son teint est aussi blanc que la faïence d’un urinoir. Elle tente de répondre avant de s’affaisser. Jo la rattrape au vol. Veut appeler à l’aide, se ravise. Il sent qu’un truc bien est en train de lui arriver.

Une beauté pareille… Il ne va pas la laisser dans cet endroit sordide. Antoine, le voisin de Jo, est étudiant en médecine. Il l’aidera à la soigner. Charpenté comme un catcheur, il la soulève sans effort et s’engage dans le couloir. Pousse la dernière porte, sort dans l’arrière-cour. Sa simca 1000 est garée juste en face. Privilège d’un habitué des lieux qui rend quelques services au taulier en portant les casiers de bouteilles.

Il installe la jeune femme sur la banquette arrière. Un des boutons de son chemisier a sauté. Jo glisse un œil dans son décolleté, aperçoit un gros hématome qui s’étale sous la dentelle fine de son soutien-gorge ! Comprend que sa belle inconnue n’est pas ivre, non. Quelqu’un l’a tabassée ! Il fouille ses poches. Elles sont vides, à l’exception d’une petite gourmette en argent sur laquelle est gravé Camille. La chance lui sourit enfin, il a misé sur le bon cheval. Celui qui va transformer sa vie. Pour toujours.

– Camille, ma princesse, lui susurre-t-il, avant de démarrer.

Elle s’agite, murmure quelques mots qu’il parvient à saisir.

– Lalande, non.

– T’inquiète, mon ange. Ton Lalande, Jo va s’en occuper !

Les Initiés – Thomas Bronnec


Le livre : Les Initiés de Thomas Bronnec. Paru le 15 Janvier 2015 aux éditions Gallimard. 15€50 ; (256 pages). 22,5 x 1,6 x 15,5 cm. Paru le 19 Janvier 2017 aux éditions Folio. 7.25euros. 304 pages. 17,8 x 10,8 cm

4ème de couverture :

Panique à Bercy. Touché par la crise, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d’un plan de sauvetage en urgence, mais son patron se heurte à l’intransigeance d’Isabelle Colson. La ministre de l’Économie, symbole de la gauche revenue au pouvoir, juge ce plan trop favorable aux banques. Au milieu de ce champ de bataille où la politique tente de reprendre ses droits face au monde de la finance, Christophe Demory, directeur de cabinet d’Isabelle Colson, refuse de choisir son camp. Jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par son passé, après la découverte d’un cadavre dans la cour de l’Hôtel des ministres.

L’auteur : Thomas Bronnec est rédacteur en chef adjoint délégué de L’Express.fr, en charge de l’animation de la home page. Il est l’auteur de Bercy au cœur du pouvoir, paru chez Denoël en mars 2011, et il anime le blog « Les Couloirs de Bercy ». Il est journaliste à L’Express, puis travaille à France Télévisions à partir de 2012.
Extrait :
« Depuis près de trente ans, il avait bâti un édifice unique basé sur une philosophie très simple : ce qui est bon pour le Crédit parisien est bon pour la France. Il avait noué dans le monde politique et dans celui de la haute fonction publique des liens privilégiés avec les personnes qui comptaient, ou qui allaient compter. Il s’était très rarement trompé. Dès le début de leur carrière, il allait voir ceux qu’il appelait les « jeunes talents » et il leur faisait son numéro de charme. C’était la première étape du piège qu’il tissait patiemment autour d’eux, jusqu’à ce que leur communauté d’intérêts avec lui et la banque soit devenue trop étroite pour qu’ils puissent dévier de la ligne.

Pour lui, le bonheur de l’humanité passait par le bonheur de la banque. De sa banque. Il était sincèrement persuadé que le système français, où les élites formées dans les mêmes écoles atterrissaient ensuite dans tous les centres de décision du pays, et baignaient dans un entrelacs d’intérêts objectifs, était le meilleur, et il avait décidé de le sécuriser à son profit.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller, dans les couloirs du pouvoir. J’ai été entraîné dans cette enquête afin de comprendre, pourquoi ce cadavre ? A cet endroit ? Si comme moi, c’est une question qui vous taraude, allez-y, découvrez la vérité à travers ce livre, mais s’attendons-nous vraiment à cette réponse ?
Des personnages bien décrits, leurs fonctions et leur mécanismes bien expliqués, leur position et leur caractère assumés. Quand certaines affaires refont surface, avec des enjeux qui remontent jusqu’au sommet de la pyramide, quels subterfuges vont être élaborés ? Le tout afin que les lignes de conduite fixées et les objectifs ne s’en trouvent inchangés.
L’auteur, grâce à un style d’écriture journaliste, donne à son œuvre un rythme effréné. Il nous embarque dans le « Off » de Bercy et dans les couloirs du pouvoir, où se mêlent à la fois, stratégies et arrangements. Les complots y sont rois et règnent en maîtres absolus. Jusqu’où iront ces hommes et ces femmes influents afin de contenter leur projet ou d’honorer certains « retours d’ascenseur » ? 
J’ai adoré me plonger dans cette histoire, où le complot siège en place centrale, la fin m’a bluffée. J’irai très prochainement découvrir les autres livres de l’auteur. 

C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte


C’est les vacances, pourquoi ne pas lire un Polar Culte

Oui sur notre blog nous aimons vous faire découvrir de nouveaux auteurs, c’est vrai. Mais parfois pourquoi ne pas revenir le temps des vacances, par exemple, à de bons vieux classiques du genre.

De plus je suis certaine que nombre d’entre-vous n’avez pas lu ces auteurs. Alors pourquoi ne pas en profiter pour compléter notre culture polar !

Et puis, ces auteurs cultes, ils sont en poche, alors . Un livre de poche c’est sympa pour la plage, la piscine ou dans le sac à dos de randonné, ça pèse moins lourd.

Aussi je me permet de vous suggérer 4 titres que j’ai beaucoup aimés.


Alors mes polardeux Folio policier vous connaissez, forcément !

Folio policier est sans doute une des  collections de référence du polar en poche.

« Polar culte », c’est une sélection de « classiques » du genre, choisis et présentés par des auteurs passionnés.  Afin de faire découvrir à de nouvelles générations de lecteurs les auteurs « classiques » de la littérature policière, Folio Policier demande à des auteurs d’aujourd’hui de présenter le « polar culte » de leur choix.

Chaque roman contiendra une préface inédite où l’auteur « actuel » présentera pourquoi il a choisi ce « polar culte ».

C’est par exemple James Sallis qui parle de Le petit bleu de la côte ouest de Manchette, François Garde, Tout pour plaire de Chester Himes, Patrick Pécherot, Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin.  ou Thierry Bourcy, Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman.

Souvenez-vous je vous présenter ces  4 titres et deux autres aussi ICI

Aujourd’hui en voilà 4 de plus de plus que je vous laisse découvrir.

Encore de beaux moments de lectures. Foi de porte flingue

 

Robin Cook Les mois d’avril sont meurtriers. Une enquête du Service.Trad. de l’anglais par Jean-Bernard Piat

Nouvelle édition présentée présentée par Nathalie Kuperman en 2015.

Collection Folio policier (n° 130)

Parution : 08-10-2015

Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d’un psychopathe à l’étrange bonne conscience…

Piège pour Cendrillon  de Sébastien Japrisot. Un roman présenté par Ingrid Astier. Paru le 15 avril 2016. 7€25 ;. (225 p.) ; 18 x 11 cm

« Mon nom est Michèle Isola J’ai vingt ans L’histoire que je raconte est l’histoire d’un meurtre Je suis l’enquêteur Je suis le témoin Je suis la victime Je suis l’assassin Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ? »
Michèle Isola, 20 ans, raconte l’histoire d’un meurtre, se présentant comme à la fois l’enquêtrice, le témoin, la victime et l’assassin. Un roman qui explore l’âme féminine et la souffrance humaine. Un piège inattendu pour le lecteur.

À dix-sept ans, Sébastien Japrisot publie son premier roman, Les mal partis, sous son vrai nom (Jean-Baptiste Rossi). Après avoir écrit directement pour le cinéma, il revient à la littérature avec L’été meurtrier. Auteur de nombreux romans qui ont tous connu le succès, dont Un long dimanche de fiançailles, il s’est éteint en mars 2003.

Vendredi 13 de David Goodis. Traduction de l’américain par François Gromaire, révisée par Isabelle Stoïanov. Un roman présenté par Laurent Guillaume. Paru le 15 septembre 2016.  6€60  ; (213 p.) ; 18 x 11 cm

« Vendredi 13, c’est un chant désespéré et noir comme un vol de corbeau. Vendredi 13, c’est le roman noir. »
Laurent Guillaume

Recherché par la police, Hart erre dans les rues de Philadelphie en plein hiver et se retrouve par hasard pris dans un règlement de comptes. Pour échapper à une mort certaine, il décide de se faire passer pour un truand. Mais Hart n’est pas un voyou, c’est juste un type qui fait ce qu’il faut pour survivre au milieu des voyous…

David Goodis
Né en 1917, David Goodis, un temps docker, diplômé d’une école de journalisme, homme timide et solitaire, a été employé dans une agence de publicité avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Auteur de classiques du genre comme L’allumette facile, Vendredi 13 ou La pêche aux avaros, David Goodis est mort à Philadelphie en 1967. David Goodis semble s’être forgé un destin aussi sombre, aussi désespérant que celui de ses héros. Ses ouvrages reflètent une sorte d’identification avec les ratés de la vie, les victimes de la malchance, les témoins malheureux de la déchéance humaine. Une grande oeuvre littéraire

Tout pour plaire  de Chester Himes. Présenté par François Garde. Traduit de l’américain par Yves Malartic, traduction révisée par C. Jase. Paru le 8 octobre 2015 6€60 ; (270 p.) ; 18 x 11cm

C’est à la lance d’incendie que « Doux Prophète », le thaumaturge noir, baptise ses adeptes rassemblés dans une rue de Harlem. La fanfare joue quelques cantiques sur un rythme de rock and roll, et les fidèles assaillent alors le saint homme. Alberta, la cuisinière, lui fait bénir une bouteille d’eau et, après en avoir bu une bonne goulée, s’effondre raide morte. Panique, bousculade, enquête. Mais « Doux Prophète » a plus d’un tour dans son sac…

Chester Himes (1909-1984) fait, parallèlement à ses études, le barman, le garçon d’hôtel, fréquente les proxénètes, revend de l’alcool, tient une table de jeu et se fait arrêter lors d’un cambriolage. En prison, il découvre la lecture, Dashiell Hammett. De là son inextinguible envie de témoigner dans le même style âpre, direct et sans concession de ce qu’il connaissait le mieux : la dure réalité de la vie des Noirs américains.

« Aucun grand roman classique ne m’a procuré un choc aussi immédiat. »
François Garde

Aussi si vous n’êtes plus en vacances en août, vous pouvez aussi lire ces 4 romans remarquables, ils vous feront sans doute oublier votre rentrée.

David Coulon à l’honneur # 13 juillet


Le treizième et septième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur Français

C’est donc David Coulon que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est David qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi je mets David à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu la joie de le recevoir à la bibliothèque.

Le 30 mai 2015 David, avec sa Compagnie Kopasker et  SKA Editeur Numérique, nous a proposé des lectures et des mises en espace de nouvelles de : Jeanne Desaubry, Paul Colize, Max Obione, Gaëtan Brixtel, David Coulon… Hafed Benotman.

Avec 3 comédien, Vincent Delaforge, Hélène Francisci, Fabien Malcourant, David est venu occupé tout l’espace de la bibliothèque et a fait vivre ces nouvelles policières autour du thème de la famille (la famille, qu’on déglinguera avec plaisir…).

David Coulon à l’honneur # 13 juillet

 

Courte biographie

David Coulon est psychologue, romancier et comédien.
Né dans le sud de France à Toulon en 1974, David Coulon a commencé par écrire beaucoup de nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…)  à la radio (RTBF) et en numérique chez Ska. Puis, il est devenu psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker) et comédien.

 

Bibliographie

Là où David est fort c’est que ses romans font le grand écart entre thriller, roman noir, et humour.

 Son dernier roman

Je serai le dernier homme… 

 

Je serai le dernier homme… Paru le 9 mars 2018 chez Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que.18€ ; (292 p.) ; 19 x 13 cm

Je serai le dernier homme…

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

David Coulon signe ici un roman d’une noirceur absolue. Dans des villages dortoirs – la fin d’un certain monde semble proche, les tensions sociales s’exacerbent, les paysages s’obscurcissent de fumées et de rejets industriels… – des oubliés, des virés, des paumés gravitent, énigmatiques, autour du héros toujours lesté de son encombrant cadavre. Meurtre, enlèvement, traque… rien ne manque à cette description saisissante d’une société en décomposition. Surtout pas le style époustouflant et finalement très désespéré de l’auteur.

 

Son premier roman

Dernière fênetre sur l’Aurore

Dernière fênetre sur l’Aurore.  Paru le 10 juillet 2013. Réédité en poche le 6 mars 2015 chez ActuSF dans la collection Hélios  8€ ; (246 p.) ; 18 x 11 cm

Il y a cet immense bunker isolé où quatre hommes retenus captifs sont systématiquement avilis et torturés. Il y a la belle Aurore Boischel, dix-huit ans, jeune fille de bonne famille, qui gît sur son lit, morte. Assassinée. Il y a ce détective privé embauché par un inconnu pour filer… un policier. Et il y a Bernard Longbey, le flic revenu de tout, qui sait que la petite bourgade de Bois-Joli est devenue une toile de mort et de folie où l’araignée attend sa proie…

La brigade des mineurs l’a usé. Les morts de sa femme et de sa fille l’ont détruit. À à peine 35 ans, Bernard Longbey n’est plus que l’ombre de lui-même. L’abîme s’ouvre un peu plus sous ses pas quand il se retrouve à enquêter sur l’assassinat d’une jeune étudiante. La connaissait-il ? Et pourquoi un détective privé est chargé de le surveiller, lui ? Tout est en place. L’enfer peut se déchaîner.

Mon avis sur Dernière fenêtre sur l’aurore de David Coulon Ici

Le village des ténèbres : thriller

David a reçu le grand prix VSD du polar en 2015, pour Le village des ténèbres, coup de coeur de Franck Thilliez.

Le village des ténèbres. Paru le 2 avril 2015 aux Nouveaux Auteurs.18€95 ; (519 p.) ; 22 x 14 cm

Des disparitions inexpliquées, des protagonistes plongés dans un monde surréaliste où se mêlent incompréhension, découvertes macabres, secrets inavouables… Une descente aux enfers aux portes de la folie… Terrifiant !

Au coeur du massif du Champsaur, Luc, un jeune gendarme, tente de résoudre l’énigme des disparus de la forêt. Ses investigations le mèneront dans un village étrange où vit en autarcie une communauté de femmes. Commence alors pour lui et son amie, Julie, détenue prisonnière, une course contre la montre pour élucider le mystère et pour échapper à la folie meurtrière des habitantes de cet endroit maudit. Ne vient-il pas d’ouvrir la boîte de Pandore ?

 

Voilà vous savez presque tout sur David Coulon, enfin vous savez l’essentiel.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez me voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

Moi j’ai son dernier roman dans ma PAL et je me le garde précieusement pour le lire tranquillement en septembre lors de mes grandes vacances.

 

 

Un dernier verre au bar sans nom de Don Carpenter


Le livre : Un dernier verre au bar sans nom de Don Carpenter. Traduit par Céline Leroy. Paru le 9 mars 2016 aux Editions Cambourakis. 24€ ; (381 p.) ; 21 x 14 cm.
Réédité en poche chez 10/18 le 2 mars 2017.  8€40 ; (451 p.) ; 18 x 11 cm

 

 
4ème de couverture :
 
Lorsqu’il rencontre Jaime sur les bancs de la fac, Charlie en tombe immédiatement amoureux. Elle est bien meilleur écrivain, mais c’est lui qui décroche un prix et ambitionne d’écrire le «Moby Dick de la guerre ». Dans le sillage charismatique du couple, déménagé à Portland, une bande d’écrivains se forme. Au tournant des années 1950-1960, tous rêvent de succéder à une Beat Generation agonisante. De la Californie à l’Oregon, entre succès éphémères et échecs cuisants, ils écument les bars de la côte Ouest et font le deuil de leurs illusions. 
 
 L’auteur : Né en 1931, Don Carpenter a passé ses premières années en Californie. Son premier roman, Sale temps pour les braves, publié en 1966, a connu un énorme succès public et critique et l’installe dans le paysage littéraire américain. Pendant douze ans il travaille comme scénariste pour Hollywood, et fera de cette expérience la matière de plusieurs de ses livres. En trente ans, il publiera une dizaine de romans et de recueils de nouvelles. Il met fin à ses jours en 1995. Un dernier verre au bar sans nom, son ultime roman, est publié après sa mort grâce au formidable travail éditorial de Jonathan Lethem. 
Extrait :
 Elle aimait Charlie, mais à bien des égards, c’était un grand bébé. Il avait le plus beau sourire qui soit, large, agréable, décontracté, le sourire d’un home qui avait vu du pays et qui aimait ce qu’il avait sous les yeux. Charlie était l’un des étudiants du département d’anglais vétérans de la guerre de Corée. Il écrivait un roman-fleuve sur ce qu’il avait vécu. Il avait beau être autodidacte, il était brillant et tout le monde pensait que du groupe seul Charlie avait le potentiel pour devenir célèbre. Rien de tout cela ne dérangeait Jaime. Elle savait qu’elle était meilleure que Charlie mais elle n’avait pas son expérience de la vie.
 
 

Les Emotions lecture de Cécile 

Un dernier verre au bar sans nom de Don Carpenter

 

Sur cette page, on parle de romans et d’auteurs, je me devais de vous parler d’« Un dernier verre au bar » sans nom de Don Carpenter.

 

Et pourtant, normalement, j’évite les romans centrés sur des écrivains bien trop souvent plus bavards que passionnants … Et l’exception à la règle est remise à « Un dernier verre au bar sans nom » de Don Carpenter. L’écriture est certes au centre de la vie des personnages mais pas que ; l’amour, l’ambition, la maternité comme la paternité y sont universelles et intemporelles dans ses luttes comme dans ses joies. En bref, un roman prenant qui voyage entre  la Californie et l’Oregon du début des 60’s avec quelques vérités corporatistes toujours d’actualité:

 

« Beaucoup de gens voulaient être écrivains et ils étaient jaloux. Il avait l’habitude qu’ils disent « : Au fait j’ai lu ton histoire » puis attendent qu’il leur demande comment ils l’avaient trouvée (…) : « Ecoute, c’était pas mal » ou une autre critique du genre »

 

« Elle avait oublié combien tout cela était déprimant. Elle avait vécu dans son monde imaginaire avec des gens qu’elle avait inventés qui agissaient selon sa volonté (… ) Mais elle revenait à la réalité où elle ne contrôlait plus rien » 

« Chaque livre est comme un enfant, et pas que d’un point métaphorique, car, dans votre cœur, les malheurs de votre enfant vous font terriblement souffrir. »

 Ce n’est pas un roman noir comme on l’entend généralement pas de crimes à part la mort des illusions des personnages, la cruauté de l’âme créatrice, et la torture de la petitesse d’un milieu littéraire étouffé par les ambitions de chacun.

 

Movers  : les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac


Aujourd’hui on parle Science Fiction

Et oui on aime aussi les littératures de l’imaginaire chez Collectif Polar

Le livre : Movers – Tome 1, les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac. Paru le 15 septembre 2016 chez  Auzou Editions dans la collection Virage. 11€95 ; (300 p.) ; 20 x 14 cm
4e de couv :
Pat et sa sœur Maggie ont assisté il y a 6 ans à l arrestation de leur père. Son délit : être un « passeur » de niveau 2 et surtout avoir transféré son Ombre depuis le futur jusque dans le présent. Une action formellement interdite par la loi en 2077 et passible d emprisonnement à vie. Aujourd’hui, Pat et Meg sont en danger car eux aussi sont des passeurs traqués. Soupçonnés d’être impliqués dans une série de Passages dans la ville provoquant des catastrophes en chaine, ils fuient un gouvernement implacable dont ils découvrent le vrai visage : un système autoritaire qui cherche avant tout à éradiquer les Passeurs, ces individus incontrôlables qui menaceraient le présent en ouvrant une porte vers le futur…
L’auteure : Meaghan McIsaac a grandi au Canada. Elle a séjourné au Royaume-Uni pour étudier l’écriture de livres jeunesse et a obtenu un MA. Revenue au Canada, elle a fait des stages dans des maisons d’éditions, dans des magazines et des journaux people, écrivant des histoires pendant ses moments de liberté. Elle est maintenant l’auteur de Urgle, Underhand, The Boys of Fire et Ash. Elle vit actuellement à Toronto, en Ontario, avec ses chiens et elle vit de sa plume.

 

Extrait :
“11 avril 2077.
Un nouveau cas de Passage a secoué la paisible banlieue résidentielle d‘Oakland Hills de la ville d’Avin. La police est intervenue dimanche en début de soirée au domicile de Michael Mermick, un assureur de 39 ans, père de deux enfants. L’homme, un passeur en niveau 2, a été appréhendé par les agents du BCAP (le Bureau de Contrôle des Activités de Passage) chez lui après que les voisins ont dénoncé une activité douteuse. Les soupçons ont été confirmés par la découverte du cadavre de l’Ombre non identifiée de Mermick qui gisait au seuil de son appartement du quatorzième étage. Le BCAP a affirmé que l’Ombre est morte sur place suite à de graves brûlures à la tête. Le suspect a rapidement été placé en garde à vue dans les locaux du BCAP de la zone d’Avin. Les rafales de vent générées par le Passage ont soufflé jusqu’à 174 km/h, vitesse jusque-là jamais enregistrée dans l’histoire du phénomène, et ont laissé les experts perplexes.”

Le “ressenti” de Jean-Paul

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman sur les voyages temporels. Ils nécessitent rigueur et cohérence et souvent sont un peu bâclés ou bien plein d’invraisemblances. C’est ma libraire qui m’a conseillé celui-ci car il lui paraissait intéressant !

Movers est décliné sur deux tomes.

Le premier est plutôt très bien réalisé, je pensais au début que c’était un roman vraiment destiné aux adolescents ou jeunes adultes, mais pour le coup il y a une double lecture qui convient aussi parfaitement à tous les amateurs de science-Fiction !

L’histoire se passe dans un futur relativement proche géré par un gouvernement totalitaire…

Les personnages sont loin des stéréotypes habituels. Pas de superhéros, ni de personnages hors du commun, personne ne veut sauver le monde, mais juste sauver sa peau.

Ce pourrait être un futur tout à fait banal, s’il n’y avait quelques personnes très surveillées capable d’entrer en contact avec le futur et d’autres pouvant ramener “des Ombres” du futur très convoités par le gouvernement.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi les aventures de Pat, Maggie et Gabby, ces jeunes Passeurs de Niveau 1, traqués, ils doivent “se rendre invisible” pour essayer de comprendre ce qui leur arrivent, mais surtout ils doivent fuir pour échapper au BCAP qui veut les faire disparaitre. Sont-ils responsables, de ce nouveau Passage qui fait trembler le gouvernement ?

Movers est un bon roman bourré d’action que j’ai dévoré en un clin d’œil. Avec une sorte de pression constante qui ne m’a pas lâché pendant toute la lecture, gardant ainsi un excellent rythme, jusqu’à un final “surprise”, qui m’a pris à contre-pied. 

Patience pour la suite…

Sériale lectrice : Ge papote avec Maud sa nouvelle apprentie Flingueuse


Sériale Lectrices

Ge papote avec Maud

Sa nouvelle apprentie Flingueuse.

Et oui mes polardeux, vous avez du le remarquer, ce 25 juillet une nouvelle chroniqueuse a pointé le bout de son nez.

Son nom Maud Vandenbyvanghe.

Elle vous a présenté un nouvel auteur  avec Effondrements de Guy Morant

Maud a participé aussi  à Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

Et bien maintenant c’est officiel, Maud a rejoint le gang des flingueuses

Et vous savez quoi j’en suis très honorée. En plus ça se passe à merveille, son arrivée m’a été que bonheur, curiosité et partages.

Alors aujourd’hui j’en profite pour papoter un peu avec elle !

Les Jumelles et leur Porte Flingue. Maud, Ophélie et bibi à Saint Maur en Poche. 2018


GVL : Bonjour Maud, es-tu prête à être soumise à la question ?

MV : Oui bien sûr

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 MV : Je viens avoir 35 ans, pas d’enfant, un chat. Après un DUT Carrières Juridiques, j’ai fait un BTS Assistante de Gestion PMI, actuellement Gestionnaires Tiers Payant auprès des Professionnels de Santé. Avec des amis, on a monté une boutique afin de vendre des produits de ski du Paris. (le ski une autre de mes passions)

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

MV : Beaucoup de livres chez mes grands-parents, puis à la maison. J’ai débuté avec les Clans des Sept et Club des Cinq qui appartenaient à ma mère et mes tantes puis Alice Détective. J’ai ensuite emprunté les Imogène, Agatha Christie à mon grand-père. J’ai eu également une très grande période classique, mes auteurs préférés classiques Emile ZOLA et Stefan Sweig. J’ai découvert également grâce à mes amis skieurs l’héroïque Fantaisie (Feist et Hobb). Voilà mes univers.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

MV : Lire a d’abord été un refuge, création de ma bulle, puis un loisir et ensuite une passion. On ne m’a ni encouragée ni empêchée.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

OUI mais…J’en ai plusieurs.

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Je vous présente d’abord celle du bureau. Et oui bureau avec ascenseur à la sortie du métro j’y mets toutes mes emplettes achetées sur paris boutiques d’occasion et salon où je suis en transports (car chez moi je n’ai pas d’ascenseur). Je reçois aussi au bureau tous les envois (service presse, auteurs, ….) pas de classement spécifique. Et encore là j’ai un peu rangé pour la photo.

Bibliothèque des livres lus. En haut, les « beaux livres ». La deuxième étagère : les grands formats lus par ordre alphabétique. La troisième étagère : les poches lus par ordre alphabétique. Ceux en vrac au premier plan attendent d’être rangés.

La fameuse PAL : Tout en haut les BD et Werber inclassables. En dessous on trouve l’héroique fantaisie et le fantastique. La troisième étagère à gauche : les grands formats dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont des grands formats classiques, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. La deuxième étagère à gauche : les poches dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont livres divers, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. En bas, les grands formats non dédicacée, suite de l’étagère 2. Et posés en vrac, les derniers achats non rangés.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

MV : Du plaisir et de la détente avant tout, découvrir, apprendre. Je lis principalement dans les transports en commun. Aussi je me déconnecte en lisant. J’oublie tout, il m’est arrivé de louper ma station de métro. Le soir je mets un réveil sur mon téléphone pour éviter de me laisser embarquer trop tard dans la nuit.  

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

MV : Je lis sur les 2 supports, j’alterne selon les types de lectures ou les envies. Ma préférence va pour le papier.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

MV : Non. Dans ma ville, ils ont mis un système en place, suivant les revenus elle est payante ou non. Etant réfractaire à la gratuite pour certains et payant pour d’autres, je ne suis pas inscrite.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

MV : oui, j’ai ma petite adresse : La Boîte à Lettres (Asnières sur Seine) pour les achats de livres neufs, en dehors des librairies avec dédicaces, des salons.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

MV : Pour les achats de livres neufs, avec une amie, on s’est lancée un défi : pas d’achat de livres neufs sans dédicaces (dans l’année en cours). Nous avons le droit à 3 exceptions. Depuis que je fais des salons, je préfère acheter mes livres à ce moment-là, plus conviviale, moins l’impression d’être consommatrice. Un resto est en jeu.

Pour les achats d’occasion, je vais principalement au Emaus de Longjumeau et la librairie bleue (paris 20).

J’essaie d’être raisonnable, mais…

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 MV : Oui toujours, bien sûr

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

MV : Suivant les périodes, et la taille des livres, je dirai 1 à 2 en moyenne par semaine. Je ne compte pas mois, ni par an.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Sur ma page : je fais un bilan mensuel de mes lectures et on m’a offert un joli carnet pour tout noter.

Cadeau de Delphine Leroy pour Noël

 

 

 

GVL : As-tu une PAL ?

MV : Bien sûr, ne jamais tomber en manque de lecture, toujours avoir différents styles sous la main.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 MV : Entre 300 et 400 en comptant les livres numériques. Les salons n’aident pas, où les descentes à Longjumeau… Et la nouveauté depuis 2017, les services presses.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

MV : Y’en a qui collectionne les chaussures. Moi j’achète des livres comme ça me chante. Je le vis très bien. Généralement je n’achète rien de Juin à Septembre, pour essayer de la faire baisser.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

MV : Comme expliqué plus haut, j’ai découvert le genre chez mes grands parents et très vite j’ai accroché, contrairement aux comtesses de Ségur. J’ai enchainé les Fantômette et les chairs de poule. De temps en temps, je lis d’autre chose. J’ai découvert récemment que j’appréciais les romans historiques (je ne suis pas sortie de l’auberge).

  

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 En SF, Feist reste pour moi le Maître du genre. En polar, Thilliez, Norek, Tackian, Minier, Destombes, ce sont les 5 auteurs actuellement où j’achète le livre dès la sortie.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

  • Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovoenbruck : cette lecture m’a tellement marquée que la fin m’a surprise, j’étais dans l’histoire, aux côtés de Bohem que j’en ai occulté le 1er chapitre et j’ai versé une larmichette.

  • Les Larmes noires sur la Terre de Sandrine Collette : La puissance de l’écriture qui narre le destin de femmes vivant dans la rue, le comment sont-elles arrivées là et comment vont-elles s’en sortir.

  • Les 4 trilogies de Feist : C’est le même conflit vu par les différents protagonistes qui s’affrontent, quand tu as tout lu, tu donnes raison aux 4 continents de se battre.

  • Le Crime de l’Orient Express, d’Agatha Christie car c’est ma première lecture avec des morts.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

MV : Cela fait à peu près un an que je vais en librairie, à la fnac lors de dédicaces et en salon.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

MV : je retrouve des passionnés de lecture et je me sens moins extraterrestre. Sortir de la sphère Facebook, même si c’est grâce à ces groupes que j’ai découvert tant d’auteurs, se rencontrer, papoter, partager autour d’une même passion ; un régal. L’interface et la proximité auteur-lecteur est très sympathique et conviviale.

J’ai beaucoup aimé la soirée A l’œil écoute pour sauver la librairie, voir autant de monde, très chaleureux et sympathique.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Ma première rencontre avec Bob Garcia, à qui j’ai failli arracher les yeux… A l’œil écoute, il était venu mais pas en tant qu’auteur inscrit, et je ne savais pas à quoi il ressemblait. J’avais mon recueil Dons à la main pour le faire dédicacer à Claire Favan et Jacques Saussey, on est tranquillement en train de discuter et de rire, quand un Homme me prend le recueil des mains. Oh malheureux, les livres sont sacrés, j’ai pensé et mon regard s’est durcit, prête à bondir. Mon sourire est revenu quand j’ai vu qu’il cherchait sa nouvelle pour m’écrire un petit mot.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Je crois qu’on a fait le tour

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Oui même si je ne m’appelle pas Jean Pierre et toi non plus 😊

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Coup de gueule : la publication de télérama sur les lecteurs de polar, la guerre des auto-édités qui jalousent les édités, la guerre ou jalousie entre bloggeurs ; alors que nous tous la même passion : le livre et la lecture. (sinon la faim dans le monde)

Un gros coup de cœur… Dur dur dur… j’en ai plusieurs : ma rencontre avec Delphine Leory, la première personne connue sur Facebook et vue en vraie. Et ce qui s’est passé le 23.06 à partir de 18h00 à Saint Maur… Mon premier Saint Maur est aussi un coup de Cœur !!!!

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Maud : Merci à toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Geneviève

GVL : Toujours avec autant de plaisir Maud de mettre mes Flingueuses en avant !