3 ans du blog : Fin du premier jeu-concours


Souvenez-vous !

Il y a dix jours nous vous proposions notre premier jeu-concours pour fêter l’anniversaire de notre blog :

Concours Un Livre – Une mise en scène : 3 ans du blog

Nous vous demandions de prendre parmi les livres chroniqués depuis 3 ans, un titre que vous avez aimé et lu et d’imaginer une mise en scène pour mettre votre lecture en valeur ! Et ensuite de prendre en photo ce montage et de nous soumettre vos œuvres photographiques.

 

Aussi avons nous eu quelques envoies

Quelques lectrices se sont lancées dans l’aventures.

Voici quelques-uns de résultats.

12 photos en Finale de ce premier jeu-concours, 3 ans du blog

1 : Soul of London de Gaëlle Perrin

Chronique de Ge ICI

  2 : Cynure de Laurent Loison

Chronique de Marie No ICI

3 Touch de Claire North

Avis de Julie Ici

4  Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

La chroniques de Ge sur Sans pitié ni remords

5 : Tension Extrème de Sylvain Forge

Chroniqueé par Dany Ici

 

6 : La voix secrète de Michaël Mention

Avis d’Eppy Fanny sur La voix secrète de Michaël Mention

 

 7) Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault.

Ma chronique du Brouillard d’une vie ICI

8 : Soul of London de Gaëlle Perrin

La chronique de Ge de Soul of London ICI

 

Certaines contributrices sont  malignes.

Elles ont fait la mise en scène

Mais n’ont pas respecté les instructions à la lettre.

A savoir exposé un livre chroniqué dans les pages de notre blog.

Aussi je ne leurs en tiendrai pas rigueur et accepte que ces clichés participent à la finale de ce 1e concours

9 : La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours

La chronique est quelques part dans mes vieux brouillons. J’ai sans doute oublié de l’illustrer afin de la publier.

 

10  : J’ai lu et adoré 7 jours avant la nuit mais je n’i pas encore trouvé le temps de donner mon petit avis.

11 : Je n’ai pas encore lu Coupez mais c’est vrai qu’il est dans ma Pal

Aussi j’accepte cette mise en scène !

12 : Sous surveillance de Dorothée Lizion

Ce livre a été chroniqué par une voire deux flingueuses

Mais la chronique n’a pas encore été publiée.

Et ça ne saurait tarder.

 

Voici donc les 12 clichés retenus, vous pouvez dores et déjà nous donner vos 3 préférés.

Avec les Flingueuses nous allons nous réunir et voter pour nos favoris

Je cois que cette concertation peut vite devenir terrible.

Il va falloir vite définir les gagnantes.

mais ne vous inquiétez pas, je reviens vous tenir au courant.

Enfin s’il ne m’arrive rien d’ici là !

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Le bal des frelons – Pascal Dessaint


Le livre : Le bal des frelons de Pascal Dessaint. Paru le 2 février 2011 chez Rivages dans la collection Rivages-Thriller. Disponible en poche depuis le 12 novembre 2014 dans la collection Rivages-Noir.  7€50 ; (208 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv :

La montagne, le grand air, ce n’est pas toujours aussi sain et bucolique qu’il y paraît. Quelque part dans la vallée, les vestiges d’une ancienne usine de tungstène sont encore visibles. Mais surtout, il y a le village. Et ses habitants. C’est ça le pire, à commencer par ce combinard de Michel, le maire, qui ne montre pas vraiment le bon exemple à ses administrés. Alors, comment s’étonner que ceux qui ne sont pas obsédés par le sexe ne pensent qu’à l’argent, quand ce n’est pas les deux à la fois ? Dans ce village de l’Ariège, l’ours n’est pas l’animal le plus dangereux.

 

 

L’auteur :  Pascal Dessaint est né le 10 juillet 1964 dans le Nord de la France, à Coudekerque-Branche dans une famille ouvrière. Il est l’auteur de nombreux romans noirs, dont le cycle toulousain consacré au capitaine de police Félix Dutrey. Plusieurs récompenses viennent saluer l’originalité et le talent de Pascal Dessaint : Prix Mystère de la Critique,Grand prix de littérature policière, Prix du roman noir français de Cognac. Amoureux de la nature, Pascal Dessaint nous montre une toute autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle et cruelle qui rappelle Siniac ou le Charles Williams de Fantasia chez les ploucs.
Extrait :
L’animal est un redoutable prédateur. De taille humaine, et si sa biologie l’y obligeait, il serait capable de décapiter une vache ou un mouton en une fraction de seconde. Le sang giclerait à des mètres à la ronde. Aucune autre espèce terrestre ne pourrait échapper à sa férocité. Aucune. Heureusement, la nature l’a doté d’une morphologie modeste. Les vaches et les moutons n’imaginent pas leur chance. La plupart des insectes, eux, sont des proies toutes désignées, d’autant qu’ils ignorent encore l’existence de cette menace au creux de ce vallon en apparence calme et harmonieux. De quelque façon que ce soit, ils ne sont pas préparés. Autrement, peut-être, ils auraient développé une parade.

 

 

 Chronique d’Eppy Fanny

Le bal des frelons de Pascal Dessaint

Une rencontre SMEP 2016. Une de plus. Il faut dire que j’ai hanté le salon pendant 48h. Un homme charmant, bourré d’humour, qui m’invite à danser, même avec des frelons, moi je dis oui ! Et puis son nom me disait quelque chose mais impossible de le situer… De retour à mon domicile, en savourant, comme certaines le feraient de carrés de chocolats, les dédicaces de chaque livre acquis, je tombe sur celui de Pascal. Et là : Une évidence ! Le poulpe et « Les pis Rennais » d’un certain auteur. Un de mes préférés de cette série. Me voici donc en terrain connu pour débuter le bal.

C’est que je n’accorde pas une danse à n’importe qui ! L’histoire : Un village dans la vallée au milieu des montagnes. Des animaux dangereux qui rôdent, mais les pires prédateurs sont bien les hommes, en particulier une partie des habitants du village et certaines de leurs connaissances.

Et voici ce bestiaire : – Antonin, l’ancien maton qui n’aime pas la montagne et ne pense qu’à sa femme – Maxime, l’apiculteur épris de liberté et qui par peur de perdre les gens aimés refuse de s’attacher – Rémi, un homme à part, arrivé dans la vallée par hasard, qui y reste par amour et qui porte un regard particulier sur la mort – Batiste, l’ex taulard, qui pour se venger des poulets, les cuisine désormais à toutes les sauces – Martine, la femme d’Antonin, qui rêve de son époux… Ils ont tant en commun ! – Coralie, la secrétaire de mairie qui voudrait perdre, enfin, son pucelage et est capable du pire pour y arriver – Michel, le Maire, cerné par les garces, qui après s’être défoulé sur une vache trouvera LA solution – Charles, gendarme de son état, qui se trouve très sollicité, un peu trop – Jacques, paysan à la retraite, qui a une seule passion : sa blonde… D’Ossau – Paul, un jeune homme qui veut juste savoir pour avancer – Loïk, ex taulard, avec en tête des pensées un tantinet bizarres – Et puis des abeilles, des frelons, un ours, un hérisson, des poules…

Non ce n’est pas une liste de courses, mais je ne peux rien vous dire de plus sans en dévoiler trop. Peut-être sur le hérisson ? Et bien non ! Même pas ! Tout ce petit monde se croise, se cherche, se fuit, se retrouve, s’utilise, voir s’entre-tue…

Les personnages, leurs univers, sont dépeints avec une verve formidable. Nous sommes bien loin de l’image d’Épinal auquel les mots « petite vallée montagnarde » font habituellement penser ! C’est noir, c’est drôle et corrosif à souhait. Un délice offert par un anthropologue un tantinet déjanté. Du coup on en redemande. J’ai retrouvé dans ce drôle de bal tous ce que j’avais aimés dans « Les Pis Rennais ». En conclusion Pascal Pascal Dessaint je suis prête pour une nouvelle danse en ta compagnie !

 

Kawa littéraire #4


kawa littéraire printemps ecran

Salut amis lecteur,

Mon 5e Kawa littéraire a eu lieu ce matin aussi cette après-midi je vais vous parler du précédent. Un Kawa un peu spécial.

KAWA littéraire du 25/01/2108

Le premier KAWA qui s’est tenu contrairement à son habitude, un jour de semaine. Un jeudi, un jour creux en bibliothèque.

Nous étions au nombre de 17 pour cette première. Nous avons accueilli cinq nouveaux membres. Et j’avoue avec plaisir que nous ne pensions pas être aussi nombreux.

Aussi Yannick et moi avons  remercié nos lecteurs zé lectrices de leur fidélité.

À la demande générale des lecteurs, regrettant la présence anonyme des autres participants, nous avons commencé la séance du KAWA, par un tour de table de présentation. Préliminaire, avant que chacun propose le document choisi.

Prochainement, nous irons plus loin en confectionnant, à chacun de nos abandonnés, un badge spécial « KAWA littéraire ». Chacun portera prochainement son prénom.

Ainsi nos échanges n’en seront que plus chaleureux et conviviaux.

 

A la fin de la séance, j’ai demandé à chacun  quel sujet il souhaitait aborder lors des prochains cafés littéraires.

Suggestions « thèmes » des lecteurs :

-La traduction en littérature

-Le premier roman (d’un auteur)

-Choisir parmi (trois propositions de roman) et en débattre ensemble

-Sélectionner un livre « coup de cœur », parmi les dernières lectures ou bien un livre marquant (avant l’été)

kawa 4

KAWA littéraire du 25/01/2018, les livres dont nous avons parlé.

 

Liste bibliographique par intervenants.

 

Cathérina

-La barbe/Omar Benlaala

-La tresse/ Leatitia Colombani

Camille

-Yamabuki/Aki Shimazaki

-Basura megasuka/Aki Shimazaki

-L’œuvre d’Erri de luca (quelques titres à citer en exemple)

Prescilia

-LasserV.1, un privé sur le Nil/Sylvie Miller et Philippe War

Françoise

-La vengeance des mères/Jim Fergus

Michèle

-Catalogue d’expo. « Les indiens des plaines », Quai Branly

-Mille femmes blanches/Jim Fergus

-Miniaturiste/Jessie Burton

Monique

-Rosa Candida/ Ava olafsdottir

Françoise

-L’excuse/Julie Wolkenstein

Yannick

-Sinon j’oublie/Clémentine Mélois

Yolande

-Montrez-moi vos mains/Alexandre Tharaud

-L’ordre du jour/Eric Vuillard

-14 juillet/Eric Vuillard

-Les passeurs de livres de Daraya/Delphine Minoui

Vous trouverez ci dessous la sélection avec la couv. et le résumé

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Papote d’auteur : Lou Vernet sous le feu des question de Ge notre Porte Flingue


Aujourd’hui je vous propose de faire mieux connaissance avec une auteur que j’ai eu la chance d’inviter à la bibliothèque pour partager un apéro polar mais aussi pour venir partager son univers avec les lecteurs du Kawa littéraire.

J’ai nommé Lou Vernet.

Et oui j’aime bien papoter avec Lou


GVL : Bonjour Lou, prête à te soumettre à la question ?

Même pas peur… vas-y envoie… j’ai plein de  jokers !

 GVL : Lou, si mes lecteurs ne te connaissent pas encore, il faut qu’ils sachent que j’ai eu deux gros coups de cœur en lisant tes 2 polars.

 Bah voilà, là, j’ai peur… c’est malin ! Dis moi un truc vache je préfère J

GVL : Alors, justement, avant de commencer à parler de ton polar, quelques petites questions rituelles.

Lou, peux-tu te présenter ? Je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui, je le demande même aux dames ! Surtout quand elles aiment le noir !

Oui mais moi j’aime le noir et le blanc, alors 25/25… tu as ton compte ainsi…  Quant à mon parcours, etc… il y a belle lurette que tout le monde en sait autant  moi… Tout est sur mon site louvernet.com… tout ce que je voudrais dire en tout cas… le reste, joker, je t’avais prévenu ! Qui ça intéresse de savoir que j’ai vendu du poisson sur le marché ou que j’ai fais des sondages en magasin pour la marque Chantelle !!!

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Absolument aucune. C’est venu très tard. Après la musique et les chanteurs français. J’ai grandi avec les grands paroliers : Brel, Ferrat, Barbara, etc…

 GVL : Et le livre et la lecture pour toi, c’est quoi ?

Essentiel. Addicte compulsive.

 GVL : Tes derniers romans sont des polars, mais avant cela, tu as écrit beaucoup d’autres choses.  Alors pourquoi avoir choisi le polar cette fois-ci pour t’exprimer ?

Par jeu et défi pour le premier. Ca manquait à mon palmarès… lol. Par passion pour le second. Et maintenant c’est une évidence que ce genre vient s’ajouter aux autres.

 GVL : Dans tes polars il est question de manipulation voire de conditionnement, est-ce comme cela que tu conçois la nature humaine ?

Pire encore… démonstration dans le prochain… Je réserve le meilleur de l’homme à ma vie, pas à mon écriture J rire !

 GVL : En parlant de rapports humains, peux-tu me présenter tes personnages ?

Olala… rien moins que des humains… suffit d’ouvrir les yeux… je n’invente pas grand-chose… Ils portent tous en eux la dualité qui nous constitue. Tellement facile de passer de la lumière à l’ombre et tellement plus compliqué l’inverse. J’en ai plus de 20 au compteur, tous livres confondus, alors te les présenter, c’est niet. Joker !

GVL : Pas mal essayé Lou, mais peux mieux faire !

Si tu ne veux pas me parler de tous tes personnages, parle-moi de l’inclus et la virgule !

 Ah mon duo ! L’un est flic, l’autre ex-flic, devenu détective privé. Deux compères et amis, qui ont la nostalgie de leur complicité au 36 et qui s’offrent parfois une belle diversion à transgresser les codes. Un binôme qui jouent sur la complémentarité. Bastien dit la Virgule et Pierre dit La Carpe sous entendu l’Inclus. Pour découvrir leur singularité et ce que leurs surnoms cachent de mystère, rien de mieux que suivre leurs 2 enquêtes. Ce sont deux flics mais surtout deux hommes. Fêlures et bizarreries incluses.

 GVL : Comment fais-tu pour donner vie à ceux-ci ? Te sers-tu de personnes de ton entourage pour les définir ?

Rarement. Mes amis sont des bisousnours, des gentils. Ceux que je mets en scène font partie de mon obscur inconscient. J’avoue ! La pire psychopathe c’est moi J

 

 GVL : Dis moi comment te viennent les histoires, tes histoires ?

Le quotidien, la vie, les infos. Les drames. Souvent une première phrase. Ou une image. Une expérience. Une impression. Une idée floue. Quelque chose surgit que j’ai besoin  d’écrire. Et dès que ça prend sens, c’est parti, je sais que l’histoire est en route.

 GVL : Maintenant, Lou, veux-tu bien répondre aux questions que tes lecteurs se posent ?

Essayons… si c’est drôle.

GVL : As-tu peur de finir un livre que tu es en train d’écrire ?

Non. Ca serait plutôt l’inverse. Peur de ne pas arriver à le finir. De ne pas trouver la chute. Terminer un livre, c’est dejà penser au prochain. Moi ça m’excite.

GVL : Devant une situation extrême quel livre que tu as écrit choisirais tu ? En sachant que tu devrais faire disparaitre les autres.

« G comme Gratitude » sans aucune hésitation. C’est mon livre le plus positif, et dans une situation extrême, c’est le stimulant idéal.

  GVL : Arrives-tu à te faire peur toute seule quand tu écris un polar ?

Jamais. Je m’étonne. Je me surprends. Je suis triste ou angoissé ou heureuse. Mais peur, jamais. Je n’ai pas du explorer encore assez profondément mes névroses assassines. Rire.

GVL : Est-ce que tes fantasmes psychopathes t’effraient ou te font jubiler quand tu écris ?

Ça m’amuse souvent car je sais que c’est faux. Et parfois ça me serre le cœur car la vie dépassera toujours mon imagination. Au fond je crois que c’est une sorte de catharsis. Un garde fou.

GVL : Comment te sens-tu après une journée d’écriture ?

Entière.

  GVL : Pourrais-tu reprendre un polar très connu et le réécrire à la Lou Vernet ?

Non. Ca ne me viendrai même pas à l’idée. C’est quoi cette question ?

GVL : Si tu devais écrire un livre à deux, avec qui aimerais-tu écrire ? (J’ai bien une petite idée)

Ahahaha… trop facile… tu penses à Sandrine Collette évidemment. Mais pas que… Marcus Malte. Sylvie Germain. J’ai plein de chouchou dans mon cœur littéraire J

GVL : Si tu étais un personnage de polar que tu n’as pas écris, tu serais flic ou voyou ?

Voyou. Mais du coté des gentils. Style Robin des Bois. Mdr.

 Sinon il nous faut conclure ! Alors merci Lou pour tes réponses incisives. Moi qui te connais un peu, je te reconnais bien là !

J’espère que mes lecteurs à leur tout percevront quel auteur à fleur de peau se cache sous ce personnage fanfaron.

Ahahah sûrement un peu de l’Inclus et La Virgule… ou qui sait, combien des 15 autres qui se cachent dans « Un trop grand silence« .

Bisousssss et merciiiiiiiiiiii Ge pour ce bel entretien mais aussi cette belle chrono !!! Suis pas sure que Sandrine ou Elena apprécieront mais moi OUI 🙂

Ma chrono d’un Un trop grand silence

Et celle de La toile aux Alouettes

Et tu vis encore de Corinne Martel


Le livre : Et tu vis encore de Corinne Martel. Paru le 10 décembre 2016 chez  Is Edition dans la collection « Sueurs glaciales ». 17€ ; (172p.) 15X 22,9 cm

4ème de couv : 

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ». Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental. Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « plan C ». L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors. L’heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables. Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..? Meurtres, secrets de famille, suspense. L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

L’auteur : Corinne Martel est née à Pris en 1969. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.

Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.

Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse.

 

Extrait : 
Toutes les familles ont des secrets.
La mienne ne fait pas exception.
Ma famille a donné un nom de code au secret : « LE PLAN C ».
Je n’ai jamais su pourquoi ; ils n’ont pas voulu me le dire. D’ailleurs, je ne suis pas censée être au courant de ce secret.
Mais je ne me suis pas présentée ; pardon, c’est incorrect…
Je m’appelle Alice Garmant. J’ai seize ans et je vais vous révéler toute l’histoire.

Le petit avis de Kris

Et tu vis encore – Corinne Martel
Hors des sentiers battus ! Voilà ce à quoi me fait penser ce thriller, qui, en fait, est plus un livre orienté vers l’amour des siens, les questions qui peuvent se poser face à l’irréversible.
Prenant car on se demande où et vers quoi veulent nous mener les premiers chapitres, désarçonnant dans la manière dont il est écrit, on est déstabilisé quand on commence à comprendre de quoi il retourne.
Corinne Martel nous entraîne bien malgré nous dans une course contre la montre dont on se demande bien comment sera l’issue.
Excellent !

 

 

Paranoïa de Mélissa Bellevigne


 Aujourd’hui n’est pas coutume, Julie, notre jeune chroniqueuse, nous présente un livre en deux volume.

Est-ce un diptyque ou les deux premiers tomes d’une série plus longue, je ne sais pas.

Toujours est-il que ce titre pour l’instant comporte deux opus que voici.


Les livres : Paranoïa

Livre 1:  Paranoïa de Mélissa Bellevigne. Paru le 30 mars 2016 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon.  17€ ;  (300 p.) ; 22 x 14 cm
4e de couv du tome 1 : 
Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.
Livre 2 : Paranoïa Volume 2, Miroir  de Mélissa Bellevigne. Paru le 4 octobre 2017 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon. 17€ ; (391 p.) ; 22 x 14 cm
 4e de couv Tome 2 :

Qu’est-il arrivé à Judy et qui faut-il croire ?
Où s’arrête l’hallucination et où commence la réalité ?

Miroir

Qui est vraiment Judy Desforêt ?
Une jeune femme assiégée par la paranoïa et des hallucinations telles qu’elle en a perdu la raison jusqu’à vouloir se tuer ?
Est-elle victime d’un vaste complot ou bien une manipulatrice au discernement hors pair ?

Qu’est-ce qui a pu pousser Lisa, psychiatre renommée, à baisser sa garde face à cette patiente délirante ?
Aurait-elle manqué d’objectivité et de professionnalisme ?
Lisa n’a plus aucune certitude sur ses conclusions.

Apparaît subitement à Viryez un certain Alwyn Andrews.
Il ressemble en tout point à l’ami imaginaire qu’a décrit Judy.
Le jeune homme dit la connaître, être amoureux d’elle, vouloir la revoir. Mais de nombreux doutes planent à son sujet, faisant de lui un suspect idéal…

 

L’auteur :  Mélissa Bellevigne est née en 1990. Originaire de Savoie, Melissa Bellevigne a toujours été amoureuse des mots. Poussée par une imagination débordante, elle se met à écrire dès ses plus jeunes années, convaincue qu’un beau jour, ce sera son métier. Elle pense l’incipit de Paranoïa en 2009, alors qu’elle n’a que dix-neuf ans, s’inspirant de l’histoire de son arrière-grand-mère, des chansons du groupe Kyo et de sa fascination pour l’Angleterre. A la naissance de son premier enfant, elle choisit de se consacrer pleinement à son rôle de maman et décide d’ouvrir un blog, « Golden Wendy », pour garder un pied dans l’écriture et partager ses conseils dans des chroniques principalement orientées beauté et maternité. En avril 2015, son deuxième petit garçon voit le jour, et, quelques mois plus tard, l’envie de retrouver ses personnages resurgit et elle se replonge dans la rédaction de ses romans avec passion. Aujourd’hui, Melissa jongle avec les métiers de maman, blogueuse et romancière, pour son plus grand plaisir.

 

Extrait:
« Je me suis rendu compte que la vie est un paradoxe. Que les gens passent sans se préoccuper vraiment des autres, sans savoir ce qui se trame derrière certaines portes. Que le temps passe vite, trop vite, qu’on a le choix une seconde, et que, la suivante, tout nous tombe dessus, qu’on ne contrôle plus rien. »

 

Le compte rendu de Julie

Alors je fais la critique de « Paranoïa » de Mélissa Bellevigne et la suite « Miroir »

Titre: « Paranoïa« 
Auteure: Mélissa Bellevigne
Genre: Thriller psychologique

Judy âgée de 20 ans, enceinte est dans un hôpital psychiatrique suite à des signes d’agressions à Londres. Lisa une psychiatre renommée va prendre en charge son dossier. Judy va lui raconter son histoire dont un ami imaginaire Alwynn qu’elle voit mais est-elle vraiment paranoïaque? Que cache t-elle?

 Avez-vous déjà lu fini un livre en faisant whaou? c’est ce qui m’est arrivé pour les romans de Mélissa Bellevigne une youtubeuse connu sous le nom de « golden wendy » avec ses romans « Paranoia » et la suite de Paranoia « Miroir » du genre thriller psychologique. J’avais quelques a priori en pensant que c’était écrit par une youtubeuse et pourtant j’ai adoré sa plume, j’ai adoré cette histoire, j’ai rien vu venir, il faut lire le tome 2 pour comprendre et ne pas s’arrêter au tome 1.

 

Commandement 1: Le doute et le suspense seront de mise

En effet, au début de l’histoire nous ne savons pas si Judy est folle, paranoïaque ou si elle dit la vérité, si son ami imaginaire existe vraiment ou non, le doute s’immisce dans notre tête.

Ensuite, Judy va se livrer à la psychiatre Lisa, elle va nous raconter son histoire, une histoire entre la France et l’Angleterre, on va voyager.

Attention retiens ta respiration et entre dans ses livres en ayant l’esprit ouvert et peut-être que tu n’en ressortiras plus en étant pris par ce mystère, ce suspense et les surprises. Cède à la tentation comme une grosse gourmandise, un chocolat ça ne fait pas de mal une fois haha.

Commandement 2: Des personnages complexes et des secrets seront de la partie

 

 Un des points forts de ses livres sont ses personnages. 

Dans le 1er tome, nous nous attachons à Judy par son histoire et à Lisa par sa vie personnelle. Lisa traverse une mauvaise passe par sa vie personnelle, elle est une Workaholics (une acharnée du travail), son travail passe avant tout même si elle cherche aussi à être épanouie dans sa vie personnelle en voulant un enfant. Comme vous l’aurez compris, ses deux personnages sont dans un sens liées, l’une (Judy) enceinte ne veut pas de bébé et l’autre (Lisa) en recherche un.

Un autre personnage apparaît également dans le 1er tome, il s’agit d’Alwynn l’ami imaginaire que Judy va parler dont un lien fort va les unir. Alwynn est un ami imaginaire décrit comme un gentleman anglais. Oui, il y aura de la romance mais l’intrigue principale est ce suspense de savoir le mystère de Judy si elle dit la vérité, les secrets qu’entourent ce personnage qui seront révélés dans le tome 1 et 2.

Le tome 2 donne une autre version de l’histoire du tome 1, on est déstabilisé mais le tome 2 apporte des réponses par rapport à l’histoire du tome 1. Nous retrouvons les deux personnages, Lisa évolue mieux dans le tome 2 que le tome 1 alors qu’elle peut beaucoup nous énerver dans le tome 1 avec son obsession, dans le tome 2, Lisa comprend ses erreurs et nous apparaît plus humain. Alors qu’on peut être touché par Judy dans le tome 1, elle nous apparaît plus complexe dans le tome 2.

 Les secrets de famille seront au centre de l’intrigue

Ceux qui aiment ce sujet seront ravis. Personnellement, j’adore les secrets de famille, j’ai également adoré que dans le tome 1, nous ne savons pas où est-ce que l’intrigue va nous mener? Rêve ou réalité? Folie ou réalité? C’est ce qu’on se pose tout au long de l’intrigue du tome 1 et 2.

Ainsi, je conseille d’enchainer le tome 1 et le tome 2 pour bien comprendre l’histoire.

Commandement 3: Retourné sera ton cerveau, cogite bien dans ta tête!

Ton cerveau sera retourné tel une crêpe, une pancake que tu auras le souffle coupé que ça soit dans le tome 1 ou dans le tome 2. « Cogite bien dans ta tête » peut être la réplique d’un psychopathe tueur en série et pourtant ça résume bien ses livres.

Sadique est l’autrice Mélissa Bellevigne. 

En effet, Mélissa Bellevigne connue également sous le nom de « golden wendy » sur sa chaine youtube a révélé lors d’une interview youtube auquel des lectrices et booktubeuses l’ont interrogé qu’elle est une sadique qui veut que nous pensons toujours à son histoire une fois fermée ses livres en nous posant des milliers de questions. « Les réponses sont dans ses livres » a t-elle dit où je pense que ses livres nous donnent la possibilité d’interpréter à notre manière l’histoire. C’est une chose qui peuvent rebuter certaines personnes mais personnellement j’ai adoré cette possibilité.

En conclusion: je conseille cette série de livre à tous les amateurs de sensations fortes qui aiment les surprises, les retournements de situation en aimant cogiter. Quel goût auras-tu de cette lecture? Un arrière goût ou une sensation jouissive telle que lorsqu’on croque à une pomme? A toi de jouer! Ce qui est sûr c’est que ses livres peuvent diviser, certains vont aimer ou adorer comme moi et d’autres vont ne pas être embarqué dans cette histoire, ne pas aimé ou être déçue, c’est à chacun ses goûts et ses attentes. Personnellement, l’autrice m’a eu, elle m’a surprise, bien berné et m’a retourné le cerveau et j’ai adoré ça! Oui à entendre ça c’est paradoxal et sadique mais j’aime son côté sadique que j’ai aussi ^^ Ses livres m’auront en tout cas bien marqué et m’auront fait bien réfléchir et resteront dans mon top des meilleurs thrillers psychologiques. Je tire mon chapeau à l’auteure dont « paranoia » est son 1er roman et dont « miroir » est la suite.

Le Festival Sans Nom 2018


FSN 2018

 

Salut les polardeux,

L’édition du Festival Sans Nom 2018, le salon du polar de Mulhouse, se déroulera les 20 et 21 octobre, avec comme parrain Franck Thilliez.

La nouvelle édition s’accompagnera, comme l’an dernier, de l’attribution d’un prix littéraire.

Et vous savez quoi ?

Non ?

Même pas une petite idée ?

Tiens j’en vois qui ricane là bas, ils ont du comprendre.

Et ben oui !

J’ai été recontactée pour faire partie du jury. Yessss


Le Festival Sans Nom 2018, les premières infos

L’aventure a été trop belle l’an dernier.

D’abord parce que intégrer ce jury à été une super expérience

Avec  les 10 Jurés , les échanges ont été plus que fructueux. Durant de nombreux mois nous avons échangé sur nos lectures pour le premier prix.

Nous avons appris à nous connaitre. Bon, ok certains ne m’étaient pas inconnus loin de là ! Mais pour les autres j’ai fait de très belles rencontres. Et je suis ravie de rempiler avec eux tous.

Cette année le jury sera composé de 12 membres : organisateurs, libraires, blogueurs et lecteurs. 10 jurés sont déjà désignés, se sont ceux de l’an dernier. Le festival a ouvert cette année la possibilité à deux personnes supplémentaires de se joindre à cette belle aventure. Il en réalisé une sorte de casting.

Un questionnaire a été proposé aux prétendants jurés.

Parlez-nous en quelques lignes d’un de vos derniers coups de cœur en matière de polar / roman noir *
   
Pourquoi souhaitez-vous participer à ce jury du prix littéraire du FSN ? *
   
Avez-vous prévu de venir à Mulhouse durant le Festival (du 19 au 21 octobre 2018) ? *

Il y a eu 57 postulants pour intégrer le jury du Grand prix du Festival Sans Nom. Incroyable ! Le choix a été difficile pour les membres de l’organisation, et ils ont décidé de retenir les candidatures de deux alsaciennes (ce qui n’était pourtant absolument pas un critère de choix) : Sofia et Gwendoline.
Elles les ont bluffé, fait rire, épaté par leur enthousiasme et la manière de faire passer le message.

Je dois avouer que j’ai eu la chance cette semaine de faire un peu plus la connaissance de ces deux jeunes femmes. Et…j’ai l’impression que nous allons bien nous entendre avec ces nouvelles passionnées, moi qui suis la doyenne de ce jury.

Cette année encore l’aventure promet d’être belle.

Ah oui, 8 romans seront en lice pour la deuxième édition du Grand prix du Festival Sans Nom.  Tous des nouveautés qui sortent entre janvier et juin 2018.

Et pour rappel, l’excellent dernier roman de Nicolas Lebel, « De cauchemar et de feu », qui a obtenu le Grand Prix du Festival Sans Nom en 2017   .

 

Aussi pour vous donnez envie de nous rejoindre les 20 et 21 octobre prochain voici pour vous les 4 premiers auteurs invités dévoilés

Le premier s’est le parrain, forcément !  Le Maître du thriller : Franck Thilliez en personne
Franck Thilliez est né en 1973 à Annecy – ce qui explique certainement l’intérêt pour la haute montagne de cet enfant pourtant du Nord pure souche, qui vit aujourd’hui dans le Pas-de-Calais. Rien ne prédestinait ce passionné de cinéma à l’écriture, si ce n’est une imagination foisonnante et le besoin de raconter des histoires. Ingénieur de formation, Franck Thilliez s’illustre d’abord dans les nouvelles technologies et devient très tôt spécialiste en informatique. Mais aux algorhitmes et suites binaires, Franck préfère les thrillers, tout particulièrement ceux qui se passent en milieu hostile. C’est en alliant sa formation scientifique et son goût pour le genre qu’il va imaginer des intrigues qui, très vite, deviendront des succès à la fois critiques et populaires. Dès son premier roman, Train d’enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail, 2003), Franck Thilliez est nommé pour le Prix SNCF du Polar 2004. Les lecteurs se passionnent immédiatement pour son personnage principal, un certain Franck… Sharko. Un premier succès en appelant un autre, il publie en 2005 La Chambre des morts (Le Passage), qui deviendra par la suite le film éponyme d’Alfred Lot, avec Mélanie Laurent dans le rôle de Lucie Henebelle. Non content d’être adapté au cinéma, Franck Thilliez reçoit pour son deuxième roman le Prix des lecteurs Quai du polar en 2006, et le Prix SNCF du Polar français en 2007. Cet enchaînement glorieux lui permet d’envisager l’avenir sous l’angle de la création et il quitte son job d’ingénieur informatique pour se consacrer entièrement à l’écriture. À partir de là vont se succéder les thrillers mettant en scène Franck Sharko (Deuils de miel en 2006, La Vie du Rail), ou Lucie Henebelle (La Mémoire fantôme en 2007, Le Passage). Il publie également des « one-shots » tels que La Forêt des ombres en 2006, L’Anneau de Moebius en 2008 et Fractures en 2009, tous trois au Passage, ravissant le lecteur avide d’intrigues complexes et abouties, mêlant psychiatrie, neuroscience et cinéma, bien sûr. Mettant la barre toujours plus haut, Franck Thilliez décide de réunir ses deux inspecteurs fétiches, Franck Sharko et Lucie Henebelle dans une trilogie ayant pour thème la violence. Son premier opus, Le Syndrome E, est publié au Fleuve Noir en 2010. C’est la consécration immédiate. Classé dès sa sortie dans les listes des best sellers, le roman se vend dans une quinzaine de pays dont les Etats-Unis, pour un montant jamais atteint par un auteur de thrillers français.
 
Voici le deuxième nom d’auteur dévoilé de l’édition d’octobre 2018 du Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse.
Niko Tackian est romancier, scénariste et réalisateur. Il a notamment créé la série Alex Hugo pour France 2 avec Franck Thilliez (ça tombe bien, c’est notre parrain 2018 !).
Son premier roman est paru en 2015 (« Quelque part avant l’enfer », éditions Scrinéo). Le second, « La nuit n’est jamais complète » (éditions Scrinéo & Pocket) a obtenu le prix polar Sud Ouest 2017 au Festival Lire en poche de Gradignan.
Il est dorénavant publié par les Éditions Calmann-Lévy en papier, et les Éditions de l’épée en numérique. « Toxique » est sorti en 2017 et a fait découvrir le personnage de Tomar Khan, commandant à la Crim.
« Fantazmë », qui vient de sortir en janvier 2018, nous permet de retrouver ce personnage au sein d’un thriller prenant, criant de réalisme et ancré dans l’actualité.

Voici le troisième auteur dévoilé pour l’édition 2018 du Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse, les 20 et 21 octobre.
Commissaire en 1976, Danielle Thiery devient la première femme commissaire divisionnaire de France et a ensuite dirigé la sécurité d’Air France.
Auteur de nombreux romans noirs, pour adultes comme pour la jeunesse, elle se voit attribuer le Prix Polar et le Prix Charles Exbrayat pour « Mises à mort » (Robert Laffont, 1998), et le Prix du Quai des Orfèvres 2013 pour « Des clous dans le cœur » (Fayard, 2012).
En 2016, les éditions Ombres Noires publient « Tabous », qui, à la faveur d’une inquiétante disparition d’enfant dans une maternité, explore des zones interdites, comme les a priori auxquels se heurtent les deux femmes enquêtrices face à une puissante famille iranienne.
Elle revient le 14 mars 2018 avec le très attendu « Féroce » (Flammarion).
Prévue à l’affiche du FSN 2017 mais souffrante, elle avait été dans l’obligation d’annuler sa venue à la dernière minute. Nous ne pouvions en rester là et c’est avec d’autant plus de plaisir que nous la retrouverons cette année !

Voici le quatrième auteur dévoilé pour l’édition 2018 du Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse, les 20 et 21 octobre.
Michael Mention est l’une des figures les plus attachantes de la nouvelle génération du « noir ». Après les formidables, parmi bien d’autres, « Jeudi Noir » (Ombres Noires, 2014), « …et justice pour tous » (Rivages, 2015) ou encore « Bienvenue à Cotton’s Warwick » (Ombres Noires, 2016), le romancier nous promet, avec le très attendu « Power » (Stéphane Marsan, 2018), un nouveau tour de force par une immersion historique d’un réalisme stupéfiant dans l’une des oppositions les plus violentes et symboliques qu’aient connues, au XXe siècle, les Etats-Unis sur leur sol (Gouvernement américain versus Black Panthers).
Non seulement ce roman nous jette dans cette réalité « qui macère, mendie et crève », mais il marque également le lancement d’une nouvelle maison d’édition (Stephane Marsan, patron de Bragelonne) !
Une occasion supplémentaire de fêter son éclosion au prochain Festival Sans Nom !

Il est temps de vous annoncer la thématique du Festival Sans Nom 2018 : Du roman noir à l’écran.
Cette année, on va mettre en avant les livres mais aussi leurs adaptations à la télévision ou au cinéma (scénario, réalisation…).

Alors plus d’hésitation tous à Mulhouse les 20 et 21 octobre prochain.

Et pour nous acceuillir

Voici les trognes des membres du comité d’organisation

Ils sont plutôt sympathiques non ?

Du coup il se pourrait bien que je vous en reparle.

Mais ce qui est certain, c’est que je vous parlerai régulière de ce Festival sans nom mais pas sans coeur et sans âme.

Papote d’auteur : Emilie était avec Sébastien Fritsch


Papote d’auteur : Emilie était avec Sébastien Fritsch

Souvenez vous il y a quelques semaine Emilie nous proposer de découvrir le roman de Sébastien Fritsch, l’expérience Cendrillon

Aussi aujourd’hui elle nous en apprend un peu plus sur cet auteur en lui posant quelques questions.

Pour rappel, vous pouvez, si vous le souhaitez retrouver Ici l’avis d’Emilie sur Lexpérience Cendrillon de Sébastien Fritsch

Allez place à l’entretien entre Emilie et Sébastien


Papote d’auteur : Emilie est avec Sébastien Fritsch

 

Parlez-moi un peu de vous. Pourquoi écrivez-vous ?

J’ai toujours eu tendance à m’inventer des histoires. A partir d’un détail, d’une parole, d’une attitude observée chez des personnes croisées par hasard, mon imagination brode, m’entraîne dans des scénarios et des décors qui n’ont rien à voir avec le détail qui a tout déclenché. Quand j’ai découvert, par la lecture, que l’on pouvait construire ces mondes avec des mots, j’ai voulu, moi aussi, écrire. Au départ, ce n’était que de pâles imitations des auteurs que j’admirais… et ça dépassait rarement une page. Devenu adulte, cette inventivité et ce plaisir de jouer avec les mots ne m’ont pas quitté. Mais j’ai appris à construire des histoires plus consistantes… et je me suis détaché de mes auteurs fétiches pour développer un style plus personnel. Cela a pris des années, mais le bonheur d’écrire est toujours là.

Pourriez-vous me parler un peu de votre dernier livre : l’Expérience Cendrillon : son sujet, sa cible,…?

Sans vouloir être trop brutal, la réponse est : non. Parler du sujet de L’Expérience Cendrillon, ce serait révéler la clé du mystère qui lance l’intrigue. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’une fuite, d’un bout à l’autre de l’Europe, dans laquelle une jeune femme qui menait une vie plutôt tranquille, se trouve lancée, sans comprendre ni pour quelle raison ni à cause de qui.

Comment vous est venue l’idée de l’écrire ?

C’est un roman qui associe deux idées complémentaires : la première, qui donne son titre au roman, je n’en dirai rien : il s’agit de la clé de l’intrigue que j’évoquais ci-dessus. C’est une question assez actuelle et qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années. La deuxième idée, c’était de me lancer dans un exercice de style, en explorant la notion chère à Hitchcock de « MacGuffin ». Le MacGuffin c’est un objet, un secret, une information qui sert de déclencheur à l’intrigue. De manière à découvrir ou à retrouver, attraper, voler, sauver le MacGuffin, le héros ou l’héroïne se trouve jeté(e) dans une histoire qui le ou la dépasse. Et peu à peu, plus l’histoire se développe et emporte ses protagonistes, plus le MacGuffin passe au second plan, alors qu’il est censé être le cœur du problème.

C’est exactement ce qui arrive à Milica, le personnage central de L’Expérience Cendrillon : elle doit fuir, dès les premières pages, pour un motif qui reste mystérieux pour elle, mais qui semble suffisant pour que des inconnus veuillent l’assassiner. Evidemment, elle veut connaître ce « motif mystérieux », et les choix qu’elle fait au cours de son parcours sont justifiés par cette volonté de comprendre. Mais peu à peu, cet objectif perd de son importance et le roman se concentre uniquement sur la fuite en elle-même. L’objectif « comprendre » devient « survivre ». L’exercice de style est alors de réussir à faire en sorte que le lecteur lui-même n’ait plus que cette idée en tête : fuir pour sauver sa peau en cavalant de page en page. Plus les pages tournent vite, plus l’exercice est réussi.

Cela étant, pour ne pas frustrer complètement les lecteurs, le secret qui déclenche la course de Milica finit quand même par être révélé… à la toute fin. Et l’on en revient à la première idée que j’évoquais au début (et que je maintiendrai encore sous le sceau du secret !).

Cela vous a pris longtemps pour l’écrire ? 

Evaluer le temps d’écriture est toujours difficile, puisque j’écris aussi quand je n’écris pas. Ce que je veux dire par là, c’est que les phases de réflexion, de recherche de documentation, de construction du scénario, font partie de l’écriture du roman, alors qu’il n’y a pas encore un seul mot de posé. Par ailleurs, une fois sorti le premier jet, il peut se passer des mois avant que je me replonge dedans. Cela peut être volontaire, dans le but de mettre de la distance par rapport au texte, de manière à le reprendre avec un œil presque neuf ; mais cela peut aussi être involontaire, pour la simple raison que j’ai une autre activité professionnelle qui me prend beaucoup de temps et utilise le même cerveau.

Je peux donc donner quelques repères, mais pas une durée précise. Par exemple, je peux dire que j’ai rédigé les premières phrases de ce roman en janvier 2016 et que j’ai mis la main aux toutes dernières corrections en octobre 2017. Tout en sachant que l’idée centrale du roman me travaille depuis plusieurs années et que certaines scènes étaient déjà clairement définies depuis au moins dix ans.

Comment procédez-vous ? Travaillez-vous en musique ? À partir d’un plan précis ? Relisez-vous plusieurs fois votre travail ? Le faites-vous relire par votre entourage ?

La question de la musique est très importante pour moi, puisque tous mes romans ont une « bande originale » bien précise… sauf L’Expérience Cendrillon. Cela s’explique par le fait que, bien souvent, la musique écoutée par mes personnages participe à la définition de l’ambiance du roman. Piano jazz plutôt cool dans Derrière toute chose exquise, dont le narrateur est un photographe neurasthénique et misanthrope, ou bien Penderecki et Ligeti, des compositeurs classiques du XXème siècle aux œuvres bien flippantes, pour illustrer Se retenir aux brindilles, dont l’un des thèmes centraux est la peur. (Pour info, l’une des œuvres de Penderecki fait partie de la bande originale du Shining de Kubrick ; ça plante le décor !).

Au milieu de ça, on trouvera de la musique folk, de la New Wave, du grunge ou du rock progressif, selon les époques et les profils des personnages.

Pour coller au plus près à l’état d’esprit de chacun d’eux, j’écoute donc ces musiques, de manière exclusive et répétitive pendant toute la durée de l’écriture. Mais j’écoute avant de me plonger dans mon texte, rarement pendant, de manière à ne pas influencer le rythme de mes phrases.

Dans L’Expérience Cendrillon, j’ai choisi de partir sur un style plus sec, plus factuel : nous sommes en fuite : nous n’avons pas le temps de poser l’ambiance ; il n’y a donc pas de musique. C’est d’ailleurs un roman que j’ai écrit dans l’urgence, à toute vitesse (même si après j’ai mis des mois à le retravailler), de manière à être dans la même situation de panique que mon héroïne.

 

Concernant le plan, je travaille toujours sur la base d’une structure précise, en définissant les différentes étapes qui vont me conduire à la conclusion prévue. J’ai absolument besoin de savoir comment le roman va se terminer avant de commencer à l’écrire. Pour autant, je n’ai pas de plan détaillé : les détails de l’articulation entre les scènes viennent au fur et à mesure et de nombreux éléments peuvent s’ajouter, de manière à rendre plus fluides ces transitions successives.

Une fois terminée la première version, je vais relire de très nombreuses fois, d’abord pour améliorer la structure, en déplaçant si nécessaire certaines scènes ou en en supprimant d’autres. Ensuite, je relis encore et encore, pour l’orthographe, la grammaire, la fluidité des phrases ou pour vérifier la cohérence des situations.

Quand je considère que mon texte est achevé, la première personne à le lire est toujours ma femme. Elle me donne un avis global sur l’histoire, son intérêt, son rythme. Après cela, je peux faire intervenir quelques proches ou, dans le cas de mon dernier roman, des blogueuses/lectrices qui acceptent de m’apporter leur aide. Ensuite, le texte passe sous le regard d’une relectrice-correctrice professionnelle qui va vraiment disséquer les phrases, scruter à la fois la grammaire, l’orthographe, la typographie, la cohérence des évènements, le rythme, ainsi que la clarté du propos… Après son travail, outre les corrections de base, je peux avoir à réécrire entièrement cinq ou six passages, la plupart du temps pour en améliorer la compréhension ou pour apporter des précisions indispensables à l’intrigue.

Avez-vous rencontré des difficultés lors de sa rédaction ? Lesquelles ? Comment les avez-vous surmontées ?

La plus grande difficulté était le temps limité dont je disposais pour écrire la première version. J’en ai fait un atout, en me lançant dans une écriture rapide, intense, sans pause. C’était une façon de faire différente, par rapport à mes précédents romans, mais j’ai apprécié de me poser ce défi… et de le relever.

La couverture a été réalisée par qui ? Pourquoi ce choix ?

J’ai choisi cette image et fait moi-même un premier projet de couverture, avant de confier la finalisation à un graphiste professionnel. Cette photographie d’une femme seule, s’éloignant, en pleine nuit, dans une ville inconnue, correspond bien à l’ambiance de mon roman. En voyant cette photo, on ne peut s’empêcher de se demander ! « Où va-t-elle ? Qui va-t-elle croiser ? Que risque-t-elle dans cette rue déserte ? »

L’auteur de l’image est un photographe irlandais. Et la photo a été prise à Dublin… ce qui n’a aucun rapport avec mon histoire qui se déroule entre la Serbie et la France. Mais une rue sinistre ça reste une rue sinistre, où que l’on se trouve.

Que vous ont apporté la rédaction et la publication de ce livre ?

Comme pour tous mes romans, la rédaction de celui-ci m’a apporté un grand plaisir. Et un plaisir renouvelé, puisque chaque nouveau projet est un nouveau défi, autant pour les thèmes que pour la structure ou la manière d’écrire. Dans le cas présent, le défi était de produire la première version dans l’urgence, de manière à me placer dans la même situation psychologique que mon héroïne. Par la suite, j’ai pris le temps de retravailler mon texte, j’ai élagué certains passages, enrichi d’autres scènes et surtout fait la chasse aux répétitions ou aux expressions banales qui sortent automatiquement quand on laisse filer les doigts sur le clavier. Mais même si ces corrections ont été réfléchies,  la trame sur laquelle j’ai fait ces ajustements a réellement été bâtie au pas de course. J’espère que le résultat donne aux lecteurs la même impression de se laisser emporter sans reprendre haleine.

En ce qui concerne sa publication, elle m’a permis de faire de nouvelles rencontres, notamment dans l’univers des lecteurs et lectrices de romans noirs. Sur les sept romans que j’ai déjà écrits, 3 seulement sont des polars ou thrillers et je ne suis donc peut-être pas identifié comme auteur de ce genre. Cela étant, je ne me revendique d’aucun genre : je suis écrivain, voilà tout. Et mes romans sont souvent à la croisée de plusieurs catégories. J’ai d’ailleurs découvert que, tout comme moi, de nombreux lecteurs ne sont pas « accros » aux étiquettes : c’est ainsi que L’Expérience Cendrillon a été accueilli favorablement, aussi bien par des amateurs de thrillers purs et durs que par des personnes privilégiant habituellement la littérature dite « contemporaine ». De belles rencontres, en tout cas.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ? Qui cherche une maison d’édition ?

Le plus important, à mon sens, est le travail. Le talent existe peut-être, mais sans travail, je ne suis pas certain qu’il aboutisse à des réalisations concrètes. En gros, cela signifie qu’il ne faut pas avoir peur de reprendre ce qu’on a fait, de supprimer des passages qu’on trouvait « géniaux » au moment de l’écriture, mais qui s’avèrent, une fois l’exaltation retombée, complètement kitsch ou dénués d’intérêt pour le déroulement de l’histoire. Si l’on veut écrire pour être lu, il ne faut pas juste se faire plaisir : il faut faire en sorte de toucher les lecteurs, ce qui veut dire les surprendre, les émouvoir, les faire réfléchir.

Accepter de reprendre son texte, ça veut aussi dire accepter les remarques : j’ai la chance d’avoir une correctrice qui ne prend aucune pincette avec moi, et je l’en remercie. Grâce à elle, quand un passage est obscur, lourd, inutile, je le sais… et je le change.

Pour résumer, je dirais que le deuxième ingrédient nécessaire, en plus du travail, c’est l’humilité.

Pour ce qui est de trouver une maison d’édition, j’ai arrêté de me poser la question, puisque cela fait plusieurs années que je m’autoédite. Cela étant, mes trois premiers romans ont été publiés par des éditeurs traditionnels. Ce qui m’a permis de décrocher mon premier contrat, c’est d’avoir ciblé mes envois de manuscrits : au départ, j’ai essayé d’entrer dans les grandes maisons d’édition parisiennes ; puis j’ai pris le temps d’étudier la production d’éditeurs moins connus, de manière à déterminer s’il y avait des particularités dans leur production qui étaient communes avec mon projet. J’ai ainsi identifié les Editions Créer (une maison auvergnate qui existe depuis quarante ans et publie surtout des beaux livres sur l’art et les traditions populaires mais aussi des romans en lien avec la région). Je leur ai envoyé mon bouquin… il leur a plu et ils l’ont sorti au printemps 2007.

 

Où peut-on se procurer votre dernier livre ? Et les autres ? À quel prix ?

L’Expérience Cendrillon est disponible en achat direct sur ce site : https://editionsfinmarsdebutavril.jimdo.com/catalogue/l-exp%C3%A9rience-cendrillon/

Vous pouvez même ajouter un message lors de votre commande pour demander une dédicace personnalisée.

Sinon, on peut commander mes romans auprès de n’importe quelle librairie ou sur les sites de ventes en ligne.

Il est proposé au format poche, au prix de 7 €.

Il existe également en format électronique, au prix de 2,99 € : https://www.amazon.fr/dp/B076ZDNCBJ

 

Mes autres romans peuvent également être achetés sur le même site (https://editionsfinmarsdebutavril.jimdo.com/), sauf le tout premier, disponible auprès des Editions Créer : https://www.edicreer.com/litterature/roman-historique/le-mariage-d-anne-d-orval.html

 

Et pour en savoir plus, vous pouvez consulter mon blog (http://sebastienfritsch.canalblog.com/) ou les pages Facebook suivantes :

Page personnelle : https://www.facebook.com/sebastien.fritsch.750

Page des Editions Fin mars début avril : https://www.facebook.com/editionsfinmarsdebutavril/

 

 

L’enfant de rien de Nathalie Hug


Aujourd’hui, en ce jour de Saint Valentin, sur Collectif Polar on s’éloigne de nos domaines de prédilections mais… Car il y toujours un mais.

Mais c’est pour la bonne cause puisque c’est d’un titre de Nathalie Hug dont nous allons parler. Et vous autres Polardeux, Nathalie Hug vous la connaissez forcément mais sous son autre-elle, puisque c’est la deuxième partie des CAMHUG, nos chouchoux ici !

Et en plus on vous offre une double chronique


Le livre : L’enfant de rien de Nathalie Hug.  Paru le 5 janvier 2011 chez Calmann Levy.  14€70  ; (133 p.) ; 22 x 14 cm.

4e de couv :

L’enfant-rien

« Aussi loin que je me souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard. »

Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-soeur, dans l’espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. S’il rêve d’un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu’il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en « tas-de-fraises-à-la-crème », la possibilité d’une vie différente s’ouvre à lui. Mais Adrien, l’enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne ?

 L’auteur : Nathalie Hug est née à Nancy le 13 janvier 1970. Elle est un écrivain et scénariste. Depuis 2004, elle publie en association avec son mari Jérôme Camut des thrillers et des romans d’anticipation.  ils ont écrit entre autre,deux séries très remarquées, Les voies de l’ombre et W3. sans oublié Islanova, le dernier opus en date. Elle est l’auteur de trois roman, L’enfant de rien, son premier solo, La demoiselle des tic-tac et 1 rue des petits pas !

 

Extrait :
Dans les dossiers rangés en haut du cagibi, il y avait une pochette : Papier Adrien. A l’intérieur, parmi d’autres, un document titré : Déclaration de grossesse. Ce qui je ne comprenais pas, c’est pourquoi le nom de mon père n’y apparaissait pas. A la place, quelqu’un avait écrit : néant.

Chronique d’Eppy Fanny

 

Il y a Adrien, un enfant à part qui cherche désespérément un père. Il le rêve, l’imagine et ne comprend pas pourquoi celui de sa grande sœur Isabelle ne veut pas être le sien. Il aimerait tant appartenir à cette famille recomposée dans laquelle sa sœur s’épanouit et où il n’a pas sa place. Lui l’enfant-rien, tellement rien que même ses reins sont un néant.

Puis il y a cette femme, sa mère, qui ne dit rien, jamais, si ce n’est « je ne sais pas ». Eteinte, comme déjà morte… Puis cet accident qui la transforme encore plus en fantôme.

Elle est, plus que jamais, bloquée dans une attente douloureuse.

Et toutes ces questions sans réponses. Sur lui Adrien, sur son père, sur qui est sa mère.

Quels secrets se cachent dans cette mystérieuse boîte rouge ?

Une fois encore, un récit bouleversant.

Une histoire de femme, de souffrance, de solitude, de chagrin et de choix si lourds à porter.

Mais aussi une histoire de don, précieux, salvateur.

Une histoire d’amour tout simplement.

Merci Nathalie pour ce morceau de toi que nous venons de partager.

Celui-ci a une résonance particulière car une petite carte ne me quitte jamais depuis maintenant 15 ans. Elle m’assure que mon choix sera respecté et me garantit que la mort n’est pas forcément une fin.

La posséder ne fait pas mourir plus vite contrairement à ce que pensent certains.

Extrait :
Je reprochais à ma mère de ne jamais parler de mon père, mais, plus que tout, je lui reprochais ces journées sombres où elle se flétrissait comme une vieille dame. Un vendredi soir sur deux, la porte se refermait sur ma soeur et s’ouvrait sur mon enfer. Un abîme de quarante-huit heures. Isabelle partie, ma mère s’éteignait brutalement. (p.30)

Le OFF de OPH

En me prêtant ce roman de Nathalie Hug, mon amie Eppy Fanny ne savait pas à quel point elle me ferait un cadeau… Elle m’avait pourtant mise en garde sur la sensibilité de Nathalie, sa volonté de raconter des histoires de femmes qui touchent nos cœurs de femmes…

Loin de mes lectures polardesques, ce roman bouleversant m’a laissée sans voix. Moi qui suis une éternelle bavarde devant l’éternel, comment trouver les mots pour vous raconter comment ceux de Nathalie m’ont émue aux larmes.

Adrien est un petit garçon étrange, il guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-sœur, espérant un regard, un geste tendre. Mais ce que souhaite Adrien par dessus-tout c’est savoir d’où il vient, percer le secret de sa naissance. Le jour où sa maman se fait renverser, il entrevoit la possibilité d’une vie différente. Mais Adrien, l’enfant-rien, peut-il trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne?

Adrien est le narrateur de son histoire. Avec ses mots d’enfants posés sur les maux de son âme, il nous pousse à nous interroger sur ce besoin viscéral que nous avons de connaître nos origines. Savoir d’où nous venons pour savoir qui nous sommes. Il explique l’absence, le vide quand il manque une partie de soi, il raconte la douleur du néant. La violence de certains mots qui accentuent le vide, le sentiment de n’être rien.
Les dernières pages de son histoire m’ont émue aux larmes, je ne m’attendais pas à une telle fin…

Merci Eppy Fanny et je te sachant proche de Nathalie, j’espère que tu pourras lui transmettre mes remerciements pour avoir su si bien poser des mots sur la douleur de nombreuses femmes.

Ce roman existe en poche.
Paru le 29 février 2012 chez le Livre de Poche. 5€90 ; (118 p.) ; 18 x 11 cm

De la part d’Hannah – Laurent Malot


En ce jour de Saint Valentin, nous voulions vous proposer autre chose que du polar.

Aussi avons nous décidez je vous présenter deux romans de nos auteurs polar chouchous du moment mais qui écrire aussi de la blanche.

Le premier a être sur la sellette c’est Laurent Malot

Aussi je vous laisse découvrir son 1e roman


Le livre : De la part d’Hannah de Laurent Malot. Paru le 6 mars 2014chez Robert Laffont. 19€ ; (224 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

L’auteur : Depuis son enfance, Laurent Malot n’a qu’une envie, celle de raconter des histoires. Autodidacte, il a écrit des fictions pour France-Inter, des pièces de théâtre et trois romans : De la part d’Hannah (Robert Laffont, 2014) et les thriller L’Abbaye blanche et Sème la mort (Bragelonne, 2016 et 2017). Il a aussi sortie Lucky Losers (Albin Michel) , un premier roman jeunesse.

Extrait :
Ma mère est morte quand j’avais trois ans. J’étais trop petite et je m’en souviens pas. Il paraît qu’elle avait les mêmes cheveux que moi et les yeux encore plus clairs. Elle s’appelait Elsa, elle avait vingt-quatre ans et elle est morte dans un accident de train, un jour où elle allait voir ses parents dans l’Est. Eux, je sais même pas s’ils sont vivants ou morts, on en parle jamais. C’est à cette époque que Martha a acheté une autre maison à l’autre bout de La Chapelle-Meyniac, parce qu’avec Jimino, ça collait plus.

Le OFF de OPH

oph et Laurent MalotLaurent Malot , je crois que c’est la première fois que je cherche autant mes mots pour exprimer un retour de lecture. D’ailleurs « retour » n’est déjà pas le terme adéquat tant c’est une boule d’émotions qui enserre mon cœur de petite fille du peuple juif qui s’exprime…
Je suis née catholique mais née Cohen, avec toute l’histoire de ma famille. Nombre d’entre vous s’en fiche, mais si je parle de « de la part d’Hannah » avec tant d’émotions, ce n’est pas anodin. C’est sûr, les paroles d’Hannah trouvent un écho chez moi, plus que chez d’autres je pense…
Qu’est ce qu’être juif? Tu l’exprimes tellement bien Laurent. Aujourd’hui nul ne peut en donner une définition acceptée de tous. Être de religion juive? Être né d’un parent juif et se sentir lié à ce peuple qui, depuis la nuit des temps, est persécuté? Tant de questions qu’Hannah se pose et que je me suis posées… parce que même en 2018 l’antisémitisme a de beaux jours devant lui, parce qu’être juif est indéfinissable.
Au travers des mots d’Hannah tu as évoqué les conséquences de la rumeur, de ces bruits de village qui existaient à l’époque mais qui existent encore… les dégâts que peuvent causer les « on dit »… la pression de conformité… la peur de la différence.
À travers ses mots innocents (ceux d’Hannah) mais desquels transpirent une maturité qu’on ne devrait pas avoir à 10 ans, tu m’as bouleversée.
Qui sommes nous? D’où venons nous? Notre histoire est essentielle pour nous construire et les secrets de famille nuisent à notre épanouissement.
J’ai peur d’en dire trop et je vais donc m’arrêter. Une chronique très courte parce que je n’ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens à la fin de ton roman.
Mes émotions m’appartiennent, elles sont très fortes et ne valent que pour la femme que je suis.
Néanmoins, à vous qui me lisez, « de la part d’Hannah » est un roman qui devrait être lu au collège… dur parfois, avec des mots qu’il faudra expliquer à nos enfants, il est le reflet de ce qu’il s’est passé et de ce qu’il se passe encore dans notre pays. Un hymne à la tolérance et à l’amour de son prochain, un pamphlet contre l’étroitesse d’esprit.
Laurent ce roman est un bijou, et je pousserai mon fils à le lire quitte à le relire avec lui.
Tu m’as bouleversée avec Hannah.
Merci à toi.
Je ne mettrais ni la quatrième de couverture, ni aucune citation (malgré le fait que j’en ai marqué plusieurs). Pour une fois les mots me manquent tant l’émotion est intense.
Faites moi confiance, ne cherchez pas à en savoir plus et juste « lisez ».
Rien ne sert de tout analyser, il faut juste parfois se laisser porter par les émotions.

Ne pensez pas qu’il s’agit d’un énième roman victimisant le peuple juif (si si j’entends déjà certaines critiques), regardez au delà… voyez ce qu’il se passe au delà du miroir et de l’histoire… Laurent appelle juste, à mon sens, au respect de son prochain, quelque soit son origine. Ce roman n’est nullement moralisateur, il rappelle juste que nous sommes tous « humains »

Quant à toi mon cher Laurent, tu m’as fait pleurer… beaucoup… et nous en avons depuis parlé à Noeux les Mines dimanche dernier…

ophélie et Laurent

Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018


Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018

By Cécile

Quelle meilleur journée que la Saint-Valentin pour déclarer son amour littéraire ; aux auteurs dont l’admiration pour l’œuvre déborde en réelle affection, des auteurs qui ont déclenché la toute première chronique, les livres qui nous ont fait aimé le polar, des livres dont on ne séparerait jamais, des livres qui nous ont tiré des larmes, des livres que l’on partage avec toute la famille et qui nous font réaliser nos rêves ?

 

Geneviève, la porte-flingue et les flingueuses, Eppy, Cécile, Danièle, Fanny, Ophélie, Aline et Marie Noëlle en compagnie de leurs amours littéraires de chair et d’os ou de papier vous souhaitent une belle Saint Valentin !

 

Et vous, quels sont vos amoureux littéraires ?

 

Avec la participation exceptionnelle de :

 Elena Piacentini,

Martine Nougué,

Sandrine Collette,

Jérôme Camut et Nathalie Hug,

Lonely Planet, Guide du routard, WE by hachette…,

L’automne à Pékin de Boris Vian,

7/13 de Jacques Saussey,

L’âme du Mal de Maxime Chattam,

De la part d’Hannah de et avec Laurent Mallot,

Et Eric Dupuis.

 

Ge et ses Flingueuses vous souhaitent une heureuse Saint Valentin livresque et polardesque

.

Lumière noire de Lisa Gardner


Vous le savez aujourd’hui nous faisons une spéciale double chronique

Comme promis, voici donc le second billet sur le dernier

Lisa Gardner.

Cette fois c’est notre chroniqueuse de choc, Kris qui nous donne son petit avis


Le livre : Lumière noire de Lisa Gardner. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Albin Michel. 22,50€ ; 155 mm x  225 mm

Résumé de l’éditeur :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

« À ne manquer sous aucun prétexte. »
Harlan Coben

 

L’auteur : Lisa Gardner est diplômée de l’Université de Pennsylvanie.  Elle a reçu le « Prix Daphné du Maurier » du suspense pour son roman La fille cachée publié, aux Éditions J’Ai Lu. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.
Elle est l’auteure de deux séries: D.D. Warren, une policière (sergent-détective) du Boston Police Department et  FBI Profiler où, parmi les personnages récurrents, on retrouve les profileurs Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.
Extrait :
Les êtres humains sont des créatures intéressantes. Notre capacité d’adaptation est réellement impressionnante. Notre colère devant nos souffrances. Notre indomptable besoin de trouver une échappatoire, de faire quelque chose, n’importe quoi, pour adoucir notre sort.

 

Le petit avis de Kris

Lumière noire – Lisa Gardner – Editions ALBIN MICHEL

Sept ans après avoir été kidnappée et séquestrée pendant 472 jours, Flora Dane s’intéresse grandement à des cas de filles disparues. Alors qu’elle recherche l’une d’elles à Boston, elle est à nouveau enlevée. D.D. Warren mène l’enquête.
472 jours séquestrée, dont une grande partie dans une caisse en bois type cercueil, avec la visite terrifiante de son bourreau, puis l’attente impatiente de son retour, s’en sortir, non grâce à l’intelligence de la police mais grâce à la bêtise du kidnappeur.
Essayer de continuer à vivre avec ces dégâts, et ceux collatéraux, se sentir coupable de s’en être sortie, reprendre confiance et ne pas vouloir abandonner ceux qui ont disparu et retourner dans la spirale.
Une autre jeune fille disparaît et Flora se dit qu’elle la retrouvera et l’incroyable se produit ….
Haletant jusqu’à la dernière page !
Je ne dis que ça !!

 

Lumière Noire de Lisa Gardner


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est une spéciale double chronique.

Vous aurez deux avis pour le prix d’un sur le sur le dernier  Lisa Gardner.

Pour débuter la journée c’est notre Flingueuse Miss Aline qui vous raconte sa lecture de ce titre.

Ce soir c’est une autre chroniqueuse qui vous donnera son petit avis !

Deux avis pour vous faire une idée


Le livre : Lumière noire, Lisa Gadner. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Albin Michel. 22,50€ ; 155 mm x  225 mm

4e de couv :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’un d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera  cette dois que Flora ne revoie jamais la lumière…

 

L’auteur : Née dans l’Oregon, Etats-Unis en 1956 Lisa Gardner est considérée comme l’une des grandes dames du roman policier féminin. Elle reçoit en 2011 le Grand Prix des lectrices de Elle Policier pour La maison d’à coté. Elle est publiée dans 30 pays.

Lisa Gardner est diplômée de l’Université de Pennsylvanie.  Elle a reçu le « Prix Daphné du Maurier » du suspense pour son roman La fille cachée publié, aux Éditions J’Ai Lu. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.

Elle est l’auteure de deux séries: D.D. Warren, une policière (sergent-détective) du Boston Police Department et  FBI Profiler où, parmi les personnages récurrents, on retrouve les profileurs Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision

 

Extrait :
« Alors j’ai eu envie de la revoir, ne serait-ce que pour lui dire de renoncer à moi. De tourner la page. D’être heureuse. De reconstruire sa vie. Mais de renoncer à moi ».

 L’accroche de miss Aline

Lumière noire, Lisa GARDNER

 D.D. Warren reprend du service en tant que superviseuse à la criminelle. Une blessure à l’épaule l’éloigne du terrain. Elle doit regagner la confiance de son équipe et se faire à son nouveau statut : rester au bureau.

Flora qui a survécut à  472 jours d’enlèvement. Quelle est sa nouvelle vie ? Une seule chose est sûre, elle veut être la nouvelle Flora 2.0.

 Deux femmes, deux blessures, deux vies qui vont se croiser et s’entrechoquer.

Au fil du récit, on côtoie la Flora d’aujourd’hui mais aussi celle d’hier, la captive. Flora qui n’a relaté son histoire qu’une fois au victimologue Samuel Keynes du FBI. C’est lui qu’elle appelle lorsqu’elle se retrouve sur les lieux d’un crime dont D.D a la charge. Pourquoi cinq ans après son retour, le FBI garde un œil sur elle ? Qu’est ce que Samuel ne dit pas ?

 Victime de son plein gré ? Attitude d’auto destruction ? Flora n’est pas avide d’explication, hormis qu’il faut creuser cette nouvelle affaire où un homme est mort. Que faisait-elle là ? D.D s’interroge .

Pas le temps pour elle de se remettre de ses émotions qu’elle est de nouveau kidnappée. A nouveau l’enfermement, à nouveau la survie. Pourquoi cet acharnement ? D.D va tout faire pour la retrouver.

En plus de l’enquête, l’auteur nous montre « l’envers du décor » si l’on peut dire. Certes, Flora nous révèle progressivement ce  par quoi elle est passée mais elle nous explique aussi ce qu’est la vie après une telle épreuve. Survivante du quotidien. Survivre pour elle, survivre pour son entourage. Mais comment faire lorsque l’on porte en soi une telle histoire ? Une marque indélébile qui a déterminé l’ensemble de ses choix du pendant et de l’après captivité ? Peut-elle « réconcilier » la Flora insouciante d’hier et la Flora survivante marquée à jamais ?

« La survie n’est pas une destination, c’est un voyage »

Kawa Littéraire #3


Kawa Littéraire #3

Salut les polardeux,

Vous le savez maintenant, depuis octobre l’an dernier j’ai le plaisir d’organiser et d’animé un cercle de lecteur au sein même de ma bibliothèque.

J’ai mis beaucoup trop de temps à faire accepté ce projet à ma direction. Mais maintenant ce rendez-vous mensuel est devenu incontournable.

Il a tout ce suite trouvé son public. Comme quoi j’avais raison, il y avait bien une attente de nos usagers. Ou plutôt de nos usagères car souvent nous sommes 20 femmes pour un hommes. Et heureusement, j’ai entraîné avec moi, dans cette nouvelle aventure, Yannick, mon collègue responsable du fond de littérature française. Du coup nous respectons la parité chez les bibliothécaires. lol

 

Allez place au petit compte rendu.

Dans une ambiance agréable et détendue, notre rendez-vous littéraire mensuel (temps de partage et de rencontres privilégiés), du samedi 9 décembre dernier s’est déroulé cet fois avec un plus petit nombre de lecteurs.

Ce qui a permis à chacun une prise de parole plus équitable. Et une plus ample présentation des documents choisis soulevant parfois m^me des questionnement épineux.

Aussi ce Kawa littéraire fut particulièrement riche tant par la pertinence des propos que par la qualité d’écoute des uns et des autres.

De plus à la fin de notre séance, un tirage au sort à permis à l’une des participantes de gagner le premier polar de Lou Vernet que j’avais promis d’offrir lors du Kawa de novembre. Kawa où j’ai invité Lou à venir parler de ses bouquins.

Enfin, nous avons décidé lors de ce kawa de décembre j’organisé en février un café littéraire autour de a littérature Nordique. Ce kawa aura lieu ce samedi 17 février prochain.

Aussi pour permettre le choix des livres que mes lectrices, j’ai établie une bibliographie de 100 auteurs et donc 100 titres nordiques. Bibliographie que je vous proposerai aussi bientôt chers polardeux car je sais que parmi vous il y a des amateurs de polars scandinaves.

Et sachez que lors de ce Kawa Nordique, Sophie Maurer, notre auteur en résidence d’écrivain à Parmentier, viendra nous rendre visite et lire quelques passages de romans présentés par certains de nos lecteurs.

Et retrouve ICI sous ce lien tous les titres qui ont été évoqués lors de notre cercle de lecteur.

 

https://fr.calameo.com/books/0053384655996a48fb3ce

https://fr.calameo.com/read/0053https://fr.calameo.com/read/0053384655996a48fb3ce384655996a48fb3ce

 

Et je reviens très vite pour vous parler du 4e Kawa du 25 janvier dernier et aussi avec ma bibliographie littérature nordique, promis

 

Avis d’expert, saison 2 : Affaire n° 15 : Vacher, serial killer


Avis d’expert, saison 2 : Affaire n° 15 : Vacher, serial killer Encore une affaire que je découvre grâce à notre Expert. Il faut dire que Cathie, toute les semaine; c’est nous tenir en haleine.

Allez je vous laisse à votre tour découvrir cette quinzième affaire effrayante


Avis d’expert, saison 2 

 

Affaire n° 15 : Vacher, serial killer.

 

   Acte 1 : Émule de Jack l’éventreur.

  Peu cultivé et souffrant d’un traumatisme à la tête, Joseph Vacher, ancien aliéné errant en liberté, a entendu parler des « exploits » de Jack l’éventreur à Londres. Il aurait alors décidé d’imiter celui qu’il prend pour modèle : durant plus de trois longues années, il est l’auteur d’un sanglant périple, sans qu’il soit possible de déterminer s’il a réellement conscience de la gravité de ses actes.

   Acte 2 : Le tueur de bergers.

 

  En juillet 1897, dans le petit village ardéchois de Champis, près de Tournon, Plantier, un forestier, entend dans le lointain les hurlements de sa femme. Il se précipite et trouve la malheureuse agressée par un individu barbu et coiffé d’un curieux bonnet de fourrure blanche, malgré la chaleur de ce jour d’été. Ceinturé et ligoté, l’agresseur est emmené chez les gendarmes puis incarcéré dans la prison de Tournon. Le juge d’instruction Fourquet, chargé de l’enquête sur le meurtre du jeune Portalier, qui lui rend visite dans le but d’une confrontation, obtient très vite une confession complète, où le mysticisme le dispute à l’horreur, car Joseph vacher avoue n’en pas être à son coup d’essai. En effet, il s’avère être le tueur qui sévit depuis trois ans dans le sud-est de la France et que la police, malgré tous ses efforts, n’a jamais pu arrêter.

 

   Acte 3 : Un sanglant parcours.

  Tout commence le 20 mai 1894, à Beaurepaire, en Isère, où Eugénie Delhomme, âgée de 21 ans, avait été retrouvée égorgée, violée et mutilée, sans aucun indice permettant de retrouver son meurtrier. La même année, en novembre, à Vidauban, le cadavre de la jeune Louise Marcel était retrouvé éventré. Le 12 mai 1895, c’est près de Lyon qu’il assassine puis s’acharne sur le corps de la jeune Augustine Mortureux. Quelques semaines plus tard, on le retrouvait à Saint-Ours, en Savoie, où il tuait dans les mêmes conditions la veuve Morand. C’est une semaine plus tard, le 31 août 1895 à Bénonces, dans l’Ain, que l’on retrouve le corps de Victor Portalier, 16 ans, caché sous des taillis, à moitié dénudé et atrocement mutilé : après l’avoir égorgé, son assassin lui a ouvert l’abdomen duquel il a extrait une partie de ses viscères. Fautes de témoins et d’indices, les gendarmes n’ont aucune piste à suivre. Mais le juge d’instruction chargé de l’affaire établit un lien avec les autres crimes cités ci-dessus.

  Depuis le mois de mars 1894 jusqu’à cet été 1897, dans les départements de l’Ain, de la Côte-d’Or, de la Savoie, de l’Ardèche et du Gard, de nombreux bergers et bergères, qui gardaient leurs troupeaux dans des zones isolées, ont été retrouvés morts. Leur mystérieux assassin leur avait tranché la gorge avant de les violer, de les mutiler sauvagement, puis de les abandonner après avoir gravé sur leur poitrine, avec un couteau ou un rasoir, une croix sanglante. L’unique indice dont la police dispose est, selon le témoignage d’un homme qui l’aurait aperçu, qu’il porte un curieux bonnet de fourrure blanche.

  Ainsi, bien que Vacher affirme qu’il a tué 18 personnes, on ne lui imputera que 11 crimes : 4 jeunes garçons âgés de 9 à 16 ans ; 6 bergères âgées de 10 à 20 ans ; une vieille femme âgée de 65 ans. Quand on lui demande les raisons de tels actes, il explique que son destin, inspiré par Dieu, est de devenir aussi célèbre que Jack l’Éventreur : « Je suis un pauvre malade innocent dont Dieu a voulu se servir pour faire réfléchir le monde, dans un but que nul humain n’a peut-être le droit de sonder. »

 

   Acte 4 : Une balle dans la tête.

 

  L’enquête menée par la police sur le passé de Vacher révèle un bien curieux personnage. Né en 1869 dans une famille d’agriculteurs aisés de l’Isère, Joseph Vacher est élevé par les frères maristes (congrégation laïque masculine de droit pontifical, c’est-à-dire approuvé par le Saint-Siège, qui se consacre à l’éducation de la jeunesse), chez lesquels il acquiert certainement son mysticisme confus. Ces derniers le renvoyèrent pour violence et attouchements sexuels envers ses coreligionnaires. En 1892, âgé de 23 ans, il effectue son service militaire à Besançon mais au vu de son état de santé mental et ses accès de violence incontrôlables, il est interné à l’hôpital de Baumes-les-Dames.

  Garçon taciturne et querelleur, au physique ingrat, on ne lui connaît ni ami, ni aucune conquête féminine. Mais à la fin de son service, très amoureux d’une jeune fille prénommée Louise, il ose la demander en mariage, demande aussitôt refusée. Devenu fou furieux, il blesse la jeune fille de quatre balles de revolver puis se tire les deux dernières dans l’oreille. Le chirurgien de l’hôpital de Baume ne parvient à retirer que l’un des deux projectiles, le second restant fiché dans son crâne.

  C’est alors que le jeune homme commence à présenter de sérieux signes de troubles mentaux : il vocifère de manière incohérente et s’attaque aux autres malades. Considéré comme fou, il est transféré à l’asile de Dole dans le Jura. A l’époque, les établissements pour aliénés sont de véritables taudis où s’entassent, dans une effroyable promiscuité, déments, infirmes et débiles. Ils sont à peine nourris et souvent abandonnés à eux-mêmes. Le seul traitement dont bénéficie Vacher consiste en des injections de valériane dans le but de « dilater » la plaie afin d’extraire le second projectile toujours dans son crâne.

  Un an après son internement, le 1er avril 1894, le médecin de l’asile de Dole juge que Joseph Vacher est guéri et il le relâche sans aucune mesure de prudence. Afin de dissimuler les cicatrices qui couvrent sa tête, il se fabrique un bonnet avec la peau d’un lapin qu’il a tué. Commence alors une longue errance entachée de meurtres sauvages de jeunes bergers.

   Acte 5 : Fou ou criminel ?

  Le plus difficile, pour l’instruction, n’est pas de reconstituer le périple sanglant de Vacher, mais plutôt de déterminer s’il peut être considéré responsable de ses actes devant la loi. Il est indéniable que de nos jours, il serait certainement jugé fou donc pénalement irresponsable et placé dans un établissement spécialisé. Mais en 1898, les juges de la cour d’Assises de Bourg-en-Bresse devant lesquels il comparaît, ne sont pas aussi catégoriques. Les plus éminents experts criminologistes de l’époque furent consultés sur son cas. Tous étaient convaincus de la folie du jeune homme, folie confirmée par ses crimes et ses propres déclarations. Mais face à l’émotion suscitée par la sauvagerie des meurtres et le jeune âge des victimes, il fallait un châtiment exemplaire, raison pour laquelle les docteurs Lacassagne, Pierret et Rebatel rendirent leur rapport d’expertise en juillet 1898 , affirmant que l’état de folie de Vacher était transitoire.

Extrait : « Vacher n’est pas un épileptique, ce n’est pas un impulsif. C’est un immoral violent, qui a été atteint temporairement de délire mélancolique avec idées de persécution et suicide. L’otite traumatique dont il est porteur semble n’avoir eu jusqu’à présent aucune influence sur l’état mental de l’inculpé. Vacher, guéri, était responsable quand il est sorti de l’asile de Saint-Robert. Ses crimes sont d’un antisocial, sadique sanguinaire, qui se croyait assuré de l’impunité, grâce au non-lieu dont il avait bénéficié et à sa situation de fou libéré. Actuellement, Vacher n’est plus un aliéné : il simule sa folie. Vacher est donc un criminel, il doit être considéré comme responsable, cette responsabilité étant à peine diminuée par les troubles psychiques antérieurs. »

  En conséquence de quoi, Joseph Vacher, ficelé comme un paquet lorsqu’on le conduit à la guillotine, en raison de son extrême agitation, est exécuté le 31 décembre 1898.

La voix secrète – Michaël Mention.


Vous le savez maintenant !

Sur collectif polar nous aimons régulièrement vous donner deux ressentis de lectrices sur un même livre.

Ceux-ci peuvent-être divergents ou aller dans le même sens.

Ce qui est certain, c’est qu’ils se complètent.

Pour que vous amis lecteur, vous vous fassiez votre propre opinion.

Aussi aujourd’hui c’est Julie, notre jeune apprenti chroniqueuse et Eppy Fanny notre Flingueuse en chef qui  se sont lancées dans l’aventure de la double chronique.

Et cet après-midi c’est Eppy qui clôture la session.


Le livre : La voix secrète de Michaël Mention. Paru le 5 janvier 2017 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 7€10 ; (229 p.) ; 18 x 11 cm.
Résumé:
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide de le solliciter, au grand dam de son adjoint, dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation. Cette collaboration les entraîne dans les coulisses d’un Paris mystérieux et malsain. Critiqué par ses pairs, Allard s’enlise peu à peu dans ses questions : son ami Lacenaire est-il impliqué dans les crimes ? Si tel est le cas, sa participation à l’enquête ne risque-t-elle pas de nuire à l’enquête et d’aggraver le chaos ambiant ? 
L’auteur : Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste.. ces roman sont inscrits dans une démarche de création littéraire originale et séduisante, que Michaël Mention pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir. Et il faut dire  que de livre en livre, l’originalité et le talent de Michaël Mention s’affirment aux frontières des littératures historique, policière et fantastique.  Grand Prix du roman noir français au Festival International du Film Policier de Beaune en 2013 pour Sale temps pour le pays (Rivages/noir), il s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux prodiges du thriller.
Extrait :
N’en déplaisent à mes admirateurs et à mes détracteurs, je ne suis ni un Robin des Bois, ni un opposant de plus à Louis-Philippe. Mon idéal, c’est moi, envers et contre vous. Je n’ai mené qu’un combat, celui de me préserver de votre morale, de votre roi et de votre dieu. Voilà, c’est dit.

La Chronique D’Eppy Fanny

LA VOIX SECRETE DE Michaël MENTION

Editions 10/18

Michaël nous entraîne dans un roman historique inspiré des derniers jours du célèbre Lacenaire.

Le récit : Paris, Hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, la police enquête sur des meurtres d’enfants. Dans un Paris qui gronde, un Roi mal aimé qui réchappe à un attentat, une presse républicaine très active…

Et au milieu de ces turbulences, une ombre immense qui rode et s’abat sur des enfants qu’elle décapite. De pauvres enfants du peuple qui travaille dans de sombres ateliers et dont les restes éparpillés finissent dans le ruisseau…

En parallèle, Lacenaire, emprisonné, qui s’attèle à ses mémoires, car sa fin, tant souhaitée, est proche. Impatient de son RDV avec la guillotine qui lui a inspiré son plus beau poème à ses yeux, « Dernier chant »

(Extrait P.16):

Salut à toi, ma belle fiancée,

Qui dans tes bras va m’enlacer bientôt !

A toi ma dernière pensée,

Je fus à toi dès le berceau.

Lacenaire emprisonné à la Conciergerie et qui suscite l’intérêt, la curiosité, la colère et parfois l’amitié de ces visiteurs et des Dirigeants de l’Epoque (Gisquet, Thiers et le Roi en particulier).

Un assassin qui ne vient pas d’un milieu défavorisé, qui a une sexualité dérangeante, et qui écrit ses mémoires.

Ballet incessant dans cette geôle : Dumoutier le phrénologue, Lebel le Directeur de Prison, Chabrol le gardien, Arago, Reffray de Lusignan, Allard, Canler, la Baronne De Chaimbourg et autres admiratrices frémissantes.

L’enquête sur les meurtres est confiée à Allard et Canler. Le peuple a peur, le peuple gronde. Il faut faire vite. Allard remarque, sur le 1er corps supplicié, des traces identiques à celles retrouvées sur des victimes de Lacenaire. Qu’est-ce à dire ?

Le voilà visitant le prisonnier et lui demandant, au nom de leur amitié, de l’aide pour appréhender ce tueur d’enfants. Car Lacenaire, bien qu’assassin multirécidiviste, ne s’en est jamais pris à ces innocents.

Gisquet s’étouffe à cette demande de collaboration, et s’étouffe encore plus, lorsque Lacenaire profite de cette sortie extraordinaire pour examiner les corps d’enfants, pour s’échapper.

Une évasion qui donnera la part belle à Canler puisque Allard se retrouve au placard.

L’enquête se déroulera jusqu’à l’arrestation du coupable et nous connaîtrons enfin ses motivations.

Lacenaire sera repris et exécuté. L’histoire suivra son cours jusqu’au moment où le couperet fera son œuvre.

Ce qui est passionnant dans ce roman, c’est le parti pris du récit majoritairement fait par Lacenaire, sa vision sans concession sur une époque et ses travers.

Extrait P.27 : « Derrière la muraille, j’aperçois ce que certains nomment la liberté, ballet incessant de bourgeois et de miséreux. France, je te plains. Que tu sois aux mains de Louis XVI, de Napoléon, de Charles X ou aujourd’hui de Louis-Philippe, tes inégalités demeurent. La nausée qu’elles m’inspirent me renvoie à celle qui m’a conduit au crime : un dégoût de l’humanité trop pesant, dont je compte bien nourrir mes Mémoires. »

Une vision qui dérange, des écrits qui effrayent et que la censure va inexorablement sabrer.

Une tentative pour stopper cette censure, avortée par les puissants via un chantage ignoble…

Un pouvoir qui a des soubresauts et des hoquets suite à l’attentat de trop :

Exécution de tous les opposants incarcérés, arrestation de tout individu aux opinions républicaines, interdiction de la presse républicaine, dissolution des Sociétés de secours mutuels…

Un gros coup de vis…

 

J’ai adoré ce roman historique parfaitement documenté.

Un roman qui regroupe mon goût pour l’histoire et les intrigues policières

Cette approche sociétale, ce récit puissant sur les manœuvres des puissants afin de préserver leur position. Cette image d’une époque passionnante.

Je ne peux que vous encourager à découvrir cette pépite.

Pour ma part j’ai hâte de découvrir d’autres ouvrages de la plume de Michaël. Me voici accro mon ami !

Et pour ceux et celles qui auraient loupé « Le compte rendu de Julie » sur La voix secrète c’est ICI.

Bonne soirée à vous tous mes chers polardeux

La voix secrète de Michaël Mention


Vous le savez maintenant !

Sur collectif polar nous aimons régulièrement vous donner deux ressentis de lectrices sur un même livre.

Ceux-ci peuvent-être divergents ou aller dans le même sens.

Ce qui est certain, c’est qu’ils se complètent.

Pour que vous amis lecteur, vous vous fassiez votre propre opinion.

Aussi aujourd’hui c’est Julie, notre jeune apprenti chroniqueuse et Eppy Fanny notre Flingueuse en chef qui lance dans l’aventure de la double chronique.

Et ce matin c’est Julie qui ouvre le bal


 Le livre : La voix secrète de Michaël Mention. Paru le 5 janvier 2017 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 7€10 ; (229 p.) ; 18 x 11 cm.
Résumé:
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide de le solliciter, au grand dam de son adjoint, dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation. Cette collaboration les entraîne dans les coulisses d’un Paris mystérieux et malsain. Critiqué par ses pairs, Allard s’enlise peu à peu dans ses questions : son ami Lacenaire est-il impliqué dans les crimes ? Si tel est le cas, sa participation à l’enquête ne risque-t-elle pas de nuire à l’enquête et d’aggraver le chaos ambiant ? 
L’auteur : Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste.. ces roman sont inscrits dans une démarche de création littéraire originale et séduisante, que Michaël Mention pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir. Et il faut dire  que de livre en livre, l’originalité et le talent de Michaël Mention s’affirment aux frontières des littératures historique, policière et fantastique.  Grand Prix du roman noir français au Festival International du Film Policier de Beaune en 2013 pour Sale temps pour le pays (Rivages/noir), il s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux prodiges du thriller.
Extrait:
 « Cher public, ta curiosité a été excitée à un si haut point par mes dernières étourderies, tu t’es mis avec ardeur à la piste de la moindre circonstance qui présentât quelque rapport avec moi, qu’il y aurait plus que de l’ingratitude de ma part à ne pas te satisfaire. »

Le compte rendu de Julie.

Un roman noir et un tueur qui n’épargnent pas la société 

En effet, Lacenaire incarcéré en écrivant ses mémoires n’épargne pas la société, il n’a pas sa langue dans sa poche en étant franc et n’a pas peur de dire ce qu’il pense. On ressent une ambivalence avec ce personnage d’autant plus que Pierre-François Lacenaire a réellement existé et était un poète et un assassin du XIXème siècle, on ne peut pas l’adorer après ce qu’il a fait mais on ne peut pas le détester non plus en plus qu’il va se montrer être d’une grande aide pour la police.

Sa relation avec le policier Allard est touchante, on comprend Allard qui compatit pour son ami Lacenaire même s’il peut dépasser les bornes contre ses supérieurs. 

L’enquête d’enfants disparus et tués cause du fil à retordre aux flics ainsi que pour nous lecteur, ainsi je n’ai rien vu venir et j’ai douté de plusieurs personnages. Cependant, attention aux âmes sensibles surtout ceux qui sont touchés par la cause des enfants car les enfants ne sont pas épargnés dans cette enquête, moi cela ne m’a pas gêné en n’étant pas une âme trop sensible. 

Un autre flic va se montrer ambiguë Canler que j’ai particulièrement aimé mais on va  aussi détester certains personnages mais je vous en dit pas plus pour pas spoiler. 

En conclusion, je vous conseille « la voix secrète » de Michaël Mention, un polar historique et roman noir qui joue avec nos nerfs où on est également dans la tête d’un assassin qui écrit ses mémoires. Grâce à ce livre, j’ai découvert des personnes et des faits historiques dont je ne connaissais pas?

Je remercie Geneviève pour le concours  » La Millième chasse au livre spéciale Noël » qui m’a permis de le gagné, ça a été une excellente découverte.

Foncez le découvrir à votre tour 

 Info sur ce titre  : 
Titre: « La voix secrète »
Auteur: Michaël Mention
Date de parution: 05/janvier/2017
Éditeur: 10/18
Collection: Grands détectives
ISBN : 978-2-264-06878-1
Prix: 7,10 euros
Nombre de pages: 230
Format: poche
Précédemment paru chez le Fantascope  le 16 mai 2011 12€ ; (227 p.) ; 19 x 13 cm

Croyances de sang de Sylvain Pavlowski


Miss Aline se fait ce soir encore Tentatrice

Mais ça vous étiez déjà au courant

Aussi je vous laisse découvrir son avis sur une de ces dernière lectures

Miss Aline à toi de jouer


Le livre : Croyances de sang de  Sylvain Pavlowski. Autoédition Paru le 9 février  en Edition Indépendante. 19€90 ; 408 p; 21×14 cm

 4ème de couverture :

« Pauline Rougier, Commandante à L’Antiterrorisme se reconstruit doucement après son burn-out, sous le regard bienveillant de Jack Campbell, journaliste au New York Times.

Quand elle arrive sur les lieux d’un accident et constate l’impensable, elle ne sait pas qu’elle vient d’être propulsée au centre d’une mécanique implacable qui pourrait bien détruire Paris.

Dans l’ombre, s’agitent Kamel le chef du Gang des Def Zone et son armée de guerriers urbains, ainsi que Khalid Alzadi, bras armé du milliardaire Saoudien Fouad Al-Naviq, prêts à prendre leur revanche après l’échec du projet Blackstone.

Ce mois d’août bât tous les records de chaleur, alors que s’ouvre à Paris un Sommet Européen sur les migrants, dirigé par le Président Lavalette, dans un climat politique lapidaire.

Pauline devra puiser dans ses ressources et trouver la force de se dépasser dans ce compte à rebours mortel pour enfin découvrir les traces de son passé.

Mais pourra-t-elle éviter le pire ?

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser ses valises, pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours.

 

Extrait :
« il ne pouvait réussir un tel coup sans avoir en mains son propre fusil, c’est pourquoi la valise qui contenait son arme avait suivi tout ce circuit depuis l’Irak jusqu’à Paris, via les réseaux de Khalid Alzadi »

 

L’accroche d’Aline

Croyances de sang, Sylvain Pavlowski

 Hier samedi 9 février est sorti  Croyances de sang, de Sylvain Pavlowski.

Croyances de Sang, le nouvel opus de la série « Commandant Pauline Rougier » est un roman dense et rythmé dans lequel des destins s’entrecroisent, prisonniers d’un monde où des forces contraires s’opposent avec violence et dont l’issue est plus que jamais incertaine.

 

Avec La menace Blackstone, on a laissé Pauline au fond d’elle-même et Jack au fond de la bouteille. On les retrouve dans Croyances de sang chacun a parcouru du chemin pour remonter la pente.

Un carnet qui disparait des pièces à conviction, l’agression gratuite de sans abri, la traversée de réfugiés. Actions, émotions, le roman commence fort. Le ton est donné.

Pauline doit intervenir sur ce qui de prime abord ressemble à un banal accident de la route. Des fûts suspects sont trouvés sur place. Quelle est leur destination ? Est-ce les seuls ? Pauline va devoir encore une fois se battre contre le temps pour résoudre cette affaire. Elle va  faire équipe avec Delabarre de la DGSI.  Ils vont devoir gérer leur passif pour une collaboration efficace. Il en va de la sécurité du pays. Le commandant Rougier va avoir en face d’elle un vieil ennemi et pas des moindres. La menace est grande, c’est elle ou lui, elle ou le pays.

L’auteur nous invite à suivre Hammad réfugié en provenance du  Pakistan. Hammad va vivre ou plutôt survive à une traversée tragique, vivre un périple long et difficile. Il arrivera en France, pays de tous les espoirs. Seulement dans les camps de réfugiés, la loi du plus fort règne, la violence aussi. En s’enfuyant du camp, Hammad ne sait pas encore qu’il va avoir un rôle à jouer pour sauver ce pays qui l’accueil et le rejette à la fois.

Pauline en plus de son enquête doit faire face à sa vie et ses interrogations. Encore une fois, trouver la force d’avancer sur le plan personnel. Elle n’est pas loin de sombrer à nouveau lorsqu’un appel de l’hôpital lui indique que sa mère est dans le coma. Mais notre commandant est plus forte.

Dans ce roman, Sylvain Pavlowski nous livre une Pauline qui a pris de l’épaisseur. Il nous livre également un regard sur notre monde où la menace terroriste, le trafic d’armes, la vie difficile des migrants dans les camps font partis du quotidien. Un monde manipulé, bousculé, bouleversé. Après La menace Blackstone, l’auteur nous livre à nouveau un roman  glaçant car il dit tout haut se qui se passe tout bas, derrière.

Un dernier mot pour remercier Sylvain Pavlowski de la confiance accordée lorsqu’il m’a confié  la lecture de ce roman que j’ai dévoré.

 A noter la couverture de Matthieu Biasotto.

Ames Sœurs – John Marrs


 Coucou les polardeux,

Aujourd’hui c’est Miss Aline qui va jouer les tentatrices en vous proposant deux nouveautés. Une ce matin que voici et une en fin d’aprem.

Alors à vos petits carnets de note.

Et bonnes lectures


Le livre : Ames sœurs de John, Marrs. Traduit de l’Anglais par David Fauquemberg. Paru le 1er février 2018 aux Editions Hugo et Cie dans la collection Hugo-Thriller.19€95 ; (480 p) ;14 x 21cm

La 4 ème de couv :

Un simple test ADN suffit désormais pour vous permettre de trouver celui ou celle qui partage avec vous « le » gène, celui qui indique que vous êtes faits l’un pour l’autre.

Dans le monde entier, des millions d’individus passent le test.

Parmi eux, Jade, Mandy, Nick, Christopher et Ellie. Chacun croit avoir enfin trouvé son Binôme, le grand amour qui l’accompagnera jusqu’à la fin de ses jours.

Sans se douter qu’un piège vient de se refermer sur eux et que pour certains la fin arrivera beaucoup plus vite que prévu.

Car même les âmes sœurs ont leurs secrets. Et ils peuvent s’avérer mortels.

L’auteur : John Marrs est journaliste free-lance basé à Londres. Il a passé une vingtaine d’années à interviewer des célébrités du monde de la télévision, du cinéma, de la musique pour les journaux et magasines nationaux.

 Il a publié deux autres romans encore inédits en français.

 

Extrait :
« il s’en fichait avait-il répondu, la musique était la musique et, tant qu’elle vous faisait ressentir des choses, peu importe qui tenait le micro. Jade monta le volume sur un air qui disait « tu n’es personne tant que tu n’as pas quelqu’un qui t’aime ». »

 

L’accroche d’Aline

Ames Sœurs – John MARRS

 Mandy, Christopher, Jade, Nick, Ellie ont tous fait le test ADN pour trouver leur binômes. Qui ne veut plus être seul(e), qui est curieux (se), qui veut se voir confirmer son couple. Pour entrer en contact avec son binôme il faut payer. Chacun s’en acquitte pour vivre le grand amour, la fusion absolue avec l’autre.

Tour à tour, on suit les uns et les autres dans la découverte et l’approche  de son binôme. Chacun va se révéler au cours de sa quête de l’âme sœur. Affichant une volonté qu’il/elle ne se croyait pas capable, bouleversant sa vie de fond en comble pour suivre les tests ADN. L’amour guidé par la science. Pas d’erreur possible.

N’oublions pas qu’il s’agit d’un thriller, on attend la cassure. Elle vient très vite avec un personnage qui est un vrai méchant. Oui les méchants aussi ont droit à l’amour avec un grand A. Lecteur tu restes scotché à tes pages. Le fil se déroule, les intrigues se mettent en places, les apparences sont parfois trompeuses.

Aimer scientifiquement : c’est lui/elle, forcément l’amour sera au rendez-vous. Le hasard n’a plus sa place. La séduction remisée au placard. Les dés sont jetés que chacun(e) se laisse porter.

Au-delà du roman on s’interroge sur la place et le « rôle » de l’amour dans un couple. Que veut dire « aimer ». Scientifiquement et inconsciemment tu aimes pour la survie de l’espèce. C’est, certes, réducteur de dire que le sentiment amoureux est justifié par un besoin primaire  mais cela n’en est pas moins une vérité.

Au-delà de cela quelles sont les raisons qui te poussent vers l’autre : un physique, une personnalité ? Que cherches-tu : la sécurité, le partage, se donner ? Qu’es-tu prêt à sacrifier pour l’autre : tes amis, une famille, un pays, toi-même ? En lisant Ames sœurs tu ne peux que te questionner. Vas-tu trouver les bonnes réponses ? Y a-t-il de « bonnes » réponses ?

Le vallon des Parques de Sylvain Forge


Le vallon des Parques Vichy 1943 de Sylvain ForgeLe livre : Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge. Éditeur Toucan + collection Toucan noir / prix broché : 20 € , poche et e-pub : 9€90  / (506p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

Aux portes de la ville, une série de crimes frappe la communauté paysanne de la montagne bourbonnaise. Des vaches sont mutilées, des fillettes retrouvées mortes et amputées. Sanglier sauvage ? Truands profitants du désordre ou aliéné maraudant sur les routes d’Auvergne ? Les autorités se perdent en conjectures.
Pour André Lange, directeur de la Police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, l’occasion est toute trouvée de revenir en grâce aux yeux des caciques du nouveau régime. Mais réunir ses anciens inspecteurs, dispersés par la guerre, n’est pas une entreprise facile, surtout quand l’un d’entre eux, d’origine juive, croupit dans un camp d’internement.
Pour les enquêteurs, coincés entre les exigences de l’occupant qui traque les maquis et les intrigues de la Milice, l’enquête est délicate. Heureusement, ils vont pouvoir compter sur Adèle, une jeune femme passionnée et courageuse.
Ils découvrent finalement que les crimes semblent liés à des tablettes anciennes exhumées dans un lieu étrange : « le Vallon des Parques». Un site qui intéresse au plus haut point les nazis…

 

extrait :
« Le siège de l’Ahnenerbe se trouvait à Berlin. La vaste demeure servait d’épicentre à la plus étonnante organisation qu’il lui fut donné de connaître. La Société pour l’étude de l’histoire des idées premières comportait de nombreux départements scientifiques, allant de l’archéologie à l’anthropologie. Elle réunissait des experts venus de toute l’Allemagne. Ces sommités s’employaient à retrouver les croyances, les pratiques et le langage des ancêtres de la race germanique. Un très discret « département R» faisait même de la prospective militaire. Les allées et venues d’officiers de la Luftwaffe rattachés au centre de recherche de l’armée de l’air de Dachau en témoignaient. Toutefois, le conventicule le plus secret de l’Ahnenerbe, dont on disait que ses membres rendaient compte directement à Himmler, concernait les sciences paranormales. La cellule possédait une galerie de bourlingueurs aussi farfelus que passionnés. Leur champ d’études transcendait tous les dogmes du national-socialisme en se basant sur l’analyse des grandes traditions ésotériques. L’objectif était toujours le même: remonter aux sources et démontrer que les grandes civilisations de l’humanité procédaient d’un seul et même tronc commun: la race immémoriale des Aryens “

 

Sylvain-ForgeL’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge.

Le vallon des Parques de Sylvain Forge

 

Que de souvenirs ce roman a remis au jour.
Il y a juste vingt ans, nous avions passé avec mon mari, quelques heures avec Emile Fradin le co-découvreur des tablettes d’argile de Glozel, dans son habitation transformée en musée.
La raison de tout cela, ce roman palpitant, au temps de Pétain, où la guerre des polices masquait la guerre tout court et la chasse à la promotion « autorisait » tous les excès. Une énigme autour d’un sérial killer, cannibale au demeurant, proche de Himmler et de ses fantasmes sur les origines de la race aryenne, une enquête menée par des anciens des Brigades du Tigre et Sylvain Forge nous livre là une page peu glorieuse de la France de Vichy, très documentée, au point où l’on peut parfois se demander s’il s’agit de souvenirs vécus. Tout un art de rendre vivant cette époque que même la ville de Vichy aimerait oublier. Beaucoup de sang, de violence mais la guerre n’est pas un long fleuve tranquille.
Cerise sur le gâteau : l’auteur nous a promis une suite pour la fin de cette année ! Alors faites vous plaisir en faisant dès à présent connaissance avec ce vallon des Parques qui aura été pour moi un très bon moment de lecture et de souvenirs.

 

 

guerre, Pétain,  Vichy, résistance, gestapo

Concours Un Livre – Une mise en scène : 3 ans du blog


Concours Un Livre – Une mise en scène

 Concours 3 ans du blog Collectif Polar
 

Pour nos 3 ans, nous vous avons promis un festival de jeux et de concours en tout genre. Il y en aura pour tout le monde ; les énervés du clavier, les agiles de l’appareil-photo, ou tout simplement pour les chanceux du tirage au sort.

 

Aujourd’hui, à vos smartphones, tablettes ou plus traditionnellement à vos appareils photos, nous vous proposons un concours photo intitulé « Un Livre – Une mise en scène ».

Collectif Polar Nuage de Mot. 3 ansPNG

 

Règle n°1 :

 

Prendre parmi les livres chroniqués depuis 3 ans, un titre que vous avez aimé et lu. Il y en a bien un  si vous nous aimez et nous suivez, il ne peut pas en être autrement 😉

 

Donc allez fouiller sur le blog pour trouver votre bonheur :

Peut-être par ici :

 

https://collectifpolar.wordpress.com/category/coups-de-coeur/

 

Ou peut-être par là :

 

https://collectifpolar.wordpress.com/category/lecture-2017/

Même le bilan de décembre lecture 2017 foisonne de titres :

https://collectifpolar.wordpress.com/2017/12/

 

Et beaucoup d’autres encore sur le blog !

 

Règle n°2 :

 

Imaginez une mise en scène pour mettre votre lecture en valeur !

 

Avec accessoires :

Un dernier verre au bar sans nom - photo mise en scène

 

En jouant avec un logiciel :

Tackian mise en scène

 

Ou en nous faisant partager un moment de lecture :

 Une mise en scène d'un moment de lecture

Règle n°3 :

Être ou s’abonner à notre blog.

Règle n°4 :

Amusez-vous, Surprenez-nous  et surtout n’oubliez pas de nous envoyer votre photo sur le mail du collectif :

collectif.polar@gmail.com

 

Un trio de tête sera choisi par le haut comité des flingueuses et sera soumis aux votes du public sur notre page Facebook !

Le gagnant les deux suivants recevront des livres et badges offert par collectif polar

cof

Attention, c’est parti, vous avez jusqu’au 18 février pour nous soumettre vos œuvres photographiques !

sur

collectif.polar@gmail.com

Un trop grand silence de Lou Vernet


Un trop grand silence, Volume 2, La Virgule  de Lou Vernet. Paru le 23 septembre 2017 chez Border Line. 20€ (326 p.) ; 21 x 13 cm
 Le roman

En cette veille de Noël, Paris sombre dans la stupeur : la mort frappe à six reprises, en six lieux de la capitale, sur un intervalle de six heures. Entre les résidents d’une maison de retraite huppée qu’une main assassine a empoisonnés, et des squatters qu’on a sciemment ensevelis dans l’explosion d’un immeuble sordide, pas de dénominateur commun. Pour le duo d’enquêteurs, la Carpe et la Virgule, privé et flic aguerris, c’est l’impasse : quel est le mobile du ou des tueurs ? Quelle est la logique de cet enchaînement macabre ? Le flair de l’un et le pragmatisme de l’autre ne semblent pas suffire à dénouer l’écheveau de cette singulière affaire. Doivent-ils pour autant se fier aux allégations du mystique César ?

L’auteur : Née à Paris en 1967, Lou Vernet a longtemps slalomé dans les métiers du livre avant de poser sa plume sur la page blanche. En prenant le pari d’écrire il y a douze ans, elle révolutionne sa vie pour se consacrer à sa passion et en 2004, reçoit la Bourse Découvert du CNL pour son troisième roman En t’attendant.

Suivront des prix pour des concours de nouvelles, des publications dans diverses revues, 12 romans, 3 recueils de nouvelles, un blog (malbarrée.canalblog.com) et aujourd’hui des chroniques dans deux magazines du Net.

Deux tomes de La toiles aux alouettes ont déjà été publiés  dans la collection Dead Line des éditions Border Line, maison d’édition troyenne créée en 2012.

Citation :
« Une putain de drogue, le fric. Le somnifère des consciences, la seule religion qui rassemble autant de fidèles. »

 Le post it de Ge

La Carpe et la Virgule, duo d’enquêteurs très particuliers, se retrouvent à enquêter sur des assassinats collectifs : l’empoisonnement des résidents d’une maison de retraite huppée et l’enfouissement de squatters par l’explosion de l’immeuble.

 A le veille de Noël Pris tremble, Paris à Peur. Et nous lecteurs nous tremblons avec Paris.

Dans ce second opus, le lecteur retrouvera avec plaisir le duo de choc de La Toile aux alouettes . Mais si par celui-ci est indiqué comme un volume 2, vous n’avez pas qu’inquiétude à avoir car il se lit totalement indépendamment du 1.

 Bref dans ce roman atypique, façon puzzle, Lou Vernet nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages.  De plus elle nous offre une galerie de portraits ciselés au scalpel, des parcours de vie sinueux, où les motivations de ses personnages ne sont que des méandres et des circonvolutions.  Et je ne vous parle même pas du final inédit en apothéose .

 Mais attention, un Lou Vernet comme celui-ci ça se mérite. Notre auteur a pris le parti de nous offrir un roman chorale et pendant une centaine de page, nous allons découvrir tour à tour tous les protagonistes de cette histoire. Chacun à leur tour ils prendront la parole, nous racontons leur point de vue sur les événements qui constituent cette intrigue.

Aussi, pour bien prendre la mesure de ce roman, vous faudra-t-il prendre le temps de rentrer dedans. Prendre le temps de vous imprégner de chacune de ces histoires individuelles pour mieux cerner l’essence du drame qui se jouer et va se dérouler sous vos yeux !

 Lou est une éponge à émotion. Et sa sensibilité transpire à travers ces pages. Je sais que notre auteur à débuter l’écriture de ce livre avant les premiers attentats parisiens. Et puis en cours d’écriture, l’horreur est arrivé, la réalité a dépassé la fiction. Aussi Lou, a douté, abattue et abasourdie comme nous tous par la barbarie qui s’invité dans les rue de notre Capitale. Alors, elle a cessé d’écrire. Il lui a fallu du temps avant de pouvoir reprendre son manuscrit.

Et même, si les attentats qui frappent Paris dans ce roman n’ont rien à voir avec ceux meurtriers des fou de l’Etat Islamique, même si ici ce ne sont pas les ignorants islamistes qui traumatisent la vielle Lumière, Lou nous met en garde contre tous les fanatismes du monde. C’est un hymne à la tolérance, à la bienveillance qu’elle nous offre. C’est un cri d’amour que lance notre auteure. Elle qui aime tant sa ville, qui aime tant en parcourir les rues et les avenues.

 Et puis, il ne faut pas oublier la plume de Lou, une plume ciselée, tout en sensibilité. Une écriture tout en minutie,  notre auteure aime les mots et ça se ressent.

Ici elle ne fait que confirmé tout le bien que je pense d’elle. Mais je n’avais aucun doute sur son talent,  La toile aux alouette ayant été un de mes livres préférés de 2016. Un de mes énormes coup de coeur.

 Lou Vernet est de la trempe de ces auteurs qui font que la démarcation entre littératures noires et littérature blanche est plus que poreuse, elle est inexistantes. Ici comme chez Elsa Marpeau, Elena Piacentini ou encore Sandrine Collette la Noire donne ces lettres de noblesse à la Blanche.

Bravo Dame Lou pour cet excellent roman.

Alors dis-moi le troisième opus c’est pour quand ?

Qu’est qu’on fait pour nos 3 ans ? Veille d’anniversaire…


Qu’est qu’on fait pour nos 3 ans ? Veille d’anniversaire…

Il y a 10 jours je vous posez cette question :

Qu’est qu’on fait pour notre anniversaire ?

Aussi en cette veille d’anniversaire

Nous rassemblons nos idées

Pour fêter dignement nos 3 ans.


 

Alors…

Qu’est qu’on fait pour nos 3 ans ?

Vous avez été quelques-unes à vous creuser les méninges.

Et je vous en remercie

Voici d’ailleurs certaines de vos propositions

 

Isabelle
On écrit un polar tous ensemble. Bon, c’est peut-être une idée bizarre mais je propose qu’on s’inscrive sur une liste, toi Geneviève la porte-flingues, tes flingueuses, tes autres chroniqueuses, les lecteurs et lectrices de Collectif polar qui souhaitent participer. On tire au sort l’ordre de passage, et le premier ou la première écrit une page (1500 signes) qui constitue un début de polar, le second (ou la seconde) reçoit la première page et écrit la page suivante et ainsi de suite. La tâche est plus dure pour les derniers participants car ils doivent lire ce qui précède et inventer un scénario qui l’intègre. Mais à l’arrivée, eh bien on a un « Collectif Polar »….
Nathalie
On fait une chronique pour Collectif Polar (sans donner le titre ni l’auteur bien sûr ! Le premier qui trouve a gagné) ?
On donne des idées d’animation en bib ?
On liste nos 10 auteurs de polars préférés ?
Kinou
Une chronique sans titre, écrire un polar ou une nouvelle ensemble, parler de notre auteur ou auteure que nous avons découvert depuis peu, grâce à Collectif Polar.
Julie
– Un monopoly polar virtuel
– Des devinettes écrites pour trouver le nom de l’auteur, le titre…
– des charades
– des dessins pour trouver le titre d’un livre
Nath
un genre de cluedo littéraire avec les flingueuses et on doit deviner quelle flingueuse a fait mouche…
Chantal
On présente chacun la liste de ses 10 personnages de polar préférés ? On parle du polar qu’on a le moins aimé, ça changera des enthousiasmes … ! On se donne rdv au QDP ? On raconte une situation vraiment vécue qui aurait pu se trouver dans un polar ?
On cherche un fait-divers ds la région où l’on habite, qui pourrait être le point de départ d’un polar. Ça ne devrait pas être trop difficile, il y a parfois des situations « plus vraies que nature » !

Aussi Isabelle, Kinou, Julie, Chantal, Nathalie et Nath, vous recevrez si vous le souhaiter un petit badge Collectif Polar pour votre participation.

Juste envoyez moi votre adresse sur le courriel si dessous

collectif.polar@gmail.com

 

J’avoue que parmi toutes ces idées, quelques-unes ont retenu notre attention. D’autres pour moi restent encore trop vague. Un monopoly polar virtuel, Julie il faut que tu m’expliques, je ne vois pas comment le mettre en place. Un Cluedo littéraire, chouette idée mais Nath dit moi comment l’organiser ?

En revanche l’idée du cadavre exquis proposé par Isabelle, j’avoue qu’elle nous a bien plu. Aussi l’avons-nous prise en considération. Et avec un peu de chance, dés le mois de mars, vous allez pouvoir vous y inscrire. Reste les modalités à définir.

Nous avions pensé aussi à un concours de nouvelles. Vous en dites quoi ?

Bien sur je vous ferai parler de vous :

J’aime bien l’idée de Chantal :  » On présente chacun la liste de ses 10 personnages de polar préférés »

Ou comme le dis Kinou : Vous faire parler d’un auteur ou auteure que vous auriez découvert depuis peu, grâce à Collectif Polar.

Ou alors  vous faire lister nos 10 auteurs de polars préférés. Ou encore l’idée d’une chronique pour Collectif Polar, anonyme ou non.

J’avais aussi pensé à un TAG spécial Collectif Polar. Du genre quelque lectrice/lecteur êtes vous ! Ou mieux un prix lecteurs, ou alors un prix du lecteur Collectif Polar.

Vous voyez, on va finir par trouver.

Pour l’instant et dés demain, on lance un concours de photos. Vous, un polar et un lieu insolite

Enfin je vous explique tout cela demain soir.

Alors à vos appareils photo, vos smartphones en mode selfie..

Le premier concours 3 ans de Collectif Polar va débuter

A très vite donc !

Juste après la vague – Sandrine Collette


Le livre : Juste après la vague de Sandrine Collette. Paru le 18 janvier 2018 chez Denoël dans la Collection Sueurs Froides.  19€90 ; (301 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs.
Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter.Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

L’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan. Aujourd’hui elle se consacre pleinement à l’écriture de ses romans.

Pour tout savoir sur Sandrine c’est ICI

 

Extrait : 
Ils étaient là sur la rive à trente mètres, sauf Lotte et Marion que la mère avait dû enfermer dans la maison. La bouche ouverte sur une plainte de panique, le père murmura leurs noms dans sa tête : Madie. Louie, Perrine, Noé, Émilie, Sidonie. Tous arqués sur la corde, même sa fillette borgne, même son garçonnet chétif, à tirer en rythme chaque fois qu’un Hisse ! phénoménal sortait du corps de la mère, écrasant le souffle du vent, tous à haleter pour remonter vers eux les trois naufragés, ils ne flanchaient pas, malgré les rafales, la pluie et le tonnerre, malgré les vagues qui venaient les faire trébucher, se relevaient les uns les autres, continuaient à treuiller en enroulant la corde autour de l’arbre. Et le père effaré les regardait en découdre avec l’orage et la mer, minuscules sur leur bout de terre giflé par le vent, tête baissée, dos voûté telles des bêtes cambrées sous le mauvais temps, pas un qui céderait, même Sidonie qui ne servait à rien mais agrippait la corde elle aussi, glissant sans cesse, elle allait tomber, rouler jusqu’à l’eau – le père dans un sanglot murmura son nom, pria pour que la mère les oblige à regagner la maison, il suffisait d’un arbre brisé, d’un pan de rive qui s’éboule et ils seraient tous emportés. Mais ils restaient là, criant ensemble pour s’encourager et invectiver le ciel, la corde remontait toujours le courant, et soudain le père sentit la vase sous ses pieds, quelques caillasses, et la terre oui, c’était la terre.

Le post-it de Ge

Suite à l’effondrement d’un volcan dans la mer, la maison d’une famille est isolée du reste du monde, cernée par les flots. Madie et Pata, les parents, comprennent qu’il leur faut quitter leur îlot dans leur barque qui ne peut contenir que huit personnes. Ils doivent choisir entre leurs enfants. Un matin, Louie, Perrine et Noé trouvent la maison vide et un mot de leurs parents.

 Voilà de quoi parle mon précieux. Oui mon précieux.

Forcément qu’il est pour moi ce livre. Forcément c’est le dernier Sandrine Collette.

Sandrine Collette, c’est une de ces rares auteurs que je suis depuis leurs débuts. Une auteure qui immédiatement a su me séduire. Et jamais depuis Les noeuds d’acier,  son premier roman, non jamais, mon intérêt n’a été déçu. Bien au contraire. Et à chaque titre c’est un nouveau choc.

Alors forcément ce Juste après la vague était à nouveau pour moi.

Assurément, c’est certain, cette vague, je vais me la prendre en pleine figure.
Car je sais que juste après la vague, je serai, une nouvelle fois, submergée par l’émotion.

Il y a là Lotte et Marion, Émilie, Sidonie, les petites,  Émilie, six ans, Sidonie, cinq, Lotte, trois, et Marion, tout juste un an. Il y a là  Mattéo et Liam les aînés, treize et quinze ans, beaux, grands, presque des hommes. Et puis il y a le milieu, ceux du milieu, Louie ,Perrine et Noé.

Trois enfants, trois déjà cabossés de la vie. Trois éclopés. Louie a onze ans est l’aîné de ces « Trois ratés » « Louie avait une jambe torse, Perrine un œil aveugle, et Noé, à huit ans, faisait la taille d’un enfant de cinq ans. » La patte folle, la borgne et le nain !

Et puis il y a un choix à faire, ou plus exactement un non choix. Car la petite famille qui avait survécu au cataclysme se retrouve sur un îlot au milieu des flots, un caillou condamné à disparaître. Qui va partir, qui va devoir rester car la barque ne peut emporter tout le monde.

Je ne sais pas vous,  mais mon coeur de femme ne pourra jamais faire un choix pareil. Je crois que je serai restée avec mes 3 petits. Enfin je ne sais pas…Ce qui est certains c’est ici on va suivre dans un premier temps l’attente de ces trois jeunes enfants livrés à eux même. Et dans un second temps, l’épopée du reste de la famille sur un océan déchaîné.

Et l’eau qui monte inexorablement.

On tremble, on chavire, on pleure, on rit même parfois avec eux. On éprouve de la peur, de la colère, de l’angoisse. On partage leur rage, leur frustration. On a faim avec eux. On leur en veut aussi. On vit ses épreuves à travers eux.

Mais si ici tout n’est que chaos, pour une fois dans tout ce noir que distille à merveille notre auteur, il y a une petite étincelle d’espoir. Et oui dans toutes ces épreuves, il y a l’amour qui unit cette famille. Et on ne peut que s’attacher à eux.

Alors attention attachée vous y bien fort car ça va secouer.

Punaise, Sandrine Collette est vraiment trop forte pour nous remuer à ce point. A chaque nouveau livre que je lis, je me dis, il est encore meilleur que le précédent que j’ai adoré. A chaque fois, je me dis qu’elle ne fera pas mieux. Et bien si, à chaque nouveau titre je suis surprise. Elle se renouvelle, se met en danger et ça marche. Punaise cette femme est un génie. Oui un génie noir qui fait de la belle littérature. Merci Madame l’Auteure pour ce nouveau merveilleux roman. Cet énorme coup de coeur !

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir la chronique de mon ami Yvan : Juste après la vague – Sandrine Collette

Polar Osny : les blogueurs (euses) passent aux aveux


 Le 20 janvier dernier  avait lieu à Polar’Osny

(Polar au Nid)

Une table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet, j’ai mis les voiles et quitté le nid, mais Isabelle m’a rattrapée

 

Aussi voilà ce que ça donne

Coucou Dame Geneviève,

voici donc les questions que j’ai posées à la table ronde: les blogueurs (euses) passent aux aveux. A ton tour d’y répondre.

Merci d’avoir eu envie de participer a posteriori. Mais tu étais déjà un peu parmi nous le 20 janvier dernier (ne serait-ce que par Blogs en stock et le prix Osny & Clyde).

 

 1 – Ces critiques littéraires « amateurs » sont de véritables prescripteurs… Ils peuvent lancer un auteur inconnu, inciter un éditeur à acheter les droits d’un roman pour l’éditer en poche, lever des fonds pour soutenir une maison d’édition en difficulté. Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre. Jalousés par des lecteurs lambda, critiqués par certains journalistes, courtisés par les éditeurs, parfois très proches des auteurs, qui sont-ils ? Comment travaillent-ils ? Peuvent-ils garder leur indépendance ?

Très beau lancement chère Isabelle. Et triple question pour débuter l’ITW ça démarre fort !

Qui sommes nous ! Nous sommes avant tout des passionné(e)s, des fous de lectures. Ici chez Collectif Polar chacun à sa façon de travailler. Enfin c’est vrai que si c’est du travail, ça reste avant tout un plaisir. J’ai d’ailleurs fait ce blog pour m’amuser. Je me plait à le répéter, certains sont addicts aux jeux moi c’est à la chronique de livre. Peut-être peut-être même plus aux lecteurs de livre.

Comment je travaille. Alors puisque nous sommes un Collectif, je passe beaucoup de ton à coordonner le gang de chroniqueuses, pardon le gang des flingueuses. A mettre en page leur avis.

Sinon quand c’est moi qui chronique, c’est simple, enfin presque. Je ne peux faire de retour de lecture que la nuit. Quand la maison ronronne tranquillement, que lorsque j’attends les petites respirations de toute la famille. Cela explique un peu le nom du blog, Collectif Polar, chronique du nuit.

Alors soit je fais dans la foulée de la lecture ma chroniques, soit parfois cela prends des jours voire des semaines avant que je n’arrive à exprimer mes sentiment et trouver les mots pour expliquer mon ressenti de lecture.

Sinon une fois devant l’ordinateur, je tape ce qui me passe par la tête, comme les mots viennent. Je laisse parler mes émotions, juste je les couche sur la page blanche. Ces émotions sont celles que la lecture m’a fait ressentir. Je ne fais pas une critique du livre mais un ressenti de lecture.  Je ne réfléchis pas ma chronique, je ne l’ordonne pas. J’écris, je ne me relis pas je laisse et garde le premier jet. Et hop je balance ça sur le blog et la page du blog.

Et je ne m’impose aucune contrainte, donc oui je garde mon indépendance.

2 – Un auteur se plaignait récemment sur Facebook de la difficulté qu’il avait à faire connaître son roman à des critiques professionnels, qui ignorent trop souvent les premiers romans, ou snobent les auteurs publiés dans des maisons d’édition de taille modeste ou moyenne. Ce romancier racontait le mépris ou la désinvolture dont certains journalistes littéraires avaient fait preuve vis-à-vis de lui, sans même essayer de le connaître. Il remerciait d’autant plus chaleureusement les blogueurs de l’avoir écouté, d’avoir découvert son roman et de lui avoir fait un retour, pas forcément positif, mais toujours constructif. Comment vous expliquez cela ? Est-ce que vous êtes plus disponibles, plus curieux, moins pris par les contingences professionnelles ?

Plus curieux, c’est certain. Je crois que nous sommes tous de gros lecteurs car oui forcément nous aimons découvrir. Moi la curiosité c’est la base de mon métier, pour ceux qui ne le savent pas, je suis bibliothécaire aussi, à mes temps perdus. Et pour mon job, je me dois de découvrir de nouvelles plumes, de sentir les futurs tendances. Aussi rien de mieux que les nouveaux auteurs pour voir de quoi le polar de demain sera fait. 

Ce qui est paradoxale c’est que nous, blogueurs, nous faisons ça par plaisir. Nous ne sommes pas payé pour le faire, nous prenons sur notre temps personnel pour alimenter et faire vivre notre blog. Nous sommes juste animer par la passion et l’envie de partage. Nous avons tous un job, une famille, une vie, là où le journaliste est payé et à du temps pour lire et faire son job de critique.

Et puis les médias aiment parler de ce qui est connu, ce qui fait vendre, eux aussi veulent de l’audience.

Je le remarque sur le blog, je parle souvent de premiers romans ou d’auteur peu connus mais de temps à autres il nous arrive de parler d’un auteur phare qui a une plus grand notoriété. Et là frce est de constater de nous faisons plus de vue.

 

 

–         3 –  Quelles sont vos relations avec les auteurs ? Recherchez-vous à tout prix le contact avec eux ? Pourquoi fréquentez-vous assidûment les salons?

    La relation avec l’auteur c’est presque une fin en soi. Nous aimons partager nos avis de lecture avec d’autre lecteurs mais quoi de plus naturel aussi de le partager avec l’auteur.

Je me souviens d’un jour où j’ai enfin osé aller vers un auteur que j’appréciais énormément. Je lui expliquais ma timidité impressionnée que j’étais, intimidée donc mais gênée aussi et peut-être un peu complexée, qui étais-je ,moi la simple lectrice pour lui dire, à lui le grand auteur adulé, ce que j’avais pensé de son livre. Et bien ce monsieur de me dire pour me rassurer. » Si vous avez aimé et même si vous ne trouvez pas les mots pour l’exprimer, dites le aussi simplement que ça : « j’ai aimé votre livre » rien ne peut nous faire plus plaisir je de voir une lectrice satisfaite.  « 

Alors oui les salons, les rencontres avec les auteurs c’est devenus vital. Nous sommes accros de ces moments de total partage.

Les salon c’est les auteurs, c’est aussi les autres lecteurs et pire les autres blogueurs. C’est passé de sa lecture, de son clavier, du virtuel au réel. Des réseaux sociaux aux échanges face à face et ça a une autre gueule, crois moi !

     4 – Pour être suivis, êtes-vous tenus de lire et de chroniquer toutes les nouveautés ? Combien de livres lisez-vous par semaine ou par mois ?

 Je te le disais gros lecteurs nous sommes. Au moins 3 livres par semaines soit minimum 150 livres par ans.

Mais non contente d’être une grande lectrice, je fais appelle à des chroniqueurs. Enfin c’est surtout des chroniqueuses. Forcément 80% des lecteurs sont des lectrices surtout en fiction.

Alors j’ai aussi leur avis à partager

Et puis j’ai voulu ce blog « Collectif » pour faire entendre différentes voix. Pas seulement la mienne.

Et non nous ne chroniquons pas que des nouveautés. Moi j’aime bien parler d’un livre aussi quand il parait en poche. Car je sais que les livres coûtent chers et que nous sommes nombreux à attendre qu’un titre soit publié en format poche pour l’acquérir.

 

–          5 – Cela a un coût. Comment faites-vous pour tenir le rythme ? Sollicitez-vous les éditeurs pour recevoir gratuitement les nouveautés ? Quelles relations entretenez-vous avec eux ?

 Oui, cela a un coût comme toutes passions ! Perso j’ai de la chance, par mon job j’ai accès à quasi tous les livres que je veux lire ou voir. En bibliothèque, on bosse avec des libraires et ils sont tenus de mettre à notre disposition les bouquins pour que nous puissions faire le choix  de nos acquisitions.

Je reçois aussi quelques SP (Service de Presse) des éditeurs, mais je ne suis pas vraiment demandeuse ou vraiment très peu souvent. S’ils viennent vers moi, je demande à mes flingueuses si elles sont intéressées par tel ou tel titre et je le leur fait envoyer. 

Je suis sollicitée et les flingueuses aussi par des auteurs indépendants. Si le contact est bon et que le livre nous plait alors on fait une petite chronique.

Mais on ne s’oblige à rien !

 

–          6 – Vous sentez-vous libre de dire du mal d’un livre que vous n’avez pas aimé ? Autrement dit, vous sentez-vous indépendant ? Pourquoi les blogueurs disent-ils ne pas écrire des critiques mais des chroniques? Quelle est la différence?

 Si un livre ne nous plait pas nous pouvons faire une chronique, oui. L’auteur ou l’éditeur est prévenu. Ils savent d’avance qu’il n’y aura aucun avis de complaisance. Ils sont aussi prévenus que peut-être il n’y aura pas de chronique du tout.

Je te le disais, on ne s’oblige à rien ! Bon c’est vrai que l’on essaie de faire un retour pour un SP, enfin mes flingueuses font des chroniques des livres qu’elles reçoivent en SP. Moi, je n’ai aucune obligation, sauf des peut-être. Il m’est arrivé de faire quelques chroniques négatives, mais toujours en expliquant pourquoi moi, je n’avais pas aimé. Il nous est arrivé de ne pas accroché à un livre. Aussi on ne se force pas à le lire et donc il ne sera pas chroniqué. 

Et puis il y a déjà tellement de bons livres à mettre en avant pourquoi parler de ceux que l’on a pas aimés. Nous ne sommes pas un blog comparateur, ni 60 millions de consommateurs.

Et puis, chroniquer un titre, ça prend du temps et de l’énergie, alors autant les utiliser pour du positif, non ?

–      7 –  Vous êtes suivis par des lecteurs qui se fient à vos avis et qui achètent leurs livres en conséquence. Espérez-vous des retours ? Avez-vous envie de savoir si vos coups de cœur ont été partagés ? Entrez-vous en contact avec eux et comment ?

 Enfin oui, on espère être suivi par les lecteurs. On aimerait être prescripteur. Mais je crois qu’il faut toute proportion garder. Tu disais en préambule, « Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre ». Certains sans doute. Perso moi j’ai créé le blog pour m’amuser. J’ai la chance d’être suivi et d’ailleurs j’en profite pour remercier tous ces lecteurs fidèles. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas une audience si importante que ça !

Aussi quand un auteur, un éditeur reprend les propos de ton blog ça fait plaisir c’est sur. Mais ce qui fait encore plus plaisir c’est quand les lecteurs et plus souvent les lectrices reviennent vers toi et te dise :  » rhooo comme je suis contente, le livre que vous m’avez conseillé, qu’est ce qu’il était bien » Une fois sur mon mail, une lectrice m’a dit que « j’étais le Gérard Collard des bibliothèques ». J’ai failli prendre la grosse tête.  (Rire).

Ce qui me fait kiffer c’est de faire parler ces lecteurs et lectrices. Aussi sur mon blog, je leur donne souvent la parole. Soit à travers des interviews, soit par des jeu-concours. J’aime beaucoup ces échanges. En plus mais faut pas leur dire ça nourrit mes connaissances pour mon boulot de bibliothécaire. En effet ça m’aide à mieux appréhender les différents types de lecteurs de polars.

 

       8 – On voit de plus en plus de blogueurs participer à l’organisation de salons, être modérateurs de tables rondes, faire partie de jury littéraires…(et là je ne parle pas de tes activités de bibliothécaire, Geneviève). C’est une évolution naturelle de vos activités   ?

Mais tu exagères là chère Isabelle, mon job a beaucoup à voir avec mes envies de blogueuse.

Ok j’essaie de jouer le jeu.  Et…Oui je crois que c’est une évolution logique.

J’ai la chance de participer à Saint Maur en Poche (SMEP), et j’ai eu le privilège d’animer quelques plateaux. J’avoue que cela m’éclate. Bon à SMEP le format est super cours, c’est un putain d’exercice. C’est vrai qu’à la bibliothèque, oups pardon lors des Apéros Polar j’ai 1h30 pour faire avouer les auteurs. A SMEP c’est 10 max 15 min avec deux auteurs en plateau, c’est chaud mais c’est super chouette à faire.

Et j’avoue j’ai fait partie de différent prix, le dernier et celui dont je suis le plus fière c’est celui créé par mister Yvan Fauth pour le salon du polar de Mulhouse, Le Festival Sans Nom l’an dernier. Cette année j’ai à nouveau la chance d’en être avec mister David Smaja aussi.

Sur nos blogs, en fait des interviews aussi naturellement nous sommes amené à prolonger ceci lors de tables rondes ou de simples entretiens sur des salons.

Quand à l’organisation d’un salon j’en rêverai. Mais chez moi il y a déjà SMEP, pas simple à détrôner et à Paris, si tu n’es pas soutenu par la Ville et si tu as pas de sponsor solide, difficile de monter quelques choses.

Non là je me contente juste de mettre en place un prix polar des lecteurs de la ville de Paris. Et crois-moi, je galère déjà pas mal comme cela. Bon ok, c’est vrai j’ai déjà l’aval de la direction des affaires culturelles. Mais ça ne suffit pas ! Il faut que je reparte convaincre. Allez je file !

Merci Isabelle pour ces chouettes questions, ça a été un plaisir d’y répondre.

Je te préviens j’ai fait comme si j’étais sur le plateau avec mes petits camarades. J’ai dicté tout cela d’une traite, pas de retouche, du live, je te dis !

Sinon à très vite mais sans doute que cette prochaine fois les rôles seront inversés !

Hé, les lecteurs !

Voici les réponses de mes petits camarades.

En image en plus !!!

Polar’Osny 2018 : vidéo de la Table ronde « Les Blogueurs passent aux aveux » !
Spéciale dédicace à Isabelle Bourdial ! Et un grand merci à Jessica Blet, Aurélie Perreaud, Lolo Brodeuse, Jean Michel Isebe , Yannick Provost  et David Smajapour avoir rendu cette table ronde si passionnante !

 David du webzine C’est Contagieux , Jessica Blet et Aurélie Perreaud du blog Livres Addict, Lolo Brodeuse du blog Pause Polars, Jean-Michel Isebe du blog Polarmaniaque, Yannick Provost du blog NigraFolia.

 

La vidéo :

 

Le lien vers l’article de mon ami David :

http://cestcontagieux.com/…/polarosny-2018-table-ronde-les…/

 

Et… j’ai pas oublié la réponse à notre jeu, les trois chauves

Là voici

Bob Garcia, Didier Fossey et Stanislas Petrosky.

 

 

Papote d’auteur : Miss Aline était avec Carl Pineau


Papote d’auteur : Aline était avec Carl Pineau.

 Souvenez-vous, il y a quelques semaines Aline mais aussi Ophélie nous proposaient leur avis sur le premier roman de Carl Pineau « L’arménien« 

Aujourd’hui Miss Aline, nous propose d’en savoir un peu plus sur notre auteur.

Pour rappel :

Ici l’accroche de Miss Aline sur l’Arménien

Là le Off de Oph toujours sur l’Arménien


Papote d’auteur : Aline était avec Carl Pineau.


 

Bonjour Carl, je vous remercie de m’avoir permis de découvrir « L’arménien ».  Vous avez gentiment accepté une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

1- Comment et pourquoi en êtes-vous venu à l’écriture ?

J’ai toujours eu envie d’écrire. Enfant, je rédigeais des poèmes, vers l’âge de 12 ans, je me voyais remplir des pages avec des histoires inventées. Seulement, il m’a fallu très tôt gagner ma vie. Mais j’ai gardé ce rêve en moi, comme un objectif lointain. J’ai attendu mes quarante ans pour commencer à croire possible de le réaliser.

En même temps, cela m’a permis de vivre des expériences très diverses, de faire des rencontres passionnantes qui nourrissent aujourd’hui mes récits.

Quant au pourquoi, c’est difficile de répondre précisément… C’est un impératif intérieur. Une nécessité qui participe à l’équilibre. Est-ce l’envie de se dégager de la fuite inexorable du temps, sans doute un peu aussi… Le processus d’imagination m’extrait du quotidien, il me force à l’introspection, jusqu’à être parfois surpris par ce qui émerge. Ce sont ces instants magiques que je cherche à retrouver.

En plus d’une quête de partage avec des lecteurs.

2 – Un roman ça débute comment pour vous : une idée, un personnage, une fin ? Comment construisez-vous votre récit ?

Avant tout, j’envisage une intrigue par le prisme des personnages, il faut leur donner naissance et trouver leur voix intime. Une vérité humaine que j’essaie d’atteindre au plus près, avec un style que j’espère percutant et hyperréaliste.

L’Arménien repose aussi sur ma connaissance des nuits nantaises des années 80s’. C’est le vent de liberté qui a soufflé sur cette ville que je voulais faire revivre. Une liberté incroyable dans une époque où les radios propulsaient des nouveaux groupes musicaux au-devant de la scène.

Je suis parti du fait divers d’un meurtre sordide pour construire l’ébauche d’une histoire.

Après avoir imaginé les deux narrateurs, je les ai laissés évoluer presque en dehors de ma volonté. Au point que la fin n’est pas celle que j’avais envisagée au début de l’écriture, ni même lors d’une des premières versions.

Et je crois que c’est pour cette raison qu’elle surprend autant le lecteur.

3 –  Ecrire c’est n’importe où, n’importe quand ou vous avez des rituels, des moments/des lieux  précis pour le faire ?

En général, je médite avant de me mettre à mon bureau. C’est une façon d’écarter les pensées parasites du quotidien, de pénétrer l’instant de l’écriture, de me reconnecter à l’univers de mes personnages. Je me suis toujours arrangé un espace face à une vue dégagée, le fleuve Saint-Laurent au Québec, la ville de Bangkok en Thaïlande. Mais avec les années, j’ai aussi appris à me mettre dans une bulle pour être capable d’écrire partout.

Car s’il y a une autre chose que j’ai apprise, c’est qu’on ne peut pas prétendre aboutir un roman sans un travail régulier et constant. Pour ma part, je me fixe un objectif de mille à deux mille mots par jour. Ça parait simple, mais c’est parfois une torture…

4 – Racontez nous votre ressenti lorsque vous avez tenu en main votre roman terminé !

J’ai entamé la rédaction de l’Arménien en 2010, au Québec, dans la cadre de ma formation en  création littéraire à l’université Laval. Pour un des modules, nous devions produire deux mille mots par semaine. J’ai rédigé le premier jet complet en trois mois ! L’histoire sortait de moi comme si elle avait toujours été là.

Ensuite j’ai laissé reposer le roman plusieurs fois, m’y remettant par périodes de trois à quatre mois. C’est finalement cinq années de travail et de maturation pour aboutir à une version qui m’est apparue « livrable aux lecteurs.»

Lorsque j’ai tenu le livre en main pour la première fois, j’ai ressenti une sensation d’accomplissement, et en même temps de perte : « C’est fini, tu ne partageras plus la vie de Françoise, Bertrand et Luc… Tu ne pourras plus améliorer le texte. »

Mais j’avais aussi le sentiment d’avoir « réalisé le premier pas d’un rêve de gamin…»

Deux émotions contradictoires, vite emportées par le besoin de m’invertir dans le roman suivant…

5 –  Pourquoi choisir deux narrateurs, le coiffeur et la psy, pour L’arménien ?

 

J’avais envie de changer le point de vue du lecteur en sortant du « il omniscient » ou du « Je » de l’enquêteur qui raconte l’histoire. J’ai eu l’idée d’inventer deux personnages aussi dissemblable que possible pour apporter un regard croisé sur la victime. À partir de là, le travail littéraire a constitué a éloigner au maximum leur voix, de rendre le coiffeur plus voyou et la psy plus analytique. Tout en bâtissant une intrigue à rebondissement qui tienne le lecteur en haleine.

6 –  On dit souvent qu’un auteur laisse une part de lui dans ses romans. Quelle(s) part(s) de vous dans ce roman, dans l’un ou l’autre des personnages ?

 

Une chose est certaine, chacun d’eux m’est proche, ils m’ont accompagné pendant des années. J’avais souvent l’impression qu’ils étaient vivants, certes dans mon imagination, mais aussi vivants que des personnes réelles.

Je dirais que je suis un peu de chacun d’entre eux, pour avoir autant cherché à adopter leur voix au plus près, au point d’en être parfois un peu schizophrénique.

J’ai finalement passé plus de temps avec eux qu’avec beaucoup de mes proches.

Pour autant, je ne suis ni psychiatre, ni coiffeur…

Mais si je devais ouvrir encore plus cette porte intime difficile, je crois que je partage avec Françoise le gout de l’analyse psychologique et une propension à l’empathie.

La voix de Bertrand est celle qui m’a donné le plus de mal, mais j’aime son ironie grinçante, son cynisme débridé et sa faculté à l’autodérision.

Quant à Luc… Je suis d’origine arménienne, j’ai vécu ma jeunesse dans la banlieue nantaise, j’ai animé des soirées en discothèque…

Mais je suis vivant ! Et cette histoire n’est que pure imagination…

7– Pensez-vous que si les circonstances sont réunies tout un chacun est un assassin potentiel ?

 

Effectivement, c’est ce que je crois, et, d’une certaine manière, l’Arménien en est la démonstration. Dans « Malaise de la civilisation », Freud décrit les pulsions égoïstes et meurtrières de l’être humain sous le mince verni de l’éducation et de la peur de la répression.

En lisant l’Arménien, le lecteur découvre un florilège de personnages qui auraient tous eu un mobile pour assassiner Luc.

Et ce, pas parce qu’il est foncièrement mauvais ou détestable, mais simplement en fonction de leurs attentes, leurs ambitions et de ce qu’ils sont.

Bien sûr, cette caractéristique accentue l’intérêt de l’intrigue, mais cela démontre aussi que chacun porte un assassin potentiel. La seule différence réside dans le passage à l’acte. Ce sont ses actes plus que ses paroles ou ses pensées qui déterminent un individu.

Car si les personnages possédaient un mobile pour assassiner Luc, tout le monde ne l’a pas tué…

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

Je finalise actuellement le Sicilien, l’opus 2 des Nuits Nantaises. Il devrait paraître en 2018. Je raconte cette fois l’histoire à travers la voix du principal suspect du meurtre d’une jeune fille. On y retrouvera l’inspecteur Brandt. Je souhaite écrire une trilogie des Nuits Nantaises.

Trois intrigues autonomes qui dérouleront une photo de notre société et de la délinquance sur les décennies 80, 90 et 2000.

J’achève aussi la reprise de Malecón, un thriller politico-financier situé entre Paris et Cuba, sur fond de scandale politico-financier, et du Panama Papers. Un travail d’écriture différent puisqu’il s’agit cette fois d’un narrateur au « il » omniscient. J’avais envie de m’essayer à un style plus neutre et distancié. Pour autant, le choix du narrateur omniscient me permet de rentrer dans la tête des personnages pour analyser et décrire leurs pensées.

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

 

Merci à tous ceux qui ont lu l’Arménien. Merci pour vos retours de lecture. Merci pour vos magnifiques partages. Grace à vous, écrire ce roman est une des plus belles aventures de ma vie.

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ? Et à contrario quelle question n’aimez-vous pas que l’on vous pose ?

 

Vous avez posé la question la plus complexe du rapport entre l’auteur et ses personnages. Aucune réponse n’est satisfaisante, car elle contraint à une mise en lumière de l’ombre mystérieuse que chacun porte en Soi. Et en même temps, c’est une question passionnante…

On m’interroge peu sur la poésie. Elle tient pourtant une place importante dans ma vie. J’ai publié un recueil, « Le Silence Pèlerin » en 2005. Je vous offre un court poème qui évoque le chemin d’écriture :

Mes mains dans le sable

Étranglant impuissantes

Tant de fagots d’images

Et le temps laboureur

Dans chaque syllabe

Écrasé sur la page

Juste comme on meurt…

Un petit retour de Polar’Osny


Un petit retour de Polar’Osny

Comme si vous y étiez

Du 06 au 31 janvier dernier à eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, POLAR’OSNY


Du 06 au 31 janvier dernier a eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, Polar’Osny avec pour point d’orgue la journée du 20 janvier. Ce samedi 20 avait lieu le salon en lui même. Avec dédicaces et tables rondes. Et tout cela était organisé par la médiathèque d’Osny, la MéMO,  pour le compte de la municipalité. Et Isabelle Bourdial en chargée de mission.

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

Pour ce festival Isabelle a organisé différentes choses, notamment un prix atypique,  le prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar.

Aussi, avec quelques autres blogueurs, sérial lecteurs et passionnés de polar ( Lolo Brodeuse, Jessica Blet, Lau Lo, Loley Read, Laurent Gerard, Jean Michel Isebe, pour ne pas les citer ) j’ai eu la chance de participer à la présélection des couverture en lice.

 

Et le gagnant est…

Bertrand Binois de Fleur Sauvage (LBS)

Si je n’était pas physiquement présente sur le salon, j’y étais en pensée.

D’ailleurs lors de son interview, dame du noir Isabelle Bourdial ne disait  :

« Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme. »
 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?
« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

Alors oui Collectif polar était un peu à Polar Osny.  Avec ses amis blogueurs. D’ailleur Isabelle vous présente ici  Notre Blog ainsi que deux autres blogs sélectionnés par Isabelle pour figurer dans l’expo Blog en Stock.

Deux blog de deux mecs que j’adore, deux amis mais chut faut pas leur dire.

Pour ne pas les citer: Yvan et David

Attention, blog carrément infectieux. « C’est contagieux » ne vous lâchera pas. La passion de David Smadja est virale, transmissible et incurable. Blogs en stock a la fièvre ! David a conçu son blog comme un webzine dédié au cinéma, aux comics américains, à toutes formes de littérature même s’il fait la part belle au polar. Pour Polar’Osny il a choisi la chronique d’Islanova, de Jérôme Camut Nathalie Hug. David participe aussi à l’organisation et à l’animation du salon du livre de Paris 7e qui s’est tenu le 27 janvier prochain. Qu’on se le dise. Une citation de lui que j’adore, saisie au vol dans l’interview qu’il a donnée à LFC, https://lc.cx/gMmV

 

 : « Lire un livre c’est fun, lire un livre c’est moderne, lire un livre c’est s’ouvrir au monde et l’embrasser. » 
Bonjour la contagion ! 😁 
https://cestcontagieux.com

 

Blogs en stock, c’est aussi EmOtionS, d’Yvan Fauth. 600 chroniques, 300 interviews d’auteurs, de traducteurs, d’éditeurs, de blogueurs, d’organisateurs de salons, de bibliothécaires, de musiciens… Pour Polar’Osny, Yvan a choisi une chronique de « Ne dis rien à papa », de François-Xavier Dillard qui, le croirez-vous?, sera présent au salon du 20 janvier😁. Quant à Yvan, on ne le présente plus. Modérateur sur les plateaux des salons « Saint-Maur en poche » et « Le Festival Sans Nom » (salon du polar de Mulhouse), et pour « Lausan’noir » et « Seille de crime » en 2017. – Membre de l’organisation du « Festival Sans Nom », salon du polar de Mulhouse, – Organisateur et Président du jury du prix littéraire du salon de Mulhouse – Collaborateur du site de Gérard Collard « Les Déblogueurs » – Membre du jury du prix de la Ligue de l’Imaginaire en 2017. J’en passe et des meilleurs…
https://gruznamur.wordpress.com

Minuit, l’heure idéale pour vous parler de « Collectif polar : chronique de nuit »… La création de ce blog est à elle-seule un roman, l’histoire d’une revanche ! Geneviève, bibliothécaire parisienne hyperactive dotée du don d’ubiquité, organisatrice d’apéro-polars et de kawa littéraires, l’a voulu participatif. Plusieurs lectrices ont commencé à rédiger des chroniques. Geneviève surnomme les plus régulières d’entre elles des flingueuses. « J’ai choisi mes chroniqueuses parce que leur avis me touchait, dans leur concision ou leurs arguments, le choix des mots, leur ressenti… Nous sommes chacune différentes, et c’est cette différence que je veux mettre en avant. » Au menu : des critiques, des interviews d’auteurs, une rubrique « avis d’expert » consacrée aux crimes célèbres et à l’histoire de la police, des reportages sur les salons littéraires, des portraits de serial lecteurs. Pour l’expo Blog en stock, Geneviève a sélectionné la chronique de «Elastique Nègre» , de Stéphane Pair.
https://collectifpolar.wordpress.com

Sinon pour vous faire une idée du salon voici quelques photos et quelques temps forts

 

L’invité d’honneur Sandrine Collette.

20 auteurs présents

Armelle Carbonel, Ciceron Angledroit, Sandrine Collette, François-Xavier Dillard, Henri Duboc, Christophe Dubourg, Didier Fossey, Bob Garcia, M.A. Gra­, Philippe Hauret, Jean-Michel Lecocq, Sandra Martineau, Chris Nerwiss, Gilbert Noguès, Stanislas Petrosky, Fabrice Pichon, Jean-Christophe Portes, Frédéric Révérend, Guillaume Richez, Sandrine Roy, Roland Sadaune, Jean-Louis Serrano, Danielle Thiery, Lou Vernet.

Les tables rondes

 

11h : entretien avec Sandrine Colette, marraine de l’édition 2018.

14h15 : table ronde « La fiction plus forte que le réel ? » avec la participation de Sandrine Collette, Danièle Thiery, Fabrice Pichon et François-Xavier Dillard.

16h15 : remise du prix « Osny & Clyde » (prix de la plus belle couverture).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16h45 : conférence « Une histoire de la littérature policière » par Bob Garcia.

Et puis aussi un petit jeu : les 3 chauves

Qui sont-ils ? Il y a des indices, enfin peut-être ?

Réponse demain …

Ah j’allais oublier

15h15 : table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet mais Isabelle m’a rattrapée .

De tout cela on reparle demain soir !

ça vous va ?

Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n° 12 : La malle sanglante.


Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n° 12 : La malle sanglante

 

Affaire n° 12 : La malle sanglante.

 

  Acte 1 : Macabre découverte.

 

En août 1889, Denis Coffy, cantonnier, est alerté par des gens disant avoir senti une odeur nauséabonde sur la route départementale reliant Vernaison à Millery, près de Lyon. Une fois sur les lieux, il remarque, dans un buisson, un gros sac en toile cirée dégageant effectivement une insupportable odeur. Il ouvre le sac et y trouve un cadavre nu dans un état de décomposition avancée. Alertées, les autorités se rendent sur place et découvrent une petite clef tout près du sac.

Deux jours plus tard, non loin de là, à Saint-Genis-Laval, un marchand d’escargots  découvre les restes d’une malle qui aurait pu servir à transporter le corps. La clef s’adaptant à la serrure et l’odeur pestilentielle qui s’en dégage ne laissent aucun doute quant à l’usage de la malle. Une étiquette collée sur le fond de la malle dit que celle-ci a voyagé depuis Paris jusqu’à Lyon le 27 juillet 1888 ou 1889, le dernier chiffre étant partiellement effacé. Pourtant, la police, faute d’indices, est bien en peine d’ identifier le cadavre.

A Paris, le commissaire Goron, chef de la Sûreté, a sa petite idée sur la question depuis que la disparition, quelques jours plus tôt, de M. Gouffé, huissier de justice dirigeant l’une des études les plus importantes de la capitale, a été signalée. Pourtant, il va devoir prouver qu’il a raison car la police lyonnaise affirme formellement que la description du disparu ne correspond en rien au cadavre découvert.

 

Acte 2 : La science au secours de la police.

 

  Mais pour l’instant, l’enquête menée à Paris piétine. En effet, le commissaire ne trouve aucune piste. Gouffé, veuf, vivait seul et dépensait volontiers son importante fortune en compagnie de filles à la cuisse légère. C’était son seul vice. Seul maigre indice, on sait que peu avant sa disparition, il a été vu en compagnie de Gabrielle Bompard, une jeune prostituée, et de Michel Eyraud, un affairiste véreux. Or, ces deux-là auraient quitté Paris le 27 juillet, jour de la disparition de l’huissier. Coïncidence ? Toujours est-il que, malgré que personne de les ait revus à Paris, cela ne suffit pas à en faire des suspects.

Afin de faire progresser son enquête, le commissaire Goron décide de faire « parler » le mort. Une première autopsie, réalisée le 14 août à la faculté de médecine de Lyon, avait seulement permis d’établir les constatations d’usage mais pas l’identité du mort : corps dénudé ligoté avec sept mètres de corde, tête enveloppée dans une toile cirée, victime visiblement morte par strangulation environ trois semaines plus tôt . Il demande au professeur Lacassagne, éminent criminologue, de procéder à une seconde autopsie afin d’établir formellement si le cadavre retrouvé est celui de Gouffé. Grâce au corps conservé dans le formol, la seconde autopsie, pratiquée du 13 au 20 novembre 1889 sur la base de cheveux prélevés sur le peigne de Gouffé et de la description d’une ancienne blessure, est considérée comme les prémices de la police scientifique.

 

Premier détail : le mort mesure 1m75 et le livret militaire de ce dernier mentionne 1m78. Deuxième détail : les os de la jambe droite pesant moins lourd que ceux de la gauche, la victime devait être boiteuse, fait corroboré par les connaissances de Gouffé. Troisième détail : d’après l’analyse des dents, le cadavre aurait environ la cinquantaine, or Gouffé était âgé de 49 ans. Ultime preuve : les cheveux du cadavre sont noirs alors que l’huissier avait les cheveux clairs mais il les teignait en noir !!

Le public, passionné par cette affaire du cadavre mystérieux, reste néanmoins sur sa faim, car, bien qu’il semble prouvé que le cadavre soit celui de Gouffé, le plus dur reste à faire : trouver son ou ses assassins !!

Acte 3 : La presse vient au secours de la police !

 

  C’est alors que le commissaire Goron, qui manque cruellement d’indices, tente le tout pour le tout en faisant fabriquer une malle en tous points identique à celle retrouvée près du corps. Il l’expose à la morgue à la vue de tous. Plusieurs plus tard, un artisan sellier se rend à la police et affirme qu’il s’agit d’une malle de fabrication anglaise. Grâce aux photographies parues dans les journaux, un commerçant londonien dit reconnaître Gabrielle Bompard et Michel Eyraud auxquels il a vendu la mallle. Les portraits diffusés dans la presse française et étrangère permet de retrouver les deux fugitifs…en Amérique !!

 

Mais qui sont les deux amants fugueurs ?

  Michel Eyraud, né le 30 mai 1843, est le fils d’un négociant de Saint-Etienne. Il se marie à Paris le 17 mars 1870 avec Louise Laure Bourgeois mère de sa fille Marguerite décédée à l’âge de 9 ans en juillet 1882. Mari violent et volage, il abandonne son épouse pour embrasser la carrière d’ « aventurier ». Il vit alors d’escroqueries et de diverses affaires véreuses. Son associé, Rémi Launay, fut soupçonné d’avoir commandité le meurtre de l’huissier Gouffé dont la disparition tombait à pic pour effacer ses nombreuses dettes arrivant justement à échéance en juillet 1889. Mais disculpé par Eyraud, il bénéficiera d’un non-lieu.

Quant à Gabrielle Bompard, née à Lille le 13 août 1868, est fille d’un marchand de métaux assez aisé. Ägée de seize ans, elle se laisse séduire par un homme qui l’abandonne très vite. Chassée par sa famille, elle s’installe à Paris en 1888 et se retrouve rapidement sur les trottoirs du boulevard Malesherbes . C’est alors qu’elle fait la connaissance de Michel Eyraud qui la prend sous sa protection. Devenue sa maîtresse, elle se prostitue occasionnellement afin de subvenir à leurs besoins. De petite taille, assez jolie, elle a la solide réputation d’une fille dévergondée .

 

Acte 4 : Lui ou elle ?

 

  Le 22 janvier 1890, la jeune femme revient en France de son propre chef et se rend, seule, à la préfecture de police afin de raconter son histoire au commissaire Goron. Se proclamant innocente, elle présente son ancien amant, Michel Eyraud, comme l’unique coupable du crime de l’huissier. D’après elle, initialement, ils n’avaient pas l’intention de le tuer mais seulement de le faire chanter. La discussion aurait mal tourné et Eyraud, sous le coup de la rage, aurait étranglé Gouffé. Eyraud, indigné par les mensonges proférés par Gabrielle mais toujours en fuite, adresse aux journaux sa propre version : c’est la jeune femme et non pas lui qui a tout manigancé et assassiné l’huissier.

Bien entendu, la querelle des deux amants meurtriers ainsi que l’enquête menée par le commissaire Goron fait le bonheur des lecteurs du Petit Journal, de l’Intransigeant et de tous les autres quotidiens. Finalement, Eyraux est arrêté après une cavale qui le mènera aux USA, au Mexique et à La Havane. Il est remis aux autorités françaises. La confrontation des deux protagonistes ainsi qu’une scrupuleuse reconstitution de la scène permettent au commissaire Goron d’établir les conditions précises du crime.

 

Acte 5 : Guet-apens.

  A partir de ce moment, la version d’Eyraud ne tient plus…pas plus que celle de Bompard ! Il apparaît clairement que l’huissier est tombé dans un véritable piège. Ce jour de juillet 1889, la belle Gabrielle l’attire chez elle où Eyraud se tient caché derrière un paravent. Trop préoccupé par sa conquête du moment et pressé de se retrouver dans le lit de la jeune prostituée, il ne prend pas garde à la corde retenue au plafond par une poulie. Gabrielle, qui sait user de ses charmes, parvient à la lui passer  autour du cou sous prétexte d’un jeu sexuel. C’est alors qu’intervient Eyraud qui tire sur la corde en question jusqu’à ce que Gouffé se retrouve littéralement pendu. A peine ont-ils constaté sa mort qu’Eyraud se rend à l’étude de l’huissier en se servant de ses clefs afin d’y dérober l’argent liquide qu’elle contient. Revenant bredouille, les deux amants décident alors de le placer dans une malle qu’ils convoient jusqu’à Lyon par le train. Ils louent ensuite un cabriolet sur lequel ils hissent péniblement leur lourd fardeau mais quand l’odeur, en ce beau jour de juillet, commence à leur chatouiller les narines, ils s’arrêtent sur le bord de la route, près de Millery, et se débarrasse de l’encombrant cadavre dans un bouquet de buissons. Ils s’embarquent ensuite pour l’Amérique dans l’espoir d’échapper à la justice française.

 

Acte 6 : Le procès.

  Le 16 décembre 1890 s’ouvre, devant les assises de la Seine, l’un des procès les plus sensationnels de cette fin de siècle. Bien que défendu par le célèbre avocat Félix Decori, et le mobile crapuleux ne faisant aucun doute, Michel Eyraud est condamné à la peine capitale, ses antécédents ne plaidant certes pas en sa faveur. Il sera guillotiné le 13 février place de la Roquette.

Quant à sa complice, elle nie farouchement toute responsabilité. D’ailleurs, ne s’est-elle pas livrée à la police d’elle-même ? Son avocat, maître Henri Robert, batailla pour faire valoir une thèse originale dans les annales du crime : sa cliente est innocente parce qu’elle était sous l’influence de Michel Eyraud qui l’avait hypnotisée !! Le tribunal fit appel à la science afin de déterminer s’il était effectivement possible de commettre un crime « inconsciemment ». Comme on pouvait s’y attendre, les experts, en l’absence de l’éminent professeur Charcot, sommité de la psychiatrie naissante, furent incapables de se mettre d’accord . Les circontances atténuantes furent alors accordées à la jeune femme qui fut condamnée à 20 ans de travaux forcés, peine qu’elle purgea dans un premier temps dans la prison pour femmes de Nanterre, puis à la centrale de Clermont, dans l’Oise. Bénéficiant d’une remise de peine pour bonne conduite, elle fut finalement libérée en 1905. Délaissant son ancienne activité, elle travailla comme ouvreuse dans un théâtre reconverti en cinéma. Elle meurt oubliée de tous en 1920.

 L’île des hommes déchus de Guillaume Audru


Aujourd’hui avec Kris, par deux fois  nous venons vous parler d’un jeune auteur français, Guillaume Audru.

D’abord Kris vous a présenté ce matin son dernier roman, Les chiens de Cairngorms. 

Et comme Les chiens de Cairngorms est un titre qui  fait suite à  L’île des hommes déchus, Je vous présente à mon tour ce premier roman que j’ai lu il y a quelques année lors de sa publication et que j’avais beaucoup aimé.

Allez repartons pour l’Ecosse avec Guillaume Audru


 L’île des hommes déchus de Guillaume Audru. Paru le 4 décembre 2013 aux éditions Caïman dans la collection Polars. 12€ ; (237 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Eddie Grist, ancien policier à Inverness, est de retour sur Stroma, son île natale, au nord de l’Ecosse. Il y retrouve ses parents, avec qui il a noué des relations difficiles, ainsi que ses rares amis. Mais à peine a-t-il pris ses marques qu’un squelette est découvert sur le chantier d’une résidence secondaire. Malgré son père, notable influent de l’île, Eddie ne pourra s’empêcher de se mêler à l’enquête… enquête officiellement confiée à Moira Holm, amour de jeunesse d’Eddie, qui a, elle aussi, quelques comptes à régler avec la communauté silencieuse de Stroma…

 

L’auteur : Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers, soit la même année que The Wall ou Highway To Hell. Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc plutôt que Oui-Oui. Et ses études dans le domaine de la logistique où il a ingurgité Ellroy plutôt que les lectures obligatoires de Maupassant, n’y ont rien changé. C’est à cette époque qu’il commence l’écriture de ses premiers textes, en dilettante. Le polar était devenu pour lui une telle religion qu’il a créé un blog qui a eu un certain succès : Territoires Polars. De fil en aiguille, il s’est attelé avec bonheur à l’écriture de son premier polar, L’île des hommes déchus et enchaîné avec succès avec Les ombres innocentes. Il travaille pour un grand groupe privé et est aussi vice-président de l’association L’Instant polar.

 

Extrait : 
« Du coin de l’oeil, je scrute les moindres faits et geste de Moira. Je la connais bien ; elle fait tout pour cacher la sphère d’angoisse tapie au fond de son ventre. À la crispation qui dévaste son corps, je sais que sa mémoire lui renvoie toute sa jeunesse. Il va lui falloir suffisamment de caractère pour faire face à la violence de ses sentiments.
Je m’approche, histoire de la sonder. Sentant ma présence, elle se retourne vivement. Moira expose un pâle sourire derrière lequel se dissimule son inquiétude, à la fois nuancée et prégnante.
– Ça va aller, glisse-t-elle entre deux bourrasques.
– Inutile de te le cacher. Tu en frissonnes presque.
Moira contemple rapidement ses mains tremblantes.
– J’ai froid.
– À d’autres, Moira ! Tu as peur, c’est tout. »
 

Le post-it de la bibliothécaire

Lecture d’Avant

Dans l’île écossaise de Stroma, Moira Holm est chargée d’enquêter sur un squelette découvert sur un chantier de construction. Eddie Grist, ancien de la police d’Inverness, de retour depuis peu dans son île natale, lui vient en aide.

 Voici une belle découverte et un bon premier roman

Un roman policier sombre et inquiétant avec, en toile de fond, une mystérieuse et pittoresque île écossaise.

D’abord le décor. Oui parlons du décor, l’Ecosse, mieux une île écossaise. Une île de 3 km² où tout le monde se connait. Une ïle repliée sur elle même sans véritable activité économique.

Oui il y a le pub, la distillerie aussi, j’allais dire forcément !

Il y a les familles qui habitent là, presque recluses sur elle-même.

Il y en a qui travaille à la conserverie; il y a la pêche, l’atelier de lainage.

Il y a aussi la pluie et le brouillard, la grisaille du paysage, les rochers mais aussi la tourbe.

Il y a cette ambiance lourde propre au milieu insulaire.

Guillaume Audru nous enferme dans cette atmosphère oppressante et il ne nous lâche plus.

On évolue à travers ces paysages avec ses personnages.

Il y a là le père, un vrai îlien attaché à son bout de terre, son bout de caillou devrais-je dire. Rude comme il peut l’être le vieux.  Il y a la mère discrète, trop peut-être presque absente. Et puis la frère et la famille, les cousins, les voisins. Ici tout le monde se connait. Et pourtant ici il y a bien des secrets enfouis. Il y a le curé aussi …Et puis il y a Moïra, la flic restée sur son île et il y a surtout Eddie, l’autre flic qui revient au pays pour mener cette enquête. l y a la les non-dits…

Voilà tout est planté, tout est campé.

Reste une intrigue bien vue et on se laisse emporter au large par ce huis clos angoissant, par ce roman choral judicieusement construit.

Bravo monsieur Audru, maintenant j’attends la suite !

Interview de Guillaume Audru lors du Salon Coup de Polar(2) à La Médiathèque de Nogent Sur Oise (12/04/14).

Les chiens de Cairngorms de Guillaume Audru


Aujourd’hui avec Kris, je vous propose non pas un mais deux avis.

Par deux fois aujourd’hui, nous viendrons vous parler d’un jeune auteur français, Guillaume Audru.

D’abord Kris vous présentera son dernier roman, Les chiens de Cairngorms. 

Et comme Les chiens de Cairngorms. est un titre qui  fait suite à  L’île des hommes déchus, Je vous présenterai à mon tour ce premier roman que j’ai lu il y a quelques année lors de sa publication et que j’avais beaucoup aimé.

Allez top départ pour l’Ecosse avec Guillaume Audru


 Le livre Les chiens de Cairngorms – Guillaume Audru.  Paru le 21 décembre 2017 aux Éditions Le Caïman. 13€ (205 p.) ; 19 x 12 cm

4ème de couv

Les éditions du Caïman

Dans « L’île des hommes déchus », Guilllaume Audru mettait en scène des hommes rudes, se débattant avec leurs démons dans l’île de Stroma,au nord de L’Ecosse.

Quatre ans ont passé depuis ces événements.

Que se passe-t-il quand deux petits vieux sont libérés de prison pour bonne conduite et cherchent à se venger ?

Que se passe-t-il quand deux frères que tout oppose décident de travailler ensemble dans un commerce illégal mais très lucratif ?

Que se passe-t-il quand une inspectrice de police, têtue et déçue par ces hommes, se lance sur leur piste ? Réponse dans LES CHIENS DES CAIRNGORMS.

ISBN 9782919066667

L’auteur : Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers, soit la même année que The Wall ou Highway To Hell. Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc plutôt que Oui-Oui. Et ses études dans le domaine de la logistique où il a ingurgité Ellroy plutôt que les lectures obligatoires de Maupassant, n’y ont rien changé. C’est à cette époque qu’il commence l’écriture de ses premiers textes, en dilettante. Le polar était devenu pour lui une telle religion qu’il a créé un blog qui a eu un certain succès : Territoires Polars. De fil en aiguille, il s’est attelé avec bonheur à l’écriture de son premier polar, L’île des hommes déchus et enchaîné avec succès avec Les ombres innocentes. Il travaille pour un grand groupe privé et est aussi vice-président de l’association L’Instant polar.

Extrait :

« Je m’adosse à l’angle du chalet, un peu à l’abri du vent, le cul sur le sol dur et froid. Quatre lampées de Nikka pour réchauffer mon corps et ma conscience. Deux autres pour tenter de raisonner. Une dernière pour chasser la lassitude qui me gagne.

Pour un peu, j’en voudrais à la terre entière. À mes parents, incapables de m’éduquer. À mon frère et ma sœur, tellement effacés par rapport à ma personnalité. Au père Linley, dont les sermons n’ont fait qu’accentuer la colère qui sommeille en moi.

Cette forêt, cette montagne n’ont plus rien à m’offrir. J’ai envie de quitter cet endroit. De m’installer dans un lieu un peu plus civilisé. De retrouver mes anciens camarades. Mais je sais que je suis seul. Duncan et Alisdair sont au trou et pour un certain temps. C’est en les dénonçant aux flics que j’ai assuré ma fuite au cœur des Cairngorms. »

 

Le Petit Avis de Kris

Même si au début j’étais un peu perdue avec les personnages, Guillaume leur redonne vie avec brio. On entre très vite dans l’histoire et plus j’avançais plus elle me captivait !
C’est original, enlevé (240 pages moi ça me va très bien) la fin un peu rapide sera mon seul regret.

Et puis Guillaume connaît par coeur les Whiskies écossais … 😉😉 Il commence même à nous guider vers les japonais …. 😁😁

Un 3eme opus largement aussi réussi que les précédents. Et puis les remerciements … sympa !!

Merci Guillaume j’ai vraiment passé un excellent moment. …

 

 

La Millième chasse aux livres #102


La Millième chasse aux livres #102

Après une super 100e

qui s’est terminée par la 10ème dépose du jour 😅 dans un théâtre francilien ! Les flingueuses et leur Porte-Flingue ont aussi investi le métro parisien, un commissariat d’arrondissement , une bibliothèque du Nord, un cinéma aquitain, un parc d’animation aux grands oreilles, une gare Londonienne, un cimetière de la Capitale, une célèbre librairie francilienne et ont même organisé une chasse au trésor dans un musée toulousain 😎 Sans nous vanter, Nous savons organiser une célébration 😅 Nous vous laissons le soin de relier les lieux correspondants aux photos des déposes, c’est cadeau 😉
Et pour vous aider et en savoir plus c’est ici : https://wp.me/p5JsZv-6Yu

Voici la 102e


La Millième chasse aux livres #102

By Eppy Fanny

C’est sur le salon du livre d’Ile de France

Que notre Eppy jouera les flingueuse se week-end

Aussi en profitera-t-elle pour déposer un livre pour le collectif polar

Salon du livre et de la BD d’Ile de France

Le salon du livre a été créé en 2010 par la ville de Mennecy, commune verte de l’Essonne, située au coeur d’un bassin de vie de 100 000 habitants , et en est à sa huitième édition.

Il a d’abord eu lieu à la mi-décembre, pendant 4 ans, mais la période s’est avérée peu judicieuse tant pour la participation d’auteurs confirmés (nombreux salons à la même époque) que pour la fréquentation du public (approche des fêtes, marchés de Noël, vacances…)

Organisée en février depuis 2015, date qui convient à tous, la manifestation est désormais pérenne et connaît un succès croissant.

Le salon se déroule dans le gymnase René Guitton (Piscine), qui offre d’importantes commodités : 800m2 aménagés pour les auteurs, annexes, vastes parkings.

Cette année 2018, c’est la romancière Mireille Calmel qui en est la marraine.

150 auteurs répartis en plusieurs « pôles » : Polar, BD, Jeunesse, etc.

Un super boulevard du crime avec un plateau polar.

Et parmi les auteurs invités il y a :

Cicéron Angledroit , Jean-luc Aubarbier, Patrick Bedier,Thierry Berlanda,Bernard Boudeau, Armelle Carbonel, Dan Derieux, Ingrid Desjours, Claire Favan, Ghislain Gilberti ,Frédéric Jost, Jess Kaan,Cynthia Kimberley, Olivier Kourilsky, Nicolas Lebel, Laurent Malot, Luce Marmion,
Yannick WJ Nambo, Patrick Nieto, Olivier Norek, Cécile Pellault, Frédéric Ploquin, Gerard Porcher,
Jacques Saussey.

 

Le livre abandonné sera :

Citrus County de John Brandon…

Dans la banlieue américaine de Citrus County, on est certes en Floride, mais bien loin des palmiers et des paillettes de Disneyland. Dans ce no man’s land digne d’un film des frères Coen, la vie est tout sauf douce : les adultes ne jouent pas leur rôle, les professeurs ne donnent plus l’exemple et l’air empeste le marécage. Alors comment ne pas déraper lorsqu’on découvre l’amour pour la première fois et qu’on est un adolescent élevé par un oncle malveillant dans une ferme à moitié insalubre ?

 

De la terre dans la bouche de Estelle Tharreau


Le livre : De la terre dans la bouche, Estelle Tharreau. Paru le 18 janvier 2018 aux Editions Taurnada, collection le tourbillon des mots. 9,99 € ; (246 p.) ; 18 x 11cm cm

4 ème de couv :

Les vieux de Mont-Eloi savent pourquoi ils s’aiment ou se détestent, même si les autres l’ignorent. La seule histoire  à laquelle il faut croire est celles qu’ils ont écrites au musée de la Chênaie. Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d’un village martyr.

Guerre. Occupation. Epuration.

Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé.

 

 

L’auteur : Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre.De sa passion pour la littérature est née l’envie d’écrire. Après avoir travaillé dans le secteur privé et public, Estelle Tharreau,  sort son premier roman en 2016, « Orage », suivi de « L’Impasse » en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture. Estelle est née en 1974, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.
Citation :
« A Elsa, La Braconne, le passé que je n’ai jamais eu le courage de te raconter. Tous ces fantômes qui n’ont jamais cessé de me hanter. »

L’Accroche de Miss Aline

De la terre dans la bouche, Estelle THARREAU

Crédit photo © Aurélie Pétri

 Rose a laissé en héritage La Braconne, une maison isolée dans les bois près d’un lac,  à sa petite fille Elsa. Elle reçoit aussi des mains du notaire une enveloppe contenant une photo de  Rose posant avec son enfant Michèle (mère d’Elsa) et un homme qui n’est pas son grand-père. Contre l’avis de sa tante, Elsa tient à voir cette maison. Commence alors un retour en arrière, une ouverture sur un passé douloureux. Les recherches d’Elsa dérangent, quelques personnes ne veulent pas qu’elle poursuive ses investigations. Elle va rencontrer de nombreuses hostilités à son égard. Le passé doit rester là où il est. La guerre a laissé des stigmates exposées au musée de Chênaie : sur une photo Elsa retrouve sa grand-mère. La photo de la honte. Dans une vitrine, une cocotte en papier du même style que celle que l’on a déposé sur le rebord de sa fenêtre. D’un côté on veut la chasser, de l’autre on veut lui faire découvrir une vérité trop longtemps cachée.

Elsa est aidée de Fred qui découvre lui aussi un pan de son histoire familial, son grand-père était amoureux de Rose.  Le vieil homme est bouleversé par l’arrivée d’Elsa mais ne veut rien dire. Lentement le passé va se dévoiler et dépeindre une réalité pas toujours glorieuse, des alliances suspectes, des mensonges, des manipulations.

L’auteur nous dépeint un moment d’Histoire dans un endroit isolé. Une guerre qui n’en fini pas, des positions à choisir pour la « bonne cause », ou pour se préserver.  Les apparences peuvent être trompeuses. La critique est facile. Les rancœurs, les jalousies sont exacerbées. L’amour, la trahison ne sont pas épargnés en temps de guerre.

Tout au long du récit, lecteur, tu accompagnes Elsa dans sa quête de vérité. Tu ne peux te défaire d’une charge émotionnelle qui te font frissonner, avoir la larme à l’œil. L’interrogation est constante : la guerre légitime-t-elle certains actes ? Donne-t-elle le droit de s’ériger en juge ? Qu’aurais-je fais à sa place ?

Pansons nos blessures tout en les gardant en mémoire. Ne jamais s’habituer à l’horreur.

La Millième Chasse aux livres #101


La Millième Chasse aux livres #101

Et voilà nous avons dépassé les 100.

Nous aurions pu nous arrêter là mais …

Nous avons encore quelques livres

Et surtout quelques salons en ce début janvier.

Aussi voici les toutes dernières Chasses aux livres.


La Millième Chasse aux livres #101

By Cécile

Cécile abandonnera son livre

Ce samedi 03 février

lors du prochain Salon du livre d’Ile de France de Mennecy

Aussi direction l’Essonne

Et la région parisienne

Le livre, ben c’est celui-ci :

Le Brouillard d’une vie de Cécile Pellault

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue? Quand le meurtrier refuse de lâcher son emprise sur vous?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

pour elle et pour ceux qui lui sont chers…

Une de mes belles découvertes de 2017.

Mon avis sur  Le Brouillard d’une vie de Cécile Pellault

Et une nouvelle fois les flingueuses seront sur ce salon !

Eppy Fanny, Cécile et moi !

Le vieux Saltimbanque de Jim Harrison


Couverture Le vieux Saltimbanque de Jim HarrisonLe livre : Le vieux Saltimbanque de Jim Harrison. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent. Paru le 7 septembre 2016 chez Flammarion dans la collection Littérature étrangère. 15€ ; (147 p.) ; 21 x 14 cm
 4ème de couv.
 
Dans ces mémoires à la troisième personne, l’écrivain au crépuscule de sa vie livre ses souvenirs : enfance, mariage, création littéraire, amours et amitiés, célébrations des plaisir de la table, alcools et paradis artificiels…Jim Harrison revient sur des épisodes tantôt fondateurs tantôt anecdotiques de son existence, un exubérant pied de nez à la mort qui se profile.
 
Véritable testament littéraire, ces humbles et ultimes confessions en marge de toues les conventions sont à l’image de Big Jim : plus libre, plus touchant et plus provocateur que jamais.
 
 
Bio de l’auteur :
 
Portrait Jim HarrisonJim Harrison est né en 1937 dans le Michigan. Il a écrit plus de vingt-cinq ouvrages, dont les célèbres Légendes d’automne et Dalva. Il est mort le 26 mars 2016 dans sa maison de Patagonia, en Arizona. Ses dernières nouvelles, inédites en France, paraîtront aux Editions Flammarion en 2018.
 
 
Extrait :
 
Il était ce qu’on appelait « un poète couronné de prix », du moins selon ce que son éditeur faisait imprimer sur la jaquette de ses livres, alors qu’il n’avait jamais entendu parler d’aucun de ces prix avant de les recevoir. Voilà pour le caractère prétendument immortel de la poésie. Dans la salle d’attente chez le médecin, il avait consulté la liste des lauréats du prix Pulitzer dans le World Almanach et constaté avec stupéfaction le nombre faramineux d’écrivains du vingtième siècle dont le nom ne disait rien à personne.
 
 

Les Emotions lecture de Cécile :

Le vieux saltimbanque de Jim Harrison mis en scène
LE VIEUX SALTIMBANQUE de Jim Harrison
 
Traduit par Brice Mathieussent
Flammarion  (Septembre 2016)
J’ai lu (Juillet 2017)
158 pages
 

Je vous refais le coup de l’auteure qui vous parle d’écrivain. Oui, j’ose et il est question de Jim Harrison, donc de Sexe, d’Alcool, de Nature et autres désordres créatifs et c’est très jubilatoire…

 Légendes d’automne de Jim Harrison est responsable de mon premier émoi littéraire et cinématographique simultané. La plume de l’écrivain et la crinière sauvage de l’acteur, Brad Pitt, le combo fut parfait.  J’ai donc jeté mon dévolu avec gourmandise sur Le vieux saltimbanque,  son autobiographie à la manière d’un roman et à la troisième personne.

 Et, il nous prévient dès le prologue :

« A cette date tardive, je voulais échapper à l’illusion de réalité propre à l’autobiographie »

 Effectivement, on tourne les pages comme l’un de ses meilleurs romans et toutes ses « obsessions » sont là :

 « Mais lui avait tendance à boire avec excès, qu’il soit sur la paille ou qu’il ait beaucoup d’argent. Un bon prétexte à ces beuveries, c’est que l’abus d’alcool garantissait la fidélité conjugale. Il ne l’avait jamais dit à sa femme car il ne voulait pas être observé de trop près durant ses périodes de sobriété mais c’est un fait connu des poivrots que trop d’alcool nuit à l’érection. »

 « Comme il se contrefichait de la race humaine dans son ensemble, il observait avec ravissement la profusion des oiseaux et l’ours qui venait assez souvent dans la cour vider leur mangeoire. »

 « Garder son souffle dans une course de fond est aussi difficile que de faire durer un mariage. Les élans passionnés de l’amour naissant battent de l’aile et s’affadissent trop vite. »

 Réalité ou fiction, ou les deux à la fois, peu importe c’est le dernier privilège du romancier-narrateur et autobiographe. Un vrai régal !

LE VIEUX SALTIMBANQUE de Jim Harrison
 
Mots clés :
Autobiographie, poète, écrivain, Michigan, Arizona, infidélité, université, Hollywood, truie, alcool, ours, Littérature américaine.

La Millième chasse aux livres #100


La Millième chasse aux livres #100

Nous y voilà.

Notre 100e Millième.

Je ne pensais pas en lançant ce jeu que nous irions si loin.

Visiblement ces détours en France et un peu au-delà vous en plus. Personnellement j’ai beaucoup aimé mettre en page ces chasses, j’ai appris pas mal de choses sur notre beau pays.

Alors aujourd’hui pour cette centième, nous nous mobilisons toutes.

Et il y aura des lâchages de livres dans différents coins de France. Enfin, là où nous serons, où pas très loin, car nous travaillons toutes en ce vendredi 02 février.

Mais cela augure tout de même une belle Centième Millième Chasse.


La Millième chasse aux livres #100

By les flingueuses et un tueur et une tueuse à gage.

 10 livres abandonnés pour la 100e

C’est classe non.

Enfin c’est mathématique…

10 (livres) multipliés par la 100e égal Notre Millième chasse au livre.

Ok c’est capillotracté

Mais j’ai pas résisté, il fallait que je la fasse !

Bon sinon voici les lieux d’abandon, ainsi que les titres et les personnes qui les déposent.

Tous ces bouquins sont pour vous  !!!

 

Le 02/02, Mathieu notre tueur à gage engagé par notre Cécile déposera « Tombeau de Greta G » de Maurice Audebert à la gare de Victoria à Londres.

La gare de Londres Victoria est l’une des grandes gares ferroviaires de Londres (Royaume-Uni), située dans le quartier de Westminster. Elle trouve ses origines dans la grande exposition de 1851. Construite entre 1852 et 1862. Elle est officiellement dénommée London Victoria, nom couramment utilisé en dehors de Londres mais rarement par les Londoniens eux-même

Et oui on commence fort Londres direct. Et vive la Capitale britannique.

Le livre : Tombeau de Greta G

Hollywood, années 1930. Le cinéma balbutie ses premiers mots et ce début est aussi une fin. L’Europe de l’exil ne sait plus si elle doit regarder en arrière ou en avant. De cet étourdissant présent figé entre deux menaces – instant de grâce ou tournant fatal – émerge un visage sublime dont la lumière assombrit le monde autant qu’elle l’éclaire. Mais la vraie vie de Greta G. échappe à tous, comme à elle-même.

A ses côtés pendant dix années, le narrateur, linguiste viennois aux ambitions amputées par la Première Guerre mondiale, homme blessé, compagnon de solitude idéal, raconte et tente de saisir, à coups de flashes d’une mémoire élusive, la vérité de celle qui fut « la Divine ».

Sans doute la séduction de ce texte tient-elle dans son impitoyable élégance. Car tandis que le champagne coule à flots, c’est avec une noirceur et une drôlerie déchirantes que Maurice Audebert fixe le vertige des âmes penchées au-dessus de leurs propres gouffres.

 

 

Miss Aline : vendredi 2 février vers 10 h dépôt à la bibliothèque Louis Aragon Amiens.  Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

La bibliothèque Louis Aragon, 50 rue de la République, 80000 AMIENS.

Horaires du vendredi : 9.30/19h.

 

Les confiscations révolutionnaires des fonds d’anciennes abbayes telles que Corbie, Sélincourt ou Saint-Fuscien permirent à la ville d’Amiens de réunir une collectionimportante de manuscrits et de livres anciens. Dès 1811, un premier projet d’aménagement de locaux réservés à la conservation de ces collections est envisagé en surélévation de l’hôtel de ville. En 1823 on décide de construire un bâtiment propre à la future bibliothèque sur un terrain acquis par la ville en 1820 rue Royale (actuelle rue de la République), occupé antérieurement par l’abbaye de Moreaucourt. La bibliothèque d’Amiens est l’une des plus anciennes de France, l’idée de réaliser une bibliothèque publique étant nouvelle à l’époque.

Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux soeurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de quinze ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.

Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte de revisiter pour la première fois les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix, pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.

Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.

Ge (Je) déposerai un livre de Sandrine Collette à la Griffe Noire, ma librairie à Saint Maur des Fossés sans doute Les larmes noires sur la terre sortie la veille en poche

La Griffe Noire, 2 Rue de la Varenne, 94100 Saint-Maur-des-Fossés est une librairie complètement folle et vraiment originale  La griffe noire, c’est un monde à part, un monde de livres, un univers un peu psychédélique, un lieu magique, multicolore, flashy même. Une caverne aux trésors.

Le livre : Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

Le 02/02 pour la 100eme avec Cécile ce sera Disney Village avec le  titre « Mémé goes to Hollywood « de Nadine Monfils

Disney Village, de son ancien nom Festival Disney, est une zone commerciale et de divertissements située au cœur de Disneyland Paris, dans des édifices conçus à l’origine par l’architecte Frank Gehry mais depuis la zone a évolué.

Cette zone est placée entre, d’un côté, les deux parcs à thèmes, Parc Disneyland et Walt Disney Studios, les gares de TGV, RER et de bus ainsi que le Disneyland Hôtel ; de l’autre le Lac Disney et cinq hôtels Disney. 77777 Marne-la-Vallée

Le livre :   de Nadine Monfils

Attention, Mémé Cornemuse est de retour ! Au programme : un road movie en baraque à frites puis en cargo, des préparations culinaires fantaisistes, voire mortelles… et, au bout du tunnel, une rencontre avec Jean-Claude Van Damme himself. Enfin, peut-être.
Mémé Cornemuse a décidé d’aller rencontrer son Dieu : Jean-Claude Van Damme. Comme il tourne à Hollywood, il faut qu’elle trouve du pognon sans bosser. Elle s’inscrit donc à l’émission de Jacques Pradouille, Adoptez-moi. Objectif : arnaquer la famille d’accueil, des bourgeois qui rêvent d’une mamy confitures pour leurs mouflets. En deux temps, trois mouvements, Mémé se casse avec leurs économies et une camionnette aménagée en baraque à frites, direction le port du Havre, où elle se fait embaucher comme cuisinière sur un cargo. Mais ses talents culinaires déciment les marins, et les survivants préfèrent la débarquer sur une plage de la mer du Nord, où elle apprend avec indignation le kidnapping de JCVD. Les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir, Mémé a la pantoufle tueuse, ça va saigner !

 

Pour Oph, ce sera « le syndrome du pire » de Christoffer Carlsson  sur la ligne 14 du métro.

La ligne 14 du métro de Paris  (Meteor) est l’une des seize lignes du réseau métropolitain de Paris et la seule exploitée de manière complètement automatique dès sa mise en service. Elle relie la station Saint-Lazare à la station Olympiades en traversant le centre de Paris selon une diagonale nord-ouest / sud-est. Ouverte le , elle est la ligne la plus récente du réseau

Le livre : Le Syndrome du pire

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Léo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence : Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent sur son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

 

 

Dany laissera des flyers « spéciaux » au cinéma Utopia, place Camille Julian à Bordeaux vers 10h45

Se faire une toile en VO, dénicher un film introuvable à l’affiche des grands cinémas de la ville, revoir un film-culte… une seule adresse et plus qu’un cinéma, l’Utopia, installé dans une ancienne église du Vieux Bordeaux. A l’intérieur de ce qui était l’église Saint-Siméon, cinq salles de projection baroques ainsi qu’un petit bar restaurant pour vous retrouver avant et après le film ou simplement pour y lire la presse littéraire et satirique !

Dany laissera  cinq flyers « spéciaux » qui vous permettrons en me les renvoyons avec votre adresse de gagner un polar. Un flyers contre un livre c’est le principe. Bon l’envoie du flyers peut se faire par mail via une photo.

 

 

Oph à nouveau laissera Double crime dans la rue bleue de Jean Contrucci. Un abandon spécial antenne de lapréfecture de police Paris 13e, rue Albert.

Le livre : Double crime dans la rue Bleue

Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère ! Raoul Signoret, à la recherche d’informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l’enquête, avec l’aide de son oncle Eugène, chef de la police. À La Belle de Mai, il retrouve avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers, qui entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco.

Mais l’enquête piétine, et l’assassin continue son sinistre jeu de piste : un troisième cadavre est découvert.

Alors que la panique s’empare du quartier, la belle Gilda disparaît…

 

 

Pour la centième le 2 je libérerai un livre au Père Lachaise, Paris  20e. Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Le cimétière du père Lachaise 16 Rue du Repos, 75020 Paris

Le Cimetière du Père Lachaise est sans nul doute le cimetière le plus connu de tout Paris, il  est le plus étendu de la capitale. De nombreux visiteurs se pressent pour voir les dernières demeures de grandes personnalités comme Oscar Wilde, Jim Morrison, Edith Piaf, Molière…  
Parmi les grands noms on peut citer par exemple Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Beaumarchais, Gilbert Bécaud, Sarah Bernhardt, Georges Bizet, Claude Chabrol, Colette, Bruno Coquatrix, Alphonse Daudet, Eugène Delacroix, Michel Delpech, Pierre Desproges, Paul Éluard, Félix Faure, Annie Girardot, Ticky Holgado, Jean de La Fontaine, Ted Lapidus, Marie Laurencin, Marcel Marceau (le mime Marceau), Georges Méliès, Molière, Guy Môquet, Jim Morrison, Alfred de Musset, Armand Peugeot, Camille Pissarro, Marcel Proust, Henri Salvador, Paul Signac, Simone Signoret, Mano Solo, Adolphe Thiers, Tignous, Marie Trintignant, Oscar Wilde.

Le livre : Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé aborde le Dr Breuer, ancêtre de la psychanalyse et mentor du jeune Sigmund Freud. Elle vient solliciter son aide pour son ami, Friedrich Nietzsche. Le philosophe, malgré la parution du Gai Savoir et de Humain, trop humain, est encore méconnu du grand public. Après l’échec de son ménage à trois avec Lou Salomé et Paul Rée, Nietzsche est plongé dans le plus profond désespoir.

Irvin Yalom imagine la rencontre fictive entre Breuer et Nietzsche, véritable partie d’échecs entre les deux hommes, qui concluent alors un pacte pour tenter de se guérir l’un l’autre. Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, dense, ludique et originale, que nous convie Irvin Yalom.

«Comment pouvait-on vivre jusque-là sans connaître les livres du docteur Irvin D. Yalom ? On se le demande. Ce n’est pas tous les jours que les livres de psychothérapie se lisent comme des romans.»

Sylvie M déposera le livre de Tony Parsons « Les anges sans visage » Éditions de la Martinière au musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse

Sylvie est la dernière tueuse à gage que j’ai engagé sur cette millième chasse au livre. Elle effectuera aussi, bientôt, une seconde mission. mais aujourd’hui elle est à Toulouse au Musée Saint-Raymond. 

Le musée Saint-Raymond, ou musée des Antiques, est le musée archéologique de Toulouse ouvert en 1892. Il est installé dans les murs de l’ancien collège universitaire Saint-Raymond datant du XVIᵉ siècle qui voisine avec la basilique Saint-Sernin. A la fois musée et site archéologique.
Le bâtiment qui vous accueille est un ancien collège universitaire construit en 1523 de milliers de briques.

musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse : https://saintraymond.toulouse.fr/

Le livre : Les anges sont visage Tony Parssons

A Londres, les grandes familles abritent les secrets les plus terrifiants.

Une famille est retrouvée assassinée dans sa luxueuse demeure, après les fêtes du Jour de l’an. Le plus jeune fils a disparu.
Quel est le véritable motif du crime ? Pour quelles raisons le meurtrier a-t-il utilisé un pistolet qui sert d’habitude à tuer le bétail dans les abattoirs ?
Trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais « l’Exécuteur » est aujourd’hui un homme malade, mourant, qui vit dans une caravane. Difficile de penser qu’il peut être lié, de près ou de loin, à une famille aussi riche et puissante…

L’enquêteur Max Wolfe va se retrouver tiraillé entre la nécessaire tendresse dont il entoure sa fille, qu’il élève seul, et sa rage de policier endurci, qui n’a de cesse de rendre justice.

Best-seller en Angleterre, Les Anges sans visage a été publié dans plus de onze pays. Ancien journaliste de punk rock, ayant côtoyé les Clash ou les Sex Pistols, Tony Parsons est aussi l’auteur de Des garçons bien élevés, la première enquête de Max Wolfe, qui a rencontré un beau succès en France.

Eppy Fanny déposera « Intrigue à l’Anglaise » d’Adrien Goetz au Théâtre de Villeroy dans le parc du château du même nom dans la ville de Mennecy vendredi vers 19h50 pour la conférence de Stéphane Bourgoin en avant première du salon du livre de Mennecy.

Theatre Du Villeroy / Espace Culturel Jean Jacques Robert, Parc de Villeroy,  7 avenue de Villeroy, 91540 Mennecy

http://www.salondulivreidf.com

Le livre en question c’est : Intrigue à l’Anglaise d’Adrien Goetz

 

Trois mètres de toile manquent à la tapisserie de Bayeux, qui décrivent les derniers rebondissements de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein au musée de la Tapisserie, à Bayeux.

La directrice du musée, dont elle est l’adjointe, est victime d’un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du pont de l’Alma. Devant Pénélope éberluée se déroule l’histoire secrète de la Tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu’à ces jours tragiques de 1997. Drôle de trame…

 

Voilà ami(e) polardeux zé deuse. Les millièmes chasses se terminent bientôt. Encore quelques-unes pour faire bonne figure et ensuite place à notre 3e anniversaire.

Et cette fois c’est vous qui allez jouer !

Papote d’auteur : Lee Mattew Goldberg répond à Marie No, notre psychopathe du polar


Papote d’auteur : Lee Mattew Goldberg répond à Marie No, notre psychopathe du polar

 Comme promis, voici l’entretien entre Marie No et Lee Mattew Goldberg l’auteur de Mentor.

Un premier roman qui a su nous surprendre.


ITW L.M.GOLDBERG

Bonjour Lee et tout d’abord merci de m’accorder de ton temps et d’avoir accepté de répondre à mes questions.

1). Peux-tu en quelques mots te présenter aux lecteurs français ?

Un grand bonjour à mes lecteurs français ! Je m’appelle Lee Matthew Goldberg et je suis l’auteur de Mentor, dont la traduction française est parue chez Hugo Thriller. Je vis à New York, où j’avais déjà publié un premier roman, Slow Down, un thriller « néo-noir ». Je travaille d’arrache-pied sur plusieurs autres projets de romans, et j’écris également des scénarios.

2). J’ai lu que tu étais titulaire d’un MFA, c’est quoi ?

Il s’agit d’un Master dans le domaine des Beaux-Arts. Dans mon cas, je me suis spécialisé en fiction, et c’est ce diplôme qui me permet d’enseigner l’anglais à l’université.

3). Comment t’es venu l’idée d’écrire MENTOR ? et pourquoi un polar ?

L’idée de Mentor est venue de mon éditeur chez Macmillan, qui cherchait un auteur pour adapter l’histoire de Cape Fear (Les Nerfs à vif en français), le film de Martin Scorsese, au milieu de l’édition. À partir de là, j’ai imaginé tous les personnages et construit l’intrigue, dont le point de départ est un manuscrit de William qui rappelle à Kyle un « cold case » datant de l’époque où William était son professeur.

3). Dis moi, t’es plutôt Kyle Broder ou William Lansing ?

Ah ah ! Kyle, sans hésiter. Même si je suis moins naïf que lui – mais tout aussi déterminé. Ce qui me rapproche de William, c’est le sentiment de rejet qu’il a pu ressentir lorsque Kyle a refusé son manuscrit. J’ai moi aussi vécu cela, de la part d’éditeurs et d’agents, jusqu’à ce que mon premier roman soit publié. Mais heureusement, la frustration m’a poussé à essayer de devenir un meilleur auteur, pas un psychopathe !

4). A la lecture de ton manuscrit, qu’a dit ton éditeur ?

Mon éditeur a été d’un soutien constant, du début à la fin. Il m’a demandé très peu de changements sur la première version que je lui ai envoyée. Tout au plus quelques phrases à élaguer, pour les rendre les plus justes et les plus précises possible.

5). Quelles sont tes sources d’inspiration (auteurs, livres) ?

Je m’inspire à la fois de livres, de films, de musique et d’art. Au moment où j’écrivais Mentor, je lisais beaucoup de Stephen King, et en particulier ses livres les plus récents, que je n’avais pas encore lus. Ainsi qu’un roman de Lou Berney, The Long and Faraway Gone, mais qui n’est pas encore traduit en français à ma connaissance. Je regardais aussi les séries Hannibal et Dexter, qui m’ont aidé à peaufiner le personnage de William.

6). J’imagine que tu lis mais quoi ?

Je me suis mis à l’écriture d’un thriller qui se passe en Alaska, pendant la Ruée vers l’or, à la fin du XIXe siècle. Et du coup je ne lis que des livres dans lesquels il fait très froid ! Dans les eaux du Grand Nord de Ian McGuire, Les Arpenteurs de Kim Zupan, Heroes of the frontier de Dave Eggers… Mais aussi des essais historiques sur cette période.

7). Quels sont tes auteurs favoris ?

Francis Scott Fitzgerard, Ernest Heminway, Bret Easton Ellis, Jay McInerney, Emily Bronte, Hermann Hesse, Stephen King, John Irving, Ian McEwan… entre autres.

8). Que lis-tu en ce moment ?

Je fais une pause dans mes recherches et je lis Ill Will, de Dan Chaon. S’il y a une traduction française un jour, n’hésitez pas, je vous le recommande. C’est un excellent thriller.

9). La musique t’influence-t-elle lorsque tu écris si oui quel genre ?

J’écoute beaucoup de musique quand j’écris, surtout quand je corrige. Cela va de Sigur Ros à Bruce Springsteen en passant par Iron and Wine, Bastille, Bon Iver, Future Islands, Lord Huron ou U2.

10). Et maintenant, il se passe quoi ? Une suite à Mentor ou autre chose ?

Désolé, pas de suite à Mentor (sauf si un éditeur m’en réclame une). Quand j’aurai terminé le thriller qui se déroule en Alaska, je l’adapterai en scénario, sans doute pour une mini-série TV. J’ai également bouclé deux autres thrillers qui s’inscriront dans une trilogie et tournent autour d’une carte, « La carte du désir », que reçoivent des clients triés sur le volet et qui leur promet « de satisfaire tous leurs désirs… au juste prix ».

Merci Lee pour ce moment, je te souhaite que du bonheur pour la suite et me réjouis déjà de te lire à nouveau.

Merci beaucoup ! J’ai adoré tes questions, et j’espère avoir bientôt un autre roman publié en France !

 Vous pouvez, si vous l’avez manquée, retrouver ICI l’avis de Marie No sur Mentor

Mentor de Lee Matthew Goldberg


Le livre : Mentor de Lee Matthew Goldberg. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Élie Robert-Nicoud. Paru le 5 octobre 2017 chez Hugo Roman dans la collection Hugo Thriller. 19€95 ; (429 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv.

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est, contacté par William Lansing. Son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa petite amie. Jamie. A cette occasion, William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
D’abord enchanté à l’idée de le publier. Lyle est rapidement choqué par la perversité du récit, qu’il abandonne après en avoir lu quelques pages. Mais lorsqu’il en refuse la publication, William entreprend de ruiner la vie de son éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette.
Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, devil’s Hopyard, et découvre que le livre fait, sinistrement, écho à l’histoire de la disparition non élucidée de sa petite amie à l’université. Et, qu’il ressemble cruellement à la confession d’un criminel.

L’auteur : Lee Matthew Goldberg se consacre à l’écriture et à l’enseignement.
Titulaire d’un MFA à The New School, il vit à New York.

Mais nous en saurons plus bientôt avec l’interview que Lee Matthew Goldberg a accordé à  Marie No, notre psychopathe du polar.

 

 

 

Extrait :
Je pense au cœur qui bat dans sa poitrine. Il bat pour moi, peut être. Mais j’en doute. Même si elle dit qu’elle me veut, même si je la dévore dans cette cabane au milieu de Devil’s Hopyard, où nous avons nos rendez-vous galants. Quand elle dit qu’elle m’aime, alors qu’elle ne m’aime pas. J’ai de vieux os, elle en désire de plus jeunes . Quelqu’un de son âge. Alors parfois je songe que je lui arrache le cœur avec un couteau. Et je le sens battre dans ma main, jusqu’à ce qu’il s’arrête. Puis je mettrai du beurre dans une poêle et je verrai son cœur frire. Je le découpe avec ma fourchette et mon couteau. Et je le laisse fondre sur mon palais. Je l’avale tout entier tandis qu’elle ferme les yeux pour la toute dernière fois et que c’est la dernière chose qu’elle voit. Puis je bois une bouteille de vin rouge, rouge, rouge, rouge comme le sang.

Les lectures de Marie Noëlle

MENTOR de LEE MATTHEW GOLDBERG
ED : HUGO THRILLER
430 PAGES

A New York, Kyle Broder, jeune éditeur d’une célèbre maison d’édition, est contacté par un ancien professeur, William Lansing. Ce dernier lui soumet le manuscrit de Devil’s Hopyard, roman qui choque Kyle par sa perversité. Kyle refuse de le publier mais William se fait plus pressant et tente de l’intimider.

Alors voilà un thriller particulièrement psychologique et démoniaque. Ames sensibles s’abstenir.
L’auteur nous mène dans une histoire machiavélique, la tension est omniprésente.

D’un côté il y a Kyle, éditeur de son état au passé tumultueux et puis William professeur et écrivain mais surtout psychopathe jusqu’au bout des ongles, un sacré vilain !

Je n’en dirai pas plus je préfère vous laisser découvrir ce premier roman qui, à mon avis est une sacré réussite.

On dit de MENTOR que c’est :
– Un thriller redoutablement efficace, un terrifiant jeu de piste littéraire entre AMERICAN PSYCHO et LE SILENCE DES AGNEAUX.
– Hitchcock lui-même n’aurait pu inventer une histoire aussi diabolique.

Lee Matthew GOLDBERG, un auteur à suivre, c’est une évidence. Coup de cœur en ce qui me concerne.

 

A cette aprèm pour un petit entretien avec l’auteur.

La millième chasse aux livres #99


La millième chasse aux livres #99

Voilà nous y sommes.

La 99e qui annonce la 100e

En effet Vendredi nous organiserons notre Centième  Chasse

Et pour l’occasion nous déposerons toutes un livre dans des endroits insolites et des villes différentes .

Alors nous espérons de tout coeur que vous allez en adopter un !


La millième chasse aux livres #99

By Frédérique

C’est toujours notre tueuses à gage qui officie aujourd’hui pour cette 99e.

En effet Cécile lui a confié deux missions.

Et après Lyon, on descend un peu plus vers le sud.

Plus exactement dans une commune située au sud-est de la France,

On reste en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mais dans le département de l’Isère cette fois

 Nous nous rendons dans l’une des deux sous-préfectures du département.

A Vienne exactement

Panoramique depuis  MontPipet

Au confluent du Rhône et de la Gère

Vienne est l’une des villes les plus anciennes de la région. Dès le Ve siècle avant notre ère, quelques installations humaines sont observées grâce aux fouilles archéologiques.

Au IIIe siècle av. J.-C., Vienne appartient au peuple gaulois des Allobroges dont elle devient ensuite la capitale. Mais c’est l’Empire romain qui fait sa gloire et sa richesse…. De cette époque, Vienne possède un patrimoine archéologique parmi les plus riches de France.

Par la suite, Vienne est d’abord rattachée au Saint-Empire, et ne passe sous la domination des rois de France qu’au milieu du XVe siècle. C’est à cette époque que s’éclipse peu à peu son rayonnement face au développement de Lyon et Grenoble.

Les premières communautés chrétiennes ont laissé un nombre important d’édifices religieux telles que les églises Saint-Pierre, Saint-André-le-Bas et Saint-André-le-Haut, ou encore l’ancienne cathédrale primatiale Saint-Maurice, fleuron d’art roman et gothique.

Vienne a donc hérité d’un patrimoine exceptionnel composé de plus de 40 sites et monuments classés. Parmi eux, les plus admirables sont :

Le Théâtre Antique
La Pyramide
Le Temple d’Auguste et Livie
La Cathédrâle Saint-Maurice
Le Cloître Saint-André-le-Bas et l’Eglise Saint-André-le-Bas

 

Le 1/02 , Frédérique déposera,

Jardin le Cybèle à Vienne (38)

« Double crime dans la rue Bleue » de Jean Contrucci

Double crime dans la rue Bleue

Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère ! Raoul Signoret, à la recherche d’informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l’enquête, avec l’aide de son oncle Eugène, chef de la police. À La Belle de Mai, il retrouve avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers, qui entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco.

Mais l’enquête piétine, et l’assassin continue son sinistre jeu de piste : un troisième cadavre est découvert.

Alors que la panique s’empare du quartier, la belle Gilda disparaît…

Bilan Janvier 2018, lectures et autres…


bilan janvier 18

D’abord avant de commencer ce bilan de Janvier, je voulais vous remercier, vous les lecteurs de ce blog. Vous êtes le sel de notre passion. Un jour on se lance dans un blog surtout parce qu’on a envie de partager ses lectures. Et puis on se retrouve à dialoguer à travers celui-ci avec des gens passionnés. Vous.

Alors merci d’être de plus en plus nombreux à nous suivre.

Et puis pour poursuivre dans ce sens, je voudrais en ce début d’année, remercier aussi mes flingueuses. Cela a pris du temps à construire une équipe rédactionnelle cohérente. Mais depuis un semestre, je l’avoue, j’ai réussi à rassembler une super équipe de chroniqueuses qui non contente d’être de simples chroniqueuses sont devenues les portes drapeaux de notre blog.

 Ces ambassadrices sont un peu comme ma garde rapprochée. Ce sont mes flingueuses. Et je suis fière d’être leur porte flingue.

Allez place au bilan !

 


Mais avant puisque l’on peut encore parait-il

Bonne année 2018 de la part des flingueuses

Millième Chasse aux livres

La Millième chasse aux Livres

Pour débuter ce beau bilan, car Janvier a été encore un putain de beau mois, je vais vous parler de notre grande chasse aux livres. Cette  va bientôt prendre fin.

Janvier nous aura conduit de la 79e à la 99e.  20 déposes de livres dans 20 villes différentes en France mais aussi en Suisse et au Royaume uni.

 

Le gang des Flingueuses

flingueuses Nenours.jpg

Ge, Oph et Cécile

Le gang des flingueuses : Episode 1

Le gang des flingueuses : Episode 2

Le gang des flingueuses : épisode 3

Le Gang des flingueuses, Epilogue

 

Nos lectures maintenant

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian Aline et Danièle

Croix Blanche sur fond blanc de Antoine Léger et GD Noguès par Aline

L’Arménien de Carl Pineau par Oph et par Aline  L’arménien, Carl PINEAU

Touch de Claire North par Julie

L’expérience Cendrillon de Sébastien Fritsch par Emilie

Troupe 52 de Nick Cutter par Ge

Fourbi Etourdi de Nick Gardel par Oph et par Dany, Fourbi Etourdi de Nick Gardel

Défaillances de B.A. PARIS par Aline

Le Château de verre de Jeanette Walls par Cécile

Fantazmë de Niko Tackian : La chronique Croisée par Oph, Aline et Danièle

En douce de Marin Ledun par Danièle

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry par Ge

Crotales de Jean Luc Bizien par Oph et par Dany, Crotales de Jean-Luc Bizien

Les Espionnes du Salève de Mark Zellweger par Oph

Tension extrême de Sylvain Forge par Dany

La ligne des rats de Sylvain Forge par Dany

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio par Kris

L’Auteur à l’Honneur

 

Sandrine Collette à l’honneur #7 – Janvier

 

Nos papotes d’auteurs et autres papotages

Sériale Lectrice : Ge papote avec Julie, sa nouvelle Chroniqueuse anonyme.

Ces dames du noir : papotage entre une bibliothécaire et une éditrice, Audrey Cornu

 

Avec les papotes d’auteurs qui suivent nous entamons un nouveau concept d’interviews : La Garde à Vue.

Nick gardel FSN

Papote d’auteur : @Nick Gardel  sous le feu des flingueuses, Ep1

Papote d’auteur : @Nick Gardel  sous le feu des flingueuses, Ep.2

Papote d’auteur : @Nick Gardel  sous le feu des flingueuses, Ep3

Papote d’auteur : @Nick Gardel  sous le feu des flingueuses, Ep4

 

 

Les retours de salons

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 , 1e Partie by Dany

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 , 2nd Partie by Dany

Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller  by Oph

SALON DU LIVRE AUVERS NOIR par Eppy Fanny

 

Info sur les Salon par Ge

SALON LIRE C’EST LIBRE 2018

Salon du livre de Nemours 2018 : Autour du polar

Festival du polar Bloody Fleury 2018

 

Les Avis de notre Expert Cathie

Avis d’Expert, saison 2 : L’affaire n° 8 : Landru. par Cathie

Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n°9 : Le docteur Petiot. par Cathie

Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n° 10 : l’affaire Fualdès

Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n°11 : L’affaire de l’auberge rouge.

 

Divers

Top 10 des flingueuse, 12 par Cathie

Qu’est qu’on fait pour notre anniversaire ? par Ge

 

flingueuses

Eppy Fanny, Cécile et moi !

 

 

 

La millième chasse aux livres #98


La millième chasse aux livres #98

Punaise notre millième chasse au livre ne va pas tarder à passer à 3 chiffres

Et oui déjà 98 chasses et environ 120 livres égarés dans la nature, m^me si plus souvent en ville.

120 bouquins qui je l’espère auront su vous plaire.

Allez place à notre 98e poursuite de livres


La millième chasse aux livres #98

By Frédérique une tueuse à gage de Cécile

 

Une fois encore j’ai fait appel à Cécile et son service de tueurs et tueuses à gage.

Aujourd’hui et demain c’est Frédérique qui sera en charge de la chasse.

Deux mission coup sur coup pour Fred notre nouvelle tueuses à gage.

La première aura lieu dans la Capitale des Gaules

Dans la belle ville de Lyon

 Et nous allons nous rendre au Musée des beaux -arts

Le musée des beaux-arts de Lyon est un musée municipal situé sur la place des Terreaux à Lyon  dans l’abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains, plus connu sous le nom de palais Saint-Pierre.

Le Musée des Beaux-arts, situé dans le Palais Saint-Pierre, est, avec ses 7 000 m² et 70 salles, le plus important de France après le Louvre

Dans une ancienne abbaye du 17ème siècle, le musée présente l’une des plus importantes collections d’œuvres d’art d’Europe (Véronèse, Rubens, Rembrandt, Poussin, Géricault, Delacroix, Gauguin, etc.) de l’antiquité égyptienne à nos jours…

Ah j’apprends que le 31/01 c’est la collègue de Frédérique qui déposera Meurtre au café de l’Arbre sec au jardin du musée des beaux arts de Lyon ( elle n’a pas trouvé où le faire dans sa rue de l’Arbre sec )

Le livre donc :

Meurtre au café de l’Arbre sec de Michèle Barrière.

Meurtre au café de l’Arbre Sec

Février 1759. Jean-François Savoisy, cafetier de la rue de l’Arbre-Sec, entend bien surpasser Procope avec sa glace au parfum révolutionnaire : consécration et félicité lui semblent promises.

C’est compter sans son épouse qui s’est entichée de littérature. Lorsque Diderot lui confie un manuscrit afin d’échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas vers quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu’elle ignore surtout, c’est que dans l’ombre rôdent deux individus, eux aussi à la poursuite d’un manuscrit… Dernier épisode de la saga Savoisy, Meurtre au Café de l’Arbre Sec est farci des ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans de Michèle Barrière : chapons, ravioles, pâtés, épices et hypocras ont toute leur part dans cette intrigue où cadavres et caramel font bon ménage et où les rencontres sont pour le moins inattendues.

A demain pour la seconde mission de Frédérique.

Les Millièmes chasses aux livres 95 et 96


Les Millièmes chasses aux livres 95 et 96

« Spéciales »  salon du livre de Nemours, où les flingueuses étaient présente en force.

De gauche à droite : La porte flingue, Ge. Au centre, Oph et à droite Cécile, notre auteure. Il y avait aussi Eppy Fanny mais toujours occupée ! Lol


Les Millièmes chasses aux livres 95 et 96

Lors du salon du livre de Nemours, ce week end

Nous avons lâche 5 livres.

 

La Millième chasse aux livres 95

 by Ge

En effet j’ai laissé 2 bouquins traîner

sur le bar

dans le hall d’entrée du salon.

Des bouquins que j’ai achetés sur le salon.

Et abandonnés là.

Du coup il était possible pour les adoptants

De se les faire dédicacer.

Je voulais sur ce salon que nous mettions en avant des auteurs moins connus et des  petites maisons d’éditions. Les flingueuses ont été d’accord avec moi. Ce fut fait !

Le premier livre :

Aile ouest de Kate Wagner

Julien, interne dans une unité de soins palliatifs, mène une vie solitaire, vouée uniquement à son travail, aux lettres de son frère et à la relation particulière qu’il entretient avec une vieille dame en fin de vie. Malgré son attirante beauté, il n’est sensible ni à l’amitié, ni à l’amour. L’arrivée d’une nouvelle recrue dans son service va bouleverser son quotidien. Cette fille belle, légère et lumineuse, éveille en lui des sentiments qu’il ne comprend pas.

Mais tout bascule le jour où celle-ci disparaît… Obsédé par l’idée de la revoir, Julien part à sa recherche et se retrouve entraîné dans une étrange et sombre histoire.

Entre polar et sentiments Kate Wagner nous emmène dans son univers à la fois intriguant et passionnant. Ses personnages, attachants ou déroutants, ne cessent de nous étonner.

Le livre ayant trouvé preneuse, je pouvais passer au second dépot.

En plus c’est une mordue du polar qui l’a trouvé.

Le deuxième livre

L’emprise des sens de Sacha Erbel

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

Mon avis sur L’emprise des sens de Sacha Erbel

Un thriller maîtrisé, poignant et efficace qui a trouvé preneuse

La Millième chasse aux livres  96

By Cécile et Eppy Fanny

Cécile était un des 99 auteurs invités au Salon

Aussi, je lui ai demandé si elle voulait bien abandonner son polar

Ce qui fut fait !

 Et je suis très contente car c’est Mélie, une amie, blogueuse de surcroît, qui a trouvé le livre de Cécile.

Le livre justement

Le Brouillard d’une vie de Cécile Pellault

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue? Quand le meurtrier refuse de lâcher son emprise sur vous?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

pour elle et pour ceux qui lui sont chers…

Une de mes belles découvertes de 2017.

Mon avis sur  Le Brouillard d’une vie de Cécile Pellault

 

Je n’ai, à cette heure, pas de retour sur les deux livres que j’ai confier à Eppy Fanny

Elle les a abandonnés dimanche 28

Mais je n’ai rien vu revenir.

Eppy a  déposé les livres en arrivant à 10h45. Lorsqu’elle s’est posée pour un déjeuner vers 13h30 ils avaient disparus …

Alors les titres :

Toutes taxes comprises  de Patrick Nieto

Pierre-Henri Sennelier, proche collaborateur du président de la République, est abattu d’une balle dans la nuque dans sa résidence secondaire de Bruniquel, paisible village du Tarn-et-Garonne.

Une épouse infidèle, un amant joueur de poker, une avocate mal dans sa peau ou un escroc international, sont quelques-uns des personnages qui se succèdent au fil du récit avec, en toile de fond, l’escroquerie la plus lucrative de tous les temps en Europe : la fraude à la taxe carbone.

Le commissaire Lemoine du SRPJ de Toulouse mène l’enquête. Mais parviendra-t-il à approcher la vérité face à un tueur, maître dans l’art de brouiller les pistes ? D’autant que les meurtres se suivent et ne se ressemblent pas.

 

 Et

[Dons] par Les Auteurs du Noir

 

[Dons]

Les Auteurs du Noir

D’organe, de tissu, de plaquettes, de sang, le don est le plus beau cadeau que l’on puisse faire. Il est essentiel.

Combien de vies sont sauvées chaque année par un don ? Peu par rapport au nombre de patients en attente d’un greffon.

Pour cette quatrième saison, les auteurs du noir ont decidé de mettre en avant ce geste. Écrire sur les transplantations, pour ces malades en attente, pour ces vies sauvées, pour faire changer d’avis, pour être tous donneurs.

Les droits d’auteur sont majorés de 50 % et reversés intégralement à France Adot.

Recueil de quatorze nouvelles sur les transplantations, les malades en attente d’une greffe, les vies sauvées et sur l’importance du don d’organe.

De plus 8 auteurs étaient sur le salon.

Le ou la gagnante ont pu se faire plaisir

lors des dédicaces…

Sinon un bref résumé en image de mon salon et de celui de Cécile !

 

N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– de Fabrice LIEGOIS


N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– Autoédition – Thriller de Fabrice LIEGOIS

Prologue :
La Louisiane, une Manbo, la voix de la vérité qui fredonne une adoration. Ainsi naquit la légende d’Aby… Le récit d’Aby se fait un soir d’Halloween, le mien aussi…
Toi le cartésien, oublie toutes tes certitudes et rentre dans le cercle des bougies, écoute la voix des Loas, et laisse la magie opérer… Ceci est l’histoire d’Aby. Et lorsque tu seras initié à ton tour tu ne verras plus le monde qui t’entoure de la même façon. Paskemwen te ale nan kavla. Epi, koulye a mwenkonnen! (Car moi je suis descendue dans la cave. Et maintenant je sais !)
Pour mieux m’y accompagner il est important de visionner le long métrage réalisé par Fabrice Liegeois et qui initie le récit via le lien suivant 
Cette histoire, l’auteur l’a construite en 4 actes, comme un opéra. Et la musique qui nous accompagne est le créole. Créole qu’il a pensé à traduire pour ceux qui ne le comprennent pas. J’ai donc conservé ce format pour ma chronique. En revanche, contrairement à lui je n’ai pas appris le Créole (à ma chère Guadeloupe). J’ai utilisé Google Traduction et le Créole Haïtien, le seul à disposition. Pardon aux puristes.
Partie 1 Aby. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 (et oui ce récit ne pouvait que débuter un soir d’Halloween) – En pleine tempête Sandy. 10:13 PM
Une prêtresse âgée, la fin d’un désounien, deux globes de jade qui fascinent… Sa voix qui explique qu’elle a attendu. Qu’elle a espéré et qu’il est temps qu’elle se confesse. Enfin. Et elle va se confesser, du 6 janvier 1939 jusqu’au 1er aout 1943 nous allons découvrir son histoire. Je suis Abigail, l’exécrée – Annonce-t-elle – Des bayous de Louisiane que la famille va fuir, jusqu’à ce quartier d’Harlem où elle se raconte. Elle la bâtarde issue d’un viol, celle de la mauvaise couleur, la couleur quarteron, Lwachabine. Ce reproche vivant. De cette enfance coincée entre amour et violence. De cet amour immense pour sa Jaja, la Bôko, qui va la porter et l’aider à affronter l’indicible. Jaja qui porte le fardeau de sa malédiction, elle qui a choisi de vivre avec son fils pou pi bon kontwole li, wi (pour mieux le surveiller, ça oui). Et puis un soir dans Harlem, le démon va se lier à Aby en emportant un morceau d’elle… Jaja la sauvera.
Partie 2Lwa Racine. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 – 10:25 PM
Aby poursuit son récit et raconte la période d’après-guerre, le chômage qui explose, la pauvreté qui s’accroît. Harlem qui devient un ghetto. Aby, qui doit gérer la maison, palier aux absences, même pour les pires tâches. Car la malédiction se poursuit. Encore. Page 164 « Je suis devenue Abigail l’incestueuse … (gémit-elle) ». Et puis les voix qui résonnent en Jaja, de plus en plus fortes, ses délires qui inquiètent Aby. Aby qui au lendemain de son 19ème anniversaire scelle son destin. La transmission a un prix. Un rituel de passage, une folie dévorante. Offrir son âme à l’éthéré. Devenir pourpre comme les pierres de Petro Je-way. P211 « Je suis devenue Abigail l’orpheline. (pleure-t-elle) ». Et puis l’initié jouera une dernière fois son rôle de sauveur. Et les voix seront de plus en plus présentes – Jaja est là à jamais – Et tous les autres aussi.
Partie 3 MarinètBwaChech. New York, quartier d’Harlem – 11:41 AM – 14 Avril 1972
Les BPP s’approprient la rue. Tout va mal. La ville a sombré dans une crise sociale, économique et politique. Harlem se meurt dans un silence hypocrite. Et puis la guerre du Vietnam. Un dernier acte d’amour d’un fils aimant. Puis la folie qui dévore tout, même l’amour. Et la malédiction se poursuit, inéluctablement et avec force. E menmtibebe a inosanapdwepeye (Et même le nourrisson innocent devra payer). Le temps de la vengeance arrive. Eux qui savaient et ont laissé faire vont payer !
Partie 4 Coup N’ame. New York– Le 29/10/12
Mathis vat découvrir ce quartier de Harlem via cette annonce alléchante d’un meublé de deux pièces à louer pile dans son budget. Il échange avec cette voisine. Si bizarre voisine. Puis cette porte condamnée dans le hall. Il a pourtant été prévenu… N’y descendez jamais ! C’est Jaja qui me l’a dit…
Chez Aby 31/10/2012 – 10:07 – P539. Rappelle-toi, elle voit des choses. Son esprit lui montre des visages. Des formes de vie éthérées qu’elle seule est capable de percevoir. Elle est la Mah d’un Djab. Les têtes s’alignent sur la table devant elle.
Paskefen a pata ka lòt. Men, èskefen sa a ? Car la fin ne pouvait être autre. Mais est-ce la fin ?

Fabrice nous parle d’amour, de douleur, de malédiction, de folie et de traditions.

De la maltraitance faite aux enfants.

De ce dont l’esprit est capable pour surmonter ces souffrances innommables.

De la folie dans laquelle les victimes basculent pour ne pas mourir.

De la schizophrénie qui balaie tout… Et dont certains ne reviendront jamais.

Un récit fort, bouleversant.

Une thérapie et avant tout un acte d’amour pour cette grand-mère formidable qui est la sienne.

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Pour ma part il m’a totalement bouleversée et j’ai eu besoin de quasi un mois de recul pour être capable d’écrire ces lignes.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire.