La semaine des chroniqueurs


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En cette dernière semaine de septembre, je voulais fêter les chroniqueurs et les chroniqueuses de ce blog.

Ils et elles sont tous et toutes gentiment répondu à mon appel.

Et je voulais les en remercier

Je voulais, en créant ce blog, donner la parole à de simple lecteur, à des lectrices comme j’en rencontre tous les jours à la bibliothèque. Des personnes qui voit dans le livre un moyen de s’évader, de s’instruire et aussi de partager.

Des lecteurs et lectrices de base même si pour certains et certaines c’est devenu une seconde nature.

Donc cette semaine je veux les remercier et leur dire combien leur avis me sont précieux

Vous avez d’ailleurs pu vous en rendre compte car depuis quelques jours, je publie sur ces pages leur petite chronique.

Il y a eu Jean Luc avec Pickpocket de Fuminori Nakamura

Il y a eu aussi, hier, la toute première chronique de Gisèle avec Hortense de Jacques Expert.

Demain vous aurez droit à une petite présentation de cette belle équipe.

Viendra le premier billet d’une autre nouvelle chroniqueuse, Emilie.

Puis d’autres surprises encore.

Car nos chroniqueurs et aussi nos chroniqueuses sont surprenant(e)s !

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Hortense de Jacques Expert


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Aujourd’hui j’ai de la chance. Que dis-je, vous avez de la chance.

Oui car nous accueillons une nouvelle chroniqueuse.

Et ce n’est autre que Gisele, grande lectrice devant l’Eternel

Et elle nous propose…

sa toute première chronique.

Merci Gisele pour ta confiance

9782355845024,0-3294669Le livre : Hortense  de Jacques Expert. Paru le 9 juin 2016 chez Sonatine éditions.  20€ ; (316 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

 Tu ne la reverras plus.

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

Avec ce nouveau roman, inspiré d’une histoire réelle, on retrouve le génie de Jacques Expert pour transformer les faits divers en romans captivants. Comme à son habitude, il ne se contente pas de faire preuve d’une extrême justesse psychologique mais multiplie les pistes, enchaîne les rebondissements jusqu’à un dénouement complètement imprévisible.

avt_jacques-expert_7192L’auteur :  Après avoir été grand reporter, Jacques Expert est aujourd’hui directeur des programmes de RTL.  Il est l’auteur de la série Histoires criminelles sur France Info.

Après Adieu (2012), Qui ? (2013) et Deux gouttes d’eau (2015), Hortense est son quatrième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

 

 

Extrait :

Il est vrai que l’affaire me paraissait alors facile à résoudre. Nous connaissions l’identité du coupable présumé, notre sentiment était que nous ne devions pas perdre plus de temps. Quelques heures s’étaient déjà écoulées depuis l’enlèvement, nous avons donc lancé immédiatement un avis de recherche à l’encontre du suspect. Nous étions face à l’habituelle urgence pour retrouver la trace du kidnappeur, tout le monde sait que les premières heures sont décisives pour la probabilité d’une issue positive dans ce genre d’affaires. […] Nous avons procédé à une fouille minutieuse de l’appartement, sans découvrir d’éléments notables. La chambre de l’enfant était parfaitement rangée. Le lit était ouvert, les draps froissés, l’oreiller portait la marque de la tête de l’enfant qui y dormait quelques heures plus tôt, et nous y avons prélevé quelques cheveux blonds, de toute évidence ceux d’Hortense Delalande, dont Mme Delalande nous a donné de nombreuses photos. […]

L’avis de Gisèle

« Hortense » de Jacques Expert

 Amatrice de polars depuis toujours, j’écoutais  « Les maitres du mystère » à la radio et sans comprendre vraiment (j’étais très jeune) j’étais subjuguée par l’ambiance.

Plus tard avec ma sœur, aussi passionnée que moi, nous inventions des histoires d’enquêtes en rangeant les bottes de foin dans la grange, et nous écumions tous les bouquins ayant trait au mystère.

Aujourd’hui en retraite, je m’en donne à cœur joie, écumant les librairies et les pages de polars, thrillers….(même si je ne lis pas que cela)

C’est donc de cette façon que j’ai rencontré Jacques Expert et « Hortense » pour la première fois et ce que j’ai pu en lire m’a donné très envie.

Et j’ai fais la connaissance de Sophie et de son histoire dramatique avec l’enlèvement de sa fille qu’elle aime d’un amour exclusif et sans concession.

Comment ne pas être bouleversée (interpellée aussi) par la lutte sans fin de cette femme pour retrouver sa seule raison de vivre, de voir sa vie se recroqueviller comme peau de chagrin alors que l’enquête piétine, une vie qui ne tient qu’à un fil ténu, celui de l’amitié.

J’ai donc terminé ce livre vers une heure du matin….(impossible de le lâcher).

Et j’avoue que depuis « Shutter Island » de Dennis Lehanne, je ne suis jamais aussi sentie désarçonnée…..me disant que je devrais le relire..que j’avais raté un épisode…que je n’avais sans doute pas compris, d’ailleurs ai-je compris ??

Dans « Le point » que j’ai lu après Julie Malaure dit: « La fin vous foudroie sans crier gare, au point de relire la dernière page plusieurs fois »

C’est ce que j’ai fait, et encore au petit matin, je continuais à réfléchir à cette histoire.

Lire le début

ET…Laissez moi vous présentez  notre nouvelle Chroniqueuse : 

GisèleGisèle Buclet : Jurassienne depuis bientôt 63 ans, je suis passionnée de lecture depuis que je sais lire.  j’ai excercer la profession d’infirmière pendant 35 ans (Plus particulièrement en oncologie) et je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce métier pour ses contacts humains d’une part et d’autre part, il y était aussi un peu question d’enquête, d’indices à signaler pour la découverte du diagnostic…
Eh oui..on y revient. Des livres il y en a toujours eu à la maison.  Un LIVRE c’est magique. Je suis complètement addict, je ne peux pas me passer de mon livre, c’est visceral.

Les premiers romans policiers de la rentrée 2016 : 1er partie Septembre


Hello tout le monde,

Voici une vingtaine de romans policiers sortis juste au début de la rentrée littéraire. Septembre et octobre, tous les ans, nous offre une multitude de bouquins, notamment en fiction. Tous ces romans forment ce que l’on nomme la rentrée littéraire. Celle-ci revient, en plus, une seconde fois dans l’année, en janvier généralement ! Et c’est pour nous, professionnels du livre, un vrai casse tête chinois car il nous faut faire des choix parmi cette foultitude de titres.

Aussi, la bibliothécaire que je suis, voit s’envoler le nombre de premiers romans qui paraissent durant cette période.

Alors voilà les premiers polars lus ou en cours de lecture de ce mois de septembre.  Je vous les présente rapidement et sans doute que, pour les titres qui m’auront le plus marquée, je tenterai de faire une petite chronique.

Certains de ces premiers romans sont des rééditions en poche. Soit j’étais passé à coté l’an dernier soit je pense que cela vaut le coups de vous les présenter à nouveau.

Mais dans tous les cas c’est vous qui voyez.

Alors bon choix et bonnes lecture à vous.

Et « Vive le Polar »

  
rl Beuglet, Nicolas / Le cri

XO

Inspectrice à Oslo, Sarah Geringën est appelée pour enquêter sur une mort suspecte à l’hôpital psychiatrique de Gaustad. Le patient, traité pour amnésie et mort après un état de peur inhabituel, n’a aucune identité. Sa seule spécificité est le nombre 488 sur son front. Remontant la piste d’un laboratoire français, Sarah fait rapidement équipe avec Christopher Clarence, brillant journaliste.

Une enquête terrifiante. Un compte à rebours implacable. Un thriller qui nous questionne à chaque page sur le sens de l’existence et nous renvoie à nos peurs les plus intérieures.

rlBraffet, Kelly / Sauve-toi !

Actes Sud ; Babel noir, n° 164

Patrick Cusimano traverse une mauvaise passe. Son père est en prison, il travaille de nuit dans une station-service et la petite amie de son frère a donné une tonalité nouvelle à leur relation. Pour ne rien arranger, une jeune gothique s’entiche de lui pour des raisons qu’il n’arrive pas à s’expliquer. Premier roman.

Kelly Braffet signe un roman irrésistiblement sombre et addictif, d’une âpre intégrité. Elle s’impose comme une voix à part dans l’Amérique d’aujourd’hui.

 

rlDardi, Jean / Les sept stigmates

City  Thriller

A Paris, depuis quelques mois, cinq meurtres ont été commis sans aucun lien apparent, mis à part que les victimes ont toutes reçu un mystérieux message plusieurs jours avant leur mort. La psychose s’installe face à cette série d’assassinats. Le commissaire du 36, quai des Orfèvres Giovanni Dell’Orso est chargé de l’enquête.

Avec « Les sept stigmates » Jean Dardi signe son premier roman policier, avec un univers à la fois noir et très contemporain.

 

 

rlaDuplessier, Nicolas / Eté pourri à Melun-Plage

Atelier Mosésu ; Parabellum

Florian oscille entre travail minable et vie sentimentale inexistante à Melun. Un jour, son existence bascule lorsque son ex-grand amour disparaît. Il est rapidement suspecté par les policiers et doit mener lui-même l’enquête afin de comprendre cette histoire qui le dépasse. Premier roman.

Nicolas Duplessier nous propose un véritable roman d’action    rythmé. On lit  ce titre d’une traite en ce laissant bercer par l’ambiance noire et sombre à souhait et un décor pluvieux  à couper au couteau. Un premier roman qui plaira aux amateurs de pur thriller. Mais Été pourri à Melun-Plage peu se lire comme un roman noir et cinglant qui raconte la descente aux enfers d’un loser pas du tout magnifique.

 

 

rlzHamer, Kate / La petite fille en rouge

Denoël Suspense

Dans la foule d’un festival, Beth perd de vue sa fille, Carmel, qui disparaît. Tandis que la mère célibataire se lance dans une quête acharnée pour la retrouver, l’enfant entreprend un étrange voyage.

Racontant tour à tour les histoires de Beth et de Carmel, La Fille en rouge pourrait faire partie de ces romans dont la lecture vous marque et qu ‘on adore recommander entre lecteurs passionnés.

 

 

rleHawkins, Paula / La fille du train

Pocket. Thriller, n° 16129

Rachel habite dans la banlieue de Londres et prend le train pour rejoindre la capitale deux fois par jour. De la fenêtre du train, elle observe un couple qu’elle imagine aussi parfait que l’était le sien avant que son mari ne la trompe, puis la quitte. Un matin, Rachel voit un inconnu dans leur maison. Prix du meilleur roman international (Festival polar de Cognac 2015). Premier roman.

Ce thriller  connaît un succès incroyable depuis sa sortie. 1er des ventes aux Etats-Unis, en Angleterre et au Canada, en France, traduit en plus de 26 langues, il est en cours d’adaptation cinématographique. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoiaque et jubilatoire qu’il vous tend pour comprendre à quel point cette publication fait figure d’évènement.

 

 

rlrHirahara, Naomi / La malédiction d’un jardinier kibei

Ed. de l’Aube ; L’Aube poche. L’Aube noire

En 1999, le jardinier Mas Arai, survivant d’Hiroshima, vit à Pasadena comme d’autres kibei, Américains d’origine japonaise. Nakane, un détective qui prétend être envoyé par les autorités japonaises, l’interroge sur le pépiniériste Joji Haneda, qu’il a connu pendant sa jeunesse au Japon. Un mois plus tard, ce dernier meurt. Premier roman.

« Polar original et récit touchant sur l’amitié et la loyauté, qui s’immisce derrière les sourires de façade d’une communauté à la fois soudée et tiraillée entre tradition et assimilation. » Geneviève Comby, Le Matin Dimanche Parmi les meilleurs livres du Publishers Weekly. Parmi la sélection des dix meilleurs romans policiers et thrillers de l’année du Chicago Tribune.

 
rltHolbert, Bruce / Animaux solitaires

Gallmeister Noire

Comté de l’Okanogan, Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens mutilés. Ses recherches l’entraînent au coeur des vallées sauvages de l’Ouest. De vieilles connaissances croisent sa route, tandis que se révèlent petit à petit les mystères entourant son passé. Premier roman.

À l’instar des romans de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer sa justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer

 

rlyHolmen, Martin / Metropol Volume 1, Corps-à-corps

Hugo ; Hugo thriller

Stockholm, 1932. L’ancien boxeur Harry Kvist est suspecté de meurtre. Pour retrouver la seule personne qui puisse l’aider à prouver son innocence, il va devoir naviguer entre les bas-fonds et les beaux quartiers. Premier roman.

Un premier roman noir, rugueux et stylé, par Martin Holmen, l’auteur suédois le plus hot et le plus prometteur du moment. Corps à corps est le premier volet d’une trilogie qui se veut ambitieuse.

 

 

rluLand, Ali / Le sang du monstre

Sonatine éditions

Après avoir dénoncé sa mère, tueuse en série, Annie est placée chez les Thomas-Blythe. Un peu décalée, la jeune fille préfère la compagnie des enfants à celle des adolescents. C’est d’autant plus vrai lorsque la fille de la famille commence à la harceler. A l’ouverture du procès de sa mère, Annie, devenue Milly, va devenir de plus en plus inquiétante. Premier roman.

Le Sang du monstre est un thriller obsédant : la voix de Milly se fait hypnotique, dérangeante, addictive. Elle est, dans tous les cas, suffisamment singulière pour tenir le lecteur en haleine constamment, et soulever des interrogations aussi terribles que passionnantes. Un enfant peut-il surmonter des événements traumatiques ? Qu’est-ce qui construit vraiment notre identité ? Et à quel moment notre personnalité peut-elle basculer du bien vers le mal ? Un premier roman et un coup de maître qu’on ne peut décemment pas refermer avant le point final.

 

 

rliLegras, Jérôme / La conjuration de Göttingen

Archipel Suspense

Juin 1954. Le policier Michael Rumford et l’inspecteur Bill Barlowe enquêtent sur le meurtre de William Wein, un bibliothécaire de l’université de Princeton. Ce dernier, avant de mourir, est parvenu à tracer la lettre epsilon avec son sang. Les deux hommes se retrouvent au coeur d’un conflit entre scientifiques, notamment à propos de la découverte de la théorie de la relativité. Premier roman.

Espionnage industriel, soupçons d’amitiés communistes, guerres entre scientifiques sur fond de rideau de fer, tous les ingrédients sont là pour mettre en lace un suspense qui retrace l’histoire des sciences et de la physique contemporaine passionnante.

 

 

rloLloyd Jones, Stephen / L’ombre

Pocket. Thriller, n° 16003

Terrifiée, Hannah Wilde s’enfuit en voiture. Sa fille de 7 ans dort paisiblement à l’arrière tandis qu’à son côté son mari se vide de son sang. Après avoir tué son père et sa mère, Jakab, un tueur capable de prendre l’identité de n’importe qui, la poursuit. Elle sait qu’elle ne doit plus faire confiance à personne et part se cacher dans une maison de campagne au pays de Galles. Premier roman.

La littérature est encore capable d’accoucher de monstres inoubliables : Jakab est vivant, et il ne ressemble à rien de ce que vous avez pu connaître. Évoquant les premiers romans de Stephen King, L’Ombre allie l’élégance racée du roman gothique à l’art du thriller le plus contemporain. Stephen Lloyd Jones signe ici, avec un sens consommé du suspense, un roman magistral, qui vous fera douter jusqu’à la dernière page.

 

 

rlpMatthews, Jason / Le moineau rouge

Points. Thriller

A Moscou, Nate Nash espionne le milieu politique russe pour le compte de la CIA. Un haut fonctionnaire, connu sous le nom de Marble, l’informe régulièrement. A la suite d’une trahison, il est contraint de fuir. Domenica, une espionne russe, est chargée de l’éliminer. Premier roman.

De Graham Greene à John le Carré en passant par Ian Fleming, les plus grands auteurs de romans d’espionnage sont tous des anciens des  » services « . Jason Matthews ne fait pas exception à la règle. Après plusieurs décennies passées à la CIA, il nous offre un premier roman captivant. Sa connaissance du terrain et de la géopolitique donne un aspect brut et quasi documentaire qui rend plus terrifiant encore ce grand livre d’actualité où la politique, le suspense et l’amour se conjuguent à merveille.

 

 

rlqMcClure, Robert / Ballade mortelle

Calmann-Lévy ; Robert Pépin présente…

Après neuf ans en prison, le tueur à gages Babe Crucci veut arrêter ses activités et renouer avec son fils Leo. Mais il décide d’accepter un dernier contrat. Leo, inspecteur des homicides de la police de Los Angeles, n’a aucune envie de reprendre contact avec son père et ne croit pas à sa retraite en tant que criminel. Premier roman.

Écrit à deux voix, Ballade mortelle décrit des « affranchis » tels qu’ils sont, et le résultat est tout aussi comique qu’affligeant. Dialogues touchants et sans détours entre le père et le fils, répliques bien senties entre gangsters : nous ne sommes pas loin de l’univers des Sopranos.

 

 

rlsObertone, Laurent / Guerilla

Ring

En France, dans un futur proche, une descente de police tourne au drame, faisant sept morts. La cité s’embrase et la colère gagne les banlieues. Alors que la situation dégénère rapidement à travers tout le pays, le gouvernement est incapable de faire face à la situation. Le pays sombre alors dans le chaos et la guerre civile. Premier roman.

Après deux ans d’immersion au contact des plus grands spécialistes de la terreur et des catastrophes, d’agents du renseignement français et de reporters de guerre, Laurent Obertone,auteur Utøya ( sur l’affaire Breivik) et de l’enquête  La France Orange Mécanique, livre un roman paroxystique ultra-réaliste et nous plonge dans le déchaînement de la guerre civile qui vient.

 

 

rldOwen, Nikki / Sujet 375

Pocket. Thriller, n° 16362

Le docteur Maria Cruz-Banderras, spécialisée en chirurgie réparatrice, est en prison, accusée d’un meurtre. Toutes les preuves sont contre elle, mais elle est convaincue d’être innocente. Atteinte du syndrome d’Asperger, elle se souvient de tout, sauf de ce qui la concerne intimement. Trauma, amnésie, menace latente, Maria est dans un véritable cauchemar éveillé… Premier roman.

Quand la vérité est mensonge…  Entrez dans ce thriller psychologique à l’intrigue diabolique, où la tension monte au fil des pages jusqu’à devenir insupportable.

 

 

rlfPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Un magnifique premier roman à l’écriture cinglante. On av suivre la fuite de nos deux héros, Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.
 

 

rlgRaabe, Mélanie / Le piège

Lattès

Linda Conrads, écrivaine à succès, n’a pas quitté sa maison depuis que sa soeur est morte il y a onze ans, hantée par son souvenir et par le visage de son assassin, qu’elle a vu fuir. Elle le reconnaît un jour à la télévision et décide alors de le confondre en racontant le drame dans son nouveau thriller et en acceptant une seule interview, celle de cet homme. Premier roman.

Un roman psychologique reposant sur un personnage à la psychologie complexe. Une Hstoire qui prends son temps pour ce mettre en place. Ce titre va plaire à beaucoup et pas à d’autre qui pourront trouver L’intrigue est artificiel et la fin est prévisible. Pour ma part je tiens à signaler ce premier roman qui présage la naissance d’une future grande auteur de polar.

 

 

rlhRoy, Sandrine / Lynwood Miller

Lajouanie

Quelque part dans les montagnes françaises vit une jeune femme d’une grande beauté, capable de guérir par l’imposition des mains et douée de télékinésie. Un jour, des hommes font irruption chez elle et la kidnappent avec l’intention de la tuer. Elle est sauvée par Lynwood Miller, un ancien des forces spéciales américaines qui vit dans la bergerie voisine depuis sa retraite. Premier roman.

De l’action, de l’amour, du suspense, des rebondissements… tous les ingrédients, en somme, d’un roman que ne renieraient pas les maîtres du genre.

 

 

rljSadowsky, Nina / Plus dure est la chute : suspense

City ; Thriller

Ellie a une vie parfaite : un bon travail, un appartement fabuleux et l’homme de ses rêves. Mais le jour de son mariage, juste après la cérémonie, elle apprend un secret sur le passé de son mari. Celui-ci a assassiné quelqu’un des années plus tôt et des personnes dangereuses le recherchent. Ellie doit décider si elle est prête à tout pour sauver l’homme qu’elle aime. Premier roman.

« Dans la lignée de La fille du train et de Gone Girl : une tension extrême, une intrigue ciselée, tout simplement excellent. » (Booklist)

 

rlkSerac, Arnaud / Des noces noires

Ed. De Borée ;Marge noire

Laure, officier de police de 36 ans, s’est jurée de trouver les auteurs de l’attaque à main armée qui a handicapé à son père, alors policier. Elle fait équipe avec François, un enquêteur désabusé qui souffre de la disparition de son épouse et de l’abandon de son fils. Ensemble, ils cherchent le coupable de la mort de plusieurs étudiants dont les corps démembrés sont retrouvés à travers la ville.

Dans Des noces noires, Arnaud SERAC dépeint ses thèmes de prédilections : le secret, la violence et la fragilité humaine. Avec une écriture d’une rare justesse, une narration souple, précise et sans complaisance, il nous offre un véritable écrin noir.

 

 

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


  mes-petites-lectures (1)
  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
lecture-d_avant

 

Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage

Pickpocket de Fuminori Nakamura


Collectif polar.JLuc

9782809703931,0-1508793Le livre : Pickpocket de Fuminori Nakamura. Traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako. Paru le 4 janvier 2013 chez P. Picquier. 17€50 ; (189 p.) ; 21 x 14 cm.

9782809710779,0-2499620Réédité le 6 février 2015 en poche chez le même éditeur dans la collection Picquier Poche. 7€50 ; (198 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv :

Il se faufile dans la foule de Tokyo, choisissant soigneusement ses cibles pour ne dévaliser que les plus riches, dérobant les portefeuilles si délicatement que parfois il ne se souvient même pas de l’avoir fait. C’est un homme solitaire, sans attaches comme sans illusions. Jusqu’au jour où il rencontre un enfant – et un chef yakuza qui le prend au piège d’un jeu dangereux et pervers. Le pickpocket va devoir faire appel à toutes les ressources de son art pour sauver sa vie, son destin, et peut-être même son âme.

Un thriller élégant et mélancolique qui a reçu en 2010 le prix Kenzaburô Oe.

« Fascinant. Je voudrais écrire quelque chose comme Pickpocket un jour. » Natsuo Kirino

« Une balade noire à l’intérieur de la conscience d’un voleur, fascinante jusqu’à la dernière ligne » (Page des Libraires).

fnL’auteur : Né en 1977 dans la préfecture d’Aichi, Nakamura Fuminori est diplômé en sciences  sociales appliquées de l’Université de Fukushima. Son premier roman, Revolver, a été couronné du prix Shinchôsha des jeunes auteurs ; en 2005, il a reçu le prix Akutagawa pour Tsuchi no naka no kodomo («L’enfant dans la terre»).

 

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Résumé et L’avis de Jean Luc

La destinée d’un pickpocket professionnel, dans les rues de Tokyo. Son attachement à un enfant le précipite dans les griffes d’un mafieux qui lui propose un pacte impossible : réaliser trois missions pour sauver la vie du jeune garçon. Prix Zoom Japon 2013 (catégorie roman).

Pickpocket de Fuminori Nakamura est une découverte surprenante. Il s’agit d’un petit polar japonais qui se lit d’une traite mais que l’on oublie pas facilement. Le style de l’auteur est agréable à lire et l’idée de décrire le mode de vie d’un pickpocket plutôt séduisante.
Il y a des passages remarquables où l’auteur explique le modus operandi du pickpocket mais et il y aussi des scènes d’une grande humanité avec un jeune adolescent à l’abandon et sa maman paumée.
L’intrigue est plutôt bien construite et la fin n’est pas celle que l’on attends, l’auteur au passage aborde la notion du destin. A savoir, est ce que notre destin nous appartient ou bien peut-il appartenir à un autre ?
Au final, un petit bijoux avec des personnages remarquables, un livre dur, sans concession mais qui mérite le détour.

Apéro polar : Rencontre croisée avec Martine Nougué et Nicolas Lebel. Tome 1


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Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce nouvel apéro polar.

J’ai la chance de recevoir aujourd’hui deux auteurs qui ont su dès leur tout premier roman me convaincre de manière irréversible. Je veux parler de Martine Nougué et de Nicolas Lebel. 

J’ai retrouvé dans les Belges reconnaissants les même sensations de lecture qu’avec L’heure des fous. Le même plaisir de lecture.

 Donc vous l’avez compris nous avons le privilège de recevoir deux auteurs de polar que j’aime énormément. Leurs premiers romans respectifs ont immédiatement intégré mes coups de coeur et du coup ceux du Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris.

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Il sera bien entendu question de leur roman respectif…

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Surtout du dernier de Nicolas  et du premier de Martine

On parlera aussi des auteurs, de leur façon d’aborder l’écriture, des histoires qu’ils nous proposent, des personnages de leurs livres.

On parlera sans doute aussi voyage, intrigue, humour, roman noir sociétal…Et peut-être aussi de la nécessité d’écrire, de la difficulté à se faire éditer.

Et puis avec un peu de chance, nos auteurs se livreront à quelques confidences.

 

Les auteurs justement :

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaLaissez moi vous présenter Martine Nougué. D’ailleurs si je dis des bêtises, surtout Martine n’hésite pas à me reprendre.

Martine, Tu as vécu tes premières années en Afrique, au Cameroun

Martine Nougué : Oui je suis arrivée à l’âge de 6 mois sur la continent africain.

et, depuis, tu n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, tu as mené ta carrière dans de grandes entreprises, essentiellement dans le conseil et la communication.

MN : Oui, mon cursus en sciences humaines m’a menée à ça

Passionnée par l’observation de tes contemporains et celle de l’évolution des sociétés, tu voyages, rencontres, et écrit…
Tu vis aujourd’hui entre Paris et ton village du Languedoc où tu t’investis dans la promotion du livre et de la lecture.

MN : Le livre et la lecture, les mots sont pour moi de véritables passions.

GVL : Et bien justement si tu le veux bien nous reviendront sur ce sujet

MN : oh mais avec un immense plaisir

Les Belges reconnaissants, publié aux éditions Caïman est ton premier roman.

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaAlors Nicolas que dire de toi.
Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, tu reviens à Paris où tu es né.

NL : OUI, Parigo, je le revendique.

Tu tentes depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Tu es linguiste de formation.

Nicolas Lebel : oui tout à fait, j’ai fait des études de langues français, anglais pendant plusieurs année et au moment de choisir lors de mon master j’ai eu du mal à ne pas garder les deux sujets. Et finalement, grâce à la traduction, j’ai réussi à retrouver les deux langues. Ainsi je m’amuse à continuer à mettre les mains dans le moteur de la langue pour voir comment tout cela marche. Et puis à force de m’amuser avec les mots des autres, j’ai voulu le faire avec les miens. Et voilà comment je suis passer de la traduction à l’écriture.

Donc tu es passionné de littérature et tu publies en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.

NL : On peut dire ça

En 2013, tu publies aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.

 NL : ça me va ! 

Alors, Nicolas, Martine, ont a pu l’entendre, l’écriture, la langue c’est un de vos points communs, vous aimez jouer avec les mots, les assembler voire les confronter.

NL : Oui, triturer la langue, il y a plein de chose à faire avec la langue.

Justement, vous pouvez, l’un et l’autre nous expliquer cette amour des mots, de la langue française?

NL : Je vais commencer si vous le voulez bien, ensuite Martine je te laisserais enfin la parole ! 

J’ai commencer à écrire ado comme beaucoup de gens. Pourquoi  ? Parce que le rapport à l’écrit permet de chercher des réponses avec un peu plus de temps. On peut mettre en mots des choses plus facilement et plus intimes avec l’écrit. Moi c’est comme cela que j’ai commencé à écrire. J’ai commencé à écrire par amour, l’amour d’une jeune fille à qui je voulais confier ma flamme. C’est comme cela que j’ai commencé à mettre des choses en forme. Et petit à petit…, J’allais dire que c’est une travers de débutant, petit à petit j’ai arrêté de parler de moi pour parler des autres. Et c’est comme cela que j’ai finalisé des écrits un peu plus complets, un peu plus longs. J’ai écrits des nouvelles, des poèmes, des choses qui ressemblaient à des chansons. Des pièces de théâtre aussi !  Et puis à un moment je me suis dit :  » il est temps de passer à des écrits encore plus longs et encore moins personnels »

Moi j’aime le coté lyrique de l’écriture. je ne suis jamais loin de ce que j’écris mais j’ai arrêté de parler de moi pour parler de nous. C’est ce qui m’a attiré dans le polar, parler en travaillant sur le fonctionnement social, voire comment les gens interagissent. Pour le meilleur et pour le pire. Dans la polar c’est souvent pour le pire puisque le polar commence dès lors que quelqu’un se fait dézinguer, que quelques part il en a véxé d’autres. Et à partir de là ça permet de mettre en évidence des choses plus,.., plus sociales, oui des choses plus collectives. 

C’est donc comme cela que je me suis lancé dans l’écrit.

GVL : Martine je te prête mon micro, pour que tu nous éclaires aussi.

MN : Heu oui ! J’écoute les mots de Nicolas avec intérêt parce que j’ai une démarche tout à fait, ou presque identique. Je me retrouve dans la démarche de Nicolas, ce cursus.

Mais pour revenir, Geneviève à ta toute première remarque, c’est vrai que l’amour des mots c’est ce qui nous lie. Et l’amour des mots moi, elle m’est venue d’abord avec la lecture. Dès que je suis tombée sur l’alphabet et que j’ai appris à lire…très jeune, ça a été tout de suite quelque chose qui m’emmenait ailleurs . Oui la lecture. J’ai commencé par lire, beaucoup. Et puis après ces mots là donc j’étais tombée amoureuse, ils m’ont poursuivi. J’aimais vraiment ça!

J’ai fait des études de sciences humaines, c’est pas pour rien non plus parce qu’on y écrit beaucoup, j’ai écrit beaucoup dans le cadre de mes années universitaires dans un domaine qui m’a ensuite, je le crois maintenant, petit à petit amené au polar. Parce que les sciences humaines, la sociologie, l’observation de la société, la façon dont ça fonctionne, les groupes sociaux, les organisations, tout cela vous pousse à vous interroger. Et puis après il faut l’expliquer. Et..Il faut l’écrire. Et petit à petit on arrive à constater que ce que l’on écrit, quand par ailleurs on lit beaucoup de fiction, ce que l’on écrit ça pourrait tout à fait être un roman. 

Parce que la réalité de la fiction, dans le domaine de l’observation de la société dans le domaine des sciences humaine, c’est quand m^me assez assez proche. Même si en fiction, on pousse le propos, on y rajoute d’autres ingrédients comme le suspense, comme l’émotion. Forcément l’émotion doit être absente des écrits que je qualifierais de scientifique, des études.  Donc on remet tout cela dans le roman. Et voilà c’est comme cela que je suis venue à l’écriture.

Et puis les chemins se croisent. Il y avait ce chemin là et puis il y en avait un autre. En tant que grande, grande lectrice, (heu, je vais sauter des années universitaires à la vie professionnelle). cela fait 30 ans que je travaille dans la communication sous toutes ses formes. Et la communication c’est aussi une autre façon d’écrire, de faire passer des messages. Dans le cadre de cette carrière, un jour j’ai croisé la SNCF, qui m’emploie toujours. Et, il y a 15 ans, au sein du groupe de communicants,  que l’on était, on voulait faire quelque chose de sympa et comme cela on a créée le prix SNCF du polar. J’ai fait parti de cette équipe ce qui m’a amené à beaucoup m’intéresser au polar alors que je ne connaissais pas vraiment. Et de file en aiguille, j’en suis venue à m’intéresser aux auteurs, à m’intéresser à ce genre littéraire, à fréquenter les festivals. Jusqu’à me dire il y a quelques années : « J’adorerai écrire un polar ».  Et c’est comme cela que m’est venu.

Voilà des chemins qui se croise, de toute façon au milieu de ça, L’amour des mots, l’envie de raconter, l’envie de témoigner. L’envie aussi de faire vivre des personnages, Tout cela à conduit à un premier roman qui est sorti cette année. Et je dis souvent en rigolant, je suis une très jeune auteur.

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NL : Mais…Tu es une jeune auteur !

GVL : Effectivement vous avez une écriture dense, vous êtes plutôt à contre courant de ce qui se fait actuellement avec des chapitres très courts. Mais c’est pas votre seul point commun, il y a aussi dans votre écriture beaucoup d’humour et de bons mots. Un humour omniprésent qui fait qu’à la lecture de vos roman, nous, lecteur, nous nous amusons beaucoup à vous lire. Mais vous prenez, vous aussi, autant de plaisir à les écrire ?

NL : Alors énormément, sinon on arrêterait !

MN : C’est l’aspect jubilatoire de l’écriture !

NL : Complètement, oui complètement.

Moi, j’utilise l’humour dans mes romans en contraste des sujets qui sont traités. Je ne fais pas du trash  Mes écrits ne sont pas très très noirs, mais souvent dés lors qu’il y a un meurtre qui est commis, on va aller déterrer des choses pas, très très jolies, des travers de la société, l’humour vient en contre poids.

L’humour permet aussi, comme le dise les anglais, le comic we live, le moment où on peut soupirer un peu alors qu’on est pris dans une nasse noire. Et il y a des moment où les interactions entre les personnages permettent aussi aux lecteurs de respirer.

A coté de ça c’est aussi un point de vue cynique le plus souvent. Il existe mille genre d’humour, on est pas dans le » yaudepoil », on est dans l’humour cynique puisqu’on met en scène des gens qui sont confrontés au coté obscur de notre société. Confrontés à des scènes de crime parfois abominables. On a besoin aussi ,et ça c’est retrouvé chez les flics que j’ai pu rencontrer, de ces moment de déconnade comme moment de soupape lors de confrontation avec l’inhumanité.

ça permet aussi en terme d’écriture de rythmer un roman. Si on enferme nos lecteurs dans une nasse noire, certain auteurs le font vraiment très bien, pilonnant le lecteur de bout en bout et le laissant mortifié à la dernière page, c’est un choix, c’est pas le mien. J’espère au contraire que l’on referme mes bouquins un sourire aux lèvres en se disant que finalement, il y a un coté lumineux à tout cela. Que le vivre ensemble peut triompher. Je ne tiens pas à laisser mon lecteur sur le carreau. Encore une fois, c’est mon choix d’écrire. Je tiens aussi à ce que les gens passe du temps et un bon moments à ce marrer.. Il n’arrive dans mon bureau, assis à écrire de me marrer me laissant emporter par les dialogues; Je suis mon meilleur public, je crois ! D’ailleurs c’est pathétique. Mais si je veux que le dialogue fonctionne il vaut mieux que je me bidonne en l’imaginant. Et si j’arrive à sourire le lendemain en me relisant c’est que ça marche.

Parfois, en revanche on est à coté, créer de l’humour c’est un métier, c’est un boulot, On est pas drôle sur commande, je crois. Il faut calibrer cette humour de manière à se qu’il rentre bien dans le bouquin, et de manière à ce qu’il serve le propos.

Voilà, je vais peut-être te laisser la parole Martine.

MN : Voilà, tu as tout dit Nicolas. Et très bien en plus !Et je souscris complétement à ce que tu dis.

Cet humour qui dans le roman noir ou dans le polar, où on raconte des choses pas très drôles et souvent très dures, ça permet de prendre de la distance. Et effectivement c’est salvateur. Ce sont des poses de respiration.

Je rajouterai une chose en tout cas en ce qui me concerne. Personnellement, je me damnerai pour un bon mot, ça c’est un de mes péché. C’est ma respiration à moi. J’adore l’esprit, j’adore l’humour et j’ai donc les oreilles en permanence ouvertement pour capter cet humour qui affleure au milieu d’une conversation. L’humour ça peut se travailler, moi je préfère prendre, comme je l’ai toujours fait, beaucou de temps à écouter les gens partout au je suis, dans la rue, dans le métro. Dans le cadre de ce bouquin, j’ai passé énormément de temps au bistrot du village. Dans le village où j’habite, j’ai écouter des conversation et je peux vous dire qu’en terme d’humour les comptoirs c’est extraordinaire. Moi ma source elle est là ! Dans l’écoute des gens, dans l’écoute des situations.

Et j’ai pu en replacer car effectivement dans mon enquête, il y a bien sur un mort, un crime et des salopards, des gens pas forcément très beaux et bons. Et pouvoir replacer les traits d’humour que j’ai saisi ça et là, ça remet le sourire, ça donne la banane dans tous ce noir. 

Comme Nicolas, j’ai pas envie qu’en refermant mon bouquin, les lecteurs est envie de se jeter sous le train.

GVL: Humour SNCF, lol

C’est quand même pas le but. Et en plus naturellement je suis une joyeuse donc. J’aime aussi que dans mes livre passe une forme de joie de vivre. La vie, dans les situation que l’on décrit, elle est dure, elle est noire, il y a des choses très laide mais ma nature optimiste, mon goûts pour la joie de vivre, je veut qu’ils soient communicatifs. Les faire partager à mes lecteurs à travers ce que je raconte.

Voilà cher(e)s lecteur zé trices,

c’est la dessus que l’on referme le premier tome  de cette rencontre et on tache de se retrouver très vite avec nos deux auteurs passionnants.

A suivre …

 

Trophée Anonymus , Nouvelle 2/27 : Chez Nous !


Nouvelle 2 – Chez Nous !

 vendredi 16 septembre 2016

Chez Nous !


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Alain la Masse Massia est seul au premier rang, juste derrière le chauffeur, il a besoin des deux sièges. Derrière les vitres rectangulaires, il tire sur sa médaille de baptême, le seul rappel de là-bas, maintenant qu’Albert est mort.

La Provence file, déjà pelée.

La Masse l’appelait Albert. Et il continue, même quand il pense, aujourd’hui encore. C’est dans ces moments qu’il lui manque. Son père savait toujours quoi faire. C’était déjà le plus gaillard à la rivière. Avec ses peaux salées gros, ses bidons bleus aux couvercles noirs, des bouffeurs de bronches à faire pâlir les Gitanes, et ses chariots qui empestaient les menstrues, et les foulons qui s’ébrouaient sous le hangar en pissant la trempe au chrome, et les rats obèses gavés de chair pourrie, et les gars, et les vapeurs d’Oran. Et puis l’immense fabrique à souvenirs pour ceux qui restent, Albert, entre quatre planches de sapin.

Albert.

Les vingt-deux gosses chougnent comme un seul homme dans son dos. Les cinq du dernier rang sont liés, bras dessus bras dessous. Ils chialent depuis le coup de sifflet final. La douche y a rien changé. C’est Hicham, le pilier droit, qui pleure le plus. S’il y avait une justice, la digue du cul sortirait de leurs poitrines en feu, ils chanteraient leur gloire.

6quartiers300pxLa Masse se sèche le crâne avec la serviette Crédit Mutuel que Myriam repasse le vendredi, en même temps qu’elle repasse les maillots noirs et blancs de la génération 2003 de l’US, la meilleure génération que la Masse a jamais entraînée depuis qu’il a commencé avec les gosses au club, c’était vers la fin de l’été 89. Myriam le fait le vendredi. Elle garde que Gaëlle et Meyel ce jour-là, la maman de Gaëtan bosse pas, ils l’ont mise aux quatre-vingts pour cent au centre de tri postal, sans rien qu’elle demande, elle a plus besoin d’Ass-mat. Le rituel, c’est poisson le midi, maillots après.

Myriam met moitié moins de temps depuis Noël, depuis qu’Alain lui a offert la centrale vapeur, la grosse Auto-control de chez Calor, celle avec le réservoir rouge. Jamais elle met plus de deux heures, lavage compris, même l’hiver quand les terrains sont boueux. Elle se fait ses petits records, Myriam, et quand c’est vent du Nord, les maillots sentent le colin.

La Masse s’éponge sans trop se frotter les yeux. Le reflet du micro sur le pare-brise attrape son regard, traverse ses larmes chaudes qui lui font gonfler les paupières au lieu de lui couler sur les joues.

C’était écrit.

Il en dort plus depuis le dimanche soir. Nîmes est peut-être plus près que de Toulon, mais le stade Kaufmann, sur le symbole, c’est la Méditerranée. Et on se fait toujours baiser par le comité, ou par la fédé, ou par les deux, et le match à 15 h, avec la fermeture des bureaux de vote à 18, c’est juste pour emmerder les gens comme lui. La Masse a quand même glissé son bulletin dans l’urne à l’ouverture des bureaux. Il a rempli son devoir, un peu comme s’il montait au front pour sauver l’honneur de la patrie, avec son sang d’Algérie. Parce que Flanby ou Marine, c’est plus de la politique, c’est de l’histoire, et que la France, c’est la France.

C’était la quatre-vingt-troisième. Sur le champ de bataille, les gosses mènent 11 à 6 contre le Toulon de Mourad Boudjellal. L’arbitre siffle la quatrième pénalité d’affilée pour les sangs chauds de la rade. Ils sont allés le dégoter dans les Midi-Pyrénées, cet enculé d’arbitre. La tribune est garnie de parents, d’amis, de dirigeants, de frangins, de frangines des autres générations. Sur la braille, Toulon, c’est plus ce que c’était. La tribune beugle.

On est chez nous !

On est chez nous !

On est chez nous !

Le ballon arrive dans les mains du grand black, l’ailier du RCT, il est face au Titou, le fils à Bernard Mazetier, un gosse de poche qui n’a peur de rien, même pas de son prof de mécanique au Grand Tech.

En un contre un.

Les hou-hou-hou-hou dégringolent de la tribune. Quelques cris de singes sourdent de la huée. C’est pas tous les jours que l’US dispute une demi-finale de championnat de France ! Le dernier sacre en cadets remonte à 89, justement. Et le black crochète Titou, et il galope vingt-cinq mètres, et il aplatit entre les poteaux.

L’arbitre attend pas la transformation puis il retrouve quand même ses esprits. C’est la foire de partout pendant que le ballon passe facile entre les perches. Ça se marave en tribune, ses gosses ne tiennent pas leur finale.

Vingt-deux morts de faim, les rois du déblayage en planche, peut-être moins talentueux seuls, mais tellement plus solidaires, qu’ils mettent la tête où personne mettrait jamais le petit doigt, juste pour aller au soutien d’un copain, juste parce qu’ils crèveraient pour honorer leurs maillots, et tous ceux qui ont revêtu la tunique, pour rendre sa fierté à tout le patelin.

Et la putain de roulette en bois qui virevolte dans son nid de métal et détraque les cœurs. Et ce putain de destin.

Les fines guibolles de la Masse soulèvent sa carcasse et son quintal quand le car dépasse le péage et sort de l’autoroute. José, le soigneur, a les yeux tout bouffis, rouges. Il a glavioté sur l’arbitre. Si la Masse s’était pas interposé, il l’aurait tabassé. Y aura rapport, sûr. La Masse fait glisser sa paluche droite sur l’épaule de José, celle avec le majeur montagnes russes, mais l’autre a encore le regard méchant et trop de rage dans la tête. La Masse se cale dans l’allée centrale. Il se racle la gorge, allume le micro, débite que les victoires sont peut-être plus belles que les défaites, mais que le temps de la fête. Il se calme, inspire à fond, martèle que le match servira toute la vie, que la mémoire les réveillera quand ils auront son âge, qu’elle leur fera oublier le mal de dos. Ça fait sourire Toto. Sur le pré, il porte le numéro 6, il est rarement à distance du cuir, mais il est pas là pour le toucher. C’est un pourrisseur né, sa mère a mis quarante et une heures pour l’expulser. Toujours à la limite, à ralentir le mouvement, à casser les pénétrations, à plaquer stratosphérique, à gratter minimum cinq, six ballons par match. Le micro étouffe la voix de la Masse qui a l’air de sortir du paquet de cotons planqué dans la boîte à gants.

On avait prévu d’aller manger les saucisses chez moi, et boire un coup. Si vous voulez pas, je comprends, mais l’invitation tient toujours.

On vient tous, y’a pas de raisons qu’on vienne pas, rétorque Matéo, il est vers le fond. C’est toujours lui qui parle. C’est pour ça qu’il est capitaine.

Alors on change rien !

La morve remonte dans les cloisons nasales, coule dans les gorges. Les sanglots d’Hicham font bruisser la rancœur dans le silence, cognent les vitres, rebondissent dans le car comme des boules de billard qui se cherchent une destination.

Aujourd’hui, je vous le dis, vous êtes des hommes ! Personne ne vous le volera jamais, ça, jamais, putain.

Les gosses acquiescent à retardement. Ils sont d’accord avec Matéo, pas avec le laïus du coach. Le monde a tué leur rêve. C’est à cause du fric, de Mourad le millionnaire, du grand Noir de Massy, que la famille a touché du blé pour qu’il intègre le centre de formation du RCT, tout le monde le sait, même que son père a muté à la mairie de Toulon, comme par hasard…

La Masse se rassoit. Cette fois, il pleure.

Le car finit par entrer dans la ville, il a mis trop de temps pour arriver là, puis il remonte le boulevard au ralenti jusqu’à passer entre le Mac Do et la cité, là où ils vivent. Le car a déjà pris des jets de cailloux, mais pas cette fois. Une troupe de gamins tout en sueur est occupée à taquiner le ballon rond, devant la pharmacie, sur le parking du centre commercial. Le numéro 10 floqué Zlatan fait des siennes, roulettes et tout. Juste avant le rond-point, un jeune barbu en djellaba se déhanche sous le soleil, ses espadrilles semblent coller au bitume ramolli du trottoir. Ça fait sortir la Masse du brouillard et il discerne un Porsche Cayenne garé sur le parking, devant la façade du dernier bâtiment, le vitré, celui que la mairie vient de refaire.

Le car fend la zone industrielle, il passe le Gifi et le centre Leclerc, tous les grands entrepôts en tôle ondulée, puis il contourne le village où vit la Masse par la déviation, celle construite par le Conseil général au grand dam des commerçants, mais ça devenait dangereux la traverse du bourg, surtout avec les mongoles du tuning, et les barlus, même que les gendarmes allongés servaient surtout de piste de décollage aux scooters. Le lotissement Les coquelicots est planté tout contre la déviation. Quarante lots timbre-poste alignés sur un ancien champ de maïs, le terrain qui appartenait au neveu de la cousine du premier adjoint. La maison d’Alain et Myriam dénote : c’est la seule avec les moellons du muret de clôture crépis. Les autres proprios ont préféré investir dans la piscine hors-sol, le barbecue à gaz et aux roches volcaniques, se payer un peintre plutôt que de tapisser eux-mêmes le salon.

Les gosses récupèrent leurs sacs de sport dans les soutes à bagages, la Masse les précède et file par-derrière. Il entre dans la cuisine par la baie vitrée entrouverte. Myriam citronne le taboulé dans le grand saladier vert, elle est de dos, le four ventile avec la quiche au thon dedans. La Masse lui pose un baiser entre deux bourrelets de cou. Myriam fait une moue embêtée, elle hausse les épaules. Il dit que c’est la vie et jette le sac à maillots dans le cellier. Elle fait toujours ça quand ils perdent. Lui aussi, même quand ils gagnent.

Dans le salon, la Samsung LED 3D de cent-vingt et un centimètres est allumée. La Masse a déjà payé les deux premières échéances du trois fois sans frais de chez Darty. Julien Dray livre son commentaire sur le taux de participation, le plus faible de toute l’histoire de la cinquième république pour un second tour de présidentielles. 61,9 %, pire qu’en 1969. Gilbert Collard est goguenard. Quand Dray dit que sur les 12 % de Mélenchon, il n’y a aucun problème, Collard l’interrompt :

Il n’y a pas que des intellectuels surdiplômés, des anarcho-communistes ou des bobos qui ont voté Front de gauche, monsieur. Les quelques ouvriers se sont massivement reportés sur Marine Le Pen, vous verrez bien.

Dray continue comme si de rien n’était, genre papotage du salon de thé. Il dit que la clé du scrutin, c’est pas les 14 % de Juppé au premier tour, majoritairement des citoyens attachés à la démocratie et à la république, mais bien les 18 % de Sarkozy. Dray explique qu’il y a un fossé entre les électorats des deux droites, un abysse qui s’est d’autant plus creusé depuis le vote des primaires, quand tous les instituts de sondage annonçaient Juppé vainqueur à 60 % et qu’à l’arrivée c’est Sarko qui a gagné à 51 à 49. Collard marmonne :

Le cirque des primaires est à l’image du pays : c’est bonnet blanc et blanc bonnet, corruption à tous les étages, mises en examen et compagnie. Avant ils ne volaient que les honnêtes gens, maintenant ils se volent aussi entre eux. La justice est saisie, mais la majorité des gens pensent qu’il y a eu vol, un vol massif. Les Français n’en peuvent plus de ce système, le système dont vous êtes d’ailleurs l’un des représentants les plus inaltérables, monsieur Dray.

Quand il dit « inaltérable », Julien Dray a un sourire sur le côté, comme s’il se sentait flatté. Collard lui met un dernier tacle et se marre. Bernard Mazetier se lève du canapé pendant que Dray affirme qu’avec les 22 % du premier tour, Hollande devrait en théorie gagner avec plus de 60 %, mais que le drame de la démocratie, c’est les 40 % d’électeurs qui pourraient avoir voté Marine Le Pen et les 40 % de gens qui ne se sont pas déplacés aux urnes. Les carrelages en gré lui refroidissent la voûte plantaire. Dray dit que l’heure est grave, que l’alerte du 21 avril 2002 n’a pas été entendue et qu’il faut désormais prendre le taureau par les cornes, régler durablement la question du chômage, celle des quartiers, que ça passe forcément par l’Europe. Collard réplique :

Vous êtes l’incarnation de l’Europe islamophile de la finance, celles des carnassiers et des technocrates, des assassinats salafistes, l’Europe des Kamikazes d’Allah, les équarrisseurs de curés, l’Europe des hordes de migrants, l’Europe qui n’aime pas ni son histoire, ni les frontières, ni le peuple, qui l’opprime, ce peuple qui n’en veut pas, qui n’en a jamais voulu, et qui l’a dit à chaque fois qu’on lui a demandé, en Irlande, en France, au Danemark, en Grèce…

Dray le coupe en souriant :

C’est inexact Monsieur Collard, vous le savez très bien. Les Irlandais (…)

Bernard baisse le son et se taille dehors, pieds nus, en lâchant :

Ils disent ça depuis 30 ans. Putain de voleur qui nous explique la vie…

La voix de Myriam arrive de la cuisine :

Tu peux débarrasser la table du salon, Biquet ? Je voulais pas brasser tes papiers.

La Masse fait un tas des commandes de la semaine. Il glisse la liasse dans son cartable en cuir pendant que Bernard sort sur la terrasse. La semaine a pas été terrible. Le directeur des ventes va encore lui casser les noix dès le lendemain matin. C’est un blanc-bec bardé de diplômes qui vient de chez Saunier-Duval, les gars l’appellent la Chaudière, ils le soupçonnent d’être pédé. Il l’a toujours sur le râble. Ça a commencé avec le logiciel, ça a continué avec les frais de resto, puis les remboursements kilométriques. La Masse fait dans la fourniture de bureau, pour une boîte de Clermont-Ferrand, Kalipro. Son secteur, c’est trois départements, dont le 84. Il se sort 2 100 € mensuels en moyenne, variable inclus. C’était mieux quand c’était le père Arthaud, mais le vieux a vendu la boîte aux Hollandais et les Hollandais ont renouvelé les commerciaux, et tous ceux qui avaient plus de quarante-cinq ans sont restés sur le carreau. La Masse a peut-être qu’un fixe de 1 350 €, mais il est pas au chômedu, alors que Thierry, son ancien collègue, celui de Montpellier, ça dure depuis bientôt deux ans. Il arrive à gratter 200 € sur les frais, mais c’est de plus en plus compliqué, à cause de l’informatique et de la Chaudière. Mais la Masse paie ses impôts, plus d’un mois et demi de salaire avec ce que ramène Myriam. Ça le fait râler, surtout avec tout ce gaspillage, et tous les profiteurs, mais ça le rend fier, il en a dans les tripes, c’est pas une serpillère, il peut se regarder dans la glace. La Masse pense comme Albert. La solidarité, c’est ce qu’y avait de meilleur, mais il aurait fallu que tout le monde soit recta, sinon, ça part toujours en cacahuète vite fait, et c’est donc parti en cacahuète, sans parler des autres. La Masse se marmonne à lui-même :

Plus qu’un quart d’heure et on saura.

Ses claquettes traînent devant lui et l’emmènent dans le jardin. Les parents sont tous là. Le père d’Hicham se met à pleurer quand les gosses pénètrent sur la pelouse au compte-goutte et sous les applaudissements. Il applaudit plus fort que tout le monde, et plus longtemps. Il est Marocain, c’est un type bien, il élève ses quatre filles et Hicham à la dure. Il travaille chez Metro et sa femme fait des ménages. Il est passé à la télé pour les premiers attentats, ceux de janvier 2015, sur la Une, vingt-et-une secondes.

 La Masse et Bernard alignent trois séries de gobelets chacun. C’est boisson unique, mais Myriam a prévu du jus d’orange pour les femmes qui aiment pas le Ricard, et du Coca pour les mineurs. Ici, on est majeur à quatorze ans question jaune. La Masse et Bernard fourrent leurs paluches dans la glacière préparée de la veille. Les gestes sont sûrs, ils savent faire. Les glaçons giclent comme les marrons qu’ils distribuaient quand ils étaient deuxièmes lignes de l’équipe première au début des années 80. C’était l’époque où l’US était en première division, quand les tanneries et les usines de chaussures n’avaient pas encore fermé. Aujourd’hui, il y a un musée international de la godasse en ville, principalement visité par les écoliers du coin, histoire que les gamins s’interpellent de ce qu’étaient leurs ouvriers de pères et leurs piqueuses à la machine de mères. Avec l’équipe 1 en Fédérale, même les tribunes du stade font trop grandes. Surtout depuis qu’ils ont fusionné le club avec l’ennemi, le VS. Les usines sont restées là, on sait pas trop pourquoi, parce qu’elles sont vides. Ils ont fait des appartements dedans, des fois. Et il reste qu’une seule tannerie, celle où bossait Albert, elle fait dans le luxe, Hermès, Vuitton, des sacs à quatre ou cinq chiffres que les gens peuvent pas acheter, sauf les Japonais et les riches. Les gens disent que tout ça c’est à cause des Chinois, mais les patrons ont délocalisé les usines au Portugal ou en Espagne avant de les couler. Les niaquoués ont bon dos comme dit Bernard.

 Pas un glaçon rate la cible et les doses de Ricard de Bernard sont finalement servies avant celles de la Masse. La Masse a aussi pensé à congeler des bouteilles de Cristaline remplies à moitié d’eau du robinet. La flotte glacée se trouble en même temps qu’elle cascade dans les gobelets. Ça y est, les soixante jaunes tremblotent sur la planche en bois, entre deux tréteaux, et chacun son gobelet. Myriam débarque avec des grands plateaux de pizzas. Les gosses bâfrent les chips. Les mères filent dans la cuisine, long chapelet de bonnes femmes qui adorent se voir pour mieux poudrer celle qui manque, et il en manque toujours une, et c’est jamais la même. Jojo est d’astreinte barbecue. On change pas une équipe qui gagne, même si, aujourd’hui, ils ont perdu. La fumée des merguez et des chipolatas lui remet bizarrement les idées à l’endroit.

 C’est à la quatrième tournée que Bernard fait signe à la Masse. Quand ils entrent dans le salon, c’est la gueule de Pujadas qui irradie sur l’écran et la Masse appuie sur la touche 1 de la télécommande Freebox. Les autres s’en foutent, ils s’envoient un cinquième Ricard, c’est plus important que tout ce cirque, ça a une influence positive sur leur vie.

 Laurent Delahousse annonce qu’on saura le nom du futur ou de la future Présidente de la République dans moins d’une minute. La Masse l’aime pas trop. Il aimait bien Claire Chazal, elle était blonde, comme Myriam. Et ça avait pas l’air d’être vrai, comme Myriam aussi. Puis c’est le décompte.

 Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro.

 La tête d’abruti de Hollande, avec son sourire Averell qui a réussi à être premier de la classe.

 Myriam se tient derrière, vers la porte du couloir qui distribue les chambres et la salle d’eau. La Masse l’a pas vue.

 — François Hollande est réélu Président de la République.

 Bernard dit :

 — Regarde-moi ça comment il est content, l’autre, non, mais regarde ça.

 Bernard ajoute :

 — 56,2 %. C’est pas possible ! Pays de merde. Dans dix ans, on sera plus chez nous !

 La Masse dit :

 — Ça fait longtemps qu’on y est plus, de toute façon. On a perdu dans la tête. Ils commencent par là, pis les ventres et ils finissent par la terre.

  La Masse souffle :

Des fois, je suis content qu’elle soit morte.

 Il se tourne et Myriam s’est rapprochée. Elle le gifle. Un réflexe. Elle sait pas trop si c’est à cause de ce qu’Alain a dit ou des 56,2 % qui ont préféré avoir bonne conscience. La mort subite du nourrisson remonte à fin 88, elle avait pas trois mois. Séverine s’est pas réveillée dans son sommeil. Pourtant, Myriam avait ligoté un gros réveil à un barreau du lit.

 Tic. Tac.

 Myriam pense pareil que La Masse, mais elle sera mère toute la vie.

Ma 500e chapitre 2 : Réponses aux questions de nos lectrices


500e de nos lectrices

Vous avez été nombreuses à répondre à l’appel de notre jeu concours de la 500e chroniques.

Ce fut un véritable plaisir que de lire vos portraits de lectrice.

J’ai ainsi fait un peu plus votre connaissance.

Certaines d’entre vous me sont plus familières que d’autres. Quelques-unes étaient de parfaite inconnue.  C’est aussi pour cela que ce tag a été sympa.

Il nous a permis de nous rencontrer même si ce n’est que du virtuel pour l’instant.

D’ailleurs entres vous vous aussi chère Seriale Lectrice, le courant est passé. Vous avez joué le jeu jusqu’au bout, découvrant chaque semaine le portrait des autres candidates.

J’ai vraiment kiffé, c’est un beau moment de partage comme je les aime. De vrais échanges ont vu le jour. C’est comme cela que je voyais ce blog lorsque j’en ai conçu le projet.

Alors merci à vous Mesdames, oui car malheureusement il n’y a eu que des dames pour répondre à mes quelques question. Ces messieurs se sont fait timide voire pudique. Dommage, mais je ne désespère pas de faire venir quelques serial lecteurs.

En attendant, une nouvelle rubrique a vu le jour grâce à vous le

s filles. Et je ne suis pas prête de m’arrêter à chercher à mieux vous connaître et mieux vous cerner.

Merci, merci, merci, ce fut vraiment chouette.

Mais maintenant c’est à moi de répondre à vos questions.

Et j’espère que mes réponses vous satisferont !

Allez c’est parti pour ce second volet !!!

 

6 Tristale : Tu es bibliothécaire mais si tu pouvais choisir un autre job, que ferais-tu ?

Alors quand j’étais petite je voulais faire maîtresse. Oui je sais Sylvie, rien de bien original.

Et puis j’ai voulu faire archéologue, je ne sais pas si c’est Indiana Jones ou ma passion pour l’histoire qui ont déclenché mon envie . Sans doute d’abord la seconde puis la première n’a fait que renforcer mon envie.

Bon, je te passe les délire d’ado qui furent diverses et variés. De berger à tueur à gage, de pirate à terroriste écologique et j’en passe et des meilleurs.

J’ai aussi voulu être prof d’histoire mes l’agreg. c’était pas fait pour moi ! J’était trop dilettante.

En fait j’aurai aimé être libraire, tu sais tenir une de ces librairie où tu peux prendre ton temps, t’asseoir, prendre un café ou un thé. Deviser sur tes lectures ou de tes envie de lecture. Un coin où le temps s’arrête et où on refait le monde.

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Si j’avais pu choisir oui, j’aurai ouvert ma librairie.

Mais j’avais aucun moyen financier  ma disposition et il fallait que je bosse pour payer mes études et mon studio. Alors il a fallu très vite que je travaille et que je gagne un peu d’argent.

7 Sabine : Est-ce que tu aimerais vivre à la campagne ?

Oh oui alors Sabine. Je rêve de vivre à la campagne. Dans un village ou un hameau tranquille.

D’ailleurs je suis originaire d’un village rural de moins de 300 habitants. J’y ai passé mon enfance et mon adolescence. Et les bois et les champs, la rivière étaient mes terrains de jeu.

Je crois que je n’aurai pas pu m’épanouir dans une cité au milieu du béton. J’aurai surement mal tourné. J’avais la mentalité d’un chef de bande voire d’un caïd. Peur de rien ni personne !

8  Lau lo : Tu viens au salon de Toulouse en Octobre ???

Ah là Lau Lo tu retournes le couteau dans la plaie.

Toulouse est un des salons que je voudrais refaire. Mais c’est compliqué pour moi le moi d’octobre. Oui je prends mes vacances en septembre. Et donc octobre c’est ma rentrée. Et au boulot quand on parle rentrée, on perle rentre des classes, des étudiants bref de nouvelles inscription en bibliothèque, une fréquentation à la hausse, toutes les activités qui reprennent. Et puis aussi rentrée littéraire. Des tomes de bouquins qui débarquent et qu’ils faut choisir, équiper mettre à disposition du public, des tas de lectures…Bref Octobre comme Janvier et synonyme de surbooking.

Alors demander à prendre un samedi pour me faire un week-end polar, c’est plus que coton. (Et oui je travaille tous les samedi et le samedi est le plus gros jour de la semaine en bibliothèque)

Mais je ne désespère pas, je sais que je referai le Festival Toulouse Polar du Sud.

9  Camille : Et vous dans quelle tranche d’âge vous situez vous ? 3 coups de cœur ?

 Héhé mais ça fais 2 questions ça Camille. 

Bon heureusement je n’ai pas de problème avec mon âge. Et je crois m^me que nous sommes dans la même tranche d’âge.

Je peux dire à présent que je suis quinquagénaire. Et j’aborde cette nouvelle dizaine avec autant d’entrain que les précédentes. Un peu plus de maturité sans doute, mais pas trop tout de même.

L’avantage avec notre âges c’est que l’on a plus de 35 ans de lectures derrière nous. Et on commence à accumuler les expériences.

Alors pour trouver uniquement 3 coups de coeur sur ces 35 années, ça demande réflexion ou alors je te donne  » titres qui ont marqué dernièrement.

Alors disons :

9782753302846,0-3162495W3 des Camhug. Nathalie Hug et Jérôme Camut au 2e salon international du livre au format de Poche "Saint-Maur en Poche" 2010

Bon là je triche un peu puisque W3 est une trilogie. Le premier opus, Le sourire des pendus nous conte l’histoire de Laura Mendes, une jeune chroniqueuse, est portée disparue alors qu’elle enquêtait sur le marché du sexe et ses déviances et celle de Sookie Castel, une flic hors norme en délicatesse avec sa hiérarchie.

Ce titre m’a tout de suite fait penser « au rire du pendu » . Ce sourire prononcé d’une personne lorsqu’elle est dans une situation dramatique.Quand elle est dans la dénégation de celle ci ou encore quand elle cherche à dédramatiser la réalité. Je me suis dit : whaou, cela promet. C’est ainsi que j’ai débuté la lecture de ce pavé de 750 pages .J’ai lu les 500 premières pages d’une traite, sans discontinuité. J’ai été happée par cette intrigue complexes. L’histoire est construite autour de plusieurs intrigues qui s’entremêlent. Avec ce titre, les Camhug retrouve la puissance évocatrice de leurs premiers romans qui a fait leur succès. Leur force narrative, l’énergie qui émane de chaque chapitre court, leur styles vif et concis, leur écriture au cordeau, ciselée au scalpel, nous entraine sur un rythme effrénés dans cette histoire haletante et passionnante. J’ai aussi aimé la galerie de personnages qui nous a été présenté, tous mieux campés les uns que les autres. On n’en retrouve même quelques uns qui arrivent tout droit de leur précédents romans. Un clin d’œil fort sympathique des auteurs. Et puis j’ai ralenti le rythme de ma lecture. J’ai d’ailleurs lu les 150 dernières pages au rythme d’un escargot. J’avais pas envie de quitter trop vite les héros ou devrais je dire victimes de cette histoire. Car c’est là la vrai originalité de ce polar. Ses héros sont toutes des victimes ou des proches de ces victimes. C’est leur point de vue que nous offrent les auteurs. Et à travers le parcourt de ses anti-héros, Jérôme et Nathalie nous offrent une photographie instantanée de notre société actuelle. Une société souvent à la dérive où pouvoir et argent ont force de loi. Si le thème principale de cette histoire est la prostitution, le marché du sexe et ses déviances, elle posent aussi un œil critique sur notre société à travers la justice et les médias, l’injustice et la désinformation. Nous étions prévenus : « Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3 »

 

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438Nœuds d’acier de Sandrine Collette.

Pour moi ce premier roman a été un coup de coeur absolu. 

Théo sort de prison et prend la route vers une région montagneuse isolée de tout où il se fait Kidnapper par deux vieux frères déments. Battu, humilié, affamé, enchaîné à un mur dans une cave il va perdre peu à peu son statut d’humain pour devenir l’esclave de ses tortionnaires qui l’appellent « Le chien ».

Un récit dur, dérangeant, mais qui ne tombe jamais dans le sordide. Un style descriptif, une écriture simple, incisive, qui ajoutent encore à l’horreur de la situation. La folie, les rapports entre les deux frères, la relation maître-esclave, la descente de Théo à l’état d’animal tentant juste de survivre encore un peu dans cet enfer sont décrites avec un minimalisme glaçant. On bascule dans la terreur et l’angoisse avec le héros, inexorablement. L’histoire se déroule dans la France profonde, et aujourd’hui. A tout moment l’esprit du lecteur oscille entre fiction et réalité tant cette descente infernale est racontée avec un réalisme désespéré. On reste accroché au roman, les mains moites, le cœur battant, sans pouvoir le lâcher tant le suspense est haletant et la tension palpable. Ce récit résonne longtemps après qu’on l’ait refermé, au point d’avoir du mal à ouvrir un autre livre ensuite. Des nœuds est le premier roman de Sandrine Collette, et c’est un coup de maître, une plongée en enfer dont on ne ressort pas indemne. On attend les suivants avec impatience.

9782070139644,0-1532325L’expatriée d’Elsa Marpeau.Elsa Marpeau

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui procure l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi.

Elsa est ici à la fois auteure et narratrice, elle joue donc avec nous ,simple lecteur, et nous livre un roman noir cruel et pervers.. Avec une écriture impeccable et un style direct, elle nous rend addict et nous manipule. On reste collé à cette ambiance poisseuse, on ressent l’agressivité de ces femmes oisives, leur rancœur, leur jalousie. On s’indigne de cette société quasi coloniale qui régit la vie des expatriés et de leur domesticité. 
Elle nous fait aussi découvrir cette ville tentaculaire qu’est Singapour, une ville état, construite de toute pièce où la nature luxuriante n’est jamais très loin, toujours prompte à reprendre ses droits et qu’il faut domestiquer sans cesse. Cette ville, coincée entre mer et jungle, est une ville moite, humide et chaude. Et la moiteur de cette ville participe à l’ambiance oppressante qui règne sur cette histoire.
Elsa Marpeau m’a bluffée avec ce titre. Elle a réussi tour à tour à m’ensorceler et puis tout de suite après à m’irriter. Elle a su faire naître en moi tout un tas de sentiments contradictoires. Et avec son écriture précise , elle distille en vous tout un tas d’émotions qui se bousculent et s’entrechoquent. Qui vous bousculent et vous provoquent un choc.
C’est étouffant, angoissant et jouissif à loisir.
Une parfaite réussite.
Et puis comme tu as posé Deux questions, je t’en ajoute un quatrième.

$$$&&&sm023L‘affaire Clémence Lange de Laura Sadowski

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

  • Pour connaitre mon avis sur ce titre je te renvoie à mon article :

L’ABCdaire de deux nanas fondues de…Sadowski.

 

 10  Stef : Dis donc ma belle à quelle heure on mange ??? 

😂

 Ben tout de suite stef si tu veux.

Tu sais moi dès que tu parle de bouffe ça me donne faim alors.

Et puis perso, j’aime manger quand j’ai faim donc il n’y a pas d’heure pour manger.

Maintenant c’est parfait !

Allez à table

Et nous, on se retrouve pour un ultime chapitre qui répondra aux 6 dernières questions.

 Vous pouvez aussi retrouvez les réponses au 5 premières question du premier chapitre ICI 

 

Les Adeptes de Ingar Johnsrud


les-adeptesLe livre : Les adeptes : une enquête du commissaire Fredrik Beier  de Ingar Johnsrud. Traduit du norvégien par Hélène Hervieu. Paru le 19 mai 2016 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire.  21€ ; (552 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

Pour le commissaire Fredrik Beier, l’affaire s’annonce comme une enquête de routine : la disparition d’Annette Wetre et de son petit garçon, membres d’une secte baptisée «La Lumière de Dieu». À ce détail près que cette disparition a été signalée par la mère d’Annette, une femme politique très en vue chez les démocrates-chrétiens. Et que ladite Lumière de Dieu, engagée dans une vendetta religieuse contre l’islam, sert de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, visant à perpétuer la race blanche…

Bientôt l’enquête menace de devenir une affaire d’État susceptible de lever le voile sur les connivences passées entre la Norvège et l’Allemagne nazie. Rien ne sera épargné à Fredrik Beier et à sa partenaire, l’étonnante Kafa Iqbal. Tous deux pris dans un cauchemar éveillé, ils s’apprêtent à voir vaciller leurs dernières certitudes.

johnsrud-ingar-credits-akamik3-280x300L’auteur : Né en 1974, Ingar Johnsrud a exercé le métier de journaliste. Il vit avec sa femme et ses trois enfants à Oslo. Ce premier volet d’une trilogie, qui a été salué pour son sens aiguisé du détail et sa narration riche et innovante, marque ses débuts littéraires. Best-seller en Norvège, à la croisée de Millénium et de la série TV Borgen, Les Adeptes paraîtra dans vingt pays en 2016.

 

 

 

Extrait :
« Quelle genre de folie peut pousser quelqu’un à s’en prendre à une communauté planquée au milieu de la forêt ? Et à les abattre comme des bêtes ? Fredrik se demanda ce qu’avaient ressenti le ou les meurtriers, quand ils s’étaient retrouvés dans ce couloir. Quand ils avaient vu la rangée irrégulière de patères. Les étiquettes avec les noms en lettres majuscules, écrits par des doigts maladroits d’enfants. S’étaient-ils arrêtés pour lire ces noms ? La patère en bois marquée « Annette », sans rien dessus. Ou celle d’à côté, avec une casquette de parc animalier, fixée à un mètre à peine du sol. « William. »
Il devait régner un silence de mort quand ils s’étaient introduits. Peut-être avaient-ils jeté un coup d’oeil à la salle des enfants, vu tous les jouets bien rangés dans leurs caisses, puis senti l’odeur de savon noir qui flottait dans la cuisine ? Ils avaient dû traverser la salle de couture avec les ouvrages en tricot dans les corbeilles et les machines à coudre sous leurs couvercles en plastique (pour qu’un tout petit, levé plus tôt que les adultes, ne risque pas de se blesser). Arrivés au pied de l’escalier, ils avaient dû avoir la certitude que tout le monde dormait à poings fermés.
La communauté était sans défense. Ils étaient montés à l’étage, où se trouvaient les adeptes. »

 

Petits résumé et avis :

N’apprends t-on jamais de nos erreurs passées ? La question se pose après la lecture de ce premier roman de  Ingar Johnsrud.

Face à une affaire tout à fait classique en apparence, le commissaire Fredrik Beier lève le voile sur un tabou en Norvège, la collaboration avec l’Allemagne nazie. Son enquête l’entraîne au coeur d’un groupe de fondamentalistes chrétiens, adeptes de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains. Commence alors une chasse à l’homme avec l’intrusion d’un sniper sans visage.

Ingar johnsrud nous propose ici un polar complexe et complet. Et pourtant il semble que ce titre soit le premier opus d’une trilogie annoncée. Une trilogie qui n’est pas sans nous rappeler Millénium. Pour autant Les adeptes ne souffre aucunement de faiblesse de traduction et le styles de Ingar Johnsrud est beaucoup plus incisif et fluide que celui de Stieg Larsson. Nous retrouvons ici aussi un duo, (en fait un trio) d’enquêteur car notre enquêteur a déjà  un binôme en la personne de Andreas Figueras, un flic asocial et macho à souhait. Je disais donc…Un duo qui fonctionne à merveille même s’il vient juste de se former. Un duo intéressant d’ailleurs. La combinaison d’un homme qui aiment les femmes et d’une femme qui semble être fatale. Et si on pourrait trouver ces personnages quelque peu caricaturaux, il n’en est rien. Fredrik Beier est certes un flic fragile mais c’est un bon flic, un policier méticuleux qui s’appuie sur une méthodologie sûre. De plus il a des qualité certaine pour un flic, il est acharné, accrocheur, persévérant, bref c’est un mec opiniâtre. Quant à sa partenaire elle aussi fait preuve d’une belle constance, elle est aussi réfléchie, rigoureuse et cartésienne. Bref notre duo se complète à merveille. Et Kafa Iqbal se révèle une partenaire idéale pour notre commissaire.

Et nous allons vivre avec ses deux héros une enquête tumultueuse et pleine de rebondissements. Une enquête qui va faire un détour par le passé sombre voir honteux de la Norvège. En effet l’auteur fait alterné les chapitres entre les faits présents et des événements situés durant l’époque nazie. Ces allées et retours dans le passé nous permettent de mieux appréhender et surtout comprendre notre présent.

Sur fonds de politique, ce thriller nous entraîne dans ce que la société a de plus pervers. La manipulation de l’homme par l’homme au nom d’une idéologie. Idéologie aux relents souvent nauséabonds et loin des valeurs humanistes.

 Ingar Johnsrud serait-il la révélation du polar norvégien ? Souvent il est acclamé comme le nouveau Jo Nesbø. A suivre donc.

Extrait 2 : 
« – Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse  se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ? »

 

Lire ICI le début des Adeptes

 

Sans âme de Gail Carriger


9782360510269,0-1155118Le livre : Le protectorat de l’ombrelle,Volume 1, Sans âme : une aventure d’Alexia Tarabotti de Gail Carriger.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Denis.Paru le 12 janvier 2011 aux Editions Orbit.. 16€75 ; (312 p.) ; 22 x 14 cm

9782253134886,0-1319788Réédité en poche le 18 avril 2012 au Livre de Poche dans la collection Fantastique.. 7€30 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté !

Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

« Un premier roman impressionnant. »
Romantic Times

« Sans âme possède le charme délicat d’une ombrelle victorienne, et la force étrange d’une ombrelle victorienne qui serait secrètement lestée de balles en acier trempé. Un ravissement. »
New York Times (Lev Grossman)

 

37509910L’auteur : Madame Carriger réside dans les Colonies et exige que son thé soit importé directement de Londres. Empruntant aussi bien à Jane Austen qu’à Charlaine Harris, la série du Protectorat de l’ombrelle connaît outre-Atlantique un immense succès.

 

 

 

 

Extrait :
Elle fit une pause. « Un vampire m’a attaquée la nuit dernière. »
Ivy fit semblant de s’évanouir.
Alexia maintint son amie debout par la force en raidissant le bras sur lequel elle s’appuyait. « Inutile de tituber, il n’y a personne d’important pour te rattraper dans les environs. »
Ivy se redressa et dit sur un ton plein de véhémence: « Dieu du ciel, Alexia, mais comment fais-tu pour te fourrer dans ce genre de situation? »
Alexia haussa les épaules et se mit à marcher plus vite, si bien qu’Ivy dut trotter sur quelques pas pour rester à sa hauteur.
« Qu’as-tu fait? » Elle n’allait pas se laisser dissuader.
« Je l’ai frappé avec mon ombrelle, bien entendu.
– Non!
– En plein sur la tête. Je ferais la même chose à quiconque m’attaquerait, être surnaturel ou pas. Il est venu me voir comme ça, sans qu’on ait été présentés ni rien! »

Petits résumé et avis

Lors d’un bal, alors qu’elle s’était éclipsée dans la bibliothèque, Alexia Tarabotti, célibataire endurcie dont la particularité et de ne pas avoir d’âme, est attaquée par un vampire. Elle le tue d’un coup d’ombrelle et Lord Maccon, bel Ecossais et loup-garou, est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire…

« Sans âme », c’est la rencontre de la bonne société victorienne et du surnaturel (vampires, loup-garous).

Une héroïne au caractère affirmé, des situations rocambolesques et un côté pince sans rire dans l’écriture font de la lecture de ce roman une succession d’éclats de rire rafraichissante.

Une bouffée d’air frais sans prétention dont on peut se réjouir.

De mort naturelle de James Oswald


9782811216870,0-3095590 9782352948605,0-2671190 Le livre :De mort naturelle  de James Oswald. Traduit de l’anglais (Ecosse) par Jean-Claude Mallé.Paru le 17 juin 2015 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  20€ ; (449 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Milady le 18 mars 2016 dans la collection Milady Thriller. 8€90 ; (576 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Tony McLean vient d’être nommé inspecteur. En plus des affaires courantes qui font son quotidien au commissariat – suicides, meurtres, cambriolages et autres accidents -, il hérite d’un cold case dont personne ne veut se charger. Le corps d’une jeune femme, crucifiée et atrocement mutilée, a été découvert au sous-sol d’une maison abandonnée. Tout porte à croire qu’elle a été victime d’un meurtre rituel. Au siècle dernier.

Le présent est nourri du passé et certains démons ne demandent qu’à se réveiller. Lorsqu’une série de meurtres sanglants s’abat sur la ville d’Édimbourg, McLean et son équipe – l’inspecteur Robert Laird, dit Bob la Grogne, et le «bleu» Stuart MacBride -, ne savent plus où donner de la tête. Pour un peu, ils dormiraient tous à la morgue, où le médecin légiste voit les cadavres s’empiler…

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James Oswald est un auteur pas comme les autres. Fermier le jour, écrivain la nuit, il élève des vaches et des moutons en Écosse. D’abord autopublié, il a connu un succès fulgurant dès ses débuts. De mort naturelle est la première enquête de l’inspecteur McLean.

Extrait :
McLean passa à l’examen des murs. Le principe de base : commencer par le cadavre, puis s’intéresser à ce qu’il y a autour. Après avoir touché le plâtre glacé du bout de ses doigts gantés, il retourna la main et tapota le mur de la pointe d’une phalange. Ça sonnait plein, comme un honnête mur de pierre. Même chose un peu plus loin. Regardant par-dessus son épaule, McLean continua son inspection jusqu’à ce qu’il se retrouve dans l’alignement de la tête de la morte. Là, ça sonnait creux.
Tapant de nouveau, McLean eut le sentiment que le mur s’était incurvé sous la pression. Mais avec la lueur aveuglante du flash et les ombres générées par les projecteurs, ça pouvait être une illusion. Plaquant une paume sur le plâtre, il poussa doucement et sentit la cloison céder. Soudain avec un craquement sinistre d’os brisés, un panneau d’environ trente centimètres de large pour quinze de haut se sépara du mur et tomba sur le parquet, révélant une niche dans laquelle brillait un petit objet.
McLean éclaira la niche avec sa lampe, sur un morceau de parchemin plié, il repéra un mince étui à cigarettes en argent. Derrière, conservé dans un bocal comme un spécimen dans une classe de sciences naturelles, il y avait un cœur humain.

Résumé et petit avis :

Plusieurs citoyens respectés d’Edimbourg sont assassinés. A chaque fois, le meurtrier est identifié mais se suicide dans la foulée. De son côté, l’inspecteur Anthony McLean enquête sur la découverte du cadavre d’une jeune fille, emmurée dans la cave d’un vieux manoir après avoir été brutalement assassinée. McLean suspecte un lien entre les meurtres, les suicides et la jeune fille.

Voici une belle découverte. James Olwald nous propose un enquête policière somme toute classique mais il y ajoute un petite touche très écossaise qui n’est pas pour me déplaire. Un peu à l’instar  de John Rebus, Anthony McLean aurait pu dire « La vie est une comédie noire ». Et comme chez Ian Rankin, Edimbourg tient une grande place dans ce roman. Le décor est un personnage à part entière, il imprime aussi l’ambiance de ce roman. La ville bat au rythme de ce roman, elle en donne le ton.

Une autre qualité de l’auteur c’est aussi ses personnage qu’il dépeint avec minutie. Surtout son flic McLean, qui nous semble un héros familier alors que nous découvrons seulement sa première enquête. Pour autant il soigne autant ses personnages secondaires.

Et puis il y a l’histoire, prenante à souhait et juste assez tordu pour nous tenir en haleine.

Bref tous les ingrédients d’un très bon roman sont réuni ici pour me faire dire que ce premier roman est un sacre bon polar.

Lire Ici le début

Trophée Anonymu’s : Danièle Thierry – Sous le feu des questions


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Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 13 septembre 2016

Danièle Thierry – Sous le feu des questions


LES QUESTIONS DU BOSS
N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?
Je ne suis pas maso, si écrire devient un pensum ou une souffrance, je lâche l’affaire. Il y a forcément des moments de doute, des phases moins plaisantes. Je préfère pour ma part la période de maturation et de recherche, c’est très excitant. Comme pour une fête, j’adore les préparatifs. En écriture, le premier jet me rappelle mon enfance et le cahier neuf sur lequel on inscrivait la date… Au milieu du cahier, j’ai déjà envie d’en commencer un autre… 
 
Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ? 
 
Alors, là ! Cette question est privée et quand je dis privée, c’est quasi psychanalytique, donc pas de réponse ! 

 

Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?
Je ne suis pas certaine que tous les gens cités soient poussés par un besoin d’écrire. Ils sont plus sûrement approchés par des maisons d’édition qui souhaitent ainsi répondre à la curiosité populaire en espérant des profits tout en donnant à « l’auteur » l’impression d’entrer dans un monde un peu élitiste. Quant à l’auto-édition sur le net, bof et pourquoi pas. Bof parce qu’on voit en effet pulluler des quantités de textes mal fichus, mal écrits, truffés de fautes. En même temps pourquoi pas car, parfois, une pépite ignorée des maisons d’édition et qui n’aurait jamais eu sa chance peut émerger. Laissons aux lecteurs le soin de faire le tri. 


Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ? 
 
Ce n’est pas un changement mais une évolution. Il est vain de tenter de résister à un phénomène aussi vaste et en déplorer la tentaculaire inondation n’apporte que frustration et épuisement. Il vaut peut-être mieux accompagner le mouvement et contrôler les excès tout en préservant la ligne classique des livres papier. Et un lecteur numérique est un lecteur. Il y a beaucoup de confort pour certains, par exemple les personnes âgées qui voient moins bien, à utiliser les liseuses. 
 
Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative.Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?
 
Bien sûr je le fais, j’utilise les réseaux sociaux pour communiquer car c’est facile et rapide. Mais je suis d’une génération qui n’est pas née avec l’informatique et j’avoue que ça me barbe un peu. Alors oui mais pas trop. La meilleure pub qu’on puisse se faire est d’écrire de bons livres… 
 
On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?
L’inflation de livres est un fait. 700 titres à la rentrée littéraire d’octobre… On est exactement dans le schéma global de l’économie. Profusion d’offres, effet de jungle pour le consommateur. Seul un petit nombre de livres va tirer son épingle du jeu et les autres passeront à la trappe. Les riches le sont de plus en plus et le nombre de pauvres augmente… Je connais quelques jeunes auteurs talentueux qui finiront par se faire reconnaître dans le bougliboulga littéraire mais il faut du temps, de la patience, un petit coup de chance parfois et… un bon job à côté pour vivre ! Le fait de ne pas percer n’est pas dû qu’à l’absence de visibilité, on le sait bien… 
 
Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux. 

Oui, c’est très compliqué… 20 ans d’édition pour ma part, 22 livres et toujours pas compris… Une chose est sûre c’est qu’il n’y a pas de miracle et que la qualité de la relation est souvent liée à l’alignement de zéros sur les chiffres de vente. Bon, je dis ça, je dis rien… 
 
J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.
Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?
Les femmes sont dans le polar depuis longtemps ( Christie, Highsmith, Rendell, PD James, Cornwell…) mais il est vrai qu’elles y étaient moins nombreuses qu’aujourd’hui où elles talonnent les hommes avec une écriture tout aussi raide parfois. Elles ont été longtemps « tricardes » auprès de certains éditeurs spécialisés et certaines ont dû prendre des pseudos masculins pour passer le cap ou, en tout cas, laisser planer le doute. Tout cela a changé, heureusement. Je lis beaucoup de femmes, je trouve leur approche des gens et des situations souvent plus fine que celle des hommes, mais je n’aime pas les thrillers trop trash ou gore, c’est à mon sens trop artificiel même s’il y a un important lectorat, notamment féminin, pour ce genre. Je ne cite personne, j’ai plein de copines dans le polar et je ne veux pas risquer d’en fâcher quelques unes…
Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?
On me l’a demandé et au risque de paraître trop modeste, je suis toujours et encore flattée d’être sollicitée pour ce genre de défi…
LES QUESTIONS DE MME LOULOUTE.
Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

Retraite, vie de famille limitée (enfants grands et autonomes), sélection des salons (et limitation des engagements) et peu de dédicaces alors oui, il reste de la place, tous les jours, pour écrire.
A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?

Noir c’est noir, mais il y a toujours de l’espoir… Et il ne faut pas exagérer, les personnages doivent rester à leur place, dans la boîte… 
 
La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?
Ben oui, je déplore l’inflation, mais en même temps pour ceux qui seront publiés, c’est un moment génial… Porteur d’espoir, source de déception, mais très fort. 
Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.
Ah ce cher Grégoire !!! Il y a aussi à la saint Estèphe, sors un livre de ta bibliothèque ! Trop difficile, trop de livres… Allez, Ellroy, mais pas de titre, juste lui. 
Boire ou écrire, faut-il choisir ?
Ah non, surtout pas ! Mais pas en même temps ! Sous alcool, tu as parfois l’impression d’écrire des pages d’anthologie, le lendemain, consterné, tu jettes tout… 
La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.
Le cinéma, la musique… le jardin, la broderie… 
Lire aide à vivre. Et écrire ?
Evidemment. Sans cela, je ne sais pas ce que je serais devenue. La vie, la mienne, forcément limitée, m’ennuie au fond, l’écriture permet d’en vivre beaucoup d’autres et même si ce n’est que par procuration, c’est formidable.
Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?
J’intervenais dans une école (pour un livre jeunesse, public de 10 à 12 ans), il y a une dizaine d’années. Chacun y allait de sa question, très rituelles pour l’ensemble :
— Combien tu as tué de personnes dans ta carrière de policier ?
— Combien de temps tu mets pour écrire un livre ?
Au premier rang, un garçon semblait très préoccupé. Je lui demande ce qui le tracasse
et s’il a une question en particulier.
— Oui, dit-il, combien de temps tu as été policier ?
— 30 ans, dis-je.
— Et depuis combien de temps tu écris des livres ?
— 15 ans…
Il fronce les sourcils, commence à compter sur ses doigts. Puis se dresse :
— Mais alors, ça te fait quel âge en tout ?
Des dizaines d’anecdotes de salon, aussi bien sûr. Au début, j’étais souvent « visitée »
par des gens que j’avais arrêtés… Mes voisines et voisins de stand ont souvent flippé… 

Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us.

Trophée Anonymus , Nouvelle 1/27 : Trachemys scripta elegans


Nouvelle N°1 – Trachemys scripta elegans

vendredi 9 septembre 2016

Trachemys scripta elegans

 

« Tous les gosses ont eu une tortue à un certain moment. Pourtant personne ne peut garder une tortue. Elles s’acharnent, elles s’acharnent, et puis un beau jour, hop, les voilà parties… quelque part, on ne sait pas. »

Steinbeck – Les raisins de la colère

tortue

Ce matin, Jo, 45 ans tout rond, enfile pour la première fois de sa vie un string, couleur chair, pur coton. Elle contemple son cul dans le miroir sur pied de la salle de bain.

Le pétard bien dans l’axe, la ficelle sur la raie, elle dandine du derrière un bout de temps.

Vulgaire ! C’est moche !

Un début de culotte de cheval, un peu de peau d’orange sur les cuisses, tout cela ne semble pas de première fraîcheur… Mais, paraît que ça plaît aux hommes !

La « petite loueuse » lui avait conseillé le string : «Avec ce genre de petite robe moulante, cintrée, c’est mieux de… Vous voyez quoi ? La marque de la culotte, c’est pas terrible. »

Jo avait bien évidemment essayé avec sa grosse culotte. Sans la culotte. Verdicts : l’aut’ pétasse avait raison – la marque de la culotte, c’est pas top !

Saloperie !

Toute cette prise de tête, c’est bien un truc de phallocrates !

Jo, Joannie, de son vrai prénom, porte au quotidien des pantalons, des Doc Marten’s, des pull-overs larges et surtout ne fait rien pour correspondre à ce qu’on attend d’une femme.

Une femme, ses formes ? Les canons de beauté ? Connerie !

Jo ne s’aime pas.

Déjà, sa poitrine, elle ne la supporte plus. Ces nichons sont pas droits et puis pas gros, tombent un peu. Ses mamelons sont larges et trop rouges, ses tétons comme des boutons de chair… ses putains de seins, elle les redresse, tire sur sa bretelle de soutien-gorge. C’est pas mieux, elle les trouve toujours moches. Puis ses hanches… trop je sais pas quoi encore…

Elle tapote son ventre, un léger bourrelet, une bouée même. Le constat tombe, c’est pas terrible.

Jo a beau se regarder dans la glace, rien ne lui convient.

Y’a du boulot pour ce soir ! C’est pour cela qu’il faut s’y mettre maintenant ! Ravalement de façade, lisser les rides, bombarder de rouge à lèvres.

Elle tartine.

Elle donne du volume à ses cheveux, cherche une coiffure : tasse en arrière, forme une vague sur le côté. La tignasse brune est épaisse, mais trop courte pour vraiment en faire quelque chose.

Sa maman, elle, si féminine, lui avait pourtant donné des conseils de bonnes femmes. « Tu détournes le regard, tu imposes un beau décolleté, des fesses bien moulées, de belles chaussures avec des talons hauts. Faut juste un peu tricher. Les bonshommes ont le regard qui les mène. Faut savoir faire diversion. »

Des trucs et astuces que Joannie pensait bien inutiles jusqu’à aujourd’hui.

– Allez, s’encourage Jo qui retire sa grosse culotte vert pomme : épilation !

***

Le motif de ce rendez-vous ? Une histoire de cul défoncé.

Jo avait percuté Freddy. Un accident de voiture, la veille au soir, en plein centre-ville.

« Je suis désolée, je regardais ailleurs…. ».

Un pare-chocs par terre et pas mal de tôle froissée. Le pauvre gars a tourné autour du cul de sa grosse bagnole. Pas possible de repartir. Freddy se trouvait bon pour un aller direct sur la dépanneuse. Son SUV Mercedes option tout compris, une imposante et rutilante bestiole. Le carrosse à trente plaques, l’intérieur cuir et GPS intégré au tableau de bord en bois essence de cerisier inutilisable.

Le beau Freddy a rapidement capté qu’il allait devoir bouffer du papelard à triple exemplaire carbone et se tanner « un expert de mes couilles » pour les prochains jours.

Terminé le numéro de branleur friqué.

Joannie, un peu cruche, n’avait plus qu’à pleurer sa vieille Clio bleu clair cabossée, son capot enfoncé.

Elle était en tort, bien évidemment.

Elle s’en voulait, s’insultait même : idiote !

Pourtant Freddy n’a même pas moufté, même pas disjoncté. Le gars est resté impassible, limite effrayant. Il a fixé « la petite madame » un moment, de bas en haut. Puis il a laissé échapper un large sourire, celui du carnassier :

– Pas grave.

La réaction fut inattendue. Voir sa bagnole défoncée comme cela aurait tendance à irriter n’importe quel mâle. Malgré tout, le bonhomme ne semblait pas insensible au charme de Jo.

– Je suis vraiment…

La « petite madame » s’excuse encore, bredouille, s’agace, fouille son énorme sac à main en tissu rose, cherche ses papiers, va contacter immédiatement son assureur, déballe sur le capot tout un tas de babioles avant de mettre la main sur son portable, son certificat vert…

Lui, ne bouge pas, la regarde, cool.

Joannie vise enfin son interlocuteur. Frédéric s’entretient, bel homme pour sa cinquantaine bien sonnée,costume taillé sur mesure, des mains comme sa coupe de cheveux : soignées. Une paire de Ray-Ban miroir pour couper le visage.

– Je peux vous inviter au restaurant ? Cela tombait comme ça, brut de décoffrage. « Efficace » il dira.

– Quoi ? gouaille Jo, désarçonnée

– On pourrait se retrouver dans un petit établissement en centre-ville, « Au moderne » ?

Elle connaît.

Le boui-boui est un établissement de luxe, quatre étoiles, avec sa carte à trois cents balles le hors-d’œuvre. Le genre de relais restaurant qu’on ne fréquente pas sans avoir sa table. Surtout du jour au lendemain.

– C’est vraiment très gentil, mais je…

– Je payerais ! rassura Freddy.

Il insista, genre le gars un peu lourd et rajouta une réplique facile, digne d’un beauf : « se faire rentrer dedans par une belle fille comme vous… »

– C’est que…

– Vous êtes obligée sinon vous ne me soutirerez aucune information ! Il plaisante maintenant.

Elle finit par craquer.

– De toute façon j’ai votre plaque.

– C’est moi la victime ! s’offusque gentiment alors Freddy. C’est moi qui devrais m’inquiéter ! Vous pourriez vous enfuir, j’ai même pas votre nom ! Vous ne pouvez rien me refuser ou je vous balance aux flics et au tribunal dans la foulée ! » Il a de l’humour.

Cela doit la rassurer, car Jo accepte. Elle lui lâche même un sourire.

***

Une tenue de soirée louée pour l’occasion. Paraître belle, genre Cendrillon. Une location de robe jusqu’au lendemain 245 €, avec une caution de 700 € et un passage obligatoire pour un pressing à 75 €.

L’ardoise s’annonce salée.

– Du Guerlain !

– La beauté a un prix. Jo commence par repousser les frusques au tissu si précieux, la dentelle tressée à la main. Refroidie par le tarif annoncé…

La loueuse insiste de suite :

– C’est pris en charge.

La fille, celle qui conseille des strings à ses clientes, lui explique rapidement :

– Monsieur Sartone nous a prévenus de votre venue.

C’est « Freddy » qui avait conseillé la boutique à Jo. « Vous y allez de ma part ».

– Monsieur est un véritable gentleman, lance la fille, un brin envieuse.

Traduction : Freddy sort le grand jeu.

Joannie est mal l’aise, ce genre de cadeaux… Elle hésite, devrait refuser, payer.

– Je vais vous prendre quelque chose… lance-t-elle alors à la volée. Joannie cherche.

– Quoi ?

– Le string. Je vais prendre le string.

– Vous faites un excellent choix !

La vendeuse lui lance un regard de connivence appuyé. Comme un message fille à fille et emballe minutieusement la minuscule culotte dans un sac à part.

***

Ce fut comme une apparition avait dit l’autre. Mais pas comme l’autre aurait pu l’imaginer. Joannie a débarqué justement vers vingt heures et de poussières, dans son habit de lumière échancré, gauche, enchâssée sur ses hauts talons vernis, sa démarche approximative.

La démarche ne triche pas.

Freddy se précipite au-devant de la belle, tire la chaise, propose à la princesse d’un soir de s’asseoir. Jo atterrit, la trajectoire est approximative, à bout de souffle, le teint rouge pivoine.

– Vous êtes splendide

– Vous y êtes pour beaucoup, relève Jo qui s’écrase sur la chaise d’en face.

Frédéric Sartone, Freddy (c’est comme cela qu’il souhaite que Jo l’appelle) est arrivé en avance au restaurant. Beau gosse. Costume rital taillé sur mesure, des pompes impeccables, une paire de santiags en cuir de croco, « j’adore les reptiles ! ». (Il lui expliquera plus tard pendant le repas que ces groles mexicaines coûtent une fortune en taxes). Le top du chiquissime !

Freddy s’installe en face.

Lui apprécie l’effort qu’a porté la belle à se rendre resplendissante. Il ne louche même pas sur le décolleté.

Un serveur s’approche aussitôt :

– Un apéritif ?

– Oui ! la belle saute sur l’occasion.

Il lui faut bien cela pour surmonter le trouble de cette situation.

– Quelque chose de fort !

Le loufiat lui propose deux trois cocktails à la mode, il parle avec ce ton précieux qu’ont les aristocrates dans les feuilletons télés.

Cela ne cause pas à Jo :

– Je prendrais bien un Jack Daniel’s, sec. Elle se réfugie sur une valeur sûre.

Le pingouin se tourne vers « monsieur ». Le choix quelque peu « populaire » paraît convenir à Freddy qui commande la même chose. Allons-y pour un whisky.

Le repas passe pour un monologue. Frédéric parle beaucoup, de lui surtout :

– Des prêts… je prête de l’argent, je négocie des projets d’investissements importants, j’accompagne des entrepreneurs.

Jo écoute, paraît intéressée. Elle touche à peine à son homard, préfère ruminer sa salade.

– Vous avez quelqu’un ? attaque Freddy, avec aplomb, entre deux gorgées de pinard.

Une question au sous-entendu à peine voilé.

– J’avais.

La réponse tombe vite, comme pour passer à autre chose.

– Célibataire, alors ! Freddy souffle. La belle est libre.

Jo lève son verre, s’enfile le fond et tend le bras pour recharger. Elle a les lèvres graisseuses de vinaigrette à l’huile d’olive de violettes.

Le dessert enchante les papilles plus que les yeux. Le doigt de fondant chocolat dont la précieuse fève de cacao a été torréfiée à cœur et les larmes de vanille des îles je ne sais quoi, « une tuerie » en bouche. La gâterie est achevée en une seule bouchée.

Dommage, y’avait un petit goût « de reviens-y ».

Jo finit par lâcher sa serviette. Passons aux choses sérieuses !

– Pour le constat ? On le dresse quand ?

La belle n’en a pas perdu le nord.

– On pourrait continuer notre discussion chez moi ? Freddy ose. Après tout, les signaux semblent au vert.

– J’ai juste besoin de votre adresse.…

– Justement. J’habite en face, si vous voulez… Freddy espère, tente sa chance.

Jo ne semble pas contre :

– Pourquoi pas ! lance la belle un peu pompette.

***

Freddy sort sa carte Gold, paye en quelques secondes. Joannie passe devant, roulant méchamment du derrière. Ce foutu string commence sérieusement à la démanger…

Une bande de majordomes accompagne le couple à la sortie, dans un ballet de politesses : « J’espère que le repas était à votre convenance »… « nous vous souhaitons une bonne soirée, Madame, Monsieur ».

La porte claque.

Le bruit de la rue, l’air frais viennent apporter comme un brusque retour à la réalité.

Freddy traverse la route, lui propose de le suivre.

Ils termineront dans un loft spacieux, au dernier étage d’une tour prestigieuse de la ville à deux pas du « petit restaurant ».

Un ascenseur privatif dessert le T6 grand standing de Freddy. Cela se confirme, le gars se complaît dans le luxe.

– C’est grand !

– Je vais vendre dans un mois, pour acheter une maison dans le sud, je voudrais profiter du soleil.

Une villa, il précise rapidement. Un détail.

Joannie tourne dans l’appartement, profite de la vue panoramique. Les vitres blindées donnent une impression de déformation, les lumières de la ville scintillent, posées comme des guirlandes sur un ciel noir sans lune.

Jo tourne les talons, se bloque alors sur un vivarium impressionnant. Une tortue se traîne sous une lampe chauffante, dans un décor en plâtre moulé inspiré d’une mare.

Joannie y reste un long moment, semble même parler au reptile. Elle tente d’y passer un doigt.

Freddy s’approche. Il a fait tomber la veste. Ouvre le col. Il prend ses aises. Observe l’animal avec dédain :

– Un trésor de guerre, il ne commente pas plus.

Jo se plie pour le regarder de plus près. Elle observe la couleur rougeâtre qui grignote les tempes du reptile, son plastron de couleur jaune et sa carapace vert marron à brun.

– C’est une Tortue de Floride.

Freddy est surpris :

– Vous vous y connaissez en tortue ?

– Un peu…. Vous savez qu’elles peuvent vivre plus de cinquante ans ? Elles sont rares, interdites à la vente en France, souligne alors Joannie. Qui ne décolle pas ses yeux de la vitre. Elle en a même un léger frisson.

Freddy n’écoute plus. Il préfère se réfugier vers le bar calé dans une bibliothèque imposante. Il tire sur un levier, apparaît alors un frigidaire. Il y pioche une bouteille de champagne de grande marque qu’il avait – par anticipation – mise au frais.

– Je peux même vous dire qu’elle a vingt-trois ans, lance la belle.

Freddy ne relève pas, il déchire la robe en aluminium qui couvre le bouchon du péteux.

– Vingt-trois ans et deux mois….

L’autre s’énerve, n’arrive pas à démêler le fil du fer du bouchon. Ce pauvre idiot ne voit pas Joannie sortir un marteau de charpentier de son sac à main. L’outil est neuf.

– Vingt-trois ans, c’est justement à cette période que j’ai offert à mon mari cette tortue.

Le bouchon pète, une giclée de champagne part. Freddy scotché, vient de comprendre.

Jo est devant lui.

– Vous vous souvenez de ce que vous faisiez il y a six ans ? Vous aviez prêté de l’argent à mon mari. Il tardait à rembourser. Vous l’avez trouvé. Vous avez pris notre tortue et vous lui avez laissé une semaine pour « rassembler l’oseille ». Au passage, vous l’avez tellement tabassé avec ce même genre de marteau qu’il n’a pas survécu.

Freddy n’a pas le temps d’éviter le premier coup qui lui arrache la mâchoire, éclate une douzaine de dents et lui emporte la moitié du nez.

– Monsieur Freddy Marteau !

Le corps du pauvre type s’écroule lentement, d’un bloc. Le temps pour la belle de s’approcher et de s’acharner encore et encore.

 FIN

 Voilà la toute première nouvelle en lice est sous vos yeux.

Vous le savez le nom de l’auteur ne vous sera pas dévoilé.

Mais c’est un de ces auteurs participants qui l’a écrite  : 

Maud Mayeras – Olivier Chapuis – Danielle Thiery – Ghislain Gilberti – Marie Delabos – Colin Niel – David Charlier – Dominique Maisons – Sandra Martineau – Marie Van Moere – François Médéline – Ellen Guillemain – Cicéron Angledroit – Valérie Allam – Stéphanie Clémente – Gaëlle Perrin-Guillet – Anouk Langaney – Patrick K. Dewdney – Florence Medina – Michel Douard – Benoit Séverac – Loser Esteban – Jeremy Bouquin – Armelle Carbonel – Jacques Saussey – Yannick Dubart – Nils Barrelon. 

Ce sera donc sur les qualités intrinsèques de la nouvelle que le jury devra trancher.

 Il en reste 26 à être dévoilées.

Une par semaine si tout se passe bien.

Que de bonnes, très bonnes voire excellentes lectures à venir.

Maintenant à vous de me dire ce qu’elle vous a inspiré.

J’attends avec impatience vos réactions et vos commentaires.

Et saurez vous devinez qui en est l’auteur ?

Il y a parfois des sacrées surprises.

Mais…peut-être l’an prochain serez vous juré(e)s officiel(le)s du Trophée Anomym’us

AUSTERLITZ 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard


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14022159_1186563588069621_8932566037653992466_nLe livre : Austerlitz 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard. Paru le 17 mars 2016 chez Belfond. 19€ ; (269 p.) ; 23 x 14 cm

4ème de couv
En 1910 la Seine avait atteint lors de la grande crue de Paris son niveau maximal : 8.62 mètres sur l’échelle hydrométrique du pont d’Austerlitz.
Aujourd’hui, la pluie tombe depuis trois jours dans la capitale. Les trois premiers jours les habitants de la grande ville ont râlé. Et puis, le soir du quatrième jour, l’alimentation électrique a été coupée. La plupart des arrondissements ont alors connu un black-out total faisant souffler un vent de panique sans précédent dans la population. Le métro a été fermé. L’ensemble du vaste réseau sous-terrain des transports publics s’étant retrouvé noyé par des hectolitres d’eau sombre et glacée. Lorsque les premiers immeubles se sont effondrés et que la grande vague de boue a déferlé sur la ville, une véritable hystérie collective s’est emparée des parisiens et les pires exactions ont été commises. Au nom de la survie… La peur, puis la violence ont déferlé sur la ville.
Paris est dévastée et la plupart des habitants, du moins ceux qui ont la chance d’avoir encore un toit, se terrent chez eux en attendant que cette pluie démentielle cesse enfin…
Sous le pont d’Austerlitz l’eau a atteint son record : 10.5.

Un an plus tard, on sait que Paris ne sera plus jamais la même. Pour François Mallarmé qui a tout perdu dans cette catastrophe, sa femme et son enfant, la vie n’est qu’un long cauchemar. Il continue tant bien que mal à faire son boulot de flic dans une ville où plus rien n’a de sens. Jusqu’au jour où une affaire de meurtres sordides le ramène à son cauchemar, au cœur même du Louvre, dans ce musée qui pour le monde entier était le symbole de ce qui fut la plus belle ville du monde, et où même la Joconde a disparu….

sdl2Les auteurs :


Né à Paris en 1971, François-Xavier Dillard est directeur de la communication dans un grand groupe énergétique français. Après
Un vrai jeu d’enfant et Fais-le pour maman (Fleuve noir, 2012, 2014), tous deux nommés pour le prix Polar de Cognac, Austerlitz 10.5 est son premier roman à paraître chez Belfond.
Née à Paris en 1974, Anne-Laure Béatrix est directrice des relations extérieures du musée du Louvre. Professeur agrégé d’histoire, elle signe avec Austerlitz 10.5 son premier roman.

 Collectif Kris

Le petit avis de Kris :

Dans un Paris apocalyptique, le policier François Mallarmé voit sa vie basculer quand il perd sa femme et sa fille lors de la submersion d’une rame de métro. Ecrasé par le chagrin il doit cependant faire face à une affaire de meurtres troublants et son enquête l’amène dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale, le musée du Louvres.

Entre manipulations, chantage, rituels barbares et fêtes décadentes, Mallarmé va être plongé dans un univers sans règles ni morale, confronté à nouveau à la souffrance, à la folie et à la mort…

Sur fond de crue du siècle dans la capitale française, les 2 auteurs nous entraînent dans une course effrénée pour démasquer un sérial killer mais pas que … Et c’est là tout l’intérêt de ce livre qui nous fait découvrir les coulisses du Louvre où se livrent de bien drôles de soirées privées ainsi que dans les couloirs du métro abandonnés après la crue et où se déroulent de bien drôles de choses.
Au passage, quelques petits coups de griffes envers certains Hauts Fonctionnaires et soi-disant serviteurs de l’Etat sont finement assénés.
Bref une anticipation plutôt crédible qu’on ne souhaiterait pas voir se réaliser.
A nouveau une belle réussite pour FX Dillard et son acolyte du moment.

 Lire ICI le début d’Austerlitz 10.5

Trophée Anonym’us 2017 : « Les Mots sans les Noms ».

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Le Trophée Anonym’us vous connaissez ?

D’abord baptisé  » Le Thophée des 2M », il a changé de nom l’an dernier.

La première année, Eric Maravélias (à qui on doit le superbe roman La faux soyeuse), et Benoit Minville (auteur de l’excellent roman ado-adulte Les géants et le non moins bon Rural Noir) ont lancé un concours de nouvelles improvisées. En lice, un groupe d’auteurs Français réunis pour le fun et le plaisir partagé.
Une nouvelle chacun de maximum, 10 pages. Un jury de lecteurs potos. Et.. Ils ont fédéré une bonne vingtaine d’auteurs. Le vainqueur 2015 : Vincent Crouzet.

th (15)La deuxième année Eric Maravélias remet ça avec le même enthousiasme. Le nouveau concours s’appelle dorénavent « Trophée Anonym’us 2016 : « Les Mots sans les Noms ». Il a, à nouveau, été accueilli par le festival « Les Pontons Flingueurs », de René Vuillermoz, à Annecy.

Nous gagions alors que cela devienne pérenne.

Et bien oui, Eric Maravélias aidé d’Anne Denost se lance dans une nouvelle année.

C’est le départ du Trophée Anonym’us 2017 : « Les Mots sans les Noms ».

ano SON PARRAIN : Ian Manook.
Il a été le premier à répondre présent la première année.

 

 

 

LE LAUREAT 2016 : 

Danü Danquigny, il nous  a concocter la nouvelle inaugurale du concours.

Pour lire l’article de lancement du trophée 2017, le mot du parrain et la nouvelle de 
 Danü Danquigny c’est :

 ICI

Vous le trouverez toutes les info sur la page facebook  du trophée Anonym’Us

Ou sur le blog :

LES REGLES : 

Une nouvelle de 20.000 signes maximum, noir ou polar.

Des auteurs vont concourir de façon anonyme pour gagner le trophée. Qu’ils soient connus, reconnus ou des inconnus.

Des cadors édités et des non édités jugés à l’aveugle. Un vote à l’aveugle pour le jury qui ne connaîtra pas le nom des auteurs.

Un Trophée, un buste en argile, réalisé à la main par Eric Maravélias sur FB.

Les trois premiers invités au festival des « Pontons flingueurs », à Annecy, en juin, pour la remise du Trophée.

Début de la 3eme saison : Samedi 03 septembre 2016. 21:00

– « Oui je sais j’ai une semaine de retard. »

LES PARTICIPANTS : 

Les auteurs en lice édités sont : 

Coté dames :

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Anouk Langaney ; Armelle Carbonel ; Danielle Thiery ;

anoellen-guillemain    anogaelle-perrin-guillet anomarie-van-moere

Ellen Guillemain ; Gaelle Perrin-Guillet ; Marie Van Moere

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 Maud Mayeras ; Sandra Martineau ;

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Louisa Kern (V.Allam) , Yannick Dubart

Coté messieurs :

 

anobenoit-severacanociceron-angledroitanocolin-niel

Benoit Séverac ; Ciceron Angledroit ; Colin Niel ;

 

anodominique-maisons anofrancois-medelineanoghislain-gilberti

 Dominique Maisons ; François Medeline ; Ghislain Gilberti

 

anoacques-sausseyanojeremy-bouquinanomichel-douard

Jacques Saussey ; Jérémy Bouquin ; Michel Douard ;

anonils-barrellonanoolivier-chapuisanopatrick-k-dewdney

Nils Barrellon ; Olivier Chapuis  ;  Patrick K Dewdney ;

 

du côté des non-édités :

Florence Médina ; Marie Delabos ; Stéphanie Champclos Clemente

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; David Charlier  et Lozère Esteban

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Bref du beau monde.

Pour reprendre les propres mots d’Eric Maravélias : « Ce prix n’est qu’un prétexte. Le but : S’éclater, partager entre nous, auteurs français, montrer qu’on se serre les coudes, et partager avec nos « amis » de la toile, les lecteurs et passionnés ».

Alors régulièrement sur nos pages nous partagerons avec vous les nouvelles de tous ces fabuleux auteurs.

Quelques heures de lectures en perspective

Que du bonheur à venir

A suivre donc !

 

 

Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian


 97823674020550-2540614 Le livre : Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian. Paru le 5 mars 2015 chez Scrinéo. 20€ ; (317 p.) ; 22 x 13 cm

4e de couv :

Anna est miraculée.

Après un accident et deux semaines de coma, elle est toujours en vie. Est-ce la promesse d’un nouveau départ ? Une chance avec son fils et son mari de tout recommencer ?

Mais de l’autre côté, l’espace d’une infime seconde, alors que sa vie était suspendue à un fil, elle a vu le tunnel… une lumière noire, et un homme lui promettant de la tuer…

Il la poursuit encore.

Pourquoi l’a-t-il choisie comme témoin de ses crimes ?

Parfois, il vaut mieux ne pas revenir…

nicoL’auteur : De l’écriture à la réalisation, Niko Tackian s’exprime avec le même engouement au cinéma, en bande dessinée, à la télévision et dans les jeux vidéo. Il a écrit une vingtaine de films et réalisé Azad, primé dans de nombreux festivals à travers le monde. Après une minutieuse enquête sur le phénomène de la mort imminente, il écrit Quelque part avant l’enfer, son premier roman.
Extrait :
Le coma avait entre autres effets celui de vous faire perdre pied avec le réel. Soumis à une dose de stress colossale, l’esprit pouvait se fissurer, laissant passer toutes sortes de phantasmes inconscients entre les strates de la rationalité objective. Des blessures psychologiques dont la convalescence était bien plus longue que celle du corps…
Petits résumés et avis

Suite à un accident de voiture et après deux semaines de coma, Anna Rénucci , mariée et mère d’un petit garçon, échappe au pire. Mais son expérience de mort imminente ne lui apporte pas le réconfort d’être en vie. Au contraire, elle a la certitude d’être en danger, menacée par un mystérieux homme en noir qu’elle a aperçu de l’autre côté. Un être maléfique qu’elle a croisé dans son inconscient et qui lui a promis de la tuer. Sortie du coma elle devra livrer une lutte quotidienne contre les démons qui la poursuivent.

Un thriller psychologique prenant qui traite avec brio le thème de la mort imminente. Car l’auteur a su parfaitement nous décrire et nous expliquer l’EMI sans que cela nuise en quoique ce soit à l’histoire.
Il nous propose un très bon polar au rythme haletant et soutenu. Il nous entraîne  sur des fausses pistes. Nous embarquons dans une  l’ambiance  noire, très noire, une atmosphère poisseuse presque malsaine.

A travers les différentes Expériences de Mort Imminente que l’auteur nous décrit, il nous plonge dans celle particulièrement douloureuse de notre héroïne. Et il nous retranscrit à la perfection ses angoisses. Angoisses que nous partageons et qui fait monter crescendo la tension en même temps que notre rythme cardiaque.

De plus Niko Tackian a émaillé son roman de scènes de crimes monstrueuses. Il lui fait prendre des allures surnaturelles aux limites du fantastique. Pour autant il a particulièrement soigné la psychologie de ses personnages.

Et tout ses ingrédients mêlés, nous prennent aux tripes. Ils nous poussent à vouloir connaitre la suite, à découvrir le coupable. Et à la fin ils rendent le dénouement hallucinant.

Un titre qui devrait plaire aux amateurs de purs thrillers.

 

Lire le début de Quelque part avant l’enfer

97823674020480-2478831Avec une préface de Franck Thilliez

J’aime, de temps en temps, lire le premier roman d’un auteur, sans doute parce cela me rend quelque peu nostalgique d’une époque qui s’éloigne chaque année un peu plus, mais aussi, simplement, parce que j’aime découvrir une plume et l’homme qui se cache derrière. Quelque part avant l’enferfut une magnifique découverte.
J’ai immédiatement ressenti, à sa lecture, cette atmosphère qui me plaît tant, faite de mystère, de suspense, avec l’impression que petit à petit, les pièces se mettent en place pour nous révéler une histoire surprenante.
Le thème principal du livre, les fameuses EMI (Expériences de Mort Imminentes) m’intéresse également beaucoup. Que se passe-t-il sur la frontière entre la vie et la mort ? Qu’ont vu ceux qui ont franchi la frontière et sont revenus ? Le voyage de l’autre côté peut-il transformer notre existence dans le monde des vivants ? C’est sur ce thème passionnant que Nicolas  Tackian construit sa trame et nous entraîne dans l’univers d’un personnage attachant, Anna, qui survit à un terrible accident de la route et va être entraînée dans une spirale infernale. L’auteur, scénariste, sait raconter des histoires et maîtrise à la perfection les codes du genre, ce qui nous donne l’envie irrésistible de tourner les pages. C’est ce que j’aime dans un roman, prendre du plaisir à la lecture avant tout. Quelque part avant l’enfer est un premier roman abouti,
une belle réussite et j’espère que Nicolas Tackian ne nous privera pas de nouvelles histoires que j’attends déjà avec
grande impatience !
Franck Thilliez

Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch


mes-petites-lectures (1)

9782290040362,0-1330498Le livre : Le dernier apprenti sorcier ; vol 1 ; Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch. Traduit de l’anglais par Benoît Domis.Paru le 14 mars 2012 Aux Nouveaux Millénaires. 18€50 ; (379 p.) ; 20 x 13 cm

9782290040416,0-1737613Réédité en poche le 5 février 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Fantastique. 7,60 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Les rivières de Londres

Le dernier apprenti sorcier – 1

L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel… s’il n’était mort depuis plus d’un siècle !.

Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

Unanimement salué par la critique anglo-saxonne comme la rencontre jubilatoire entre X-Files et Doctor Who, Ben Aaronovitch signe avec son premier roman, Les rivières de Londres, un brillant hommage à la capitale de tous les imaginaires.

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L’auteur : Nourri à l’eau de la Tamise dès sa naissance en 1964, Ben Aaronovitch  Londonien de souche,  est devenu, presque du jour au lendemain, une star dans son pays avec la publication de la série du Dernier apprenti sorcier, jouissive rencontre entre Doctor Who et Sherlock. Il est aussi scénariste.

 

 

Extrait :
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plupart des gens ne cherchent pas réellement la bagarre, en particulier lorsque règne un équilibre entre les forces en présence. Une foule en colère mettra en pièces un individu isolé, et un homme armé d’un pistolet et d’une noble cause se fera un plaisir de tuer un maximum de femmes et d’enfants. Mais prendre le risque d’un combat à la loyale ? Pas si facile. Il n’y a qu’à observer ces ados furax quand ils se livrent à leur petit manège : « Retenez-moi ou je fais un malheur ! » disent-ils, tout en espérant farouchement que quelqu’un sera là pour leur obéir. Tout le monde est bien content de voir la police arriver, parce qu’on leur sauve la mise, que ça nous plaise ou non.

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Petit Résumé et avis :

A Londres, le jeune sergent Grant monte la garde sur une scène de crime. Il est attiré par un personnage tapi dans le portique de l’église Saint Paul, il prétend avoir assisté au meurtre qui vient de se produire et être un fantôme. Grant voit là l’opportunité de se distinguer et c’est aussi l’avis du capitaine Nightingale qui dirige un service de police un peu spécial

 Un très bon texte par celui qui a été scénariste pour Dr Who .

Le ton (l’humour flegmatique britannique), l’enquête échevelée (comme quoi tout est possible) à travers la ville de Londres dont on revit l’histoire et qui est un personnage à part entière, font de ce texte un petit bijou.

On attend la suite impatiemment. Et surtout, on a envie de retournre à Londres, la  capitale de tous les imaginaires comme aime à l’appeler l’auteur.

Pour info : La série du Dernier apprenti sorcier, qui compte désormais cinq volumes, est en cours d’adaptation à la télévision britannique par la BBC.

Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel


Mes petites lectures

9782743623791,0-14295029782743626006,0-1711620Le livre : Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel .Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé.Paru le 22 août 2012 chez Rivages dans la collecion Rivages Thriller. 18€,50 ; (234 p.) ; 23 x 16 cm

Réédité le 28 août 2013 en poche chez Rivages dans la collection Rivages-Noir. 9€15 ; (345 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv

C’est l’histoire de Lilia, enlevée à sept ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C’est l’histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver, et de sa fille Michaela, qui rêvait d’être funambule avant de finir dans une boîte minable de Montréal. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa cavale. C’est enfin l’histoire d’Eli, étudiant passionné par les langues et la fragilité des sentiments qu’elles servent à exprimer, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d’elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s’enfuit.

C’est dans une Montréal hypnotique que se dénouera cette «histoire de fenêtres brisées et de neige», une histoire en forme d’éclats de miroir brisé qui, une fois reconstitué, dessine une vision déchirante du monde.

 

++74643L’auteur :

Emily St. John Mandel est née au Canada  Elle a étudié la danse à Toronto. Elle réside aujourd’hui à  New York du coté e Brooklyn. Dernière nuit à Montréal, son premier roman, a été finaliste du ForeWord Magazine’s 2009 Book of the Year.

 

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

C’était une vieiile histoire qui tenait en quelques phrases, à propos de fenêtre brisées et de neige…

Lilia, enlevée à 7 ans par son père, a connu une longue cavale durant toute son adolescence. Sa mère a engagé un détective privé pour la retrouver. Eli, un étudiant qui a hébergé Lilia et qui en est tombé amoureux, est aussi à sa recherche.

Un excellent premier roman . Une vraie révélation.

En 230 pages, l’auteur nous propose un magnifique roman noir, avec 4 personnages parfaitement campés et une intrigue brillante et angoissante.

A découvrir absolument !

Lire le début

Ma 500e chapitre 1 : Réponses aux questions de nos lectrices


500e de nos lectrices

Vous avez été nombreuses à répondre à l’appel de notre jeu concours de la 500e chronique.

Ce fut un véritable plaisir que de lire vos portraits de lectrices.

J’ai ainsi fait un peu plus votre connaissance.

Certaines d’entre vous me sont plus familières que d’autres. Quelques-unes étaient de parfaites inconnues.  C’est aussi pour cela que ce tag a été sympa.

Il nous a permis de nous rencontrer même si ce n’est que du virtuel pour l’instant.

D’ailleurs entres vous vous aussi chères Seriales Lectrices, le courant est passé. Vous avez joué le jeu jusqu’au bout, découvrant chaque semaine le portrait des autres candidates.

J’ai vraiment kiffé, c’est un beau moment de partage comme je les aime. De vrais échanges ont vu le jour. C’est comme cela que je voyais ce blog lorsque j’en ai conçu le projet.

Alors merci à vous Mesdames, oui car malheureusement il n’y a eu que des dames pour répondre à mes quelques question. Ces messieurs se sont fait timide voire pudique. Dommage, mais je ne désespère pas de faire venir quelques serial lecteurs.

En attendant, une nouvelle rubrique a vu le jour grâce à vous les filles. Et je ne suis pas prête de m’arrêter à chercher à mieux vous connaître et mieux vous cerner.

Merci, merci, merci, ce fut vraiment chouette.

Mais maintenant c’est à moi de répondre à vos questions.

Et j’espère que mes réponses vous satisferont !

Allez c’est parti !!!

 

 1 : Louise :  Quand est ce que l’on se rencontre en vrai ?! 

Ecoute, Louise maintenant que je te connais un peu plus, j’ai encore plus envie de te rencontrer. Il y a des années maintenant que je veux descendre sur Toulouse pour le fameux salon Toulouse Polar du Sud. Malheureusement ce ne sera pas encore pour cette fois. Mais je sais que toi aussi tu es fan de ce salon, alors nous finirons bien par nous y rencontrer. Entre passionnées, c’est obligatoire, non ! 

Sinon, peut-être que de ton coté tu viendrai, par le plus grand des hasard , en juin prochain à Saint Maur en Poche.

 

2 : Titiana : Une idée de polar pour bébé de deux ans et demi, l’âge de mon petit fils ?de préférence en format cartonné à l’épreuve des dents …

Là Titiana tu me pose une colle. Déjà que je ne suis pas une spécialiste de la littérature jeunesse. Je lis bien de temps à entre des roman pour ado ou à partir de 9-10 ans. Du polar et de la SFFF essentiellement.

Là des polars cartonnés ou en tissu je vois pas.

Mais je peux déjà te conseiller quelques polars pour ses toutes premières lectures. Quand ton petit-fils aura appris à lire. Dès histoire à partir de 6 ans. Oui je sais, il va te falloir être patiente d’ici là. Mais quel plaisir tu vas avoir en lui offrant ses tous premiers polars !

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Dès 5-6 ans, ils peuvent suivre ces petites mais sympathiques enquêtes

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3 : Sylvie : Comment fais tu pour être à 20000 volt tout le temps ? je veux ton remède

Ben je sais pas.

Déjà gamine je vivais à 100 à l’heure. Toujours par monts et par vaux à courir la campagne. Ou sur mon vélo à faire des tours du village.

Dès 4 ans je me suis inscrite au club de foot, je passais mes jeudi sur le terrain avec mes petits camarades. Et oui j’étais la seule fille, avec une de mes cousine un peu plus âgée, parmi tous les garçons du canton. Le samedi y avait match.

Dès mon entrée au collègue je me suis mise au handball. Et là je n’ai plus arrêté durant une vingtaine d’année. 3-4 heures de sport et d’entrainement par jour. C’est bon, ça défoule bien. Et puis depuis une bonne quinzaine d’année bien je ne pratique plus de sport. Sauf la marche lors des promenades quotidiennes de mes chiens.

Alors forcément je garde toute cette énergie en moi. Et il faut bien quelle ressorte quelque part.

Maintenant je pratique la lecture à haut niveau.  Et plus si affinité…😂

4 : Belette : Le code de ta carte bancaire ? Non ? Bon, attends alors…

Ah ! Est-ce que le fait de travailler dans son « loisir » n’est pas dangereux ?? N’as-tu pas peur de te dégoutter des livres en bossant dedans ?

Je m’explique : moi, si je devais travailler dans un milieu que j’aime (les livres ou les chevaux) et bien, j’aurais peur de ne plus les voir ensuite comme un « plaisir » mais plutôt comme du travail ! Et donc, en ouvrant un roman, j’aurais l’impression de travailler à la maison ou lorsque je monterais mon cheval, je n’aurais plus ce plaisir après avoir passé ma journée à expliquer à  des gosses comment monter à cheval.

Je vois bien l’idée Dame Belette.

C’est vrai que parfois je pousse un peu les choses trop loin, mon esprit de compétition sans doute. Tu sais quand tu as pratiqué un sport à haut niveau tu aimes te dépasser. Tu en as presque besoin.

Alors oui, je me lance tête baissée, je compte le nombre de pages lu dans la journée, dans la semaine. Le nombre de livres lu dans la quinzaine, le mois, l’année.

Je m’efforce de lire un max de premiers romans et il en parait de plus en plus. J’aimerai ne rien louper. Et parfois il est vrai que je suis à la limite de la rupture. Je sens mon envie de lire prendre le largue. Alors à ce moment là, je ne lis que pour le plaisir. Je lis moins vite, j’essaie de ne pas compter mes pages. Je profite plus de ma lecture. je quitte le polar et retourne à mes premières amours. Je lis un peu de SFFF. Ou même j’ose quelques romans qui n’entrent pas dans ces genres. Je redeviens une lectrice normale. 

Mais vois tu Belette, une bibliothécaire pendant ses heures de boulot ne lit pas. Pas de roman,  pas d’essais, pas de bouquins quoi ! Non notre boulot c’est pas du tout ça. Au mieux, on lit les critiques qui nous permettent de choisir les livres que l’on va acheter dans notre bibliothèque.

Donc oui, on lit à la maison pendant notre temps libre.La lecture même pour le boulot reste du bénévolat. Ça serai le pied si j’étais payée à lire. Mais non, je n’y suis pas obligée. D’ailleurs je connais de nombreux collègues qui ne lissent pas sauf peut-être un peu pendant leur vacances.

Même mon job de veilleuse ne me demande pas de lire les bouquins. Il faut juste que je vois si le titre plait, trouve son public, va marcher….Enfin oui, je dois lire les avis, alors avant j’avais une revue pro, le monde des livres, la presse spécialisée que je dépouillais. Et puis il y a eu des sites spécialisés et puis les blogs de spécialistes (Libraires, bibliothécaires, chroniqueurs littéraires….) et puis très vite de simple lecteur et les forums de discutions et les sites participatifs et d’échange de lectures et d’avis… C’est comme cela que j’ai connu vos blogs, sans prendre le temps de m’y attarder, juste parcourir vos articles (Surtout ceux sur les nouveautés à paraître.)

Bon maintenant que je suis devenue blogueuse à mon tour, je sais que laisser un petit commentaire ça fait toujours plaisir ! 😘

 

5 : Mélie : Comment es-tu devenue la papesse du polar ? D’où vient cet addiction ? 

J’ai connu la papesse du polar. Une femme extraordinaire. Elle fut mon mentor. J’ai tout appris auprès d’elle.

Michel Witta était véritablement la papesse du polar, c’était plus qu’une passionnée, c’était une véritable militante de la cause polar. Une encyclopédie vivante, une mine de renseignements intarissables, une mémoire d’éléphant, une réactivité incroyable.

Je l’ai vu improvisé un débat au pied levé pour remplacer un médiateur qui n’avais pu venir. Juste le temps de lire un titre d’un nouvel auteur qu’elle ne connaissait pas et quand avait convier au dernier moment à se joindre à ses pairs. Et 2 heures plus tard, elle animait la table ronde en ayant déjà analysé parfaitement le style et le propos de l’auteur connaissant déjà bien les autres participants.

Malheureusement, Mélie, je n’ai ni son érudition, ni son aplomb, ni sa connaissance du milieu et en plus j’ai une mémoire de Dory.500ge

Mais je suis tellement contente d’avoir rencontrer cette grande dame du polar.

D’ailleurs je lui ai rendu un bien modeste hommage dans les pages des dames du noir. Et si cela t’intéresse c’est ICI le portrait très personnel de MW, papesse du polar

Pour l’addiction je ne sais pas, je suis une lectrice tardive. Et quand vers 17 ans je me suis mise à lire, je me suis mise à dévorer. Et je suis allée vers ce que j’aimais déjà lire à savoir la science fiction et les romans historiques. C’est comme cela que je suis tombé sur l’oeuvre de Georges-Jean Arnaud et La compagnie des glaces et par ricochet sur ces romans d’espionnage et ses polars et autres romans noirs. D’ailleurs maintenant que j’y pense c’est peut-être bien cet auteurs qui m’a amené à la littérature noir américaine. 

500geeLa lune a servi de dépotoir aux humains qui voulaient se débarrasser de leurs déchets nucléaires. Elle a explosé et ses poussières ont entouré la Terre, empêchant les rayons du soleil de passer. Le froid, jusqu’à – 100 degrés, et la glace sont devenus le danger principal pour l’Homme. Les humains sont obligés de vivre sous des dômes et de porter une combinaison isotherme. Les compagnies ferroviaires ont tissé les seuls liens de survie entre les dômes : les rails ! C’est par eux que circule l’électricité, c’est grâce à eux que les trains relient les hommes. Pour les compagnies ferroviaires, c’est l’occasion d’imposer leurs lois, dont la première : « Hors du rail, pas de vie« . Elles se sont partagé la Terre et dirigent le monde sans concession. Les Roux sont issus d’une manipulation génétique dont on ne connaît pas encore l’origine. Ils vivent nus, résistant aux températures les plus extrêmes. Ils sont considérés comme des animaux ou des sous-hommes. Lien Rag est glaciologue. Il rencontre par hasard Yeuse, une danseuse nue. Puis croise la route de Floa Sadon, riche héritière de la TransEuropéenne. Tout baignerait pour Lien s’il ne se posait pas des questions interdites : d’où viennent réellement les Roux ? Pourquoi la sécurité de la TransEuropéenne a-t-elle déplacé et détruit tout un dôme ? Il devient l’ennemi public numéro 1 ! Il sera arrêté, torturé, trahi… mais rencontrera aussi quelques fidèles prêts à tout pour l’aider… Si cette oeuvre nous propulse dans un avenir lointain, elle évoque des questions très contemporaines : les dictatures, la bipolarisation, le dérèglement climatique causé par les manipulations de l’Homme…

Voilà tu sais tout. 😂

Vous savez Tout.

Et si aujourd’hui je m’arrête là, c’est pour mieux répondre prochainement aux autres questions qui m’ont été posées par nos Seriales Lectrices.

Alors rassurez-vous Mesdames, chacune aura sa réponse.

Très bientôt chers lecteurs zé lectrices

Et à suivre donc

 

Dust de Sonja Delzongle par Titou le matou sur Lire et relire


Pour les 1 an du blog j’ai lancé un petit concours et gentiment Titou le matou a répondu à mon annonce.

Elle a même gagné un bouquin. Ce bouquin c’est un polar, mais pas n’importe lequel, c’est Dust de Sonia Delzongle.

Un roman policier que j’ai aimé et que je fait découvrir, dès que je le peux,  à d’autres lecteurs passionnés.

 Là l’occasion était trop belle

Et ma récompense c’est quand le titre que vous avez choisi d’offrir a été lu avec intérêt et surtout a plu.

Alors je laisse Titou vous en parler.

Pour retrouver l’article original de Dust par Titou sur son blog Lire et Relire c’est ICI

Je vous laisse maintenant avec les mots de Titou

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? [Henry Miller] Extrait de Lire ou ne pas lire

Dust (Sonja Delzongle)

Détails sur le produit

  •  Dust (Sonja Delzongle)
  • Poche: 560 pages
  • Editeur : Folio (1 avril 2016)
  • Collection : Folio Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 207046508X
  • ISBN-13: 978-2070465088

 

Le résumé de Titou :

Des croix de sang, laissées dans la poussière du sol kenyan. Des croix de la taille d’un adulte. Mais des corps absents, comme partis en fumée. Cela fait 2 ans que ces croix apparaissent, alors la police kenyane fait appel à Hanah Baxter. La profileuse française abandonne son appartement new-yorkais pour se rendre sur place. Habituée par son métier à voir la mort, elle ne se doute pas que c’est l’horreur, l’indicible qui l’attend. Car à l’enquête sur les croix de sang se greffe une enquête sur des meurtres d’africains d’albinos….

L’ avis de Titou :

Encore une enquête en Afrique sur fond de sorcellerie ? Non.

Un thriller sur la folie des hommes, une rencontre avec l’horreur.

Je ne trouve pas les mots pour parler de ce livre tant il m’a remué les tripes, et chamboulé. Un livre qui changera à tout jamais ma vision de la folie. Un livre qui aborde le problème de l’albinisme en Afrique, celui des croyances qui en découlent. Un livre qui traite aussi de l’inhumanité de l’être humain quand il y a du profit à faire, et quand il se sent tout puissant.

Un scénario au cordeau, une écriture efficace, brute qui vous prend et ne vous lâche plus !

Des personnages qui resteront longtemps dans ma mémoire…. (Les gentils comme les méchants).

Un livre à lire d’urgence si vous avez le cœur bien accroché

C’est grâce au concours organisé par le blog « collectif polar » pour ses un an que j’ai gagné ce livre, dédicacé par l’auteur. Un grand MERCI aux auteurs de ce blog et à l’auteur pour la dédicace !

Je le rajoute pour la challenge thriller et polar 

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Vous pouvez aussi retrouvez mon avis sur Dust ICI

 

 

Vivants de Isaac Marion


9782352945277,0-1254601Le livre : Vivants  de Isaac Marion.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Benoît Domi. Paru le 21 octobre 2011 chez  Bragelonne.17€ ; (317 p.) ; 22 x 15 cm
9782352946991,0-1978624Nouvelle édition paru le 9 novembre 2013, 17€ (320 p.) ; 22 x 15 cm

Quatrième de couverture

Vivants

« Un roman de zombies avec du coeur. »
The Guardian

« Tendre et intense. Un grand moment de divertissement. » Marie Claire (G-B)

Une émouvante parabole sur notre époque et la nostalgie d’une vie pleine.

R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.

Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.

Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.

Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

index585552Isaac Marion vit depuis toujours dans la région de Seattle. Vivants est son premier roman et connaît un succès fulgurant. Traduit en vingt langues, il sera bientôt adapté au cinéma, sous la direction de Jonathan Levine et produit par Summit Entertainment (Twilight).

 

 

Extrait :
Je suis mort, mais ce n’est pas si mal. J’ai appris à vivre avec. Ne m’en veuillez pas si je ne m’étends pas sur les présentations, c’est simplement que je n’ai plus de nom. Comme la plupart d’entre nous. Nous le perdons aussi facilement que des clés de voiture, nous l’oublions comme une date d’anniversaire. Le mien commençait peut-être par la lettre « R », mais je n’en sais pas plus. C’est drôle parce que, quand j’étais vivant, je n’avais déjà pas la mémoire des noms. Mon ami M trouve qu’être un zombie ne manque pas d’ironie : tout paraît amusant, mais impossible de sourire, parce que nous n’avons plus de lèvres (elles ont fini par se décomposer).

Petits résumé et avis :

R, un zombie différent des autres, rencontre Julie, une jeune fille chaleureuse et intelligente qu’il décide de sauver au lieu de la dévorer. Résolu à vivre, il est aidé par Julie mais ils devront tous deux faire face à un monde en décomposition.

Un roman hors norme.

Une histoire qui sort de l’ordinaire, bouleversant le genre en y introduisant un regard inédit sur les zombies.

Avec une histoire d’amour rare, ce roman nous bouleverse autant qu’il nous terrifie . Le sujet a d’ailleurs passionné Hollywood  puisque les droits d’adaptation ont été achetés. Et 2 ans après la sortie française du roman, le film Warm Bodies a vu le jour.

Coup de coeur pour le roman, un peu moins séduite par l’adaptation cinématographique qui à mon avis est plus adaptée pour des jeunes adultes.

Lire le début de Vivants ICI

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En septembre c’est vacances chez Collectif Polar


En septembre c’est vacances

Et voilà, je suis enfin en vacances.

Il était temps, depuis janvier je commencer à trouver le temps long.

Pour autant, le blog lui ne s’arrête pas, non.

Collectif Polar Chronique de Nuit

En septembre, je ne vous promet pas de chroniques tous les jours quoi que…

Mais il y en aura pour tout le monde.

 

En septembre c’est vacances

septembreSeptembre sonne pour moi le mois des vacances. Des vacances que j’attends avec impatiente depuis début février maintenant. Et je compte bien en profiter. Enfin pas autant que je le souhaiterai car je dois sérieusement préparer l’oral de mon concours. Et oui si je veux être une bibliothécaire exceptionnelle, il va falloir que je bosse un peu, et c’est un doux euphémisme. C’est pas le tout d’avoir passé l’écrit et d’avoir été admissible si je veux ma promotion, il faut que je décroche ce concours. Alors je vais réviser, apprendre, revoir des tas de notions de droit, d’éco, de bibliothéconomie, d’administration. je vais livre des revue professionnelles, des articles pro, des livres pro. Chouette ! Je vais compulser, faire des fiches, tenter de retenir tout un tas de notions. C’est pas gagner.

Je vais devoir bétonner mon projet, le tenir et le rendre intéressant aux yeux et surtout aux oreilles des examinateurs.

Du coup, je n’aurai pas beaucoup de temps pour venir vous parler sur ces pages. mais je vais essayer de venir le plus possible pour partager avec vous mes petites lectures polars que j’aurai intercaler dans ce programme chargé.

Et croyais, je préfère mes nuits blanches en noir et polar plutôt qu’en lectures pro et rébarbatives.

Alors voici donc les réjouissance de ce mois si particulier.

CM16Vous retrouverez nos chroniques de lecteur et lectrices. J’espère qu’ils seront bien là au rendez-vous pour tenir à flot les pages de ce blog.  Jean Luc, Marie Noëlle, Nadia, Kris, Isabelle et les autres je compte sur vous, voyez-vous ! D’ailleurs si vous aussi vous souhaitez voir vos chroniques publiées ici, n’hésitez pas. C’est simple vous me contactez sur collectif.polar@gmail.com..
500e de nos lectricesEn septembre il y aura la suite de notre concours la 500e de nos lectrice. Je répondrai à mon tour au question que chacune des participantes m’ont posées. Je sais que certaines sont impatientes d’en savoir un peu plus aussi ! Il faudra aussi que l’on détermine qu’elles sont les 3 gagnantes de ce jeu-concours. Et oui ce seront forcément des gagnantes, car je n’ai eu que des réponses et des portrait de lectrices. Alors messieurs que ce passe-t-il, on est timide, pudique ou simplement flemmard pour répondre à 10 petites questions ? Bon pour faire un premier tri entre toutes ses brillantes candidates, je compte un peu sur vous aussi.

D’ailleurs cela m’a donné l’envie de créer une nouvelle rubrique pour ce blog. Et forcément il portera le nom de « Seriale Lectrice ». Mais rien n’empêche que celle-ci chance de titre. Elle pourrait s’intituler  « Seriale Lectrice et Serial lecteur ». Il n’en tient qu’à vous messieurs.

Coup de coeur$jpgIl y aura aussi la fin de mes coups de coeur de l’été 2016 et une petite bibliographie de polar pour la rentrée de mes lecteurs de la bibliothèque parmentier.

 

 

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Vous pourrez lire aussi quelques-unes de mes lectures d’avant. Vous savez ces petites lectures comme j’ai faites pour le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris. Ces petites lectures qui m’en permise de sélectionner les roman policier qui allaient entrer dans les fonds polar de vos bibliothèques parisiennes.
Des petits mes-petites-lectures (1)avis simples, qui expliquent à mes camarades bibliothécaires et acquéreurs pourquoi j’ai aimé tel titre et pourquoi ça serait bien qu’il soit présent dans le réseau parisien.

 

 

armure_futuriste_1_de_la_science_fiction_carnet-rce557f549b074fb09263a36902f2887d_ambg4_8byvr_324Et puis en septembre il y aura sans doute un peu plus de science-fiction, de fantasy et de fantastique sur votre blog. Oui en effet j’ai retrouvé un petit cahier de notes SFFF en fouillant dans mes tiroirs. Du coup je me suis dis : « pourquoi ne pas faire profiter mes lecteurs de ces petites lectures aussi.

Vous le savez j’aime les littératures de l’imaginaire dans tous ces genres.

Enfin, je vous ferez partager quelques une de mes lectures 2016. Des lectures récentes qui pour une raison ou une autres auront été choisies pour être chroniquée. Je n’arrive pas à savoir comment parmi mes nombreuses lectures je choisis plutôt telle lecture plutôt que telle autre à vous présenter. C’est souvent parce que c’est une belle découverte ou un pur coup de coeur mais pas seulement. En fait cela dépend aussi du temps que j’ai pour chroniquer. C’est souvent sur le matin après une nuit de lecture. C’est entre 5 et 6 heure du mat que j’écris mes ressentis et que je les mets en page. C’est un premier jet, comme cela sans relecture et sans correction que je balance sur le blog.

Collectif polar.biblio

Voilà vous savez tout.

J’espère que vous serez au rendez-vous, en ce moi de reprise pour pas mal d’entre vous. Car c’est toujours un immense plaisir que de vous voir commenter ces petits articles.

Et merci à vous de me suivre malgré mes  erreurs et les défauts de ce blog.

Grace à vous, je m’éclate un max !!!


Collectif polar.JLucCollectif KrisCollectif IsabelleCollectif polar Nadia

Mes coups de coeur et mes découvertes de la saison 2016 : chapitre 7


Coup de coeur$jpg

Je poursuis en ce tout début septembre la présentation de quelques uns des livres que j’ai lus ces 9 derniers mois.

Non seulement je les ai lus, mais en plus je les ai appréciés. Mais le temps me manquant, je n’ai pas trouvé l’opportunité d’en faire une petite chronique.

Et comme je suis un peu bibliothécaire, je vous les présente de façon alphabétique par auteur.

Et pour ne pas trop vous tenter qu’un seul coup, je vous les propose 10 par 10

Après les A, B et le début des C que vous pouvez retrouver ICI... Le deuxième opus de C à E est

Le 3e volet de E à H est ICI.  Le 4e Là de H à M et le 5e ICI et le 6 de de R à T là aussi

Voici donc la suite de S à Z.

 

cdc1Salaün, Lionel

La terre des Wilson

Liana Levi

Littérature française

Au début des années 1930, Dick Wilson est de retour dans sa ville natale d’Oklahoma, après avoir fait fortune. Il découvre que les choses ont évolué durant ses quinze années d’absence : Annie Mae, son amie d’enfance, est désormais en couple avec le père de Dick dont elle a eu un enfant. Le jeune homme élabore d’ambitieux projets autour du pétrole et de l’alcool.

C’est dans une Amérique profonde malmenée par l’Histoire que nous emporte Lionel Salaün pour ce troisième roman ; celle de la Grande Dépression et du « Dust Bowl », ces gigantesques nuages de poussière qui ont mis à genoux des milliers d’agriculteurs pendant près d’une décennie. Un monde féroce, où la vengeance de la nature rivalise avec celle des hommes.

CDC2Thynne, Jane

Le jardin d’hiver

Lattès

Berlin, 1937. Anna Hansen, promise à un futur d’épouse parfaite d’un officier SS, est assassinée et l’affaire étouffée. Clara Vine, agent des renseignements britanniques sous couverture, découvre que ce crime est lié à un lourd secret pouvant compromettre les plus haut dignitaires nazis. Aidée d’un artiste juif, Clara doit redoubler de prudence pour mener à bien cette enquête périlleuse.

Écrivain, journaliste (BBC, The Sunday Times, The Daily Telegraph, The Independent), Jane Thynne est passionnée par les romans historiques. Elle vit à Londres avec ses trois enfants et son mari, Philip Kerr. Le Jardin d’hiver est le second volet des aventures de Clara Vine initiées avec Les Roses noires, largement saluées par la presse qui loue cette «peinture convaincante de l’Allemagne artistique et politique de ces funestes années 1930».

CDC3Tiab, Ahmed

Le désert ou la mer

Ed. de l’Aube

L’Aube noire

Des cadavres de migrants africains sont retrouvés échoués sur la plage de Bouisseville, près d’Oran. Tandis qu’il enquête sur un trafic d’êtres humains entre le Maghreb et l’Europe, le commissaire Kémal Fadil croise une jeune Nigérienne ayant fui son pays. Lui essaie de démanteler une filière mortifère, elle se bat pour survivre et avoir un avenir.

Son premier roman a été une véritable révélation pour le collectif. Un coup de cœur pour moi. Découvrez cette très belle plume. Des personnages attachants, loin de la caricature, avec leur faiblesse et leur faille. On retrouve avec grand plaisir le commissaire Kémal Fadil dans ce nouveau roman noir d’Ahmed Tiab

CDC4Van Der Eecken, Alain

De si vieux ennemis

Rouergue

Rouergue noir

Quand Palmyre, fille d’un ancien membre de la Cagoule, disparaît, une multitude de personnes partent à sa recherche et plongent dans l’univers feutré de la bourgeoisie, entre la France, l’Angleterre et la Suisse. Premier roman.

Dans un premier roman châtié, fantasque, hilarant, Alain Van Der Eecken précipite une ribambelle de personnages dans la généalogie feutrée d’une bourgeoisie infestée de cagoulards.

 
CDC5Varesi, Valerio

Le fleuve des brumes

Agullo éditions

Agullo noir

Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, les habitants surveillent la montée de Pô qui menace de sortir de son lit. Une barge libérée de ses amarres s’échoue et Tonna, son pilote aguerri, est introuvable. Au même moment le commissaire Soneri est appelé à l’hôpital pour enquêter sur le suicide d’un homme. Il découvre qu’il s’agit du frère du batelier disparu.

Dans la lignée de Giorgio Scerbanenco ou du duo Fruttero et Lucentini, un polar impressionniste servi par une prose pleine de panache, qui nous plonge dans l’atmosphère humide et ténébreuse de l’Italie du Nord et de son histoire tourmentée.  – Finaliste du Gold Dagger Award en Grande Bretagne et du prestigieux prix littéraire Strega en Italie.

CDC9 Waite, Urban

Parfois le loup

Actes Sud

Actes noirs

Alors que sa femme est malade et que les problèmes d’argent s’accumulent, le shérif Patrick Drake commet l’un des pires crimes qu’ait connu la ville. Douze ans plus tard, il entame sa conditionnelle sous la vigilance de son fils Bobby, devenu shérif à son tour. Mais les habitants ont la mémoire longue et une menace issue du passé de Patrick refait son apparition.

Urban Waite est né en 1981. Il vit à Seattle avec son épouse. Parfois le loup est son troisième roman publié dans la collection « Actes noirs », après La Terreur de vivre (2010) et Les Charognards (2014). De roman en roman, Urban Waite fait montre d’une rare constance. Prose lancinante, personnages forts, paysages grandioses, il suit patiemment la trace ouverte par Cormac McCarthy.

CDC6Waldeck

Cavale hongroise

Lajouanie

Roman policier mais pas que…

Une prostituée est retrouvée morte sur une route nationale dans le Languedoc. L’enquête dévoile bientôt les liens que la victime entretenait avec Mathias, un policier. Ce dernier, devenu le coupable idéal, est obligé de fuir. Pour prouver son innocence, il remonte la piste d’un réseau de prostitution d’Europe de l’Est jusqu’à Budapest, où il se trouve confronté à des miliciens d’extrême droite.

Avec Cavale hongroise nous partons pour un voyage mouvementé, violent et historique. Le Languedoc, la Hongrie et Budapest, sa capitale tourmentée, en sont les principaux décors. Y gravitent une ribambelle de personnages spectateurs ou acteurs d’une guerre fratricide dont les origines remontent aux dernières années du communisme, sous la dictature de Kadar. Trépidant et instructif.

CDC7Walker, Wendy

Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Ce thriller, d’une puissance rare, plonge sans ménagement dans les méandres de la psyché humaine et laisse son lecteur pantelant. Entre une jeune fille qui n’a plus pour seul recours que ses émotions et une famille qui se déchire, tiraillée entre obsession de la justice et besoin de se reconstruire, cette intrigue à tiroirs qui fascine par sa profondeur explore le poids de la mémoire et les mécanismes de la manipulation psychologique.

CDC10Ware, Ruth

Promenez-vous dans les bois… : pendant que vous êtes encore en vie

Fleuve éditions

Fleuve noir
Thriller

Une jeune femme reçoit un message l’invitant à l’enterrement de vie de jeune fille d’une de ses anciennes meilleures amies. Elle arrive dans une grande propriété en verre, perdue au fond des bois. 48 heures plus tard, elle se réveille dans un hôpital couverte de blessures. Un meurtre a eu lieu pendant la fête. Que s’est-il passé et qu’a-t-elle fait ?

Victime ou meurtrière ? Il était une fois une maison en verre perdue au fond des bois. Quatre filles. Un garçon. Et une future mariée. Qui se mirent à jouer à  » Action ou Vérité « . La Vérité ? Un mensonge. L’Action ? Un meurtre. Ruth Ware est née en 1977 dans le Sussex et vit aujourd’hui à Londres. Après des études d’anglais à l’université de Manchester, elle a enseigné cette matière à Paris. Elle a également travaillé en tant que libraire et attachée de presse d’un grand éditeur anglais, avant de se consacrer à l’écriture. Promenez-vous dans les bois… pendant que vous êtes encore en vie est son premier thriller

CDC8Zanon, Carlos

J‘ai été Johnny Thunders

Asphalte éditions

Asphalte noir

Barcelone. Francis, ancien guitariste de rock, revient vivre chez son père. Ancien toxicomane, il a tout perdu, argent, amis et proches mais il est bien décidé à se reconstruire, travailler, économiser et renouer avec ses enfants. Il compte sur sa soeur adoptive pour l’aider mais celle-ci est sous la coupe de don Damian, le parrain du quartier. Les vieux démons resurgissent.

Un roman noir sur les démons du passé, les idéaux de jeunesse et la rédemption tant espérée. J’ai été Johnny Thunders a remporté le prix Dashiell Hammett 2015, récompensant le meilleur roman noir de l’année en langue espagnole.

 Coups de cœur&

La 500e de Christelle


500e de nos lectrices

En Août, chez nous, c’est « Seriale Lectrice »

J’ai eu envie de mieux vous connaître.

Mieux percevoir quelle lectrice vous étiez

Alors je vous ai soumise à la question.

Et c’est génial car vous avez été nombreuse à répondre à ce tag.

Voici donc quelques unes de vos réponses.

Celles qui seront finaliste de ce jeu concours, le 500e

Aujourd’hui c’est Christelle qui se présente à vous

1) Peux-tu te présentez aux lecteurs de ce blog ?

500CS1Christelle, bientôt 48 ans , même  si ça se voit pas ou si peu ,toujours en compagnie d’un livre .Mon thème astral m’a trahi,il est dit que je préfère un bon bouquin qu’un mauvais amant .Les  étoiles ont parlé…

2) Quel est ton rapport aux livres et à la lecture ?

 les livres sont mes Doudous,j’en prends grand soin par respect pour tout le bonheur qu’ils m’ont apporté. Je suis hyper maniaque et les prête très rarement, mise à part quelques personnes de confiance.mais pas tous , certains sont embellis de belles dédicaces, parfois assez personnelles , donc secrètes…
J’aime les livres à là folies, ce n’est un secret pour personne, je les voudrais presque tous .

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Sans eux ma vie serait un enfer,alors pourquoi se priver de tous ces plaisirs. Et puis les mots effacent mes maux alors j’en abuse sans modération.  Même si certaines personnes , des non- lecteurs ne comprennent pas cette addiction alors que sans mes livres je serais perdue .Ils trouvent que les livres me manipulent le cerveau, quelle conneriie !!
Mes PAL ressemble aux tours de New-York et j’adore ça . Addiction totale revendiquée et assumée , Je ne suis pas Dealerdelignes pour rien 😚

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3) Quand lis-tu ? As-tu des petits rituels de lecture ?

500CS2Je lis chaque jour , plus ou moins selon si je travaille ou pas . Les jours de repos je me débarrasse de mes corvées et ensuite je lis des heures d’affilées, c’est comme ça que j’apprécie le plus mes lectures, je n’aime pas les lectures entrecoupées, en une ou deux fois c’est que du bonheur, je garde donc certaine lecture pour les jours de repos , les week-ends, je ne veux pas qu’elles soient dérangées par le boulot , surtout si c’est un Must😉
J’adore lire sous ma couette, ou dans mon transat en compagnie de ma Jazzy😉 Au calme , juste les oiseaux qui chantent et c’est le kiff .
105 lectures à ce jour .

 

4) Es-tu plutôt papier ou plutôt liseuse ?

Je ne suis que Papier …. Rhoooo… Pas de liseuse , JAMAIS, mes livres seraient malheureux et je ne le supporterais pas . Et puis c’est si beau un livre , une belle couv’. Certaines maisons d’éditions rivalisent d’imagination pour capturer les lecteurs.
Et accompagné de superbe marque-page c’est le top . Alors ta liseuse tu peux l’oublier pour moi …c’est mon dernier mot Geneviève 😝

5) A quel point es-tu attaché(e) à tes bouquins ?

Je suis hyper attachée à mes livres , une fois lu ils sont toujours aussi neuf ,je collectionne même ceux de certaines maisons d’éditions, comme Gallmeister. Je ne me sépare que de ceux que je n’ai pas aimé ou que si  je suis sûre  de ne pas relire😉 mais c’est rare

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 6) Peux-tu me présenter ta bibliothèque ? Comment est-elle classée … ? Une petite photo serait la bienvenue !

 J’ai hâte d’être dans mon prochain appart pour tout réaménager, et tout mettre si possible au même endroit, et plus sur deux rangées, pour bien les voir tous et éviter les doublons.je lis de tout , du coup j’en ai énormément. À chaque rangement je fais des découvertes, c’est la bibliothèque d’Ali Baba , elle est pleine de trésors .Tous précieux.

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7) Quels sont tes romans et/ou tes auteurs préférés ?

J’ai énormément d’auteur(e)s que j’aime à la folie , et je ne raterai pour rien au monde leur dernier livre .J’ai une préférence pour la littérature Américaine mais j’aime aussi nos frenchy. Pour les USA , Paul Auster, Joyce Maynard, Joyce Carol Oates , Richard Ford, Donald Ray Pollock, Peter Heller …..et tant d’autres

❤️🇺🇸

Pour les frenchy, Franck Bouysse , Olivier Adam, Hervé Commère , Antonin Varenne, Ian Manook, Benoît Minville, Henri Loevenbruck, Danielle Thierry, Dominique Sylvain, Céline Minard…….. Et des dizaines d’autres……

Des livres que je n’oublierai jamais
– à l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie d’Hervé Guibert
– Adieu Volodia de Simone Signoret
-aux noms de tous les miens de Martin Gray –
-Ouragan de Laurent Gaudé
-Grossir le ciel de Franck Bouysse.
-Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck
-Les filles de l’Ouragan  de Joyce Maynard
– Trois mille chevaux vapeurs d’Antonin Varenne
-Retour à Cayro de Dorothy Alison

……. Et des dizaines d’autres

$$9782070148769,0-2999195&Aux États-Unis, dans les années 1990
Delia Byrd a fui un mari violent et dangereux pour suivre Randall Pritchard et son groupe de rock, abandonnant du même coup ses deux petites filles, Amanda et Dede.
Dix ans ont passé, mais ni le succès, ni les frissons de la scène, ni la naissance de Cissy, sa troisième fille, n’ont réussi à guérir ses blessures ou à apaiser sa culpabilité. L’alcool l’a presque détruite et l’amour l’a déçue une seconde fois.
Quand Randall meurt dans un accident de moto, Delia décide de quitter la Californie et de rentrer chez elle, en Géorgie. Sa vieille voiture chargée de tout ce qu’elle possède, une Cissy murée dans un silence hostile à l’arrière, elle traverse d’une traite le pays, persuadée que son salut passe par un retour à Cayro, sa ville natale. Récupérer ses filles deviendra son obsession, plus forte que la haine que lui voue Cissy, que la rancœur de Dede et d’Amanda, que la dureté des habitants de Cayro, des gens du Sud, austères et pétris de religion, déterminés à lui faire payer sa rédemption au prix fort.

Porté par un style rageur, non dénué d’humour, un roman tout en émotion brute et passions dévastatrices, qui restitue l’ambiance à la fois pesante, sclérosée par la religion, mais aussi profondément chaleureuse et solidaire du Sud des États-Unis. Une œuvre culte à découvrir ou redécouvrir.

8) As-tu une anecdote autour d’une lecture qui t’a troublé(e), gêné(e), ébranlé(e) ?

Une anecdote autour des livres plutôt si tu me permet😉
Lorsque j’étais encore chez mes parents et au collège, mes parents ne m’achetais que les livres sur la liste scolaire, mon père n’approuvait pas mes longues heures de lectures , je lisais donc en cachette.Je m’étais donc arranger avec ma prof de français qui m’en avait rajouté sur la liste , un peu trop peut-être, du coup mon père s’est plaint à la réunion parents /profs et je me suis fait grillée ….

9) Et le polar dans tout ça ?

Les polars j’aimeeeeeee bien plus que les thrillers , mais faut qu’ils soient bon. Même très bon . Mais j’ai une préférence pour les romans noirs .

10) Quelle question voudriez-vous me poser ?

Tu passes quand à Nancy pour un apéro polar ? T’amènes le Polar je fournis l’apéro 😘

500CS

Cet été c’est Polar à la Loupe à la bibliothèque.


8+9+6434387

 

En août, quand comme moi, on travaille dans une bibliothèque, on en profite pour entreprendre quelques projets que l’on a pas eu le temps de mettre en œuvre durant l’année.

Et oui, la période si prête bien, la fréquentation baisse sensiblement, ce qui nous donne un peu plus de temps pour travailler sur nos fonds.

Et c’est ce que j’ai décidé de faire dans mes fonds polar et Science-Fiction, fantasy, fantastique.

Alors, parmi les 4500 livres policiers et de SFFF ,quels étaient les titres qui méritaient d’être mis en lumière. Les titres a qui j’allais donner un coups de pouce pour les faire sortir d’avantage.

Aussi j’ai passer mes polars à la loupe.

Et quelques-uns ont fait l’objet d’une petite sélection pour rencontrer un nouveau public.

Les voici

polar à la loupu 2016

9782355840371,0-568433àAbu-Jaber, Diana

Origine

Sonatine éditions

Cote : polar ABU

Lena est experte en empreintes digitales à l’unité scientifique de la police de Syracuse, Etat de New York. Ses origines restent inconnues car elle a été trouvée à l’âge de 2 ans. Elle rencontre Erin Cogan, jeune mère d’un bébé décédé, persuadée que son enfant a été assassiné. Lena découvre des cas anormaux de décès dans la région.

9782757855034,0-3013882    Cook, Thomas H.

La vérité sur Anna Klein

Points

Cote : polar COO

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Anna Klein, une linguiste juive également espionne, est chargée d’une mission secrète qui vise à assassiner Hitler. Thomas Danforth, jeune dandy américain, en tombe amoureux et décide de l’accompagner dans son voyage à travers l’Europe. Lorsqu’elle est arrêtée par la Gestapo, il tente de la retrouver tout en cherchant la vérité sur son arrestation.

9782749142586,0-3276187Cooper, Glenn

La terre des damnés
La porte des ténèbres

le Cherche Midi

Cote : polar COO

  1. John Camp, ancien militaire, est responsable de la sécurité de l’accélérateur de particules anglo-américain situé sous l’autoroute de Londres. Lors d’un essai, Emily, scientifique écossaise, disparaît. A sa place, John trouve un tueur en série anglais, exécuté en 1949. Pour retrouver Emily, il renouvelle l’expérience comme cobaye.

9782919174041,0-1413791Del Pappas, Gilles

Les vies de Gustave

Au-delà du raisonnable

Cote : polar DEL

Fin des années 1940, un malfrat paie ses choix jeté les pieds dans le béton au large de Marseille. Parvenant à en réchapper, Gildas Girodeau, est embringué malgré lui dans l’enquête sur la mort d’un ex-millicien franquiste.

9782350734477,0-1346393Delmon, Françoise

Le rire des anges

les Presses littéraires

Cote : polar DEL

Crimes et châtiments, n° 28

L’inspecteur Nefer El Farek enquête sur un drame de l’enfance maltraitée qui va mettre au jour les terribles secrets hantant les murs d’une maison abandonnée de Furnes l’Espagnole et les liens obscurs reliant les années 1995, 1960 et 1473.

9782914833943,0-599132Di Ricci, Sophie

Moi comme les chiens

Moisson rouge-Alvik

Cote : polar DIR

Alan quitte sa famille et part pour la ville où il erre de fast-foods en pubs et de taudis en squats. Il rencontre Mickey et Bouboule, les siamois, deux gamins perdus qui se prostituent pour payer leur drogue. Alan convoite cet argent facile et se rapproche du Hibou, un ancien du grand banditisme.

9782070135523,0-2533321DOA

Pukhtu Primo

Gallimard

Cote : polar DOA

C’est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Ou celle d’un fils éloigné de sa famille par la force du destin. Ou celle d’un homme qui cherche à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, et raconte des guerres sanglantes, le trafic de drogue… Prix Libr’à nous 2016 (polar).

9782358871082,0-2716306Douard, Michel

Micron noir

la Manufacture de livres

Cote : polar DOU

Gros Luc, soldat de la Guerre Nouvelle, est un colosse peu intelligent. Il est toxicomane et se retrouve impliqué dans un trafic de microns entre la Famille, féroce gang d’Europe du Nord, et des soldats de son bataillon. Alors qu’il vient de tuer un soldat russe, Jello joue les intermédiaires avec la famille du défunt. Un roman d’anticipation qui met en scène les travers de la société moderne.

9782221190395,0-3009912Favan, Claire

Serre-moi fort

  1. Laffont ; La bête noire

Cote : polar FAV

Adam Gibson, policier chargé de l’enquête sur un charnier où toutes les victimes sont des femmes, tente de remonter jusqu’au tueur jusqu’au jour où il se jette dans ses bras. Commence alors entre eux un affrontement psychologique violent.

9782355930775,0-547819Fouassier, Éric

Morts thématiques

  1. Galodé éditeurs

Cote : polar FOU

Le corps du mathématicien Lagrange est retrouvé à l’extérieur du Panthéon avec une énigme mathématique épinglée sur la poitrine. Le commandant Gaspard Cloux, de la brigade criminelle, mène l’enquête. D’autres morts sont retrouvés disséminés dans Paris, la même mise en scène se répétant.

9782915621334,0-1345023Françaix, Audrey

Le club des apprentis criminels

Ed. Octobre

Cote : polar FRA

A Reauville, cinq vieux messieurs et un orphelin se découvrent des dons de criminels après avoir commis un meurtre malgré eux.

9782352948247,0-2496648Gatiss, Mark

Une aventure de Lucifer Box
Le club Vesuvius

Bragelonne

Cote : SF GAT

Lucifer Box, dandy, artiste et surtout agent secret de Sa Majesté, mène l’enquête dans les salons et les bas-fonds de la société edwardienne pour découvrir l’assassin des meilleurs scientifiques du royaume, tout en réfléchissant à la meilleure manière de porter un oeillet blanc à sa boutonnière

9782352949275,0-3180939Gatiss, Mark

Une aventure de Lucifer Box
Volume 2, L’ambre du diable

Bragelonne

Cote : SF GAT

Années 1920. Lucifer Box, dandy, artiste et agent secret au service de Sa majesté, est à New York pour stopper les agissements d’un messie fasciste aux desseins diaboliques.

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9782824604169,0-2023082       Gaulon, Pierre

Noir ego

City ; Thriller

Cote : polar GAU

Philippe, mari d’Aline et père de deux enfants, disparaît sur une aire d’autoroute. Aidée par un policier à la retraite, sa femme tente de comprendre cette disparition inexplicable.

9782914704601,0-551677Georget, Philippe

L’été tous les chats s’ennuient

Jigal Polar

Cote : GEO

Robert, ouvrier ajusteur à la retraite, a conservé les habitudes de sa vie active et se lève chaque jour à 4 heures du matin. C’est la raison pour laquelle c’est lui qui découvre le corps de la jeune Hollandaise, sa voisine au camping des Lauriers-roses, après sa promenade matinale. Le commissaire Gilles Sebag est chargé de l’enquête. Prix SNCF du polar 2011 (roman français).

9782709645805,0-2000171Hayes, Terry

Je suis Pilgrim

Lattès

Cote : polar HAY

Un homme prend sa retraite des renseignements américains et écrit un livre de criminologie dans l’anonymat le plus total, une jeune femme est assassinée à New York, un père est décapité en Arabie saoudite, un homme vit dans un laboratoire secret syrien. Cette succession d’événements forme un terrible complot menaçant l’humanité. Prix du Livre de poche 2015 (policier-thriller).

9782355844898,0-3294670Holmas, Stig

Le condor

Sonatine éditions ; Sonatine +

Cote : polar HOL

William Openshaw, poète reconnu mondialement, grand connaisseur des oiseaux, traîne sa misère d’une capitale à l’autre. Il est hanté par de mystérieuses tragédies et des secrets dont il ne parle jamais. Au Portugal, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique, qui semble en savoir beaucoup sur le passé trouble de William.

9782702157220,0-2476742Jacobson, Howard

J

Calmann-Lévy

Cote : polar JAC

Kevern et Ailinn vivent dans un monde postapocalyptique, où le passé est un territoire dangereux et où la violence est devenue normale. Ils ne savent pas d’où ils viennent et où ils vont. Ils tombent amoureux, sans savoir si cela se passe de leur propre chef ou s’ils ont été poussés dans les bras l’un de l’autre.

9782824104188,0-1840502Langaney, Anouk

Même pas morte !

Albiana ; Nera

Cote : polar LAN

Une ancienne braqueuse, dont on ne sait si la folie est due aux premiers signes de la maladie d’Alzheimer ou à une forme aiguë de paranoïa, se démène avec hargne pour protéger son butin de la convoitise de jeunes gens mal intentionnés.

9782265089686,0-1148931Ledun, Marin

Zone Est

Fleuve noir

Cote : polar LED

Thomas Zigler vit en Zone Est, un territoire dans la région autrefois appelée Rhône-Alpes, et protégé du monde par de hauts murs. Il est payé pour voler la mémoire des gens au profit de criminels intouchables. Mais lors d’une mission, il voit dans les souvenirs de sa victime une jeune femme « normale ». Or, aucun humain sans organes artificiels n’a été vu dans la Zone Est depuis vingt ans !

9782372580144,0-3079702Marotta, Florent

Le visage de Satan : thriller

Taurnada

Cote : polar MAR

Gino Paradio enquête sur un décès a priori naturel mais qu’il soupçonne d’être lié à une autre affaire en cours : le meurtre filmé de plusieurs adolescents fascinés par le satanisme.

9782355360589,0-1303650Nicholson, Philippe

Serenitas

Carnets Nord

Cote : polar NIC

Un attentat à la bombe à Pigalle fait dix victimes. Fjord Keelin, un journaliste sur la touche, était présent dans la pizzeria quelques minutes avant l’explosion et a tout vu. Il est surpris de constater qu’aucun policier n’était présent dans le quartier ce soir-là et mène son enquête.

9782919174072,0-1416772Piacentini, Éléna

Carrières noires : une enquête de Pierre-Arsène Leoni

Au-delà du raisonnable

Cote : polar PIA

Alors qu’Arsène Leoni a quitté la police judiciaire depuis la mort brutale de sa femme, il découvre à Lille le cadavre d’une ancienne sénatrice influente. Devant le refus de son remplaçant d’ouvrir une enquête qui pourrait s’avérer gênante, Leoni et la légiste Eliane Ducatel tentent d’élucider l’affaire.

9782714447005,0-1243196Pizzolatto, Nic

Galveston

Belfond

Cote : polar PIZ

De 1988 à 2008, errance de trois personnages meurtris par la vie : Roy, brute repentie, Rocky, jeune fille détruite et Tiffany, sa fille. Portrait d’une Amérique misérable et paumée, où la violence côtoie l’entraide, où l’humanité se fait jour sous la crasse. Prix du premier roman étranger 2011.

9782070145485,0-2487381Sakey, Marcus

Les Brillants
Volume 1

Gallimard ; Série noire

Cote : SF SAK

Dans les années 1980, 1 % de l’humanité, nommé les brillants, naît avec des facultés déconcertantes et extraordinaires : don d’invisibilité, d’extralucidité, etc. Le gouvernement américain les répertorie afin de mieux les contrôler. Une partie d’entre eux, menée par John Smith, combat pour l’égalité par des actes terroristes. Le brillant Nick Cooper est charger de les neutraliser.

9782070145881,0-2999151Sakey, Marcus

Les Brillants
Volume 2, Un monde meilleur

Gallimard ; Série noire

Cote : SF SAK

Nick Cooper est désormais conseiller du président des Etats-Unis et lutte contre un réseau terroriste, dirigé par des Brillants, qui paralyse le pays tout entier, sème le désordre et brûle vifs des citoyens américains.

9782258133983,0-3294613Sanchez Pardos, Daniel

Barcelona

Presses de la Cité

Cote : polar SAN

Barcelone, 1874. Antoni Gaudi, étudiant en architecture, sauve la vie de Gabriel Camarasa lors de l’incendie des locaux du journal La Gazette du soir. Les deux hommes se lient d’amitié. Mais, l’honnêteté de la famille de Gabriel est mise en doute. Le père de ce dernier, directeur d’un journal concurrent, pourrait être l’instigateur de l’incendie. Antoni Gaudi décide de mener l’enquête.

9782822402262,0-1721876Savin, Philippe

Je serai toujours là

Pôle ; Pôle noir

Cote : polar SAV

Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur, père de deux jumelles que tout oppose, flic torturé par une ancienne enquête au dénouement tragique, est de nouveau confronté à l’horreur : le meurtre d’une adolescente. Secondé par le lieutenant Victor Sanchez, Nathan Prieur se lance sur les traces d’un assassin impitoyable.

9782290074954,0-2101802Taleman, Richard

David Creem
Volume 1, La confrérie de l’invisible

J’ai lu ; Semi-poche

Cote : SF TAL

David se lance dans des études de parapsychologie. Chaque étudiant possède un don, et celui de David devrait lui permettre de découvrir les raisons de la disparition de son grand-père…

9782809711011,0-2623024Tran-Nhut

Une enquête du mandarin Tân
L’esprit de la renarde

  1. Picquier ; Picquier poche. L’Asie en noir

Cote : polar TRA

Vietnam, XVIIe siècle. Dans le port animé de Faifo, le lettré Dinh est enferré dans un piège inextricable. Alors qu’il tente de sauver son ami d’une justice expéditive, le mandarin Tân tombe sous le charme d’une ensorcelante femme-renarde, créature de la nuit et gardienne d’un secret. Il doit pourtant recouvrer ses esprits pour venir à bout d’une énigme aux ramifications insoupçonnées.

La 500e de Julie


500e de nos lectrices

En Août, chez nous, c’est « Seriale Lectrice »

J’ai eu envie de mieux vous connaître.

Mieux percevoir quelle lectrice vous étiez

Alors je vous ai soumise à la question.

Et c’est génial car vous avez été nombreuse à répondre à ce tag.

Voici donc quelques unes de vos réponses.

Celles qui seront finaliste de ce jeu concours, le 500e

Aujourd’hui c’est Julie qui se présente à vous

1) Peux-tu te présentez aux lecteurs de ce blog ?

678678+85Maman chat de 4 monstres 2 humains, de bientôt 20 ans et 9 ans, 2 chats de 10 mois😉

2) Quel est ton rapport aux livres et à la lecture ?

Un lien quasi amoureux indéfectible. Toujours une lecture à portée de main.

3) Quand lis-tu ? As-tu des petits rituels de lecture ?

Je lis tout le temps ! Dès que j’ai un moment
Je lis des polars, des dystopies et je me régale avec des livres post-apocalyptique avec des zombies ou autres. j

Je regarde toujours la fin du livre pour voir combien de pages il comporte!

4) Es-tu plutôt papier ou plutôt liseuse ?

Les 2 mon capitaine!

Le papier car ça reste une odeur à sniffer!  Oui on voit bien la droguée des livres… j’aime les avoir jaunis par le temps mais pas abîmés! Quand je lis un format papier souvent on me demande si je l’ai lu! Du coup ma sœur et ma mère n’osent pas m’emprunter les bouquins !
La liseuse pour le côté pratique moins de poids dans le lit c’est génial et surtout grâce à elle j’ai élargi mes découvertes d’auteurs!

5) A quel point es-tu attaché(e) à tes bouquins ?

6926024307_96c7d92fe1J’ai perdu il y a 20 ans une bibliothèque complète de classiques et j’en suis encore malade quand j’y pense!
Mes livres ont un côté sacré !

 

 

6) Peux-tu me présenter ta bibliothèque ? Comment est-elle classée … ? Une petite photo serait la bienvenue !

Classée par auteur et c’est tout avec quelques babioles genre un cercueil à côté des auteurs qui font frémir😉

7) Quels sont tes romans et/ou tes auteurs préférés ?

Thilliez, Chattam mais j’ai élargie mes choix et fais des découvertes comme Philipp Nicholson sinon je suis une amoureuse de Zola, Balzac, Carlos Ruiz Zafon, Yasmina Kahdra, … et bien d’autres..

 

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Positif deDavid Wellington

Tout le monde peut être positif…

Le signe « plus » tatoué au dos de la main de Finnegan le marque comme un positif. À tout moment, le virus zombie pourrait se diffuser dans son corps, transformant l’être humain rationnel qu’il est en un monstre affamé. Sa seule chance de mener une existence normale est de survivre à la période d’incubation potentielle.

Finn se lance alors seul dans un voyage infernal qui lui fait traverser une Amérique métamorphosée – un territoire sombre et dangereux, peuplé de héros, de pillards, de fous furieux et de hordes de zombies. Et bien que ceux-ci soient partout, Finn ne tarde pas à découvrir que le plus grand danger vient peut-être de ses frères humains…

« Entre Mad Max et World War Z, l’ultime épopée zombie de notre temps. » « Une vision noire et terrifiante du mythe zombie et un roman d’apprentissage brutal. Hautement recommandé. » Jay Bonansinga, auteur de The Walking Dead

La chronique de Julie sur Positif ICI

8) As-tu une anecdote autour d’une lecture qui t’a troublé(e), gêné(e), ébranlé(e) ?

Ah oui et c’est vraiment pas vieux !

En plein dans la lecture de Positif de Wellington je dois descendre récupérer le porte bagage dans le parking de ma sœur. Lorsqu’on y va il est 23h. Les plombs ont dû sauter… sûrement. .. et noir complet 2ème sous-sol et là je me vois dans le parking décrit dans mon bouquin 😲 et je repère vite l’extincteur ferme les portes de la voiture et ça y est je vis mon livre!

😱

9) Et le polar dans tout ça ?

Tout tourne autour du polar même les situations de tous les jours! Lire des polars t’oblige à être plus vigilent !  Je sais c’est tordu mais du coup j’ai un regard plus suspicieux sur les choses!

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10) Quelle question voudriez-vous me poser ?

Un lapsong souchong ça te dis 😂 ?

Retrouvez Julie sur son blog : Ju Lit les mots

Sérum: saison 1 épisode 1 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


mes-petites-lectures (1)
9782290041741,0-1330512Le livre : Sérum : saison 1,Volume 1  de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza.Paru le 28 mars 2012 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Policier. 6€ ; (188 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Serum

Saison 1 (…) épisode 1

1773 : Mesmer invente l’hypnose

1886 : Freud invente la psychanalyse

2012 : Draken invente le sérum

Une injection.

Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott.

Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.

Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Les auteurs :
henri-loevenbruck@2x
fabrice-mazza@2x

Henri Loevenbruck est né le 21 mars 1972 à Paris. Il est à la fois auteur, chanteur, compositeur français et
auteur de thriller, de livres de
fantasy et de d’aventures est traduit dans plus de quinze langue.

Fabrice Mazza né en 1970 est le grand maître des énigmes en France.  Ses ouvrages sont lus dans le monde entier et ont dépassé le million d’exemplaires vendus

Extrait :
« Velasquez prit un scalpel et un tube dans son sac et s’approcha de la victime dans le coma. Elle avait l’air de dormir, paisible. Le sang avait été nettoyé de son visage et, sans le bandage qu’on était en train de lui mettre on aurait peine à croire que cette femme venait de prendre une balle en pleine tête.
L’agent pris sa main, gratta un peu de peinture déposée sur l’épiderme et fit glisser quelques particules dans le tube hermétique numéroté. Ensuite, il sortit un encreur et une étiquette de son kit de prise d’empreintes digitales.
Il attrapa délicatement l’index de la femme sous le regard de l’infirmière, l’appuya sur l’encreur, puis appliqua le bout du doigt sur la petite étiquette blanche.
Velasquez fronça les sourcils.
Rien. Juste une trace d’encre qui bavait. Le résultat ressemblait à tout sauf à une empreinte digitale.
Le policier se racla la gorge en sentant le rouge monter à ses joues. Il avait fait plusieurs prises d’empreintes à l’Académie de police, cela n’avait jamais posé de problème. Il sortit une nouvelle étiquette et essaya une nouvelle fois.
Toujours rien. Pas de « dermatoglyphe ».
La femme semblait n’avoir aucune empreinte sur l’index. »
lecture-d_avant

Petits résumé et avis

Arthur Draken est un psychiatre spécialisé dans la thérapie par l’hypnose. Il utilise un sérum facilitant l’induction hypnotique. Sa principale patiente est sa compagne, victime d’une amnésie totale après avoir reçu une balle en pleine tête. Avec l’aide de Lola Gallagher, détective, Draken va devoir découvrir quel secret est enfoui dans la mémoire de sa partenaire.

« Serum » est une série de livres inédits. Voici le premier volume d’une série romanesque d’un nouveau genre, construite sur le modèle des séries télé. La saison 1 comporte six épisodes. Dans chaque épisode, les lecteurs ont la possibilité d’approfondir l’expérience de lecture. Chaque épisode contient des flashcodes qui donnent accès à du contenu supplémentaire (musiques, vidéos, documents…).De plus, la série Serum propose une expérience en ligne inédite pour ses lecteurs sur le site http://www.serum-online.com.Comme toute bonne série, l’ensemble est hautement addictif. Et l’association entre Fabrice Mazza, grand maître es-énigmes, et Henri Loevenbruck, l’un des meilleurs auteurs de thrillers intelligents made in France, est très prometteuse

Bref…Voici le premier volume d’une série romanesque d’un nouveau genre, beau compromis entre le roman feuilleton et la série TV. La saison 1 comporte six épisodes. Tous les éléments d?un très bon polar sont réunis ici. Une détective au caractère bien trempé, un psy aux expériences étranges, une victime sans mémoire. Et comme dans toute bonne série, l?ensemble est hautement additif.

Lire le début de Sérum 1.1

 

ON PEUT EFFACER VOTRE MEMOIRE, PAS VOTRE PASSÉ.

En cas d’accoutumance, consultez leur site
www.serum-online.com

Facebook Serum :
www.facebook.com/Serumonline

Le verger de marbre d’Alex Taylor


Collectif Kris

$$9782070148769,0-2999195 Le livre : Le verger de marbre d’Alex Taylor. Traduit de l’américain par Anatole Pons. Paru le 18 août 2016 chez Gallmeister dans la collection Néonoir.  20€ ; (288 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couv
En plein Kentucky rural, la Gasping River déploie son cours au milieu des falaises de calcaire et des collines couvertes de champs de maïs et de soja. Un soir où il remplace son père, qui conduit le ferry parcourant la rivière dans les deux sens, le jeune Beam Sheetmire tue un passager qui tente de le dévaliser. Mais sa victime est le fils de Loat Duncan, puissant homme d’affaires local et assassin sans pitié. Toujours accompagné de ses chiens menaçants, Loat est lui-même porteur d’un lourd secret concernant le passé de Beam. Aidé par son père, le jeune homme prend la fuite, tandis que Loat et Elvis, le shérif, se lancent à ses trousses.

Le Verger de marbre est un thriller littéraire à la prose incandescente dans la veine des grands textes sudistes de Cormac McCarthy ou Daniel Woodrell. Ce premier roman hypnotique est une inoubliable descente au cœur des ténèbres.

taylor-rachel-rinehart-57177596dff47L’auteur : Alex Taylor vit à Rosine, Kentucky. Il a fabriqué du tabac et des briquets, démantelé des voitures d’occasion, tondu des pelouses de banlieue et aussi été colporteur de sorgho pour différentes chaînes alimentaires. Il est diplômé de l’université de Mississippi et enseigne aujourd’hui à l’université de Western Kentucky. Ses nouvelles ont été publiées dans diverses revues littéraires.
Extrait :
Le vautour le toisait depuis son perchoir sur un des ormes malades, les ailes déployées en une croix noire, le bout des plumes lustrées formant des dièdres noirs, dans la posture de celui qui impose le silence au monde, son visage rouge noduleux s’agitant frénétiquement.

CM16

L’avis de Kris :

Le verger de marbre – Alex Taylor

Beam Sheetmire, 17 ans, a tué un homme qui l’avait agressé. Il compte se débarrasser du corps, mais lorsqu’il découvre que la victime est le fils du caïd local, il est forcé de s’enfuir.

Une plongée dans cet état du Midwest rural peuplé de personnages campés sans complaisance aucune. Des situations dures, voire très dures mais tellement crédibles tant l’auteur s’est impliqué et où tout est dans le détail, où les mots sont des images qui défilent.

Je ne connaissais pas cet auteur mais il m’a conquise dès les premiers mots.

Une histoire tragique, émouvante et pleine de sensibilité sous des dehors rustres et sauvages.

« L’une des plus belles et brillantes proses que j’ai jamais lues. Ce livre est un incroyable tour de force. » Donald Ray Pollock

• Un premier roman puissant et magnifiquement écrit. Finaliste du Kentucky Literary Award

• Un roman qui a valu à son auteur d’être comparé à Cormac McCarthy, Daniel Woodrell ou Donald Ray Pollock

Lire le début du livre « Le verger de Marbre » ICI

Polar SF. Coups de coeur et découvertes de Juillet à la bibliothèque Parmentier


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En été Paris se vide d’un grand nombre de ses habitants

Entre le 14 juillet et le 15 août c’est mortelle.

La bibliothèque est beaucoup moins fréquentée.

Nos livres stagnent un peu sur les étagères

Aussi pour faire sortir mes petits polars mais aussi un peu mon rayon SFFF, j’ai eu l’idée de faire 3 petites bibliographies.

Une en juillet et une en août,et une autre… en…comme cela pas de jaloux !

Et j’ai bien fait car c’est roman ainsi mis en valeur ont trouvé preneurs.

cdc été 2016

La petite table et la belle affiche que m’a gentiment confectionnée ma stagiaire !


 Voici donc cette sélection

 

9782918767510,0-2580611Augusto, Edyr

Nid de vipères

Asphalte éditions

Wlamir Turvel, trafiquant en pleine ascension, tabasse Alfredo Pastri afin de lui extorquer sa scierie, puis viole sa femme sous les yeux de leurs enfants, Isabela et Fred. Ceux-ci jurent de venger leurs parents. Des années plus tard, Isabela a suivi l’ascension de Turvel, est devenue sa maîtresse et est enceinte de lui. Sa vengeance emportera tout sur son passage.

9782846264921,0-1574464Ayerdhal

Rainbow warriors

Au diable Vauvert

Le général à la retraite Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire des Nations unies de reprendre du service pour renverser un dictateur africain. L’armée privée dont il prendra le commandement est plutôt hors du commun. Financée par des célébrités, elle est composée de 10.000 lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels, dont il doit assurer la formation militaire.

 

9782258100640,0-1992257Beukes, Lauren

Moxyland

Presses de la Cité ; Science-fiction

Moxyland est une société, temple de la technologie. Le téléphone portable est un passeport pour chaque Sud-Africain. Une autre forme d’apartheid naît, il y a ceux qui appartiennent à l’entreprise et ceux qui en sont exclus. Kendra et Lerato font partie de ces derniers et souhaitent détruire le système de l’intérieur. Toby et Tendeka choisissent l’action et luttent contre la police sud-africaine.

 

 9791092016062,0-1843374Bosco, Jacques Olivier 

Loupo

Jigal Polar

Cote : Polar BOS

Loupo, Kangou et le Chat sont d’anciennes pupilles de l’Assistance publique. Devenus délinquants, ils enchaînent les casses dans les banques et les bureaux de poste de la région parisienne. Mais un jour, lors d’un braquage, Loupo blesse grièvement un enfant. Leur cavale ne fait que commencer.

 

9782358871211,0-2997965&Bouysse, Franck

Plateau

la Manufacture de livres ; Territori

Cote : Polar BOU

Un couple de vieux paysans, Virgile et Judith, vit à Plateau, un hameau de Haute-Corrèze. En mal d’enfants, ils ont élevé leur neveu Georges dont les parents ont disparu dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 5 ans. Le jeune homme s’installe dans une caravane, en face de la maison de ses parents adoptifs, dans laquelle il accueille bientôt une jeune femme rencontrée sur Internet.

9782021113211,0-2004120Boyd, William 

Solo

Seuil

Cote polar BOY

1969, James Bond, qui vient de fêter ses 45 ans, est envoyé dans un petit pays d’Afrique occidentale où un important conflit sévit, lié à l’énorme réserve de pétrole.

 

 

 

9791092145298,0-2275567Browne, Scott G.

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour

Gallimard ; Folio. SF, n° 495

Cote : SF BRO

Depuis qu’il est mort dans un accident de voiture, Andy vit en paria. Enfermé dans le cellier familial, il cuve les bouteilles de son père et suit une thérapie collective aux morts-vivants anonymes. Là-bas, il a repéré Rita, une jeune et jolie suicidée. Un jour, un zombie solitaire les initie aux bienfaits de la chair humaine.

9782070455256,0-2238688Browne, Scott G.

Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël

Mirobole éditions ; Horizons pourpres

Cote : SF BRO

Captif pendant un an d’un laboratoire de recherches sur les zombies à Portland, Andy Warner parvient à s’échapper en se déguisant en Père Noël. Mais d’autres zombies le rejoignent et lui demandent d’être leur chef. La situation se corse quand une petite fille se met également à le suivre, persuadée d’avoir trouvé le vrai Père Noël.

 

9782753302846,0-3162495Camut, Jérôme et Hug, Nathalie

W3 : Volume 3, Le calice jusqu’à la lie

Télémaque

Cote : polar CAM

Les locaux du site d’information W3 ont été soufflés par une terrible explosion. Les rescapés pensent que c’est un complot d’Etat afin de les faire taire et de mettre un terme à leurs enquêtes. Mais ceux qui ont voulu les détruire cherchent à terminer leur funeste mission. Face à ces événements, l’union de la famille Camhug risque de voler en éclats.

9782207132562,0-2997964Collette, Sandrine

Il reste la poussière

Denoël ; Sueurs froides

Cote : polar COL

En Argentine, sur les plateaux de la Patagonie, Raphaël grandit dans un climat de haine. Sa mère, endurcie par le meurtre de son mari ivrogne qu’elle a réussi à dissimuler, est une femme dure et ses frères le détestent. Il ne trouve de l’affection qu’auprès de son cheval et de son chien, jusqu’à ce qu’un jour terrible bouleverse sa vie. Prix Landerneau polar 2016.

9782265115699,0-3168313Commère, Hervé

Ce qu’il nous faut c’est un mort

Fleuve éditions ; Fleuve noir

Cote : polar COM

Les Ateliers Cybelle emploient la quasi-totalité des femmes de Vrainville, Normandie. Ils sont le poumon économique de la région depuis presque cent ans, l’excellence en matière de sous-vêtements féminins et surtout, une famille. Mais le temps du rachat par un fonds d’investissement est venu, effaçant les idéaux de Gaston Lecourt. Un roman noir empreint de lumière. Le coup de coeur de ce premier semestre. A lire obligatoirement.

9782207124413,0-2575725Delzongle, Sonia

Dust

Denoël ; Sueurs froides

Cote : polar DEL

Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.

 9782253125563,0-529507Expert, Jacques

La femme du monstre

Le Livre de poche ; Le Livre de poche. Thriller, n° 31522

Cote : polar EXP

L’héroïne a 22 ans quand elle épouse Simon Darget, un séduisant jeune homme plein d’avenir et apprécié de tous. Seize années plus tard, son mari est arrêté par la police pour l’assassinat monstrueux d’une adolescente. Le procès du Monstre de Laval est pour elle l’occasion de revivre toutes ces années auprès de ce père de famille attentionné mais aussi tueur en série. Prix des Romancières 2008.

9782253191162,0-2681257Fernandez, Marc

Mala vida

Préludes

Cote : polar FER

De Madrid à Barcelone, une série de meurtres est perpétrée sans qu’aucun lien ne puisse être établi entre les victimes. Le journaliste de radio Diego Martin s’intéresse au premier assassinat sans se douter que son enquête le conduit peu à peu au scandale des bébés volés de la dictature franquiste.

 

9782354610517,0-1845550Guez, Jérémie

Du vide plein les yeux

la Tengo éditions

A 30 ans passés, Idir s’est improvisé détective privé, seul travail qu’il ait trouvé après un séjour en prison. Parmi sa clientèle, des boursiers du CAC 40, qui lui confient leurs affaires en tout genre. Alors qu’il manque d’argent, Idir se voit proposer deux enquêtes en parallèle : il doit retrouver une voiture volée et un étudiant des beaux quartiers qui semble avoir fugué.

 

9782207117910,0-2575035Guillaume, Laurent

Delta charlie delta

Denoël ; Sueurs froides

Cote : polar GUI

Mako, policier de la brigade anticriminelle de nuit, recherche un détraqué impliqué dans des affaires de viol et de meurtre. Ses méthodes radicales, qui en dérangent beaucoup, séduisent Marie, la jeune commissaire chargée de l’enquête. Au terme d’investigations qui les mènent jusqu’à un ex-soldat revenu d’Afghanistan, Marie comprend que certaines règles doivent être transgressées.

9782352949091,0-2815183Gustawsson, Johana

Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne ; Thriller

Cote : polar GUS

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

9782226314710,0-2539876Hénaff, Sophie

Poulets grillés

Albin Michel ; Thrillers

Cote : polar HEN

Buron, nouveau patron de la police judiciaire, réunit dans un même service une quarantaine de fonctionnaires mis au placard et les charge de toutes les affaires classées de la région. Il confie le commandement de cette brigade à son ex-protégée la commissaire Anne Capestan, reine de la bavure aimant contrarier sa hiérarchie.

 

9782330024307,0-1808693Howey, Hugh

Silo
Volume 1, Silo

Actes Sud ; Exofictions

Cote : SF HOW

L’atmosphère de la Terre étant devenue toxique, les survivants vivent dans un immense silo souterrain, avec pour seul lien avec la surface des caméras. Mais les bannis de la société, renvoyés dehors, vont tous, de manière inexpliquée, nettoyer les capteurs des caméras avant de mourir. Prix des libraires du Québec 2015 (roman étranger).

9782081277465,0-1436381Ledun, Marin

Dans le ventre des mères

Ombres noires

Cote : polar LED

Une mystérieuse explosion a détruit le village de Thines, en Ardèche, libérant un virus qui modifie génétiquement toute forme de vie. Le commandant Vincent Augey est envoyé sur place pour tenter de retrouver les responsables de la mort de 90 personnes. Une survivante est retrouvée mais elle s’enfuit semant la désolation sur son passage. Le policier se lance à ses trousses.

9782081334885,0-2463310Ledun, Marin

Au fer rouge

Ombres noires

Cote : polar LED

Un cadavre est retrouvé sur une plage des Landes. La PJ de Bayonne mène l’enquête. Emma Lefebvre, une jeune recrue ambitieuse et déterminée, est sur la piste d’une organisation mafieuse. Elle va être confrontée à tous les visages du grand banditisme : falsifications, détournements, trafics d’influence, meurtres et corruption.

9782709648615,0-2475839Lenormand, Frédéric

Voltaire mène l’enquête
Elémentaire, mon cher Voltaire !

Lattès ; Romans historiques

Cote : polar LEN

Quelqu’un semble en vouloir à la marquise du Châtelet car sa servante a été assassinée et elle se retrouve aux prises avec la police. Voltaire vole à son secours pour dénouer une intrigue où s’entremêlent la couture, l’horlogerie et le commerce des poupées.

 

9782070139644,0-1532325Marpeau, Elsa

L’expatriée

Gallimard ; Série noire

Cote : polar MAR

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui procure l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi.

9782070148134,0-2478077Marpeau, Elsa

Et ils oublieront la colère

Gallimard ; Série noire

Cote : polar MAR

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne dans lequel on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé, qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à la famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

9782081347922,0-2643844Mention, Michaël

Le carnaval des hyènes

Ombres noires

Cote : polar MEN

Carl Belmeyer est un présentateur télé arrogant et manipulateur. Il se drogue et vire ses collaborateurs sans remords. Lorsqu’une candidate de son émission de téléréalité meurt, la chaîne doit rétablir sa réputation de sérieux. Carl est envoyé au Libéria pour retrouver les bases de son métier : reporter de terrain. Mais la DGSE décide de l’utiliser pour approcher un terroriste. Le carnaval des hyènes 50 % mensonge, 50 % buzz, 100 % audimat

9782070148769,0-2999195Minville, Benoît

Rural noir

Gallimard ; Série noire

Cote : polar MIN

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

9782878585070,0-1327915Miské, Karim

Arab jazz

Viviane Hamy ; Chemins nocturnes

Cote : polar MIS

Dans le XIXe arrondissement de Paris, Ahmed Taroudant découvre le corps de sa voisine et amie, suspendu au-dessus de son balcon, un rôti de porc à ses côtés. Il décide alors de sortir de sa torpeur et de collaborer avec les lieutenants Rachel Kupferstein et Jean Hamelot pour décrypter les signes et les symboles de cette mort atroce.

 

9782849903858,0-2617835Moore, Christopher

Sacré bleu

Ed. des Equateurs

Cote : polar MOO

Une comédie policière qui revisite l’histoire de l’impressionnisme. Vincent Van Gogh est assassiné, victime d’un mystérieux marchand qui possède un bleu ultramarine d’une pureté telle qu’elle mène les peintres à la folie. Henri de Toulouse-Lautrec mène l’enquête sur cet étrange personnage, nommé l’Homme-aux-Couleurs, contre lequel son ami Van Gogh l’avait mis en garde.

9782364760004,0-1236267Neuser , Marie

Je tue les enfants français dans les jardins

l’Ecailler ; Noir & polar

Cote : polar NEU

Lisa Genovesi, une jeune prof d’italien, a du mal à gérer sa classe et elle perd définitivement pied lorsque son seul soutien, Samira, se suicide. Une haine féroce et un désir de vengeance monte peu à peu en elle.

 

 

9782364760189,0-1414989Neuser , Marie

Un petit jouet mécanique

l’Ecailler ; Noir & polar

Cote : polar NEU

Anna passe des vacances en Corse en compagnie de ses parents. Lorsque sa soeur aînée les rejoint avec son bébé, Anna sent une relation étrange, presque morbide, entre cette dernière et sa propre fille.

 


9782919174218,0-2346184Piacentini, Éléna

Des forêts et des âmes : une enquête de Pierre-Arsène Leoni

Au-delà du raisonnable

Cote : polar PIA

L’agent Aglaé Cimonard est dans le coma. Pour l’aider, le commandant Leoni se rend dans les Vosges, dans un centre de soins psychologiques pour adolescents où une amie de son agent est standardiste. Trois pensionnaires sont dans la même situation. Il pourrait y avoir un lien avec le laboratoire pharmaceutique qui finance la clinique, leader sur le marché des antidépresseurs.

9782878586152,0-3013491Ragougneau, Alexis

Evangile pour un gueux

Viviane Hamy ; Chemins nocturnes

 

Cote : polar RAG

A Paris, un SDF est retrouvé noyé, couvert de plaies faisant penser à des stigmates. L’homme avait peu de temps auparavant occupé Notre-Dame pour obtenir un logement. Claire Kauffmann est chargée d’instruire l’affaire et demande de l’aide au père Kern, qui officiait à la cathédrale au moment des manifestations des sans-logis.

9782371190429,0-3269974Reydi-Gramond, Christophe

Hostis corpus

Piranha ; Black piranha

Cote : polar REY

Cote : polar REY

Août 2000. Tandis que l’Italie s’apprête à accueillir des millions de pèlerins venus admirer le saint suaire à l’occasion du Jubilé, la précieuse relique disparaît. Une partie d’échecs s’engage entre le Maître, le commissaire Rocci et son adjointe Ornella, l’abbé Dumoulin, un homme au passé trouble, le capitaine Matchenko, nostalgique de la grandeur du KGB, et des membres du Vatican.

 

La 500e d’Annie


 

500e de nos lectrices

J’ai eu envie de mieux vous connaître.

Mieux percevoir quelle lectrice vous étiez

Alors je vous ai soumise à la question.

Et c’est génial car vous avez été nombreuse à répondre à ce tag.

Voici donc quelques unes de vos réponses.

Celles qui seront finaliste de ce jeu concours, le 500e

Aujourd’hui c’est Annie- Tout Chocolat qui se présente à vous

1) Peux-tu te présentez aux lecteurs de ce blog ?

Je suis une femme de 50 ans, enseignante, mère de trois garçons. Hyperactive.

2) Quel est ton rapport aux livres et à la lecture ?

Je lis beaucoup pour mon travail, du scientifique et du pédagogique.

Je lis ensuite pour mon plaisir, le soir, pendant les vacances, le we.

3) Quand lis-tu ? As-tu des petits rituels de lecture ?

Le soir quand je ne m’écroule pas de sommeil.Après la sieste le we, sur la plage l’été. Je préfère les petits formats qu’on emmène partout et toujours avec un marque-page que j’ai fait moi même ou qui m’a été offert à  l’occasion d’un échange: un livre et un marque-page.

4) Es-tu plutôt papier ou plutôt liseuse ?

Papier pour le plaisir, tablette ou ordi pour le travail.

5) A quel point es-tu attaché(e) à tes bouquins ?

J’en ai partout, dans toutes les pièces. Je lis un livre.S’il me plait, je le prête puis je le garde.Je n’arrive pas à les relire car si je les garde, même 10 ans après, je m’en souviens dès les premières pages.

 6) Peux-tu me présenter ta bibliothèque ? Comment est-elle classée … ? Une petite photo serait la bienvenue !

Je suis en vacances alors ma bibliothèque se restreint à ce que j’ai emmené ou acheté sur place.

500Annie

Voici ce qu’il me reste à lire pour finir les vacances.Les précédents sont partis dans les bagages de mon mari. Et je m’aperçois que l’ai lu les polars en premier!

Ma bibliothèque est  classée par pièce et par thème. Par exemple dans la pièce principale: classiques, voyage, histoire de l’art, religions, cuisine d’écrivains, romans, polars .Cela fait un pan de mur complet.

7) Quels sont tes romans et/ou tes auteurs préférés ?

J’aime que le livre soit bien écrit avec du rythme .Je garde un excellent souvenir de Mon Vieux de Thierry Jonquet. Une vraie découverte; de même les tous premiers Fred Vargas avant Adamsberg. Quand il y avait trois historiens qui enquêtaient, chacun habitant un étage différent de la maison en fonction de la période historique qu’il étudiait.

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Mon Vieux de Thierry Jonquet.

Élevé dans la misère, Alain Colmont a quant même réussi à devenir prof, puis scénariste pour la télé. Mais un jour sa fille, Cécile, a un accident de scooter qui la défigure. Alain, qui l’adore, se ruine pour lui redonner un visage. À La Courneuve, un vieillard qui titube au milieu de la route à 11 heures du soir est récupéré par la BAC. Pas moyen de savoir son nom, l’inconnu a la maladie d’Alzheimer. À Belleville, une bande de clodos se retrouve régulièrement pour boire et se livrer à de petites combines. Cette vie-là, Daniel Tessandier, RMiste, n’en veut pas. Mais comment l’éviter lorsqu’on perd son appartement et qu’il n’y a pas de travail ? C’est l’été, – l’été 2003. Étouffante, le chaleur commence à faire des ravages chez les plus démunis, vieillards, malades et rejetés de la vie. Pour Alain Colmont, la canicule risque de tourner au cauchemar…

8) As-tu une anecdote autour d’une lecture qui t’a troublé(e), gêné(e), ébranlé(e) ?

Ado j’ai lu un livre racontant la vie d’une artiste française d’art contemporain aux EU shootée avec un papillon tatoué sur l’épaule qui rentrait en France avec sa fille après que son compagnon soit mort d’une overdose, en Bretagne il me semble.Alors que je ne lisais que des classiques, je l’ai emprunté à la bibliothèque sans savoir pourquoi et il était tellement éloigné de mon univers que je m’en souviens encore comme un choc.

9) Et le polar dans tout ça ?

Au moins un livre sur deux quand ce n’est pas que cela.

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Debout les morts de Fred Vargas

Un arbre pousse-t-il en une seule nuit sans que personne l’ait planté ? Rude énigme sur laquelle vont buter trois chercheurs : Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre, qui habitent chacun un étage de la maison toute pourrie de la rue Chasle, à Paris.

10) Quelle question voudriez-vous me poser ?

Ta sélection pour l’été tournait beaucoup autour de la mort. Pourquoi?

‘As-tu un livre que tu n’as pas pu finir et pourquoi?’

 

Retrouvez Annie sur son blog de loisirs créatifs: Chez Libellule

Mes coups de coeur et mes découvertes de la saison 2016 : chapitre 6


Coup de coeur$jpg

Je poursuis en ce mois d’Août la présentation de quelques uns des livres que j’ai lus ces 9 derniers mois.

Non seulement je les ai lus, mais en plus je les ai appréciés. Mais le temps me manquant, je n’ai pas trouvé l’opportunité d’en faire une petite chronique.

Et comme je suis un peu bibliothécaire, je vous les présente de façon alphabétique par auteur.

Et pour ne pas trop vous tenter qu’un seul coup, je vous les propose 10 par 10

Après les A, B et le début des C que vous pouvez retrouver ICI... Le deuxième opus de C à E est

Le 3e volet de E à H est ICI.  Le 4e Là de H à M et le 5e ICI

Voici donc la suite de R à T

 

9782370470638,0-2748506Robin, Yvan

Travailler tue !

Lajouanie

Hubert Garden est un ingénieur morose chargé de faire respecter les consignes de sécurité dans une société de travaux publics. Malheureusement, une suite d’accidents en dehors de son contrôle mène à sa mutation punitive au siège de la société. Hubert décide donc de se venger en tuant toutes les personnes responsables de son malheur sous le couvert d’accidents du travail…

Yvan Robin signe ici un roman diaboliquement intriguant, délicieusement amoral. Pas d’enquête, pas d’inspecteurs de police, pas de témoins… mais un sacré suspense ! Vous avez aimé Le Couperet de Donald E. Westlake, Chute libre de Joël Shumacher, vous allez adorer Travailler tue ! Oui je sais la comparaison est osée !

9782370470713,0-3252940Roy, Sandrine

Lynwood Miller

Lajouanie

Quelque part dans les montagnes françaises vit une jeune femme d’une grande beauté, capable de guérir par l’imposition des mains et douée de télékinésie. Un jour, des hommes font irruption chez elle et la kidnappent avec l’intention de la tuer. Elle est sauvée par Lynwood Miller, un ancien des forces spéciales américaines qui vit dans la bergerie voisine depuis sa retraite. Premier roman.

De l’action, de l’amour, du suspense, des rebondissements… tous les ingrédients, en somme, d’un roman que ne renieraient pas les maîtres du genre.

9782070145881,0-2999151Sakey, Marcus

Les Brillants
Volume 2, Un monde meilleur

Gallimard ; Série noire

Nick Cooper est désormais conseiller du président des Etats-Unis et lutte contre un réseau terroriste, dirigé par des Brillants, qui paralyse le pays tout entier, sème le désordre et brûle vifs des citoyens américains.

Marcu Saket déploie subtilement dans ce deuxième volet de la trilogie Les Brillants, une vision concrète des réactions politiques face à la question du terrorisme, ainsi qu’une satire grinçante du contrôle de l’opinion publique. Le tout servi dans un thriller de haute intensité.

9782081377141,0-3013359Santaki, Rachid et Sahki, Nasser

La légende du 9-3

Ombres noires

Nasser, d’origine algérienne, a toujours vécu en Seine-Saint-Denis. Interpellé à 16 ans pour possession de drogue, il est devenu policier. Mais il est rejeté par ses amis et par sa mère, qui lui reprochent son métier, et ses collègues se méfient de son passé. Entraîné par l’un d’eux dans une histoire de drogue, il est confronté à un Vénézuélien violent et aux provocations de son beau-frère Aziz.

La légende du 9-3 s’inspire de faits réels de la vie de Nasser Sahki, co-auteur du récit. Officier de police judiciaire, enquêteur à la direction centrale de la police judiciaire, décoré de la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel.Le 9.3. comme seul Rachid Santaki sait nous le montrer et nous le faire découvrir.

9782265099173,0-2866362Senécal, Patrick

Le vide

Fleuve éditions ; Fleuve noir Thriller

Drummondville, Québec. Diane Nadeau tue son ex, sa nouvelle femme et leurs jumeaux au fusil de chasse. Elle essaie de se donner la mort, mais un policier l’arrête. Interrogée, elle refuse de parler et veut se suicider. Ce drame est le point de départ d’une histoire où les destinées de trois hommes très différents vont se croiser.

Patrick Senécal a ouvert une voie à part dans le monde du thriller, avec un style singulier et original qui se joue des règles.

9782358871242,0-3177825&Séverac, Benoît

Le chien arabe

la Manufacture de livres ; Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Un magnifique roman noir.Mieux… Le roman noir de la France d’aujourd’hui.Benoit Severac m’a bluffée avec ce titre. Et j’ai toujours en t^te les magnifiques portrait de femmes que sont ses héroïnes.

9782355843020,0-3022220Simi, Giampaolo

La nuit derrière moi

Sonatine éditions

Furio Guerri, marié, père de famille et agent commercial dans une société d’imprimerie, semble un homme bien sous tous rapports. Mais, derrière les apparences, se cache sa face obscure. Furio passe en effet certaines de ses journées sous une identité d’emprunt et rôde pour une raison obscure près d’un lycée, épiant les jeunes filles.

Avec ce roman à la construction magistrale, Giampaolo Simi entraîne le lecteur dans un engrenage diabolique où abondent les secrets inavouables, jusqu’à un final inoubliable. La subtilité de l’analyse psychologique dont il fait preuve, alliée au suspense oppressant, place d’emblée La Nuit derrière moi parmi les incontournables du genre.

9782370720429,0-2569159Stabenow, Dana

Une enquête de Kate Shugak  Volume 3, Mort en eaux vives

Ed. Delpierre

En Alaska, un jeune homme est retrouvé noyé, prisonnier dans un filet de pêche, entre les villages rivaux de Kushtaka et Kuskulana. Un villageois de Kuskulana, amoureux d’une jeune fille de l’autre camp, est suspecté du meurtre avant de disparaître. Kate Shugak est chargée de l’enquête.

Dana Stabenow est née à Anchorage, en Alaska, et a grandi sur un chalutier. Les conditions extrêmes de son enfance ont forgé son âme de romancière. Ses thrillers ont pour cadre les immenses et implacables paysages de l’Alaska. Son héroïne aléoute Kate Shugak en est la parfaite incarnation. Sa série Kate Shugak compte vingt romans aux États-Unis, plusieurs fois primés.La réponse à Tony Hillerman venue d’Alaska. « Une voix unique au coeur du thriller » Michael Connelly

9791095718086,0-3235235Teodorescu, Bogdan

Spada

Agullo éditions ; Agullo noir

Les assassinats de truands Roms se multiplient à Bucarest. A chaque nouveau crime, la haine entre la communauté tzigane et les Roumains s’envenime. La poursuite du tueur en série surnommé Poignard remue toute la société et la forte médiatisation de l’enquête a de lourdes conséquences politiques.

En abordant cette histoire de meurtres à travers le prisme des medias et de la vie politique, Bogdan Teodorescu dresse un portrait acide de la société roumaine contemporaine. Un roman de politique-fiction puissamment actuel, véritable «Borgen» des Balkans !

9782370470690,0-3178620Thirion, Jan

Les Lucioles : roman qui fait frémir mais pas seulement…

Lajouanie

Le jeune Tyrone est mutique depuis la disparition de sa mère. La petite ville où il vit avec son père, sa belle-mère et ses frères et soeurs, accueille un nouveau parti politique, les Lucioles, porté au pouvoir grâce à son discours populiste. Bientôt l’atmosphère change avec des autodafés, le renvoi des personnes âgées et des malades, et Tyrone voit son chien lui être enlevé.

Les Lucioles est un roman à suspense mais aussi et surtout un roman d’apprentissage. Le héros découvre au long de ses aventures une palette de sentiments, bons ou mauvais, qui font et sont la vie. La lecture de ce beau roman achevée, on est ému, bouleversé et… rassuré. Car tout ceci ne peut être qu’une histoire non ?

 

 

Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi


mes-petites-lectures (1)

9782846265041,0-1609700Le livre : Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi.Traduit de l’américain par Sara Doke.Paru le 19 avril 2013 au Diable Vauvert dans la collection jeunesse. 18€ ; (395 p.) ; 20 x 14 cm
9782290085769,0-2305167Réédité en poche le 27 août 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Science Fiction. 7€,10 ; (308 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv  :

Fin du XXIe siècle, ère post-pétrole, les États-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu’ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture.

Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ?

Finaliste du National Book Award, prix Locus du premier roman jeunesse, best-seller aux USA, un phénoménal roman d’aventures pirates !

 

Paolo b3L’auteur : Paolo Bacigalupi est la révélation de la SF américaine. Il a remporté les prix Hugo, Campbell, Nebula et Locus 2010 pour son premier roman, La Fille automate, du jamais vu depuis 2001, L’odyssée de l’espace ! Il a obtenu la consécration en jeunesse avec Ferrailleurs des mers et sa suite Les Cités englouties (Au diable vauvert, novembre 2013). Il vit dans l’Ouest du Colorado avec sa femme et son fils.
Extrait :
Jadis, New Orleans évoquait le jazz, le créole, mardi gras, les fêtes et l’abandon, une décomposition luxuriante et verte dans un hymne à la vie. A présent, ce n’était plus qu’une chose.
La défaite.
Le train dépassa de nouvelles ruines, une profusion stupéfiante de matériaux laissés à l’abandon, pourrissant dans l’enchevêtrement des arbres et des marais.
– Pourquoi ils ont abandonné ? demanda Nailer.
– Parfois, les gens apprennent de leurs erreurs, répondit Tool.
Il sous-entendait que la plupart ne le faisaient pas. Les décombres des cités jumelles étaient autant d’indices témoignant de la lenteur des gens de l’Ere accélérée à intégrer le changement.
Le train s’orienta vers les tours décapitées. La silhouette décrépite d’un ancien stade se dessina entre les flèches d’Orleans II, marquant l’entrée de la vieille ville des terres englouties.
– Stupides ! cracha Nailer. (Tool se pencha en avant pour l’entendre dans le vent et le garçon cria dans son oreille.) Ils étaient foutrement stupides !
Tool haussa les épaules.
– Personne ne s’attendait à des ouragans de catégorie six. Les tueuses de villes n’existaient pas encore. Le climat a changé. Les courants ont changé. Ils ne l’avaient pas anticipé.
Nailer ne concevait pas que personne n’ait compris que Mississippi Alley deviendrait la cible d’ouragans mensuels dévastant tout ce qui n’avait pas le bon sens de se claquemurer, de flotter ou de se réfugier sous terre.

Petits résumé et avis

shipwreck-6_resultatA la fin du XXIe siècle, dans un bidonville de Louisiane, Nailer survit avec d’autres adolescents grâce aux carcasses de pétroliers qui lui fournissent du cuivre à revendre. A la suite d’une gigantesque tempête, un bateau s’échoue sur la côte. Des objets rares et précieux s’en échappent, mais également une jeune fille qui semble en difficulté.Nailer doit choisir : la sacrifier et s’emparer du butin ou la sauver et partir avec elle à l’aventure.

Ce roman young adult, à mettre entre toutes les mains à partir de 14-15 ans, raconte la vie des habitants d’une plage, le long des villes noyées par la montée des eaux au sud des Etats-Unis.

Un univers âpre, violent, injuste, où tout peut basculer sur un lucky strike, un coup de chance. Véritable récit d’aventure, cette histoire sans concession sait aussi nous fait réfléchir à l’avenir de notre monde.

Les critiques comparent déjà Paolo Bacigalupi à William Gibson et à lan McDonald, tant son ambition et la maîtrise de son sujet sont grandes.

Coup de coeur

Lire le début ICI

La 500e de Camille


500e de nos lectrices

J’ai eu envie de mieux vous connaître.

Mieux percevoir quelle lectrice vous étiez

Alors je vous ai soumise à la question.

Et c’est génial car vous avez été nombreuse à répondre à ce tag.

Voici donc quelques unes de vos réponses.

Celles qui seront finaliste de ce jeu concours, le 500e

Aujourd’hui c’est Camille qui se présente à vous

1) Peux-tu te présentez aux lecteurs de ce blog ?

 500camillanJe m’appelle Camille J’ai 50 ans et 4 fils

2) Quel est ton rapport aux livres et à la lecture ?

j’adore depuis toujours la lecture .. je suis une accro +/- 3 à 4 livres par semaine

3) Quand lis-tu ? As-tu des petits rituels de lecture ?

 Je n’ai pas de rituels de lecture par contre je lis dès que je peux càd le plus souvent possible

4) Es-tu plutôt papier ou plutôt liseuse ?

 Alors j’étais mais je suis toujours de temps à autre lecture papier ma depuis 3 ans j’ai une liseuse et j’en suis définitivement accro

5) A quel point es-tu attaché(e) à tes bouquins ?

très attachées à mes bouquins surtout pas abîmés … et les prêtes que très rarement ou seulement à des personnes de confiance

 

6) Peux-tu me présenter ta bibliothèque ? Comment est-elle classée … ? Une petite photo serait la bienvenue !

6879+8 dans ma bibliothèque il y a des thrillers des polars et des romances car j’aime alterner mes lectures

7) Quels sont tes romans et/ou tes auteurs préférés ?

 alors Rj Ellory, Hervé Commère, Olivier Norek, Indridason, Marie Neuser, Donato Carrisi Sophie Jomain, Agnès Ledig, Jojo Moyes, Joëlle Dickers, Hannah Richell, Musso, Levy, Maximme Chattam et j’en oublie certainement

8) As-tu une anecdote autour d’une lecture qui t’a troublé(e), gêné(e), ébranlé(e) ?

pas de réponse qui me vienne. Sauf peut-être…

Alors ce ne fut pas simple mais je peux dire que la fin du Chuchoteur de Donato Carrisi m’a ébranlé

$$9782070148769,0-2999195&&Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le «monstre de Foligno», un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Le Chuchoteur, son premier roman, vendu à plus de 200 000 exemplaires en Italie, est en cours de traduction dans douze pays et a déjà remporté quatre prix littéraires.

 

9) Et le polar dans tout ça ?

  J’adore les polars!!

10) Quelle question voudriez-vous me poser ?

 Et vous dans quelle tranche d’âge vous situez vous ? 3 coup de cœur ?

 

 

 

Trophée Anonymus , Nouvelle 3/27 : Comme un lapin


Nouvelle 3 – Comme un lapin

vendredi 23 septembre 2016

Comme un lapin

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Flashé ! En pleine gueule. Ignacio est vexé. Se faire flasher à soixante kilomètres/heure sur une route déserte limitée à cinquante. Et à vingt-trois heures passées en plus. C’est vexant, injuste et mesquin. Ignacio ralentit. Fait encore deux-cents mètres. Coupe ses phares. Se gare sur le bas-côté, limite du fossé. Farfouille dans son coffre. Pas facile, il fait nuit. Mais il trouve des trucs. Ça l’fera bien. Même la bouteille d’acide chlorhydrique qu’il y a planquée pour pas que ses gosses jouent avec. On a toujours des chiottes à détartrer. Il va pouvoir lui causer au keuf sournois qui vient de le piéger. Ignacio est invisible. L’autre, au volant de son Opel banalisée, est juste éclairé par l’écran de sa machine à con.

Trois heures du mat. Ça grouille sur la départementale. Appel de détresse du gars qui gère le radar mobile, puis plus rien. Le commissaire, réveillé dans son premier sommeil, vient juste d’arriver. Pas commode, le commissaire Saint Antoine. Surtout à cette heure. Surtout à cet endroit. La rase-campagne. Il se demande quelle idée on a eu de coller, ici, un radar, en pleine nuit. C’est sûr que c’est du 100 % de réussite. Rouler à cinquante sur cette ligne droite, faut maîtriser ou conduire en tongs. La scientifique est passée et repartie. Elle a fait son taf et il reste un bout de nuit à profiter. Il aura le rapport demain, mais à priori y’aura pas grand-chose. Pas d’empreintes, pas d’ADN, que dalle. Il ne pleut pas et on voit les étoiles. Une nuit ensoleillée en quelque sorte. C’est déjà ça. Mais le bucolique s’arrête là. Le flic, pourtant aguerri, n’en croit pas ses yeux. Une scène de crime, puisque le suicide a été écarté d’emblée, pas ordinaire s’offre à ses yeux blasés : l’agent est pendu par un pied à une branche de platane. Première résolution : ne plus installer de radar mobile sous un arbre. Il a été préalablement assommé avec un marteau ou une clé à molette de gros calibre d’après le lieutenant qui est venu le rejoindre et lui faire la causette. Pendu par un pied avec une cordelette d’un modèle diffusé dans tous les magasins de bricolage du canton.

– Mais c’est pas ça qui l’a tué ? On n’a jamais tué personne en l’assommant et en le pendant par un pied. Tout au plus on lui luxe la hanche.

– Non patron ! Approchez-vous et regardez mieux.

Faut se pencher. L’herbe est glissante au bord du fossé au-dessus duquel la victime est accrochée. Malgré les étoiles on n’y voit rien. Le lieutenant éclaire le pendu.

– Regardez… Là…

Il éclaire le visage qui ne dit rien au commissaire, mais il ne s’occupe pas de la sécurité routière et il ne peut pas connaître tout le monde. Salement amoché. Le nez en sang, l’œil…

– Putain, son œil ! lance le flic en reculant brutalement. Ses deux pieds glissent dans le fossé sur le bord duquel il se retrouve assis.

– Vous salopez la scène de crime, patron. Ben justement, c’est ça ! On lui a retiré un œil et il s’est vidé de son sang. Dans le fossé où vous pataugez.

Double salto arrière et Saint Antoine se retrouve en position verticale sur le bord de la route.

– Comme un lapin, articule-t-il.

– Je ne vois pas…

– C’est ainsi que, quand j’étais môme – ça remonte -, ma grand-mère tuait les lapins à la ferme. Je m’en souviens, ça m’a traumatisé à vie. Pendu par les pattes arrière, un coup de masse derrière les oreilles et, hop, l’œil arraché au canif. Et le sang qui coule dans une casserole. Le lapin tressaille et il est difficile de comprendre à quel moment il passe de vie à trépas.

– Vous pensez que c’est un fermier qui a fait le coup ?

– Pas forcément, c’est anecdotique. Faut vraiment avoir la haine pour tuer un fonctionnaire comme ça. On a constaté quoi d’autre ?

– Rien. Aucune empreinte. La bagnole ainsi que le matériel ont été aspergés d’acide. La scientifique penche pour du chlorhydrique facilement trouvable en grande surface. On a interrogé Rennes (le centre qui reçoit, par Internet, les clichés des radars de tout le pays), le gars n’avait rien transmis depuis une demi-heure avant qu’il ne déclenche l’appel de détresse. Autant dire qu’on n’aura rien sur les photos. Le disque dur a été particulièrement copieusement arrosé. Irrécupérable. Les collègues l’ont quand même emporté.

– On a retrouvé des trucs ? Le marteau ? Des traces de pas ?

– Rien… même pas l’œil ! Mais quand les premiers sont arrivés sur les lieux il y avait des renards qui essayaient d’attraper la victime. Mais ils ne sautaient pas assez haut. Pour l’œil ça leur était plus facile.

– Eh ben, ça promet. On peut le décrocher ?

– On attend votre feu vert. Le légiste voudrait bien l’embarquer.

Neuf heures, le commissaire fait les cent pas dans les douze mètres carrés de son burlingue. Ça limite. Il a peu dormi. Il n’a pas dormi en réalité. Dès qu’il fermait l’œil il voyait celui qui manquait à son collègue accrobrancheur nocturne. Il attend les rapports de la scientifique et du légiste. Le jeune lieutenant est déjà arrivé aussi. Il est jeune, il fait un peu de zèle. Impec le gamin, rasé de près, changé et il sent bon. Pas le commissaire qui n’attend plus rien de la carrière. Le commissaire, il attend les rapports et les prochains coups tordus que lui réservera son job. Il n’attend pas longtemps car le légiste tape à la porte de son bureau :

– Ça a été vite fait et je me suis dit que vous deviez être impatient.

– En effet. Alors ?

– Les premières impressions sont confirmées.

– À savoir ?

– Votre collègue a été sorti de la voiture manu militari. Il devait somnoler et aura été surpris. C’est un peu routinier son boulot, et à cette heure… Enfin bref, on lui a collé un coup de… je penche pour un outil lourd, une clé à molette de plombier par exemple. La trace est plus nette que celle d’un marteau, mais tout aussi destructrice. Il devait être bien dans le coltard quand l’autre… J’écarte la possibilité d’une femme, il fallait être au moins très sportif. Quand l’autre, je disais, a fait passer sa corde sur la grosse branche et l’a suspendu par le pied. Il suffisait de tirer et votre gars se retrouvait, à un mètre cinquante du sol, la tête en bas. Il avait perdu connaissance car, au niveau de la cheville, les marques faites par la corde sont nettes. S’il s’était débattu elles auraient été bien plus importantes. La suite vous la savez : L’œil arraché. N’importe quel couteau pointu faisait l’affaire. Genre Opinel. L’hémorragie a été rapide. Le gars n’a pas trop dû se sentir mourir. Juste que ses rêves n’ont pas été jusqu’au bout. M’étonnerait que le mec qui a fait ça ait emporté l’œil. Sinon ça serait inquiétant, ça voudrait dire que c’est une sorte de fétichiste et qu’il va recommencer. Je pense que des prédateurs nocturnes, oiseaux ou renards, en ont fait leur dîner.

– En effet, rien de bien neuf.

– Je vous laisse le dossier, les photos et mon rapport détaillé. Mais je vous ai tout dit. Je vous ai juste passé l’analyse toxico qui n’a rien révélé d’autre qu’un taux d’alcoolémie très classique dans votre profession, voire même relativement modéré. Il avait mangé un kebab et des frites à peu près quatre heures avant le drame.

Le toubib se lève et repart vers d’autres aventures. Saint Antoine reprend ses cent pas – il avait pas fini – en attendant la suite. C’est le jeune lieutenant, un sportif le mec, infatigable, qui la lui apporte, la suite :

– Ça y est, on a le rapport de la scientifique. Y’z’auraient pu rester couchés, ceux-là.

– Montre voir ! (note de l’auteur : quelle expression pléonasmatique que ce « montre voir »)

C’est vite lu. Aucune trace autre que l’évidence. Pas d’ADN, si on retire celle de tous les flics de la brigade qui ont eu, un jour ou l’autre, à utiliser ce véhicule radar mobile. Pas d’empreintes probantes, hormis celles des mêmes flics. La corde n’a rien révélé. Une corde neuve manipulée avec des gants. Le gars a évité d’éternuer dessus. Pareil pour la bagnole et l’acide, bien du chlorhydrique, a tout détruit. Le matos est irrécupérable et le disque dur est moins facilement analysable qu’un mille-feuille qui serait passé sous un trente tonnes.

– On va aller loin avec ça. Et l’enquête ? Le voisinage, les témoins etc… ?

– Vous rigolez, commissaire ! Vous avez vu les lieux…et l’heure. Y avait pas un chat, pas de caméras de surveillance, pas de voisins, nada ! Le dernier « témoin » est le gus qui s’est fait flasher par notre collègue avant que celui-ci ne télétransmette l’image à Rennes. C’est-à-dire une demi-heure avant le drame. M’étonnerait qu’il nous apprenne grand-chose.

Que faire ? Le commissaire est un peu sec, complètement désorienté. Ses habitudes et réflexes ordinaires il peut aller les accrocher dans le platane. Il lui reste juste assez de corde pour le faire. Pas de témoin à interroger. À la rigueur faire le profil et l’entourage de la victime. Après tout, on peut être flic et n’en être pas moins homme, avoir des maîtresses, être cocu, être joueur ou mauvais payeur. Allez savoir avec tout ce qui se passe de nos jours. On ne peut plus être sûr de rien. Le lieutenant est toujours là.

– Tu me fais le profil de la victime. Le grand jeu : la famille, les habitudes, les fadettes, les collègues, l’ordi… tout, quoi !

– C’était un collègue…

– Et alors ? C’est pas une raison. Il a bien été assassiné, non ?

– Oui c’est vrai.

– De toute façon, y’a rien d’autre à faire.

Le lieutenant se tire, pas convaincu, mais chargé de mission. Aller fouiller dans le passé d’un collègue, il se demande si c’est bien déontologique. Mais c’est vrai que ça se fait pour les autres victimes. Et puis, il ne le connaissait que vaguement de vue ce type.

Deux jours ont passé. Toujours rien. L’enquête de proximité, côté du collègue-victime, n’a rien donné, elle non plus. Un mec transparent. Célibataire auquel on ne connaissait pas d’autres passions que la télé et les week-ends dans l’Yonne, chez sa famille, quand il en avait l’occasion. Facebookien forcené, c’était sa seule utilisation du net. Et alors, vraiment rien de notoire. Facebook, quoi ! Un compte bancaire limpide comme de l’eau bénite, un voisin idéal toujours prêt à rendre de petits services, une vie sexuelle aléatoire à laquelle participait une autre collègue, célibataire elle aussi. Ses seuls amis étaient ses collègues depuis qu’il avait rejoint la police des routes, il y a trois ans, à sa sortie de l’école. Pour la première fois de sa longue carrière le commissaire se trouvait en face d’un crime parfait pas déguisé. Parfait par l’absence totale d’indice. À part des aveux, des remords du coupable, il n’avait rien à espérer dans ce merdier.

La préfecture a eu tôt fait de réparer l’Opel afin qu’elle reprenne du service dans les meilleurs délais. Le budget de la nation en dépend. Par contre l’agent qui y était affecté, vous l’aurez compris, n’est pas vraiment réparable. En embaucher un autre serait contraire aux intérêts du même budget. Comme, dans ce métier, les merdes se cumulent plus volontiers que les réussites, c’est à Saint Antoine qu’échoit la mission de trouver dare-dare et provisoirement un remplaçant à l’agent suspendu (pour les raisons que vous connaissez et de la manière que vous savez). Il ne manquait plus que ça. Il le prend un peu pour une punition, mais ne peut pas prétendre avoir particulièrement brillé dans cette affaire. Il a pris sa décision : puisque c’est provisoire, il va y coller son lieutenant. Ça lui rabattra un peu son caquet à ce bleu. Ah ben tiens, justement, le voilà qui se ramène avec son air de cowboy branché !

– Lieutenant, vous tombez bien !

– Bonjour monsieur le commissaire. En quoi puis-je vous aider ?

– C’est un service que je vais vous demander. Une expérience aussi, vous verrez. Mais je tiens à préciser d’emblée que c’est provisoire.

– Si c’est précisé ainsi, ça ne doit pas être très jouissif. Je vous écoute.

– On m’a demandé un homme pour remplacer, provisoirement je tiens encore à le préciser, l’agent de l’Opel au radar.

– Ah ben, en effet, je rêvais d’autre chose ! Vous n’avez personne d’autre ?

Non, il n’a personne d’autre. C’est la seule tête à claques du service. Mais le commissaire n’a pas que ça à faire :

– Écoutez, mon petit Ignacio, vous permettez que je vous appelle par votre prénom ? C’est un ordre et point barre !

Fin.

Version peu édulcorée de l’arroseur arrosé

Voilà la troisième nouvelle en lice est sous vos yeux.

Vous le savez le nom de l’auteur ne vous sera pas dévoilé.

Mais c’est un de ces auteurs participants qui l’a écrite  : 

Maud Mayeras – Olivier Chapuis – Danielle Thiery – Ghislain Gilberti – Marie Delabos – Colin Niel – David Charlier – Dominique Maisons – Sandra Martineau – Marie Van Moere – François Médéline – Ellen Guillemain – Cicéron Angledroit – Valérie Allam – Stéphanie Clémente – Gaëlle Perrin-Guillet – Anouk Langaney – Patrick K. Dewdney – Florence Medina – Michel Douard – Benoit Séverac – Loser Esteban – Jeremy Bouquin – Armelle Carbonel – Jacques Saussey – Yannick Dubart – Nils Barrelon. 

Ce sera donc sur les qualités intrinsèques de la nouvelle que le jury devra trancher.

 Il en reste 24 à être dévoilées.

Une par semaine si tout se passe bien.

Que de bonnes, très bonnes voire excellentes lectures à venir.

Maintenant à vous de me dire ce qu’elle vous a inspiré.

J’attends avec impatience vos réactions et vos commentaires.

Et saurez vous devinez qui en est l’auteur ?

Il y a parfois des sacrées surprises.

Mais…peut-être, l’an prochain,  vous serez, vous aussi, juré(e)s officiel(le)s du Trophée Anomym’us

Allez Savoir !