La PAL de Nadia : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Nadia

Coucou Geneviève,

C’est Nadia, voici mes réponses.

 

  1.  As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

    oui bien sûr, j’ai une PAL

  2. Pourquoi une PAL ?

    je suis une passionnée, excitée, curieuse qui ne peut s’empêcher d’acheter des livres qui s’accumulent par manque de temps

  3.  Comment est-elle rangée ?

    Ca va, ça vient… Pas de rangement spécial !

  4. A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

    Mon HAL (himalaya à lire)

  5. Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci) 

     je mets la photo en dessousPAL3

  6. Combien de livre contient ta PAL ?

    environ 75 livres

  7.  Comment s’est constituée ta PAL ?

    petit à petit

  8. Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

    Gérard Collard, Yvan Fauth, Severine Lenté et Genevieve du blog collectif polar.

  9.  Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

    Je choisis en fonction de mon humeur ou des nouveautés qui m’excitent

  10. Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

    MA PAL me rassure, sans elle, je me sentirais toute nue et angoissée à mort

    PAL2

  11. Où achètes-tu tes livres ?

    Beaucoup en seconde main dans ma caverne d’Ali baba du livre d’occase, j’ai nommé PELE MELE à Bruxelles et chez mon libraire Filigranes

  12.  Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

    Printemps, automne et hiver: j’adore lire dans mon canapé avec un plaid et un chat sur moi. Je lis beaucoup le soir. et dans mon lit pour m’endormir.  L’été, j’adore lire dans mon transat au jardin!

  13. Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

    Livres papier !!!

  14. Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

    non pas du tout, au contraire.

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?

Depuis quand lis tu des polars et pourquoi ?

Toxique de Niko Tackian : Histoire d’une LC, Chapitre 3


Echange de bons sorts entre une Magicienne Bibliothécaire et une Fée Lectrice…

Quand une Fée et une Magicienne discute polar et magie…

  • La potion Toxique de ce polar, t’a t-elle atteinte?

    Stelphique notre Fée

    J’ai trouvé qu’on ne voyait pas venir, cette personne toxique, et c’est tout le danger à se préparer à une telle confrontation. Elle s’insinue dans la porosité des lignes et d’un coup, on ne peut plus l’ignorer, car elle prend soudain tout l’espace, mais il est souvent trop tard…
    La fée en moi, a senti que ça sentait un peu le roussi, j’aurai donc bien créer un carré magique pour déceler le Mal…
    Sort n°1: Le carré Magique.

 

Ge la magicienne

Rhaaaa, ma Fée Lectrice, me voilà empêtrée dans mes sortilèges ! Je ne me suis pas rendue compte de la toxicité de cette lecture commune. Non pas que je n’ai pas pu entrer dans celle-ci. C’est vrai que j’ai mis du temps à appréhender l’objet. Mais une fois en main, je n’arrivais plus à le lâcher ! Prise dans ses filets. Et je n’ai pas vu le poisson s’insinuer en moi !

Aussi j’ai du préparer quelques potion pour me protéger de cette toxicité.
Et pourquoi pas à base de datura stramonium (trompette des ange, herbe aux sorcières, herbe du Diable, herbe des fous…). C’est la plante de la magie noire !  Une plante utilisée comme hypnotique par les faiseurs de zombis à Haïti. Elle contient pas moins de 64 alcanoïdes, tous des poisons potentiels, pas mal , toxique aussi si, là je vais être. Accélération cardiaque, transpiration excessive, amnésie, perte de connaissance, délire, hallucinations.  Pas mal pour mettre à mal notre adversaire, non ?

  • Le Lieu labyrinthique a t-il eu raison de tes pouvoirs magiques?

 

  Il y a eu plusieurs fausses pistes, beaucoup de chemins de traverses, et les allées très sombres, où le danger a élu domicile…On aurait pu se perdre dans les méandres de ses allées, mais grâce au talentTackian, il n’en a rien été…

Dans ses ténèbres, rien ne vaut un peu de lumière …

J’invoque donc toute la puissance magique de mes ailes scintillantes, pour créer un Cercle de Lumière, afin que l’on ne se perde plus dans ce labyrinthe obscur…

Sort n°2: Le cercle de lumière.

 

Oui l’auteur a tenter de me perdre, il m’a emmener sur des chemin de travers. Osant les fausses pistes. Essayant de me faire entrée dans le labyrinthe complexe de son cerveau. Il est fort, très fort. Il maîtrise son sujet. Il nous trimbale, nous ballade, nous bouscule. Il sait nous mettre mal à laisse. C’est un être angoissant. Il joue avec nos peur. Il connais parfaitement son potentiel de toxicité et mes prends au piège dans son histoire qu’on arrive pas à oublier.

Là aussi pour m’en sortir il va me falloir une potion puissante, sinon je vais rester coincée dans son labyrinthe.
Mais je maîtrise moi aussi parfaitement l’herbe d’égarement, comme l’écrivait  Ismaël Mérindol dans son  traité de Faërie  : « Si tu veux voyager longtemps, prends garde de ne pas fouler l’herbe d’égarement ». Oui je sais aussi utilisé l’herbe de Mélusine, herbe d’or, herbe folle, l’herbe d’engaire, la Tourmentine

 

  • As-tu crains, par moment, la force maléfique du Minotaure?

On pressent l’atmosphère maléfique que ce monstre veut absolument instaurer. D’ailleurs, j’ai trouvé que sa présence ressemblait plus à une ombre… J’aurai préféré qu’il prenne plus de prestance dans ce thriller, que la touche fantastique, est une plus grosse empreinte…
Malgré tout, rien ne vaut une bonne protection. Il reste quand même, une figure emblématique du Mal…
J’essaierai donc de faire un double sort qui allie, le Pentacle de protection et l’Arc-en-ciel. On n’ai jamais assez protégé, et rien n’empêche un peu de chance de nos portails féeriques…
Sort n°3: Le Pentacle de protection.

 

Oui, on ne peux résister à la force brute de ce monstre ! Dante fait du minotaure le gardien de la septième porte des Enfers. Dans la mythologie grecque, le Minotaure était une créature hybride, anthropomorphe et anthropophage, mais il n’avait rien à voir avec les anthropoïdes. Il vivait dans le labyrinthe. Le mythe du Minotaure illustrerait le combat éternel de l’homme contre son propre inconscient ; pour ne pas se perdre dans le dédale de sa pensée, l’homme moderne peut retrouver son chemin à l’aide d’un fil d’Ariane, et se libérer.

Nous avons tous un minotaure en nous qui nous torture. Ce minotaure est enfin la représentation de la dualité entre notre part humaine et celle de l’animal qui sommeille en nous.

Là il va me falloir préparer deux potions.
Du Polynectar : Cette potion permet à celui qui le boit de prendre durant 1h l’apparence d’un individu de son choix. Pour la fabriquer, il faut : des chrysopes(doivent cuire durant 21 jours), des sangsues, du sisymbre(doit être cueilli à la pleine lune) , du polygonum, de la corne de bicorne en poudre, de la peau de serpent d’arbre du Cap et bien sûr, un petit morceau de celui ou celle dont on veut prendre l’apparence
Une potion tue loups : Cette potion empêche la démence et permet à l’humain qui se transforme en loup-garou ou tout autre métamorphe de pouvoir rester lucide durant toute la durée de sa transformation.

 

 

  • Faut-il prévoir une future collaboration pour combattre le pouvoir Tackian?

    Je serai évidemment partante pour une autre folle aventure dans le futur univers que cet auteur saura nous concocter, et j’aimerai beaucoup partager encore cette expérience de lecture avec ma chère Magicienne Ge. J’ai adoré cette collaboration fantastique, et j’ai hâte de pouvoir partager un peu différemment la lecture de polar!
    Je porte donc cet espoir comme un talisman.
    Sort n°4: Le Talisman d’espoir.

Après de tels envoûtements, nul doute qu’il nous faudra à nouveau nous associer pour combattre les pouvoirs d’ensorceleur de ce Tackian et de son âme damné Tomar Khan, qui je n’en doute pas devrait à nouveau réapparaître dans un prochain opus

Oui et je sais qu’avec toi Ma Fée Stelphique, toutes mes potions devraient être réussi, surtout si c’est toi qui fait bouillir la marmite ou plutôt le chaudron, magique le chaudron.

 

Et si vous n’avez pas lu les chapitres précédents, rien n’est perdu. Vous pouvez encore rattraper le coups :

ICI le prologue d’une LC

Là le chapitre 1 de cette LC

Là encore le chapitre 2 

La PAL de Solange : Les 2 ans du blog, concours 2


Piles à lire en délire

Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Solange

PAL

 

Bonjour Geneviève,

Je fais une exception, je veux bien répondre au deuxième concours, car je suppose que tous les lecteurs du blog sont différents.

  1.  As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

    1 – J’ai uniquement une PAL, et j’essaye qu’elle ne soit pas trop importante. Par contre, j’ai un carnet où je note au fur et à mesure les suggestions recueillies ça et là.

  2. Pourquoi une PAL ? Car j’adore avoir le choix au moment de prendre un nouveau livre, je ne sais pas toujours je que je vais aimer à ce moment là.

  3.  Comment est-elle rangée ?

    Elle n’est pas spécialement rangée, elle doit tenir dans un sac papier et ne pas prendre trop de place (à l’intérieur j’ai des livres offerts qui attendent car pas trop à mon goût, mais que je lirai surement .. un jour) d’où le choix d’acheter + ou – au fur et à mesure.

  4. A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

    Pas de petit nom à part ma « PAL »

  5. Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

  6. Combien de livre contient ta PAL ?

    Elle ne dépasse jamais la dizaine ( mais la liste sur le carnet s’allonge toujours). J’essaye de limiter le stock afin de pouvoir tous les lire.

  7.  Comment s’est constituée ta PAL ?

    J’achète toujours plusieurs livres en même temps. Le coup de coeur du moment  et bien souvent la ou les propositions de ma libraire, je ne peux résister.

  8. Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

    Les conseils de ma libraire ,  les newsletters des blogs où je suis abonnée, et bien entendu les nouvelles sorties de mes auteurs favoris.

  9.  Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

    C’est suivant l’humeur du moment,

  10. Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

    J’ai besoin d’avoir des livres autour de moi. Si je n’en avais pas d’avance il y aurait un  manque.

  11. Où achètes-tu tes livres ?

    Mes achats se font exclusivement chez un libraire indépendant .

  12.  Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

    Chez moi, le matin et le soir. Parfois le livre est dans mon sac lors de mes déplacements.

  13. Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

    Aucun livre numérique, uniquement papier.

  14. Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

    J’espère que les gens réagiront avant qu’il ne soit trop tard et prendront conscience que les commandes par internet (style Amazon, FNAC, etc)  n’apportent aucun bénéfice financier, aucun contact humain, ni découverte d’auteurs  ou nouveautés.

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?

Ma question subsidiaire :
D’où vient ce goût pour les livres, ce contact avec les autres (style rencontre sur les salons et les lecteurs) cette envie d’échanger sur tel ou tel sujet ?

J’espère ne pas avoir été trop longue et mon « topo » assez clair.
A bientôt sur le blog.

Merci Solange de t’être prêtée au jeu. Et vois-tu, je me retrouve assez dans ta Pal.

Une petite Pile à lire, juste de quoi se sentir tranquille et savoir qu’on aura toujours un bouquin sous la main.

Un point cependant nous sépare, quoique !!!

 

 

 

 

Hades de Candice Fox


Collectif polar.biblio
hadesLe livre : Hades de  Candice Fox. Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Troin. Paru le 9 février 2017 chez M. Lafon. 19€95 ; (330 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Frank Bennett, flic quadra expérimenté, rejoint la brigade criminelle de Sydney. Il fait la connaissance d’Eden, sa coéquipière désignée, sous l’oeil malveillant de son frère et collègue Eric qui prend la nouvelle recrue de haut. Leur première enquête débute aussitôt : des corps démembrés auxquels il manque des organes ont été découverts dans une marina. Grâce à une liste officieuse de demandeurs, Frank et Eden mettent au jour un trafic, orchestré par un seul homme, invisible et méthodique.

Mais Frank est distrait par les doutes qu’il nourrit au sujet d’Eden et Eric. À quoi correspond la liste de noms raturés qu’il a trouvée dans le portefeuille d’Eden ? Pourquoi a-t-elle une photo d’Hadès, la légende du crime qu’on surnomme le Seigneur des Bas-Fonds ?

Frank a mis le doigt dans un engrenage malsain et dangereux dont il va bientôt comprendre toute l’ampleur…

AVT_Candice-Fox_6521L’auteur : Candice Fox est née à  Bankstown, New South Wales  en Australie. Elle enseigne l’écriture à l’université Notre Dame de Sydney. Ses deux premiers romans, Hadès et sa suite Eden, ont obtenu le Ned Kelly Award, le plus grand prix du polar en Australie.
Elle a récemment publié une série à quatre mains avec James Patterson et compte désormais parmi les nouvelles reines du thriller.

 

 

Citation :
« – Pourquoi cherches-tu à protéger une ordure pareille ?
– L’entrepreneur des pompes funèbres te dirait comme moi que notre ami commun Doyle est au delà de ma protection. »

 

Le petit post-it de Véra

Régnant sur une décharge, Hadès a pour rôle de faire disparaître les corps qu’on lui amène. Un soir, il est chargé d’éliminer deux jeunes enfants, rescapés d’un cambriolage qui a mal tourné. Il se résout cependant à leur laisser la vie sauve et les baptise Eden et Eric. Au fil du temps, il leur transmettra tout son savoir-faire si particulier.

1er tome d’une trilogie. « Hadès » et sa suite « Eden », ont obtenu le Ned Kelly Award, le plus grand prix du polar en Australie.

Un excellent polar, sombre et complexe, comme les personnages. Le rythme augmente peu à peu, les points de vue se multiplient et alternent de plus en plus vite, comme si des caméras surgissaient pour nous permettre de mieux cerner l’action et suivre cette accélération. Les personnages sont sombres, étoffés, et questionnent l’origine du mal en chacun de nous… Un auteur et une trilogie à suivre !

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix de Carole-Ann


nos-2ans-top-10-odp

Le top 10 de Carol-Ann-Delalune

Alors mes top 10 qui ont changer ma facon de lire et/ou de vivre ( ce ne sont pas des polars et je n’ai que 28ans) :

1- Tom Sawyer je suis tombé amoureuse toute petite et c’est ce qui m’a donner goût a la lecture

Pour Tom Sawyer, il y a des choses vraiment plus importantes que l’école ! Aller à la pêche, par exemple, se battre avec les nouveaux venus au village ou, plus important encore, retrouver son grand ami Huckleberry, qui mène une vie de bohème à l’image de son vagabond de père…

Mais à force de se prendre pour des bandits et de faire des expériences de sorcellerie à la nuit tombée, Tom et Huck vont être mêlés à un véritable crime, avec de vrais assassins et un authentique trésor… Un chef-d’œuvre de la littérature américaine.

« La fumée n’avait pas très bon goût. Ils toussèrent un peu… »

L’enfance de Tom Sawyer chez sa tante Polly dans une ville de Louisiane située sur les berges du Mississippi. Avec ses amis Joe, Ben et Huck, il fait l’école buissonnière et joue à Robin des bois, aux cow-boys et aux pirates. La nouvelle venue, Becky Thatcher, ne laisse pas Tom indifférent.

 

2- Harry Potter tellement impatiente j’ai fini la série en Anglais et développe un super niveau du coup

 

« II va devenir célèbre – une véritable légende vivante -, je ne serais pas étonnée que la date d’aujourd’hui devienne dans l’avenir la fête de Harry Potter. On écrira des livres sur lui. Tous les enfants de notre monde connaîtront son nom ! »
Minerva McGonagall

3- 1984 d’Orwell il continue de me hanter par sa triste réalité

Dans un monde futuriste et totalitaire sous le contrôle de Big Brother, Winston Smith, employé au ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, ce dernier cherche l’amour et la liberté.

 

 

 

 

 

4- tout les livres de Barjavel mais particulièrement l’enchanteur parce qu’il m’a procurer une émotion folle

Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

5- l’alchimiste de Grisham ( peut être parce que je suis prof de droit)

(NDLR, je connais pas ce titre de Grisham, aussi j’en ai déduit que ce pouvait-être l’insoumis)

Sebastian Rudd n’est pas un avocat comme les autres. Il travaille dans un van aménagé, avec des vitres blindées, le wifi, un petit réfrigérateur, des fauteuils de cuir, une cache pour ses pistolets et un chauffeur armé jusqu’aux dents. Il n’a pas de cabinet, ni d’associés, ni de partenaires. Sa petite entreprise ne compte qu’un seul employé : son chauffeur, qui fait office également de garde-du-corps, d’assistant juridique, de confident et de caddy quand il va jouer au golf. Sebastian vit seul au sommet d’un gratte-ciel, dans un appartement de petite taille mais protégé comme une forteresse, où trône un billard ancien. Il est amateur de bourbon premium et porte toujours une arme sur lui.
Sebastian défend des gens qui font fuir les autres avocats : un junkie tatoué, membre selon la rumeur d’une secte satanique, accusé d’avoir enlevé et tué deux petites filles ; un chef mafieux sanguinaire, dans le couloir de la mort ; un habitant ayant tiré sur une équipe du SWAT alors qu’elle donnait l’assaut dans sa maison et se trompait d’adresse. Pourquoi accepter ces clients ? Parce qu’il considère que toute personne poursuivie en justice a droit à un procès équitable ; et pour ce faire, Sebastian est prêt à franchir la ligne jaune de temps en temps. Il exècre l’injustice, n’aime ni les compagnies d’assurances, ni les banques, ni les grosses sociétés. Il se méfie des gens de pouvoir, à tous les niveaux, et fait fi des règles et de l’éthique.
Avec Sebastian Rudd, John Grisham dresse le portrait d’un personnage haut en couleur, outrancier, extravagant, mais avec une justesse de ton et une humanité sans pareilles.

6- le joueur d’échec de Zweig juste par la beauté et la profondeur

À bord d’un paquebot, une stupéfiante partie d’échecs oppose deux hommes. L’un n’est autre que Czentovic, champion du monde en titre, invaincu depuis des années. Le second, un énigmatique aristocrate, lui tient tête et révèle un talent extraordinaire. Qui peut bien être cet homme génial et si discret ? Son génie lui permettra-t-il vraiment de battre le maître incontesté des échecs ? Seul un ultime face-à-face en décidera.

7- le papillon des étoiles de Werber parce que ces dernières pages, cette fin qui remet tout en perspective j’ai jamais lu ça autrement

La Terre court à sa perte. Décidant d’aller voir si l’aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique un gigantesque papillon céleste capable de se propulser dans le vide interstellaire. A bord de ce vaisseau, des humains et tout un matériel biologique, végétal et animal nécessaire à la survie de plusieurs générations.

8- Divergente de Veronica Roth car les personnages sont entier et sincère loin du conformisme des héros ( ou anti héros) et la fin est a cette image

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en cinq factions, chacune consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de former un civilisation parfaite : les Altruistes, les Sincères, les Audacieux, les Fraternels, les Erudits. A 16 ans, chaque adolescent doit choisir sa faction, pour la vie. Le jour du choix, Béatrice comprend qu’elle est différente : elle est divergente. Elle hésite entre rester avec sa famille et être elle-même, mais elle ne peut choisir les deux. . Il va maintenant lui falloir cacher ce secret pour rester en vie. Prix Chimère 2013 (catégorie 15-18 ans).

9- Into the wild de John Krakauer car cette histoire est aussi belle et tragique et fait réfléchir sur notre véritable liberté

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s’achèvera tragiquement au coeur des forêts de l’Alaska…

Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l’écran par Sean Penn, Into the Wild s’inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels.

10-Le meilleur des mondes d’Huxley surement pour les mêmes raison que 1984

Dans un futur indéterminé, description lucide des conséquences désastreuses que peuvent entraîner la course au progrès technologique et le totalitarisme.

632 après Ford : désormais on compte les années à partir de l’invention de la voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu. La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s’assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l’ordre général, c’est-à-dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse, un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce  » Sauvage « , qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le  » monde civilisé  » ?

Un chef-d’oeuvre de la littérature d’anticipation écrit en 1931 et dans lequel A. Huxley montre non pas le progrès de la science en tant que tel, mais le progrès de la science en tant qu’il affecte les individus..

Voila    🙂

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le top 10 d’Elise


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Elise

Place à son TOP 10

top-10

– Amours de L. de Recondo traite un sujet avec une grande sensibilité sur le destin de deux femmes liées par un terrible secret.

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles… Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

– Purgatoire des innocents de K. Giebel : le premier livre de l’auteur  que j’ai lu dont le talent est indéniable. Un style hors pair, d’une grande violence, des personnages complexes qui dérapent. Sans conteste je fais partie des Giebelmaniaques.

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.
Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit…

– Les piliers de la terre k. Follett : le premier roman historique que je n’ai pas pu lâcher malgré son épaisseur, une pépite monumentale que cette épopée romanesque.

Dans l’angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, et l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

– Mauvaise étoile de R.J. Ellory est le premier road movie très noir que j’ai lu qui m’a bien remué les tripes mais surtout qui m’a marqué. J’ai ainsi continué à lire tous les livres de cet auteur incroyable.

Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.

Avec ce récit au suspense implacable et à la noirceur absolue, R. J. Ellory se consacre de la façon la plus flamboyante qui soit à son sujet de prédilection : le mal. Tout comme Shane Stevens dans Au-delà du mal, il aborde les thèmes de l’innocence corrompue et de l’origine des déviances. On y retrouve ici intact tout l’art d’Ellory, qui a fait la force de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et très réaliste ; des personnages d’une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre ; une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu’à la dernière page. Un thriller intense, poignant et inoubliable.

– Le mariage de plaisir Tahar Ben Jelloun : roman narré comme un conte qui nous fait voyager à travers la découverte des coutumes d’Afrique du Nord mais qui nous interpelle face au racisme ambiant.

Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme « mariage de plaisir ». C’est dans ces conditions qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Quelques décennies après, les jumeaux, devenus adultes, ont suivi des chemins très différents. Le Blanc est parfaitement intégré. Le Noir vit beaucoup moins bien sa condition et ne parvient pas à offrir à son fils Salim un meilleur horizon. Salim sera bientôt, à son tour, victime de sa couleur de peau.

– Mille soleils splendides de K. Hosseini : un destin hors norme de deux femmes à travers l’histoire chaotique de l’Afghanistan. Une vraie pépite.

Après l’immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

– Meurtres pour rédemption de K. Giebel : un des livres que je ne suis pas prête d’oublier. Toujours égale à elle-même K.Giebel nous livre un moment de pure cruauté, de douleurs, de violences à la limite de l’insoutenable.  J’ai vécu avec Marianne, j’ai pleuré avec elle . Un véritable coup de coeur !

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

– Reflex de M. Mayeras : une révélation que le style de cet auteur. Style haché, courts chapitres, nombreux questionnements !

Du pur jus ! J’ai tellement accrochée que je me suis rué sur son deuxième bijou, « hématome » qui lui aussi m’a laissé des traces !

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

– Des noeuds d’aciers de S. Collette : un huis clos dont on ne sort pas indemne, une qualité stylistique énorme. Du noir qui nous rend complètement accro : je l’ai dévoré ainsi que le suivant : six fourmis blanches.

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Theo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français

Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d’acier, son premier roman, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013.

– Les morsures du passé de L. Gardner : univers des enfants déséquilibrés psychologiquement habilement écrit. On est manipulé jusqu’au bout. Une belle découverte.

Dans un quartier populaire de Boston, cinq corps sont retrouvés. Ceux des membres d’une même famille. Une balle dans la tête, le père respire encore faiblement. De toute évidence, cet homme couvert de dettes a décidé d’assassiner les siens avant de se donner la mort. Appelée sur les lieux, l’enquêtrice D. D. Warren comprend immédiatement que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît : sur la table du dîner, six couverts avaient été dressés…
Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2011, Lisa Gardner excelle à construire des intrigues complexes, qui piègent le lecteur. Quand il croit avoir enfin découvert la vérité, le sol se dérobe sous ses pas.
Un suspense glaçant qui nous plonge dans un monde inconnu et bouleversant.

 

Merci Elise pour ce top 10 qui me parle énormément.

Femmes, amours, polars, frissons, histoire, tout ici ne peux que me plaire.

Un top 10 qui devrait combler aussi nos lectrices et nos lecteurs, j’en suis certaine

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix d’Yvan


Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Yvan

Place à son TOP 10

ET OUI TOUT ARRIVE 

Comme je me suis fais harcelé par Geneviève, je me colle aussi à cet exercice de la liste de 10 livres qui ont marqué dans ma vie de lecteur. 10 (ou 13) livres seulement… Le choix d’un jour (le choix d’une vie).

Donc, dans l’ordre alphabétique des auteurs, et avec un petit extrait de ma chronique du livre (quand il y en a une) :

Pierre Bordage – L’ange des abîmes

Cette vision d’apocalypse, post 11 septembre, est proprement glaçante parce que crédible dans son énormité.

Éprouvant, mais tellement prenant !

Cette rencontre de la petite histoire avec la Grande Histoire prend progressivement aux tripes, pour ne plus vous lâcher la dernière page refermée.

Pierre Bordage - L'ange des abîmes

Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Elle ne lui avait jamais fourni d’explication sur ses disparitions ni sur ses motivations. Elle se contentait de répéter en riant qu’elle était son ange gardien, qu’elle lui ficherait la paix après avoir parcouru un bout de chemin en sa compagnie. Il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie. Un jour pourtant, elle se tirerait parce que « chacun doit descendre seul dans les abîmes de son âme, chacun doit apprendre à se dresser vers les cieux sans autre soutien que ses propres racines. »

Le lien vers la chronique de L’ange des âbimes

Emma Donoghue – Room

L’auteure a réussi à retranscrire tellement d’émotions différentes avec ce sujet « casse gueule », que j’en reste encore baba…

Tenir 400 pages avec une telle histoire, sans jamais faillir, avec une idée lumineuse par paragraphe et une imagination et une sensibilité aussi débordante, tient de l’exploit.

Le petit Jack est sans conteste parmi les personnages les plus forts que j’ai pu côtoyer durant mes lectures. Un petit homme que je n’oublierai jamais.

Emma Donoghue - Room

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Celle-ci occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il vit seul avec elle dans la même pièce, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne pourra pas continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.

Mais réussira-t-il à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, à lui, l’enfant né de la captivité ?

Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant la puissance du langage et de la littérature.

Le lien vers la chroniques de Room

Ken Grimwood – Replay

J’aimerais vous dire tant de choses, vous crier encore plus fort mon amour pour les mots de Ken Grimwood, mais mes propos me semblent tous bien fades face à la puissance des émotions que peut procurer cette lecture. Ce livre a changé la vie de pas mal de monde, il n’est rien besoin de rajouter.

Je l’ai lu la première fois quand j’avais vingt ans et il a complètement modifié ma perception du monde et de mon futur. Je l’ai relu à trente ans et il m’a empli de questionnements. Je viens de le relire (largement) passé quarante ans et il m’a fait jeter un regard lucide sur mon passé. Si à cinquante ans tu n’as pas lu Replay, c’est que tu as raté ta vie ;-).

replay ken grimwoodEn ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : « Il nous faut, il nous faut… » Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d’une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l’âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d’université. Va-t-il connaître le même avenir? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple… De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à… sa deuxième mort, et qu’une troisième, puis une quatrième vie commencent…

El vous, si vous pouviez recommencer votre vie, que changeriez-vous ?

La lien vers la chronique de Replay

Glen David Gold – Carter contre le diable

Approchez-vous Mesdames et Messieurs et installez-vous confortablement. Le rideau va bientôt s’ouvrir sur le spectacle de Carter le Grand, le magicien !

Il y a des livres qui touchent directement votre âme… cette partie de votre âme qui est encore capable de s’émerveiller.

Carter contre le diable est de ceux-là. Ce n’est pas qu’un simple livre, il est un peu magique. A l’image de son sujet (l’histoire très romancée d’un magicien dans les années 20), il fait appel à notre capacité d’éblouissement et d’optimisme d’une manière incroyablement touchante et ludique.

Carter contre le diableEntrez dans un monde où tout est illusion.
1920, San Francisco. Carter le Grand, l’un des prestidigitateurs les plus célèbres du pays, donne ce soir-là un spectacle exceptionnel devant le président des États-Unis, Warren G. Harding, qu’il invite sur scène pour participer à l’un de ses stupéfiants numéros. La représentation est un triomphe mais, quelques heures plus tard, le président meurt mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Sachant qu’il va être suspecté, Carter disparaît afin de mener sa propre enquête. Aurait-il eu des raisons de se débarrasser du locataire de la Maison Blanche ? L’agent Griffin, des services secrets, se lance alors à ses trousses. Mais affronter un génie du trompe-l’œil et de l’illusion tel que Carter ne va pas être chose aisée.

Avec cette formidable histoire de manipulations basée sur des personnages ayant réellement existé, Glen David Gold nous donne à la fois un palpitant thriller historique dans lequel tous les tours sont permis, et un portrait magistral de l’Amérique des années 1920.

Le lien vers l’article sur Carter contre le diable

Franck Herbert – Dune

Le livre qui a tout changé. Il y a un avant et un après. J’étais en classe de troisième, j’ai galéré à le lire mais il m’a ouvert les portes vers un univers infini. Cet univers de la lecture et de l’imaginaire.

duneIl n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.

Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’histoire.

Cependant, les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

L’auteur a brossé une immense fresque, qui, par l’intensité dramatique, le foisonnement des personnages, la précision des détails, est digne des grands chefs-d’oeuvre du roman historique classique.

Stephen King – 22/11/63 ( et ÇaSimetierreMisery…)

Vous êtes fan du King, jetez vous là-dessus.

Vous ne connaissez pas le King, jetez vous là-dessus.

Vous n’êtes pas friand de science-fiction, ça tombe bien ce roman n’en n’est pas vraiment un, donc jetez vous là-dessus.

Vous êtes fan de SF, ce n’est peut-être pas le sujet principal, mais ça vous parlera tout de même, donc jetez vous là-dessus.

Vous aimez les longs romans, jetez vous là-dessus.

Vous prenez un peu peur devant la taille de celui-ci, mais je vous le dis : vous n’avez rien de mieux à lire, donc jetez vous là-dessus.

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait celui-ci (et Replay… non je ne peux pas choisir entre les deux…)

king 20

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

 Ici l’avis d’Yvan sur 22/11/63

Henri Loevenbruck – Nous rêvions juste de liberté

Henri Loevenbruck a fait tellement fort avec ce roman que ça tient presque du miracle. Au début ça saigne à cause de la baston, à la fin c’est ton cœur qui saigne et y a pas beaucoup d’auteurs qui arrivent à te faire ressentir ça. C’est un putain de magicien des émotions le Loevenbruck, moi je dis. Ride like the wind, c’est pas du vent !

nous-revions-juste-de-liberte

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

 

Nous révions juste de liberté, la chronique

Marcus Malte – Le garçon

Marcus Malte est un immense écrivain. Ce roman, qui nous touche par la candeur de son héros tout autant que par la beauté et le carnage des émotions qu’il vit, restera une lecture inoubliable. Le genre de livre qui marque un lecteur profondément, intensément, durablement.

Juste indispensable.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

 La chronique sur Le garçon

Maud Mayeras – Reflex

Ce livre vibre entre vos mains (ou alors sont-ce vos mains qui tremblent ?), doué d’une vie propre. Votre cœur pulse de plus en plus vite à longueur de pages (ou est-ce le livre qui s’anime de lui même ?), jusqu’au long final qui vous laissera exsangue.

Je ne me souviens pas avoir lu un roman aussi lentement, cherchant mon souffle à chaque réplique, m’extasiant devant la forme et le fond, dégustant la prose de cette auteure incroyable.

Une véritable expérience sensorielle, une lecture organique entre ténèbres et lumière, du genre de celle qui vous marque au fer rouge pour très longtemps.

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

 Reflex, le billet


Robert Charles Wilson – Julian

Cette quête initiatique est une véritable réflexion politique, environnementale et religieuse. Mais, la grande force du récit est, qu’à aucun moment, il ne tombe dans un coté moralisateur « premier degré » et privilégie toujours l’aventure (et quelle riche aventure !).

J’ai été bouleversé par cette capacité à me faire vivre une vraie aventure, différente, parfaitement maîtrisée, au message écologique, de tolérance et d’humanisme tellement fort.

Julian

Apostat. Fugitif. Conquérant.

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.

Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).

Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.

On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.

Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.

Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’ oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

La chronique d’Yvan sur Julian

Il me faut remercier comme il se doit mon ami Yvan d’avoir bien voulu se prêter au jeu.

Je sais qu’il t’en coûte mon ami. Alors je n’en suis que plus touchée. 

 

Concours 1/3 « Les 2 ans du blog » : Les résultats de vos Tops 10


Comme je suis heureuse.

Vous avez été géniaux, vous savez ! Vous avez été généreux et nombreux à répondre à mon appel. Des tops 10 m’ont enchantée, je me suis régalée à les lire.

Je me suis aussi beaucoup amusée à les mettre en forme et à les illustrer. J’ai ainsi passé de nombreuses heures en votre compagnie.

J’ai appris à mieux vous connaître tant il est vrai que nos lectures sont révélatrices de qui nous sommes. Certains, certaines surtout ont joué le jeu à fond, elles se sont confiées à moi, à nous, à travers les dix livres qui ont marqué leur vie. C’est parfois avec beaucoup d’émotions que j’ai reçu ces beaux cadeaux. Et il est très vrai que je vous est découverte à travers ce simple jeu ou ce jeu simple.

Il est donc vrai aussi, que, si tu me dis ce que tu lis, je te dirais qui tu es ! Oui nos lectures, à nous simple lectrices, nous ont sans doute guidées, formées, construites. Elles ont été là souvent aussi pour nous soulager, nous réconforter. Elle nous ont fait voyager, connaitre, elle nous ont grandies? Nous avons appris beaucoup à travers elles. Et des autres et de nous même aussi. Elles nous ont fait échanger, partager, dialoguer. Nous nous sommes intéressées au monde qui nous entoure, elles ont ouvert notre esprit.

Et je crois que je n’ai pas été la seule à apprécier vos top 10, enfin je l’espère !

Alors merci pour tout ça ! Vous êtes formidables, continuez !

Maintenant place au résultat. Et oui, nous étions avant tout dans un jeu. Un jeu concours qui m’a procuré, je l’avoue de nombreuses émotions.

Alors comme promis il y aura quatre lauréats.

Lauréates devrais-je dire.

Mais comme vous avez était nombreux et nombreuses, j’ai un peu changer les règles du jeu.

Pas d’inquiétude, il y aura bien 4 vainqueurs pour ce jeu-ci. Mais comme je le disais, vous avez été nombreuses à participer, et parfois même au trois concours proposés. Donc il y aura au moins 4 lectrices en plus sur une liste complémentaire à la fin de tous les jeux ! 4 lectrices qui remporteront un livre dédicacé.

Chacune des 4 lauréates remporte 3 livres de la première sélections que j’avais faite.

nov

 

Donc les gagnantes de ce « Concours 1/3 « Les 2 ans du blog » : Vos top 10″ sont :
SEQUANAE63

Voici son top 10

GENEVIÈVE

Ici le top de Geneviève

STELPHIQUE

 

Là le top de Stelphique

INGRID

Le top 10 d’Ingrid

Chacune son lot !

J’espère que vous vous êtes amusé(e)s avec ces 25 Tops, j’espère que vous avez découvert quelques pépites dont vous n’aviez pas entendu parler. J’aimerai que vous ayez comme moi retrouver quelques souvenirs de jeunesse à travers ces sélections. En fait, je souhaite juste que cela vous ait plu.

D’ailleurs, ce n’ai pas tout à fait fini. Il en reste quelques uns à découvrir. Ce soir et le jour suivant.

Ensuite ce sera place à vos PAL

A très vite donc….

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Fabrice petit fils de Aby


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Fabrice

Place à son TOP 10

Bonjour Madame Ge… Avec 335 messages de retard, je vois passer depuis au moins 5 semaines des articles de ton blog sur les 10 livres qui vous ont marqués… J’ai du rater le coche quelque-part avec mes errements neuronaux, quoi de plus normal alors voilà, petit cadal du matin, je t’embrasse et tu en fais ce que tu veux… des bises…

1 – L’Illiade et l’Odyssée d’Homère… Le choc pour mes oreilles d’adorateurs de héros et d’entendre le récit de la Grèce Antique, lu et raconté par la femme de ma vie, un souvenir impérissable à tel point que j’ai répété les mêmes lectures à mes fils… J’aime tellement pouvoir rêver que c’est un délice de pouvoir imager cette histoire à des âmes encore vierges de tout…

L'Illiade et l'Odyssée d'HomèreL’Iliade raconte l’un des épisodes de la guerre de Troie qui opposa les Achéens ou Grecs aux Troyens au XIIe siècle av. J.-C. L’Odyssée retrace l’épopée d’Ulysse pour revenir de Troie jusqu’à sa terre natale, l’île d’Ithaque, dans la mer Ionienne, à l’Ouest de la Grèce. Récit et conte merveilleux, cette épopée est, dans le monde antique, le texte fondateur source de toute culture.

 

2 – La guerre des Gaules de Jules César… Un trip personnel étant mômes… J’aimais bien Vercingétorix, le rebelle devant une autorité… J’ai du apprendre pas mal de choses dessus étant môme au point que, aujourd’hui, je me sens en phase avec les « losers », enfin, ceux qui résistent à la vindicte populaire parce qu’ils prônent d’exister de par leur différence qui font d’eux des grands…

guerre des gaulesDe tous les textes de l’Antiquité, voici celui qui parle le plus aux Français – puisqu’il raconte la naissance de la France. Commencée en 58 avant J.-C., la conquête de la Gaule sera consommée six ans plus tard, lors de la reddition pathétique de Vercingétorix à Alésia. Rédigé par César la même année, le célèbre Bellum gallicum raconte mois par mois cette prodigieuse campagne. On notera que les traducteurs ont tenu à respecter,  le titre originel qui évoque la Gaule au singulier.

3 – La planète des singes de Pierre Boulle. Le syndrome Charlton Heston et cette envie de connaître ce qu’il s’est passé avec Ulysse, l’autre, pas du bouquin d’Homère mais spéculant sur l’origine de mon chat à l’époque, je le soupçonnais d’avoir eu maille à partir avec les singes… En clair, je suis déjà atteint depuis longtemps et seule une poignée de personnes le savent…

La planète des singesVendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, sans cesse réédité depuis sa première parution, paru pour la première fois en 1964 et plusieurs fois adapté au cinéma, La Planète des singes, le chef-d’oeuvre de Pierre Boulle, est l’un des plus grands classiques de la science-fiction et du roman d’aventures.
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent les trois passagers d’un vaisseau spatial survolant une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les voyageurs découvrent que cette planète est habitée par des singes qui vont les capturer et les soumettre à diverses expériences. Il leur faudra, devant ces singes, faire la preuve de leur humanité…
 

4 -L’enchanteur de Barjavel

… On reste encore dans les Contes et Légendes du Monde… Ici, Lancelot du Lac… Je découvre un autre genre littéraire… C’est beau, poétique, et je me remets à rêver…

L'enchanteur de BarjavelQui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire.

Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

5 – La peau de chagrin de Balzac… Je n’ai jamais pu entrer de pleins pieds dans le monde de la littérature par le biais des férus adorateurs de la langue française, nos charmants professeurs incapables de nous faire aimer ce qui est l’excellence à la française et nous bombarder de textes rébarbatifs… Ici, je découvre une plume, un autrement de façon à te raconter une histoire qui te marque à jamais…

La peau de chagrin de BalzacAprès avoir perdu toute sa fortune au jeu, le jeune aristocrate Raphaël de Valentin est au bord du suicide. Chez un antiquaire, il remarque une peau de chagrin capable de réaliser les souhaits de son propriétaire. Mais chaque désir exaucé rétrécira la taille de cette peau, symbole de sa vie.

En fin d’ouvrage, un essai sur le roman publié par Freud en 1922. La Peau de chagrin est le dernier livre que lut Freud avant son suicide en 1939. « C’était juste le livre qu’il me fallait », déclara-t-il à son médecin Max Schurr. Cette histoire de peau qui rétrécit, de vie qui raccourcit à mesure que les souhaits sont exhaucés le renvoyait notamment à un essai qu’il publia en 1922, sur un thème similaire, et que nous proposons ici dans une traduction inédite. Dans l’un comme dans l’autre émergent des thèmes très actuels comme ceux de la tyrannie du choix, de la solitude, du non-désir, du fantasme de longévité…

6 – La Chartreuse de Parme de Stendhal

… Le romanesque à l’état pur… Enfin du texte qui te bouleverse avec l’histoire de Fabrice del Dongo… La dévotion de Stendhal à toucher seuls ceux qui pourraient le comprendre… Le mythe de l’anti-héros, tout doucement se dessine en moi des choses, une force de caractère, une envie d’être ce que je suis et non me conformer aux règles établies pour le bien des moutons de panurge qui ne connaissent pas grand chose en fait à la vraie romance, celle de la vie…

la chartreuse de parmeCadet de grande famille fasciné par Napoléon qu’il rêve d’aller rejoindre, Fabrice del Dongo arrive à Waterloo quand commence la bataille. Mais il ne suivra pas la carrière des armes à quoi il aspirait, et consentira à devenir prélat. Avec assez de détachement, cependant, pour que l’essentiel reste bien pour lui la chasse au bonheur – c’est-à-dire l’amour.

Quand Stendhal publie La Chartreuse de Parme en 1839, le propre du roman demeure toujours à ses yeux le romanesque où rien ne compte que le récit qui se moque du sérieux, l’allégement de la vie et l’héroïsme des grandes actions comme des grandes passions. Et le paradoxe de ce livre moderne, qui est aussi une satire du pouvoir et de la cour de Parme, de ce livre où les Italiens retrouvent leur culture, c’est qu’il demeure apparenté au vieux fonds sans âge des romans où l’aventure s’accompagne d’un climat de bonheur et de gaieté.

7 – The Junction Boys de Bear Bryant et Jim Dent… en V.O Il existe des récits qui savent te plonger dans une histoire. Ce que j’appelle communément l’immersion où toi, lecteur, tu vis le truc que tu lis… Tu transpires, tu souffres, tu respires la moiteur du Texas et au final, tu te dis, et bée, quelle histoire…

The Junction Boys de Bear Bryant

 

The Junction Boys raconte l’histoire du camp d’entraînement légendaire de l’entraîneur Paul « Bear » Bryant dans la petite ville de Junction, au Texas.

 

 

 

 

 

8 – La trilogie de Timothy Zahn, les héritiers de l’empire… en V.O La seule et unique suite aux films sur la Guerre des étoiles… Dans le texte, en anglais américain

La sage de La Guerre des Etoiles continue ! Après le triomphe de la première trilogie (La Guerre des Etoiles, L’Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi), L’Héritier de l’Empire représente le premier volet d’un second cycle commandé par George Lucas et qui vient de connaître un succés fracassant aux Etats-Unis : près d’un million d’exemplaires vendus !
     Cinq années se sont écoulées depuis l’époque du Retour du Jedi : l’Alliance Rebelle a définitivement défait Dark Vador et l’Empereur, son maître, après avoir détruit l’Etoile Noire. Les derniers bâtiments de la Flotte Impériale se sont réfugiés dans un réduit représentant le quart du territoire qu’elle contrôlait au temps de sa splendeur. La princesse Leia a épousé Yan Solo, et tous deux ont la lourde charge de gouverner la République qui a succédé à l’Empire. Quant à Luke Skywalker, il est le premier d’une nouvelle lignée de Chevaliers jedi. Tout est donc pour le mieux. Ou presque…
     Car à quelques milliers d’années-lumière, le dernier baron survivant de l’Empire a fait main basse sur les restes de la Flotte Impériale. Et il vient de faire deux découvertes d’une importance capitale, susceptible de faire voler en éclats cette nouvelle République si fragile…

     L‘Héritier de l’Empire, c’est du spectacle garanti. Un feu d’artifice à l’échelle galactique, qui ne pourra que réjouir les millions de fans de la légendaire trilogie

9 – Dust, Sonja Delzongle… Avril 2015, ça ne date pas de loin mais voilà, après un an de tentatives d’élaborations de textes qui devraient tenir la route, Sonja me prend la main et me ramène chez moi… Dès les premières pages, je suis là à suivre Hanah Baxter et là, ben, je prends une claque… L’immersion, l’histoire, le style, tout me complète et c’est par l’intermédiaire de ce récit que j’ai pu tenter de sublimer mes propres écrits…

Dust, Sonja Delzongle.

2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.
Un thriller français d’une force rare, un vrai coup de poing!

Le petit avis de Ge sur Dust

10 – Block 46, Johana Gustawsson Janvier 2017, là aussi, du tout frais tout chaud… Oui, les deux dernières romancières citées ont le Truc que je crois aussi posséder… Une douceur, une justesse, juste ce qu’il faut de dosage pour te prendre à l’intérieur et te chambouler… Oui, J&S sont des artistes sur lesquels bon nombre devrait s’arrêter avant de se lancer dans l’écriture… Voilà…

Block 46, Johana Gusstawson

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Le billet de Ge sur Block 46

Énorme Merci à Fabrice pour son top de dernière minute. J’adore mec !

Et retrouvez Fabrice sur son blog Fabrice Liegeois, tribulations protégés

Ou mieux lisez le

Dans chaque histoire, il y a un début, un milieu et une fin. Cette dernière, personne ne la maîtrise véritablement, ni même l’auteur qui offre en lecture un parcours initiatique dans l’univers new-yorkais d’un quartier, celui de Harlem la noire et d’un personnage, une petite fille prénommée Abigail et qui embrassa un invraisemblable destin. Sur soixante dix ans d’Histoire, sa vie est retracée. De petite fille négroïde exclue et tiraillée entre deux communautés, de ses choix d’adolescente réclamant une justice qui l’a fuie et plus tard, de sa vie de femme, celle d’une matrone tenant de tous ses pouvoirs, une rue, la sienne, celle de la 129ème rue Ouest, au-delà de ce récit, découvrez une facette de la peur, celle à laquelle vous n’êtes pas préparés. Celle-là même qui se cache loin, par là-bas, quelque-part dans les recoins de votre âme et venez l’affronter au travers de cette vie qui ne vous quittera plus jamais. Bon spectacle…

Mör de Johana Gustawsson, le chouchou du week-end


Le livre : Mör,  une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson.  Paru le 15 mars 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ;  (356 p.) ; 24 x 16 cm.

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » RJ Ellory
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. » Karen Sullivan, Orenda Books
« Fascinant et terriblement efficace. » Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

L’auteur :  Johana Gustawsson est née en 1978 à Marseille. Elle est diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi Suédoise en herbe.

 

Extrait :
Le légiste offrit une poignée de main et un sourire hésitants au détective, qui serra sa paume osseuse, leurs gants en latex couinant au contact l’un de l’autre.
— C’est parti, lança Hansen en ouvrant la marche.
Ils longèrent la berge en file indienne, cernés d’un côté par des arbustes touffus, de l’autre par des galets glissants léchés par le lac, jusqu’à un tronc vacillant qui tenait miraculeusement debout. Un arbre décapité dont les racines noueuses s’accrochaient comme les doigts d’une moribonde à sa jupe verte d’herbes folles. C’était là que le tueur avait abandonné sa victime.
— Ça va, Nyman ? s’inquiéta sa consœur.
Hector acquiesça d’un signe de tête prudent, sans lâcher des yeux le cadavre.
Une fille nue était assise par terre, adossée au tronc mort, les jambes écartées, les bras de part et d’autre de son corps, paumes vers le ciel. Sa tête était penchée en avant et son menton, plissé par la pose, touchait presque sa poitrine. Séparés par une raie médiane, ses longs cheveux blonds maculés de boue étaient ramenés derrière les épaules, dégageant ainsi son buste où deux cratères rouge sombre remplaçaient les seins. Le tueur avait également découpé de larges morceaux de chair au niveau des hanches et des cuisses.
Hector déglutit à plusieurs reprises pour repousser la bile qui lui remontait dans la gorge.
— Attends, ce n’est pas tout, expliqua Hansen en s’accroupissant près du cadavre.
La détective fit signe à Nordin, qui se plaça de l’autre côté du corps pour le maintenir par la tête et le bras, puis elle bascula le cadavre vers le légiste.
Un juron se glissa entre les mâchoires serrées de Nyman.
Karla avait raison, ce n’était pas tout : deux crevasses remplaçaient les fesses.

 

Résumé et avis :

Alexis Castells croit avoir de nouveau affaire à Richard Hemfield, le tueur en série meurtrier de son ancien compagnon : un cadavre amputé de ses seins, hanches, cuisses et fesses est retrouvé en Suède, tandis qu’à Londres Emily Roy enquête sur l’enlèvement d’une actrice. Les deux scènes de crime portent la marque d’Hemfield, qui, enfermé depuis dix ans en prison, ne peut en être l’auteur.

Block 46, le précédent roman de Johana Gustawsson a été pour moi unes des révélations de l’année 2015, si ce n’est la révélation. Alors inutile de vous dire combien j’attendais ce nouveau roman.

Mais surtout quand on a autant aimé un premier roman, on est très curieux de découvrir le suivant.

Un deuxième roman et l’auteur est attendu au tournant. On veut savoir s’il confirme son talent. Le deuxième roman est  souvent scruté avec encore plus d’attention. Et si on peut-être indulgent avec une première oeuvre, plus, la suivante est décortiquée et on recherche la petite bête qui ferait trébucher l’auteur. Je le sais je viens d’être terriblement déçue par le second bouquin d’un auteur anglo-saxon et pourtant j’ai beaucoup aimé son premier.

Mais ici il n’est point question de ça. Non Johana passe le test avec brio. Et ça tombe bien car j’avais très envie de retrouver notre duo d’enquêtrice.

Emily et Alexis, la profileuse et la journaliste…. Elle sont un peu chacune à leur façon, une version fantasmée de notre l’auteur elle même ayant été journaliste. Ce qui est intéressant aussi c’est qu’on en apprend un peu plus sur nos héroïnes dans cette opus. Et qu’en plus Johana enrichi sa palette de personnages, ainsi nous découvrons de nouvelles voix féminines à travers ces pages.

Et puis il y a histoire. Une histoire comme on aime en retrouver dans les meilleurs romans policiers. Je parle d’histoire, je devrais dire les histoires, car une nouvelle fois, Johana joue sur plusieurs intrigues. Elle joue avec le passé et le présent. Elle joue sur les lieux, les endroits, les distances, les pays. On navigue à nouveau de Londres à la Suéde. Et nous voyageons dans le temps pour nous retrouver fin du 19e, début du 20 en pleine Angleterre victorienne.

Et… il a les sujets abordés. Un sujet cru, un thème parfaitement adapté à un excellent thriller. L’éditeur nous donne une indication en nous expliquons le mot du titre : Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Miam !!! ça promet !

Alors…Oui Johana a parfaitement réussi son essai et sa transformation. Oui c’est un nouveau coup de coeur. Oui j’ai adoré retrouver nos deux héroïnes mais aussi toutes les nouvelles protagonistes qu’elle met en scènes. Et… Oui les femmes sont au coeur de ce roman. Et quel roman!

Merci madame Gustawsson.

Cependant,  j’ai juste une chose à vous reprocher. Maintenant je suis juste frustrée car il va me falloir attendre le prochain opus. Et je suis toute haletante comme à la fin du dernier épisode de ma série préférée. ‘Il va me falloir attendre une année avant de connaître la suite. Je piétine et piaffe déjà d’impatience. Je veux déjà retrouver Emily et Alexis dans leurs nouvelles aventures.

Vite Johana, c’etait tellement bon que j’en redemande.

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le double Top 10 de Dame Belette


Pour ses deux ans, Collectif Polar organise un concours auquel je ne participe pas, enfin, si, mais juste par amitié !

Alors, puisqu’elle veut un Top 10 de mes livres qui m’ont marqué, elle va l’avoir, mais elle doit garder à l’esprit que je casse les règles !!

i-break-the-rules-minions-38859657-600-600

Je distinguerai donc deux listes.

  • La première concernera des romans lus durant ma scolarité et qui m’ont marqué. Je ne me souviens plus trop des détails, juste qu’ils m’avaient émotionnés fortement, durablement. Le numéro devant les titres n’indique pas leur position dans mon coeur ou mon esprit.
  • La seconde concernera mes lectures marquantes après ma scolarité obligée, ou les livres lus hors cadre scolaire (même si j’usais toujours mes fonds de culotte sur les bancs)… Idem en ce qui concerne la numérotation.

1. Un sac de billes de Joseph Joffo – Première incursion dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. J’étais jeune et l’histoire vraie de ce petit garçon m’avait fait découvrir le Monde tel qu’il était. J’étais jeune et innocente encore (lecture scolaire).

La Seconde Guerre Mondiale, on n’en parlait pas de trop et découvrir une partie de l’Horreur me fit prendre conscience qu’il y avait sans doute pire encore qui s’était passé durant cette période… Certains livres ont fini au freezer tant ils étaient horribles à lire.

un-sac-de-billes-joseph-joffo

A Paris en 1941, dans le pays occupé par les nazis, Joseph et Maurice doivent porter l’étoile jaune. Le racisme de leurs camarades se déchaîne. Un des amis de Joseph, Zérati, lui propose un marché, un sac de billes contre l’étoile jaune. S’ensuit une fuite des deux frères. Il tentent, dans un bien étonnant voyage , de franchir la ligne de démarcation sans papiers, pour gagner la zone libre et peut-être la vie…
« Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. » Bernard Clavel

« Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine. Et conté de telle manière que l’aventure saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page et jusqu’à la dernière ligne. »  Joseph Kessel

« Un humour à la Chaplin, des souvenirs déchirants et cocasses. Il faut lire, en ce moment surtout, Un sac de billes. » François Nourissier

2. Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos – Il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de l’histoire, juste l’émotion ressentie durant ma lecture et mes larmes à la fin. La preuve que l’on peut avoir oublié des détails important, la trame de l’histoire, mais se souvenir des rivières coulant des yeux au moment de refermer le livre (lecture scolaire).

mon-bel-oranger-jose-mauro-de-vasconcelosDirectement inspiré de l’enfance très difficile de l’auteur, un livre réaliste et pur.

A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu’il est le diable… Mais, ange ou démon, Zézé a un secret : un pied d’oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l’écoute et lui répond.

L’auteur puise dans ses souvenirs d’enfance pour écrire ce roman mythique. Il met en scène la vie d’un jeune garçon brésilien Zézé issu d’une famille pauvre et ouvrière. Avec beaucoup de réalisme, mais aussi de tendresse, ce roman conte l’apprentissage douloureux de la vie.

3. À l’ouest, rien de  nouveau de Erich Maria Remarque – La claque ! La putain de claque ! Jeune, je voyais un monde en dichotomie et je pensais que les Allemands étaient TOUS des Méchants vilains pas beaux et les autres, des Gentils tout plein. Ben non, les soldats allemands étaient dans la même merde que les autres en face, ils souffraient eux aussi et jamais je n’aurais cru percevoir de l’empathie pour eux. Un roman magnifique sur la Première Guerre Mondiale, vu des tranchées de ceux d’en face (lecture scolaire).

a-louest-rien-de-nouveau

«Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes…»

Témoignage d’un jeune soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l’ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant qui ne s’est jamais démenti depuis. Il reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

4. Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter TRAUMATISÉE par cette lecture et par la découverte des pogroms. J’en ai gardé des sueurs froides durant des lustres ! Voir les voisins et d’autres saccager tout dans l’appart des parents de Frédéric (et dans ceux des autres juifs) fut un véritable traumatisme pour la jeune fille que j’étais (lecture scolaire).

mon-ami-frederic-hans-peter-richterEn Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L’un d’eux s’appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu’à ce que le dictateur durcisse encore les lois à l’égard des Juifs : on les insulte, on les chasse, et bientôt Frédéric est renvoyé de l’école…

5. Dix petits nègres d’Agatha Christie – Un huis clos pesant au possible, une île où le maître de maison n’apparaît pas, des convives qui ont l’air d’avoir tous un truc à cacher, les morts, au fur et à mesure, de ces personnes, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, que une… que zéro ! Et puis la claque dans ma gueule ! Magnifique !!! Impossible d’arrêter de lire, je voulais savoir, je voulais même le garder pour le lire à table mais ma mère n’a pas voulu… (lu hors cadre scolaire).

1-dix-petitsEn a-t-on parlé de l’Île du Nègre ! Elle avait, selon certains, été achetée par une star de Hollywood. Des journaux avaient insinué que l’Amirauté britannique s’y livrait à des expériences ultrasecrètes. Bref, quand ils reçurent – sans savoir de qui – cette invitation à passer des vacances à l’Île du Nègre, tous les dix accoururent .Les dix invités sont arrivés sur l’île du Nègre, mais rien ne semble normal : leur hôte est absent et quelqu’un a déposé dans leur chambre une comptine intitulée Les dix petits Nègres. Tout bascule quand une voix accuse chacun des invités d’un crime.

6. Misery de Stephen King – Encore un huis clos oppressant, Paul Sheldon, un auteur pris au piège de la terrible infirmière Annie Wilkes. J’ai tremblé de tous mes membres devant tant de sadisme, de folie pure ! Un roman que je n’oublierai jamais tant il m’a procuré des frissons et le King est le roi de mes frissons !! Si « La ligne verte » m’avait fait pleurer, Misery m’a fait trembler de terreur pure ! Le tout sans monstre sous le lit (Lu pour mon plaisir propre).

1-miseryAnnie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d’elle depuis son accident de voiture. Car Annie l’a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu’il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté.

Mais ce n’est pas tout. S’il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu’il aura achevé le manuscrit. Et s’il fait traîner l’intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l’imagination, la folie et l’absurde cohabitent à merveille.

7. Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle – Je venais de lire « Le chien des Baskerville » et même si Sherlock Holmes était peu présent dans le Chien, j’étais déjà folle de lui et je voulais en savoir le plus possible. Le Net n’existait pas, donc, lors de ma lecture de ce roman, je notais avec avidité les passages qui m’éclairaient le plus possible sur la personnalité de Sherlock Holmes. Un truc de fou, je ne me sentais plus… 30 ans après (presque), je suis toujours à lui courir après.

1-etude-en-rouge-signe-des-4Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au coeur d’un des plus sinistres quartiers de Londres.

Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.

Parue en 1887, cette Étude en rouge est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson.

Nous y apprenons le « raisonnement analytique » et l’art de faire parler les indices.

Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère…

8. La plupart en reviendront pas – Vingt-huit jours dans une poche du front russe, hiver 1942-1943 de Eugenio Corti. Dieu tout puissant, comment est-ce possible d’en arriver là ? Le front Russe, les allemands et les italiens qui reculent, les russes qui avancent et la mort à petit feu qui guette tout ces soldats à cause du froid intense qu’il régnait. Horrible, troublant, émouvant, dur pour le coeur.

Un livre que je lisais dans le train, un vendredi, de retour chez mes parents pour un coucou… Mon chien se lève, s’étire et je me dis « Pourquoi il se lève, lui ?? » et puis je vois le paysage… Putain, on arrivait en gare (je n’ai jamais su comment mon chien faisait pour savoir quand on arrivait à destination avec le train) !

1-la-plupart-ne-reviendront-pas1941 : les forces de l’Axe lancent des centaines de divisions dans la gigantesque campagne de Russie. Mobilisé par l’armée italienne en 1942, Eugenio Corti prend part, comme jeune officier d’artillerie, à l’épopée du Front de l’Est. Brisée aux portes de Stalingrad, l’avancée foudroyante des envahisseurs va se transformer en une épouvantable débâcle. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seule une poignée des quelque 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l’Italie.

La plupart ne reviendront pas, paru en 1947, bouleversa les Italiens. De ce fourvoiement honteux que l’on s’efforçait d’oublier – l’alliance avec l’Allemagne -, la campagne de Russie était l’épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n’était pas la sienne, absorbée à jamais par l’immensité russe et les camps. L’un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance.

9. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n’ai jamais lu des tonnes de Classiques, alors, pour découvrir, j’avais pris ce roman, pensant que je n’allais pas aimer ou que ce serait neuneu, larmoyant… Ben non ! J’ai pris une claque monumentale, adoré les personnages, souffert avec eux, prié pour que ça finisse bien. Une immersion pareille dans le Classique, ça laisse des traces durables.

Jane Eyre - Brontë CharlotteJane Eyre, jeune orpheline pauvre, a été placée par sa tante dans un pensionnat à la discipline de fer. À dix-huit ans, elle accepte un emploi de gouvernante au château de Thornfield Hall, chez l’ombrageux Mr Rochester. Tandis que d’étranges événements se produisent la nuit, Jane se découvre des sentiments pour son riche employeur…

Une héroïne inoubliable, volontaire et indépendante, dont le destin romantique a bouleversé des générations de lecteurs.

10. Le chemin des âmes de Joseph Boyden. Le retour de la Grande Guerre, le traumatisme des tranchées, les souvenirs de ces indiens du Canada quand les Hommes Blancs sont venus, l’Horreur de la guerre et l’Horreur de notre comportement envers ces gens. Une lecture avec le regard brouillé, une profondeur inimaginable, un roman qui m’a marqué au fer rouge.

Chemin des âmes - Boyden1919. Nord de l’Ontario. Niska. une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

À sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

« Un roman lumineux et sombre à la fois. II vous fera peut-être souffrir, mais ça en vaut véritablement la peine. Irrésistible. »
Jim Harrison.

11. Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est un véritable roman noir, un roman qui m’a marqué parce que lorsque je l’ai lu la première fois, j’ai ri à gorge déployée. Un shérif niais, du moins en apparence et avec un sang-froid à faire pâlir les serial-killer. On rit, mais on devrait frémir devant l’hécatombe. Un assassin aussi effroyable que celui de « L’assassin qui est en moi » du même auteur.

Pottsville 1280 habitants - Jim ThompsonShérif de Pottsville, 1280 habitants, au début du vingtième siècle, Nick Corey évite de trop se fatiguer à se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et pourrait bien perdre son poste aux prochaines élections. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

Première traduction intégrale du plus célèbre roman de Jim Thompson, un classique incontournable précédemment édité à la Série Noire sous le titre 1275 âmes

« Un roman toujours cité, jamais égalé. »
Jean-Patrick Manchette

12. Une journée d’Yvan Dennisovitch d’Alexandre Soljenitsyne ou comment parler du goulag sans se faire censurer. Pari réussi, l’auteur, au travers d’Ivan, nous parle d’une journée au goulag et présenté ainsi, on dirait que ce n’est pas si effroyable que ça. Pourtant, ça l’est et ce court roman m’a aussi marqué au fer rouge, plus que s’il avait décrit l’horreur qui y régnait en se moquant de la censure. C’est beau, mais éprouvant.

Journée d'Ivan Denissovitch

Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique.

Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’adapte pour survivre avec dignité dans un univers inhumain. Avec Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d’une victime parmi d’autres du système concentrationnaire soviétique. Au fil de cette journée, c’est toute l’horreur de ce monde «hors la vie» qui nous saute au visage, mais c’est aussi et surtout la résistance d’un homme face à la terrible entreprise de dépersonnalisation du Goulag. En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique qui recrée l’argot des camps, Soljenitsyne et le monde du Goulag entraient en littérature.

13. Une terre d’ombre de Ron Rash où la Grande Guerre vu des États-Unis et ses dommages collatéraux… Un portrait d’une famille qui vit en retrait de tout, une vallée où le soleil ne brille que très peu, l’agressivité des hommes face à des habitants d’origine allemande ou envers ceux qui ne sont pas parti à la guerre.

De l’émotion brute, une écriture qui claque comme un coup de fusil dans la nuit, des larmes à la fin, un cœur éprouvé (le mien) et un roman qui restera dans mes annales (avec 2 « n » !!) car il est tout en finesse, sans mièvrerie.

1-une-terre-dombre-ron-rashLaurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

14. Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock est un roman noir que j’ai dévoré sans plus savoir m’arriver, découvrant les différents portraits qui parsèment ce livre avec un air horrifié. Un roman noir d’encre, violent, sans concession, éprouvant pour les nerfs, une traversée de l’Enfer sur terre et une plongée dans des âmes noires de chez noires. Un livre qui restera aussi dans ma tête jusqu’à mon Alzheimer définitif.

Diable tout le temps - PollockDès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.

De l’Ohio à la Virginie-Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s’entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l’enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d’horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s’il ne doit rien épargner à son fils, Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu’il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Toute d’ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages violents et malgré tout attachants. Le Diable, tout le temps n’est pas sans rappeler l’univers d’écrivains tels que Flannery O’Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.

15. Seuls les vautour de Nicolas Zeimet où la preuve que les français peuvent faire du roman noir aussi bien que les américains. Un roman magistral qui se déroule dans le trou du cul de l’Utah, une ambiance sombre, des personnages torturés ou attachants, et de l’émotion à l’état brut. Addictif ce genre de roman.

1-seuls-les-vautoursDans une petite bourgade de l’Utah, un soir de l’année 1985, une fillette de cinq ans disparaît brutalement. Toute la communauté se mobilise : les quelques policiers du poste local, le médecin, un journaliste mais aussi les enfants du village. Des enfants qui ont l’imagination fertile et qui racontent d’étranges histoires. En suivant les destins croisés des habitants de Duncan’s Creek, l’enquête progresse, puis les haines et les attirances se cristallisent alors que des découvertes bien réelles mènent à des événements qu’on croyait définitivement sortis des mémoires. Certains, en tout cas, auraient bien voulu les oublier…

Un roman noir atmosphérique baigné de littérature américaine qui marque le début d’un jeune et talentueux écrivain français.

16. Le garçon de Marcus Malte est avant tout une écriture superbe, des paragraphes qu’on relit doucement pour être sûr de bien les avoir dégusté, un personnage principal improbable mais ô combien attachant, une histoire d’amour, la Grande Guerre qui, sous la plume de Marcus, devient prégnante, angoissante, comme si nous y étions. Un véritable coup de coeur et un récit qui m’a marqué, oui.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

17. Le village de Dan Smith. Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Le contexte social du livre en fait un roman noir et l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme. Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins; un récit à la fois humain et barbare. Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé. C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

1-le-village-dan-smithHiver 1930. Vyriv, un petit village isolé de l’ouest de l’Ukraine. Dans la steppe enneigée, Luka, vétéran de la guerre de Crimée, recueille un homme inconscient. Dans son traîneau, deux corps d’enfants atrocement mutilés. Lorsque Luka revient au village, les habitants s’affolent. Avec l’arrivée au pouvoir de Staline, la paranoïa règne. Dans cette petite communauté jusqu’ici préservée, tout le monde craint l’arrivée de l’Armée rouge et des activistes. La venue de cet étranger n’annonce-t-elle pas un péril plus grave encore ? Luka n’aurait-il pas fait entrer un monstre dans le village, un assassin d’enfants, l’incarnation du mal ? Quand une fillette du village disparaît, Luka promet solennellement de la retrouver. À travers les étendues gelées de cette région hostile déchirée par la guerre et la brutalité, où la survie est un souci de chaque instant, il se lance alors à la poursuite d’un prédateur particulièrement retors.

Un héros d’une humanité rare, un sens du réalisme et de l’authenticité quasi documentaire, une traque impitoyable dans des conditions extrêmes : avec Le Village, Dan Smith nous entraîne au coeur des ténèbres de l’âme humaine. Dressant un portrait aussi juste qu’effrayant des débuts du stalinisme, il atteint avec une force d’émotion et une tension permanentes une maîtrise romanesque qui fait de ce thriller inouï, déjà salué par une critique unanime, un classique immédiat.

18. Papillon de nuit de R.J Ellory. Cet auteur m’a souvent des coups de cœurs mais ici, on est au-dessus du lot niveau émotions ressenties durant la lecture. Un récit fort, puissant, magnifique, addictif, de l’émotion à l’état brut, sans jamais plonger dans le pathos gratuit. L’auteur nous sert là un plat de résistance gargantuesque sans avoir besoin de nous servir un pavé. Un roman que j’ai dévoré, ne laissant aucune miette, me pourléchant les babines tout en le finissant sur les genoux, tant l’émotion m’avait saisie à la gorge, au cœur, dans mes tripes. Un peu comme « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

1-papillon-de-nuit-r-j-ellory

Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c’est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.

1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions.

Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air.

Papillon de nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rôdent la folie et le complot.

19. Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam est aussi un roman bourré d’émotions que j’ai dévoré en peu de temps, où j’ai souffert, où j’ai eu les larmes aux yeux. Le premier chapitre est sans concession et je l’ai terminé en fermant les yeux, avalant difficilement ma salive. Sombre, violent, dérangeant, angoissant, avec un contexte social d’une petite ville en toile de fond.

1-que-ta-volonte-soit-faite

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.

Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.

Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

20. Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck m’a emporté loin, loin, dans un magnifique voyage éprouvant et émouvant. Lorsque je suis revenue sur terre, j’étais amputée car le livre était fini. Mais dans ma tête, Bohem roule toujours et son pote est à ses côtés. Oui, un roman émouvant et marquant.

1-nous-revions-juste-de-liberte

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Voilà, double ration de romans marquants, j’aurais encore pu en ajouter, vous avez sans doute remarqué que j’en avais glissé subrepticement dans la description du pourquoi du comment j’avais trouvé ce livre marquant.

Bon anniversaire de blog, Collectif et j’espère qu’on en fêtera encore beaucoup !
minions-says-thank-you-minion-thank-you-clipart_1181-621

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top de Marie Jo


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Marie Jo

Place à son TOP 10

top10

Bonjour Geneviève et merci pour tes concours.

Alors voilà ma belle, je t’envoie un panaché de mes plus belles lectures et surtout le pourquoi…Et surtout il en manque des dizaines d’autres , bien sûr…

1) Seul le Silence de RJ Ellory car notre jeune protagoniste,  futur écrivain va passer sa vie à résister aux traumatismes de son enfance, comme vous et moi , et surtout parce que personne n’égale la plume de cet auteur que j’adule.Magnifique !

Que vous reste-t-il à perdre quand on vous a déjà tout pris ?

Seul le Silence de RJ ElloryJoseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis l’enfance.

Trente ans plus tôt : Joseph a 12 ans lorsqu’il découvre dans son village du Sud des États-Unis le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante.

Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Mais à nouveau les meurtres d’enfants se multiplient, et il comprend que le tueur est toujours à l’oeuvre. Pour échapper à ses démons, Joseph n’aura d’autre solution que de reprendre l’enquête, afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.

Au-delà d’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

2) Nous rêvions juste de liberté de Loevenbruck. Comme nous tous à leur âge… car c’est une ôde à la jeunesse,  à l’amitié,  à la Vie… Superbe. Un livre qui m’a beaucoup fait pleurer…

nous-revions-juste-de-liberteNous rêvions juste de liberté

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

3) La Voleuse de Livres de Marcus Zusak. Parce que ça se passe dans l’Allemagne Nazie avec une famille allemande qui cache un juif , parce que cette petite fille qui ne sait même pas lire aime  déjà les livres et qu’elle va adorer les mots, parce que c’est La Mort qui raconte l’histoire… Un livre beau , émouvant mais qui ne sent pas la guimauve et pourtant qui  m’a bouleversée… Superbe!

La Voleuse de Livres de Marcus Zusak1939, en Allemagne nazie.
Le pays retient son souffle.
La mort n’a jamais été aussi occupée.

 Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d’adoption en dehors de Munich. Leur père a été emporté par le souffle d’un seul et étrange mot, le communisme, et Liesel a vu la peur d’un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. En route, la Mort rend visite au frère de Liesel.

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

4) Serre moi fort ou Comment Claire Favan a su me faire hurler  lorsque j’apprends qui est le meurtrier dans la 1ère partie, me fait halluciner à la fin de la 2 ème et me laisse pantois à la fin! Claire Favan ou l’art de me terrasser avec sa plume et j’adore!

Serre moi fortMéfiez-vous de qui vous tend les bras…
 » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d’une rare violence…

5) 21/11/63 de Stephen King ou le talent énorme du conteur qu’est cet immense écrivain. Voyages dans le temps révélés avec émotions d’une écriture sublime dotée d’une histoire énorme. Du talent ! Du grand King!

21 11 63 de Stephen KingExtra. Samedi, 23 novembre 1963. Dallas : JFK et Jackie, sains et saufs. Moment de panique au cours d’une visite à Dallas.

Page 3

Les américains ont eu très peur. Dallas (envoyé spécial) La ville a rarement vécu un choc d’une telle ampleur ! Alors que le retenti, semant la panique.Les gens ne cachaient pas leur soulagement : « Quand je pense à ce qui aurait pu se passer, j’en tremble encore. L’assassinat du président aurait marqué d’une tâche .

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

6) Les Piliers de la terre de Ken Follett. Parce que cet auteur sait me faire voyager dans le temps au Moyen Âge , et qu’en plus d’une intrigue formidable il nous transforme des gens ordinaires en véritables héros.Jubilatoire !

Les Piliers de la terre de Ken FollettLes Piliers de la Terre

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.

La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu à la vérité souvent trop distrait consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Ken Follett nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Cette formidable épopée moyenâgeuse, unanimement considérée comme l’oeuvre majeure de l’auteur, a déjà enchanté près de cent millions de lecteurs dans le monde.

7) L’Oppossum Rose de Federico Axat.

Un ovni littéraire. Un auteur découvert récemment qui nous malmène tout le long d’un récit sans queue ni tête et pourtant extrêmement bien ficelé. Une écriture digne des plus grands et une intrigue déroutante et menée avec Brio.

Du coup, je me suis achetée tous ses ouvrages…

L'Oppossum Rose de Federico Axat.« L’Opossum rose est un jeu : prenez quelques ingrédients hitchcockiens, un peu de l’audace de Jules Verne, deux ou trois astuces du Mystère de la chambre jaune, quelques personnages façon Stephen King, l’atmosphère de Shutter Island, les scripts de Christopher Nolan, The Game, quelques épisodes de Lost, mélangez le tout, et vous ne pourrez plus lâcher le livre. »
Luis Benvenuty, La Vanguardia

Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?

Mise en abîme impressionnante à la logique implacable, écriture d’une précision si envoûtante que le lecteur se trompe dans ses déductions, labyrinthe psychologique dans lequel se promène un étrange opossum… Federico Axat est un jeune auteur qui se hisse d’entrée de jeu dans la catégorie des John Irving et des Stephen King.

8) Je suis Pilgrim de Terry Hayes.

Moi qui ne suis pas très roman d’espionnage,  j’ai été superbement surprise par cet écrit. Un bon personnage principal, un milieu géopolitique intéressant,  des rebondissements comme je les aime…un de mes coups de coeur 2015 que je ne suis pas près d’oublier, moi qui pourtant ai une vraie mémoire de poisson rouge…

Je suis Pilgrim de Terry Hayes.Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale.
Une jeune femme assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan.
Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.
Un homme énucléé vivant devant un laboratoire de recherche syrien ultrasecret.
Des restes humains encore fumants trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush.
Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.
Et un fil rouge qui relie tous ces événements, avec un homme résolu à le suivre jusqu’au bout.

9) Purgatoire des Innocents de Karine Giebel,

Avec Meurtres pour rédemption qui sont pour moi les 2 chefs d’oeuvres de cette auteure. Tout y est: De l’insoutenable,  des méchants agressés par les « gentils »…Nous sommes manipulés par des découvertes diaboliques…Extraordinaire !

Purgatoire des Innocents de Karine GiebelJe m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.

Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.

C’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave.

Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

10) Misery de Stephen King.

Lu, relu, rerelu… Folie totale dans cette atmosphère de Fan absolue pour un romancier qu’elle séquestre… un huit clos grandiose,  horrible, machiavelique tel que je les aime . En un mot , génial ! Du King à l’état pur !

Misery

Annie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d’elle depuis son accident de voiture. Car Annie l’a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu’il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté.

Mais ce n’est pas tout. S’il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu’il aura achevé le manuscrit. Et s’il fait traîner l’intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l’imagination, la folie et l’absurde cohabitent à merveille.

Voilà.  C’est très frustrant car j’aurai une bonne centaine de claques à présenter. Mais ce sont ceux qui me viennent à l’esprit pour l’instant et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, c’était pas gagné…

Bizzz ma Geneviève.

Voilà un bien beau top 10 chère Marie Jo.

Même si tu penses l’avoir fait à la va vite. Je remarque que tu y a mis 2 King. Visiblement un auteur qui t’aura vraiment marquée.

Merci pour ce partage Marie Jo.

Toxique de Niko Tackian : Histoire d’une LC, chapitre deux


Deux filles de l’hiver lancées dans une lecture rouge et noire, cela donne des éclats de magie et des liens indéfectibles d’amitié…

La Magicienne Gé, essaie à coup de sortilèges de maîtriser un Minotaure tandis que la Fée Stelphique, essaie de voler par dessus le labyrinthe pour en trouver la sortie…Telles sont les missions qu’elles mènent de front, tout en gardant le fil (d’Arianne) de l’intrigue…

 

Mais la toxicité de ce roman se cache dans les lignes, et elles devront mener leur ultime combat, qu’elles seront prêtes à vous révéler dans leurs grimoires, d’ici peu de temps, afin d’ informer la jeune génération des dangers, qu’ils pourront croiser au détour d’un virage de pages, ou de l’issue de ce dédale…

Et elles commencèrent leurs écritures respectives…

La suite au prochain épisode…

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Stef


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de notre Stef

Place à son TOP 10

top10

Coucou,

Encore heureux que j’avais déjà un support avec ton tag 😉 Du coup hop premier concours fait !

– Le ventre de Paris, d’Emile Zola.

Parce que j’ai toujours aimé Zola. Qu’il est pour moi l’auteur d’une époque . Que d’un point de vu sociologique (un sujet qui me passionne et qui me pousse vers l’histoire, les diverses cultures et à voyager) je ne peux rêver mieux pour visualiser le monde du XIXe siècle . Et si je dois choisir 1 roman parmi les siens alors c’est celui-là car je me souviens encore des odeurs de ces Halles …

C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon Macquart. Après «la course aux millions» décrite dans La Curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, sa foule fiévreuse, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2-décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne après 7 ans d’épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lïsa Macquart fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au «ventre boutiquier, au ventre de l’honnête moyenne,… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier», il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.

Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n’éclate ce don épique qui s’appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle.

– Le Parfum de Patrick Süskind.

Un roman qui m’avait bouleversé à l’époque (un peu comme L’homme sans douleur de Andrew Miller que je conseille également pour sa rencontre avec le marquis de Sade ). Un livre que l’on m’avait conseillé de lire pour découvrir la chimie enfin comprendre la distillation, l’enfleurage etc…Cela me rappelle également que j’ai lu L’île mystérieuse car mon prof de Chimie m’avait dit : Lisez-le et vous comprendrez les bases de la chimie générale et organique! J’ai aimé le livre mais je n’ai jamais vu le rapport avec mes cours :p  

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial, porté à l’écran.


– L’Aliéniste de Calebb Carr.

Un roman prenant, terrifiant et qui est fabuleux pour sa découverte des techniques d’investigations. Non seulement l’intrigue est magistrale mais il y a une richesse de l’époque (on revient sur mon attrait pour l’histoire sociale 😉 ) l’immigration, le milieu de vie, les ghettos …L’auteur est historien et cela se sent ! Et puis toute il développe sans lourdeur les techniques et avancées d’investigations policières du monde entier. 

New York 1896… Un meurtrier auprès duquel Jack l’Eventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics…

Révolté par tant d’indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste – spécialiste des maladies mentales – pour élucider cette énigme terrifiante.

Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, l’identifier et l’arrêter. Ils ont peu de temps. Le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter…

New-yorkais de naissance et d’esprit, fils de Lucien Carr, qui faisait partie du cercle de Jack Kerouac, avec William Burroughs et Allen Ginsberg, Caleb Carr, 38 ans, signe ici un chef-d’œuvre brillant, plein d’humour et de fantaisie.


– Ensemble c’est Tout d’Anna Gavalda.

Le seul roman de cette auteure qui m’ai transporté mais puté qu’il était chouette. Mon côté midinette enfin :p Mais j’ai adoré ces trois personnages cabossés, totalement différent. Ce regard aussi sur la vieillesse avec pudeur et poésie. 

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.

Ces quatre-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour – appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu.

Ce livre ne raconte rien d’autre qu’une histoire d’amour. Une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs. Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d’une flamme. Et, pfiou… Tout s’embrase.


– Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg.

Pour sa légèreté et son message beaucoup plus sérieux. Autre époque, autre lieu .. Mais encore un regard sur les autres ! Ici la différence, les blancs et les noirs, l’homosexualité .. Des personnes qui ne rentrent pas dans des cases et qui font un bien fou !

«Un sacré numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café… J’en salive encore !»

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer…

Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

– Mauriac (avec une préférence pour Génitrix ).

Parce que j’ai tout lu de cet auteur et que cela ne s’explique pas …Il y a des auteurs que je ne peux pas lire Giono, Sartre … Mais Mauriac et sa Génitrix en particulier ma parle.

Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile ; elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite car sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu’aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l’a empêché de s’entendre avec elle sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette «genitrix» coupable de l’avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses œuvres les plus célèbres.

 

 


– Dix petits nègres d’Agatha Christie …

Un de mes premiers romans policier. Il est indémodable. 

Ils sont dix à avoir reçu l’invitation : des vacances d’été sur l’île du Nègre ! Voilà une proposition à laquelle personne ne saurait résister. Non seulement c’est gratuit, mais l’île a tant fait parler d’elle ! Chacun se demande qui est son nouveau propriétaire – une star d’Hollywood, un milliardaire américain, ou l’Amirauté britannique qui s’y livrerait à des expériences ultrasecrètes ? Aussi, sans vraiment connaître leur hôte, ils accourent volontiers : le médecin, le play-boy, la jeune prof de gym, le juge à la retraite, le général bardé de décorations, la vieille fille grincheuse, le sémillant capitaine, le majordome et sa femme, et M. Davis qui ne s’appelle pas Davis… Qu’ont-ils donc en commun ?

 


– Les temps maudits de Jack London

parce que London quoi ! Le cri contre le capitalisme …Un peu de politique pour changer un peu, en cette période :p 

les-temps-maudits-102808-264-432Situées en des temps et lieux aussi divers que l’époque du quaternaire et un avenir lointain, en Amérique, à Tahiti ou au Mexique, ces huit nouvelles portent l’écho d’une seule et même plainte. Celle de l’homme écrasé par un système économique implacable.
Hommes préhistoriques déjà victimes de ce qui sera le capitalisme, chinois guillotiné par erreur et pour l’exemple, vieux boxeur en quête d’un bifteck avant un match décisif, jeune mexicain offrant la douleur de son corps à la révolution, vengeurs fantômes exterminant les maîtres de la finance, ouvriers de San Francisco proclamant la grève générale. Autant de portraits vigoureux et traumatisants, révélateurs d’un aspect inconnu de l’oeuvre de Jack London.


– Arrive un vagabond de Robert Goolrick.

La plume de cet auteur est juste une merveille. je viens de le comparer à Franck Bouysse. D’une simple phrase, ils vous décrivent un monde ! 

97822640682620-3024487C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra la belle Sylvan Glass.

Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre un roman d’une intensité surprenante tant la part de fiction semble se dissoudre en chacun de ces hommes et femmes simples, emplis de bonté mais aussi de désirs et de peurs, ce pays de terre et de rêves, et cette histoire sortie tout droit des contes de notre enfance, lorsque les songes se mêlent encore à la réalité. Arrive un vagabond a reçu le Prix Virgin Megastore 2012.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Lou


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Lou

Place à son TOP 10

 

 

Top 10 de mes lectures  Par ordre d’arrivée dans ma vie..

1/ Le dictionnaire… tout môme déjà… totalement addict depuis toujours. Le premier livre papier à m’avoir procuré frissons, vertiges, extases, rêves et magies. Surfer sur un mot et vois défiler les autres à sa suite. Une image, une émotion et l’histoire se déroule…

Un dictionnaire unique au monde à lire comme un roman
– L’histoire détaillée de plus de 50 000 mots du français depuis leur apparition dans la langue : les évolutions de formes, de sens, et d’usages au cours des siècles
– Des articles encyclopédiques
– 50 schémas pour retrouver la généalogie des mots

2/ Le pouvoir de choisir de Annie Marquier. Sur mon chemin à 27 ans. Il a changé ma vie, a redistribué les cartes… A lire jeune, pour se construire et faire de ses rêves une réalité de chaque instant. Puissant et bouleversant.

« Le Pouvoir de choisir » est un livre à la fois pratique et stimulant dont la pensée rigoureuse, inspirée des meilleures traditions ésotériques, est forgée par une solide connaissance psychologique de l’être humain et une observation claire et lucide du comportement humain dans le quotidien.

Il présente un concept révolutionnaire sur le plan psychologique et spirituel qui commence à émerger dans la conscience individuelle et collective.  Le concept de responsabilité-attraction-création est un nouveau paradigme qui caractérise l’émergence d’une nouvelle conscience qui se produit actuellement partout dans le monde.

3/ La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristoff. Un choc de littérature brut. Sans concessions. Poésie des mots en prime. Une référence pour moi qui avait choisi à 35 ans de me consacrer à l’écriture. J’ai mis la barre haute et cherche encore à l’atteindre.

 

Deux enfants, des jumeaux, abandonnés à eux-mêmes dans un pays en guerre, notent jour après jour leur apprentissage de la vie. Bientôt l’un se retrouve en exil, l’autre reste dans son pays pacifié mais dominé par un régime totalitaire. Après les hostilités et la chute de la dictature, ils découvrent que la liberté n’est pas synonyme de vérité. Le grand cahier.

Edition spéciale collector épuisée.

Réunit :  Le grand cahier ; La preuve ; Le troisième mensonge

 

 

Le grand cahier 

Klaus et Lucas sont jumeaux. La ville est en guerre, et ils sont envoyés à la campagne, chez leur grand-mère. Une grand-mère affreuse, sale et méchante, qui leur mènera la vie dure. Pour surmonter cette atrocité, Klaus et Lucas vont entreprendre seuls une étrange éducation. Dans un style enfantin et cruel, chaque événement de leur existence sera consigné dans un « grand cahier ».

« Nous ne voulons plus rougir ni trembler, nous voulons nous habituer aux injures, aux mots qui blessent. »

 

 

La preuve 

Après Le grand cahier, nous retrouvons les deux héros jumeaux, séparés : l’un est en exil, l’autre est resté dans son pays pacifié mais dominé par un régime autoritaire.

Au-delà de la fable, on se livre ici à l’exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe. A travers le destin séparé de Lucas et de Claus, les jumeaux du Grand Cahier, Agota Kristof nous révèle que, dans l’univers totalitaire, générosité et solidarité sont parfois plus meurtrières que le crime.

 

 

Le troisième mensonge

Après les horreurs de la guerre dans Le Grand cahier et les années noires d’un régime de plomb dans La Preuve, le temps serait-il venu d’ouvrir les yeux sur la vérité?

De l’autre côté de la frontière, la guerre est finie, la dictature est tombée. Pour vivre, pour survivre, il a fallu mentir pendant toutes ces années. Klaus et Claus T. découvrent à leurs dépens que la liberté retrouvée n’est pas synonyme de vérité. Et si leur existence était en elle-même un mensonge ?

Ainsi s’achève la trilogie inaugurée avec Le Grand Cahier, et traduite aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

 

 

4/ La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt. Le premier livre lu de cet auteur. Bluffé par l’écriture, l’histoire, la construction. Encore un que j’aurai voulu écrire.

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…

Ce volume contient en postface inédite le « Journal de La Part de l’autre ».

L’auteur propose un double roman pour une double vie. D’une part, celle du jeune Hitler qui va d’errances en échecs dans les années 1910 pour prendre finalement la tête de l’Allemagne et provoquer des millions de morts vingt ans plus tard. D’autre part, celle du jeune Adolf qui aurait pu être reçu aux Beaux-Arts et n’aurait pas eu besoin de pratiquer la politique comme un art par défaut.

5/ Tous les thrillers de Keith Ablow. Coup de cœur inconditionnel dans mes débuts de lectrice de polar. Impossible d’en choisir un spécialement.

Psychopathe

«Docteur Clevenger, Le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon coeur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grand que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible.»

Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes ? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé «le tueur des autoroutes», qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage ? Un homme qui sait pourtant ouvrir en elles toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Frank Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Suicidaire

Une enquête du docteur Frank Clevenger

John Snow, inventeur richissime ayant tout ce dont un homme peut rêver, s’est-il réellement suicidé alors qu’il allait mettre la dernière touche à un projet qui défiait jusque-là les limites de son génie ? A-t-il réellement pu se tirer une balle en plein coeur alors qu’il avait, pour la première fois, découvert la passion d’une femme ? Pouvait-il se résoudre à finir recroquevillé dans une ruelle à quelques heures de subir de son plein gré une opération rarissime susceptible de bouleverser sa vie ? Son chirurgien hurle au meurtre. La police tergiverse. L’environnement familial demeure trouble. Une chose reste sûre : l’inventeur fascinait. Il voulait vivre et à n’importe quel prix. Ce que l’avenir lui promettait, personne ne l’aurait refusé… Personne ?

L’architecte

Clevenger ne va pas bien. Son fils adoptif lui cause de gros soucis et le FBI le contacte pour une affaire touchant de près le pouvoir américain. Des membres des familles les plus influentes, liées à la société secrète des Bonesmen issus de l’élite, sont retrouvés morts avec, à chaque fois, une partie de leur anatomie soigneusement mise au jour. Le coeur, l’oeil ou la moelle épinière y sont déployés à l’aide de clous en argent. Le tout avec une très grande dextérité et sans qu’il y ait la marque des moindres services. L’envoi de la carte d’identité de la dernière victime directement adressée à la Maison-Blanche plonge Clevenger au coeur de l’urgence. Se peut-il qu’un membre de la famille présidentielle ou le président lui-même puisse être dépecé en toute impunité ?… Pour quelle raison ? Un mot, un seul, accompagne le courrier : « Pays par pays ou famille par famille, notre oeuvre est utile et sert Dieu »…

6/ L’alchimiste de Paulo Coelho. Un bon complément à Annie Marquier qui a renforcé mes bases et mes ambitions.

Le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou. Il  part pour l’Egypte, à la recherche d’un trésor apparu en songe au pied des pyramides. A l’issue d’un long et pénible voyage, lui sera révélée la vérité : ce qu’il cherchait se trouvait tout près de lui.  Dans le désert, un maître caché, va  secrètement le  guidé  tout au long de ce parcours initiatique. L’Alchimiste va l’initié. Santiago apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.  Vers sa destinée personnelle. Alors il prendra conscience de sa légende personnelle.

Le conte philosophique de P. Coelho. Merveilleux conte philosophique, souvent comparé aux classiques du genre – Le Petit Prince, Jonathan Livingstone le goéland -, ce livre, devenu un best-seller international, a valu en France le Grand Prix des lectrices de Elle à l’auteur.

Pour des millions de lecteurs dans le monde, ce livre a été une révélation : la clef d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, l’invitation à suivre son rêve pour y trouver sa vérité.

7/ La ligne verte de Stephen King. Lu et vu plus de 5 fois. Pour moi, l’un de ses meilleurs. Un des premiers livres qui m’a fait pleurer.

«Ca s’est passé en 1932, quand le pénitencier de l’Etat se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse.»

Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d’un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés.

Paul Edgecombe, le gardien-chef, l’accueille comme les autres, sans état d’âme. Pourtant, quelque chose se trame… L’air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher, mais pourquoi ? Les provocations sadiques d’un maton dérangé, la présence d’une souris un peu trop curieuse, l’arrivée d’un autre condamné ?

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l’exécution capitale.

8/ Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Une claque dans le paysage de la Littérature avec un grand L. Découvert grâce à un ami il y a deux ans seulement. Depuis j’ai rattrapé mon retard et j’ai tout lu de cet auteur.

Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait voeu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.

Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur.

9/ Meurtre pour rédemption de Karine Giebel. Mon chouchou dans le polar. Celui-là parce que j’aurai aimé l’avoir écrit.

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

10/ Petit traité de toutes vérités sur l’existence de Fred Vargas : jubilatoire ! Une pépite qui m’a inspiré « Mal Barrée », qui m’a beaucoup fait rire. Je l’ai trouvé en fouinant à la recherche de tous les livres de Vargas dont je n’étais pas rassasié.

Loin des romans policiers dont elle est la spécialiste, Fred Vargas s’essaie ici, en un court traité fort personnel, à révéler toutes les vérités de l’existence humaine… Apparences trompeuses, doute existentiel ou nécessité de l’insouciance – si de larges pans de l’histoire de la philosophie sous-tendent ces propos, ils sont pleins d’humour et d’autodérision. L’auteur, tour à tour, se met en scène, interpelle les membres de sa famille, et invite le lecteur à participer à son exposé avec allégresse.

Sur le ton de l’humour, l’auteure règle ses comptes avec autodérision. Elle offre aussi une critique de ces petits traités, livres de sagesse et autres opuscules d’art de vivre qui envahissent les librairies.

 » Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l’être humain ? Comment faire qu’il cesse d’avancer d’erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d’un humour dévastateur. Où l’on comprend enfin pourquoi le bus n’arrive jamais, pourquoi le sable s’enfuit lorsqu’on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable !  » – Le Nouvel Observateur

Bonne lecture, Lou Vernet.

 

Merci Lou de venir partager avec nous ces quelques lectures qui ont marqué ta vie à un moment donné et qui l’ont transformées d’une manière ou d’une autre. Un top qui me permet de mieux comprendre ta plume et la sensibilité qui se dégage de celle-ci !

Ah, et puis comme toi, chaque jour j’ouvre un dictionnaire au hasard et je lis la double page qui s’offre à mes yeux.

Ce matin, ce fut le Robert, d’aujourd’hui, et je suis tomber sur les mots de prosélyte à prouver. En passant prosterner, prostituer, protéger, protéiforme et protozoaire...

 

Je vous invite ami(e)s lecteurs zé lectrice à découvrir les livres de Lou sans tarder !

 

La toile aux alouettes

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

Allez, pour vous la chronique de La toile aux alouettes par Ge.

Mal barrée

« … On pense aussi souvent que je suis une originale, indisciplinée et contrastée, moitié chausson rose moitié chausson bleu et donc certainement pas les deux pieds dans le même sabot. Une légende d’artiste rebelle doublée d’un Donjuanisme facile et immature. Les clichés et les raccourcis ont la vie dure. Je me dois de rétablir la vérité, aussi cruelle et misérable soit-elle. Je suis bien plus binaire, tant pis pour ma réputation. Adieu Princesse. Bienvenue Mal barrée ».

 

 

 

Ne M’oublie pas

Ne M’oublie pas

C’est son rêve qui a tout déclenché.
Qui a tiré sur la ficelle du sentiment et a commencé de le déstabiliser. Son rêve et l’apparition de son père dans le miroir ont ouvert une brèche.
Les éléments par la suite n’ont fait que s’accumuler les uns derrière les autres.

24 heures dans la vie d’un photographe… Visuel

 

 

Et puis quelques autres

 

Le blues de la harpie de Joe Meno


chronique-de-lecteurs
 97910957181470-3738564Le livre : Le blues de la harpie de Joe Meno.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Morgane Saysana. Paru le 26 janvier 2017 chez Agullo éditions dans la collection Agullo Fiction.21€50 ; (308 p.) ; 20 x 14 cm

4ème de couv
Alors qu’il vient de voler la caisse d’un débit de boisson dans l’espoir de s’enfuir avec sa petite amie, Luce Lemay perd le contrôle de sa voiture et renverse un bébé dans une poussette, le tuant sur le coup. Trois ans plus tard, il sort de prison en liberté conditionnelle et revient dans sa ville natale de La Harpie, Illinois. Un boulot à la station-service l’y attend, où un ami ex-taulard, Junior Breen, homme-enfant géant tourmenté et poète à ses heures, condamné pour avoir tué une fillette alors qu’il avait 15 ans, travaille déjà et l’a recommandé. Tous deux tentent de rester sur le droit chemin de la réinsertion, mais les choses se compliquent quand Luce tombe amoureux de la belle Charlene. Ni les parents de Charlene, ni son ex-fiancé, Earl Pete, ne voient d’un très bon œil la romance naissante entre la jeune femme et le repris de justice. Earl jure de chasser Luce de La Harpie et rallie à sa cause une bonne partie de la ville qui a bien du mal à tirer un trait sur le passé. Peu à peu, le climat devient irrespirable et dangereux pour Luce et Junior. Les deux amis parviendront-ils à échapper à la violence qui semble les poursuivre quoi qu’ils fassent ? La rédemption viendra peut-être de l’amour, seule force lumineuse capable de balayer l’obscurantisme.

Portrait saisissant d’une petite ville du Midwest où le dialogue passe plus souvent par les poings que par la parole, ce roman noir et poétique offre une âpre réflexion sur la violence d’un pays qui croit encore à la peine de mort et à l’idée de se faire « justice » soi-même.

jouL’auteur : Joe Meno, né en 1974, a publié son premier roman à l’âge de 24 ans.
Il est l’auteur de sept romans et plusieurs recueils de nouvelles, et a reçu le prestigieux prix Nelson Algren. Il écrit pour le magazine underground Punk Planet, ainsi que pour le New York Times et Chicago Magazine.
Il vit aujourd’hui à Chicago.

 

 

Extrait :
« C’est fou ce qu’un homme désespéré serait prêt à faire pour rester sain d’esprit.
C’est fou ce qu’un homme désespéré serait prêt à faire pour éviter de se sentir si désespéré en premier lieu. J’avais la bouche pleine de salive et d’alcool. Un goût de vieille poussière d’église. Les lampadaires clignotaient quelque part au loin, devant moi. J’entendais le « ttt-ttt-tttttt » des roues qui butaient sur la chaussée intégrale, un genre de bégaiement en cadence avec les piètres mécanismes à l’oeuvre dans mon esprit. Mes paupières commençaient à s’affaisser. J’avais besoin de dormir. D’une planque douillette. Le moteur a eu un petit soubresaut. J’ai ouvert les yeux. »

Collectif Kris

Résumé et le petit avis de Kris

LE BLUES DE LA HARPIE – JOE MENO

Après un braquage, Luce Lemay renverse accidentellement un bébé dans une poussette et le tue sur le coup. Il sort de prison trois ans plus tard. Revenu à La Harpie, sa ville natale, il trouve un emploi dans une station-service grâce à un ami rencontré en prison, Junior Breen. Tous deux sont bien décidés à rester dans le droit chemin jusqu’à ce que Luce tombe amoureux de la belle Charlene.

Au-delà de l’espoir, il y a l’empathie ressentie pour ces protagonistes. Du noir, très noir, un peu d’espoir mais si dur à entrevoir, c’est ce qu’on ressent au fil des pages de ce beau roman noir. Quelqu’un a dit « il y a du Steinbeck en Joe Meno » et j’aurais tendance à penser de même.
On sort de ce beau bleu bien bouleversé ! Une lecture qui se savoure et se déguste.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Marjorie


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Marjorie

Place à son TOP 10

top-10

Bonjour

Voilà les livres qui m’ont marqué

-1/ BARJAVEL la nuit des temps.

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ?

« La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

 

 Le 1er livre qui m’a marqué

-2/KARINE GIEBEL meurtres pour rédemption.

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

Le  1er livre qui m’a fait pleurer, il m’a pris aux tripes

-3/BRUSSOLO enfer vertical

C’était une prison sans barreaux, sans geôliers. On n’y rencontrait qu’un seul interlocuteur: un distributeur de sandwiches blindé comme un coffre-fort et plus intelligent qu’un ordinateur.

Un distributeur de sandwiches qui n’acceptait de vous donner à manger qu’en échange d’un petit sacrifice: recevoir une décharge électrique à travers le corps, par exemple.

C’était une curieuse machine, à la fois dieu et diable, conçue pour vous rendre la vie impossible et la mort insupportable. Une saleté de distributeur, qui finissait par régner en tyran sur ce bagne des plus moderne, et vous forçait à pratiquer l’autopunition à outrance.

Certains décidèrent de lui faire la guerre… Ils ne tardèrent pas à s’en repentir!

Seul le diable lui-même pouvait avoir construit cette prison, cet édifice cylindrique de deux étages, entièrement automatisé : une prison verticale.

La découverte du monde de BRUSSOLO. J’aime son côté touche a tout, polar, sf,  historique

-4/STEINBECK a l’est d’eden

Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes.

Adam Trask, épris de calme, Charles, son demi-frère dur et violent, Cathy, la femme d’Adam, un monstre camoußé derrière sa beauté, leurs enfants, les jumeaux Caleb et Aaron.

En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l’auteur nous raconte l’histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord.
John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre.

Après avoir vu le film j’ai eu envie de lire le livre dont le film était l’adaptation. J’ai découvert un de mes auteurs favoris

-5/MAXIME CHATTAM

J’ai envie de répondre tous car je suis une inconditionnelle de CHATTAM ……….mais s’il faut choisir je dirais la série Autre monde

Personne ne l’a vue venir.La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi.D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies … Quand les enfants se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre. À cet Autre-Monde.

Matt et Tobias vivent à New York et sont amateurs de jeux de rôles. Lorsque la ville est balayée par une tempête qui décime les hommes ou les transforme en mutants, ils fuient sur une île et rejoignent une communauté de 77 survivants, appelés les Pans. Leurs ennemis sont les Gloutons ou les Cyniks. Avec Ambre, ils forment l’Alliance des trois et cherchent à comprendre leurs dons surnaturels.

Après Le Seigneur des anneaux, La Croisée des mondes, Harry Potter …, la naissance d’un nouvel univers : Autre-Monde. Entre roman d’aventure et fantasy, une série totalement originale que les adultes aimeront faire découvrir aux plus jeunes.

Genèse. Tome 7 de Autre Monde

Traqués par l’empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s’emparer du dernier Coeur de la Terre avant qu’il ne soit détruit.

Mais le monde souterrain qu’ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d’incroyables révélations.

La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires.

L’ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s’achève et livre enfin tous ses secrets.

La trilogie du mal . 

Réunit
L’âme du mal
In tenebris
Maléfices

Pocket

Le mal est partout. De Portland, Oregon, aux rues enneigées de Manhattan…Le mal est immortel. Quand l’un de ses serviteurs s’éteint, un autre s’éveille déjà…Le mal est insatiable, aveugle et protéiforme. Voilà l’unique certitude de Josh Brolin, profileur au FBI. Pour l’avoir frôlé, il le connaît mieux que personne. Il en porte la marque, les blessures, les stigmates. Il en connaît l’odeur de soufre, il a plongé dans ses flammes.L’enfer commence ici. Suivez le guide.

-6/ THILLIEZ vertige

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?

Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au cœur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ?

Pour son 10e roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, où il joue à décortiquer l’âme humaine confrontée aux situations de l’extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu’à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore…

Mon préféré de l’auteur pour son ambiance glauque et malsaine..j’adore

-7/DONATO CARRISI le chuchoteur

Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavila et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Mila Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

« Un roman policier italien effrayant, bien construit, dans lequel l’horreur n’est jamais traitée avec complaisance « Blaise de Chabalier, Le Figaro et vous.

Pour les mêmes raisons que vertige. J’ai eu beaucoup de mal a les lâcher avant de les avoir fini.

-8/MO HAYDER pig island

Une île perdue au large de l’Ecosse, une créature maléfique, une enquête qui tourne au cauchemar… Après l’inoubliable Tokyo, grand prix des lectrices de Elle en 2006, Mo Hayder nous livre une autre facette de son immense talent.

Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux. Ce sceptique-né n’a jamais eu qu’un seul credo : tout s’explique rationnellement. En débarquant sur Pig Island, un îlot perdu au large de l’Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d’allumés qui y vivent en vase clos vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Et, surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre de Pig Island – une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt sur le littoral désert de l’île par un touriste à moitié ivre. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu. Joe Oakes va être confronté à des événements tels que son idée de la peur et du mal ne sera plus jamais la même…

Le seul de cet auteur que j’ai réellement aimé. Une fois de plus pour l’ambiance très particulière du livre

-9/STEPHEN KING misery

 

Misery, c’est le nom de l’héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez et il a fait mourir Misery pour écrire enfin le « vrai » roman dont il rêvait.

Mais il suffit de quelques verres de trop et d’une route enneigée, dans un coin perdu, pour que tout bascule… Lorsqu’il reprend conscience, Paul est allongé sur un lit, les jambes broyées dans l’accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d’avoir tué Misery. Et le supplice va commencer. Sans monstres ni fantômes, Stephen King, au sommet de sa puissance, nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu’on puisse imaginer.

Avec ce livre je me suis aperçue que les livres étaient très souvent mieux que leur adaptation au cinéma

-10/DENIS LEHANE gone baby gone

Patrick Kenzie et Angela Gennaro, les deux héros de Dennis Lehane, sont chargés de retrouver une petite fille de quatre ans, Amanda, mystérieusement disparue un soir d’automne. Curieusement, la mère d’Amanda paraît peu concernée par ce qui est arrivé à sa fille, qu’elle avait laissée seule le soir du drame pour aller dans un bar. Sa vie semble régie par la télévision, l’alcool et la drogue. Patrick et Angie découvrent d’ailleurs que la jeune femme Dealait pour le compte d’un dénommé Cheddar Olamon et qu’elle aurait détourné les deux cent mille dollars de sa dernière livraison. Olamon se serait-il vengé en kidnappant la fille de son « employée » ?

Cette quatrième aventure de Kenzie et Gennaro distille une petite musique déchirante et se termine par une chute aussi inattendue que bouleversante.

Gone, Baby, Gone vient d’être porté à l’écran par Ben Affleck avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Morgan Freeman et Ed. Harris.

Une fois de plus le film qui m’a amené a découvrir un auteur que j’affectionne particulièrement

-11/AGATHA CHRISTIE les 10 petits nègres

Certainement mon 1er polar

L’île du Nègre ! Elle est au cœur des histoires les plus folles… Selon certains elle viendrait d’être achetée par une star de Hollywood, l’Amirauté britannique y conduirait des expériences classées secret-défense… Aussi quand les dix invités d’un hôte mystérieux y sont conviés pour passer des vacances, tous s’y précipitent ! A peine sont-ils sont arrivés sur l’île du Nègre, que rien ne semble normal : leur hôte est absent et ils trouvent dans leur chambre une comptine intitulée Les dix petits nègres. Tout bascule quand une voix accuse chacun des invités d’un crime…Commence alors une ronde mortelle, rythmée par les couplets d’une étrange comptine…Le sinistre compte à rebours peut alors démarrer…

 

Voilà pour mon top 11

 

Merci Marjorie pour ce top 10 que je qualifierais de « Très Thriller ». Les amateurs de littératures de l’imaginaire, eux aussi, devraient y retrouver leur compte. Pour ma part j’étais très contente d’y voir figurer  Pierre Brussolo, avec un titre que j’ai lu il y a plus de 20 ans et qui a l’époque avait pour titre : Enfer vertical en approche rapide 

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Bertrand


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Bertrand

Place à son TOP 10

top10

Les dix livres Dix livres devant moi, posés sur la table. En vrac, deux piles pas très hautes qui sentent bon le papier. Dix auteurs différents, dix formats différents, dix mondes, dix styles… Mais un point commun : les reliures sont détruites. Ces dix livres ont été lus, re-lus, re… Il y a des pages cochées, des post-it dépassent, des notes en marges, des passages soulignés au crayon ou bien à l’ongle… Je les aime.

1 / Maupassant, les nouvelles.

Courtes, précises, justes, horribles, drôles, acérées… Elles ont fasciné mon adolescence et maintenant lorsque j’ose en lire le début d’une, je range mon ordi pendant deux jours dans le placard.

Maupassant, voilà mon Maître.

Tout est là : l’histoire, les odeurs, les couleurs, la justesse psychologique, les personnages…Et en dix pages. Le bougre.

Mon coup de cœur : « Un normand » où Maupassant raconte un pochetron normand : Le père Mathieu qui fait commerce des Saints pour soigner les maladies et invente le « soulomêtre » …

Il n’y a jamais un mot de trop. Hemingway et Vailland avec un siècle d’avance.

Si vous saviez comme je suis jaloux de sa perfection mais comme je lui tire mon chapeau.

Les Contes normands réunissent 66 récits, parmi lesquels : « Boule de Suif », « La maison Tellier », « Mademoiselle Fifi », « Farce normande », « Le père Milon », « Miss Harriet », « La ficelle », « La mère Sauvage », « Le petit fût », « Le crime au père Boniface », « Toine », « La bête à maît’ Belhomme », « Le père Amable », « Boitelle ».

 

 

 

 

 

2 / Lune sanglante, Ellroy.

La Californie, la superbe description de Los Angeles (lorsque j’y suis allé après l’avoir lu, j’y étais chez moi) ; mon vrai premier tueur fou : Teddy V. ; la violence partout. Lloyd Hopkins le flic justicier, double du tueur fou, tous les deux amoureux de la même femme. Docteur Jekyll et mister Hyde. Fascinant. Avec une descente freudienne dans l’enfance des deux protagonistes. L’ai bien lu dix fois.

Un jeune homme, auteur de poèmes, est amoureux de l’artiste en herbe de son lycée, Kathy. Deux de ses camarades se font passer pour la jeune femme et le piègent. Ils le violent. Vingt ans plus tard, le poète est devenu un photographe. Il est aussi devenu un tueur obsessionnel. Il repère des jeunes femmes seules, pénètre leur intimité et les assassine en faisant passer leur mort pour un suicide. À chaque crime, il envoie un présent à Kathy, devenue libraire, qui ne se doute de rien…

Personne ne semble pouvoir stopper ce tueur compulsif, sauf Lloyd Hopkins. Surnommé par ses collègues Lloyd le dingue, Hopkins est doté d’une intelligence remarquable et d’une intuition à la limite du surnaturel. Il est obsédé par le crime, le sexe et la nuit. Marié et père de trois fillettes, il accumule les aventures avec les femmes qui croisent sa route… Il tombe un jour par hasard sur un des meurtres du poète, mais là où les autres ne voient qu’un suicide, il devine la piste d’une démence plus grave.

3 / Tendre jeudi, Steinbeck.

Pour l’amour des êtres humains qui suinte à chaque ligne, pour l’humour (la leçon de conduite, la partie d’échec…) et surtout pour la magistrale leçon de vie que donne Fauna à Suzy au chapitre XXII L’entrainement : … « on ne sait pas écouter alors que c’est si facile… ». « On n’a jamais fait de mal à quelqu’un en lui posant une question… ».

Un petit bémol sur la traduction.

Depuis la guerre, bien des choses ont changé rue de la Sardine. Ses amis s’inquiètent pour Doc, qui peine à terminer sa thèse et semble se replier sur lui-même. Quant à la tenancière du bordel, elle se demande si sa nouvelle recrue a bien le profil de l’emploi.

C’est alors qu’une idée complètement loufoque se met à germer dans le cerveau des habitants du quartier. Qui sait si, à force de ruse et de générosité, ils ne parviendront pas à atteindre leur but ? Tout peut arriver, par un tendre jeudi…

L’auteur des Raisins de la colère et d’À l’est d’Éden, prix Nobel de littérature, nous livre ici son roman le plus tendre et le plus gai, d’une délicatesse et d’une générosité savoureuses.

 

4 / Les confidences d’Arsène Lupin Leblanc, mon « petit maître » à moi.

9 nouvelles, drôles, palpitantes. Avec une tendresse pour « Le signe de l’ombre ». C’est rapide, ça « galope », ça « se lit tout seul ». On rit, on se demande, on veut résoudre l’énigme avant la fin mais impossible, on est emporté. Il y a l’univers de Maurice Leblanc : le souvenir oublié d’un passé fastueux et tourmenté. Une énigme que l’on croit presque résoudre. Arsène Lupin est léger, gouailleur, rapide comme ces parisiens nés en province. Il reste au point d’ironie, il n’a pas à forcer sa machine comme ces chevaux qui gagnent une course sans avoir une goutte de sueur. Il est élégant. Tout ce que j’aime. Français.

Mais attention, si vous me posez la même question dans trois jours, je jure mordicus que « La dame à la hache » est la nouvelle de Lupin que je préfère : la première femme psycho-killer, la première tueuse en série. Ecrit en 1922.

Enlevées, voilà l’adjectif qui correspond à ces neufs nouvelles des Confidences d’Arsène Lupin.

 Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin et de madame Dugrival dont la chambre communique avec deux pièces secrètes. Dans l’une d’elle, se trouve un homme ligoté

«Allô, le service de la Sûreté ? M. l’inspecteur principal Ganimard est-il ici ?… Pas avant vingt minutes ? Dommage !… Enfin !… Quand il sera là, vous lui direz ceci de la part de Mme Dugrival… Oui, Mme Nicolas Dugrival… Vous lui direz qu’il vienne chez moi. Il ouvrira la porte de mon armoire à glace et, cette porte ouverte, il constatera que l’armoire cache une issue qui fait communiquer ma chambre avec deux pièces. Dans l’une d’elles, il y a un homme solidement ligoté. C’est le voleur, l’assassin de Dugrival. Vous ne me croyez pas ? Avertissez M. Ganimard. Il me croira, lui. Ah ! J’oubliais le nom de l’individu… Arsène Lupin !»

 

5 / Les grands chemins, Giono.

C’est le premier récit à la première personne aussi rapide et directe – à ma connaissance – d’un tueur sur la route, a killer on the road. Magnifié par le style Giono, sa description du monde paysan de la Provence. « il avait un cœur d’or, heureusement que sa femme était là pour f aire l’alliage, sinon il aurait fondu ».

Le Giono que j’aime avec L’iris de suze, Le moulin de pologne.

Un tueur sur les routes de Provence.

Alors, il se met à tripoter son paquet de cartes comme s’il tirait sur un accordéon. Il le frappe, il le pince, il le soufflette, il le caresse, il l’étire et le referme. Il annonce : roi de pique, sept de carreau, trois de cœur, roi de trèfle, dame de cœur, neuf de pique, deux de carreau ; et chaque fois la carte annoncée tombe. Il jette le jeu de cartes dans le bassin de la fontaine et, quand il va y tomber, le jeu de cartes se regroupe dans sa main. Il me l’étale sous le nez en éventail, en fer à cheval, en roue, en flèche. Il fait couler les cartes de sa main droite à sa main gauche, en pluie, en gouttes, en cascades. Il leur parle, il les appelle par leurs noms ; elles se dressent toutes seules hors du jeu, s’avancent, viennent, sautent. Il raconte de petites saloperies à la dame de cœur et la dame de cœur bondit jusqu’à sa bouche…

 

 

6 / Jean de Florette, Pagnol.

A le lire et le relire, c’est une tragédie grecque que cet homme qui s’acharne à faire pousser en même temps des lapins et des cougourdes. Mais ici les dieux ne sont pas dans le ciel ou bien dans l’Olympe, c’est un papet et son neveu.

J’ouvre le livre, j’entends les cigales. A la troisième page je commence à transpirer : il fait chaud. Et deux pages après je pleure sur ce pauvre bossu qui veut défier la paysannerie séculaire. Avec toute sa science d’homme de porte-plume, avec toute son énergie tête baissée, il va droit dans le mur. Il va s’y fracasser. C’est ce que raconte plus crument Jim Thompson. Tu vas tête baissée te fracasser dans ton destin.

Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui veulent lui racheter son domaine à bas prix…

Jean de Florette (1962), premier volume de L’Eau des collines, marque, trente ans après Pirouettes, le retour de Pagnol au roman. C’est l’épopée de l’eau nourricière sans laquelle rien n’est possible.

Marcel Pagnol y développe l’histoire du père de Manon, évoquée sous forme de flash-back dans le film Manon des sources (1952). Les dialogues sont savoureux, et la prose aussi limpide que dans les Souvenirs d’enfance.Quant au Papet et à Ugolin, à la fois drôles et terrifiants, ils sont parmi les créations les plus complexes de Pagnol.

«Tu comprends, s’ils avaient bu l’eau de la citerne, c’est sûr qu’ils seraient morts tous les trois, et moi ça m’aurait embêté. D’avoir bouché la source, c’est pas criminel : c’est pour les oeillets. Mais si, à cause de ça, il y avait des morts, eh bien peut-être qu’après nous n’en parlerions pas, mais nous y penserions.»

7 / 325 000 francs, Vailland.

Un récit sur la condition ouvrière en 1960 en France. Avec le style sec de Vailland, l’implacable marche du destin et une allégorie d’Œdipe. Le destin de Bussard qui va avoir la main coupée et perde son Independence et sa virilité pour avoir voulu « être plus malin que les copains » c’est- à-dire le Patron et le Syndicat. Un récit haletant où le dénouement tragique arrive comme une libération.

325000 franc325 000 francs

325 000 francs, c’est la somme que doit se procurer Bernard Busard pour obtenir la gérance d’un snack-bar et ainsi pouvoir épouser la jeune fille qu’il aime, Marie-Jeanne, qui refuse de se marier tant que la situation de Bernard sera aussi modeste.

Il va s’atteler, avec un jeune paysan, à l’une des presses à injecter de l’usine d’une petite ville jurassienne pour fabriquer sans discontinuer, pendant six mois, des objets en plastique.

Esclave d’un travail inhumain, Bernard sera-t-il assez fort pour tenir jusqu’au bout la cadence obsédante et épuisante qui rythme ses nuits et ses jours ?

8 / Les contes du chat perché, Aymé.

Une des trois plus belles plumes du XXème siècle dans un univers enfantin et onirique, comme peut l’être Le petit prince. Je lis les Contes du chat perché, je pleure, je ris. Dans le monde de Delphine et Marinette les animaux parlent, vivent, meurent. Nous sommes dans une ferme du jura qui vie pratiquement en autarcie. Il y a cette dureté de Pergaud et de Renard mais avec le regard bienveillant de Marcel Aymé, beaucoup, beaucoup d’amour dans ce monde dure et sans pitié de la vie paysanne en France au 19ème siècle.

Avez-vous déjà joué à « la main chaude » ? A « la courotte malade » ? Vous trouverez cela dans Les contes du Chat perché.

contes chat perchéCes contes font le récit des aventures de Delphine et Marinette qui vivent à la ferme, entre des parents sévères et frustes, et des animaux doués de parole.

Delphine et Marinette, les sœurs espiègles, jouent sagement dans la cuisine de la ferme. Mais une bêtise est si vite arrivée. Vont-elles se faire punir, envoyer chez la méchante tante Mélina au menton qui pique ? Heureusement, les fillettes ont de bons amis parmi les animaux de la ferme : le cochon détective, le chien, fidèle et courageux, l’écureuil et le sanglier qui se mettent l’arithmétique…
 Dans l’univers de Marcel Aymé, le conte est ce mélange de merveilleux et de quotidien.

 

9 / Lumière de Soufre

Une quête, celle d’un homme (qui va mourir d’un cancer de la gorge) pour réhabiliter un tableau acheté au hasard. Ce tableau du hasard est un Van Gogh pas encore répertorié. En parallèle la progression du cancer de la gorge et la reconnaissance d’un nouveau Van Gogh. Joie, pleure, rémission. Un style sec encore. Des réflexions sur la vie d’un peintre, la solitude du malade et du créateur.

lumiere-de-soufre-75919-264-432Jacques Maussac pense avoir découvert un Van Gogh. Désormais sa vie va changer. Sa femme, sa profession, sa santé même vont passer au second plan. Il n’aura plus qu’un seul but : établir l’authenticité du tableau.

Et ce sera le drame

En réalité le dénouement que présent Jean Maussac lui importe peu. Ce qu’il veut c’est que sa vie prenne un sens. Tentative désespérée, frontière ultime, pourtant atteinte, dont le franchissement apporte au roman de Georges Arnaud une note insolite.

 

10 / Malpertuis, Ray.

Le livre que j’aurais voulu écrire. Transporté dans un monde où les choses les plus invraisemblables se déroulent normalement. On parle de Dieux, d’amour, de claustration. Dans une ville qui doit être Bruges, la Belgique, les canaux, le ciel bas, les cuisines chaudes qui sente le beurre et la venaison où des femmes affairées cuisinent des plats somptueux. Un style et des adjectifs (rudérale, gibbeuse…) du 19ème siècle qui renforce l’étrangeté du récit. Passionné par la quête de Jean-Jacques Gransire nous le suivons de découvertes en péripéties, ses amours…

C’est une ambiance, l’aboutissement d’une vie d’écriture de Jean Ray. Un Chef d’œuvre. Une idée géniale, un style maitrisé, un monde ordonné. Personne ne peut parler de littérature fantastique sans avoir lu Malpertuis.

Nan ! Je sais qu’on a droit qu’à dix mais celui-là tu l’aimes tu le remplaces par l’un des dix premiers (sauf Maupassant).

marpertuisL’oncle Cassave va mourir. Il convoque toute sa famille à son chevet dans la demeure de Malpertuis et leur dicte ses dernières volontés : que tous s’installent dans cette colossale maison de maître et que revienne, aux deux derniers survivants, sa fortune.

Aucun des proches ne se doute du drame qui les attend. Tout commence par des lumières qui s’éteignent mystérieusement. Bientôt l’horreur jaillira des murs même de la maison.

Le roman Malpertuis est un chef d’oeuvre de la littérature fantastique.

11 / Les pierres sauvages, Pouillon.

Le récit de la construction de l’abbaye cistercienne de Sénanque. Nous sommes au 12ème siècle en Provence. Le narrateur, architecte, vient pour édifier l’abbaye cistercienne de Sénanque. Le livre est le récit à la première personne – j’étais là, telle chose m’advint – d’un architecte qui arrive sur un chantier où il n’y a que des trous et qui en sort une abbaye. Pour moi, la plus belle abbaye cistercienne car elle est harmonieuse en dépit d’un terrain de construction défavorable. Pouillon nous raconte chaque étape de la construction, pierre par pierre, vivantes, nous explique ses choix d’un cloitre, des pierres dorées de l’église… Et tout ce petit monde des artisans qui sont là à construire, vivent avec leurs joies et leurs peines, expriment leurs savoirs-faires, leurs métiers.

Un livre sans femme. Pas un thriller. Pas de meurtre. Pas d’enquête. Une édification.

Et une belle leçon d’humanité et d’histoire.

Si vous avez la chance de visiter l’abbaye de Sénanque en ayant lu Les pierres sauvages, vous dire comme moi : –

Merci monsieur Pouillon.

Au final, lorsque je regarde mes choix, sur 11 histoires, il y en bien beaucoup qui sont des polars. Ça pue le 20ème siècle. Celui où je suis né.

pierre SauvageDans les murs de l’abbaye du Thoronet vibrent à jamais le génie et la foi. Un moine bâtisseur construisit, au XIIe siècle, ce chef-d’oeuvre cistercien. Son journal de bord raconte les difficultés techniques infinies, la faiblesse et le courage des hommes, et aussi les doutes qui l’assaillent. Il partage ses angoisses, ses réflexions, et s’émerveille de la rencontre scellée entre l’art et Dieu.

Une chronique de la naissance de l’abbaye du Thoronet en Provence au XIIe siècle, sous la forme du journal du maître d’oeuvre. Grâce à des recherches historiques et à son expérience d’architecte, l’auteur fait revivre un chantier médiéval avec les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux qui pouvaient se poser.

Merci beaucoup Bertrand pour ce beau partage.

J’invite mes lecteurs à aller te découvrir un peu plus à travers tes deux polars :

Déjà tout petit, Bertrand Boileau écrivait sur les murs : sa maman n’aimait pas ça. Ensuite il a écrit sur le tableau : la maîtresse n’aimait pas ça. Puis il a écrit dans des cahiers : sa femme n’aimait pas ça. Sa mère est morte, il a changé de femme, il a pris une maîtresse. Et maintenant ça va beaucoup mieux : il écrit aussi vite qu’il pense sur un petit ordinateur. Tant et si bien qu’un éditeur mise de l’argent sur lui. Comme quoi, il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

Le Mystère du Magot

le mystère du MagotEn visite sur la tombe de Jim Morrison, Louis-Nicolas est amené à délivrer une belle inconnue coincée à l’intérieur d’un mausolée. La jeune femme dit enquêter sur la disparition de la fortune amassée par le Docteur Petiot, qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut accusé de meurtres contre ses patients. Homme de réseau, Louis-Nicolas, sous ses faux airs de Rastignac, se montre très vite passionné par l’enquête. Mais c’est par amour, qu’il accepte de prêter main forte à l’irrésistible Zelda dans sa mystérieuse et mouvementée chasse au trésor.

 

Le cimetière des veaux sous la mère

cimetière des veaux sous la mèreLouis Nicolas et Zelda sont confrontés à une série de morts violentes pendant leurs vacances au coeur du Lot-et-Garonne.

Des veaux assassinés à coups de serpe, Francis Cabrel, un intermittent de l’étable et une pétulante légiste, un cimetière abandonné de Dieu, un puits où l’on puise du vin, Prévert, des champs d’escargots, des druides et des Magdaléniens, des rognons au xérès, Lovecraft, Bordeaux, un loup qui hurle à la lune, Pierre Desproges, une visite à Brocéliande, Verlaine et Rimbaud, Rouffignac-de-Sigoulès et Mauvezin-sur-Gupie, des coyotes et des dealers…

Voilà ce qui attend Zelda et Louis Nicolas en vacances dans le Sud-Ouest… Et ce n’est pas tout.

Ce pays qu’on assassine de Gilles Vincent


Aujourd’hui j’ai la chance d’accueillir une nouvelle chroniqueuse dans les rangs de collectif Polar. Et pas n’importe quelle chroniqueuse, puisque c’est Carine Boulay qui nous rejoint.  Carine a longtemps tenu un blog qui nous parlait de polar, Le noir émoi. Un blog que je suivais avec intérêt.

Aujourd’hui, si elle a arrêté son activité de blogueuse, elle reste une grande lectrice de littératures policières. Et puis quand on a tenu un blog, on aime toujours donner son petit avis sur nos lectures. Alors, Carine blogueuse un jour, blogueuse toujours vient aujourd’hui nous parler du dernier opus de Gille Vincent.

Je vous laisse découvrir cela.

 

Le livre : Ce pays qu’on assassine de Gilles Vincent. Paru le 10 février 2017 aux Editions In8.  19€ ; (385 p.) ; 21 x 12 cm

4e de couv :

Au coeur de Marseille, on exécute Tarek Bsarani de trois balles dans la tête. Il était le directeur de campagne d’une jeune députée du Vaucluse, espoir prometteur du Parti National de France. À l’autre bout du pays, on découvre dans la boue les corps meurtris de deux jeunes Érythréennes. Deux migrantes égarées sur les routes dévastées de l’exode.

Forte de son expérience et d’une équipe soudée, la commissaire Aïcha Sadia tente de dénouer l’affaire marseillaise, tandis qu’au nord, dans ces territoires laminés par la crise, le capitaine Carole Vermeer, flic fragile et vacillante, butte sur la solitude et le mensonge. À mesure que l’échéance électorale approche, la tension politique vient brouiller les pistes…

Des houillères du Pas de Calais aux plaines brûlantes de Camargue, l’auteur livre un roman noir, lyrique, politique et social. Le portrait sans concession d’une terre au bord de l’abîme, un pays sombre et parfois lumineux : le nôtre.

L’auteur :
Gilles Vincent, né le 11 septembre 1958 à Issy-les-Moulineaux. Après 33 ans dans le Nord et onze ans à Marseille, Gilles Vincent décide, en 2003, de poser valises et stylos dans le Béarn. Depuis quinze ans, il consacre le plus dense de sa vie à l’écriture. Il est aussi l’animateur d’ateliers d’écriture en milieu scolaire, en prison, à l’hôpital…
Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite…
Auteur de polars connu et reconnu, il a plusieurs fois été récompensé : prix Europolar 2014 pour Djebel, prix Cezam Inter-CE 2014 pour Beso de la Muerte et prix du Mauvais Genre 2015 du Val Vert du Clain pour Trois heures avant l’aube.

Le mot de Carine

Tarek Bsarani, le directeur de campagne d’une députée du Parti national de France, a été exécuté à Marseille. De l’autre côté du pays, les corps de deux migrantes érythréennes sont retrouvés. La commissaire Aïcha Sadia est chargée de l’enquête sur le meurtre marseillais, pendant que Carole Vermeer s’occupe de l’autre affaire, dans le Pas-de-Calais.

On dit de lui : « Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite … » Je trouve qu’il n’y a pas de meilleure introduction que celle-ci afin de vous parler de cet auteur que j’affectionne tout particulièrement.

Que d’émotions à la lecture de cet ouvrage … Gilles Vincent est doté d’une qualité rare que je trouve tout simplement remarquable côté écriture. Effectivement, qu’il exprime l’amour d’un homme pour sa compagne qui dort à ses côtés, un crime crapuleux, un paysage ou même un attentat il le fait toujours de la même manière. C’est juste ex-cep-tion-nel cette façon très personnelle qu’il a de traiter tous les sujets avec finesse et émotion. Pourtant à la lecture de ce roman vous allez vous prendre la fureur des hommes en pleine gueule ! Et lorsque vous tournerez la dernière page vous vous prendrez également en pleine tête la puissance du titre : ce pays qu’on assassine

Notre Chroniqueuse :

Carine Boulay férue de littérature noire.
Je suis tombée dans la marmite très jeune puisque ma découverte du policier prend sa source au coeur de la bibliothèque verte (on ne se moque pas). Eh oui, j’ai dévoré l’intégralité de la série Alice détective dans laquelle la brillante et non moins sympathique Alice Roy se lançait dans la résolution d’enquêtes toutes plus trépidantes les unes que les autres.
J’ai poursuivi avec des romans en tous genres pendant de nombreuses années avant de glisser progressivement du côté obscur.
La naissance de mes trois enfants a eu raison de mon temps libre mais j’ai replongé dès que j’ai pu au coeur de mes noirs émois.
J’ai approfondi les différents styles qui composent le genre ces dernières années et c’est d’ailleurs incroyable de voir combien mes goûts ont évolué.
À ce jour, je reconnais volontiers avoir un faible pour les auteurs français et je suis ravie de constater qu’une nouvelle vague déferle chez nous, mais pas que.
La lecture fait partie intégrante de ma vie. Synonyme de plaisir, d’émotion, de dépaysement parfois, elle a un pouvoir considérable sur moi : elle contribue à mon bonheur !
Alors merci à nos chers auteurs …

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Claire


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Claire

Place à son TOP 10

 

La question des 10 livres qui m’ont marqués est dure à établir … mais bon je tente quand même.
Comme vous le verrez elle est assez éclectique:

1 : « Et si c’était vrai » de Marc Lévy: une « trop » belle histoire, un livre dont chaque ligne peut être relevée tant j’en ai appréciée la justesse.

9782266199544,0-558090Imaginez une femme qui n’existe que pour un seul homme – Arthur. Lui seul peut la sentir, l’entendre, la voir… Imaginez Lauren, transparente, dont le corps est resté dans le coma quelque part à San Francisco… Imaginez une histoire d’amour entre un homme et une apparition…

Comment dîner avec elle au restaurant? Comment la présenter à ses amis sans passer pour un fou? Comment l’aimer tout simplement?

Arthur se laissera tenter pourtant. Embarqué dans cette incroyable aventure digne des plus beaux contes de fées.

2  » Ces enfants empêchés de penser » de Serge Boimare, un livre de pédagogie, où on propose d’utiliser les contes et la mythologie pour ramener des ados sur le chemin des apprentissages…

9782100754960,0-3448951Les difficultés d’apprentissage des 15 % d’élèves qui n’accèdent pas à la maîtrise des savoirs fondamentaux relèvent d’une logique que nous refusons de prendre en compte, celle de la peur d’apprendre et de sa conséquence majeure : l’empêchement de penser.

Ces enfants intelligents inventent en effet des moyens pour figer leurs processus de pensée. Cette stratégie leur permet d’échapper aux inquiétudes et aux frustrations que provoque chez eux l’apprentissage.

Pour y remédier, Serge Boimare préconise le nourrissage culturel intensif et l’entraînement quotidien à débattre. Ces pratiques permettent de lutter efficacement contre l’échec scolaire, tout en stimulant l’intérêt et la participation des meilleurs élèves. Au final, il ne faut plus craindre les classes hétérogènes. C’est sur elles que repose l’espoir de remonter le niveau de notre école.

3 Orgueil et préjugés de Jane Austen … trop beau ( et Colin Firth dans l’adaptation de la bbc … miam:!!!!)

9782811213886,0-2444872Le chef-d’oeuvre de Jane Austen

Issue d’une famille de la petite gentry, Elizabeth Bennet ne manque ni d’humour ni de malice. Lors d’un bal, elle rencontre le hautain Mr Darcy, l’un des hommes les plus riches d’Angleterre, mais aussi l’un des plus orgueilleux, qu’elle méprise aussitôt. Après avoir mal jugé le charme de la jeune femme, il tombera amoureux d’elle et mènera une longue lutte intérieure entre ce que lui dicte son coeur et ce qui convient à son rang. Comment réussiront-ils à vaincre leurs préjugés et à faire taire leur orgueil pour connaître l’amour ?

 

4   » j’ai tué papa » de Mélanie Richoz . ( http://www.babelio.com/livres/Richoz-Jai-tue-papa/773690) :  » Emue, bouleversée, touchée, secouée… je suis complètement troublée et attendrie par la lecture du roman de Mélanie RICHOZ, « J’ai tué papa ». »

un livre qui aborde l’autisme du point de vue d’un autiste!

9782889440207,0-3396746Je tue papa tous les lundis matins au petit déjeuner. Quand il annonce, entre deux gorgées de café qui brunit sa langue et jaunit ses dents : « Et encore une semaine à tuer, Antoine ! », je tends le bras gauche – parce que je suis gaucher -, et je fais « pan ! » avec ma bouche comme si une balle partait de mon index et de mon majeur qui forment le canon de mon pistolet imaginaire. C’est notre blague à nous. »

Confronté à l’hospitalisation de son père, Antoine livre ses réactions, auxquelles font écho celles de ses parents. Un roman à trois voix, bouleversant de simplicité. Le quotidien d’un petit garçon pas tout à fait comme les autres.

 

5 « L’empereur c’est moi » de Hugo Horiot … aussi sur l’autisme, et dont j’ai pu rencontrer l’auteur

Hugo Horiot a été un enfant autiste Asperger.
Plongeant dans sa mémoire, il raconte sa souffrance d’avoir été différent, son refus de parler, son désir d’avoir voulu être un autre jusqu’à changer de nom. Au fil des chapitres, il nous entraîne avec lui.
Il a quatre ans, huit ans, douze ans. Il a peur.
Il se cogne à l’absurdité de la vie comme un papillon contre une lampe. Il est parfois cruel. À travers ce témoignage, il nous fait part de ce qui se passe dans la tête d’un enfant autiste extrêmement intelligent, ses obsessions, ses angoisses, son regard sur notre monde et la guerre sans merci qu’il mène contre lui-même et contre les autres. L’autoportrait d’une justesse troublante et d’une sincérité désarmante d’un enfant en colère.

 

6 Millénium … je ne l’ai pas lu mais écouté en audio lib … et j’ai succombé à histoire et à la voix du lecteur

Les aventures de Mikael Blomkvist associé à Lisbeth Salander.

Mikael Blomkvist est contraint d’abandonner son poste de rédacteur du journal Millénium pour avoir diffamé un requin de la finance. Avec Lisbeth Salander, une jeune femme rebelle et mystérieuse, il enquête pour le compte d’Henrik Vanger, un industriel désireux de faire la lumière sur la disparition, trente ans auparavant, de sa petite nièce au cours d’une réunion familiale.

 

 

 

7 Et pourquoi de Michel Van Zeveren ..un album jeunesse hilarant!!

Le petit chaperon rouge se rend chez sa mère-grand mais elle tombe tout à coup sur le grand méchant loup qui n’a qu’une idée en tête : la dévorer. La petite fille commence alors à le questionner sur ses motivations.

 

 

 

 

 

8 Le tueur intime de claire Favan … diabolique

Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu !

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas.

Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise.

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

 

9 « Olivier et ses amis » de Robert Sabatier, mon premier livre d’adulte! lu enfant pourtant

Olivier et ses amis : Loulou, Capdeverre, et des dizaines d’autres enfants de Montmartre, joyeux, farceurs, querelleurs, mais aussi le peuple de la Rue, les grandes personnes : Bougras, Mme Haque, Virginie, Mado, et d’autres figures pittoresques jaillies de la mémoire.

Chaque journée est une aventure narrée en saynètes prises sur le vif. Tout le charme, toute la drôlerie d’une vie en commun, celle d’un village en plein Paris. La Rue est non seulement un lieu géographique mais une entité protectrice. La personnalité, les travers, les manies de chacun, les petits métiers, les rêves d’avenir forment la trame de ce livre où le rire et l’émotion sont toujours prêts à surgir.

Comme dans Les Allumettes suédoises, avec Olivier et ses amis, la grâce et le naturel sont au rendez-vous, avec cette offrande : le sourire dans la lecture.

10 Les demeurées de Jeanne Benameur… court mais percutant

La mère, La Varienne, c’est l’idiote du village. La petite, c’est Luce. Quelque chose en elle s’est arrêté. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d’amour. Invincible. L’école menace cette fusion. L’institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l’enfant à l’ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ?

L’art de l’épure, quintessence d’émotion, tel est le secret des Demeurées. Jeanne Benameur, en dentellière, pose les mots avec une infinie pudeur et ceux-ci viennent se nouer dans la gorge.

 

 

11: L’orme du caucase de Taniguchi: poésie et douceur !!!!

« Comme s’il repoussait les nuages, l’orme dominait majestueusement, tel un géant attendant tranquillement sa dernière heure. »

Troublé par un arbre centenaire que son entourage veut abattre, un homme mûr chemine doucement, interrogeant sa propre vie et, au-delà, la marche du monde… pour finir par prendre une décision inattendue. Un homme, travailleur forcené, père absent et mari infidèle, n’a plus revu sa fille depuis des années. Saura-t-il saisir l’occasion de rédemption qui lui est offerte ? Parti avec son cadet à la recherche de son chien, un garçon découvre le mensonge des adultes qui marque la fin de son enfance.

Dans ces trois nouvelles d’Utsumi adaptées avec finesse par Taniguchi, des personnages ordinaires sont amenés à s’interroger sur des blessures profondes qu’il leur faudra surmonter. C’est cet instant de basculement que ces récits mettent en scène avec réalisme et subtilité. Le style limpide et le découpage sobre et rigoureux de ces nouvelles graphiques sont une magistrale leçon de narration. Outre un aperçu des particularités du manga (trames, arrière-plans, silence), l’étude de ces récits permettra d’aborder l’art de la nouvelle (incipit, rythme du récit, ellipse), les relations texte/image et les notions d’introspection et de métamorphose. L’appareil pédagogique complet est, en outre, suivi d’un lexique BD.

Cet album de la bande dessinée japonaise présente des chapitres correspondant à des tranches de vie et des portraits d’enfants et d’adultes à un moment difficile de leur existence.

 

12  » Entraves  » d’Alexandra Coin, fini ce matin mais coup de cœur et surtout coup de poing …. sur la folie et la manipulation !!

Enfant, Ilario fut chahuté par ses camarades de classe et aura souffert de la rudesse de son père. Adulte, il reproduira ce même schéma de domination poussant sa femme, Emma, jusqu’à l’internement en psychiatrie.

Alternant flash-back et scènes d’hôpital, « Entraves » décrypte un cheminement lourd de conséquences, pointant du doigt faiblesse et machiavélisme.

Autour de la perversion narcissique, un roman sombre, criant de vérité et diaboliquement rythmé.

 

Merci miss Titou, le matou a encore frappé en me concoctant un petit top 10 + 2

Retrouvez Titou le matou sur son blog

Lire et relire…..

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 d’ Ingrid


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Ingrid

Place à son TOP 10

top10

Allez puisqu’il n’est pas trop tard, je m’y colle!

 Concours n° 1 Mon top 10

1/ Dix Petits Nègres – Agatha Christie

 Premier livre d’adulte, trouvé dans la bibliothèque de la mère d’une amie lors d’un anniversaire auquel je m’ennuyais et dévoré en deux heures planquée dans une chambre. Je ne devais pas avoir plus de 8 ou 9 ans, et c’est l’univers du whodunit tout entier que j’ai découvert avec passion ce jour-là

L’île du Nègre ! Elle est au cœur des histoires les plus folles… Selon certains elle viendrait d’être achetée par une star de Hollywood, l’Amirauté britannique y conduirait des expériences classées secret-défense… Aussi quand les dix invités d’un hôte mystérieux y sont conviés pour passer des vacances, tous s’y précipitent ! A peine sont-ils sont arrivés sur l’île du Nègre, que rien ne semble normal : leur hôte est absent et ils trouvent dans leur chambre une comptine intitulée Les dix petits nègres. Tout bascule quand une voix accuse chacun des invités d’un crime…Commence alors une ronde mortelle, rythmée par les couplets d’une étrange comptine…Le sinistre compte à rebours peut alors démarrer…

 Avec la couverture de la première édition parue dans la collection en 1940.

2/ Christine – Stephen King

 Cette fois premier King autorisé vers 13 / 14 ans par mère, qui les dévorait à leur sortie mais m’interdisait formellement d’y toucher… Naissance d’une passion pour l’écrivain, pas aussi considéré à l’époque académiquement du moins, qui m’amènera des années plus tard à écrire mon premier mémoire de maîtrise sur son œuvre…

 

Libertyville (Pennsylvanie), un patelin tranquille jusqu’au jour où Arnie, un lycéen dans le bel âge ingrat, tombe amoureux de Christine. Christine est belle, racée, séduisante. Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock’n’roll des années héroïques. Depuis qu’elle connaît Arnie, elle est amoureuse.Signe particulier : Christine est une Plymouth « Fury », sortie en 1958 des ateliers automobiles de Detroit. Grâce aux talents de bricoleur d’Arnie, elle reprend vie et roule. Mais à sa guise : elle cale sans motif, puis bondit comme un fauve et fait des bruits bizarres. Une seule rivale en travers de sa route : Leigh, la petite amie d’Arnie…

Ce roman légendaire de Stephen King, rythmé par la musique de Chuck Berry et de Janis Joplin, a pris place parmi les classiques de l’épouvante.

3/ Belle du Seigneur – Albert Cohen

 Le plus beau livre du monde… Lu et relu sans cesse, compris, décompris, incompris, retrouvé sans cesse en fonction de mes âges, vingt ans, puis trente, puis… le sommet du style. Mon bijou.

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs, oui, tous les soirs ils se verraient. »

Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses : ce roman est le chef-d’oeuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

4/ Basse Ville – Jacques Serena

 Roman déniché par hasard à la fac, et découverte d’un des auteurs les plus touchants, les plus bruts de ses contemporains, par cet auteur qui allait devenir par les hasards de la vie un mentor et un ami.

 

Deux êtres nous apparaissent peu à peu à travers leurs monologues alternés. L’un est emmuré dans la loge d’un vieux théâtre de la basse ville. L’autre semble en quarantaine sur la terrasse ensoleillée des beaux quartiers, entre des voisins qui l’épient et leurs chiens qui aboient.

Une rencontre imprévisible a lieu entre ces deux-là, qui va se poursuivre inexorablement jusqu’à son dénouement fatal.

5/ Les Chansons de Bilitis – Pierre Louÿs

 Livre offert par une maie chère et de bon goût pour mes 16 ans je crois, qui ne m’a jamais quitté depuis (et ça fait un bail). Découverte de la prose poétique, de la prose rythmée, d’une écriture incroyable qui a influencé mon style depuis toujours

 

Les Chansons de Bilitis

Elle entra, et passionnément, les yeux fermés, elle unit ses lèvres aux miennes et nos langues se connurent… Jamais il n’y eut dans ma vie un baiser comme celui-là.

Elle était debout contre moi, toute en amour et consentante. Un de mes genoux, peu à peu, montait entre ses cuisses chaudes qui cédaient comme pour un amant.

Ma main rampante sur sa tunique cherchait à deviner le corps dérobé, qui tour à tour onduleux se pliait, ou cambré se raidissait avec des frémissements de la peau.

Recueil qui fut publié en 1894 : il s’agit prétendument d’une traduction due à Pierre Louys de l’oeuvre d’une poétesse antique. L’ouvrage est précédé d’une Vie de Bilitis, retracée par le traducteur. Mais en fait, Pierre Lous est l’auteur de ce recueil de poèmes en prose.

6/ Les Chroniques Martiennes – Ray Bradbury

 Première grosse claque science-fiction, qui m’a fait comprendre que la poésie est partout, si elle le veut, et me dégager du snobisme universitaire des notions de genre, de sous-genre, de littérature « noble » ou roturière, et m’intéresser au fantastique et au polar autrement que comme « divertissements »

« J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis. – Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau…

  1. Les Terriens débarquent enfin sur Mars, pour y découvrir des habitants aux yeux d’or et qui lisent dans les pensées. Une société fascinante qui a dressé de superbes cités sur l’horizon et a aménagé les célèbres canaux de Mars. Et si le rêve martien prenait la suite logique du rêve américain ? Ne serait-ce pas là le début d’un terrible cauchemar ?

Encensé de tout temps, étudié au lycée, Chroniques martiennes est un des romans les plus importants de la science-fiction. Né en 1920, Ray Bradbury s’est imposé à la fin des années 40 avec la parution d’une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes.

7/ Le Pendule de Foucault

 Le second (mais pas le dernier !) Umberto Ecco lu dans ma vie, sans doute le roman le plus riche, technique, intelligent et divertissant tout à la fois que j’aie jamais lu… naissance de mon intérêt pour le thriller historique

Après l’immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d’un géant incontesté de la littérature mondiale.

À Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.

À Milan, trois amis passionnés d’ésotérisme et d’occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot, ourdi au cours des siècles, pour la domination mondiale. Et voici qu’apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance…

Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d’énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l’Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science.

Un de ces romans que l’on n’oublie plus jamais. Et assurément un classique.

8/ Seigneurs et Nouvelles Créatures – Jim Morrison

Découverte du free-verse, et apothéose de la tendresse pour cet artiste dont on a fait une rock-star alors que c’était un poète – et encore un enfant…

 Jim Morrison qui ne concevait pas d’être Pop Star à trente ans, se voulait avant tout un écrivain.
Paradoxalement, c’est en « poète maudit » qu’il édita, à compte d’auteur, la première édition de son recueil de poèmes : The Lords and the New Creatures. Dans ces textes, traduits ici, c’est l’envers du décor Doors-Morrison et sans doute la face cachée des mythiques années soixante qui apparaît : l’aveu lucide de l’inhumanité de l’Amérique, de la solitude et du cauchemar. Le tout, vécu et restitué, au travers d’un sens privilégié des images et de la simplicité naïve des mots, dû à la formation cinématographique de Jim Morrison avec sans doute le rêve d’un grand film métaphorique et impitoyable sur le réel américain.

 

 

9/ American Death Trip – James Ellroy

 Un livre incroyable, deuxième tome d’une trilogie mais qui peut (devrait ?) se lire indépendamment (puisque je ne l’aurais sans doute pas lu si j’avais eu d’abord le tome précédent entre les mains). Un claque littéraire, moderne, originale, un style expérimental plus poussé encore que dans ses autres polars que cette incursion dans son univers m’a permis de découvrir et de dévorer durant des mois par la suite (à l’exception du premier tome de cette trilogie, qui est curieusement le seul de ses romans que je n’ai jamais réussi à finir)

Dallas, novembre 63. Le cœur du rêve américain explose.

Un jeune flic arrive de Las Vegas avec 6 000 dollars en liquide et un sale boulot à exécuter. Il ne sait pas qu’il va faire partie du complot visant à étouffer la vérité sur l’assassinat de Kennedy. Il s’appelle Wayne Tedrow.

Cinq années dans les coulisses de la politique vont le conduire de Dallas au Vietnam, en passant par le sud des Etats-Unis. Cinq années avec J. Edgar Hoover, Howard Hughes, la Mafia et le Ku Klux Klan.

Voici le deuxième volet de la trilogie underworld USA, commencée avec American Tabloid. Le cauchemar américain nourri des coïncidences de l’histoire des années 60 passées au crible par Ellroy.

10/ La Maison des Feuilles – Mark Danielexski

 On l’aura compris, les découvertes stylistiques font parties de mes obsessions… et celui-là bon sang… un livre objet. Un livre concept, un livre labyrinthe épouvantable et brillant qui se lit et se manipule et vous manipule et envahit votre perception du quotidien et vous bousille les neurones, en jouant sur la forme et le fond sans pitié. J’ai regardé différemment les murs de ma chambre pendant au moins deux ans et il m’arrive encore d’en rêver…

Roman où s’entrecroisent plusieurs récits : celui de Johnny Errand qui découvre le manuscrit de Zampano, vieil aveugle, celui de ce dernier analysant un film amateur culte, le Nadvidson Record, et celui du film lui-même. Au centre de tous ces récits, une maison, celle dans laquelle Will Navidson vient d’emménager avec sa famille, plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Que cache la maison ? Quel est ce grondement qu’elle émet de temps en temps ? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices ? Pourquoi le manuscrit de Zampanò semble-t-il le rendre fou ?

A la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée. Livre subversif, livre défendu, le lecteur est prévenu… et bien entendu tenté.

 Et de un! Plus que deux…

 Bien à vous

 

Merci Ingrid pour ce beau Top 10 très éclectique ! Il est comme je les aime, diversifié et surprenant . Savant mélange des genres. Du polar bien sur mais aussi du noir, de la SF, du fantastique mais aussi de la poésie, un peu de blanche et du rock n’ roll.

Du plaisir en barre en somme

Ce monde disparu de Dennis Lehane


Collectif polar.JLuc

Ce monde disparu de Dennis Lehane&Le livre : Ce monde disparu de Dennis Lehane, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet. Paru le 28 octobre 2015 chez Rivages dans la collection Rivages-Thriller. 21€;  (347 p.) ; 23 x 16 cm
Ce monde disparu de Dennis Lehane

Réédité en poche le 12 octobre 2016 dans la collection Rivages Noir. 8€90 ; (393 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv : 
En cette année 1943, le monde est en guerre, mais aux États-Unis, la mafia prospère. Après avoir régné sur le trafic d’alcool en Floride pendant la prohibition, Joe Coughlin s’est officiellement retiré et a cédé la direction des affaires à son frère d’armes Dion Bartolo. Un jour, pourtant, il apprend qu’un mystérieux commanditaire a mis sur sa tête un contrat dont l’exécution est prévue pour le mercredi des Cendres. Il sait bien que «le temps ne nous appartient pas, on ne fait que l’emprunter». Il a déjà trompé la mort à plusieurs reprises et ne s’est pas consolé de l’assassinat de son épouse Graciela. Mais il y a son fils Tomas ; il ne peut envisager de le laisser orphelin. Joe n’a que peu de temps pour identifier son ennemi, une tâche complexe dans un monde où les codes de l’honneur sont en train de disparaître…
dennis-lehane-L’auteur : Dennis Lehane est Dennis Lehane, né le 4 août 1965 dans le quartier de Dorchester à Boston. Il est le créateur de la série Kenzie et Gennaro et l’auteur primé de Mystic River et de Shutter Island. Quatre de ses romans ont été adaptés au cinéma par Ben Affleck, Clint Eastwood et Martin Scorsese. À l’apogée de son talent de conteur, il signe un livre mélancolique et subtil, peuplé de fantômes, qui marque la fin d’un monde.
« Ce monde disparu est… plein de suspense, tortueux, parfaitement construit et fourmille d’interrogations éthiques autant que de gangsters. » The New York Times
« Époustouflant, ce duel crépusculaire hante longtemps, comme un générique de fin d’un film de James Gray. » Elle
Extrait :
Avant d’être décimés par leur petite guerre, ils se rassemblèrent pour soutenir la grande. Un an après Pearl Harbor, ils se retrouvèrent tous dans la salle de bal Versailles du Palace Hotel, dans Bayshore Drive, à Tampa, afin de lever des fonds pour les troupes stationnées en Europe. Ce fut une réception raffinée, en smoking et nœud papillon, par une nuit douce et sans nuages.
Six mois plus tard, par une soirée brumeuse au début du mois de mai, l’un des chroniqueurs judiciaires du Tampa Tribune tomberait sur des photographies de l’événement. Il serait alors frappé par le nombre de personnes mentionnées récemment dans la presse locale pour avoir tué, ou été tuées, qui avaient assisté à la collecte de fonds.
Il penserait tenir un sujet ; son rédacteur en chef ne serait pas d’accord. « Mais regardez, bon sang ! dirait le journaliste. Regardez ! Là, au bar, c’est Dion Bartolo avec Rico DiGiacomo. Ici, je suis presque sûr que le petit maigrichon coiffé d’un feutre, c’est Meyer Lansky lui-même. Tenez, le type qui parle à la femme enceinte ? Il a fini à la morgue en mars dernier. Et là, c’est le maire et son épouse en grande conversation avec Joe Coughlin. Et sur celle-là, encore Joe Coughlin, en train d’échanger une poignée de main avec ce gangster nègre, Montooth Dix. Boston Joe, qui a toujours fui l’objectif, s’est fait prendre en photo deux fois pendant la fête… ! Et ce gars, qui fume une cigarette près de la dame en blanc ? Il est mort. Pareil pour celui-ci. Quant au type sur la piste de danse, en veste de smoking blanche, il est dans un fauteuil roulant aujourd’hui. »
Et de conclure : « Ils étaient tous réunis ce soir-là, patron. »

chronique-de-lecteurs

L’avis de Jean Luc

Ce monde disparu

J’ai beaucoup aimé ce roman.
Première raison, l’auteur, à la différence de beaucoup de polars ou thrillers actuels, ne sombre pas dans le gore. Il y a, certes des descriptions crues, mais elles restent réalistes et on ne tombe pas dans la surenchère de l’horreur.
Deuxième raison : Il s’agit d’une histoire de la mafia, en Floride en 1943. On y rencontre des figures légendaires de la mafia et on évolue dans ce milieu avec ses règles et ses interdits.
Denis Lehanne imagine la vie de l’une des éminences grises de la mafia d’origine irlandaise, parmi les barons d’origine Italienne et ses notables corrompus.
L’intrigue peut paraître compliquée, il y a beaucoup de personnages différents, mais grâce à l’ecriture de Denis Lehanne, on parvient à comprendre le fonctionnement de la mafia et ses ramifications. Encore plus intéressant, l’analyse des protagonistes est très détaillée et donne beaucoup de substance à cette histoire.
En lisant ce roman, j’ai eu l’impression d’être projeté dans un mélange des films « il était une fois l’Amérique » et « Casino ».
Enfin dans cette histoire, il y a aussi beaucoup d’humanité, les personnages, même si ils sont amenés à appliquer des lois sans pitié restent proches de nous avec leurs forces et leurs faiblesses. Ce sont, avant tout, des personnages torturés, confrontés à des choix cornéliens.

En résumé, un petit bijoux de Denis Lehane qui nous fait revivre la mafia pendant la deuxième guerre mondiale, un très bon polar,  à découvrir sans hésiter.

 

Citation :
« Joe Coughlin, l’homme d’affaires au passé trouble qui s’était illustré par une grande bienveillance envers sa ville d’adoption, Ybor City, avait rendez-vous ce matin-là avec le lieutenant Matthew Biel, du renseignement naval, dans son bureau de Suarez Sugar. »

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Nathalie


nos-2ans-top-10-odp

 

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Nathalie

Place à son TOP 10

top10

Bonjour et joyeux Blog’Anniversaire !

Voici mon top 10 :

  • Les 4 filles du Dr March, un livre que j’ai lu à de nombreuses reprises ! J’étais « Jo » bien sûr…

    Meg, Jo, Beth et Amy sont quatre soeurs qui s’entendent bien. En pleine guerre de Sécession, leur père part sur le front. Alors tout le monde doit se mettre au travail. Entre Meg la raisonnable, Jo l’impétueuse, Amy la raffinée et Beth la délicate, les discussions sont passionnées et la maison rarement silencieuse !

 

 

 

  • La série des « Alice », lue et relue à l’époque où il n’y avait pas autant de variété en littérature jeunesse.

 

Jeune détective de choc, Alice se lance dans des enquêtes toujours trépidantes… quitte à affronter des adversaires malhonnêtes et dangereux ! Sa passion ? Eclaircir les mystères !

« Un, deux, trois… Action ! » Voilà Alice et ses amies actrices dans un film d’horreur réalisé par Ned ! Mais le tournage tourne court quand un drame survient dans le ranch voisin : Étoile Filante, le pur-sang le plus rapide de la région, a été enlevé à son éleveur… Pour éclaircir ce mystère, Alice n’hésite pas à endosser son rôle de prédilection : celui de détective

 

 

  • La série des « Soeurs Parker » pour changer des « Alice » !!

 

Les Soeurs Parker (Les Dana girls en anglais) sont comme leur nom l’indique deux soeurs. Liz (Louise) Parker une jolie brunette a 17 ans, Ann (Jean) , sa soeur cadette, a 16 ans et est blonde. Orphelines, elles vivent avec leur oncle Dick (Ned), commandant d’un bateau (le Balaska), et leur tante Harriet à Rockville, mais c’est au collège de Starhurst où elles sont pensionnaires qu’elles passent la plupart de leur temps, même si de nombreux voyages sont à leur actif ! De même qu’Alice sort de façon platonique avec Ned Nickerson,  Liz et Ann sortent avec Kenneth Scott (Ken Scott ) et Christopher Barton (Jim Barton), deux étudiants d’un collège aux alentours de Starhurst. A leur coté de nombreuses amies dont notamment Evelyne Starr, mais aussi une « ennemie » acharnée à leur jouer de mauvais tours Letty Barclay (Lettie Briggs).

 

  • Les romans d’Arsène Lupin, premiers livres « adulte » que j’ai lu, empruntés dans la bibliothèque de mes parents

 

« Vous allez pouvoir découvrir une oeuvre sensationnelle, appelée à un retentissement énorme : les surprenantes, mystérieuses, inattendues, originales et passionnantes aventures du génial escroc Arsène Lupin, dont l’habileté et la chance infernales dépassent tout ce que nous savons jusqu’ici des tours de force les plus extravagants des grands aventuriers. »

Recueil des aventures d’Arsène Lupin parues dans Je sais tout entre 1905 et 1913, avec 130 illustrations d’origine peu connues.

 

 

  • avec les « Agatha Christie »

Recueil des cinq premiers romans, parus entre 1920 et 1927, mettant en scène l’enquêteur belge Hercule Poirot.

Silhouette ronde et joviale, moustaches cirées, œil vif et cellules grises en activité constante, Hercule Poirot, réfugié en Angleterre pendant la guerre, décide de s’y établir et devient détective privé. Né de l’imagination d’Agatha Christie, il apparaît dès son premier roman en 1920 : La mystérieuse affaire de Styles, et traverse l’œuvre de l’auteur pour mourir dans le dernier : Poirot quitte la scène. Réunis dans ce volume, voici les cinq premiers romans et recueils de nouvelles qui permettent d’apprécier le talent et l’esprit d’analyse d’un détective pour lequel la meilleure façon de résoudre une énigme est de s’asseoir dans un fauteuil pour utiliser au mieux ses célèbres petites cellules grises. Maniaque, toujours tiré à quatre épingles et soucieux autant de la morale que de son confort, il apparaît souvent ridicule aux yeux de ses adversaires qui le sous-estiment. Il n’en déjoue pourtant pas moins, et avec quelle maestria, les mécaniques criminelles les plus subtiles.

  • « Bilbo le Hobbit » mon premier livre de Fantasy, prêté par mon oncle, grand fan de SFFF et de bandes dessinées

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

 

 

 

 

 

  • « Dune » mon premier livre de SF

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse: l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix.

Richesse très convoitée: quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.

Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.

Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire?

L’auteur a brossé une immense fresque, qui, par l’intensité dramatique, le foisonnement des personnages, la précision des détails, est digne des grands chefs-d’oeuvre du roman historique classique.

 

  • « Germinal » lu en une après-midi quand j’étais en 4ème ou en 3ème (c’était à lire pour le collège, beaucoup ont détesté, j’ai adoré !)

 

Dans la mine de charbon de Voreux dans le nord de la France, à la fin du XIXe siècle, Etienne Lantier trouve un travail après avoir été renvoyé des chemins de fer pour activité syndicale. Logé chez les Maheu, une famille de mineurs, il tombe amoureux de leur fille Catherine. Le travail est rude et mal payé, les payes sont misérables. Les conditions de travail effroyables : chaleur étouffante, obscurité, risques d’éboulement… les conditions de sécurité ne sont pas respectées . Quand la Compagnie décide de réduire encore les salaires, la colère gronde dans les corons. Lantier prend la tête de la révolte.

Germinal est la grande fresque de Zola sur le monde de la mine au XIXe siècle.

 

 

  • « Les raisins de la colère » lu à la même époque

 

Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l’attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s’apprête à partir en Californie, avec l’espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.
La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter « la terre de ses pères » et l’espoir d’une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l’ouest, en direction d’une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence.
La famille Joad arrive finalement en Californie et réalise rapidement que, non seulement il n’ y a pas assez de travail pour tous les immigrants et qu’elle devra vivre dans des conditions de vie effroyables, mais également que les « Okies » sont craints et haïs par les autochtones qui ne voient en eux que des marginaux et des agitateurs potentiels.
Malgré les difficultés, la famille Joad ne perd pas espoir et, malgré la faim, la pauvreté et l’injustice, mobilise toute son énergie pour essayer de s’en sortir…

 

 

  • « L’oeuvre de Dieu, la part du Diable » ma découverte d’Irving !

«Ici à Saint Cloud’s, nous n’avons qu’un seul problème. Il se nomme Homer Wells. Nous sommes parvenus à faire de l’orphelinat son foyer, et c’est cela le problème.» Dans l’orphelinat de Saint Cloud’s, l’excentrique Dr Larch officie de manière très spéciale. Il assure «l’oeuvre de Dieu» en mettant au monde des enfants non désirés et réalise «la part du Diable» en pratiquant des avortements clandestins. Homer Wells, jeune orphelin et protégé de Wilbur Larch, ne se voit pas vivre ailleurs qu’à Saint Cloud’s. Auprès de ce dernier, il va apprendre le «métier», et peu à peu tracer son chemin en s’éloignant avec audace des plans du docteur.

 

Merci pour ce concours et bonne soirée !

Nathalie (Nath56)

 Merci à toi Nathalie d’avoir répondu à ce jeu et ainsi participer notre concours « 2 ans du blog ».

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Cris


nos-2ans-top-10-odp

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Sequanae63

Place à son TOP 10

top10

Bonjour ! 

Sans réfléchir beaucoup, je réponds à votre question : quels sont les dix livres qui ont marqué votre vie ? 

 

1 Le premier date de mes 13 ans à peu près. Il s’agit de Caroline chérie, de Cecil St Laurent, découvert dans la bibliothèque de mes parents. Je restais seule chez moi de longues après-midi, et ce roman avait le parfum du fruit défendu ! de l’amour, des aventures, la Révolution française, je découvrais une fresque bien écrite qui pouvait faire vibrer mon âme adolescente.

 

Caroline Chérie 1789-1794

14 juillet 1789. Au cours d’une partie de campagne au bois de Vincennes, le chevalier Gaston de Salanches fait connaissance de la ravissante Caroline de Bièvre, une jeune aristocrate qu’il a croisée dans un bal. Quoique engagé, il entreprend l’éducation amoureuse de la mutine Tourangelle. Mais déjà, de Paris, leur parvient la rumeur de la Bastille…

8765Née sous le signe des voyages et des rencontres, poursuivie par les sectaires et les séducteurs, voici Caroline emportée dans la tourmente révolutionnaire. Afin de conserver intacts son honneur et sa vie, un fougueux tempérament la poussera à sacrifier un peu de sa vertu…
Fresque historique et libertine dans la tradition d’Autant en emporte le vent, Caroline chérie fut traduit dans douze pays. Une série devenue phénomène de société lorsque la jeune aristocrate fut incarnée à l’écran par Martine Carol, accédant ainsi au statut de sex-symbol.

2 Ensuite, Sexus, d’Henri Miller. Me voilà un peu plus âgée, et un ami m’offre ce roman. Je suis scotchée par la liberté de ton et la profonde énergie de cet auteur, qui deviendra un de mes auteurs préférés.

Interdit pendant des années, Sexus est l’audacieux premier volet de «La Crucifixion en rose», qui comprend aussi Plexus et Nexus. Henry Miller y entreprend le récit complet de sa vie tumultueuse, riche d’expériences intérieures et d’aventures.

Sexus est l’histoire du grand amour qui, à travers l’inoubliable Mara-Mona, agit comme un révélateur sur Miller, mais aussi l’analyse lucide de la formidable crise qui le secoua et le fit se muer en lui-même.

Certains passages, d’une sexualité exacerbée, associent provocation et témoignage ; ils sont, dans cette oeuvre ardente, riche, puissante, une partie de la vérité dont Miller a fait l’objet de sa vie créatrice.

3 Dans un autre registre, nettement plus intimiste, Partir avant le jour, de Julien Green. Cette autobiographie m’a marquée par son écriture précise et sensible, l’analyse des sentiments, des rapports avec la famille. Je l’ai lu plusieurs fois, toujours avec le même plaisir.

Résultat de recherche d'images pour "Partir avant le jour Julien Green"

Le grand romancier de l’invisible qu’est Julien Green éclaire ici en visionnaire, la torche au poing, ce monde secret et terrible de l’enfance que chacun a dû traverser. L’émoi des rencontres au lycée, la violence des crises religieuses les victoires déchirantes de la sensualité, rien n’est laissé dans l’oubli.
Pourtant, le livre fermé, il reste dans l’esprit du lecteur quelque chose de bien plus grand que le plaisir de la connaissance psychologique : il y reste l’émotion d’avoir participé au mystère de la genèse d’une vie. Le goût du clair-obscur qui le dispute à la passion de la vérité : cette contradiction ne définit-elle pas tout l’art de Julien Green? Aussi bien, l’ayant portée ici jusqu’à ses extrêmes conséquences, l’auteur de Léviathan et de Moira a écrit son chef-d’œuvre.

 

 

4 Les confessions d’un masque, de Yukio Mishima, fut  aussi un roman marquant. Je découvrais la littérature japonaise, par le biais d’un récit extrêmement fort sur l’identité, les pulsions profondes de l’être, leur acceptation ou non. Cela m’a d’autant plus marquée que l’auteur a choisi de mourir par seppuku. Magnifique récit.

Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la sœur d’un de ses camarades nous conduit, à travers les années d’enfance et d’adolescence, vers un dénouement désespéré.

 

 

 

 

 

5 Sa majesté des mouches, de William Golding, m’a fait frémir de par la cruauté dont sont capables les enfants. Ce groupe perdu sur une île à la suite d’un accident d’avion va recréer un microcosme à l’image du monde adulte, et tous les travers de celui-ci sont exacerbés du fait de l’enfance. Formidable parabole sur la « nature » humaine, certes pessimiste, mais hélas toujours de mise.

 Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L’aventure apparaît d’abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.

Mais il faut s’organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C’est Ralph, qui s’entoure de Porcinet, «l’intellectuel» un peu ridicule, et de Simon.

Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d’une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l’arrivée des adultes.

Ce roman remarquable a un sens allégorique qu’il n’est pas difficile de comprendre : c’est l’aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l’œuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l’atmosphère de joie, de mystère et d’effroi qui la baigne.

6 Bien plus récent, mais entré dans mon Panthéon dès les premières pages, Pukhtu primo et secundo, de DOA (ainsi que tous ses romans précédents d’ailleurs …). J’ai rarement lu un récit aussi prenant, passionnant et lucide sur des événement contemporains (guerre en Afghanistan, 2008), avec des personnages très attachants quel que soit le « camp », une écriture qui vous emporte, c’est LE roman de ces dernières années. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur, il est d’une simplicité et d’un abord super agréables.

Coffret réunissant les deux volumes de ce roman noir géopolitique qui raconte des histoires de vengeance, d’honneur, de dissimulation, d’amour, de trahison, des guerres sanglantes, le trafic de drogue en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord. Prix Libr’à nous 2016 (polar), prix Mystère de la critique 2016.

 

 

 

Prix Mystère de la critique 2016 Prix Libr à nous 2016 Le terme Pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur de soi – ghairat – et celui de sa famille, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s’agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins. Dans cette édition enrichie de Pukhtu Primo, plongez au cœur de l’histoire grâce aux liens de géolocalisation qui vous permettront d’accéder à une vue satellite du lieu où se déroule l’action ! Une immersion totale vous attend grâce à la playlist de l’auteur que vous pourrez écouter lors de votre lecture. Des Black Angels à Yuksek, en passant par les rythmiques afghanes capiteuses de Khaled Arman & Siar Hashimi, ce sont 11 chansons qui vous mettent dans l’ambiance. (Connexion internet obligatoire.) DOA (Dead On Arrival) est romancier et scénariste. Il est l’auteur à la Série Noire de Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière 2007), du Serpent aux mille coupures et de L’honorable société, écrit avec Dominique Manotti (Grand Prix de littérature policière 2011). À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.
« “Vous avez bonne mémoire.” Montana acquiesce, songeur. Ce nom le hante depuis six ans. Après avoir atteint leur objectif, empêcher l’attaque et récupérer le puissant neurotoxique d’origine française dont les islamistes entendaient faire usage, le clandestin et l’infiltré, Robert Ramdane, se sont volatilisés. Un imprévu contrariant. Il avait en effet été décidé de rhabiller les deux hommes en ennemis de la République et de les tuer, pour leur faire endosser plus aisément la responsabilité d’une série de décès suspects, ceux des véritables intégristes, auxquels les journaux et les services de police commençaient à s’intéresser. “Où se cache-t-il ?” » Le terme Pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur de soi – ghairat – et celui de sa famille, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. DOA (Dead On Arrival) poursuit avec Pukhtu Secundo la fresque monumentale débutée dans Pukhtu Primo, exploration viscérale et sans concessions qui nous entraîne au « cœur des ténèbres ». À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.

7 Le dahlia noir, de James Ellroy, fut aussi un vrai coup de poing dans l’estomac. L’histoire en elle-même, qui a quelque résonance avec l’histoire de l’auteur lui-même, le style, dans lequel on entre définitivement ou jamais, la violence des événements, des personnages, l’auteur aussi, avec ses excès, ses propos parfois polémiques, bref, je suis fan !

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de los angeles, est découvert le corps nu et mutile, sectionné en deux au niveau de la taille, d’une jeune fille de vingt-deux ans : betty short, surnommée «Le dahlia noir» par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté l’une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en amérique.«Si ellroy exorcise son passé, c’est en maitre écrivain qu’il le fait, et si l’histoire de sa vie explique la noirceur de son oeuvre, elle laisse intacte la lumineuse limpidité de son talent.» Patrick Raynal, Nice-Matin«Une lecture qui vous ravage, une écriture si puissante que le livre explose entre vos mains.» Tanis Kmetyk, Télérama

8 Millénium, T. 1,2 et 3, de Stieg Larsson, dévorés très vite. Un très bon page-tuner certes, mais qui dénonce les horreurs du pouvoir, l’exploitation des femmes, particulièrement quand elles sont sans défense. Et puis des personnages puissants : comment oublier Lisbeth Salander ! On rêverait de l’avoir pour amie, si c’était possible !

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite-nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

À la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d’ombre qui l’entourent.

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes menaient des investigations pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

 

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.

Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d’État qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

9 La longue marche, de Bernard Ollivier. Récit d’un long voyage à pied entrepris par l’auteur, qui désirait faire à l’envers en quelque sorte, la route de la soie, d’Europe en Chine, ce texte m’a beaucoup fait rêver et donné l’envie de partir ainsi, même si je sais que je ne pourrai jamais réaliser l’exploit de l’auteur. L’oeil aigu, un grand sens de l’observation et du contact, Bernard Olivier écrit là un récit d’aventures modernes et d’apprentissage fort intelligent.

À pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie

Premier volume de son journal de route, d’Istanbul à la frontière de l’Iran.

Bernard Ollivier aura cheminé, la retraite venue, d’un bout à l’autre de l’Asie, d’Istanbul à Xi’an, en longeant l’ancienne route de la Soie. Quatre années passées les chaussures aux pieds, essentiellement à la belle saison, afin de pouvoir franchir les hauts cols d’Anatolie et du Pamir impraticables en hiver. Quatre années racontées au fil des jours dans un récit qui n’est en rien l’évocation d’un exploit, mais bien le partage d’une aventure humaine rare, par un voyageur émerveillé allant de rencontre en rencontre et qui constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoum impossible à traverser l’été, de Tabriz, Nichapour ou Téhéran, Bernard Ollivier poursuit sa route. À dos de chameau d’abord, puis devenu chameau lui-même pour transporter l’indispensable provision d’eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d’or…

Le second volume de son journal de route décrit les hauts plateaux de Khamseh jusqu’au Turkménistan.

 

 

 

Le Vent des steppes

Des neiges du Pamir aux ruelles de Kashgar, seule métropole d’Asie centrale à vivre encore à l’heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie. Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l’enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l’Islam si familier au voyageur. S’il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d’un monde soit-disant moderne, c’est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l’écho de l’universel.

La dernière étape du voyage à pied de B. Ollivier qui  rend compte de son expérience : l’hospitalité de l’islam vis-à-vis des voyageurs, le retour à la civilisation mais aussi de son expérience personnelle, celle de sa propre découverte.
 

 

10 L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante, T1, 2 et bientôt 3, pas encore lu mais dans ma pile ! Les éloges pleuvent sur cette saga italienne, mais quand j’ai lu le T1, je ne le savais pas. J’ai immédiatement adhéré à l’histoire des ces deux amies napolitaines, aux destins différents mais liés irrémédiablement. C’est un roman vivant, cinématographique, qui vous plonge dans l’Italie du Sud avec une grande force. On a l’impression de vivre dans les quartiers populaires napolitains, de les respirer, d’en sentir la violence toujours latente … C’est une histoire qu’on n’oublie pas.

 « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien quelles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

« Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement. »

Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste sont les trois premiers tomes de la saga d’Elena Ferrante.

 

Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.

Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

 

Voilà ! Je vous ai dressé ma liste des 10 récits qui m’ont véritablement marquée, du plus ancien au plus récent. Ils m’ont fait grandir incontestablement ! Et fait comprendre le monde.

Sans doute y en aurait-il d’autres, mais ceux-là, ce sont les livres qui me sont venus spontanément à l’esprit ! Cela veut donc dire qq chose !

Merci pour ce concours, que je prends comme une plongée dans mes plaisirs de lecture !

 

 

Toxique de Niko Tackian : Histoire d’une LC, chapitre un.


histoire-dune-lc

Au commencement était une envie commune, celle de faire une lecture commune justement.  Alors il a fallu trouver l’opportunité, le bon créneau, le bon bouquin.

Très vite avec la fée Stelphique cette envie est née ! Nous avons beaucoup parlé de nos différentes lectures dans nos antres respectives. Elle le fée papillonnante, moi la dame du noir. Souvent nous nous trouvions quelques points communs. Puis un jour, on ne saurai dire pourquoi nous sommes tombée d’accord sur la victime de notre prochain sortilège. Ce serait Niko Tackian qui en ferait les frais.  Et si dans un premier temps nous avions choisi son précédent roman, La nuit n’est jamais complète, c’est finalement sur Toxique que c’est finalement reporté notre choix.

La suite vous la connaissez nous vous l’avons racontée ICI

nt1

Alors depuis quelques semaines déjà je tourne autour de mon précieux ! Je le regarde, le déplace, le laissant sur la table basse, le remettant dans ma bibliothèque. Je l’ouvre à n’importe quelle page, un peu comme un grimoire, je le hume, j’essaie de me l’approprier. J’attends le jour J, celui qui me donnera le top départ pour vous embrouiller la tête avec ce toxique !

Une suite arrive bientôt…

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Nina Nine


votre-top-10-de-nos-2-ans

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont ou vous avaient marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Nina

Place à son TOP 10

top10

Bonjour,

Voici ma liste des 10 livres pour participer à votre concours.

Pas facile de se limiter à 10….tellement, les choix sont nombreux… 😉

Cela écrit, merci beaucoup de l’organiser ! C’est super ces concours que vous proposez.

La liste des choix littéraires n’est évidemment pas exhaustive, tant d’œuvres ont régalé mes lectures..

Bonne journée à vous

Nina

1 – La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute _ Pierre Desproges

Transcription d’un entretien, très libre, dé Pierre Desproges avec Yves Riou et Philippe Pouchain en décembre 1986.

Desproges dans toute son intégrité, tout son humour, toute sa lucidité, toute sa sensibilité.

« Je suis assez fragile sur le plan de l’intimité… »

ju1Je suis manichéen moi? Je ne vous permets pas… Ce n’est pas vrai. Je suis quelqu’un du doute. Je suis dans le doute… Être manichéen c’est être persuadé que ça c’est bien et ça pas bien, de dire, la droite c’est des méchants, la gauche c’est des gentils, ou le contraire.  » –  » C’est sincère ou c’est une position comme ça…?  » –  » Je n’aime pas la nuance. Je baise à fond, je bois du calva à 80 , je ne mange pas une cuillère de caviar, il m’en faut six, huit, douze. Je suis sans nuance. J’aime bien le piment… Et puis attention, je suis un caricaturiste, donc je suis obligé de charger.  »

 

2 –  Les visages _ Jesse Kellermann

Comme une toile de laquelle on scrute en premier un détail, puis s’en élargir, en reculant sa vision et atteindre une vue d’ensemble. À l’image de ce polar qui part d’un point précis, jusqu’à nous offrir la globalité de l’intrigue.

ju2Lorsque Ethan Muller, propriétaire d’une galerie, met la main sur une série de dessins d’une qualité exceptionnelle, il sait qu’il va enfin pouvoir se faire un nom dans l’univers impitoyable des marchands d’art. Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est le travail d’un génie.

La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d’enfants victimes, des années plus tôt, d’un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l’obsession. C’est le début d’une spirale infernale à l’intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers.

3 – Les 4 accords Toltèques_ Don Miguel Ruiz

Les 4 règles de vie qu’il fait bon d’appliquer à son quotidien. « Séquence spirituelle »

ju3Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le « rêve de la planète », basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques.

Les Quatre Accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.

« Le livre de Don Miguel Ruiz trace un chemin vers l’illumination et la liberté ».
Deepak Chopra, auteur des Sept Lois spirituelles du succès.

4 – Un dictionnaire

N’importe lequel car je les collectionne. Ils sont fascinants de mots et d’histoires. Parce que j’aime le verbe. Pour n’en citer que quelqu’uns… :

 ju4

5 – L’obsession Vinci _ Sophie Chauveau

La vie passionnante et trépidante de Léonard, hors des sentiers littéraires connus

 

ju5Qui était vraiment Léonard de Vinci ?

On connaît l’inventeur virtuose, le scientifique précurseur… mais qu’en est-il de l’homme, des ressorts de sa créativité ? Des bas-fonds de Florence à la forteresse de Ludovic le More, des campagnes guerrières de Borgia à la cour de François Ier, Léonard veut tout connaître, tout essayer, tout explorer.

Sa ville, Florence, le boude. Rome le rejette. Venise se méfie de lui… Pourquoi ? Quelles relations eut-il avec ses pairs, Michel-Ange et Botticelli ?

Ce roman révèle les facettes inédites de la personnalité du génie florentin et s’attache notamment à la source de ses obsessions artistiques, philosophiques et scientifiques.

6 – L’amie prodigieuse _ Elena Ferrante

Une belle plongée dans le Naples populaire des années 50. Amitié et rivalité où chacune des protagoniste essaie de se tracer un chemin plus coloré que la grisaille des quartiers d’origine.


ju6« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien quelles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

7 – L’histoire de l’alimentation de  Massimo Montanari et Jean-Louis Flandrin

À travers la nourriture, le voyage gustatif nous plonge dans l’histoire, les moeurs, la société,

ju7Quand l’Homme a-t-il commencé à cuire ses aliments? Depuis quand peut-on parler de cuisine? A quelle époque les festins sont-ils apparus? Et l’habitude des repas réguliers? Et notre manière de manger, assis sur des chaises autour d’une table haute, chacun coupant sa viande avec un couteau dans son assiette, à l’aide d’une fourchette? Pourquoi d’une société à une autre et d’une époque à la suivante, le choix des aliments, leur valeur gastronomique, leur préparation et la façon de les manger sont-ils si différents?

L’alimentation renvoie non seulement à la satisfaction d’un besoin physiologique, identique chez tous les humains, mais aussi à la diversité des cultures et à tout ce qui contribue à modeler l’identité de chaque peuple: elle dépend de leurs techniques de production agricole; de leurs structures sociales; de leurs représentations diététiques et religieuses, et des prescriptions qui en découlent; de leur vision du monde et d’un ensemble de traditions lentement construites au cours des siècles. Les relations entre ces aspects de la culture et les façons de se nourrir ont toujours existé, de la conquête du feu au débarquement de MacDonald en Europe.C’est cette longue histoire que ce livre nous invite à découvrir. Il y sera question de nourriture quotidienne, du rôle du pain, du vin et des épices, de l’art culinaire, mais aussi des famines qui frappaient périodiquement l’ancienne Europe, ou bien des transformations de la consommation alimentaire depuis deux siècles. On y verra que nos ancêtres avaient déjà des livres de cuisine et que les métiers de l’alimentation étaient encore plus nombreux qu’aujourd’hui. On y verra également comment la tradition occidentale s’est peu ou prou nourrie de cultures voisines: celles de la Mésopotamie et de l’Egypte ancienne, de la Grèce et de Rome, des Byzantins, des Juifs et des Arabes, et, finalement, des Américains.

Cet ouvrage, auquel ont participé une cinquantaine d’historiens, a été dirigé par Jean-Louis Flandrin, cofondateur de la revue internationale Food & Foodways, professeur émérite à l’Université de Paris VIII _ Vincennes et directeur d’études à l’EHESS, et par Massimo Montanari, professeur à l’Université de Bologne et spécialiste de l’alimentation au Moyen Age.

8 –  Le chuchoteur_Donato Carrisi

La lecture fait froid dans le dos

ju8Cinq petites filles ont disparu.

Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavila et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Mila Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

« Un roman policier italien effrayant, bien construit, dans lequel l’horreur n’est jamais traitée avec complaisance « Blaise de Chabalier, Le Figaro et vous.

 9 – 1984_ George Orwell

Un classique incontournable. Et toujours d’actualité

ju9Dans un monde futuriste et totalitaire où Big Brother répète que la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, et l’ignorance, la force, Winston Smith, employé au ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments de l’humain ont été éliminés, il cherche l’amour et la liberté.

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face, big brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.

10 – Le parfum _ Patrick Süskind

Un émoi de lecture policière d’adolescente encore prégnant aujourd’hui.

ju0Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille.

Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car «qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes».

C’est son histoire, abominable … et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial.

Trophée Anonym’us : Jacques Saussey sous le feu des questions


Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 28 février 2017

Jacques Saussey sous le feu des questions

LES QUESTIONS DU BOSS

1N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou test-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice?

Écrire un roman est un processus long un an environ en moyenne, en ce qui me concerne pendant lequel des dizaines d’émotions différentes, et souvent complètement contradictoires, vous traversent lesprit. On est loin du fleuve tranquille, de la balade le nez au vent. Si le plaisir de se mesurer à un projet excitant est incontestablement le moteur principal qui pousse un auteur à s’enfermer des centaines dheures durant devant un écran en évitant toute interférence avec l’extérieur, on sait dès que lon commence à coucher les premiers mots, que lon va en baver pour traquer les moindres incohérences dans lintrigue, dans le comportement des personnages, dans la logique de la succession des événements. En tout cas, si on ne sen doute pas au moment où l’on attaque son premier roman, on en est parfaitement conscient quand on parvient enfin à bout de cet incroyable Everest quon imaginait inaccessible jusque-là.

2Quest-ce qui te pousse à écrire, finalement?

Au tout début, je pense quil y avait une part de curiosité envers moi-même. En serai-je capable ou pas? Est-ce que ça tiendra la route? Est-ce que je pourrai espérer donner envie de lire mes histoires?

Passé le premier roman, un nouveau cap apparaît. C’est fait, on en a écrit un. On en est capable. Ce ne sera sûrement pas le best-seller de l’année il vaut mieux tout de suite éviter de se leurrer dans ce domaine, même s’il y a parfois dheureux élus mais cette question se pose plus. Vient alors la seconde, tout aussi angoissante. Serai-je capable dinventer une autre histoire, une qui ne ressemble pas du tout à la première? Et là, pour moi, commence le vrai travail de l’écrivain. Celui de créer un nouvel univers que celui quon a déjà construit. De se réinventer.

Et une fois ce nouvel obstacle franchi, l’écriture neffraie plus. Elle devient une compagne quotidienne, une amie intime quon aime retrouver comme on la laissée la veille, toujours prête à vous accueillir et à discuter avec vous, prête à écouter vos pensées, à vous aider à les organiser, à les rendre plus lumineuses. Comme un piano attend les doigts, comme une toile blanche appelle le pinceau.

On ne peut tout simplement plus sen passer

3Comme on le constate aujourdhui, tout le monde écrit ou veut sy mettre. Sportifs, stars du show-biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi?

Le « métier » d’auteur fait rêver beaucoup de monde. Certains simaginent quils vont gagner facilement beaucoup dargent, de la renommée, voire un statut à part qui va leur permettre daccéder à un monde fermé au public, mais la plupart des gens qui écrivent le font simplement pour eux, parce quils en ont besoin. Et que ce soit pour transmettre une mémoire familiale, pour occuper une solitude ou pour se lancer un défi, chaque projet a besoin de peu de choses. Du papier, un stylo, ou un petit ordinateur. Et du temps. Beaucoup de temps. Sans oublier la volonté. Je rencontre beaucoup de personnes en dédicace qui me disent avoir envie de le faire. Peu dentre eux ont vraiment franchi le pas. Et encore moins se sont accrochés, ont cherché à vaincre les inévitables échecs du débutant, et cest bien dommage. Mais leur nombre est tout de même plutôt encourageant. Ce nest pas demain que l’écriture mettra la clé sous la porte.

Quant à l’auto-édition, même si je n’ai pas dexpérience personnelle dans ce domaine, je pense quelle est bien plus intéressante pour un auteur débutant quun mauvais contrat éditorial qui lui fait payer une participation à la fabrication de ses livres.

4Le numérique, le support dinternet, les liseuses, les ebooks, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement?

Je nai pas davis vraiment tranché sur la question. Limportant est que les droits liés à la création de l’œuvre soient respectés, dans le numérique ou le papier. Personnellement, je nachète pas de livres numériques, mais je reconnais que partir en vacances avec une liseuse et un chargeur permet de voyager plus léger et de profiter de son plaisir de lecteur sans se faire une luxation de l’épaule. Alors si ça plaît à certains, pourquoi s’en priver? Il faut vivre avec son temps. Le mien est juste resté au papier. Cela dit, la liseuse me permet de faire lire mes manuscrits sans les imprimer, et ça, cest vraiment un progrès.

5Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative. Te sers-tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou dautres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps?

Les réseaux sont un formidable moyen de promotion dun auteur, cest une évidence. J’évite pourtant dy passer trop de temps, cest un gouffre si on se laisse aller. Et puis on dérive vite vers le nombrilisme. Sur les réseaux, je ne parle donc que de livres, et des événements qui y sont liés. Salons, dédicaces, rencontres, parutions… L’essentiel. Je suis présent sur FB et Twitter. Jai laissé tomber tout le reste. Sur mon blog, jaime aussi partager mes coups de cœur de lecteur, car je suis toujours bouquinophage. Cest une maladie dont on ne guérit jamais

6On dit quen 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications?Être visible? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs? Que leur dirais-tu?

On pense beaucoup au tirage quand on signe son premier contrat. On focalise sur des chiffres, on rêve aux grands de ce monde et aux millions de lecteurs quon aura un jour, peut-être, comme untel dont tous les médias parlent, quon voit sur tous les plateaux de télévisionLa réalité est tout autre. La visibilité n’existe quavec un bon diffuseur/distributeur, au-delà de l’éditeur. Et quand on est un jeune auteur, on est à quinze milles de ces considérations-là.

Je pense que quand on débute dans lunivers de l’écriture, on ne doit pas se laisser impressionner par les nombres. Si lon portait attention à la quantité phénoménale de livres qui paraissent chaque année, on n’écrirait plus rien. On noserait plus rien écrire.

Le plus important, cest le texte. Lhistoire. Les caractères. Un jeune auteur ne devrait penser qu’à ça. Uniquement à ça. Parce que sil y a beaucoup de bons romans qui ne seront jamais édités, il y en a peu de mauvais qui le sont.

Transpiration, inspirationet cest tout. Le pourcentage des deux dans le mélange dépend de chacun.

7Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire lobjet dune psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Quen penses-tu? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.

À travers mon parcours, sur bientôt onze livres (dont 9 romans, 1 BD et 1 recueil de nouvelles), jai rencontré et signé plusieurs éditeurs. Certains sont très corrects — l’un deux est même devenu un ami tandis que dautres ont des comportements de voyous. Ceux-là vous pressent comme un citron (air connu) avant de vous jeter à la benne en vous crachant à la figure que vous leur devez tout. Sans vous payer vos droits, ou avec les forceps. Il faut faire attention où l’on met les pieds, mais ce nest pas facile à savoir avant quarrivent les ennuis

8J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque sen ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourdhui, les femmes sont de plus en plus présentes dans lunivers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte quil y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.

Quelles réflexions cela tinspire-t-il? À quoi cela est-il dû, selon toi? En lis-tu et, si oui, lesquelles?

Autrefois, oui — exceptée notamment la reine Agatha le polar était un univers beaucoup plus masculin. Aujourdhui, les femmes portent très haut la puissance de leurs intrigues démoniaques. Elles nont rien à envier à leurs compagnons d’étagères. Elles apportent un souffle à part, une dureté souvent exceptionnelle, une optique différente qui vient ajouter à leurs histoires une couleur inaccessible aux hommes. Jadore cette autre vision du noir, cette violence qui ne pulse pas de la même manière que la rage brute de la testostérone. Sensualité, manipulation, sentiments exacerbés, suspense haletant, elles maîtrisent toutes les ficelles et même bien plus. La touche de féminité donne un accord plus aigu, une dureté minérale et implacable. Elles ont cette élégance incroyable de vous emmailloter dans leurs toiles jusqu’à vous empêcher de respirer, mais sans cogner.

En attendant de vous asséner le coup de grâce…

En ce qui concerne le roman francophone, mes auteures préférées sont des femmes aussi différentes que Claire Favan, Karine Giebel, Ingrid Desjours, Sonja Delzongle, Barbara Abel (Belgique) ou Chrystine Brouillet (Québec). Chaque roman de chacune dentre elles est un pur bonheur.

9Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée?

J’ai tout de suite trouvé sympathique l’idée de faire se mesurer des auteurs édités et des non édités. Ça apprend la remise en question aux premiers et donne aux seconds la possibilité de faire connaître leurs voix.

Un jugement à l’aveugle enfin pas trop, hein… – c’est le meilleur moyen pour que le lecteur ne se laisse pas influencer par une amitié particulière pour un auteur.

C’est un peu le The Voice de la nouvelle.

Et cest parfait comme ça.

LES QUESTIONS DE MADAME LOULOUTE

1Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place?

Ce nest pas toujours facile à gérer, mais quand lheure passée à écrire chaque jour de semaine est inaliénable, on trouve toujours le temps. J’écris peu le week-end, en général. Les dédicaces sont chronophages, en librairie ou en salon, parfois très loin de chez moi. Il faut aussi savoir garder de la disponibilité pour la famille. Sinon, on devient vite un ours infréquentable.

2A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir?

Il vaut mieux, oui, pour la cohérence de nos histoires. Mais cest indéniable que nos personnages nous collent suffisamment fort aux semelles pour nous entraîner dans leur noirceur. Et parfois, ça fait flipper!

3La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va?

Par affinité, je limite mes lectures au polar, thriller, roman noir. Du coup, la rentrée littéraire est pour moi un concept un peu abstrait. Cest plus une chose à éviter en librairie qu’un événement. Il ny a plus de place sur les rayons, cest la période des stars de l’édition, des rouleaux compresseurs. Mieux vaut passer au large et rencontrer les copains et les lecteurs dans les salons. Cest nettement plus sympa et plus productif.

4Le dicton du jour : À la Saint-Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.

À la Saint-Glinglin, je revendrai les miens.

5Boire ou écrire, faut-il choisir?

À cinq heures du mat, quand je me lève pour partir au travail, juste avant de commencer à écrire dans le train ce que jappelle mon bureau mobile , je ne consomme quun seul carburant : le jus dorange, et sans modération. Pour le reste, jaime garder les idées claires, et je ne me verrais pas concevoir une intrigue avec le cerveau à la dérive.

6La littérature est le sel de la vie. Passe-moi le poivre.

Mon poivre, cest le piano. Un nouveau challenge, un nouvel Everest à gravir. À 55 ans, il était temps de my mettre!

En fait, cest comme l’écriture. De la difficulté, des phrases recommencées à l’infini, du temps passé à travailler, de lobstination pour accomplir ce qui paraît à première vue irréalisable. Limportant, cest de se fixer un but, et de s’y tenir.

7Lire aide à vivre. Et écrire?

Écrire est une projection de soi sur le monde. Ou bien linverse. Les deux sont aussi vrais lun que lautre. Dans les deux cas, cest la vie elle-même qui se manifeste. Nous sommes des filtres à émotions, à ressenti, comme dautres isolent les poussières. Écrire un roman, cest inventer un univers tout en étant perméable à celui dans lequel on vit. Être capable de donner et de recevoir. Écrire permet aussi dinsuffler à des personnages des opinions quon ne partage pas. Donc de se remettre en question sur un certain nombre de sujets sur lesquels on peut avoir des a priori. Cest également une école dhumilité, car le succès d’un roman dépend non seulement de lhistoire elle-même, de la qualité de lintrigue et de celle de l’écriture, mais aussi de la sincérité quon y engage. Le lecteur jugera, au final, et il se trompe rarement.

8Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors dune dédicace, dune table ronde, un événement touchant, drôle, étrange?

Je repense souvent à cette lectrice qui est la toute première à être revenue me voir juste après la parution du grand format de « Quatre racines blanches », ma deuxième publication, en 2012. Elle ma dit quelle attendait cette nouvelle rencontre depuis des mois (De sinistre mémoire était sorti en 2010), et elle ma raconté, des larmes dans les yeux, leffet que lui avait fait la scène de l’Église dans DSM. Javais moi-même été bouleversé par les événements que jy avais créés de toutes pièces (un comble). C’était la première fois que ça m’arrivait avec cette violence, et cela ma profondément influencé par la suite. L’écriture de ce passage, dans ce roman, a marqué pour moi la conscience que si lon y travaille à fond, on peut être capable de faire passer, de transmettre une émotion à l’état brut et de provoquer une réaction intense, et pas juste un intérêt poli. À chaque minute que je passe à écrire, jessaie de garder cela bien en vue, de ne jamais loublier.

L’avenir me dira si jy suis parvenu

Nous te remercions davoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisièmeédition du Trophée Anonym’us.

Trophée Anonym’us, Nouvelle 26/26 : En haut du poulailler


vendredi 3 mars 2017

Nouvelle anonyme N°26 : En haut du poulailler

Résultat de recherche d'images pour "photo grue noir et blanc"–> Télécharger en epub
–> Télécharger en pdf

Le mardi c’est le jour du Trophée anonym’us sur Collectif polar. Et bien cette semaine pour cause d’Apéro Polar ce sera le mercredi !

Votre blog s’est associé avec cette fantastique initiative qui consiste à demander à des auteurs connus, reconnus ou amateurs d’écrire une nouvelle anonymement. Aussi, un jury de lecteurs, départagera et votera à l’aveugle ces 27 nouvelles en course ( Il semblerai qu’il n’y en ait plus que 26). Effectivement il y avait au départ 27 compétiteurs cette année, un se serait désisté.

Pour en savoir plus sur le Trophée Anonymu’s c’est Ici

Allez place à la vingt-sixième nouvelle

Sans doute la dernière

Et oui,  elles ont toutes été dévoilées.

Bientôt le dénouement final.

Nous connaîtrons le lauréat de ce trophée Anonym’us

 smileys Forum


En haut du poulailler

Avant ce jour-là, je n’avais jamais vu les choses sous cet angle.

J’allais au boulot sans me poser de questions, parce que les questions ne m’aidaient pas. Elles restaient sans réponse.

J’en arrivais toujours à la même conclusion : t’as qu’à fermer ta gueule. Qu’est-ce que tu peux y faire ? Les choses sont ainsi faites : t’es un ouvrier, tu trimes, tu gagnes des clopinettes, c’est normal. T’avais qu’à bien naître ou bosser à l’école. Les patrons, les ingénieurs, les architectes… Ils gagnent quatre, cinq, six fois plus que toi, c’est dans l’ordre des choses. Les révolutions n’y ont rien changé. Les révolutions n’apportent pas plus de justice, elles tuent les petits. Toujours. On remplace les gros par d’autres gros, mais les petits restent en bas. Alors, baisse la tête et continue à travailler comme une brute sans te mettre des idées dans la tête.

Et puis, un jour… C’est con, parfois, la vie. Ça tient à rien. J’étais là-haut, j’écoutais une émission à la radio et ça parlait de poules. Oui, de poules ! Un journaliste ou un scientifique expliquait que pour repérer le coq dans la basse-cour, il suffit de chercher celui qui est le plus haut perché… Sur le toit du poulailler, sur le dernier barreau d’une échelle, au somment d’un tas de paille… Le mâle dominant est systématiquement au-dessus des autres. C’est pareil pour les singes dans les arbres, pour les oiseaux… C’est pareil pour l’Homme ! D’ailleurs, un des mecs qui parlaient à la radio, un professeur ou un truc comme ça, a expliqué que toutes les civilisations ont cherché à bâtir vers le haut. Il a donné l’exemple des temples mayas, des pyramides égyptiennes. Et puis il a parlé du Machu quelque chose chez les Incas, et des cathédrales du Moyen-âge, de la tour Eiffel, des gratte-ciels à New York… Aujourd’hui, ça continue aux Émirats Arabes avec ces tours qui atteignent le kilomètre. L’Homme a toujours fait ça. Pour voir plus loin, pour éviter les prédateurs, pour se mettre à l’abri des inondations et des feux de forêt, mais aussi et surtout pour affirmer sa domination sur les autres. C’est ce que ce professeur disait : le seigneur a toujours été au sommet des édifices construits par l’Homme, on n’y a jamais mis les gueux.

Le jour où j’ai entendu cette émission à la radio, il y a eu un déclic dans ma tête. J’ai compris pourquoi je m’étais toujours senti bien dans ma cabine, en haut de ma grue.

Je pensais que c’était physique comme bien-être, parce que grimper peut procurer le même plaisir que se laisser flotter entre deux eaux à la mer ou dans une piscine… On échappe à la pesanteur, à son propre corps ; on se sent vraiment plus léger.

Ce jour-là, j’ai réalisé que c’était autre chose qui se passait chaque fois que je gravissais cette échelle : je m’élevais au-dessus des autres. Le mâle dominant du chantier, c’était moi.

Je me suis dit « Putain, mais alors, t’es un seigneur ! »

À partir de ce moment, je n’ai plus supporté de courber l’échine. Je me suis détesté de l’avoir fait pendant toutes ces années. J’ai détesté mon père de l’avoir fait avant moi, et de m’avoir inculqué cet asservissement, sans jamais m’expliquer qu’en fait, je pouvais être un seigneur moi aussi. Que j’étais un seigneur.

J’avoue que ça m’a tourné la tête. J’ai commencé à envisager ma grue non plus comme un engin de chantier, mais comme le symbole de mon aristocratie, l’outil qui me permettait d’exercer mon pouvoir.

J’ai continué à écouter cette station de radio qui m’apprenait des tas de choses sur ce que nous sommes, sur la façon dont notre société est organisée et dont nous reproduisons des schémas prédéfinis.

Plus j’apprenais, plus je me libérais, plus je devenais fort. Je développais un sentiment d’invulnérabilité. Parfois, je me levais de mon siège, j’ouvrais les fenêtres de la cabine et je me mettais à crier, bras et jambes écartés… Des trucs du genre « Je suis le roi du monde » ou « Je vous emmerde tous ».

Au début, je faisais en sorte que personne ne puisse m’entendre ou me voir, parce que même si je suis loin de tout, là-haut, en gueulant fort, on peut m’entendre d’en bas.

Et puis, j’ai commencé à m’en foutre de savoir ce qu’on pensait de moi.

Ça faisait marrer mes collègues, les premiers temps. Ceux qui me connaissaient croyaient que je faisais ça pour épater la galerie. Ils me chambraient gentiment. Mais je les envoyais se faire foutre. Je leur interdisais de m’