La Millième chasse aux livres #4


La Millième chasse aux livres #4

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.


La Millième chasse aux livres #4

By Miss Aline

Allez place aux indices.

Alors aujourd’hui nous filons dans les Hauts de France

Et plus précisément dans la Somme.

Dans cette Ancienne préfecture de la région Picardie.

Oui c’est bien à Amiens que sera abandonné notre troisième livre

Mais non il ne sera pas oublié du coté de sa préfecture.

Non, il nous faudra nous rendre vers le joyaux gothique de la ville.

Vous rendre vers Notre dame.

Oui, à la cathédrale, il faudra vous rendre.

Et là, sous le porche central vous devriez apercevoir l’objet convoité.


D’ailleurs cet objet quel est-il ?

Et bien il s’agit de, du…

Le livre des morts de Glenn Cooper

New York, mai 2009. Six morts violentes se succèdent en quelques jours. Les modes opératoires sont différents, les victimes n’ont aucun point commun, hormis celui d’avoir reçu quelque temps plus tôt une carte postale de Las Vegas, avec une simple date, celle du jour de leur mort.

Très vite, la presse s’empare de l’affaire et celui qu’elle surnomme le «tueur de l’Apocalypse» a tôt fait de semer la psychose dans la ville. Les autorités, désorientées par l’absence d’indices, se tournent vers Will Piper, ancien profileur d’élite dont la carrière a été brutalement interrompue à la suite d’un drame personnel.

Lorsque de nouvelles cibles reçoivent à leur tour des cartes postales leur indiquant le jour de leur mort, Will va tout mettre en oeuvre pour empêcher le tueur d’agir à nouveau. Mais les noms des victimes sont déjà dans Le Livre des morts…

L’enquête de Will ne va pas tarder à prendre un tournant complètement imprévu pour le mener au coeur des secrets les mieux gardés du gouvernement américain. Une mission confidentielle de Churchill en 1947 auprès du président Truman, un monastère sur l’île de Wight, la zone 51 : autant de pièces d’un puzzle machiavélique que Will devra résoudre pour faire triompher la vérité.

Avec cet ouvrage à la construction remarquable et à l’intensité dramatique époustouflante, vendu à plus d’un million d’exemplaires et best-seller dans de nombreux pays européens, Glenn Cooper manipule le lecteur et nous offre un thriller envoûtant, idéal pour les amateurs de suspense et les passionnés d’histoire.

Le livre des morts de Glenn Cooper. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau.  Paru le 10 février 2011chez Pocket. 8€20 ; (505 p.) ; 18 x 11 cm.

Allez belle chasse au livre à vous

Et à très vite pour un prochain abandon de livre

Ge, porte flingue de Collectif Polar

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La Millième chasse aux livres #3


La Millième chasse aux livres #3

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.

Allez place aux indices.

Le troisième livre sera abandonné en Bretagne

Entre Rennes et Saint Malo

Un chef-lieu du canton  située dans le département d’Ille-et-Vilaine

Avec un magnifique château.

Mais voyez par vous même

 

Nous partirons aujourd’hui sur les traces de François-René de Chateaubriand.

Du coté de la demeure familiale des Chateaubriand

Mais ce n’est pas au château que vous trouverez le livre.

Non ce sera en ville

Dans le bourg de Combourg

Chateau combourg bandeau_patrimoine

Là où on forme de futurs bacheliers

oui…

Cherchez plutôt du coté du Lycée.

Du coté de l’esplanade, peut-être !

Un dernier indice

statue lycée Chateaubriant Combourg

Oui au pied de cette statut sera abonné le livre ci dessous !

Le livre abandonné, justement, lequel est-ce ?

« La promesse de l’ange »

la promesse de l'angeRocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l’honneur de l’Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l’au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, Johanna, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.

Elle fait depuis son enfance d’étranges rêves de moine décapité. Des fouilles archéologiques menées dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel mettent à jour une histoire d’amour vieille de mille ans entre un moine bénédictin et une jeune femme celte suppliciée par les quatre éléments.
Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires… sur le chemin du temps, de la passion, de l’absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d’un monde dont on ne revient pas indemne.

Un thriller médiéval basé sur la structure même de l’abbaye. Un roman initiatique doublé d’un thriller métaphysique, un suspense érudit et fascinant de Violette Cabesos et Frédéric Lenoir.

La promesse de l’ange  de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos. Paru le 3 mars 2004 chez Albin Michel. 22€50  ; (489 p.) ; 24 x 16 cm.
Réédité en poche le 1er avril 2010 chez Le livre de Poche . 7€90 ; (627 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 18 x 11 cm

  Allez belle chasse à vous amis Bretons

Et c’est certain d’autres bouquins seront déposés dans votre belle région dans les mois qui viennent

A très vite donc

Back up de Paul Colize


Mes petites lecturesLecture d’avant

 9782070449682,0-1513914Le livre :  BACK UP de Paul Colize Paru le 1er mars 2012 à La Manufacture de livres. 19€90 ; (256 p.) ; 23 x 15 cm.  Réédité en poche chez Pocket ; Prix : 8€ ;  256 pages

 

4e de couv :

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010 ? Lorsque l’homme se réveille sur un lit d’hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l’enfer du Vietnam, il se souvient de l’effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé…

Paul_ColizeL’auteur : Paul Colize est né en 1953 et vit près de Bruxelles. Quand il n’écrit pas, il est consultant, amateur de badminton et joue du piano.

 

Extrait :
« J’avais une dizaine d’années lorsque j’ai entendu prononcer le mot rock’n’roll pour la première fois.
La disquaire à chignon chez qui nous allions de temps à autre l’avait lâché avec dédain en me tendant le disque de Chuck Berry. Les lèvres pincées, elle avait déclaré que c’était nouveau, qu’on appelait cela du rock’n’roll.
Je n’ai jamais su qui a été le premier vrai rocker ou quelle a été la première chanson rock. Je ne me suis jamais mêlé à ce genre de débat.
Pour moi, le premier rock, c’est Chuck Berry et Maybellene.
Et c’est tout. »

Le post-it de la bibliothécaire

A Bruxelles, en 2010, devant la gare de Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières.

Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

Paul Colize mène un récit à plusieurs voix et à plusieurs époques qui s’entrecroisent en chapitres courts. Une construction méticuleuse qui laisse peu de place au hasard. Comme toujours, c’est très précis, très documenté, et remarquablement agencé.

A la fin du roman, vous trouverez la playlist de tous les morceaux qui accompagnent la vie du héros.

Un excellent roman noir à découvrir immédiatement si ce n’est pas déjà fait !

 

La Millième chasse aux livres #2


 

Voilà demain aura lieu le deuxième abandon de livre pour la millième de Collectif Polar.

Tout au long de cette grande chasses aux livres et avant chaque dépôt de livres par une Flingueuse, je ferai un petit post sur ce blog.

Aussi avant de cacher un livre, la veille au soir, je vous dévoilerai dans cet article quelques précisions sur le livre en question et le lieu où vous pourrez le trouver.

Voici donc la suite de notre grand lancement de notre

1000e chasse aux livres


La Millième chasse aux livres #2

By OPH

Le livre en question sera déposer à Paris.

Dans un grand et beau jardin de la Capitale

Un jardin du centre de Paris

Qui porte le même nom que le Palais qu’il abrite.

Vous ne voyez toujours pas.

C’est un jardin pas très loin de la Sorbonne

Où les étudiant aime flâner.

Et là vous voyez mieux.

Mais si, le palais dans ce jardin,

C’est l’une de nos 2 chambres parlementaires

Voilà c’est ça !

Le sénat !

Dans le palais du Luxembourg

Dans le jardin éponyme

Le jardin du  Luxembourg

Le deuxième livre sera posé près de la statue d’une grande dame de la littérature française.

ICI


Aux pieds de George Sand

Vers 13h…

Voilà livre en place


 

Alors ce livre lequel est-ce ?

Les apparences  de Gillian Flynn

Les apparences  de Gillian Flynn. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Héloïse Esquié.Paru le 16 août 2012 chez Sonatine. 22€ ;. (573 p.) ; 22 x 15 cm
Réédité en poche le 2 octobre 2013 chez Le livre de poche. 8€60 ; (691 p.) ; 18 x 11 cm.

C’est cette édition que nous vous proposons de trouver

 » À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants.  »

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Charlie, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Charlie a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Charlie découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Charlie ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Charlie est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Considérée par une critique unanime comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, Gillian Flynn dissèque ici d’une main de maître la vie conjugale et ses vicissitudes et nous offre une symphonie paranoïaque aux retournements multiples, dans un style viscéral dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, la géniale Gillian Flynn nous offre un véritable chef-d’oeuvre du genre. Découvrez le thriller diabolique adapté au cinéma par David Fincher (Gone Girl).

Allez, bonne chasse à vous !

Et à très vite pour un nouvel abandon de livre.

Ge, porte flingue de votre Collectif Polar.

Les noces macabres de Jean-François Coatmeur.


Le livre : Les noces macabres de Jean-François Coatmeur. Paru le 25 mai 2016 chez Albin Michel. 15€ ; (217 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

L’auteur : L’homme aux 28 romans policiers : Jean-François Coatmeur est né le 26 juillet 1925. Il est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004. Tous ses romans sont des policiers, romans psychologiques assez noirs. Il a remporté le Grand prix de littérature policière en 1976 et le Prix mystère de la critique en 1981.
Extrait : 
Lestafou fit le tour de l’appartement, ouvrant chacune des fenêtres au passage et essayant sans succès de percer l’épais capiton qui noyait le décor.
Il s’apprêtait à refermer l’une des deux baies qui donnaient sur la cour, à l’arrière, lorsque des bribes de conversation montèrent jusqu’à lui, déformées par le matelas humide. Plusieurs personnes au-dessous étaient engagées dans une discussion animée, dont il ne distinguait pas un traître mot.
Lui parvint également la double note d’un véhicule de secours, au loin. Devant lui, aux façades des immeubles bordant la cour, des fenêtres s’allumaient et des formes, en contre-jour, s’agitaient.
– Les pompiers, remarqua Céleste, qui tendait l’oreille elle aussi. Clovis, on dirait qu’ils approchent.
À nouveau Lestafou se pencha dans l’embrasure. Une voiture à l’instant stoppait sèchement tout près, à la hauteur de l’immeuble, et des portières claquaient.
– Nom de Dieu ! s’écria-t-il, la voix blanche. Céleste, m’est avis que c’est pour nous !

Emilie délivre son avis

***LES NOCES MACABRES de Jean-François Coatmeur***

Résumé :

Brest, 1987. Une fête trop arrosée tourne au viol collectif d’une jeune fille, Nanou. Jetée par la fenêtre, elle est laissée pour morte, mais survit. Les années passent, elle élève sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. A sa mort, elle laisse à celle-ci une lettre contenant les noms des quatre coupables impunis, devenus notables. Pour Chris, le temps de la vengeance est venu.

L’avis d’Emilie :

Ce livre porte très bien son nom. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que les noces qui sont macabres dans cette histoire…
Tout commence en 1987, à Brest. Une petite fête qui tourne mal…
2011- Les anciens membres d’une bande reçoivent tour à tour un coup de fil de menaces. Qui les appelle ? Pourquoi les menace-t’ils ? Qu’ont-ils à se reprocher ?
Jean-François Coatmeur distille savamment les indices et nous entraîne dans cette sombre histoire avec une stupéfiante maîtrise.
Un très bon livre pour les amateurs de suspense. Amatrice de ce genre, j’ai adoré cette histoire ❤️🙂

Merci aux Éditions Albin Michel pour leur confiance.

Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Le livre : Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 12 octobre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 22€90 ; (784 p.) ; 21 x 14 cm.
4e ce couv :
 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?
Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.
 Les auteurs : Ils sont 3, Jérôme Camut, Nathalie Hug et les CamHug. Et ici c’est cet entité qui officie.

Jérôme Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique, jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture.

Ensemble, ils ont déjà écrit deux séries très remarquées : leur série choc « W3 » ou la tétralogie culte « Les voies de l’ombre »

Autant vous le dire tout de suite avant de vous donner mon avis j’ai adoré ce livre. C’est un énorme coup de coeur. Une énorme claque aussi.

J’avais déjà été emballée par la nouvelle qui avait été éditée il y a quelques mois et nous présentant l’avant Islanova et l’armée du 12 octobre.

Une nouvelle numérique « Rejoints nous dans l’armée du 12 Octobre » que vous pouvez retrouver ICI et télécharger gratuitement.

 Mon avis :

 J’ai rêvé d’un autre monde !

 Pour sauver des millions de vies, des activistes décident de prendre les armes. Pour sauver sa fille de leur emprise, un père transgresse tous les interdits.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Une nouvelle fois Jérôme Camut et Nathalie Hug réveillent notre conscience citoyen.

 Oui j’ai rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde. Où il n’y aurait pas d’un coté les pays riches et le tiers monde.

J’ai rêvé d’un monde où les richesses seraient partagées. Où l’argent ne ferait pas de l’argent mais du social. Oui j’ai eu cette conscience politique. J’ai vu l’occident prospérer en laissant derrière elle les plus démunis, j’ai vu les entreprises quitter le pays et mettre des tas d’ouvriers, de commerciaux, de cadres  au chômage sans pouvoir retrouver un travail. J’ai vu émergé un quart- monde.  J’ai vu ces même entreprises s’implanter dans des pays où la mains d’oeuvre est sous payée quand elle n’est pas simplement exploitée. Des pays ou les enfants sont obligés de travailler.

Et puis j’ai vu émerger un monde où les inégalités étaient de plus en plus éclatantes.

Et puis j’ai vu l’éclatement du monde. Cette disparité Nord Sud. Les conflits, les guerres, les envies de pouvoir que cela engendre. Les déplacements de populations, les camps de réfugiers. Ces femmes et ces enfants déplacés. Et qu’ai-je fais ?

J’ai pourtant rêvé d’un autre monde où le paradis serait sur Terre.

Mais qu’avons nous fait de ce monde. Plus l’homme a cru plus la planète s’est délitée. J’ai constaté l’épuisement des ressources naturelles, la surproduction, la disparition des forêts, la surexploitation, la disparation des espèces, l’éradication de certaines d’entres elle. J’ai vu des populations se déchirer pour un bout de terre où se cachaient des supposées richesses. J’ai vu les peuples se refermer sur eux même, les nationalismes refaire surface. La peur de l’autre devenir la norme. Les sectarisme, les extrémismes, les fanatismes,  Et qu’ai-je fais ?

Moi qui adolescente était de toutes les révoltes !

Moi qui comme Charlie, notre jeune héroïne me révoltais contre les inégalités, les privilèges hérités du moyen-âge.

 Oui les CamHug ont bel et bien réveillé ma conscience endormie.

Et en plus nos auteurs sont les seuls capables de nous emporter dans une telle aventure.

Oui  Jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Mais attention ce bouquins n’est pas un brûlot politique, ce n’est pas non plus un livre militant.

Non il nous donne à voir notre monde tel qu’il sera peut-être dans quelques années. Partant d’un constat actuel nos auteurs extrapolent et nous proposent une vision de demain.

Oui Islanova est un bouquin d’anticipation. Nous sommes ici en France quelques année plus tard.

Un soir, Leny et Charlie, qui vivent sous le même toit au sein d’une famille recomposée, fuguent. Leurs parents ne supportant pas leur relation amoureuse, ils partent sur l’île d’Oléron pour rejoindre une ZAD ou zone à défendre, destinée à empêcher l’extension d’un ambitieux projet touristique. Une branche armée de la zone décide de fonder un nouvel Etat baptisé Islanova.

Au début de l’année 2021, un groupe d’écologistes radicaux, membres de l’Armée du 12 Octobre (surnommés les 12-10), crée une ZAD (Zone à défendre) dans la forêt de Saint-Trojan-les-Bains sur l’Ile d’Oléron. Leur but est alors d’empêcher la construction d’un luxueux site touristique (Les Portes de Jade) sur une zone humide protégée. Cette occupation jugée illégale par les autorités françaises dure trois ans, avec de nombreuses tentatives des compagnies de gendarmes pour déloger les zadistes. Le 3 juillet 2025, suite à la confusion générée par la mort de l’un d’eux, l’Armée du 12 Octobre prend possession du domaine des Portes de Jade et le lendemain, 4 juillet, l’indépendance d’un nouvel État est proclamée par Vertigo, son chef. Ainsi naît Islanova, une république autonome, devant les caméras du monde entier.

Je suis parti avec Leny et Charlie, et je ne suis identifiée à cette jeune fille. J’ai rejoins les Zadistes. Leur combat et devenu le mien. J’ai eu plus de mal à comprendre l’exaltation de Charlie pour Vertigo. Ce leader charismatique de l’armée du 12 octobre. Je me suis toujours méfiée de ces personnes ambivalentes capables de soulever les foules et qui souvent prennent des air de gourous.

J’ai compris les craintes de Julian Stark le père de Charlie, lui l’ancien flic devenu garde chasse. En exercice au moment des attentats du 13 novembre 2015, il est intervenu au Bataclan pendant le drame. Traumatisé, il a quitté la police quelques jours après. Il n’a jamais parlé à personne de ce qui est arrivé ce soir-là. Dix ans plus tard, il est prêt à tout pour sauver sa famille. Aujourd’hui il a peur pour sa fille.

J’ai compati au drame de Vanda Macare; la mère de Leny qui est fière d’avoir construit une belle famille recomposée, où tous s’épanouissent jusqu’au jour où ses adolescent décident de fuguer 

Et puis je me suis demandée pourquoi Vertigo tenait-il tellement à créer  Islanova, ce nouvel état ?

J’ai compris l’emportement de certains pour voir naître un monde meilleur. J’ai compris leur démarche jusqu’au-boutiste pour faire admettre leur projet. J’ai admis l’occupation de leur territoire tant que leurs revendications ne seraient pas exaucées.

J’ai aimé rencontrer Abigail Stedman, mère biologique de Charlie et chirurgienne de guerre, qui n’a pas hésité à tout quitter pour s’engager auprès des plus pauvres.

J’ai admiré Morgan à vouloir mettre en œuvre le projet planétaire de redistribution de l’eau. Si Vertigo est le chef d’état autoproclamé d’Islanova. Morgan Scali en est le démiurge secret.

Morgan est une Victime des attentats de 2015, où il a perdu sa femme Gaëlle, l’amour de sa vie, Morgan a tout quitté pour élever ses enfants, Milan et Shana, en Afrique. Là, confronté à la misère et la guerre, le manque d’eau potable, il a trouvé un nouveau sens à sa vie. Aujourd’hui, il est président de la fondation ALONE, qui œuvre pour la redistribution de l’eau sur la planète.

Ce projet consiste à expédier par pipeline de l’eau vers les zones arides. Pour s’accorder avec le droit international sur l’eau, l’idée est de la récupérer à l’embouchure des fleuves, juste avant qu’elle ne devienne impropre à la consommation, et de la redistribuer dans les pays qui en ont le plus besoin.

Comme le dise si justement Jérôme Camus et Nathalie Hug

« Nos héros vont décider de changer le monde en forçant les pays riches à redonner une chance aux populations déshéritées du sud de la Méditerranée. Comment ? En redistribuant, via des pipelines, de l’eau pompée à l’embouchure de nos fleuves vers l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Là où les gens manquent d’eau.
Impossible ! diront les pessimistes.
Pas tant que ça. Parce que figurez-vous qu’un million de kilomètres de pipelines d’hydrocarbure sillonnent notre planète. Alors, ce que l’on fait avec du pétrole, on pourrait l’appliquer à de l’eau, non ? « 

Alors oui j’ai adhéré à ce magnifique projet.

Mais comme le clament nos auteurs :

« Islanova n’est pas un livre sur la politique mondiale. C’est un thriller, un roman d’aventure, que nous avons écrit pour vous divertir d’abord et avant tout. C’est à travers le destin des membres d’une famille qui pourrait être la nôtre, la vôtre, que vous allez entrer à Islanova. »

Mais quand même madame et monsieur nos auteurs… Oui quand même ! Quand, même nos rêve de monde meilleurs, nos idéaux sont bafoués par l’individualisme ambiant. Quand ils sont récupérés par des ambitions personnelle. Quand l’utopie mème à l’intolérance et à la fureur que nous reste-t-il pour espérer ?

Alors oui, je vous pose, je nous pose la question : « jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour faire vivre nos idéaux ? » Et où placez vous le curseur entre activisme et terrorisme écologiques ? Tout n’est en effet qu’une question de point de vue !

Pour finir de vous convaincre voici la bande annonce du livre et les premiers chapitres à lire ICI

Templemars ou la chronique d’un traquenard annoncé !


Aline, notre Flingueuse est allée au salon de Templemars le 23 septembre dernier.

Voici son petit retour.

 

Templemars ou la chronique d’un traquenard annoncé !

Cela fait un moment que tu sais que tu vas au salon de templemars. Et, y aller , tu sais forcément (oui forcément) que tu vas te faire avoir. Avoir, par l’envie de tout prendre ou du moins une bonne partie.

En arrivant sur les lieux tu te dis : waouh, c’est petit ! Bon, faut tout de même te lancer. Avant passage pour marquer tes propres bouquins : Dons et Hortense. Non, non Jacques Expert n’est pas là.
Donc pour marquer tes livres, première grosse rencontre : Monsieur Christophe Coquelet.
Moi : bonjour, je voudrais marquer mes livres svp.
Lui : Si vous me dites que c’est à vous, je vous crois. Si je découvre que vous m’avez menti, je vous coupe une phalange.
Moi : j’ai dix doigts ça devrait aller !
Ca commence bien !!!

J’aime arriver tôt, prendre tout mon temps pour déambuler, observer, écouter et déjà vouloir plusieurs bouquins (aïe!).
Aprés un tour de demie salle (j’en suis qu’à mon premier, pas complet, tour), première rencontre : Monsieur Denis ALBOT.

Aline et Denis Albot

 

Non je ne le connaissais pas, lui non plus ne me connaissait pas ! Intriguée par « du 357 dans le shaker ». La quatrième de couverture te dévoile presque rien mais laisse la porte ouverte à un tas de trucs. ok, je prends. C’est sans compter sur un couple de fan dont le monsieur me dit : il faut lire les autres. Personnages récurrents etc. Certes mais on va commencer par celui là vu que l’on peut les lire indépendamment.

J’en profite pour demander une petite interview (que vous pouvez lire le mois prochain dans les pages de Collectif Polar) vu que c’est pas encore la grande foule. Non mais c’est pas vrai : j’ai pas de stylo !!!! Pourquoi j’ai pas vérifié mon sac avant de partir ? Comme c’est un gentil, Monsieur Albot me prête le sien. Merci Monsieur ! Allez c’est parti pour une tite papote sur le coin de la table. Très intéressante cet échange. Pour la première fois, on m’apporte une autre réponse à :  » les personnages récurrents c’est tout de même une mode ? ».
Denis Albot :  » il y a toujours eu des personnages récurrents : Sherlock Holmes, Hercule Poirot » . Pas faux, en plus je suis fan d’Hercule Poirot.

Faut poursuivre et laisser Monsieur Albot à ses fans et nouveaux lecteurs. Merci encore à lui pour le temps qu’il m’a accordé.

Un arrêt chez Monsieur Bourgoin, même si tu peux lire ses bouquins qu’à la lumière du jour.

On passe le message à Gaëlle Perrin-Guillet : « bonjour du collectif Polar ». S’en suit une tite papote sur La Dame des Livres, Geneviève pour ne pas la nommer.

Deux Flingueuses avec Gaëlle Perrin. Oph, Gaëlle et Aline

(NDLR : Alors comme ça, en parle de moi dans mon dos ! Mais merci mes fingueuses et ma Gayelle-Gaëlle pour cette petite dédicace)

Tu vas voir Monsieur Petroski pour la dédicace de Dons (il est dans ton sac et tu as toutes tes phalanges). Et hop, deux bouquins en plus !
Tu passes dix fois devant Eric Dupuis sans t’arrêter. Et il faut aller déjeuner !!!

Aline avec Stanislas Petroski .

Faut pas oublier de passer par la caisse. Oups j’ai laissé ma CB dans la voiture !

Retour sur le salon vers 14h.

T’as super bien déjeuné et même que tu as pris deux desserts (oui ça m’arrive…souvent !) !!

Voici mon second dessert, si, si

 

C’est pas tout ça mais faut voir si y a pas d’autres bouquins qui pourraient trouver grâce à tes yeux. Au premier passage, Dorothée Lizon avait déjà attirée ton attention. « sous surveillance » (que je lis en ce moment) et « rouille sang ».J’aurai pas du lire la quatrième de couverture de ce dernier !!

Deux Flingueuse et une auteur Aline, Oph et Dorothée Lizon

Monsieur Lebel, rien qu’à le regarder t’as envie de sourire. Il a une bouille de lutin farceur. Tout « mignon » qu’il est, il se fait tout de même tirer les oreilles (pas en vrai bien sûr). Car Monsieur Lebel ne lit pas ses messages en MP. Il insiste : « je lis et je réponds ». Ben non pas cette fois ! Il y a une fan, elle aussi me dit de tout lire (personnage récurrent !!). Ben, non. Et s’en suit un petit délire sur la mort de Mehrlicht. A voir s’il va suivre son idée.

Nicolas Lebel et Miss Aline

Monsieur Eric Dupuis, « aussi noir que le charbon » et « devoir de mémoire » lus. J’attends la sortie en poche de la trilogie. Là je veux surtout lui confier une mission. J’ai un bouquin pour lui. Il doit m’aider à trouver l’élément manquant pour comprendre comment on arrive à cette fin. La mission est acceptée ! Maintentant faut attendre, ça prend du temps une « enquête ». Merci Monsieur Dupuis.

Miss Aline et Eric Dupuis

T’as une heure à tuer avant l’arrivée d’Ophélie, une blogueuse du Collectif Polar. C’est notre première rencontre en vrai !! Houu, j’ai peur.

En attendant, tu t’installes à la cafet’ et tu commences un bouquin « l’amante d’Etretat’ Stanislas Petroski. Tu te fais choper par le libraire qui te dit : « non Madame, là c’est pas possible ». Oui je suis coupable de déjà bouquiner !!
Avec Ophélie, partage d’un bon moment. Elle est sympa et m’a présenté (officiellement) à des auteurs. Papotage, papotage, papotage…

Ce fut une excellente journée. Un salon que je referais avec plaisir l’an prochain. Je remercie chaque auteur(e) pour le temps qu’il/elle m’a accordé. Je remercie Ophélie de m’avoir acceuillie aussi chaleureusement.

Bonne lecture à tous.

La Millième chasse aux livres #1


Voilà demain aura lieu le premier abandon de livre pour la millième de Collectif Polar.

Tout au long de cette grande chasses aux livres et avant chaque dépôt de livres par une Flingueuse, je ferai un petit post sur ce blog.

Aussi avant de cacher un livre, la veille au soir, je vous dévoilerai dans cet article quelques précisions sur le livre en question et le lieu où vous pourrez le trouver.

Voici donc le grand lancement de notre 1000e chasse aux livres


La Millième chasse aux livres #1

Comme promis je déposerai un premier livre dans le onzième arrondissement de Paris.

Non loin de la maison du bourgmestre.

Sous la statue d’un grand homme de gauche

Sur une place qui porte son nom

Mais que souvent l’on nomme autrement,

du nom du père de Zadig et de Candide.

Un indice

 Le livre que vous devriez trouver

Il se peut bien que ce soit un polar.

Il se peut bien aussi que comme cette aventure qui démarre

Cette histoire soit un histoire de fou.
Il se peut bien aussi que ce soit son titre.

Je vous laisse découvrir ce pavé.

 

Résumé :

Francis sortait tout juste de l’adolescence quand, après des accès de violence, sa famille l’a fait interner dans un hôpital psychiatrique. Le jeune homme a alors découvert un véritable purgatoire peuplé de malades mentaux ‘aux allures de morts vivants, d’infirmières blasées et de médecins condescendants.

En 1979, au cours de son hospitalisation dans ce sombre hôpital psychiatrique du Massachusetts pour schizophrénie et accès de violence,  une jeune infirmière est violée et sauvagement mutilée.

Vingt ans plus tard, Francis mène une vie solitaire dans un petit appartement. Il accepte de participer à une cérémonie commémorative, qui va réveiller des fantômes qu’il croyait enfouis à jamais au plus profond de son esprit : le souvenir d’événements effroyables qui se sont produits à l’hôpital, deux décennies auparavant.

Francis hanté par ce drame , dessine sur les murs nus de son logement l’histoire de cette époque cauchemardesque.

Tout avait commencé avec l’assassinat d’une infirmière, un soir, après l’extinction des feux…

« (…) un exercice de style particulièrement brillant, en même temps d’un suspense incroyablement original. »
Philippe Lemaire – Le Parisien / Aujourd’hui en France

 

Et voici votre cadeau

Le livre :  Une histoire de fous de John Katzenbach. Traduit de l’américain par Jean Charles Provost. Paru en 2005 aux Presses de la Cité et réédité en poche le 13 mars 2008 chez Pocket.  8€20;  (748 p.) ; 18 x 11 cm.

Attention… Lancement de notre grande chasse aux livre, faites passer le message !


Lancement de notre grande chasse aux livre pour notre 1000e article.

Faites passer le message !

Attention

Notre premier jeu concours  « La Millième chasse aux livres » démarre demain.

En effet, demain samedi 14 octobre, je cacherai le tout premier roman policier.

Et il sera libéré à Paris.

Mais ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas que la capitale qui verra des polars abandonnés dans la nature. La région parisienne mais aussi la province verront fleurir des romans policiers dans leurs parcs zé jardins, et autour de leurs monuments…

Aussi…

Ce soir je vous dévoilerai le lieu et le titre qui sera relâché demain.

Ainsi, si vous êtes dans le quartier, vous pourrez être le premiers ou la première à découvrir ce livre. Et il deviendra le votre.

Allez, tous dans vos starting-blocks, bientôt le départ de …

La Millième chasse aux livres #1 

Alors à ce soir sur ces pages pour en savoir plus.

 

A suivre…..

 

Et pour en savoir plus sur les dates d’octobre et les villes où seront abandonnés nos livres lire ICI

Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault


Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault, le chouchou du week-end

 

  Le livre : Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault. Paru le 03 mars 2016 aux Editions Le Manuscrit. 23,90€, (266 p.) Isbn : 9782304045766

4e de couv : 

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

L’auteur : Cécile Pellault est née en 1973. Ecrire, encore et toujours…c’est son crédo
Des nouvelles à foison comme des challenges à chaque concours qui croise sa plume.
Trois romans à son actif aux Editions Le Manuscrit : « Serial Belle Fille »(2005) et « On ne choisit pas sa famille » (2007).
Et  le dernier avant le prochain « Le brouillard d’une vie »( mars 2016), son incursion dans le roman noir avec un drame familial haletant. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.. Le Brouillard d’une vie a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016.
Extrait :
Les bruits de pas dans la rue derrière elle, les buissons qui s’agitent à son passage, les craquements du parquet, les chuchotements dans un rayon de supermarché, les cliquetis de clés dans la main d’un inconnu, les claquements d’une portière, le frôlement d’une main dans son dos dans une gare routière emplissait Lilly de terreur. Chaque instant de sa journée, les sens aux aguets, elle interprétait chaque bruit, chaque mouvement comme une menace potentielle. Lilly était une survivante depuis 10 ans et une fugitive depuis 4 ans

Mon avis et un peu plus…

Comme vous le savez, j’aime aller à la rencontre de nouveaux auteurs. C’est comme cela qu’un jour de début février, j’allais à la rencontre de Cécile Pellault. J’étais alors au salon de Mennecy en Ile de France (91) et il y avait là une vingtaine d’auteurs rien que pour moi . Et beaucoup que je ne connais pas. J’ai papoté avec chacun d’eux mais ma belle rencontre du jour ce fut Cécile Pellault.

Je ne connaissais ni son nom ni sa maison d’édition. Et en effet son éditeur est un éditeur numérique qui ne publie qu’à la demande. Cécile m’a raconté son parcours, son rapport à l’écriture, les premiers concours de nouvelles. Les  deux premiers romans édités, des comédies familiales. Sa vie étudiante. Ce troisième roman sous forme de thriller. Son séjour américain à Boston, où ce situe le roman. Sa thématique toujours et encore autour de la famille. Comment un drame est vécu par chacun des membres d’une même famille et comment chacun se révèle à travers cet incident.

Bref nous avons bien accrochée, elle a su me donner envie de lire son roman. Malheureusement ayant perdu mes papiers et mes moyens de paiement et me retrouvant sans le sou, je n’ai pas pu le lui acheté. Mais…

…Cécile, ayant cru aussi à mon baratin, m’a fait confiance et crédit et je suis reparti avec Le brouillard d’une vie sous le bras.

Quelques mois plus tard, je le lisais d’une traite et quelques-moi après je vous en parle enfin. Car oui j’ai bien trop tardé pour vous parler de ce parfait suspense psychologique.

Alors le Brouillard d’une vie de quoi ça parle ?

D’une famille d’expatriés français qui décide de s’installer dans la banlieue de Boston après des années de contrats à travers le monde. Après n’avoir connu que déménagement sur déménagement, la famille Rodier pense trouver un foyer dans cette charmante maison . Lilly s’épanouit dans cette vie de lycéenne américaine malgré les problèmes de Romain, son frère. Mais leur vie rêvée car  basculera le jour du bal de promo de Lilly. un meurtre a fait voler sa vie en éclat et elle plonge alors dans les affres d’un deuil impossible
Ce sera le début pour Lily de 10 années de descente en enfer où elle
s’enfonce dans la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher la tragédie. Et
surtout à craindre pour sa vie et celle de ses proches jusqu’à ce qu’elle soit
forcée de se jeter sur les routes des US pour fuir de nouveaux drames. A partir de là, la culpabilité et l’incrédulité sur sa vie d’autan vont se mêler pour l’asphyxier.

Vous l’aurez compris , le Brouillard d’une vie c’est avant tout une histoire de famille. On peut dire que c’est un thriller familial doublé un roman noir.

Un des thèmes central du livre c’est la culpabilité. Mais ici Cécile ne s’intéresse pas à la culpabilité des bourreaux, mais bel et bien à celle des victimes. Comment en tant que victime on arrive à se sentir responsable de ce qui nous arrive.

Comment on se met à douter de tout, de notre entourage. Et les questions surviennent. Pourquoi je n’ai rien vu venir?  Qu’aurai-je pu faire ? N’ai-je pas introduit le loup dans la bergerie ?

« Lorsque le malheur frappe dans une famille ou lorsque les coupables sont dans l’entourage, on se sent irrémédiablement responsable. » voilà ce que nous dit Cécile.

Cécile place l’intrigue de son roman  aux Etats-Unis dans le année 90. Enfin plus exactement entre 1987 et 1997, sur une période de 10 ans. Aussi l’auteur ayant vécu aux states dans ces année là, elle  arrive à retranscrit avec subtilité, l’atmosphère d’un campus universitaire dans le Mississipi à la fin des années 90. On ressent à travers son regard de petite frenchy, les failles de la société américaine.

 Mais, Le brouillard d’une vie, c’est aussi une histoire de manipulation. Comment on perd, comment on peut perdre ses repaires lors tout s’effondre autour de nous. Comment on devient vulnérable. Ici on va suivre les protagonistes avant et après le drame, on va les observer et voir comment ils y survivent surtout quand leur fondements sont attaqués. Quand la famille s’écroule.

Je vous le disait, c’est une histoire de famille et Cécile me confiait :  » Je crois être obsédée par la famille, ses relations, les conséquences sur chacun. Nous avons deux choix dans la vie on se construit soit grâce ou contre sa propre éducation.
Notre famille, notre éducation, nos amis qu’on se choisit sont notre point d’ancrage. Hors mon héroïne perd tout cela, mon histoire tourne autour de ce sentiment où l’on ne se fait même plus confiance. Elle perd pied après le malheur qui frappe sa famille. »

Alors m’attendais plus pour découvrir ce drame familiale, cette histoire de manipulation et de culpabilité. C’est vraiment un excellent premier polar. Un pur roman psychologique. J’ai hâte de lire son prochain.

Mais ce n’est pas le premier roman de Cécile, non avant cela elle a écrit Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007. Vous voyez quand elle vous dit que les rapports familiaux l’obsèdent, elle ne vous ment pas !

Et moi je vous promets que l’on retrouvera très vite Cécile Pellault dans ces pages.

A suivre donc…

 

 

La 1000e de Collectif Polar : Chasse aux livres


Salut mes polardeux,

Il y a quelques jours, Collectif Polar publiait son millième article.

Oui, 1000 articles. Punaise je n’en reviens pas. J’ai l’impression d’avoir démarré ce blog il y a si peu de temps.

Aussi pour fêter cette millième, j’ai décidé d’organiser une grande chasse aux livres sur le territoire français et peut-être un peu au-delà !

😎

Alors cette chasse au livre c’est quoi ?  🤔

Et bien c’est simple nous allons abandonner ça et là des livres dans des endroits insolites, ou des endroits de détentes, de passages. Des squares, des gares, des jardins, des monuments, des cimetières même, et pourquoi pas des librairies et des bibliothèques….Sur une statue, au pied d’un arbre, sur un banc, dans un kiosque à musique….

Bref du nord au sud de la France, d’est en ouest, mes chroniqueuses « Flingueuses », quelques ami(e)s et moi même allons relâcher dans l’espace public une soixantaine de livres.

Des livres que j’ai acheté pour la plupart et quelques livres cadeaux des éditeurs. du genre, 2 achetés une troisième gratuit. Alors c’est ces titres que nous allons distribué. Et quelques autres offerts par mes flingueuses.

Voilà un aperçu de quelques-uns des bouquins que nous allons relâcher afin que vous puissiez les gagner.

Comment savoir où ont été abandonnés les livres ?

🤔

Pour savoir où nous avons déposé les livres, c’est simple !

Le jour d’abandon du bouquin je posterai un petit article sur ce blog avec la ville et le lieu d’abondant et une petite photos de l’emplacement où  se trouve le livre en question.

Ensuite se sera à vous de le récupérer.

Voilà c’est aussi simple.

J’espère que vous êtes prêt(e)s à jouer le jeu ?

Nous, c’est certain, nous sommes à fond.

Mes Flingueuses (Kris, Marie Noêlle, Eppy Fanny, Emilie, Cathie, Aline, Ophélie et Cécile) et moi même sommes curieuses de voir ce que va donner cette grande chasse aux livres.

Et ce serai vraiment sympa si vous trouvez un de ces livres de me renvoyer une photo de vous et du bouquin. Ou si vous ne voulez pas vous mettre en scène, ce que je comprends aisément, une photos du bouquins sur vos PAL ou dans votre bibliothèque.

Allez belle chasse à vous tous et toutes.

Oh ben, pour une fois que j’aime la chasse….😀😉

 

Allez, parce que c’est vous ! Voilà quelques autres titres qui seront lâchés dans la nature

Oups pardon, je suis tellement excitée que j’ai la tête à l’envers.

Aussi en voici d’autres à l’endroit cette fois j’espère

 Ouf !!!

😀😜

Et puis comme un cadeaux ne vient jamais seul, (Oui c’est un nouvel adage pour l’occasion), Aline ma Flingueuse du Nord m’annonce qu’elle relâchera de son coté ces 4 premiers livres avant que d’autres ne suivent

Cadeau d’Aline

Alors à très vite donc…puisque le premier rendez-vous ce fera le 14 octobre oui dans 3 jours à Paris dans le 11e arrondissement sans doute. et cela devrait ressembler à un de ces paquets

Paris 11

Paris 11

Aussi …

Pour que vous vous y retrouviez je vais essayer de vous faire une récapitulatif des dates des abandons de nos livres pour ce mois d’octobre….

Pour les mois suivants, je vous informerai en temps et en heure.

Les dates de la chasse au livre

 Donc je vous le disais, le premier ce fera à Paris…donc

Samedi 14 octobre : Paris 11e

Mardi 17  : Paris Jardin du Luxembourg.

Mercredi 18 : Bretagne, Ile et Vilaine chez Chateaubriand 

Jeudi 19 : Somme (80) Amiens autour de la Cathédrale.

Vendredi 20 : Dans le TGV Paris, Lauzanne

Samedi 21 : Mulhouse, Festival Sans Nom

Samedi 21 : Seine et Marme (77) Melun 

Samedi 21 : Essonne (91) centre ccial à Bretigny S/Orge 

Dimanche 22 :  Gare de Mulhouse  et dans le TGV Lauzanne Paris

Dimanche 22 soir : Paris,  Gare de Lyon 

Lundi 23 :  Val de Marne ; Saint Maur des Fossée (94), du coté de la Griffe Noire

Mercredi 25 : (Lieu à préciser)

Jeudi 26 :  Essonne (91)le Parc des Coquibus à Evry 

Vendredi 27 :  Amiens , quai Belu (quartier Saint Leu , Amiens)

Samedi 28 : Dordogne Brantôme-en-Périgord du coté du château

Dimanche 29 : Val d’Oise (95), Montmorency

Mardi 31 : (lieu à précisez)

Aussi, chaque veille d’abandon, je vous ferai un petit article pour vous donner quelques indices supplémentaire sur le lieu exacte où trouver le bouquin. Rendez-vous le 13 au soir donc !

 Alors… à vous de jouer maintenant

😜

😀

 

 Geneviève, porte flingue de Collectif Polar

Entre deux mondes d’Olivier Norek


Le livre : Entre deux mondes d’Olivier Norek. Paru le 5 octobre 2017 chez M. Lafon.  19€95 ; (409p) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

L’auteur : Olivier Norek lieutenant de police à la section enquêtes de recherches du SDPJ 93 depuis dix-sept ans, auteur de Code 93Territoires et Surtensions, trois polars largement salués par la critique et le public. Surtensions a remporté Le Prix Le Point du polar européen en 2016.
Extrait :
Ce n’est pas le premier. La violence est partout puisque la pauvreté est immense. Tu ne peux pas mettre ensemble dix mille hommes, quasiment enfermés, tributaires de la générosité des Calaisiens et des humanitaires, sans autre espoir qu’une traversée illégale, et croire que tout va bien se passer. Des morts, il y en a toutes les semaines. Les No Border les traînent aux limites de la Jungle, devant les CRS, mais parfois ils sont simplement enterrés entre les dunes et la forêt. Si un jour ils rasent la Jungle, il ne faudra pas creuser trop profond.

Le OFF de OPH

 

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

Adam est un policier étranger qui, fuyant un pays en guerre, arrive dans un autre pays, à 6.000 km de chez lui, pour rejoindre sa femme et sa fille, Nora et Maya, qu’il a cru mettre en sécurité ici. Mais elles ont disparu et il s’avère que ce pays est un univers sans loi, entre deux mondes. Dès le premier crime commis, Adam décide d’intervenir. Il sera aidé de Bastien, un policier français.

Olivier et Oph

En refermant « Entre deux mondes », je me suis retrouvée enfermée entre deux sentiments… bouleversée et émue.

Bouleversée par l’histoire d’Adam, policier Syrien d’abord puis migrant à son arrivée à Calais.

Bouleversée par l’histoire de Kilani, enfant Soudanais et migrant.

 

Émue par les liens que Bastien, policier français, va lier avec Adam.

Émue parce que toute cette histoire me touche pour de multiples raisons:

Flic j’ai dénoncé les conditions de travail de mes collègues aux abords cette Jungle en occultant trop souvent les tragédies humaines qui pouvaient se dérouler à l’intérieur de ce microcosme,

Originaire de Grande-Synthe je vois régulièrement les migrants de la « Jungle bis », à proximité du lac où j’allais me promener  et que maintenant j’évite, fermant les yeux sur ce drame humain parce que c’est tellement plus facile…

Parce que quasiment chaque fois que je prends l’autoroute A16 pour retrouver mes proches, je suis plus vigilante que sur n’importe quelle autre autoroute, ayant déjà failli renverser des migrants prêts à tout pour rejoindre leur « Terre Promise », cette Angleterre qui est devenue leur Eldorado…

Olivier m’a renvoyé à nos contradictions, nos paradoxes… Il a su dépeindre avec précision et sans pathos les émotions et les conflits internes que peuvent ressentir les policiers calaisiens entre drames humains et maintien de l’ordre public.

Une fois encore le monde policier y est décrit avec une précision et une authenticité que je n’ai retrouvé chez aucun auteur et qui me touche particulièrement. Un humour noir qui cache nos fêlures et nous aide à lutter contre les monstruosités de la société. Les flics sont les seuls à pouvoir la dépeindre sans le filtre de la bienséance ou du politiquement correct, et pour cela merci Olivier. Tu montres avec brio notre humanité, nos douleurs, nos ras le bol, nos faiblesses et notre impuissance aussi face à certaines situations révoltantes.

Mais « Entre deux mondes » n’est pas qu’une histoire de flics… c’est aussi le drame migratoire et l’incapacité de notre pays à faire face à cette situation.

C’est la capacité de l’Homme à s’adapter pour survivre  « Nous devenons tous des monstres quand l’Histoire nous le propose »…

C’est le desarroi des habitants de Calais qui ont été pris en otages par l’Etat français, fermant les yeux sur ce qui se déroule, encore aujourd’hui, dans cette ville.

C’est l’énergie que dépensent les associations humanitaires pour apporter un peu de réconfort à ces déracinés fuyant les guerres dans leurs pays…

« Entre deux mondes » n’est pas un roman pro-migrants, il y dénonce notamment les abus des passeurs,  « Entre deux mondes » c’est juste une histoire profondément humaine qui vous bouleversera….

Festival Sans Nom 2017 : Concours Bourbon Kid


Festival Sans Nom 2017 : Concours Bourbon Kid

Concours exceptionnel à l’occasion du Festival Sans Nom 2017 :

Quatre exemplaires du Bourbon Kid dédicacés par l’auteur Anonyme sont à gagner !

Le Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse qui se tient les 21 et 22 octobre 2017, tient son appellation du Livre Sans Nom sorti en 2010 aux Éditions Sonatine. Depuis, c’est devenu une série à succès et les livres s’arrachent à chaque publication.

Cette connexion avec les romans de l’auteur Anonyme ne pouvait que nous donner envie de mettre en avant le nouvel épisode qui vient de sortir en librairie : Bourbon Kid (voir la chronique  d’Yvan et du livre ici).

Nous vous proposons, avec la complicité des Éditions Sonatine, de gagner 4 exemplaires de ce roman fou, dédicacé à votre nom par l’auteur Anonyme ! (et on peut vous assurer que c’est bien le vrai, même si on ne connaît pas plus son identité que vous).

Pour jouer, c’est simple, envoyez-nous une photo mettant en scène votre roman préféré de la série. Faites parler votre imagination !

Vous avez jusqu’au jeudi 19/10/2017 pour nous envoyer vos contributions à l’adresse mail suivante : yvanfsn@gmail.com

Le vendredi 20/10/2017, lors du lancement du FSN, seront mis en ligne sur notre page Facebook les différentes photos reçues (tant qu’elles ne contreviennent pas au règlement de Facebook).

Les quatre photos qui obtiendront le plus de « J’aime » des visiteurs, entre le vendredi 20/10 lors de la mise en ligne et le lundi 23/10 à 23h59, seront déclarées gagnantes.

Précisions : ce concours est complémentaire de celui qui a été lancé par Sonatine. Ne pourront participer que des photos qui n’ont pas été envoyées dans le cadre du concours de l’éditeur. Concours ouvert à la France métropolitaine.

Merci de préciser dans votre mail de participation : vos nom, prénom et adresse, le pseudo sous lequel vous souhaitez que la photo soit publiée et le nom que vous souhaitez voir apparaître sur votre dédicace si vous faites partie des heureux gagnants.

Amusez-vous bien et bonne chance ! Un grand merci aux Éditions Sonatine pour ce beau partenariat.

Lien vers le site internet du Festival Sans Nom, avec toutes les infos (auteurs et programmation)

Salon livres en vignes, Nous y étions avec Emilie


Le week-end du 23 et 24 septembre dernier avait lieu dans le magnifique cadre du château de Clos Vougeot, la dixième édition su salon Livres en vignes. Emilie y était pour nous.

Voici son petit compte rendu.

Mais avant de lui laissez la parole, sachez que ce soir je vous emmène à nouveau Au Festival sans nom à Mulhouse pour un super concours ! Alors à ce soir

Et maintenant place à Emilie et ses rencontres

 

 

Emilie délivre son avis

❤️❤️ SALON LIVRES EN VIGNES AU CLOS DE VOUGEOT ❤️❤️

J’ai passé l’après-midi d’hier ( NDLR : dimanche 24 septembre) à ce salon et, même si cela peut paraître simpliste, c’était génial !
L’organisation était au top, la sécurité aussi.
Et pour parfaire la journée, le site est magnifique et les auteurs réellement présents pour les lecteurs ainsi que les libraires et les maisons d’édition.
Il n’y a rien à changer à ce salon.
Je suis heureuse qu’ils en soient à leur 10ème édition et j’espère qu’ils en organiseront beaucoup d’autres. Et si possible, j’y serais à chaque fois 😃Merci aux organisateurs pour tout ça.

Cette année, j’ai eu le bonheur de rencontrer enfin Amélie Antoine et Jean Sébastien Pouchard, deux coups de cœur littéraires et humains, ainsi que Jérôme Camut et Nathalie Hug, Marie Vindy, Lorraine Fouchet et Maud Tabachnik (qui est vraiment sympathique et accessible).

J’ai malheureusement loupé Laetitia Comlombani mais je lirai tout de même son livre avec plaisir.

L’espace jeunesse est aussi très bien fourni. On a pu rencontrer des éditeurs et des auteurs heureux d’être là et de parler aux enfants de leurs histoires ainsi qu’un illustrateur très sympathique. Mon neveu était au ange quand il a pu se faire tirer le portrait par Daniel Henon et surtout quand celui-ci lui a offert le dessin, dédicacé en plus.


Merci pour ça. C’était vraiment de chouettes moments. Du pur bonheur en ce qui me concerne.

Merci également aux libraires de La Mandragore à Chalon sur Saône. Au top, comme d’habitude.

 

Allez voici quelques photos des rencontres.

 

Avec Jean Sébastien Pouchard

Lorraine Fouchet

 

 Maud Tabachnik

Mary Vindy et ses notes ! lol

 

Avec Amélie Antoine 

 

 

Les chouchous de notre porte flingue. Geneviève adore Nathalie Hug et Jérôme Camut

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.


Aujourd’hui c’est la millième de Collectif Polar aussi je voulais vous faire un beau cadeau. Et ce cadeau c’est Elena Piacentini en personne qui nous l’a offert en acceptant de répondre à quelques-unes de mes questions.

Allez c’est parti pour …

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.

GVL : Bonjour Elena,

Collectif polar ouvre ses portes aux entretiens d’auteurs et je suis ravie que tu sois parmi nos premiers invités.

Aujourd’hui je viens vers toi parce que tu viens de faire paraître aux éditions Fleuve, un nouveau roman : Comme de longs échos.

Mais avant de parler de ce nouveau titre, et même si je commence à te connaître un peu, j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs zé lectrices.

 Dis moi qui es-tu et d’où viens-tu ?

Elena : Tu commences fort avec tes questions philosophiques ! Je suis libre, maman, auteur, fidèle à mes valeurs, mon homme, mes amis, amoureuse de mon chat et de chocolat, passionnée, parfois rêveuse, parfois révoltée, gourmande… Je suis Corse et je vis à Lille qui est devenue ma ville d’adoption.

GVL – Ta définition me va bien ! Mais dis moi Eléna, le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

La vie, le monde, une infinité de mondes, un moyen d’aller à la découverte de ce qui est différent de nous, de mieux nous comprendre, de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons être ou ne pas devenir. Et, bien sûr, lire c’est se laisser traverser par les émotions et faire provision de souvenirs. Quand un personnage nous a touchés, qu’il soit réel ou fictionnel, ne change rien à la puissance des sentiments éprouvés.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y a toujours eu des livres à la maison. J’ai grandi dans un petit village sans librairie. Il y avait le bibliobus, le club France loisirs, les livres prêtés, oubliés, commandés… Longtemps, pour Noël ou mes anniversaires, j’ai reçu des livres avec de belles reliures que je considérais comme des trésors. D’ailleurs pour notre mariage, nous avons fait une liste de titres de La Pléïade. Ma grand-mère, qui n’était pas allée beaucoup à l’école, les considérait comme un moyen de s’élever autant que de s’évader. Mes parents, qui sont aussi de grands lecteurs, m’ont dit qu’ils pouvaient m’emmener n’importe où : il suffisait de me mettre un livre entre les mains pour que je leur fiche une paix royale !

GVL -Maintenant parlant un peu de tes personnages.

Et commençons par le commandant Leoni et mémé Angèle. Comment on aborde en tant que femme un personnage aussi charismatique que Leoni ?

En amoureuse 😉.  J’ai créé un homme avec lequel je pourrais vivre de longues années sans éprouver de lassitude. Etant donné le nombre de nuits où je m’endors en pensant à lui, c’était une sage décision. Il possède des valeurs qui me sont chères, même dans ses silences, il a de la présence. Ses peurs le rendent solide et déterminé. Ses fragilités et ce qui fait qu’il est faillible sont la clé de son humanité. Et il possède un beau rapport aux femmes, teinté de respect, d’admiration, de tendresse avec, toujours, la volonté de les protéger même s’il reconnaît volontiers qu’elles sont plus fortes que les hommes.

GVL : Elena, parles moi de sa mémé, Qui est-elle ? Et pour toi que représente-t-elle ?

Sa mémé, c’est ma mémé, LA mémé. Je pourrais t’en pondre des pages sur Angèle. Pour faire simple, cette femme était une géante. Je l’ai aimée, elle m’a aimée. C’est rare, dans la vie, un amour inconditionnel. Cette grand-mère ne m’a pas été « donnée ». Nous nous sommes choisies. Si nous étions nées à la même époque, elle aurait pu être ma meilleure amie. Si j’avais été un homme, je serais tombé en amour… À sa mort, le monde m’a semblé froid, hostile. J’ai eu du mal à respirer. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle était encore là et le serait dans ce qu’elle m’a donné, la force qu’elle m’a transmise. Quand je tourne une cuillère en bois dans une sauce tomate, quand je plie un drap, elle est avec moi.

GVL : Je le disais en préambule tu viens de rentrer chez Fleuve, mais le commandant Leoni, lui n’y est pas allé ? C’est normal qu’il ne t’ait pas suivie ?

C’est normal et c’est voulu. Concerté et prémédité. Je ne suis pas partie chez un « gros » et Leoni non plus, ce n’est pas le genre de la maison. La démarche peut surprendre parce que c’est habituellement ce qu’il se passe. Mais cela ne me ressemble pas. En proposant ce manuscrit à un autre éditeur, j’avais dans l’idée d’explorer des pistes nouvelles en dehors de la série des Leoni et, c’est vrai, de m’ouvrir des perspectives plus larges. Sans trahir. Les aventures de Leoni étant reprises chez Pocket, il y avait une synergie intéressante avec Fleuve. Mais le plus important, c’est la rencontre avec celui ou celle qui va vous accompagner sur le texte. Et là, j’ai eu un coup de foudre pour Valérie Miguel-Kraak. Et je sais pour quelles raisons objectives parce que j’ai déjà vécu l’expérience avec Véronique Ducros et Au-delà du raisonnable. Pour le reste on peut gloser des heures sur le sujet, reste qu’au cœur de la machine, grosse ou petite, il y a des personnes qui savent faire leur job d’éditeur avec passion, et les autres. La différence, c’est juste une question de moyens et de visibilité. Dans les deux cas, je bénéficie d’une totale liberté. Si ma collaboration avec Fleuve peut permettre à des lectrices et lecteurs de découvrir mon travail chez Au-delà du Raisonnable et inversement, tant mieux. De toute façon, il y aura toujours des grincheux pour dédaigner les « petits » et snober les « gros » pour de mauvaises raisons. Derrière mon clavier, je reste la même. J’écris des histoires sans me la raconter. Mon père s’occupe de protéger les forêts, son travail, une mission dont je prendrai la suite, a plus d’impact à long terme que le mien.

GVL : Elena, avant de reprendre la mission de ton père, dis moi, chez Fleuve tu commences une nouvelle aventure ?

Je l’espère. La suite de Comme de longs échos est en cours d’écriture. Puis, il y aura un Leoni. Et après, il y aura… autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Mais je sais que j’ai besoin de défis pour avancer.

GVL : Parle-moi de ces nouveaux personnages. Moi, 3 m’ont marquée, Mathilde, Pierre, Adéle….

– Ah Adèle ! Adèle c’est l’enfant libre, vif et solaire, qui sommeille en chacun de nous. C’est le rayon de lumière de ce roman, celui qui permet d’éclairer d’autres facettes de Mathilde. En dehors de Pierre Orsalhièr, j’ai une affection particulière pour Albert Lazaret et son amour délicat, pudique et désespéré envers Mathilde.

GVL : Cette fois tu as une femme comme personnage central. Quels sentiments ça suscite en toi ? Est-ce plus facile de s’identifier ?

Je ne me suis pas posé la question. Ce n’est pas différent pour moi, d’animer un homme ou une femme. Je travaille sur les mécanismes psychologiques. Nous avons tous en nous une part masculine et féminine, il suffit de faire bouger le curseur dans un sens ou dans l’autre. Et certains hommes expriment plus de sensibilité que bien des femmes. Ce qui me semblait intéressant, avec Mathilde, c’est qu’elle déploie une grande énergie à nier ses peurs, à mater ses sentiments. Pierre, c’est un mec qui a pris de l’altitude au sens propre comme au sens figuré et qui a un rapport charnel à la nature. Il a les idées claires, il est en paix avec ses émotions, ce qui n’est pas le cas de Mathilde. Dans le fond, je me sens plus proche de Pierre 😉.  Même si j’ai une grande tendresse pour Sénéchal et que j’ai envie de lui donner un coup de pouce pour qu’elle réussisse à franchir une étape.

GVL : Quel plaisir est-ce que de recommencer une nouvelle histoire ? Et de créer de nouveaux protagonistes ?

C’est un plaisir, disons… masochiste ! On repart de zéro. C’est excitant et angoissant. Mais, même avec Leoni, j’éprouve ce sentiment. Et j’ai l’impression que ça empire.

GVL Dis-moi, pourquoi le polar Elena ? Pourquoi avoir choisi ce mode d’expression ?

– Parce que c’est ce que j’aime lire. Je ne suis pas fan du lapin, tu vois, et c’est peut-être une coïncidence, mais je n’en cuisine jamais. 😉

Au sujet du Polar, j’ai en mémoire une phrase de Michèle Witta qui disait « un polar c’est un roman où un délit est commis ». La définition me plaît car elle est ouverte, généreuse. Elle inclut tous les grands « classiques » qui m’ont fait vibrer.

Justement, puisque Michèle Witta a été et reste mon mentor,  je me permet une dernière question.  C’est du roman policier, mais c’est avant tout de la littérature et ta plume en est la preuve. Alors quand on a l’écriture que tu as, ne pourrait-on pas passer à de la littérature blanche comme on la nomme ?

– Je vais où mes personnages et ce que j’ai envie de raconter me portent. Pour le reste, la question du genre, c’est juste histoire de savoir où l’on va ranger les livres. Les étiquettes n’engagent que ceux qui les collent. Il y a probablement un domaine où je n’irai jamais, c’est celui de l’autofiction. Je ne suis pas assez égocentrée pour ça.

GVL : En fait, Eléna, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

En poésie ou en littérature, il y a des passages où chaque mot est juste et à sa place. À la lecture, une porte s’ouvre. Derrière, il y a une « vérité » ou une émotion. Quelque chose qui se refusait à vous et qui soudain devient évident. C’est magique. Comme la cuisine de Mémé Angèle et l’amour qu’elle y mettait.

Merci  beaucoup Elena pour cette première interview qui, je te l’avoue, m’a impressionnée. J’aurai aimé te poser un tas d’autres questions mais je sais ton temps précieux. Cependant un jour il faudra que tu me parles de ton boulot de scénariste, hein ?

– Merci à toi, Geneviève, d’avoir été là dès le début et d’avoir cru en moi. Pour la suite, c’est quand tu veux.

Rhoooo chanceuse que je suis !

Aussi chères lectrices et chers lecteurs, vous pouvez, si vous le souhaitez, retrouver les tous derniers polars d’Eléna.

ICI : Comme un long échos chez Fleuve éditions

Là : Un corse à Lille chez Au delà du raisonnable 

Et là  : Aux vents mauvais chez Au delà du raisonnable.

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Avis d’Expert : Dossier n°12 : une histoire des investigations criminelles. Episode 2


Avis d’Expert : Dossier n°12 : une histoire des investigations criminelles.

Episode 2

 

Dans l’Episode 1 nous nous sommes intéressé à la naissance et développement de la médecine légale…

A quelle époque a-t-on commencé à se pencher sur les cadavres afin de déterminer la cause de leur décès? Depuis quand cherche-t-on à savoir, dans le cas d’un décès brutal, si la cause est naturelle ou provoquée par un ou plusieurs individus?

Nous nous étions arrêté au moyen-âge.

Aujourd’hui nous poursuivons nos investigation

Mais vous pouvez retrouver l‘Episode 1 ICI

3- Les temps modernes: avancées de la médecine légale:

Pourtant, c’est incontestablement au cours du 16 ème siècle que s’érigent, partout en Europe, les
fondements institutionnels et scientifiques de la médecine légale moderne.

Dans le Saint-Empire romain germanique, le Code Criminel, rédigé entre 1530 et 1532 sous l’impulsion de Charles Quint, impose un témoignage médical en cas de procès criminel. L’article 147 de ce code stipule que « lorsque quelqu’un aura été frappé, et qu’il meurt là-dessus après quelque temps, en sorte qu’il devienne douteux, si les coups reçus ont causé la mort ou non; dans ces cas, on produira des témoignages convenables de part et d’autre, ainsi qu’il a été dit au sujet des preuves; l’on y doit employer spécialement ceux qui sont expérimentés dans la Chirurgie, et autres personnes qui ont connaissance de la manière dont le mort s’est conduit après la batterie, en indiquant l’intervalle du temps qu’il y a eu entre les blessures et sa mort: les Juges doivent dans ces sortes de jugements recourir au Conseil des Gens de Loi, comme il sera dit à la fin de cette ordonnance. » L’article 149 précise: « Et afin de parvenir à l’examen, et à la connaissance suffisante des différentes blessures dans les cas susdits, dont on pourrait manquer après que la personne tuée serait enterrée, le Juge accompagné de deux Assesseurs, du Greffier, d’un ou de plusieurs Chirurgiens, au cas que l’on puisse les avoir, et auxquels on imposera le serment à cet effet, doit prendre avec soin l’inspection du cadavre avant qu’il soit enterré, et faire dresser exactement un procès-verbal de la visite des blessures, des coups et contusions qui s’y trouveront. » ( Les secrets des grands crimes de l’histoire, Philippe Charlier).

Les pionniers:

Paolo Zacchias (1584-1659), médecin italien, fut le premier à définir la médecine légale dans son ouvrage en neuf tomes intitulé Quaestiones medico-legales, ouvrage édité jusqu’à la fin du 18 ème siècle. Il y abordait des thèmes tels que les fautes professionnelles des médecins ou l’éthique médicale. Partisan d’une autorité accrue des médecins, il avait pour méthode, dans les affaires judiciaires, l’établissement d’une chronologie médicale. Médecin des papes Innocent X et Alexandre VII et conseiller juridique de la Rota Romana, deuxième tribunal ecclésiastique de l’Eglise catholique, ses opinions étaient loin d’être objectives.

En Angleterre, le médecin Thomas Brown, souvent considéré comme un précurseur de l’archéologie médico-légale, découvrit en 1658 la formation de l’adipocire, substance cireuse qui apparaît dans les cadavres en décomposition, analysée par nos légistes afin de déterminer la date de la mort.

La même année, à l’université de Bologne, Marcello Malpighi, professeur d’anatomie, décrivit avec minutie les crêtes et les spirales des empreintes digitales, mais sans percevoir leur caractère unique et donc leur possible application en vue de l’identification d’une personne.

Ambroise Paré (1509-1590): chirurgien-barbier des armées, Ambroise Paré est considéré avec raison comme le père de la chirurgie moderne, tant sa contribution dans le traitement des blessures par armes blanches et par armes à feu est considérable. Vers 1575, le chirurgien français initia, dans ses Livres de Chirurgie, les premières véritables notions de médecine légale en France. S’intéressant particulièrement aux lésions traumatiques, il introduit les problèmes de responsabilité, de balistique et d’imputabilité des causes de décès. La nouveauté de ce traité est sa présentation claire et intelligible pour les non-initiés, ainsi que l’insistance de son auteur sur la notion de probité dont les médecins doivent faire preuve.
Pour attester de son art, voici comment il propose la description et l’écriture du rapport d’examen d’u enfant mort étouffé. A ce jour, il n’y a rien à redire à ce tableau clinique: « Il y a une grande apparence que le petit enfant mort aura été étouffé par sa nourrice, qui se sera endormie sur lui en l’allaitant, ou autrement par malice, si ledit enfant se portait bien, et ne se plaignait de rien auparavant; s’il a la bouche et le nez pleins d’écume; s’il a le reste de la face non pâle et blafarde, mais violette et comme de couleur pourpre; si ouvert, est trouvé avoir les poumons pleins comme d’air écumeux. »
Inventeur de nombreux instruments de chirurgie, c’est lui qui introduisit une nouvelle façon de cautériser les plaies en utilisant un mélange fait de jaune d’œuf, d’huile rosate et de térébenthine au lieu de l’huile bouillante ou du fer rouge utilisés précédemment; il préconisa également de ligaturer les artères lors des amputations, sauvant ainsi la vie de nombreux soldats.

Les microscopes: si importants en médecine légale, les microscopes apparurent à cette époque.

Le premier fut conçu en 1590 par le lunetier néerlandais Hans Janssen. En 1628, Christoph Scheiner, professeur d’hébreu et de mathématiques allemand, améliora le microscope composé, prototype des microscopes modernes. Mais c’est en 1670 que vit le jour une importante innovation mise au point par le savant amateur hollandais Anton van Leeuwenhoek. Né à Delft en 1632, commença sa carrière comme apprenti dans une boutique de tissus et d’articles de mercerie. Souffrant de devoir compter les fils à l’aide d’une loupe faiblement grossissante, il était bien décidé à mettre au point un instrument plus puissant de façon à mieux exécuter son travail. Ainsi, le jeune Anton apprit seul à polir les lentilles et créa une nouvelle façon d’accroître la courbure du verre. Il obtint ainsi le plus fort grossissement de son époque.

Les tissus furent remisés et Anton van Leeuwenhoek fabriqua de magnifiques instruments en or et en argent munis d’une unique lentille de très courte focale. Les performances de ses instruments dépassèrent de loin celles des microscopes de son époque, ce qui lui permit de rentrer dans l’Histoire.

4- Le 19 ème siècle: l’avènement de la médecine légale:

Comme nous l’avons vu précédemment, la médecine légale était un domaine scientifique reconnu mais sans spécialités définies. Ainsi, depuis la loi du 14 frimaire an III ( décembre 1794), chaque faculté de médecine possédait une chaire de médecine légale, mais celle-ci ne se développera qu’au rythme des avancées scientifiques qui vont jalonner le cours du 19 ème siècle: invention de la microscopie de pointe, de la toxicologie et de la radiologie.
En Grande-Bretagne, la nouvelle organisation des enquêtes criminelles, liée à l’expansion du système policier et judiciaire, survenue à la fin des années 1800, permit l’essor de la médecine légale. Dès 1860, on commença à utiliser la photo sur les scènes de crime. De réels efforts furent accomplis partout en Europe dans la standardisation de la collecte des indices et des preuves.
A Paris, Haussmann fait construire une morgue où œuvrent des légistes autopsieurs, bâtiment situé sur la pointe en amont de l’île de la Cité, doté d’une architecture très classique. Longtemps, il fut l’un des lieux les plus fréquentés de la capitale; en effet, on vient visiter en famille les cadavres des anonymes étendus sur les douze tables en marbre noir, disposées en pans inclinés. Les corps, auxquels on a laissé leurs dessous par pudeur, et dont les effets personnels sont suspendus à un crochet juste à côté, sont exposés pendant trois jours, sans aucun moyen de conservation !! Seule une vitre les sépare de la foule des visiteurs. Le but de cette macabre exposition était de permettre l’identification des corps sans nom.

The Morgue at Paris. The Last Scene of a Tragedy. — Image by © CORBIS

5- L’avènement des laboratoires:

En 1910, Locard, professeur de médecine légale, aménage dans les combles du palais de justice de Lyon le premier laboratoire de police scientifique au monde. Les spécialistes qui y travaillaient utilisaient les meilleures méthodes scientifiques de l’époque, notamment la microscopie et la photographie.
En 1923, fut créé par August Vollmer, qui avait précédemment mis sur pied l’école de criminologie de l’université de Californie, à Berkeley, le premier laboratoire de police des Etats-Unis installé au Los Angeles Police Department.
Quant au premier laboratoire américain privé, il fut inauguré en 1929 à la Northwestern University
d’Evanston, dans l’Illinois, dans des circonstances pour le moins surprenantes. Tout commença lorsque le Dr Calvin Goddard, co-inventeur du microscope de comparaison, se pencha sur ce qui fut appelé par la presse le « massacre de la Saint-Valentin », un des épisodes de la guerre des gangs qui ensanglantait les rues de Chicago. Le 14 février 1929, les hommes d’Al Capone, déguisés en policiers, prirent au piège et tuèrent sept membres de la bande de George « Bugs » Moran. Les enquêteurs retrouvèrent sur la scène du crime pas moins de 200 douilles de balles de mitraillettes. Goddard les examina au microscope et découvrit qu’elles ne correspondaient pas aux projectiles utilisés par la police. Cette révélation incita cette dernière à faire une descente au domicile d’un membre du gang de Capone, où furent saisies des armes qui
permirent à Goddard d’établir une corrélation avec les douilles recueillies. Deux hommes d’affaires, qui avaient fait partie du jury lors de l’enquête, et très impressionnés par le fabuleux travail fourni par Goddard, apportèrent les fonds nécessaires à la création du Laboratory Corporation, inauguré en 1929, et qui, dès l’année suivante, s’intitula Scientific Crime Detection Laboratory.
Quelques années plus tard, en 1932, le United States Bureau of Investigation créa à Washington son propre laboratoire de police scientifique qui, dès la première année, procéda à plus de 1000 examens médico-légaux. Fort de ces résultats, il fut installé, en 1933, dans des locaux plus vastes et fut appelé Division of Investigation. En 1935, il changea de nom une ultime fois pour s’appeler Federal Bureau of Investigation: le fameux FBI. Dès 1942, le laboratoire disposa d’une grande autonomie au sein même du FBI. Ses agents furent ravis de découvrir que de l’autre côté de la rue, dans les locaux de la Smithsonian Institution sévissait une équipe de « détectives des os », anthropologues qui travaillaient sur la plus importante collection du monde de squelettes humains. Ces derniers collaborèrent bien volontiers avec les membres du nouveau laboratoire, notamment pour la différenciation entre ossements animaux et ossements humains, contribuant ainsi à l’essor de l’anthropologie judiciaire.
En Grande-Bretagne, le Forensic Science Laboratory fut créé au sein de la Metropolitan Police, en 1935, nom qu’il conserva jusqu’en 1996, date à laquelle il intégra le Forensic Science Service.
6- Les progrès récents: Les constantes améliorations des tests d’ADN permettent des analyses à la fois plus rapides et plus précises. Parmi les innovations majeures de ces dernières années, figurent l’ADN mitochondrial (ADNmt) qui permet de remonter la lignée maternelle; les recherches d’ADN à l’échelle familiale pour retrouver des parents; la réaction en chaîne par polymérase qui amplifie les échantillons (voir article Dossier n°5 de ce blog); le « DNAboost » qui améliore les échantillons médiocres; l’invention d’instruments et d’appareils plus perfectionnés, comme le labopuce miniaturisé.
Ainsi, l’avenir des usages médico-légaux de l’ADN semble sans borne, bien que des pas de géants aient déjà été accomplis, comme le projet « Génome Humain » qui a permis, en 2003, d’identifier tous les gènes de l’ADN humain. « L’analyse génétique médico-légale n’est pas une technique unique mais un essaim de techniques fondé sur la vaste étendue du génome humain », a déclaré le Dr Lee, expert judiciaire.
Des avancées techniques impressionnantes ont également été réalisées dans d’autres secteurs telle que la reconstitution en 3D d’une scène de crime par ordinateur, permettant aux enquêteurs de s’y mouvoir comme s’ils s’y trouvaient réellement. Du côté des empreintes digitales, exit le pinceau à poudrer de nos grands-pères. Désormais, les experts ont à leur disposition plus de 250 produits chimiques.
Une nouvelle génération de lasers portables permet une collecte accélérée des indices. Ce système de troisième génération à pompage optique, contrairement au laser traditionnel, peut déceler des traces dans des conditions très difficiles ou sur des matières poreuses comme le papier ou la pierre .

Vous pouvez retrouver l’épisode 1 de cet avis d’expert 12 ICI

 

Avis d’Expert : Dossier n°12 : une histoire des investigations criminelles. Episode 1


Dossier n°12 : une histoire des investigations criminelles.

Episode 1
Naissance et développement de la médecine légale…A quelle époque a-t-on commencé à se pencher sur les cadavres afin de déterminer la cause de leur décès? Depuis quand cherche-t-on à savoir, dans le cas d’un décès brutal, si la cause est naturelle ou provoquée par un ou plusieurs individus?

1- Criminalistique dans le monde antique:

Les historiens savent depuis longtemps que les civilisations antiques utilisaient les empreintes digitales,que ce soit pour des affaires juridiques ou commerciales, à des fins d’identification, notamment les Babyloniens qui pressaient leurs doigts sur des tablettes d’argile.
Du plus loin que remonte la mémoire de l’homme, des témoignages de peines légales à l’encontre deceux qui ont tué, mutilé ou blessé d’autres personnes sont attestés. Mais l’attribution de sanctions nepouvait se faire sans la mise en évidence de lésions corporelles au moins par un examen externe du corps.
On peur coter, en guise d’exemples, les textes de loi hindous, Dharma-sutras et Dharma-sastras entre 600 avant notre ère et 600 après; ou les Sumériens avec le code Ur-Nammu, rédigé vers 2100 avant J.C., et les Babyloniens avec le code Hammurabi rédigé lui vers 1750 avant J.C.
Vers 200 avant notre ère, les princes chinois utilisaient l’empreinte de leurs pouces pour authentifier les documents importants qu’ils adressaient aux administrateurs de leur Etat. Quelques siècles plus tard, le marchand Suleyman précisait que les empreintes digitales d’un débiteur, apposées sur une facture, constituaient une preuve légale de la dette contractée.
Erasistrate, médecin grec ayant vécu de 310 avant J.C. à environ 250 avant J.C., fondateur d’une école d’anatomie à Alexandrie, mit au point le premier détecteur de mensonge. En effet, il constata que le pouls de ses patients s’accélérait quand ils mentaient !! D’ailleurs, dans le but de comprendre comment le corps humain fonctionne, et non pour élucider des morts suspectes, il pratiquait des autopsies; il disséqua même un cerveau humain et fut à deux doigts de découvrir la circulation sanguine !!
Les anciens Égyptiens accordaient une grande importance aux preuves produites lors des procès, au point que des spécialistes étaient chargés d’examiner ces documents. Lors d’une affaire de propriété foncière, des enquêteurs falsifièrent des documents. Le requérant, un certain Moïse, fit venir des témoins qui attestèrent que son père avait bien cultivé la parcelle en question et s’était acquitté de l’impôt, car les tribunaux égyptiens accordaient plus de valeur aux témoignages qu’aux documents. Il pouvait même arriver que les juges se déplacent sur une scène de crime afin de recueillir des éléments probants, amenant avec eux l’accusé afin qu’il soit interrogé sur les lieux même de son forfait.
Les Romains approfondirent les connaissances héritées des Grecs en matière d’anatomie en les
appliquant au meurtre. C’est ainsi qu’en 44 avant J.C., le médecin Antistius procéda à un examen du cadavre de Jules César, assassiné pendant une session du Sénat. Malheureusement, on ignore les détails de cet examen, notamment s’il y eut ouverture du corps ou une simple inspection externe avec sondage des plaies à l’aide d’un stylet. Par contre, on sait avec certitude qu’Antistius conclut que seul un coup sur les 23 reçus fut fatal au général romain, sans que l’on sache quel organe vital fut touché. Vers la fin du premier siècle de notre ère, les Romains introduisirent au tribunal l’usage des preuves relevées sur les lieux d’un crime. Ainsi, l’orateur Quintilien parvint à prouver que des empreintes palmaires ensanglantées avaient été apposées dans le seul but d’incriminer un aveugle en lui faisant porter la responsabilité du meurtre de sa mère.
Pour autant, les autopsies, telles que nous les pratiquons de nos jours, n’étaient pas courantes. On se contentait souvent d’écarter les bords des plaies profondes afin de visualiser les organes ainsi mis à nu.
Par contre, l’exposition, publique ou non, des corps afin d’observer les lésions traumatiques, la vérification de l’identité d’un défunt par reconnaissance faciale ou de signes distinctifs (tatouages, cicatrices, bijoux…) étaient couramment utilisées, notamment pour Scipion l’Africain, mort brutalement en -183 à Linterne, en Campanie, ou pour le général Germanicus, probablement empoisonné en 19 après J.C. près d’Antioche.

2- Criminalistique au Moyen-Age:

Le premier exemple de l’utilisation d’insectes dans le but de démasquer un criminel eut lieu en Chine, au 13 ème siècle. Dans un village, la victime fut retrouvée poignardée sans que personne n’avoue ce crime. Sun T’zu, l’enquêteur, connaissant la faculté des mouches de détecter des odeurs non décelables par les humains, demanda à tous les villageois d’apporter leurs serpes et de les poser sur le sol. Bientôt, les incestes, attirés par d’infimes traces de sang et de tissus humains, se rassemblèrent sur l’une des serpes, permettant à Sun T’zu d’accuser le propriétaire de l’outil qui avoua. Ce compte-rendu fut inscrit dans le premier rapport écrit faisant état de l’usage de connaissances médicales lors d’une enquête criminelle: Xi Yuan Ji Lu (recueil de cas d’injustices redressées) rédigé en 1247 par Song Ci (1186-1249), un haut magistrat chinois. Cet ouvrage, précurseur dans le domaine de la médecine légale, connut un vif succès pendant plusieurs siècles.

Preuves médicales au tribunal: Si, comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, des preuves médicales furent parfois utilisées devant les tribunaux de l’Antiquité, ce n’est qu’au 13 ème siècle qu’elles furent acceptées dans les affaires judiciaires du nord de l’Italie. En effet, de nouvelles lois permirent que des experts médicaux soient désignés afin de conseiller les tribunaux, et des règles furent établies quant aux qualifications nécessaires pour devenir expert. Ainsi, les chirurgiens médicolégaux virent leur profession reconnue, et des nominations de spécialistes intervinrent dans divers services de police.

Opium et vin: A Bologne, Hugues de Lucques, chirurgien auprès des Croisés, fonda l’école de chirurgie de l’université de Bologne. Il y introduisit l’idée d’utiliser le vin pour nettoyer les plaies. Il devint un expert médico-légal en 1249. Son fils et disciple, Théodoric de Lucques, enseigne également à Bologne.
Il introduisit l’usage d’éponges imbibées d’opium comme anesthésiant.
Les dissections: Bien qu’en 1302, Bartolomeo de Varignon ait effectué une autopsie médico-légale afin de s’assurer que le noble du nom d’Azzolino avait bien été assassiné, on pratiquait bien peu d’autopsies au Moyen-Age, principalement en raison de la croyance de l’Eglise en la résurrection des corps. Ainsi, les papes interdirent les dissections et menacèrent d’excommunication ou de mort quiconque se permettait de « maltraiter les morts ».

Pourtant, lorsque certains médecins, bravant l’interdit papal, effectuaient des autopsies, notamment dans les écoles de médecine de Bologne, Padoue ou Montpellier, c’était la nuit, l’hiver et le plus vite possible. Officiellement, les praticiens disséquaient des porcs uniquement dans le but de faire progresser l’anatomie et de comprendre le fonctionnement du corps humain, ainsi que de valider ou d’invalider le savoir transmis par les savants de l’Antiquité, mais nullement d’enquêter sur les causes de la mort.
Braver les interdits: malgré tout, ainsi que l’atteste le Registre criminel du Châtelet de Paris dont voici un extrait tout à fait savoureux, médecins, chirurgiens et matrones ( sage-femmes  spécialisées dans l’examen des femmes déclarant avoir été violées ou dépucelées contre leur consentement) interviennent régulièrement : « Le 14 juin 1338, on expose sous l’orme, au lieu accoutumé, pour montrer au peuple, et au mire juré de la cour, le cadavre de Huguelin, trouvé noyé au puits de Leberruier; maître de Largentière, après visite, ne trouve aucune plaie mortelle, de nécessité, était mort pour cause du fait de choir dans le puits, où il était retrouvé, par quoi la cervelle lui était émue et froissée. » ( Les secrets des grands crimes de l’histoire, Philippe Charlier).

Les experts médiévaux: Néanmoins, le droit coutumier autorisera les médecins, barbiers et chirurgiens à participer, chacun dans son domaine de compétences, à des expertises afin de déterminer le caractère létal ou non de lésions traumatiques, expertises attestées, dès le 13 ème siècle, en Normandie, dans le Maine, dans le royaume franc de Jérusalem, ainsi qu’au Châtelet, siège de la Prévôté de Paris, où les chirurgiens jurés prêtent serment en prenant possession de leur charge.

En Chine: à la même époque, le Hsi Yuan Lu, précis chinois à l’usage des « inspecteurs de cadavres », donne un descriptif de l’examen corporel des victimes. Ainsi, une grande attention est apportée à l’inspection de la peau et des orifices tels que narines, bouche, yeux, etc…La classification des maladies, fondamentalement différente de la classification occidentale, se focalise principalement sur les empoisonnements et les ruptures d’équilibre entre les différentes forces au sein de l’environnement de l’individu.

Voici donc la fin de ce premier épisode passionnant concocté par Cathie notre Expert.

En attendant le deuxième épisode, ce soir, je vous propose le petit + de Collectif Polar, et à très vite pour la suite….

Le petit + de Collectif Polar

 

Les secrets des grands crimes de l’histoire, Philippe Charlier. Paru le 23 mars 2012 à la Librairie Vuibert dnas la collection, Les secrets de.  19€50 ;  (277 p.) ; 22 x 15 cm

Les crimes du passé n’ont pas révélé tous leurs secrets…

Saint Thomas Becket, Henri IV, Lincoln, Nerval, Zola… L’Histoire regorge de morts violentes ou suspectes, mais… Crime ou pas crime ? L’identité du responsable ? Les circonstances du décès ?

L’enquête policière a dû, dès l’Antiquité, s’associer les services de médecins et de chirurgiens pour tenter d’apporter une réponse à ces lancinantes questions. S’il a longtemps fallu se contenter de méthodes scientifiquement peu élaborées, aux résultats approximatifs, les techniques médico-légales actuelles nous permettent enfin de remonter le temps. En authentifiant le crâne d’Henri IV ou les viscères d’un Médicis, en démontant le rapport d’autopsie de Charles XII de Suède, en replongeant dans le récit des témoins de l’assassinat de Jean sans Peur et en confrontant les archives existantes sur le coup de feu qui blessa Rimbaud, Philippe Charlier, le « médecin des morts », revisite quelques-unes des grandes pages de l’histoire du crime. Suivons-le dans ces captivantes contre-enquêtes, qui font la part belle aux pièces authentiques, dont certaines sont reproduites ici pour la première fois.

P. Charlier enfile ses gants de médecin légiste et paléopathologiste et propose une relecture scientifico-policière de l’histoire : d’Henri IV à Trotski, de Jean Sans-Peur à Jean Jaurès.

Philippe Charlier est maître de conférences en médecine légale au CHU de Garches et chercheur au laboratoire d’Éthique médicale (Paris V). Ses derniers patients sont Agnès Sorel, Diane de Poitiers, Henri IV, Foulque Nerra III… mais aussi deux jeunes enfants de Toutankhamon. Il est l’auteur de Médecin des morts, Fayard (2006), et du Roman des morts secrètes de l’Histoire, Le Rocher (2011).

Et pour finir un de nos polar historique Coup de coeur

 Le lecteur de cadavre

Le lecteur de cadavre de Antonio Garrido. Traduit de l’espagnol par Nelly et Alex Lhermillier. Rééditer en poche le 3 juin 2015 chez Le livre de poche. 8€60 ; (754 p.) ; 18 x 11 cm.

Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite soeur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des «champs de la mort» et il est accepté à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s’il échoue, c’est la mort. C’est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l’époque médiévale, la haine côtoie l’ambition, comme l’amour, la mort.

Mon petit billet sur Le lecteur de cadavre ICI

 

La suite de cet article, Dossier 12 episode 2 ICI

 

Ces dames du noir : Papotage avec Caroline Noël. Tome 2


Bonjour et heureuses nous sommes de vous retrouvez pour poursuivre notre papotage Caroline et moi.

Mais où en étions-nous ?

Ah oui, je te demandais Caroline comment tu es rentrée dans l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse ? Et qu’est ce qu’est ce Festival ?

Et je te répondais chère Geneviève :

« Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom FSN). L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

FSN, c’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Alors dis moi Caroline. Qu’elle est ton rôle dans cette organisation ?

On est une petite équipe, chacun a son rôle bien entendu mais tout le monde est invité à s’exprimer sur tout type de sujet. Il y a une bonne ambiance dans nos réunions de travail.

Cette année, c’est une première pour moi, alors d’abord j’observe. Et puis, avec un regard neuf, je propose de nouvelles idées, j’aide à la communication et aux relations presse, je m’occupe des animations enfants (parce que si on arrive à intéresser les enfants à la lecture, la relève est assurée) et surtout je fais partie du comité de lecture du 1er Prix du Festival Sans Nom !

Y a-t-il une association autour de ce festival ?

C’est l’association Festival Sans Nom qui organise le Festival Sans Nom. Elle a été créée à cet effet.

 

Participes-tu à la programmation du festival ? Au choix des auteurs invités ?

Je suis arrivée en cours d’année, la liste des auteurs invités était déjà bien avancée. Puis la liste s’est agrandie. Et j’ai déjà quelques idées pour l’année prochaine 😉

Oui bien sûr je participe à la programmation du Festival avec toujours le même objectif : reconduire ce qui a bien fonctionné les années précédentes, améliorer ce qui peut l’être et toujours proposer des idées originales pour intéresser de nombreux visiteurs !

Peux-tu me dire comment se répartissent les rôles au sein de l’équipe dirigeante.

Certains sont plus en relation avec les auteurs et le milieu de l’édition, d’autres s’occupent du budget, d’autres encore sont en charge des relations partenaires (entreprises locales et acteurs du livres dans la Région), des lieux du Festival, des animations… ; sans oublier ceux qui réalisent les visuels (affiche, marque-page, etc…) pour nous permettre de donner une image originale (et effrayante aussi j’espère) du Festival.

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom, Le Festival Sans Nom

Le Festival Sans Nom a été inspiré du Livre Sans Nom, le best-seller américain écrit par un anonyme, édité en France par Sonatine (partenaire historique du Festival) et avec leur aimable autorisation.
Ce qui me plait dans ce nom, c’est son côté énigmatique, comme l’ambiance qui prime souvent dans les romans policiers.

GVL : Comment prépare-t-on un salon ?

On se réunit régulièrement pour définir les points clés : dates, auteurs, lieux, animations, budget, partenaires, nouveautés, etc… On anticipe au maximum tout ce sur quoi on peut travailler en amont et plus l’échéance approche, plus on affine. On précise, confirme, vérifie, corrige, édite, imprime… pour être au top le jour J !

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Il y a des partenaires historiques et des nouveaux chaque année. Ville de Mulhouse, libraires, entreprises locales, radios, etc… La liste est à jour ici : http://www.festival-sans-nom.fr/partenaires/

Il est surtout question de visibilité en l’échange de services ou d’apports financiers. L’idée c’est d’unir les compétences locales pour offrir un événement à la hauteur. Si déjà les auteurs se déplacent à Mulhouse, on se doit de les accueillir au mieux et d’offrir aux visiteurs un Salon de qualité.

GVL : Comment on le finance ?

Le budget, qui s’élève à 60.000€, relève surtout de partenariats privés auxquels s’ajoute une subvention de la ville de Mulhouse.

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Je suis impatiente ! Impatiente de rencontrer les auteurs, de voir le rendu final de ce que nous aurons préparé et de voir si la programmation plaira aux visiteurs-lecteurs. Le Festival Sans Nom a pour vocation de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs passionnés. Il promeut la lecture avec énergie et je trouve que c’est une bonne chose. Hâte de voir aussi quelles animations plairont le plus.

A titre plus personnel, je me réjouis d’assister aux conférences-rencontres pour écouter les auteurs parler de leur expérience, pouvoir parler avec eux, et puis les féliciter aussi pour le plaisir qu’ils nous procurent à la lecture de leurs romans.

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Je dirais que pour préparer au mieux le Festival, il faut être disponible (pour se réunir et travailler ensemble), organisé, force de proposition et optimiste.

Entre les réunions, j’avoue, j’y pense tout le temps ! Chaque fois que je lis un livre qui me plait, je me demande si l’auteur pourrait être invité l’année prochaine. Quand je visite des Salons (qu’ils soient littéraires ou non), je me note des idées de bonne pratique à reproduire. Et puis je suis très à l’écoute de l’actualité littéraire.

GVL : Comment choisit-on les auteurs invités ?

Nous invitons des auteurs qui font l’actualité du roman policier, ceux qui ont un nouveau titre paru récemment, les plus connus aussi et ceux qui sont en lien direct avec notre thématique phare. Cette année, nous mettons les faits divers à l’honneur donc serons présents les auteurs qui sont en affinité avec ce thème. Evidemment, nous avons une part d’auteurs régionaux avec qui il est intéressant d’échanger car ils connaissent bien le coin.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

Entre les arrivées/départs/logement/repas des auteurs et les livres à commander, sans compter l’aménagement des lieux de dédicaces et autres animations, l’organisation du Prix (et de sa remise officielle), la présence des bénévoles (sans oublier le bar pour se désaltérer), la logistique est énorme ! Mais ça se passe bien (enfin je crois puisque je n’y ai encore jamais participé).

En deux mots : on anticipe !


GVL : En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Et je crois que tu sais tout !
Je pourrais préciser que, n’étant pas originaire de Mulhouse, cette aventure m’a permis de m’intégrer dans la ville. J’ai rencontré des personnes très sympathiques, découvert de nouveaux auteurs et je suis heureuse de participer à ma façon au dynamisme de ma ville. Pour l’instant, il n’y a que du positif !


GVL : Que penses-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Avant, sans vouloir être désagréable, j’avais l’impression que le polar était peu considéré, comme un «sous-genre» de roman. Comme si ceux qui lisaient des polars étaient des lecteurs moins aguerris que ceux de la littérature blanche.

Depuis dix/quinze ans, les choses ont radicalement changé. De nouveaux auteurs sont apparus (des femmes aussi, beaucoup) et ils ont réussi, en imposant un style et des codes à imposer le roman policier comme un «vrai» genre de roman. D’ailleurs, parmi les meilleures ventes, chaque année on retrouve des auteurs de romans policiers dans les dix premiers.

D’autant que, je ne suis pas une experte mais, entre les romans noirs et les thrillers, il y a une telle variété de choix pour plaire à autant de lecteurs différents ! Je crois que l’essentiel est d’avoir une bonne histoire, crédible et bien écrite.

Il y a quelques jours a été dévoilée la première liste des romans sélectionnés pour le Goncourt et parmi eux, j’ai vu qu’il y avait Summer de Monica Sabolo. Peut-être que cette année le Prix Goncourt récompensera un roman policier, qui sait ?


GVL : Ton écrivain préféré et un romans de lui que vous nous conseillez ?

J’ai plein d’écrivains préférés ! Mais ma révélation de cette année, c’est Mathieu Ménégaux. Je l’ai découvert avec son nouveau roman, Un fils parfait, paru en début d’année. Et j’ai été littéralement subjuguée par son premier, Je me suis tue.
Ses intrigues sont terribles, sa plume est vive et aiguisée et le déroulement de ses livres et, à l’image du cheminement de l’état d’esprit qu’il retranscrit, magistral.
C’est simple, je n’ai qu’une hâte : le lire à nouveau !

GVL : Ton écrivain polar préféré, le livre de lui que tu préfères et 3 autres romans de lui que tu nous conseilles ?

Quand j’ai commencé à lire, j’ai dévoré tous les livres de Mary Higgins Clark (mon préféré étant Recherche jeune femme aimant danser). J’ai eu ma période Millénium, puis Harlan Coben et Jo Nesbo. J’ai une affection particulière pour Guillaume Musso (voir question suivante sur l’anecdote).

Mais mon écrivain de polar préféré est… Fred Vargas !
J’adore son écriture, ses intrigues sont toujours bien ficelées, les enquêtes complexes et on s’instruit (c’est une lecture de polar intelligente). Et puis surtout, j’adore le flegme du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et ses méthodes d’investigation peu communes qui déstabilisent sa brigade qui est pourtant comme une seconde famille. Danglard, Retancourt, Veyrenc et même Mercadet, je les trouve tous très attachants et je suis heureuse de les retrouver à chaque nouveau roman.
J’aime le côté énigmatique de l’auteure elle-même.

Je n’ai pas lu tous ses titres, mais mes préférés sont Pars vite et reviens tard (dont l’adaptation cinématographique avec José Garcia est assez réussie je trouve), Sous les vents de Neptune, Dans les bois éternels et, plus récent, Temps glaciaires. Une valeur sûre.

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

En 2004, jeune mariée, je pars en vacances avec mon mari et un bouquin qui vient de sortir. En lisant le roman, le prénom du personnage principal me plait beaucoup et je me dis que si j’avais un fils un jour, je pourrais l’appeler ainsi : Nathan.
Mon mari lit le livre à ma suite, on parle du bouquin bien sûr et puis on en vient vite au prénom. On se dit qu’il nous plait bien.

Trois ans plus tard, vient au monde notre premier enfant, c’est un garçon. Malgré nos recherches incessantes de jeunes parents, nous n’avons jamais trouvé mieux. Comme une évidence, notre ainé s’appelle donc Nathan.

Le titre du bouquin ? Et après… de Guillaume Musso 😉

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !
Je lis pour le plaisir de m’évader, rêver, vivre d’autres vies que la mienne. J’aime lire des histoires car elles m’emportent loin de mon quotidien. Alors il n’y a rien que je ne déteste plus que de lire des noms de marques ! Non mais franchement, à quoi ça sert de citer des marques dans des romans ? Qu’est-ce que ça apporte ?… Si ce n’est de leur faire de la publicité gratuite (je n’ose même pas penser qu’elle est rémunérée…) ?
Bref, tu l’as compris, ça m’exaspère…

Oui, oui je crois que j’ai bien compris là, dons tu ne prendra pas un verre de …. Non pas frapper ! Sinon ! Merci pour ces quelques confidences, Caroline ce fût un plaisir que de te découvrir à travers cette échange.

Merci à toi de m’avoir donné la parole Geneviève. Hâte de te rencontrer en vrai !

Oui moi aussi, et ce sera chose faite le 21 et 22 octobre prochain lors du festival Sas Nom, il me semble ! (Fou rire commun) lol

Et retrouver Caroline sur son blog, Carobookine

 

 

Là-haut les anges de Chris Roy


Le livre : Là-haut les anges de Chris Roy. Parue le 5 octobre 2017 aux Editions Inspire. 20€  ISBN : 978-2-490098-00-2

4e de couv :

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

L’auteur : Chris Roy vit à Paris. Elle est auteur-compositeur.   Pour Chris, tout a commencé au sud de la Loire, les bords de l’Isère, puis l’adolescence en Provence avec les odeurs de garrigue dans les cheveux et le chant des cigales qui entête. Une adolescence riche en découvertes artistiques, danse, livres, poésie et musique. Avec toujours au fond de sa tête, la sensation d’avoir toujours « Un rêve qui veille » comme le dit Eluard, pas forcément défini mais définitivement artistique.

Puis Paris, la Sorbonne, une histoire d’amour avec la capitale, le quartier du Panthéon, la rue Soufflot, le jardin du Luxembourg et le boulevard Raspail, dans les pas de Simone de Beauvoir.

Ensuite, au hasard de rencontres, la découverte du milieu de la musique, Chris chante, compose et écrit, pour elle, mais aussi pour les autres. Elle retarde son rêve d’entrer en littérature pour s’investir dans la production musicale et le développement d’artistes. Les sons et toujours les mots.

Aujourd’hui sociétaire professionnelle de la SACEM, Chris a écrit son premier roman, Là-haut les anges, un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux qui joue avec les codes de la satire sociale et du polar féministe.

 

Le OFF de OPH

 

« Là-haut les anges », un titre bien angélique et doux pour un polar psychologique qui ne l’est pas du tout…

 Avant de rédiger cette chronique j’ai pris des notes et beaucoup réfléchis sur le « comment »… Comment réussir à vous faire comprendre à quel point j’ai eu un coup de cœur pour ce roman, le premier roman de Chris Roy.
On évoque souvent les polars avec les termes « page-turner », « uppercut », des termes forts et violents. De la violence il y en a dans ce roman, une violence sous-jacente, jamais complètement décrite mais en filigrane au fil des pages…
« Là-haut les anges » c’est l’histoire d’un pédophile, amoureux des adolescentes, qui, une fois qu’il les a eu, s’empresse de les jeter dans un sac poubelle, comme un enfant qui aurait cassé son jouet…
C’est l’histoire d’adolescentes en quête d’amour et de reconnaissance qui surfent sur les réseaux sociaux comme Kelly Slater, surfait avec aisance sur les plus belles vagues du monde…
C’est l’histoire de policiers, de leurs sentiments, de leur impuissance face à un tueur intelligent, calculateur, avide de chair fraîche.
C’est l’histoire de parents qui peinent à comprendre leurs ados et de leur douleur face à la perte d’un enfant.
« Là-haut les anges » est un roman ô combien contemporain, criant d’une réalité qui, en tant que maman, m’effraie…
Chris Roy est une artiste et elle nous dépeint en 3D une histoire si authentique qu’elle pourrait malheureusement faire les choux-gras des médias.
Au-delà d’une intrigue bien construite et prenante, sans temps morts, Chris Roy apporte dans un style fluide, recherché mais sans lourdeur, sa réflexion sur les dangers des réseaux sociaux, et plus largement sa réflexion sur notre société moderne tel que la difficulté pour les parents de gérer des adolescents décomplexés en recherche d’identité, de « like » et de « followers » sur facebook, instagram et autres snapchat…  Elle évoque avec une précision surprenante les différents sentiments que ressentent les policiers traitant de ce type d’affaires, la difficulté de faire face à la mort, l’impuissance à identifier l’auteur de ces crimes horribles… Les dialogues entre adolescents sont les mêmes que ceux que je peux entendre chaque jour dans le métro… Et cerise sur le gâteau, elle nous emmène à l’intérieur de la tête de ce « hacker de cœurs d’adolescentes », comme il se décrit lui même,  ses pensées, sa mission, ses sentiments, son intimité qu’il nous délivre au travers des pages de son journal.
J’ai peine à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant il est abouti dans chacun de ses aspects: l’histoire, les personnages, le style…
Je crois que je pourrais vous parler des heures de ce roman sans pour autant vous en dévoiler l’histoire tant il y a de choses à dire, de débats à mener sur les sujets traités.

Extraits:
« Sara sentait que Stan montait en pression. Il avait une telle aversion pour ce genre de délit qu’il s’en rendait parfois malade. La drogue, le racket, les crimes crapuleux, les homicides passionnels, tout ça il pouvait comprendre, mais les viols et les meurtres d’enfants, ça le rendait fou. Sara l’avait même surpris un jour dans la salle des photocopieuses, les larmes aux yeux, après avoir vu des clichés particulièrement infâmes d’une enfant violée et battue par son père. »
« Etre considérée, respectée, vue, c’est tout ce qu’elle demandait.Mais ses parents s’obstinaient à ne pas la comprendre, à ne jamais lui faire confiance. Alors il lui fallait mentir à se déchirer le cœur pour goûter à la vie qui s’offrait à elle. Son amie Eloïse ne souffrait pas de réprimandes comme elle. Elle avait des parents en or pensait-elle, qui lui laissaient une grande liberté. […]  Message de GarçonSwag95: Salut! J’ai jamais fait ça de toute ma life, mais ta photo me parle grave…[…] Une jolie fille comme toi devrait plutôt rire et avoir une vie swag. Jennifer: ah, ah, tu dis ça à cause de ton pseudo? Mais si tu connaissais mes parents, tu saurais que j’ai le seum à chaque heure qui passe. »
 » le bluff, c’est ma spécialité, j’en fais des smoothies: un peu de vrai, un peu de faux, je mixe, et hop!Comme les enfants qui jouent à « on dirait qu’on était fiancés », pour s’amuser à touche-pipi ou autres jeux délicieux de l’enfance.Moi, je l’ai gardé mon âme d’enfant, pas comme vous, qui jouez aux adultes, aux grandes personnes jusqu’à la mort. Quel ennui! A force de vous croire si raisonnables, vous vous oubliez, vous perdez, vous vous emmerdez! Moi je veux jouer, je sais jouer, donc je joue ».

 

En suivant Stan, Sara et leurs collègues, je me suis revue en brigade des mineurs, face aux atrocités que l’on peut rencontrer quand on exerce dans ce type de service; avec Anna, Jennifer, les autres adolescentes et leurs parents, j’ai pris un peu plus conscience des difficultés que j’aurais à gérer en tant que maman d’un futur adolescent,  dans un monde où les réseaux sociaux sont des gourous modernes et dématérialisés, créateurs de popularités mais aussi destructeurs d’individualités. Dans le journal intime du « Hacker de cœurs d’adolescentes » j’ai plongé dans l’horreur d’un esprit malade…

Chris merci pour ce roman qui m’a bluffé. J’ai eu un véritable coup de cœur et il vient de passer numéro 1 dans les romans policiers que je conseillerai…

Vous pouvez vous procurez ce roman ICI sur le site des Editions Inspire

Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec


Le livre : Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec : Une enquête du commissaire Dupin.  Traduit de l’allemand par Amélie de Maupeou. Paru le 3 avril 2014 aux Presse de la cité dans la collection, Terre de France. 21€ ; (372 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket  le 2 avril 2015.  6€95 ; (357 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.

Tous les témoignages – membres du personnel, héritiers, voisins et amis – convergent, lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien récemment muté dans ce bout du monde et en voie d’adoption, suit la piste d’une toile de Gauguin, inconnue jusque-là, et s’adjoint les services d’une ravissante experte en art, pour confondre un assassin qui se rêvait millionnaire.

L’auteur :  Jean Luc Bannalec est né à Bonn , en 1966.  Son vrai nom est Jörg Bong.

Editeur allemand, traducteur, critique littéraire et écrivain, il est, depuis 2008, directeur de la maison d’édition S. Fischer Verlag.

Il a étudié la littérature allemande, la philosophie, l’histoire et la psychologie à l’Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn et à l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main.

Il obtient son doctorat à Francfort sur le concept de l’imagination et les enjeux esthétiques entre la fin du siècle des Lumières et le début du romantisme dans l’œuvre de Ludwig Tieck .

Depuis 1997, Jörg Bong travaille pour S. Fischer Verlag et vit Francfort-sur-le-Main. Il est aussi co-rédacteur en chef du magazine littéraire Neue Rundschau.

En mars 2012, sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec, il publie « Bretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin » (« Microcosme breton – Un cas pour le commissaire Dupin ») qui rentre dans la liste des best-sellers du magazine Der Spiegel. Il connait un véritable succès en Allemagne et le livre se vend à plus de 250000 exemplaires. Il a été traduit en français sous le titre « Un été à Pont-Aven », sorti en France en avril 2014.

Extrait :
« Ce 7 juillet promettait d’être une magnifique journée d’été. L’une de ces belles percées de soleil typiques de l’Atlantique, qui avaient le don de rendre le commissaire Dupin parfaitement heureux. Le bleu du ciel semblait déteindre sur tout. Inhabituellement chaud pour la Bretagne au petit matin, l’air était aussi très léger, transparent, donnant à toute chose une présence claire et précise. Hier soir, encore, régnait une atmosphère de fin du monde. De monstrueux nuages noirs, lourds et menaçants, avaient obstrué le ciel, filant à toute allure tandis que des torrents de pluie s’abattaient en rafales. »

 

Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque.

Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans.

Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur.

Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton.

Allez je me lance !

Ah Pont-Aven et sa fameuse école de peinture. 

Je me suis lancé avec avidité dans cette enquête iodée.  J’ai envié le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère. Dans ce petit coin de paradis où il suit la piste de suspects tout désignés – héritiers gourmands et impatients – après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin…

J’ai aimé cette balade policière en pays bigouden.

Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central. Pierre-Louis Pennec, propriétaire d’un imposant hôtel du centre-ville de Pont-Aven, est retrouvé baignant dans une marre de sang.

La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. En effet Dupin enquête et découvre bientôt que Pennec était en possession d’un Gauguin inédit d’une valeur inestimable, remplacé depuis par une copie. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent…

J’ai aimé ce mélange entre polar régional et guide touristique et culturelle. J’ai plongée dans cette belle bouffée d’air. J’ai suivi avec plaisir les déambulations de ce commissaire attachant. J’ai eu envie de retournée au musée d’Orsay pour revoir les toiles des maîtres de Pont Aven. J’ai surtout eu envie de retournée sur les traces de ces peintres. Comme eux, je suis tombé en amour des paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse. J’ai humé les embruns, senti le vent et le sel marin sur mon visage. J’ai humé la houle du coté de  Port Manec’h entre Aven et Belon. J’ai pris un café à l’Hôtel Marrec.

Oui j’ai fait une belle balade en compagnie du très attachant commissaire Dupin, gourmet et bon enfant. Georges Dupin,un nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée). Mais qui n’a fait furieusement pensé à un autre Georges et à son commissaire. Oui je parle bien ici du commissaire Maigret et de Georges Simenon. Oui j’ai osé la comparaison et aussi j’en profite pour vous conseiller la lecture de ce titre.

Perso je vais poursuivre cette série avec grand plaisir.

A bah tiens, puisque je suis retournée en Bretagne avec Dupin , pourquoi ne ferai-je pas un détour du coté de Concarneau avec Maigret en relisant Le Chien jaune.

 

 

 

Papote d’auteur : l’interrogatoire de James Osmont par Oph


Papote d’auteur. 

Aujourd’hui c’est Oph qui soumet à la question

James Osmont, notre auteur du jour 

 

OPH :  » Hello James,

J’ai rédigé une chronique de ta trilogie psychiatrique il y a peu, trilogie que j’ai adorée ! Du coup, comme d’autres, je me pose des questions sur l’auteur de ces romans atypiques, véritables OLNI… (oeuvre littéraire non identifiée)

-Es-tu prêt à subir mon interrogatoire ?… Promis pas de lampe dans la figure, ni de coup de bottin derrière la tête… 
James : Oh, alors ça ira ! J’ai déjà subi tellement pire !

OPH Ça c’est ce que tu crois ahahah (rire diabolique)

« NDLR : Vous pouvez retrouver La trilogie psychiatrique :  ICI  Régis le 1er tome ; Là Sandrine le tomes 2 ; et Là aussi Dolores, le dernier tome« 

– Comme dans tout bon interrogatoire, commençons par ton identité : qui est James Osmont? 

Alors, bande de curieux, j’aurai 35 ans dans quelques jours, je suis infirmier en psychiatrie depuis 11 ans, j’aime la course à pied, la rando en montagne, je fais ou ai fait beaucoup de photographie avant d’écrire (on peut pas mener tous les combats de front), j’ai exposé pas mal, j’ai aussi animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans… La musique tient une grande place dans ma vie, certains l’ont découvert au travers de mes romans, au péril de leurs oreilles !

OPH Nous curieux? Si peu… En même temps c’est un interrogatoire  Parcours diversifié donc!

–  Pourquoi t’es tu lancé dans l’écriture de romans traitant de pathologie psychiatrique, un message à transmettre ? 

James : Oh un message, ce serait beaucoup dire… Je suis pas un « militant » de la cause psy hein !… Elle a ses travers et je ne crois pas être tendre vis à vis de tout ça dans ce que j’écris. Mais il est vrai qu’en tant que lecteur de thrillers, les caricatures et la superficialité clinique que j’ai pu rencontrées, m’agaçait un peu. Les auteurs essaient toujours d’être documentés et précis en matière historique, criminologique etc, mais pour ce qui est de la grosse ficelle psy, là, plus c’est gros, plus ça passe. Le coup de l’HP prison au fond des bois, renfermant de dangereux psychopathes mangeurs d’enfants, un soir de pleine lune… Enfin vous voyez quoi…

OPH : Il est vrai que l’hôpital psy en pleine forêt de Blair Witch c’est un peu commun! Quant à ton regard sur la psychiatrie il n’est pas toujours tendre en effet, et c’est un des aspects que j’ai apprécié dans la trilogie… Exposer une réalité invisible à nos yeux de profanes dans le domaine.
 

C’est un monde particulier et assez méconnu, tu y évoques des pathologies en utilisant les termes médicaux, c’était risqué. 

James : Alors l’idée c’était de ne surtout pas faire un livre « médical », mais de ne pas trop vulgariser non plus, parce que je pense qu’on ne doit pas prendre le lecteur pour un idiot. Ce sont des problématiques nuancées qui nécessitent des termes précis, et à trop simplifier, on tombe parfois justement dans la caricature du schizo qui se prend pour Napoléon, ou à l’inverse de ces malades magnifiques, parfaits, froids et calculateurs, grandioses, des Hannibal (dont je suis pourtant le premier fan) mais qui n’existent pas (ou peu). Les miens sont d’une effroyable banalité, hésitants, inconstants, et le fait de les sentir « réalistes » (même sans rien y connaitre) augmente peut-être paradoxalement l’aspect flippant de l’ensemble. Quant aux termes de jargon, y’en a pas tant que ça, et à moins de vouloir tout maîtriser dans sa lecture, ils sont souvent accessoires et placés dans la bouche des grands pontes dont c’est le rôle quelque part. De la même manière qu’on se contentait de suivre le sens général de tout ce bazar en regardant un épisode de Urgences (ça me rajeunit pas !)…

OPH : AAAAhhh Georges Clooney  ahaha… ok je vois ce que tu veux dire et effectivement les termes médicaux ne freinent en rien la compréhension des histoires de Régis, Sandrine et Dolores…

– Pour chacun des romans, tu as créé une bande son très « métal » (disponible sur Youtube dans leur intégralité). Tu recommandes au lecteur de tenter l’expérience intégrale en l’écoutant  au fil de la lecture. Comment t’est venue cette idée et que penses-tu que ça apporte aux romans ? Personnellement j’ai déjà la réponse  Mais comme tout bon enquêteur je te laisse d’abord nous livrer ta version… 

James : Comme tu l’as dit, il s’agit d’une expérience émotionnelle globale, au-delà d’un roman. J’ai toujours aimé mélanger les medias, en photographie, en musique, en poésie, en peinture… On a une vision artistique très cloisonnée en France. Et on ne s’intéresse pas suffisamment aux textes de ce que l’on écoute aussi, nous les francophones. La musique me parle, fait vibrer quelque chose. Qu’en est-il des fous qui interprètent déjà tout ce qui les entoure ? Pourquoi la plupart des malades ont leur oreillettes vissées H24 dans le parc des HP ? Qu’y entendent-ils ? Qui les guide, les rassure ou les persécute… Il y a un coté « écoutille » qui les coupe du monde, mais il y a aussi du sens qui s’écoule de ces décibels… Je suis allé jusqu’au bout de cette réflexion. C’est le fil rouge de cette trilogie. Un support pour la diffusion d’un message poétique et malfaisant. Et puis sur le plan créatif, je crois que c’est un peu novateur. je ne pense pas qu’il y existe des romans qui vont aussi loin dans cette proposition hybride. Maintenant oui, il faut pouvoir/vouloir mettre ses propres goûts de côté pour essayer de se focaliser sur ceux des personnages et ce qu’ils y perçoivent. Tout le monde n’a pas adhéré, mais les réactions les plus fortes que j’ai reçues sont venues de lecteurs ayant tenté l’expérience. Pour autant ce n’est pas une obligation, les textes sont traduits et intégrés dans le livre, c’est ça qui prime tout de même. Et juste une précision pour les puristes, « bande-son metal », pas vraiment. Musique rock oui, torturée sans doute, bruyante par moments, mais surtout indépendante, et stylistiquement plus dans l’indie, le hardcore, le screamo, un peu de folk, de stoner et parfois oui, certes, de metal…

OPH : Non mais dis donc, on ne contredit pas les termes musicaux de l’enquêtrice même si elle a tord! (regard qui tue)
Personnellement j’ai lu deux des trois romans avec la bande son tout au long de la lecture, pas sur le dernier puisque mes lieux de lecture ne me le permettaient pas. Mais sur ce troisième le son m’a manqué… C’est vraiment une expérience globale comme tu dis. Je trouve qu’elle permet de ressentir davantage le capharnaüm présent dans la tête de tes personnages et émotionnellement ça apporte un plus. C’est très novateur et il fallait oser! 

– Pour lequel de tes trois personnages centraux as tu le plus d’affection et pourquoi? 

C’est difficile de répondre. Regis a été le premier, le point de départ. J’ai d’abord eu envie d’écrire sur un schizophrène parce que c’est la pathologie la plus caricaturée. Sandrine est plus proche de « nous », c’est un personnage avec sa « folie » quelque part, mais les mots à poser sur la dépression, peuvent vite être quelconques ou attendus, voire geignards, c’était donc un sacré défi d’écrire un thriller avec un fond de dépression nerveuse… J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce roman parce que j’étais totalement libre. Regis avait les contraintes du débutant, le tome 3 se devait de conclure en beauté, mais avec un tome 2 on va où on veut ! Quant à Dolores, j’étais plus affirmé dans mon écriture et cliniquement, ces personnes borderline dont je m’occupe quotidiennement aux urgences, qui multiplient les passages à l’acte, qui sont des êtres inadaptés, carencés émotionnellement, sont des gens qui me touchent énormément. Tout en contradictions, en pulsions, c’est un plaisir à écrire, ce nihilisme enfantin et jusqu’au-boutiste. Et puis je pense aux personnages plus secondaires aussi, sans rien dévoiler, il y a quand même une sacrée galerie de portraits de dingos !…

OPH : Réponse acceptée même si tu ne nous dit pas lequel reste ton personnage préféré de chez préféré! Pour ma part c’est Sandrine même si Régis m’a bousculé. Effectivement Sandrine est plus proche de « nous » et peut être en chacun d’entre nous je pense.
Quant aux personnages secondaires il y en a des flippants oui!!! Le petit musée des dingos!

 

– Tu as une écriture très métaphorique, tu utilises beaucoup de figures de styles (ce qui à mon sens apporte une dose d’émotion supplémentaire à la lecture), un style bien à toi qui te rend facilement reconnaissable dans tes écrits (notamment tes nouvelles que j’ai pu lire). Quelles sont tes inspirations littéraires ? 

James : Bon ça c’est la question qui fait toujours un peu pompeux. Alors je me compare surtout à personne, je ne m’inspire de personne, et surtout j’admire tout ceux que je vais citer. Mais c’est clair que j’ai une culture littéraire plutôt classique. A commencer par Zola, Maupassant, Balzac, Verne, Leblanc, et puis Steinbeck, Twain, Simmons, Vargas, Thilliez, King évidemment… J’ai toujours lu beaucoup, j’ai eu mon bac S grâce aux matières littéraires, l’histoire, l’anglais, la philo… Bref voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est clair que j’essaie d’apporter du soin à la forme, à la musique des mots, à la précisions des termes…

OPH : C’est rigolo que tu aies des références si classiques alors que ton style est résolument moderne! 

– Je dis souvent que le roman est un pont entre l’auteur et ses lecteurs, qu’il y met une partie de lui même… Quelle partie de James Osmont retrouve-t-on chez Régis, Sandrine et Dolores (en dehors de l’aspect professionnel) ?

James : Vous voulez me piéger, inspectrice ! Je dirais l’aspect contemplatif de Regis, le doute permanent de Sandrine et l’impulsivité (relative) de Dolores. Et puis la musique… toujours. Heureusement que tu m’as pas demandé pour les gros méchants de la trilogie ! Haha… 

OPH : Je ne cherche pas à te piéger mais je veux tout savoir!!! Pour les gros méchants ils me font trop peur  J’ose espérer qu’il n’y a pas de toi dedans sinon je renonce à te rencontrer! 
 

 – Tu es auto-édité, j’avoue qu’avant de te lire je n’avais jamais tenté l’expérience. Beaucoup d’a priori sur les nombreux romans en auto-édition qui ne trouvent pas de maison d’édition parce que de qualité médiocre notamment. Je sais je ne suis pas tendre, mais en même temps, un interrogatoire n’a pas pour but de toujours brosser dans le sens du poil… Tu es mon exception et je ne le regrette aucunement. Dans ton cas, l’auto-édition est surprenante, tant pour la qualité de l’écriture que l’aspect novateur, peux-tu m’expliquer pourquoi ce choix (si tant est que s’en soit un) ? 

James : La réponse est peut-être dans la question : novateur, atypique, inclassable, ce sont des mots qui reviennent souvent dans les commentaires, et je le dis en toute modestie. Alors peut-être que c’est pas ce qu’il y a de plus facile à « vendre » aussi… C’est un fait : en deux ans de succès – relatif mais quand même assez conséquent au vu du thème, des partis pris bien tranchés et de l’aspect clivant de ce que j’ai produit -, oui après deux ans de cet intérêt du public ; le bilan est là : aucune piste sérieuse ou proche d’aboutir à quoi que ce soit au niveau maison d’édition. Donc ce n’est pas une affaire de choix, ce n’est pas un regret non plus, c’est comme ça. Je vais au bout des choses, j’ai fait exister mes romans, ils m’ont réconcilié avec mes semblables tant j’ai reçu de mots gentils, admiratifs ou simplement interloqués, bousculés, de gens même pas sûrs d’avoir aimé, mais qui se sont ouverts à ce que je proposais, qui ont pris ces romans pour ce qu’ils sont : une proposition artistique et pas un produit de consommation normé. En tant qu’auteur (au sens large du terme), c’est un cadeau déjà bien au-delà de mes espérances, à l’indifférence près du système classique… tant pis pour eux ! Ce qui me manque surtout aujourd’hui, c’est de ne pas être distribué/disponible, le logo d’une grande ME je m’en fiche un peu, être tout petit chez un gros, parfois c’est bien pire que l’auto-édition. Donc si opportunité il y a à l’avenir, ça ne sera pas à n’importe quel prix, quoiqu’en pensent certains détracteurs/jaloux ou ceux qui me font des procès en popularité. L’auto-édition non plus, ce n’est pas la panacée, ni une « grande famille », même si j’y ai fait des rencontres qui ont changé ma vie, sans exagérer.

OPH : Je ne te cache pas que je reste prudente avec l’auto-édition malgré  les pépites qui s’y trouvent… Te concernant il est évident que la trilogie a trouvé son public et c’est se priver d’un talent atypique que de ne pas te diffuser plus largement. Peu de romans permettent aux lecteurs de ressentir de réelles émotions en dehors du plaisir de lire. Avec ta trilogie je suis passée par les montagnes russes émotionnelles!

 

–  Si tu devais convaincre nos lecteurs de tenter l’expérience (oui oui c’est une expérience) de la trilogie psychiatrique que leur dirais-tu?


James : Que c’est une lecture qui peut être éprouvante, exigeante, qu’elle peut demander à ce qu’on sorte d’une certaine zone de confort. Tout le monde n’adhérera pas. Qu’il faut faut être un minimum prêt à donner, être disponible psychiquement, que ce n’est pas un passe-temps.
 Elle ne sied pas à toutes les humeurs.

Que je comprends parfaitement qu’on passe à côté ou que l’on ait une réaction de « défense ». Tous les avis sont légitimes et bienvenus.

Que ce n’est pas le Goncourt non plus et qu’elle a ses maladresses d’auteur indépendant. On ne va pas dans l’extrême sans quelques outrances.

Qu’il faut tenter l’expérience de la bande-son  (Youtube / chaine James Osmont) quels que soient ses propres goûts musicaux et son seuil de tolérance. 

Que tout ça est fictif, à 100% mais que ça pourrait être vrai aussi à 100%, en tout cas pour ce qui concerne l’aspect psychiatrique des choses. 

Que la curiosité est un bien joli défaut, en tout cas en matière d’art. Et que comme toi, vous êtes finalement assez nombreux à avoir franchi le pas d’élire un auteur indé pour la première fois grâce à ces trois drôles de livre. Et c’est une sacrée fierté. La pépinière de talents est là, pas dans les têtes de gondole des supermarchés ! Osez l’auto-édition ! 

Merci à tous. On se revoit au bord de l’abysse, si l’envie vous prend de vous en approcher… Je suis toujours partant pour échanger ! 

Merci à toi pour ce moment d’échange. Merci de t’être livré à l’interrogatoire sans fard ni masque!

Octobre chez Collectif Polar


Octobre chez Collectif Polar.

Salut mes polardeux,

Voilà pour moi c’est la rentrée officielle. Et avec cette rentrée plein de projets nouveaux à mettre en place.

 

Le premier de ces projets sera de lancer enfin mes cafés littéraires. Et oui depuis longtemps je souhaite mettre en place un club de lecteur au sein de ma bibliothèque.

Vous le savez vous qui me suivez, le lecteur est au centre de mes préoccupations. J’aime vous mettre en avant. Comprendre qu’elles sont vos motivations. J’aime aussi avoir vos impressions sur vos lectures. Connaître vos goûts, vos attentes.

C’est comme cela que sont nées quelques-unes de nos rubriques récurrentes telles que « Sériale Lectrice » et « Chronique de lecteur »

D’ailleurs j’aimerai donner plus de place à ces « Chroniques de lecteurs, ou devrais-je dire chroniques de lectrices, car quelques-unes de ces lectrices justement sont devenues des chroniqueuses à part-entière de ce blog qui est du coup aussi le leur mais aussi le votre.

Voilà pourquoi aujourd’hui j’aimerai dire merci à tous les lecteurs zé lectrices qui m’ont offert un billet, un avis à partager dans ses pages. Merci à vous tous qui devenaient le temps d’un instant chroniqueur de notre blog. Merci à Claire Titou, Gisèle, Isabelle, David, Jean Luc,  Catimini, Nadia, Julie, Belette, Yvan. Et merci à celles avec qui j’ai partagé une lecture commune, Anne ju, Frédérique, Stelphique… ,et pardonnez si je vous ais oubliés, vous qui avez-été ou êtes le temps d’une ou de quelques articles les chroniqueurs occasionnels de notre blog

Mais j’aimerai particulièrement remercier ses lectrices-chroniqueuses qui sont la colonne vertébrale de notre blog et la Team de Collectif Polar.  Que dis-je, elles sont la dream team de Collectif Polar. Alors merci à Kris la première dame flingueuse, à Eppy Fanny, la fidèle, à Marie Noelle, notre psychopathe, à Cathie, notre Expert.  Et puis aussi aux petites nouvelles, merci à Emilie la fonceuse, à Aline, l’impatiente et à Ophélie la passionnée, Cécile la discrète.  Grace à vous les filles, notre blog est devenu un véritable collectif. Chapeau les Flingueuses, mes Flingueuses !!!

Alors oui ami(e)s lecteurs zé lectrices en ce moi d’octobre on va encore penser à vous. Et notamment nous allons vous faire participer à notre aventure et vous offrir des livres et quelques autres prix.

Car en effet en ce mois d’octobre, nous avons  un événement à fêter avec vous, le millième article de ce blog. Et oui 1000 billets. Et pour l’occasion j’aimerai mettre sur pied une chasse aux livres.

Nous ferions gagner des livres à nos abonnés en les abandonnant ( Les livres pas vous amis lecteurs 😉 ) dans divers lieux.
Nous allons abandonner des livres dans un parc, un square, un monument près de chez vous. Du nord au sud de la France. Pas d’inquiétude, ces livres seront protégés par un film plastique.

 

Et pour vous dévoiler le lieu où ils ont été lâchés, je ferais un post sur le blog pour donner des indices et une photo du livre et de l’endroit où il se trouve. En contre-partie, j’aimerai que vous me renvoyer une petit photographie de vous avec le bouquin trouvé. Vous pensez que c’est jouable ?

Bon cette chasse aux livres, ne sera que la première partie, de ce que j’aimerai mettre en place pour cette millième. Car si tout ce passe bien, j’aimerai couplé cette millième avec nos 3 ans.

Dans 4 mois Collectif Polar : Chronique de Nuit aura 3 ans. Aussi entre mi octobre et ni février j’aimerai vous mettre à nouveau à l’honneur. Je souhaiterai vous connaître d’avantage. Savoir quel genre de lecteur/trice vous êtes.

Aussi je pense que je lancerai un nouveau TAG « spécial lecteur zé lectrice ». Et de ce questionnaire débouchera un prix lecteur. Car oui, je trouve normal, que les lecteurs passionnés que vous êtes soient récompensés. Et puis il y a tellement de prix pour les auteurs, alors pourquoi pas un prix pour les lecteurs, hein ? !!!

Bon de tout cela et aussi d’autres choses je vous en reparlerai en temps et en heure.

Mais pour l’instant parlant du mois d’octobre à venir sur Collectif Polar

Alors, bien sur, sur notre blog nous continuerons à mettre en avant les auteurs et leur livre .

Vous retrouverez donc :

  • Nos chroniques de lecteur

  • Les post-it du bibliothècaire

  • Mes petites lectures et mes découvertes

Mais aussi

  • Nous poursuivrons nos interviews et nos papotes d’auteur

  • Je mettrais un auteur à l’honneur, le #4

  • Vous découvrirez normalement mes dames du noir

  • Nous vous parlerons de salons polar

  • Je reviendrais à nouveau sur le Festival Sans nom qui aura lieu les 21 et 22 octobre prochain

  • Je vous parlerai sans doute aussi de mes apéros polar.

Et puis vous devriez pouvoir

  • Retrouver nos Avis d’Expert

  • lire deux nouvelles. 2 nouvelles de mes Flingueuses, si, si !!!

Voilà vous savez tout du programme de ce mois d’octobre bien chargé.

J’espère que tout cela va vous plaire. Pour ma part je m’éclate à vous préparer tout cela. Mon seul souhait c’est que ce plaisir soit partager.

Alors à très vite bande de lecteurs psychopathes.

Et bonnes lectures à vous, mes polardeux !

Bon c’est pas le tout, il faut que je vous prépare tout cela

Et…

  

Pour

 

Bilan de septembre sur Collectif Polar.


Nous voici déjà en automne. Mes vacances d’été viennent à peine de se terminer. Et déjà il est temps de vous présenter le bilan de ce mois de septembre riche en émotions.

Nous vous annoncions un programme chargé, il l’a été au-delà de nos espérances. Nous avons dépasser les pronostiques prévus. mais voyez par vous même

Septembre chez Collectif Polar

En effet septembre a été pour nous le moment choisi pour nous lancer dans les interviews d’auteurs. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nos chroniqueuses ont adoré l’idée. Elle se sont jetées à corps perdus sur cette nouvelle rubrique.

  • Résultats des courses, trois petits entretiens ce mois-ci.

Le premier entretien est doublé d’une chronique de Marie Noëlle sur Jeremy Cobhan de Filippo Della Croce.
Notre toute première « Papote d’auteur » avec Miss Aline et Eric Dupuis 
Marie No a encore frappé avec Les papotes d’une psychopathe avec Laurent Loison

 

  • De mon côté je n’ai pas chômé non plus. Puisque je vous ai proposé de découvrir deux dames du noir.

Ces dames du noir. Papotages avec Bénédicte
Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1 

Vous avez aussi pu découvrir nos petites lectures. Comme à notre habitude nous vous avons proposé un patchwork de bouquins différents. Du roman noir en passant par le thriller horrifique. Du polar au roman psychologique. De l’historique, du fantastique….Des auteurs reconnus, des nouvelles plumes. Des premiers romans forcément. Des grandes maisons d’édition, des plus petites et même de l’auto-édition. Bref toutes les palettes des littératures policières et de l’imaginaire.

  • De nombreuses chroniques de lecteurs proposées par nos chroniqueuses .

OPH :
Tu tueras le père de Sandrone Dazieri
Régis de James Osmont
Sandrine de James Osmont 
Dolores de James Osmont
Kris :
 Je sais pas de Barbara Abel
LE ZOO  de Gin PHILLIPS
Emilie : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi
Eppy Un cri silencieux d’Amélie Lamiée 
Aline : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert

 

  • Quelques découvertes et lectures de votre bibliothécaire.

Où je vous parle de Mes lectures de vacances !
Où je vous parle d’une collection, « Polar culte », chez Folio, vous connaissez ?
Où je vous parle d’Imitation Game  sur A vos Crimes !
L’assassin des ruines de Cay Rademacher 
L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier
L’invisible de Robert Pobi 
Te souviens-tu de Souliko’o ? de Jean Failler
  • Je vous ai aussi demander de vous projeter dans le prochain Festival Sans Nom. Me suivre à Mulhouse et son salon du polar qui aura lieu le 21 et 22 octobre prochains. Et où je me rendrai en tant que membre du jury du premier prix du Festival Sans Nom.

Le Festival Sans Nom : 8 premiers auteurs présents à Mulhouse
Le Festival Sans Nom : les 8 auteurs suivant 
Le Festival Sans Nom, les derniers auteurs invités. 

  • Deux Avis d’Expert sont venu compléter ce programme.

Avis d’Expert : Dossier n° 10 : les empreintes digitales 
Avis d’Expert : Dossier n° 11 : comment fonctionne un laboratoire de la police scientifique

J’espère que ce programme vous aura plus. Pour moi il a été enrichissant. J’ai en mettant en page,en complétant et illustrant les articles de mes petites camarades, beaucoup appris. J’ai même eu envie de lire certains livres dont elles vous parlaient.

Aussi si à votre tour vous avez des remarques ou des suggestions  à faire voire des félicitations a adresser à l’équipe ou à l’une d’entre nous, laissez moi un petit commentaire.

Aussi….Maintenant place à octobre. Mais ça je vous en reparle demain car nous vous reservons quelques scoops et quelques surprises.

Alors à demain !!! 🙂 🙂 🙂

Dolores de James Osmont


Le livre : Dolores, la trilogie du cycle psychiatrique, Tome 3 de James Osmont. Paru le 14 juin 2017 chez CreateSpace Independent Publishing Platform . 9€99 ; 312 pages ; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm.
Résumé :

ATTENTION : il s’agit du dernier tome d’une trilogie débutée par les romans « Regis » et « Sandrine », parus en 2016 !

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle oeuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Biographie de l’auteur

 James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi infirmier en santé mentale depuis plus de dix ans. Ce troisième roman clôt un cycle psychiatrique, noir et vénéneux. Une expérience émotionnelle globale où la musique et la précision clinique sont omniprésentes…

Le OFF de OPH

Aaaah Dolores… Ton prénom, « doloris », « douleur »… qui résonne aussi comme un sortilège…

Ce n’est pas Dolores elle même qui m’a accompagnée au fil des pages, c’est la signification de son prénom.
La douleur sous toutes ses formes, physiques, psychiques, mentales…

Avec ce troisième et dernier volet de #latrilogiepsychiatrique de James Osmont j’ai eu mal tout au long des 301 pages.

Une fois encore James, en magicien des mots, nous plonge dans l’univers de la psychiatrie mais pas seulement… il nous pousse à nous interroger sur notre société, nos comportements de plus en plus individualistes. Avec une intrigue qui se déroule « aujourd’hui », il mèle au roman les grands événements qui ont changé notre société ces trois dernières années, il dénonce les tsunamis politiques, l’abandon de la pensée pour uniquement panser les plaies…

Qu’est ce que le Mal, comment parvient-il à prendre possession des êtres que nous sommes? Sommes nous tous vulnérable face à sa force ou pouvons nous résister à sa capacité de s’insinuer, sous différentes formes, en chacun de nous?

Je sors encore une fois chamboulée de cette lecture… Elle pose tellement de questions.

Habile jongleur, James conserve tout au long de ces trois opus une plume poétique, use de la métaphore sans en abuser. Son style vous percute quand ce n’est pas par l’un de ses uppercut que vous êtes sonnés…

Morceaux choisis:
« Sans ambition ni réelles responsabilités, il passait chaque jour la porte de son entreprise: une boite normale elle aussi, avec des gens assis, des agrafeuses d’un demi-kilo, une fontaine à eau… Ça porte bien son nom tout compte fait, une « boite »: ça vous garantit la routine et l’aliénation sous-payée, ça doit faire avec la « conjoncture pas facile, vous comprenez? », et surtout, ça vous évite de vous poser trop de questions sur le sens à donner à tout le reste »
 » Quand le crabe était venu lui prendre un sein, à elle, sa mère, sa déesse, l’amputant, la déséquilibrant, mettant à bas la garantie imaginaire de sa présence à ses côtés; Lucas avait commencé à perdre pied. La mort est la seule expérience du réel qui ne se vit pas; spectateur, impuissant, lui s’était enfermé dans l’irréel, préférant dès lors ne plus vivre. »

Merci James pour cette trilogie poignante qui au delà du Thriller classique bouleverse pas mal de codes et nous pousse à porter un regard nouveau sur la psychiatrie mais aussi le Mal (dans la définition que nous lui donnons)

 

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

www.carobookine.com

www.facebook.com/carobookine

www.instagram.com/carobookine

www.twitter.com/carobookine

 

Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.

A vos crimes ! Vous connaissez ?


A vos crimes ! Le polar dans tous ses états.

Vous connaissez ?

Au commencement, «A vos crimes !» c’est le titre que j’ai donné  aux  bibliographies que je faisais régulièrement pour le comité de lecture polar des bibliothèques de la Ville de Paris.

Je présentais aux lecteurs à travers ces bibliographies, une sélection des meilleures lectures que nous avions faites durant le semestre. Nos découvertes, nos coups de coeur. Enfin simplement des petits conseils de lectures.

J’ai ainsi.proposé 7 ou 8 selections en 5 ans. Et puis allez savoir pourquoi. Il a été décidé que l’on arrêtait cette façon de faire de la mise en valeur de nos collections et j’ai donc cessé de faire ces « A vos crimes».

Cependant comme rien ne se perd vraiment mais que tout se transforme…. il y a quelques mois j’ai décidé de reprendre «A vos crimes» mais sous une autre forme. Et c’est ainsi qu’un nouveau blog est né.

«A vos crimes ! Le polar dans tous ses états» a vu le jour.

Oui. Oui je vous entends déjà.

-Mais pourquoi un nouveau blog ?

-Mais alors quid de Collectif Polar ?

Ces questions sont bien légitimes !

Aussi je vous répondrais avec franchise.

– « Et bien Collectif reste Collectif. On y parle littératures policières et de l’imaginaire. On y propose de nombreuses et différentes rubriques.. On parle bouquins,auteurs, édition ,rencontres. salons et festivals…

J’ai aussi voulu que Collectif Polar ne soit pas ma seule voix. Qu’il soit collectif justement. Donner la parole aux lecteurs, aux auteurs aux personnes passionnées qui comme moi défendent le polar par leur engagement au sein d’assos,autour d’un salon, d’un groupe de lecteurs ou en tant que professionnelles du livre ou simple «seriale lectrice».

Des lectrices qui pour certaines sont devenue des chroniqueuses. Parfois occasionnelles d’autres fois plus régulièrement. Aussi sur Collectif Polar les chroniques de lecteur prennent-elles de l’importance. Nos papotes et papotages aussi.

Attention ne vous méprenez pas ! Cela me ravie. J’aime voir leur enthousiasme. Je leur fais de plus en plus de place. Et j’en ai moins pour m’exprimer, forcément. Faut dire que leurs avis sont souvent plus pertinents que le mien, alors autant que se soient mes Flingueuses qui vous expose le leur.

Mais voilà j’avais envie d’un truc à moi.

Un blog très perso où si le coeur m’en disait,  je pourrais me confier et utiliser celui-ci comme un journal intime. Mais rassurez-vous ce ne sera peut-être et même sans doute pas le cas.

Non je voulais surtout pouvoir parler du polar dans tous ses états. Et oui pouvoir ne pas seulement parler bouquins mais aussi films,  séries, cinema exposition.

Et je voulais aussi vous proposer le livre de façon différente. Non pas à travers une chronique mais à travers des lectures. Lectures du début du bouquin.

Et oui rien de mieux que de lire les premiers chapitres pour savoir si l’on est accroché ou pas. Si on veut lire la suite ou reposer le bouquin.

Car, il faut le dire,  malheureusement je n’ai pas le temps de chroniquer toutes mes lectures. Même si j’aimerais pourtant pour le faire. Et pour  partager quand même avec vous tous ces bouquins lus, le seul moyen que j’ai trouvé pour remédier à ça, c’est de vous en donner la lecture des quelques premiers chapitres.

Remarquez-souvent quand je relis avec vous les premiers chapitres, la chroniques se fait presque toute seule. Enfin presque seulement. Dans ce cas, je la fais et la publie sur Collectif Polar.

Ben oui A vos crimes est il faut se l’avouer le petit frère de Collectif Polar.

Voilà vous savez tout maintenant sur à vos crimes. »

Et si cela vous intéresse je vous en laisse le lien ICI « A vos crimes ! »

À très vite peut-être !

Oui je sais je ne cherche pas la gloire juste à me faire plaisir ! lol

 

 

 

Apéro Polar : Rencontre avec Bernard Prou


Vous le savez, depuis quelques années maintenant, 1 fois par trimestre, j’organise au sein de ma bibliothèque des rencontres d’auteurs.

J’ai appelé ça Apéro Polar

Et le Samedi 14 octobre prochain j’aurai la chance de recevoir…

Bernard Prou

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier aura le plaisir de recevoir Monsieur Bernard Prou qui viendra nous parler de son titre Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Dans le cadre des rencontres autour du centenaire de la révolution russe, Bernard Prou, viendra nous raconter la vie tumultueuse d’Alexis Vassilkov, le fils de Maupassant.
Il nous fera traverser les époques, lorsque les russes opposés au Tsar se réfugiaient en France, lorsque ceux-ci sont retournés en Russie au tout début des insurrections et jusqu’à la révolution russe. Il sera question de Lénine et de francs maçons. De Staline et de son psychiatre. Du petit père des russes et de goulags….

Je questionnerai notre auteur sur tous ces points mais aussi sur plein d’autres choses encore.

Nous parlerons Russie c’est certain, mais j’aimerai aussi que Bernard Prou vous raconte aussi la merveilleuse histoire qu’a été la sienne avec la publication ce ce premier roman « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant« .

J’espère que nous aurons aussi le temps de vous parler de son deuxième roman « Délation sur ordonnance »  qui sortira dans quelques semaines chez Anne Carrière.

Notre auteur justement qui est-ils.

Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).

Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Sa bibliographie

 

Délation sur ordonnance

Délation sur ordonnance de Bernard Prou. À paraître le 2 novembre 2017 Aux Éditions Anne Carrière . 18€

Résumé

Oreste et la jeune femme comprennent alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés leur permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé. Grégoire ne s’était probablement pas douté que ses propres enfants, Maurice, Laure, Marie et Charles, étaient d’une manière ou d’une autre liés aux personnes qu’il avait dénoncées : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Parmi ces « mauvais Français », on trouve un communiste et résistant, un gaulliste, un arriviste forcené, et un Juif. Et, pour couronner le tout, trois d’entre eux sont francs-maçons. En livrant ces hommes aux autorités de Vichy, Grégoire Saint-Marly ignorait qu’il poussait son fils Charles vers le peloton d’exécution. Que Maurice, qui fréquentait les truands de la rue Lauriston, deviendrait un roi du marché noir, avant de trouver la rédemption. Et comment ne pas évoquer le destin de sa fille Laure, amoureuse d’un officier allemand, et de son autre fille, Marie, la discrète émancipée, dont les faits de résistance étaient passés inaperçus ? À travers les destins enchevêtrés de ces personnages, Bernard Prou reconstitue une période trouble où chacun s’est déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou. Postface de Fernando Arrabal. Paru le 11 mai 2016. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm
Résumé
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.C’est complètement nouveau. Un style précis, élégant et un personnage hors norme qui va vous captiver. De la magnifique littérature. Gérard Collard, La Griffe noire.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant est d’abord sorti au édition de la brouette

Mon avis  ICI  sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire

 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire : le Réveil anicien, 100 ans d’histoire d’une loge de Bernard Prou et Michel Achard. Préface Jean-Robert Ragache. Paru en 1993 et réédité en 2005 aux éditions Roure. 22€;  (234 p.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm

Résumé 

Association secrète, mystérieuse et diabolique pour certains, la franc-maçonnerie est en réalité une société initiatique à caractère philosophique, philanthropique et progressiste dont les membres pratiquent la solidarité et étudient dans leurs loges avec une liberté absolue de conscience.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-loire depuis 1744 et la plus ancienne loge toujours en activité, le «Réveil anicien», affiliée au Grand Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

L’ouvrage de Bernard Prou et Michel Achard retrace l’histoire des loges maçonniques en Velay et plus particulièrement celle du Réveil anicien. Les auteurs ont pu établir la liste de près de 500 noms de francs-maçons de Haute-Loire, depuis les origines. Ils sont donnés en annexe de l’ouvrage.

La préface est de Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-Loire depuis 1794 et la plus ancienne loge, toujours en activité en Velay, le Réveil anicien, affiliée au Grand-Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

 

Laurent-Eynac

 

Laurent-Eynac (1886-1970) : le premier ministère de l’Air : des racines et des ailes, Le Monastier-Paris de Bernard Prou. Paru le 30 novembre 1998 aux édition de Roure. 17€  ; (200 p.) ; llustrations en noir et blanc ; 22 x 15 cm

Résumé :

Laurent-Aynac, journaliste, élu de Haute-Loire pendant 21 ans député puis sénateur, sera le premier ministre de l’Air en France (1928). Cette biographie retrace son action politique, et son influence sur la politique industrielle de la IIIe République.

Voilà vous savez tous, enfin presque.

Car ….Un verre de l’amitié vous sera offert après la représentation !

Durée de la rencontre sera 1h30 environ.
Et l’entrée  est libre et gratuite  dans la limite des places disponibles.

Autres Infos pratiques :
C’est  le Samedi 14 octobre 2017 à 11h 30
à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9. Ou les bus 46 station Chemin vert. Et les bus 56, 61, 69 arrêt place Voltaire/Léon Blum Marie du XIe

 

Alors venez nombreux pour ce qui devrait-être encore un beau moment de convivialité, de partage et d’échange.

Bernard et moi, on vous attend.

Sandrine de James Osmont


Le livre : Sandrine, la trilogie psychiatrique de James Osmont. Paru le 14/10/2016 chez Librinova. 9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

ATTENTION : il s’agit de la suite du roman Regis, paru en 2016 !

Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

 

Biographie de l’auteur

James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis plus de dix ans. Avec ce second roman, il poursuit une exploration atypique et mouvementée qui accompagne son travail autour des émotions et de la condition humaine. Quitte à se rapprocher du gouffre…

 

 

Le OFF de OPH

 

Après « Régis », voilà que je viens de quitter « Sandrine », fermant un livre qui au-delà de l’histoire m’a encore une fois transporté par la puissance des sentiments, pathologies et constructions des personnages…

La trilogie psychiatrique de James Osmont n’est décidément pas classable dans une catégorie tant elle est unique, atypique…

Dans ce deuxième tome, ou devrais-je dire simplement avec Sandrine, James montre encore à quel point il sait manier la métaphore et la poésie pour dénoncer non seulement les dangers des addictions mais aussi les failles d’un système médical encore trop souvent bancal.
Il décrit les processus de la dépression, raconte ,comme un ménestrel, comment elle peut sournoisement s’attaquer à chacun de nous.
Profondément moderne de part la critique des aspects sombres de notre société tout en apparence et en psychologie de comptoir, l’histoire romancée flirte avec la réalité de la sombre période d’attentats que nous avons vécu récemment.

sandrine james osmont

Sandrine m’a émue, m’a faite pleurer, m’a poussée à m’interroger aussi sur moi-même, mes failles, mes blessures… Et comme Régis avant elle, il m’a été difficile de la quitter.

Je ne vous donnerais pas envie de la rencontrer au travers d’un résumé classique de 4ème de couverture car ce serait vous priver de la découverte et des émotions que pourraient vous procurer tant Régis que Sandrine… je préfère vous mettre ci-dessous quelques extraits, qui, j’en suis certaine, aiguiseront votre curiosité:

« D’abord chronophage, l’addiction s’est faite procuration et trompe l’œil, amotivationnelle et robotisante.[…] L’attraction était souvent trop puissante, tentaculaire. Elle venait le saisir où qu’il soit, quoiqu’il fasse… »
« Un soulagement momentané, un traitre remède. Une aération polluée, et qui n’était chaque fois que temporaire. Parce que le désespoir, pauvres de nous… a la couleur du vent et le goût du souvenir. »
« Le remords avait asséché son âme, tel un vent d’Est lancé à travers l’hiver sur une terre rase, un bocage aplani, dépourvu de défenses et de talus, sans haies ni perspectives pour boucher l’horizon infini, inlassable, insurmontable… Elle n’était plus ce champ fertile, ce terroir nuancé, arable, légèrement acide, cette contrée de caractère qui se mérite et se savoure, quitte à se comparer à un coteau de grand cru »

Régis et Sandrine m’ont fait vivre une expérience littéraire jusque là unique, la bande-son créée par James pour accompagner ses personnages et notre lecture renforce la noirceur, le capharnaüm régnant dans les esprits perturbés, troublés et blessés de chacun des êtres auquel il a donné vie.

Merci James, Sandrine comme Régis ne pouvaient pas me laisser indifférente, et il continuent de m’accompagner malgré leur absence… Je vais maintenant aller à la rencontre de Dolores et achever ainsi un cycle qui m’aura profondément marqué…

Le Zoo  de Gin Phillips


Le livre : Le Zoo  de Gin Phillips. Traduit de l’américain par Dominique Haas. Paru le 21 Septembre 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire Format : 140 x 225 mm ; Nombre de pages : 304 ; Prix : 18,90 €. ISBN : 2-221-20216-3

4ème de  couv

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Biographie

Gin Phillips est l’auteur de The Well and the Mine, qui a gagné le Noble Discover Prize en 2009. Ceux que l’on aime est son premier thriller. Elle vit à Birmingham, en Alabama, avec son mari, ses enfants et leur chien

 

EXTRAIT
« – Au début ? J’ai d’abord entendu un cri, dehors. Mais il y a parfois des cris, vous voyez ? Comme des gamins qui jouent à se courir après – vous connaissez la statue de l’éléphant qui crache de l’eau ? Et puis ils les laissent nourrir les girafes, et il arrive qu’un enfant ait peut de leur langue. Et la musique est tellement forte, aussi, bref, j’étais occupée avec l’inventaire de fermeture. Ensuite, les cris se sont éloignés, et tout a été assez tranquille pendant un moment. Vous avez entendu les coups de feu ? «

 

La petite chronique de Kris

LE ZOO  de Gin PHILLIPS

Merci aux Editions Robert Laffont et à Glenn Tavennec pour sa confiance et l’envoie de ce titre en service de presse.

Lincoln, un petit garçon de quatre ans, curieux et bien élevé, obéit toujours aux règles et à sa mère. Mais lorsqu’une visite au zoo tourne au cauchemar et qu’il se retrouve piégé dans un cercle infernal avec sa mère, de nouvelles règles s’imposent.

Une intrigue qui colle au plus près de l’actualité (américaine certes ) mais dont on en connait malheureusement les méfaits au travers des médias. Un peu trop réaliste même.

Comme Joan on se retrouve pris au piège dans ce zoo et on tremble, on espère, on se cache et puis à nouveau on craint le pire. On passe par tous les états, peur, espoir et tous les instants sont si criants de vérité qu’on se glisse petit à petit dans la peau de cette maman.

On en ressort assez pensif, en se disant que ce genre de traumatisme devient hélas un peu trop courant !

Le zoo a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2017.

 

 

Sortie le 21 Septembre 2017

Le Festival Sans Nom, les derniers auteurs invités.


Hello mes polardeux,

Nous sommes de retour au futur Festival sans Nom, le polar à Mulhouse.

Aujourd’hui je vous présente les derniers auteurs invités.

Parmi ceux-ci il y en a quelques uns que je n’ai jamais rencontrés, ce sera pour moi l’occasion de faire connaissance avec leur univers. Certains viennent même de tout juste  sortir leur premier roman.

Cette année année le thèmes du Festival Sans Nom est le fait divers, aussi vous allez, tout comme moi, pouvoir rencontrer les acteurs qui nous font découvrir ses faits divers. Qu’ils soient journalistes, sociologues, chercheurs ou écrivains, ils ont tous un rapport direct avec le crime et la criminalité ou la banditisme. Ils rôdent à la frontière du roman policier et parfois la passe allègrement.

Allez c’est parti d’abord avec les auteurs de littératures policières suivis de près par les rapporteurs de faits divers.

 

Nick Gardel

Après avoir exercé différents petits boulots, Nick Gardel intègre l’Éducation nationale. Il s’y occupe d’adolescents désocialisés et déscolarisés qu’il a pour mission de ramener dans un chemin plus droit. Né dans le 93, Alsacien d’adoption, il publie des polars depuis 2010, irrigués de son expérience du terrain tout en rendant hommage, à chaque fois, à une certaine conception du polar à la française. Fourbi étourdi (Caïman, 2017) raconte l’épopée de Jean-Edouard qui a la malencontreuse idée de voler une DS dans laquelle il trouve bien malgré lui une mallette remplie de petites coupures et l’encombrant cadavre qui l’accompagne. Il revient avec Chorale, son nouveau roman.

Nicolas Feuz

 

Né en 1971 à Neuchâtel, Nicolas Feuz est titulaire du brevet d’avocat et exerce dans la magistrature judiciaire neuchâteloise (Suisse). Il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010. Sortie en février 2013, la « trilogie massaï » (Ilmoran,Ilayok et Ilpayiani) a aussitôt recueilli les faveurs du public et des médias. S’en sont suivis un thriller ésotérique (La septième vigne, novembre 2013), un prequel à la trilogie (Emorata, pour quelques grammes de chair, octobre 2014) qui a remporté le Prix du Meilleur Polar indépendant 2015 au Salon du Livre de Paris, un roman policier dont l’action se situe en Corse entre 1943 et 2015 (Les Bouches, 2015), un thriller entre festival de musique et Laponie finlandaise (Horrora borealis,  2016), et enfin le lien final entre Emorata et la trilogie (Eunoto, les noces de sang, octobre 2017).

Lionel Fintoni

 

Lionel Fintoni a longtemps vécu en Afrique, au Moyen-Orient et dans différents pays européens.

Désormais établi à Aix-en-Provence, il est traducteur-interprète. Il ne faut jamais faire le mal à demi est son premier roman, sorti aux Éditions de l’Aube.

Un ex-médecin légiste égaré dans l’humanitaire demande de l’aide auprès d’un ancien collègue, capitaine de la PJ. Ils s’engagent dans une affaire aux ramifications inattendues. Négociants maghrébins associés à un groupe mafieux russe, un photographe au talent discutable, une clinique privée réservée à une clientèle richissime, des interventions parallèles de la DGSI et Marjiana, la jolie Rom au charme déroutant.

Jérôme Loubry

 Jérôme Loubry est né au centre de la France dans le Berry. Il a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles,  tout en voyageant. Il s’est essayé aux des romans Il est dorénavant établit dans le sud, dans les Alpes de Haute-Provence. C’est auteur d’un premier thriller à paraître le 11 octobre 2017 chez Calmann-Lévy.

Les chiens de Détroit, met en scène une histoire de disparitions d’enfants dans la ville américaine par le « Géant de Brume » qui n’a jamais pu être arrêté et qui se met à sévir à nouveau 15 ans après.

Jean-Marie Stoerkel

Jean-Marie Stoerkel est né le 11 juin 1947 à Ingersheim, dans le Haut-Rhin. Il a effectué une carrière de journaliste à L’Alsace à Mulhouse, où il était chargé de la rubrique faits divers et justice. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres – documents, récits et romans policiers – souvent inspirés de ses enquêtes.

Après quatre livres d’enquêtes, dont le premier, Frontière suisse, écrit en roman avec Patrick Rambaud (lauréat du prix Goncourt 1997 pour La Bataille), il s’est lancé dans le roman policier. Il s’inspire notamment d’affaires criminelles qu’il a traitées comme journaliste, en développant l’aspect sociétal et les relations psychologiques entre les protagonistes. Ses livres sont aussi des odes à l’Alsace.

Frédéric Ploquin

Né en 1959, Frédéric Ploquin est un journaliste d’investigation, spécialiste des milieux de la police, du banditisme et du renseignement. Il est actuellement grand reporter à l’hebdomadaire Marianne.

Auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur la corruption au sein de la police (Vol au-dessus d’un nid de ripoux, Fayard, 2013), ou sur la réorganisation des milieux criminels (Les Nouveaux caïds, La Mécanique générale, 2017), il publie avec Patrice Bergougnoux Sécurité, ce qu’on vous cache (Flammarion, 2017), essai dans lequel il est question des insuffisances de la politique sécuritaire de la France.

Stéphane Bourgoin

Le grand spécialiste mondialement reconnu des tueurs en série est né à Paris en 1953. Parrain de la deuxième édition du Festival Sans Nom et auteur entre autres du fameuxLivre noir des serial killers (éd. Points Seuil), il nous propose cette année Serial krimes (Grasset, 2017) : 317 serial killers, 193 assassins et plus de 5700 meurtres, passés au crible de son analyse. Un nouveau voyage au pays de la peur.

Anne-Sophie Martin

Journaliste spécialisée dans les faits divers, réalisatrice pour France 2 (Envoyé Spécial, Faites Entrer l’Accusé), France 5 et M6 (Secrets d’Actualité), et secrétaire générale de l’Association de la presse judiciaire, Anne-Sophie Martin publie en 2015, dans la collection Points Crime dirigée par Stéphane Bourgoin, Crimes de femmes, en collaboration avec Brigitte Vital-Durand. En 2016, les éditions Ring font paraître Le Disparu, sur l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, récit d’une traque basée sur la reconstitution du puzzle énigmatique de ce quintuple meurtre familial, écrit par la plus grande spécialiste de ce dossier.

 

Lucie Jouvet

 

Docteur en sociologie, Lucie Jouvet est administratrice de l’Association Française de Criminologie, membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie, secrétaire du prix Gabriel Tarde (prix francophone de criminologie). Maître de Conférences à l’université de Franche-Comté, ses thématiques de recherche portent autant sur les questions relatives aux normes, aux déviances et aux régulations sociales (erreur judiciaire, criminalités urbaines et rurales) que sur la sociologie rurale (Conséquences psychologiques et sociales des politiques agricoles).

Spécialiste des faits divers, elle publie, entre autres, Socio-anthropologie de l’erreur judiciaire (L’harmattan, 2010). Sa dernière publication, Un siècle de faits divers dans le Haut-Rhin (De Borée, 2017), maille un territoire de 213 communes, notre territoire, et raconte une histoire singulière du département.

   Voilà, maintenant vous connaissez presque tout des auteurs invités au Salon du Polar de Mulhouse. Mais je crois savoir qu’il y a aussi quelques auteurs de bandes dessinées. Mais j’aurai sans doute l’occasion de revenir sur la BD…

J’espère que je vous verrai et que nous auront aussi l’occasion de nous rencontrer lors de ce 5e Festival Sans Nom car c’est aussi ça les salon, c’est les rencontre entre lecteurs passionnés, entre blogueurs et aussi avec nos auteurs. C’est tout ça aussi qui participe à la magie et la convivialité de ce festival.

Alors rendez-vous les 21 et 22 octobre prochain à Mulhouse

Et pour vous tenir au courant de l’actualité  du Festival Sans Nom voici

Le lien vers le site officiel du Festival sans nom

et

Le lien vers la page Facebook du Festival sans nom

 

 

« Rachid Santaki » à l’honneur #3 – Septembre


En ce mois de septembre c’est Rachid Santaki que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Rachid qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Rachid Santaki

Pourquoi j’aime cet auteur

Pourquoi j’aime cet auteur, c’est simple parce que Rachid n’est pas seulement un auteur du noir c’est aussi un mec engagé. Il participe à la société civile, il tente de faire bouger les choses autour de lui. Il réinvente les façons de faire venir les jeunes des cités aux mots, à la lectures et aux livres.

C’est un pur passionné qui ne calcule pas, il fait les choses, il  s’investi à fond. Il n’attend rien en retour. Un mec comme j’aime !

Sa Biographie

Rachid Santaki est un auteur, journaliste, romancier et scénariste français, spécialisé en culture hip hop et street-marketing.  il a fait ses premiers pas dans la presse avec la revue 5Styles et a publié neuf livres dont La Petite Cité Dans La Prairie, Les Anges S’habillent En Caillera, Des Chiffres Et Des Litres. Il travaille actuellement sur son prochain roman mais aussi des projets télévisuels et cinématographiques.

Rachid Santaki est né e 20 octobre 1973  à Saint Ouen d’un père chauffeur de calèche à Marrakech et d’une mère caissière venue de Béthune.  Elevé avec son frère aîné par la grand-mère, il arrive en France – à Saint-Ouen – à cinq ans.

Après cinq années à Marrakech, Rachid revient en France. Il découvre la Seine Saint Denis et s’évade grâce aux fameuses séries du tube cathodique « Ricky La Belle Vie », « Arnold et Willy » et les dessins animés cultes des années 80 : Ken Le Survivant, Goldorak, Albator et Cobra. Il grandit et connaît des difficultés à l’école, lié à son contexte familial. Il redoublera « 48 fois » comme il le dit dans plusieurs interviews et sera orienté en filière pro. Rien ne destine cet enfant de père marocain et de mère française a se démarquer ou se faire remarquer. C’est avec la découverte de la boxe anglaise qu’il va pratiquer de gré, par son père qui veut faire de lui un « Rachid Balboa », que le jeune Santaki va découvrir un moyen de s’affirmer et de s’épanouir.  Ses camarades de classe côtoient un élève « réservé » ou « discret ».

A dix, il est placé en famille d’accueil par la Ddass.

« J’ai été ballotté entre mes parents et les collèges dont j’étais renvoyé. Mon rêve était de devenir dessinateur, j’ai été orienté en techno »,

A 18 ans, nouveau choc : il perd son frère aîné, emporté par une pneumonie. Cet événement marquera sa vie à jamais.Durant dix ans, il va se mettre « entre parenthèses »,   passant d’un petit boulot à un autre, avant de se stabiliser comme manutentionnaire.   Il arrête l’école niveau BAC avec comme seul bagage un BEP comptabilité.

Parallèlement, il devient animateur sportif dans un club de boxe thaï au Franc-Moisin. « C’est mon premier engagement. Depuis la mort de mon frère, je vivais au jour le jour. Là, je me suis réveillé en ayant l’impression d’être utile, d’apporter quelque chose à la société »

Après une scolarité et plusieurs belles rencontres à Saint Denis, Santaki devenu jeune adulte, s’investi comme éducateur sportif au Lumpini, il va transmettre aux jeunes des Francs Moisins et de La Courtille, des quartiers de Saint Denis, la boxe thaïlandaise. Cette expérience lui donne le goût pour entreprendre et il va co-fonder avec DJ White Lock, Stéphane Ackermann, hiphop.fr un site dédié à la culture hip hop. En deux ans, Rachid va découvrir et refaire le parcours de la culture hip hop avec les précurseurs de ce mouvement culturel. Il va lancer un magazine gratuit avec Stéphane Ackermann, son ami d’enfance et l’aide de Fabrice Allouche. Il découvre la presse gratuite. Dans son entourage, on retrouve Princess Aniès (qui lui a dédié un morceau en la mémoire d’Hicham Santaki « C’était Ecrit »), Oxmo Puccino et également le boxeur Dany Bill. Après deux ans, il décide de lancer un magazine gratuit 5Styles.

En 2008, il se lance dans l’écriture spontanée d’un manuscrit. Il rédige son histoire pour garder une trace de son vécu. Après les conseils d’un ami, il envoi le manuscrit à un éditeur qui décide de le publier après avoir reçu le texte dans la semaine.  Son premier roman est né. S’en suivrant quelques autres, mais ça nous le vérons tout à l’heure.

Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise, fondateur du magazine 5styles, lauréat du prix Espoir de l’économie CCIP en 2006, très actif dans l’associatif et co-fondateur du Syndikat et de Saint-Denis Positif, Rachid Santaki est auteur mais aussi un hyperactif.

 

Mes rencontre avec Rachid

Comment vous définir mes rencontres avec Rachid ?

La première a été toute particulière.

Je suis  au salon du polar de Montigny, nous somme en décembre 2012 et je vais au devant de ce jeune auteur. Je veux absolument comprendre la démarche de cet auteur atypique. Ces romans ont fait débat au sein de notre comité de lecture alors j’y vais au culot. J’ai l’impression de l’attaquer de plein fouet.

Pourquoi utiliser le langage des cités, la langue des prisons, le parlé de la rue. Démagogie, provocation. ? ..Et avec charme, ce grand gaillard m’explique tranquillement sa démarche artistique, avec gentillesse il reçoit mes objections. Il argumente, me démontre sa logique, et là tout s’éclaire.

Il va me falloir lire ses romans avec ces nouvelles données.

Promis la chose sera faite très prochainement. A ce jour elle est même terminée . Je vous en reparlerai.

La deuxième, c’est Rachid qui la provoque. Il me fait signe et me propose un dej.. 

Et aux beaux jours de cette fin de printemps 2013,  nous nous retrouvons donc un midi à ma bibliothèque.

Et là encore je passe deux heures magiques.

Deux heures que je n’ai pas vu passer.

Ce mec déborde d’énergie, de projets. C’est un mec de terrain, il est vachement engagé dans sa ville et les villes voisines.

Il a fait mille et une choses, des tas de choses tellement diverses. Il bosse aussi avec les jeunes, participe à un atelier d’écriture, s’intéresse à toutes les cultures urbaines. Il a co-fondé un site et un mag de hip-hop, il crée un magazine gratuit sur les cultures urbaines, 5styles. Un domaine, il faut bien le reconnaître où je suis une bille. J’y connais pas grand chose et c’est un doux euphémisme.

Parlons de ses livres maintenant. Ou parlons plutôt d’une constante dans ces romans.

Cette constante c’est Saint- Denis, la ville de Saint-Denis.

C’est avec beaucoup d’affection, j’ai l’impression que Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de ces polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu’il en fait.

De Saint-Denis je ne connais que le cœur historique, la basilique…. Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d’affaires, où les boîtes et les industries fleurissent.

Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s’entrechoquent.

Des romans noirs qui forment une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.

Ce que j’aime aussi chez Rachid Santaki c’est sa façon d’utiliser les cultures urbaines pour communiquer sur ses polars. Le rap, les clips, l’affichage sauvages, le pochoir, le graf…..tout y passe et ça marche. Il se réapproprie sa ville et sa banlieue. Il occupe le terrain. Le 9-3 c’est son ter-ter.

Enfin c’est moi qui provoque le 3e rendez-vous puisque je propose à Rachid de venir participer à une rencontre autour de son dernier polar « Flic ou caillera » à la bibliothèque. Bien sur, sans hésiter, il accepte tout de suite. Et le 28 septembre 2013, il vient partager l’affiche avec Elsa Marpeau autour d’un apéro polar qui va ravir nos lecteurs.

Et puis, depuis nous avons eu la chance de nous rencontrer sur différents autres salons.

Rachid c’est un mec extra. Même si vous n’appréciez pas sa prose, allez à sa rencontre. Il a des tas de choses à partager avec vous. Car Rachid, c’est avant tout le partage et un regard porté vers les autres.

Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. 3e Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. Autour de jeunes et talentueuses plumes du noir français.

Et ce qui m’a vraiment fait plaisir c’est de l’avoir retrouver à Saint Maur en poche en 2014 La banlieue nord qui débarque en banlieue sud. J’espère que cette confrontation a été constructive.

Aujourd’hui Rachid a toujours autant de projet, je sais qu’il participe à des scénarios, il est toujours aussi investi dans sa banlieue, mais pas que. Il est partout dans toutes les cités et il va à la rencontre des jeunes, des collégiens…mais aussi des adultes impliqués auprès de cette jeunesse. Ecrivain, scénariste, journaliste et entrepreneur Rachid Santaki est vraiment un homme plein de ressources.

Sa Bibliographie.

 

 Les princes du bitume

Les princes du bitume  / Rachid Santaki. préface de Dominique Manotti.  Paru le 19 mai 2017 chez Jigal  dans la collection Jigal poche Polar.  9€50 ; (287 p.) ; 17 x 11 cm

Les princes du bitume est le dernier né de Rachid Santaki.

« Les blocs de la banlieue Nord imbriqués dans l’asphalte se réveillent dans le blizzard. Saint-Denis a les mains sales, ses embrouilles, ses magouilles et ses trafics tournent mal. »

Alors que s’annonce la prochaine Coupe du Monde de football, Saint-Denis s’apprête à vivre une furieuse bataille pour le contrôle du biz de la drogue, opposant voyous à l’ancienne et jeunes rageux.

Hachim, lui, est un ado brillant, sensible, curieux, passionné de culture Hip-Hop et qui rêve de devenir journaliste. Pourtant, coincé entre le quartier, sa famille et Houssine, le boss de Saint-Denis qu’il admire, Hachim semble choisir une autre voie…

Et tandis que Zidane et les Bleus font rêver les Français, caïds, trafic, prison, ripoux, trahisons, et règlements de comptes vont désormais rythmer son quotidien… Mais jusqu’où ?

Avec ce parcours initiatique, ce récit poignant d’une destinée déraillée, Rachid Santaki, sans volonté moralisatrice, mais avec une verve énergisante, en dit beaucoup sur ces banlieues en particulier et sur la société en général. Brut, noir et tragique !

 

La légende du 9-3

 

La légende du 9-3  de Rachid Santaki et Nasser Sahki. Paru le 13 avril 2016 chez Ombres Noires
 18€ ; (188 p.) ; 21 x 14 cm

« Je m’appelle Malik, je suis officier de police judiciaire. On m’appelle  » la légende du 9-3  » je suis capable d’installer une surveillance policière dans n’importe quelle cité de France. J’ai grandi à l’ombre des blocs de mon quartier, entre béton, ennui et petits trafics. Mes choix me collent à la peau. Traître aux yeux des mecs de la cité, vermine selon mes collègues. Où est ma place ? »

Malik est de retour à Saint-Denis pour se réconcilier avec les siens, mais son come-back vire au cauchemar : violence, trahison, culpabilité, Malik perd pied. Le policier au passé de dealeur se heurte au plafond de verre d’une société qui se replie sur elle-même et où personne ne veut de lui.

La légende du 9-3 s’inspire de faits réels de la vie de Nasser Sahki, co-auteur du récit. Officier de police judiciaire, enquêteur à la direction centrale de la police judiciaire, décoré de la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel.

« Inspiré d’une histoire vraie. »

 

 La France de demain

La France de demain / Rachid Santaki et Brahim Chikhi. Préface de Benjamin Stora.  Paru le 28 mars 2015 chez Wildproject. 5€ ;  (83 p.) ; 20 x 13 cm.

La france de demain manifeste

« À mille lieux des clichés sur la banlieue, voici une exploration passionnante et sans concession, lucide et émouvante, d’une France que l’on connaît mal, et dont on parle pourtant si souvent. »
– Benjamin Stora Président du Musée de l’Histoire de l’immigration

La France de demain ? Elle est déjà là.

Elle est là, dans ce qu’on appelle encore parfois la périphérie, et qui est pourtant au centre de la société.

Elle est là, dans cette jeunesse, « ces enfants d’immigrés qui ont reçu comme seul héritage la confiance en soi de ceux qui n’ont rien à perdre. »

Sur la réussite, sur l’éducation, sur la responsabilité, sur l’islam, sur le travail, sur la politique, Santaki et Chikhi partagent ici leurs convictions complices, dans un témoignage paisible et radical, souriant et ironique.

Destiné aux millions de Français qui vivent en banlieue et à tous les Républicains, La France de demain voudrait nous aider à mieux poser les bonnes questions.

Réflexion sur l’avenir de la France incarné par la jeunesse des banlieues, souvent stigmatisée, à travers des questionnements sur la responsabilité, l’islam, le travail, la politique et diverses actions menées dans la périphérie parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis.

Triple XL

 

Triple XL de Rachid Santaki. Paru le 26 juin 2014 chez Folies d’encre. 5€ ;  (48 p.) ; 19 x 10 cm
Au coeur de la cité, la sombre destinée de Sakina, 130 kilos, maltraitée par sa mère et son beau-père.
Dans Triple X, la « Cosette » se nomme Sakina, elle pèse cent trente kilos, elle danse, elle vit intensément. Dans la cité, ce n’est pas facile, et dans l’appartement, c’est pire. Triple XL est une nouvelle très sombre, du noir ou le rythme de la langue claque contre les murs de béton.

Business dans la cité

Business dans la cité de Rachis santaki. Paru le 17 avril 2014 au Seuil et chez Raconter la vie,  75 pages – 5,90 € ;  21 x 14 cm
En Seine-Saint-Denis, les frontières entre les mondes de la drogue et de la communication sont très poreuses. Après avoir trempé dans le trafic de stupéfiants, Rayane décide de se racheter en créant un magazine et une entreprise de marketing. Son ancrage à Saint-Denis devrait être son meilleur atout, c’est pourtant ce qui va le perdre.
Fiction dans le 93. Sous la plume de Rachid Santaki, les frontières entre commerce de la drogue et monde de la com’ sont étonnamment poreuses. Après avoir trempé dans le trafic des stups, Rayane – double de l’auteur ? – abandonne le business illégal pour créer un magazine et une boîte de marketing. L’ancrage de Rayane à Saint-Denis devait être son meilleur atout. Pas facile pourtant de tout recommencer quand on a été dealer.

Flic ou caillera 

 

Flic ou caillera de Rachid Santaki. Paru le 6 mars 2013 aux Masques dans la collection Grand Format. 16€ ; (274 p.) ; 21 x 13 cm

Réédité en poche le 5 mars 2014 chez Le Livre de poche.  5€90 ; (258 p.) ; 18 x 11 cm 

Octobre 2005. Deux adolescents trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, sous la coupe du clan Bensama, caïds locaux de la drogue. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser la route de Najet, une jeune femme flic et beurette, qui n’en finit pas de se battre avec ses origines. Tandis que l’un essaie d’échapper au puissant clan Bensama, l’autre voudrait le faire tomber une fois pour toutes. Un polar plein de rage et d’énergie, qui aborde sans angélisme les thèmes de la montée des communautarismes, de la solidarité et de la débrouille. Aussi nerveux que mélodieux, Flic ou caillera renouvelle les codes du roman policier avec brio.

 Mon billet sur Flic ou caillera 

Les anges s’habillent en caillera 

 

Les anges s’habillent en caillera de Rachid Santaki. Préface d’Oxmo Puccino. Réédité en poche le 8 mars 2012 au Point. 7€10 ; (282 p.) ; 18 x 11 cm
 Je m’appelle Ilyès. À Saint-Denis, on me connaît sous le surnom du Marseillais. Je suis capable de griller le code d’une carte bleue en un clin d’oeil. Une fois mon travail réalisé, je peux dépenser sans compter. J’ai assumé mes conneries et vu le paquet de fric que cela m’a rapporté, la mise en parenthèses de ma liberté en valait le prix. Saint-Denis a été le théâtre de mes premiers coups. J’ai été assez malin pour passer les diplômes du crime, les autres candidats se sont retrouvés à vendre de la came ou du shit. Certains sont morts, d’autres se sont perdus entre les allers-retours au placard. Au fond de moi, je sais que ma sortie n’est que provisoire et que je vais reprendre la direction de la maison d’arrêt à la moindre erreur. »

Ilyès, le voleur à la ruse le plus doué de sa génération, vient de purger une peine de dix-huit mois à Villepinte. Avant de reprendre les affaires, il doit s’occuper du mec qui l’a balancé, un ancien pote empêtré dans des histoires de drogue et protégé par Stéphane, un flic ripou, narcissique et manipulateur, qui ne recule devant aucun trafic pour faire un billet. Les Anges s’habillent en caillera s’inspire du parcours du Marseillais, devenu à 25 ans une légende en région parisienne. Le roman nous plonge dans l’univers de Saint-Denis, ville-personnage, avec sa galerie d’anges et leurs histoires insolites, drôles, sombres et parfois cruelles.

Des chiffres et des litres

Des chiffres et des litres de Rachid Santaki. Paru le 23 février 2012 chez Moisson rouge-Alvik dans la collection Le syndicat. 16€50  ; (250 p.) ; 22 x 15 cm. 
Arrêt de commercialisation
Au coeur de Saint-Denis en 1998, Karim est un élève brillant, passionné de culture Hip Hop. Il se prépare pour une carrière de journaliste spécialisé. Sa fascination pour Houssine, le caïd du quartier et sa situation familiale lui font emprunter une toute autre voie.

La petite cité dans la prairie

La petite cité dans la prairie  de Rachid Santaki. Préface Bzit. Paru le 14 novembre 2008 chez Le bord de l’eau. 16€30 ; (239 p.) ; 23 x 15 cm.

Premier roman.

Rayane se trouve en bas d’un immeuble en région parisienne et rêve de tutoyer le bonheur : «Jusqu’ici tout va mal… Jusqu’ici tout va mal…», répète-t-il… En banlieue, l’important ce n’est pas l’atterrissage mais le décollage…

La Petite cité dans la prairie nous raconte une tranche de vie et la saga familiale de Rayane. Ses histoires avec ses meufs, ses univers : la boxe, la culture hip-hop et ses potes.

Comment sa famille s’est-elle retrouvée en Seine-Saint-Denis ? Comment Rayane, B.E.P en poche, va-t-il créer le magazine 5styles ?

C’est aussi l’histoire d’un des enfants de la télé, et de toute une génération. Pas n’importe laquelle, celle des années 80. Une culture construite autour de l’émission Achipé Achopé, des séries Starsky et Hutch, Arnold et Willy, Punky Brewster, des dessins animés Albator, Goldorak. Et de musique funk, new jack, et rap.

Voilà, vous savez presque tout sur Rachid Santaki.

J’espère que ce petit article vous a donnez l’envie de découvrir cet auteur que l’on a appelé…

le Victor Hugo des cités.

Te souviens-tu de Souliko’o ? de Jean Failler.


Je profite de mes derniers jours de vacances en Bretagne pour vous parler de polars bretons mais pas que…

Car la Bretagne ouvre sur le monde !

Allez c’est parti pour le(s) premier(s) roman(s)


 Les livres : Une  enquête de Mary Lester ; Volume 30-31 : Te  souviens-tu de Souliko’o de Jean Failler. Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon ; 18€ , 2 vol. ; 18 x 11 cm.

 

 

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 1Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (249 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

 

Instamment priée par son patron, le commissaire Fabien, de prendre un mois de convalescence, Mary Lester choisit d’aller se reposer chez l’une de ses amies, Monette Charron, infirmière à Trébeurnou, petit village de la côte sauvage en Finistère Nord.

À peine arrivée, elle se fait agresser par un type étrange qui conduit un énorme tracteur.

Elle réalise très vite qu’une atmosphère délétère pèse sur ce village autrefois paisible. Des animaux domestiques disparaissent, des vieilles personnes sont harcelées chez elles, et il semble que le chef d’orchestre de toutes ces exactions soit l’homme au gros tracteur.

L’individu, qui bénéficie d’appuis politiques, se croit tout permis. L’apparition de Mary dans son périmètre le gênant, il la prend pour cible.

Mais le capitaine Lester, même en permission, n’est pas femme à s’en laisser conter et rend coup pour coup.

La gendarmerie s’en mêle, puis les Renseignements Généraux qui accusent Mary d’avoir provoqué cet homme qu’ils semblent protéger.

La voici tout soudain contrainte, pour se défendre, de fouiller dans le passé mystérieux de l’agriculteur Vanco…

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 2  Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (313 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

Ayant appris que Vanco, l’agriculteur irascible, avait séjourné en Australie, Mary s’envole pour ce continent où elle espère trouver quelques réponses aux questions que pose son comportement agressif. Pourquoi Vanco a-t-il abandonné un magnifique domaine australien de trente mille hectares pour une misérable ferme cent fois plus petite en Finistère Nord ? Elle a la chance

d’être accueillie à bras ouverts par la famille résidant sur le domaine autrefois exploité par Vanco. Et là, les choses commencent à s’éclairer. Elle a même la possibilité, grâce à un ancien policier de brousse, d’enquêter jusque dans la tribu aborigène des Musgrave qui, depuis la nuit des temps, occupe le territoire des Trois Rivières, l’endroit où se trouvait le ranch de Vanco. Celui-ci a laissé derrière-lui un souvenir déplorable et personne ne semble le regretter. Après un séjour enchanteur sous le soleil du printemps

austral, elle retrouve l’automne breton et son concert de pluies et de vents. Elle retrouve aussi les enquêteurs des RG qui n’ont pas lâché la piste. Accusée de tous les méfaits, contrainte de se défendre devant un conseil de discipline qui ressemble plus à un tribunal qu’à autre chose, voilà une nouvelle fois Mary Lester dans de vilains draps. Réussira-t-elle à se sortir du traquenard qui lui est tendu ?

L’auteur : Né en 1940 à Quimper, il est l’auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (47 numéros à ce jour). Il vit et écrit à l’Ile-Tudy (Finistère).


 

 

Mon Avis :

 On retrouve, toujours avec le même plaisir, l’intrépide Mary Lester, héroïne de cette 30ieme aventure. Toujours prête à défendre la veuve et l’orphelin, elle n’en est que plus sympathique. Ici elle va essayer de comprendre pourquoi le sympatique villageoù elle séjourne est en proie à des  événements mystèrieux . Et tenter de venir en aide à ses habitants .Et même dans ce combat sans doute perdu d’avance, ce David contre Goliath, notre jeune policière galvanisée par toutes ses embûches, nous entraîne dans une enquête trépidante et pleine de rebondissements. Il est à noter aussi que c’est Jean Failler qui reprend la plume ici, car depuis 6 romans c’était Mary Lester qui nous contait ses histoires. Et on ressent parfaitement tout au long de la lecture la jubilation de l’auteur qui au passage règle sans doute quelques comptes . Et on jubile avec lui, car l’on retrouve une Mary Lester plus que jamais galvanisée et revancharde, tout comme son créateur. Avec une touche d’exotisme. Et qui rend  au passage hommage à la culture aborigène. Jean Failler avec une narration rythmée nous propose une histoire captivante sur 550 pages en deux tomes que l’on dévore avec impatience. Une nouvelle fois basées sur des faits réels, cette enquête se confronte au contexte social et culturel actuel.

Mary Lester sous les traits de Sophie de la Rochefoucauld dans les adaptations TV

Extrait de Mary Lester -2- Les diamants de l’archiduc

 

 

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Extrait du 1er chapitre :

Où Jean Failler reprend la plume et où Mary Lester se voit infliger un mois de congé avec solde. Pour le trentième récit de ses aventures et mésaventures, Mary Lester m’a instamment prié de reprendre la plume. Je m’étais bien juré de ne plus me mêler de sa vie, mais Mary a été plus éprouvée par son enquête à Brest qu’elle veut bien l’avouer. Ceux qui l’ont suivie au cours de ses pérégrinations du monastère de Landévennec au port de commerce de Brest savent combien cette affaire a été rude et comment elle s’est terminée tragiquement, dans la fureur et dans le sang. Un voyou est mort, trois autres ont été blessés et le lieutenant Fortin a failli perdre la vie ; Mary elle même a eu le cuir chevelu entamé par une balle. À deux centimètres près, elle aussi aurait eu droit à la médaille d’honneur de la police à titre posthume. Elle a eu beau faire la brave, on ne sort pas intacte d’une telle aventure. Je ne la sentais plus dans de bonnes dispositions pour écrire. Alors, je lui ai proposé mes services, qu’elle a acceptés avec empressement. Son patron, le commissaire Fabien, sur recommandation du psychologue de la police, l’avait mise en disponibilité pour un mois, ce qui, bien sûr, l’avait fait râler :— Je ne suis pas malade, que diable ! avait-elle dit en apprenant cette mesure.— Ordre du médecin, avait tranché le commissaire Fabien. Reposez-vous, prenez du bon temps… — Du bon temps… du bon temps… vous en avez de bonnes, avait-elle grommelé. Puis elle s’était inquiétée :— Fortin est-il lui aussi en congé ? Le commissaire Fabien avait eu un geste de la main pour évacuer la question :— Fortin, ce n’est pas pareil !

Réponse qui avait fait croiser les bras à Mary :— Comment ce n’est pas pareil ? avait-elle demandé avec indignation. Il a été plus gravement blessé que moi ! Il était à l’article de la mort, souvenez-vous… — Je m’en souviens parfaitement, avait coupé lecommissaire, agacé. Finalement, tout le monde sortait de l’hosto, dans ce commissariat : Fortin et Mary pour blessures, le commissaire Fabien à la suite d’un grave ennui de santé. Mais celui-ci avait repris du poil de la bête après son opération. Il avait arrêté le tabac, et ça se voyait. Il n’avait plus la mine terreuse des gros fumeurs, son teint s’était éclairci et son visage sérieusement remplumé.


L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !

 

Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON


Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON par Marie Noëlle

Bonjour Laurent et tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

– Dis moi mais quel parcours depuis CHARADE qui a rencontré un immense succès, dans que état d’esprit es-tu ?

 Marie Nono, eh oui, c’est ton surnom! – ma bonne fée, depuis que tu t’es penchée sur le berceau – enfin le manuscrit de Charade – il n’y a eu que du bonheur. Je suis donc dans un état second. Je ne vais pas mentir, le plaisir de lire des chroniques positives au quotidien ne peut que me transporter. Evidemment, le pendant étant que cela me met une pression de malade pour la suite.

Comme si j’en avais besoin.

Je dis toujours, cela n’en fait pas une citation à retenir non plus, lol, qu’écrire un livre est à la portée de tout le monde; la difficulté réside essentiellement dans le second. Il faut se réinventer, sans se dénaturer, tout en innovant. Voilà une équation qui envisagée ainsi semble insolvable. Et qui a pourtant été résolue par mes pairs. Alors, s’ils l’ont fait, pourquoi pas moi ?

 NDLR : le billet de Marie No sur Charade est ICI.

Tu as toujours eu envie d’écrire ? et depuis quand ?

A la sortie de Charade, maman m’a rappelé cette anecdote que j’avais complètement oubliée : je lui aurais dit du haut de mes quinze ans « un jour, j’écrirai un roman ». C’est drôle, parce que je n’en ai absolument aucun souvenir. Sans le savoir, mon esprit a sans doute structuré des histoires et je vous les livre maintenant.

– Pourquoi le polar ?

Là, ce n’est qu’une évidence pour moi. Je n’ai quasiment lu que des polars ou des thrillers depuis que je suis petit. Oui, oui même des bibliothèques vertes. Michel, Langelot, le clan des sept, etc..

Ensuite les Agatha, les King puis des BD en masse. Vraiment beaucoup.

Et il s’agit également de mon genre de prédilection au cinéma.

Bref, ce n’est pas comme si j’avais le choix, lol, je ne connais que ça.

J’ai bien conscience que c’est réducteur et que je n’en sors pas grandi, mais je ne vais tout de même pas mentir à ma bonne fée 🙂

– Quels sont tes livres de chevet ?

Sans grande surprise, des thrillers. Principalement. J’ai une tendresse particulière pour Patrick Bauwen (que j’ai le privilège de connaitre) et je suis féru de Maxime Chattam.

– Parle-nous un peu de CYANURE qui sortira le 21 septembre.

Je ne vais pas te redonner la quatrième. Sans prétention je me suis amusé à faire un thriller dans lequel je vous propose quelque chose de totalement novateur, dixit les beta-lecteurs dont tu fais partie. Vous assistez donc à une première mondiale! J’adore me la péter grave 🙂 Blague à part, je crois pouvoir dire que jamais un lecteur n’a été autant impliqué. Difficile d’en dire plus sans révéler cette fin si particulière.

En revanche, cette fin n’est pas juste un artifice pour que l’on parle de Cyanure. J’aime à penser qu’il s’agit d’une intrigue solide et divertissante mais avec une vraie question de fond, de celles qui font appel à votre conscience. Sans être pompeux non plus, c’est un thriller et pas un essai. Alors vous me direz…

– Stressé ?

Je ne crois pas qu’il existe une description suffisamment précise pour mon état d’esprit actuel, oscillant entre l’abattement le plus complet : c’est sûr ils ne vont pas aimer, ou l’euphorie la plus totale : Cyanure va faire un carton, etc… Vous voyez un peu l’image ? Ceci assorti au fait que j’ai l’impression de repasser mon bac à chaque fois qu’Hugo Thriller l’envoie en SP.

– Tu commences à être présent sur pas mal de salons, comment fait-on pour concilier vie professionnelle, personnelle et star montante J  ?

En ne dormant pas beaucoup pour concilier avec le pro. Avec le personnel, c’est plus facile parce que Valérie, mon épouse que tu connais Marie Nono, est présente avec moi dans cette aventure si jouissive. Quant au dernier point, je ne me sens absolument pas comme une star, même montante. Le jour où cela aura un impact sur mon ego, je sais que ma chère et tendre sera là pour me rappeler à l’ordre. Et à juste titre.

– Que fais-tu en ce moment ?

J’écris pour ne pas penser.

C’est amusant et paradoxal comme phrase mais c’est le cas. Je suis sur mon troisième qui a bien avancé. Mais il est encore un peu tôt pour en parler. Cela dit, ne t’inquiète pas, tu seras toujours la première à le lire!

– Quelles sont tes pensées du moment, coup de gueule, coup de cœur ? Tu peux te lâcher !

Je suis en vacances, je ne vais tout de même pas m’énerver. Lol.

Merci Laurent d’avoir bien voulu prendre un peu de temps pour répondre à mes questions.

Je souhaite à CYANURE un énorme succès et prends soin de toi.

C’est moi qui te remercie et je n’aurai jamais assez de mots pour le faire à la juste mesure de ton engagement. MERCI Marie Noëlle.

 

 

Le petit plus de Collectif Polar

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d’être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d’un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d’un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n’ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s’entremêlent jusqu’au sommet de l’État, où le président de la République n’est peut-être pas seulement une cible.

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.

Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph


Aujourd’hui Oph nous a concocté un interrogatoire comme on les aime. Et c’est Chris Roy, l’auteur d’un premier roman qui nous a bluffées toutes les deux, Là-haut les anges, qui ce retrouve sous le feu des questions de ma flingueuse.

Allez place à…

« Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph »


Oph : Bonjour Chris, merci à toi d’avoir accepté de te soumettre à mon interrogatoire…  Enfin en général difficile de se soustraire à un interrogatoire ! Peut-être souhaites tu attendre l’arrivée de ton avocat ???:

 Chris  : Pas d’avocat entre nous, juste toi et moi !!!

Oph : Tant mieux, tes réponses n’en seront que plus libres 😉

Avant d’attaquer « sur les faits » comme on dit chez nous, parle nous un peu de toi… Qui es- tu Chris Roy ? (pas l’âge ça ne se demande pas aux Dames… Mais d’où viens-tu, ton métier, tes passions…) Oui, oui, nous sommes d’incorrigibles curieux au Collectif Polar.

Chris : Mon métier, c’est la musique. Je suis auteur/ compositeur pour la variété française, plutôt des jeunes. C’est un monde dur et sans pitié, mais avec beaucoup de moments forts, j’adore ce que je fais. J’ai écrit ce premier roman sans cesser mon activité principale. Mais je me suis très vite rendue à l’évidence, quand j’étais sur un projet de chansons, je mettais de côté l’écriture de mon roman. J’aime être à fond dans tout, alors il fallait cloisonner.

Oph : Etrange ce switch entre musique et roman noir… Quoique parfois la musique permet de transmettre de belles histoires! Mais tu n’assouvis pas pleinement notre curiosité là… Je saurais te convaincre au prochain interrogatoire de te livrer davantage, je ne veux pas t’effrayer trop vite 😉

« Là-haut les anges » est ton premier roman, l’écriture a-t-elle toujours fait partie de ta vie ou est-elle arrivée tardivement ?

Chris : Oh oui, l’écriture a toujours fait partie de ma vie ! J’ai commencé à écrire des chansons vers 13 ans, ou plutôt des poèmes, et je tenais évidemment mon journal dans des cahiers noirs. Déjà en 3ième, ma prof de français mettait en marge de mes copies : « trop prolixe », et ça m’énervait, j’avais tellement de choses à raconter. Écrire des chansons m’a permis de faire passer quelques messages, par petites touches. Mais le format « chanson » ne m’a plus suffi. Je ne l’ai pas senti venir mais c’est arrivé, j’ai eu cette idée de journal d’un psychopathe et je me suis lancée… Je n’avais jamais tenté d’en écrire un avant, c’est drôle quand j’y pense.

Oph : Eh bien heureusement pour nous que tu te sois lancée, il faut croire que ta créativité n’attendais que cette autre voie pour s’exprimer!
Quel a été l’élément déclencheur de ton passage à l’acte ? ( l’écriture de ce roman et sa présentation en maison d’édition)

Une nuit, j’ai rêvé d’une phrase (ça m’arrive souvent, des formules de refrain par exemple) : « Je te vois sur Facebook ». Et le lendemain je commençais la rédaction du journal du tueur. L’histoire s’est comme écrite toute seule, j’en conviens, ça paraît fou, mais j’avais tant à dire sur les réseaux et ses dérives, sur un certain type d’adolescentes, sur la crédulité des parents, sur les relations amoureuses etc.

Une fois terminé, j’ai envoyé mon roman un peu partout sans trop d’illusions, non pas que je ne croyais pas en mon histoire, mais étant dans la musique, je sais tellement à quel point il faut être introduit pour avoir la chance d’être écouté ou lu.

Donc, envoyer mon manuscrit sans recommandation me paraissait improbable. Il y a eu des frémissements de la part de quelques maisons d’éditions, puis la réponse des Éditions Inspire, ma rencontre avec Audrey Cornu, notre entente immédiate, et sa perception précise de ce qu’elle attendait de mon roman.

Oph : Elle a eu du flair Audrey!!! Elle aurait fait un fin limier.
« Là-haut les anges » aborde des thèmes difficiles (pédophilie, deuil d’un enfant, les dangers des réseaux sociaux…) Comment en es-tu venue à choisir ces sujets pour ton premier roman ?

Je crois que je ne les ai pas vraiment choisis. Ce sont des thèmes qui me touchent vraiment, évidemment. Alors écrire, c’est aussi, il me semble, regarder en face la possible réalité, l’innommable, la violence.

Je suis souvent en présence d’ados connectés, tête baissée, les yeux hagards dès qu’ils relèvent la tête. Certains philosophes comme Michel Serres restent positifs sur l’avenir des petites « poucettes », ces jeunes filles qui pianotent plus vite que leur ombre. Certains parents s’en émerveillent même.

Mon histoire raconte juste ce qui existe déjà.

 

Oph : Et c’est bien le plus effrayant je crois… Elle raconte non seulement ce qui existe déjà mais pousse la réflexion plus loin en mettant ces jeunes femmes entre les pattes de ton « hackeur de coeurs d’adolescentes ».

En tant que flic, et ayant exercé en brigade des mineurs, j’avoue avoir été bluffée par la justesse avec laquelle tu décris les sentiments de Stan, Sara et leurs collègues. Quel est ton secret ? Es-tu allée à la rencontre de ces policiers ou peut-être en avais-tu dans ton entourage ?

Alors on va dire que comme Sara, je suis issue d’une longue lignée de policiers, grand-père, oncles, cousin, cousine, peut-être cela m’a-t-il influencée, je ne pourrais le dire. Après en bonne Sorbonnarde, je ne voulais rien laisser au hasard, alors j’ai fait mes propres recherches, et j’avoue que ton compliment me fait vraiment plaisir ! J’ai voulu à un moment faire mon Maxime Chattam et me présenter dans un commissariat pour soumettre mes questions, mais je n’ai pas osé, je voulais rester dans ma fiction.

Oph : Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Je suis la troisième génération de flics et les sujets professionnels sont souvent au cœur des discussions avec mon père. Tu as bien fait de ne pas débarquer dans les commissariats avec tes questions, l’intimité est bien plus propice aux révélations et d’autant plus quand ces dernières touchent l’émotionnel et nos fragilités.

Les réseaux sociaux et notamment facebook constituent quasiment un personnage à part entière de ton roman, quelle relation entretiens tu avec cette sphère digitale ? Juste un outil (communication, publicité ou bien plus que ça) ?

C’est un outil pour moi, et dans la musique tu te doutes que c’est essentiel. Aujourd’hui les maisons de disques ne réagissent qu’aux nombres de vues et aux « like », peu importe le talent, il faut faire du buzz.

Pour ma part, j’ai toujours été très discrète, trop d’ailleurs, avoir ma page pro me chamboule un peu, je n’aime pas m’exposer. En revanche, exposer mon travail ne me pose aucun problème.

Je suis tous les jours sur les réseaux et j’y vois beaucoup de jeunes ados sans filtre et je m’interroge. 

 

Oph :Je comprends mieux ta réponse évasive à ma première question!

Comment as-tu abordé la rédaction du journal intime de ce « hacker de cœurs adolescentes » ? J’ai vraiment eu le sentiment d’entrer dans son intimité, sa psyché, son esprit malade et pour autant diablement intelligent… Je dois d’ailleurs d’avouer que j’étais presque fascinée en lisant ces passages du roman, non pas que je cautionne l’horreur de ce qu’il y est écrit, mais la façon dont tu l’as décrit, cette voix que tu lui as prêté via ta plume, cette personnalité dont tu l’as doté.

Ecrire en « je » n’a pas été chose facile. Je dois t’avouer que parfois j’avais du mal à me relire. Je l’ai vécu comme un rôle, une peau que je revêtais à chaque nouvelle page. Je voulais aller jusqu’au bout du monstre.

OPH : Je n’ose pas imaginer à quel point l’exercice a dû être difficile… Mais tu y es arrivée avec brio et ce monstre n’en n’est que plus réel.

Avais-tu un but précis en écrivant « là-haut les anges » ? Je m’explique, j’ai réellement eu le sentiment que ce roman avait pour but premier de nous mettre en garde, lecteurs et parents potentiels d’adolescents, face aux nouveaux dangers qui guettent nos enfants, et ce avant même de choisir d’écrire un « polar ».

Bien vu, Ophélie ! Mais je crois que c’était inconscient. Au début, je ne me rendais même pas compte que ce roman pouvait avoir une portée pédagogique. Tant mieux si c’est le cas, mais moi, j’ai juste voulu raconter une histoire d’aujourd’hui, parler des dérives du net, mais aussi des gens, des trentenaires qui se posent tant de questions sur le choix d’une relation sex-friend ou d’une cohabitation avec l’autre, mettre un enfant au monde ou prendre le risque d’être stigmatisé par la société, savoir séparer le boulot de sa vie privée etc.


Oph : Ton inconscient a fort bien fait les choses!
J’aurais encore mille questions à te poser, mais je dois être raisonnable, et tu as le droit à un temps de repos entre deux interrogatoires 😉 Mais j’espère pouvoir le faire sous peu lors d’une rencontre et pourquoi pas, d’un apéro-polar!
Alors une petite dernière pour la route sur une note plus légère:  Quand et où nos lecteurs auront-ils l’occasion de te rencontrer?

Une séance de dédicace est en train de s’organiser dans une librairie parisienne, il y en aura aussi probablement dans la région de Tours et dans le sud de la France, et j’espère encore beaucoup d’autres. Dans tous les cas je te tiens au courant !

Oph : Je compte sur toi!
Cet interrogatoire étant terminé, tu peux relire et signer tes déclarations avec un petit mot pour nos lecteurs 😉

Merci à tous mes futurs lecteurs. C’est excitant de penser que les mots de mon histoire vont résonner dans la tête d’inconnus au fond de leur lit, ou dans un train, ou ailleurs !

OPH : Un grand merci à toi Chris d’avoir répondu à mes questions, et à vous lecteurs, foncez chez votre libraire pour vous procurer « Là-haut les anges », vous ne serez pas déçu…

NDLR : Vous pouvez aussi retrouver ICI la chronique de Oph sur « Là-haut les anges«