Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet dans antre de notre Geneviève


 

Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet Bibliothèque Parmentier, l’antre de notre Geneviève 12/05/17 – 19h00

Par EPPY FANNY· MERCREDI 17 MAI 2017

En préambule, j’ai accepté exceptionnellement un événement en semaine sur Paris. Parce que c’est Geneviève, et que Cécile Pellault se libérait également pour participer à l’événement.
Et que cet événement différent des rencontres habituelles m’ interpellait.
En revanche lorsqu’en partant d’Evry (Essonne) à 17h15 tu arrives au lieu du RDV (Paris 11éme) à 19h50, bouchons du vendredi plus orages sinon ce n’est pas drôle, tu te rappelles pourquoi tu ne vas jamais, même lorsque tu en rêves, sur Paris le soir après le boulot.
C’est clairement impossible ou alors pour des événements qui débutent à 22h…
Donc ce préambule pour que les amis qui pensent à m’inviter ne soient pas surpris de mes refus. Je ne viendrai sur Paris que pour des petits-déjeuners ou des rencontres prévus des samedis soirs…

Mais je ne regrette pas les efforts déployés, car les retrouvailles avec mes amies furent belles et la découverte de l’univers de Nicolas Jaillet passionnante. La rencontre humaine tout autant.

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis 50 mn je me suis faite discrète et me suis installée d’une demi-fesse au fond de la salle. Tout à côté des albums des X-mens. Un signe, un bon, d’un univers que j’adore et qui allait être longuement abordé plus tard dans la soirée. Sacré destin et son sens de l’humour.

J’ai donc, pour illustrer cet article, emprunté quelques photos à Geneviève concernant le début de la rencontre.

La lecture de Nicolas concernait son scénario intitulé « Ravissantes ». Une lecture en exclusivité, dans laquelle Nicolas interprète tous les personnages. Un exercice difficile mais essentiel pour lui car cela lui a permis un test grandeur nature de la réaction d’un public à ses écrits. Dans un genre pas si simple qu’est la comédie.

Nicolas nous interprète avec brio :

– Ilona une jeune mannequin dont la vie sentimentale est une suite d’échecs,

– Julie sa meilleure amie et son agent, petite, ronde, pleine de vie et la croquant à belles dents

– Pierre un drôle de gigolo

– Zlotan un jeune créateur

Et une foule d’autres personnages, dont un chien avec un nom… qui m’a fait hurler de rire

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis presque une heure j’appréhendais de ne pas suivre, même si j’avais pris connaissance des éléments de présentation mis à disposition par Geneviève lors de l’annonce de cette lecture.

Eh bien ! Lorsque le scénario est de qualité, ainsi que l’interprétation, le miracle se produit et l’on arrive à suivre le récit et à s’attacher aux personnages (voire à les détester).

Ils ont tous de la substance, et certains accessoires ont un rôle précis ; comme une cravate ou des chaussures… Qui sont bien plus que de simples accessoires.

Un miroir sur notre monde et ses travers, sur ce qu’il impose aux femmes en particulier. Sur cette image féminine qu’offrent les magazines et ce qu’elle cache.

L’humour est là, parfois féroce, les émotions aussi, nos sentiments évoluent au fil des situations et l’on déteste ou l’on s’apitoie sur ces êtres piégés dans les apparences, et l’on s’émeut pour ceux qui osent enfin et s’émancipent. En allant jusqu’à détruire, réellement ce fichu mur !

J’ai passé un excellent moment. Je n’ai pas été la seule.

Félicitations à Nicolas. Félicitations à Geneviève pour avoir une fois de plus cassé les codes…

Après la lecture, les échanges ont été bon train entre le public et l’auteur.

Pour ma part j’ai pu discuter également avec son éditrice Catherine Dô-Duc. Merci à toi Catherine pour le temps que tu m’as consacré. En attendant qu’un jour peut-être un film résultera de ce scénario, le livre lui est en cours de finalisation et sortira début 2018. Voilà une excellente nouvelle.

Si comme moi vous ne connaissiez pas Nicolas Jaillet, voici en quelques lignes sa bio.

Né en 1971 en région parisienne, il a d’abord été comédien, puis signe ses premiers textes de fixation pour une troupe théâtrale jeune public « La compagnie des épices » avec laquelle il fait son 1er tour du monde. Il poursuit sa route dans une troupe de théâtre forain. Cherche un équivalent du Rock’n’roll au théâtre. Le trouve. Ouvre une salle de spectacles à Paris : le Labo. Viré par les proprios il reprend la route, jouant sur les places de villages. Collabore à des spectacles, écrit des chansons… Second tour du monde. Première expérience de publication en 2003 : un désastre ; mais impossible de cesser d’écrire. Publication en 2007 de son roman « Sansalina » qui se déroule au Mexique en 1928. Travaille depuis en collaboration étroite avec des éditeurs de tailles diverses, partout où l’Humain est présent (Hachette jeunesse, Après la Lune, Lito, Gallimard, Rageot, Rue du départ). A 36 ans, il entame des études de lettres classiques. Obtient sa licence 3 ans plus tard. Participe à l’écriture et au tournage du premier long métrage de Thomas Salvador. Son dernier roman, « La maison », est publié en septembre 2016 chez un éditeur indépendant (Milady Thriller).
Nicolas attaque actuellement la traduction du nouveau roman de Jack Ketchum. Un vrai touche à tout !

J’ai enfin découvert l’antre de notre Geneviève Van Landuyt… Et une partie de sa PAL

Après cette rencontre sympathique, un dîner a réuni mes deux amies (Cécile et Geneviève), Nicolas et moi. Nous avons alors échangé en toute amitié sur une multitude de sujets, dont les X-Mens (BD) passion partagée avec Nicolas.

 

Abordé les projets des uns et des autres. N’oublions pas que Cécile écrit également. Parlé d’amis communs (Nicolas Lebel tes oreilles ont dû siffler). Une soirée agréable où un auteur inconnu est devenu une relation amicale.

Au plaisir de te recroiser Nicolas.

Negra soledad de Ramón Díaz Eterovic


Le post-it du bibliothécaire
 Negra soledad de Ramón Díaz EterovicLe livre : Negra soledad  de Ramón Díaz Eterovic.Traduit de l’espagnol (Chili) par Bertille Hausberg. Paru le 04 mai 2017 aux éditions Metailié, Noir dans la collection  Bibliothèque hispano-américaine  20€ ; (345 p.) ; 22 x 15 cm.

Titre original : La música de la soledad

4e de couv :

Negra Soledad

Heredia, le détective privé des quartiers populaires de Santiago, vient de se décider à mettre fin à sa solitude de célibataire : il va enfin se marier – à reculons. C’est alors qu’Alfredo, son ami avocat, est retrouvé mort. Depuis peu, il avait été engagé par les habitants d’un village du nord du Chili, aux prises avec une exploitation minière polluante bien décidée à exproprier tout le monde.

Entouré de ses complices de toujours, Simenon, son chat et confident, Anselmo, le kiosquier turfiste, et la commissaire Doris qui aimerait tant trouver une place auprès de lui, Heredia découvre l’ampleur des problèmes environnementaux au Chili, et leurs dénouements souvent tragiques : soif de lucre des entreprises, contamination des sols, indulgence coupable des autorités, spoliation des paysans.

Heredia, c’est l’âme nostalgique d’un Santiago qui n’existe plus, les rêves brisés d’une génération sacrifiée, mais c’est aussi l’histoire chilienne revue et corrigée par un justicier mélancolique et intègre. Et toujours aussi allergique aux ordinateurs…

« Heredia est à la hauteur des sommets du roman noir mondial. »
Revista Occidente

 

Roman Diaz EterovicL’auteur : Né à Punta Arenas en 1956,  Ramon Díaz-Eterovic est l’un des leaders incontestés de la nouvelle génération d’écrivains -nés depuis 1948- qui symbolisent le mouvement artistique le plus attrayant de la scène culturelle du Chili des années 90. Parallèlement à son travail d’écriture, Díaz-Eterovic participe activement à la Société des Ecrivains du Chili, qu’il a présidé de 1991 à 1993. Ramon Díaz-Eterovic est un écrivain très prolifique, il a publié un grand nombre de nouvelles et de story-boards pour des dessins animés et de la poésie. Il manifeste un intérêt profond pour la psychologie humaine et une forte intuition pour les histoires à intrigues. Ramon Díaz-Eterovic dont les romans sont adaptés au cinéma et en BD a été récompensé par de nombreux prix littéraires, et parmi eux, par le prix renommé Anna-Seghers 1987 en Allemagne, le prix Dashiel Hammett en Espagne et en 2007, le prix municipal de Littérature de Santiago (Chili).

Extrait :

                 Extrait Negra Soledad

Le post-it de la bibliothécaire

Heredia, détective privé des quartiers populaires de Santiago, vient de se décider à mettre fin à sa solitude de célibataire. Simenon, son chat et confident, y voit une promesse de repas réguliers. C’est alors qu’Alfredo, son ami avocat, est retrouvé mort. Sa femme lui demande d’enquêter. Ses recherches l’entraînent dans un village du nord du Chili voisin d’une exploitation minière.

C’est toujours avec plaisir que l’on retrouve Heredia, détective privé chilien solitaire et mélancolique que nous avions découvert en 2001 et qui nous avez fait grand effet. C’est ici la septième enquête que nous suivons.  Dans celle-ci, notre détective à l’ancienne, un brin fauché et buveur, souvent dans de sales draps, nous revient encore plus en forme que jamais. Et nous déambulons avec lui dans les rue de Santiago que nous redécouvrons avec délectation lors de chacune de ses aventures.

On aime aussi à le suivre à travers un pays que nous explorons avec avidité. Ici nous allons découvrir les confins aride d’un pays dont l’exploitation minière a façonné le paysage et les mentalités

En effet Díaz-Eterovic excelle à peindre les ambiances de sa ville et de son pays. Il écrit avec un humour mélancolique plein de charme un texte qui va au-delà du roman noir classique. Et comme le dis la critique Ramon Diaz Eterovic est un maître internationale du genre. A ne pas manquer. GVL

Les aventures de Heredia ont été l’objet d’adaptations télévisuelles au Chili. La série policière la plus populaire d’Amérique latine.

Ma PAL , Réponses à vos questions !


Vous avez été quelques unes à me demander de bien vouloir répondre à mon tour aux questions que je vous avez posées sur vos PAL.

Aussi, je me vois obligée de tout vous raconter sur ma Pile à Lire

 As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

Jusqu’à il y a encore pas si longtemps, je m’avais pas vraiment de PAL. Juste quelques livres comme ça qui trainaient, à peine une dizaine. Histoire de ne jamais tomber en rade. Enfin vous voyez le genre.

Et puis je me suis faite rattraper par la patrouille. Pour deux raisons évidentes.

La première c’est qu’à la rentrée de septembre j’ai décidé de lire plus lentement. De prendre mon temps pour mieux apprécier l’histoire et le style de l’auteur. De ne plus me mettre de contrainte, ne plus me fixer de challenge.

La seconde c’est parce que malgré tout cela, j’ai de plus en plus de demande d’auteurs me proposant des lire leur ouvrage. Et comme je suis curieuse et que j’aime découvrir de nouvelles plumes, et même si souvent je refuse, il m’arrive de dire oui. Mais je précise à notre auteur de ne pas être pressé. Que le livre sera lu dans l’année. Et donc…

Voici comment je me retrouve avec une PAL, une PAL qui a tendance malheureusement à augmenter ces derniers temps !

  1. Pourquoi une PAL ?

    Le comment une PAL, je viens de vous l’expliquer ! Le pourquoi, ben en fait je préférai ne pas en avoir. Comme il n’y a pas si longtemps. Oui, une PAL, finalement ça me fait peur.

 

C’est terrifiant cette pile de livres qui s’accumule et dont je ne trouve pas de temps pour les        lire. En plus ça met la pression ! Moi qui avait décidé de lire plus tranquillement, cette PAL me fais retomber dans mes travers, à savoir être à nouveau dans le compétition du plus grand nombre de livres lu par an. Il faut toujours faire mieux ou en tout les cas faire plus !

 

Bref il faut que je me débarrasse au plus vite de cette PAL

 

 Comment est-elle rangée ?

Simplement par ordre d’arrivée des livres. Les premiers en dessus, les derniers en dessus. Mais je sais que je dois commencer par la fin.

 

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

Oui et Non, souvent je la regarde de travers et je la trouve terrifiante. Terrifiante pourrait être son nom !

 

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

   

Ma PAL au moment où vous me le demandiez ! Quelques livres en sont sortis….D’autres y sont rentrés

6 livres que je n’ai pas encore pris le temps de lire ! 3 qui attendent depuis un petits moments 3 qui viennent juste d’y entrer !!!

 

Combien de livre contient ta PAL ?

20 environ, 30 peut-être, je ne sais pas exactement et ne veux surtout pas savoir !

 

 Comment s’est constituée ta PAL ?

Comme je l’ai expliqué dans la question une, pour deux raisons évidentes. Le fait que je lise moins vite en y prenant plus de plaisir et parce qu’il faudrait que je dise non plus souvent ! Ou en tous les cas, plus fermement !

 

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

Alors le plus gros prescripteur de livre c’est mon boulot, enfin plus exactement c’est le comité de lecture polar des bibliothèque de la ville de Paris. Et oui pour bien sélectionné les livres il faut au moins pour les premiers voire les seconds romans, les lire, pour ce faire sa propre idée. Donc comme il sort de plus en plus de polar et de plus en plus de nouveaux auteurs, mes lectures augmentent elles aussi. Et moi j’arrive plus à suivre.

                                                                                                                                                                                                                                   Et puis il y a les potes blogueurs qui nous font des putains de chroniques, sur des titres que j’aurai pas forcément lu, des auteurs qui n’ont plus besoin que je les découvres. Des titres de SF, de fantasy, de fantastique qui ne rentrent pas dans mon domaine de prédilection. mais j’adore aussi les littératures de l’imaginaire, la SFFF.

Et pour ne pas les citer je dirai en premiers lieux mes amis Yvan sur son blog EmoTions, Nath sur Sous les pavés, la page, David de C’est contagieux

Et parfois aussi Belette de The Cannibal Lecteur, Julie de Ju Lit les mots, Stelphique de Mon féérique Blog…..                                          

 Et puis il y a mes libraires de la griffes noires, surtout mademoiselle Agnes, mais pas que….Et là souvent je suis leurs conseils. Hier soir encore je suis rentrée avec un titre que je n’avais pas prévu de lire 

 

 Comment fait un livre pour sortir de ta Pal

Ben il attend l’été. Après le 15 juillet l’édition est au ralenti voire en vacances, alors là il a peut-être une chance de sortir de la Pal et d’être lu !

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

Je vivrais vachement mieux, je culpabiliserai moins. je serai drôlement plus zen. Car elle sert à me rappeler que j’ai du boulot en retard ! Alors pas cool ! Non pas cool du tout !!!

Où achètes-tu tes livres ?

Dans les librairies indépendantes, sur les salons et festivals parfois directement auprès de l’éditeur, rarement dans des librairies de grands groupes sauf si salon. La grande majorité de mes bouquins viennent de ma librairie de quartier, la griffe noire.

 

 Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

Non, j’ai pas rituel de lecture, ça peut-être n’importe où, n’importe quand ! Dans les transports en commun, en marchant, en mangeant si je suis seule, sinon je suis une convive conviviale… Dans mon lit sur mon canapé, dans le jardin, le corps au soleil, la tête à l’ombre ou pas ! …. Partout où c’est possible !

 

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

Papier quasi uniquement. Même si j’avoue que la liseuse me tente de plus en plus !

 

Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

 

A court terme non je ne crois pas, enfin pour le livre.

 

Malheureusement on voit tous les jours des librairies de quartier en difficultés financières. Certaines mettent même la clé sous la porte, elle n’ont pas les moyens face à la concurrence des plateformes internet, pas la force de résister à Amazon ….

 

Et pour les bibliothèques et bien c’est pour les municipalités le service à fermer en priorité pour faire des économies. Ils coûtent de l’argent et ne rapporte rien. Et nous bibliothécaires sommes dans notre grosse majorité attachés à la gratuité du prêt des bouquins ! Alors oui des bibliothèques aussi disparaissent sont faire de bruit !

 

Et si je peux me permettre un coup de gueule, le nuérique en bibliothèque ne changera rien, car l’achat des bouquins dématérialisés coupent plus chères aux bibliothèques que les livres papiers. Un beau foutage de gueule que ce PNB, prêt numérique en bibliothèque !!!

 

 

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?

 

J’ai des tas de questions à vous poser cher(e)s lecteurs zé lectrices. Des tas !!!

Merde à Vauban de Sébastien Lepetit


Le livre : Merde à Vauban de Sébastien Lepetit. Paru le 4 juillet 2013 chez Nouveaux Auteurs. 18€95 ; 21 x 14 cm.

Réédité le 8 mai 2017 chez Flamant noir éditions. 19€50 ; (398 p.) ; 22 x 14 cm.

La 4e de couv :

Besançon, mai 2008. Pierre-Jean Montfort, adjoint au maire et professeur d’histoire donne une conférence pour promouvoir la candidature du réseau Vauban au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lendemain matin, on le retrouve mort au pied de la citadelle. Meurtre ou suicide ? Affaire privée ou coup porté à la candidature de la ville ? Fabien Monceau, jeune lieutenant de police parisien juste nommé à Besançon va mener l’enquête aux côtés du commissaire Morteau, un Franc-Comtois chevronné et bourru. Une enquête difficile menée de main de maître par un duo explosif.

L’auteur :   Sébastien Lepetit, alias Saint-Fromond, 43 ans est  originaire de Bretagne et vit en Franche-Comté depuis une dizaine d’année.. Amoureux des pierres, des bâtisses et de leur histoire, c’est sur les sentiers de montagne ou de forêt qu’il s’en va cueillir au calme les pensées et les sensations qui deviendront l’âme de ses romans. . Dans ses romans, les lieux où vivent les personnages ont une place particulière,… au point d’en devenir également des personnages à part entière. Il aime lire Umberto Eco, Pierre Magnan, Peter Tremayne, Anne Perry, et tant d’autres.

 

Conseils aux lecteurs

Ce roman s’appréciera encore mieux s’il est accompagné de quelques dés de comté affiné en cave pendant au moins dix-huit mois et d’un petit verre de vin d’Arbois ou, mieux encore, de vin jaune.

EXTRAITS 1 :
— Monsieur Monceau !… Félicitations. Vous êtes affecté à… Besançon.
Fabien était comme K.-O. Il avait serré les mains tendues et était descendu de l’estrade sous les applaudissements
 polis et quelques rires diffi cilement contenus. Besançon !
Mais où était-ce, Besançon ? Là-bas, dans l’Est ! Fabien avait beau réfléchir, il n’arrivait pas à visualiser Besançon sur une carte. C’était là-bas, vers l’Allemagne ou vers la Suisse,  même pas en Alsace. Tout ce que cela évoquait chez lui, c’était le froid, une ville morte, coupée de la civilisation, perdue au loin, à la fi n d’une ligne de chemin de fer. Où c’est, Besançon ? se répétait-il, Est-ce que quelqu’un sait où , Besançon ?

 

Résumé et avis : 

Pierre-Jean Montfort, adjoint au maire de la ville de Besançon, est retrouvé mort après avoir donné une conférence pour promouvoir la candidature des sites Vauban au patrimoine de l’Unesco. Non loin du lieu du crime, une inscription intrigue les policiers : Merde a Vauban. Fabrice Monceau, jeune lieutenant fraîchement nommé, va aider le commissaire Morteau dans son enquête.

Nous avons là le point de départ d’une enquête classique, un Whodunit de toute beauté, le lecteur disposant des mêmes indices que l’enquêteur et donc des mêmes chances que lui de résoudre l’énigme. Un roman à énigme qui va nous amener a exploré la bonne société franc-comtoise, ses mœurs, ses travers et ses bassesses aussi. La vie des édiles de provinces, des notables respectés et établis. Nous allons nous prendre au jeu et explorer toutes les hypothèses afin de les éliminer une à une. Surtout que l’affaire se corse, puisque d’autres élus vont eux aussi être assassinés.

Mais Merde à Vauban, ce n’est pas que cela. C’est aussi une plongée au cœur de la capitale comtoise. Et tout au long de ces pages, nous allons découvrir l’histoire mais aussi le patrimoine de cette belle ville de Besançon. Et c’est le commissaire Morteau en personne qui va nous servir de guide.

Et puis c’est aussi ses personnages qui font la truculence de ce roman. Et que dire de nos deux héros ? D’abord le lieutenant Fabien Monceau, un jeune officier fraîchement promu, un jeune loup qui a les dents longues. Et puis Fabien c’est un homme qui plait aux femmes, il est sûr de lui, il sait ce qu’il veut. Persuadé d’être affecté dans une brigade parisienne ce jeune homme est dépité de devoir faire ses classes à Besançon. Et pour sa première enquête c’est le patron qui le prend sous son aile.Le patron parlons-en. Un vieux commissaire, qui n’a plus rien à prouver. Lui il a refusé toutes les promotions. Pas question de quitter sa région pour accéder à un grade supérieur. Il aime son département, sa ville et compte bien y finir sa carrière. Morteau est un flic qui vit seule depuis que sa femme est partie. Enfin seul, pas tout à fait, il y a flocon. Alors il est plutôt bourru, et puis il est enclin à la bouteille et adore la bonne chair.Ainsi Le vieux briscard commissaire et un jeune lieutenant parisien se lancent dans une enquête policière dans la bourgeoisie provinciale, sur les traces d’un tueur insaisissable  Bref un duo détonant et pourtant c’est deux-là vont devoir s’entendre pour mener à bien cette difficile affaire. Vous l’aurez compris, Merde à Vauban, est un bon roman policier qui nous fait passer un peu plus qu’un bon moment de lecture.

EXTRAIT 2 :

Le Phoque ! Il ne se souvenait plus de quand on l’avait affublé de ce surnom ridicule. Il le devait à sa moustache, épaisse et tombante, et à son embonpoint qui, selon ses collègues, lui donnait un air de phoque. Mais il savait aussi que lorsqu’il avait un tantinet abusé du Pontarlier ou du vin blanc, il avait l’œil un peu  vitreux. C’était surtout à cela qu’il devait son surnom, mais personne n’aurait osé le lui dire, ni au commissariat,  ni au Petit Mont d’Or. Au début, ça l’avait agacé et il avait répliqué assez vertement. Mais on ne lutte pas contre un  sobriquet. Ses collègues et ses amis de comptoir évitaient simplement de le prononcer devant lui. Puis, peu à peu, les habitués du Petit Mont d’Or avaient de nouveau lâché le mot, d’abord par accident puis, comme il ne réagissait  plus, le surnom s’était imposé dans les conversations. Il était donc naturellement revenu aussi au commissariat.

 

 Extrait : » Encore une emmerdeuse ! Le train n’était pas parti depuis cinq minutes qu’elle avait déjà pris son téléphone. Elle était assise trois rangées devant Fabien Monceau et il ne voyait d’elle que ses cheveux, une coiffure sans doute très à la mode avec tellement de mèches noires,, brunes, blondes et même rousses qu’il était impossible de savoir quelle était sa couleur d’origine. Et elle parlait, elle parlait, elle parlait. Juste au-dessus de sa tête, il y avait un autocollant avec un téléphone aux yeux fermés qui sommeillait, mais le symbole devait être trop compliqué pour qu’elle le comprenne. Même l’annonce du contrôleur qui demandait aux passagers d’aller passer leurs coups de fil sur les plates-formes entre les voitures n’avait pas semblé la concerner. Elle continuait à débiter sans fin des banalités sans intérêt. Et mademoiselle avait une haute idée de sa personne, visiblement, puisque si on en croyait les confidences qu’elle chuchotait à haute voix, un certain Philippe, sans doute privé de l’élémentaire bon sens qui pousserait n’importe quel homme à fuir pareille engeance, la regardait régulièrement avec une insistance qui la mettait mal à l’aise. Visiblement, il ne fallait pas désespérer, puisque quelque chose pouvait la mettre mal à l’aise…D’un geste rageur, Monceau plia le journal gratuit qu’il avait attrapé au vol à la sortie du métro et dont il n’avait pas encore réussi à lire le moindre mot, et se leva. Il posa calmement la main sur l’épaule de la terrifiante séductrice et lui demanda poliment d’avoir la gentillesse de bien vouloir parler plus bas, voire d’aller terminer son appel téléphonique en dehors du wagon, car il était fort gênant pour lui d’entendre ses confidences et il avait la sensation d’être indiscret. Elle s’était tue et le regardait d’un air médusé, le téléphone toujours collé à l’oreille, sans doute par crainte que celle-ci ne tombât si elle l’en écartait. Monceau n’était pas beaucoup plus vieux qu’elle, mais sa coupe de cheveux très classique et ses vêtements, un pantalon de toile noire avec un pull à col roulé en fine laine noire et une veste noire assortie à son pantalon tranchaient nettement avec le look branché de la demoiselle. Il émanait de son visage émacié une autorité qu’il se plaisait à cultiver.- Oh ! Euh ! oui… Excusez-moi… répondit-elle avec un reflet de mépris dans l’oeil qui semblait tout au contraire dire : «Qu’est-ce qu’il me veut, ce con ?»Monceau retourna à son siège sous le discret regard reconnaissant de ses voisins plus timides. À peine était-il assis que la Circé de banlieue reprenait à peine plus bas : «Excuse-moi, il faut que je parle plus bas parce qu’il paraît que je gêne… Ouais… Ouais ben, tu sais, y en a toujours des comme ça. Enfin ! Où j’en étais ? Ah ! oui. Philippe… Oh ! je te jure, j’étais trop mal…» « 

 

 

Un mot de l’auteur

« Bien sûr, en choisissant pour titre «Merde à Vauban», je trouvais plaisante l’idée de faire de Léo Ferré, l’auteur de cette inoubliable chanson, un auxiliaire involontaire de la police. Dans le même temps, je voulais également écrire un roman policier inhabituel et placer l’intrigue dans une ville trop peu connue, sans doute l’une des plus belles, Besançon. J’ai pour habitude de donner aux lieux où se déroulent mes romans une grande importance, au point d’en faire un personnage majeur de l’histoire et que celle-ci ne puisse s’envisager ailleurs. Je n’avais pas envie d’en faire un roman noir, ni un polar sanglant, et c’est sans doute pour cela que les premiers lecteurs de «Merde à Vauban» y ont décelé «un humour discret mais toujours présent». Mais surtout, je tenais absolument à écrire un roman policier cohérent, avec une intrigue réaliste et un dénouement sans artifice.Tout cela a donné naissance à «Merde à Vauban». Si en le lisant, vous avez passé un bon moment, avez eu envie de goûter au vin jaune pour accompagner votre comté, si vous avez appris des choses sur Vauban ou sur la Franche-Comté, et surtout si vous avez été étonné par la chute de cette intrigue, vous disant quelque chose comme «Bon sang, mais c’est bien sûr !», alors je serai un auteur heureux. » Sébastien Lepetit. 

 

Avis d’expert : Dossier n° 2 : La genèse de la police scientifique


Dossier n° 2: La genèse de la police scientifique:

 La chronique de Cathie

L’analyse des traces laissées par les criminels s’est développée à la fin du 19 ème siècle. Mais elle s’ancre dans des pratiques remontant au Moyen-Age et s’appuie sur des procédés dont l’histoire reste méconnue. Je vous propose de les découvrir.

Images intégrées 1

Les chasseurs du Moyen-Age:

La recherche d’indices dans les traces et les empreintes est une pratique héritée des chasseurs médiévaux. En effet, la chasse, au Moyen-Age, suivait un protocole très précis. Dans un premier temps, le chasseur devait observer afin de détecter des traces. Ensuite, grâce à son expérience, il était capable d’identifier l’animal à l’origine des traces relevées. Puis, il tentait de dresser un signalement le plus précis possible: l’espèce, le sexe mais aussi, dans les cas les plus favorables, son poids, son allure et son âge.

trace0Cette démarche s’apparente à celle mise en oeuvre par les pionniers de la police scientifique moderne dans l’exploitation des traces matérielles, savoir que certains, bien qu’ils aient une formation scientifique, revendiquent haut et fort. Au point que des criminalistes, tel André Frécon qui a écrit différents traités  la fin du 19 ème siècle et au début du 20e, récupérèrent cet héritage en intégrant la lecture des pattes d’animaux à leur champ de recherche.

Les traités de chasse servent de modèle.

Edmond Locard, fondateur du laboratoire de police technique de Lyon, leur rend hommage en 1937:  » Si l’on veut faire remonter la filiation du policier moderne jusqu’au suiveur de traces animales, c’est dans les traités de vénerie de la Renaissance qu’il faudrait aller découvrir les grands ancêtres de Sherlock Holmes. Il est certain que l’analyse des empreintes de pas a été faite avec beaucoup plus de sagacité et de minutie par les chasseurs au temps où la chasse était un art, et le plus noble de tous, que par nos meilleurs limiers de la police contemporaine. »

trace1Locard aurait certes pu remonter encore plus loin car les traités de chasse qui se multiplient à partir du 12 ème siècle contiennent déjà de nombreux  chapitres consacrés à l’analyse des traces de pattes. L’un des premiers exemples de traité de chasse médiéval mentionnant l’importance de la lecture des traces de pattes du gibier est un poème anonyme, La Chace Dou cerf, écrit dans la deuxième moitié du 13 ème siècle:

« Tu reconnaîtras par le pied
Quel cerf tu dois courir.
Gros rebords du pied et large talon,
c’est ce que personne ne doit dédaigner.
S’il a les ergots gros et larges,
tu es fou si tu y renonces. »

Afin de dresser un signalement le plus fiable, le chasseur averti conseille non seulement d’analyser les traces de pattes, mais aussi de ramasser les « fumées » ( excréments laissés par le gibier) ou encore de repérer le « frayoir », traces que le bois de l’animal laisse sur l’écorce des arbres lorsqu’il s’y frotte la tête, ce qui donne une indication sur sa taille.

 

trace2Cependant, les poèmes médiévaux restent assez évasifs; par exemple, ils n’indiquent pas comment le chasseur distingue une trace de cerf de celle d’une biche. Il faudra attendre les traités rédigés au 14 ème siècle pour découvrir des analyses comparatives des traces des diverses traces de gibier, ainsi que des procédures qui permettent de développer le sens de l’observation et de l’induction. Dans son ouvrage Le Livre de Chasse du roy Modus, rédigé entre 1374 et 1377, Henri de Ferrières explique:  » Si tu veux voir les différences et apprendre à distinguer par les traces le jeune cerf de la biche et le grand cerf du jeune, et s’ils sont courables ou non, cherche à te procurer les pieds d’une biche, ceux d’un jeune cerf et ceux d’un vieux cerf bien marchant. Regarde et examine les uns et les autres et les empreintes d’abord en terre ferme, puis en terre molle. Tu verras ainsi la différence qu’il y a entre les traces et sauras bien distinguer les biches des vieux cerfs et des jeunes. »

La dactyloscopie: 

Jusqu’à très récemment, on croyait tout savoir sur la dactyloscopie, autrement dit l’étude des empreintes digitales. Or, grâce à des documents découverts il y a peu, nous sommes obligés de réviser son histoire en tenant compte de la contribution de pionniers dont nous ignorions l’existence.

 

trace3C’est en Asie, au 7 ème siècle, que l’on trouve les premières utilisations d’empreintes digitales

Pour des contrats de divorce et des reconnaissances de dette pour ceux qui ne sont pas capables de signer, alors qu’en Europe elles apparaissent seulement à partir du 12 ème siècle, au revers de certains sceaux de cire. Il est à noter que cette pratique consistant à apposer dans la cire la trace d’un doigt comme signe d’identité était déjà utilisée au III ème millénaire avant notre ère par les Babyloniens.

Mais c’est en Europe que paraissent les premières études scientifiquesconsacrées aux empreintes digitales.

En 1686, le médecin et anatomiste italien Marcello Malpighi publie une étude sur ces dessins sans pour cela envisager de l’appliquer aux investigations policières. En 1823, Johan Purkinje, professeur de physiologie à l’université de Breslau, en Silésie ( aujourd’hui Wroclaw en Pologne), propose la première classification des empreintes digitales, mais il n’étudie par leur permanence et il ne les exploitera jamais à des fins d’identification.

trace4Pourtant, à la même époque, les premières mentions d’une utilisation de ces empreintes dans le cadre de l’investigation criminelle font leur apparition dans les traités de médecine légale.

En effet, en 1823, le toxicologue Mathieu Orfila propose de les exploiter pour les cas d’infanticide. Il incite ainsi ses collègues à examiner avec soin les traces laissées sur le cou d’un nouveau-né mort par asphyxie afin de déterminer si la mort est accidentelle ou criminelle. Cette suggestion sera reprise dans le Dictionnaire de Médecine en 1825, dont voici un extrait:  » Les ecchymoses du cou devront être particulièrement étudiées sous le rapport de leur forme, afin de savoir si elles sont circulaires ou irrégulières, surtout si elles offrent des empreintes digitales, et si la peau est entière ou écorchée. On conçoit combien cette recherche est importante, puisque le fœtus peut avoir été étranglé involontairement par l’effet de la compression qu’il éprouve de la part de l’orifice utérin, ou encore du cordon ombilical. »

La méthode fera des émules un peu partout dans le monde: en Inde, dès 1857, un fonctionnaire chargé du versement des pensions, William Herschel, utilise les empreintes digitales pour identifier les fraudeurs analphabètes qui tentent de percevoir leur pensions à plusieurs reprises. Au Japon, le médecin écossais Henry Faulds, tombé par hasard sur des poteries préhistoriques portant des empreintes digitales, se met à les étudier. Ses travaux donneront, en 1880, un article fondateur dans la revue Nature dans lequel il suggère d’utiliser les traces digitales sur les scènes de crime. En réalité, il n’est pas le seul à avoir eu cette idée.

En 1840, suite à l’assassinat du politicien William Russell, retrouvé égorgé dans son lit en mai de la même année, le médecin Robert Blake Overton suggère, dans une lettre vendue aux enchères en 2012, d’utiliser les empreintes digitales des suspects afin de les comparer avec les traces relevées sur les draps et l’oreiller de la scène du crime. Les policiers suivirent ses conseils, mais, malheureusement, ne trouvèrent aucune trace exploitable. Mais l’impulsion était donnée…

Paul-Jean Coulier:                                    

trace5Qu’il s’agisse de ses travaux en physique ou de ses publications sur l’alimentation ou sur les applications du microscope en médecine, rien dans la production scientifique de Paul-Jean Coulier, médecin titulaire de la chaire de toxicologie et de chimie de l’école de médecine du Val-de-Grâce à Paris, n’indiquait qu’il allait apporter une contribution décisive à cette nouvelle discipline qu’est la police scientifique. Dans un article paru en 1863 dans L’Année scientifique et industrielle, Coulier évoque la possibilité d’exploiter les empreintes digitales pour identifier l’auteur de documents falsifiés. Il a en effet l’idée d’analyser des documents falsifiés à l’aide de vapeurs d’iode, employées à l’époque pour sensibiliser les daguerréotypes à la lumière. Il tire parti du fait que ces vapeurs révèlent les modifications physiques effectuées sur une surface. L’ avantage de l’expérience qu’il met au point est qu’elle nécessite peu de matériel et de temps: il suffit de déposer des cristaux d’iode dans une cuvette et de la couvrir avec le document que l’on veut examiner. En 15 à 60 minutes, l’iode qui s’évapore naturellement se dépose à la surface du papier et d »voile les endroits où le faussaire a opéré des grattages ou des effacements. Dans certains cas, les vapeurs feraient même réapparaître le texte effacé !

De plus, Coulier a constaté que, sous l’effet des vapeurs, des taches étaient apparues sur le document, précisément aux endroits touchés par le manipulateur au cours de l’expérience, reproduisant avec fidélité les papilles de la peau. Conscient que ces lignes forment des motifs variés à l’infini, il en déduit qu’il  » ne serait pas impossible de reconnaître à ces vestiges l’individu qui aurait touché le papier. » Il suggère alors de comparer les empreintes digitales du suspect, prises sur une feuille et révélées par les vapeurs d’iode, et les traces figurant sur le document falsifié.

Bien que le procédé de révélation des traces et la comparaison avec les empreintes d’un suspect soient tout à fait pertinent, Coulier n’a pas encore déterminé la pérennité des dessins digitaux, car il pense que ceux-ci peuvent se modifier au fil du temps. Il est vrai que cette méthode comporte des inconvénients: dans le cas où le doigt glisserait sur le document, sa trace serait alors trop confuse pour permettre une identification fiable. De plus, les empreintes révélées disparaissant plus ou moins rapidement à l’air libre, il est indispensable de les photographier dans les plus brefs délais.

Le plus étonnant est que cette découverte primordiale n’ait été remarquée ni par la police ni par la justice. A part une mention dans les Annales d’hygiène publique et de médecine légale en 1864, peu de policiers ont eu connaissance du procédé. Il a fallu attendre les années 1900 pour que cette découverte fasse partie de la panoplie des outils des experts.

 

Vous pouvez, si vous le voulez, retrouver le premier avis de notre Expert ICI

 

 

Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost


Twin Peaks l'autobiographie de l'agent très spécial Dale CooperLe livre : Twin Peaks : l’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper de Scott Frost. Traduit de l’américain par Annick Bauduin.  Paru le 11 mai 2017 chez M. Laffon. 14€,95 , (290 p.) ; 21 x 14 cm

Quatrième de couverture

Twin Peaks

L’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper

Découvrez Dale Cooper avant son arrivée à Twin Peaks

Tous les fans de la série Twin Peaks se demandent qui est la mystérieuse Diane à qui l’agent Cooper s’adresse en permanence dans son dictaphone. Or, depuis l’enfance, l’agent spécial du FBI Dale Cooper enregistre ainsi tous ses secrets. Des secrets qui nous parviennent enfin et qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire de celui qui a réussi à percer les mystères de Twin Peaks. Ses aventures amoureuses, ses rapports familiaux, sa vie d’étudiant, la première fois qu’il découvre une jeune femme assassinée et bien d’autres événements qui vont construire son étrange et très attachante personnalité.

L’auteur : Scott Frost est le frère de Mark Frost, cocréateur avec David Lynch de la série Twin Peaks. Il a d’ailleurs écrit deux épisodes de la série.

 

Le Post It de la Bibliothécaire

 

Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks… Voici l’autobiographie du célèbre agent du FBI, reconstituée à partir des enregistrements de son magnétophone. Une collection tout à fait privée de bandes magnétiques qui contiennent tous les secrets de Dale Cooper… et surtout ceux dont on n’a jamais parlé dans la série télévisée ! Dale Cooper : un tireur hors pair, un homme qui ne succomba qu’une fois aux charmes d’une femme. Dale Cooper : trop beau pour être honnête ? Voici toute son histoire, depuis l’âge de treize ans…

L’agent Dale Cooper, personnage central de la série télévisée Twin Peaks, enregistre tous ses secrets sur son dictaphone depuis l’enfance : ses rapports familiaux, ses aventures amoureuses, sa vie d’étudiant, etc. Des confessions qui permettent de mieux comprendre l’étrange personnalité de l’enquêteur.

Après des années d’attente, l’autobiographie du célèbre agent du FBI Dale Cooper sort enfin !Ou plus exactement ressort enfin, car j’ai encore chez moi la version de chez Pocket de 1991. Et je la garde précieusement.

L’autobiographie et la transcription des bandes enregistrées de l’agent du FBI qui mène l’enquête dans la série télévisée « Mystères à Twin peaks ». Pénétrez l’étrange univers de Dale Cooper. Découvrez comment ses obsessions les plus intimes, sa passion des énigmes lui permettent de comprendre les forces diaboliques qui planent sur la petite ville de Twin Peaks.

Comment qualifier cet « ovni » ? Produit dérivé de la série ? Roman à clefs pour décrypter l’univers de la série culte Twin Peaks ? Spin-of de celle-ci ?

Pour les fans de la série culte de David Lynch (et j’en suis !) à l’heure de la sortie de la saison 3 de Twin Peaks 25 ans après et dont les 1ers épisodes seront découverts au Festival de Cannes 2017, cette biographie de Cooper est une bénédiction. MHF

American desperado de Jon Robert et Evan Wright


Le livre : American desperado de Jon Robert et Evan Wright. Paru le 23/10/2013 chez 13e note éditions.   (701 p.) 18 cm.

4e de couv :

Ce livre retrace l’histoire intense de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino affiliée à la Mafia new-yorkaise, Jon a sept ans quand il est témoin d’un meurtre commis par son père et doit apprendre la loi du silence. Suivant la voie qu’on lui a tracée, il fait ses armes comme « soldat » du clan Gambino puis s’engage dans les marines et donne libre cours à sa sauvagerie naturelle au Vietnam. On le retrouve à vingt-deux ans à New York, où il supervise le racket des boîtes de nuit pour ses oncles. La vague disco/cocaïne va lui donner des idées et lui faire découvrir Miami, où il devient en quelques années l’un des correspondants les plus actifs du cartel de Medellín, écoulant de 50 à 100 kg de poudre par mois. Son carnet d’adresses se lit comme un bottin mondain : le général Noriega, Richard Pryor, O-J Simpson, Meyer Lansky, Richard Dreyfuss, Pablo Escobar… Au volant de voitures de luxe, entouré des plus belles femmes, il est aussi charmant qu’amoral et meurtrier. Scrupuleusement documenté, ce livre écrit en collaboration avec Evan Wright, romancier et grand reporter, permet de découvrir non seulement la vie d’un criminel extraordinairement audacieux, mais aussi une période chaotique et passionnante de l’histoire américaine. Un beau matin de 1986, le FBI fait une descente chez Jon Roberts. S’ensuit une cavale qui durera cinq ans. Capturé, Jon bénéficiera d’une réduction de peine en échange d’informations. Emporté par un cancer le 28 décembre 2011, il n’aura survécu que deux mois à la publication de ses Mémoires.

L’auteur : Evan Alan Wright est un écrivain américain né en 1966 à Cleeveland.  Il est connu pour rapports détaillés sur les sous-cultures pour Rolling Stone Magazine et Vanity Fair. Il est surtout connu pour son livre sur la guerre en Irak, « Generation Kil »l. En 2012, il a écrit un exposé au sujet d’un haut officier de la CIA qui aurait travaillé comme un tueur à gages Mafia (« How to get Away with Murder in America »). En 2012, il publie « American Desperado », un livre qu’il a co-écrit avec Jon Roberts que l’on peut voir dans le documentaire « Cocaine Cowboys ».

Extrait :

 À l’époque où je suis né, l’Amérique était un pays propre où quelqu’un dans mon genre n’aurait pas été applaudi. C’est comme la musique que mon fils écoute, de la merde gangsta pondue par des mecs qui ne savent même pas s’exprimer correctement. Si c’est ce que les gens apprécient de nos jours, pas étonnant qu’ils m’applaudissent.

Le post-it du bibliothécaire :

American desperado : une vie dans la mafia, le trafic de cocaïne et les services secrets.

Rien qu’avec le sous-titre, nous sommes déjà dans l’ambiance. Tout un programme à lui seul .

 Parcours criminel de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino, affiliée à la mafia new-yorkaise, il est témoin d’un meurtre, commis par son père, alors qu’il n’a que 7ans. Jon va suivre la voie du crime et vivre dans un monde où la menace est permanente et la violence sans limites.

 L’épopée stupéfiante d’un criminel sur la côte Est américaine. Cette biographie nous livre une description glaçante des Etats-Unis des années 1970 et 1980 : mafia, Vietnam, trafic de drogue, corruption généralisée…

Un formidable travail journalistique pour un livre qui se lit comme un roman. Dur, dérangeant, hyper violent et fascinant, mais sans complaisance

Rosny soit qui mal y pense : Première !


   Ce week-end avait lieu à la Fnac de Rosny 2, un premier salon du polar organisé par la libraire spécialisé du rayon roman policier.

Il avait lieu sur les deux jours et une douzaine d’auteurs étaient invité sur chacune des journées.

Jérôme Camut & Nathalie Hug, Paul Colize, David Khara, Marin Ledun, Maud Mayeras, Benoit Minville, Marie Neuser etJacques Saussey étaient présents la journée du samedi.  Alexis Aubenque, Sire Cédric, Sandrine Collette, Sonja Delzongle, Claire Favan, Jérémy Fel, Nicolas Lebel, Sophie Loubière, Bernard Minier, Franck Thilliez et Laurent Whale étaient là le dimanche.

Un studio photo était installé à l’entrée du magasin. Lecteurs et auteurs ont pu immortaliser leur rencontre. Sur fond  de tapissage à l’américaine chacun si est donné à coeur joie.

Entre potes ou encore ami(e)s

Entre auteurs

Entre auteurs et lecteurs….

Entre hommes

Entre Filles

Il y a eu aussi des tables rondes, les 2 jours.

Avec un Franck et une demi Claire

 

Et voilà ma petite récoltes :

 J’en profite pour remercier les auteurs, les potos, les lecteurs inconnus. Et surtout l’organisatrice Caroline.

Et aussi mes amis Dominique et Yvan pour ce week-end intégral

Sinon, ambiance, je vous laisse regarder ça !!!

Comme le dit Nicolas, il ne nous manque que les bières, mais on est bien là !

 

La maison des tocards de Mick Herron


  mickLe livre : La maison des tocards de Mick Herron. Traduit de l’anglais par Samuel Sfez. Paru le 19 janvier 2012 aux Pressses de la Cité dans la collection Sang d’encre.  21€ ;  (381 p.) ; 23 x 14 cm

mickRéédité en poche le 5 octobre 2016 chez  Actes Sud, Babel dans la collection Babel Noir. 9€ ; (391 p.) ; 18 x 11 cm.

 4e de couv : 
Un otage va être exécuté dans moins de quarante-huit heures. Sa meilleure chance de survie ? Les déclassés des services secrets britanniques, les tocards du MI5.

A cause d’une bourde commise lors d’un exercice anti-terroriste dans le métro londonien, la carrière de River Cartwright au sein du MI5 stagne. C’est peu dire, puisqu’il a été relégué au Placard, une maison perdue dans un quartier miteux de la ville où d’autres espions ratés paient pour leurs erreurs en regardant le temps qui passe. Mais une vidéo diffusée sur Internet montrant un otage menacé d’exécution sort ce petit monde de sa torpeur. Voyant là l’occasion de se racheter, River Cartwright décide, à l’aide de ses compagnons d’infortune, de sauver cet homme. Au mépris de toutes les règles de prudence et de bon sens…

Peuplé de personnages savoureux, ce roman d’espionnage atypique et rythmé revisite avec humour les codes du genre, et brosse un portrait sans concession de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui.

mickL’auteur :  Le Britannique Mick Herron est connu outre-Manche pour sa série de romans mettant en scène deux femmes détectives. La Maison des tocards est son premier livre publié en France. Il est né à Newcastle upon Tyne, en Angleterre Il fait ses études supérieures au Balliol College de l’Université d’Oxford, où il obtient un diplôme en anglais.
Extrait : 
Voici comment River Cartwright avait quitté la voie rapide pour se retrouver avec les Tocards.
 Huit heures vingt, un mardi matin, la gare de King’s Cross remplie de ce que le Vieux appelait les autres : « Des non-combattants, River. Une occupation tout à fait respectable en temps de paix. Excepté que nous ne sommes plus en paix depuis septembre 1914. »
L’élocution du Vieux évoquait à River des chiffres romains : MCMXIV.
Il s’arrêta, consulta sa montre ou fit semblant (ce qui revenait pratiquement au même). Le flot des passagers coulait autour de lui comme l’eau sur un rocher, avec force soupirs et claquements de langue irrités. Devant la sortie la plus proche – un rectangle par lequel s’engouffrait la pâle lueur de janvier – deux Cadors vêtus de noir se tenaient aussi raides que des statues. Leur arsenal imposant passait inaperçu aux yeux des non-combattants, dont le nombre avait augmenté depuis 1914.
Les Cadors – que l’on appelait ainsi parce qu’ils accomplissaient toujours leur travail à la perfection – restaient bien en retrait, conformément aux instructions.
Vingt mètres plus loin, la cible.

Résumé et petit avis :

La maison des tocards

À la suite d’une faute impardonnable, River Cartwright, un jeune agent du MI5, voit sa carrière pourtant prometteuse brusquement interrompue. Direction « la maison des tocards », placard où tous les rebuts de la profession sont relégués. Alcoolisme, usage de drogue et perversion, compromissions politiques et trahisons… Chaque occupant expie sa faute en restant des mois, voire des années, à végéter dans ce trou, enchaînant les missions sans intérêt.

Lorsqu’une vidéo diffusée sur Internet montre l’enlèvement d’un jeune Londonien d’origine pakistanaise par un groupuscule d’extrême droite, Cartwright et l’équipe de bras cassés de la maison, désireux de se rattraper, décident de tout tenter pour résoudre l’enquête, quitte à se frotter aux grands pontes des services de la Sûreté britannique.

Ce roman d’espionnage singulier, peuplé d’une galerie de personnages hauts en couleur, bouscule avec humour, ironie et irrévérence les codes du genre.

Mick Herron a su rendre très humain ce drôle de roman d’espionnage genre plutôt très viril habituellement. Si les situations dans lesquelles notre anti-héros évolue sont cocasses voire comiques, il n’en est rien de l’histoire, elle,  est ténue et  sombre comme le destin brisés de ces jeunes gens en plein vol. Point de poudre au yeux ici, point de femmes fatales et dangereuses, point de casino royal. Juste des hommes et des femmes, des gens comme vous et moi qui  qui se débattent avec leurs mesquineries et leurs  frustrations. Des hommes et des femmes face à leurs erreurs passées en quête de redemption.

Un roman d’espionnage caustique et atypique donc, qui à tout du roman noir et psychologique, sans concession sur la Grande-Bretagne d’aujourd’hui.

Premier volet de la série des Slough House.

Extrait 2 : 
— Tee-shirt blanc sous une chemise bleue, répétait River dans sa barbe.
A présent, il pouvait ajouter quelques détails au portrait-robot dressé par Spider : jeune homme originaire du Moyen-Orient, les manches de sa chemise bleue relevées, un jean noir raide et neuf. Qui achèterait un pantalon neuf pour une telle occasion ? Il écarta la question : il serait toujours temps de se la poser plus tard.
Un sac à dos visiblement lourd se balançait sur l’épaule droite de la cible. Le fil qui pendait à son oreille, semblable à celui que portait River, aurait pu être relié à un iPod.
— Confirmez contact visuel.
River porta la main gauche à son oreille et parla doucement dans son bouton de manchette.
— Confirmé.
Un troupeau de touristes encombrait le hall. La disposition de leurs bagages évoquait un campement de pionniers. River les contourna sans quitter du regard la cible qui se dirigeait vers les quais de la gare annexe, d’où partaient les trains en direction de Cambridge et de l’est, généralement moins bondés que les express en partance pour le nord.
Des images indésirables affluèrent : débris de métal éparpillés sur des kilomètres de rails brisés, buissons en flammes au bord des voies jonchés de lambeaux de chair.
« N’oublie pas que le pire peut toujours empirer », disait le Vieux.
Le pire avait déjà empiré de manière exponentielle au cours des dernières années.
Deux policiers postés devant un portillon ignorèrent la cible mais fixèrent River. N’approchez pas, les mit-il en garde mentalement. Ne m’adressez même pas la parole. C’était toujours à cause de petits détails que les opérations capotaient. Il ne voulait à aucun prix d’une altercation qui alerterait la cible.
Les policiers reprirent leur conversation.
River se ressaisit.
River Cartwright était un jeune homme de taille moyenne aux cheveux blonds et au teint pâle, avec des yeux gris souvent pensifs, un nez anguleux et un grain de beauté sur la lèvre supérieure. Quand il se concentrait, il fronçait les sourcils d’une manière qui lui donnait l’air un peu perdu. Ce jour-là, il portait un jean bleu et une veste sombre. Si on l’avait interrogé sur son apparence, il aurait parlé de ses cheveux, qu’il avait récemment fait couper chez un de ces coiffeurs turcs qui peaufinent leur travail à l’aide d’une flamme nue sans crier gare. River était sorti du fauteuil ébouillanté, décapé comme un parquet. Maintenant encore, sa nuque le picotait.
Les yeux toujours rivés sur la cible à quarante mètres devant lui – ou plutôt, les yeux fixés sur le sac à dos –, River s’adressa de nouveau à son bouton de manchette.
— Suivez-le, mais laissez-lui de l’espace.
Le pire serait que la bombe explose à l’intérieur d’un train, mais une détonation sur le quai ne valait guère mieux. L’histoire récente prouvait que les gens étaient plus vulnérables quand ils se rendaient au travail. Non qu’ils soient plus faibles, mais pour la simple raison qu’ils étaient entassés dans un espace clos.
River ne regarda pas autour de lui, certain que les Cadors vêtus de noir le suivaient de près.
A sa gauche, des sandwicheries et des cafés, un pub, un stand de viennoiseries. A sa droite stationnait un long train. Sur le quai, à intervalles réguliers, les passagers tentaient de faire entrer leurs valises par les portes. Au-dessus, des pigeons volaient bruyamment de poutrelle en poutrelle. Un haut-parleur donna des instructions : la foule enfla dans le hall derrière River, tandis que des individus s’en détachaient.
Dans les gares, il y avait toujours cette impression de mouvement contenu. Les foules sont des explosions en suspens, les gens des fragments, seulement ils ne le savent pas encore.
La cible disparut derrière un groupe de voyageurs.
River se décala sur la gauche ; la cible réapparut.
Alors qu’il passait devant un café, un couple assis lui rappela un souvenir. La veille, à la même heure, River se trouvait à Islington. Pour son évaluation, il devait constituer un dossier sur une personnalité publique : on lui avait assigné un leader de l’opposition, mais l’homme venait de subir deux crises cardiaques et se trouvait maintenant dans une clinique du Hertfordshire. Comme on ne semblait pas lui chercher de remplaçant, River en avait choisi un de sa propre initiative. Il avait suivi Lady Di pendant deux jours d’affilée sans se faire repérer : bureau puis salle de sport ; bureau puis bar à vin ; bureau puis maison ; puis café, bureau et encore salle de sport… Le logo du café lui rappela cette filature. Dans sa tête, le Vieux aboya : « L’esprit, le boulot : au même endroit. Ça te paraît une bonne idée ? »
Bonne idée.
La cible prit à gauche.
— Potterville, marmonna River.
Il passa sous le pont puis tourna à gauche, lui aussi.
Après un bref coup d’œil au ciel – aussi gris et humide qu’un torchon –, River s’engouffra dans le mini-hall qui abritait les voies 9, 10 et 11. Du mur extérieur dépassait un chariot à bagages : la voie 9 3/4 accueillait l’express pour Poudlard. River poursuivit son chemin. La cible se dirigeait déjà vers le quai no 10.
Tout s’accéléra.
Il n’y avait pas beaucoup de monde – le train suivant ne partait qu’un quart d’heure plus tard. Un homme lisait le journal, assis sur un banc. C’était à peu près tout. River pressa le pas, réduisant l’écart. Derrière lui, il ressentit un changement dans le brouhaha ambiant, les murmures se faisaient plus nets : il comprit que les Cadors attiraient l’attention.
La cible ne se retourna pas. Il continua d’avancer, comme s’il avait l’intention de monter dans le wagon le plus éloigné : tee-shirt blanc, chemise bleue, sac à dos, etc.
River parla de nouveau à son bouton de manchette.
— Attrapez-le.
Puis il se mit à courir.
— Tout le monde à terre !
L’homme sur le banc se leva. Aussitôt, une silhouette noire se jeta sur lui.
— A terre !
Plus loin, deux hommes sautèrent du toit du train pour barrer le chemin de la cible, qui se retourna pour se trouver face à River qui lui faisait signe de s’allonger au sol.
Les Cadors hurlaient des ordres :
Le sac.
Lâche le sac.
— Pose ton sac par terre et mets-toi à genoux, lui intima River.
— Mais je…
— Lâche ton sac !
La cible lâcha son sac, qu’une main ramassa. D’autres saisirent le jeune homme, le plaquèrent au sol, bras et jambes écartés, lui écorchant le visage sur les dalles tandis que le sac à dos remontait jusqu’à River. Il le posa précautionneusement sur le banc libre, l’ouvrit.
Au-dessus de lui, un message enregistré se répétait en boucle : L’inspecteur Samms est prié de se présenter à la salle de contrôle.
Des livres, un cahier A4, une boîte à crayons en fer.
L’inspecteur Samms est prié…
Un Tupperware contenant un sandwich au fromage et une pomme.
de se présenter…
River releva la tête. Sa lèvre se contracta. Avec calme, il ordonna :
à la salle de contrôle.
— Fouillez-le.
— Ne me faites pas de mal.
Le garçon parlait d’une voix étouffée : il avait le visage écrasé contre le sol, des armes pointées sur sa tête.
La cible, se corrigea River. Pas le garçon, la cible.
L’inspecteur Samms…
— Fouillez-le !
Il retourna au sac à dos. La boîte contenait trois stylos-bille et un trombone.
est prié de se présenter…
— Il est clean.
River lâcha la boîte en fer sur le banc et examina le reste : livres, cahier, un crayon égaré, un paquet de mouchoirs.
à la salle de contrôle.
Les objets s’éparpillèrent au sol. Il secoua le sac. Rien dans les poches.
— Fouillez-le de nouveau.
— Il est clean.
L’inspecteur Samms…
— Quelqu’un peut-il éteindre ce truc ?
Il entendit la note de panique dans sa propre voix et se tut.
— Il est clean, monsieur.
est prié de se présenter…
River secoua à nouveau le sac comme un prunier, puis le laissa tomber à terre.
à la salle de contrôle.
L’un des Cadors se mit à murmurer avec empressement dans un micro fixé à son col.
River s’aperçut qu’une femme l’observait par la fenêtre du train à l’arrêt. Il l’ignora et se dirigea vers le bout du quai.
— Monsieur ?
Il décela un certain sarcasme dans la voix.
L’inspecteur Samms est prié de se présenter à la salle de contrôle.
Chemise bleue, tee-shirt blanc, songea River.
Ou bien chemise blanche, tee-shirt bleu ?
Il accéléra. Un policier s’approcha de lui alors qu’il atteignait le guichet, mais River l’esquiva, lança des instructions incohérentes puis s’élança à toute vitesse vers le hall principal.
L’inspecteur Samms – à cet instant, l’annonce codée qui signalait un incident au personnel s’interrompit. Elle fut remplacée par une voix humaine : « Pour des raisons de sécurité, la gare doit être évacuée. Nous vous prions de rejoindre la sortie la plus proche. »
Il disposait de trois minutes tout au plus avant l’arrivée des Dogues.
Les pieds de River avançaient tout seuls. Ils le propulsaient vers le hall, tant qu’il avait encore la place de bouger. Autour de lui, les gens commençaient à descendre des trains. A bord, des annonces avaient mis un terme à des voyages qui n’avaient pas encore commencé ; on était à deux doigts de la panique – dans les gares et les aéroports, elle était toujours sur le point d’affleurer. On avait beau faire remarquer le flegme des foules anglaises, il était rarement au rendez-vous.
Son oreille bourdonna.
Le haut-parleur annonça : « Veuillez vous diriger calmement vers la sortie la plus proche. Cette station est fermée. »
— River ?
— Spider ! Espèce d’abruti, hurla-t-il dans son bouton de manchette, tu t’es trompé de couleurs !
— Qu’est-ce qui se passe, bordel ? Il y a des gens partout qui…
— Tee-shirt blanc sous une chemise bleue, c’est ça que tu as dit.
— Non, j’ai dit tee-shirt bleu…
— Va te faire foutre, Spider.
River arracha son oreillette.
Il avait atteint l’escalier par lequel la foule s’engouffrait dans le métro. A présent, elle en sortait en un flot continu. L’irritation prévalait, mais on entendait d’autres murmures : peur, panique contenue. La plupart d’entre nous croient que certaines choses n’arrivent qu’aux autres, notamment la mort. Les mots dans le haut-parleur ébranlaient sérieusement cette certitude.
« La station est maintenant fermée. Veuillez vous diriger vers la sortie la plus proche. »
Le cœur de la ville, c’est le métro, se dit River. Pas le quai d’un train de banlieue. Le métro.
Il s’enfonça dans la foule qui évacuait la gare, ignorant son hostilité. Laissez-moi passer. Sans grand résultat. Sécurité, laissez-moi passer. Un peu mieux. Aucun chemin ne s’ouvrit, mais les gens cessèrent de le repousser.
Deux minutes avant les Dogues, probablement moins.
Le couloir s’élargissait au pied de l’escalier. River se précipita vers un espace encore plus vaste : des machines le long du mur, des guichets aux stores baissés dont la file d’attente avait été absorbée par la masse des gens qui s’éloignaient. Déjà, la foule se clairsemait. Les escaliers mécaniques étaient immobiles, on avait barré l’accès avec des rubans de sécurité. Les quais commençaient à se vider.
River fut arrêté par un policier.
— On ferme la station. Vous avez pas entendu les haut-parleurs ?
— Je suis dans les renseignements. Les quais sont évacués ?
— Les renseign…
— Est-ce que les quais sont évacués ?
— C’est en cours.
— Vous êtes sûr ?
— C’est ce que je…
— Vous avez un moniteur de contrôle ?
— Bien sûr, nous…
— Montrez-le-moi.
Les bruits environnants se firent plus sourds, l’écho des voyageurs flottait sous les plafonds. Une autre rumeur approchait, des pas précipités et lourds sur les dalles : les Dogues. River disposait de peu de temps pour redresser la situation.
— Vite.
Le flic saisit l’empressement de River – difficile de ne pas le remarquer – et lui indiqua une porte où était inscrit Accès interdit. River l’avait franchie avant que n’apparaissent ceux qu’il entendait arriver.
La petite pièce sans fenêtre aux relents de bacon ressemblait à un repaire de voyeur. Une chaise pivotante faisait face à une rangée d’écrans. Chacun clignotait régulièrement, montrant divers aspects d’une même scène répétitivement : un quai de métro désert. On aurait dit un mauvais film de science-fiction.
Un courant d’air lui indiqua que le flic venait d’entrer.
— A quoi correspondent les quais ?
Le policier lui indiqua des groupes de quatre écrans.
— Northern, Piccadilly, Victoria.
River les inspecta. Toutes les deux secondes, une nouvelle image.
Du sous-sol parvint un grondement indistinct.
— Qu’est-ce que c’est ?
Le flic resta interdit.
— Ce bruit.
— Ben, c’est un métro.
— Ils circulent ?
— La station est fermée, expliqua le policier comme s’il s’adressait à un idiot, mais les lignes restent ouvertes.
— Toutes ?
— Oui, mais les trains ne s’arrêtent pas.
Ça ne changeait pas grand-chose.
— C’est quoi le prochain ?
— Le prochain quoi ?
— Métro, bordel. Quel quai ?
— Victoria. Direction nord.
River sortit en trombe.
En haut de la volée de marches, un petit homme brun bloquait le passage vers la gare. Il parlait dans un micro. Il changea soudain de ton en apercevant River.
— Il est ici !
Pas pour longtemps. River avait enjambé la barrière et se trouvait en haut de l’escalier mécanique. Il franchit le ruban de sécurité, descendit les marches immobiles quatre à quatre.
En bas, les couloirs étaient étrangement vides. A nouveau cette atmosphère de science-fiction.
Les métros traversaient les stations fermées au pas. River atteignit le quai tandis que le train s’avançait tel un gros animal lent qui n’avait d’yeux que pour lui. Et il en avait une cargaison. River sentit tous ces regards piégés dans le ventre de la bête, rivés sur lui tandis qu’il fixait quelqu’un qui venait d’apparaître à l’autre bout du quai.
Chemise blanche, tee-shirt bleu.
River courut.
Derrière lui, quelqu’un d’autre courait, l’appelait par son nom, mais ça n’avait pas d’importance. River faisait la course avec un train, et il gagnait – il le rattrapa, le dépassa, entendant le bruit de sa marche au ralenti, un grincement métallique auquel répondait la terreur croissante à l’intérieur. Il entendait frapper contre les vitres. Il avait conscience que le conducteur le regardait, horrifié, convaincu qu’il allait se jeter sur les rails. River ne pouvait rien à ce que croyaient les gens : tout ce qu’il pouvait, c’était courir sur ce quai, le plus vite possible.
Devant lui – tee-shirt bleu, chemise blanche –, quelqu’un d’autre faisait également la seule chose qu’il pouvait faire.
River n’avait pas suffisamment de souffle pour crier. Il parvenait à peine à avancer, mais il réussit…
Presque. Il réussit presque à être assez rapide.
Derrière lui, on cria de nouveau son nom. Derrière lui, le train accélérait.
Il eut conscience que la cabine du conducteur le dépassait, à cinq mètres de la cible.
Car il s’agissait bien de la cible. Cela avait toujours été la cible. A mesure que l’écart se réduisait, il vit qu’il s’agissait d’un jeune homme. Dix-huit, dix-neuf ans ? Cheveux noirs, peau mate, un tee-shirt bleu sous une chemise blanche – va te faire foutre, Spider – qu’il déboutonna pour laisser apparaître une ceinture bourrée de…
Le train rattrapa la cible.
River tendit un bras, comme s’il pouvait saisir la ligne d’arrivée.
Dans son dos, les pas s’arrêtèrent. Quelqu’un poussa un juron.
River était presque sur la cible – à une demi-seconde près.
Mais presque, ça n’était pas assez.
La cible tira un cordon à sa ceinture.
Et tout fut fini.

Résultat du concours 3/3 : Une chronique en cadeau.


Hello tout le monde,

Comment vous remercier, vous avez joué le jeu jusqu’au bout.

Vous m’avez offert de très belles chroniques, comme cela juste pour le plaisir de partager avec moi vos belles découvertes. Bon quand je dis juste avec moi, c’est façon de parler. Car bien entendu, ces chroniques ont été publiées sur notre blog, et plus si affinités.

Vous pouvez retrouver tous les articles ci dessus

La chronique de Pierre : Rouge écarlate de Jacques Bablon
Ada d’Antoine Bello, la chronique d’Emmanuelle
La chronique d’Ingrid : Indécence manifeste de David Lagercrantz
Dompteur d’Anges de Claire Favan, la chronique de Nadia
La chronique de Sébastien sur Prendre les loups pour des chiens de Hervé Le Corre 
La légende de la morte de Yannick Gloaguen par Virginie.
La chronique de Geneviève sur Alex de Pierre Lemaître.
Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol la chronique de Chantal
La chronique de Marie Jo sur Selfies de Jussi Adler-Olsen
Les spectres de Chicago de Bob Garcia par Isabelle
La chronique de Julie sur Un sac de Solène Bakowski
La toile aux alouettes Vol 1, L’inclus de Lou Vernet par Nei Gong

Aussi, je n’oublie pas le caractère jeu-concours de ce partage. Et qui dit jeu-concours dit récompenses.

Aussi voici les livres cadeaux

Et les lauréat(e)s  sont :  …

 Roulement de tambour !

JULIE ; NEI GONG ; MELIE ; NADIA

Mesdames vous remportez chacune 3 livres de la sélections ci dessus.

Ainsi répartie. Le tirage au sort en ayant décidé.

MELIE

 

JULIE

 

NEI GONG

 

NADIA

Bravo à nos lauréates.

Aussi mesdames, je vous demanderai une ou deux petites photos de ces livres rejoignant votre PAL. Merci….

ET

Alors

Pour ceux et celles qui n’auraient rien gagné lors de ces 3 concours, rien n’est encore totalement perdue.

Il y aura encore un tour supplémentaire. Enfin non deux.

4 gagnant(e)s pour un titre grand format à ceux ou celles qui auront participé au 3 concours. Vous êtes quelques-un(e)s.

Et il y aura encore quelques livres en format poche à gagner. Au moins 8.

Vous voyez tout est encore possible.

Donc…A très vite !

 

 

Ces dames du noir (15) : Papotage avec Sacha Erbel , chapitre 2


Voici la suite du Papotage entre une bibliothécaire et une jeune auteure, Sacha Erbel.

Aujourd’hui Sacha va nous raconter en exclusivité mondiale son premier salon du polar.

Oui rien que pour nous.

Et croyez-moi ça a été mémorable !

Je sais j’y étais 😉

 

Mais … Souvenez vous, notre précédent papotage,  que vous pouvez retrouver ici, se terminait ainsi !

Pourquoi un polar ?

Le polar s’est imposé à moi très naturellement de par cette passion pour l’étude du comportement des criminels en série! Et là je pouvais créer mon propre monstre, avec ses souffrances, ses déviances, ses troubles neuropsychiques! C’est flippant ça aussi nan? lol 

Une dernière question avant les prochaines à suivre … 

Peux-tu me dire pourquoi tu as décidé d’écrire sous pseudo ?

Si j’ai décidé d’écrire sous pseudo,  ce n’est absolument pas pour me cacher derrière! Mais pour le fun! Je trouvais que c’était rigolo! Et c’est mon côté rêveuse! Enfant presque!

Le romanesque m’a toujours attirée alors se créer un nom en tant qu’auteure c’était me donner une nouvelle part de liberté à moi aussi!!!

Et puis je voulais aller au bout de mon délire et choisir un prénom que j’aime depuis longtemps!

A moins que ce ne soit un trouble dissociatif de l’identité! Muhahaha 😉😊🤓

Alors voici la suite

 Sacha dis moi ! Qu’est-ce que tu as ressenti lorsque tu as été éditée ?

Quand j’ai appris que les éditions La Liseuse allaient me publier, j’aurais bien sauté partout mais j’étais au boulot alors…. !!!

Le fait qu’une maison d’édition me fasse confiance et accepte de publier mon premier roman, au-delà de l’immense joie, de la dinguerie et de l’incroyable excitation qui bouillonnaient en moi, je ressenti une grande fierté, je l’avoue! C’était un accomplissement, et ça voulait dire que ce que j’écris n’est pas totalement nul! Et que peut-être il y avait un potentiel à exploiter dans ma tête de déglingos! Mais dans le cas contraire, j’aurais continuer d’écrire de toute façon car le virus est là maintenant, et j’écris pour le plaisir de m’évader, de créer quelque chose, un univers, une histoire!

Qu’elle a été ta réaction lors les premiers retours de lecture te sont parvenus.

Les premiers retours de lecture! Énorme! C’est tellement bizarre et excitant d’avoir des retours de son propre livre! J’ai eu la chance qu’ils soient bons jusque là! Pourvu que ça dure! D’autres personnes que ma famille me lisent à présent! Et ça aussi c’est génial!

Je le disais en introduction, « L’emprise des sens » a été pour moi une vraie révélation. J’aimerai que toi tu me parle un peu de ton polar.

Je suis vraiment ravie de l’intérêt que tu portes à l’Emprise des Sens, et très honorée!

C’est mon tout premier roman! J’ai mis un an et demi pour l’écrire, sans méthode aucune, juste comme l’histoire me venait en tête! J’ai pris énormément de plaisir à l’écrire, à faire des recherches! Cela a été très enrichissant pour moi, et c’est ce qui m’a donné envie de faire ce DU de criminologie!

Et la Louisiane, j’adore! L’atmosphère y si particulière, agréablement traînante, parfois presque suffocante, avec ce folklore vaudou toujours présent qui apporte un côté un peu mystique à la Ville de la Nouvelle-Orléans. Quand on est là-bas, on s’imagine tout de suite la fin du 19e siècle, enfin pour ma part, une cabane dans les bayous dans laquelle une prêtresse vaudou serait occupée à créer potions et sortilèges!

Tu as été dernièrement invité à ton premier salon polar.

Ouiii, j’ai eu la très grande chance d’être invitée à mon premier salon du polar les 25 et 26 mars! Le week-end noir de Neuilly Plaisance! Et il faut dire que j’ai eu un énorme coup de bol sur ce coup-là! lol

J’aimerai que tu me dises comment cela est arrivé ?

Un auteur s’est désisté, et les membres de l’organisation ont décidé de me donner ma chance, compte tenu du fait que j’habite le coin, et que j’ai vécu à Neuilly Plaisance durant plusieurs années!

Je leur en suis très reconnaissante je salue leur envie de donner leur chance à de nouveaux auteurs!

Je souhaiterai aussi que tu m’explique qu’elles ont été tes premières pensées à ce moment-là ?

Mes premières pensées à ce moment-là, fierté, joie immense et une très grande impatience de rencontrer des lecteurs dont je suis! L’idée d’échanger, de partager, et de faire découvrir mon premier roman était tellement excitant!

Comment as-tu préparé ce salon à venir. Comment t’es-tu senti la veille ? As-tu bien dormi ? Et le jour J alors. Etais-tu anxieuse ?

J’ai préparé ce salon avec Hélène Babouot, mon éditrice! La grande question était: combien prend-on de livres? C’est bizarre comme question mais je n’avais aucun point de comparaison! On avait tellement hâte elle et moi!

Je n’étais pas du tout anxieuse, en revanche je n’ai pas beaucoup dormi! Trop énervée! La curiosité et la joie l’ont emporté! cela ne pouvait être que génial et je n’ai pas été déçue! Au contraire, je suis pressée de recommencer!

Je suis arrivée très tôt au salon, justement parce que je voulais saisir ses premier moments…. Mais toi comment les as tu vécus ?

Lorsque je suis arrivée au salon avec ma valise de livres, la première chose que j’ai vu, c’est mon nom au-dessus de ma table! Pfffiouuu! Quelle joie! J’allais, pour la première fois être de l’autre côté de cette fameuse table! C’était fou pour moi! Et mon nom d’auteure apparaissait de façon très « officielle »! C’est là que je me suis sentie vraiment « auteure »! Jamais j’aurais cru ça il y a quelques années! Et oui je peux le dire, j’étais fière!

L’accueil des organisateurs et des auteurs a été très chaleureuse!

Je me sentais dans mon élément! Et ma première connerie de cette journée inoubliable, mon badge coincé dans mes cheveux! mdr! Tu te rappelles?

 

Tu m’étonnes que je me le rappelle, tiens on va mettre la photo à nos lecteurs, il l’on bien mérité. Mais toi, raconte-nous un peu comment c’est passée cette première journée ? Ton éditrice ? Les proches, les  ami(e)s qui passe ? 

Cette première journée s’est magnifiquement bien passée!  Mon mari (mon soutien indéfectible) et quelques uns de mes amis sont venus me rendre visite! Je crois qu’ils étaient très contents pour moi! J’étais très touchée qu’ils viennent me voir pour ce premier salon! J’ai beaucoup de chance!

Hélène, mon éditrice était là aussi, et elle m’a chouchoutée, c’était trop mignon! J’était très heureuse de partager ce premier salon avec elle!

 

Les gens, les lecteurs. Les dédicaces ? Je veux tout savoir.

 Mes rencontres avec les lecteurs, c’était génial aussi! J’ai encore des soucis pour parler du livre! Ce qui peut paraître bizarre vu que je l’ai écrit! lol Je ne doute pas que ça vienne avec le temps! En fait, j’étais impressionnée par les lecteurs. Je les voyais venir à ma table avec timidité, comme moi lorsque je vais voir un auteur en dédicace, et moi, de mon côté, j’avais peur de les décevoir!

Et puis il y a eu ce moment où une jeune femme est venue me voir en me disant qu’elle avait vu mon livre sur la page facebook des mordus de thrillers, le pitch du livre lui avait plu et elle souhaitait l’acheter! Hihaaaa! Et quand elle m’a demandé si on pouvait prendre une photo, c’était fabuleux! Pour moi c’est génialement dingue!

 J’ai adoré faire des dédicaces bien sûr! On me demande souvent si j’écris un 2e roman quand j’en fais une parce que j’écris presque sur toute la page, mais en tant que lectrice, j’aime qu’il y ait du texte à lire, alors je l’écris comme j’aime la lire. De plus, je suis tellement reconnaissante aux lecteurs de se procurer mon livre que j’ai envie de prendre ce temps là pour eux et de créer une connexion! C’est un véritable plaisir pour moi!

Je sais aussi que dans le courant de cette journée, tout a appris que tu serais aussi là le lendemain. Comment as-tu réagis ? Et alors ce lendemain c’était comment ? Différent ? Mieux encore ? Toujours aussi exitée ? Je t’ai dit je veux tout savoir !!!

Ouiii! J’ai fait la 2e journée aussi au salon! Cela n’était pas prévu mais j’ai eu cette autre chance-là! Trop contente! (t’as remarqué que j’arrête pas d’être contente?:) D’ailleurs, je suis venue immédiatement te le dire si tu rappelles bien ma Geneviève! Je sautais partout!

Le dimanche était top aussi! Même s’il y a eu moins de monde ce jour là (il faisait super beau dehors), j’ai quand même pris autant de plaisir, et j’ai eu la chance (ouais encore une de chance), d’être invitée à un prochain salon (Noir Vezere) le 22 juillet en Dordogne!

Quelle magnifique première expérience! Vivement la suite!

Belle rencontre entre Gaëlle et Sacha. Il y a du grand sourire là !

Et un spécial immense merci à toi ma Geneviève, d’avoir été présente, d’avoir fait la promo de l’Emprise des Sens en te mettant à lire à côté de moi (cette photo est géniale), on a bien rigolé, et merci de mettre en lumière ce premier roman! La suite est en écriture et ça va dépoter!!! loooool 

Heuuuuuuuu, merci Sacha, moi aussi j’ai été heureuse de partager cela avec toi ! 

Bon maintenant je suis impatiente de lire le deuxième opus. 

Mais crois-moi, tu n’en as pas fini avec moi.

Je reviendrez vers toi, j’ai encore des questions à te poser. 

Mais là on va attendre, peut-être, la sortie du prochain polar, non ?  

Et puis, il va falloir que je questionne aussi ton éditrice ! 

樂珞

Révolution de Sébastien Gendron


Le livre : Révolution de Sébastien Gendron. Paru le 28 décembre 2016 chez Albin Michel dans la collection Thrillers. .19€90 ; (389 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 
Debout au milieu d’un pont autoroutier, jambes légèrement écartées, corps dressé, bras droit le long de la hanche, bras gauche replié soutenu par une orthèse, Pandora Guaperal a un Glock 23 posé sur la tempe, chien relevé, balle wadcutter dans la chambre, index sur la queue de détente réglée à un kilo de pression, cran de sureté en position on.
Face à elle, à la sortie du tunnel, un véhicule approche. Derrière lui, des milliers d’autres dont le seul horizon est la route des vacances.
Pandora est prête : la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête.

 

L’auteur : La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt-dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent plus neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend. À un peu plus de quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son oeuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout. Après des études de cinéma, Sébastien Gendron devient assistant à la mise en scène puis réalisateur. Il a publié une dizaine de roman pour adultes. Mais…Pour résister à l’absurdité du monde, Sébastien Gendron, l’auteur de Road Tripes et de La Revalorisation des déchets, a lui aussi une arme : nonsense et subversion dans une comédie noire, entre Frédéric Dard et les Monty Python.
Extrait
« Notre classe dirigeante ressemble de plus en plus à celle qu’on a envoyée à la guillotine en 1789. Des gens qui n’ont plus aucun rapport avec le peuple et un peuple qui les traite de pourris et s’éloigne de plus en plus des urnes. Vous trouvez ça normal ? »
Ou encore
« Aux Etats-Unis le type qui se présente aux élections et qui les perd, tu le revois plus jamais. Ici, ils ont tellement de casseroles au cul que quand ils bougent, on dirait le déménagement du rayon cuisine Ikéa. Mais ça gêne personne »
Roman déjanté mais qui vaut le détour.

 Le résumé et le petit’avis de Kris :

REVOLUTION – Sébastien Gendron

Employés, sans le savoir, par une même agence d’intérim, Pandora Guaperal et Georges Berchanko font connaissance dans un bar. Partageant les mêmes vues sur la société, ils décident d’agir. Le lendemain, ils mettent leur projet à exécution en s’installant sur un viaduc surplombant l’autoroute, armés, et en bloquant les voitures des vacanciers, qu’ils invitent à faire la révolution.

 Traiter avec légèreté d’un sujet qui nous affleure tous à un moment ou un autre et qui touche sous différents aspects tout un chacun est un exercice de haut vol ! Exercice que je qualifierai ici de réussi. Déjanté mais réussi !
On a tous à un moment ou un autre un sentiment d’injustice ou de ras le bol et faire passer tout ça avec dérision et autant de désinvolture est quand même un exploit.
Tous les travers de notre société y sont jetés pêle mêle et c’est une belle performance que d’arriver à élaborer un roman qui se tient.
Le ton un peu loufoque dédramatise la narration sans toutefois occulter que se servir de la peur et la véhiculer à travers les médias sert bien des intérêts.

 

 

Je serai toujours là de Philippe Savin


Je serai toujours là de Philippe Savin : un 1e roman à découvrir.

 

Le livre : Je serai toujours là de Philippe Savin. Paru le 23 octobre 2013 chez Pôle. 17,90 € ; (297 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv :

Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur espère un nouveau départ avec sa femme et ses deux filles. Mais de nouveau, il se retrouve confronté à l’horreur lors du meurtre abominable d’une adolescente.

Nathan Prieur, impliqué personnellement dans cette affaire, se lance sur les traces de l’assassin. Un compte à rebours impitoyable commence, car il en est certain : le monstre ne s’arrêtera pas là.

Des destins se croisent. Des vies s’effacent. Des meurtres sont perpétrés avec une incroyable cruauté. Des mensonges oubliés surgissent du passé. Des fantômes hantent les bâtiments en perdition. Le mal rôde sur les Cévennes. La folie s’est emparée des hommes…

Jusqu’où Nathan Prieur devra-t-il aller pour connaitre la vérité ?

Et vous, jusqu’où irez-vous pour sauver l’être que vous aimez ?

L’auteur : Né en 1966, Philippe Savin  a fait des études commerciales et a commencé sa carrière professionnelle en travaillant dans une petite agence de publicité. Par la suite, il a ouvert un commerce de prêt à porter qu’il ait revendu au bout de six ans. Depuis, il travaille dans la grande distribution, secteur textile. Ilvit actuellement dans le sud de la France. Je serai toujours là est son premier roman.

 

 

Extrait :
La mélancolie imprégnait cet endroit, maintenant et depuis toujours. Un mot plus puissant lui vient à l’esprit : abandon. Ce mot, ce sentiment l’enveloppa

  
Résumé et avis :

Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur, père de deux jumelles que tout oppose, flic torturé par une ancienne enquête au dénouement tragique, est de nouveau confronté à l’horreur. Sa fille Lucie disparaît. Peu de temps après sa meilleure amie est retrouvée morte, sauvagement torturée, les os brisés, la moitié de son corps brûlé. Une horreur. Secondé par le lieutenant Victor Sanchez, Nathan Prieur se lance sur les traces d’un assassin impitoyable.

La couverture est séduisante. Je me suis laissée tenter.
Une enquête en pays cévenol par un flic ayant fuit Paris après un drame.
Une de ses filles va se retrouver au cœur de l’enquête et ce n’est plus seulement le commandant de police qui va mener l’enquête mais un père de famille prêt à tout.
L’auteur distille une atmosphère pesante, il maîtrise parfaitement ses intrigues , en menant plusieurs de front.

Son écriture fluide et une fin « surprenante et bouleversante font de ce premier roman un thriller prenant.
Un auteur à suivre.

Extrait :
Je pense que nous sommes les seuls maîtres de nos destinées, qu’il y a sans cesse des choix à faire pour éviter de nous écarter du droit chemin. Les tentations sont grandes. Les pièges, nombreux.


De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel : le chouchou du week-end


 
Le livre : De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel. Paru le 3 mai 2017 chez Marabout dans la collection Marabooks Thriller.  19€90 ; (413 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv : 

De cauchemar et de feu

Paris, à quelques jours du dimanche de Pâques.

Un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé assassiné dans un pub, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.

L’autopsie révèle sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent le haut de son dos : IRA.

Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. Pourtant, le conflit irlandais semble bien s’inviter à Paris…

Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un tueur pyromane, un monstre né il y a plus de quarante ans au coeur des violences de la guerre civile, qui vient rallumer les feux de la discorde dans les rues de la capitale.

L’auteur :  Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, Nicolas Lebel est aujourd’hui enseignant dans un lycée de l’Est parisien. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2013 L’Heure des fous, puis Le Jour des morts (2014) et Sans pitié ni remords (2015).
Extrait : 
« La rainette à laquelle on associait le petit capitaine de police avait dû agoniser de longues heures sous un soleil de plomb avant de passer sous une roue de camion. Puis d’être mâchée par un renard… Ce type était au mieux un zombi de grenouille. »

Le résumé et mon petit avis

Comment résister au dernier livre de monsieur Nicolas Lebel. Personnellement je ne peux pas. J’ai trop hâte de retrouver le capitaine Merhlicht et son équipe. Je me suis attaché à ce flic à la tête de grenouille. J’aime à suivre ses aventures et celles de ses lieutenants. J’ai adopté ces personnages avec leur failles et leur faiblesses. J’arrive même à leur pardonner leurs errements. J’aime suivre aussi leur aventures personnelles, chacun trimbalant son lot de misère. Dos Santos et son passé frontiste, Latour et son amant clandestin, Merhlich devant faire face au décès et à l’absence de son épouse, tentant d’élever seul son fils…

Alors oui quand le nouveau Lebel parait je me jette dessus. Mais cette fois plutôt que de le dévorer vite fait, j’ai décidé de le savourer, tranquillement, de profiter de chaque détail, de déguster chaque chapitre. Surtout qu’ici les chapitres alternent passé et présent. Entre Paris et l’Irlande ou plus exactement dans la province de l’Ulster.

 Car en effet, dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage.

A quelques jours du dimanche de Pâques, un homme est retrouvé dans un pub parisien avec une balle dans chaque genou et dans le front. Il porte des inscriptions celtiques sur son corps. Le capitaine Mehrlicht et son équipe se lance dans une enquête sur un groupe terroriste irlandais. Un indépendantiste de IRA qui a vu le 5 octobre 1968, un groupe de manifestants catholiques non-violents molesté par la police. Ces militants pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants ont aussi été aussi la cible d’attentats perpétrés par l’Ulster Volunteer, un groupe de protestants extrémistes.  Ainsi débutera la guerre civile en Irlande du Nord  L’enquête ne va pas être simple, d’autant que ce conflit irlandais remonte un peu et que les effectifs de police en ce week-end prolongé de Pâque sont au plus bas.

Vous l’aurez compris, Nicolas Lebel nous propose un roman policier où histoire, littérature et actualité se mêlent. Des romans noirs qui interrogent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste. Et puis, il faut bien le dire, si on a aimé le style Lebel, ici Nicolas a encore aiguisé celui-ci. Son écriture c’est fait plus précise, plus affûtée, plus dense et plus belle.

Et pour puis pour nous réjouir un peu plus, il agrémente son récit de légende celtico-irlandaise et là la magie opère de plus belle.

Dis-moi mister Lebel, si je vous dit qu’en lisant votre 4e roman, j’ai eu l’impression d’être dans une histoire qui aurait pu être écrite par Madame Vargas, cela vous offense-t-il ?

Dans tous les cas, ce qui est certain c’est que De cauchemar et de feu est un putain de coup de coeur !

Ces dames du noir (15) Papotage entre une bibliothécaire et une jeune auteure, Sacha Erbel : chapitre 1


Aujourd’hui j’ai la chance de recevoir dans nos pages, une jeune et talentueuse auteure, Sacha Erbel.

Son éditrice est venue me trouvée à la bibliothèque pour me remettre son premier polar avec l’infime espoir que je le lise. Comme le rendez-vous avec Hélène Babouot, des éditions La Liseuse, c’est transformé en très belle rencontre de passionnée, j’ai rapidement fait une petite place à l’Emprise des sens. Et j’ai découvert ainsi l’univers de Sacha Erbel. Et puis là aussi avec Sacha, le courant est vite et bien passé alors qu’elle était venu assister à un de mes petits apéros polar. Aussi quand elle m’a appris qu’elle était invité à un premier salon du polar, j’ai décidé d’aller la surprendre.

Et aujourd’hui, on va un peu vous raconter tout cela.

Papotage entre une bibliothécaire et une jeune auteure, Sacha Erbel

 

Bonjour Sacha, 

Tu as écrit un premier Polar. Tu as même été publié. J’ai eu la chance de le lire .J’ai eu un gros coup de cœur. Mais pourrais-tu dire à mes lecteurs comment on en vient à écrire un polar?

Mais avant ça j’aimerai que tu te présentes à eux. Alors Pourrais-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Geneviève,

 Un grand merci à toi d’avoir lu L’Emprise des Sens! Je suis tellement heureuse quand on me dit qu’on a aimé mon premier roman, mais quand tu me dis que tu as eu un coup de coeur, je suis toute bouleversée du coup!!! (rire)

Et ta chronique, waohhh! J’ai énormément de chance! Alors en tout premier, je voulais te remercier très chaleureusement!!! Et merci de me donner de la visibilité comme tu le fais! Je suis très touchée! Bon je range mon mouchoir et je reviens à tes questions! (Rire)

 NDLR ( Sacha a un rire irrésistible, alors j’essaie de la provoquer au maximum)  Mais revenons à notre entretien ! 

 

Donc Sacha, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Alors, déjà, « bonjour les lecteurs à Geneviève »!!! 珞

Je suis Sacha. Et depuis que je me suis mise à écrire des thrillers, mon mari ne dort que d’un oeil à côté de moi! Muhahaha!!! J’ai 44 ans, toutes mes dents (oui même les dents de sagesse!), et le plus beau compliment que j’ai eu dernièrement, « t’es une grande malade toi! ». (un de mes collègues de boulot qui lisait mon livre).Quand j’étais ado, je ne lisais pas beaucoup (oui je sais ça choque), j’avoue que le programme scolaire de lecture ne me faisait pas rêver! Les seuls qui m’ont fait vibrer à cette époque, Edgard Allan Poe, et Oscar Wilde! Dejà les prémices de ma psychopathie peut-être! Et en fait, je ne me suis mise à « dévorer » les livres que depuis une quinzaine d’années! Je me rattrape maintenant!

 Rassures toi  Sacha, je suis comme toi,  ado je ne lisais pas des masses non plus. Et tu vois finalement… (rire) Non plus sérieusement,  dis moi Sacha….D’où viens-tu ?

Ben je voudrais te dire que je viens de la planète Mars mais tu me croirais pas! lol

Je suis originaire de Dijon (la moutarde, le vin, tout ça…), mais je suis à Paris depuis, euhhh… Pfffiouuu! 23 ans! La claque!

Et, quelle place avait la lecture dans ton milieu familial, à Dijon ville bourgeoise, on lit beaucoup non ?

Ma maman aime énormément lire et elle a toujours aimé ça depuis très jeune! Elle essayait de me transmettre cette envie, mais sans succès je l’avoue! Et j’ai eu un véritable déclic avec l’Aliéniste, de Caleb Carr! Une révélation pour moi dans le domaine du thriller et une autre dans l’étude du comportement des tueurs en série! alors je me suis mise à lire aussi des études du FBI.

Mon frère lui, a toujours beaucoup lu aussi mais plus de la science fiction et de l’héroïque fantasy (Franck Herber, Lovecraft, Tolkien). J’aime aussi beaucoup cet univers-là pour avoir baigné dedans grâce à lui!

 Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait beaucoup de livres chez moi, de tous les styles littéraires! Mais pour autant, j’ai mis du temps à m’y mettre! Il fallait juste que la lecture me trouve !

 Qu’elle a été ta formation ?

Concernant ma formation, j’ai eu mon Bac (du 2e coup) , et je suis partie direct à l’école de police en 1993 (ça me rajeunit pas tout ça)! J’ai travaillé en commissariat à Paris, puis à la Brigade Anti Criminalité de nuit de Paris, et depuis 15 ans, je fais de la protection rapprochée! J’aime beaucoup mon métier, mais j’aime encore plus écrire maintenant! lol! 

J’ai d’ailleurs poussé le bouchon jusqu’à faire un Diplôme Universitaire de Criminologie appliqué à l’expertise mentale à la faculté de médecine René Descartes à Paris 6 en 2015. J’avais envie de creuser davantage la psychologie, voire même la psychiatrie de mes personnages. C’est très enrichissant de comprendre les psychoses, les troubles du comportement. Quelle est la frontière entre la folie et le discernement! Elle est si fine cette frontière, et il peut suffire d’un élément déclencheur pour entrevoir la déviance de l’esprit humain! C’est flippant ou pas? Muhahaha!

Alors ! Ton boulot, vocation ou bien ?

Mon boulot? Oh que oui, vocation! Merci Starsky et Hutch! Et je pense pas qu’on puisse exercer le métier de policier sans que ce soit une vocation!

Oui ma question était idiote. Bon du coup …Pourquoi le polar ?

Pourquoi le polar? Bah parce que j’aime bien! C’est une bonne réponse à la con ça! lol

J’aime le mystère, j’aime retenir mon souffle quand je lis un polar, ou faire une grimace quand c’est beurk, Faire un bond quand on entre dans la pièce alors que je suis en plein suspens!

Et ce sont les mêmes raisons qui font que j’écris du polar!

Lis-tu tous les jours du polar ? Sous qu’elle forme ?

Euh oui! Un jour, mon mari m’a demandé: « T’en as pas marre de lire du polar? »

Moi: « Ben nan! »

En fait je ne peux pas dormir sans lire quelques pages! Polar ou fantastique! Et version papier! Je ne me suis pas encore mise au numérique mais j’y pense! J’avoue que le toucher, l’odeur du papier, le petit rituel de corner la page (oui je corne les pages et j’ai même pas honte en plus), tout cela participe à mon plaisir de lire!

Tant que ce ne sont pas les livres de ma bibliothèque, tu fais ce que tu veux avec les tiens ! Lol. Sinon, combien par semaine, par moi, par ans.

Pfffiouuuu!… Je lis beaucoup mais je ne lis pas vite! Quand le livre me plaît, je savoure, et j’imagine chaque scène comme un film, je lis chaque mot pour m’imprégner de l’histoire, des lieux, des odeurs parfois! Il m’arrive d’en lire deux à la fois! J’ai toujours un livre dans mon sac! Je lis partout! Même au ciné pendant les pub! lol

J’aimerais pouvoir lire davantage, mais entre le boulot et l’écriture, pas toujours évident et pour répondre à ta question, bah j’en sais rien! Voilàààààà!

OKi, alors pourquoi tout à coup on écrit ?

Pourquoi on écrit?

En ce qui me concerne, c’est en lisant Maxime Chattam, qu’un jour je me suis dit: « J’aimerais avoir le talent et l’imagination pour écrire des romans ». Un jour j’en ai parlé à mon mari, et il m’a répondu de la manière la plus naturelle du monde « Ben fais-le! » Mdr

Le lendemain, j’ai pris un cahier et un crayon,✒ j’ai commencé à créer des personnages, je voulais que ça se passe en Louisiane. J’y avais passé de fabuleuses vacances et l’atmosphère était restée ancrée en moi! Les premières lignes, je me sentais un peu bête, et puis j’ai commencé à faire des recherches. A ce moment, le virus m’a pris et écrire est devenu une passion! Moi qui n’avais jamais rien écrit avant l’Emprise des Sens!

Je voulais voir si j’étais capable de sortir quelque chose de ma tête et de mon imaginaire!

Quelle est l’urgence de l’écriture ?

J’écris dès que je peux en fonction de mon temps libre! Et quand je n’écris pas, je réfléchis à un tas de trucs sur mon intrigue, mes personnages. Je prends quelques notes pour m’en rappeler (j’ai toujours un cahier avec moi!) 

Pourquoi un polar ?

Le polar s’est imposé à moi très naturellement de par cette passion pour l’étude du comportement des criminels en série! Et là je pouvais créer mon propre monstre, avec ses souffrances, ses déviances, ses troubles neuropsychiques! C’est flippant ça aussi nan? lol 

Une dernière question avant les prochaines à suivre … 

Peux-tu me dire pourquoi tu as décidé d’écrire sous pseudo ?

Si j’ai décidé d’écrire sous pseudo,  ce n’est absolument pas pour me cacher derrière! Mais pour le fun! Je trouvais que c’était rigolo! Et c’est mon côté rêveuse! Enfant presque!

Le romanesque m’a toujours attirée alors se créer un nom en tant qu’auteure c’était me donner une nouvelle part de liberté à moi aussi!!!

Et puis je voulais aller au bout de mon délire et choisir un prénom que j’aime depuis longtemps!

A moins que ce ne soit un trouble dissociatif de l’identité! Muhahaha 😉😊🤓

 

 

ça c’est bien possible ! lol

En attendant, promets moi que l’on se retrouve bientôt et que tu me parleras de ta première participation à ton premier salon du polar en tant qu’auteur ?

OK

Alors à Très vite pour la suite de cet entretien. Et…

On vous retrouve bientôt ami(e)s lecteurs zé lectrices pour en savoir un peu plus sur notre sympathique auteure.

En attendant vous pouvez si vous le voulez retrouvez ma chronique de l’Emprise des sens ICI

Toile aux Alouettes de Lou Vernet


Le livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

Résumé

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle ciselle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rets. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières !

L’auteur : Née à Paris, Lou Vernet a longtemps slalomé dans les métiers du livre avant de poser sa plume sur la page blanche. En prenant le pari d’écrire il y a douze ans, elle révolutionne sa vie pour se consacrer à sa passion et en 2004, reçoit la Bourse Découvert du CNL pour son troisième roman « En t’attendant ».
Suivront des prix pour des concours de nouvelles, des publications dans diverses revues, 10 romans, 3 recueils de nouvelles, un blog (malbarrée.canalblog.com) et aujourd’hui des chroniques dans deux magazines du Net.
Par ailleurs, quand elle n’écrit pas, trekkeuse amatrice, curieuse du monde et férue de montagne, elle partage son temps à gravir des sommets en terre lointaine ou besogne à mille et un métiers pour gagner sa vie.
Elle publie son premier polar « Un arc-en-ciel et des ombres flottantes » : Un ex flic aux méthodes singulières enquête sur la disparition d’une femme.
Extrait :
L’ombre de cette femme au verbe trop aigu ne lui fait plus peur. Elle se radoucit.
– Stop, tout simplement stop. Stop à vous, à vos cris, à vos crises, à votre autorité, à votre méchanceté. Des années que vous pourrissez la vie de tout le monde, la mienne et certainement la vôtre.
Longtemps j’ai eu peur, de quoi, je ne sais pas au juste. Et là, depuis que je suis entrée, je vous regarde et j’ai tout simplement pitié. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé et pour tout vous dire, aujourd’hui je m’en fous. J’ai donné ma démission ce matin, j’étais juste venue vous le dire. Ça et d’autres choses aussi. Mais qu’importe…
la dame de Pique reste bouche bée, la colère sourd en cernes sous ses yeux. Elle écume de rage.
L’affront l’a sidérée. Clara a envie de rire. Un rire nerveux et fatigué.
Toute sa vie, les ombres l’ont privée de voir. L’ombre de son père, ce géant de lumière. Sa mère en sillage dans les vapeurs de sa cuisine ou sous son chapeau de paille. Les murs à l’abri desquels son éducation s’était sagement tenue coite. Ces hommes de lumière qui trouaient ses nuits d’éclairs furtifs. Ces colonnes de chiffres qu’aucun mot ne venait incendier. Tous ces autres que le jour éclairait et à l’ombre desquels elle frayait en silence. Et cette femme sous le joug de laquelle elle s’escrimait à faire ses preuves

La Chronique Nei Gong

Bonjour Geneviève

Voilà je me lance…Petite chronique sur la  » Toile aux Alouettes »  de Lou Vernet .

Lorsqu’on ne connait pas la plume de Lou Vernet …
On ne sait pas d’emblée qu’on va entrer dans le monde poétique du Polar !   p186 :
 » Ainsi dans le jargon interne , »grosse anguille » valait toujours mieux que « gros requin ».Quand le requin avait déjà à coup sûr frayé avec la pègre, l’ anguille en était encore à  balbutier dans les eaux troubles de la délinquance. (…)  Un crabe aurait fait sans aucun doute de la prison (…) une sirène ,chantée ses louanges dans la prostitution de luxe . »
L’élégante écriture de cette auteure, nous tient  , nous retient,  par son intrigue policière si intelligemment menée . En douceur , mais sans se soustraire de sa puissance.
On ne sait pas encore… , que Lou Vernet nous baladera de-ci de-là , dans sa « Toile » si gluante , qu’il nous sera difficile de s’en défaire !!
On ne sait pas encore… que les portraits psychologiques de ses personnages seront essorés jusqu’à leurs pulpes , dans une description fine et délicate mais néanmoins incisive et efficace !! :

Clara : p 26  :  » L’insaisissable Clara. Belle comme une légende, disait son père autrefois.Avec ses yeux là , ma fille , tu terrasserais n’importe qui.Mais aussi timide qu’un ours ,aussi sauvage qu’un gymnote ,aussi effarouchée qu’une biche ». C’est elle, donc qui a 35 ans , décide de régler des comptes avec sa vie mais dans un compte à rebours mal « calculé »….
La Dame de Pique : armée jusqu’aux dents , verra inexorablement modifier les règles de ses jeux pervers….
La Virgule et la Carpe : Fabuleux  » Tant d’ Aime »  entre un boiteux et un taiseux , deux flics dans une douce et profonde amitié , et qui ne lâcheront rien à l Affaire !!! Entre deux clopes roulées et des silences si éloquents !!
Mc Domino : Un joueur…
Mais n oublions pas, Simone, la mère de Clara , qui viendra ajouter dans ce panel de personnages haut en couleurs…sa couleur pastel  , mais qui porte aussi en elle , un sacré secret….

On ne sait  toujours pas que …
Leurs chemins , leurs présences vont immanquablement s’entrecroiser , se mêler , s’entremêler en un tissage humain tendu jusqu’à l’extrême .
La Trame de cette « Toile » si bien tricotée , finira par céder dans une chute terriblement audacieuse quelque part dans une cuisine !!!

Ecriture addictive  qui nous tient en suspens…(sion) tout le long…On en redemande !!! Ca tombe bien, un 2ème opus est en cours…
Et je finirai par ces quelques mots si poétiques de Lou Vernet :  p 175 :
– » Tu penses qu’ elle a surfé  d’un peu trop près sur l illusion d’un arc-en-ciel ? – Ouais , et nous aussi… »
– » Mes eaux ondulent , courbent le son . Mais n’est ce pas indiscret de tout vous raconter ? Peut-être avant,vaut-ll mieux comprendre ?… »  p 121.

L’Auteure et La Bibliothécaire par Cécile Pellault


L’Auteure et La Bibliothécaire  par Cécile Pellault

Lors du Salon du livre d’Ile de France de Mennecy le 4 et 5 février dernier, on va dire pudiquement qu’au niveau « ventes », ce fut extrêmement calme … Mais au point de vue rencontres, très enrichissant et notamment une pétillante à souhait avec Geneviève Van Landuyt !! Je lui avais promis de m’en inspirer et voilà une petite fable détournée pour fêter cette chouette discussion et pour les autres à venir. 

 Et une leçon ne jamais désespérer, amis auteurs, même dans les salons/ rencontres les plus calmes, y toujours quelque chose à en retirer…. C’est ce que j’essaierai de me dire la prochaine fois que je m’ennuierai à ma table

L’Auteure et La Bibliothécaire

(Librement inspiré de la Fable de Jean de la Fontaine : Le Corbeau et Le Renard)

Noyée par le succès d’autrui,
Et Esseulée à son comptoir,
L’auteure en dédicaces,
Tenait en ses mains son roman.
La bibliothécaire affamée, et par les mots alléchés,
Lui tint à peu près ces bonnimensonges:
« Et Bonjour, nouvelle auteure,
Que diable, ne vous ai-je déjà lu !
Que votre livre semble beau,
Si votre couverture se rapporte à votre plume,
Que votre intrigue doit-elle être palpitante. »
La jeune romancière par ses mots chamboulée,
En perdit son langage.
La collectionneuse de livres encouragée par le trouble occasionné,
Continua son abordage :
« Des mots je suis amoureuse,
Et les vôtres me lancent œillades et connivences,
Je frissonne à l’idée de vous lire. »
Tourneboulée après tant d’indifférence,
L’auteure, flattée, par le flirt littéraire,
Tendit sans hésiter son ouvrage.
La Bonnimenteuse récompensée,
S’éloigna rapidement son butin entre les mains :
« Je me leva ce matin fort marri,
Les poches vides après ripailles dans la dernière librairie,
Je n’aurai pas cru,
Que quelques diables de flagorneries,
Me rapporterai un peu de lecture,
Pour mon retour tracté vers la Cité peu romaine.»
Un peu confuse mais peu honteuse d’avoir été dupée,
L’auteure sourit qu’au moins un de ses ouvrages,
Quitta le salon autrement que dans sa propre besace.

Peu de dupes finalement dans cette histoire,
Juste une relation littérairement consentie.

 

L’objet du délit, le livre en question : Le brouillard d’une vie

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ?
10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

 

 

 

Récidive de Sonia Delzongle


Récidive de Sonia Delzongle, le chouchou du week-end

Le livre : Récidive de Sonia Delzongle. Paru le 6 avril 2017 chez Denoël dans la collection Sueurs froides.  20€90 ; (411 p.) ; 23 x 16 cm.

4ème de couv. :

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

L’auteur : Sonja Delzongle est née le 28 août 1967 à Troyes dans l’Aube d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture. C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de Dust. Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours. Sonja Delzongle, dont la jeunesse a été marquée par la guerre en Serbie, a été confrontée en Afrique à une autre vision de la violence et de la misère, et a voulu l’explorer dans ce thriller très réaliste. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Lyon et la Drôme.
Extrait : 
Contre ses cuisses, entre ses mollets que protègent des chaps en cuir, ondulent à chaque foulée dans le sable les muscles gonflés sous la robe havane luisante de sueur. Il perçoit le moindre frémissement du cheval auquel il est soudé dans une course silencieuse. Seul le roulement feutré des sabots sur le sable, mêlé au souffle régulier de la jument, lui parvient. L’accord parfait entre le cavalier et sa monture. Ensemble, ils sont un tout.

 

Mon petit avis :

Les chouchous du week-end reviennent sur Collectif Polar et de la plus belle des manières puisque c’est le dernier opus de Sonja Delzongle qui ré-ouvre le bal après plusieurs semaines de suspension. Et Récidive est la titre parfait pour le retour de mes chouchous.

Erwan Kardec vient d’être libéré après vingt-cinq ans de prison. Condamné pour le meurtre de sa femme, il avait été dénoncé par sa fille. Sa santé se dégrade mais, avant de mourir, il veut la retrouver pour la tuer. Hanah Baxter, profileuse, vit dans l’angoisse. Elle sait que son père a été libéré et, même si elle a changé d’identité, elle est certaine qu’il va la trouver.

Voilà la toile de fond est posé. Sonja Delzongle revient avec Récidive, le troisième opus des aventures d’Hanah Baxter. Si vous avez suivi celles-ci vous savez déjà qu’Hanah porte en elle un lourd secret. Aussi en ce premier semestre 2014, sa vie risque-t-elle bien de basculer, elle le sais et elle va devoir affronter ses peurs. Elle si prépare mais est-elle vraiment prête. N’est-on jamais prêt à affronter nos pires cauchemars m^me quand on veut, comme Hanah, à tout prix connaître et apprendre la vérité.

Vous l’aurez compris dans cet opus, Sonja Delzogle nous entraîne avec elle dans le passé de son héroïne. Elle a décidé de nous dévoiler une partie de l’histoire d’Hanah. Elle la met au coeur de son intrigue pour mieux nous la révéler. Nous montrer ses forces mais aussi ses faiblesses et ses failles. Car si Baxter est dans une profileuse de renommée internationale, si elle a parfaitement réussi sa vie professionnelle, Hanah a quant à elle plus de mal à stabiliser sa vie sentimentale. Car en effet si Hannah Baxter peut sembler être droite dans ses bottes, on sent bien que ça et là il y a des fragilités. C’est ce qui la rend si touchante, si attachante, si complexe aussi. C’est ce qui lui confère sans charisme. Car Hanah Baxter est un personnage que l’on aime. Et que l’on aime retrouver aussi.

Aussi quand j’ai su que ce titre allait sortir, je savais que j’allais le lire et je n’ai pas pu résister à la tentation de filer l’acheter chez mon libraire dès le jour de sa parution. Il me le fallait coûte que coûte. Et je sais déjà que je lirai le prochain car j’avoue je suis devenue une fan inconditionnelle de Sonja Delzongle.

Il faut dire que Sonja, si elle a décidé de garder son personnage central, d’en faire un personnage récurrent que l’on aime retrouver d’un livre à l’autre, n’écrit jamais la même histoire. Elle ne reprend jamais les mêmes schémas.

Mais il y a une constance dans ses bouquins. C’est celle qu’elle met à défendre les différences. Et ici encore il y est question d’homosexualité, d’acceptation de soi, du regard des autres. De se construire malgré l’homophobie de ces proches, de sa propre famille, de la société dans laquelle en vit, du milieu dans lequel on travaille. Il est, encore aujourd’hui plus facile d’être gay quand on évolue dans un milieu culturel plutôt qu’au sein de l’armée ou la police. Plus facile de le dire à son entourage professionnel, à le vivre au grand jour, sans se soucier du qu’en dira t’en et du jugement culpabilisant cassant et blessant voire méprisant et humiliant des autres.

Alors merci pour tout cela Sonja et pour le reste aussi. Car si ta plume est au top et plus affûtée que jamais, tu nous gratifies en plus d’une belle histoire d’amour et d’amitié naissance, une parfait suspense et d’un twist surprenant. Tu nous offre une histoire sensible, humaine et sensuelle à la fois.

Un énorme coup de coeur.

Mais…Dis-moi, Sonja, c’est quand que tu reviens nous enchanter à nouveau ?

Bon moi en attendant je vais me faire un plateau d’huître.

 

 

La PAL de Claire : 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Claire alias Titou le Matou

Bonjour et merci de m’autoriser à participer à ce concours!!!

As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

J’ai une seule pile à lire mais divisée en plusieurs : si j’empilais tout, les livres se casseraient la figure. Et puis quand j’achète un livre je ne le range pas systématiquement avec ceux pas encore lus ( je sais, je suis bordélique !!!)

Pourquoi une PAL ?

Et pourquoi cette question ? C’est évident !!! Comment on peut résister à un livre quand le résumé nous plait ? C’est pas de ma faute si ma main se porte toute seule vers mon sac à main et que mes doigts composent le code de ma carte bleue sans demander son avis à ma tête… Acheter un livre c’est comme respiré, c’est une évidence, un geste dont je ne peux me passer …

Comment est-elle rangée ?

Elle n’est pas rangée : j’empile, j’empile.. et quand une colonne de livres menace de tomber j’en commence une autre à coté…

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

Pas de baptême… je préfère dépenser mon argent en livre… pas  en dragées !!

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

Non trop honte pour faire une photo !!

Combien de livre contient ta PAL ?

Un de plus qu’hier et un de moins que demain !!!!

 Comment s’est constituée ta PAL ?

Au fil des envies, des titres croisés sur le net, de ceux que m’a conseillé ma libraire…

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

Ma libraire et les blogueurs !!!!et parfois mes états d’âmes…

Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

Cela dépend de l’inspiration, de l’envie du moment

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

Rien qu’à l’idée de ne pas avoir de livres d’avance… mon cœur manque de s’arrêter, je tremble , je transpire…..

Où achètes-tu tes livres ?

Depuis que j’ai rencontré ma libraire.. je n’arrive plus à acheter à Gibert ou dans d’autres librairies ( sauf librairies indépendante) car j’ai l’impression de trahir …

Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

J’aime lire en marchant…. Mais sinon chaque minute de lecture est essentielle pour moi, quelque soit le lieux….

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

Ah non, un livre numérique n’est pas un livre !!! Je suis pour les livres papiers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

C’est un de mes pire cauchemar. Surtout quand je vois le plaisir que mes petits élèves ont à « lire » des albums, à entendre des histoires, les efforts qu’ils font pour les comprendre ( et pourtant j’enseigne en réseau d’éducation prioritaire + )

Comment vivre sans la possibilité de se promener dans les rayons d’une librairie, d’une bibli, de prendre un livre parce que la couverture nous plait ou que le titre nous interpelle ? Ou parce qu’il semble tout petit, tout oublié et qu’un livre non ouvert, ça me fait de la peine.

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?

Comment trouvez-vous le temps de lire autant et surtout de tenir votre blog aussi assidument ?

Comment faites-vous pour toujours poser les bonnes questions aux auteurs, et pour retranscrire leurs réponses( perso j’ai toujours peur d’avoir mal compris leur réponse, de leur faire dire le contraire de ce qu’ils pensent ?)

En espérant ne pas avoir été trop longue ou trop inintéressante…

bonne journée et encore merci!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

La PAL d’Elise : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL d’Elise

As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

– J’ai une pile à lire

Pourquoi une PAL ?

– Je possède une PAL afin de répertorier tous les livres que j’ai lu et ceux qui sont en attente de lire.

Comment est-elle rangée ?

– Ma PAL est rangée selon un statut :

 les livres en cours, les livres lus, les livres à lire, les pense bête, les livres à échanger, les livres empruntés et les livres critiqués. De plus, tous ces livres sont notés par étiquette selon leur genre afin de pouvoir les répertorier plus facilement : polar, roman, thriller…

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

– Le nom que je donne à ma PAL est ma PAL BABELIO

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci) Photos jointes !

– Je vous envoie quatre photos de ma longue PAL en pièces jointes

Combien de livre contient ta PAL ?

– Ma PAL contient 489 livres et non exhaustive

Comment s’est constituée ta PAL ?

– Ma PAL s’est constituée au fur et à mesure de ma lecture, de mes goûts et envies de lectures mais aussi par le biais des découvertes d’auteurs et de nouveaux auteurs.

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

– Pour moi les plus gros prescripteurs de livres sont les « booktubeurs », les avis de lecteurs inscrits sur un site de réseau social comme Babelio qui créent des blogs diffusés ensuite sur d’autres réseaux sociaux comme facebook ou instagram

Les personnes qui font que ma PAL ne cesse d’augmenter sont les personnes sus-mentionnées. Elles me font découvrir de belles pépites.

Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

– Je choisis un des livres de ma PAL en fonction des livres disponibles à la bibliothèque ou bien en fonction d’une envie irrésistible de lire un livre à cause d’un auteur en particulier ou suite à la lecture d’une 4 ème de couverture.

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

– Je ne pourrais pas vivre sans ma PAL. Elle répertorie toutes les genres de livres et tous les auteurs qui me sont chers.

Où achètes-tu tes livres ?

 – J’achète les livres dans un magasin qui rachète les livres neufs ou peu abîmés à un prix raisonnable, mais aussi en librairie ou en grande surface.

 Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

 – Je lis à n’importe quel moment  principalement chez moi sur mon lit ou sur mon canapé. Il m’est arrivé de lire dans un parc et même dans ma voiture.

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

–  Je suis livres papiers.

Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

– Je ne pense pas que les livres, les libraires et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme. En effet, certaines personnes sont très attachées à leurs habitudes de lectures et de rencontres et d’échanges avec les libraires ou les agents de bibliothèque.

As-tu une question à me poser

– Question subsidiaire : Te laisserais tu prendre au jeu et répondre toi aussi à ces questions afin que l’on puisse mieux te connaître ? Et oui, je suis curieuse moi aussi !

Cordialement

La PAL de Lucile : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Lucile du blog

L’oeil de Luciole

Salut Geneviève !

 Voici les réponses à tes questions 🙂

 1.As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

J’ai deux piles à lire. Une générale avec des livres que je ne lirai probablement pas avant des années et une PAL prioritaire avec une vingtaine/trentaine de romans que je veux lire absolument !

2. Pourquoi une PAL ?

Parce que je ne peux pas m’empêcher d’acheter des livres même si je n’ai pas le temps de les lire au même rythme.

3. Comment est-elle rangée ?

Ma PAL générale est dans un coffre en métal rose ! Et ma PAL prioritaire est rangée dans sa maison 😀 (voir photo plus bas)

4. A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

Non, elle n’a pas de nom

5. Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

 

6. Combien de livre contient ta PAL ?

J’ai environ 90 livres dans ma PAL dont une bonne vingtaine dans ma PAL prioritaire qui se remplit aussi vite qu’elle se vide

7. Comment s’est constituée ta PAL ?

Il y a des services presse (de plus en plus), des livres offerts par mes proches et les coups de cœur d’Athénaïs !

8. Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

La Bête Noire, Maud, Thilliez, Ingrid Desjours, Claire Favan… Mais le plus gros prescripteur est Athénaïs


9. Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

Si c’est un SP, je le lis dès réception, après la lecture en cours. Pour les autres de la PAL prioritaire, je choisis le genre que je veux lire. Si c’est du thrillers, je suis embêtée parce que j’ai beaucoup de choix ! Si c’est du plus classique, c’est plus simple, je n’ai que quelques titres.

10. Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

Mal ! Je crois que ça me rassure de savoir que j’ai du choix pour le prochain livre à lire. Bon, là j’ai trop de choix, mais je n’arrive pas à réduire !

11. Où achètes-tu tes livres ?

En librairie uniquement.  dans les librairies de quartier. Jamais Amazon et la FNAC si vraiment c’est urgent (mais ça n’est pas arrivé ces 12 derniers mois)

12. Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)
Je lis dans les transports et j’aime lire chez moi le week-end avec un thé et un chat sur les genoux.

13. Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?
Je suis livre papier. Je tente le numériques mais j’ai besoin du papier. Du coup, quand je lis un grand format ou que je suis chargée, il m’arrive de ne prendre que ma liseuse. Mais j’ai besoin du format papier.

14. Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

Non je ne pense pas que les livres et les librairies vont disparaître. Jamais. On a de la marge avant que le livre ne devienne 100% numérique et encore, Il restera un livre.

Le nombre de librairies baisse, malheureusement, mais c’est aussi a cause des grandes surfaces et d’un désintérêt pour la lecture.

Question subsidiaire :
 As-tu une question à me poser ?

Tu n’as toujours pas de PAL ?

Les spectres de Chicago de Bob Garcia


Les spectres de Chicago de Bob GarciaLe livre : Les spectres de Chicago de Bob Garcia.Paru le 19 mai 2016 au Rocher dans la collection Thriller.19€90 ; (491 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv :

Les spectres de Chicago

Chicago, 1929. Par une nuit d’hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l’attentat : Gerry, l’un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d’amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d’infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l’attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s’immisce en lui : quelqu’un, quelque chose le traque…

Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus. En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu’aux toutes dernières lignes.

 

Bob-Garcia_2586L’auteur : Bob Garcia est née en 1954 à Casablanca au Maroc.  Il est ingénieur diplômé de l’École centrale.
Passionné de littérature populaire, de musique et de bandes dessinées, mais aussi du cinéma de Fritz Lang, Hitchcock, Tim Burton, Terry Gilliam ou encore de Jeunet/Caro, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, des études tintinophiles, et des essais et articles sur le monde du jazz. Il tient en outre des chroniques littéraires et musicales régulières sur plusieurs médias radios et TV.

 

Extrait :
Des souvenirs émergent du fond de ma mémoire. Des images apparaissent, comme ces paysages aux contrastes durs et aux contours nets, éclairés par la lumière blanche d’un soleil d’hiver.
Je revois.
Notre famille n’était pas riche, mais nous ne manquions de rien. Nous mangions à notre faim, nos vêtements étaient toujours propres et nous tenaient chaud. Chaque Noël, un cadeau nous attendait au bas du sapin.
Papa et Maman trônaient au sommet de la hiérarchie de mes sentiments, comme des demi-dieux, personnages mythiques auxquels je vouais une admiration et une confiance sans limite. Ils faisaient tout pour me rendre heureux et je leur manifestais mon bonheur autant qu’il m’était possible de le faire.
Mon père était un mythe inaccessible. Je lui imaginais un destin exceptionnel. Je le voyais comme un géant, une montagne. Puissance et sérénité. Le seul fait de savoir qu’il existait m’emplissait de fierté et de courage. Sa simple présence me fortifiait.

Coucou Geneviève,

Fidèle au poste, je t’envoie in extremis ma participation au 3e volet de ton concours. J’ai choisi de chroniquer Les spectres de Chicago, l’objet même du lot en jeu!! OK, ce n’est pas très logique mais c’est entièrement de ta faute. Merci encore pour ton blog et tes conseils de lecture.

La Chronique d’Isabelle

Troisième volet

 Les spectres de Chicago, de Bob Garcia, éd. Du Rocher.

 

« – La clé d’une intrigue policière se cache souvent dans un changement de référentiels ! », avait lancé Bob Garcia à son auditoire, lors d’une récente conférence sur les polars. En lectrice avertie, je me suis plongée dans son dernier opus, Les spectres de Chicago, l’ œil rivé sur le référentiel. Las, l’auteur, ce perfide, s’est ingénié à brouiller les pistes.

Lancé dans le récit d’une enquête menée à Chicago en 1929 par le célèbre Eliot Ness, après l’explosion d’une bombe dans un jazz-club, il enchaîne soudain avec les aventures oniriques d’un gamin terrifié, s’interrompt pour donner la parole à un mystérieux amnésique avant de retrouver l’Incorruptible.

A un instant on se croit dans un remake d’Alice au pays des merveilles. L’instant d’après on s’envole avec Peter Pan dans un autre pays tout aussi imaginaire. Chaque univers nouveau amène avec lui sa logique, ses codes, sa cohérence propres. Parmi ces référentiels à la pelle, comment distinguer le référentiel de référence? Quand la boussole joue les girouettes, comment garder ses repères ? Bob Garcia triche, n’ayons pas peur de le dire. Il n’hésite pas à mettre Tintin, Batman et Mandrake dans le même bateau. Avec trois héros de ce calibre, allez savoir qui tombe à l’eau !

Et d’ailleurs, Garcia n’est-il pas un pseudonyme derrière lequel se cacheraient Dickens, Conan Doyle, James Ellroy et Christian Jacq ? Bref, quand la vérité a jailli d’une cascade de renversements de situations, inutile de dire que je n’avais rien vu venir. Le plus remarquable, dans cet enfumage, c’est que l’intrigue se tient.

Ce roman vous balade, certes, mais son fil conducteur reste toujours à portée de main. Sa construction alambiquée défie les lois de la physique littéraire, elle n’en est pas moins parfaitement contrôlée.

Quant à la fluidité de l’écriture, elle contribue à rendre ce livre multigenres prenant et surprenant.

J’ai perdu pied, j’ai adoré !

En mai chez Collectif Polar


Ah le joli mois de mai !

Ne dit-on pas, en mai, fais ce qu’il te plait ?

Alors

En mai chez Collectif Polar on poursuit nos découvertes.

Et plus si affinités

 

En effet, il nous reste quelques Piles à Lire à découvrir.

Il y aura aussi vos dernières chroniques offertes pour les 2 ans du blog.

Le résultat de ce 3e jeu sera lui aussi annoncé.

Il y aura aussi les gagnants participants des 3 concours.

En mai je répondrai à vos questions. Celles que vous m’avez posées pour les 2 ans du blog.

Il y aura aussi ma PAL, puisque vous l’avez souhaité.

Et puis, il y aura quelques autres récompenses en plus ! Oui, pour vous remercier de vos nombreuses participations. Gâtée j’ai été !

 

En mai, nous découvrirons aussi une interview d’une nouvelle plume. Nous la suivrons dans son premier salon polar.

Nous retrouverons quelques lectures d’antan. Mes lectures d’avant. Celle d’avant ce blog. Mais des lectures que j’ai aimées et que j’ai envie de partager avec vous. Surtout que maintenant ces titres doivent-être paru en poche !

Mais il y aura aussi, rassurez vous, des livres récents que nous présenterons nos chroniqueurs zé nos chroniqueuses.

En mai, après plusieurs semaine d’absence, le chouchou du week-end devrait refaire son apparition. Et oui, vous avez été tellement nombreux à participer à nos concours que je n’avez plus de place pour mon chouchou. Mais pas grâve « vos TOP 10 et vos PAL » ont enchanté nos mois de mars et avril.

En mai, j’essaierai aussi de glisser quelques avis SFFF.  science fiction, fantasy, fantastique… Vous parlez de littératures de l’imaginaire.

Ce mois-ci avec Frédérique nous vous proposerons une lecture commune sur un titre de Stephen King ! Une lecture communes mais des avis divergents. Si, si c’est possible.

En mai, nous poursuivrons notre nouvelle rubrique « avis d’Expert » avec Cathie.

Il y aura aussi une rencontre avec Nicolas Jaillet ! Un apéro Polar un peu particulier.

Il y aura aussi la préparation pour mi-juin d’un nouvelle Apéro Polar avec et entre 3 auteurs mis en confrontation.

Et puis il se peut que d’ici la fin du mois nous parlions du prochain Saint Maur en poche qui va vite arriver maintenant.

Mais mai, c’est aussi le mois du renouveau où l’on vous souhaite que du bonheur. Alors bonheur et prospérité sur vous chers amis polardeux. Aussi nous vous offrons ce petit brin de muguet

Voilà… Nous devrions avoir un mois de mai chargé comme on les aime.

Et surtout nous comptons sur vous pour nous accompagner.

Alors destination mai sur Collectif Polar

Vos PAL, les résultats de vos Piles à lire.


Une fois de plus vous n’avez surprise. Et oui vous avez été nombreux et nombreuses à répondre à mon appel.

Je n’aurai jamais imaginé que mes questions sur vos PAL, vous attirerez autant que ça.

Un ami très cher m’a même dit et je le cite : « Tu ne crois pas que ça fait beaucoup de questions ? Tu penses que tu vas avoir des participants ? »

Et bien je vous ai fait confiance et j’ai drôlement bien fait. J’aurai peut-être du encore être plus curieuse.

Ce fut un véritable bonheur de vous rencontrer à travers vos piles à lire

Aussi, même si je n’ai pas fini de vous dévoiler toutes ces PAL, vous en découvrirez encore quelques-uns au mois de mai, je les ai toutes lu et mise en page.

Alors j’ai pu me lancer dans un tirage au sort de folie des gagnants.

Comme convenue il y a 4 gagnant(e)s qui recevront 3 livres chacun(e)s parmi cette sélection.

Et les lauréates sont, puisque le sort en a décidé ainsi :

Stef, Lucile, Solange et Nathalie

 

Voilà le lot de chacune :

Lot 1 :

 

Lot 2

 

Lot 3

 

Lot 4 

 

Comme vous pouvez le voir les lots n’ont pas été attribués.

Aussi ce sera la surprise dans les enveloppes.

Vous devriez recevoir un petit mail de confirmation pour savoir si c’est bien vous.  Et surtout il vous faudra m’envoyer vos adresse afin de recevoir ces enveloppes.

Et comme d’habitude je vais demander à chacune des lauréates de m’envoyer une ou deux photos des bouquins une fois arriver dans leur PAL.

Voilà il reste encore un tirage au sort pour ceux et celles qui sont devenus chroniqueurs le temps d’un article.

Et puis il y aura quelques autres gagnants parmi ceux qui auront participé aux trois concours mis en place pour les deux ans de notre blog.

Alors à très vite, pour retrouver la fin de vos PAL et aussi vos dernières chroniques.

Selfies de Jussi Adler-Olsen


Le livre : Les enquêtes du département V ;  Volume 7, Selfies  de Jussi Adler-Olsen. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 29 mars 2017.  22€90 ; (619 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Avec plus de 16 millions d’exemplaires vendus dans le monde, Jussi Adler-Olsen, Grand prix policier des lectrices de Elle et prix polar des lecteurs du Livre de poche, est une star sur la scène du thriller.

Nouveau défi pour le Département V de la police de Copenhague, en charge des affaires non résolues : un « serial » chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et… pauvres.

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.

L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Morck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé…

L’auteur : Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est né le 2 août 1950 à Copenhague. Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.
Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.
Depuis 2007, il se consacre à la série « Les enquêtes du département V « . Plus de 14 millions d’exemplaires vendus dans le monde, couronné par tous les grands prix du polar, dont le Grand Prix policier des lectrices de Elle, le Danois Jussi Adler Olsen est une figure incontournable du thriller scandinave.
Extrait : 
Le nom de « Centre d’action sociale » avait déjà cet effet sur elle alors qu’il était relativement neutre. Des noms comme « Chambre des supplices », « Comptoir de mendicité » ou « Guichet des humiliations » auraient été plus justes. Mais dans la fonction publique, on n’appelait pas les choses par leur vrai nom.

 

 La chronique de Marie Jo

Bonjour Geneviève,

Pour cette dernière partie de concours, j’ai choisi « Selfies  » de JUSSI ADLER OLSEN.
En effet, le titre choisi est très judicieux à l’heure où chacun se balade avec un téléphone portable et même pour certains la perche qui va avec…
Esprit bien narcissique de certains et titre fort bien adapté à ce dernier opus de Jussi Adler Olsen.

Voilà Geneviève, Bizz. ..

« SELFIES   » de JUSSI ADLER OLSEN.

    Des jeunes filles sans emploi, un personnage qui va sombrer dans une folie  psychotique et virer psychopathe , le département V menacé  de disparition ou presque, des meurtres qui se croisent et qui croissent ,  et pour finir , une énorme révélation sur le passé d’un de nos enquêteurs nous dévoilant  enfin les clefs de sa personnalité…

   Jussi Adler Olsen nous offre un  7ème  opus particulièrement brillant de par une écriture nerveuse,  doté  de chapitres courts et haletants et des protagonistes  peaufinés à l’extrême mais toujours authentiques.

   D’un premier chapitre palpitant  à une fin particulièrement éprouvante  ( oui , j’ai pleuré…) et des rebondissements  percutants font de cette oeuvre la plus aboutie de cette série , pour ma part.

  N’oublions pas cet humour singulier à l’auteur qui est d’autant plus confirmé par certaines réparties chères à Assad mais qui,  dans « Selfies  »  est encore plus repérable dans la bouche de chacun de ses personnages .

  Et c’est donc un florilège  de mots  d’esprit qui va accompagner  le lecteur tout au long de ce roman.

    Une lecture exceptionnelle et aboutie, encore  meilleure aux 6 premiers tomes et qui présage forcément de remarquables révélations à venir.

   Bonne lecture garantie…

Rencontre/Lecture avec Nicolas Jaillet


En marge de mes Apéros Polar, j’aurai le plaisir et l’honneur de recevoir, à la Bibliothèque Parmentier, Nicolas Jaillet.
Nicolas viendra nous interpréter sa dernière création.
Alors à vos Agenda : le vendedi 12 mai à 19h
Il sera tour à tour Ilona une jeune mannequin, Julie son agent et meilleure amie, Zlotan un jeune créateur et Pierre un drôle de gigolo.
Mais croyez moi avec mister Jaillet, tout est possible.
Et quand notre auteur fait dans la comédie, tout peut arriver aussi.

 

Mais qui est notre auteur :

Né en 1971 ou 72, Nicolas Jaillet a toujours préféré les chemins de traverse. A 18 ans, il est parti sur les routes faire du théâtre (compagnie des Epices, compagnie des Filles de Joie), fasciné qu’il fut, ado, par le Molière d’Ariane Mnouchkine. C’est sur les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain, qu’il apprend le métier d’écrire. Plus tard, il compose des chansons pour son ami Alexis HK. Il a vécu au Mexique, a écrit la Sansalina en revenant . Il avait publié quelques année auparavant un premier roman Le retour du pirate, un roman d’aventure.
 Ses romans explorent la littérature de genre : aventures, western, roman noir, science-fiction. Il écrit aussi des nouvelles, des novellas, des bouquins pour la jeunesse, du théatres. Mais avant tout Nicolas Jaillet est un comédien et un touche à tout de génie !

 

Le 12 mai prochain, il nous présentera son nouveau scénario.

Ravissantes

Comédie

Le pitch

Les femmes sont très souvent en guerre ouverte avec leur corps. La pression sociale leur impose des modèles physiques qui n’existent pas : retouchées sur Photoshop, les créatures qui occupent la couverture des magazines sont également l’objet d’un eugénisme sévère. En outre, ces corps ne sont pas des corps érotiques. Selon les propres mots d’un créateur célèbre, elles sont surtout payées pour être des morte-manteaux.

Ravissantes met en perspective cette tension, en racontant l’histoire de deux amies : Ilona est un jeune mannequin qui peine à démarrer, et dont la vie sentimentale est une suite de catastrophes. Lucie, son agent et meilleure amie, mesure 1,60 m et pèse 80 kgs, elle mange et boit sans la moindre retenue, et par conséquent, exerce une fascination sexuelle quasi magique sur les hommes.

Quand Zlotan Marvelis, un créateur en pleine ascension, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en œuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait appel à son ami Pierre Barbier, gigolo free lance semi-pro à mi-temps…

Aussi  nous vous attendant nombreux  au rendez-vous que nous vous avons fixé.

Parce que la comédie ne peut pas s’envisager sans la réaction d’un public, l’auteur lira en exclusivité son scénario intitulé « Ravissante »

Parce que la comédie est le genre le plus difficile qui soit ; parce qu’il ne peut pas sans réaction d’un public, nous avons choisi de donner à un auteur connu pour sa noirceur profonde l’occasion de partager avec vous, en exclusivité, son dernier ouvrage : le scénario d’une comédie intitulée Ravissantes.

Nicolas Jaillet qui ne doute de rien, lira le script en interprétant tout les personnages.

S’il tient son pari, verrez le film sans avoir à pater la place ; vous rirez, vous serez émus. Sinon, vous aurez l’occasion de le lui dire en répondant à un petit questionnaire assassin.

Dans les deux cas, il vous remercie d’avance.

 Allez pour vous j’ai sélectionné ces 2 bouquins :
Sansalina de Nicolas Jaillet. Réédité en poche le 18 novembre 2010 chez Gallimard dans la collection Folio. 8€20 ; (294 p.) ; 18 x 11 cm.

Au Mexique en 1928, après avoir longtemps été un enfant des rues de Sansalina, Pablo Zorfi règne à présent sur la ville.

Pablo Zorfi va mal. Son quotidien n’est que meurtres, enlèvements et trahisons. Dans le Mexique des années 20, les bordels tournent à fond, loin de la poussière et des Pancho Villa moustachus. L’enfant des rues de Sansalina est maintenant le maître de la ville. Mais il est devenu mauvais comme un crotale. Ses meilleurs amis le terrorisent. Il n’a qu’une solution pour se convaincre qu’il a encore un avenir : revoir Dolores. Toucher sa peau. La jeune femme respire la liberté. Personne ne lui dicte ce qu’elle doit faire. Elle a oublié Sansalina, sa violence et ses hommes. Dolores aussi avait un rêve d’enfant, pour lequel elle a tout sacrifié. Elle a fondé une bibliothèque. Le jour où ce rêve explose comme une vulgaire boîte d’allumettes, c’est un autre combat qui s’engage.

 

La maison : et autres histoires de Nicolas Jaillet. Préface Marcus Malte
Paru le 23 septembre 2016 chez Milady dans la collection Milady Thriller.  5€90 ;  (157 p.) ; 18 x 11 cm.

À cet instant, une graine est en train de germer dans le ventre de ma mère. Une graine qui lui permettra de tenir ; de résister à la vie qui l’attend. Cette graine, c’est sa décision.

En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean. Au fond, c’est un soulagement. Car elle a un projet.

Pendant des années, elle survit à son quotidien, banal et terrible, aux côtés d’un mari violent. En silence, en secret, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

Retour elliptique sur des épisodes de l’enfance de l’auteur, qui décrit le comportement de son père alcoolique et le courage de sa jeune mère qui prit la décision de s’émanciper d’une vie oppressante et aliénante.
 

 

Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol


$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Le Livre :Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol. Traduit de l’espagnol par Claude Bleton. Paru le 4 février 2015 chez Actes Sud ; Actes Noirs. 23,80 € ; (595 p.) ; 24 x 15 cm.

Le point de vue des éditeurs

Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu‘un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.

Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite « île aux cannibales » marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.

Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines.

 Extrait : « Pour le monde, nous serons l’oubli. Une goutte au milieu d’un million de gouttes, nous nous fondrons dans cette immensité appelée l’humanité. « 
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$L’auteur : Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après des études d’histoire, il a travaillé dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Actes Sud a publié La Tristesse du Samouraï en 2012 et La Maison des chagrins en 2013. Son précédent roman, Toutes les vagues de l’océan, a été élu grand prix de Littérature policière, roman étranger, 2015.

 

La Chronique de Chantal

 

Bonjour !

Alors, pour le 3è volet de l’anniversaire de votre blog, parler d’un polar qui nous a marqué récemment, j’évoquerai Toutes les vagues de l’océan, du désormais fort connu Victor del Arbol.

Voilà un roman que j’avais acheté lors de sa sortie, et mis consciencieusement sur ma PAL.

Très vite, il s’est retrouvé mal placé si l’on peut dire, car « en-dessous », peu ou moins visible … Mais il était toujours dans un coin de ma mémoire de lectrice !

Aussi, en voyant paraître le nouveau roman de l’auteur, me suis-je dit, il est temps de lire le précédent !

Dès le départ, on se prend un grand coup avec l’assassinat d’un enfant. La barre est placée haut, et jamais l’on ne redescendra, tant ce roman est dense, avec ses personnages terriblement présents, au caractère fort, même ceux dont on pense a priori qu’ils ne le sont pas, tel le personnage principal, Gonzalo.

L’histoire familiale de Gonzalo va se dérouler petit à petit, comme un fil d’Ariane, parti du père, et se mêler à ceux d’un grand pan de l’Histoire du XXè S., entre guerre d’Espagne, stalinisme et 2è guerre mondiale, jusqu’à nos jours, où une « Matriochka » menace encore Gonzalo et sa famille par ricochets. 

On rencontre des âmes perdues, des passions mortifères, des violences tant physiques que psychologiques, on découvre les horreurs des bagnes staliniens, la résistance héroïque et parfois inutile de militants convaincus d’être dans la vérité, et puis placés face à des choix impossibles. 

C’est un roman très fort, écrit dans une langue fluide et précise, riche, à la construction habilement tressée, qui nous incite à lire sans s’arrêter, tant l’on veut connaître ce qui étouffe Gonzalo et dont il veut se libérer. Roman d’apprentissage aussi, car, oui, le héros finira par relever la tête, malgré ce qu’il aura appris.

L’auteur évoque avec une grande puissance les tourments de l’être humain, ses passions, ses utopies, ses renoncements inéluctables, mais aussi ses capacités à affronter le mal et s’en sortir. 

Magnifique récit, que je garderai sans doute longtemps en mémoire ! 

 

Germania63

Et pour finir de vous convaincre de lire ce titre,  vous trouverez ICI mon petit avis sur Toutes les vagues de l’océan

Avis d’Expert : La chronique de Cathie, Dossier n° 1


Avis d'expert

Dossier n° 1: Le crime parfait est-il possible?

Avec les progrès sans cesse grandissants de la police scientifique, mon ami Néville et moi, afin de ne pas nous ennuyer pendant les longues soirées d’hiver,  avons décidé d’écrire un roman policier qui mette en scène Le Crime Parfait. Pour mener à bien notre projet, nous avons mené notre enquête.

Images intégrées 1

Règle n°1: Préférer l’assassinat au meurtre:

Le propre du crime parfait étant de ne jamais se faire prendre, cela suppose de laisser un nombre d’indices et de traces proche de zéro. Or, Néville le sait bien, lorsqu’on commet un meurtre, c’est-à-dire sans préméditation, les risques de laisser plein de traces derrière soi sont légion: ADN, empreintes digitales, marques de chaussures, etc…Doug Lyle, un expert américain en techniques d’investigation scientifique que nous avons consulté, et qui loue ses services aux écrivains de polars afin de les aider à concevoir des scénarii les plus proches possible de la réalité, nous a déclaré:  » On oublie les crimes commis sur un coup de sang. Car un meurtre commis de manière impulsive et irréfléchie est forcément bâclé !! » Ok, Doug, message reçu. Optons donc pour l’assassinat.

Règle n°2: Le tueur doit être discret:

L’assassin devra agir seul. Avoir un complice, c’est multiplier par deux les risques de laisser des traces, mais c’est aussi être à la merci de quelqu’un qui peut éprouver à la longue des remords et craquer à n’importe quel moment, vous entraînant inexorablement dans sa chute. Néville m’a regardée de travers. Je sais qu’il pense qu’une femme est plus fragile émotionnellement…C’est pas grave, Neville, je te laisse déterminer le sexe de notre tueur fictif.

« Je vous rappelle, continue Doug, impassible, que l’enquête de police ne se contentera pas de scruter les faits et gestes des suspects après le crime, elle examinera également tout ce qu’ils ont fait avant. » J’imagine que l’achat de cinq litres d’acide sulfurique ou le soudain désir de passer le permis de chasse afin de s’acheter un fusil risque d’attirer la curiosité des enquêteurs. Néville et moi tombons donc d’accord: notre crime parfait doit être le fait d’un assassin solitaire qui commencera à planifier son forfait une bonne année avant son exécution!

Règle n°3: Pas de mise en scène en toc:

N’essayez pas de faire croire à une mort naturelle ou à un suicide; trop compliqué à mettre en scène et facile à détecter . Nous qui avions imaginé que notre assassin tuerait sa victime à coup de chandelier et ensuite de la lui faire déplacer en bas de l’escalier pour faire croire à une chute !! Doug nous explique: « Ce genre de »maquillage » est impossible à réaliser de manière crédible. D’abord, il faut que les plaies et les bosses du cadavre correspondent à la dégringolade supposée avoir engendré sa mort. Mais surtout, il faut agir très vite. »

« Ah bon, pourquoi? je demande naïvement. « Parce qu’à l’arrêt du cœur, ma petite dame, le sang cesse de circuler et s’échappe vite des organes. Il laisse alors sous la peau une marque caractéristique, que les légistes appellent « la lividité cadavérique ». Cette marque violacée est visible dès la deuxième heure après la mort. »  Je me tourne alors vers mon ami: « T’avais pas pensé à ça, Néville? »  « Bien sûr que si, répond celui-ci, vexé. »

« Et selon la zone du corps où le sang s’est déposé par gravité, les enquêteurs pourront déterminer dans quelle position se trouvait la victime au moment de son décès. Ainsi, si la lividité cadavérique se situe sur le côté gauche du corps et que la victime est retrouvée sur le dos, il y a comme un truc louche !! Oubliez aussi le faux suicide au pistolet. En effet, lors du tir, des résidus de l’amorce explosive sont projetés en un nuage sur les mains, les bras et les vêtements de la personne qui a tiré. Si le « suicidé » ne porte pas de telles traces, les policiers découvriront rapidement le pot aux roses. « 

Règle n°4: Arme blanche ou arme à feu: 

Néville a eu une idée géniale pour l’arme du crime: un couteau en glace !! Il fond dès le crime accompli donc pas d’empreintes et bien taillé, il résiste à l’impact et traverse aisément n’importe quel morceau de viande. « Bravo, Néville, quelle excellente idée, ai-je dit ironiquement. C’est bien gentil, ton couteau en glace,mais il faut se promener avec un congélo sur le dos…En plus, comme toute arme de contact, cela implique une confrontation physique avec la victime, donc risque de bruit et d’éclaboussures de sang partout. Beurk!!…A oublier !! »

Une arme à feu, alors ?? Oui, à condition d’étouffer la détonation, en sachant qu’un silencieux ne peut rien contre le « bang » que fait la balle quand elle passe le mur du son ( 340 m/s). Or, de nos jours, la plupart des armes ont des balles à vitesse supersonique. Alors, que faire ?? La solution est de charger le pistolet avec des munitions contenant moins de poudre dont la vitesse est inférieure à celle du son . Mais attention !! Après son crime, notre assassin devra impérativement se débarrasser de son arme, le plus loin possible de la scène du crime, ce qui n’est pas toujours aisément réalisable. Dans la mer, par exemple, ou dans les égouts. Car le lien serait vite établi entre la balle dans le cadavre et le pistolet retrouvé chez le suspect: en effet, l’intérieur du canon de l’arme le trahirait à coup sûr !

Comment, allez-vous me dire ??Au fur et à mesure que l’arme est utilisée, de petits grains de sable, des points de rouille, des résidus de poudre s’incrustent à l’intérieur du canon. Et les marques laissées par ces impuretés sur les balles deviennent de plus en plus caractéristiques. Ce qui permet aux enquêteurs de savoir si l’arme découverte a tiré ou non la balle retrouvée sur le lieu du crime ou dans un cadavre.

 

Règle n°5 : Ne pas semer son ADN.

A moins de recouvrir au préalable le lieu du meurtre de plastique imperméable du sol au plafond ( solution que Néville et moi considérions pratiquement irréalisable), Doug nous a expliqué qu’il est de plus en plus compliqué de ne pas laisser de traces sur une scène de crime.  » Jusqu’au début des années 2000, on ne travaillait que sur des traces d’ADN dites riches, nous a appris Frédéric Dupuch, directeur de l’Institut National de la police scientifique ( INPS), c’est-à-dire des échantillons tels que le sang, le sperme, la salive qui contiennent beaucoup d’ADN.  » Mais grâce à des réactifs de plus en plus sensibles, les techniques modernes permettent désormais de dresser un profil ADN à partir d’imperceptibles gouttes de sueur sur un vêtement ou de quelques cellules mortes qui se sont déposées lors du frottement de la peau contre un mur ou un meuble.

Certes, notre malfaiteur peut toujours se revêtir d’une combinaison intégrale et d’une cagoule, mais il n’est pas à l’abri d’un postillon ou d’un cil tombé malencontreusement. Bien sûr, il peut aussi choisir de commettre son crime dans un lieu public ( désert au moment du crime) ou ses traces seront noyées parmi celles de centaines d’autres empreintes, mais il lui faudra trouver un prétexte pour attirer sa victime dans ce lieu désert. Néville m’a objecté que ce n’est pas irréalisable; il a raison, mais ça complique les choses. Par contre, s’il décide d’opérer chez sa victime, où les experts auront beaucoup plus de chances de relever ses traces, mieux vaut faire disparaître le corps.

Règle n° 6: Tuer proprement:

Le relevé d’empreintes digitales est un procédé vieux d’une centaine d’années, ce qui ne signifie pas qu’il a perdu de son efficacité, bien au contraire !! Grâce à l’amélioration de la qualité des révélateurs chimiques et à l’utilisation de lasers, il est désormais possible de relever des empreintes sur presque toutes les surfaces: métal, plastique, verre, bois, carton, papier, et même sur la peau !! Bientôt, nous utiliserons des  » particules Roar »: sous la forme de poudres, ces nanoparticules de silice permettent, d’après leurs concepteurs anglais, de détecter des résidus chimiques présents sur les doigts. Il suffit d’y fixer des substances capables de s’attacher par exemple à la nicotine ou à la cocaïne, puis de récupérer la poudre déposée sur les empreintes pour la faire analyser dans un spectroscope ( appareil capable de disperser la lumière réfléchie par un solide ou un liquide, afin d’identifier les éléments chimiques qui le composent). Les enquêteurs pourront ainsi savoir si celui qui a laissé les empreintes était fumeur ou toxicomane, s’il prenait des médicaments, etc…Ces particules seraient également capables d’identifier des molécules sécrétées par le corps et propres à chaque individu. On pourrait ainsi déterminer le sexe, l’âge et le groupe ethnique du tueur. Waouhhh, s’est écrié Néville.

Les scientifiques de l’université de Leicester, en Angleterre, ont développé une technique qui permet de relever les empreintes digitales sur les alliages de cuivre qui composent les douilles des balles. En effet, la sueur peut corroder certains métaux et y graver littéralement les empreintes. Car même si la balle a été soigneusement nettoyée, la corrosion demeure…et les empreintes incrustées aussi !! Nous avons donc pensé avec Néville que notre tueur devrait porter des gants épais pour introduire les balles dans son pistolet ; même s’il est clair que cela en compliquera la manipulation…

Règle n° 7: Faire disparaître le corps:

L’indice le plus compromettant est évidemment le corps de la victime. Comme le dit Néville, pas de cadavre, pas de preuves, donc pas de meurtre !!  » C’est certain, mais faire disparaître un corps n’est pas chose si aisée, cher Néville, ai-je répliqué. » Pour mener à bien notre projet, nous avons donc envisagé différentes solutions.

Le brûler: l’avantage est que le feu détruit la plupart des traces ADN. Mais l’inconvénient est qu’un corps humain, composé d’environ 70 % d’eau ne brûle pas aussi facilement que du papier à cigarette. D’après les experts que nous avons consultés, pour que la combustion soit efficace le corps doit brûler à 800 degrés pendant au moins deux heures. Et si on utilise de l’essence, il faut savoir que celle-ci est un produit extrêmement volatil dont les vapeurs peuvent s’enflammer en même temps que le combustible et brûler plus ou moins gravement la personne qui met le feu, ce qui compromettrait la règle n°2.

Le dissoudre: l’acide est tout aussi dangereux à manipuler que l’essence et moins efficace; en effet, notre copain Doug nous a expliqué qu’une bonne semaine est nécessaire afin de dissoudre totalement un corps dans de l’acide sulfurique ou de la soude. Néville et moi nous sommes regardés, perplexes. Nous ne pouvons pas faire courir ce risque à notre meurtrier…

L’abandonner au fond d’un étang, le broyer, le couper en morceaux, l’enterrer ou le faire dévorer par des cochons: quelle que soit la méthode choisie, le meurtrier, qui par principe agit toujours en solo, devra se débrouiller pour transporter le corps jusqu’à l’endroit adéquat sans se faire remarquer et sans emporter involontairement un souvenir de sa victime sous la forme de sang, salive, poil, cheveux, particules de terre, etc…

Règle n°8: Pas de crime parfait sans un peu de chance:

Voici notre scénario final: un tueur solitaire, méthodique, organisé, qui officie dûment ganté, vêtus de vêtements noirs, armé d’un pistolet muni d’un silencieux, dans un lieu public en laissant le cadavre sur place pour ne pas avoir à le transporter dans le coffre de sa voiture, trop compromettant. Néville et moi avons compris que même un meurtre aussi bien planifié soit-il ne peut pas tout prévoir: l’écharde de la rampe d’escalier qui se fiche dans son blouson; le passant qui promène son chien; la voiture qui passe à proximité du bois dans lequel il a attiré sa victime; les empreintes laissées par ses chaussures dans une terre rendue meuble par les pluies des derniers jours…Bref, Néville et moi avons conclu que mettre sur pied un crime parfait est très compliqué. Je pense que nous allons passer nos soirées à jouer à la bataille, c’est moins complexe et moins sanglant…quoique !!!

Alex de Pierre Lemaître.


Le livre: Alex de Pierre Lemaître. Paru le 2 février 2011 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  21€50 ; (392 p.) ; 22 x 15 cm.
Réédité en poche le 15 janvier 2014 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  7€90 ; (396 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié. Prix des lecteurs du Livre de poche 2012, catégorie policier.

L’auteur : Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, Travail soigné, qui a obtenu le Prix Cognac en 2006. Il a reçu le Prix Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut.
Citation: 
« …..Camille sourit. Il a toujours été très fort pour lui faire perdre les pédales. Louis Mariani a été longtemps son adjoint, il le connaît comme s’il l’avait tricoté« …..

Le billet de Geneviève

Alex – Pierre Lemaître.

C’est le dernier live que j’ai lu de Pierre Lemaître. Le premier fut Travail Soigné. Entre les deux que de navigation par toutes les palettes de sentiments différents au cours de la lecture de son récit. M’ayant laissée après quelques lectures de cet auteur dans un « drôle d’état », je me suis  dis : « Et hop, il remet le couvert à sa manière si délicieuse et subtile ».

Le commandant Verhoeven enquête sur l’enlèvement et la séquestration d’Alex et sur la découverte, après l’évasion de la jeune femme, du corps de son tortionnaire, qui se serait suicidé.

Le livre est écrit en trois parties au niveau de l’enquête.

Le début dans l’ironie caustique m’a fait souligner très souvent des extraits de textes, où à chaque fois, il me fait rire en lisant les commentaires de Camille Verhoeven.

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« C’est curieux, comme tu épouses tout le temps la même femme  » lui a dit Camille la dernière fois. « Qu’est-ce que tu veux, quand on a des habitudes, a répondu Le Guen. Tu remarqueras que je n’ai jamais changé de témoin non plus, c’est toujours toi ! » Il a ajouté, bougon : « Et puis, quitte à changer de femme, autant prendre la même », montrant ainsi que sur le terrain de la résignation, il ne craint vraiment personne.

Le Guen : Divisionnaire de Camille

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L’auteur s’amuse et le lâche. Je pense que c’est voulu. Dans un autre livre et précédemment à celui-ci Camille Verhoeven qui remonte la pente s’était juré des tas de trucs et puis finalement se laissera emporter bien malgré lui. Cela c’est Pierre Lemaître qui l’écrit et veut nous faire croire. Haha !!!

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Le problème, avec Camille, c’est qu’il ne désarme pas. Jamais. Quand il a une idée….Le Guen lui a dit un jour :
« T’es vraiment con ! Même les fox-terriers savent faire marche arrière !
– Très élégant a répondu Camille. Pourquoi tu ne me compares pas plutôt à un basset. Ou mieux, tiens à un caniche nain ? »

Dixit l’autodérision de l’auteur sur la taille de Camille Verhoeven.

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 Monsieur Lemaître, c’est vous qui vous nous emportez dans vos délires, car la suite, soit l’enlèvement, c’est du haut vol, c’est le cas de lire, pour ceux et celles qui ont lu le livre.

Cette seconde partie centrée sur Alex, ainsi que la plongée dans l’enquête par rapport à cet enlèvement nous font nous poser bien des questions, les premières en ce qui me concerne. Sauf que personnellement, j’ai tout de même pensé à cette phrase écrite par l’auteur où Alex a un échange avec sa maman. C’est ce qu’elle raconte. Là il m’avait mis sur une piste très sombre ainsi que dans une impasse, comme l’enquête. Mes pensées s’orientaient vers d’autres ailleurs. Sans vouloir dévoiler ce qui se passe dans le livre, oui, l’auteur nous balade, et dans ce récit où Axel devient alors le centre de nos préoccupations de lecteur ou lectrice, je me posais constamment la question : Pourquoi ? Quelle en est la raison ? Dans une enquête, n’y a t-il pas autant de portes de sortie qui deviennent des impasses ? C’est cela le jeu non ? Personnellement j’adore.

Et puis : « Non, je me trompée, mince, flute c’est quoi tout cela pour un bazar ? » Je cherche aussi, j’essaie de comprendre, je piste dans les mots, les phrases.
La première partie m’a beaucoup fait rire de par l’humour caustique de l’auteur, comme d’habitude. J’adore ses monologues, ses pensées intérieures, et cet humour si intelligent, si particulière lié à l’auteur.
La deuxième partie, c’est du noir, de chez noir.
Ma seule question ? Comment un auteur peut aller chercher de tels faits ? Dans son imagination ? Dans les faits divers ? (Dixit Sandrine Collette. Elle l’a avoué légèrement dans son premier interview suite à la sortie de son premier roman)
Quelle imagination. C’est sordide et fait bien l’enveloppe du contenu.

Pour la dernière partie du livre, l’auteur en connaît un rayon sur la psychologie de l’âme humaine. Je trouve qu’il y excelle. Et avec quelle intelligence.
Il m’a même rendue triste. Je ne puis avouer pourquoi. Je suis émue pour les deux personnages. Pour l’un des deux, cela prend aux tripes. Et à nouveau l’auteur m’a trimbalé en m’entraînant dans les abysses de l’être humain, dans dialogues ciselés, si intelligents. Cela c’est moi qui le pense bien entendu. Ce que je ressens. Et après, Pierre Lemaître me retourne au moins trois fois comme une crêpe dans mes raisonnements. Pour la fin chapeau. Il avait semé des indices. Et c’est à ce moment là que ceux-ci me sont revenus en mémoire.

– Je peux y aller ? demande le chauffeur à voix basse, comme s’il craignait d’être entendu.

-Hein ? Non, toi, je te garde.

Camille le regarde, avec sa tête longue comme un jour sans pain. Il lui sourit.

– T’es monté en grade. Tu es chauffeur personnel d’un commandant de police. Tu es au pays de l’ascenseur social, tu savais pas ?

 

La PAL de Nathalie : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Nathalie

Bonjour,

J’espère qu’il n’est pas trop tard pour apporter ma réponse : Je rectifie ! Je viens de voir qu’il n’est pas trop tard !!

As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

Oui, j’en ai plusieurs (une par challenge + une pour les bouquins que j’emprunte à la bibli (comme si je n’en avais pas assez à lire à la maison…)

Pourquoi une PAL ?

Heu… ça se fait tout seul en fait… « Tiens, ça à l’air bien ça !! » ou encore « Oh, c’est le bouquin dont elle parlait sur son blog… » ou encore les cadeaux de Noël, d’anniversaire…

Comment est-elle rangée ?

Alors là, si quelqu’un trouve la réponse… J’ai juste un carton derrière la porte de ma chambre qui contient quelques services de presse, donc on va dire la PAL urgente. Et quelques sacs papier avec les bouquins qui correspondent au challenge (c’est pas très clair comme explication, si ?) Exemple : je participe au challenge de Blandine, du blog Vivrelivre sur la 1ère guerre mondiale. J’ai pris en grand sac en papier et je mets tous les livres qui peuvent convenir pour ce challenge dedans…

Les sacs ? Pour une fois, j’ai essayé de m’organiser en faisant un challenge par sac… Mais celui sur la 1ère guerre mondiale est en train de craquer (pour preuve « le souffle du temps » qui devrait être dedans mais ne rentre pas ! Je n’ai pas fait de sac pour le mois du Japon (ils sont dans la PAL urgente) et le sac bleu sert, mois après mois, pour le challenge album !

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

Non (mais elle pourrait s’appeler « Gargantua »)

PAL urgente because empruntée à la bibli.

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci) :

c’est obligé ?

Les deux photos ci-dessus (des trucs à lire un jour), c’est entre mon lit et mon bureau pour la 1ère et sous mon bureau pour la 2 nde (presque pas de poussière, ouf !)

Combien de livre contient ta PAL ?

Aucune idée ! Plus de 300 livres, mais combien exactement…

Comment s’est constituée ta PAL ?

Au fil du temps, des cadeaux, des envies, des trouvailles dans les trocs et puces, des échanges (sur Troczone par exemple)

Celle-ci, les trucs en vrac dans les cartons, ce sont les SP en retard… (oui, j’ai honte !!)

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

Les vilaines blogueuses (il y a quelques blogueurs aussi !) avec qui j’échange et qui me donnent plein de nouvelles idées et de nouvelles envies !

La petite étagère marron ci-dessus, c’est la PAL polars et SF

Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

Il doit pousser très fort sur ses pieds pour remonter à la surface… Blague à part, c’est souvent grâce aux challenges ou aux discussions sur Fb.

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

A quoi ça sert ? Mais c’est une couverture de survie, une bouée, quelque chose d’indispensable !! J’exagère à peine, j’aurai du mal à vivre sans livres autour de moi. J’en ai plein partout dans la maison et je bosse dans une … bibliothèque !

Où achètes-tu tes livres ?

J’en achète relativement peu, je les achète d’occasion sur PriceMinistere, je les échange sur Troczone, j’en achète en Troc et puces (comme ce matin par exemple, j’en ai encore acheté 7, mais ils ne sont pas tous pour moi… Bon 4 pour moi quand même, mais c’était pour une bonne cause, c’est pour remplir mes challenges !!) Donc en fait, les challenges font à la fois baisser et augmenter la PAL…

 

Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

Moment : peu importe, dès que j’ai le temps, dès le réveil et jusqu’au coucher / Environnement : le plus calme possible, j’ai du mal à me concentrer quand il y a du bruit / Endroit : aux toilettes, sur le canapé ou dans mon lit ! Mais aussi dans la cuisine quand je mange seule.

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

Vu mon grand âge, je préfère le papier !

Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

Non, pas du tout.

Question subsidiaire :

As-tu une question à me poser ?

Oui. Il y a vraiment des gens qui donnent un nom à leur PAL ? Sérieusement ??

Voilà, je crois avoir répondu à toutes les questions !!

A bientôt,

Nathalie

 

La dernière, c’est dans la chambre de ma belle-fille, des trucs à trier dont une bonne partie va partir bientôt chez ma mère, pour mes parents, mes frangines et mes 9 neveux et nièces !! Voilà, j’ai (presque) tout mis (mais pas tout !) ça ira ?

 

La PAL de Marjorie : : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL deMarjorie

Bonjour

Je vais donc te parler de ma PAL

1/ As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ? 

J’ai effectivement une PAL qui varie entre 3 et une soixantaine de livres. Mais je n’ai qu’une seule PAL.

2 et 10 / Pourquoi une PAL ? 

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

Je réponds aux 2 questions à la fois. Oui il me faut une PAL , car sinon je me sentirais mal. J’aurais peur de manquer de livres , de ressentir un vide. J’aime avoir le choix dans mes lectures.

3/ Comment est-elle rangée ?

Ma PAL est rangée dans un petit meuble à la tête de mon lit. Par contre il n’ y a aucun classement. Les livres y sont rangés au fur et à mesure des achats. Quand je choisis un livre, je fouille.

4/ A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

Ma PAL n’a pas de nom, ça me semble une idée assez bizarre.

5/ Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

Je mettrai les photos en pièce jointe.

La PAL se présente comme ça à la tête de mon lit. Comme tu peux le voir c’est le bo**el…

 

6/ Combien de livre contient ta PAL ?

A ce jour, ma PAL compte 54 livres.

7 et 11/ Comment s’est constituée ta PAL ? 

Où achètes-tu tes livres ?

Elle est constituée au fur et à mesures des achats en salon, magasin. mais essentiellement ce sont des livres d’occasion achetés en brocante, a des particuliers en passant par des sites ou dans des magasins. Il y a aussi des livres neufs , qui pour la plupart sont des cadeaux de ma famille et de mes amis . A chaque occasion , Noel, fetes des mères , anniversaire, je demande à recevoir au minimum 1 livre sinon je me sentirai vide.

8/ Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

J’ achète tous les Chattam, Thilliez, Giebel, Brussolo, et j’ai tous les Steinbeck. JE rajoute certains auteurs au fur et à mesure de mes découvertes.

9/ Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

Un livre sort de ma PAL par envie, je choisis celui qui me tente le mieux. Dans certains groupes de lecture dont je fais partie, on forme des binômes, et c’est le binôme qui choisit le livre dans la PAL. C’est bien car souvent ça me force à sortir certains livres qui y sont depuis longtemps. Il m’est arrivé aussi, notamment pour le dernier de la série Autre-Monde de Chattam de faire exprès de ne pas le lire tout de suite de peur de le finir vite. Tant que je ne l’ai pas lu, l’aventure n’est pas finie. Du coup je l’ai lu un mois après sa sortie.

12/   Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

Je le lis plus souvent assise sur mon lit, bien calée, au calme, pas de musique.

13/ Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

Ma PAL est constituée uniquement de livres papier. Il me faut le contact physique du papier et l’odeur de l’encre.

14/ Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

Je ne pense pas que les livres ou les bibliothèques vont disparaître, par contre les petites librairies sont très fortement menacées par les grandes chaînes.

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?

J’ai une question pour toi : Y-a-t-il un livre qui est dans ta PAL depuis le début et que tu n’arrives pas à te décider à lire ?

La légende de la morte de Yannick Gloaguen


Le livre : Une enquête du commissaire Le Bleiz : La légende de la morte de Yannick Gloaguen.  Paru le 13 novembre 2013 chez Yoran Embanner. 12€ ; (317 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv : La légende de la morte

Kerguennec et son port de pêche autrefois florissant. La vie est devenue plus dure, la jeunesse sombre dans la drogue et le soleil a définitivement déserté la ville.

A la maison de retraite, on découvre le corps brisé d’une nonagénaire. Cette ancienne résistante, et maire de Kerguennec, est tondue. On lui a tracé une croix gammée sur le front.

Le commissaire Le Bleiz, entouré de ses habituels « complices », va enquêter sur un passé décidément bien obscur, mêlant les actions des uns et des autres pendant la Seconde Guerre Mondiale. Du Parti National Breton et le Bezenn Perrot, en passant par la Résistance, les maquis et le camp Margueritte à Rennes, les survivants et parfois les morts ont leur mot à dire, jusqu’à ce que… une vérité éclate.

Un polar où les évènements de la Seconde Guerre mondiale remontent à la surface comme tant de souvenirs oubliés et qui font éclater les bulles, parfois nauséabondes, d’un passé secret.

L’auteur : Né en 1959, Yannick Gloaguen habite le Pays bigouden. Passionné de livres, il écrit depuis plusieurs années pour son plaisir et pour celui de son entourage. Après le succès des deux premiers volets des enquêtes du Commissaire Le Bleiz, il publie ici son troisième roman. Yannick Gloaguen est l’animateur d’un atelier d’écriture pour adultes dans une médiathèque.
Extrait : 
Les oranges sales des lampadaires se reflétaient dans les flaques d’eau noirâtre. Novembre, décembre, les mois noirs étaient loin. Mars s’était pointé avec sa pluie habituelle, mais sans chaleur. Au début de la journée, un disque blanchâtre avait peiné à apparaître derrière de grosses circonvolutions grisâtres. Mais celui-là ne méritait pas de porter le nom de soleil.
Sur le quai, des petits tas de copeaux blancs tombés d’une remorque de la glacière achevaient de fondre dans cet hiver de pacotille finissant.
La halle à marée froide résonnait du frottement des caisses de poissons morts que l’on traînait sur le sol cimenté.

 La Chronique De Virginie

La légende de la morte – Yannick Gloaguen

Comment choisissez-vous un bon livre ?

Je me suis souvent posé la question sur mes critères de choix pour me décider à l´achat d´un roman. J´ai le chemin facile de l´auteur, celui que je connais et qui ne m´a pas encore déçue. Celui de la curiosité, par une couverture qui attire mon attention ou un titre qui me fait déjà imaginer les contours d´une histoire possible. Et puis celui de la raison, dirigé par la lecture d´un résumé qui fait naitre l´envie d´en savoir plus. Et il y a l´achat facile, celui qui réunit tous ces critères. « La légende de la morte » en fait partie. Mais qu´en est-il du subconscient ? De ces petits détails qui relient un roman à votre vie personnelle ?

Le troisième roman policier de Yannick Gloaguen est ce genre d´acquisition qui a touché ses sentiments palpables mais indescriptibles : un arrière-plan de seconde guerre mondiale par une croix nazi qui évoque un « paysage » franco-allemand, encore lourd à porter de nos jours et auquel je fais face au sein de ma chair. Des coulisses bretonnes ou tous les traits de caractères des fiers porteurs du Gwenn ha Du sont évoqués sans faux-semblant. Une nonagénaire dont ma première question non véritablement formulée était de savoir si elle allait devenir une Tati Danielle à l´image de ma grand-mère ou une petite mamie innocente dont j´ai toujours rêvée et dont l´assassinat de fiction arriverait à me peiner. La fascination de ces personnes âgées, riches de souvenirs d´une période de nos livres d´histoires. De souvenirs et de secrets. Secrets à taire ou secrets à faire taire ?

Et voilà les bases d´une intrigue que l´on suit, réconforté par la présence d´un commissaire bourru mais sympathique et de son équipe dévouée. On se laisse porter par les détails qui vous font découvrir les lieux comme si vous y étiez. Une écriture fluide, colorée, olfactive, rugueuse et délicate qui vous emmène sur de faux chemins derrière des personnages déjà condamnés mais innocents ou vous fait marcher à côté d´autres, chaleureux mais trompeurs. Le doigté des croisements de l´auteur vous tient en haleine de page en page. On s´attache, on se détache, on aime et on commence à haïr…et puis on sait mais ça, je le garde ici pour moi.

Un troisième roman exceptionnel qui me fera faire un autre achat facile : le nouveau roman de Yannick Gloaguen « L´ile des enfants perdus »

La PAL de Stef : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Stef du blog

Les cibles d’une lectrice « à visée »

 

  • As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ? 

    Hélas oui et j’arrive à 2 PAL . Une des livres à lire que j’ai acheté et une prioritaire car pour le blog j’en reçois, je privilégie donc ces livres.

    Pourquoi une PAL ? 

    Parce que je suis une acheteuse compulsive en salon. Et comme dit plus haut certaines Maisons d’Edition me font confiance (et cela m’honore).

    Comment est-elle rangée ?

     Anarchiquement mais celle prioritaire est au dessus des autres.

    A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?

    Ah non je dis ma PAL mais je pourrais effectivement lui donner un nom ..

    Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

    Combien de livre contient ta PAL ?

    A ce jour 117 livres papier car je dois avoir près de 350 livres numériques 

     Comment s’est constituée ta PAL ?

    Progressivement, insidieusement …La PAL est perfide et s’installe chez vous sans que vous vous en rendiez compte !!!

    Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

    Maintenant les blogs et les réseaux sociaux. J’ai découvert énormément de livres grâce à Facebook ..Il est beaucoup décrié mais on a depuis sa conception une proximité avec les auteurs, éditeurs, organisateurs de salons, libraires et même des bibliothécaires qu’on avait pas avant .  Alors oui pour moi c’est peut-être même le plus vendeur avec les blogs qui alimentent FB .

     Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

    Si on enlève l’échéance dû au blog, l’envie du moment ! 

    Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?

    Je ne conçois pas ma vie sans PAL (Et là j’ai l’air d’une grande malade ! ) Lorsque je suis en cours de lecture d’un livre, je me projette déjà sur celui qui suit . Alors il m’arrive de changer à la dernière minute mais je pense que c’est une régularité qui me convient. Une sorte d’équilibre . (je suis encore plus atteinte que je ne le pensais :p )

    Où achètes-tu tes livres ?

    Les salons essentiellement. Mais quand j’y vais je me lâche 😉

     Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

    Je lis dans le train prioritairement (j’ai 2h voir 2h30 de voyage par jour ) et je ne peux m’endormir sans lire. Après le week-end dès que je peux. Le must pour moi c’est sur mon canapé, sous une couverture avec un feu de cheminée et un temps de merde dehors !! 

    Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

    Les deux mais une préférence pour le papier. D’ailleurs ma liseuse ne sert pas beaucoup en ce moment !

    Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

    Absolument pas ! Ma fille de 15  ans est une une grande lectrice, elle s’est inscrite à la bibliothèque de la ville de son lycée, elle adore les salons également et elle ne jure que par les livres papiers alors qu’elle a une liseuse depuis déjà pas mal d’année vu qu’elle me ruinait en livre ( mince c’est mon plaisir aussi :p ) et lorsque je vois ses copines, elles sont comme elle. Alors non je ne pense pas ! 

    Question subsidiaire :

     As-tu une question à me poser ?

    Dis donc bichette t’es bien curieuse je trouve ! Mais si on enlève les polars, thrillers, roman noir, as tu un autre style littéraire qui touche ton grand coeur ?

Yeahhhhhhhhhhh !!!! Et hop et de deux !!!! Suis prête pour le dernier :p 

 

Bises

Pal de Noctenbule : 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL de Noctenbule

Bonjour, 

Voilà un concours avec tout pleins de questions. 
Tu publieras une sorte de compte rendu des réponses? 
Je suis curieuse aussi de savoir comment les gens composent leur PAL 🙂

Voici mes réponses :

  1.  As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?
    J’ai une PAL qui n’arrête pas de grossir 🙂

  2. Pourquoi une PAL ?
    C’est une façon de se dire qu’il y a toujours des choses très intéressantes à lire. A chaque fin de livre, je sais qu’il y a des choses palpitantes, passionnantes… à lire après. 

  3.  Comment est-elle rangée ?
    Il n’y a pas de rangement. Il y en a un peu partout. L’ordre n’est pas fixe. 

  4. A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?
    Non, juste Pal. C’est tout. 

  5. Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

  6. Combien de livre contient ta PAL ?
    plus que je ne peux en lire en une vie 🙂

  7.  Comment s’est constituée ta PAL ?
    selon les coups de coeur en librairie, les conseils en librairie, les prêts de cops, les conseils des copinautes…

  8. Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?
    Il y a les libraires et surtout les copinautes.

  9.  Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?
    Je le lis 🙂

  10. Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?
    Ma PAL est une promesse de pouvoir encore lire des choses intéressantes. Parfois, les livres sont moyens et je sais qu’un autre livre de la PAL va relever le niveau. 

  11. Où achètes-tu tes livres ?
    Chez le libraire. J’ai quelques bonnes adresses de dealers de lignes.

  12.  Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)
    J’aime lire dans les transports en commun, dans les files et salles d’attente, lorsque je vais manger toute seule, dans la salle de cinéma avant que le film débute… 

  13. Es-tu plus livres numériques ou livres papier ? Je suis livre papier presque tous le temps et livre numérique en vacances. 

  14. Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme? Si des extrêmes passent au pouvoir, c’est possible. Sinon, les chiffres montrent que les ventes de livres sont toujours au bon niveau et les médias montrent qu’elles ont un vrai rôle comme troisième lieu. 

Question subsidiaire :

 As-tu une question à me poser ?
Comment nommes-tu ta PAL?
Ta PAL n’est-elle pas infinie? 

 Merci 

Belle journée.

Retrouvez Noctenbule sur son blog  22h05 rue des Dames

Prendre les loups pour des chiens de Hervé Le Corre


Le livre :Prendre les loups pour des chiens de Hervé Le Corre. Paru le 11 janvier 2017 chez Rivages dans la collection Rivages-Thriller. 19€90 ; (317 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Prendre les loups pour des chiens

Après avoir purgé cinq ans pour un braquage commis avec son frère Fabien, Franck sort de prison. Il est hébergé par les parents de Jessica, la compagne de Fabien. Le père maquille des voitures volées, la mère fait des heures de ménage dans une maison de retraite. Et puis il y a la petite Rachel, la fille de Jessica, qui ne mange presque rien et parle encore moins. Qu’a-t-elle vu ou entendu dans cette famille toxique où règnent la haine, le mensonge et le malheur ?

Dans une campagne écrasée de chaleur, à la lisière d’une forêt angoissante, les passions vont s’exacerber. Entre la dangereuse séduction de Jessica, l’absence prolongée de Fabien et les magouilles des deux vieux, Franck est comme un animal acculé par des loups affamés…

« Une prose limpide, sèche, qui vous transperce d’émotion. »
Michel Abescat, Télérama

L’auteur : Hervé Le Corre débute à la Série Noire avec trois romans noirs remarqués, puis il publie chez Rivages L’Homme aux lèvres de saphir (Prix Mystère de la critique) qui le révèle à un large public. Les Coeurs déchiquetés (Grand Prix de Littérature policière) puis Après la guerre (Prix du Polar européen du Point) l’imposent comme un auteur de tout premier plan.
Extrait :
Quand Franck s’est présenté à eux, le père et la mère n’ont pas cherché à faire semblant. Ils le voyaient pour la première fois mais ils ne se sont forcés à aucun sourire, à aucun mot de bienvenue. Il aurait aussi bien pu venir dire bonjour comme ça en passant, comme un qu’on ne reverra pas. Ils savaient bien, pourtant, qu’il sortait de prison, qu’il était le frère de Fabien. Il allait habiter chez eux quelque temps, ils l’auraient à leur table. Ils le croiseraient à la porte des toilettes. Ils n’ont pas bougé des chaises longues dans lesquelles ils étaient installés, le chien allongé entre eux, la tête entre ses pattes, qui s’est dressé en grondant et que le père a fait se coucher d’un coup d’espadrille sur le museau.
Ils ont salué Franck d’un simple « bonjour, Roland, Maryse » en lui tendant leurs mains molles et moites et en clignant des yeux parce qu’il était debout devant eux contre le ciel aveuglant, puis l’homme a affecté de reprendre sa sieste interrompue en reposant sur son ventre gonflé ses bras osseux et la femme a ramassé dans l’herbe à côté d’elle son paquet de cigarettes et s’est levée avec effort et s’en est allumé une puis est restée immobile à fumer, regardant la petite fille dans la piscine hors-sol qui se trouvait un peu plus loin.

La chronique de Sébastien

Prendre les loups pour des chiens

Hervé Le Corre éditions Rivages

« Il leur a parlé dans son souffle avec des mots anciens, ceux d’avant, qu’il ne prononçait plus qu’en secret, tout seul. Un peu de vent attisait les étoiles, qui se rallumaient par traînées scintillantes. Il s’est assoupi et s’est réveillé sous un ciel noir saupoudré de lumière. Comme le sommeil insistait pour le prendre, il s’est installé sur le siège arrière de la voiture, toutes vitres baissées, pour recevoir les odeurs et les bruits de la forêt. »

De nos jours, dans les alentours de Bordeaux. Franck sort de prison. Une sublime créature l’accueille à sa sortie. Elle s’appelle Jessica, chaque centimètre de son corps galbé appelle au désir, et Franck vient de tirer plus de cinq ans pour un braquage. Mais Jessica c’est la gonzesse de son grand frère, Fabien, celui avec qui il a commis ce braquage. Franck s’est fait gauler, mais il est resté muet, il n’a jamais balancé son frangin.

Aujourd’hui il sort mu par l’espoir, l’espoir de relancer sa vie qui était en « stand by » derrière ces murs gris remplis de fureur et de cris. Ces murs qui stoppent la course du temps, où chaque heure résonne comme une journée. Le pactole du braquage devrait permettre de bien repartir dans la vie. Sauf que. Sauf que Franck, en attendant de retomber sur ses pattes, en attendant de s’acclimater de nouveau à l’espace, au soleil, au ciel bleu, à la liberté, en attendant le choc avec tout cela, Franck va habiter chez les parents de Jessica, et avec elle et sa petite fille mutique, Rachel. Immédiatement, sous cette chaleur de plomb qui écrase toute vie et toute envie, Franck se retrouve en terrain connu.

« Il s’est remis debout et a secoué la tête comme si les souvenirs, pris dans ses cheveux comme des brins de paille, allaient tomber à ses pieds. Il fallait qu’il parle à quelqu’un. Il fallait qu’il entende une voix amie, chaude, souriante. Les sourires ça s’entend. »

Les vieux de Jessica sont à la dérive, alcool et clopes, petites magouilles et plans foireux pour joindre les deux bouts. Et pas la moindre trace de Fabien. On lui explique qu’il est parti plusieurs semaines en Espagne, « pour affaires ». Le genre d’affaires aux relents nauséabonds, aux miasmes interlopes et qui promettent beaucoup mais tiennent rarement parole. Franck va alors patienter là, chez ces gens bas de plafond, dont les journées sont réglées par l’appel des bières, des repas, des apéros, des engueulades. Assigné à la caravane planqué dans la grange, Franck va éprouver l’ivresse de la liberté mais aussi du vide et de l’oisiveté, ce creux en lui qui annihile ses ambitions et sa volonté. Et puis Jessica, son corps, le langage qu’il exhale, cet appel sexuel qui émane de chaque geste, de ce regard clair hypnotique. Franck est attiré, pourtant il subodore que cette fille est un nid à emmerdes.

« Les deux femmes s’emballaient, parlaient fort, se resservaient à boire en cherchant sur la table leur paquet de cigarettes ou un briquet. Tout y passait. Les patrons, les chefs, les collègues de travail, les feignants, les planqués, les rampants, les soumis, les faux-culs, tous les profiteurs de misère. A les entendre on pouvait croire qu’elles étaient les seules à avoir payé de leur personne, à avoir travaillé vraiment et compris l’envers des choses, la cupidité et la paresse, les lâches compromissions, la dégueulasserie du monde. L’alcool et les cigarettes aidant, elles parlaient presque de la même voix, éraillée et pâteuse, se coupant la parole. Le père les regardait enfoncé dans son fauteuil de camping, les yeux à l’abri derrière ses paupières plissées avec à la bouche une moue dégoûtée, peut-être, ou vaguement méprisante. »

Toutes ces existences qui se tournent autour dans la nonchalance qui suinte de la canicule ignorent encore, pour quelques heures, que leurs pieds foulent un terrain instable, que ce froid qui remonte sur leurs ventres, qui fouette leurs visages, c’est le souffle du vide qui se cache juste devant, tapi dans l’obscurité d’où surgit la noirceur du monde et des âmes. Quelque chose dissone, quelque chose dérape, quelque chose cloche. Tous vont l’apprendre à leurs dépens. Franck sent qu’il est mal barré, mais possède-t-il les cartes pour échapper à cette chose invisible qu’il suspecte autour de lui ? A-t-il en lui la force et la volonté pour lutter et dévier la trajectoire néfaste du cours de sa vie ?

Hervé Le Corre nous revient avec un roman noir magistral. Dans le sillage de Franck, il nous fait découvrir une société presque secrète, qui a pignon sur rue et qui croise celle plus propre, plus fade et plus routinière à laquelle nous sommes habitués. Il nous restitue avec les mots justes, cet équilibre précaire qui pèse sur les marginaux, ceux qui vivent sur le dos du système et à la fois en dehors. Il parvient avec une grande humanité à nous retranscrire cette atmosphère instable qui plane sur ces existences écorchées et un peu barrées, la vie de ces personnes qui un jour, par faiblesse, bêtise ou manque d’instinct ont pris la mauvaise direction, fait le mauvais choix.

Avec une plume absolument remarquable, il brosse le tableau de ceux qui vivent à la marge, qui combattent leurs propres démons tout en subissant leurs travers et en maudissant la société telle qu’elle les afflige. On sent en permanence que tout peut basculer, que dans ce monde-là, rien n’est acquis et que tout est aussi fragile qu’une aile de papillon.

« Alors pour toi Jessica, elle est seulement bizarre ? (…) Sans parler de tout ce qu’elle est capable d’ingurgiter quand elle va mal. Alcool, dope, médocs … Putain, Nora, à côté, c’était une accro à l’homéopathie. »

Au-delà de l’histoire, Hervé Le Corre nous parle avec subtilité de ces forces occultes et obscures qui influent sur les existences, les tourmentent, les torturent, pour finalement les foutre en l’air aussi sûrement qu’une vieille grange écroulée par des vents fous. Il nous parle du poids colossal de la famille, de l’entourage, qui jouent un rôle incontournable et souvent fatal dans la tournure que prennent les évènements. La volonté de s’en sortir ne suffit parfois pas, quand elle traîne dans son sillage la charrue de la défaite et du renoncement, ce qui y pousse alors s’apparente plus à de la mauvaise herbe qu’à du blé ou du maïs. Il ne restait plus à l’auteur qu’à placer cette poudrière dans un endroit en déshérence, proche de la ville mais perdu quand-même, de ces zones périurbaines où rien ne pousse que le désespoir et la fatalité. Le tout sous une canicule qui vous travaille au corps, vous esquinte de son omniprésence, jusqu’à vous rendre fou et à influer sur vos décisions en minant votre capacité de réflexion.

Faites un bout de chemin avec Franck, au milieu de cette équipe de bras cassés et de cerveaux timbrés, et éprouvez le poids écrasant du passé, la force malsaine des évènements, la contrainte des proches et la formidable inertie des sentiments.

 

Concours Bauwen, le résultat.


Il y a quelques jours, en partenariat avec les éditions Albin Michel,

nous vous proposions un petit concours autour du dernier thriller de Patrick Bauwen, le jour du chien.

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.
Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.

Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.
Et voilà qu’elle me menace…
Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.
Et ce jour-là signera l’apogée du mal.

Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’oeil de Caine.

Ici la chronique de Kris sur le jour du chien.

Vous avez été nombreux à venir jouer avec nous.

Il faut dire qu’il était facile de répondre à la petite question pour emporter un des deux livres qui étaient mis en jeu.

Vous avez répondu soit directement sur ce blog, soit sur la page Facebook de Collectif Polar, chronique de nuit ou encore en nous adressant un petit mail.

Aussi j’ai écrit tous vos prénom sur des petits papier et je les ai jeté dans une boite.

Le jour venu, j’ai mélangé ces petits papiers et plongé ma main à deux reprise dans cette boite.

Deux prénoms en sont sortis.

Me révélant le nom des deux lauréats.

Et les gagnants sont des gagnantes.

Nath et Mélanie

J’ai aussitôt prévenu nos deux lauréates et le livre leur a été envoyé.

Aujourd’hui elles l’ont en main.

Le premier est arrivé en Belgique chez Nathalie

 

« Bonsoir Ge, D’abord un énorme merci pour l’envoi du livre qui est bien arrivé en Belgique !  Ensuite, voici comme promis les photos ! Je vais m’y mettre de ce pas… Bonne soirée et merci encore, de même que pour tous les bons conseils de lecture ! Et si jamais je repasse par Paris (où vit l’une de mes meilleures amies), j’espère pouvoir faire un saut dans ta bibliothèque ! A bientôt, »

 

 

Le second au Québec chez Mélanie

« Bonjour , je viens tout juste de recevoir mon livre !!! Je vous ai fait une petite photo avec la carte d’où je suis . J’espère que la photo ira . Un gros merci encore une fois à vous je suis tellement contente . Passez une bonne journée . « 

Alors bravo à nos deux heureuses gagnantes et merci pour leur petits mots.

Merci à vous tous d’avoir été aussi nombreux à participer.

Et enfin merci à Albin Michel et à Claire pour ce chouette partenariat.

Et à très vite sur notre blog pour d’autres découvertes.

Retrouvez Ici la chronique de Kris sur le jour du chien.

 

 

Cathie notre nouvelle collaboratrice sera notre « Expert »


Bonjour ami(e)s lecteurs zé lectrices de  notre blog,

Aujourd’hui j’ai la chance de vous présentez une nouvelle collaboratrice.

Et oui il nous manqué une « expert » dans notre team.

Aussi qui dit « Expert » dit nouvelle rubrique.

Alors oui régulièrement, nous retrouverons Cathie.

Elle nous parlera, police scientifique, sciences  forensiques, criminologie peut-être.

J’aimerai aussi qu’elle nous prépare des dossiers sur les sous genre du polar.

Mais ça, l’avenir nous le dira.

 

 

Aussi je laisse Cathie se présenter à vous .

Je me prénomme Cathie, je suis bretonne d’adoption, je vis dans la région de Rennes.

Je suis documentaliste dans un lycée publique.

Après des études de Lettres Modernes, j’ai enseigné le français et l’histoire en collège et en lycée professionnel.

Enfant, j’ adorais inventer des histoires, me créer des personnages dont je vivais les aventures dans mon monde imaginaire.
Aujourd’hui, je suis également écrivain de romans historiques; ma période favorite est le haut Moyen-Age.

Et je suis critique littéraire spécialisée dans les littératures policières.

Mon intérêt pour le polar remonte à mes jeunes années: j’ai fait mes armes avec la série des « Alice » et des « Sœur Parker ».

Pourquoi j’aime les polars??? Parce que j’aime comprendre le pourquoi du comment…Le moment que je préfère c’est la fin quand l’auteur explique pourquoi…

Mon addiction, c’est la lecture: je ne peux vraiment pas m’en passer; il ne se passe pas une journée sans que j’ouvre un livre…

 

Cathie nous le disait, elle est aussi auteur de roman historique, ça tombe bien l’histoire est aussi une autre de mes passions. Voilà qui nous fait un point commun supplémentaire.

Alors voici quelle précision sur son premier roman.

De Glace et de feu 

Il se déroule au temps des Vikings.

Dans les brumes septentrionales, des hommes et des femmes luttent pour survivre dans un environnement hostile et un rude climat. Mais certains, plus entreprenants, se firent marchands, sillonnèrent mers et fleuves, établirent des réseaux de commerce internationaux et fondèrent des comptoirs. Cependant, le sang tumultueux qui coule dans leurs veines pousse les plus hardis, tel Thorkell et ses descendants, à s’emparer, dans le feu et le sang, des fabuleuses richesses conservées dans les églises et les monastères laissés à la seule protection divine, à l’heure où Charlemagne imposait sa brutale domination à l’Europe occidentale. Conscient du danger encouru par son petit royaume, le roi Danois Godfred fait trembler le géant mais son décès prématuré change la donne. Thorkell, épris de gloire éternelle, meurt en brave au champ d’honneur, contraignant sa famille à l’exil. Alors la colère divine s’abat sur les hommes: la guerre civile déchire le Danemark; Louis, fils et successeur de Charlemagne, se montre incapable d’évangéliser les païens et de protéger la chrétienté contre leurs raids destructeurs; son remariage sonne le glas de l’Empire: luttes fratricides, ambitions meurtrières, partages iniques, serments bafoués. Finalement, seuls les enfants de Thor parviennent à émerger de la tourmente: Eryndr, veuve de Thorkell, se remarie et donne le jour à un futur conquérant; Harald, son fils, participe au rétablissement de la paix par Horik, fils aîné de Godfred. Mais ce n’est que le calme qui précède la tempête…

1er opus d’une trilogie qu s’étendra du 8e au 11e siècle. Cathie , avec ce roman historique nous démontre aussi que ce sont toujours les mêmes ambitions qui mènent les gens et les peuples. |

Et « pour être au plus près de la réalité » comme le dit notre expert, « j’ai étudié  et fait des recherches durant trois année afin que le lecteur revive des événements, qui se sont déroulés du 8e au XIe siècle », « jusqu’à la christianisation des peuples scandinaves. »

 

Allez pour vous un extrait :
Quelques jours plus tard, une tempête de neige frappa deplein fouet les côtes danoises. Les dunes se couvrirent d’un élégant manteau blanc qui leur faisait une parure de fête. C’est alors que Thorkell et ses hommes rentrèrent dans leurs foyers.Malgré la neige, ils accostèrent sans encombre. Le bondi organisa un grand banquet afin de remercier les dieux et de fêter joyeusement leur retour chargés de butin. Il fit les choses en grand: plusieurs jours de réjouissances avec courses de chevaux, lutte et lancers de projectiles divers. Tandis que depuis dix jours, le ciel était resté chargé de lourds nuages blancs, les nuées se déchirèrent soudain et laissèrent passer un pâle rayon de soleil. Conforté par ce signe qui attestait la protection des dieux, en particulier celle d’Odin, les hommes laissèrent éclater leur joie par de sonores « hourra »

Bon c’est pas tout, j’ai une chronique d’Expert à mettre en page enfin que vous retrouviez le premier billet de  Cathie.

Alors à très vite.

Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?

La PAL d’Ingrid : : Les 2 ans du blog, concours 2


Voici venir le temps des PAL, des courtes, des longues surtout, des petites, des grosses. Des qui enflent d’autres qui ressemblent à l’Everest et que l’on appelle des MAL.

Bref c’est le temps des Piles à lire en délire.

Bonne lecture.

Avec la PAL d’Ingrid

1. As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?

En fait j’en ai deux, parce que les livres ne tenaient plus en équilibre sur une seule pile…

2. Pourquoi une PAL ?

Je suis une fana de bouquinistes et foires aux livres, du coup j’achète rarement un seul livre à la fois (les uniques achetés en supermarché pour me consoler d’avoir à faire les courses un samedi après-midi au lieu de lire ou commandés avant leur sortie pour certains auteurs fétiches venant ainsi s’ajouter aux montagnes de livres d’occasion dénichés)

3. Comment est-elle rangée ?

En deux grosses piles à l’équilibre précaire au bas de ma plus grande bibliothèque…

4. A-t-elle un petit nom, l’as-tu baptisée ?

Elle s’appelle « Ma Pal ». (Ne ricanez pas, la seule raison pour laquelle je n’ai pas appelé mon chat « Mon Chat » est qu’il s’agit d’une femelle et que ça aurait été limite graveleux…)

5. Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)

6. Combien de livres contient ta PAL ?

34 actuellement

7. Comment s’est constituée ta PAL ?

Au hasard des ballades littéraires… mais elle est loin d’être « constituée » ou fixe, mes livres n’y restent en général que quelques semaines, quelques mois au plus.

8. Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Quelles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?

Le plus grand prescripteur pour moi est le hasard. J’aime fouiller, être surprise, j’achète énormément de bouquins dont je n’avais absolument jamais entendu parler. Je dirais 80% de ma PAL acquis comme ça, parfois même juste sur un titre réussi sans lire le résumé (ça a été le cas par exemple de l’excellent roman « Parti tôt pris mon chien » de Kate Atkinson ou de « Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer », également très bon). Les 20% restants me viennent d’échanges avec ma mère ou ma meilleure amie, grandes dévoreuses également, ou de récurrences d’avis commentés m’intéressant sur les nombreuses pages littéraires que je suis.

9. Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?

Il me parle au moment où mon humeur lui correspond ! J’ai des livres complètement différents dans ma PAL, qu’il s’agisse du genre, de l’origine géographique, du niveau de « difficulté », littérature, polar, SF, histoire, poésie… je trouve toujours quelque chose qui correspond à ce que j’ai envie de lire à ce moment-là. Et s’il est dans ma PAL depuis plus d’un an, je lui rends sa liberté et le ramène chez ma bouquiniste préférée pour en prendre un autre, quitte à y revenir plus tard.

10. Comment vivrais-tu sans ta PAL ? À quoi ça sert ?

Je ne supporterais pas de ne pas avoir au moins quelques livres non lus chez moi, même s’il m’arrive souvent de lire certains favoris plusieurs fois.

11. Où achètes-tu tes livres ?

Comme dit plus haut, en majorité chez ma bouquiniste, qui est extrêmement éclectique et bien fournie. Je ne suis pas particulièrement attachée au livre neuf, si mes bouquins ont vécu c’est aussi bien, c’est une histoire en soi parfois, et il est neuf pour moi, tant qu’il reste lisible c’est tout ce que je lui demande. Plus rarement mais ça m’arrive notamment pour Stephen King ou à la rentrée littéraire sur certaines actualités, sur Internet pour l’aspect pratique et rapide, en précommande notamment.

12. Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)

J’aime lire au lit… grand classique, en mode sieste dans le canapé quand je peux le faire en journée, en mode loque « réveillée par le coin du bouquin dans l’œil » la nuit. Je ne peux pas m’endormir sans lire.

13. Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?

Papier, toujours… j’ai acquis une liseuse, j’ai relu quelques grands classiques en accès gratuit ce qui est bien sûr appréciable, mais le format me gêne… je ne lis que les comics / romans graphiques sur liseuse en fait, là le format s’y prête bien je trouve.

14. Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

Certainement pas !

Question subsidiaire : 

As-tu une question à me poser ?

Alors: si on garde que trois auteurs de polar…. lesquels pour vous ?

Soutenez la Librairie de Cogolin : Avril Solidaire, le marathon des blogueurs


Avril se veut solidaire.

Soutenez la Librairie de Cogolin

Avec quelques potos et ami(e)s, nous avons entendu l’appel de la librairie Cogolin qui a fait signe à un auteur que nous aimons beaucoup, monsieur René Manzor. Avec Fabio M. Mitchelli, René a envoyé un message fort à la communauté polar. Il nous a demandait de sauver la librairie Cogolin.

Aussi nous avons lancé depuis 6 jours le Marathon des blogueurs.

Chacun notre tour nous vous rappellerons cette urgence.

Aujourd’hui il reste près de 20 000€ à trouver. Et il ne reste que 18 jours.

Il faut donc faire circuler cette info, demander à vos amis de mettre 6€ si pour eux c’est possible.

C’est ici pour participer : http://www.leetchi.com/c/cagnotte-de-la-librairie-de-cogolin-17577779

Une librairie est en détresse c’est un peu de notre culture qui meure. Alors aidez la à repartir du bon pied.
Parce que la librairie est un maillon important et un vecteur indispensable de la culture et de la lecture sur notre beau territoire français.
Nous avons la chance d’avoir des libraires indépendants passionnés qui font vivre la littérature et nous la font vivre. Aussi nous nous devons de préserver cette chance.
Je sais qu’il peuvent compter sur vous ami(e) lecteurs zé lectrices

En les soutenant, vous aidez à maintenir une entreprise de culture qui s’efforce de promouvoir le livre et la lecture.

Le nerf de la guerre c’est l’argent.

Alors si nous sommes nombreux à mettre au moins 5€ voire 6€, le prix d’un livre de poche ou mieux 20€, le prix d’un livre grand format, nous devrions arrivée à les sauver.

J’ai plus de 1000 contacts Facabook ! A nous seul, nous devrions récolté 5000€ si tous suivent le mouvement. Allez objectif 20 000 !

De plus, les auteurs de polars se sont mobiliser et ils ont une surprise pour vous.

Plus d’une centaine de romans à gagner parmi vos auteurs favoris.

Comment est-ce possible? Tout simplement.

Ceux qui contribueront à la cagnotte mise en place pour sauver La Librairie de Cogolin en y mettant au minimum le prix d’un poche (6€) seront automatiquement inscrits sur la liste de la tombola. Ils pourront gagner le dernier roman grand format dédicacé par les auteurs qui soutiennent notre action.

Le tirage au sort aura lieu fin avril.

Gagnez les nouveautés de vos auteurs préférés en mettant 6 euros dans la cagnotte.


René Manzor
, Valentin Musso, Olivier Norek , Nicolas Beuglet, Nicolas Lebel, Ludovic Miserole, Laurent Guillaume, Régis Jauffret, Niko Tackian, Héloïse Guay de Bellissen, Franck Bouysse, Claire Favan, Bob Garcia, Danielle Thiery, Alexis Aubenque, Fabio M Mitchelli, Barbara Abel, Cédric Cham, David-James Kennedy, Elsa Roch, Gerard Coquet, Johana Gustawsson, Jacques Olivier Bosco, Jacques Saussey, Ingrid Desjours, Laetitia Constant, Marie Vindy, Marina Carrère d’Encausse, Philippe Savin, RJ Ellory, Samuel Delage, Simone Gélin, Sire Cédric, Stéphane Marchand, Solène Bakowski, Sylvain Forge, Valérie Tong Cuong Laurent Scalese, Jacques Olivier Bosco  Mireille Calmel, , Franck Thilliez Officiel, Cendrine Wolf, Michel Moatti, Sonja Delzongle, Hervé Jourdain, Sophie Loubière, Patrick Bauwen,  Bernard Minier,  Barbara Abel, Eric Giacometti, Armelle Carbonel, René Frégni, Jean-Michel Lecocq, etc…

Ici vous pouvez directement et en un clic, participer à cette cagnotte.

  • Chacun participe à hauteur du montant qu’il souhaite.

  • Tous les paiements sont sécurisés

  • Et si vous n’aimez pas les paiements internet, voici l’adresse pour envoyer un chèque :

    La librairie de Cogolin

    26 rue Gambetta

    83310 Cogolin

ET…..Merci à tous


 


 

 

Toxique de Niko Tackian : L’histoire d’une LC le final


Durant quelques semaines nous avons, avec la Fée Stelphique, décortiqué le 3e polar de Nico Tackian.

Aujourd’hui nous mettons un point final à cette lecture commune.

J’avoue m’être beaucoup amusée à faire celle-ci. J’espère que vous aussi.

Mais souvenez vous voilà ce que ça a donné.

Histoire d’une LC, prologue 

Histoire d’une LC, chapitre 1

Histoire d’une LC, chapitre 2

Histoire d’une LC, chapitre 3

Et aujourd’hui on vous offre : L’histoire d’une LC le final

Et quelque final puisque vous on aurait deux pour le prix d’un.

D’abord celui d’une gentille Fée: Le final de Stelphique ICI

Et enfin le mien, celui d’une magicienne du noir, ci dessous

Le livre : Toxique de Niko Tackian. Paru le 4 janvier 2017chez Calmann-Levy. 18€90 ; (299 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : 

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.

Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.

À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

L’auteur : Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac.

 

 

Extrait : 
Savez-vous que d’après une étude américaine, une personne sur vingt-cinq présenterait des caractéristiques de la sociopathie ? Il pourrait y en avoir autour de cette table par exemple, ou bien dans votre vénérable institution.
– On dirait que vous parlez d’une société secrète.
– Non, ce sont des prédateurs solitaires. Leur ego a trop d’importance pour qu’ils acceptent de s’unir. Enfin mis à part dans les organisations officielles de sociopathes.
Tomar sourit malgré lui au ton décalé que prenait le psy. Il aimait décidément bien ce Benoît Mathis.
– De quelle organisation parlez-vous ?
– Du monde de l’entreprise et de la multinationale en particulier. La plupart des cabinets de recrutement dressent une liste de critères pour définir leur profil type. Mes collègues américains ont démontré que la plupart de ces critères sont communs aux résultats cliniques mis en évidence dans les travaux sur la sociopathie.
– Autrement dit, nous sommes entourés de gens qui nous veulent potentiellement du mal ?
– Oui les médias parlent parfois de gens toxiques. Comme le gaz ou le poison, ils répandent leur influence négative au point d’intoxiquer tout ce qu’ils touchent. Je pense que nous pouvons tous trouver un exemple de ce genre de personnes dans notre entourage…

Mon avis :

Toxique c’est un roman actuel, c’est celui de cette période trouble que nous vivons. Celle des attentats de janvier 2015. Cette période où nous étions à la fois Charlie et à la fois choqués par les massacre de l’hyper casher et de Charlie Hebdo. Celle du massacre du Bataclan, quand notre jeunesse tombe sous la mitraille des fanatiques aux  terrasses de cafés et de restaurants.

Toxique c’est un roman dans l’ambiance du temps ! Une atmosphère pesante, peu rassurante, un avenir compromis. Un ton désabusé, un auteur qui a trempé sa plume dans la morosité de notre quotidien. C’est un poil pessimiste. Une ambiance plombée.

Toxique c’est un style sans fioriture, des chapitres courts, une écriture acérée et percutante. C’est du rythme, sans temps mort. sous tension en permanence.

Toxique c’est aussi un roman psychologique aux personnages troubles. Des héros avec trop ou pas du tout d’empathie. Des personnages marquants à n’en pas douter.

Il y a Tomar Khan, commandant à la Crime, chef de groupe au 36. Tomar que ses hommes respectent et admirent. Un super flic, un limier aux intuitions fulgurantes. Un meneur d’homme. Un jeune homme aux charme indéniable, un jeune homme mystérieux. Un jeune homme au passé trouble.

Il y a Marie-Thomas Petit, Agent Territorial Spécialisé dans les Ecoles Maternelles. Une femme banale, passe partout. Une femme que l’on pourrait croire sans histoire. Une ATSEM proche des enfants dans elle a la charge.

Et il y des histoires de familles, de clans, de groupes. Des histoire de personnes toxiques, de manipulateurs, de manipulation. C’est une histoire un brin fantastique, d’ange gardien ou de fantôme. Une histoire de rédemption et de résilience aussi !

Bref Toxique c’est un roman complexe comme on les aime. Une équipe de flic que l’on a envie de retrouver. Un héros que l’on a appris à aimer.

Vite le prochain opus !

 

« Les morts quittent notre monde et emportent avec eux leurs regrets et leurs déceptions. Mais qu’en est-il des vivants ? »