Mes petits tours à la Griffe Noire, acte 2


Il y a trois semaines, la Griffe Noire fêtait ses 30 ans.

Forcément je me devais d’en être.

LA Griffe Noire c’est ma librairie depuis 1991.


2018 c’est l’année des 30 ans de ma librairie.

Et tout au long de l’année, je crois qu’il risque d’y avoir régulièrement quelques événements pour marquer cet anniversaire.

Aussi le 5 avril dernier avec Le livre de Poche, la Griffe Noire a reçu 8 auteurs dons 5 de polars.

Alors ce 5 avril , je voulais que Collectif Polar soit de la partie !

Nous nous étions donné rendez-vous du coté de la librairie. Cécile, Ophélie pour les flingueuses, Sylvie pour les Chroniqueuses et moi leur Porte Flingue avons fini par nous retrouver devant la librairie.

 

 

Très vite nous avons été rejointes par tout un groupe de lecteurs zé lectrices connues. Il y avait là quelques blogueuses, des lectrices et un lecteur, Aurélie, Delphine, Maud, Gilles, Athénaïse…et quelques autres…

 

Il y avait là aussi nos libraires et les patrons de la Griffe Noire. Aussi avant que les festivité ne commencent, je n’ai pas résisté à mettre en boite Tome 1, , le très médiatique  Gérard Collard et son acolyte Tome 2, j’ai nommé l’exceptionnel Jean-Edgar Casel

 

Il y avait aussi les auteurs.

5 polardeux + 3 jeunes auteures que la griffes soutient depuis leur début !

5 femmes et 3 hommes

6 français et deux étrangères.

Mince mon ratio ne fonctionne plus  ! lol

 

6 étaient annoncés, 8 étaient au programme pour notre plus grand plaisir.

L’ambiance été très chaleureuse. On aurait pu croire que nous étions à Saint Maur en poche.

Un SMEP en miniature en quelque sorte !

Puis est arrivé le moment des discours

Puis celui des petits fours

Mais aussi celui du gâteau. Car qui dit anniversaire dit gâteau et là le livre de poche ne s’est pas moqué de nos libraire.

La librairie étant bondée, j’ai du jouer les gros bras pour fondre la foule et laisser nos porteuses de gâteau arriver juste qu’aux invités et à leurs hôtes.

Calées derrière moi qui hurler « pardon », elles sont arrivées à bon port !

 

Aussi était-il temps pour moi de partir à la chasse aux dédicaces.

Non pas pour moi mais pour honorer le concours que nous avions mis en place pour l’occasion.

Concours qui fini à la fin du mois dans quelques jours.

Vous pouvez encore jouer c’est ICI

Je suis donc allée voir les auteurs de polars mais pas que.

J’ai eu la chance d’échanger avec Camilla Grebe.

Il faut dire que j’avais à mes cotés ma traductrice personnelle en la personne de Cécile.

Et heureusement que Cécile était là, car je le répète je suis une brêle en langues étrangères.

Bon bien sur j’ai papoté aussi beaucoup avec nos auteurs français, mais aussi avec pas mal les lecteurs, quelques éditeurs et des libraires.

Bref une belle soirée de partages, de joie et d’échanges.

Et surtout j’ai pu retrouver là 3 personnes que j’apprécie énormément !

Des fadas, des passionnés de leur taf, toujours un projet sur le feu alors que leur journée ne sont déjà pas assez longues pour faire tout ce qu’il font déjà ! Des personnes positives, enthousiastes, généreuses et bienveillantes. Et ça c’est rare de nos jours.

Elle est pas belle la vie! A la griffe Noire avec Caroline Lépée à droite de la photo, Marie Hudelot Verdel au centre et Fred Dufey à droite.

Il y a là, pour ne pas les citer…

Caroline Lépée des éditions de Lépée mais aussi directrice de collection chez Calmann-Levy pour la fiction française et Calmann-Levy Noir. Une vraie dénicheuse de talent….et bien plus encore

Marie Hudelot Verdel qui bosse pour la Griffe Noire à la préparation et à l’organisation de Saint Maur en Poche. Marie elle aussi déborde de projet géniaux. Si vous allez à SMEP, vous la croiserai dans les allée toujours souriante, toujours à régler un petit problème technique ou de planning !

Marie c’est un peu l’attaché de presse de SMEP, moi je l’appelle « La grande Ordonnatrice » mais je sais que SMEP c’est aussi tout plein de monde et en particuliers toute l’équipe de libraires qui entourent Gérard et Jean Edgar.

Et puis il y a Monsieur Fred ! Fred Dufey. C’est lui qui fait toutes les vidéos pour la Griffe Noire. Sur la chaîne de la librairie, sur le blog de la Griffe, pour les diverses émissions, petite librairie, live de Gérard… Mais rassurez-vous il ne fais pas que ça, il bosse 20h par jour, ce type est dingue ! Mais c’est un amour !

Bon sinon je me suis amusée, éclatée, J’aurai pu rentré très tard finir avec nos auteurs et nos libraires… Mais je savais que le lendemain j’avais une grosse journée mais aussi une nouvelle soiré à la bibliothèque cette fois, puisqu’on y avait une rencontre avec deux auteurs !

Et puis, j’était surtout très heureuse de partager ce petit moment dans ma librairie avec des personnes que j’apprécie et en premier lieu ma Cécile et mon Oph. Merci les flingueuses d’avoir été là !

 

 

Allez on vous embrasse les polardeux

 

D’autres images pour vous mettre dans l’ambiance :

         

Et une petite vidéo pour parfaire le tout !

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La toile aux alouettes – Lou Vernet


 Hello les polardeux, j’ai la chance, une fois de plus me direz-vous de recevoir sur ce blog Sacha Erbel.

Et Sacha se fait chroniqueuses pour nous ! Et vous proposera ses petits avis, ses mini Sach’avis.

En voici un, rien que pour vous !


Le livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

L’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.
Extrait :
L’ombre de cette femme au verbe trop aigu ne lui fait plus peur. Elle se radoucit.
– Stop, tout simplement stop. Stop à vous, à vos cris, à vos crises, à votre autorité, à votre méchanceté. Des années que vous pourrissez la vie de tout le monde, la mienne et certainement la vôtre.
Longtemps j’ai eu peur, de quoi, je ne sais pas au juste. Et là, depuis que je suis entrée, je vous regarde et j’ai tout simplement pitié. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé et pour tout vous dire, aujourd’hui je m’en fous. J’ai donné ma démission ce matin, j’étais juste venue vous le dire. Ça et d’autres choses aussi. Mais qu’importe…
la dame de Pique reste bouche bée, la colère sourd en cernes sous ses yeux. Elle écume de rage.
L’affront l’a sidérée. Clara a envie de rire. Un rire nerveux et fatigué.
Toute sa vie, les ombres l’ont privée de voir. L’ombre de son père, ce géant de lumière. Sa mère en sillage dans les vapeurs de sa cuisine ou sous son chapeau de paille. Les murs à l’abri desquels son éducation s’était sagement tenue coite. Ces hommes de lumière qui trouaient ses nuits d’éclairs furtifs. Ces colonnes de chiffres qu’aucun mot ne venait incendier. Tous ces autres que le jour éclairait et à l’ombre desquels elle frayait en silence. Et cette femme sous le joug de laquelle elle s’escrimait à faire ses preuves.
 

 

les  Sach’avis

La toile aux alouettes

Génial polar de Lou Vernet!

Un grand bravo à toi ma Lou. Une chute comme je les adore! Une ambiance pesante à souhait! Ne passez pas à côté de la Toile aux Alouettes! Ou sinon vous manquerez quelque chose! Un tourbillon de mots si bien choisis qui vous mèneront dans une histoire que vous ne pourrez pas lâcher avant la dernière page!
Alors on fonce!!!

 

Sinon vous pouvez aussi retrouver l’avis de Ge,  ICI La toile aux alouettes – Lou Vernet 

Jeu 5 Épisode 8 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 8 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Et bien c’est incroyable mais on repart à Vannes,

punaise ils sont trop fort ces bretons

Et aujourd’hui c’est Sylvie qui nous parle de sa nouvelle librairie !


Coucou Geneviève,
Je prends enfin le temps de passer par ici et je vois que tu demandes à ce qu’on te parle d’une librairie qu’on aime bien 😉

Alors ça ne fait pas longtemps que je suis revenue vivre prés de Vannes et il y a plusieurs librairies dans cette belle ville, la grande librairie Cheminant, celle qui s’appelle « le silence de la mer« , et surtout la dernière, ma préférée : « l’archipel des mots« .

Cette dernière est toute petite mais sa libraire, Joss, est absolument extra.

Elle reçoit parfois des auteurs en dédicace et ensuite on va tous causer au bar du coin ( on a fait ça avec Gille Marchand et Erwan Larher). C’est hyper convivial et moi j’aime ça. Joss participe aussi à l’organisation du salon du livre de Vannes.

 

Librairie L’ARCHIPEL DES MOTS
21 place du général de Gaulle 56000 Vannes
Tél. 02 97 61 20 79

Son site ICI

Alors si avec mon blabla je participe à un concours, super ! Si c’est juste pour causer, ça me va aussi 😉

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne


Paris Brulera-t-il ? de Eric Robinne. Paru le  12 juin 2017 chez AO-André Odemard.   21€ ; (365 p.) ; 24 x 15 cm
4e de couv :
11 septembre 2009…
La date n’est pas choisie au hasard par le mystérieux groupe M3W pour adresser par mail un ultimatum au président de la République, Nicolas Sarkozy.
Si les conditions posées ne sont pas respectées, Paris pourrait bien « brûler » d’ici quelques jours !
……………………
L’auteure : Éric Robinne est né en 1955 à Rouen. Diplômé de l’Institut Supérieur Agricole de Beauvais, il devient ingénieur agricole, suit un parcours professionnel assez diversifié avant de finir comme directeur des restaurants administratifs de Paris à partir de 2004, partageant alors sa vie entre la Drôme où réside sa famille et la capitale.
Fan de cinéma, films d’actions, policiers, fantastiques, ses goûts littéraires se portent sur des auteurs aussi variés que Henning Mankell, Fred Vargas, Harlan Coben, Jean-Christophe Grangé, Maud Tabachnik, Jérôme Camut et Nathalie Hug ou encore Franck Thilliez. Il apprécie également les œuvres d’auteurs plus classiques tel Jean d’Ormesson, ou de journalistes comme Franz-Olivier Giesbert.
……………………
Extrait : 
“12 septembre, oH12 – Palais de l’Elysée
Maurice Poivrier était de permanence. Il n’avait pas le choix, car c’était son tour prévu dans l’organisation du Planning. Pourtant il aurait préféré être loin de l’Elysée, en cette nuit d’anniversaire du 11 septembre…”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Paris Brulera-t-il ? – Eric Robinne

J’ai découvert Eric Robinne l’été 2014 avec “Le silence des loups”.

Coup de poing !

Style incisif, moderne, un vrai bon polar français…

Plus tard, j’ai contacté Eric et un soir nous nous sommes retrouvés autour d’une petite bière !!

Depuis à chaque fois qu’Eric Robinne sort un roman c’est du plaisir assuré.

Avec ce nouvel opus, j’ai eu un peu peur, la diffusion à été un peu difficile, en effet il a fallu passer par un site participatif pour qu’il voit le jour…

Heureusement, j’ai pu retrouver l’un de mes héros préférés “Matthieu Guillaume” et ce pour mon plus grand bonheur !

Toujours ce mélange subtil de polar bien noir avec une actualité “brûlante”.

La saga va crescendo !!!

Pour ce dernier tome, le polar fleure avec le “film catastrophe”, tout va très vite, une course contre la montre, une course contre la mort, contre la mort de centaines de milliers de parisiens.

Restez bien calé sur votre siège, respirez un bon coup… C’est parti.

Jeu 5 Épisode 7 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 7 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Aujourd’hui c’est un épisode un peu spécial que nous vous proposons.

Et oui Gwenn aime trop les livres pour choisir…

Alors avec elle nous partons en Irlande mais surtout en Alsace là où vit Gween

Les librairie et les livres

by Gwenn

Coucou Geneviève! Merci pour le temps que vous prenez pour nous proposer articles, chroniques et concours! Comme Isabelle, je vous remercie pour les merveilleuses découvertes que vous nous proposez, c’est toujours un plaisir! Concernant le concours, j’avoue ne pas avoir pris le temps 😕mais toujours comme dit Isabelle ne t’arrête pas!

Ma librairie n’existe pas, car ce sont des librairies, des bibliothèques, des étagères, deux bouquins posés ça et là. Des lieux qui s’y prêtent, d’autres qui s’y prêtent moins, mais là où je vois un bouquin, je m’arrête!

J’aime la magie des libraires, comme j’aime la magie que peut provoquer les rencontres fortuites quand je croise quelqu’un avec un livre qui m’intrigue ou qui m’a plu!

Je retiens la majestueuse bibliothèque du Trinity Collège à Dublin

La bibliothèque du Trinity Collège à Dublin où je serais volontiers restée séquestrée rien que pour la beauté de ces étagères remplies d’ouvrages exceptionnels.

Je retiens aussi les belles libraires Kléber,

La librairie Kléber,de Strasbourg, une institution.

ou encore Bisey dans mon Alsace!

La librairie Bisey où a eu lieu une rencontre entre R.J Ellory et Ian Manook et c’est Yvan qui est aux commandes (FSN 2015)

Et petite dédicace à la librairie Mille Feuilles d’Altkirch tellement chaleureuse!

LIBRAIRIE, CAFÉ & BAR À VINS

1 PLACE GOUTZWILLER / ALTKIRCH

MAR > VEN  |  9h > 12h — 14h > 18h30
SAM  |  9h > 17h

La librairie indépendante Mille Feuilles vous invite à venir découvrir ses ouvrages et breuvages dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Bar à vins, café, et petite restauration vous sont proposés dans ses 80m² en plein centre ville d’Altkirch, dans le Sundgau.

 

Et je n’oublie pas les Espace Culturels, les FNACS car ce sont aussi les livres!
Où que je sois, dans ces endroits, je me sens chez moi.
Merci à tous les libraires et bibliothécaires qui font vivre les livres!

Oublier nos promesses – Elsa Roch


Le livre :  Oublier nos promesses de Elsa Roch. Paru le 7 février 2018 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€90 ;  (347 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Dans Paris, la nuit, un flic et des vies brisées.

Emma Loury aimait les causes perdues et dangereuses. Emma vient d’être découverte, sauvagement assassinée, dans son appartement du IVe arrondissement. Son amant, un officier français de retour d’Afghanistan, s’est enfui. Le coupable idéal.

Le commissaire Marsac se plonge dans cette enquête avec rage : de l’avis de tous, Emma était une personnalité solaire et une excellente journaliste indépendante, qui se battait pour les femmes et contre la traite des êtres humains. Marsac se demande si la vraie raison de sa mort ne serait pas là. Mais alors pourquoi son compagnon a-t-il fui ?

Jérôme a fui parce qu’Emma était toute sa vie, son dernier lien avec ce monde qu’il ne comprend plus. Il a fui parce qu’il est malade, plongé dans un syndrome post-traumatique, flirtant avec la folie. Il veut massacrer l’assassin comme Emma a été massacrée.

S’engage alors une double chasse à l’homme dans un Paris insoupçonné, en proie aux trafiquants. Jérôme combat le mal par le mal et Marsac par la loi. Qui retrouvera le meurtrier d’Emma ?

« Une équipe de flics aux abois, une enquête qui piétine, des gueules cassées, traumatismes de guerre et blessures d’amour… la plume poétique d’Elsa Roch emporte tout sur son passage et nous dépose, exténués, au bord de la folie des hommes »
Michale Corbat, libraire, Espace culturel Leclerc, Belfort

L’auteur :  Elsa Roch écrit depuis son enfance, de la poésie d’abord. A l’adolescence, une rencontre  change sa vie, celle d’une petite fille autiste dont elle s’occupe pendant son temps libre. C’est ainsi que naît sa première vocation, et qu’elle devient  psy, avec pour spécialisation les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, et les addictions.  Parallèlement elle écrit toujours, et la découverte de Lehane, James Lee Burke, Fred Vargas… est un déclic.  Désormais elle écrira des polars. « Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. » Elle vit près de Grenoble

 

Extrait :
« Un salon aux murs blancs, parqueté de bois blond patiné par le temps. Des bibliothèques ouvertes sur trois murs. Un canapé de cuir brun, au centre de la pièce, recouvert de coussins multicolores, face à une imposante malle en bois d’usage qui devait servir de bar à en juger par les bouteilles d’alcool jonchant le sol, à côté de cadavres d’ordinateur et de portable. Et la vision insensée qui les paralysait  : le corps dénudé d’une jeune femme massacrée, recroquevillé dans le coffre. Sur son ventre lacéré semblait s’agripper une petite masse noircie et desséchée. »

 

Le post-it de Ge

J’ai lu le premier roman d’Elsa Roch, Ce qui se dit à la nuit. J’ai aimé ce premier roman à la voix originale et finement maîtrisée. Et puis j’ai zappé et oublié de vous en parler. Heureusement Ophélie a réparé mon erreur. Elle nous en donne son ressenti de Ce qui se dit à la nuit, ICI. En plus elle vous le dit mieux que je ne l’aurai fait, alors….

Mais revenons à notre sujet, quoique nous ne l’ayant pas vraiment quitté, revenons à ce second roman.  , un titre qui somme comme un ultimatum.

Oui, Oublier nos promesses et retournons à Paris durant été 2010. La journaliste Emma Loury est retrouvée sauvagement assassinée. Jérôme Pieaud, son amant, un militaire de carrière n’est pas revenu cabossé de sa dernière mission, non, pire il a totalement perdu pied depuis l’Afghanistan. Aussi fuit-t-il la police dés qu’il apprend le drame, se sachant le coupable idéal. 

Jérôme déjà broyé par les guerres successives qu’il a enduré souffre d’un grave syndrome post-traumatique qui lui embrouille l’esprit et l’a plongé dans l’alcool ! La perte d’Emma le fait basculer dans une sorte de folie sourde. Il n’y a plus rien qui le retienne à la vie ! Aussi veut-il a tout pris connaitre la vérité et venger la mort de son amour perdu.

De son coté le commissaire Marsac se voit confier l’affaire.  (petite parenthèse, quel plaisir de retrouvé Marsac, ce flic tellement attachant qui poursuit sa quête personnelle, celle de comprendre ce qu’il est advenu de sa petite sœur Solène disparue alors qu’ils étaient enfants) Lui aussi est cabossé, usé par la violence qu’il côtoie au quotidien dans son métier.  Aussi va-t-il se plonger dans l’histoire de cette journaliste indépendante et engagée qui se battait contre les violences faites aux les femme. 

Avec sa nouvelle équipe de flic parisienne, il va tout faire pour retrouver lui aussi l’assassin d’Emma avant Piaud? Il va tenter de comprendre cette jeune journaliste d’investigation, elle aussi engagée dans un combat singulier contre les mafias qui gangrène la capital française.

Entre Marsac, Jérôme et le meurtrier une  terrible chasse à l’homme s’engage. Une chasse à l’homme que  va vivre intensément. Elsa Roch va nous emporter avec elle. Elle va nous ouvrir les porte des âmes meurtris, des esprits torturés. Elle qui sonde si bien la personnalité de chacun de ses personnages. Elle qui les a ciselés pour nous. Elle qui connait si bien les ressorts des esprits retords.

On va vivre nous aussi une immersion total dans un Paris insoupçonné, entre les différents trafics qui empoissonnent et emprisonnent les plus faibles et enrichissent les plus pervers. Les plus détraqués et manipulateurs d’entre nous. Et on ressortira de cette course poursuite, éreinté, fourbu totalement groggy. Exténué par la folie des uns qui les poussent à exploiter la faiblesse des autres. 

Bravo madame Elsa Roch, votre écriture m’a submergée d’émotions dingues et de sensations folles. Vous m’avez totalement bluffée une nouvelle fois !

Retenez ce nom amis polardeux : Elsa Roch. A n’en pas douter voici une nouvelle voix du polar français avec laquelle il va falloir compter ! Foi de Porte Flingue

 Voilà une auteure que je passerai bien à la question. Ou mieux qui mériterai une garde à vue afin d’être soumise au feu des questions des flingueuses. A réfléchir …

 

Concours : Un Exquis Cadavre Exquis chez Collectif Polar


le-cadavre-exquis

Concours : Un Exquis Cadavre Exquis chez Collectif Polar

Un cadavre….oui mais un cadavre exquis !

 

Pour les 3 ans du Blog, nous ne sommes jamais à court d’idée pour faire danser vos neurones au son de la créativité.  Nous vous proposons aujourd’hui un cadavre exquis. Inutile de sortir tout de suite votre panoplie complète du parfait légiste reçu au Noël dernier, il n’est pas question de dissection !

cadavre exquis 1

Donc un cadavre exquis, KESAKO ?

C’est à l’origine un jeu littéraire où chaque participant ajoutait un mot à une phrase dont il ne connaissait ni le début ni la fin. Seuls les joyeux drilles du mouvement surréaliste du 54 Boulevard du Château pouvait inventer un tel amusement ! Par la suite, le jeu a évolué. Ainsi en 1931 douze auteurs se sont emparés du principe pour écrire un roman policier L’Amiral Flottant. La différence avec le jeu d’origine, c’est que chacun connaissait au moins la contribution du précédent auteur !

scéne de crime cadavre exquis

Au Collectif Polar, nous vous proposons donc de participer à la création de notre nouvelle sur ce principe. Un auteur va lancer l’histoire et à chacun et chacune d’entre vous de  la continuer en apportant revirements, compléments d’enquête, un brin d’humour, de noir, le sel de l’histoire ! Le plus beau, c’est que des plumes du noir que appréciez contribueront à la conception de notre cadavre ».

 

Pas de panique, les règles sont simples :

 

Vous vous inscrivez sur le mail collectif.polar@gmail.com et il vous sera attribué un numéro de passage pour l’écriture de votre contribution au cadavre !

Ensuite il vous faudra tel un feuilleton suivre le cours de l’histoire sur le blog. Lorsque le numéro précédent le vôtre sera publié il vous faudra vite inventé la suite.

Votre tour est arrivé : vous écrivez un feuillet d’environ 1500 caractères espaces compris (300 mots approximativement ). Pour les novices, dans Word, Outils -> Statistiques, ce sera votre nouvel ami.

Notre porte flingue nous souffle jusqu’à 400 mots maximum.

Vous aurez alors 48 heures pour nous la renvoyer.

Pas de pression, du fun, du fun, du fun sauf peut-être pour les personnages de ce cadavre Collectif Polar !!

N’oubliez pas,  vous devez être abonné au Blog pour pouvoir participer à l’autopsie de notre cadavre.

Et vous avez jusqu’au 5 mai pour vous inscrire.

cadavre exquis scène de crime&

 

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4


La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 4

Vendredi   20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

4e audition par Geneviève, le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV pour ceux qui arriveraient en cours de route qu’est ce que c’est ?

GAV ou Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


Avant de démarrer cette 4 auditions, je veux que nos lecteurs zé nos lectrices  puissent avoir accès au 3 précédentes :

La première avec Ge, notre porte flingue aux commande ICI

La deuxième avec Danièle aux commande, là

La troisième avec Aline à la barre, Ici

 

Reprise des auditions

Guy : coucou…

Geneviève : Et voilà sortie de la bibliothèque.

 Guy : 👍

 
Geneviève : Le temps d’enfiler mon costume de double maléfique et je suis prête !
 
Guy : je patiente
 

Geneviève : Voilà, voilà 

 

GVL (mon double maléfique) : voilà je suis là ! Alors on peut démarrer maintenant mais il y aura forcément des coupures !

 

 Guy : ok

 GVL (mon double maléfique) : Et bien, top départ pour le  dernier interrogatoire.

Alors, Guy,  je voudrais proposer un petit jeu pour démarrer.Tu veux bien ?

 

Guy :go on

 GVL : Serais-tu prêt à soumettre Anselme Viloc au questionnaire de Proust ? 

Enfin un questionnaire de Proust revisité.

 Guy : allez…

 GVL : Quel est son principal trait de caractère ?

  Guy : inquiet…

 GVL : Quelles sont ses qualités ?

Deux ou trois me suffisent.

 

 Guy : persévérance, fidélité et curiosité…

 Geneviève toujours dans le coin : 👍

 GVL : Ses principaux défauts ?

 Guy : manque d’ambition.

et pas de bon sens…

 

GVL : Lesquels partage-t-il avec toi ? Qualités et & Défauts ?

 

 Guy : le bon sens commun…

 Eppy Fanny👍

 GVL : Si tu devais choisir un personnage de fiction s’il devait d’incarner à part lui-même lequel serait-il ?

 Guy : dans le polar ?

 GVL : Non pas forcémentBd, cinéma, littérature…

 Guy :  je cherche

 GVL : Non ne cherche pas il faut que ça devienne comme ça là tout de suite !

Guy : Morse

  Danièle : Zorro ?

 Eppy Fanny :😆

 Geneviève et Aline👍

 

 Guy :  il n’a pas d’équivalent en fait…

 GVL  : Allez Guy. Vas y balance !

 

Guy : je t’ai dit l’inspecteur Morse

jeune…

 

Geneviève👍

GVL : Ok !

A-t-il peur de mourir pense t-il souvent à la mort  ? point d’interrogation ?

 Guy : non aucune appréhension… ce n’est pas son souci…

GVL : Quelle est la plus belle réussite ?

 Guy : son intégration

GVL : Tu peux développer comme dirait Aline

 

Aline👍

Guy : la réussite de son intégration sur le Bassin suite à ses gros déboires familiaux et professionnels du côté de Chambéry… il est arrivé en loques dans un pays inconnu, seul… il a dû d’emblée régler une affaire de disparition… et ce ne fut pas de la tarte… grâce à ses qualités d’écoute et de fidélité il a pu s’intégrer au tissu social du coin… et ça l’a sauvé…

GVL : Un mec discret mais sociable en somme ?

 Guy : oui très sociable grâce en partie à sa dernière famille d’accueil à Chambéry…

 GVL : Oui tu as raison et  il est temps de parler de tes romans

Pourrais tu me le décrire physiquement ?

 Guy : pas très grand, pas costaud, 1,65 pour 56 kilos, attaches fines mains de pianiste, une vrai brute…

 Eppy Fanny et Geneviève😆

 
GVL : Ensuite j’aimerais que tu me cite les titre de tes romans dans l’ordre chronologique de l’histoire, des histoires et que pour chacun d’eux….
Tu me donnes en deux ou trois phrases l’envie de les lire…
 
GVL : Je ne suis pas certaine, Guy que tu es entendu ma question !
Alors je disais peux-tu me donner les titres de tes romans dans l’ordre chronologique
Et pour chacun d’eux me donner en deux ou trois phrases l’envie de les lire
Je sais l’exercice n’est pas facile
 
Guy  : Flic de papier : un altruiste, handicapé des autres inquiet en permanence du bien -être de mon voisin, un autiste de l’affectif qui va se retrouver perdu dans un pays inconnu à débusquer un meurtrier…
 
Danièle et Geneviève :👍
 
GVL  : en voilà un,  au suivant
 

 Guy : Fausse Note : à partir d’un cauchemar il va enquêter sur la disparition d’une jeune fille… parallèlement un jeune virtuose de 6 ans erre dans un camp de la campagne polonaise en 42… son appétence pour l’observation va contribuer à sa réputation de dénouer d’énigme qui commence à lui coller à la peau…

 Danièle en mode Fan😍

 
Geneviève, Eppy Fanny et Aline👍
 
GVL : Ok tout bon
 

 Guy : A la place de l’autre : une jeune femme en position de lotus, extatique sur une plage de l’océan répétant sans cesse « je sais où est mon fils, je sais où est mon fils »… après les examens médicaux d’usage, problème: elle est vierge… Anselme se met en marche…

 Geneviève, Danièle et Aline qui suivent attentivement: 👍

 
GVL : Encore bien jouer !
 

 Guy : 👍

Même le Scorpion pleure : un sourire mal venu lors de l’enterrement de son ami Augustin augure d’une cascade d’ennuis pour le moqueur… la recherche de ses origines car né sous X va précipiter la chute d’une l’entreprise maléfique…
 
Geneviève😮
 
GVL : Que de mystères…et d’étrange.
 

 Guy : 4 chefs d’oeuvre…

 

Geneviève, Danièle, Eppy Fanny👍
 
GVL :  😂La série des Viloc s’arrête à 4
 

 Guy : pour l’heure oui… le prochain va l’emmener dans la région parisienne Bougival, Argenteuil, Asnières…

 

GVL : Ça je crois que tu nous l’as déjà avoué
Tes autres romans sont plus personnel ?
 

 Guy : sans doute mais sous la torture je ne sais plus où j’en suis…

 
GVL :  Alors …J’ai presque envie de te dire est-ce que  tes autres romans sont plus intimes ?
 

 Guy  : le premier se passe en 1956, il y avait tout juste la télé et encore et c’est l’histoire d’un gamin de 11 ans médium dessinateur… en croquant les personnages il pouvait deviner leur destinée mais uniquement lorsqu’il avait des fourmis dans les doigts…

 

GVL : Tu n’avais pas 11 ans en 56 du coup tu réponds pas à mes questions !
 

 Guy :  Le choix de Victor est à la fois plus complexe et plus personnel… il s’agit de la recherche du bonheur à travers trois choix de vie proposées à un jeune homme solitaire cherchant du travail dans le Bordeaux sale des années 78… là je convoque un chat de gouttière et les Parques… drôle de mélange… mais ça fonctionne… ma belle-mère n’y a rien compris… 😉

 Danièle😆

 
Geneviève et Eppy Fanny😮
 
GVL : Les flingueuses me soufflent quelques questions dans l’oreillette je crois qu’elles voudront te les poser à la fin de cette audition.
 

 Guy :  non mais j’ai la nostalgie de cette époque je me souviens très bien de cet hiver rigoureux, du début de la télé , des jeux de bille et des courses à travers champs qui constituaient nos distractions… j’avais un ami très bon en dessin alors j’ai un peu triché avec les dates ( anachronique)

 Geneviève et Eppy Fanny👍

 GVL : Oui en 56 la Garonne charriait des glaçons
Guy : 👍 . En 78 j’étais en plein dedans si ce n’est que j’avais un bon job… mais j’aurai voulu avoir la recette du bonheur, hélas je n’avais pas de chat…

 

Eppy Fanny👍
 
Guy : bonheur et libre arbitre le Choix de Victor
 
GVL : Mais revenons à Anselme si tu veux bien
 
Guy : 👍
 
GVL : Quel regard porte-t-il sur ses lecteurs ?
 

 Guy : affectueux

un handicapé de l’affectif…
 
Geneviève😮
 
GVL : Le voilà bien
 

Guy : pas facile pour tout le monde…

 

GVL : Et partage tu son sentiment ?
 

 Guy : oui, peut-être moins poussé que lui, quoique…je n’aime pas le conflit… mais je ne le fuis pas…

 

GVL :Comment appréhende tu les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?
 

 Guy : j’adore les conférences où je peux m’exprimer longuement, j’abhorre les dédicaces derrière une table ne sachant absolument pas vanter la qualité de mes textes ( c’est trop court, l’éphémère me fuit)

 

GVL : Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice
 

 Guy : les gens connus n’ont plus ce problème de vendeur de salade…

 

GVL : Pas faux
Mais tu aimes les challenges ? Non ?
 
Eppy Fanny👍1
 

 Guy : à Gujan… un homme… il achète mon dernier roman à l’époque c’était A la place de l’autre, le lendemain il achète tous mes bouquins… sympa… il l’avait lu dans la nuit…

 

Eppy Fanny et Danièle😍  ; Geneviève😮 ; Aline👍
 
GVL : Et rester assis derrière une chaise à attendre le lecteur s’en est un sacré non
 

 Guy : oui mais c’est comme inviter une fille à danser, je n’y arrivai pas… là c’est un peu pareil… j’ai l’impression de me prostituer… même si le terme est un peu fort j’avoue…

si la personne vient vers moi, c’est bon…
 
Eppy Fanny👍
 
GUY : mon premier job chez Ford était Acheteur 😉
 
Eppy Fanny👍
 
GVL : Dis-moi tu nous a évoqué rapidement comme ça un changement d’éditeur prochain
Mais ne viens-tu pas ton changer?
Vise-tu un éditeur national ?
 

 Guy : si le Scorpion est passé sous la bannière Cairn et j’en suis ravi… Vents Salés m’a permis d’être distribué sur le Bassin mais maintenait il faut s’étendre…

 Eppy Fanny👍

 

Guy :  Editeur national ? complicado… trente ans, le regard de braise, la mèche rebelle, le discours bien huilé et roule ma poule… 😜

si vous en connaissez un qui donne dans l’ancien… 😉
 
Eppy Fanny et Danièle en mode fan : 😆
 
Guy :  tu penses bien que j’ai passé au crible tous ces nationaux… d’abord les 3/4 ne te répondent pas et les autres trouvent ma prose trop en retenue… normal vu la tendance actuelle… mais Cairn diffuse très bien et il vaut mieux être premier chez cairn que dernier chez Gallimard, ça c’est sûr…
 
Geneviève, Eppy Fanny et Danièle👍
 
GVL : Pour l’ancien compétiteur que tu es je trouve que tu baisses bien rapidement les bras
D’ailleurs je crois que les flingueuses veulent te poser quelques questions là-dessus sur le rapport conflit compétition je leur laisse la parole
Les filles c’est à vous
Personne ?
 

Eppy Fanny : Suis là

 

Danièle : effectivement … Guy tu dis que tu n’aimes pas le conflit mais la compétition est un conflit comme le dit @Aline à double titre contre les autres et contre soi-même ?

 Aline👍

 

Danièle : alors que dit l’ancien pro de golf ? 😉
 

Guy : je peux l’affronter sans l’aimer question de survie mais au bout d’un moment je me lasse sachant que je n’ai pas tous les atouts dans ma main… quelque fois il faut être lucide…

 GVL : Je peux aussi répondre à cette questions

 Danièle😆

 GVL : Enfin celle du sport et de la guerre.

 Guy : 👍

  Eppy Fanny : 👍 – Guy je sais que tu as une passion pour Zorro. Qu’est-ce qui te fait vibrer chez lui ? Le côté héros, qui comme Superman, a une double identité ? Si oui pourquoi ? Ou tout simplement le ferraillement des lames, car une de mes amies m’a susurré dans le creux de l’oreille que tu avais fait de l’escrime ? de l’équitation ?
 Guy : oui j’ai tout fait escrime équitation golf mais justement on sait où on en est… il est des moments où il faut abandonner quand le challenge est insurmontable… et concernât les éditeurs si Bunel tombe amoureux de mon flic alors là j’aurai une chance…

 Geneviève, Danièle et Eppy Fanny👍

 Eppy Fanny :  L’amie qui m’avait informé se prénomme Catherine et il me semble que tu la connais très bien.

 Danièle😆

 Eppy Fanny : Mais quid de ta passion pour le Renard ?
 

 Guy : Zorro me plait pour ce qu’il représente, une époque, une dérision et la récurrence du dimanche soir avec des gens comme moi, même esprit même sens de l’absurde et de l’amitié…

 Geneviève👍1

  Eppy Fanny : Il est vrai que nous passons souvent nos dimanches soir ensembles 😉
 

Guy : 😍 sans doute à cause du corbeau qui est l’animal le plus intelligent de la terre…

 Danièle : et le poulpe … de la mer !

 Guy :  pas encore sélectionné pour un Poulpe… ça m’étonnerait, ce n’est pas mon style…

 Danièle😆

 
Geneviève : Ça me fait penser à 2 livres que j’ai beaucoup aimé votre conversation sur le corbeau et Zorro. L’un s’appelle le masque de Zorro et l’autre La mélancolie des corbeaux. 2 très bon romans que tu devrais aimé Guy !
 
Eppy Fanny👍
 

 Guy : le poulpe va remplacer l’homme… vous le savez ?

 GVL : Oui dès qu’il aura retrouvé la mémoire

 Danièle : le poulpe ou le scorpion ?

 Guy : trouvé d’abord… il s’y emploie

 

GVL  et Geneviève :👍1
 

Eppy Fanny : Et te retrouves tu dans la dualité du personnage (Diego/Zorro) ? Guy et tes héros de papiers prenant le relais pour défendre les plus faibles ?

 

  Guy : Danièle, le scorpion est trop instinctif…

 Danièle :  mais il résiste aux radiations …

 Guy : 👍 j’aime cette idée à 2 balles mais ça me va…
le scorpion se mutile… heureusement que le Gémeaux le calme
 
GVL : Attention les enfants vous nous perdez là !
 
Eppy Fanny 👍
 

 Guy : un peu oui 😉

 Danièle :  OUi Cheffe … je sors !

 

Eppy Fanny😆
 
GVL : La GAV n’est pas terminée !
Bon si vous n’avez plus 2 questions je propose 2 conclure avec les deux questions rituelles
 

Guy : Cairn a crée pour ce texte une nouvelle édition Polar Cairn car il ne me entait pas dans du Noir au Sud…

 Eppy Fanny et Geneviève : 👍

 GVL : Les flingueuses vos dernières cartouches. Alors ?

 Fanny : N’ayant pas encore lu Guy rien de plus.

 Guy : 👎

 GVL Ok Eppy.
 Danièle : Moi j’ai dit Cheffe… Je suis sortie

  Eppy Fanny :  Mais ça arrivera

 Geneviève et Guy👍2

 Eppy Fanny : Vos échanges m’ont titillée
 
Guy : 😍1
 
GVL (toujours pragmatique) : Alors terminons en ! Place au questions rituelles de fin !
@Guy as-tu un coup de cœur à nous faire partager ou à partager avec nous
 

Guy : oui déjà pour ces échanges… je n’ai pas trop l’habitude de me mettre en scène de cette façon et plus généralement pour tous les libraires indépendants qui se débattent dans cet océan affairiste qui me semble bien loin de la littérature… c’est aussi un coup de gueule 😉

 

Geneviève et Eppy Fanny 👍
 
GVL : Ça tombe bien car maintenant c’est un vrai coup de gueule que je veux !
  Guy : j’ai peur de la littérature industrielle avec l’arrivée de textes écrits par des ordinateurs prenant en compte tous les algorithmes pour séduire un large public… beurk…

 GVL : Et comme c’est toi du coup je déroge aussi à la règle et je ne résiste pas à une dernière question.

Quelle place prend le paranormal l’ésotérisme l’occultisme appelle-le comme tu veux dans ta vie ?
 

 Guy : une certaine place dans la réflexion… j’ai testé comme tu le sais des régressions;.. le résultat s »est avéré positif… mais je garde les pieds sur terre tout en restant curieux de tout…

 GVL : Merci beaucoup Guy. Pour tout ce que tu nous a donné

 

Eppy Fanny : Je me joins à la patronne pour te remercier

 

GVL : Ce fut une GAV singulière
…Inatendue
 

 Guy : c’était bien et je ne le regrette pas… merci à vous toutes, vous méritez de lire des bons textes… mais tous les goûts sont … à bientôt sur un salon… bises

 Geneviève  : Un beau moment de partage.

 
Eppy Fanny et Guy Rechenmann : 😍
 
GVL : Oui maintenant , Guy, il ne me reste plus qu’à te rencontrer.
 

 Guy : itou… 😉

Eppy Fanny👍  

Danièle : Merci Guy et à bientôt … le 26 à Fargue. 

 

Guy, Eppy 👍
 

GVL : Attention je surveille. 😉

 Eppy et Guy : 😆

 Geneviève : Moi aussi je vous ai à l’oeil ! A Fargues,  pour le salon des psychopathes du polar !

 Fanny : Pour ma part j’espère l’an prochain mixer un séjour chez mes parents et passer vous voir sur le bassin
Guy : 👍 quand tu veux…

Eppy Fanny😘

 
GVL Allez 19h34 fin de la garde à vue. Laissez partir le prévenu même si il tente de corrompre les flingueuses.
 
Eppy Fanny😆
 
Geneviève : Quoi les flingueuses sont corruptibles. Non je ne peux pas le croire !
 
GVL : Ne dis pas que je ne t’avais pas mise en garde Ge
 
Guy sous le charme des flingueuses😍
 
Eppy Fanny et Danièle,se moquant de leur porte flingue : 😆
 

Fanny : Même pas. Un projet avec Catherine depuis l’an dernier.

 
GVL et Geneviève en coeur : Je ne veut rien savoir je ne veux pas être complice….
 
Eppy Fanny😆
 

 Aline : Merci Guy pour votre disponibilité, vos réponses qui ont titillées l’esprit… au plaisir de vous lire .

Ps : soignez bien la girafe 🦒 . 😉
 
 Les flingueuses😆
 

Guy : Ravi moi aussi… ps : j’ai commandé un nouveau peigne 🏋️‍♂️

Aline et les autres Flingueuses😆

Geneviève : Merci à toutes

Fin officielle de ces 48 heures de GAV !

Merci aussi à vous aussi ami(e)s lecteur zé lectrices de nous avoir accompagnés ses 2 derniers jours.

Et demain ce sera L’Exquis Cadavre Exquis de Collectif Polar  !

Soyez au Rendez-Vous !

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3


 La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 3

Vendredi 20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

3e audition par Miss Aline notre impatiente Flingueuse

aline flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann

guy Rechenmann&

07:54
 
Aline : Bonjour
 
Guy : bonjour…
 
Aline : Ah bonjour Guy,
 
Guy : tout va bien ?
 
Aline : moi oui… c’est vous qui êtes en garde à vue, remis de votre première journée d’interrogatoire ?
 
Guy : oui, pas de problème, séance de gym, douche et je suis fin ready…
 
Aline : ok alors c’est parti …
 

Guy :👍

 

Aline : vous disiez hier que des personnes du milieu littéraire vous on encouragé à poursuivre sur la voix de l’écriture. sans ces encouragements auriez vous poursuivis et en plus vers le polar ?
 
Guy : certainement pas, étant à mille lieux de penser que mes écrits pouvaient intéresser quiconque…
 
Aline : alors pourquoi l’avoir fait ? pour ne pas les décevoir ? pour essayer tout de même ?
un défi à relever ?
 
Guy : c’est ça, je suis compétiteur dans l’âme… une espèce de défi…
 
Aline : plutôt réussi ce défi !
vous nous avez dit ne pas être un bon lecteur de polar, ne pas être rivé aux infos … où puisez vous vos idées pour écrire ?
Geneviève : 👍 j’arrive, je vous surveille !
 
Guy : disons que j’emmagasine bien les infos et que mon imaginaire est assez développé… je suis en fait assez facétieux et je surprends toujours mon monde par des réflexions et des attitudes particulières et cela depuis toujours… il ne m’a pas été difficile de retranscrire cela sur papier…
 
Aline : retranscrire… écrire pour vous c’est « raconter une histoire » ou « délivrer un message » ?
 
Guy : non je ne suis pas un moralisateur je déambule simplement avec mes neurones actives dans le quotidien et trouve toujours une porte qui s’ouvre sur un étonnement…
 
Aline : Pensez vous que les romans (polar ou tout au genre de littérature) soit bien « placés » pour dénoncer ou juste mettre en lumière un fait de société (beaucoup de roman parle de manière plus ou moins développés / accentué des migrants, par exemple ). pensez vous qu’un auteur est se « rôle » là à jouer ?
 
Aline : Je crois que je suis en train de perdre notre prévenu…. quelqu’un peut il lui apporter un café, svp.. merci 🙂
 
Guy : 😍
 
 
GVL : @Guy pas de souci au moins ?
 
Guy : 👍
 
 
 
Guy : les migrants sont un sujet éternel… ma famille juive autrichienne a été viré fin du 19ème… elle a atterri bon an mal an en Lorraine … de là, un coup allemand, un coup français… certains ont combattu pour les boches les autres pour les français… l’intégration a été compliqué…obligé de laissé tomber la religion… etc etc… et ce n’est que mon tout petit cas… alors bien sûr média et réseaux sociaux aidant le phénomène a pris une ampleur internationale… la situation est évidemment préoccupante, tout le monde en parle… je ne suis pas sûr qu’un auteur ait un rôle fondamental à jouer dans la résolution du problème… mais ça colle à l’actualité et c’est vendeur… voyez plutôt le nombre détente sur la jungle…mais ce n’est que ma vision…
 
Guy : non mais ma réponse est longue…
guy Rechenmann&&&&&&&
 
 
Geneviève et Aline : 👍
 
 
Geneviève :Rassurée je suis !
 
Guy :😆1
 
Aline : moi aussi !
 
Guy : 👍
 
 GVL : Et moi donc !
 
 
Aline : bon tout le monde est donc ok … on poursuit.
Geneviève  : 👍
 
Aline : vous venez d’évoquer le « c’est vendeur »… vous utilisez un personnage récurent Anselme . pourquoi ? facilité ? effet mode ?
 
 
Guy : après Flic de papier beaucoup m’ont dit que je tenais un personnage… je n’avais pas l’intention de faire une suite… alors je l’ai gardé pour Fausse Note où je rends hommage à un ancêtre… et puis finalement le personnage s’est glissé en moi et depuis je vis avec lui et je lui fait subir mes préoccupations…
 
Aline :on dit souvent qu’un auteur laisse une part de luit dans ses écrits … alors Anselme c’est vous ? complètement ? partiellement ?
une manière de laisser une part de vous au monde ?
 
Geneviève et GVL :👍
 
Guy :oui bien sûr physiquement non mais il est dans le doute, pas sûr de lui, a besoin d’écouter… et se consacre à sa famille, très important pour lui…
oui je laisse une tracounette…
 
Geneviève :C’est tout toi ça Guy quoique tu me paraît beaucoup plus positif que lui
 
Aline :vous mettant sur papier cela vous aide -t-il dans la vraie vie à mieux vous comprendre, évoluer ?
 
Guy : le travail a été fait avant… quand Anselme est arrivé de manière bassement commerciale je dois avouer ( effet de mode 😉 ) car je me suis aperçu qu’un flic était plus lu qu’un bûcheron canadien, je disais donc quand Anselme est arrivé tout allait bien… mes affres étaient derrière moi…
 
Aline :vous avez dit hier  » les gens heureux n’écrivent pas … sinon à leur grand-mère » pensez vous qu’un « bon » auteur doit être un auteur qui a souffert, souffrant ?
 
Guy :si vous regardez bien le bonheur n’intéresse personne… les gens heureux boivent un café et lisent mais sur quoi voulez vous qu’ils écrivent… déjà mes textes ne sont pas reconnus comme des polars dans les milieux autorisés parce que pas assez durs, gores, clivants etc…
 
Aline :Agatha Christie non plus n’a pas fait dans le gore, le dur etc et pourtant elle est toujours là, toujours lu.
elle est surtout dans « l’analyse » de l’humain, de ses motivations etc. Après polar ou pas polar c’est juste une case il me semble. un code de société tout comme les dixtats de la mode.
 
Guy :ça c’était avant Le silence des agneaux… le phénomène déclencheur… Maigret aussi n’est pas gore et j’adore… c’était avant… les polars américains des années 60 étaient soft aussi…
 
Aline :vous pensez que ce « style » n’a plus sa place aujourd’hui ?
 
Guy :cela dit il y a toujours une place pour le mentalisme et là que je me trouve…
actuellement 70 % sont des polars saignants Thilliez, Giebel, Favan, Saussey, et j’n passe… mais ils le font très bien… j’en suis bien incapable…
 
Aline : il en faut pour tous les goûts. certes ils le font bien certes et ça répond surement au goût du jour. mais il y aura toujours de la place pour un Hercule, une miss Marple, un mentaliste etc. car tout le monde ne goûte pas au même source.
 
Guy : oui j’en suis persuadé… moi je ne peux écrire autrement que par ellipse, poésie et réflexions devant une étendue ( eau, neige, glace)…
 
Aline : justement c’est comment une journée d’auteur pour vous ? vous écrivez à quelle moment ? où ?
vous avez des rituels d’écriture ?
 
Guy : pas de rituel du tout…
guy Rechenmann&&&&&&&&
 
Aline :pouvez vous développer ?
 
Guy :j’emmagasine mes idées et je reste plusieurs mois sans écrire et quand tout est bien clair dans ma tête, en avant…toujours des chapitres courts, je ne note rien comme plan, l’écriture se développe naturellement un peu comme l’écriture automatique… après en revanche je retravaille beaucoup le style et les mots
 
Aline : d’accord donc un travail cérébral puis la mise en page .
votre épouse est-elle votre première lectrice ? ecoutez vous ses remarques ? et surtout les mettez vous en places ?
 
Guy : gros travail cérébral… en ce moment j’ai deux sujets en tête… alors je discute beaucoup avec les uns avec les autres et petit à petit la trame se met en place et je pense que je lâcherai les chevaux au début de l’été…
 
Aline : pas de vacances pour vous alors ?! 😉
entre le travail cérébral, la mise en écriture, les corrections etc .. il vous faut environ combien de temps pour achever un roman ?
 
Guy : oui c’est ma première lectrice… c’est compliqué mais utile… elle m’encourage indéniablement… j’ai déjà dit que j’écrivais en grande partie pour lui faire plaisir… elle trouve que j’ai un style bien à moi… alors, allons y… faire ça ou peigner la girafe …
 
Aline :ça sera plus compliqué de peigner la girafe.. il faut déjà avoir une girafe puis un grand escabeau… lol.
*
Guy et Geneviève :😆
 
Guy :une bonne année est nécessaire mais maintenant qu’Anselme est sur les rails, il faut que je passe un peu de temps à le faire connaître…
vous m’aidez en cela…😉
 
Aline :👍pourquoi dites vous que c’est compliqué mais utile cette première lecture ? parce que c’est votre Dame qui lit ?
 
Guy : parce qu’on a pris l’habitude de travailler chapitre par chapitre et on se bagarre souvent… la discussion est parfois houleuse… mais tout va bien 😉
elle ne sait jamais où je vais donc il y a conflit…
 
Aline : normal, c’est une lectrice de polar . elle attend surement un certain déroulement, des automatisme dans la révélation etc..
écoutez vous ses « conseils » ?
 
Guy : pour le prochain je vais espacer les lectures…
non elle ne lis pas de polars à part Vargas… mais elle lit 2 à 3 bouquins par semaine et anime un apéritif littéraire…
 
Aline : tiens il faudra nous présenter votre Dame !
👍
 
Guy : j’écoute bien sûr mais je ne réalise pas tout le temps…
vous n’êtes pas amie avec elle sur FB?
 
Aline : A vérifier…
pourquoi vous ne réalisé pas toujours ? parce qu’elle va a l’encontre de ce que vous voulez écrire ? parce que vous pensez qu’elle a tort (mais au fond de vous vous savez que les femmes ont toujours raison ! lol) ?
 
Geneviève : Moi je le suis et je la suis. Et il faudra aussi que je la passe sur le grill
 
Aline :moi aussi Geneviève, j’avais pas fais le rapprochement.
 
Guy : oui elle ne connait pas le dénouement… mais à la fin en lecture finale, c’est à nouveau la guerre 😉
 
Aline :l’éternel les hommes et les femmes ne vivant pas sur la même planète.
 
Guy : parfois oui
 
Aline :Geneviève as tu quelques choses à ajouter ? Danièle .?
 
Guy :oui parce que j’ai les courses à faire 😉
 
Aline : lol
 
Danièle :Moi c’est ok .. ce soir ?
 
Geneviève :Pas de course puisque tu es en GAV
 
Aline :Pour moi c’est ok.
 
Guy : mon clone
Geneviève : 👍 je vois, moi ussi j’ai un clone ou plutôt un double;
Guy : ce soir 18h… ?
 
Aline : tu vois Geneviève même les prévenus ne sont plus ce qu’ils étaient . lol
😆
 
Geneviève : Ce soir ce sera aussi mon double maléfique qui sera aux commandes. Si, si !!!
 
Guy : 😠
 
Geneviève : Oui peut-être un peu avant 18h
 
Guy : 17h30 si tu veux…
 
Geneviève : Mais après 17h30
 
Aline : Merci Guy pour cet échange matinal. On va prévenir votre dame que vous n’irez pas faire de course ce matin…. GAV prolongée.
 
Guy : ouille… à mon âge…
je serai prêt à partir de 17h30… bise
 
 
Geneviève : Alors je déclare la fin de cette troisième audition..
 
Aline : ah non pas de larmoiement… il n’y a pas d’âge pour une GAV et puis vont va bien veiller sur vous !!
bonne journée à tous.
 
Guy :bonne journée 😉
 
Geneviève :Que l’on ramène le prévenu en cage. Ce soir on va boxer.
 
Danièle : 👍
 
Aline : 👍
 

Fin de la discussion

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 2


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 2

Jeudi 19 avril

Suite de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

2e audition par Dany notre mamie Flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


17h57 : Début de cette deuxième audition de la journée

 Danièle : Coucou, il y a quelqu’un(e) ?

 Guy : hello… 
Danièle : Et la Patronne @Geneviève ? On attend quelques minutes et on s’y met ? 
Guy : no problème
 Danièle : La journée fut bonne Guy ?

Guy : oui et il me tarde demain 😉 

Danièle : …….

Geneviève : 👍 je suis là !

 Guy : ok allons-y…
 Danièle : Parlons ce soir de tes romans … Leur contexte : pourquoi as-tu choisi les années 90 pour ancrer ton héros récurrent Anselme Viloc ? Une allergie aux nouvelles technologies ? 

Guy : oui uns sorte d’allergie et pourtant elles sont utiles, la preuve… 😉… je ne voulais pas de téléphone portable pour que mon inspecteur puisse réfléchir pendant ses trajets… c’est un moment important tant pour les descriptions que pour les réflexions… et je ne voulais pas trop de dialogues aussi, exercice difficile à mon sens…

 

 Danièle : tu ne voulais pas du « tout » police scientifique ?
Guy : non pareil comme je l’ai expliqué ce matin, on m’a mis dans la catégorie polar un peu par hasard et à vrai dire je me sens plus proche de la littérature blanche que du thriller décapant…ce qui m’intéresse c’est les thèmes traités… et sans parler de police scientifique même les procédures policières sont réduites à leur plus simples expressions…
Danièle : Est-ce aussi le moyen (détourné) pour ne pas aborder les problèmes de société d’aujourd’hui ?

Ne pas prêter le flanc à la polémique …

Guy : l’histoire est un recommencement, les révoltes ont souvent des dénominateurs communs et les demandes des populations les mêmes..
Danièle : noire vision que de dire qu’il n’y a pas d’évolution … mais réaliste je te l’accorde ! 
Guy : la polémique elle est partout grâce ou plutôt à cause de ces technologies…
Danièle : Les personnages : Un héros récurrent : Anselme … c’est lui le littéraire, le poète, dans ta galerie de personnages. Est-ce que tu y as mis beaucoup de toi? 
Guy : évidemment je me suis demandé comment quelqu’un comme moi, pas spécialement attiré par l’ordre, pas bagarreur, pas polémiste, plutôt timide se débrouillerait dans la police dans un pays qu’il ne connaît pas… ce fut Flic de papier et comme Hélène de Ligneris à l’issue de sa lecture m’a dit que je tenais un personnage, j’ai embrayé…
 Guy  : … au début je n’avais pas prévu de suite…
 Danièle : C’est assez réussi car il tient la distance …
Pour   @Geneviève Hélène c’est la patronne atypique de la machine à lire … librairie indépendante à Bordeaux

Avec Hélène, la libraire de la Machine à Lire qui soutient Anselme et m’a poussé à écrire les autres enquêtes après le flic de papier 😉

…Les personnages secondaires sont aussi très riches … Lily : le lecteur se demande si cette surdouée existe vraiment.

Guy : oui mais dans le prochain j’éprouve le besoin de le faire partir à Paris dans les quartiers d’Asnières, Argenteuil, Bougival… je crois que le Bassin sans l’avoir assez vu, se lasse de ses méditations au soleil couchant 😉
 Danièle : Et le bassin n’est pas franchement une zone de non-droit sauf … peut-être pour l’urbanisme ?
 Guy : concernant Lily j’ai transposé en fille mon fils Nicolas qui nous a posé de gros problèmes car surdoué non intégré… il a fallu se battre… maintenant il a 33 ans et c’est super… donc la petite Lily a les réflexions de Nico mais assume tout le reste… grosse grosse différence…
 Danièle : C’est vrai qu’on a envie de la rencontrer …
 Guy : non je parle pour le lecteur, il est peut-être lassant de lire des descriptions Bassinales de façon répétée…

Oui Lily est entêtante et écrire à la façon d’une gosse même brillante est un exercice…

 Danièle : D’autres personnes t’ont servi de modèles, parfois à peine retouchés semble-t-il, comme David ton pote restaurateur, mais les femmes de tes romans …elles tiennent une place centrale …
 Guy : David et le commissaire Plaziat existent, je les ai simplement déplacés dans le temps… les femmes sont essentielles dans la vie d’Anselme mais il en a peur à vrai dire… il en a besoin mais est finalement très maladroit avec elles…
 Danièle : elles sont ses amarres … Une tendresse particulière pour les personnes âgées ?
 Guy : comme je l’ai exposé ce matin, la vision de la cellule familiale idéale m’obsède et par voie de conséquence Anselme aussi…

les personnes âgés… oui… j’ai été élevés par des personnes âgés… donc tendresse…

 

 Danièle : Tu ne les ménages cependant pas dans le dernier … on verra ça tout à l’heure Les intrigues : Il y a toujours deux parts d’histoire à élucider au travers tes romans … la petite ou la grande histoire … Le mur de l’Atlantique, la « construction » d’Arcachon, les camps d’extermination, l’histoire t’impressionne ?
 Guy : oui et principalement la guerre de 14… raison pour laquelle j’ai pratiqué des régressions en essayant de savoir pourquoi cet intérêt… je suis revenu en 14 lors d’une séance et dès lors je me suis libéré non de l’intérêt mais de l’obsession… par écrit ce serait trop long à expliquer mais Anselme les décrit très bien 😉
Geneviève : Oui tu as déjà parlé de ces régressions ce matin. Il faudra quand même nous en dire un peu plus. Là tu en as dit trop ou pas assez !
 Danièle : La régression … oui elle fait partie des thèmes du dernier roman tu abordes ce que l’on peut nommer « les sciences occultes », psychanalyse, régression, géobiologie, thème astral … outre la documentation sérieuse dont tu fais preuve, ta femme nous dit que toutes les expériences relatées ont été menées « en vrai » …

Geneviève : 👍

 Guy : j’étais persuadé avoir fait la guerre dans les tranchées et cette image revenait toujours dans mon sommeil… c’était compliqué… et quand j’ai découvert que je n’avais pas fait cette guerre car j’étais boiteux, mon sommeil s’est trouvé apaisé et l’image a disparu…
Danièle : et les autres expériences

Geneviève : Oui on veut savoir !👍

Geneviève : Ce matin je te parler d’écriture thérapie. Il semblerait tout de même qu’il y est un travail cathartique dans tes romans ?

 Guy : j’ai fait 5 séances régressives, je fus ouvrier dans le cuir au 19 ème par exemple, mais c’est un travail fatiguant… l’horoscope de mon héros est également surprenant car il correspond tout à fait au caractère d’Anselme et la géobiologie m’a fait découvrir des évidences en discutant après coup avec les uns et les autres sur différents épisodes de leur vie… par exemple un couple d’amis ne pouvant pas avoir d’enfant ont changé de chambre sur les conseils d’un sourcier et vlan, 3 filles sont arrivées… pas d’un coup… un enfant famélique est devenu costaud rien qu’en changeant d’endroit… pareil pour la mort subite du nourrisson… il y a un travail cathartique en effet…

Danièle : 😮  ! Dans « même le scorpion pleure » … Anselme y recherche opiniâtrement ses origines … cette intimité donne de la profondeur à ce roman. D’après toi, ne peut-on se construire sans connaître ses origines … déterminisme ou libre arbitre …

 Guy : ce thème je l’ai développé dans le choix de Victor en même temps que le thème du bonheur d’ailleurs… par hasard… et je place le libre arbitre en tête de mes revendications ayant, encore une fois été élevé dans  » de toute façon, c’est écrit »…
 Danièle : Et la résilience …
 Guy : en ce qui me concerne je connais mes origines mais le manque affectif fait toute la différence… la résilience c’est différent… je n’ai pas lu une ligne de Boris car je voulais la traiter à ma façon… la résilience c’est un état… en physique c’est la faculté qu’a un métal à reprendre sa forme initiale… pour Anselme c’est retrouverson état d’homme bien dans sa peau qu’il a enfin trouvé à un certain moment de sa vie lorsqu’il était à Chambéry…
 Guy : sorry pour les coquilles…

Danièle et Geneviève👍

Geneviève : Pas de souci ça fait parti du jeu 

 Danièle : Tu as parlé de ton intérêt pour la première guerre mondiale mais tu as aussi écrit sur l’après … était-ce dû à la spécificité du Bassin ? ou a ton intérêt personnel pour cette période ?
 Guy : dans Fausse Note je voulais rendre un hommage à Charles Rechenmann dont mon père ne cessait de me parler vers la fin de sa vie… quand il est mort j’ai repris les arbres généalogiques et les écrits, lu les Bienveillantes, Primo Levy, Hanna Arendt ( pas tout) La mort est mon métier de Robert Merle et j’ai envoyé Fausse note…

Geneviève : 👍 De  saines lectures

 Guy : là aussi l’intrigue policière quoique présente passe pour moi au second plan… excuse pour le polar…
 Danièle : C’est une histoire très touchante que celle du petit violoniste … comme dans les autres romans il y a l’histoire et la petite histoire
 Guy : c’est ça la vie recommence en se déguisant différemment à chaque fois…
 Danièle : Une dernière pour moi : Pour les non-Bordelais : Casteja c’est ce que sera le 36 pour les Parisiens après le total déménagement. Tu regrettes les vieux murs ?
Guy : oui Castéja est le commissariat principal de Bx… ils ont déménagé au début du 21 ème siècle… il est évident que je vis toujours un peu dans la nostalgie, je regrette les vieux murs et tant pis si je ne colle pas à l’actualité car d’autres le font et très bien d’ailleurs…

Guy devant feu le commissariat de Castéja de Bordeaux

Geneviève : 👍 je vois le genre !

 Guy : le roman c’est un voyage…

 Danièle : Merci Guy, pour ma part je n’ai plus de question.
Geneviève : J’aurai une question encore @Guy.
.Guy : oui chef…
Geneviève : J’aimerai savoir… Je vais revenir à l’enfant que tu étais. Ce pensionnaire a qui on a dit que tout été écrit. Il n’a pas aussi chercher dans l’écriture un échappatoire ? Une façon a lui de s’évader et de…,se rebeller.
 Guy : j’ai été … comment dire… allez, un peu castré par une attention trop précautionneuse sans doute de mes grands-parents ( ils avaient une grande responsabilité tout de même)… donc trop dans le coton ( je parle de 2ans à 10 ans) mes armes de défense se sont résumées dans l’expression corporelle et dans le sport où il faut dire j’excellais… ça suffisait à mon équilibre du moment car les résultats suivaient… je n’avais nullement besoin d’autres échappatoires pour être un petit centre du monde… par exemple jamais quiconque ne m’a cherché de noises… en pension j’étais adoré des curés (en tout bien tout honneur) et cela me suffisait… puis il y a eu la vrai vie et heureusement que j’ai rencontré ma femme ( un roc qui déteste les faux semblants, ce qui pose parfois des problèmes mais c’est tant mieux… il faut dire les choses… ce qui n’étais pas du tout le cas chez moi)… voilà maintenant je vais me couvrir parce qu’à poil il ne fait pas chaud … 😉
Geneviève : Il s’est perdu là le petit garçon en cours de route.
 Guy : pas tout à fait mais il a de nouvelles armes, il lui arrive de montrer les dents… mais le fond reste à tout jamais inscrit…
Geneviève : Et l’adolescent qui a pris sa place il a réussi à vivre et réaliser ses rêves ? D’ailleurs quels rêves avait il ?
 Guy : ça a mis du temps mais je voulais avant tout fonder une famille unie et ça c’est réussi…
Geneviève : 👍 C’est un chouette rêve en fait. Si tu le veux bien on va s’arrêter là ce soir. Restons sur ce constat positif.
 Guy : ce thème revient dans tous mes textes si tu regardes bien… la séparation familiale fut une déchirure et après ça dépend de la couturière…
Geneviève : 👍 je vois ! sinon…Ça va l’exercice n’est pas trop pénible,  ?
 Guy : pas facile de se livrer mais il faut être sincère… demain 8h30 ?
Geneviève : Pour être sincère tu l’as été. Même si parfois j’ai eu l’impression que tu disais les choses de façon elliptique.
 Aline : J’arrive à la fin de votre audition… oui demain 8,30 mais possible avant si ça l’est pour vous .
 Guy : l’ellipse je la pratique tout le temps dans mes poèmes… je la pratique beaucoup dans la vie courante, c’est pratique pour moi mais pas toujours pour les autres..

Geneviève : 😆 Oui pas toujours simple de te suivre et de suivre ta pensée.

Geneviève : Demain matin,  c’est @Aline qui sera au commande
 Guy : alors bonsoir Aline et à demain matin je fais ma gym à 7 heures donc on peut y aller à partir de 8 ça me va… 😉
Geneviève : 👍, je note 8h
Aline : Ok je serais là pour 8h
Geneviève : Moi normalement aussi.
 Aline :  👍
 Aline : À demain. Bonne soirée à tous.
Vu par Guy Rechenmann à 19:39Guy : 👍
 Danièle : Bonne soirée et Merci @Guy

Geneviève : Allez on met notre Suspect à l’isolement 

A demain tout le monde pour la suite de cette GAV !

Et nous les Flingueuses, on débriefe avec le reste de l’équipe !

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 1


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 1

Jeudi 19 avril

Début de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

1ère audition par Ge notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Guy Rechenmann


Geneviève : Bonjour à tous et toutes. Début de la garde à vue dans une heure environ
Que l’on prépare notre prévenu du jour
Aline : bonjour Geneviève,
Bonjour tout le monde… je suis prête à garder un oeil sur cette GAV… à tout à l’heure.
Geneviève : 👍
Guy RechenmannGuy : Prêt 
Aline  👍 Bonjour Guy, Geneviève ne va pas tarder à arriver.
Geneviève : Bonjour Aline  je vois que l’on a fait entrer le prévenu. 
Aline : Il a l’air pressé de parler … notre suspect du jour !
Geneviève : 😆 Bonjour Guy. Tu me fais rire Aline !
Début des auditions Samedi 21 à 8h04

Pour commencer ma première question sera puisque nous ne nous connaissons pas que nous ne nous sommes jamais rencontrés préférez-vous que l’interrogatoire se fasse avec le vouvoiement où peut-on tout simplement se tutoyer?

Guy : Turlututu
Geneviève : Donc ce sera le tutoiement ! 
Guy : avec plaisir
Geneviève : 👍 Alors Guy ce matin c’est votre première audition. Pardon c’est ta première audition et c’est la bibliothécaire qui va te poser quelques questions sur toi en tant que lecteur.

Es-tu prêt à te mettre dans la peau du lecteur?

Guy  : ok
Geneviève : Ok mais avant cela j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs. Peux-tu décliner ton nom ton prénom ton âge ton domicile et ton pedigree ?
Danièle : Bonjour Patronne excuse-moi j’étais à la machine à café ! Bonjour  @Guy
Geneviève : 👍 ok pas de soucis Dany
Guy : né en 50 à Libreville, sauvé in extrémis par Schweitzer en 52 j’ai atterri à Bordeaux dans la pâtisserie de mon grand-père… miam miam… études primaires secondaires tertiaires et quaternaires toujours à Bordeaux.
Je commence par être acheteur à l’international chez Ford mais je m’ennuie pourtant la place est belle et je monte ma boîte dans le golf à 29 ans comme quoi Sup de CO mène à tout…
Je la revends très bien à l’âge de 48 ans et je continue la télé en tant qu’animateur dans les directs de 13h sur France 3 Aquitaine…
Et comme j’avais un peu plus de temps libre j’ai commencé à écrire des textes… nouvelles et poèmes principalement… ça plaisait et certaines personnes du milieu littéraire m’ont encouragé à poursuivre sur du long… d’où mon premier roman Les fourmis dans les doigts… et après j’ai enchaîné jusqu’au Scorpion qui est mon numéro 7…
Geneviève : Voilà un parcours intéressant et atypique. Tu es donc devenu un auteur compulsif ? Mais avant cela étais-tu un lecteur compulsif ?
Guy : non pas du tout ma femme Catherine oui… et en plus une vache ne boit pas de lait c’est à dire que je ne lis pas ou peu de polar… un ami m’a dit que Flic de papier lui faisait penser un peu à Vargas et ce n’est qu’à cette occasion que j’ai lu deux Vargas, ma femme elle a tout lu en revanche…
Geneviève 👎 Pas contente la bibliothèque que je suis ! Bon mais …A défaut d’être un lecteur compulsif êtes-vous un simple lecteur ? Pardon on avait dit qu’on se tutoyer. Es-tu un simple lecteur et quelle lecture pratiques-tu
Guy : oui je lis mais pas énormément… j’aime beaucoup Céline, je sais ce n’est pas original mais cet auteur rassemble à lui tout seul le populaire, la fulgurance poétique la dureté et la dérision indépendamment de tout avis politique… j’aime les écritures de Laurent Gaudé, Nathalie Azoulai, Philippe Claudel, Serge Joncourt, Michelle Lesbres , Bohumil Hrabal (une trop bruyante solitude) et mon ami Didier Daeninckx… tu vois rien à voir avec le polar…
Guy : à part Daeninckx et aussi Le Corre… mais des polars intelligents sans trop de découpes…
Geneviève : Mais la bibliothécaire que je suis n’est point sectaire. Il te remercie même de la sortir du polar. Dis moi Guy … Lis-tu la presse ?
Guy : oui je survole, enfin je me tiens au courant…
Geneviève : Préfères-tu lire de la fiction des essais ou des livres documentaires ?
Guy : un peu la fiction mais surtout les documentaires… je m’en sers beaucoup dans mes recherches pour traiter mes thèmes…
Geneviève : Tu lis en papier ou en numérique ?
Guy : papier toujours…
Geneviève : Même pour tes recherches pour tes futurs romans ?
Guy : oui je jette un oeil à wikipédia bien sûr mais j’achète les livres correspondant à mes recherches… pour le Scorpion par exemple j’ai acheté le livre de De Luzan sur la géo biologie et le livre de Rocard sur les Sourciers… avant pour à al place de l’autre, le livre sur le mur de l’Atlantique et pout Fausse note, les Bienveillantes…

Geneviève : 😮 Si je comprends bien tu ne fréquentes pas les bibliothèques?

Danièle😆
Guy : non je n’y vais que pour parler de mes livres 😉

Mais je fais aussi des expériences physiques comme les régressions dans le Scorpion…

 

Geneviève 😆 En parlera du Scorpion ce soir avec @Danièle. . Tu vas pouvoir tout nous dire sur ton nouveau roman. Et même un peu plus j’espère. Mais pour l’heure je cherche à savoir quel est ton rapport au livre et à la lecture . Aussi peux-tu me dire si plus jeune, quand tu étais gamin tu allais à la bibliothèque ?
Guy : non pas du tout… gamin, pensionnaire, ma porte de sortie était le sport… j’étais assez doué et je participais à toutes les activités du collège… j’étais dans les équipes d’athlétisme, de foot, de natation, de hand ball… j’ai fait tous les championnats de france d’athlétisme par exemple de benjamin à junior… après les études dites supérieures ont eu raison de mon élan…
Geneviève : Tiens je me retrouve dans tes propos. Pourrais-tu me dire quelle place avait le livre dans ta famille ?
Guy : aucun… élevé par mes grands-parents pâtissiers… lever 5h couché tôt… j’ai demandé à être pensionnaire à 12 ans à deux cents mètres de la maison… ma grand-mère, adorable au demeurant, ne lisait que France Dimanche et Ici Paris…
Aline : du coup on se demande d’où vous vient l’amour des mots ?
Guy : ça, c’est un mystère… la réflexion sur mon état d’enfant solitaire sans doute…
Aline : vous pouvez développer ?
Guy : j’ai choisi d’être pensionnaire pour n’avoir plus de décisions à prendre… on me prenait en charge dans ce collège… à l’inverse de chez moi où le conflit était permanent… sans la bonne autorité du père et la protection maternelle j’ai été obligé inconsciemment de me poser des questions… au moins j’ai appris la patience…
Guy : comme mon flic…

Aline : merci

 

Danièle : Quand on te demande quel est ton métier ? Tu réponds …

un mot ou deux

Guy : pas écrivain c’est sûr… couteau suisse…

Danièle : deux mots … ça me va ! Pareil quand tu dis : je pars en vacances ! Tu vas où ?

guy Rechenmann&&&&&

Geneviève : La Pension a été pour toi un échappatoire si je comprends bien ? Est-ce que c’est pendant ces jeunes année que ton imaginaire s’est développé

Guy : la pension … oui indéniablement ça m’a… sauvé je ne sais pas mais ça a permis une certaine construction… avec plein de jour à travers les parois mais qui n’en a pas…

Concernant les vacances étant donné que j’ai toujours fait ce que j’aimais dans des domaines de libertés et de plaisir, honnêtement les vacances, c’est tous les jours…je ne pars plus à l’étranger, jeune j’ai fait plein de pays… c’était bien… à l’époque… tu sais entre Bordeaux et le Bassin je ne suis pas malheureux…
Geneviève :  Merci d’avoir répondu franchement. Mais comme le disait Aline plus haut je me pose la question comment peut-on devenir écrivain et vouloir être lu quand on n’est pas un lecteur soi-même ?
Aline👍
Danièle : Désolée patronne c’est ma faute les vacances … j’ai interféré dans la discussion … je me tais jusqu’à ce soir …😬
Geneviève : 😆 Ah Dany, pas de pb !
Guy : je n’ai pas voulu devenir écrivain… au début j’écrivais des textes poétiques à se pendre… Dominique Penide qui est une excellente auteur au demeurant habite au bout de ma rue… un jour par hasard elle tombe sur un de ces textes pesants et ça lui plait… on discute et me convainc de poursuivre en allégeant un peu le propos… ce que j’essaie de faire pris au jeu… elle trouve bien la nouvelle mouture et m’encourage à traiter du hasard et des coïncidences sous forme de roman… d’où Les fourmis dans les doigts édition l’harmattan… à chaque fois je traite de sujets qui ont encombré mon enfance, la résilience, le bien et le mal, l’emprise mentale, la recherche de ses origines, perte de la mère etc etc… ça me fait du bien et il se trouve que ça peut plaire à certains… ma femme grande lectrice trouve que j’ai mon style… et si j’écris maintenant c’est pour lui faire plaisir en grande partie… je ne me suis jamais dit tiens je vais devenir écrivain, jamais…
Guy : raison pour laquelle il y a toujours de l’humour dans mes textes sorte de dérision pour cacher la noirceur…
Geneviève : Je sais que la question n’était pas simple. Aussi si je comprends bien tu as vu dans l’écriture une sorte de thérapie
Guy : sans le savoir… mais on peut le voir comme ça…
Geneviève : Toi tu le vois comment ?
Guy : maintenant comme un exercice de style sur des sujets peu courus… je veux éviter les poncifs même si mes constructions sont parfois casse gueule…dans le prochain je vais en quête d’absolu… tu vois c’est pas gagné… aujourd’hui ça devient un jeu plutôt…

Geneviève : 👍

Guy : j’évite tous les sujets d’actualité pour être à la mode et ainsi être lu par la multitude, je m’en fiche…
Geneviève : 👍
Guy : d’ailleurs tous mes écrits se passent au 20 ème siècle

la sincérité est la clef du bonheur…

Geneviève 👍 Tu parlais de failles dans ta construction d’homme. Peux-tu nous dire quelles sont-elles. C’est quoi ces petits trous à travers les parois ?
Guy : timidité , confiance en soi… c’est la raison pour laquelle je fais de la télé… et d’ailleurs j’y suis très à l’aise… paradoxe…
Geneviève : Penses-tu qu’écrire t’aide aussi à colmater ses petits trous ?
Guy : aujourd’hui j’en suis certain… je peux en parler… par écrits et par oral lors de rencontres… mais ce n’est pas très original, qui n’a pas eu de soucis dans sa construction ?
Geneviève : Aujourd’hui le petit garçon que tu étais est-il satisfait de l’homme que tu es devenu?
Guy : presque… c’eut pu être pire…
Geneviève : Crois-tu qu’il regrette de ne s’être pas inspiré de l’imaginaire des autres pour construire le sien ?
Guy : il n’a fait que ça…dans le noir du dortoir… c’est comme la cuisine… on dispose tous des mêmes produits… après… ?
Geneviève : Pardon mais là c’est moi qui ne te suis plus. Quand je te demandais sinon faut que tu étais c’était nourri de l’imaginaire des autres par les autres j’entendais les autres qui ont déjà écrit des histoires avant toi.  Mais toi tu es a compris quoi?
Geneviève : Le petit garçon a façonné son imaginaire dans le noir de dortoir mais à partir de quoi ? De qui ? Quels ont été ses références. Quelles histoires se racontait-il ?
Guy : ah ok… petit je me nourrissais des histoires de familles unies des autres avec les fratries joyeuses, des vacances, des Noëls des oeufs de Pâques à chercher… par exemple je ne me souviens que d’un seul Noel celui de 57 avec un arbre, la seule année dans ma mémoire où mes parents sont rentrés d’Afrique pour fêter Noel… les autres années pâtisserie aidant la priorité n’était pas là… les oeufs de Pâques itou, je n’ai aucun souvenir de recherche d’oeufs en chocolat… je n’avais qu’à tendre le bras dans le magasin… donc j’avais compris cela concernant l’imaginaire des autres…
Aline : la vie par procuration !
Guy : de plus l’entente entre mon grand père et ma grand mère était plus que précaire donc la fuite s’imposait… et le fait de côtoyer des jeunes heureux me rendait également heureux…

par procuration c’est ça…

Geneviève : Tu réinventais ta vie.
 Aline : vivre par procuration n’est pas vivre pleinement .. avez-vous aujourd’hui une vie à vous, pleine et entière ou vous y avez mis toutes les procurations des autres au réel ou vivez encore par procuration ?
Guy : mais concernant l’imaginaire des autres au niveau de l’écriture je ne pense pas m’en inspirer mais de façon inconsciente parfois des idées resurgissent…
Geneviève : 👍
 Guy : non plus de procuration… j’ai beaucoup construit dans ma vie, une entreprise, trois gosses , cinq maisons, je ne sais combien de sujets télé et maintenant 7 bouquins le 8 ème sortira en 2019 sous forme de recueil de nouvelles et dans la foulée la suite d’Anselme j’espère mais pas chez le même éditeur…
Geneviève et Danièle 👍
Guy  : avec toujours la même femme 😉
Geneviève et Danièle 😍
Geneviève : J’ai effectivement compris que Catherine ta femme était très importante dans ta vie
 Danièle 👍 chiens et chats ?
 Guy : pas du tout siamois…
Geneviève : Tu le laisse, Guy,  transparaître tout au long de cette première audition. 

Une dernière chose et puis on te libère pour ce matin.

 Guy : Catherine a eu une enfance heureuse avec tout ce qu’il faut…
Geneviève 👍 Penses-tu être devenu l’homme que souhaiter être l’enfant que tu étais ?
 Guy  : les gens heureux n’écrivent pas… sinon à leurs grands-mères…

Geneviève 👍 Jolie formule ! La création n’est donc possible que quand on est malheureux ?

 Guy :  si on m’avait dit lors de la finale du 80 mètres haies au championnat de france à Colombes qu’un jour j’écrirai sur la résilience, je n’aurais pas fait dix mètres…

Aline : j’allais dire la même chose : faut-il une blessure pour écrire ?

 Guy : honnêtement je le crois pour être sincère le reste n’est que marketing…
Geneviève : Une position d’auteur intéressante. Je crois qu’il va nous falloir creuser dans ce sens lors de tes prochaines auditions
Danièle👍
Aline c’est certain !
Geneviève : Mais ce soir je pense que nous parlerons de tes romans en plus en profondeur. @Danièle tu me confirmes cela?
Danièle👍
 Guy : avec plaisir… peux tu me préciser à nouveau l’horaire…
Danièle : 18 h ou 18 h 30 ?
 Guy : 18 c’est bon…
Geneviève : C’est bon pour moi aussi
 Danièle : Ça marche alors pour 18 h.
 Guy : à ce soir bonne journée bises
 Aline : je serai sur un autre dossier… je vous lirai plus tard avec plaisir.
Geneviève : Alors merci pour ta sincérité.  Il est 10h29 !  Je mets fin à ta première audition de garde à vue.

Que l’on ramène le prévenu dans sa cellule.Je sais maintenant que par son imaginaire il saura s’en échapper!

Danièle : Merci @Guy. à ce soir !

Guy : 😉

 OK, Guy, les flingueuses et vous aussi mes polardeux, on se retrouve ce soir un peu après 18h

 

Lucky Losers de Laurent Malot


Lucky Losers de Laurent MalotLe livre : Lucky Losers de Laurent Malot. Paru le 28 décembre 2016 chez Albin Michel. 13€50 ; (297 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Lucky losers

Sean Kinsley, dix-sept ans, c’est moi. Il y a moins d’un an, je vivais encore à Londres, jusqu’à ce que ma mère surprenne mon père dans les bras d’un homme. C’est là que tout a basculé : déménagement en Bretagne, inscription dans un nouveau lycée, mais surtout coup de foudre pour la plus belle fille du monde ! Ç’aurait pu être le nirvana si des fils à papa n’avaient pas cherché à nous humilier, mes copains et moi. Et comme je ne réfléchis pas toujours aux conséquences, je leur ai lancé un défi. De quelle façon ce défi a pu embraser tout Douarnenez, je me le demande encore…

Une comédie sociale à l’anglaise, dans la tradition de The Full Monty, Pride et Billy Elliot

 

Laurent-MalotL’auteur : Né en 1970, Laurent Malot vit à Etampes en région parisienne. Scénariste et romancier, Laurent Malot réussit son pari dans tous les genres, du polar à la fable humaniste, en passant par la comédie sociale.

 

 

 

 

 

Extrait :

Laisse tomber, c’est la banquise, cette fille, et toi, t’es un rafiot qui va se faire broyer si tu t’approches trop près !
J’aimais bien les métaphores de Kévin, mais celle-ci me faisait mal pour deux raisons : la première, c’est qu’en tant qu’ami il aurait pu m’encourager plutôt que m’enfoncer. La seconde, que j’ai ignorée malgré l’évidence, me rappelait qu’on ne mélange pas les serviettes avec les torchons, Camille étant le must de la serviette, Versace Home pour palace et hôtels grand luxe, tandis que j’étais le torchon le plus basique, un euro quatre-vingts le lot de trois chez Auchan.

 

Le OFF de OPH

Lucky Losers de Laurent Malot

 

« D’une lutte de classe à la lutte des classes », cette phrase extraite du roman est le meilleur résumé pour Lucky Losers de Laurent Malot!

Un vent de fraîcheur et des sourires à en creuser les rides d’expression, écrivais-je hier en citant un passage du roman. Parce que Lucky Losers c’est tellement ça.

Une brise légère de tendresse et de nostalgie ont soufflé sur ma lecture. De tendresse parce que Laurent donne vie à des personnages tellement attachant! 
De nostalgie parce que j’ai revécu mes années lycées.

« Lucky Losers » c’est l’histoire de Sean, franco-anglais, qui est obligé de quitter Londres le jour où sa mère découvre son père dans les bras d’un homme… La famille disloquée déménage en Bretagne, et Sean intègre un nouveau lycée. Difficile de se faire des amis quand on débarque en cours d’année, mais pour Sean ça n’a pas été un problème. Tout se passait pour le mieux jusqu’à ce que des fils à papa, bobo sûr d’eux, cherchent à humilier notre ami et sa bande. Ce jour là, tout a basculé…

Laurent Malot évoque la lutte des classes, l’éternel combat entre les riches et les pauvres, les faibles et les forts, cette dualité qui caractérise tellement notre société. Si le sujet est largement travaillé et qu’il reste sensible, Laurent a su en parler sans tomber dans l’ennui et les lieux communs par la qualité de son écriture, son humour, et tout en légèreté.

Il raconte le divorce, les relations fraternelles mais aussi les premiers émois adolescents, nous parle de tolérance et d’amitié.

Enfin, Laurent m’a présenté Sean. Comme Hannah (« de la part d’Hannah », édition Albin Michel), Sean raconte lui-même son histoire, Laurent lui prête sa plume, sa sensibilité, sa force, son humour. Il en a fait un jeune homme attachant, vecteur d’un message universel.

Il m’est difficile de vous citer un passage tant j’en ai marqué qui m’avaient fait sourire ou qui évoquaient un sujet de société de manière remarquable. J’ai donc fait le choix de vous en mettre un qui allie les deux:
« – Laisse tomber, c’est la banquise, cette fille, et toi, t’es un rafiot qui va se faire broyer si tu t’approches trop près!
J’aimais bien les métaphores de Kevin, mais celle-ci me faisait mal pour deux raisons: la première, c’est qu’en tant qu’ami il aurait pu m’encourager plutôt que de m’enfoncer. La seconde, que j’ai ignorée malgré l’évidence, me rappelait qu’on ne mélange pas les serviettes avec les torchons, Camille étant le must de la serviette, Versace Home pour palaces et hôtels grand luxe, tandis que j’étais le torchon le plus basique, un euros quatre-vingts le lot de trois chez Auchan. Il avait sans doute raison, mais c’était trop tard, j’étais amoureux, gonflé à bloc, insouciant, à la fois Julien Sorel, Cyrano et Lorenzaccio. »

Lucky Losers est un roman qui bien que paru en édition jeunesse délivre un message pour tous et trouvera écho chez vous, que vous ayez 17 ou 97 ans.

Merci Laurent de m’avoir présenté Sean.

Jeu 5 Épisode 6 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 6 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Aujourd’hui c’est notre Mamie Flingueuse qui nous parle de ses librairie ancienne et actuelle et de sa libraire.

Allez je vous laisse découvrir ça avec Danièle


Moi madame la bibliothécaire de la Capitale, j’ai découvert la lecture au « furet du nord » mais pas l’hyper commerce d’aujourd’hui, celui des frères Callens, où des enseignes néons se couraient après sur la façade, pour signifier qu’il était bien là … le furet !

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Et je me suis expatriée dans le sud-ouest et j’ai trouvé dans l’institution Mollat le même esprit. Partie d’une petite boutique, la famille en arrivée à disposer de (presque) toute la rue pour y installer ses espaces dédiés à la lecture. Mollat a depuis remplacé le Furet qui a changé de statut, pour devenir la plus grande librairie indépendante de France (certains disent d’Europe).

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Ils ont même annexé la maison de Montesquieu …

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Pourquoi j’aime aller chez Mollat ? Parce que j’y ai rencontré des libraires de très bon conseil.

Pensez-donc : C’est Karine Gilabert

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C’est Karine Gilabert…

…qui m’a fait découvrir Bernard Minier (après avoir passé une nuit blanche en découvrant une tête de cheval bien énigmatique) … tout comme Chattam … Je lui dois ensuite de nombreux débordements livresques.

Merci à elle et à ses deux collègues !

Leur rayon polar mérite à lui seul le déplacement !!

 Librairie Mollat

15 Rue Vital Carles

33080 Bordeaux

 

Je m’appelle Requiem et je t’…


Je m'appelle Requiem et je t'..Je m’appelle Requiem et je t’… de Stanislas Petrosky. Préface de Nadine Monfils. Paru le 8 juillet 2016 aux éditions Lajouanie. 18€ ; (179 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv :

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste.

Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.

Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

 

stanislas_petrosky

L’auteur : L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir. Stanislas Petrosky voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Elvis Cadillac qui signe la préface.

 

Extraits :
« Ma paluche remonte doucement, je quitte la soie pour rencontrer la douceur de sa peau. J’adore franchir cette frontière entre le tissu et le derme. Tu passes de l’autre coté, au pays des rêves, Neverland, mon paradis sur Terre. »
« […] quand elle pointe son museau de belette à l’église et que je ne suis pas là pour l’accueillir, faut la voir repartir la souris grise. Courbée en deux, triste comme un bonnet de nuit […] »

La Kronik d’Eppy Fanny

stanislas bandeau eppy

JE M’APPELLE REQUIEM ET JE T’E… – DE STANISLAS PETROSKY AUX EDITIONS LAJOUANIE –

PREFACE DE NADINE MONFILS –

Le livre lu précédemment était très noir et du coup j’ai ressenti le besoin de rire. D’autant que ce livre était dans ma Pal depuis plus d’un an et que, et je dois lire la suite. Donc strike de Curé au programme ! Et oui mon petit Stanislas Petrosky, deux curetons d’un coup elle se fait mamy Eppy Fanny. C’est que ça à la santé les vioques !
Extrait de la préface de Nadine Monfils (déjà jubilatoire et dans l’ambiance) :
« Ce Don Camillo à la sauce Rambo qui cause comme un Tonton flingueur n’est pas de bois, ou alors de celui dont on fait les pipes. Il aime les meufs, quel mal à ça ? »
Stanislas petrosky

L’histoire :

Le Père Estéban Lehydeux, plus connu sous le nom de Requiem, un émissaire du Christ, exorciste au sens large. C’est que les démons sont nombreux. Un curé hors norme, qui préfère au vin de messe les whiskies d’exception et surtout les bières…

Un festival de mousses qu’il nous offre Estéban.

Les monstres il y en a tout plein qui se planquent dans le Dark Net pour assouvir des désirs qui n’ont rien d’humains. Et pourtant en termes de désirs il est drôlement large d’esprit notre cureton ! Mais des tas de merdes qui tentent de débaucher une de ses paroissiennes pour faire des trucs pas clairs avec des enfants, Requiem sort, en plus de son goupillon, son Desert Eagle ! Même si la paroissienne en question vit de ses charmes, ben quoi fait pas semblant d’être choqué ami lecteur, toi qui rêve d’être client, et qui jalouse le curé qui n’a pas tes freins.

D’autant que cette bonne vivante est trucidée de façon atroce. Un avertissement pour Requiem. Puis voilà que l’on tente de s’en prendre à lui. Notre cureton est très très énervé. Il enquête en parallèle de son pote Régis (représentant de la maison poulagat), et fais du sport, de toutes sortes, c’est qu’il est souple l’animal. Débusque des nazillons et fait justice, le tout en gérant au mieux sa relation avec son Boss (tu sais celui qui est là-haut et veille au grain) pas toujours en phase avec lui. A ce propos les admiratrices (nombreuses) de notre Cureton, je vous suggère de lui tricoter des pulls et des écharpes. C’est que son Boss va finir par lui refiler une crève carabinée. Bon faut dire qu’il peut être excessif Estéban… Mais c’est ce qui fait son charme.

Extrait choisi P122 :
– Un cénobite ? C’est quoi ?
– Un moine. Les cénobites tranquilles, tu connais pas ?
– T’es trop con…

Vous aurez compris que je me suis régalée. C’est truculent à souhait. Les clins d’œil à San Antonio sont légion. De la détente à consommer sans modération. On en redemande !

Jeu 5 Épisode 5 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 5 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Nous jouons exceptionnellement avec ma librairie, la Griffe Noire à Saint Maur des Fossés.

On vous demande de nous présenter votre librairie

Et, de nous dire pourquoi vous l’aimez et pourquoi vous adorez les librairies.

Allez place à la réponse de MC


 

 Voici ma première participation.

Par MC

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C’est une petite librairie, à l’air moderne. Elle s’appelle Voyelle, perdue dans le 15ème. Quand on entre elle est tout de bois, à l’ancienne, exiguë mais magique : il y a des échelles pour monter en haut des rayons. D’en bas, on ne distingue pas même les titres les couvertures. Mais moi, avec mes talons. Je ne m’y risque pas.

librairie voyelle 75015

Je crois que j’y ai toujours vu la même dame, elle a l’air ronchon. Pas facile à approcher : elle a peur qu’on abime ses livres, qu’on soit là pour le pittoresque. Mais dès qu’elle remarque un réel engouement, elle s’ouvre, et on repart avec bien plus que ce qu’on était venu acheté.
Ça, c’est ma librairie habituelle.

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Librairie Voyelle

98 rue des entrepreneurs

75015 paris

tél : 01 48 56 05 74

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Et bien voilà, vous voyez c’est aussi simple que ça !

Mais  vous pouvez  encore participer jusqu’au 30 avril

Pour jouer vous aussi c’est Ici

Alors à très vite alors pour nous présenter votre librairie chérie !!!

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PHOBIA, un recueil qui fait du bien là où ça fait mal !


La double chronique de Collectif Polar

Ce matin notre super chroniqueur Jean Paul vous parlais de son ressenti sur Phobia.

Ce soir c’est Ge qui va tenter de vous convaincre d’acheter ce titre.

Le livre :  Phobia. Collectif Paru le 14 mars 2018 chez J’ai Lu dans la collection J’ai lu Thriller. 5€ ; (317 p.) ; 18 x 11 cm.

Phobia

Les 14 auteurs de polar impliqués dans ce projet ont tous des parcours différents mais un point commun : se rassembler pour donner naissance à Phobia.

Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées – peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons… – et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !

Le post-it de Ge

J’ai enfin mon Phobia !

Il était temps !

Oui je l’ai cherché durant mes vacances mais ne l’ai point trouvé sur mon lieu de villégiature. Et puis j’ai eu une semaine de reprise bien agitée puis une deuxième très intense en obligations de toutes sortes !Aussi… J’ai oublié d’acheter Phobia

Aussi en ce lundi de repos, j’ai pu allez tranquillement le chercher chez mes libraires. Il faut dire que ce matin Jean Paul sonnez le rappel ICI

Oui je sais cela fait déjà un mois qu’il est sorti et alors il vaut mieux tard que jamais, et si jamais comme moi vous ne le trouvez plus dans votre librairie vous pouvez encore le commander.

Ce qui est certain c’est que vous allez retrouver quelques plumes que l’on aime beaucoup ici chez Collectif Polar mais aussi quelques autres que je découvre avec ce recueil de quatorze nouvelles qui dissèquent les phobies de l’homme : peur du noir, de la mort, des araignées ou des chiens.

Ce petit bouquin est vendu au profit de l’Association européenne contre les leucodystrophies (ELA).

Alors s’il vous plait ne l’achetait pas en occasion car dans ce cas rien n’est reversé à l’association. Il coûte 5 euros, oui je sais pour certain ça peut-être une somme.

Aussi si vous ne pouvez pas l’acquérir, j’en ai recommandé quelques exemplaires chez mon libraire, et avec Collectif Polar nous tacherons de vous les faire gagner !

Bon allez , je vous laisse, je commence la lecture de Phobia.

Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre,

Voici quelques parole d’auteurs ayant donné de leur temps pour une bonne cause !

Il nous dises pourquoi ils sont participé à l’aventure Phobia ?



 

 Pourquoi « Phobia » ?

« J’ai accepté de m’impliquer dans « Phobia », tout simplement parce que si on peut, on le fait. Quant à la nouvelle, elle est venu d’une devinette que je pose parfois : quelle est la personne avec laquelle on passe le plus de temps et qu’on connaît le moins ? La réponse est : soi-même. J’entends par là que, confronté à une situation extrême, on ne sait jamais vraiment comment on réagira. Pour essayer d’en savoir plus, j’ai dû écrire l’étrange situation (Le Refuge) qui se trouve dans « Phobia » et qui confronte le héros à une phobie inattendue. Maintenant, je sais un peu mieux ce que j’aurais fait dans une telle situation. Mais vous ?  »
 Nicolas Beuglet 

 Pourquoi « Phobia » ?

« Quand Damien Eleonori, le coordinateur du projet Phobia, est venu me demander si je voulais participer à un recueil de nouvelles caritatif, j’ai accepté sans réfléchir. J’ai tout de suite aimé le challenge : monter un recueil au profit d’une association, regroupant des auteurs du paysage du polar français. Il y avait un petit goût d’impossible, exactement le genre de challenge que j’aime. Le thème des phobies proposé était également porteur, la peur des chiffres (ma nouvelle s’intitule 1 + 1) a été un moteur intéressant dans l’écriture, je me suis inspiré au départ d’un témoignage trouvé sur le net, et je me suis demandé jusqu’où une phobie pouvait nous emmener, nous faire déraper ou nous faire errer à la frontière de nos hallucinations. »
Nicolas Koch 

 Pourquoi Phobia ?

« Quand Damien Eleonori, coordinateur du projet « Phobia », m’a contacté pour participer à ce recueil de nouvelles pour une belle action, j’étais sur l’écriture d’un roman et d’une série, pas disponible… Mais en demandant de quoi il s’agissait et en écoutant la réponse, j’ai tout de suite dit oui en pensant aux enfants atteints de Leucodystrophie ainsi qu’à leurs parents et à ce que nous pouvions faire, ensemble, pour l’association Ela. »  Chris Loseus 

 Pourquoi Phobia ?

« J’ai grandi dans une famille où le handicap et les maladies génétiques étaient une question quotidienne, ou plutôt une lutte quotidienne : ma tante maternelle est atteinte de la maladie de l’ostéogénèse imparfaite et mes grands-parents ainsi que mes parents ont voué leur vie à la bataille pour l’intégration et le soutien des familles touchées par le handicap. M’engager aux côtés de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies n’est que la continuité de notre combat familial. »  Johana Gustawsson 

📖 Le recueil de nouvelles « Phobia » est dès à présent disponible au prix de 5 € en librairie.

PHOBIA


La double chronique de Collectif Polar

Ce matin notre super chroniqueur Jean Paul vous parle de son ressenti sur Phobia.

Ce soir je tenterai, après l’avoir récupéré chez mon libraire, de vous convaincre d’acheter ce titre.

Allez c’est parti pour la chronique de Phobia


Le livre :  Phobia. Collectif Paru le 14 mars 2018 chez J’ai Lu dans la collection J’ai lu Thriller. 5€ ; (317 p.) ; 18 x 11 cm.

Collectif (Nicolas Beuglet, Jean-Luc Bizien, Armelle Carbonel, Sonja Delzongle, Damien Eleonori, Johana Gustawsson, Nicolas Koch, Mickaël Koudero, Chris Loseus, Ian Manook, Eric Maravelias, Maud Mayeras, Olivier Norek et Niko Tackian) 

4e de couv :
Si vous aimez les nouvelles, si vous aimez les auteurs réunis dans ce livre ou que vous voulez les découvrir, n’hésitez pas. Vous faites une bonne action… et je vous promets un bon moment de lecture !
Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées – peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons… – et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !
……………………
Extrait : 
Allongé sur mon lit, je repense à la séance du jour en fixant le plafond. Là je suis certaine de n’y voir aucun chiffre. Il est tout blanc rien, ne vient me perturber. Ça me rassure, je me sens bien lorsque je contemple le néant.
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

En général il n’est pas facile de parler d’un recueil de nouvelles…

Pour Phobia l’exercice devient une facilité évidente !

Quand 14 “supers” auteurs se mettent au service d’une belle cause, ELA, (Association Européenne contre les Leucodystrophies, maladies génétiques rares), c’est tout leur talent qui est mis en avant en nous proposant 14 nouvelles toutes plus surprenantes et cauchemardesques les unes des autres !!!
Ce recueil “parlera“ à tout le monde car des phobies nous en avons tous…

Les araignées, le temps qui passe, les maladies, les méfiances envers nos voisins, notre patron voire notre famille… Qu’elle soit violente ou invisible, la phobie devient petit à petit incontrôlable, elle est partout.

 Phobia devient alors une manière pour nous tous de tendre la main à toutes ces personnes atteintent d’une grave maladie génétique.
Phobia c’est aussi 5 euros (Le prix d’un sandwich, moins cher qu’un paquet de cigarettes…), dont 1 euro reversé directement à l’association !

 Alors je compte sur vous.

Nous comptons tous sur vous…

 Un grand merci aux auteurs qui ont offert leur temps et leur talent à ELA.

Jeu 5 Épisode 4 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Pour vous la quatrième réponse à notre 5e jeu concours spécial « 3 ans du blog »

Nous jouons exceptionnellement avec ma librairie, la Griffe Noire à Saint Maur des Fossés.

On vous demande de nous présenter votre librairie

Et, de nous dire pourquoi vous l’aimez et pourquoi vous adorez les librairies.

Allez place à la réponse de Perrine.


Eureka Street

By Perrine

Une de mes librairies préférée est Eureka Street à Caen, nichée dans une impasse place de la République, elle n’a malheureusement pas pignon sur rue. Mais si vous poussez la porte, vous découvrirez une petite bulle de bonheur, Pierre et Bénédicte toujours souriant, toujours prêts à discuter avec vous pour vous conseiller, à se mettre en 4 pour organiser des rencontres, et il y a même des canapés hyper confortables et du thé délicieux ! Si vous êtes dans les parages c’est un lieu à ne pas rater !

Librairie Eureka Street

19 Place de la République,

14000 Caen

02 31 50 13 37

PS : En plus Pierre est un pro du roman noir 😀

Voilà ce qu’ils nous disent d’eux.

Qui sommes nous ?

Avant tout, nous sommes des lecteurs : tout petits, déjà…
Et puis nous sommes devenus libraires.
Et puis nous nous sommes rencontrés (dans une librairie) et mariés.
Et puis, après bien des aventures, nous avons ouvert la librairie Eureka Street dans une bien jolie boutique de 100m² située du côté sud de la place de la République à Caen.
Vous découvrirez Eureka Street en franchissant le porche du 19.
Sur place, vous serez accueillis par Bénédicte Coulombier-Thomine & Pierre Thomine :
impossible de les confondre !
Pierre a les moustaches de Patrick Raynal et le physique avantageux (!) d’un géant rabelaisien, quand Bénédicte inspirerait des phrases immortelles aux plus grands auteurs de la collection « Aventures et Passions » chez J’ai Lu.
Vous voulez le voir pour y croire ?
D’accord, puisque vous insistez :

Et bien voilà, vous voyez ami(e)s lectrices c’est aussi simple que ça !

Et  vous pouvez  encore participer jusqu’au 30 avril

Pour jouer vous aussi c’est Ici

Alors à très vite alors pour nous présenter votre librairie chérie !!!

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


Celui dont le nom n'est plus - René ManzorLe livre : Celui dont le nom n’est plus de René Manzor. Paru le 22 mai 2014 chez Kero.20€ ; (390 p.) ; 24 x 16 cm
Celui dont le nom n'est plus - Poche- René ManzorRéédité en poche le 10 septembre 2015 chez Pocket dans la collection Thriller.7€50 ; (443 p.) ; 18 x 11 cm.

 

4e de couv :

Londres, au petit matin. Sur une table de cuisine, gît un homme vidé de ses organes. L’assassin est une vieille dame à la vie exemplaire. Pourquoi cette femme a-t-elle sacrifié l’homme qu’elle a élevé comme un fils ?

Elle est incarcérée. Pourtant, le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire. Par la personne qui l’aimait le plus au monde. À chaque fois, les tueurs, qui ne se connaissent pas, laissent derrière eux la même épitaphe écrite dans le sang de leur victime :

Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus…

Trois destins vont se lier autour de ces meurtres incompréhensibles : ceux de McKenna, vétéran de Scotland Yard, de Dahlia Rhymes, criminologue américaine et de Nils Blake, l’avocat de ces coupables qui ressemblent tant à des victimes. Trois destins, et trois vies détournées à jamais de leur cours.

 

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux. il a reçu  le prix Polar 2014 du meilleur roman francophone (Festival de Cognac) pour Celui dans le nom

 

Extrait :
« La mort n’est que métamorphose. Aujourd’hui, l’homme dépense des fortunes à soigner son apparence déclinante, de son vivant. il y a cinq mille ans, il était obsédé par celle qu’il aurait après sa mort. Quand on y réfléchit, c’est plus logique. Un mort, ça ne vieillit pas. Et l’éternité vaut bien un petit lifting. « 

 

Le billet de Sylvie K

A Londres, un homme est retrouvé étripé. Son assassin est une vieille dame qui l’avait élevé comme son fils. Le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire par la personne qui l’aimait le plus au monde. Et toutes les vingt-quatre heures, un nouveau supplicié apparaît. McKenna, un policier irlandais, mène l’enquête. Polar 2014 du meilleur roman francophone (Festival de Cognac).

Pourquoi tuer d’une manière atroce ceux que l’on aime? Pourquoi un rituel différent à chaque fois? Qui manipule ces assassins qui n’en sont pas… Même ceux qui cherchent sont mis à mal. Cinq sacrifices empêcher le 6ieme?

Les chapitres sont court, l’ écriture rapide, percutante,. On apprends que Scoltland Yard était un lopin de terre, ce qu’est la prison de Wandsworth, l’hypnose, les rituels religieux, l’histoire d’Osiris et de son tombeau et tout cela distillé avec intelligence dans ce thriller haletant.

Ah et surtout on parle de greffe; de greffés, de greffon avec en fin de livre une sensibilisation pour faire un don d’organe Bravo M. René Manzor pour cette belle initiative

Résultat du concours 3 ans du blog avec Hugo Thriller


Résultat du concours 3 ans du blog avec Hugo Thriller

Salut les polardeux

Pour gagner le dernier Vincent Hauuy, Le brasier paru le 5 avril dernier dans la collection Hugo Thriller, il vous suffisait de répondre à une simple question.

« Citez le nom d’un des personnages du polar  de Vincent Hauuy, Le brasier ? » 

Vous avez était nombreux à jouer avec nous.

Aussi, c’est un tirage au sort qui a déterminé le gagnant.

Et c’est …

Khalisi Moon

qui a été désignée par le sort.

Aussi chère Khalisi, il vous faut maintenant vous faire connaître au plus vite.

Envoyez-moi votre adresse sous huitaine sur le mail du blog

collectif.polar@gmail.com

Nous vous enverrons votre cadeau.

Si par malheur nous n’avions pas de nouvelles de vous, nous remettrions le livre en jeu !

Alors à très vite j’espère.

 

 

La mémoire des morts – Eric Berg


Le livre : La mémoire des morts, Eric BERG. Traduit de l’allemand par Catherine Barret. Paru le 16 novembre 2017 aux  Editions Slatkine & Cie.  22,90€ ; (380 p.) ; 24 x 16 cm

4éme de couverture :

Sortie de l’hôpital partiellement amnésique, une jeune femme retourne sur les lieux de son accident. Sa sœur y a perdu la vie à ses côtés.

Sur cette petite île de la Baltique, paradis perdu de leur adolescence, elle mène l’enquête, retrouve un à un ses amis et cherche à reconstituer la bande, le clan des sept. Ils ont  changé, vieilli. Et à remuer l’écume des amours enfantines, les souvenirs remontent. Tout ce qu’on a enfoui. Tout ce qu’on aurait dû oublier. La mémoire des morts.

 

L’auteur : Né en Allemagne en 1966, Eric Berg est le pseudonyme d’Eric Walz auteur de roman historique. Avec La mémoire des morts, il signe sont deuxième roman policier. Son premier roman La maison des brouillards  est paru en France en 2017.

 

Extrait :
« Au fond, je n’en savais pas beaucoup plus qu’avant ma visite à l’hôpital. Je n’avais retrouvé aucun souvenir des événements de la nuit de l’accident, ni des heures qui l’avaient précédé. Une seule chose était claire désormais : je ne pouvais plus me fier qu’à  moi-même et à mes propres réponses. Et cela me poussait à continuer. Je ne devais plus me contenter d’explications approximatives. »

 

L’accroche de Miss Aline

La mémoire des morts, Eric BERG

Contre l’avis de sa thérapeute, Léa retourne à Poel, île allemande dans la mer baltique. Lors d’un accident de la route, elle y a perdu la mémoire et sa sœur morte sur le coup. Sur cette île elle y a son passé avec un groupe d’amis, et le Palais ruine qui a abrité leur jeunesse. Cette île elle l’a fuit, sa sœur elle ne lui parlait  pas. Alors pourquoi elles se sont retrouvées ensemble à Poel. Elle veut savoir. Pour ça elle va devoir replonger dans son passé, renouer avec ceux rester sur l’île. Hormis elle, personne n’a quitté l’île. Les uns évoluant, les autres stagnants, certain vivant dans le passé. Des unions se sont faites surprenant tout  le monde. Elle va donc revoir Mike, Harry, Margrethe, Jacqueline, Pierre. Il manque Julien qui est parti, disparu sans laisser de trace. Julien son premier amour.

Léa ne veut pas tenir compte non plus de la mise en garde d’Edith, mère de Jacqueline, qui lui dit de fuir l’île. Elle va renouer avec son passé et les êtres qui le peuplait. Léa leur trouve un comportement étrange en sa présence. Elle va les soupçonner de ne pas lui dire toute la vérité. Mais quelle vérité, sur quoi, sur qui ? Sa mémoire lui fait défaut mais elle sent tout de même poindre quelque chose de pas très clair. Certains amis vont devenir des ennemis et inversement.

Son enquête va la mener loin dans son passé, loin dans sa mémoire qu’elle essaie de forcer, loin dans ses révélations sur les autres et sur elle. Et là, l’auteur t’emmène vers une vérité que tu n’as pas vu venir. Et pourtant c’était tellement évident.  Mais on dit toujours cela après coup !

Le scénario est mené de mains de maître. Les personnages sont dépeints avec une réalité forte. Les personnalités sont simples et alambiquées à la fois. Dualité du bien et du mal. La raison du plus fort… Tout est réunis pour faire de ce roman, un thriller passionnant. L’auteur termine en apothéose en te laissant sur un doute. Oui il en subsiste un.

 

 

mot clé : île, amnésie, psychologie/psychologique, passé, disparition.

2 pièces jointes

 

 

Mes petits tours à la Griffe Noire, Acte 1


Mes petits tours à la Griffe Noire

Acte 1

Les 4 et 5 avril dernier ma librairie recevait des auteurs en dédicace et un peu plus que ça !

En effet pour fêter ses 30 ans, la Griffe Noire avait organisé deux soirées coup sur coup

C’est de la première soirée que je vais vous parler là !


Mes petits tours à la Griffe Noire, Acte 1

La première soirée, celle du 4 avril nous avons eu le privilège de rencontrer en petit comité le tout jeune auteur de chez la Bête Noire, Daniel Cole. 

Autour de Glenn Tavanec, toute l’équipe de la collection polar de chez Robert Laffont était là autour de son poulain pour nous présenter son second opus de sa trilogie.  Car en effet après Ragdoll vient de sortir l’Appât  ou l’on retrouve Emilie Baxter promue inspectrice principale.

Nous étions une quinzaine de personne a écouter Daniel Cole nous parler de lui, de son écriture, de ses personnages , de sa façon d’aborder ses histoires. C’est marrant comme ce jeune homme réservé et très sympathique arrive à écrire des horreurs. Il en est très touchant.

 

Un moment sympa de la soirée c’est quand 3 policiers municipaux ont débarqué à la Griffe Noire. Bardés de leur équipement robocop, il étaient impressionnant à voir traverser toute la librairie pour arriver enfin au lieu de rencontre. Très vite en a compris que ces messieurs-dame étaient des lecteurs et qu’ils avait aimé Ragdoll. Aussi étaient-ils simplement venu pour l’occasion acheté la suite et après avoir posé avec notre auteur, il se sont fait dédicacer le nouvelle opus.

Et oui la Police Municipale de Saint Maur lit du polar.

Incroyable, non !!!

Daniel Cole a été fasciné par ce déploiement de force de l’ordre.

😮 Arrestation surprise de Daniel Cole hier à La Griffe Noire !! 😱 Alors que la dédicace exceptionnelle battait son plein, trois policiers ont fait irruption dans la librairie… pour avoir un autographe de Daniel Cole bien sûr ! 😈

Bon de mon coté j’en ai profité aussi pour me faire dédicacer quelques exemplaires pour nos jeux-concours en cours pour nos 3 ans

 

D’ailleurs notre auteur a gentiment fait un effort pour vous dédicacer les livres en français dans le texte. Hé oui !

Et pour finir je n’ai pas oublié de faire une petite photo souvenir.

 

Bon on la refait…

j’ai oublié de sourire. 😱

 

Oh pas beaucoup mieux ! Pas grave ce fut un beau moment !

En plus j’ai fait la connaissance de la traductrice de Daniel Cole, Nathalie Beunat. Et il se pourrait bien que Nathalie m’accorde une interview pour ces dames du noir… Allez Savoir. Bon ok, il faut aussi que je trouve le temps de lui écrire cette ITW.

 

Et voici …

Ma petite récolte.

 

 

 

Le sang versé de Asa Larsson


Le livre : : Le sang versé de Asa Larsson. Traduit du suédois par Caroline Berg. Paru le 2 avril 2014 chez Albin Michel. 22€ ; (471 p.) ; 23 x 16 cm.

Réédité en poche le 9 septembre 2015 chez Le Livre de Poche dans la Collection Thriller.  7€60 ; (497 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Véritable star en Scandinavie, Åsa Larsson compte des millions de lecteurs à travers le monde, accros aux enquêtes de son héroïne, la brillante avocate fiscaliste Rebecka Martinsson. Best-seller en Suède, Le Sang versé, prix du meilleur roman policier suédois, illustre la sensibilité et l’écriture particulières de cette reine du polar.

À 145 kilomètres du cercle polaire, dans l’atmosphère crépusculaire du grand nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l’avocate, est sous le choc : le pasteur de la paroisse – une femme – vient d’être assassiné. En mission là-bas pour son cabinet d’avocats, Rebecka remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d’un autre meurtre…

« Fascinant : les fans de Henning Mankell, Karin Fossum et Arnaldur Indridason seront séduits. »  Publishers Weekly (USA)

 

 

« Les romans policiers de Larsson sont en ce moment ce qu’il y a de plus original et de plus créatif en provenance de Scandinavie. »  Die Welt (Allemagne)

« Åsa Larsson a autant de talent pour camper des situations glaçantes que pour se mettre à la place de ses personnages. »  Washington Post (USA)

L’auteur :  Åsa Larsson est née à Uppsala, en Suède en 1966. Quand elle avait quatre ans ses parents se sont installés à Kiruna, en Laponie, au nord du cercle polaire. C’est là qu’elle a grandi avant de retourner à Uppsala pour étudier le droit fiscal. Elle a travaillé à l’Office national des impôts.

Åsa Larsson a écrit une série de quatre romans policiers qui mettent en scène Rebecka Martinsson, une jeune femme qui a grandi à Kiruna, étudié à Uppsala pour devenir avocate, puis a trouvé un poste d’assistante dans un cabinet d’avocats de Stockholm. Sa spécialité: le droit fiscal.

Extrait :
« Elle descend l’allée en courant, passe de l’autre côté du balcon et découvre le corps suspendu devant les tuyaux de l’instrument et le signe sami, le symbole cher aux autochtones lapons, qui a la forme d’un soleil et qui l’orne en son centre.
Le cadavre est accroché à une corde, non, pas une corde, une chaîne.
Elle distingue maintenant les taches brunes sur le tapis, à l’endroit où elle a ramassé le caillou tout à l’heure.
Du sang. Est-ce vraiment du sang ? Elle se baisse à nouveau. Elle comprend que ce qu’elle avait pris pour un caillou et qu’elle tient encore entre ses doigts n’est pas un bout de pierre mais un bout de dent. Elle se relève précipitamment, regarde le fragment blanc dans sa main et le jette loin d’elle, horrifiée. »

Le post-it de Ge

Le sang versé de Asa Larsson

L’avocate Rebecka Martinsson, en mission pour son cabinet, est de retour dans sa ville natale de Kiruna, au nord de la Suède, à proximité du cercle polaire. Elle y revient un an après une affaire douloureuse pour elle. Malheureusement les fait se répètent, Mildred Nilsson une femme pasteur est retrouvée mutilée et pendue à l’orgue de son église. Ce meurtre n’est pas sans rappeler à la jeune femme une affaire similaire qui a eu lieu un an auparavant. Ceux sont les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke qui sont chargés de l’affaire. Et l’enquête va se révéler plus complexe qu’il n’y parait. La victime de par son le caractère bien trempé et son militantisme féministe un brin écolo étaient loin de faire l’unanimité au sein de sa petite communauté.

Voilà le décor est planté :

Deux pasteurs sont assassinés et, pour une fois, il ne s’agit ni de l’œuvre d’un tueur en série, ni de celle d’un groupe de satanistes, lointain héritiers des Templiers, à la recherche d’un manuscrit prouvant que Jésus était père de famille nombreuse. L’enquête est bien menée, le roman prend le temps de construire et de développer les personnages, de les nuancer, de bien les intégrer à la vie du village dans lequel ils évoluent. De la psychologie, mais sans excès ; des points de vue variés qui enrichissent autant l’intrigue que l’ambiance. Bref, un excellent roman, classique mais pas académique.

J’avais déjà beaucoup aimé Horreur boréale paru à la série noire en 2006. Avec cette première enquête de Rebecka Martinsson, récompensée par le prix du Premier Roman policier suédois, elle faisait une entrée fracassante en littérature. Elle confirme ici son talent de compteuse et surtout elle reste sur son thème de prédilection ; à savoir la religion et le fanatisme qui en découle.

Extrait :
« Viens t’allonger ici, lui chuchotait la forêt. Viens poser ta tête sur le sol de bruyère pour regarder par-dessous les arbres se balancer dans la brise du soir. […]
Elle réfléchit à l’offre de la forêt, pensa aux grands pins élancés, à leurs troncs de cuivre frappé. Au vent ruisselant dans les cimes comme de l’eau. Aux sapins d’un noir de suie mangés de lichen barbu. Au bruit de ses pas sur le cladonia et la bruyère, au toc-toc des pics épeichettes, au silence profond qui succède au passage d’un animal sauvage, au doux froissement des aiguilles de pin et au craquement léger des brindilles.
On marche et on marche. Au début, la pensée est comme un écheveau emmêlé, les branches vous griffent le visage et s’accrochent à vos cheveux. Et puis, peu à peu, les fils se démêlent, se détachent, restent accrochés aux arbres, s’envolent dans la brise. Bientôt on a la tête vide et on se contente d’avancer. On traverse les marais fumants aux lourds effluves où le corps devient moite et où les pieds s’enfoncent. On gravit un escarpement et là-haut, sur le plateau, le vent souffle plus fort. Les bouleaux nains, phosphorescents, semblent ramper sur le sol. Arrivé là, on se couche. Et la neige se met à tomber. »


Jeu-concours n° 4 spécial 3 ans du blog ! En partenariat avec Les Éditions Albin Michel, le résultat


Jeu-concours n° 4 spécial 3 ans du blog ! En partenariat avec Les Éditions Albin Michel.

Le résultat

 

Il y a une quinzaine de jours, je vous proposais grâce à Albin Michel un petit concours pour gagner un premier roman.

Aujourd’hui j’ai procédé au tirage au sort.

Et un nom est sorti de ma boite à chaussure.

Ben oui, j’ai écrit vos nom,un à un, je les ai mis dans une boite à chaussure que j’avais sous la main. Et oui, je me suis acheté de nouvelles baskets, de vrais chaussons tellement je suis bien dedans ! Mais bon là n’est pas mon propos. Donc j’ai fermé la boite, j’ai remué celle-ci, et une fois réouverte, j’ai fermé les yeux et  pioché un petit papier. Et…

Et un nom est sorti de ma boite à chaussure.

Et, du coup, il y a une Lauréate pour ce concours.

Oui une lectrice va gagner le premier roman de Christos Markogiannakis, Au 5e étage de la faculté de droit

 

Le livre : Au 5e étage de la faculté de droit Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac. Paru le 28 mars 2018 aux Éditons Albin Michel dans la collection Thrillers.

4eme de couv : 

Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ?

Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos

Kris a lu ce titre pour nous,  retrouvez son avis ICI

Alors je vous disais qu’il y avait une gagnante

Mais avant de vous dévoiler son nom,

je tiens à signaler qu’un candidat à jouer avec nous.

Aussi je tiens à le remercier personnellement Charlie Yannick, j’avoue même que secrètement j’aurai aimé qu’il soit notre premier gagnant. Mais le sort en a décidé autrement.

Aussi c’est une lauréate qui est sorti du chapeau, enfin de la boite à chaussure.

Et cette lauréate c’est Julie

Alors Julie si tu veux bien, envoie-moi ton adresse sur notre boite mail : collectif.polar@gmail.com

Et je ferai suivre à Albin Michel notre Partenaire qui te fera parvenir ton exemplaire.

Fugu de Marie-Christine Collard 


Le livre Fugu de Marie-Christine Collard. Paru 23 janvier 2018 chez Noir au Blanc.  18€ ; (260 p.) ; 21 x 15 cm
4e de couv :
Que cherche Carole, jeune étudiante, en débarquant à Tokyo ? Elle y retrouve Kiyoshi avec qui elle a eu une brève liaison en France ; Kiyoshi si prévenant et qui sait se rendre indispensable. Mais que sait-elle de ce garçon dont elle dérange la vie ? Dans ce Japon dont elle maîtrise la langue mais dont elle ignore les codes, Carole va perdre peu à peu ses repères. Entraînée dans un jeu pervers où chacun avance masqué, Carole se perdra dans les dédales de Tokyo, la tentaculaire, jusqu’au nécessaire affrontement avec elle-même. Le fugu est un poisson à la chair blanche et délicate, très apprécié en sashimi. Mais son principal attrait vient d’un plaisir plus trouble car ses viscères recèlent un poison mortel. Une mauvaise découpe du poisson libère dans sa chair une neurotoxine foudroyante. Et il n’existe aucun antidote.
……………………
L’auteure : Marie Christine Collard vit et travaille à Lille, dans les Hauts de France.  Diplômée en Sciences de l’Education, enseignante, elle s’expatrie à deux reprises au Japon, un premier séjour à Yokohama de 1995 à 1998 puis un second, de 2005 à 2016 à Tokyo. Rien ne la prédisposait à se passionner pour la calligraphie, l’art du thé, l’étude des idéogrammes et de la langue japonaise.  En 2009, elle publie un premier roman « Fugu », aux Editions L’Harmattan, puis une nouvelle, « Kappa », sur le blog qu’elle tient de 2010 à 2011. Avec son second roman, « Répliques », qui paraît en 2016 aux Editions Noir au Blanc, elle initie le lecteur à la complexité des relations au Japon : des codes, des modes de vie qui fascinent, attirent et parfois effraient.
……………………
Extrait : 
“Elle se mêle à la foule qui remonte vers le temple : kimonos et costumes sombres, cheveux teints des étudiants, silhouettes occidentales, petits vieux ployés par l’âge et collégiens en uniforme. Les boutiques de souvenirs grouillent de touristes.
Chacun progresse sans hâte et Caro se demande si elle ne franchira jamais les quelques centaines de mètres qui la séparent du temple. Les piliers carminés d’une seconde porte et l’énorme lanterne rouge qui est suspendue apparaissent et disparaissent au gré du balancement de la foule.
La rue s’élargit en une sorte de petite esplanade où Caro s’arrête quelques secondes, impressionnée par la majesté du temple Senso-ji. Une fumée bleue, échappée d’un vaste encensoir, se perd dans l’obscurité.“
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Fugu – Marie-Christine Collard

Marie-Christine Collard nous à concocté un roman hypnotisant, imprégné de la culture exotique japonaise…

Le rythme des phrases, le respect des dialogues et des coutumes, les lieux visités, un véritable voyage dans un “autre monde”…

Le roman commence doucement afin que le lecteur puisse s’imprégner de “codes” auxquels nous sommes peu habitués puis va se transformer en histoire d’amour impossible pour finalement glisser tout en finesse vers un thriller psychologique.

Dans cette histoire d’amour machiavélique au cœur du Japon, pas de courses poursuites, pas de tueurs en série. Se sont les dialogues, les sous-entendus et les manipulations qui m’ont porté jusqu’à un final surprenant !

Papote d’auteur avec B.A. PARIS


Papote d’auteur avec B.A. PARIS

Souvenez vous il y a quelques semaine Miss Aline, notre Flingueuse, nous proposait son retour de lecture de Défaillances

Aujourd’hui Miss Aline papote avec B.A. Paris, l’auteur de ce super thriller.

Allez je vous laisse découvrir cette interview.


Bonjour B.A. PARIS,  Les Editions Hugo et Cie m’ont permis de découvrir votre univers avec votre roman Défaillances. Le Collectif Polar et moi-même serions ravis d’en apprendre un peu plus sur vous.  Vous avez gentiment accepté une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

  • Parlez-nous de vous en dehors de l’écriture : métier, passions?

J’ai longtemps travaillé dans la finance et ensuite comme professeur. Dans les deux cas, j’ai beaucoup apprécié. Maintenant, je suis comblée de pouvoir me consacrer pleinement à l’écriture. Je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à des loisirs, même si j’ai toujours aimé cuisiner, notamment des gâteaux. J’en prépare régulièrement pour mes filles.

L’année dernière j’ai suivi des cours de poterie, ce qui était assez reposant. Comme je suis retournée vivre au Royaume Uni depuis, il faut que je m’y remette.

2 – Comment en êtes vous venue à l’écriture et pourquoi : un message à faire passer, un exutoire ?

J’ai toujours eu le désir d’écrire, c’était juste une question de temps. Je m’imaginais d’abord écrire des histoires pour enfants, puis un concours d’écriture de roman a été lancé et l’une de mes filles m’a incitée à participer. C’était il y a neuf ans et je ne me suis jamais arrêtée d’écrire depuis…

Si je peux faire passer un message, ce serait que l’on n’est jamais trop vieux pour écrire. J’avais 50 ans quand j’ai démarré et cela m’a donné l’opportunité de m’ouvrir à une toute nouvelle vie.

3 –  Ecrire c’est n’importe où, n’importe quand ou vous avez des rituels, des moments/des lieux  précis pour le faire ?

Je peux écrire partout, tout le temps mais je préfère être au calme et seule. Si je dois travailler dans le bruit, je peux le faire. Je suis assez douée pour faire le vide autour de moi de me créer ma bulle !

4 – Un roman ça débute comment pour vous : une idée, un personnage, une fin ?

Comment construisez-vous votre récit ?

C’est toujours la scène d’ouverture qui s’impose à moi.

Par exemple, j’étais en voiture dans la forêt pendant une tempête et je me suis demandée ce qui pourrait se passer si ma voiture tombait en panne. Et delà, je me suis demandé ce que je ferai si je voyais une voiture en panne. Me serai-je arrêtée ? Aurai-je continué mon chemin ? Je me suis dis que ce serait un bon point de départ et Défaillances est né.

Je sais toujours à l’avance comment l’histoire va finir. Le reste est un voyage dans lequel j’embarque mes personnages.

5 –  Dans votre roman Cassandra doit faire confiance à son mari, à sa meilleure amie. Pensez-vous que la confiance totale est une chose abstraite, une utopie ?  

Je suis persuadé que la confiance totale en une personne est possible. Mais si elle est brisée ne serait-ce qu’une seule fois, elle ne pourra plus exister.

6 –  Pensez-vous que les femmes soient plus crédules, plus encline à se faire manipuler que les hommes ?  

Je n’imagine pas les femmes plus naïves, elles sont juste plus enclines à croire en ceux qu’elles aiment ce qui les rend plus facile à manipuler. Mais les femmes peuvent s’avérer de parfaites manipulatrices aussi, même si c’est rarement  dans le but de dominer totalement l’autre.

7 Dans Défaillances il est question de démence sénile, pourquoi avoir choisi ce thème ? Vous vous êtes documentée sur le sujet ?  

Le thème de la démence précoce s’est très vite imposé à moi comme point de départ du roman et de la situation de Cass. Internet a été une source d’informations très riche sur cette terrible maladie bien sûr ais je me suis aussi appuyée sur l’expérience de certains de mes amis qui ont dû traverser cette épreuve avec leurs parents et m’en ont fait part.

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

Mon prochain roman Bring me Back met en scène Finn, dont la petite amie disparaît de leur voiture une nuit pendant un voyage en France. Plus personne ne la verra alors Douze ans plus tard, alors qu’il a refait sa vie, il commence à recevoir des signaux qu’elle est peut-être en vie. Et son passé le rattrape.

Le roman est principalement écrit du point de vue de Finn pour changer un peu cette fois-ci.

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

 Pour moi, ce que je préfère en tant qu’écrivain est la relation avec mes lecteurs. J’adore discuter avec eux lors des dédicaces ou recueillir leurs impressions sur les réseaux sociaux. C’est tellement important d’avoir des retours sur mes livres, s’il vous plait, continuez ! Que vous aimiez ou non mes romans.

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

C’est une question qui intéresse beaucoup de monde : combien de temps cela prend d’écrire un livre ? Pour mon cas, environ six mois.

Un très grand merci pour le temps que vous m’avez accordé et au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous rencontrer.

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour avoir joué les intermédiaires et avoir rendu cet échange possible.

Oui, un grand merci à Vous Mesdame, à madame Paris, à notre miss Aline mais aussi à notre Cécile pour la traduction.  Merci de nous permettre de découvrir un peu plus cette auteure attachante. 

Jeu 5 Épisode 3 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Pour vous la troisième réponse à notre 5e jeu concours spécial « 3 ans du blog »

Nous jouons exceptionnellement avec ma librairie, la Griffe Noire à Saint Maur des Fossés.

On vous demande de nous présenter votre librairie

Et, de nous dire pourquoi vous l’aimez et pourquoi vous adorez les librairies.

Allez place à la réponse de Cécile


MY SWEET WATERSTONES

By Cécile

Sélection Waterstones

Sélection Waterstones

 

MY SWEET WATERSTONES

 

Waterstones Kensington

 

 Les librairies Waterstones ont mes faveurs. Dès que mon pied foule le sol du Royaume-Uni, je cherche ma librairie Waterstones. Il y en a des petites comme celle qui ravit mon cœur à Saint Hélier sur l’Ile de Jersey, des moyennes, des immenses comme ce vaisseau de six étages en plein Mayfair à Londres.

Waterstones Mayfair et ses 6 étages

 

Leurs rayonnages noirs avec leur écriture blanche où les couvertures colorées des livres brillent de mille tentations, les mises en avant par thème divers et variés, je franchis toujours le pas d’une de ces libraires comme dans un magasin de bonbons pour la lectrice que je suis même mes enfants sont pris d’un désir irrépressible de se mettre à l’anglais jaloux du choix dans le rayon jeunesse. L’auteure est toujours un peu effarée de voir autant de « collègues » réunis mais je la fais taire pour naviguer les yeux écarquillés à travers les rayonnages. Je strolle, oups, pardon, je flâne à l’infini.

 

Nombreuses sont même pourvu d’un Tea room, je pourrai vivre dans une librairie Waterstones. Ils vont jusqu’à proposer des petites pépites de papeteries, de carteries qui fait crier à l’aide ma carte bleue et généralement les personnes qui m’accompagne… Heureusement, Waterstones n’existe qu’en Grande Bretagne 😉

Watersones Mayfair Rayon jeunesse

Ma carte de fidélité Waterstones

La carte de fidélité de Cécile chez Waterstones

 

Et bien voilà, vous voyez c’est aussi simple que ça !

Et comme Cécile a participé avant le 5 avril…

Elle gagne d’office un des titres dédicacés à son nom d’un des 6 auteurs présents.

Mais  vous pouvez  encore participer jusqu’au 30 avril

Pour jouer vous aussi c’est Ici

Alors à très vite alors pour nous présenter votre librairie chérie !!!

Même le scorpion pleure de Guy Rechenmann


Même le scorpion pleure de Guy RechenmannLe livre : Même le scorpion pleure de Guy Rechenmann. Paru le 27 février 2018 chez Cairn dans le collection Polar Cairn.  16€ ; (240 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couverture :

Anselme Viloc est de retour dans le quatrième volet de ses aventures. Un polar mentaliste, comme le qualifie l’auteur, pour trouver la vérité il faut souvent chercher en soi, dans son passé, elle se construit en harmonie avec son environnement, avec le vivant…
Guy Rechenmann, auteur confirmé rejoint les éditions Cairn avec son célèbre héros Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.
Il est des sourires qui camouflent la peine. D’autres cachent la malice, voire le vice, tel celui qu’Anselme Viloc voit se dessiner sur les lèvres de l’une des personnes présentes à l’enterrement de son ami Augustin. Augustin, le colosse, l’indestructible, pourtant mort subitement.
Un viager, une mort inattendue, et ce sourire… Un sourire qui le dérange, le hante même… Anselme, le flic de papier, doit comprendre, mener l’enquête pour chasser cette peine qui l’étreint.

GuyL’auteur : Né le 17/08/1950, écrivain et homme de télévision, Guy Rechenmann avoue être un rêveur et un poète. Le hasard, il n’y croit pas beaucoup préférant parler de coïncidences, son thème de prédilection… Il attendra 2008 pour publier un recueil de poésies et de nouvelles « La Vague » éditions Ecri’mages suivi de cinq romans « Des fourmis dans les doigts » éd. L’Harmattan et « Le Choix de Victor » éd.Vents Salés où se mêlent suspense, poésie et onirisme… Avec « Flic de Papier », « Fausse Note » et « A la Place de l’Autre » ses derniers romans aux éditions Vents Salés, il revisite le genre policier d’une façon nouvelle et inattendue grâce au même personnage Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.. Guy Rechenmann écrit ses romans au Cap-Ferret.

Extraits :
«  Concernant mes racines, l’assistance Publique n’a pas été diserte sur mon cas, pourtant elle a de la bouteille l’institution. Les enfants délaissés sont pris en charge depuis des lustres, depuis le XVIIème précisément, l’époque de Vincent de Paul. De fils en aiguille, de lois en amendements, la lettre X est apparue pour camoufler la génitrice, l’inconnue. L’inconnue froide de l’équation mathématique. Une lettre pour soulager une vie, abréger une souffrance, une lettre énigmatique. »
            « T’es policier ou philosophe ? elle m’interroge le nez en l’ai à la façon maîtresse d’école.
–          D’après toi Lily ?
–          Non, parce que si t’es philosophe, il est tout à fait normal que tu restes planté sur la terrasse à regarder le ballet des mouettes, à écouter le chant des crabes et à méditer sur l’avenir de la presqu’île et éventuellement de la planète, t’es d’accord ?
–          Jusque-là rien à redire.
–          En revanche, si t’es policier et si on dit que ta mère est morte, de manière violente concomitamment ! Elle s’arrête, me scrute, je lui fais signe que je connais le mot, rassurée elle poursuit, concomitamment donc à la minute où tu es né, c’est bien ce que le père Fourras a laissé entendre lors de ta dernière visite, et bien si l’on me dit ça à moi, policière, je vais chercher dans les archives de la police du coin, là-haut dans le Nord [….] Maintenant soit dans le présent de ton passé … »

La chronique Jubilatoire de Dany

scorpion in situ

Plus classique que les précédents dans sa construction, c’est sans doute le roman de Guy Rechenmann où le lecteur  en apprend le plus sur l’intimité de son « flic de papier ». Il va tout mettre de son côté Anselme Viloc,  pour retrouver ses origines nordistes, du thème astral à la régression avec la complicité de son pote David qui lui trouve les bons interlocuteurs dans la clientèle du restaurant de l’Escale.

Parallèlement, une série de morts suspectes frappe les personnes ayant vendu leurs biens en viager. Et s’il s’agissait d’une arnaque immobilière… c’est sans compter avec la géobiologie ! Le bassin encore une fois offre ses paysages grandioses aux amoureux de ces espaces intermédiaires, à la lumière incomparable.

Nous prenons aussi un malin plaisir avec la galerie de seconds rôles à commencer par Lily qui prend de l’âge et de l’assurance s’il en était besoin.

Le dernier né de cet auteur conteur et poète nous procure un bien agréable moment de lecture, même si on ne retrouve pas l’émotion de « fausse note » avec son inoubliable petit violoniste …

Ce roman est le quatrième de la série Anselme Viloc, il peut se lire isolément mais ça serait fort dommage de passer à côté des trois autres …

 

mots clefs :

Origines / viager / arnaque immobilière / thème astral / régression / géobiologie / Feng Shui

 

Les « Jeu Concours 3 ans du blog » et petit coup de gueule


Salut les polardeux,

Vous le savez pour nos 3 ans , nous avons décidé de fêter ça dignement. Aussi  nous vous proposons de nombreux jeu concours.

Et pour vous motiver nous vous faisons gagner des livres et quelques autres babioles.

cof

En fait, pour nos 3 ans, j’avais dans l’idée de vous mettre en avant, vous, lecteurs zé lectrices de notre blog. Car pour moi vous êtes aussi importants que nos auteurs. En effet que seraient nos écrivains sans vous pour les lire et partager vos plus belles lectures.

Nous avions eu quelques belles idées pour vous faire jouer avec nous.

Des concours photos, le premier a pas si mal marché.

Des jeux d’écriture, là vous n’avez pas vraiment aimé répondre à mes questions et vous n’avez pas souhaité m’expliquer pourquoi une flingueuse avez disparu. Pas grave j’ai fait bosser les Flingueuses justement, notre jeune chroniqueuse aussi à participé tardivement. Seules deux lectrices ont participé. Deux lauréates. Il y aurait pu y en avoir plus mais bon c’est comme cela.

Je comprends, visiblement comme nous vous manquez de temps. Et du coup vous êtes très peu à jouer avec nous. Et puis il est plus rapide de répondre à une seule question simple. Je l’ai constater avec les concours en partenariat avec les éditeurs. Mais là, hélas, cette seule réponse ne m’apprend rien de vous.

Les livres que vous pouvez gagner au jeu en cours : « Présentez moi votre Libraire »

Alors que si vous me présentez votre librairie, là je vous cerne mieux. J’apprends à mieux vous connaitre. Aussi vous avez encore tout le mois d’Avril pour me parler de ce lieu démoniaque de tentation qu’est une librairie. Et moi j’ai la joie de découvrir un peu plus.  Je sais que vous aimez,  vous aussi, ces instants de partage. Allez les copinautes parlez moi d’une librairie que vous avez ou que vous fréquentez !

Pour savoir comment jouer le lien est ICI

La suite des 3 ans

Il y a encore au moins trois concours à venir.

Un nouvel exercice photographique.

Un cadavre exquis pour l’exquis Collectif Polar

Un tag lecteur/lectrices.

Mais avant de vous proposer ces derniers, je tenais à répondre à quelques remarques que l’on m’a faites.

Petit coup de gueule

Alors, je fais le choix des livres que je veux vous offrir. Et les livres que vous gagnez sur collectif polars sont tous achetés par mes soins, souvent aussi je prends le temps de les faire dédicacer. Les autres babioles aussi je les ai acheté pour vous.

Et, oui, je restreints l’aire de jeu de ces concours et les propose à mes lecteurs vivant ou possédant une adresse en France Métropolitaine.

En effet, sur la questions, une flingueuses a disparu, j’ai envoyé un livre de poche en France et un en Belgique. L’envoie m’a coûté 3€20 en France, 9€60 sur le plat pays. Le calcul est vite fait car malheureusement je ne suis pas Crésus.

D’autres titres a gagner sur Collectif Polar pour nos 3 ans

Voilà ceci étant dit, j’espère vous retrouver très vite dans ma boite mail ou sur ces pages.

Belle soirée à vous mes loulous polardeux

 

 

 

Sœurs de Bernard Minier


Le livre  : Sœurs de Bernard Minier. Paru le 5 avril 2018 chez XO.   21€90  ; (480 p.) ; 24 x 15 cm

4ème de couverture :

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.
Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.

Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle t-il pas La communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.

Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

L’auteur : Né à Béziers (Hérault) , le 26/08/1960, Bernard Minier grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France. Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, « Glacé « , en 2011. Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
« Glacé  » met en scène le commandant Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver. Le roman obtient de nombreux prix dont le Prix Polar au Festival de Cognac et le Prix « Découverte » Polars Pourpres. Il a été adapté en série télévisée.
Son deuxième roman, « Le Cercle« , paru en 2012, renoue avec le même personnage et se situe cette fois dans le milieu d’une petite ville universitaire du Sud-Ouest. Il obtient le prix des bibliothèques et médiathèques de Grand Cognac. Puis viennent « N’éteins pas la lumière », « Une putain d’histoire » prix du meilleur roman francophone du festival de Cognac et « Nuit »
Ses romans privilégient les atmosphères oppressantes, la violence psychologique et des personnages complexes, ainsi que « l’attention qu’il porte aux décors, naturels en particulier ». « Sœurs » est son sixième roman, le cinquième de la série Servaz.
Extraits :
« Si les vivants ont des secrets, constata-t-il en pensant à Alexandra, les morts, eux, n’en ont plus guère pour le légiste. Analyses, prélèvements, examens visuels et palpations révèleront leur état de santé et bien souvent, leur état mental, voire moral. Cirrhoses, hématomes, anciennes fractures ressoudées et cals osseux portant témoignage de coups et de mauvais traitements, vieilles cicatrices par impacts de balle ou arme blanche, scarifications et automutilations, somnifères, antidépresseurs, drogues, maladies vénériennes, lésions anales, traces d’asphyxie autoérotique, poumons goudronnés par plusieurs centaines de milliers de cigarettes, piqûres de seringues, liens, mauvaise hygiène de vie, malpropreté, déliquescence, folie, mort – rien ou presque n’échappe à l’œil du légiste. Rien sauf les sentiments, les émotions, les pensées – ce qui fait qu’un être humain a passé un moment sur cette Terre avant de disparaître. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Heureusement l’auteur précise : le personnage d’ «  Erik Lang n’est pas inspiré de mes collègues auteurs de polars qui sont, pour la plupart, des gens fort sympathiques et accessibles ! » Heureusement … pour la plupart …

Ce roman se déroule sur deux époques, la première moitié sorte de préquel (antépisode) permet au lecteur de faire la connaissance de Servaz à ses débuts dans la police en 1992-1993 et la seconde moitié se passe de nos jours. Tout sépare les deux polices : celle de l’avant téléphone portable et celle des balbutiements de l’investigation assistée par l’ADN et les caméras de surveillance. Et les lecteurs en apprennent beaucoup sur le héros récurrent de Bernard Minier. Il était en bien meilleure forme en 93 et déjà bien affûté et aux dires de l’auteur, lui ressemblait physiquement …

La mort suspecte de son épouse va placer un auteur de polar au cœur de l’intrigue et raccrocher les faits actuels à ceux vieux de vingt-cinq ans, la toute première enquête de Servaz.

Au-delà de l’enquête bien ficelée, par son style efficace, Bernard Minier nous entraîne aussi sur une réflexion sur les relations entre les auteurs et leurs lecteurs, ambiguës et exclusives parfois. De l’adoration à la soumission, de la manipulation à la vengeance extrême, le mensonge est partout.  Avec ce cinquième opus des aventures de Servaz nous retrouvons avec plaisir son équipe et nous approchons un peu plus l’intimité de Servaz. Un très bon cru que 2018 !

Certes le lecteur appréciera ces retrouvailles, néanmoins cet épisode peut se lire indépendamment, sachant qu’une fois la dernière page tournée, le manque poussera le « polardeux » à se ruer dans sa librairie préférée pour se procurer les volets précédents. Les personnages gagnent en épaisseur au fil des enquêtes

Citations :
« A vingt ans, il s’était rêvé écrivain, mais il serait flic tout sa vie. Même à la retraite, un flic restait un flic. C’est ce qu’il était. Où donc étaient partis ses rêves ? »
« C’est le problème avec certains fans. Ils deviennent trop envahissants, ils veulent faire partie de votre vie, ils exigent une attention constante … Ils veulent être importants pour vous, ils estiment que le fait d’avoir lu tous vos livres leur donnent certains droits. »
«  Pour certains lecteurs, ils (les auteurs) tenaient même lieu, à leur insu, de membre supplétif de la famille, d’oncle d’Amérique, d’ami de longue date qui, si la carrière de l’écrivain se prolongeait sur plusieurs décennies, finissaient par faire partie intégrante de leur vie. »
 « Soudain, il (Servaz) se demanda combien de personnes dans cette ville lisaient en ce moment précis, c’est-à-dire en même temps que lui. Des centaines ? Des milliers ? Et combien regardaient la télévision ou l’écran de leur téléphone ? Infiniment plus, sans aucun doute. Etaient-ils, eux, lecteurs, comme les Indiens d’Amérique au XIXème siècle : menacés d’extinction par une race nouvelle ? Appartenaient-ils à l’ancien monde en train de disparaître ? »
« Désormais, lecteurs et fans avaient un accès direct à leurs auteurs préférés, sans l’intercession sourcilleuse d’une maison d’édition ni les délais imposés par les vicissitudes du courrier ordinaire. Est-ce que ça n’ôtait pas une partie de leur mystère à ces écrivains contraints de sortir de leurs solitudes altères, de leurs tours d’ivoire inaccessibles pour descendre dans l’arène ? Est-ce qu’un auteur devait rester à portée de clic, disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ou au contraire ce travail n’exigeait-il pas de la distance et de la réserve, une forme discrète d’insociabilité ? Comment pouvait-on être à la fois dans et au-dessus de la mêlée ? »
Une réflexion écolo : p205-206 « … Que l’humanité fût devenue folle, Servaz n’en doutait pas une seconde. La question était de savoir si elle l’avait toujours été : cinglée, suffisante, autodestructrice – et si elle n’avait eu les moyens de son autodestruction qu’à une date récente. »

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, le retour ; épisode 9


Notre jeune Chroniqueuse, Julie a elle aussi voulu participer au jeu « Une Flingueuse a disparu » pour le fun

Aussi a-t-elle décidé d’écrire un petite nouvelle mêlant à la fois mon passage à  Livre Paris et sa première expérience de ce salon du livre de Paris.

Voilà ce qu’elle m’a donné à vous faire découvrir…


Je t’envoie enfin la nouvelle que j’ai écrite sur Dany nommé « la disparition à Livre Paris »  désolé du retard.

La disparition à Livre Paris

Geneviève, Eppy fanny, Dany, Aline, Ophélie et Julie partirent ensemble pour l’aventure Salon « Livre Paris » le Samedi 17 mars 2018. Arrivé sur place à 9h40, elles attendaient sur place sous la pluie, allez plus que 20 minutes avant que les portes du Salon s’ouvrent, elles entendaient le son du cliquetis de l’aiguille de leurs montres et le battement de leurs cœurs qui faisait « boum boum ». 10h avait sonné, elles entrèrent enfin dans l’arène toutes excitées avec une foule en délire. Le salon était immense, elles avancèrent dans l’allée en allant faire un petit tour au stand livre de poches, Dany qui avait envie d’aller faire un tour à droite en attendant dit à Julie « Je vais faire un petit tour par là en attendant, je reviens », Julie lui répondit « Ok » mais sans réellement écouter, son attention focalisé sur les livres. Geneviève après un petit coup d’oeil dit aux filles :

  • Tiens, je ne vois plus Dany, vous savez où elle est passée ?

  • Non. Répondirent en choeur les filles dont Julie qui se mordait les lèvres et ne se rappelait plus de ce que Dany lui avait dit.

  • Elle doit sûrement pas être loin ! On peut la chercher. Répondit Aline.

  • Ok. Où es-tu Dany ? Entends-tu ? Où te caches-tu ? Demanda Geneviève.

Les filles allèrent à gauche en la cherchant et en regardant à leur gauche et droite en plus de regarder les stands, pendant ce temps, Dany se trouvait dans le coin à droite mais elle était à côté d’autres gens et de loin, on ne la voyait pas. Ensuite, Dany partit après avoir acheter un livre retrouver les filles au stand du livre de poches mais elle ne les voyaient plus et se demandaient où elles avaient pu passer.

10h40

Genviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie firent un saut chez Acte Sud en regardant les nouveautés chez eux, elles n’avaient toujours pas retrouvé Dany, elles fixaient toute leur attention sur les livres qu’elles ne virent pas passer Dany à leur dos. Dany ne les vit pas non plus avec un troupeau d’autres personnes autour d’elles également et continua sa route vers le côté polar et la scène polar. Ensuite Julie dit aux filles qu’à 11h elle attendait de parler à une auteure de BD au stand Delcourt et elle leur demanda si quelques unes pouvaient l’accompagner car elle ne voulait pas les perdre à leur tour tellement le Salon est grand. Aline et Ophélie acceptèrent de l’accompagner pendant que Geneviève et Eppy Fanny iraient faire un petit tour en essayant de trouver Dany également et elles promirent de revenir les retrouver ensuite au stand Delcourt. Julie, Aline et Ophélie restèrent donc au stand Delcourt, Julie voulait attendre une auteure BD en particulier : Patricia Lyfoung dont elle adore ses dessins, sa BD « la rose écarlate » et qu’elle voulait lui parler juste un moment pour lui dire tout ça et lui envoyer un fanart. 11H, Patricia Lyfoung arriva, il y avait une personne avant Julie et elle attendait son tour, elle voulait juste lui parler un peu et elle n’attendit pas trop longtemps son tour, 10min plus tard c’était son tour et elle parla à Patricia Lyfoung comme elle en avait rêvé. Il était 11H25 quand elle eut fini et Aline, Ophélie et elle attendaient Geneviève et Eppy Fanny qui sont revenues les rejoindre 5min plus tard. Julie, Aline et Ophélie demandèrent à Geneviève et Eppy Fanny si elles avaient retrouvé Dany depuis et elles répondirent que non, toujours pas.

11h30

Elles passèrent ensuite du côté des auteur(e)s auto-édités en leur faisant un coucou, en bavardant et en prenant des photos. Elles pouvaient se le permettre, il y avait du monde mais pas encore un raz-de-marée de foule qui allait s’en suivre l’après-midi.

11h50

Elles s’en allèrent chercher un coin pour déjeuner si possible un coin avec des sièges pour manger leurs sandwichs qu’elles avaient apporté, la queue pour acheter un sandwich et des choses à manger était trop longue. Ce qu’elles ne se doutaient pas c’est au moment où elles étaient parties du stand des auteur(e)s auto-édités, Dany s’y rendait. Dany prit des photos avec les auteur(e)s auto-édités et prit la peine de discuter un peu avec eux aussi quand elle leur dit qu’elle avait perdu ses amies et qu’elle n’arrivait pas à les retrouver. Une auteure auto-édités lui demanda à quoi ressemblaient ses amies pour voir si elle les avait déjà aperçues, Dany lui décrivit un groupe d’amies, leurs apparences physiques et un peu leurs vêtements. Cette auteure eut un déclic et lui dit qu’elle avait sans doute aperçu ses amies qui étaient venues ici il n’y a pas longtemps et avait continua tout droit, Dany la remercia et continua tout droit en espérant les trouver.

12h10

Elles trouvèrent enfin des places sur la scène young adult pour pouvoir manger leurs sandwichs où elles purent s’asseoir toutes emsemble à part Dany qu’elles n’avaient pas trouvé. Elles purent également écouter la conférence d’une auteure âgée qui écrit pour la jeunesse, elles mangèrent en l’écoutant. Dany n’avait toujours pas trouvé ses copines mais elle arriva également sur la scène young adult où elle put s’asseoir mais au fond et coincidence, elle était à 4 rangées plus loin de ses copines sans pouvoir les voir et elle mangea également son sandwich seule.

13h10

La conférence se termina après quelques dernières questions du public, Dany s’en alla avec la foule le regard dépité de n’avoir pas pu trouver ses copines, Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie restèrent un peu plus longtemps sur place à discuter un peu et elles ne remarquèrent pas la présence de Dany qui était entourée par la foule.

  • Qu’est-ce qu’on fait ? On a toujours pas retrouvé Dany ? Ça serait bien si on pouvait avoir un mégaphone pour pouvoir crier dans le micro : Jeunes filles cherchent leur amie perdue ! Où es-tu Dany ?!! Dit Julie

  • Ah ouais ça serait bien ! Comme dans le Morning Live, un réveil en douceur avec le Morning Live en criant dans tes oreilles haha ! Répondit Eppy Fanny

  • Ah ouais ça serait drôle ! Je me souviens de ça et des pauvres gens victimes de ça et de Mickael Youn haha ! Dit Ophélie.

  • Bon les filles, il est temps de se bouger alors pour ainsi retrouver notre recrue et faire un autre tour de ce Salon. Dit Geneviève.

  • Oui, répondit Aline. Mais le Salon est tellement grand, comment la retrouver dans tout ce méandre de gens !

  • C’est vrai, c’est tellement grand ! Mais pourquoi pas faire un tour et aller à la conférence du côté polar à 14h j’ai hâte de savoir ce qu’il y a au programme de ce côté ! Dit Julie.

  • Ok, répondit Geneviève.

Elles firent alors un autre tour du salon en continuant tout droit pour aller au fond de la salle pour ensuite tourner à gaucher et aller du côté de la scène polar. Mais où était Dany pendant ce temps ? Dany les devançait, elle a fait le tour du salon aussi en allant au fond de la scène, pour ensuite aller du côté auteur(e)s russes et aller du côté de la scène Polar également. Dany fatiguait, elle avait envie de s’asseoir, elle s’assit enfin sur les bancs de la scène polar, elle était vers le devant de la scène quand Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie arrivèrent ensuite et s’installèrent au fond de la scène. De 14h à 15h était organisé une conférence qu’elles écoutèrent, Julie dit également aux filles si ensuite elles pouvaient les accompagner un peu avant 15h pour voir une auteure au stand JC Lattès chose qu’elles acceptèrent.

14h50

Geneviève, Eppy Fanny, Ophélie, Aline et Julie partirent pour le stand JC Lattès à la queue leu-leu, les unes derrières les autres pour éviter de se perdre dans cette immense foule. 10 min plus tard, la conférence sur la scène polar se terminait, la foule partait, Dany était la dernière à partir. Elle monta sur le banc pour pouvoir essayer de repérer ses amies mais un garde lui demanda de descendre et que ce n’était pas autorisé de monter dessus comme ça. Dany lui rétorqua :

  • Désolé Monsieur mais je cherche mes amies, vous comprenez ? Je les ai perdu !

  • Ce n’est pas mon problème ! Descendez immédiatement ! Dites ça à l’accueil !

Dany obéit alors immédiatement, la foule se faisait plus dense et nombreuse, beaucoup plus de personnes étaient arrivées l’après-midi, ce qui créa des embouteillages. Pendant ce temps, les filles attendaient au stand JC Lattès, Julie attendait la dédicace de Samantha Bailly, son auteure préférée. Son auteure préférée arriva enfin sous les jougs de 15h, Julie était la 3ème dans la queue, elle patienta avec hâte. 15Min plus tard, ce fut enfin son tour, elle lui donna des cadeaux c’est-à-dire des lettre et une fanfiction qu’elle avait écrites pour elle, Julie était tout excitée mais elle se calma pour pouvoir lui parler un peu, son rêve se réalisa enfin.

15h30

Julie avait fini sa dédicace de Samantha Bailly sur le stand JC Lattès, les filles étaient un peu épuisées, elles avaient envie de faire un petit tour pour aller s’asseoir et la foule les fatiguait. Elles allèrent vers le scène BD, mangas, comics pour pouvoir s’asseoir, se reposer un peu et manger un peu. Julie leur demanda qu’elle voulait voir une dernière dédicace à 16h30 et ensuite, elle aurait fini les dédicaces qu’elle voulait faire. Les filles acceptèrent de la suivre après la pause pour sa dernière dédicace et elles avaient prévu de rentrer ensemble avec également Dany et de s’attendre vers 17h.

  • Pour Dany, après ta dernière dédicace, il faut aller voir si Dany a fini le Salon et nous attend à la sortie. On avait prévu de s’attendre. Dit Geneviève.

  • Oui. Répondit Julie.

16h20

Julie fit la queue pour aller voir Bernard Werber, il y avait beaucoup de monde pour lui, beaucoup de personnes qui sont venues pour lui. 10Min plus tard, Bernard Werber qui était temps attendu arriva enfin, il prit le temps de saluer tous ses lecteurs et lectrices en faisant le tour de la queue pour voir jusqu’où ça allait et ensuite il prit enfin place à son siège. Julie prit son mal en patience, mais elle était également excitée même si elle devait attendre et qu’il y avait 6 personnes avant elle. Après avoir patienté, ce fut enfin son tour, elle vit Bernard Werber celui dont elle avait adoré son livre enfin en face d’elle, le crâne dégarni portant des lunettes mais toujours avec un sourire aimable, elle lui parla un peu même si elle était intimidée et lui donna une lettre. Après cette rencontre, elle avait les yeux émerveillées d’avoir pu rencontrer tous ses auteur-es favoris.

 

17h10

Elles avaient toutes fini leurs emplettes, fini leurs dédicaces, il était temps de savoir si Dany avait fini et les attendait à la sortie.

  • Je suggère comme nous sommes 5, que 2 d’entres nous se postent à la sortie dehors, 2 autres se placent devant la porte de sortie et moi je me posterai en avant si jamais Dany n’est pas encore sortie, on risque de ne pas la rater avec ce plan. Dit Geneviève.

  • Oui excellent ! Répondit Eppy Fanny. Je me propose pour me mettre dehors à la sortie qui vient avec moi ?

  • Moi ! Répondit Aline. Ophélie et Julie, vous pouvez vous poster à gauche et droite du devant de la sortie, nous on se mettra à gauche et droite dehors à la sortie et Geneviève tu te posteras en avant, on risque de ne pas la rater comme ça !

  • Ok ! Répondit en choeur Ophélie et Julie.

  • Très bien tout le monde est prêt ? Demanda Geveniève.

  • Oui !

Mais pendant ce temps, où était Dany ? Dany était perdue, encerclée par la foule mais elle n’avait pas dit son dernier mot, elle s’accroupit à 4 pattes et les gens s’écartèrent la laissant passer puis se releva et tenta d’esquiver les gens comme s’ils étaient des obstacles comme dans un jeu. Puis, elle se retourna car elle sentit une présence qui lui fit froid dans le dos, une ombre qui la suivait. Elle avait l’impression de se croire dans le livre « Juste une ombre » de Karine Giebel, mais elle n’avait pas envie de vivre ce que le personnage avait vécu, elle vit une ombre à capuche avec un sourire sadique. Elle se demanda quoi faire, elle seule dans cette foule, perdue sans ses amies pour l’aider, crier était une solution mais elle aurait pu être prise pour une folle ça lui mettrait encore plus un coup au moral, il était préférable pour elle de retrouver ses amies au plus vite et de sortir de là au plus vite, se disait-elle. Elle marchait plus vite, en essayant d’esquiver les gens et en essayant de regarder derrière elle pour voir s’il la suivait toujours, elle s’était crue être dans un thriller, oui elle avait peur mais elle ne voulait également pas se laisser faire et être seulement une victime, autant jouer à son jeu, pour voir si elle gagnerait et lui échapperait, elle en avait l’espoir. Puis, arrivé bientôt vers la sortie, elle se mit à courir avec moins de monde tout en regardant derrière elle puis elle se heurta à quelqu’un, elle avait peur que ça soit lui, elle tremblait et elle était effrayée et elle vit que ce n’était que son amie Geneviève.

  • Ça va Dany ? Est-ce que tout va bien ? T’as l’air effrayé ?

Ophélie, Julie, Aline et Eppy Fanny rejoignirent Dany et Geneviève.

  • Dany ça va ? On est là ! Dit Eppy Fanny.

  • Ça va mieux ! Je vous ai perdu, je n’arrivais plus à vous retrouver puis j’ai senti que quelqu’un me suivait et j’ai courru jusque là !

  • Ah ma pauvre ! Tu devais être très effrayée ! On est désolées de ne pas avoir réussi à te retrouver, on t’a cherché également mais comme le salon est tellement grand, on ne t’a pas retrouvé, on t’a manqué sans doute et on s’est dit que tu nous attendrais à la sortie du coup on est venues t’attendre là ! Dit Geneviève.

  • Vous avez bien fait ! Merci de m’avoir attendu ! Merci de ne m’avoir pas abandonné, de n’être pas parties !

  • Mais on ne t’aurait jamais abandonné voyons ! Rassure-toi ! Répondit Eppy Fanny. On t’aime !

  • Le principal c’est que tu n’aies rien et qu’on a réussi à te retrouver ! Dit Aline.

  • Oui ! Répondit Dany.

  • Et il est où cette homme qui te suivait ? Je lui mettrai une bonne raclée pour t’avoir fait peur ! Dit Geneviève.

  • Ce n’est pas nécessaire ! J’ai regardé autour et je ne l’ai plus vu ! Il est sans doute parti quand je vous ai retrouvé ! Je pouvais appeler à l’aide mais j’avais peur qu’on me prenne pour une folle, j’avais juste envie de vous retrouver ! Je suis rassurée maintenant que je vous ai retrouvé !

  • Tant mieux alors ! Je suis désolée Dany j’avais pas fait attention à ce que tu m’avais dit !

  • Ce n’est rien Julie ! Rentrons.

Les filles rentrèrent finalement toutes ensembles avec Dany qui a été retrouvée. Ce fut une expérience mouvementée pour Dany qui eut une belle peur mais tout finit bien.

« C’est ce que tu crois, mais j’étais là et je suis toujours là, je te suivrai jusqu’à ma mort, belle demoiselle ».

Vermines – Romain R. Martin


Le livre : Vermines de Romain R. Martin, paru le 02 octobre 2017 aux éditions Flamant Noir, collection FLN.Roman. 19€50 ; 181 pages; 21,5 x 1 x 13,5 cm.

4ème de couverture:

Bourganeuf, petite commune isolée dans la Creuse. Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi. Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu’au jour où une armoire normande écrase son chien. Son quotidien se transforme alors en une série d’aventures burlesques et tragiques. Hasard, accident ou vengeance ? On n’est jamais aussi seul qu’on le croit…

 

 

 

L’auteur:  Romain R. Martin est né à Vire en Normandie. Il est âgé de 37 ans et vit aujourd’hui à Paris. Jeune adulte et passionné de musique metal, il quitte le lycée au premier trimestre de terminal pour devenir musicien et travaille avec un petit label breton spécialisé.
En 2007, il déménage sur la capitale pour se réorienter vers le montage vidéo et le graphisme. Puis en 2011, il s’engage pour cinq ans en tant que réserviste de la police nationale. Son contrat désormais terminé, il se met à l’écriture de son premier roman.
Outre le fait que sa mère l’ait toujours poussé à écrire, c’est l’accumulation de situations improbables, tristes, voire grotesques, rencontrées au sein de la police, et plus généralement au fil de sa vie, qui lui donne tout d’abord le goût de l’écriture. Amateur d’humour noir avec un attrait prononcé pour le dérisoire, il trouve dans la rédaction de l’imaginaire un refuge et une parfaite scène de théâtre pour y faire vivre ses personnages excentriques.

 

Extrait:
« Je suis né dans la Creuse et nous vivions, mes parents et moi, dans mon actuelle maison de campagne, aux abords de Bourganeuf. Cette petite commune du Limousin n’a jamais dépassé les quatre mille habitants et tout son charme vient de là. L’absence de promiscuité et le petit nombre créent le lien et la paix sociale. L’hiver, toutefois, il ne fallait pas posséder un flingue trop près de sa table de chevet si vous étiez un audacieux chômeur longue durée ou, plus simplement, un célibataire alcoolique.
La vie pouvait être paisible dans cette campagne, mais il valait mieux être armé, équipé et motivé psychologiquement face aux éventuelles menaces et autres aléas du quotidien. Ce ne fut pas le cas de mes parents, et pourtant, en apparence, notre famille paraissait solide.
En apparence… »

 

Le OFF de OPH

Vermines de Romain R. Martin

Il ne m’aura fallu que quelques heures pour dévorer le glauquissime « Vermines » de Romain R. Martin!

 J’avais lu du bon comme du mauvais sur ce roman qui, de fait, a éveillé ma curiosité… et je fais dorénavant partie de ceux qui le défende!

 Un roman noir, caustique (autant que la soude!) , un poil dérangeant… une plume acerbe, décapante au service d’un humour cynique, sombre mais qui m’aura fait beaucoup sourire!

 « Vermines » c’est l’histoire d’Arnaud, qui de sa Creuse profonde, nous raconte son histoire étrange… Après la mort de son chien, un enchaînement de faits les plus étranges les uns que les autres vont l’emmener, lui et son ami Pascalin, sur des pentes dangereuses… glisseront, glisseront pas? Découvrez-le en lisant ce premier roman de Romain.

 Au delà de l’histoire vous découvrirez la capacité de l’auteur à user de métaphores, sans lourdeur, pour des tournures de phrases qui font mouche:

« Ma trinité impie: salir, détruire, vomir, s’appliquait modestement chaque jour dans notre foyer. Voici l’aigle qui gouverne? Soit! L’oiseau, dans sa grâce, gouvernerait ainsi, assisté de ce fameux triumvirat. C’est pourquoi je les récompensait grassement, tel le gros chat qui rapporte des petites souris mortes sur le perron en retour de ces bonnes attentions. »

 Bourré de références littéraires et musicales, ce roman est une plongée dans le noir dérangeant, le noir inclassable, le noir qui peut mettre mal à l’aise. J’ai trouvé chez Romain un côté brut, parfois familier mais avec une écriture fine, intelligente… Un paradoxe qui, à mon sens, renforce l’ambiance sombre et quasi malsaine que j’ai particulièrement apprécié.

 Si vous aimez sortir des sentiers battus, voir rebattus, et faire une découverte étonnante, n’hésitez pas et lisez « Vermines »!

La compagnie des glaces de Georges-Jean Arnaud.


Le livre : La compagnie des glaces , Volume 1-2 de G.-J. Arnaud. Paru le 9 novembre 2016 chez French pulp éditions dans sa collection Anticipation . 9€50 ; (353 p.) ; 18 x 11 cm

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La Compagnie des glaces
Le sanctuaire des glaces
 
4e de couv :

La compagnie des glaces

Tomes 1 et 2

Le sanctuaire des glaces

Une nouvelle ère glaciaire s’est abattue sur la terre. La planète toute entière est recouverte d’une épaisse couche de glace.

Heureusement, les Compagnies ferroviaires ont développé un immense réseau de voies ferrées, sur lesquelles se presse ce qu’il reste d’une humanité frigorifiée… et soumise.

Pour ne pas perdre leurs pouvoirs, les Compagnies interdisent tout progrès qui permettrait à l’humanité de se passer du rail.

Et malheur à ceux qui, comme Lien Rag, tentent de défier leur autorité !

Pourchassé par les Compagnies, encerclé par une nature hostile, il est pourtant bien décidé à libérer l’humanité de l’existence misérable dans laquelle elle est maintenue…

Une saga indémodable qui a déjà conquis plusieurs générations de lecteurs.

L’auteur : Georges-Jean ArnaudNé en 1928 en Camargue, G.-J. Arnaud est l’un des auteurs les plus prolifiques de la planète. Depuis « Ne tirez pas sur l’inspecteur », prix du Quai des Orfèvres en 1952, il n’a cessé d’écrire, s’attaquant à tous les genres : policier, espionnage, aventure, science-fiction, fantastique. Au total, près de 400 romans. G.-J. Arnaud est un authentique écrivain populaire, héritier des grands feuilletonistes.
Les 98 tomes de son oeuvre La Compagnie des Glaces constituent tout simplement le plus grand cycle jamais écrit dans le domaine de la science-fiction.

 

Le post-it de Ge la bibliothécaire

 

Mais quelle bonne idée a eu French pulp éditions  de rééditer cette immense et fantastique saga qui était depuis quelques temps indisponible chez son éditeur originel. Fleuve Noir qui a fait paraître ( un peu dans le désordre) près de 55 titres de cette série entre 1983 et 1992. Puis dans les année 2000 en 12 volumes.

Je suis une lectrice tardive. Et quand vers 17 ans je me suis mise à lire, je me suis mise à dévorer. Et je suis allée vers ce que j’aimais déjà lire à savoir la science fiction et les romans historiques. C’est comme cela que je suis tombé sur l’œuvre de Georges-Jean Arnaud  en 1983 et La compagnie des glaces et par ricochet sur ces romans d’espionnage et ses polars et autres romans noirs.

D’ailleurs maintenant que j’y pense c’est peut-être bien cet auteurs qui m’a amené à la littérature noire américaine. Et au roman noir contemporain.

Mais revenant à notre incroyable série,

500geeLa lune a servi de dépotoir aux humains qui voulaient se débarrasser de leurs déchets nucléaires. Elle a explosé et ses poussières ont entouré la Terre, empêchant les rayons du soleil de passer. Le froid, jusqu’à – 100 degrés, et la glace sont devenus le danger principal pour l’Homme. Les humains sont obligés de vivre sous des dômes et de porter une combinaison isotherme. Les compagnies ferroviaires ont tissé les seuls liens de survie entre les dômes : les rails ! C’est par eux que circule l’électricité, c’est grâce à eux que les trains relient les hommes. Pour les compagnies ferroviaires, c’est l’occasion d’imposer leurs lois, dont la première : « Hors du rail, pas de vie« . Elles se sont partagé la Terre et dirigent le monde sans concession.

Les Roux sont issus d’une manipulation génétique dont on ne connaît pas encore l’origine. Ils vivent nus, résistant aux températures les plus extrêmes. Ils sont considérés comme des animaux ou des sous-hommes. Lien Rag est glaciologue. Il rencontre par hasard Yeuse, une danseuse nue. Puis croise la route de Floa Sadon, riche héritière de la TransEuropéenne. Tout baignerait pour Lien s’il ne se posait pas des questions interdites : d’où viennent réellement les Roux ? Pourquoi la sécurité de la TransEuropéenne a-t-elle déplacé et détruit tout un dôme ? Il devient l’ennemi public numéro 1 ! Il sera arrêté, torturé, trahi… mais rencontrera aussi quelques fidèles prêts à tout pour l’aider…

Si cette œuvre nous propulse dans un avenir lointain, elle évoque des questions très contemporaines : les dictatures, la bipolarisation, le dérèglement climatique causé par les manipulations de l’Homme…

Bon si vous ne l’avez jamais lu, foncez, vous ne devriez pas être déçus. Impossible.

 

Les petit plus de Collectif Polar

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Cette série a aussi était adaptée en  BD, mais je ne sais pas si la bande dessinée est encore commercialisé.

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Elle a aussi été adapté en série TV  doncle titre original est  GRAND STAR (Canada), La Compagnie des glaces est librement inspirée de la saga romanesque éponyme créée par G-J. Arnaud. Perso je la trouve pas terrible et je ne suis pas fan de cette coproduction franco-canadienne, belge et anglaise de 26 épisodes.

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Elle a été tournée de mars à juillet 2006. Intitulée La Compagnie des glaces, la série reprend la trame générale du roman mais se permet de grandes variations : le héros est un jeune adolescent et se nomme Cal Ragg. Il lutte contre la dictature instaurée par le terrible Palidor et les aiguilleurs.
Clairement adressée à des adolescents, le côté petit budget de la série comme son manque de rigueur (humains qui sortent sans protection contre le froid, etc.) pourront décevoir les amateurs des livres. G.J. Arnaud lui-même ne semble pas satisfait des concessions faites dans la série.
La série fut tournée sur huit plateaux, installés dans l’ancien site minier de la Fosse Arenberg de la Compagnie des mines d’Anzin à Wallers dans les alentours de Valenciennes.

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Jeu 5 Épisode 2 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Voilà la deuxième réponse à notre 5e jeu concours spécial « 3 ans du blog »

Nous jouons exceptionnellement avec ma librairie, la Griffe Noire à Saint Maur des Fossés.

Nous vous demandons de vous présenter votre librairie

Et de nous dire pourquoi vous l’aimez et vous adorez les librairies.

Voici la première réponse de Nathalie

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« Ma librairie »

 

J’y entrais une à deux fois par semaine. D’abord un regard dans la vitrine, puis pousser la grande porte vitrée, fouler le parquet craquant, sourire aux libraires, puis laisser mon regard courir sur ces immenses rayonnages de bois. Me diriger d’abord, vers l’espace des enfants où, mes doigts ouvrent chaque livre, où mes yeux s’émerveillent, en choisir un et traverser , les yeux gourmands, le rayon des livres d’art, errer à travers les essais philosophiques ou historiques, humer l’odeur du bois, du papier, parcourir les petites fiches qui s’accrochent aux nouveautés ou aux polars, en choisir un puis deux… Regarder ma montre et me rendre compte qu’une heure est passée… Vite, vite, vite passer à la caisse, sourire, dire merci et sortir l’épaule un peu plus lourde et la carte bleue « allégée » !

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Librairie Delamain

Place Colette

75001 Paris

 

 Manou

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Et bien voilà, vous voyez c’est aussi simple que ça !

De plus comme Manou a participé avant le 5 avril…

Elle gagne d’office un des titres dédicacés à son nom d’un des 6 auteurs présents.

Mais  vous pouvez encore participer jusqu’au 30 avril

Pour jouer vous aussi c’est Ici

Alors à très vite alors pour nous présenter votre librairie chérie !!!

Le cramé de Jacques-Olivier Bosco


Le livre : Le cramé de Jacques-Olivier Bosco. Paru le 19 mai 2011 chez Jigal dans la collection Jigal Polar. 17€24 ; (286 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche d’abord chez Jigal puis chez Pocket mais indisponible actuellement !

 

 

 

4e de couv : 

Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents.

Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés !

Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve bien malgré lui dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible…

Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

L’auteur : Né le 10 mai 1967 et vivant à Nice, Jacques-Olivier Bosco (JOB) est l’auteur de nombreux romans plusieurs fois primés. Il a été balayeur, éboueur, plongeur, barman puis entre dans le milieu de cinéma où il est scénariste dans les années 90( de courts métrages ), régisseur avant de s’installer comme restaurateur sur une plage près de Gruissan.  Il écrit déjà quelques polars qui restent à l’état de manuscrits, des nouvelles aussi. Début des années 2000, quelques unes de ses nouvelles sont publiées  et les Éditions Jigal acceptent son premier polar, Et la mort se lèvera qui paraît en ce début 2010.  Suivra le cramé puis de nombreux polar. Brutale (« La Bête noire », 2017, et Pocket, 2018), a été nominé au prix Polar de Cognac 2017.
Extrait :
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un oeil sur Tino et Stéph, ils avaient chacun un gros sac en bandoulière, bourré à craquer de billets, une cagoule noire sur la gueule et un fusil-mitrailleur en main. »

La chronique d’EPPY FANNY

LE CRAMÉ DE Jacques-Olivier BOSCO

Editions JIGAL

L’histoire :

Gosta, le physique rital assumé, avec sur la joue gauche un bon morceau de peau labouré par le feu. D’où son surnom : le Cramé. Un voleur, à la tête d’une bande. Mieux, d’une famille.

Un homme qui aime l’action, l’argent et les belles filles. Et qui en profite à 200 % sachant que ce choix de vie peut s’arrêter à tout moment.

Le cercle proche, les intimes :

Olga l’arnaqueuse

Isabelle la jolie motarde

Les frères Paoli, deux corses de Nice

Cheyenne le hacker

Francis un ancien flic

Le vieux Fernand, le perceur de coffre

Puis Lino, l’ami de toujours, le quasi frère

Un casse qui tourne mal. Des morts. Un seul responsable : une balance. Inimaginable, et pourtant.

Son ennemi juré, Fabiani, le cador de l’antigang qui jubile et le serre enfin.

Extrait page 21 : « La bave acide de la haine mordait sa lèvre inférieure, son flingue tremblait de plus en plus, au moins deux fois plus vite que le dernier vibromasseur d’Amanda Lear. »

Des regards qui se croisent alors que Gosta, gravement blessé, pense mourir.

Une dette à rembourser.

Mais Gosta reste le roi de l’évasion. Une fois encore il le prouve.

Un coup de bistouri plus tard, le voici plus belle gueule que jamais et prêt à tout pour découvrir la balance. Il se transforme en Ange. Enfin en Ange noir. Vengeur.

Il infiltre la police. Jubilatoire en diable cette situation. Mais ce pied de grue qu’il pensait faire durer quelques heures va devoir se prolonger. Car, ange ou démon, il reste un homme de parole et rembourse ses dettes.

D’autant que l’innocence d’un enfant c’est sacré, sa vie aussi.

L’enquête le conduit à rechercher des hommes déviants. Des pédophiles. La lie de cette société. Quelle que soit leur position sociale, aucun ne sera à l’abri. L’ange s’effacera, le Cramé ressurgira et les pervers chanteront et seront châtiés.

Le récit de Jacques Olivier Bosco nous conduit sur les pas de ces déviants sexuels, de ces organisations qui offrent de la chair fraîche aux amateurs. Juste à notre porte.

Il nous entraîne également dans l’univers des cités, remarquablement décrit.

Nous parle des trafics en tous genres qui y fleurissent.

De ces zones de non-droit où la police est impuissante.

De ces habitants, otages d’une minorité, qui courbent le dos pour juste survivre.

De ces Caïds dangereusement intelligents capables de manipuler les pires pervers, sans état d’âme, pour mener à bien leur mission ultime.

Il nous parle aussi de ce que les drames de l’enfance engendrent.

De ces êtres qui se construisent sur les cendres de leur innocence.

Innocence immolée pour survivre… dans la haine. Pour ne plus subir. Jamais.

Le récit est fort. Mais l’humour, toujours présent, le rend agréable.

Le personnage, qui n’est pas un sain, est attachant en diable.

Son attitude et son discours sont jubilatoires.

Un charmeur ce Cramé. Enfin pour nous les femmes.

J’ai découvert un auteur, vivement conseillé par mon dealer favori (Olivier Le Corbac Vanderbecq) via cette lecture. Elle ne sera pas la seule de JOB.

« Quand les anges tombent » m’attend dans ma PAL. Je le dévorerai également avec plaisir.

Fin du concours 3 ans du blog avec Hugo Thriller


Voilà notre 3e concours prends fin aujourd’hui.

Jeu-concours n° 3 spécial 3 ans du blog ! En partenariat avec Hugo Thriller.

 

Souvenez vous…

En effet vous  pouviez  gagner le dernier Vincent Hauuy, Le brasier qui  est paru aujourd’hui  5 avril dans la collection Hugo Thriller .

Aussi J’ai relevé tous les noms ou pseudos ayant tenté leur chance !

Et je vais très vite procéder à un tirage au sort parmi toutes les participantes.

Alors je préviendrai la gagnante sur notre blog par un petit article

Il va falloir que vous suivez bien nos publications ces prochains jours.

Peut-être serez-vous celle qui va avoir le plaisir de recevoir ce titre

 A très vite donc pour connaitre la LAURÉATE.

Et très vite aussi l’avis de Miss Aline sur ce polar.

Car ce jeu à vu le jour grâce à Miss Aline

Ge porte flingue de Collectif Polar

 

Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

Sous la ville de Sylvain Forge


Depuis quelques semaine Danièle notre mamie Flingueuse nous entraine à la rencontre de Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous poursuivons avec ce titre :

Sous la ville de Sylvain Forge. Paru le le 1er juin 2016 chez  Toucan – collection Toucan noir  prix broché 15.22 € e-book 3.99 € ; (407 p.) ; 22 x 14 cm.

4ème de couverture :

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
sous la ville poche Forge sylvainIl se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

 Sous la ville : À paraître en poche le 2 mai 2018 au édition du Toucan dans la collection Toucan Noir Poche. 8€90 ; (320 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

L’auteur : Sylvain Forge est originaire d’Auvergne. Il a déjà publié sept romans dont Un Parfum de soufre (Prix Plume d’argent 2016 du thriller francophone) et  Tension extrême prix du quai des orfèvres 2018.

 

Extraits :
« Trois personnes peuvent garder un secret si deux d entre elles sont mortes »
« Quelques mètres plus loin, il ouvrit une porte qu’il avait récemment consolidée d’une barre en fer. Derrière : un cellier faiblement éclairé par la lumière qui provenait d’un soupirail. Une grande cage, achetée à un cirque en faillite, occupait un tiers de l’espace. Le reste était encombré d’un bric-à-brac qui en faisait un parfait atelier de refonte d’or : four alimenté au gaz propane, ventilateur, moules en sable destinés à recueillir le métal en fusion. Derrière les grilles, recroquevillée sur une paillasse, se trouvait une silhouette maigre. Ses longs cheveux et sa barbe étaient cuits de crasse. Sans un mot, celui qui venait d’entrer se dirigea vers un tuyau d’arrosage et alluma un robinet encastré dans le mur. Un jet glacé aspergea le captif qui se réveilla en hurlant.”
On ne m’avait pas menti sur ton compte, Settara. Le problème, c’est que t’es hors jeu : tu t’es trompé d’un siècle. C’est fini le bon vieux temps où on s’accommodait du règlement à la louche. Maintenant, tout le monde se tient à carreau. Et ne viens pas nous parler de résultats, tu n’as pas compris qu’on te demande juste de faire un peu semblant ?

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Les origines algériennes d’Adan Settara sont à la fois source de discrimination au sein de la police judiciaire de Clermont-Ferrand où il exerce comme brigadier et source d’informations dans le milieu de la drogue des cités. Malgré sa position instable, Adan ne renonce pas à heurter les hiérarchies quand il enquête sur un meurtre révélé en images sur une clé USB trouvée par des étudiants.

Comme dans ces précédents romans, Sylvain Forge nous entraîne dans une énigme au contexte très documenté. Il quitte Vichy et Nantes pour installer l’action à Clermont-Ferrand qu’il connaît particulièrement bien pour y avoir passé son enfance.

Il quitte les rats pour les chats car c’est bien d’une enquête sur leur disparition qu’il est question, parallèlement à une autre intrigue autour d’une fraternité étudiante, menées toutes deux par un fils de harki aux troubles relations et une coéquipière en rupture conjugale.

Ces deux enquêtes très denses nous ferons approcher la nuit et les sous-sols auvergnats pour notre plaisir de s’y perdre. L’auteur confirme par ce roman un vrai talent de conteur et il est difficile d’en dire plus au risque de spolier. Ne boudons pas cette galerie de personnages attachants et déroutants !

 

 

Jeu 5 Épisode 1: « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


 

Voilà la première réponse à notre 5e jeu concours spécial « 3 ans du blog »

Nous jouons exceptionnellement avec ma librairie, la Griffe Noire à Saint Maur des Fossés.

Nous vous demandons de vous présenter votre librairie

Et de nous dire pourquoi vous l’aimez et pourquoi vous adorez les librairies ou pas !

Voici la première réponse de Nathalie


Bonjour !

Et merci à vous d’organiser tous ces concours, pour en avoir organisé aussi (à plus petite échelle !) je sais que c’est du boulot !!

 

Pourquoi j’aime les librairies ?? Mais quelle question ! Parce qu’elles sont pleines de livres, tiens !! Et aussi pleine de gens (les libraires !) qui peuvent te conseiller pleins de livres super chouettes / originaux / intelligents / qui vont te faire peur / te faire pleurer / rire… (rayer la mention inutile)

Et en plus, dans les librairies, il y a aussi des gens qui viennent acheter des livres (en général parce qu’ils aiment lire) et avec qui, donc, tu peux facilement passer une heure à parler bouquins…

Ma librairie « préférée » en ce moment (ben oui, ça peut changer, il peut y en avoir plusieurs…) c’est :

« Le Silence de la Mer »

5 Place St Pierre

56000 Vannes

Dans un quartier plein de jolies et vieilles maisons, face à une belle église !

Et comme je le disais en commentaire sur le blog , les libraires sont souriants, réellement gentils et serviables, et ils connaissent leur fonds. Avec une mention spéciale +++ à la jeune femme qui s’occupe de la jeunesse, elle connait bien son boulot, son fonds, la littérature jeunesse et elle est de très bon conseil !!

Bon, le seul hic, c’est que quand elle me présente un livre, je l’achète !! Et elle en présente beaucoup… 😉

Bonne soirée,

A bientôt,

Nath

 

Et bien voilà, vous voyez c’est aussi simple que ça !

Et comme Nath a participé avant le 5 avril…

Elle gagne d’office un des titres dédicacés à son nom d’un des 6 auteurs présents.

Mais  vous pouvez encore participer jusqu’au 30 avril

Pour jouer vous aussi c’est Ici

Alors à très vite alors pour nous présenter votre librairie chérie !!!