Principes mortels de Jacques Saussey


Jacques Saussey sera avec nous à Saint Maur en poche ce week-end

Alors rendez-vous est pris autour de son stand les 23 et 24 juin

 

Le livre : Principes mortels de Jacques Saussey. Paru le 16 mai 2018 aux éditions Bragelonne . 8.90€ (275 p.) ; 11 x 17.8 cm.

4ème de couverture :

La mort n’a jamais dit son dernier mot.

Été 1979. Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où, quatre ans plus tôt, son cousin Paul, presque son sosie, a trouvé la mort sur une route qu’il connaissait depuis l’enfance. Cette tragédie ronge insidieusement le cœur de ses proches, attendant son heure pour frapper de nouveau. En cet été 2011, elle semble avoir sonné. Franck sait qu’il va mourir. Il a quelques heures, quelques jours peut-être, pour laver sa mémoire et raconter ce qui s’est réellement passé, l’été de ses 18 ans.

 

 L’auteur : Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.
Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).
« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

 

Extrait :
« Ferme de la Renardière, Armilliers-sur-Taurion
13 juillet 2011,14 heures
J’ai longtemps cru que je ne pourrais jamais raconter ce qui s’est réellement passé cette année-là, durant l’été 1979. Mais, aujourd’hui, je réalise qu’il est grand temps de le faire, peut-être simplement histoire de laver définitivement ma mémoire de ce qui la souille avant de mourir. Car, je le sais, aussi certainement que la nuit succède à la lumière, je vais mourir. Quelques jours encore, quelques heures…
La décision m’appartient, à présent. J’ai dépassé le temps de l’apitoiement sur moi-même, le temps des remords et de la culpabilité, le temps de la colère. Aujourd’hui est venu celui du renoncement, ou plutôt celui de l’acceptation, ce qui revient en fait à peu près au même…
J’ai choisi d’écrire l’histoire de ces événements tragiques afin qu’il en reste une trace après ma mort. Pour que quelqu’un puisse comprendre ce qui me ronge depuis bientôt trente ans. Pour que toute cette merde ne disparaisse pas totalement dans l’oubli. Pour que tous les miens ne soient pas morts pour rien.
Vous, qui trouverez ce manuscrit, faites-en ce que votre conscience vous dictera. Après tout, cette histoire ne concerne que ma famille et je doute que cela puisse éveiller l’intérêt de quelqu’un d’autre que moi.
Sachez tout de même qu’il m’a fallu avaler la trahison plutôt que l’admettre. Comme un poison insidieux, elle a infiltré toutes les cellules de mon corps avant de m’abandonner, épuisé, comme échoué sur un rivage aride d’où l’océan s’est retiré au loin, invisible entre la ligne d’horizon et le ciel.
Qu’y a-t-il de pire que la duplicité d’un être qui vous est cher ? Qu’y a-t-il déplus déstabilisant que la forfaiture d’une personne que l’on imagine au-dessus de tout soupçon juste parce qu’on l’aime ? Des semaines, des années durant, je me suis heurté à cette idée comme un papillon à une veilleuse, refusant de croire que cette lumière fascinante me brûlait les pattes, avant même que je prenne conscience que j’étais en train d’y carboniser mes ailes.
À présent, je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière, pour espérer pouvoir influer sur le cours des événements. Trop tard pour comprendre, pour réparer et pour éviter que le pire se produise.
Y a-t-il un bon âge pour mourir ? »

L’avis de clémence , de la page « Les lectures de Clémence »

 

Ce bouquin , je l’avais loupé lors de sa sortie en broché… Alors pensez-vous que lorsqu’il est sorti en poche je l’ai directement précommandé !

Ce roman se passe à la campagne , et le paysage nous fait ressentir de la mélancolie …Ce genre de lieu que l’on a tous connu …Ce qui enforce l’atmosphère rcherchée par l’auteur .On sent l’intensité des émotions ressenties par le personnage principal dans cette maison et la diffuclté de celui-ci à mettre de la distance avec ce qui l’attache à ce lieu .

L’auteur nous transporte entre deux époques entre l’été 1979 à celui de 2011. Cet écart de trnete ans , permet à l’intrigue de gagner en intensité et permet d’assurer le suspens .

Le personnage principal est notre narrateur et il distribue habilement les détails au fur et à mesure comme le petit poucet sème ses cailloux …

Ce n’est pour le coup pas vraiment le style auquel nous a habitué Jacques Saussey puisqu’à mon sens ce n’est ni du thriller ni du polar mais plutôt du roman noir .

J’avoue que le final ne m’a pas surprise mais ce n’est pas le genre recherché dans ce récit  mais je vous assure que cet endroit dans la Creuse ne vous laissera pas indéfférent …

 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici quelques autres avis

«  Un décor champêtre, une ferme bucolique, un drame familial qui a laissé un foyer brisé et un engrenage infernal qui se met en marche. Jacques Saussey nous emmène à la campagne pour mieux nous montrer le chemin des enfers. Et nous, lecteurs captivés, nous l’y suivons avec enthousiasme.  » Claire Favan

«  Une ferme idyllique et chaleureuse, de beaux souvenirs d’enfance… Jacques Saussey décrit dans ce thriller haletant un monde idéal avant de le déchirer en petits morceaux entre les secrets et les mensonges d’une famille complètement tordue. Une fois que je l’ai eu commencé, je n’ai pas pu le refermer.  » Patricia MacDonald

«  Dans un récit d’une rare noirceur, Jacques Saussey offre une fine analyse de l’âme humaine, un huis clos étouffant où les découvertes sordides se multiplient jusqu’au dénouement… près de trente ans plus tard. L’écriture d’une grande justesse dépeint tout aussi bien l’ambiance néfaste d’une maison endeuillée que la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre un drame dont il ne se remet pas. Comme dans ses autres romans, l’auteur subjugue par l’élégance et la précision de son style.  » Chrystine Brouillet

  «  Subtilement écrit, plongeant au cœur de la noirceur humaine, Principes mortels raconte la vie d’un jeune homme ordinaire à qui il arrive des choses bien peu ordinaires. Morceau par morceau, il débusque la vérité, tapie dans les zones d’ombre du passé. Je l’ai dévoré en deux soirées  : un véritable coup de cœur.  » Argali

«  Un excellent one-shot, différent des autres polars de Jacques Saussey. L’histoire m’a engloutie sans que je me rende compte que les pages filaient. J’ai juste une chose à dire : lisez-le  ! lisez-le  ! lisez-le  !  » Loley

«  Je suis Jacques Saussey depuis ses débuts, je ne peux pas rater un seul de ses ouvrages  ! Avec Principes mortels, il a su une fois de plus me surprendre et m’accrocher. Avec une plume toujours aussi exquise, il manipule son lecteur.  » Boulimielivresque

«  Une histoire machiavélique, un roman noir exceptionnel.  » Marilire

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L’exquis cadavre exquis, épisode 26


L’exquis cadavre exquis, épisode 26

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Chapitre 26

by Maud Vandenbyvanghe

 

Prêt pour le départ

 

Son premier café, Sebastián peina à le boire, toujours plongé dans ses pensées après sa courte nuit. Suite aux révélations de Xavier Coste, il savait que Max menait son enquête de son côté. Il avait eu du mal à digérer le fait qu’à aucun moment son pote journaliste ne lui avait fait part de ses recherches et encore moins de ses trouvailles. De plus, la pression augmentait, le juge voulait des résultats. Maintenant, il préparait son départ pour l’Allemagne. Allait-il suivre la piste de Max ou reprendre l’affaire sous un autre angle ? Il lapait son mug de café froid tout en se demandant où cette enquête le mènerait. Lindberg avait un temps d’avance sur lui et des contacts ; Sebastián allait contacter la personne chargée de l’enquête sur la mort de la journaliste en espérant que le dossier allemand lui permette d’avancer. L’allemand, une langue qu’il ne maîtrisait pas, quelques vagues souvenirs de cours en quatrième ou cinquième… Il se sentait à cran, ne voyant pas comment il allait se débrouiller et sortir de cette impasse. On en était déjà à deux morts en France et une en Allemagne ; il fallait qu’il trouve une solution avant que les cadavres continuent de se succéder. Son ego en avait pris un coup mais il ne devait pas se laisser aller. Il devait se reprendre rapidement et adopter une vision objective des évènements. Il se prépara à la hâte. Ne sachant pour combien de temps il partait, il se confectionna un sac pour plusieurs jours.

Depuis son divorce, le dernier d’une longue série, il n’avait plus à se préoccuper de prévenir lors de ses déplacements. Plus de post-it sur le frigo, ni de sms au dernier moment. Il sentit un grand vide l’envahir, se souvenant avoir très mal parlé à Valérie, ne sachant même plus pourquoi. Son expérience lui avait appris à gérer des situations, parfois extrêmes, mais là il se sentait nerveux, irascible. En mode automatique, il prit son sac, ferma son appart. Une impression étrange l’envahit. Dans le taxi qui l’emmenait à la gare, il relut le dossier, vérifia les autorisations à remettre aux Allemands.

Arrivé à la gare 30 minutes avant le départ de son train, il se dirigea vers la presse, prit le journal et un café. Lorsqu’il vu la Une, il manqua lâcher son gobelet brûlant, se laissa tomber sur un siège. Un bip de son téléphone, un sms de Valérie : « J’ai peut-être un truc, rappelle-moi ».

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

Saint Maur en Poche 2018 : les plateaux et autres table rondes


Coucou mes polardeux

Vous avez été nombreux à me demander la programmation des plateaux sur ce 10e festival international du livre de poche de Saint Maur.

Alors les voici :

Mais avant sachez qu’il y a comme pour les années précédentes deux scènes littéraire/

La scène Griffe Noire et la scènes des déblogueurs.

J’ai mis en rouge les scènes de crimes, celles sur le polar


Les plateaux du samedi 23 juin à SMEP

Scène Griffe noire

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 10′ Ouverture – Remise des Prix Saint-Maur en Poche jeunesse par David Medioni et Sophie Raffin
11h15 10′ Paul Ivoire est en tête à tête avec Gérard Collard
11h30 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard présentent le recueil de nouvelles qu’ils ont fait éditer pour les 30 ans de la Griffe Noire à Jacqueline Pétroz. Avec Stéphane Watelet de Télémaques.
11h50 25′ Jean-Christophe Rufin est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
12h20 15′ Ghislain Gilberti. Regards croisés avec Sonya Solene, Ben Behi et Gérard Collard
12h40 15′ Caroline Laurent est en tête à tête avec Gérard Collard
13h 14h   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 10′ Maxime Chattam est en tête à tête avec Yvan Fauth
14h15 10′ « Seule en scène avec Cerrone ! » Marc Cerrone emmène Mélanie Morin au paradis !
14h30 15′ Mary Lynn Bracht est en tête à tête avec Gérard Collard
14h50 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard nous présentent la marraine et le parrain 2018 : Camilla Grebe et Guillaume Musso. Avec Marina Carrère d’Encausse.
15h10 30′ Remise des Prix Saint-Maur en Poche et coups de coeur Griffe Noire 2018
15h45 10′ Laetitia Colombani « L’histoire d’un succès qui se prolonge à l’écoute » avec Audiolib par Mélanie Morin
16h00 15′ Remise du Prix de l’essai de Saint-Maur en Poche 2018 par André Kaspi, élu à la Culture de la Ville.
16h20 16h35   PAUSE
16h35 20′ Remise du Prix du Rablog et de son coups de cœur 2018
17h00 15′ « le polar Français visite la scandinavie » avec Nicolas Beuglet et Denis Lépée par Yvan Fauth
17h20 20′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Claude-Catherine Kiejman pour parler des secrets de l’Histoire – Première partie
17h45 30′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Hélène Carrère d’Encausse
18h20 15′ Jean-Edgar Casel et David Médioni vous invitent à découvrir Gilly Macmillan
18h40   Gateau d’anniversaire avec les anciens parrains et marraines : Victoria Hislop, Tonino Benaquiesta, Tatiana de Rosnay et Katherine Pancol


Scénes des déblogueurs

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 15′ Après 50 nuances… la nouvelle vague de romance avec Emily Blaine et Angéla Morelli par Mélanie Morin
11h20 10′ Romain Puertolas, dont le film Le Fakir… est encore sur les écrans est en tête à tête avec Mélanie Morin
11h35 20′ « Les auteurs-scénaristes » avec René Manzor, Laurent Scalese et Niko Tackian par David Smadja
12h00 20′ « Fresques, sagas, merveilleuses histoires sur fond de culture italienne… » Avec Catherine Banner et Lucas Di Fulvio par Bob Garcia
12h25 15′ Regards croisés de Danielle Thiery et Dominique Sylvain par Bob Garcia
12h45 10′ Baptiste Beaulieu est en tête à tête avec Perrine Therond de la librairie la Griffe Noire
13h-14h 15′ Pause déjeuner Café littéraire
14h00 15′ Catherine Bardon est en tête à tête avec Gérard Collard
14h20 15′ « Journalisme et littérature : peuvent-ils s’éclairer et s’enrichir l’un l’autre? » Avec Eric Fottorino et David Medioni
14h40 10′ Mais qui êtes-vous… ? Henri Garcin. par Mélanie Morin
14h55 10′ Henri Leclerc est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
15h10 10′ Philippe Jaenada est en tête à tête avec David Medioni
15h25
30′
« la politique au prisme de l’intime » avec Jean-Michel Apathie, Alain Duhamel et Philippe Besson par David Medioni
16h00

16h15

20′ Sonatine a 10 ans ! Avec Paul Cleave, R.J. Ellory et Jacques Expert par Yvan Fauth

PAUSE

16h40 20′ Découvrez les coups de cœur de Gérard Collard ? Isabelle Duquesnoy, Jackie Coppleton et Jean-Christophe Portes
17h05 15′ Regards croisés de Dominique Maisons et Marc Welinsky par Gérard Collard
17h25 15′ « Et Van Gogh dans tout ça ? » Avec Jean-Michel Guenassia et Marianne Jaeglé par Gérard Collard
17h40 15′ Ludovic Miserole est en tête à tête avec Gérard Collard. Ils nous parle des éditions French Pulp
18h05 15′ Gilles Marchand est en tête à tête avec Nicolas Houguet (et un peu Gérard Collard)
18h30 20′ « Et même le polar devient écolo… » Avec Sonja Delzongle, Nathalie Hug et Jérome Camut par Yvan Fauth

Dimanche 24

Scène Griffe Noire

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 15′ Gilbert Sinoué est en tête à tête avec Gérard Collard
11h20 15′ AIain Levison est en tête à tête avec David Smadja
11h40
40′
« Les petites histoires de la grande Histoire ». Une conversation instructive et passionnante sur les incroyables histoires vraies, destins, anecdotes, secrets et tourments du passé, avec Xavier Mauduit, Jean Des Car, Rémi Kauffer et Jean-Christophe Buisson
12h25 20′ « Sous l’occupation » avec Romain Slocombe et Bernard Prou par Jean-Edgar Casel et David Medioni
12h50 10′ RAF URBAN, un artiste engagé, par Gérard Collard
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 25′ « Du mentalisme à Youtube, il n’y a qu’un pas… » Fabien Olicard s’empare du cerveau de Mélanie Morin
14h30 10′ Valérie Trierweiler est en tête à tête avec David Medioni
14h45 15′ Sarah Vaughan est en tête à tête avec Gérard Collard
15h05 10′ Tristane Banon est en tête à tête avec Gérard Collard
15h20 20′ Trois générations de flics se rencontrent. 3 styles, 3 univers mais un sacré métier au coeur de leur inspiration. Avec Hughes Pagan, Didier Fossey, Marie Talvat & Alex Laloue, par Bob Garcia
15h45 20′ Regards croisés de Diane Ducret et Marc Levy par David Medioni
16h10 30′ « Toujours tabou depuis 2000 ans ! Mais pourquoi ? Et si on osait enfin en parler de sexe en toute simplicité ? » avec Adeline Fleury, Sandra Franrenet et Virginie Girod par David Medioni & Mélanie Cheymol
1645h_17h00   PAUSE
17h00 20′ Negar Djavadi et David Lelait parlent de l’exil à Jacqueline Pétroz
17h25 15′ Question à Karine Giebel et Olivier Norek : Le polar est-il un nouveau vecteur de prise de conscience des enjeux sociaux ? Par Gérard Collard
17h45   Gateau d’anniversaire Avec les anciennes marraines Hélène et Marina Carrère d’Encausse et clôture

Scènes des déblogeurs

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 10′ Marin Ledun est en tête à tête avec Bob Garcia
11h15 15′ Bob Garcia interroge Gordon Zola et Jean-Baptiste Blanck sur le secret du succès de leur petite maison d’édition.
11h35 15′ Thomas Guénolé est en tête à tête avec David Medioni
11h55 20′ Les âmes noires du polar : Ces auteures qui écrivent du noir, du très noir, du très très noir. Mêêêê pourquoi ? Avec Maud Tabachnik et Solène Bakovsky par Geneviève Van Landuyt
12h20
 
Justice / Injustice : « Des murs pleins de cris, de rires, de violence, de beauté » avec Pascale Robert-Diard et Mathieu Menegaux par Bob Garcia
20′
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 20′ Le Rablog vous parle de la sélection des livres pour ados 2018 et de ses coups de cœur
14h25 15′ Zygmunt Miloszewski est en tête à tête avec Geneviève Van Landuyt
14h45 20′ Bernard Lecomte est en tête à tête avec Jean-Christophe Buisson pour parler des secrets de l’Histoire – Deuxième partie
15h10 15′ Thierry Nadisic n’est ni un expert, ni un gourou, mais il est épanoui. Une discussion Mélanie Morin
15h30 15′ « Mais pourquoi ces auteurs sont-ils aussi méchants… avec nos enfants ? » Avec Grégoire Courtois et Frank Klarczyk par Gérard Collard
15h50 10′ Joseph Incardona est en tête à tête avec Gérard Collard
16h05 10′ Christian Blanchard est en tête à tête avec Gérard Collard
16h20 16h35   PAUSE
16h35 10′ Michael Uras est en tête à tête avec Mélanie Morin
16h50 10′ Léa Wiazemsky est en tête à tête avec Mélanie Morin
17h05 20′
Mélanie Morin « sans tabou ». Elle répondra à toutes vos questions. Même celles de Bob Garcia et David Médioni. Et puis Bob nous parlera à son tour de ses derniers ouvrages.
 17h30  30′
« Potes et auteurs » : on se relit, on se critique, on s’épaule et on se charrie beaucoup… Comment faire vivre son écriture à travers la communauté polar ! » Avec Jacques Saussey, Nicolas Lebel et Claire Favan par Geneviève Van Landuyt

Voilà tout cela est encore susceptible de changer, de bouger, c’est du direct et parfois il y a des aléas.

Je ne souvient que l’an dernier mon face à face avec Cloé Medhi a été déplacé du samedi au dimanche matin car Annie Duperey avait été bavarde sur le plateau d’avant est que tout a été du coup bouleversé. Aussi Cloé et moi nous aurions du nous rencontrer le dimanche matin avant l’ouverture mais là aussi , nous avons du reporté, Cloé visiblement n’avez pas eu l’info et ne s’était pas levée. Aussi après le déjeuner les techniciens et Audrey notre super régisseuse, nous attrapées Cloé et moi et elle a calé notre face à face à l’arrache en début d’aprem ! Cette fois c’est moi qui n’était plus réveillée!  Je vous l’ai dit les aléas du direct.

Aller pour vous un petit récapitulatif des scènes polar qui me tiennent à coeur et que je suivrez avec attention :

Les plateaux de mon ami Yvan du blog Emotions

Parce que je ne rate jamais une interview d’Yvan

En tête à tête avec Maxime Chattam (samedi 14h) 

Le polar écolo : Sonja Delzongle, Jérôme Camut et Nathalie Hug (samedi 18h30)

Les 10 ans de l’éditeur Sonatine : R.J. Ellory, Paul Cleave et Jacques Expert(samedi 18h00)

Le polar français visite la Scandinavie : Nicolas Beuglet et Denis Lépée (samedi 17h00)

 

Les plateaux de mon ami David de C’est contagieux

David nous rejoint cette année et ça c’est cool

Auteurs et scénaristes : René ManzorLaurent Scalese et Niko Tackian (samedi 11h35)

En tête à tête avec Iain Levison (dimanche 11h20)

Un Plateau que j’ai imaginé 

3 générations de flics : Hughes Pagan – Didier Fossey – Marie Talvat – Alex Laloue, animé par Bob Garcia (dimanche 15h20)

 

Et forcément, là je n’ai pas le choix, ceux que j’aurai l’honneur de présenter scènes des déblogueurs

 

Femmes très noir : Maud TabachnikIngrid Desjours et Solène

Bakowski (dimanche 11h55)

En tête à tête avec avec Zygmunt Miloszewski, (dimanche 14h25)

Les potes du polar : Jacques SausseyClaire Favan et Nicolas Lebel (dimanche 17h30)

 

Et puis il y aura toutes les autres que j’aimerai bien voir aussi mais là c’est le salon qui guidera mes pas !

Parrain, marraine : Guillaume Musso et Camilla Grebe, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Ghislain Gilberti, par Gérard Collard

Rencontre Karine Giébel et Olivier Norek, animée par Gérard Collard

Dominique Maisons et Marc Welinski, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Christian Blanchard, par Gérard Collard

En tête à tête avec Franck Thilliez, animé par Bob Garcia

Danielle Thiéry et Dominique Sylvain, animé par Bob Garcia

En tête à tête avec Marin Ledun par Bob Garcia

Romain Slocombe et Bernard Prou, animé par Jean-Edgar Casel

 

Et pour rappel la liste des dédicaces polars

 

Alors bon Saint Maur en poche à vous tous

Et surtout venez me faire un petit coucou, n’y manquez pas, je risquerai de vous en vouloir ! (rire)

Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

L’exquis cadavre exquis, épisode 25


L’exquis cadavre exquis, épisode 25

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 25

by Sandrine Destombes

Il est temps de partir…

 

Il avait fallu une énième remontrance du juge Fabre pour que Sebastián prenne sa décision.  Une heure plus tôt, il bataillait encore avec sa collègue pour savoir quelle était la piste à suivre. Valérie restait persuadée qu’il fallait chercher du côté de Laure Longchamps. Pour l’enquêtrice, la mère de Camille avait forcément des révélations à leur faire. Sa fille avait dû lui parler de ses avancées. Peut-être lui avait-elle remis des documents. Qui penserait à fouiller les tiroirs d’une femme recluse en HP ? Sebastián, pour sa part, était convaincu que c’était une perte de temps. Toutes les pistes convergeaient vers l’Allemagne. Ce qui n’était au départ qu’une intuition s’était transformée en certitude, la veille au soir, suite à l’appel de Xavier Costes. Le ton railleur du détective privé résonnait encore dans sa tête :

– Alors Sebastián, toujours un temps de retard à ce que je vois ! Ce n’est pourtant pas faute de t’avoir aiguillé.

– Salut Costes ! Je te dirais bien que ça me fait plaisir de t’entendre mais je manque d’humour en ce moment.

– Tout doux, bijou ! Je t’offre un gage de paix. Ou, tout du moins, une trêve.

– Je t’écoute.

– Ton pote Lindberg m’a contacté.

– Max ?

– Tu connais beaucoup de Lindberg ?

– Qu’est-ce qu’il te voulait ? souffla Sebastián, déjà fatigué par cette joute stérile.

– Un de ses confrères du Spiegel lui a filé mon nom. Visiblement, ton pote mène son enquête et il n’a pas l’intention de t’en parler. En revanche, il n’a pas hésité un instant à m’embaucher. On prend la route demain matin. Direction Strasbourg avant d’aller saluer nos amis, les Schleus.

– Et tu me fais cette confidence parce que… ?

– Écoute Sebastián, crois-le ou pas, je l’aimais bien la petite Camille. Ton journaleux et moi, on part en chasse et je n’ai aucun doute qu’on va débusquer ceux qui s’en sont pris à elle. Mais j’ai passé l’âge de croire aux super-héros ! Sans ton badge de shérif, on n’ira pas loin. Alors, t’en es ?

Sebastián avait abrégé la conversation repoussant au lendemain sa réponse. Il avait passé la nuit à ruminer cette conversation, cherchant à saisir ce qui l’irritait le plus : le fait que Max Lindberg ait décidé de faire cavalier seul, ou l’idée de travailler main dans la main avec Costes. Quelle que soit la réponse, il était bien obligé d’admettre que ce n’était qu’affaire d’ego.

Alors, quand le juge Fabre l’avait menacé de lui retirer l’enquête si aucune percée n’était faite dans les vingt-quatre heures, Sebastián avait tranché, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir sur son eczéma. Lerot avait demandé au magistrat de lui octroyer les autorisations nécessaires pour enquêter en Allemagne tandis que sa collègue suivrait la piste de la mère Longchamps.

La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

Murder Party avec Michel Bussy


Murder Party avec Michel Bussy

Ce soir une flingueuse sera à la première Murder party tirée des roman de Michel Bussi

L’événement se déroulera à Paris.

Le lieu est encore tenu secret mais nous ne manquerons de vous le dévoiler le moment venu. Un indice ? Michel y a déjà bu quelques cafés. Un autre indice : Si Michel y a bu du café,  cet endroit n’est pas du tout réputé pour ses cafés…

Rendez-vous ce soir 19 juin de 18h30 à 20h30.

Nous serons 15 à participer, réunis en 5 équipes de 3 personnes.

Parmi les participants, Michel Bussi, qui découvrira en même temps que vous, le scénario de cette grande première Murder Party.

— Le principe ? Un jeu de rôle inspiré des romans, de l’univers, des personnages de Michel Bussi.

Voilà ce que l’on nous promet :

• Vous découvrirez un scénario original inspiré de 5 romans de Michel Bussi : Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Gravé dans le sable, On la trouvait plutôt jolie etSang famille.
• Vous vivrez une expérience immersive dans un lieu encore tenu secret.
• Vous participerez, en équipe, avec l’auteur et 15 autres lecteurs, à une enquête captivante.
• Vous rencontrerez les personnages clés de ses romans.

Plus de 10 000 participants ont joué au concours pour participer à la Murder Party sur la page Facebook et Instagram de Michel Bussi.

Collectif Polar va donc chez  faire des envieux en ce 19 juin !

Les autres lecteurs qui n’auront pas la chance de participer pourront assister au Facebook live de l’événement. Sur la page de l’auteur, vers 18h45.

 Vous pourrez suivre ce cluédo en direct sur la page officielle de Michel Bussi , ICI

Et nous vous raconterons tout cela plus en détail une prochaine fois.

Alors souhaitez-nous bonne change.

On va essayer de résoudre ces énigmes.

Je t’aime de Barbara Abel


Barbara Abel sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Allez à sa rencontre, surtout n’hésitez pas

 


Le livre : Je t’aime de Barbara Abel. Paru le 3 mai 2018 chez Belfond dans la collection  Thrillers. 19€50 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est foin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.

Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

 

 

L’auteur : Barbara Abel est  née le 3 décembre 1969 à Bruxelles en Belgique
Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.
Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.
Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. Elle a collaboré à l’émission « Cinquante Degrés Nord » diffusée sur Arte Belgique et la RTBF.
Son roman « Un bel âge pour mourir » paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.
S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre inconnu » en 2007, « Le Bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat  » en 2010, « Derrière la haine » en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), « Après la fin » en 2013, « L’innocence des bourreaux » en 2015 et « Je sais pas » en 2016.
Ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe…
Extraits :
« Lorsqu’une mère berce son enfant, elle imagine déjà l’homme qu’il sera plus tard. Une fois adulte, elle ne voit plus en lui que le bébé qu’elle berçait autrefois. »
« Il existe différentes sortes de silence. Certains s’étalent comme des carpettes, plats et immobiles, sur lesquelles on n’a d’autre choix que de marcher sur la pointe des pieds. D’autres sont électriques, saturés de tension, si lourds qu’ils peuvent exploser à tout moment dans un vacarme infernal. D’autres encore flottent à l’insu de tous : ils n’existent que par défaut, profitant d’une absence ou d’un sommeil.
C’est cette sorte de silence qui règne aux aurores à la Boutique. Il s’installe chaque nuit au rez-de-chaussée, à peine dérangé par le tic-tac régulier de l’horloge murale de la cuisine. À l’étage, il partage son territoire avec les ronflements et autres borborygmes des occupants assoupis. Depuis le temps, il s’est fait une raison et plane sur son domaine en patriarche affable et indulgent.
Ce matin pourtant, le calme est aux aguets. Il soupçonne la précarité de son état. Dans la rue, cinq silhouettes accompagnées d’un chien s’approchent de la maison alors que l’aube n’est encore qu’un vague projet. L’obscurité s’attarde au-dehors comme à l’intérieur, elle manipule les ombres à sa guise et se gausse du faisceau lumineux que l’éclairage public étire jusque dans le salon.
Dans la cuisine, l’horloge indique cinq heures cinquante-huit. À l’extérieur, quatre des hommes, ainsi que le chien, rejoignent la porte d’entrée tandis que le cinquième fait le tour par l’arrière et se poste devant la porte du jardin. Ils se déplacent sans bruit, avec une économie de moyens dont la synchronie n’a d’égale que l’efficacité. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Je t’aime de Barbara Abel

C’est l’histoire de quatre femmes et pas que.

C’est l’histoire de trois familles « normales » même si l’une d’entre elles est « recomposée » … et pas que.

C’est comme dans les autres romans de Barbara Abel, l’histoire de vos voisins, de vos amis, de votre famille, qui bascule à cause d’un événement certes imprévisible mais qui aurait pu être évité par tout un chacun, avec un peu plus d’attention portée à son entourage.

Mais bien au-delà de ça, l’auteure nous questionne sur nos réactions potentielles face à des accidents de la vie … qu’auriez-vous fait à leur place ?

A  la place de ces mères meurtries par la disparition de leur raison d’exister ? De ses pères aveugles au désarroi de leurs ados ? De ces flics face aux évidences ? Ha la justice …

« La justice est lente, complexe, elle manque de moyens. À quoi sert-elle, si ce n’est à sortir du cercle vicieux de la vengeance ? Protéger, décider, sanctionner » la devise de Nicole, sa raison de vivre.

Ainsi, avec le brio qu’on lui connaît, Barbara Abel s’attache à manipuler les créatures qu’elle a fait naître, avec beaucoup de malveillance et de torture morale. Quand on connait un peu l’auteure, que l’on sait qu’elle avoue que « manipuler la violence est jouissif, en parlant avant tout de la violence psychologique » on se dit que l’écriture de ce thriller a dû la combler de bonheur ! Oui 2018 est un très bon cru Abel dans la veine de « l’innocence des bourreaux ».

L’exquis cadavre exquis, épisode 24


L’exquis cadavre exquis, épisode 24

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 24,

by Fanny-Louise

Les histoires d’amour finissent mal, en général…

 

Bruno Lalande avait développé une haine viscérale à l’encontre de Camille et Carole Longchamps.

Bien qu’il les ait vues grandir, Bruno Lalande n’avait jamais développé de liens affectifs avec ses belles-filles. Au contraire, il avait eu très tôt à leur encontre une sorte de ressentiment irrationnel, car elles lui volaient une grande partie de sa relation avec Laure. Sans ses filles, Laure aurait été toute à lui. Lui qui avait renié sa famille bourgeoise lorsque celle-ci avait posé son veto à la relation qu’il entretenait avec cette mère célibataire de deux enfants.

Issu d’une grande famille bordelaise, promis à un bel avenir au sein de l’entreprise familiale, quand ses parents lui avaient posé un ultimatum, il avait été mis au pied du mur. Soit il quittait Laure, épousait Beate, héritière germano-bordelaise d’un vignoble voisin très réputé et dont la famille avait promis aux parents de Bruno que ce dernier serait propulsé à la tête de la prestigieuse maison, puisque Beate était fille unique. Soit, il serait banni et on lui couperait les vivres.

Fou amoureux, Bruno avait choisi Laure. Ayant fait de cet amour sa priorité, puisqu’il lui avait sacrifié son bel avenir, il en attendait tout autant de Laure. Mais Camille et Carole passaient avant tout le reste. Ainsi, lorsqu’il avait été licencié, il avait perdu pied. La suite : les disputes, la violence, la séparation puis le divorce n’avaient fait que renforcer sa haine envers les jumelles.

Alors, quand il avait appris que cette fouineuse de Camille commençait à mettre son nez au mauvais endroit, il avait décidé d’agir de manière radicale. Quoi qu’il en coûte. Il avait déjà tout perdu une fois par le passé, il était hors de question que l’histoire se répète. Il était enfin en train de bâtir un empire et il ne supporterait pas que quiconque se mette en travers de son chemin. Pas cette fois !

Après avoir orchestré l’accident de voiture fatal à Carole trois ans plus tôt, la mort de Camille, il la voyait comme un détail. Car l’enjeu était énorme. Pas question de tout perdre à nouveau et surtout pas par la faute de cette sale gamine qui lui avait déjà volé ce qu’il avait le plus aimé au monde. Désormais, il ne laisserait plus jamais les sentiments guider sa vie. Les affaires avant tout. Et sa dernière combine promettait d’être le début d’une nouvelle vie. Sa revanche était en marche, son rapprochement avec son héritière allemande et ses contacts teutons allaient beaucoup l’aider. Il avançait ses pions un par un…

Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


René Manzor sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain

N’hésitez surtout pas à aller à sa rencontre et à lire ses bouquins


Le livre :  Celui dont le nom n’est plus de René Manzor . Paru aux éditions Pocket en septembre 2015 . 7.50€ (448 p.) ; 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

 » Un polar dense. Une intrigue captivante.  » L’Express
 » Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.  » Ouest France

 

L’auteur :  René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films – Le Passage et 3615 Code Père Noël –, il part pour
Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.
Extrait :
« McKenna fut d’abord assailli par des effluves qu’il reconnut aussitôt, un mélange d’encens et de charogne, une odeur tellement présente qu’elle irritait ses cinq sens. C’était la deuxième fois en vingt-quatre heures qu’il se retrouvait face à un sacrifié. Et, malgré tout ce qu’il pouvait se raconter pour diminuer l’impact du premier regard, le spectacle auquel il avait été confronté la veille l’avait secoué jusque dans ses fondations. Pourtant, il en avait vu des cadavres dans sa carrière ! Et dans tous les états. Mais il y avait ici une alliance malsaine du « monstrueux » et du « sacré » qui le troublait. Comment pouvait-on faire subir cela à quelqu’un ? Quelle perversité pouvait justifier qu’on éventre un être humain comme on vide un poisson, qu’on lui vole ses organes et qu’on abandonne sa carcasse en pâture aux gens qui l’aimaient ? Jusqu’où fallait-il descendre dans les entrailles du malheur pour qu’un être doté de raison en arrive à de pareilles extrémités ? »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Petit bijou de la littérature française selon moi , ce roman est le premier que je lis de l’auteur !

L’énigme se passe à Londres , où des gens meurent de façon atroce . Là où l’on penserait à un sérial killeur on ne peut plus basique , ces meurtres sont commis perpétuellement par des proches de la victime . Non , non, non , il n’y a pas d’histoire de famille , d’héritage , ou de vengeance …Les tueurs sont bels et bien des gens qui aiment les victimes , je dirais même qu’il s’agit des personnes les aimant le plus au monde .

L’histoire démarre au quart de tour, puisqu’elle débute sur les lieux de découverte d’un horrible crime …Il faut dire que cette odeur au petit matin ça pique …

L’inspecteur , Mc Kenna , est une référence  , depuis toujours dans les murs de la Scotland Yard . C’est une personne désagréable à souhaits , cynique et souvent de mauvaise humeur … D’autant plus qu’on lui impose une criminologue , ce qui n’est pas pour lui plaire .

Ce duo va vite se révéler d’une efficacité parfaite, et la criminologue semble s’êtes fait acceptée et respectée par Mc Kenna qui découvre ses qualités professionnelles.

Je ne spolierai pas, mais sachez que je me suis pris d’affection pour ces personnages et vous comprendrez par vous-même au fil de votre lecture .

Les différentes croyances et les rituels vont commencer à faire leur apparition . A peine le temps de respirer , qu’il vous faut déjà tourner la page …

Ce livre est haletant , les crimes sont sordides mais on n’est pas affublés de détails gores ou sanglants qui pourraient en brusquer plus d’un .

Les thèmes abordés tournent autour de l’acceptation de la mort , du deuil , sur les croyances avec une petite touche de paranormal parfaitement distillée avec brio !

La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2


La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2

Salut le polardeux

Ce midi je vous dévoilais les lauréates de notre petit concours 1500e

1500 articles publiés sur Collectif polar, même moi j’en reviens pas.

Aussi pour ce concours je vous demandais une chose simple. J’attendais deux phrases de réponse à ma questions qui était la suivante :

« Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi . »

Voici les réponses des gagnantes

Marjorie :

Bonjour
C’est la chronique sur l’enfant des cimetières de Sire Cédric qui m’a décidé à me lancer à la découverte de l’auteur. J’avais vu passer plusieurs fois son nom sur Facebook mais je n’avais pas franchi le pas pour acheter un livre. Je lis de la SF mais ma préférence va aux thrillers et autres lectures noires. J’avais beaucoup de mal à imaginer ce que le mélange des 2 pouvait donner. Cet article m’a conforté dans mon idée de tenter l’aventure. Quelle découverte !! J’ai ADORÉ son style hors du commun. Il arrive a allier thriller et fantastique avec brio. Depuis j’achète tous ces livres et j’ai même eu la chance de le rencontrer en dédicace , qui plus est en comité restreint car nous n’étions qu’une dizaine. Ce fut 2h30 d’échanges qui m’ont fait découvrir un auteur talentueux mais aussi un homme adorable et très proche de ses lecteurs. Pour résumer , je suis devenue FAN et c’est un peu grâce à vous .
Marjorie

Voilà ma participation au concours
Merci pour tous ces articles
Marjorie BARRET

 

chezlibellulesite

Bravo!!!!!!!!!!!!!!
Grâce à vous j’ai découvert Jacques Saussey.

J’ai appris qu’il habitait à côté de chez moi et le premier ouvrage que j’ai lu se passait dans ma ville.

Cela m’a relancée dans les auteurs contemporains de polar français.
MERCI!

 

 Arianne S

Ce blog m’a permis de découvrir Olivier Norek : merci à vous .
Je me suis fait un petit carnet où je note vos coups de coeur ,je m’y réfère quand je vais à la Médiathèque ou en librairies .
Bravo pour les 1500 articles 🌺

 

1967nath

Wow ! ! Chapeau. 1500 ça commence à faire beaucoup d’articles. .. Bravo Mesdames !
J’ai lu Mala Vida que j’avais bien aimé. Je n’ai pas encore découvert les autres auteurs. ..

 

guyon nathalie

1500 génial !! Vous avez une équipe de flingueuses qui sont au top avec leurs chroniques , résultat nous découvrons de nouveaux auteurs et nous nous déplaçons pour les rencontrer et acheter leurs ouvrages.

Perso j ai rencontrer Mr Saussey qui est très sympa. J’ai lu Ne prononcez jamais leurs noms ,très bien.

Bravo à toute l’équipe .

 

Nath de lecturesdudimanche

Bravo pour 1500 moments de bonheur !

Je ne tentes pas ma chance, non ! Disons que pour le moment, je cours beaucoup… donc je ne tente pas mais je ne manquerai pas de venir quand même exprimer une belle découverte dès que j’aurai le temps de le faire calmement ! Hé oui, en ce moment j’ai du mal à jongler entre mes agendas d’indépendante, mère d’enfants en examens, épouse, cuistot, femme de ménage… bref, rien d’exceptionnel mais je cours après le temps !

Si je te dis que j’ai entamé le dernier Bussi il y a plus d’une semaine et que je n’en suis même pas à la moitié ??

Mais….Hooo, 1500, encore  merci ma Ge…😘

 Et toujours

Nath de lecturesdudimanche

Bonjour chère Dame Ce,
Je t’avais quand même promis, malgré un emploi du temps inadapté aux 25 heures que comptent nos journées, de te conter ce que le Collectif m’a apporté depuis un peu plus d’un an que j’ai ouvert mon blog et découvert le tien dans la foulée :
Grâce à vous, j’ai découvert qu’un bon polar peut me faire autant d’effet qu’un thriller haletant. Grâce à vous, j’ai dévoré, « le jour du chien », en entendant « comme de longs échos », que parfois « une bonne intention » vaut bien un détour « entre deux mondes »…
Merci pour ces voyages dans les mots, chère Dame Ce, la plus lumineuse des dames en noir…
Des bisouxxxxx

 

Voilà, il ne me fallait pas grand chose finalement pour vous déclarer vainqueur de ce concours.

Mais encore aurait-il fallu participer ! lol

Comme au loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance !

Alors à très vite pour un autre concours ou  peut-être une chroniques de bouquins, des rencontres sur un salon ou un apéro polar, une papote d’auteur ou mieux une GAV et pourquoi une petite interview de l’une d’entre vous !

 

La 1500e de Collectif Polar, les résultats


La 1500e de Collectif Polar, les résultats

Vous le savez, le mille cinq centième article sur Collectif Polar a été publié le 5 juin dernier.

Pour l’occasion nous vous proposions un petit concours.

Juste histoire de gagner quelques livres dédicacés que j’ai glanés fin mai lors de mes sorties.

Vous avez été quelques-unes à participer.

Aussi vous serez 6 gagnantes. Chacune remportant un de ces livres-ci dessus.

Vous le savez déjà :

Il vous incombe de me faire parvenir votre adresse dans la semaine qui suit ces résultats.

Sans nouvelle de vous avant le 24 juin au soir.

Le livre cadeaux sera remis en jeu pour un autre concours ou envoyé à un autre gagnant de celui-ci.

Pour me contacter c’est sur collectif.polar@gmail.com

 


Je vous demandais :

Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi .

Ce soir je vous publierai vos réponses.

En attendant les lauréates sont :

Marjorie Barret

Marjorie est la grande gagnante, elle recevra en plus d’un des livres ci-dessus, un titre d’Armelle Carbonel que je recevais hier à la bibliothèque.

Mais il y a aussi 5 autres lauréates

chezlibellulesite

Arianne S

et 3 Nathalie

Nathalie Guyon

Nath de lecturesdudimanche

1967nath

Alors mesdames, vite un mail à collectif.polar@gmail.com avec votre adresse et surtout avant le 24 juin.

Et à ce soir pour vos réponses

Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

L’exquis cadavre exquis, épisode 23


L’exquis cadavre exquis, épisode 23

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Épisode 23

by Frédérique-Sophie Braize

L’idée fuse

Malgré l’enquête qui piétine, l’inspectrice Rémini est rentrée plus tôt chez elle. Son fils aîné fête ses six ans. Le gâteau préparé par Mamie avalé, Valérie lit l’histoire du soir à son gosse blotti dans sa chaleur.

            Dans un enclos, un porcelet boueux dit à une truie pleine de plis :

– Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier.

            – Je t’arrête, Goret ! Dans la famille, nous sommes fiers d’être sales comme des peignes.

            Alors que sa mère fouille le sol, le porcelet quitte l’enclos, traverse la ferme, saute dans l’abreuvoir. Quand il sort de l’eau, non seulement il est propre, mais en plus il est rose. Comme il a hâte de montrer cette couleur à sa maman ! Mais pour cela, il lui faut traverser la mare de boue qui entoure le bassin. Et il a beau prendre mille précautions, c’est un sale petit cochon qui revient. Il voudrait retourner se laver, mais c’est sans compter sa mère qui ne le lâche plus d’un sabot depuis sa fugue.

            –  Reste-ici, Goret. Dans la ferme, tu t’exposes à un terrible danger.

            – Lequel, Maman ?

            – Manger ou se faire manger.

            Mais le cochon ne renonce pas. Le temps passe jusqu’à ce jour où le fermier emmène la truie dans une cabane. Elle va avoir des petits. C’est le moment de filer à l’anglaise. Goret fonce jusqu’à l’abreuvoir dans lequel il se jette. La gerbe d’eau provoquée par son plongeon attire l’attention du fermier. Le cochon sort du bassin, trottine vers son maître sans réfléchir. « Je suis si propre qu’il m’invitera sûrement à loger chez lui avec le chat », pense-t-il. En voyant arriver cette promesse de jambon, l’homme salive.

Valérie interrompt sa lecture à haute voix, mais continue de lire pour elle. Elle veut vérifier que cette histoire est adaptée à son gosse, déjà déstabilisé par l’arrivée d’un petit frère.

            Le fermier assomme l’animal qui déploie cent quinze décibels de stupéfaction. Le voilà mort pour avoir entrepris sur le territoire des hommes – il n’y a pas de rose sans épines. Pendant que la truie met bas, le fermier cuisine avec les abats de Goret. Il dépose ce plat dans l’auge de la mère qui mange avec appétit. Elle remarque un porcelet au regard vif dans sa portée. « Nul doute que bientôt, celui-là me dira : Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier » songe-t-elle, repue.

            Valérie pose le livre que son fils a reçu en cadeau. « La mère ! se dit-elle. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Laure Longchamps, la mère de Camille, bien planquée dans son HP. C’est de ce côté-là qu’il faut chercher. »

            – Maman, qu’est-ce qui arrive à Goret ?

            L’impatience de son gamin tire l’inspectrice Rémini de sa réflexion.

            – Je te le dirai une autre fois, tu veux bien ? Il est l’heure de dormir. Tu ne m’as pas dit qui t’a offert ce livre ? ajoute-t-elle en l’embrassant au coin de la tempe, là où il sent encore le bébé.

            – C’est Mamie.

Inavouable – Zygmunt Miloszewski


Zygmunt Miloszewski sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end qui vient.

Alors surtout n’hésitez pas, allez le voir sur son stand


Inavouable - Zygmunt MiloszewskiLe livre : Inavouable de Zygmunt Miloszewski. Traduit du polonais par Kamil Barbarski.Paru le 14 septembre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 21€90; (593 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture :

Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944

Un résistant serre contre lui un étui métallique, À ses oreilles résonnent encore les dernières Instructions de l’officier nazi qui lui a confié « le plus grand secret de cette guerre »… Alors qu’il est pris dans une tempête de neige, sa formation d’alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l’une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.

Une matinée d’automne, de nos jours, à Varsovie

Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d’être localisé. Accompagnée d’un marchand d’art cynique, d’un officier des services secrets à la retraite et d’une voleuse légendaire, Zofia s’envole pour New York, étape d’une quête contrariée qui pourrait Inverser la lecture de l’Histoire et la politique internationale moderne…

Extraits :
« Deuxièmement, l’indignation de la planète la faisait doucement rigoler. Elle était d’avis que l’histoire de l’humanité était une histoire de guerres, de bassesses, de cynisme et de cruauté. 
À ceci près que les vainqueurs présentaient leurs crimes sous les traits de l’héroïsme, d’un changement nécessaire et de lutte pour des lendemains qui chantent. 
Un certain temps s’écoulait, les vainqueurs changeaient et l’Histoire changeait également. C’était ainsi depuis des millénaires. Quel ennui !”
« Quelle sorte de chasse ce serait, si la proie se plantait au milieu d’un pré avec un bonnet rouge sur la tête et une pancarte « Visez ici » ? »
« Bien sûr qu’il comprenait. Des armes, c’était des morts, mais quelques cadavres supplémentaires ne faisaient pas une grande différence. 
Une propagande bien menée pouvait faire d’un mort le prétexte d’une guerre, ou d’un millier de morts un incident sans importance.
Mais le savoir… le savoir, c’était le pouvoir.”

 

Zygmunt-Miloszewski-polar-a-la-polonaiseL’auteur : Zygmunt Miłoszewski est née à Varsovie , le 08 mai 1976.
Zygmunt Miłoszewski est un écrivain, journaliste et scénariste polonais.
Il amorce sa carrière professionnelle en 1995 au quotidien populaire « Super Express » où il est pendant des années chroniqueur judiciaire.
Il travaille également pour l’édition polonaise de « Newsweek » (où il a tenu une chronique sur les jeux vidéo) de 2003 à 2008.
Il commence à publier des nouvelles et des romans en 2004.
En 2005, il publie son premier roman d’horreur, « L’Interphone » (Domofon), très remarqué par la critique, puis il enchaîne les succès, notamment avec une trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodor Szacki. La trilogie est composée de « Les impliqués » (Uwikłanie, 2007), adapté au cinéma en 2011, « Un fond de vérité » (Ziarno prawdy, 2011), adapté au cinéma en 2015 et « La Rage » (Gniew, 2014).
« Inavouable » (Bezcenny), un thriller, récit sur la recherche d’œuvres d’art perdues durant la Deuxième Guerre mondiale, a été publié en 2013.
Récompensé par plusieurs prix dans son pays, il a été finaliste en France du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du Polar à Cognac, et du prix du Polar européen du Point pour « Les impliqués », en 2014.

La chronique jubilatoire de Danièle

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 Cette fois, l’auteur polonais s’échappe de la série du procureur Téodore Szacki pour nous entraîner dans un tout autre style, celui du roman d’aventure à suspense. Un « club » de quatre personnes contraintes de jouer ensemble les Monuments Men pour le Gouvernement polonais, menés par « une » Indiana Jones peu préparée à une telle violence. Un aspect « chorale » qui relie habilement le prologue au dénouement … d’une traque hors du commun, de la Pologne montagnarde aux confins de la Croatie, via une banlieue chic de New York et en Suède, sur la trace de collectionneurs complètement fous ou de spéculateurs sans aucun intérêt pour l’art.
On y apprend beaucoup de choses sur les spoliations d’œuvres d’art opérées par les nazis et des trafics rémunérateurs qui suivirent leur chute, au cours de cette intrigue à tiroirs ô combien captivante. le style est fluide, percutant et pour avoir eu le grand plaisir de discuter (joyeusement) avec eux, je salue une fois de plus la complicité de l’auteur et de son traducteur qui concoure à cette efficacité remarquable.
Très bon moment de lecture et un auteur qui mérite qu’on complète sa lecture.

 

Saint-Maur en Poche 2018 , punaise c’est dans une semaine


Saint-Maur en Poche 2018 , punaise c’est dans une semaine

Quelques infos pratiques :

SMEP c’est à Saint Maur des Fossée

Nous allons nous retrouver à Saint Maur des Fossés sur la Place des Marronniers. C’est une grande et jolie place avec en son centre L’église Notre Dame du Rosaire. Une place arborée où s’il fait beau on peut emporter son picnic et déjeuner tranquillement.

Sur place, il y aura,  un salon de thé, deux food-trucks, une crêperie, une boulangerie, une pompe à bière.

Le trajet piéton pour vous rendre de la gare du RER  A « Le Parc Saint Maur » à SMEP. C’est à 10min à pied. Des fléchages seront de la partie 😊🚶🏽‍♂️➡, il vous suffira de suivre les petits panneaux
Des navettes feront également le chemin!

 

Pour bien préparer votre salon voici le planning des auteurs de polar et SF

J’ai surligné pour vous les auteurs présents uniquement sur un seul jour. Le samedi en vert, le dimanche en orange.

 

Si vous venez en famille, il y aura plein de choses pour vos enfants. Ils pourront eux aussi s’éclater sur le salon.

Et si vous voulez nous rencontrer, Saint Maur en poche sera le lieu idéal ! Et oui nous serons nombreuses presque toute l’équipe sur le salon. Il y aura là Eppy Fanny notre flingueuse en chef. Ophélie, ma petite soeur de coeur, Aline, notre miss au grand coeur, Clémence notre bébé flingueuses, Mais aussi Cécile, Isabelle, Jean Paul.

Pour nous reconnaître, normalement vous devrions tous avoir un badge Flingueuse et Collectif Polar , mais bon, il y a toujours des tête en l’air.

Et puis vous avez du le voir, depuis une semaine nous vous proposons de découvrir quelques-uns des auteurs présents à travers les chroniques et billets de nos flingueuses. Et normalement cette semaine encore, Clémence notre envoyée spéciale devrait nous proposer d’autres avis.

 

Alors à très vite dans les allées de Saint Maur en Poche.

Ça va être encore une sacrée fête cette année. 

Sinon Gérard vous explique tout ça mieux que moi !

 ICI le Facebooklive de la Griffe Noire

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 2


Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 2

Re-bonjour les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture

Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 2 :

Sofia et Clémence

 

 

Une vraie famille – Valentin Musso


Valentin Musso sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Venez à sa rencontre.

Le livre :  Une vraie famille de Valentin Musso. Paru le 1er octobre 2015 aux éditions Seuil. 19.90€ ; (374 p.) ; 22 x 15 cm

Paru le 12 mai 2016 en format poche à 8€, aux éditions Points. (426 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Il s’appelle Ludovic, c’est du moins le prénom qu’il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence.

Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s’installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.

Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur cauchemar ne fait que débuter. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n’est pas du tout celle qu’ils croyaient.

L’auteur :  Valentin Musso est né en 1977. Il est agrégé de lettres. Il enseigne la littérature et les langues anciennes dans les alpes-Maritimes. Valentin Musso a publié son premier « La Ronde des Innocents » aux Editions Les Nouveaux Auteurs en 2010. Sélection 2011 Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. Son roman « Une vraie famille » est Sélection 2016 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. En mai 2011 est sorti son second roman Les Cendres Froides. Superbe texte sur les Lebernsborn. C’est un grand admirateur de Denis LEHANE et de Jean-Christophe GRANGE. Dans la famille MUSSO, on compte trois frères : Guillaume est bien le frère ainé de Valentin mais chacun a son univers littéraire.

 

Extrait :
« – Vous voulez de l’aide ?
François leva les yeux en sursautant. Il ne l’avait ni vu ni entendu approcher. Sa cape de pluie ruisselante lui donnait des allures de randonneur parti chercher des champignons au fond d’un bois. De sa capuche émergeait un visage pâle et fin dont la régularité n’était brisée que par un nez légèrement busqué.
Il était jeune, certes, mais moins que François ne l’avait cru. 22 , 23 ans peut être .
-vous voulez de l’aide ? répétât ’il en tendant son long bras vers la roue .
Pis au dépourvu , François finit par acquiescer d’un signe de tête.
Par ces quelques mots , il venait de faire irruption dans sa vie. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

En apparence , il s’agit d’un couple de parisiens on ne peut plus ordinaire , fraîchement arrivés dans leur résidence secondaire isolée pour la convalescence de Monsieur dans le village à proximité de Quimperlé.

On a d’abord , l’époux, François, âgé d’une cinquantaine d’années  , professeur d’histoire à l’université . On a ensuite , Mathilde , sa femme un peu plus jeune que lui, peintre . Ils se retrouvent depuis peu dans leur maison de vacances où ils ont tout fait pour la rendre à leur image , conviviale et accueillante .  Ce couple vient de traverser un drame , et a cherché à s’enfuir de leur quotidien afin d’apaiser leurs souffrances . François , blessé lors d’une attaque par balle , ne se déplace jamais sans sa béquille et s’empiffre de calmants toujours plus forts afin de réduire ses douleurs ce qui n’est pas pour déplaire à Madame qui peut de ce fait vaquer à ses occupations …

Ils sont seuls , se sentent isolés du monde carne côtoient personne , à part leur plus proche voisin , agriculteur, qui parfois leur rend visite afin de leur apporter ses cultures  et de faire le curieux sur ce couple « parfait ».

Et puis un jour , vient Ludovic , jeune garçon paumé , qui cherche du travail . Le couple décide donc de l’embaucher quelques jours pour de menus travaux : jardinage, bricolage , peinture … Petit à petit , Ludovic prend ses aises et s’installe … Il leur déclare même se sentir aimé , membre d’une réelle famille …

Sauf que toutes les bonnes choses ont une fin et que le contrat qui les unissait se termine . Ludovic leur annonce donc son intention de les quitter …

C’est là que tout bascule pour cette « famille » sans histoire … Huit clos stupéfiant et tellement empreint de réalisme !

Les traumatismes liés à l’enfance y sont évoqués ,. On découvre le résultat de certaines formes d’éducation jugées trop strictes et les dégâts qu’elles peuvent engendrés …

Le syndrome de stress post traumatique est également bien présent et parfaitement bien illustré . le syndrome de Stockholm fait son apparition en toute subtilité …

Ce thriller consacre chaque partie à un personnage en particulier afin de les connaître entièrement . Et là , la violence et les esprits perturbés font leur entrée fracassante ne cessant d’accroître tout au long du récit .

Vous l’aurez compris ce thriller vous tiendra en haleine c’est promis !

L’exquis cadavre exquis, épisode 22


L’exquis cadavre exquis, épisode 22

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


Episode 22

by Pascal Bataille

 Un frontignan

 

La petite camionnette de livraison était rentrée très lentement dans la cour gravillonnée de l’ancienne ferme isolée. Le chauffeur avait été prévenu d’arriver tout juste après la tombée de la nuit et le plus discrètement possible, afin d’éviter d’attirer l’attention du voisinage. Faute d’autres distractions, l’occupation principale des habitants de la région était d’épier leurs voisins et toutes leurs allées et venues. Mieux valait être prudent.

Le chauffeur arrêta son moteur et se dirigea vers l’arrière de la camionnette dont il ouvrit, grand, les deux portes. A l’intérieur, se trouvaient trois palettes d’environ un mètre cube chacune, chaque palette constituée de dizaines de petits cartons de la taille d’une boîte à chaussures. Ces palettes étaient très lourdes, dans les 400 kg chacune. Sur le film plastique qui les enveloppait, on pouvait lire Imprimerie Lacroix.

Rapidement, deux hommes étaient sortis par une petite porte de la ferme. Après avoir salué le livreur, ils avaient commencé à faire avec lui une chaîne pour rentrer les cartons, un à un, à l’intérieur d’une vaste pièce occupée par différentes machines et un important système de convoyeurs. Il y avait 4 sortes de cartons. Sur leur côté était imprimé : « Lot SJ », « lot B », « lot P » et « lot M ». Le plus âgé des deux hommes, qui devait être le chef, ouvrit un carton de chacun des lots. Il vérifia méticuleusement la qualité du papier, celle de l’impression et de la coupe. Tout était juste parfait et en tout point conforme à la qualité que l’on attendait. L’imprimeur avait fait, cette fois-ci encore, du très bon travail.

Il sortit son portable de la poche de son bleu de travail et composa le numéro qu’il avait enregistré sous le nom de « big boss ».

  • « Allo, Monsieur Lalande ? Nous venons juste de recevoir toutes les étiquettes ; celles du Bordeaux, du Pomerol, du Margaux et du Saint-Julien. Elles sont conformes.

Bruno Lalande répondit sèchement « Merci », puis « Bonne soirée » et raccrocha.

Encore une fois, tout était fin prêt pour une nouvelle grande opération qui promettait d’être juteuse, et ces simples étiquettes, avec les noms de ces prestigieux crus, allaient rapidement se transformer en papier monnaie. Le petit vin de Touraine avait été livré en vrac, en plusieurs fois, la semaine précédente, et les bouteilles vides destinées au vin de Bordeaux, appelées aussi frontignan, livrées la veille. L’embouteillage, puis l’étiquetage, allaient pouvoir commencer dès le lendemain, et tout ça partirait, encore une fois, vers l’Allemagne. On devait approcher les 600 000 bouteilles déjà expédiées. Après son licenciement, Lalande s’était vite remis en selle, en utilisant et en détournant tout le savoir qu’il avait acquis en grandissant au cœur du domaine viticole familial.

Fantazmë de Niko Tackian


Niko Tackian sera à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez nombreux à sa rencontre

 

Le livre : Fantazmë, Niko Tackian. Paru le 3 janvier 2018 aux Editions Calmann Lévy. 18,50 € ; 13,5 x 21,5

4 ème de couverture :

Janvier 2017. Dans une cave du XVIII ème arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, cette d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.

 

 

 

L’auteur : Né à Paris en 1973, Niko Tackian fait des études de droits, d’Histoire de l’art avant de devenir journaliste et rédacteur en chef. Scénariste, réalisateur, romancier Niko Tackian est un touche à tout. Il se défini lui-même comme « un raconteur d’histoire ». Il reçoit en 2015 le prix des lecteurs au Festival Polar de Cognac pour « Quelque part avant l’enfer » avec un thème minutieusement étudié : le phénomène de la mort imminente. En 2016 suivra « la nuit n’est jamais complète » puis « Toxique ». Ce premier volet, paru aux Editions Calmann Lévy, nous amène à suivre le commandant Tomar Khan, que l’on retrouve dans « Fantazmë » en ce début 2018.

 

Extrait :
« le sang sur ses mains s’était volatilisé et il était incapable de dire ce qui tenait du rêve et de la réalité. Bob l’avait clairement mis en garde contre lui-même. Il ne pouvait se résoudre à écouter les mots de son croque-mitaine, pourtant il était obligé d’admettre que quelque chose était en train de se passer »

 

L’accroche de Miss Aline

Fantazmë, Niko Tackian

L’équipe est au complet Tomar, Francky, Dino, Rhonda, sur une nouvelle affaire qui s’annonce « simple » comme un règlement de compte. Ne pas se fier aux apparences. Des victimes battues à mort, une caméra qui capte le passage à tabac. Un visage cagoulé, un bourreau rapide, efficace. Les victimes ne sont pas n’importe qui, elles sont elles mêmes des bourreaux d’hier ou d’aujourd’hui. Elles font dans le trafic d’êtres humains, dans la prostitution, en agrémentant le tout de tabassage en règle histoire de bien définir qui est le maître.

Le fantazmë, le spectre en albanais,  applique sa justice c’est-à-dire la mort. Tomar est son équipe le traque. Tomar va l’approcher mais sans parvenir à le saisir.

En filagramme, on assiste à une enquête de la police des polices. Rhonda va avoir chaud aux fesses malgré tout elle va tenir sa version des faits. Tomar la soutient et pour cause.

Le commandant n’en a pas fini avec ses visions oniriques, elles le poursuivent même en plein jour. Est-il en train de perdre définitivement les pédales ? Agir mais pour découvrir quoi ? Son passé est toujours là, ancré en lui.

L’auteur nous emmène dans le Paris d’aujourd’hui ou il faut vivre avec les attentats du passé. Ces victimes, pour qui le monde s’est soudé comme un seul homme, font parti d’hier. On les devine mais on ne les « voit » plus. Tout comme la traitre d’être humain, ça fait parti du décor. On ne les remarques plus, on ne les considère plus. L’indifférence, l’invisibilité. Ne pas vouloir voir. Oublier.

On parle beaucoup de rêves dans se roman. De rêves récurrents, de rêves ou l’on peut être un acteur conscient. Il serait intéressant de connaître le travail de recherche de l’auteur sur ce thème cher à Freud.

En conclusion, Tomar est de nouveau malmené. On se demande s’il va s’en sortir un jour. En même temps ses failles et ses blessures font partie de son charme. Un mec cassé qui laisse un peu d’ouverture à l’espoir. On attend la suite…

 

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 1


Salut les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture



Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 1 :

Jean Paul et Sylvie

 

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 21


L’exquis cadavre exquis, épisode 21

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez

 


L’exquis cadavre exquis

Episode 21

by Yannick Provost

Un monde de bousiers

 

Friedrich Sonnen répondit à la seconde sonnerie.

– Salut, Max au téléphone. Comment ça va au Spiegel ? Toujours prêt à sortir des papiers sur les frasques d’Angela ?

– Ah mon ami, ça fait un bail qu’on laisse ça au Bild. Je suppose que tu ne m’appelles pas pour prendre des nouvelles de mon emphysème ?

– J’aimerais bien, mais t’imagines bien que non !

– Vas-y, je t’écoute, mais fais vite car je dois passer un article à la censure de mon Oberleutnant !

– Klatschmohn Aktion, ça te dit quelque chose ?

– Pourquoi, ça devrait ?

– Friedrich, on a passé l’âge de jouer à ça tous les deux. Camille, tu te souviens de la petite que je t’avais envoyé en stage ? Ben elle est morte. Et mon petit doigt me susurre que ça pourrait être lié.

Le silence se fit sur la ligne. Max tripota son stylo d’une main alors qu’il tenait son smartphone de l’autre.

– Attends, je ferme la porte de mon bureau et je reviens, répondit Friedrich.

Max était partagé entre sa volonté de voir surgir la vérité, son sacerdoce, et la nécessité de venger la mort de Camille. Sa délicieuse Camille, une gamine qui promettait dans le métier. Et puis il y avait cette femme au pistolet et cette enveloppe qui changeait de mains.  Le bruit d’une main qui saisissait le téléphone le sortit de sa torpeur.

– Ok, on est tranquille. Enfin je crois. On va faire vite. Pour te parler des coquelicots, faut déjà que je te dresse le décorum.

– Je suis tout ouïe.

– Comme tu le sais, L’Europe, le FMI et tout le reste des lobbies tablent sur un doublement de la production agricole d’ici 2050. Alors t’imagines bien que des boîtes comme Bayer, Monsanto ou BASF vont tout faire pour s’extraire des prix imposés et viser des hauts rendements. A ça tu ajoutes les changements climatiques et tu peux être sûr que les risques chimiques ou microbiologiques vont passer, comment dites-vous, dans le puits.

– Non, à la trappe.

– Exact ! Quoi qu’il en soit, le temps du chlordécone et du glyphosate est révolu. Les multinationales s’en fichent. On ne parle plus de contaminations de l’environnement mais bien d’action des polymères cancérigènes.

– Et les coquelicots ?

– Klatschmohn Aktion, c’est un nom de code. Le projet Daphne, tu vois ce que c’est ?

– Hé, ne m’insulte pas ! Je suis toujours dans le métier.

– Eh bien Klatschmohn aktion, c’est la même chose. Une enquête journalistique avec du joli monde, des scientifiques, des économistes et des journalistes. Tous travaillent sur la mise en évidence des modifications de l’ADN chez l’homme dues à de nouvelles substances qui ont été utilisées sans autorisation officielle.

– On parle donc de millions de dollars.

– Non, de milliards. L’affaire de Woodward et Bernstein, c’est du pipi de chien, à côté.

– De chat, Friedrich, de chat. Et qui est derrière cela ?

– On cherche, Max. A minima une ou deux très grosses multinationales.

– Pourquoi Coquelicot ?

– Parce qu’il n’y en a plus dans nos champs. Tu penses vraiment que c’est par hasard ?

– Pas davantage que de retrouver une journaliste morte alors qu’elle mettait son nez là où certains ne voulaient pas.

– Klatschmohn regroupe pas loin de 80 personnes, tant les ramifications sont nombreuses. Camille s’occupait de la partie française de l’enquête. Tu devrais parler à un certain Costes. Je l’avais mis en contact avec lui.

– C’est qui ?

– Un fouille-caca diablement doué, dans son milieu.

– Un fouille-merde, Friedrich !

– Ja ! Toujours est-il qu’il a de nombreux contacts dans le monde des lobbistes qui touche à l’agrochimie.

Après avoir fini sa conversation avec les salutations d’usage et les promesses de proches retrouvailles, Max fit crisser son stylo sur le papier jusqu’à le briser.

Risquer sa vie pour des coquelicots… Devait-il s’en ouvrir à Sebastián ? C’était encore trop tôt pour en juger. Mais en mémoire de Camille, il était prêt à descendre dans les tréfonds de la haute finance et du commerce mondial. Après tout, remuer la merde et en sortir une pépite, c’était son métier.

Comme de Longs échos de Elena Piacentini


Elena Piacentini sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer


Le livre : Comme de longs échos de Eléna Piacentini. Paru le 24 août 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 19€90 ; (288 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv : 

 » L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

L’auteur : Auteur et scénariste, Elena Piacentini est née à Bastia et vit à Lillie, comme les héros de ses livres. Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ, qu’elle a créé en 2008, a été finaliste des sélections du prix des lecteurs Quai du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière pour l’une de ses aventures (Des forêts et des âmes, Au-delà du raisonnable, 2014 ; Pocket, 2017). Inspiré d’un fait divers, Comme de longs échos met en selle une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille.

 

 

Extrait :
À mille deux cents mètres d’altitude, la fin de l’automne couve déjà l’hiver. Ils sont moins d’une trentaine, résistants engagés ou soldats malgré eux, à rester sourds à l’appel de la plaine. Orsalhièr s’accroupit devant la cheminée et allume le tas de petit bois qu’il a préparé en prévision de son retour. Au-dehors, les laves du couchant incendient la Pique d’Endron, éperon dardé à près de deux mille cinq cents mètres. Le montagnard étend ses mains au-dessus des flammes naissantes. Il se sent en paix.

 

Le petit avis de Kris

Comme de Longs échos- Elena Piacentini

Je ressors toute chamboulée de ce beau roman/polar d’Elena. Elle a un don pour renouveler le genre.
Ses mots, personnels, affûtés, précis associés à une histoire originale m’ont redonné goût au polar.
Les personnages, sous sa plume, prennent une saveur toute en diversité et humanité.
Chaque mot, chaque phrase, chaque situation est percutant.
De la littérature vraie a l’état pur.

 

L’exquis cadavre exquis : Nouveau Top Départ !!!


Les 25 premiers épisodes sont dans la boite.

Bientôt ce sera à votre tour de jouer

petits rappels :

Durant plusieurs semaines et ce plusieurs fois par semaine nous vous proposerons de suivre en direct la construction d’une nouvelle à plusieurs voix.

Et les auteurs de cette nouvelle ce sont des lecteurs, ce sont des blogueurs, ce sont des auteurs amateurs ou confirmés.

 Ceux sont tous ceux qui vont ou voudrons bien participer durant quelques semaines à ce fameux cadavre exquis.

Cet Exquis cadavre exquis, c’est vous et c’est nous !

Et c’est aussi pour vous


 Faut-il vous rappeler ce qu’est un cadavre exquis ?

C’est à l’origine un jeu littéraire où chaque participant ajoutait un mot à une phrase dont il ne connaissait ni le début ni la fin. Seuls les joyeux drilles du mouvement surréaliste du 54 Boulevard du Château pouvait inventer un tel amusement !

Par la suite, le jeu a évolué. Ainsi en 1931 douze auteurs se sont emparés du principe pour écrire un roman policier L’Amiral Flottant. La différence avec le jeu d’origine, c’est que chacun connaissait au moins la contribution du précédent auteur !

Au Collectif Polar, nous vous proposons donc de participer à la création de notre nouvelle sur ce principe. Un auteur va lancer l’histoire et à chacun et chacune d’entre vous de  la continuer en apportant revirements, compléments d’enquête, un brin d’humour, de noir, le sel de l’histoire !

Le plus beau, c’est que des plumes du noir que appréciez contribueront à la conception de notre cadavre.

 L’ordre de passage des contributeurs.

Ce matin nous sommes encore 35 à être inscrit à ce jeu un peu dingue.

Je vais vous attribuer un numéro de passage pour l’écriture de votre contribution au cadavre !

Ensuite il vous faudra tel un feuilleton suivre le cours de l’histoire sur le blog. Lorsque le numéro précédent le vôtre sera publié il vous faudra vite inventer la suite.

Votre tour est arrivé : vous écrivez un feuillet d’environ 1500 caractères espaces compris (300 mots approximativement ). allez 400 maxi !

Vous aurez 48h pour les premiers (peut-être,un jour de plus pour les derniers) pour nous renvoyer votre texte à partir du moment où épisode précédent est publié sur le blog.

Attention répartition des rôles

La première à reprendre la flambeau sera Sandrine Destombes et oui la lauréat du prix du thriller 2018.

Alors  voici l’ordre de passage pour les 15 suivant

26 : Sandrine

27 : Maud

28 :  Aline

29 :  Nathalie SCIAMMA

30 : Gwendoline

31 : Céline

32 : Guy

33 : Marc

34 : John

35 : Nathalie Berquet

36 : Sandrine Roy

37 : Danièle

38 : David

39 : Michel

40 : Patrice

Bonne inspiration à tous et toutes.

Je vous contact par mail pour vous prévenir que ça va être votre tour.

Je vous joints une copies des épisodes déjà écrits et pas encore forcément publiés.

Deux jours avant l’échéance je vous remets l’épisode juste avant le votre

Et là c’est à vous de compléter notre histoire en 48h max.

A très vite donc

Kisanga – Emmanuel Grand


Le livre : Kisanga de Emmanuel Grand. Paru le 15 mars 2018 chez Liana Levi dans la collection Policier. 21€ ; (386 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv :

Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat r coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au coeur de la savane congolaise. Les ministres se félicitent du joli coup de com’ avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Carmin rend un dernier hommage à l’un de ses cadres décédé dans des circonstances suspectes tandis que les services français font appel à leur meilleur barbouze pour retrouver un dossier brûlant disparu à l’est du Congo. La mécanique bien huilée s’enraye et débute une course contre la montre entre une escouade de mercenaires armés jusqu’aux dents, l’ingénieur de choc chargé de piloter Kisanga et un journaliste opiniâtre qui sait mieux que personne que sous les discours du pouvoir se cache parfois une réalité sordide. Cette histoire de manipulation, où la vérité se dérobe jusqu’à la dernière page, se déploie sur fond de mutations économiques en Afrique et de collusion des pouvoirs autour du trésor empoisonné que constituent les richesses de son sous-sol.

L’auteur : Emmanuel Grand, né à Versailles en 1966, a passé son enfance en Vendée et vit aujourd’hui en région parisienne. Il est l’auteur de deux polars très remarqués : Terminus Belz (prix PolarLens, Tenebris et prix du polar SNCF) et, en 2016, Les salauds devront payer (prix Interpol’Art). Et aujourd’hui Kisanga qui vient de remporter le Prix Landerneau polar 2018.
Extrait :
Sa respiration était lente. Une brise légère caressait les feuilles des arbres.
Tapis dans les rochers, les deux guetteurs observaient la bâtisse sans bouger, quand soudain une silhouette apparut sur la terrasse. Le militaire fit le point sur ses jumelles. Un homme aux cheveux blancs, en robe de chambre nid-d’abeilles, tenait un bol de café à la main. Le sniper ajusta la crosse de son arme sur son épaule et resserra son index sur la queue de détente.
Le militaire à la jumelle déploya la paume de sa main gauche comme pour l’empêcher de tirer. Épiant le moindre geste du type en contrebas, il attendit que celui-ci se tourne pour se présenter sous un angle plus favorable. Alors la cible renversa la tête en arrière et vida son bol de café d’un trait. Il l’avait en pleine ligne de mire quand son walkie-talkie se mit à grésiller.
– Allô !
– Oui, mon colonel.
– Ne tirez pas. Je vais sur place. Citroën grise immatriculée CE 371 SL.
– Bien, mon colonel.
– Je suis en civil, veste bleu marine. Interdiction de faire feu sans mon accord. Je vous ferai un signe si ça tourne mal, mais pour le moment, je joue seul.
Le capitaine répercuta l’ordre à son tireur d’élite et vingt minutes plus tard, un nuage de poussière monta du chemin annonçant la Citroën qui termina sa course à l’ombre des cyprès. Le colonel en veste bleue sortit de la voiture, traversa le jardin et frappa à la porte. Le capitaine qui le suivait à la jumelle grogna entre ses dents. Le colonel était entré à l’intérieur et il ne l’avait plus en visuel. La mission venait de se compliquer singulièrement. Le sniper relâcha la pression. 

 

Le petit avis de Kris

KISANGA – Emmanuel Grand
Prix du Polar de Landerneau 2018

Carmin, société minière française, vient d’annoncer son association avec un groupe chinois pour lancer dans trois mois Kisanga, une d’exploitation minière dans le Katanga. Olivier Martel est chargé de diriger le projet sur place, mais l’affaire attire aussi l’attention de barbouzes et de la presse.

Bon j’ai quand même été obligée de piquer Kisanga à mon mari (Joke entre Emmanuel et moi)
Traité comme un thriller, ce roman est quand même bien autre chose ! Emmanuel GRAND nous explique (et ce n’est pas simple) les jeux d’influence en Afrique sous couvert de contrats faramineux qui en réalité, cachent bien d’autres enjeux politico-vereux.

La finance, toujours la finance et elle n’est pas l’amie de tous !!

Ici déambulent politicards plus ou moins nets, jeunes loups aux dents longues, mercenaires, journaliste d’investigation qui risque gros et quand même quelques personnages honnêtes, mais rares.

Un roman bien rythmé qui ne fait que confirmer les magouilles auxquelles se livrent certainement tous ces gens bien propres sur eux. Certes c’est un roman, mais qui fait réfléchir. On se doute bien que tout ce qu’on nous montre comme des contrats mirobolants ont leur envers du décor pas joli joli.

Mais peut on tout occulter ?

Et dans tout ça, le Congo avec ses hauts placés qui se rincent et la population qui trinque.

Emmanuel Grand sera à Saint Maur en poche le dimanche 24 juin prochain.

Venez à sa rencontre

SMEP Emmanuel

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 20


L’exquis cadavre exquis, épisode 20

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


Chapitre 20

by Nicolas Duplessier

Le début des emmerdes

 

Ciel d’un noir d’encre. Air saturé d’humidité. Un orage pas loin.

Sebastián et Valérie s’engouffrèrent dans le parking souterrain.

Des dizaines de bagnoles. Garées, pare-chocs contre pare-chocs.

Une Audi A8 s’arrêta, moteur au ralenti, juste derrière leur voiture banalisée.

Derrière le volant, un mec tiré à quatre épingles dans un costard noir et à la gueule de Jason Statham dans Le Transporteur.

  • Mais c’est ce bon vieux Sebastián Leriot !

Ironie dans la voix.

Sebastián sentit sa nuque se hérisser.

  • Qu’est-ce que tu fous ici ?

  • Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, Sebastián.

  • Qu’est-ce que tu veux ?

  • Pourquoi cette question ? Je suis ici pour déguster la meilleure chouchoute de la région.

  • Ne joue pas au plus malin. Pas avec moi.

L’homme hocha la tête. Sourire satisfait.

  • Mes petits oiseaux m’ont dit que tu bossais sur la mort de Camille Longchamps.

  • Tes petits oiseaux ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Nouveau sourire. L’homme alluma une cigarette.

  • C’est interdit de fumer ici.

L’homme souffla des ronds de fumée parfaits, répliqua :

  • Tu vas me coller un PV ?

Sebastián serra les poings mais ne broncha pas.

Réaction prévisible.

  • C’est bien ce que je pensais, Seb.

Grosse bouffée. L’homme souffla sa fumée au visage de l’inspecteur.

Sebastián se tourna vers Valérie puis retour vers l’homme :

  • Qu’est-ce que vous avez tous à m’appeler Seb. Vous vous êtes passé le mot ou quoi ?

L’homme se mit à rire.  Il se régalait.

  • Toujours aussi soupe au lait le père Leriot .

Valérie se mit à rire.  De bon cœur.

Regard noir de Sebastián. Valérie s’empourpra. Sebastián tapota sa montre.

  • Allez viens on se tire.

L’homme lui prit le bras. Sebastián tressaillit.

  • T’excites pas, ok ? J’ai reçu un mail de Mademoiselle Lonchamps.

  • Un mail ?

L’homme fit craquer ses phalanges.

  • Camille se sentait menacée. Elle a programmé l’envoi automatique d’un mail que j’ai reçu ce matin. Si elle n’avait pas été tuée, elle aurait annulé cet envoi.

L’inspecteur retint son souffle un instant.

  • Il dit quoi ce mail ?

  • Je ne suis pas ici pour te parler de son contenu mais pour te dire que j’enquête de mon côté.

Valérie s’en mêla :

  • Obstruction à l’enquête ça vous parle ?

L’homme jeta sa cigarette, démarra et renchérit :

  • Et le secret professionnel entre un détective privé et sa cliente, ça vous parle ?

  • Ta cliente ?

  • Camille Longchamps m’a engagé il y a maintenant plusieurs mois.

  • Engagé ? Putain, engagé pour quoi ?

Un haussement d’épaules.

  • A toi de trouver Leriot, c’est toi la bleusaille. Pas moi.

Le vrombissement du V8 couvrit les questions de Sebastián.

Valérie secoua la tête, interrogea son collègue :

  • Il s’est passé quoi là, Sebastián ?

  • Xavier Costes…

Une pause puis :

  • … Le début des emmerdes.

Une bonne intention de Soléne Bakowski


 

Solène Bakowski sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer

 

Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue,
car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres,
cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.
……………………
L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extraits : 
« Aujourd’hui, c’est l’enterrement. Une assemblée de chapeaux et de costumes gris s’est massée dans l’église. La voix du prêtre déclame, lancinante, sa mélopée, ce prêtre qui ne l’a pas connue et qui pourtant retrace, sans pudeur, les grandes étapes de son existences. Mais sans doute faut-il poser des jalons pour mesurer le chemin parcouru et provoquer l’empathie. »
« – Ça y est ! J’ai terminé mon vœux ! 
– Et c’est quoi ? demande-t-elle timidement avec un sourire en coin.
– Bah non, ça se réalisera pas. C’est toi qui viens de le dire.
– Oui, mais…
Ah, la curiosité.
– Si je te dis le mien, tu me dis le tien ?
– Bon d’accord. On les dit en même temps ?
– OK, 1, 2, 3…
– Faites que ça s’arrête jamais.
– Faites que ça dure toujours.»
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La perfection existe-t-elle en littérature ?

Je ne sais pas, mais Solène n’en est pas loin du tout pour moi…

Chaque phrase, chaque mot telle une pierre précieuse ciselée se trouve à sa place, c’est un roman noir étincelant !

Le mariage parfait de la noirceur qui nous entraîne lentement dans une abîme ou chaque personnage n’est pas ce qu’il semble être et de la beauté intérieure en toute simplicité de Mathilde, le tout en émotion… Superbe.

Certains passages sont bouleversants !

Cette nuit je n’arrivais pas à dormir. A 4h30 je suis allé voir ma PAL… Et il était là, au dessus !

Quelle richesse, quelle belle plume… C’est un roman exceptionnel qui m’a littéralement happé.

Le premier roman de Solène “Un Sac” m’avais déjà énormément touché, mais là… Je ne suis pas prêt d’oublier Mati et Rémi, d’ailleurs je n’en ai aucunement envie.

Vrai coup de coeur, à lire absolument !!!

Il me tarde de découvrir ses autres romans.

Saint Maur en poche 2018 : Putain déjà 10 ans


Saint Maur en poche 2018 : Putain déjà 10 ans

Je ne sais pas vous mais moi j’ai pas vu les année passer

Punaise, j’ai tellement de souvenir à Saint Maur en poche que je ne peux pas croire que ça risque d’être le dernier.

 

Moi, ce qui est certain c’est que cette année je vais encore en profité un max. Et qu’en plus les flingueuses seront bien présentent sur le salons sur les deux jours.

Pour vous donner un aperçu du plateau voici les fiches des auteurs polar/SF présents à l’édition 2018

Attention certains auteurs ne seront là que sur une journée mais pour cela je tacherai de vous en reparler avant le salon que vous ayez le temps de préparer votre planning.

 SMEP c’est dans 2 semaines

Youpiiiiiii

 

Pour tout l’or de Srinagar de Mark Zellweger


Le livre : Pour tout l’or de Srinagar de Mark Zellweger. Paru le 8 juin 2018 chez Eaux troubles.  21 € ; (320 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couverture :

Depuis l’arrivée du nouveau Président des Etats-Unis, le monde est en pleine ébullition ! Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale il n’y a eu autant de tensions géopolitiques. Au Cachemire, la guerre larvée entre l’Inde, le Pakistan et maintenant la Chine s’intensifie. Le monde sunnite mené par l’Arabie Saoudite, et le nouveau locataire de la Maison-Blanche, s’opposent aux Chiites menés par l’Iran. La Chine s’affirme comme puissance mondiale et veut s’imposer face aux Etats-Unis, et la Russie en fait de même ! Les guerres régionales éclatent ça et là et les risques d’une guerre mondiale s’accroissent dangereusement.

Ces situations périlleuses trouvent-elles leurs sources uniquement dans les rivalités de certaines puissances et dans les ego surdimensionnés de certains chefs d’Etat ? Et si les apparences étaient trompeuses ? Le SWORD appelé à la rescousse par l’ONU va-t-il réussir à démêler le vrai du faux, et éviter la troisième Guerre mondiale ?

Une fois de plus Mark Zellweger joue habilement avec fiction et réalité. Un maître du genre.

 

L’auteur: Mark Zellweger, directeur marketing puis consultant en stratégie pendant une trentaine d’années, a voyagé dans le monde entier. En parallèle, il fut conseiller spécial auprès des directions des actions clandestines appartenant aux plus grands services de renseignement.
Mettant à profit sa connaissance approfondie de la géopolitique internationale et sa compréhension des services secrets, il se consacre désormais à l’écriture. Ses thrillers se placent dans la lignée des maîtres du genre que sont Ludlum, Clancy et Cussler, avec une touche helvétique. Il est considéré comme le nouveau maître du roman d’espionnage par de nombreux critiques spécialisés. Son précédent roman Xtrême préjudice a été sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand en 2017

 

Extraits :
Toute ressemblance …
–      « Hum, ce Protagoniste est sublime. J’ai une certaine préférence pour les vins valaisans, mais ce vin vaudois, il me scotche à chaque fois. C’est mon ami Mark Zellweger, qui en avait reçu en cadeau à une dédicace de ses livres, qui me l’a fait découvrir. Il est parfait.
–      Qui ça ? releva Alexia en pleine forme. Mark Zellweger ou le Protagoniste ?
–      Les deux, pardi … »
« Si je résume les choses, on peut dire qu’il y a des va-t-en-guerre à la Maison-Blanche. Il est envisageable que certaines actions soient ordonnées par l’administration actuelle mais seuls les proches du président pourraient en être informés et cela se ferait en dehors de toute institution classique. »
« Je résumerais la situation de la manière suivante : on a la certitude aujourd’hui que la Maison-Blanche utilise un ou des groupes privés pour se charger des basses besognes comme déstabiliser certains pays et les pousser les uns contre les autres à son profit »

La chronique Jubilatoire de Dany

Très contemporain, ce roman d’espionnage « 2.0 » nous entraîne dans tous les foyers sensibles du moyen orient et de l’Afrique … Mark Zellweger que j’avais découvert avec « les espionnes du Salève » en début de cette année, fait ici un saut dans le temps en délaissant la seconde guerre mondiale. Une organisation internationale mais pour autant indépendante, le SWORD, apporte son aide à l’ONU pour décrypter les dessous de la géopolitique des zones « à risques ». Des agents très spéciaux vont, sous la coordination de leur chef Mark Walpen, approcher les acteurs du désordre et de la déstabilisation pour éviter un désastre nucléaire … Une intrigue dense et complexe que l’auteur éclaire grâce à l’opportune cartographie en début d’ouvrage, et s’il avait comme objectif de nous inquiéter sur le retrait des US de l’accord sur le nucléaire iranien … c’est réussi ! C’est en effet de cette actualité brûlante dont il est question et on reconnait bien dans son style et ses développements, toute l’expertise que son ancien métier a pu lui conférer.

Ce roman est le cinquième de la série « réseau Ambassador » et peut se lire indépendamment des quatre autres. Cependant comme il est coutume pour ce genre d’exercice, la lecture en est simplifiée avec la connaissance des origines des personnages. Notons que la lignée de Hannah Leibowitz, espionne du Salève, est toujours présente

Il est prudent de s’accrocher à la lecture qui demande une certaine concentration tant notre monde est complexe … et sa relation par Mark Zellweger précise et déroutante.

 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 19


L’exquis cadavre exquis, épisode 19

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 19

by Mystère

Tous à table

Avec tout l’art du chantage qu’elle possédait, Fantômette régalait son compte en banque sur le dos de son commanditaire piégé. Pendant ce temps, nos deux inspecteurs, Sebastián et Valérie, se rendaient à l’évidence qu’il fallait changer d’auberge et sortir de leur pré carré d’investigation. Ils devaient se mettre à la table strasbourgeoise s’ils ne voulaient pas mourir de faim, faute d’indice !!! Il y avait urgence, pas une minute à perdre ! Mais pourtant ils prirent tout leur temps et commencèrent par se poser devant un café fumant. Un grand calme les envahissait, comme avant la tempête, contrastant avec la discussion avec le juge. Comme une grande respiration avant une longue et profonde plongée, ils écoutaient leur silence partagé comme pour mieux sentir la détermination de l’autre. Ils prirent le dossier de leurs confrères allemands. Ils en étaient convaincus, cette affaire similaire devait être la clef du mystère de cette Fantômette. Elle devait, à coup sûr, leur permettre de remonter à la source du mobile. Qui trouvait son intérêt dans cette mise en scène meurtrière ? Ils décidèrent de passer à table en commençant par soulever le couvercle du mystère allemand. Religieusement, ils ouvrirent le dossier, assoiffés de nouvelles pistes à renifler. La truffe plongée dans la cellulose germanique, ils retenaient leur souffle, les yeux écarquillés, la lèvre tombante. La journaliste allemande avait bien été tuée de la même manière mais dans ce dossier, les comptes de l’entreprise agro-alimentaire allemande révélaient un scandale bien plus explosif qu’une simple affaire de fraude fiscale et financière. Une ligne comptable indiquait un produit inhabituel, voire illicite, dans l’agro-alimentaire.

Soudain Valérie rompit le silence en s’exclamant :

– Là, on le tient ce mobile, je le sens ! Oui, il faut flairer dans cette direction-là ! Camille devait certainement connaitre le tueur ou le commanditaire du crime de la journaliste allemande. Nous devrions rendre visite à Max. Il en sait peut-être davantage sur cette affaire. A cette époque, il était régulièrement en contact avec un ami journaliste.

Pendant ce temps, intrigué par la mystérieuse enveloppe qui lui était passée sous le nez, Max décidait d’appeler Friedrich Sonnen.

Féroce – Danielle Thiery


Danielle Thierry sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin

Soyez nombreux à aller à sa rencontre

Le livre : Une enquête de la commissaire Edwige Marion : Féroce de Danielle Thiéry. Paru le 14 mars 2018 chez Flammarion dans la collection Littérature française. 20€ ; (539 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Féroce

Une enquête de la commissaire Edwige Marion

Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.

Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée: il s’agit d’une petite fille…

De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

L’auteur : Première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française, Danielle Thiéry est devenue une figure incontournable de la scène polar. Elle a reçu le prix Polar à Cognac, le prix Exbrayat et le prix du Quai des Orfèvres pour Des clous dans le coeur.

 

 

 

Extrait : 
La plupart des gens diraient que c’était un soulagement, une crapule de moins. Un dingue, criminel de surcroît, privé de vie, c’est comme une étoile qui renaît dans le ciel. Pour Alix, c’était une frustration, comme ça le serait pour les familles des victimes. Ces gens ne sauraient jamais pourquoi il s’en était pris à leur enfant et pourquoi pas à celui du voisin. Ils ignoreraient comment s’étaient passées ces heures avec lui. Combien d’heures ou de jours, de semaines peut-être. Ils continueraient à se torturer à imaginer ce qu’il lui avait fait. Si l’enfant était mort, ce qu’il avait dit au dernier soupir. Est-ce qu’il avait appelé « maman » ou bien rien dit du tout ?

La Kronik d’Eppy Fanny

FEROCE DE DANIELLE THIERY AUX EDITIONS FLAMMARION

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

L’histoire :

Un prédateur rôde, observe cette enfant si parfaite. Si belle. Un pur joyau. Fait pour lui. Et comme pour ses trophées précédents, il sait être invisible. Il est intelligent et sûr de lui. Il sait immanquablement les séduire et les appâter le moment venu.

Pendant ce temps, la Capitaine Valentine Cara, chef de groupe des mineurs de l’OCRVP et son équipe, traquent les pédophiles sur tous les fronts, dont les réseaux Internet, sous les ordres du Commissaire Marion. Un site : « petitesmiss.com » est dans leur collimateur. Toutes les ressources sont mises en œuvre pour démasquer les pervers qui se cachent derrière et les écrouer. Un travail éprouvant, des images quasi impossibles à oublier, même pour ces policiers aguerris. Alix de Clavery est criminologue à l’OCRVP et elle s’est fait une spécialité de ces atteintes faites aux enfants.

Une nouvelle enquête arrive et est confiée au Commissaire Louis Zénard, l’adjoint de Marion et à Alix. Des ossements ont été découverts au zoo de Vincennes, dans l’enclos aux lions. Deux corps démembrés et sans tête. Les premières estimations indiquent qu’il s’agirait des restes d’une jeune femme et de ceux d’un enfant. Les os sont léchés au plus près. Ne reste que quelques traces. Faites par des rongeurs ? Non. Les traces sont celles de mandibules de fourmis géantes capables de dévorer un bœuf en quelques heures. Une espèce que l’on trouve dans un parc animalier en Aveyron.

Cette découverte macabre renvoie Alix à la disparition de la jeune Swan, au zoo de Thoiry, six ans plus tôt. Et si les restes retrouvés étaient les siens ? Alix n’a jamais oublié cette affaire et est restée en relation avec la famille. Plus particulièrement avec Lorenzo le grand frère de la petite Swan. Un entrefilet dans la presse indique un incident à Thoiry pile six ans jour pour jour après la disparition de l’enfant. Alix va chercher à en savoir plus. D’autant que Frédéric Praguet, le défenseur des animaux à l’origine de l’article, semble cacher quelque chose. De son côté Lorenzo fait le mort et ne répond pas aux messages d’Alix qui a appris qu’il rôde autour de Thoiry. Alix va se rendre sur place.

Elle y fera la connaissance du Comte De La Perrière, propriétaire du zoo de Thoiry, et de Théodore, son fils. Elle découvrira les recoins du zoo, et sera, comme tout un chacun, fascinée par ces grands fauves en liberté qu’elle pourra approcher au plus près. Et fascinée plus encore par cette relation compliquée que le comte et son fils entretiennent.

Edwige Marion, dont la blessure à la tête se complique, se retrouve sur un lit d’hôpital loin de ses troupes et de la Mouzaïa, son havre. Louis Zénard, retrouvé inconscient et les mains en sang, est également hospitalisé. Qu’a-il fait ? Malgré tous ses efforts la Commissaire Marion ne pourra pas empêcher l’enquête interne. Trop de soupçons pèsent sur lui. Et Valentine va devoir se débrouiller seule pour gérer les équipes et les enquêtes complexes en cours au détriment de sa relation avec Rose Verne, sa compagne médecin légiste.

Les corps retrouvés au zoo de Vincennes seront identifiés. Les ossements d’enfant ne sont pas ceux de la petite Swan mais ceux d’un autre petit disparu, Jules Péchant. Lui aussi avait une gueule d’ange.

Une nouvelle fillette de 7 ans vient de disparaître. Le mode opératoire est le même. Mais cette fois le joyau repéré et enlevé est une imitation. La poupée si jolie n’est que haine et violence. Et lui recherche la perfection. Comment ce monstre va-t-il réagir lorsqu’il va découvrir son erreur ? Il faut vite retrouver l’enfant.

Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

Les Papotes d’auteur de Miss Aline avec Denis Albot.


Papote d’auteur avec Denis Albot.

aline denis

 

Bonjour Denis, nous avons déjà papotés au salon de Templemars le 23 septembre dernier. Vous avez gentiment accepté de poursuivre avec une « longue »  interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

denis Abot

1 – Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?

Mon deuxième roman Travelling 357-1Presque par besoin. J’avais des idées de scénario, de personnages qui ne demandaient qu’à se matérialiser. Il y a une dizaine d’années, j’ai commencé à les coucher sur le papier et j’ai trouvé cette activité très libératrice. Il s’agissait d’abord de nouvelles, de petits textes qui, peu à peu, ont pris corps et se sont étoffés. Encouragé par mon épouse, puis par Gilles Debouverie qui était édité dans la collection Polars en Nord, j’ai sauté le pas et envoyé le manuscrit de ce qui devait devenir « Du 357 dans le shaker ». Et voilà…

 

2 – Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où  travailler ?

Absolument pas ! J’aime écrire n’importe où et n’importe quand : à la plage, sur la table de cuisine, etc. Je me rends compte néanmoins que le contexte peut influencer l’écriture et qu’il est difficile d’écrire une scène d’amour, par exemple, si on est entouré de personnes qui rient.

3- Pour écrire vous partez de quoi : une idée, des recherches ?

Mon troisième roman BlacklightPour les deux premiers romans, j’ai effectué très peu de recherches. Ils n’avaient pas vocation à être publiés et je me faisais plaisir à écrire des histoires que j’aurais aimé lire. Pour le troisième, Blacklight, où les personnages évoluent dans le milieu du tatouage, il fallait un peu plus de matière et, dans la mesure du possible, ne pas dire trop de bêtises. J’ai donc effectué davantage de recherches sur le sujet. J’ai aussi pris conseil auprès d’une tatoueuse pour vérifier la crédibilité du texte.

4- Racontez nous la première fois que vous avez tenu votre livre imprimé en mains ?

Ah ! Grand moment ! Comment décrire cette impression ? Je dirais que c’est presque un sentiment d’immortalité… Cela peut paraître égocentrique de dire ceci, mais c’est une façon de laisser une trace qui perdurera bien après ma mort et celle de mes enfants, petits-enfants, etc. Il y aura toujours, dans les étagères de la Bibliothèque Nationale, un exemplaire de ce roman. Dans quelques décennies, quelqu’un en trouvera peut-être un en vidant le grenier la tante Gertrude et le lira… C’était donc évidemment une grande fierté. Mais aussi une certaine inquiétude quant au ressenti des lecteurs.

5-  Un indice sur votre prochain roman ?

Si les deux premiers étaient à la limite de la comédie policière, avec Blacklight, j’ai amorcé un virage vers le noir. Le suivant, en ce moment entre les mains du comité de lecture, à supposer qu’il trouve grâce à leurs yeux, sera encore plus noir.  Voire « trash ». J’ai pris le parti d’aborder l’histoire sous trois angles différents : le point de vue de la tueuse (puisqu’il s’agit d’une femme tueuse en série), celui de son mari (elle mène en effet une vie tout à fait normale en parallèle de ses activités) et enfin, celui d’un duo de policiers chargé d’enquêter sur les cadavres semés par la tueuse. À suivre donc, peut-être…

Le personnage de Marie vu par le gagnant d'un concours de dessins autour de mes personnages6-  Parmi vos personnages, lequel vous ressemble le plus ?

On met forcément un peu de soi dans ses personnages. Ce n’est souvent que quelques répliques ou un détail physique. Aucun de mes personnages n’est le reflet de ma vie ou de ce qu’elle pourrait être. Sans parler de ressemblance, j’ai une tendresse particulière pour le personnage de Marie. Un petit bout de femme, lesbienne, tatouée, irrévérencieuse et à la gâchette facile. Tout mon contraire en fait !

7- Parlez-nous de vous en dehors de l’écriture : votre métier, vos passions … ?

Je suis, dans le civil, directeur administratif dans une entreprise de location de matériel de travaux publics ! Un métier qui laisse peu de place à la créativité. D’où, sans doute, le besoin de l’exprimer par l’écriture.

Pour les passions : les voyages (Les États-Unis en particulier), la moto, le tatouage, la lecture bien entendu (policière mais pas uniquement), le cinéma et surtout, surtout, ma famille.

8 – Vous avez écrit autre chose que du polar/thriller. Vous nous en parlez ?

Sans masque ni tabou Dan BelistoJ’ai commis un roman sorti chez Aconitum « Sans masque ni tabou », sous le pseudonyme de Dan Belisto (une anagramme de mon nom). Il s’agit d’un roman assez cru et c’est pour cette raison qu’il est édité dans une collection « adultes ». Il ne s’agit pourtant pas du tout d’un livre érotique. Il traite en effet de la dépendance, des addictions…

Avec le recul, je pense que l’utilisation d’un pseudo était une erreur et m’a plutôt desservi. Il m’est par exemple arrivé de me présenter en dédicaces et que deux tables aient été installées.

Pour le reste, je mets actuellement la touche finale à un roman d’anticipation dystopique. Une sorte d’hommage (en toute humilité) à l’oeuvre de G. Orwell, 1984. Avis aux éditeurs !

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

Un remerciement, évidemment. Rien n’est plus agréable que de recevoir un petit mot d’une lectrice ou d’un lecteur ayant été touché par nos mots. Alors, à tous, du fond du coeur, merci !

Pour la petite histoire, lors d’une séance de dédicaces au Furet de Lille, j’ai rencontré une jeune femme qui, intriguée par la couverture de mon livre s’est décidée à le prendre me précisant qu’elle n’avait plus le goût de lire depuis quelques années alors qu’elle avait été une grosse lectrice. Quelques jours plus tard, elle m’envoyait un message de remerciement car, grâce à mon roman, elle avait retrouvé le goût de la lecture ! Je crois que c’est le plus beau compliment qu’on puisse recevoir et même si le succès n’est pas toujours au rendez-vous, c’est pour ce genre de rencontres qu’il faut continuer.

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Euh… L’interview me semble assez exhaustive et j’avoue que c’est cette dernière question qui me pose problème. J’ai été tenté d’aller voir ce que mes confrères vous avaient répondu mais m’en suis finalement gardé. Je vais donc profiter de cet espace de liberté pour émettre un voeu : si l’avenir semble s’orienter vers une progression du numérique, occasionnant des difficultés considérables pour bon nombre d’acteurs de la chaîne du livre, souhaitons que le livre « papier » reste au centre de l’intérêt des lecteurs. Que seraient les salons du livre, les dédicaces sans ce support incontournable ?

J’ajouterais pour conclure que rien ne remplace le conseil et le professionnalisme d’un libraire.

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L’auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.
Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.
En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

L’exquis cadavre exquis, épisode 18


L’exquis cadavre exquis, épisode 18

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 18,

by Lolo la brodeuse

Frida Gold

 

Assise en tailleur au pied du canapé, elle écoutait en boucle «  6 billionen », le succès de Frida Gold, en examinant, avec nostalgie, les photos récupérées chez Camille Longchamps, sur lesquelles elles posaient toutes les deux.

Pourtant, dès leur première rencontre, elle en connaissait déjà la fin : la mort de Camille.

Ce qu’elle n’avait pas prévu, l’attirance mutuelle qui, petit à petit, s’est immiscée dans leur vie, et placée en travers de leur chemin.

Camille, cette journaliste passionnée par son métier, mais fragilisée par la prise d’anxiolytiques et en mal d’amour, l’avait touchée ; elle, pourtant si forte, réputée insensible et déterminée à ne jamais s’éloigner du but fixé par son commanditaire : abattre Camille Longchamps.

Sa robe rouge, la perruque noire et les escarpins étaient négligemment posés sur le bras d’un fauteuil. Il était temps de passer en revue toutes les pages contenues dans l’enveloppe qu’elle avait enfin pu récupérer des mains de celui qu’elle avait été obligée de tuer, d’une balle dans la tête, pour obtenir le précieux sésame. Tout en examinant, avec attention, ce qui ressemblait à des numéros de comptes bancaires, notés sur trois feuillets, ainsi que l’alignement de chiffres qui n’avaient pour elle aucune signification, elle prenait conscience d’avoir, peut-être, été trop curieuse.

Remettant tout en place dans l’enveloppe, elle s’empressa de contacter Bruno Lalande, son commanditaire.

– Allo, Mr Lalande ?

– Bonjour, avez-vous pu récupérer l’enveloppe ?

– Oui, mission accomplie, mais ce fut plus compliqué que prévu.

– Que voulez-vous que ça me fasse ?  Je vous paie en conséquence, non ?

– Exact, mais abattre une seconde personne, pour atteindre mon but, n’était pas prévu dans le tarif !

– C’est votre boulot ! Je vous ai laissé toute liberté et cette mission était largement payée pour combler les petits imprévus, comme vous dites !

– Justement, parlons imprévus ! Camille était bien plus proche de moi que vous n’auriez pu le penser. Je la connaissais bien, suffisamment pour l’avoir mise dans mon lit avant de passer à  l’épisode final. Ces moments d’intimité furent aussi propices aux confidences ! Camille ne supportait plus le harcèlement téléphonique venant d’un numéro ouvert au nom de Carole Longchamps, sa sœur jumelle décédée. Aucun doute sur ce décès puisque les analyses ADN sont formelles. Elle savait que c’était vous qui étiez derrière ces intimidations, et que vous  aviez commandité le meurtre de la journaliste allemande qui avait découvert vos magouilles financières avec votre demi-frère, Pierre Blanchard. Tout va bien, Mr Lalande ? Une petite rallonge au paiement effectué s’impose, non ? Rendez-vous au lieu habituel, demain 21h.

Ils vont tous mourir – Raphaël Grangier


Le livre :   Ils vont tous mourir  de Raphaël Grangier . Paru en mai 2018 chez Cairn éditions . 12 € (312 p.) ; 12 x 18 cm.

  4ème de couverture :

Juillet 86, dans le nord du Périgord. Une saison particulièrement chaude. La famille Rougier a quitté Revel en Haute‐Garonne pour se balader près du saut du Chalard et résider, le temps des vacances au camping du Château Le Verdoyer. Ces congés d’été iraient pour le mieux, si les enfants, adeptes de jeux près des bassins, ne disparaissaient pas tour à tour sans que nul ne s’en aperçoive.
Guillaume Dubreuil, jeune commandant du COB de Nontron prend l’enquête à bras le corps, mais les investigations, ici, dans ces terres de taiseux et de chasseurs, n’ont rien à envier à celles qu’il menait en région Parisienne. Pour autant, certains individus s’étaient tristement fait remarquer par le passé.
Des battues sont organisées ; des survols en hélico. Même les truffes des chiens de l’équipe cynophile ne détectent rien. Et plus les jours passent, plus les enfants s’évanouissent sans qu’aucun des gendarmes ne parvienne à trouver la moindre trace probante. Le contact surprenant de Raphaël Langlois, journaliste au quotidien Sud‐Ouest pourrait bien débloquer l’enquête. À moins que…

71wJxgwDZqL._UX250_L’auteur : Raphaël Grangier vit dans un petit coin tranquille du sud-ouest de la France. Passionné d’automatisme et de mécanique, il a travaillé pendant dix ans dans l’aéronautique avant de se reconvertir vers l’enseignement. Ils vont tous mourir est son second roman, sombre et réaliste.

 

 

 

 

 

 

Extrait :
« Gaëlle souffre en silence, sa poitrine exposée aux désidératas de cette silhouette sombre. Elle sent le froid sur son ventre. Elle voudrait hurler. Foutu bâillon ! Elle prie en silence pour que quelqu’un vienne la sauver. Tout de suite , maintenant ! Elle a senti cette peau calleuse s’arrêter un instant sur son sein puis s’en aller.
Que lui veut-il ? Pourquoi elle ? autant de questions qui ne la sauveront pas. Qui ne la sauveront plus . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

71agPEHRYGL._UY200_

« Ils vont tous mourir » , de Raphaël Grangier :

Imaginez des familles qui se sacrifient toute l’année pour se payer leurs moments de bonheurs en vacances …

On est tous plus ou moins dans la même situation. Se donner à 200 % une année entière pour espérer se payer la tranquillité pendant au moins une semaine . Cela commence par le choix du lieu, qui doit être inoubliable. Ces familles ont trouvé leur bonheur, dans ce camping situé dans un environnement majestueux entouré d’un magnifique château …Du moins, c’est ce qu’ils pensaient car des disparitions vont brutalement avoir lieu sans que personne ne s’aperçoive jamais de rien …

On suit l’enquêteur Dubreuil qui ne lâchera rien malgré toutes les mauvaises pistes mises sur son chemin.

Thriller haletant, on plonge très vite dans l’intrigue et on ne peut pas lâcher ce bouquin tant qu’on ne sait pas ce qui arrive à ces enfants.

Première expérience avec ces éditions plus que satisfaisante !

La 1500e de Collectif Polar


Coucou les polardeux,

Ben ça devait arriver, le voilà le mille cinq centième article sur Collectif Polar.

Alors, forcément, 1500 ça se fête

Oh, pas grand chose, juste un petit jeu

Juste histoire de gagner quelques livres dédicacés que j’ai glanés fin mai lors de mes sorties.

Sorties qu’il va  falloir que je vous raconte aussi.

Mais revenant à notre 1500ème

 

Voici les polars que vous allez pouvoir gagner.

6 achetés par mes soins, un offert par un auteur.

2 titres deJacques Saussey que nous avons eu le plaisir, les flingueuses et moi, d’interroger le 24 mai dernier lors de l’inauguration de la COOP’S. Jacques que j’ai revu le lendemain à Rosny soit qui mal y pense.

1 exemplaire de Roger J. Ellory. Son meilleur à mon humble avis, acheté à Rosny justement

2 polars de JOB,  acheté le Brutale et Jacques-Olivier nous offre, vous offre Loupo, un coup de cœur pour ma part. Et merci énormément mister Bosco. Touchée je suis.

1 bouquin deMarc Fernandez, son tout premier et quel premier. Mala Vida qu’ Ophélie viendra nous chroniquer bientôt.

Il y aura au maximun 6 gagnants suivant le nombre de participants. Ils seront désignés par tirage au sort

 

Bon sinon la question qui tue

1500 articles, tout ça pour quoi ? Tout ça pour ça pour ça !!!!

 

Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi .

Maintenant à vous de jouer !

Top départ, vous avez jusqu’au 16 juin pour jouer

Et bonne chance.

Bien sur pour participer il fut être abonné au blog, c’est la seul condition.

Je désignerai les gagnant(e)s, mon choix sera tout à fait subjectif,  ce sera en rapport avec votre commentaire, soyez-en sûr(e)s !

Le résultat sera annoncé sur ce blog le 17 juin.

Il vous incombe de me faire parvenir votre adresse dans la semaine qui suit ces résultats.

Sans nouvelle de vous avant le 24 juin au soir.

Le livre cadeaux sera remis en jeu pour un autre concours ou envoyé à un autre gagnant de celui-ci.

Bonne chance à tous zé toute

 

A très vite donc

Apéro polar 16 juin 2018 : Rencontre avec Armelle Carbonel


Apéro polar : Rencontre avec Armelle Carbonel

Le 16 juin prochain j’aurai la chance de recevoir dans ma bibliothèque la talentueuse Armelle Carbonnel.

Quoi, vous ne la connaissez pas encore !

Et bien ce sera l’occasion de découvrir notre jeune auteure.

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier vous invite à venir à la rencontre d’une auteure qui a su nous faire trembler avec un simple jeu.

Notre auteur
Armelle Carbonel

Armelle Carbonel est une jeune auteure née en 1975 à Paris.

C’est dès l’âge de huit ans qu’elle commence par écrire des poèmes, puis viendra roman fantastique et pièce de théâtre. Le thriller va suivre rapidement, exutoire de ses propres démons et blessures d’enfance.

Surnommée la « nécromancière », Armelle Carbonel voue une affection particulière aux huis-clos. Cette grande fan de Stephen King dissèque les pulsions criminelles d’une plume glaçante et brosse le portrait du voyeur qui sommeille en chacun de nous. Criminal Loft, son premier roman publié, a conquis plusieurs dizaines de milliers de lecteurs.

Les livres

Criminal Loft

Criminal Loft de Armelle Carbonel. Paru le 18 novembre 2016 chez Milady Thriller poche.  7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm. Préface de Laurent Scalese.

Huit condamnés à mort ont été sélectionnés pour un show de télé-réalité. Chaque semaine, en direct, vous avez le pouvoir de les éliminer.
Un lieu : le sanatorium de Waverly Hills, aux États-Unis.
Entre ses murs doit se dérouler le jeu de télé-réalité le plus extrême de l’histoire.
Huit criminels y sont enfermés. Surveillés nuit et jour, ils sont prêts à tout, surtout au pire, pour convaincre des millions de téléspectateurs qu’ils méritent de vivre. Leur sort est entre vos mains…

Notre petit avis sur : Criminal Loft

 

Majestic murder

 

Majestic murder de Armelle Carbonel. Paru le 17 janvier 2018 chez Bragelonne Poche thriller. 7€90 ; (278 p.) ; 18 x 11 cm

Un spectacle angoissant.
Un casting exceptionnel.
Une mise à mort en direct.

Bienvenue au Majestic, East Saint Louis, Illinois.

Lillian a toujours rêvé de brûler les planches, mais son destin lui a joué bien des tours, avec les hommes, avec la came, avec la gloire. Quand l’étrange Seamus lui propose une audition au Majestic, elle saisit sa chance. Laissé presque à l’abandon, le théâtre abrite les répétitions d’une unique représentation, donnée tous les trois ans en souvenir de Peg Entwistle, une actrice des années 1930 qui se suicida en sautant du panneau « Hollywood », dans la cité des anges. En intégrant la troupe, Lillian abandonne toute espérance. Car tous les trois ans, quelqu’un doit mourir sur scène.

L’auteure de Criminal Loft revient avec un thriller à huis clos où il faut se méfier de tout, surtout des apparences.

Notre petit avis sur Majestic Murder

Voilà vous en savez déjà un peu plus.

Mais même si vous connaissez déjà Armelle, je vous promet que durant l’interview que nous allons mener avec David et Ophélie, vous allez découvrir quelques secrets bien gardés que notre auteure sera amenée à nous dévoiler.

Alors on vous attend nombreux

à la

Bibliothèque Parmentier

20 bis avenue parmentier

75011 Paris

 

A la fin de l’ITW à bout portant de notre autrice, un verre de l’amitié vous sera offert et vous pourrez faire dédicacer vos livres auprès d’Armelle.

Il y aura quelques livres en vente mais vous pouvez aussi amener vos propres livres.

Alors à très vite

 

Maudite – Denis Zott


Le livre : Maudite, Denis Zott. Paru le 7 juin 2018 aux Editions Hugo Thriller. 19,95 € ; 14 x 21 ; 352 pages

4ème de couverture :

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Berreta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème.

Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony.

Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Lybien, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux.

Impossible pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ?

Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

L’auteur : Denis Zott est l’auteur d’un premier thriller publié en 2016 aux éditions du Geste La chute du cafard. Denis Zott travaille par ailleurs comme directeur de la communication et directeur de cabinet à la marie de Saint-Tropez.
Extrait :
 «La chute sera rapide et brève. Je ne percevrai qu’un choc, sans doute le craquement de mes os. Ou bien je sentirai ma tête exploser, mon crâne se disloquer comme un œuf, le jaune et le blanc mélangés, ma cervelle et mes souvenirs mes cauchemars répandus, du mauvais engrais, comme moi, la Maudite. Je ferme les yeux. Mon épaule frôle l’angle de la fenêtre et glisse. Vers le vide. »

 

L’accroche de Miss Aline

Maudite, Denis Zott

 Ce livre c’est un sac de nœuds et de vipères avec au milieu La Maudite, une gamine d’à peine seize ans qui fout un bordel monstre. Elle est « convoitée » par des dealers, des flics pourris, des fausses amies … A part une belle gueule, des fesses qui attirent les regards qu’est-ce qu’elle peut bien avoir pour être le centre de tout ? Parce que, oui, tout tourne autour d’elle. Elle que l’on veut tantôt protéger, tabasser, tuer, violer, voler. Luce n’est pourtant pas une tendre, elle a sa part d’ombre et de mauvaises actions. Seize ans : fugueuse, droguée, dealeuse et mère. Seize ans à peine et tout ce qu’elle se prend dans la tronche la gosse !

Tu ne peux pas t’empêcher de plonger et replonger ta main dans le sac. Les actions se succèdent de façon frénétique. Chaque personnage va se révéler au fil des pages. L’auteur te chahute, ne te laisse pas de repos. La tension va crescendo, les révélations sur les uns et les autres également et d’autres qui sortent de l’ombre pour mieux ajouter à l’énigme.  L’auteur te laisse sur le carreau avec une fin de ouf !

La maudite n’est pas une promenade de santé : drogue, meurtres, viols, tortures, corruptions… La réalité ne peut être aussi pourrie, tu l’espère en tout cas.  Si tu aimes le noir, lecteur/lectrice, tu vas être (bien) servi. Plonge la main dans  le sac et attention aux vipères, ça mord !

Je remercie les Editions Hugo et particulièrement Marie et Célia, pour ce SP bien noir. Merci à Denis Zott qui par son livre me fait apprécier le beau côté de la vie.

L’exquis cadavre exquis, épisode 17


L’exquis cadavre exquis, épisode 17

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 17

by Noëlle

Dans le passé de Camille

 

Sebastián se retrouve avec plus de grain à moudre qu’il n’en voudrait. Car de son côté il n’a pas chômé. Il a commencé à creuser le passé de Camille. Elle a été élevée avec sa sœur par leur mère. Pas de trace du père biologique. Les filles ont 15 ans lorsqu’un beau-père entre dans leur vie. Bruno Lalande, d’origine bordelaise, issu de la noblesse du bouchon. Cadre commercial supérieur dans une société de négoce de thés et café bios, il est licencié lors de son rachat par un groupe étranger. Les filles ont alors 22 ans et ont quitté le nid pour terminer leurs études. Aigri, Lalande devient violent. La relation de couple est conflictuelle et le beau-père disparaît du paysage au bout d’un an. Deux ans plus tard, Carole, la jumelle de Camille, trouve la mort dans un accident de voiture. Ses restes carbonisés sont retrouvés près de Strasbourg.

La mère, déjà ébranlée par sa séparation explosive, ne se remet pas du choc. Depuis le décès de son enfant, Laure Longchamps a été internée à plusieurs reprises au service psychiatrique de Lariboisière. La perte de sa dernière fille l’a plongée dans un tel état qu’elle est à nouveau internée après une tentative de suicide.

Il va falloir creuser les infos de Valérie, enquêter dans le milieu de l’industrie agroalimentaire,  s’intéresser aux connections avec l’Allemagne. Leurs effectifs sont insuffisants pour obtenir des réponses rapides. A ce rythme, Fantômette peut continuer de flinguer à tout va.

Revoici son téléphone qui carillonne. C’est, cette fois, le fixe du bureau qui s’en donne à cœur joie. Une telle insistance, ça sent les emmerdes. Le juge Fabre vient aux nouvelles.

  • Lerot, vous en êtes où dans cette enquête ? Il y a désormais deux morts, un assassin dans la nature et toujours pas de mobile connu. Des résultats sont attendus. On m’en demande et je vous en demande. Alors ?

  • Monsieur le Juge, nous suivons plusieurs pistes. Il y a des points de convergence même s’il est prématuré de…

Fabre le coupe sèchement. Son verni de bonne éducation vole en éclat sous la pression exercée en hauts lieux.

  • Vous vous démerdez pour trouver des éléments tangibles, et fissa. C’est votre boulot. Ras le bol de cette enquête au point mort. J’ai toujours détesté Fantômette et nous avons passé l’âge des enfantillages, bordel !

Fin de la conversation. Sebastián est aussi dépité que le juge. Certes, il aime son boulot, même s’il est de ceux qui font vieillir prématurément. A trop côtoyer la mort, il sait qu’elle n’attendra plus longtemps son dû. La fatigue qu’il ressent entraîne l’inattention, fatale pour un policier. Il se lève et secoue ses idées noires. Dormir, juste quatre heures. Il en a besoin. Il éteint la lumière et d’un pas lourd quitte son bureau, sans un regard pour ses dossiers. Vu l’heure, il est déjà demain.

 

Exquis Cadavre Exquis, la première récap !


Exquis Cadavre Exquis, la première récap !

Arrêt sur image, venez découvrir l’état de notre exquis cadavre exquis…

Déjà 16 épisodes…

et bientôt ce sera à vous de tenir le scalpel !

Bonne dégustation…


L’exquis cadavre Exquis de Collectif Polar

Les 16 premiers chapitres

Episode 1

by Isabelle Bourdial

Camille

L’odeur d’humus la prend à la gorge, sature ses narines, s’engouffre dans ses poumons, met le feu à ses bronches. Elle suffoque, comme si on l’enterrait vivante. L’angoisse, cette vieille compagne qui surgit à chacune de ses crises d’asthme, la submerge, telle une lame de fond. Elle fouille ses poches avec frénésie. Ses doigts rencontrent l’inhalateur de ventoline. Vite, elle glisse l’embout dans sa bouche, actionne la mini pompe. L’effet est immédiat, sa respiration s’apaise… jusqu’à la prochaine crise. Il était temps ! Une ombre contourne l’immense ficus tout proche. Elle cherche Camille qui s’aplatit un peu plus sur la terre meuble, derrière un rhododendron. Un nuage masque soudain la lune, plongeant la forêt exotique dans l’obscurité. Ce soir, au dîner, l’assassin a croisé son regard, y a lu la peur et le dégoût. Camille sait ce qui s’est passé et cette vérité la condamne. Elle doit disparaître. Elle aurait pu se confier aux autres, ou même appeler la police. Seulement voilà, elle a voulu braver le danger. Encore ce foutu orgueil qui affecte son jugement et la pousse à agir seule… Mais cette nuit, la mort lui colle aux basques. Une mort poisseuse, pugnace, de celles qu’on peine à feinter. Poursuivie, elle a cru la semer en allant se cacher dans la serre tropicale. Mauvaise idée pour une phobique de la chlorophylle. Camille exècre la nature, qui le lui rend bien. Elle est allergique à vingt variétés de pollen et probablement davantage, les allergologues ayant renoncé à les dénombrer toutes. Le moindre attroupement végétal lui déclenche de graves crises d’asthme. Une simple balade à la campagne peut s’avérer mortelle. Alors une partie de cache-cache avec l’assassin dans une forêt sous verre… Son intrusion nocturne a réveillé les perruches. Leur piaillement affolé a alerté l’autre. Et maintenant Camille réalise que le face à face est imminent et que personne ne viendra la sauver.

Elle passe en revue la cascade d’évènements qui a précipité sa perte. Tout a commencé lundi dernier, lorsqu’est arrivée l’invitation pour la réouverture du Museum.

Episode 2

By Lou Vernet

Max

A l’intérieur, glissée comme une menace, une branche de gui séchée. Inoffensive en l’état, il en fallait un peu plus pour lui déclencher une crise, le message subliminal n’en était pas moins clair. Le gui est une plante saprophyte. Un parasite qui croît en puisant sa nourriture dans les tissus de l’arbre hôte. Tout un symbole pour dénoncer sa vocation journalistique et l’insulte préférée de ses détracteurs. Surtout depuis un an. Depuis qu’elle avait écrit ce foutu article qui avait valu la fermeture provisoire du Muséum. Le gestionnaire, Pierre Blanchard, s’était vu contraint de rendre des comptes et d’expliquer la main basse faite sur 1 million d’euros durant ses dix années de bons et loyaux services. Camille ne doutait pas un instant que cette invitation vienne de lui. Même du fond de sa prison, l’homme avait le bras long comme un rhizome. Du chiendent de la pire espèce.

Et pourtant, elle avait négligé l’avertissement.

Ou du moins, l’avait-elle relégué, nonchalamment.

Son métier comportait ce genre de risques. Combien de lettres ou d’appels anonymes avait-elle déjà reçus ? Combien de petits cercueils en bois envoyés au journal ou glissés sous son paillasson ?

Les malversations financières, que Camille traquait et dénonçait de sa plume acérée, visaient des hommes haut placés. Des dirigeants qui ne se salissaient jamais les mains. Qui, pour les basses besognes, faisaient appel à des sbires.

Et pourtant, elle s’en était toujours tirée.

Car Camille avait un atout.

Un « atout maitre » bien plus vicelard et retors que cette bande de malfrats.

Max. Son ami et mentor, Max.

Un type qu’il ne fallait pas trop chatouiller. Surtout s’il était question de justice et de vérité. Et, plus encore, s’il s’agissait de Camille.

A qui, il y a une semaine, elle avait délégué le problème et qui, pourtant, ce soir n’était pas là.

Ça aurait dû l’alerter de ne pas le voir à l’inauguration. Ça aurait même dû la faire fuir. Sans Max à ses côtés, Camille n’était plus qu’une brindille de 49 kg qu’un assassin au regard vitreux allait bientôt anéantir.

Le danger ne vient jamais de là où on l’attend, pensa-t-elle trop tard, alors que l’ombre finissait de la recouvrir et qu’un coup de feu fit voler en éclat ses derniers espoirs.

Episode 3

By Aurore Z

Le langage des fleurs

L’inspecteur Sebastián Lerot entre dans la serre en tenant son mouchoir de coton serré sur son visage.

Depuis toujours il traîne une intolérance au pollen. Les allergologues sont formels, à part une légère réaction au bouleau, aucune allergie. C’est psychosomatique. Psychosomatique ! Et allergique au bouleau, cela lui en a valu des quolibets de la part de ses collègues !

Les éternuements qu’il tente de réprimer et les démangeaisons qu’il sent croître dans ses yeux sont bien réels et exacerbés dans cet environnement saturé en chlorophylle.

Il n’ose penser à l’image qu’il renvoie : grand échalas à la carrure de rugbyman aux yeux rougis et au crâne lisse. Pathétique. II a renoncé à sa chevelure il y a 15 ans quand il a commencé à blanchir précocement. Les femmes lui trouvent des airs de Yul Brynner, et ses lunettes rondes, façon John Lennon, n’enlèvent rien à son charme. Bien au contraire.

Les TIC sont déjà sur place et s’affairent autour du cadavre, tels un bouquet de pâquerettes exécutant une danse à la chorégraphie parfaitement maîtrisée. Leur ballet lui inspire la Valse des Fleurs de Tchaikovsky. Selon les informations qui lui ont été communiquées au petit matin, la victime s’appelle Camille Longchamps, une journaliste spécialisée en criminalité financière.

En l’apercevant, Sebastián ne peut s’empêcher de la détailler : peau d’albâtre, cheveux noir de jais coupés à la garçonne, robe de soirée rouge carmin. Plutôt jolie. Allongée sur le côté, en chien de fusil, un regard non averti pourrait l’imaginer se reposant en ce lieu incongru, si ce n’était ce coquelicot mortel sur sa tempe et son regard émeraude inexpressif.

Mille questions se mettent à tourner dans sa tête.

Que venait-elle faire dans cette serre au milieu de la nuit ? Un indic à rencontrer ? Un rendez-vous galant ?

Refoulant un énième éternuement, Sebastián s’agenouille près du corps et saisit toute l’ironie de la situation : une jeune femme, morte, au milieu des rhododendrons, symbole du danger.

Près de la main de Camille, son regard est attiré par une fleur écrue frangée de bleu: une passiflore.

La présence de cette fleur l’intrigue, Camille l’aurait-elle cueillie alors qu’elle parcourait les allées de la serre ou est-ce le tueur qui aurait laissé cette fleur de la passion, macabre message expliquant son crime ?

En se relevant, Sebastián aperçoit le directeur du Musée qui les a prévenus.

Episode 4

By Cécile Pellault

Les Nuisibles

Sebastián hésitait en s’approchant du directeur entre la limace ou l’insecte, celui qui éveille en chacun le désir irrépressible de se transformer en tueur sans pitié et seulement rassasié à la vue du sang et d’un reste de pattes ! En commençant à parler avec lui, Sebastián opta définitivement pour l’insecte à écrabouiller, ce type allait lui réveiller son eczéma. Il sentait les picotements annonciateurs des plaques rouges. C’était l’archétype du con fini.

«…l’administration m’a obligé à l’inviter et voilà, elle se fait assassiner sous mon toit. Nous allons devoir fermer encore une semaine, les comptes d’exploitations vont plonger pour ce trimestre. Déplorable publicité, déplorable !

– Effectivement, déplorable que cette courageuse journaliste ait été assassinée au milieu de vos géraniums et autres pâquerettes, quel manque de savoir-mourir, franchement ! Par ailleurs, avez-vous noté autre chose lors de cette soirée à part bien entendu les manières navrantes de Mademoiselle Camille Longchamps ? Quelque chose de vaguement intéressant pour que nous puissions quitter votre carré de pommes de terre au plus vite et remonter vos comptes d’exploitation ? Un clandestin parmi les invités ? Un membre du personnel dont l’attitude aurait pu être jugée suspecte ? Auriez-vous reçu des menaces personnelles récemment ? Une chance que ce soit vous qui ayez été visé par le meurtrier ?

– Mais je ne vous permets pas, je vais en parler à votre hiérarchie. Je …

– Je pense que vous allez avoir autant de chances avec ma hiérarchie que moi avec vos informations ! Je vous laisse avec ma valeureuse collègue, I’inspectrice Rémini. Valérie, tu m’accompagnes jusqu’à la sortie, s’il te plait ?

Sebastián sentait maintenant la brûlure de l’eczéma et refrénait avec peine le désir de se gratter comme celui de coller un pain au directeur. Finalement, cela n’avait pas été une bonne idée d’arrêter de fumer le matin même.

« Je ne te connaissais pas cet amour pour le quatrième pouvoir, Sebastián ?

– Je crois que j’aurais même défendu un collecteur des impôts du Moyen Âge contre lui, c’est dire ! Tu continues l’interrogatoire, je crois que ce sera plus constructif !

– Oui, je crois ! Un peu de subtilité ne nous fera pas de mal !

– Oui, clairement ! De toute façon, j’ai entraperçu un vieil ami qui fouine par là-bas ! On se tient au jus !

-Oui, on fait ça et n’oublie pas : Respire ! »

Max Lindberg, son vieil emmerdeur presque personnel, ils avaient commencé ensemble leurs carrières, l’un dans le journaliste, l’autre dans la police. Une étrange relation les liait, oscillant entre le respect et la haine de la profession de l’autre. Dire que c’était la relation la plus longue qui l’unissait à un autre être humain le déprimait, même ses mariages n’avaient pas tenu aussi longtemps. C’était décidément la nuit de tous les nuisibles.

Episode 5

By Élias Awad

Une arme de barbouze

Trois dosettes de café. De l’eau jusqu’à l’encoche 4-6 tasses. Elle appuie sur le bouton. La cafetière commence son gargouillis en même temps que s’allume 06 :32 sur le cadran-horloge de la machine. Son aîné a encore fait pipi au lit ! Eh oui, ça ne se fait pas d’imposer l’arrivée d’un petit frère à un garçonnet qui jusque-là avait ses parents que pour lui. Ça lui passera, sourit Valérie. Le petit frère, lui, fait ses nuits. Elle sait qu’elle est tranquille jusqu’à sept heures. L’inspecteur Rémini est normalement en congé maternité. Mais le boulot, c’est le boulot ! Et puis bon, du moment qu’elle est là pour les biberons… Pour quelques-uns en tout cas… Les autres, c’est la mamie qui s’en charge. Elle a emménagé chez sa fille « le temps qu’il faudra ! », a-t-elle dit en la serrant dans ses bras.

La mort est intervenue autour de 23 h. En sirotant son café très chaud, l’inspectrice détaille le rapport d’autopsie une première fois, puis une deuxième. Il confirme, avec tous les détails techniques de routine, les constatations préliminaires faites lors de la levée de corps. La balle est entrée au-dessus de la tempe gauche, un peu en arrière, et est sortie à la hauteur du maxillaire supérieur droit en emportant une prémolaire. Le rapport relève d’importants dégâts au niveau du cerveau. L’extinction des feux a dû être instantanée ! Vu l’angle du tir, et sauf si la journaliste était accroupie, le meurtrier doit faire son bon mètre quatre-vingts, voire plus. Aucune trace de résistance. Une exécution-surprise !

07 :14
«  J’ai une bonne nouvelle et une mauvaise, patronne. »
– Accouche, Gilbert ! s’impatiente Valérie, le portable collé à l’oreille. Et puis, je ne suis pas ta “patronne” ! Alors ?
– Nous avons trouvé la douille et même la balle. A quelque 30 cm dans la terre, qu’elle s’était fichée !
– Et donc ?
– Ben, elles ne portent aucune strie, patronne ! Pardon, inspecteur Rémini !
– Merde ! Une arme en plastique ! Une arme de barbouze ! Le salaud !

Outils et processus de fabrication laissent leurs marques sur les différentes pièces d’une arme en acier. En effet, la combinaison des différentes traces laissées sur le percuteur, l’éjecteur, l’extracteur, le canon etc. détermine l’unicité d’une arme à feu. Ces marques vont à leur tour laisser des traces sur les douilles et projectiles entrant en contact avec ces différentes pièces. De ce fait, chaque arme possède sa propre signature. Rien de tout ça avec une arme en matière plastique qu’aujourd’hui on peut même fabriquer avec une imprimante 3D.

Episode 6

By Marylène LB

                            Comprendre

Tout cela projeta Rémini, dans le passé. Elle était intervenue sur une affaire similaire où le tueur s’était servi aussi de cette arme de barbouze. Rémini en gardait des souvenirs brûlants et amers, car on n’avait pas pu trouver le tueur et il réapparaissait maintenant dans cette affaire où l’amie de Max, Camile, venait de trouver la mort de la même façon que dans l’affaire de la médiathèque. La bibliothécaire avait été tuée par une arme de barbouze identique, lors de l’ouverture de la bibliothèque. L’enquête fut longue et elle ramenait toujours à un dossier de malversations. Le lieu seul changeait ici : une journaliste dans une serre. Quelle allait être l’issue de cette affaire, quel était réellement le rapport avec la précédente ? En outre, la journaliste était une amie de Max.

Reprenant ses notes, Rémini contacte Max avec lequel elle travaille et avec qui elle avait eu une aventure dans le passé. Ils avaient une confiance totale l’un dans l’autre et pourraient échanger leurs informations.

Comprendre chaque subtilité des recherches et le raisonnement du tueur, cela parait simple mais le protagoniste, lui, sait rendre les choses terrifiantes et dures. En effet le tueur s’en est pris de nouveau à un policier en faction devant le tribunal de la ville. Ce policier était là pour la sécurité d’un magistrat qui devait auditionner un banquier mis en cause dans une affaire de malversation.

Arrivés sur les lieux, Max et l’inspecteur Sebastián recherchent la douille qui permettra de confondre l’arme. C’est en fouillant dans une poubelle éventrée qu’ils la trouvent.

Elle est comme les autres, sans aucune strie. C’est encore l’œuvre du tueur à l’arme de barbouze qui a sévi.

Aussitôt, Rémini est informée par Max. Elle ajoute les informations au tableau de l’enquête et à la fiche qu’elle prépare. Il ne lui reste plus qu’à demander à un homme du service d’aller chercher le dossier de l’affaire qui devait être entendue au tribunal ce jour.  Elle ajoutera les photos du policier, du banquier et du magistrat, pour croiser les parcours de chacun, et les actes du tueur pour comprendre les éléments reliant les affaires.

Comprendre, comprendre, cela n’est plus qu’un cri dans l’esprit de Rémini, Comprendre pour résoudre ces meurtres et interpeller cet homme sans foi ni loi.

Valérie sursauta, désorientée. Elle mit un moment à réaliser où elle se trouvait. Elle paniqua un instant en remarquant qu’elle avait un biberon à la main mais pas de bébé, puis se rappela qu’elle avait bien remis son fils dans son berceau. Elle paniqua encore en songeant au policier et à la bibliothécaire tués et surtout aux mains de Max sur son corps, puis réalisa qu’elle n’avait fait que rêver ou plutôt cauchemarder ! L’incompréhension était finalement le fil conducteur de sa nuit.

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Episode 7 –

 by Michèle France

Les lendemains difficiles

« Sale tronche ce matin, Valérie ! Tes monstres à couches t’en ont fait baver ?

– Une horreur !  Et la vague impression qu’ils attendent la nuit où leur grand-mère se décide de courir le guilledou pour chanter toute la putain de nuit !

– C’est pour ça que j’ai pas d’enfants et que des chats !

– Tu n’as pas de chat, Sebastián !

– Ah oui, j’aime pas les chats, non plus ! Par contre, j’ai croisé deux, trois cafards dans ma cuisine dernièrement, je ne sais pas si l’on peut en tirer la conclusion que je suis un homme à cafards !

– Je crois que tu me donnes autant mal à la tête que mes enfants, Sebastián et eux, je leur pardonne parce que je les aime ! On peut en revenir au dossier et fais-moi un autre café !

– Tu es pire que ma troisième femme, Valérie ! Vivement qu’ils aient 20 ans tes mouflets et qu’ils fassent leurs nuits, que tu puisses reprendre visage et esprit humains !

– Je t’emmerde, Lerot ! Va chercher le café !

-Ok, Rémini mais à l’allure où vont les choses, tu risques de ne jamais devenir ma femme numéro 4… Quoique !

– Mais ce n’est pas possible, pas ce matin, Lerot, pas ce matin, mon arme de service me démange ! Les dommages collatéraux du burn out maternel sont un sujet à la mode en ce moment, fais attention ou tu risques de devenir une fashion victim sous peu »

Depuis que Sebastián avait ramené le café en guise d’offrande de paix, ils étaient tous les deux plongés dans leurs dossiers. Valérie se redressa et se balança sur sa chaise. Sebastian leva les yeux de son dossier.

« On n’a pas fichtrement avancé d’un cheveu ! Elle n’a pas donné grand-chose, ta nouvelle entrevue avec le directeur !

– Non, rien vu, rien entendu, rien de rien, à part le trou dans son compte d’exploitation !

– Au journal de Longchamps, ils m’ont remis toutes les lettres anonymes et les cercueils qu’elle a reçus mais ils ont refusé de me donner ses dossiers, sacro-sainte liberté de la presse. Faut que je voie ce qu’on peut faire de ce côté-là. Et j‘ai envoyé le tout à la scientifique pour les empreintes et les traces ADN.

– Et du côté de l’ancien gestionnaire Blanchard ?

– Lui et son avocat se retranchent pour l’instant derrière l’instruction en cours sur le détournement de fonds !  Et la brigade financière fait un peu de rétention d’infos pour le moment !

– Reste ton meilleur ami ?

-Hein ?

-Max Lindberg !

– Le petit cafard de mon cœur, tu veux dire ! Oui, je crois que je vais aller m’inviter pour un petit café inopiné chez mon ami Max !

– D’accord, je vais voir avec mes contacts à la financière. Contrairement à toi, j’ai des amis autres que des nuisibles!

– Moi aussi, je t’aime, Valérie ! »

Sebastián attrapa sa veste au porte-manteau en évitant avec une certaine dextérité et habitude l’agrafeuse en provenance de l’autre côté de la pièce. Il était temps qu’il ait une discussion à cœur ouvert avec Max sur la petite Camille pour laquelle il avait remarqué, chez son camarade, une certaine détresse à la découverte de sa mort. C’était assez inhabituel pour être intrigant !

Episode 8

By Maryse

Passion poison

Comprendre les lendemains difficiles était certes le pain quotidien de Sebastián mais ce matin-là, la confusion s’installa au rythme de sa longue marche rapide, comme un brouillard enveloppant sa proie à la tombée d’une nuit ordinaire. Pour la première fois de toute sa carrière, notre inspecteur frissonna à l’idée de l’horreur humaine.

Subitement, l’enquête lui semblait perdre de son évidence. Trop simple ce scénario : un mobile, une enquête financière, une victime et un assassin, quoi de plus banal pour la Crim’. Il accéléra jusqu’au bout de la rue, comme pour échapper à cette tourmente naissante.

Son esprit prit pendant quelques instants un chemin d’écolier comme pour survivre et échapper à l’aphasie d’une réalité invisible, terrassé par une douleur imprévisible, une ombre qui vous poursuit.

Sebastián ressentait une grande lassitude, une fatigue inattendue, impuissant face au rouleau compresseur du temps qui ne remonte jamais.

A cet instant-là, Il aurait voulu transformer ce temps et avouer à Valérie ces tendres mots, ceux qu’une douce passion naissante révèle, à notre insu, au plus profond de nous-même. Mais à la place de cette passion il y vit celles qui défigurent la part d’humanité, vitriol de l’être en dépendance, dévoré par un sentiment souterrain qu’on nommerait Démon.

Son esprit vagabondant revint à la réalité policière.  Il songea à Max. Qui fréquentait-il ? Quelle était réellement sa relation avec Camille Longchamps ? Et si sa détresse et son trouble, face au cadavre de la victime, étaient en réalité le constat de sa propre monstruosité ?

Le directeur du Museum, lui, semblait plus affecté par son résultat financier et le trou dans la caisse que celui dans la tête de Camille ! La victime, justement, qui avait intérêt à la faire taire ? Sa mort était-elle destinée à apaiser la souffrance extrême d’un bourreau ? L’assassin serait-il né d’une blessure mortelle, de celles qui à tout moment enfantent la torture et ses horreurs chez un être ordinaire, un monsieur tout le monde ?

Une chose l’intriguait : Camille avait délégué l’enquête financière à son ami Max, et pourtant elle s’était rendue seule à la soirée d’inauguration. Pourquoi ?

Sebastián ressentit un profond malaise devant cette piste broussailleuse. Il ne sortirait pas indemne de cette affaire empoisonnée, semée de fleurs et de passions.

Episode 9.

  Faux semblants

by Danielle Thiéry

A moitié allongé, les pieds sur son bureau plongé dans la pénombre, Sebastián ruminait. Il avait éteint toutes les lampes à cause du mal de tête qui lui serrait les tempes. Dans le silence des locaux désertés, l’ambiance était propice à la synthèse. Il aurait voulu partager ces instants avec Valérie mais, une fois de plus, elle l’avait lâché une partie de la journée parce qu’un de ses rejetons avait de la fièvre. Il en avait profité pour reprendre tout le dossier depuis le début. Eclairer les zones d’ombre, lever les doutes, étayer les suspicions. Il était maintenant persuadé que la piste des fleurs était de l’enfumage.

Ainsi le symbole du gui. Attachement, vie et amour éternels, je m’attache ou je meurs. Mais aussi parasitisme, nocivité, menace de mort ou cri d’amour, au choix. Rémini y avait ajouté la passiflore, l’expression de la passion. Et à quoi ça les menait tout ça, sinon à Max Lindberg ? Qui aurait mal vécu une passion secrète pour la victime. Non partagée, forcément. Et qui aurait fait exprès de ne pas aller à la soirée au Museum pour qu’on le soupçonne aussitôt d’avoir commis le meurtre. Et qui se serait servi d’une arme à feu de barbouze, à moins qu’il n’ait payé un barbouze pour exécuter celle qui l’avait repoussé. Ça ne tenait pas debout. Max pouvait se venger de Camille bien autrement. Et il avait une bonne excuse pour ne pas aller à la soirée : il n’était pas invité. Et il avait un alibi : il avait passé la soirée avec sa mère et sa fille, dans un restaurant où cinquante témoins l’avaient vu.

Sebastián éclaira son écran d’ordinateur, seul point lumineux supportable, et relut les dernières pièces de procédure. Le résultat des analyses ADN était tombé en fin d’après-midi. Au moins, maintenant, quelques heures suffisaient pour les obtenir. Les traces trouvées sur Camille ne correspondaient à personne de connu au FNAEG. Et elles n’avaient aucun rapport avec les affaires présentant des similitudes avec celle-ci. C’était une piste morte. Mais pas entièrement, car la douille trouvée dans une poubelle (on se demandait bien pourquoi l’avoir jetée là au lieu de l’embarquer purement et simplement) portait, elle, une belle empreinte digitale et un ADN dont le propriétaire avait du souci à se faire quand le juge ordonnerait une comparaison avec tous les invités de la soirée. Pour commencer. Sur qui tomberait-on ? L’actuel directeur ? Ce pleutre sans relief, qui n’avait pas inventé le fil à couper le beurre ? C’était peu probable, il n’était pas assez malin pour avoir des choses à cacher et il n’était pas du style à cultiver des relations avec des barbouzes. L’ancien directeur ? Il pouvait avoir commandité le meurtre, bien sûr. Mais la vengeance comme ressort criminel relevait plus souvent de la littérature que de la réalité. Et dans son cas, l’affaire était pliée, les preuves rapportées et, si longtemps après, Sebastián n’y croyait guère. Max Lindberg ? Inconcevable pour le moment. Quoique la passion et le dépit amoureux puissent parfois faire faire des conneries et même des grosses. D’ailleurs que savait-on de Camille Longchamps, en dehors de sa sulfureuse passion pour l’agitation et la provocation et de sa réputation de fouille-merde ? Célibataire, mystérieuse, vie privée ultra-protégée. Une lueur traversa l’esprit embrumé de migraine de Sebastián. C’était à ça qu’il devait s’atteler maintenant : creuser ses sillons autour de la victime même si cela semblait politiquement incorrect et si l’opinion publique ne pourrait que s’en offusquer. Et fouiner bien au-delà du travail de journaliste de la jeune femme. Qui sait si ce n’était pas l’arbre qui cache la forêt ?

Le signal d’arrivée d’un message le mobilisa tout à coup. C’était envoyé par le photographe officiel de la soirée auquel Sebastián avait adressé une réquisition judiciaire. Objet : photos soirée Museum. Tout à coup bien réveillé, le flic ouvrit impatiemment le fichier. Il fit défiler les photos prises au moment des discours et celles de la foule des invités pendant la réception. Il repéra Camille, inratable avec sa robe rouge et ses cheveux noirs coupés au carré. Elle figurait sur pas mal de clichés, jolie et souriante. Là, elle était de dos, un gros plan sur la robe rouge la faisait paraître plus ronde. Sebastián passa à la suivante puis, saisi d’un doute, revint en arrière. Camille de dos, les épaules un rien trop larges, des anneaux d’oreille qu’elle ne portait pas quand on avait trouvé son corps…Etrangement, il ne la reconnaissait pas. Il agrandit l’image et se rapprocha de l’écran. Dans la foule, une autre tache rouge, à quelques mètres de l’autre, lui sauta aux yeux. De face, Camille fixait l’objectif. Ou plutôt, jugea-t-il en considérant son expression contrariée, elle fixait l’autre femme. L’inconnue dont on ne voyait pas le visage et qui, ce soir-là, au Museum, portait la même robe qu’elle.

Episode 10

by Fleur

Fana de shopping

Cela changeait tout, l’expression de son visage laissait supposer que ce n’était pas seulement le plagiat vestimentaire qui était malvenu. Cette femme savait peut-être quelque chose sur le meurtre de Camille. Il fallait à tout prix qu’il trouve qui elle était ! Mais comment ?!

Il reprit les photos et les scruta méticuleusement en quête d’une autre image de cette femme. La chance ne devait pas être avec lui. Elle n’apparaissait que sur deux autres photos, et aucune n’était exploitable. Tandis qu’elle était encore de dos sur l’une, elle était cachée par une tierce personne sur l’autre. Il ne restait plus qu’à aller interroger le directeur qui saurait peut-être les renseigner sur son identité. Mais s’il continuait comme depuis le début de l’enquête, Sebastián risquait fort de se déplacer pour rien. Sinon il pouvait toujours se rabattre sur les quelque quatre-vingts invités de la soirée. Quelqu’un avait forcément dû lui parler, à commencer par ceux qui lui faisaient face sur les photos. Il allait également falloir les identifier. Retour au point de départ ! Foutu directeur !

Il ferma les yeux un instant pour réfléchir. Le corps inerte de Camille dans la serre lui apparût, puis son visage dans l’objectif ; ses cheveux de jais, ses yeux en amande, sa peau blanche… Il se laissa guider ainsi par ses pensées. Soudain, une image s’imposa à lui. D’abord trouble, elle se précisa et ses contours s’affinèrent en même temps que sa réflexion. La robe ! Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? Si les deux femmes portaient la même, c’est qu’il devait y avoir une boutique qui la vendait à proximité !

Il saisit son téléphone et appela Valérie pour lui faire part de ses réflexions et des avancées de l’enquête.

« – Allô Sebastián ?

  • Salut ma chère ! J’ai enfin reçu les photos de la soirée. Une mystérieuse femme porte la même robe que Camille et vu comment Camille la dévisage, elle ne devait pas la porter dans son cœur. Mais impossible de trouver une photo exploitable et j’ai peur des réticences du directeur à nous donner la liste des invités. Sans compter qu’il ne devait pas connaître la moitié des personnes présentes. Si je t’envoie les photos de la robe, tu penses que tu saurais trouver de quelle boutique elle vient ?

  • J’ai une amie fana de shopping, je vais me renseigner. Je te tiens au courant.

  • Et de ton côté, Valérie, rien de nouveau ?

  • Enfin, aucun élément nouveau. Par contre, je me suis repenchée sur l’enquête de la fraude du Museum, et devine quoi ? Camille n’était pas la seule à couvrir l’évènement. J’ai appelé Max, il m’a dit qu’elle avait travaillé avec un de leurs collègues. D’ailleurs, il n’a pas l’air de l’apprécier beaucoup ! Ce journaliste pourra sûrement nous en dire plus sur le travail de Camille concernant ces affaires. Peut-être que ça ne mènera à rien, mais cela vaut le coup d’essayer.

  • Je penche plutôt pour un crime passionnel, mais oui, pourquoi pas ? C’est vrai qu’utiliser ce type d’arme n’est pas courant. Autre chose : Max aime faire cavalier seul, mais de là à détester un confrère… Il t’a dit pourquoi il ne pouvait pas l’encadrer ?

  • Je n’ai pas bien saisi la raison. Je crois qu’ils ont une conception très différente de leur métier. Et, si j’ai bien compris, ce journaliste aurait côtoyé les voyous d’un peu trop près, ces derniers temps.

  • OK, je vais aller l’interroger cet après-midi. Je te dirai ce que j’en aurai tiré.

  • Dac, Sebastián. Je t’envoie ses coordonnées ! Au fait, devine quoi ?!

  • Je t’écoute ?

Episode 11 –

By Aurélie

Fantômette

 

 

  • Sacré nom de Dieu, mais qui c’est cette bonne femme ?! Ce n’est tout de même pas Fantômette !

Les enquêteurs passaient un sale quart d’heure dans le bureau d’Edouard Fabre, juge d’instruction récemment saisi de l’affaire… Une affaire qui prenait une fâcheuse tournure malgré les nombreuses investigations déjà opérées : pas le moindre indice n’avait permis à Sebastián et Valérie d’avancer… L’expertise ADN n’avait rien donné, pas plus que les photos de la soirée… Pas même cette fichue robe ! L’amie de Valérie était formelle : si la robe était d’une qualité remarquable, elle n’était pas non plus exceptionnelle… C’était seulement le dernier modèle en vogue d’une grande marque… Dès lors, cela ne leur avait rien appris de plus, si ce n’est que Camille était à la mode… Tout comme « Fantômette », donc…

Car ça lui allait plutôt bien comme surnom, Fantômette, à cette invitée mystère… D’ailleurs invitée, elle ne l’était pas : cet abruti de directeur n’était pas d’une grande utilité, mais il avait au moins pu les renseigner en leur fournissant, à contrecœur, la liste des personnes conviées à la soirée. Si Fantômette avait pu se rendre au Museum, on ne savait pas comment elle était entrée puisqu’elle n’était pas listée. Et on avait suffisamment étrillé les agents d’accueil pour s’assurer qu’ils n’étaient en rien responsables de son infiltration. Quant aux invités eux-mêmes, s’ils se rappelaient avoir pu discuter avec Camille, personne ne semblait avoir remarqué une seconde personne avec une robe pourtant si voyante… Un comble ! Rarement Sebastián n’avait autant piétiné sur une enquête… Et les derniers éléments que Valérie lui avait communiqués n’étaient pas pour arranger les choses…

Edouard Fabre reprit :

  • On s’est focalisé sur le job de la victime et son entourage professionnel, mais peut-être avons-nous omis un détail, ou alors on fait fausse route depuis le début. La piste de Max Lindberg aurait pu s’avérer fructueuse s’il n’avait un alibi en bêton, et celle de leur confrère non plus, même si elle avait de quoi séduire, puisqu’il se trouvait à l’heure du meurtre en garde à vue… Bien joué l’ami, ça aussi c’est indiscutable, comme alibi ! Quant à ces foutues plantes, force est de constater que là non plus, ça n’a rien donné. Nous reste Fantômette. La victime semblait la connaître, alors on doit bien retrouver sa piste quelque part ! Si les photos comme la robe n’ont rien donné, vous allez me vérifier les vidéos surveillance du quartier jusqu’aux sorties de métro les plus proches, ça nous permettra de couvrir un champ suffisamment large pour voir d’où elle venait, elle n’a pas pu apparaître au Museum par magie ! Ah oui, et la téléphonie ? Vous ne m’avez rien dit sur la téléphonie. Qu’est-ce qu’elle a donné ?

Voilà, le moment était venu pour Sebastián d’annoncer la douloureuse. Il pensait – espérait plutôt – avoir mal compris ce que Valérie lui avait dit au téléphone… Mais non, il avait très bien compris. Avec un air de chien battu qui ne lui était guère coutumier, Sebastián prit son inspiration et lâcha tout de go :

  • Eh bien… justement Monsieur le Juge, on a un problème. On a effectivement vérifié les mails, appels et messages dans le téléphone de la victime… On n’a retrouvé qu’un seul texto, daté de lundi, en lien avec la soirée…

  • Lerot, vous m’énervez ! Ça partait plutôt bien comme avancée, alors où est le problème ? N’avez-vous pas pu identifier l’expéditeur ?

  • Si, si. Seulement la ligne appartient à Carole Longchamps. C’est… c’était la sœur jumelle de Camille. Elle est morte il y a trois ans…

  • Putain de merde ! lâcha sans réfléchir Edouard Fabre, comme si une n’était déjà pas suffisante, nous voilà face à deux Fantômettes, désormais !

Episode 12

By the porte-flingue herself

Amours clandestines

Max était vraiment mal depuis quelques jours. Lui qui avait promis à Camille de la protéger, lui qui avait été son mentor durant les premières années de journalisme de la jeune femme, il avait l’impression de l’avoir laissée tomber. Il l’avait prise sous son aile, revoyant en elle le reporter fougueux qu’il était plus jeune. Il avait été ce journaliste intransigeant qui ne faisait aucun compromis, quitte à faire tout péter après une enquête bien ficelée ; un correspondant de guerre, un journaliste d’investigation !

Aussi quand Sebastián Lerot l’avait interrogé devant un café, il avait compris que les poulets piétinaient. Ils n’avaient pas vraiment d’éléments dans leur dossier. Ils cherchaient du côté de Camille. Eh oui, la victimologie, lui aussi, il y avait pensé. C’est pour cela qu’il irait faire un tour chez sa protégée. Il ne savait plus si Loret lui avait dit si les scellés étaient levés. Il s’en foutait de tout manière. Il avait une clé de l’appartement de Camille, celle qu’elle lui avait donnée au cas où !

Aussi, en fin de journée, se glissa-t-il dans son hall d’immeuble. Il évita avec soin la loge de la concierge qui l’aurait reconnu. Et Il s’introduisit comme un voleur chez sa consœur, petite sœur de cœur. S’il connaissait bien Camille d’un point de vue professionnel, il ne savait pas grand-chose d’elle d’un point de vue personnel. Il m’avait appris l’existence de sa sœur jumelle que lors du décès de celle-ci. Il avait tenté de consoler Camile qui lui avait confié alors qu’elle avait quelqu’un dans sa vie. Max avait compris que la relation de Camille n’était pas toujours simple et parfois assez compliquée. Camille voulait protéger celle-ci, elle ne voulait pas que la personne qui l’accompagnait ait à subir les retombées de ses investigations et de ses articles souvent assassins. Il avait cru, un temps, qu’elle avait une aventure avec Romain Richard, leur confrère, celui qui bossait avec elle sur les affaires de fraudes, de blanchiments, de corruptions et de détournements de fonds. Camille avait démenti, même si ce trou du cul lui tournait autour. Pas son genre, avait-elle dit. Et heureusement, car ce type avait les dents bien trop longues pour être honnête.

Alors, une fois chez elle, Max a fait le vide. Il a laissé son instinct prendre le dessus comme au bon vieux temps, quand celui-ci lui avait sauvé la mise sur le terrain, dans de nombreux conflits armés. L’appartement était un peu sens dessus dessous, sans doute la fouille des flics. Mais lui, c’était plus une ambiance qu’il voulait saisir, un sentiment qu’il voulait faire naître. Une sensation…

L’appartement, en lui-même, était plutôt impersonnel. Ça, il l’avait déjà remarqué.  Pas de photos, pas de souvenirs de vacances sur les étagères… Juste quelques livres. Les placards de la chambre et la salle de bain semblaient dire que Camille vivait seule. Etrange, tout de même. Max savait Camille amoureuse.

Mais où cachait-elle ses amours clandestines ? Il allait devoir le deviner s’il voulait avancer sur cette affaire, et confronter l’assassin de sa Camille !

Episode 13

By Caroline Noel alias Carobookine

Tant qu’à faire, bien faire, sinon rien faire

En raccrochant, elle esquisse un léger sourire. Quel que soit son métier, avoir des relations a du bon ! Non seulement son contact lui permet de savoir précisément où en est la police – elle piétine – mais en plus elle connaît le petit nom que les enquêteurs lui ont donné : Fantômette. Ce qui, à vrai dire, lui convient assez bien car tant qu’ils ne l’ont pas identifiée, elle est libre comme l’air, la meurtrière sans nom !

Vivre dans l’ombre est son rayon. Numéro deux d’une fratrie de trois filles, elle a toujours été entre-deux. Ni l’aînée aux facultés exceptionnelles qui réussit en toutes circonstances, ni la petite dernière choyée par ses parents pour qu’elle ne grandisse pas trop vite. Au milieu, c’est la mauvaise place ; elle a toujours dû se débrouiller seule et vite. Ce qui finalement ne lui a pas causé que du tort car si elle est aujourd’hui l’une des femmes les plus réputées dans son domaine, celui des tueurs à gage, c’est certainement grâce à la carapace qu’elle s’est forgée au fil des années.

Tant qu’à faire, bien faire, sinon rien faire est sa devise. Ses pensées guident ses pas tandis qu’elle se rend avec entrain chez celle à qui elle a ôté la vie : Camille Longchamps. La perfection n’est pas un objectif en soi, mais la précision est au cœur de la réussite. En préparant cette opération, elle a tellement étudié sa victime qu’elle pourrait se targuer d’être celle qui la connaissait le mieux, sans même jamais lui avoir adressé la parole. Jusqu’à présent, tout s’est passé comme prévu, mais si elle veut mener son projet au bout, il va falloir être précis dans une somme de détails. A commencer par récupérer un élément de preuve bien caché chez Camille.

La passiflore retrouvée sur les lieux du crime remplit pour l’instant son rôle de leurre à merveille. Oh les nazes ! ces enquêteurs qui foncent tête baissée vers le crime passionnel… Mais tant qu’ils soupçonneront Max Lindberg, ils ne risquent pas de remarquer que Camille en consommait de façon régulière. Cette plante aux vertus sédatives lui était devenue nécessaire pour calmer l’anxiété et le stress dus à son métier éreintant. Finiront-ils par le savoir ? S’apercevront-ils que ses doses quotidiennes avaient augmenté de façon conséquente et qu’elle était devenue sujette à une légère somnolence, des céphalées et même quelques troubles de la vision ? Fantômette remercie intérieurement la passiflore qui lui permet de jouer avec la police comme avec une marionnette.

Toutefois, lorsqu’elle entre chez sa victime, elle sait que quelque chose cloche. Son instinct ne l’a jamais trompée et là elle en est persuadée : la police mise à part, elle rage de savoir que quelqu’un d’autre est passé avant elle. Qui est-ce ? Camille avait-elle senti qu’elle était devenue une cible ? S’était-elle confiée à quelqu’un ? Et ce quelqu’un serait-il venu subtiliser la pièce à conviction qu’elle est venue récupérer ?

Au moment où elle se penche pour accéder à la trappe secrète cachée dans un tiroir de la cuisine, elle entend du raffut dans la cour intérieure. Discrètement, elle s’approche de la fenêtre, sillonne du regard la cour pavée et tombe des nues en voyant un homme la tête dans les poubelles et les pieds en l’air ! Mue par une pulsion, elle dévale les escaliers quatre à quatre et s’approche, sur la pointe des pieds, près de l’intrus. Impossible de savoir qui il est, mais il a l’air de savoir ce qu’il cherche. Peut-être même l’a-t-il déjà trouvé. Alors, elle se planque dans un coin et l’observe attentivement. Elle est encore en train de chercher l’identité de l’usurpateur lorsqu’il se redresse avec un sourire victorieux, tenant dans ses mains une épaisse enveloppe. Celle-là même qu’elle était venue chercher…

Episode 14

By Yvan Fauth d’Emotions

 SEBASTIAN PÈTE LES PLOMBS (POUR RIEN)

 

« France Info, bonjour, il est 10h. Le développement des titres du jour :

Un corps sans vie a été retrouvé hier en bas du domicile de Camille Longchamps, la journaliste spécialisée dans les affaires de malversations financières, elle-même morte assassinée récemment.

Le corps a été retrouvé dans une poubelle de l’immeuble avec une balle dans la tête. La police se refuse à tout commentaire sur l’identité de la victime, et sur ce triste rebondissement qui rend encore plus opaque cette affaire déjà trouble. »

Le téléphone de l’inspecteur Sebastián Lerot se met à sonner sur l’air de la Lambada, comme pour contrebalancer la grisaille de sa vie. Énervé, il éteint la radio et se gare sur un emplacement réservé aux bus.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas juste irrité qu’il est, c’est hors de lui ! Son eczéma le démange comme jamais, certaines plaies en deviennent purulentes. Son visage tourne au rubicond, on dirait les joues d’un alcoolo, lui qui ne boit pas une goutte d’alcool.

Depuis qu’on lui a annoncé le mort de la poubelle, il ne décolère pas. Cette affaire va le rendre dingue, tout part à vau-l’eau. C’est bien simple, il n’en peut plus, craque complètement, décroche avec rage et se met à hurler sur Valérie Remini :

– J’en ai ras la casquette, Valérie, tu m’entends ! Par-dessus les épaules, plein le cul, plein les bottes, cette affaire me sort par tous les trous, alors arrête de venir m’annoncer des mauvaises nouvelles tout le temps, arrête !

– Mais…

– Y a pas de « mais » qui tienne ! Trop, c’est trop ! Tu crois quoi ? Que je peux tenir longtemps comme ça ? Toi, tu gères tes mouflets, moi, je me retrouve seul dans ce marigot à m’enfoncer toujours plus profond !

– Je…

– « Je », toujours « je » ! Ça t’arrive de penser à quelqu’un d’autre qu’à toi ? Tu penses à moi un peu, des fois ? Entre la pension de mes trois ex-femmes, mes problèmes de peau qui vont bientôt m’empêcher de sortir à l’air libre, si je ne veux pas faire peur aux gamins dans la rue, et cette affaire qui me bouffe de l’intérieur, je pète un plomb !

– Oui, mais Seb…

– Arrête de m’appeler Seb, bordel ! Tu sais que, même avec tes marmots, on aurait pu imaginer quelque chose d’autre entre nous… Mais non, toi, tu ne penses qu’à me pourrir la vie en m’annonçant tous les jours une autre catastrophe ! Alors, s’il te plaît…

– MAIS TU VAS LA BOUCLER, SEBASTIÁN, OUI ?! Tu vas me laisser en placer une ? Je t’appelais pour t’annoncer qu’on avait une nouvelle piste prometteuse, et qu’on allait enfin pouvoir avancer ! Alors, laisse mes marmots où ils sont, et arrête de me parler de tes bottes et de ton cul. C’est bon, tu m’écoutes là, Sebastián ?

Sa colère incontrôlable se calme dans l’instant. Son éréthisme cardio-vasculaire disparaît d’un coup. Sa tension chute au point que la tête lui tourne. Il n’a jamais réagi comme ça, encore moins contre Valérie qu’il apprécie plus que tout.

Parfois, il se dit qu’il n’est plus fait pour ce boulot, qu’il a passé l’âge, et qu’il ne remplit que le vide intersidéral de sa triste vie. Peut-être que s’il avait fait d’autres choix par le passé, lui aussi serait entouré de marmots au lieu de se retrouver seul dans une voiture banalisée, qui tombe en ruine, à écouter France Info lui balancer son impéritie à la figure. Quand on commence à avoir l’impression que le journaliste du poste vous parle directement, c’est qu’il est temps de prendre du recul.

Il se promet d’aller se ressourcer en Alsace durant quelques jours, auprès d’amis qu’il a bien trop délaissés, lorsque cette enquête sera bouclée (ou qu’il sera viré pour incompétence). Parce que derrière son caractère bourru, Sebastián est un peu du genre solitaire solidaire (enfin il l’était jusqu’à présent).

– Je t’écoute, Valérie, pardon…

– Tu sais, l’empreinte qu’on avait retrouvée sur la douille de l’arme qui a tué Camille Longchamps ? Ben, on vient de retrouver la même sur celles laissées sur la scène du crime de la poubelle. Les deux meurtres sont bien liés.

– Quelle surprise… Tu as une drôle de conception des bonnes nouvelles, toi…

– J’ai pas fini ! La coopération européenne, ça a du bon. Figure-toi qu’on a retrouvé la même empreinte sur une affaire de meurtre d’une journaliste en Allemagne, juste à la frontière alsacienne, elle aussi en charge des histoires de magouilles financières. Nos collègues teutons nous font parvenir le dossier complet de leur enquête. Décidément, notre meurtrier ne cherche vraiment pas à se cacher, c’est à se demander s’il ne signe pas délibérément ses assassinats !

Épisode 15

by Chantal

Ce que cachent les coquelicots

Quelques heures plus tôt…

L’esprit de Max était aussi vide que l’appartement de Camille. Décidément, la vie de cette femme avec qui, finalement, il aurait aimé partager plus que des histoires professionnelles, lui apparaissait de plus en plus opaque. Il était là, à renifler comme un chien policier le moindre recoin de son appartement, et puis quoi ?

Soudain, un imperceptible changement d’atmosphère alerta Max. Il se figea derrière la porte de la salle de bains juste assez entr’ouverte pour voir le couloir en enfilade. Il était pourtant sûr d’avoir refermé la porte d’entrée, mais un homme encapuchonné et ganté était là, dans le vestibule. Il entra sans hésiter dans la cuisine, située à droite. Lui aussi avait une clé ! Max retint son souffle, avec l’impression que les battements de son cœur allaient le trahir. L’occasion était trop belle pour découvrir quelques secrets de Camille et surtout de doubler les flics, d’avoir une longueur d’avance sur l’enquête !

Il franchit le couloir en trois enjambées, et sa carrure, somme toute impressionnante, s’encadra dans la porte de la cuisine. L’intrus farfouillait dans un tiroir. Alerté par le bruit, il se retourna, tenant à la main une enveloppe. Max s’avança et voulut lui donner un coup de poing mais l’autre esquiva. Le journaliste se retrouva contre la fenêtre à demi-ouverte qui donnait sur la cour. Il revint à la charge et inversa les positions. Désormais, Max maintenait fermement l’inconnu contre la fenêtre. Contre toute attente, le voleur balança en arrière son bras droit et réussit à lancer l’enveloppe dans la cour. Dans un dernier sursaut, il donna un solide coup de genou dans le bas-ventre de Max qui, de douleur, se plia en deux, le souffle coupé. L’inconnu le bouscula encore et disparut en un éclair.

Tant bien que mal, Max se releva et essaya d’apercevoir par la fenêtre la mystérieuse enveloppe dont, fugacement, son œil avait balayé le recto. Il avait remarqué le timbre allemand et les mots « Klatschmohn Aktion » inscrits sur le papier.

D’abord Max ne vit rien, seulement une poubelle à l’aplomb de la fenêtre. Il supposa que le visiteur à capuchon avait dévalé les trois étages et pris la poudre d’escampette après avoir récupéré l’enveloppe. Les mots captés lui revinrent : en Européen convaincu, Max avait toujours cultivé quelques langues étrangères, dont l’allemand, en même temps que les relations avec des correspondants devenus parfois des amis. Son confrère du Spiegel, Friedrich Sonnen, pourrait peut-être lui donner des tuyaux sur cette « Opération coquelicot » figurant sur l’enveloppe apparemment si convoitée. « Klatschmohn », ça claquait comme un coup de feu.

Sonnen habitait à Kehl, juste en face de Strasbourg. Max quitta l’appartement, encore un peu sonné par le coup reçu. Au moment où il allait prendre l’escalier, il aperçut une silhouette à l’allure trop modeste pour être honnête sur le palier intermédiaire. Instinctivement, il monta au 4ème étage et regarda à travers les montants de l’escalier. Une jeune femme s’introduisait chez Camille à l’aide d’un passe. Décidément, l’appartement était fort visité ! Max choisit d’attendre. Bien lui en prit car très vite, la discrète demoiselle sortit en trombe et dévala les marches quatre à quatre.

Max suivit, plus prudemment, et assista, à travers la fenêtre grillagée de la porte d’entrée de l’immeuble, à une étrange scène : un homme, « son » fouineur, la tête plongée dans la poubelle, se redressait triomphant, l’enveloppe à la main, tandis que la femme, bras tendu prolongé par un pistolet, le visait posément. L’enveloppe changea rapidement de main.

Max s’était tenu coi, n’ayant nulle envie de risquer sa vie à ce moment-là. Il était plus urgent désormais de découvrir ce que cachaient les coquelicots …

Episode 16

By Eppy Fanny

La fête de la choucroute

« All of you » de Miles Davis et John Coltrane enserre Max de ces notes qui l’apaisent immanquablement. Installé dans son fauteuil favori, Max s’interroge sur les événements qu’il vient de vivre. Comment le type qui lui a mis une branlée a-t-il eu la clé de chez Camille ? Etait-ce son fameux compagnon ? Que peut bien contenir cette enveloppe pour laquelle des gens s’entretuent ? Dans quoi Camille trempait-elle ? Qui était-elle vraiment ?

Désormais ce sont les sillons de « So What » qui résonnent sur la platine. Max baisse encore la lumière. Il a passé plusieurs années aux côtés de Camille sans la connaitre. Le constat est amer. Il se resserre un double single malt, la bouteille de Yamazaki de 1984 qu’il garde pour les grandes occasions.

Klatschmohn aktion est un nom prémonitoire, s’il en est ; car faute de coquelicots, le rouge sang est, lui, bien présent dans cette histoire. Mais Max est têtu, il tient une piste et va la suivre jusqu’au bout. Quoi qu’il en coûte, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a rien perdu de ses réflexes de reporter de guerre. Devant la tournure des événements, il fera ce qu’il faut. En solo encore un moment. Il va attendre d’en savoir plus pour alerter son vieux complice Sebastián. Ou pas.

                                        ———————————————-

La sonnerie du téléphone fait sursauter Lerot qui avait fini par s’assoupir dans son bureau. La voix ironique et mordante de Valérie résonne à ses oreilles. A priori elle n’a toujours pas digéré son emportement récent. Il devrait le savoir pourtant, au bout de plusieurs divorces, qu’avec les femmes il faut y mettre les formes si l’on ne veut pas manger chaud. Le voilà réveillé pour de bon.

– Sebastián, tu sais le mot dont tu n’as toujours pas trouvé la définition ? OK je t’aide, la diplomatie. Eh bien elle fait miracle. Tu devrais t’y mettre. J’ai un retour de mes contacts à la financière. Il apparait que Blanchard, l’ex-gestionnaire du muséum en prison, avait occupé un poste clé à la finance d’un grand groupe agroalimentaire allemand. Ce secteur a le vent en poupe, les exportations ont doublé en dix ans… »

– Encore l’Allemagne ! Cette enquête va finir en fête de la choucroute, éructe Lerot.

– Et tu ne connais pas le meilleur. Le groupe qui employait Blanchard a racheté récemment un des fleurons de l’industrie française. Fleuron dont le directeur des affaires financières est justement un de ses amis. Le monde est petit. Protéger les intérêts d’un groupe de cette envergure expliquerait l’intervention d’un tueur professionnel. Mais nous n’en sommes qu’aux hypothèses. Je te fais suivre les copies des dossiers. Comme tu le dis si bien, je retourne à ma marmaille.

Et la voilà qui raccroche afin de conserver le mot de la fin.

Voilà mes polardeux  vous avez un premier aperçu de notre « Exquis Cadavre Exquis ».

Vous pouvez encore venir grossir les rangs des participants pour prolonger cette aventure et mettre votre grain de sel dans cette histoire

Et vous chers futurs contributeurs déjà inscrit vous pouvez déjà humer l’atmosphère de notre intrigue est aiguiser vos armes afin de bientôt apporter votre pierre à l’édifice afin de donner vie à ce sacré cadavre.

Et bien sur demain on poursuit avec l’épisode 17…

A suivre donc !

 

 

Résultat “Jeu concours : Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”


Sandrine Destombe Les Jumeaux de Piolenc concours&Résultat “Jeu concours

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”

 

Il y a deux semaine sur Collectif Polar nous vous proposions de gagner 3 polars

Enfin 3 fois le même roman.

3 exemplaires de   Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

étaient en jeu.

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes.

Tout cela grâce à un partenariat avec avec Hugo Thriller et à leur générosité. Je les en remercie grandement.

hugo-thriller bandeau

Aussi les 3 gagnantes sont :

 

Ticafouillou.

Machja Ghjola

Isabelle Bourdial

 

Mesdames je vous demanderai par mail vos coordonnée postales

Adresse que je fournirai à Célia de Hugo Thriller.

C’est notre éditeur qui vous offrira à chacune un exemplaire de :

Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

 En contrepartie, je veux bien que vous me préveniez quand le livre est arrivé chez vous. Et je veux bien une petite photo du polar en situation.

Les jumeaux de Piolenc OPH de Sandrine Destombes

A très vite chères lectrices.

Et tant que j’y pense, ce soir sur notre blog vous pourrez retrouver les 16 premiers épisodes de notre Exquis Cadavre Exquis.

Oui vous allez pouvoir tout lire d’un coup !

L’exquis cadavre exquis, épisode 16


L’exquis cadavre exquis, épisode 16

 

Exquis Cadavre Exquis

 

 

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 16

By Eppy Fanny

La fête de la choucroute

 

 

« All of you » de Miles Davis et John Coltrane enserre Max de ces notes qui l’apaisent immanquablement. Installé dans son fauteuil favori, Max s’interroge sur les événements qu’il vient de vivre. Comment le type qui lui a mis une branlée a-t-il eu la clé de chez Camille ? Etait-ce son fameux compagnon ? Que peut bien contenir cette enveloppe pour laquelle des gens s’entretuent ? Dans quoi Camille trempait-elle ? Qui était-elle vraiment ?

Désormais ce sont les sillons de « So What » qui résonnent sur la platine. Max baisse encore la lumière. Il a passé plusieurs années aux côtés de Camille sans la connaitre. Le constat est amer. Il se resserre un double single malt, la bouteille de Yamazaki de 1984 qu’il garde pour les grandes occasions.

Klatschmohn aktion est un nom prémonitoire, s’il en est ; car faute de coquelicots, le rouge sang est, lui, bien présent dans cette histoire. Mais Max est têtu, il tient une piste et va la suivre jusqu’au bout. Quoi qu’il en coûte, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a rien perdu de ses réflexes de reporter de guerre. Devant la tournure des événements, il fera ce qu’il faut. En solo encore un moment. Il va attendre d’en savoir plus pour alerter son vieux complice Sebastián. Ou pas.


 

La sonnerie du téléphone fait sursauter Lerot qui avait fini par s’assoupir dans son bureau. La voix ironique et mordante de Valérie résonne à ses oreilles. A priori elle n’a toujours pas digéré son emportement récent. Il devrait le savoir pourtant, au bout de plusieurs divorces, qu’avec les femmes il faut y mettre les formes si l’on ne veut pas manger chaud. Le voilà réveillé pour de bon.

– Sebastián, tu sais le mot dont tu n’as toujours pas trouvé la définition ? OK je t’aide, la diplomatie. Eh bien elle fait miracle. Tu devrais t’y mettre. J’ai un retour de mes contacts à la financière. Il apparait que Blanchard, l’ex-gestionnaire du muséum en prison, avait occupé un poste clé à la finance d’un grand groupe agroalimentaire allemand. Ce secteur a le vent en poupe, les exportations ont doublé en dix ans… »

– Encore l’Allemagne ! Cette enquête va finir en fête de la choucroute, éructe Lerot.

– Et tu ne connais pas le meilleur. Le groupe qui employait Blanchard a racheté récemment un des fleurons de l’industrie française. Fleuron dont le directeur des affaires financières est justement un de ses amis. Le monde est petit. Protéger les intérêts d’un groupe de cette envergure expliquerait l’intervention d’un tueur professionnel. Mais nous n’en sommes qu’aux hypothèses. Je te fais suivre les copies des dossiers. Comme tu le dis si bien, je retourne à ma marmaille.

Et la voilà qui raccroche afin de conserver le mot de la fin.

 

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