Candyland de Jax Miller


Le livre : Candyland de Jax Miller. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claire-Marie Clévy. Paru le 30 août 2017 chez Ombres Noires. 21€ ;  (572 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Candyland

Candyland n’est pas un conte ordinaire. C’est l’Amérique.

Il était une fois Sadie Gingerich, ancienne amish, seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie va brutalement changer lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie fait la rencontre de Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible.

Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent pas, où les fins heureuses n’existent pas.

L’auteur : Jax Miller est née à New York et vit désormais en Irlande. Les infâmes, son premier roman traduit dans plus de dix langues, a reçu le prix Transfuge du Meilleur Polar étranger en 2015 et le Grand Prix des Lectrices de ELLE Policier en 2016.

Extrait :
Le flic était nouveau dans le métier, et suçotait un bonbon au sirop de bouleau pour lutter contre sa gueule de bois. Il faisait trop froid pour un fichu crime, trop glacial pour quoi que ce soit. Depuis la route, il observait le va-et-vient de la foule sombre autour de la ferme où il était le premier à intervenir. Il se gara, s’équipant de son talkie-walkie et pressant le plat de ses mains sur ses yeux. Tout le monde le regardait, l’attendait, le plaçait au centre d’une attention qu’il n’avait pas désiré. Une fille et un bébé portés disparus. Il était prêt à parier qu’on retrouverait la gamine bien vivante dans le monde réel, où on avait le droit de porter des vêtements de couleur et de montrer un bout de mollet.
« Toujours le même coup, avec ces bouseux. »

Le petit avis de Kris

 

CANDYLAND – Jax Miller

le résumé et mon petit avis

Pennsylvanie, de nos jours, dans une communauté amish. Dans une Amérique en crise, l’équilibre précaire de la vie de Sadie Gingerich s’effondre lorsque son fils est assassiné par sa petite amie. Danny Kendricks, le père de la meurtrière, est aux prises avec son passé de criminel qu’il tente de faire oublier. Sadie et Danny se rencontrent, unis par leur souffrance.

JAX MILLER raconte l’Amérique profonde et elle la raconte bien !! Ses personnages sont taillés au couteau et son style, vif et très personnel, est addictif !
Après « Les infâmes  » qui fut un de mes grands coup de  2015 je replonge dans son univers avec délectation.

Encore un livre avec une âme, un livre habité ! Jax est une écrivaine et elle écrit avec ses tripes !

Entre Braxton, l’inspecteur, addict à l’alcool avec sur les bras un mariage raté, Sadie , ancienne Amish, stricte, personnage central, et Danny, l’homme aux multiples facettes, les 500 pages ne sont pas de trop pour arriver à cerner ces personnages. Et je vous passe les Clans Heinz, Wolf et Kendricks qui sont tous liés, les uns par la rivalité dans la maîtrise du trafic de la « gnole » et de la meth, les autres dans l’autre camp comme Braxton.

Et puis il y a Thomas, le fils modèle , on dirait ici le « gendre idéal » mais l’est il idéal ? Et d’où vient il ?

Une seule déception, la longueur du dénouement.

 Retrouvez l’avis de Ge sur Les Infâmes ICI

Publicités

Jeremy Cobhan de Filippo Della Croce


Bonjour à vous tous, aujourd’hui notre psychopathe du polar nous propose une chronique un peu différente. Elle l’a couplé d’un petit entretien avec l’auteur.

Mais je vous laisse découvrir tout cela avec Marie Noëlle

Le livre : Jeremy Cobhan  de Filippo Della Croce. Paru le 9 janvier 2017 chez Slatkine. 29€ ; (325 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un jour de mai, dans une petite ville de Nouvelle- Angleterre, un père de famille décède dans un accident de voiture. Au même moment, son enfant de neuf ans disparaît alors qu’il joue avec un copain sur le parking d’un restaurant. Y a-t-il un lien entre les deux drames ? Face à des investigations qui piétinent, l’oncle de l’enfant, jeune avocat, décide de retrouver son neveu.

 

La Chronique de Marie-Noëlle sur

JEREMY COBHAN par FILIPPO DELLA CROCE 

Editions SLATKINE / 325 pages

 

Dans un premier temps, laissez moi vous présenter Filippo

 

Né en Italie en 1975 de mère Suisse et de père Italien, ingénieur en environnement diplômé de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne en 2001. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 20 ans à Portovenere, village pittoresque de la région des Cinq Terres en Italie avant de m’établir sur les rives du lac Léman pour poursuivre mes études. Je vis actuellement à la Tour-de-Peilz dans le canton de Vaud, avec mon ami Jules, de nationalité américaine.

 

 

 

 Pourquoi l’écriture, quel est ton parcours ?

J’ai toujours rêvé d’âtre écrivain, un peu comme les enfants rêvent de devenir pompier ou danseuse. Évènement déclencheur : longue convalescence chez moi suite au diagnostic de leucémie en 2008 et deux greffes de moelle en 2009 et 2013. J’ai pu me dédier exclusivement à l’écriture de Jeremy Cobhan pendant une année.

Que lis tu ?

Presse écrite essentiellement. Je ne suis pas un lecteur de romans. Pour mon écriture je m’inspire essentiellement de mon vécu,  Je me passionne de cinéma, de séries TV et de documentaires en tous genres.

 Pourquoi un polar ?

J’ai toujours eu un côté un peu noir, de plus j’aime mettre au profit l’esprit rationnel de l’ingénieur que je suis dans la construction d’intrigues complexes. Mon histoire se passe aux EU, en Nouvelle Angleterre, région que je connais pour y avoir vécu plusieurs mois lors de l’élaboration de mon travail de diplôme en tant qu’étudiant invité à l’Université de Harvard, à Boston, entre 2000 et 2001.

 Une suite à J Cobhan ou tout simplement un autre polar ?

Un autre roman certainement. Un polar, très probablement. La suite de Jeremy Cobhan, peut-être. Je suis en pleine réflexion, notamment en ce qui concerne les possibilités d’amélioration de mes techniques narratives (structure, personnages, style).

 

EXTRAIT 

 …Jeremy avait toujours été un enfant peu bavard. Il passait des heures dans sa chambre à dévorer des bandes dessinées ou feuilleter des revues d’animaux. Il était passionné de faune marine et rêvait de voir les baleines. Ses questions inattendues m’amusaient. Elles étaient à chaque fois un vrai défi : « Où sont les moustiques en hiver ? » « D’où viennent les étoiles filantes ? ».
Un jour, à l’âge de 4 ans, il m’avait demandé pourquoi je sortais avec un garçon. Sa question m’avait pris de court. J’avais improvisé une réponse qui m’avait laissé songeur : « Le monde serait bien triste s’il n’y avait qu’une sorte de fruit. Eh bien, c’est la même chose avec les gens. Si l’on était tous pareils, ce serait moins intéressant, tu ne trouves pas ? » Il avait semblé comprendre avec le plus grand naturel……..

 

 Mon AVIS

 Mai 2013, Rockport près de Boston, Nicholas COBHAN et son fils Jérémy de 9 ans ont disparus.

La voiture de Nicholas est retrouvée au fond d’un ravin et son corps gît non loin de là. Mais où est passé Jérémy ?

Thomas, avocat et frère de Nicholas décide d’enquêter pour retrouver son neveu et peu convaincu de l’accident va tout faire pour élucider ce mystère face à la passivité de la police locale.

 Dans un premier temps je dois dire que j’ai lu le manuscrit de Filippo en Juin 2015 pour une maison d’édition qui n’a jamais daigné répondre, c’est pourtant pas compliqué : OUI / NON (il suffit de cocher la case !) Bon ça c’est mon côté « italienne » et puis il faut dire les choses M’ENFIN !

Voici un premier roman/polar qui ne laisse pas de marbre puisque Filippo traite de l’homophobie entre autres, ce qui est rare !

Les personnages, j’aime bien la façon dont ils sont présentés bien que certains méritent d’être un peu plus exploités.

Beaucoup de sentiments dans ce livre sont exprimés et de ce fait touchants de part leurs réalités.

On ne reste pas non plus insensible aux paysages que l’auteur connaît bien et de ce fait très bien exprimés.

L’intrigue est bien menée et suscite de l’intérêt dès le départ, avec une fin bien imaginée.

En résumé, je pense que ce premier polar peut faire des bébés. Filippo est quelqu’un de très sensible et son écriture s’en ressent. Je lui souhaite beaucoup de succès car il le mérite et j’attends la suite……

 

L’héritage de Lizie de Lawren Schneider


Le livre : L’héritage de Lizie de Lawren Schneider  Paru le 30/05/2015 en autoédition. 18€ ; 299 pages ; 15,6 x 1,9 x 23,4 cm

 

l’auteur : LAWREN SCHNEIDER
Amateur de littérature américaine, de thrillers et de romans noirs, Lawren Schneider livre ici son premier roman 100% action ! Chef de tribu hyperactif, Lawren est originaire de la région de Strasbourg. Il a choisi l’autoédition pour ses deux premiers romans afin de conserver sa liberté de ton et de rester au plus près de ses lecteurs.

 

 

Lawren Schneider par lui même :

Ma première vie a débuté en 1971 à Strasbourg. Elle était placée sous le signe de l’urgence, l’urgence de vivre intensément. Curieux maladif, je n’ai jamais su choisir, j’ai voulu tout avoir, tout vivre. Musicien multiinstrumentiste, étudiant en sciences, père de famille à 20 ans, vendeur de flûtes traversières, manager dans l’industrie du bâtiment, chef de tribu, amoureux investi, voyageur insatiable, entrepreneur.

Ma deuxième vie a débuté en 2014. Se poser. Se poser les bonnes questions. L’écriture est arrivée dans ma vie sans prévenir, comme une évidence, une passion maîtrisée, mais jouissive.
« L’héritage de Lizie » est mon premier roman, un thriller, autoédité en juin 2015.
Ce n’est qu’après avoir écrit le mot « FIN », que j’ai décidé de poursuivre l’aventure. Un an plus tard, j’ai publié « Le prix à payer », une nouvelle aventure de mon héroïne, Lizie.

En 2017, sortira , un roman plus personnel, mais aussi plus dramatique et plus noir. Un thriller dont l’histoire tragique prendra sa source au sein du camp russe où ont été enfermés les « Malgré-Nous » alsaciens et mosellans durant la Deuxième Guerre mondiale.  Son titre »Les larmes des cigognes ». Sortie prévue en Novembre 2017.

Emilie délivre son avis

 

🎊 L’HÉRITAGE DE LIZIE de Lawren Schneider 🎊

Un thriller trois étoiles, 100% action.

Résumé : 
Lizie est une jeune journaliste parisienne menant une vie ordinaire jusqu’au jour où un inspecteur d’Interpol l’avertit que son demi-frère Matthieu est en réalité à la tête d’un des plus gros réseaux de trafic de stupéfiants de l’Ouest américain. Les autorités le soupçonnent même de vouloir enlever Lizie. Le monde s’écroule autour d’elle : pourquoi lui voudrait-il du mal ? Qui est donc véritablement celui pour qui elle avait tant d’admiration ?
De Paris à Las Vegas, Lizie va découvrir le vrai visage de celui qu’elle croyait connaître et n’en sortira pas indemne…

Mon avis :
On découvre l’héroïne principale, Lizie, et sa vie plutôt calme. Enfin… Au début. Car rapidement tout va se dégrader.
J’espère que vous avez le cœur bien accroché car, dès que vous ouvrirez ce livre, vous serez entraîné dans un road trip endiablé.
La vie de Lizie bascule, toutes ses certitudes sont remises en question. Pour elle, plus rien ne sera jamais comme avant.
L’auteur nous emmène de la France aux États-Unis, de question en question, de révélation en révélation, jusqu’au final… Étonnant et émouvant.
On a furieusement envie de lire la suite…

Les maraudeurs de Tom Cooper


 

tc Le livre : Les maraudeurs  de Tom Cooper. Traduit de l’américain par Pierre Demarty. Paru le 4 mai 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique. .  22€ ;  (398 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les Maraudeurs

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

« Un premier roman aussi brillant que palpitant. »
Donald Ray Pollock

 

tcL’auteur :  Tom Cooper s’est fait connaître par ses nouvelles, publiées dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. Les Maraudeurs, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine et sera prochainement adapté à la télévision par les producteurs deBreaking Bad. Il vit et enseigne à La Nouvelle-Orléans.
Extrait : 
Grimes pénétra dans le bungalow et regarda autour de lui, avisant les serpentins de papier tue-mouche au plafond, le canapé déplumé en peau de ragondin, les trous dans les murs colmatés avec des boîtes de sardine aplaties et des morceau de carton. Encore cinq heures avant la tombée de la nuit, se disait-il. S’il expédiait la visite, il aurait le temps d’aller frapper à dix ou douze autres portes. (…)
Le vieil homme se frotta le menton, examina la paperasse avec un air d’intense concentration. Grimes n’était pas sûr que ce vieux péquennot comprenne un traître mot ce qui était écrit. « Et vous êtes pas du gouvernement », dit-il.
Grimes secoua la tête.
« Mille dollars comme ça, pour rien.
-Eh bien, votre communauté a souffert. Nous avons à coeur de tenir nos promesses. Aider la communauté à se reconstruire.
-Faut que j’aille pisser », dit le vieux en se levant avec une agilité surprenante, faisant craquer ses genoux. (…)
Les pensées de Grimes continuaient de jouer au yoyo quand le vieux revint dans la cuisine, des plumes de paon plantées dans les cheveux comme une coiffure indienne ratée. Marmonnant de manière incompréhensible, roulant des yeux comme une truie égorgée, il tenait à la main un verre rempli à ras bord d’un liquide ambré qui ressemblait à du jus de pomme.
Grimes entreprit de se lever, la bouche entrouverte, ne sacahnt que penser. « Mr Baker, dit-il.
Putain! éructa le vieux en français. Va niquer ta mère!
– Mr Bakker », dit Grimes en regardant tour à tour le verre et le visage du vieux.
Celui-ci projeta alors son bras en avant et vida le contenu de son verre sur son visiteur. De la pisse. Grimes le sut tout de suite, à l’odeur. Il poussa un cri étranglé et bondit sur ses pieds. Sa chaise bascula en arrière et tomba au sol.
« Qu’est-ce que c’est? dit-il, le visage luisant. Putain, mais c’est de la pisse?
Va niquer ta mère!
-Espèce de taré!
Ta gueule! » (…) 

 

Petit résumé et avis

Dans un coin perdu de Louisane La Jeanette, petite ville  dévastée par l’ouragan Katrina puis par une marée noire dans le golfe du Mexique. Gus Lindquist, pêcheur amputé d’un bras accro à l’alcool et aux antidouleurs, arpente les marais à la recherche du trésor du célèbre corsaire Jean Lafitte, sans que personne le prenne au sérieux. Autour de lui gravite une série de personnages rocambolesques. Une bande de Pieds nicklés tous plus attachants les uns que les autres.

Dans ce premier roman, on va donc suivre les aventures de ces Pieds nicklés en Louisiane. Une Louisiane dévasté où le commun des mortel a vu disparaître le monde qu’il connaissait. Certains ont même tous perdu ou plus rien à perdre.

Dans ce premier roman, avec son humour noir et féroce, Tom Cooper nous décrit un monde en déliquescence .Un monde en sursis où chacun se bat  avec ses propres armes quand la pauvreté et la misère est votre seul quotidien.

Pour autant si l’histoire peut paraître sombre et désespérée, le ton de l’auteur lui est rayonnant. On sourit souvent à la lecture de ce titre. On rit aussi. Il faut dire que le duo Lindquist et Wess est irrésistible. Et accompagner ces héros pardon ces losers dans leurs galères et leurs petits trafiques est parfois jubilatoire.

Un vrai belle découverte que ses Maraudeurs. Et si Tom Cooper était la nouvelle révélations de la littérature américaine.

« Toc toc toc! – Qui est là? -Ricky. – Ricky qui? – Mais non, t’inquiète, elle est pas si petite que ça! ».

Lire le début Ici de :Les Maraudeurs

American desperado de Jon Robert et Evan Wright


Le livre : American desperado de Jon Robert et Evan Wright. Paru le 23/10/2013 chez 13e note éditions.   (701 p.) 18 cm.

4e de couv :

Ce livre retrace l’histoire intense de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino affiliée à la Mafia new-yorkaise, Jon a sept ans quand il est témoin d’un meurtre commis par son père et doit apprendre la loi du silence. Suivant la voie qu’on lui a tracée, il fait ses armes comme « soldat » du clan Gambino puis s’engage dans les marines et donne libre cours à sa sauvagerie naturelle au Vietnam. On le retrouve à vingt-deux ans à New York, où il supervise le racket des boîtes de nuit pour ses oncles. La vague disco/cocaïne va lui donner des idées et lui faire découvrir Miami, où il devient en quelques années l’un des correspondants les plus actifs du cartel de Medellín, écoulant de 50 à 100 kg de poudre par mois. Son carnet d’adresses se lit comme un bottin mondain : le général Noriega, Richard Pryor, O-J Simpson, Meyer Lansky, Richard Dreyfuss, Pablo Escobar… Au volant de voitures de luxe, entouré des plus belles femmes, il est aussi charmant qu’amoral et meurtrier. Scrupuleusement documenté, ce livre écrit en collaboration avec Evan Wright, romancier et grand reporter, permet de découvrir non seulement la vie d’un criminel extraordinairement audacieux, mais aussi une période chaotique et passionnante de l’histoire américaine. Un beau matin de 1986, le FBI fait une descente chez Jon Roberts. S’ensuit une cavale qui durera cinq ans. Capturé, Jon bénéficiera d’une réduction de peine en échange d’informations. Emporté par un cancer le 28 décembre 2011, il n’aura survécu que deux mois à la publication de ses Mémoires.

L’auteur : Evan Alan Wright est un écrivain américain né en 1966 à Cleeveland.  Il est connu pour rapports détaillés sur les sous-cultures pour Rolling Stone Magazine et Vanity Fair. Il est surtout connu pour son livre sur la guerre en Irak, « Generation Kil »l. En 2012, il a écrit un exposé au sujet d’un haut officier de la CIA qui aurait travaillé comme un tueur à gages Mafia (« How to get Away with Murder in America »). En 2012, il publie « American Desperado », un livre qu’il a co-écrit avec Jon Roberts que l’on peut voir dans le documentaire « Cocaine Cowboys ».

Extrait :

 À l’époque où je suis né, l’Amérique était un pays propre où quelqu’un dans mon genre n’aurait pas été applaudi. C’est comme la musique que mon fils écoute, de la merde gangsta pondue par des mecs qui ne savent même pas s’exprimer correctement. Si c’est ce que les gens apprécient de nos jours, pas étonnant qu’ils m’applaudissent.

Le post-it du bibliothécaire :

American desperado : une vie dans la mafia, le trafic de cocaïne et les services secrets.

Rien qu’avec le sous-titre, nous sommes déjà dans l’ambiance. Tout un programme à lui seul .

 Parcours criminel de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino, affiliée à la mafia new-yorkaise, il est témoin d’un meurtre, commis par son père, alors qu’il n’a que 7ans. Jon va suivre la voie du crime et vivre dans un monde où la menace est permanente et la violence sans limites.

 L’épopée stupéfiante d’un criminel sur la côte Est américaine. Cette biographie nous livre une description glaçante des Etats-Unis des années 1970 et 1980 : mafia, Vietnam, trafic de drogue, corruption généralisée…

Un formidable travail journalistique pour un livre qui se lit comme un roman. Dur, dérangeant, hyper violent et fascinant, mais sans complaisance

Le chouchou du Week End : Brève histoire de sept meurtres de Marlon James


  chouchous-du-week-end

97822263240540-3342862   Le livre : Brève histoire de sept meurtres de Marlon James. Traduit de l’anglais (Jamaïque) par Valérie Malfoy. Paru le 17 août 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique.  25€ ; (853 p.) ; 22 x 15 cm

 

4e de couv :

« Un roman époustouflant sur le pouvoir, la corruption et le mensonge. Le livre du siècle. » Irvine Welsh

« Brillant, intense, un roman à la fois profane et plein de grâce. »
Louise Erdrich

« Hypnotisant. »
The Guardian

« Ambitieux, mythique, hors norme, colossal, vertigineux : la preuve de l’ambition inouïe de Marlon James et de son talent prodigieux. »
The New York Times

« Une oeuvre littéraire audacieuse, inventive et exigeante. Un véritable tour de force. »
The Wall Street Journal

« Violent, bouillonnant, un roman énorme dans tous les sens du terme. Le projet de Marlon James pouvait sembler fou, mais il relève le défi. Extraordinaire. »
The Times

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d’extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunira plus de 80 000 personnes lors d’un concert historique.

Construit comme une vaste fresque épique habitée par des dizaines de personnages, ce livre monumental, couronné par le Man Booker Prize 2015, nous entraîne en Jamaïque et aux États-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s’interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l’argent, du racisme, des inégalités et de la violence du monde.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

« Un roman à la fois terrifiant, lyrique et magnifique, écrit par l’un des jeunes auteurs les plus talentueux d’aujourd’hui. »
Russell Banks

bobL’auteur : Marlon James, né en 1970 à Kingston, est le premier auteur jamaïcain à être distingué par le Man Booker Prize depuis sa création.Brève histoire de sept meurtres, son troisième roman, a également été élu parmi les meilleurs livres de l’année par The New York Times, The Washington Post, Time, ou encore Publishers Weekly et Library Journal.
Extrait :
Les bouquins sur l’art d’être tueur à gages, ça n’existe pas, mais si c’était le cas, je serai le premier schéma servant à illustrer le chapitre « Comment tout rater ». (…)
(…) Flinguer relax, non, flinguer froidement, adroitement et avec juste un brin de sociopathe en soi. Pas mon styl. Moi, je suis le gansgter maladroit de Chicago, susceptible et soupe au lait, qui s’est embringué par hasard dans un truc qui ne le regardait pas.

Résumé et petit avis :

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1976, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis.

Et bien que dire de plus que toutes les merveilleuse critiques que l’on peut lire sur ce titre. Pas grand chose. Sauf peut-être qu’ado j’ai beaucoup écouté et joué Bob Marley. Il a été une idole pour moi, alors que je ne suis pas très idole en fait ! Alors ce livre a été une merveilleuse plongée dans mes jeunes années qui a éclairé mes croyances adolescentes et réveillé mes révoltes de l’époque.

Et puis encore que Bob Marley n’est pas le sujet du livre. C’est juste un fil rouge.

Et il y a aussi cette extraordinaire galerie de personnages que l’on va suivre tout au long de ce roman choral. Personnages que Marlon James fait vivre avec fureur qu’ils en sont parfaitement incarnés.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

bob

La griffe du chien de Don Winslow : Le chouchou du week end


    gdcLe livre : La griffe du chien de Don Winslow. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Freddy Michalski. Paru le 24 octobre 2007 chez Fayard dans la collection Fayard Noir.  (765 p.) ; 24 x 16 cm.

gdcRéédité en poche le 13 novembre 2008 chez Points dans la collection Points Policiers. 9€70 ;  (826 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière américano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d’employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terme au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adán et Raúl répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin.

Callan, un Irlandais né au coeur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque malgré lui ; le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara, qui lutte auprès des plus hautes autorités de l’Église pour la survie de centaines de milliers d’Indiens anéantis par la guérilla, chassés de leurs terres, empoisonnés par les produits chimiques ; son amie Nora, qui use de ses charmes tarifés et de son tempérament hors du commun pour faire et défaire alliances, marchés et compromis…

Tous jouent une partie mortelle sur un échiquier grand comme le monde. Depuis les jungles d’Amérique centrale, la Federación Barrera distille un poison qui conduit à la folie des hommes. Ni la justice ni la foi ne veulent plus rien dire. L’instinct seul s’impose : celui qui tue, celui qui sauve.

 

gdcL’auteur : Né à New York en 1953, Don Winslow a été détective privé avant de devenir un auteur majeur du thriller américain. Il a reçu le Shamus Award à deux reprises et a été plusieurs fois adapté à Hollywood.La Griffe du chien illumine une réalité atroce : la Guerre contre la Drogue, menée et perdue par les États-Unis, entre 1975 et l’an 2000.
«Le plus grand roman sur la drogue jamais écrit. Un roman effrayant et triste, une vision grandiose de l’Enfer et de toutes les folies qui le bordent.» (James Ellroy)

 

Extrait :
– Un milliard sept cent millions de dollars pour empoisonner les enfants ? demanda Art à Hobbs quand ils remontent dans la jeep.
– Nous sommes en guerre. Ce n’est pas le moment de faire la fine bouche, Arthur. C’est aussi votre guerre. Puis-je vous rappeler qu’il s’agit ici de la cocaïne qui a porté au pouvoir des hommes tels que Adán Barrera ? Que c’est l’argent de cette cocaïne qui a acheté les balles utilisées à El Sauzal ?
Je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle, songe Art.

Petit résumé et avis :

gdcAlors que vient de sortir Cartel, presque dix ans plus tard, la suite de La griffe du Chien, que j’ai entre les mais dont je n’ose pas encore ouvrir les pages, je voulais revenir rapidement sur le premier opus qui a été pour moi un grand choc et une pure révélation de ce que pouvais être un roman noir actuel.

La griffe du chien est bien plus qu’un roman policier, qu’un roman noir, qu’un thriller…C’est tout cela  et même c’est bien au-delà. La griffe du chien, est un polar culte. Ce pourrait-être Le polar absolu

 La griffe du chien c’est l’histoire Art Keller, agent de la DEA (Drug Enforcement Agency), qui est chargé de mettre un terme au trafic de drogue et d’armes par tous les moyens possibles.

Art Keller, le «seigneur de la frontière», est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique.

Adán et Raúl Barrera, les «seigneurs des cieux», règnent sans partage sur les sicarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

 Mais le Seigneur de la frontière américano-mexicaine, Art Keller, l’agent de la DEA, l’a juré sur la tombe de son adjoint : il emploiera tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre à terre les barons de la drogue qui menace les Etats Unis.

S’étendant de 1975 à 2004, cette gigantesque fresque inspirée de l’histoire de la DEA,  de la CIA, et des pouvoirs politiques  en place ( tant aux Etats-Unis, qu’en Bolivie,  ou encore au Guatemala) mêle habillement  fiction et réalité.

Nous allons plonger chez les trafiquants de cocaïne, chez les FARC, chez les indiens victimes de cette guérilla. Nous allons rentrer dans l’un des  conflit le plus meurtrier de la planète. Un conflit pas seulement contre les narcos trafiquants mais aussi contre les l’émergence d’une force politique communiste en Amérique centrale. Une guerre géopolitique. Des états dans l’Etat, des mafias en forme de superpuissance. 

Don Winslow a une formation d’historien, il a aussi été détective et avec la griffe du chien c’est la fiction qui rentre dans l’Histoire. Ou peut-être l’inverse !

La griffe du chien est un roman dur, âpre et d’une violence extrême qui reflète parfaitement la réalité qui souvent comme ici dépasse la fiction.

Un putain de coup de coeur

Les talons hauts rapprochent les filles du ciel / Olivier Gay


Mes petites lectures

9782702437025,0-13244949782702440315,0-1794722Le livre : Les talons hauts rapprochent les filles du ciel de Olivier Gay.Paru le 28 mars 2012 aux Ed. du Masque dans la collection Le masque Jaune .6€60 ; (380 p.) ; 18 x 11 cm

Réédité le 16 octobre 2013 dans la collection Masque poche. Contemporain.

6€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

Un serial killer rôde dans les rues de Paris. Plusieurs filles sont retrouvées assassinées de manière atroce dans leur appartement. Leur seul point commun ? Elles fréquentaient toutes le milieu de la nuit et les clubs à la mode.

John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine. Ce héros improbable va se retrouver au coeur d’une enquête de plus en plus dangereuse, avec l’aide de ses conquêtes d’un soir et de ses amis toxicomanes.

Grande gueule maladroite, incompétent notoire, séducteur au grand coeur, il semble bien mal armé pour affronter les bas-fonds parisiens. Mais tant qu’il y aura de l’alcool, la fête sera plus folle.

 

+4+469+4L’auteur :

Né à Grenoble en 1979, Olivier Gay est aujourd’hui consultant en stratégie à Paris. Sa maladresse et ses excursions dans les soirées parisiennes lui ont inspiré le personnage de Fitz. Les talons hauts rapprochent les filles du ciel est son premier roman.

 

 

Lecture d’avant

Résumé et avis :

A Paris, plusieurs filles qui fréquentaient le milieu de la nuit sont retrouvées assassinées. Fitz, un noctambule paresseux et dragueur, mène l’enquête, aidé par ses conquêtes d’un soir et ses amis toxicomanes.

Une histoire de tueur en série dans « le milieu de la nuit et les clubs à la mode »qui se lit d’une traite.

Avec ce titre, Olivier Gay nous livre un parfait analyse sociologique de la nuit parisienne.

Avec son antihéros, moins enquêteur que clubber, Olivier Gay nous propose un polar très moderne.

La narration est très accrocheuse.  Le ton est tantôt ironique, tantôt noir.

L’écriture facétieuse donne à cette chronique sociale des nuits parisiennes un air drôle et décalée.

Suspense et humour sont au rendez-vous dans ce petit polar et c’est vraiment plaisant et jubilatoire.

Une nouvelle plume rafraîchissante à découvrir.

Plus d’info : ce roman a reçu le Prix du premier roman au festival de Beaune 2012. Ce prix, destiné à révéler un nouvel auteur dans le domaine du roman policier et publié aux Éditions du Masque, a permis notamment à Fred Vargas, Paul Halter ou Andrea H. Japp de débuter de brillantes carrières littéraires. Souhaitons que celui-ci réussite de la sote à notre jeune auteur déjà talentueux.

 

Rural Noir de Benoit Minville


9782070148769,0-2999195Le livre : Rural noir de Benoît Minville. Paru le 18 février 2016 chez Gallimard dans la collection Série noire. 18€, 256 pages ; 23 x 16 cm
 Mot de l’éditeur :
Ados, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables, ils foulaient leur cambrousse dans l’insouciance.
Tout a changé cet été-là. Un drame, la fin de l’innocence.
Après dix ans d’absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis.
Oscillant entre souvenirs de jeunesse tendres ou douloureux et plongée nerveuse dans une réalité sombre, Rural noir est la peinture d’une certaine campagne française. Un roman noir à la fois cruel et violent, mais aussi tendre et lumineux ; évoquant la culpabilité, l’amitié et la famille.
Dans la tradition du country noir américain, territoires ruraux et laissés-pour-compte côtoient ceux dont on parle peu au milieu d’une nature «préservée» – ou en friche.
 
 Capture&&&&&&&&&L’auteur :
Benoit Minville est né en 1978 à Paris et vit à Sartrouville (Yvelines). Il doit à sa mère libraire de lui avoir inoculé le doux virus : il est entré en librairie pour un été et y est toujours, quelques années ( une quinzaine) plus tard. Libraire fana d’échanges et de conseils, lecteur passionné de tout bouquin qui transporte une énergie (de Dumas à Pennac, de Ellroy à Lansdale, de Twain à Axl Cendres), son amour de la culture est sans limite et « encré » jusqu’au bout des bras.

Extrait  :
 » Ce soir on est les rois. Cette nuit d’été est à nous. On se rabâche cet hymne depuis des semaines et à chaque fois c’est la plus grande découverte de l’histoire de la musique. Notre vieille grange nous protège de l’orage de fin du monde qui rôde. On transpire la joie, le rock’n’roll et l’amitié. On est plus grands que King Kong, plus heureux qu’une colonie de milliardaires, plus sauvages qu’une horde de hors-la-loi.
Les vacances sont là, attendues avec plus de ferveur que le premier baiser que je traque depuis peu.
Les vacances dans notre chez-nous ; un été à parcourir notre paradis tout vert. Un quotidien à réinventer. La vraie joie d’exister et de grandir ensemble.
Nous quatre.
Je les regarde, mes potes, si fier de les connaître. »

Résumé et mon petit avis :

 Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

 J’ai total kiffé ce bouquin. A tel point que je n’arrive pas vraiment à mettre des mots dessus.

C’est en lisant la chronique qu’en a fait une amie que j’ai réussi à démarrer ce billet.
Tout ce qu’elle en disait était vrai. C’était exactement ça. Et pourtant ce livre ne l’avais pas autant touché que moi.

La chronique de Nath ICI

Et je comprends les critiques qui disent que cette écriture et trop simple que c’est facile de jouer avec les souvenirs ou la nostalgie des lecteurs pour créer l’empathie. Mais ce roman c’est bien plus que ça, c’est du vécu, des sentiments purs, entiers comme on ne peut qu’on avoir à l’adolescence. De ces colère et de ces révoltes qui nous font faire des trucs insensés. Des amitiés à la vie à la mort que l’on veut éternelles.

J’ai eu la chance de pouvoir en parler avec l’auteur. Je lui disais ça :

« Mec, il va falloir que l’on parle sérieusement. J’ai adoré Rural Noir. Il m’a profondément touchée. Mais j’arrive pas à écrire un mot dessus. C’est chiant car j’adore faire partager mes lectures avec mes potos, surtout quand c’est un pur coup de coeur. Tu sais que tu fais chier, mec, j’ai même versé ma larme et dieu sait que c’est pas le genre de la maison. C’est vraiment rare, même avec certains titres qui ont bouleversé ma vie de lectrice »

Benoit était visiblement touché par mes mots. Ému même. Et en grand pudique, il me remerciait pour cela. Mais il était hors de question d’en rester là. je voulais comprendre, je ne voulais pas rester sur cet échec. Il fallait que je mette un peu d’intellect sur mon ressenti, sur mes émotions pour en sortir quelque chose.

Alors, avec Benoit, nous avons parler, longuement, nous nous sommes raconter une partie de nos vies, celle de l’adolescence et de l’enfance. Nous nous sommes confiés, des choses intimes parfois. Nous nous sommes aperçu que nous avions vécu des choses communes, des drames similaires. Nous avions les même souvenirs. Ils n’étaient point communs, puisque Benoit est plus jeune que moi, que les siens était dans la Nièvre et les miens dans ma Haute Marne profonde, mais ils étaient pourtant identiques. C’est là que j’ai compris que tout cela si c’était totalement personnel, ça avait quelque chose d’universel !

Alors …Oui ce roman m’a touchée, il a réveillé en moi des souvenirs enfouis, certains qui me font sourire aujourd’hui, des bons souvenirs, la liberté que nous offrait le fait de vivre à la cambrousse, les échappées belles, tous ensemble, laissant libre court à notre envie de rébellion. Notre insouciance et surtout ce sentiment de toute puissance qui nous rendait presque immortel.

Mais il m’a aussi secoué, faisant remonter à la surface des souvenirs plus douloureux qui résonnent encore en moi aujourd’hui et  toute cette innocence perdue avec eux.

 « Le village était resté immobile face au temps mais le constat s’imposa, les vieux étaient devenus très vieux et certaines maisons resteraient fermées même s’il allait sonner aux portes. »

Aujourd’hui quand je retourne, trente ans après, dans ce coin de campagne qui a bien changé, je ne retrouve quasi plus mes amis et mes camarades de jeux, de beuveries et de virées. La plupart ne vivent plus là. Certains de ceux qui sont restés traînent leur vie de misères en galère. De petits boulot en soûlerie le week-end au bar du coin. D’autres sont restés eux même, ceux sont de vrais amis que j’aime profondément. Si on se voit peu, on a toujours plaisir à se retrouver, à refaire le monde, à réécouter les musique que l’on aime. J’ai vous grandir leur gamins. Ils font aussi un peu partie de la famille. Je les ai vu ados avec leur potes, faire les même connerie que nous avions faites. Je portais un regard indulgent sur leur bêtise. Mon père pestant contre ses petits morveux qui n’ont aucun respect et qui fume de la drogue en plus. Mais, papa, tes propres enfants en faisaient autant et bien pire encore. Rappelles toi de ta jeunesse au village, il était une fois… Parfois quand tu nous la racontes, tes bêtises de l’époque te font bien rire.

A leur tour les enfants de mes amis ont des enfants, et dans quelques années, ils seront adolescents. Et à leur tour il vivront leur vie de jeunes ado. Ainsi tourne la vie.

Et oui, le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

X de J.J. Connolly


9782355841927,0-1556956Le livre :X de J.J. Connolly.Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau.Paru le 9 avril 2015 chez Sonatine éditions. 21€ ; (437 p.) ; 22 x 14 cm
 9782264067760,0-3168107Réédité en poche le 17 mars 2016, chez 1018 dans la collection Domaine policier. 8€40; (477 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv

X est un dealer londonien anonyme et qui tient à le rester : dans son milieu, la notoriété relève en effet de la faute professionnelle. Et des fautes professionnelles, X veille soigneusement à n’en commettre aucune. Il se contente d’être un intermédiaire, ce qui lui évite de fréquenter la rue et ses camés trop bavards, il ne flambe pas, préférant rester discret sous ses allures d’homme d’affaires. La pègre le tient en haute estime pour son intelligence et sa rigueur. Sachant qu’on ne fait en général pas de vieux os dans le business, X met le maximum d’argent de côté pour pouvoir prendre le large le jour de ses 30 ans. Il en a 29 et il ne lui reste plus que quelques semaines à tirer quand son boss, le mafieux Jimmy Price, lui demande un dernier service qui va bouleverser la donne d’une manière fort inattendue.
Publié en 2000, X a été en Angleterre l’un des plus grands succès de librairie de l’année et une véritable bombe dans le domaine du polar mafieux. Au moment où Guy Ritchie modernisait les films de gangsters avec Arnaques, crimes et botanique ou Snatch, J. J. Connolly révolutionnait le genre avec ce thriller d’un réalisme à toute épreuve, peuplé de figures aussi déjantées qu’inoubliables. Traduit pour la première fois en français, ce feu d’artifice à la gloire de la pègre est un véritable régal.

7758424L’auteur :
J. J. Connolly est né et a grandi à Londres. Il est l’auteur de deux romans, X, adapté au cinéma en 2004 sous le titre de Layer Cake, avec Daniel Craig dans le rôle principal, et Viva La Madness, suite des aventures de X, publié en Angleterre en 2011, à paraître chez Sonatine éditions.
 Extrait :
Mon père avait ce discours qu’il ressassait au mot près, un laïus de sa propre composition qu’il avait appris par cœur comme d’autres apprennent un poème épique. Il disait que si vous vous preniez pour un dur, il y avait toujours un type plus costaud et plus dur quelque part. Il parlait des petites frappes qui tyrannisaient les autres, et son topo m’a tapé sur le système jusqu’au jour où j’ai été en âge de le comprendre. Maintenant, je n’arrive plus à me l’ôter de la tête.

 Résumé et petit avis :

 X est un dealer londonien anonyme et qui tient à le rester. La pègre le tient en haute estime pour son intelligence et sa rigueur. X met le maximum d’argent de côté pour pouvoir prendre le large le jour de ses 30 ans. Mais quelques semaines avant son anniversaire, son boss,

Jimmy Price, lui demande un dernier service qui va bouleverser la donne d’une manière inattendue

« Les Soprano dans le monde de Trainspotting : LE thriller culte sur la pègre anglaise. »

615fwljmagL._SX329_BO1,204,203,200_Voilà comment les éditeur français de ce roman nous le vendaient. Et ils n’avaient pas tout à fait tort. Car en effet X est un livre sur la mafia, oui, mais, la mafia anglaise ! Si, si ça existe ! Et oui il y a aussi quelque chose de Trainspotting dans ce livre surtout dans la façon dans les situations arrivent. Il y a du flegme britannique dans les pages de ce bouquin. Il y a aussi sa dose d’humour « so british »

En retrouve aussi ici une bande de personnages, losers, menteurs, psychopathes. Certains sont même assez dégantés. Et la force de ce roman réside sans doute dans le traitement parfaitement réussi de ceux-ci qu’en a fait l’auteur.

Et si X n’est pas Tony Soprano, il en a la rigueur et la folie !

X a été adapté au cinéma en 2004 sous le titre de Layer Cake, avec Daniel Craig dans le rôle principal.

Alors bonne lectures ou bon film !!!

Lire le début de X ICI