Sur le seuil de Patrick Senécal


Le livre : Sur le seuil de Patrick Senécal. Réédité le 10 novembre 2016 chez A Lire,   10€90 ; 429 pages ; 18 cm x 11 cm.

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

Résumé :

Il se nomme Thomas Roy. C’est l’écrivain le plus adulé du Québec. Invité régulier des talk-shows, la parution de ses romans d’horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or, voici qu’on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ?

Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l’écrivain, considère au départ le cas comme assez banal. La découverte de faits troublants l’oblige cependant à reconsidérer petit à petit son opinion. Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent. Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d’inimaginable et aux conséquences monstrueuses …

 

Extrait : 
Je lui raconte brièvement l’état de Roy. Curieusement, parler me fait du bien et même si mon mal de ventre est toujours là, il devient supportable. Archambeault m’écoute attentivement. Je n’irais pas jusqu’à dire que mon récit le passionne, mais son masque d’impassibilité se teinte d’une légère curiosité. A la fin, il réfléchit quelques instants et demande : — Pis quand vous l’avez trouvé, il avait commencé un roman qui racontait mon histoire? — Pas vraiment votre histoire, mais ça y ressemblait beaucoup. Un policier qui se prépare à tuer des enfants, à ce qu’on m’a dit… — Mais moi, j’avais rien préparé. Ç’a été une impulsion, c’est tout. Ce sang-froid, ce terrible sang-froid…

 

L’auteur : Patrick Senécal  est né Drummondville le 20 octobre 1967 au Québec où il vit. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant plusieurs années la littérature, le théâtre et le cinéma au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 son premier roman.  Dès lors il devient un auteur culte, réputé pour son intensité dramatique. Mais c’est avec Sur le seuil que son succès explose : best-seller instantané, il est adapté au cinéma en 2003, et les droits américains de remake sont aussitôt achetés par le groupe Miramax. Ce thriller, pour lequel on dirait que l’expression «suspense implacable» a été inventée, ne vous laissera pas dormir cette nuit…

Crédit photo : Karine Davidson Tremblay  Agence Goodwin.

 

 

Le billet de Carine

💕 FASCINANT 💕

« Sur le seuil » de Patrick Senécal

Sur le seuil de Patrick Senécal

« Je me préparais donc à terminer ma carrière dans la certitude de l’échec lorsque, ce matin-là, Thomas Roy est apparu dans ma vie. Et il a tout bouleversé. Non pas qu’il m’ait redonné espoir en la psychiatrie. C’est beaucoup plus complexe que cela. Thomas Roy m’a obligé à me tenir sur le seuil … »

Si je n’avais pas su que je lisais un Senécal je ne l’aurai pas deviné -tout du moins dans les premières pages- avant de découvrir çà et là quelques mots et expressions québécoises et encore nettement moins nombreuses que dans certains autres de ses romans. J’ai été un peu déstabilisée en début de lecture de ne pas retrouver la marque de fabrique qui fait de Patrick Senécal le maître de l’horreur. Surprise certes, mais absolument pas déçue car j’ai été accrochée de suite par l’intrigue puis littéralement hypnotisée jusqu’au dénouement ! Je vous recommande vivement ce titre pour commencer en douceur si vous ne connaissez pas l’auteur ou si vous avez déjà lu du Senécal mais que vous vous êtes dit c’est fini c’est trop dur !!! Ce roman devrait vous réconcilier avec Patrick Senécal ou tout simplement vous confirmer son immense talent.

 

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

 

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Dynamique du chaos de Ghislain Gilberti


Le livre : Dynamique du chaos  de Ghislain Gilberti. Paru le 19 janvier 2017 chez Ring dans la collection Ring noir

4e de couv :

Gys, un jeune homme au passé agité, va jusqu’à l’impensable pour oublier sa séparation. Rapidement, il cède à l’ivresse nerveuse des transgressions aux côtés de ses trois amis de la « Génération Nada » : avec eux, il écumera bars et clubs de tous les excès, traquant le chaos qui lui permettra de mieux voir le monde. Il ignore qu’au loin, un train fou fonce déjà sur lui. Le monstre d’acier s’appelle Séverine.

Dynamique du Chaos fait l’effet d’un coup de tonnerre lors de sa mise en ligne sur Internet en 2007, avec plus de 100 000 téléchargements et un torrent de commentaires de lecteurs jetés à corps perdus dans cette aventure radicale. Aujourd’hui publié pour la première fois sans censure et en édition papier, ce texte sauvage raconte la chute libre d’un homme sur fond de drogues, de sexe, d’abus en tout genre et l’amour passionnel, irrationnel, d’un homme pour une femme. Dans son art de la torsion, le virtuose Gilberti repousse les limites du soutenable par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté métaphysique et romanesque.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre. Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent , Le Baptème des ténèbres et Le bal des ardentes , guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants. Né en 1977, Ghislain Gilberti est originaire et vit à Belfort.
 Extrait :
La jouissance offerte par le Speed Ball est miraculeuse. Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nos corps se sont serrés à s’en étouffer. D’abord les frissons, des pieds à la tête, ensuite la chaleur orgasmique sous laquelle il est impossible de ne pas râler de plaisir. Puis la décharge d’énergie, la déflagration de la coke, juste après, voire en légère superposition. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le sang qui afflue comme un torrent et qui sème l’extase de l’héro dans chaque centimètre cube de chair. Un vertige indescriptible, au-delà de tous les mots. 

Mon avis  :

Je n’aurai jamais du lire ce livre, en tout cas pas dans cette version. Dieu que j’ai aimé la plume de cet auteur dans ces thrillers. J’ai aimé  le réalisme  qui s’en dégage mais aussi cette noirceur omniprésente qui la caractériseJe sais que Ghislain peut-être émouvant. Il a su me toucher à de nombreuses reprises. J’ai aimé son coté fragile, à fleur de peau.
Mais j’avoue ne pas avoir du tout aimé sa nouvelle version de la Dynamique du chaos.

Je ne pense pas être quelqu’un que l’on choque facilement, Je pense aussi être quelqu’un d’ouvert et de tolérant. Cependant j’ai reçu ce texte comme une provocation. Même si ce n’était pas l’intention de l’auteur, la surenchère de violence, de sexe, de drogue, etc, a eu du mal à passer et elle a occulté chez moi ce qu’il y avait de beau dans ce texte.
Je n’ai pas retrouvé la sensibilité que la plume de l’auteur peut avoir ! Non juste de la rage et une rage destructrice où rien de bon ne pouvait en sortir.
Un rage malsaine qui m’a mise mal à l’aise.
J’aime pourtant quand un livre me bouscule, voire me dérange. Qu’il soit un choc, une émotion, qu’il malmène mes convictions.
Ici, j’ai juste eu un trop plein, un début de nausée.
J’ai trouvé que l’auteur prenait, comment dire, des postures. Qu’il surjouait ses personnages. Qu’il en faisait trop en somme.
Dommage, j’aurai tant aimé percevoir la fêlure derrière toute cette surenchère.
J’aurai aimé que cette Dynamique du chaos soit pour moi un récit viscéral. j’aurai aimé percevoir la pudeur de l’auteur derrière ce texte hardcore.
Je n’y ai vu qu’un déferlement d’excès.
Trop agressif et intrusif peut-être

Ghislain ne n’en veut pas ! Tu as un putain de talent ! S’il te plait ne le gâche pas  dans cette débauche et cette escalade de démesures exagérées.

J’aime ton impétuosité pas ton animosité. Parce que c’est cette sensation que j’ai ressenti en lisant cette version non censuré de ton texte. Du coup je n’ai pas été touchée mais écœurée.

Nous avions parler ensemble de l’excès de violence que l’on trouvait déjà dans Le baptême des ténèbres. Cette violence que certains de tes lecteurs trouvaient déjà trop crue. Tu me connais  Ghislain, je  suis une personne plutôt excessive même si avec l’âge j’ai appris à modérer mes abus, alors crois moi quand je te dis « Qu’à trop tirer sur la corde celle-ci finit par lâcher » et qu’il nous devient trop difficile de te suivre dans tes délires même fictionnels.

Ici je pense qu’il manque une chose importante, c’est les émotions. Celles que notre auteur sait pourtant si bien  faire ressentir à ses lecteurs. Ghislain, c’est un cri du coeur que je te lance, s’il te plait ne va pas perdre ton âme dans cette outrancière cruauté.

Mais vous, amis lecteur, lisez Ghislain Gilberti, lisez ses autres bouquins ! Il a une plume qui sait vous prendre aux tripes. Et qui sait, peut-être que  contrairement à moi, celle-ci saura aussi vous toucher avec ce titre-ci. Car c’est certain, lire ce titre ne peut laisser indifférent. Et je suis sans doute minoritaire dans mon ressenti, car autour de moi, nombreux sont ceux qui l’ont aimé.

Chouchou du week-end : Rien ne se perd de Cloé Mehdi


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 noelLe livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi. Paru le 19 mai 2016 chez Jigal. 18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort…

Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…

Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice !

C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les soeurs, les amis…

Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré !

Et personne n’a dit que c’était juste…

Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !

noeleL’auteur : Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. Cloé Mehdi a fait sensation en 2014 en recevant le Prix de Beaune pour son premier roman, Monstres en Cavale. Elle a alors 22 ans et semble déjà dans l’urgence d’écrire…Elle nous revient aujourd’hui avec ce nouveau roman noir et très sombre…

 

 


Extrait 1 : 
« Il sourit. Ça doit être le plus beau compliment qu’on lui ait fait de sa vie. Il époussette le col de ma veste plein de miettes de croissant. Je savais que j’étais sale mais j’attendais de voir s’il allait le remarquer. Il s’intéresse beaucoup plus à moi depuis que je peux lui être utile. Gabrielle devrait se suicider plus souvent.
– Je vais la voir, dit-il. Tu veux retourner à l’école ?
– Bof.
J’ai envie de rentrer à l’appartement mais il ne me propose pas de me raccompagner. Il a encore besoin de ma présence pour décorer le silence. Ça m’énerve. Je dis rien. Je le suis au troisième étage. Elle est là, translucide. Elle dort. On la confondrait avec les draps s’ils ne portaient pas un petit liseré marron. Et lui, Zé, la regarde avec cette tendresse qu’il ne m’a jamais dédiée.
Je me détourne, étouffant l’amertume qui grimpe le long de mon œsophage.
Mon manuel d’anglais ne parvient pas à me remonter le moral. Pas plus que Lamartine n’est apte à faire oublier à Zé, rien qu’une minute, que la seule personne qu’il aime en ce monde s’est tranchée les veines la semaine dernière. Il a maigri. Mange plus rien depuis qu’elle est partie.
L’amour ça devrait être interdit. »

Petits résumés et avis :

Voilà un exceptionnel roman. Et dire que j’ai oublié de vous en parler tout au long de ces derniers mois. J’aurai été impardonnable. Car à l’heure où nous faisons le bilan de 2016, où on me demande de publier mes coups de coeur de l’année, j’ai eu comme un flash.  Pas facile de trouver uniquement 10 coups de coeur ultimes quand dans une année on a lu près de 180 bouquins.

Alors quand juste en évoquant ces quelques mots, « coups de coeur ultimes », la couverture d’un polar vous saute au yeux, que son image s’impose au fonds de votre rétine. Quand un nom vous reste en tête. qu’une histoire refait surface plusieurs mois après sa lecture, il n’y a pas de doute possible. Ce livre est un de vos grands coups de coeur de l’année.

Et alors que je n’avais pas encore fait la chronique de ce livre, Rien ne se perd, s’est imposé à moi.

D’ailleurs si j’ai mis autant de temps à vous parler de ce roman noir coup de poing, c’est que ce titre a été un choc.

Et à cause de ça, ce week-end, il y aura deux chouchous.

Le premier vous l’avez découvert hier : La toile aux alouettes de Lou Vernet que vous retrouvez ICI.

Le second c’est cette histoire, Rien ne se perd de Cloé Mehdi, un pur coup de coeur que je vous laisse découvrir maintenant.

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment.

Cette jeune femme est bien de et dans  son temps. Elle ressent les choses et nous les expose avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments.

Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Extrait 2 :
Je déteste l’école parce qu’elle me vole du temps – un temps considérable. Il y aurait tellement intéressant à faire que d’être là, assis sur une chaise, à attendre bêtement qu’on te remplisse la tête de savoir inutile en chassant tout ce qui est important pour faire plus de place.

 

Adieu de Jacques Expert


 

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 9782355840845,0-1240478 Le livre : Adieu  de Jacques Expert.Paru le 29 septembre 2011chez Sonatine. 21€; (327 p.) ; 22 x 14 cm

9782253166375,0-1559229Réédité en poche le 27 mars 2013 au Livre de Poche dans la collection Thriller..  7€60 ; (398 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv

2001, Châtenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Une famille apparemment sans histoires. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi victime ou bien coupable ? Les recherches s’organisent, sous la direction du commissaire Langelier. Un mois plus tard jour pour jour, c’est au tour d’une seconde famille, tout aussi ordinaire, d’être abattue dans des circonstances identiques. Là aussi le père est introuvable. Presse, politiques, police, les avis sont unanimes, un tueur en série est à l’oeuvre. Seul Langelier s’entête à concentrer tous ses efforts sur la piste des pères, qu’il soupçonne d’être à l’origine des massacres. Devant son obstination et son manque de résultats, son supérieur et ami, le commissaire Ferracci, est obligé de lui retirer l’affaire. Commence alors entre les deux hommes un combat larvé, chacun s’efforçant de démontrer sa propre vérité, un combat qui tourne bientôt à l’obsession et qui ne prendra fin que dix ans plus tard avec la révélation d’une incroyable réalité.

Comme dans ses trois précédents romans, Jacques Expert met en scène avec maestria le quotidien de personnages en apparence ordinaires mais dont la face cachée révèle d’insoupçonnables noirceurs.

jacques-expertL’auteur : Après avoir été grand reporter à France Inter, Jacques Expert fut producteur et rédacteur en chef pour TF1, puis directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL et auteur de la série Histoires criminelles sur France Info et de la série Verdict sur France 5.

Extrait :
Ce carnet, mon carnet, ne m’a guère quitté tout au long de ces années, glissé dans la poche intérieure de ma veste ou de mon imperméable. J’y ai noté le plus important, toujours avec un stylo rouge.
Une fois chez moi, j’arrachais la petite page et je l’épinglais sur un mur. Un peu au hasard, mais toujours bien cachée. Pourtant je sais précisément où se trouve chacune d’elles : sous un amas de photos, derrière des coupures de presse… Mais vous seriez surpris de voir à quel point je suis capable de retracer les dix dernières années de ma vie en passant d’une pièce à l’autre. Il m’aurait été facile de les faire disparaître, effaçant ainsi mes traces les plus secrètes, les plus inavouables. Mais j’en ai été incapable. C’était au-dessus de mes forces.

 

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Petits résumé et avis :

Entre « The Pledge » et « Seven », l’obsession délétère d’un flic, une inexplicable série de meurtres.

2001, Chatenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont découverts assassinés à leur domicile. Le père est porté disparu. Le commissaire Lancelier lance les recherches. Un mois plus tard, c’est au tour d’une seconde famille d’être retrouvée dans les mêmes circonstances. Le combat de Lancier durera dix ans jusqu’à la révélation hallucinante d’une incroyable réalité.

Dans cet excellent thriller psychologique, Jacques Expert joue avec les narrateurs. Il alterne en effet les points de vue durant tout le livre. Il est fascinant de suivre cette enquête, d’autant que celle-ci tourne à l’obsession pour un des personnages. Obstination ou obsession, c’est ce que vous allez découvrir au fil des pages et surtout dans les révélations finales. L’auteur manipule ses lecteurs avec maestria.

Il est à noter que Jacques Expert est le premier auteur français a rentrer avec ce titre dans le catalogue de Sonatine éditions.

Lire le début de Adieu

Régis de James Osmont


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Le livre : Régis de James Osmont paru le 30/03/2016 chez CreateSpace Independent Publishing Platform. 9€99 ; (274p) .

Résumé :

« Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour. »

ojjh54L’auteur : James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis dix ans. Dans ce premier roman sombre et nerveux, entre drame et thriller psychologique, il invite le lecteur à une immersion au plus près d’âmes tourmentées, dangereuses, mais aussi profondément humaines.

Le billet de Nadia :

Bonjour Geneviève,

Chose promise … je te présente « Régis » …

gros gros coup de cœur … Regis

L’Extrait :
  » Le vent s’était tu en cours d’après-midi.
    Après le tumulte , ce jour sans clarté mourait de n’avoir jamais débuté. Des heures fantômes de la mi-novembre, dont la grisaille échevelée délave les âmes et détrempe les terres…Pourtant Régis adorait l’automne.
    c’était un « enfant de l’automne ».
    Pour la première fois depuis presque deux semaines , il était autorisé à sortir dans le parc. Il avait quitté l’isolement hier , et  » fêtait » aujourd’hui son trente-deuxième anniversaire. Un bien grand mot … Déambulant dans le service discrètement , il vivait encore la plupart du temps à l’intérieur de lui même, s’ouvrant difficilement aux stimuli et interactions. Il redevenait petit à petit un patient lambda.
   Un être humain.

Le Résumé :

  Le quotidien de Régis , la trentaine , interné en hôpital psychiatrique . Les promenades dans le  parc , ses repas , les médicaments , l’encadrement médical ..

Mon Avis :

Que j’ai été chamboulée ! émue! à la lecture de « Régis ». C’est une histoire bouleversante , avec un fond de thriller puisque dés les premières pages on sait qu’un événement va se produire .. ça monte crescendo dans un univers très particulier inconnu pour la plupart d’entre nous.
 Régis nous accueille dans sa tête , dans son psychisme  , c’est émouvant , dérangeant , bouleversant et ça peut mettre le lecteur mal à l’aise quelques fois. Il nous raconte son histoire , son parcours jusqu’à sa détention en psychiatrie.  Le lecteur « vit » l’hôpital psychiatrique au quotidien , ses dysfonctionnements , ses règles , son personnel médical. 
 

 Dans une unité de lieu  principale comme un hôpital psychiatrique , avec un héros au passé plus que sanglant , James Osmont  fait  de cette histoire un livre qui laissera son emprunte en chacun de nous (je l’espère)  . Il subsiste après la lecture  toute la compassion,  l’empathie pour « Régis » . 
C’est une lecture qui vous laisse pantois , parce que c’est dur tout en étant poétique , les mots sont choisis , l’écriture exigeante. Et il m’arrive souvent de penser à Régis …

A noter : La formidable œuvre de Laurent Fièvre en couverture .

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Le premier sang de Sire Cédric


Mes petites lectures

9782842284688,0-1329446Le livre : Le premier sang / Sire Cédric. Paru le 15 mars 2012 au Pré-aux-clercs. 19€50 ; (511 p.) ; 24 x 16 cm
9782266243193,0-1705717Réédité en poche chez Pocket le 7 novembre 2013.8€ ; (655 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.

Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

imagesLauréat du Prix Polar de Cognac 2010 et du Prix CinéCinéma Frisson 2011 pour son roman De fièvre et de sang, Sire Cédric construit une oeuvre originale, mariant habilement fantastique et suspense. Il a également reçu en 2010 le prix Masterton pour L’Enfant des cimetières.

 

 

Extrait :
Le sang se mit à suinter de cette seconde plaie, tout doucement, au début, comme il l’avait fait pour la première blessure. Puis l’inéluctable douleur déferla. Elle explosa littéralement dans sa tête. Un éclair rouge, éblouissant, effaçant le monde.
Madeleine sut qu’elle ne pouvait rien faire.
Elle ferma les yeux, serra le lavabo plus fort, se plia en deux.
Quand la peau céda, elle poussa un terrible cri suraigu.

Lecture d’avant

Résumé et avis :

Cité les Ruisseaux. Surveillance de nuit. Eva Svärta et Erwan Leroy espèrent enfin faire tomber Ismaël Constantin. Mais le feu ravage son appartement et le caïd meurt brûlé vif.

Neuilly-sur-Seine. L’argent, le pouvoir, la beauté… Madeleine Reich avait presque oublié qu’il y avait un prix à payer. Ce soir, les anciennes blessures se rouvrent, et l’heure est venue d’affronter sa peur. Eva, la policière albinos, ne le sait que trop bien : le temps n’a pas de prise sur les liens tissés dans le sang. Surgis de l’ombre, les fantômes du passé réclament leur dû.

Eva Svart, étrange flic albino, enquête sur son père, l’assassin de sa mère et de sa soeur jumelle ; tout cela sans avoir l’autorisation de sa hiérarchie. La découverte du corps profané et incendié d’un gros dealer de banlieue déclenche une enquête officielle à laquelle elle va prendre part. L’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne, impitoyablement, terriblement…

 Les œuvres de Sire Cédric mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés.

On retrouve ici Eva Svarta, la profileuse albinos déjà rencontrée dans « De fièvre et de sang » . Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre.

A travers ce nouveau roman étonnant de maturité, l’auteur ramène son héroïne aux origines du mal qui la tourmente depuis toujours. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue,  implacablement,effroyablement et affreusement.

Attention nuits blanches garanties

 Lire le début ICI

Les ombres innocentes de Guillaume Audru : Les petits avis de Kris


chronique-de-lecteurs

GALe livre : Les ombres innocentes de Guillaume Audru. Paru le 9 décembre 2015 aux Edétions du Caïman.  13$ ; (280 p.) ; 19 x 12 cm

4éme de Couv.
Massif central, été 2013. Un vieillard est retrouvé hagard sur une route de Corrèze. Il a été frappé mais refuse de dénoncer ses agresseurs. Dans une ferme du plateau de l’Aubrac, une femme âgée, pendue à un croc de boucher de sa propre ferme, est découverte par son fils. Dans une clinique psychiatrique proche de Clermont-Ferrand, une femme oubliée de tous hurle sa haine. Trois affaires sans lien apparent. Trois personnes dont la vie va basculer. Matthieu Géniès, journaliste dans un canard de Corrèze. Serge Limantour, gendarme revenu de tout. Jeanne Roussillon, aide-soignante qui, jour après jour, tente de comprendre le mal qui ronge sa patiente.

images (15)L’auteur : Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers. Fan de romans policiers, il est le créateur du célèbre blog Territoires Polars. Son premier ouvrage, L’Île des Hommes Perdus (éditions du Caïman) figurait dans la liste des quinze meilleurs polars francophones de la sélection du festival de Cognac 2014. Il travaille dans le secteur de la logistique pour un grand groupe privé et est vice-président de l’association poitevine L’Instant Polar.

Extrait :
«- Tu as pleuré ?
L’ancien commissaire d’Ussel approuve du menton puis retourne à ses écrits. Pendant ces quelques instants de complicité avec Mathilde, Elie a pris une décision. Celle de dévoiler toute la vérité à propos de Marcel Chauffour. Et, par la même occasion, celle de se racheter un peu aux yeux du monde. .»

Le petit avis de Kris

Bon, ben je me coucherai moins sotte ce soir !! Si vous voulez, vous aussi, vous enrichir eh bien lisez Guillaume !!
Sous couvert d’un polar, fort captivant du reste, l’auteur aborde un sujet dont on a peu entendu parler, enfin pour ma part. Un sujet pourtant contemporain.
Entre un ancien commissaire poursuivi par une affaire qui le hante, un crime commis dans une ferme isolée, une aide soignante qui veut trop bien faire, un journaleux un peu effacé, ces personnages ne se connaissant point bien sur, on se demande bien où va nous entraîner l’auteur. Mais celui-ci est un conteur et un fin conteur. Tous les personnages sont bien léchés et l’intrigue finement menée.

Après « L’ile des hommes déchus », franc succès, une belle réussite que ce thriller.

Extrait 2 :
« Café. Clope. Cafés. Clopes. Le régime quotidien de Serge Limantour. Des habitudes acquises depuis qu’il a endossé l’uniforme. Son médecin, qu’il omet souvent de fréquenter, lui a recommandé à maintes reprises de ralentir l’allure. Voire de tout arrêter du jour au lendemain. Serge n’en a cure. ET ce ne sont pas les remarques naïvement assénées par Boulmerka qui le convaincront d’arrêter. Sous le regard stoïque de Nicolas Jansac, plusieurs mégots maculent déjà la terre sèche de la ferme des Gerles.
Autour d’eux, ça s’agite, ça brasse. On s’active, on prélève. Quantités de combinaisons blanches ont investi les lieux. Avec un rictus de dégoût, Limantour pense à une bande de charognards puis reporte son attention sur Jansac. Serge le dévisage puis se ravise. Jamais il ne s’est montré aussi empathique avec un témoin. Mille précautions pour éviter que Nicolas ne sombre, même si celui-ci continue de se tenir fier et droit, évitant au possible de laisser paraître la moindre émotion. Une petite tape sur l’épaule ou un sourire bien appuyé, Jansac a choisi de ne pas s’offusquer de ce rapprochement. »

L’instinct maternel / Barbara Abel


Mes petites lectures

$$ $ Le livre : L’instinct maternel / Barbara Abel. Paru initialementle 10 avril 2002 à la librairie des champs Elysée dans la collection Le masque

Réédité chez Le masque dans la collection Masque poche. Contemporain.le 27 février 2013. 6€90 ; (451 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv :

Richard et Jeanne Tavier jouent depuis des années la comédie du bonheur parfait. Leur agressivité et leur mépris l’un envers l’autre sont renforcés par le fait qu’ils n’ont jamais pu avoir d’enfant. Un soir, Richard lui annonce qu’il la quitte pour une autre. Folle de rage, Jeanne le précipite dans l’escalier où il se rompt le cou. Pour ses proches, pas de doute, c’est une veuve éplorée. Quand elle apprend que faute d’héritier mâle, la fortune familiale ne lui reviendra pas et que Richard a légué son propre argent à une inconnue, elle met en place un plan diabolique…

AVT_Barbara-Abel_9186.pjpegL’auteur : Barbara Abel est une auteure belge née en décembre 1969 à Bruxelles.

Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.

À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.

Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.

Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoque souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.

Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.

Extrait :
Rien n’est plus sécurisant que d’appartenir à un groupe, faire partie d’un milieu, acquérir une certaine valeur aux yeux des membres de ce groupe et y tenir une place reconnue.
Vous vous sentez protégés par une bulle d’ouate, totalement à l’abri du besoin et de la solitude. Chaque jour, la vie vous renvoie cette note de légèreté et d’insouciance que vous ne remarquez même plus tant elle vous paraît acquise.
Le temps s’écoule, fluide, évident, transparent.
Mais il suffit que vous soyez rejeté de ce groupe, que le rôle que vous y teniez soit réduit à néant, que vous soyez déchu des vertus qu’on vous attribuaient à l’unanimité, du jour au lendemain, sans raison apparente ou du moins logique et valable..
Il suffit que la déchéance pointe le bout de son nez pour que, soudain, vous preniez conscience de votre propre dénuement.
Vous étiez quelqu’un, vous n’êtes plus rien.

Résumé et avis :

Richard et Jeanne Tavier donnent au sein de leur cercle huppé l’illusion du couple parfait, malgré leur désir d’enfant inassouvi. Jeanne est stérile alors Richard son mari la méprise et la malmène. Pourtant, il reste avec elle.  » Quant on fait de la politique, on ne divorce pas.  » Le jour où il tombe amoureux d’une autre, Jeanne le tue. Poussé dans les escaliers par Jeanne à qui il venait d’annoncer qu’il la quittait pour une autre, Richard laisse toute sa fortune à une inconnue. Jeanne, veuve éplorée aux yeux de tous, décide de la retrouver pour la supprimer.

 Prête à tout pour avoir un héritier mâle, Jeanne séquestre Susanna, enceinte.

Pour un premier roman, Barbara Abel nous propose un thriller psychologique féroce voire cruel. L’écriture est directe, les descriptions sont crues, ce qui donne au roman un ton délicieusement grinçant, mais pour autant cette histoire reste poignante. Pour un premier essai c’est un coup de maître.

Une histoire, perverse et machiavélique !

Prix du roman policier du festival de Cognac en 2002

Les Cicatrices de Jac Barron : La chronique de Lord Arsenik


Pour ce quatrième voyage dans nos « Chroniques de Lecteurs », c’est mister Lord Arsenik qui nous embarque.

 Attention ça va secouer

 9781926745190,1-189814   Le livre : Trilogie des pulsions ; Volume 1, Les cicatrices  de Jac Barron.Paru le 16 juin 2010 chez Transit éditeur. 427 p. ; 21 cm X 14 cm.

Résumé : Région parisienne, de nos jours. Un adolescent porté disparu est retrouvé en vie, mais atrocement torturé. Les blessures infligées montrent sans équivoque qu’il s’agit de l’œuvre d’un tortionnaire et que le bourreau recommencera. Dans ce thriller angoissant, chacun a sa place. Serge Miller, chargé de l’enquête, Franck Marshall, le pisteur de psychopathes, Marc Dru, le psychologue. Il y a aussi « la proie », un jeune homme perdu qui passe ses nuits dans un célèbre backroom parisien depuis qu’il a été rejeté par son père. Dans son errance, il rencontre un curieux personnage qui l’invite chez lui et le retient prisonnier dans sa cave. Le jeune homme s’aperçoit vite qu’il n’est pas seul, que son bourreau s’acharne sur d’autres victimes et qu’il insiste pour qu’il y participe en offrant ses tortures en spectacle. Et puis, il y a « le prédateur », qui repense souvent à son père, celui qui l’a aidé très jeune à tuer. De son enfance à ce jour, il remonte le courant de son parcours initiatique, il donne un sens à ses actions, une logique. À son tour, il a envie de « partager » son savoir, mais il lui faut trouver quelqu’un qui le comprenne…

téléchargement (7)L’auteur : Jac Barron est un self-made man. À l’âge de 18 ans, il « monte » à Paris pour chercher du travail. Au hasard de ses rencontres, il fait la connaissance de Bertrand Le Page, manager réputé, découvreur notamment d’Axel Bauer et du duo Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. Jac refuse ses propositions de chanter, mais ils deviennent amis. Ce que voulait Jac Barron, c’était écrire, et Le Page le soutient fortement. Aujourd’hui, après avoir repris ses études, dont une année en criminologie, il se réalise brillamment comme écrivain.

Citation : Contrairement à l’adage, personnellement, je pense que vouloir n’est pas du tout pouvoir, ni avoir. Vouloir, c’est un rêve. Avoir, c’est le fruit d’un travail. Quant à pouvoir, c’est la capacité à fournir les efforts nécessaires pour qu’il n’y ait pas trop de différence entre les choses « voulues » et les choses « eues ». Dans un monde où l’on pense que tout est dû, ça ne peut faire que du bien !

La bio de Lord Arsenik

Coucou,

Comme promis je viens squatter par chez toi pour partager mon ressenti sur des coups de coeur communs.

10532982_1442433239357854_4078133010265387790_nIl parait qu’il faut d’abord se présenter en quelques lignes… J’me disais aussi qu’il devait y avoir un piège quelque part ; allez je me lance. [MODE EGO TRIP ON] Dans la vraie vie je suis Fred mais quand j’entre dans la blogosphère je deviens Lord Arsenik. Lentement mais sûrement, voire inexorablement, j’approche de la cinquantaine. Exilé volontaire en Nouvelle-Calédonie depuis 34 ans je poste mes chroniques assis sous un cocotier sur une plage de sable blanc (enfin presque…). D’aussi loin que remontent mes souvenirs (et je ne souffre pas d’Alzheimer) j’ai toujours aimé lire ; fan de thrillers, je reste ouvert à tous les genres, notamment la  littérature SFFF… mais surtout j’adore élargir mon horizon littéraire, qu’il s’agisse de découvrir de nouveaux auteurs ou d’aborder des genres qui me sont moins familiers.

[MODE EGO TRIP OFF]

Extrait :
Il est parfois plus facile de mourir que de vivre. Le suicide est toujours une tentative de vie et non de mort. Se tuer, c’est se libérer de ce qui empêche l’individu de vivre « normalement ». Ce qui échappe toujours à l’entendement général, on dirait ! On croit que le suicidaire veut mourir et blesser son entourage implicitement, en libérant la place que lui-même n’a pas eue : une place neutre. Aujourd’hui, on camisole un suicidaire chimiquement, mais pas pour son bien. Pour sa famille et pour que le corps médical ne se retrouve pas avec un cadavre sur les bras. On en revient toujours à la même question. Et le patient ?

La chronique de Lord Arsenik

Avant de me lancer j’aimerai te dire pourquoi j’ai choisi d’ouvrir les hostilités avec ce roman (fallait pas me provoquer… quand je commence je suis intarissable), la notion de « thriller psychique » titillait ma curiosité, la couv’ est tout simplement géniale et le pitch plus qu’appétissant… Rien de bien original au final mais je voulais le dire quand même.

Ami(e)s lecteurs et lectrices, attachez vos ceintures et surtout laissez les gosses à la garderie , le voyage qui va suivre est réservé à ceux et celles qui ont le coeur et les tripes bien accrochés.

Bon alors kezaco que ce fameux « thriller psychique » ? Vous le comprendrez dès les premières pages, l’auteur vous invite à suivre son intrigue façon PoV (Point of View) vous plongeant à chaque chaque chapitre dans la peau et surtout l’esprit de ses personnages… Une plongée en apnée parfois éprouvante, certains étant franchement tourmentés ! Ca donne au roman un aspect voyeur aussi passionnant que oppressant.

« Âmes sensibles » égarées vous auriez dû suivre mon conseil, préparez le sac à vomi ! Les scènes de crime vont crescendo dans l’horreur, Jac Barron renvoie Maxime Chattam (que j’adore) au jardin d’enfant ! C’est gore, c’est trash, c’est cash mais ce n’est pas gratuit ; elles ne font que contribuer à l’ambiance que l’auteur maintient au fil des pages ; une ambiance glauque, étouffante, qui vous prend les tripes et vous glace le sang. Une intrigue servie par des rebondissements en série qui vous foutront les nerfs en pelote, mais surtout qui vous empêchera de lâcher le bouquin avant de connaître le fin mot de l’histoire.

On sent à travers son récit que l’auteur s’est vachement documenté, pour un premier roman il nous offre un sans faute digne des plus grands noms du genre.

9781926745237,1-189810Les Cicatrices est le premier opus de la Trilogie des Pulsions, le second, Plasma, est déjà disponible et tout aussi percutant. Pour le troisième, Impulsions, il faudra se montrer patient suite à quelques déboires éditoriaux.

That’s all folks !

Héhé
photoMais qui ce cache sous un pseudo pareil. La seul chose que l’on sait c’est que c’est Fred M. Je sais cela ne nous avance pas beaucoup plus.
Moi je dis simplement que c’est un mec dérangé comme je les aime.
Aussi je voulais te remercier Lord d’être venu squatter chez moi.
Ici dorénavant c’est aussi un peu chez toi.
Et tu repasses quand tu veux Fred…
Pour retrouver ce fringant et effronté jeune homme c’est sur :
Son blog :photo

Les Chroniques Acides De Lord Arsenik

C’EST PAS PARCE QU’ON A RIEN À DIRE QU’IL FAUT FERMER SA GUEULE
Sa page facebook : Les Chroniques Acides De Lord Arsenik

Derrière la Haine de Barbara Abel : une chronique de Anne-Ju


Chronique de lecteurs

 Pour cette première Chronique de lecteur,  je laisse

la place à Anne Ju.

9782265094185,0-1325463 9782266239462,0-1568233  Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

Extrait : 
« L’amitié est une force dont nul ne peut prétendre pouvoir se passe. On a besoin d’amis, comme on a besoin de manger, de boire ou de dormir. L’amitié, c’est un peur la nourriture de l’âme : elle ravitaille le cœur, elle sustente l’esprit, elle nous comble de joie, d’espoir et de paix. Elle est la richesse d’une vie. Et le gage d’une certaine idée du bonheur. »

L’avis d’Anne Ju :

Anne Ju

Anne-Ju, bout de femme de 36 ans passé, qui aime être surprise ! Passionnée dans tout ce que je fais, je vis à fond ce que je peux. La lecture ? il y a quelques années, je n’en voyais pas plus que ça d’intérêt. Mais depuis quelques temps, je dévore encore et encore.

 Barbara Abel, je ne connaissais que de nom. Je n’avais jamais rien lu de cette auteure. J’ai acheté ce livre lors de SMEP 2015. Je l’ai rencontré lui disant que je n’avais jamais rien lu d’elle et elle m’a conseillé Derrière la haine. Me voilà donc avec une dédicace intrigante, une couverture que je trouve attirante. Pour garder un ressenti neutre, je n’ai pas lu les divers commentaires sur internet. Je voulais la découvrir, seule, en cachette …comme si j’étais enfermée dans l’une de ces deux maisons. 

 Tout d’abord, un décor : deux maisons mitoyennes et identiques. Ensuite, 2 couples qui ont tout pour devenir les meilleurs amis du monde. C’est d’ailleurs ce qui se passe : le rituel des apéros le vendredi soir, des enfants qui grandissent ensemble du même âge, deux femmes amies etc…. Mais cette vision, c’est celle que l’on a quand on passe dans leur quartier devant la fenêtre. Or que se passe t il réellement dans ces deux maisons ?

On a tous connu cela : des voisins que l’on regarde vivre derrière notre fenêtre. Pour ce livre, c’est pareil. Barbara Abel  nous entraîne à la fois, derrière la fenêtre mais aussi derrière la porte cachée, en train de les observer.

th (16)Je me suis retrouvée plongée dans le quotidien de ces deux familles qui vont vivre un drame. Ce drame va créer une spirale infernale pour les deux familles…qui ne vont pas en sortir indemnes. Je n’en dis pas plus car mon but n’est pas de spolier.

Ce n’est pas un simple thriller. C’est à la fois psychologique et angoissant.  J’ai aussi eu ce sentiment d’être une voyeuse. Barbara Abel m’a donné envie de les espionner, faire ressortir mon côté voyeur, mon côté spectateur muet. On devient vite addict à ces émotions. Et même quand on voit l’horreur des choses se profiler ou se passer, aucun son ne sort de ma bouche car je ne veux pas être découverte.

J’ai dévoré en quelques heures ce premier livre. Je dis bien « premier » car j’ai très envie de lire la suite Après la fin. Savoir comment les personnages vont évoluer suite aux horreurs qu’ils ont vécus.

Je vais terminer en remerciant Geneviève de Collectif Polar : son idée de laisser d’autres lecteurs écrire des chroniques sur son blog est une idée des plus excellentes. Après c’est un merci plus personnel : Merci de ton aide et de ton soutien. Grâce à toi, ma curiosité est en pleine euphorie…Elle ne tient plus en place 😉

Quelques mots sur l’auteure :

th (17)Née en 1969, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Après avoir été élève à l’école du Passage à Paris, elle exerce quelque temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre L’esquimau qui jardinait. En 2002, son premier roman, L’Instinct maternel, lui vaut de recevoir le Prix Cognac avant d’être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d’Aventure pour Un bel âge pour mourir, tout récemment adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S’ensuivent Duelle en 2005, La Mort en écho en 2006, Illustre Inconnu en 2007, Le Bonheur sur ordonnance en 2009, La Brûlure du chocolat en 2010 et Derrière la haine en 2012. Aujourd’hui, ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe.

Pour retrouver Anne Ju, jeune femme sémillante et passionnée c’est :
sur sa page facebook : Les Motordus d’Anne Ju
Et sur tout nouveau blog : Les Motordus d’Anne Ju
Suivez Anne Ju, son blog, si c’est encore un nouveau-né, est déjà très dynamique.
Et à mon tour, j’aimerai remercier très chaleureusement, notre pétulante chroniqueuse d’avoir répondu aussi promptement à mon appel.
Je voulais aussi te dire Anne Ju, merci pour ta fidélité et ta curiosité. Tu es toujours partante pour suivre mes découvertes. Et, ta confiance est touchante.
J’espère te revoir très vite sur ces pages