L’arménien, Carl PINEAU


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est regard croisé

Aujourd’hui c’est deux flingueuse qui ont lu le livre en même temps

Aussi …Aujourd’hui je vous propose deux avis sur un même bouquin

Alors ce matin vous avez eu celui d’Ophélie

(Si vous l’avez loupé, il est ICI)

Et ce soir voici celui de Miss Aline

Bonne lecture à vous !


 

Le livre: L’Arménien, Nuits Nantaises de Carl Pineau. Paru le 12/06/17 aux éditions Librinova.  16€90 ; 311 pages. existe en e-book.

4ème de couverture:

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné.Assassiné.Mais par qui?
Et qui était vraiment l’ Arménien?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Brandt?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans?
Rien de tout cela, bien plus encore?
De la place Graslin au Chäteau des Ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

Extrait :
Acculé par des dettes de poker et pour financer ma propre consommation, j’avais mis en place un trafic de hachish et de marijuana.
Pour des raisons personnelles, j’ai une dent contre les dealers, je suis déterminé à démanteler le trafic de cocaïne et d’héroïne.
Et puis, c’est plus facile de mourir que de tuer. Tuer, on doit le porter toute une vie, alors que mourir, c’est juste fini.

L’arménien, Carl PINEAU
Editions : Librinova
Paru le 10 juin 2017

Luc Kazian fait la une de l’actualité et pour cause on vient de retrouver son cadavre atrocement mutilé. Pas mal de monde gravite autour de Luc. Il y a Bertrand son meilleur ami, son presque frère. Bertrand compagnon de beuverie, des soirées qui finissent en partouzes. Bertrand qui prend la mort de Luc en pleine face, il a du mal à accuser le coup. 
Françoise de Juignain qui le connait mieux que personne. Normal c’est sa psy depuis l’enfance. Il lui avait été amené par sa mère. Luc a du mal a tisser des liens avec les autres. Il est mutilé dans son âme et dans son corps. Diane l’adopte mais semble démunit face à cet enfant silencieux.
L’inspecteur Greg Brandt va se rapprocher de Françoise pour connaître un peu plus la victime. Brandt veut mener l’enquête jusqu’au bout. Pourquoi ? Règlement de compte entre bandes rivales du monde de la nuit ? Ca paraît simple comme théorie.
En suivant Bertrand et Françoise, on va en apprendre un peu plus sur Luc. Il y aura aussi des révélations surprenantes, troublantes.

La lecture se fait sur deux plans, deux points de vue, on pourrait aussi dire deux mondes différents. Bertrand et Françoise ne sont pas du même milieu. L’un de la nuit, de la drogue, de la drague. L’autre d’un monde bien rangé, propre sur elle. L’auteur décrit avec justesse les liens qui peuvent se tisser entre deux êtres. Il te montre aussi que sous les apparences, parfois trompeuses, il peut y avoir de l’émotion.
Lecteur tu te laisses guider et lorsque tu t’y attends le moins l’auteur t’envoie une info qui remet tout en question. Tu vas de surprise en surprise. Les masques tombent. Et toi, verras tu ce qui se cache sous le masque ?

Encore un petit mot pour remercier Monsieur Carl PINEAU pour m’avoir confié son oeuvre et de m’avoir accordé sa confiance. Merci pour ce bon moment de lecture.

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L’Arménien de Carl Pineau


Salut les polardeux,

Aujourd’hui c’est regard croisé

Aujourd’hui c’est deux flingueuse qui ont lu le livre en même temps

Aussi …Aujourd’hui je vous propose deux avis sur un même bouquin

Alors ce matin vous aurez celui d’Ophélie et ce soir celaui de Miss Aline

Bonne lecture à vous !


Le livre: L’Arménien, Nuits Nantaises de Carl Pineau. Paru le 12/06/17 aux éditions Librinova.  16€90 ; 311 pages. existe en e-book.

4ème de couverture:

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné.Assassiné.Mais par qui?
Et qui était vraiment l’ Arménien?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Brandt?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans?
Rien de tout cela, bien plus encore?
De la place Graslin au Chäteau des Ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

L’ auteur: Né en 1966 à Nantes, Carl Pineau commence très tôt à fréquenter la vie nocturne de la ville. Il est embauché très tôt par une discothèque pour y animer des soirées. Les lieux cultes nantais deviennent son univers jusqu’à l’âge de 21 ans où il quitte le monde de la nuit pour reprendre ses études.
Si Nantes est sa ville de coeur, en 2009 il quitte la France pour s’établir au Québec où il décide de réaliser son rêve d’enfant: Ecrire. Il suivra donc des cours de création littéraire à l’université de Laval.
En 2015, il déménage avec sa tribu en Thaïlande où il réside encore aujourd’hui.
L’ Arménien est son premier polar sur les Nuits nantaises, deux autres devraient suivre…. En parallèle, son deuxième roman, Malecòn, thriller politico-financier situé entre paris et Cuba devrait paraître en 2018.

Extrait:
 » Je m’effondrai dans un fauteuil au fond du salon, nuque calée contre le bac à shampooing. La gorge nouée, j’allumai une Gitane, recrachai du bout des lèvres le morceau de tabac collé sur ma langue, et mon regard se perdit dans la fumée, tandis que mon esprit replongé dans mes souvenirs:
Luc avait dix-sept ans, il se rasait comme un adulte et se cachait les yeux derrière des lunettes Rayban Wayfarer. Il avait convaincu sa tante de le laisser s’inscrire dans un club de karaté, cette pratique avait étoffé son physique. Je n’aurai pas aimé me frotter à lui.
Désormais intégré à l’équipe de Ralph, il s’apparentait à une sorte de garde du corps. Très utile en cas de coups dur.Pour des raisons d’âge surtout, nous ne fréquentions pas les mêmes cercles de potes, ni tout à fait les mêmes endroits. Mais je voyais Luc souvent en raison de notre bizness.
Acculé par des dettes de poker et pour financer ma propre consommation, j’avais mis en place un trafic de hachisch et de marijuana. Luc me servait de revendeur. C’était le garçon idéal. Respecté, discret, et de surcroît, il m’était entièrement dévoué. »

Le OFF de OPH

 

Nantes le 22 décembre 1989, le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou.

Le corps est plombé de deux bastos et partiellement calciné…

Qui a pu prendre la vie de cet homme énigmatique, personnage phare des nuits nantaises?

Qui était réellement Luc Kazian?

 Au travers des yeux et des souvenirs des personnes qui ont été le plus proche de lui, j’ai voyagé dans le Nantes de la fin des années 80, à une époque où la loi Evin n’existait pas, une époque où les guerres claniques s’affichaient au grand jour, l’époque des blousons noirs, une époque qui n’a plus grand chose à voir avec la notre…

 Je me suis attachée au personnage de Luc que j’ai vu vivre dans le regard de son entourage, un personnage mystérieux, écorché vif, séduisant… et à la fin de cette histoire je ne sais toujours pas si je l’aime ou si je le déteste.

 Dans ce roman noir de Carl Pineau, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment: trafic de drogue, amour, amitié, trahison, sexe… Il dépeint avec justesse cette France des années 80 où le SIDA est méconnu et les contaminations par MST légions, où François Mitterrand est perçu en sauveur d’un pays qui n’avait connu que des Présidents de droite depuis le début de la Vème République, où la mode est aux blousons de cuir et à l’émancipation.

Un polar efficace dont la construction en flash back attise la curiosité et permet d’entretenir le mystère jusqu’aux dernières pages, émouvantes.

J’ai apprécié la plume juste et sans envolées lyriques de Carl. L’ambiance du roman et le choix des mots m’ont transportée à la fin des années 80 sans difficultés.

Carl a soigné chacun des personnages, leur psychologie, leurs émotions, leur donnant vie et accentuant la crédibilité du récit.

Voilà donc un auteur à découvrir…

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4 Coup N’Ame


Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 4

Coup N’Ame

Après la soupe au potiron partagée entre copines blogueuses, l’auteur vous invite à tester également, les spécialités Louisiane alcoolisées, sucrés et salées…Histoire de partager encore plus que le simple plaisir d’une lecture commune, on se lancerai presque dans un concours de cuisine inspiré par ABY…A vos fourneaux et pages noircies, il est temps de mettre un point final à ce grand Opéra Halloweenesque…

Le « hic » avec les Loas, c’est qu’une fois que l’on est marqué par les esprits, cela devient vite, envahissant…La malédiction n’est plus seulement dans la descendance, mais elle prend vite, et d’une manière inquiétante, les adeptes de cette force magnétique pour n’en faire que des pantins exécuteurs de leurs caprices…Aby n’est pourtant plus que l’ombre d’elle même, mais plus puissante que jamais…Et le quartier maudit de Harlem devient vite son terrain de jeu…Le clap de fin s’annonce et pourtant, son influence va vous hanter comme jamais, car ça y est, elle sort enfin de l’ombre….

Tremblez, maintenant!

Oui tremblez maintenant

Aby est à l’aube de sa vie

40 ans se sont écoulés depuis qu’elle est installée à New York

40 ans que le malheur frappe à la porte de l’immeuble au brique rouge

Harlem change, mais Aby veille toujours sur ses ousmis

Harlem sort doucereusement de la crise

Mais le mal est fait.

Les tensions raciales plus que jamais sont ancrées dans ce quartier

Aby a peur pour son fils

Aaron, le fruit de ses entrailles.

Aaron le fils du mal.

Aaron qui après Jaja et Aby portera le fardeau de la malédiction familiale.

Car à Harlem comme ailleurs, le passé a un prix

Et l’avenir doit le lui payer.

Il va falloir en finir avec l’éthéré

Il faut que les Laos aident Aby a rompre ce cercle maléfique.

Tous vont devoir régler leurs comptes avec la veille prêtresse vaudou.

Le désounien va commencer

Abigail Richardson a toute sa vie porté sa famille à bout de bras.

Aujourd’hui il va falloir en découdre avec cette marque d’infamie.

Et le passé et les éléments vont s’en mêler.

Il faut combattre l’ignominie

Alors Tremblez, les choses vont s’accélérer.

Le dénouement est proche

Et il va être griandiose

 

Bientôt la Fée Stelphique et la magicienne Ge viendront vers vous pour donner les clés de chez ABY.

Elles vous raconteront leur expérience au coté de la prêtresse vaudou.

La grande dame venu du Bayou.

Et si vous avez loupé le début, une séance de rattrapage est encore possible.
Vous trouverez ci desous la questions à vos réponses :

Aby, une histoire de LC haloweenesque

Aby, une histoire de LC haloweenesque :  L’Ouverture

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 1, Aby

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 2 Lwa Racine

Aby, une histoire de LC haloweenesque : Acte 3 Marinèt Bwa Chech

 

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias


Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

Notre Flingueuse a lu, un peu par hazard,  La faux soyeuse d’Eric Maravelias. Elle nous en donne son avis. Et dans la foulée, elle est allée poser quelques question à l’auteur.

Je vous laisse découvrir tout cela

 

La faux soyeuse, Eric Maravelias
Editions Folio Policier.

Ce livre je l’ai acheté pour le faire participer à la chasse aux livres Collectif Polar. Puis j’ai vu plein d’articles sur lui. Bon ben je vais peut-être le lire même si c’est pas ma came (oui jeu de mot !)

C’est difficile, violent. Mais c’est prenant aussi. La société en dérive, les hommes aussi. Une saloperie qui prend possession de ton corps. Addiction. Dépravation, perversion, trahison, dérision. Au fil des pages tu galères pour t’attacher au personnages principal. Sa pensée est décortiquée, ses actes aussi. ça ne les justifient pas, sûrement, mais t’y trouve une sorte de justificatif. Justificatif s’il en faut à une société qui laisse certains sur le carreau dans leur m… Une société à deux vitesses (voire plus), deux poids, deux mesures. Tu le vois ce mec qui malgré tout à des valeurs, des sentiments, qui pose son regard sur lui sans fard. Il va au bout du bout de tout ce qu’il peut faire, penser. Est-ce que tu as mal pour lui ? je ne sais pas. Il me laisse sans voix, un vide à l’intérieur. T’as envie de chialer, alors oui peut-être que tu as mal pour lui.

Il va pouvoir partir pour la chasse aux livres maintenant. Je ne regrette pas t’avoir tourné ses pages. A votre tour de regarder le monde à travers ses yeux.

Bonne lecture !

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

 

1- Pourquoi avoir écrit La Faux Soyeuse ?

Par jeu avant tout. A cette époque, j’allais beaucoup mieux, je lisais beaucoup, et ma situation m’amenant à faire un bilan sur ma vie, j’ai constaté qu’elle avait été bien noire les deux dernières décennies. De fil en aiguille, si je puis dire, j’en suis venu à l’écrire. Le jeu, bien sûr, étant d’arriver à l’écrire de la bonne manière. De façon à ce que, malgré sa noirceur et le sujet abordé, il puisse être lu par tous. Que tout en étant noir, mon livre soit aussi, dans une certaine mesure, poétique.

2- Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où travailler ?

Dans l’absolu, peu m’importe l’endroit. Calme ou bruyant, isolé ou en pleine ville, dans un bistrot ou dans un parc… ça n’a pas beaucoup d’importance. Ensuite, si c’est à mon domicile, oui. J’ai ma place dans la cuisine, devant la fenêtre, et je regarde les mésanges, le rouge-gorge ou l’écureuil vaquer à leurs occupations tandis que j’écris, réfléchis.

3- Face à l’engouement pour votre livre, vous utilisez souvent le mot « harcèlement ».

Cette engouement vous gêne ?

Du tout. Mon livre est sorti il y presque 4 ans, et c’est une plaisanterie. Dans la mesure où on parle encore de lui et que dernièrement, en effet, plusieurs salons m’ont invité, des chroniqueurs l’on lu, une journaliste de Radio France a refait un papier pour un journal suisse, je me suis amusé à parler de harcèlement. C’était humoristique.

4- Votre roman est très noir, le noir est une couleur parmi tant d’autres. Quelle est la couleur qui vous émeut.

Aucune en particulier.

5- La première fois que vous avez tenu votre livre en main… racontez-nous.

Tout dépend de quoi on parle. La première fois que j’ai tenu mon livre en main, je l’avais fait imprimer moi-même. C’est une sensation agréable. Un objet fini. Qui a l’apparence d’un livre, enfin. Ensuite, lorsqu’il est sorti à la Série Noire, chez Gallimard, c’était encore autre chose. Plus officiel, mon livre parmi les grands et dans une collection que j’aimais. C’est sûr que ça fait quelque chose. Mais ce n’est pas traduisible en mots si facilement. Et puis le battage médiatique qui a eu lieu ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour apprécier pleinement ce moment si particulier. Les salons se sont enchaînés, les journaux, les radios, une émission télé ( Bibliothèque Médicis )… bref, c’est parti d’un coup, et j’étais le premier étonné de ce succès. Si je dis ça, c’est pour vous expliquer que je n’ai pas beaucoup eu le temps de penser, savourer tous ces instants, ces premières fois. J’étais un peu comme dans un rêve. Sur un nuage.

6- Qu’attendez-vous du monde de demain, qu’en espérez-vous ?

Rien. Je me prépare au pire.

7- On voit souvent des coups de gueule… donnez-nous son contraire : Un coup de joie.

Non, désolé. Je ne vois pas. Peu de choses m’inspirent de la joie, dans ce monde. Ou alors à titre personnel. Les animaux en liberté, les petits enfants, quelques amis, oui, mais quand je pense à ce que l’avenir leur réserve, ma joie s’évanouit.

8- Un indice sur votre prochain roman ?

Oui. 2019.

9- Un petit mot pour vos lecteurs ?

Oui : Merci.

10- Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Celle-ci.

Élastique nègre de Stéphane Pair 


 

Le livreÉlastique nègre de Stéphane Pair .Paru le 9 février 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir.  18€50 ; (278 p.) ; 21 x 14 cm
 Disponible bientôt en poche, sans doute en février chez 10-18 dans la collection 10/18 Domaine Policier.  7€50 ; (264 p.) ; 18 x 11 cm

4e de Couv :

 » Elle n’a pas senti mon amour se gâter à l’ombre grandissante de ma colère. Rien n’est venu et j’ai décidé ce soir de relâcher l’orage.  »
Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

 

L’auteur : Stéphane Pair est journaliste pour la chaîne publique France Info. Il traite depuis près de dix ans les faits divers, les questions de justice et de société. Élastique nègre est son premier roman.
Extrait :
À Pointe-à-Pitre, il faut moins de trois heures à un de mes gars pour écouler cent vingt galettes. Ils dealent à La Havane mais surtout à « Washington », la cité Henri IV, où j’ai planté mon drapeau. Des points de vente sur les quatre barres qui cashent en toute saison, de jour mais surtout la nuit. Les cousins vendent la merde trente francs l’unité, jamais moins. Ils se protègent les uns les autres. Ils surveillent les accès grâce aux petits du quartier et, malgré l’envie de faire toujours plus d’oseille, je leur impose de tourner la vente d’une barre à l’autre. De la AA à la AD, c’est chaque jour, un hall différent. Aux camés de s’y retrouver.

 

L’avis de votre bibliothécaire

Voici un livre qui se mérite. Un livre exigeant. Un livre différent !

J’ai failli passer à coté de ce premier roman. Mais heureusement mon ami Yvan a rectifié ça ! En effet j’ai lu ce titre dans le cadre du  salon du polar de Mulhouse. Il était sur la liste des 6 finalistes du premier prix du Festival Sans Nom. Et en tant que membre du jury, je me devais de le découvrir.

Je me suis donc lancée dans cette lecture tête baissée afin d’honorer le rôle que l’on me prêtait. Et très vite au bout d’une trentaine de page, je me suis aperçu que j’avais beaucoup de mal à rentrer dans cette lecture. Aussi je me suis obligée à poursuivre, 30 pages de plus, 40 pages de plus…

Mais au bout de 2 heures de lectures, je suis allée voir mes petit(e)s camarades juré(e)s et je leur est annoncé tout de go : « Je suis dans Elastique Nègre. Et vous savez quoi, ça va pas le faire ! »

Aussitôt quelques-uns qui l’avaient déjà lu, où qui étaient un cours de lecture, me confirmèrent  qu’il avait eu du mal à rentrer dedans. Que sa lecture n’était pas simple. Mais qu’il fallait que je m’accroche car cela en valait le coup.

Oui, j’ai eu du mal à rentrer dedans car l’auteur nous écrit un roman choral. Et il alterne les chapitres en donnant la parole à chacun des protagonistes. Et heureusement au début du livre il y a un petit index des personnages. Aussi, je me suis pas mal reportée à lui au commencement de ma lecture.

Il y a Jimmy, le petit frère de Gina ; Gardé, l’officier de gendarmerie ; Aymé, le pêcheur à la retraite, Aristide dit Végéta le dealer. Déjà là j’ai eu du mal à comprendre qu’Aristide et Végéta était une seule et même personne. Mais ça, c’est de ma faute, mon esprit toujours s’embrouille entre les personnages. Il y a aussi Gina, la conteuse, la sœur de Jimmy et puis Tavares, Tavares Newton le narco-trafiquant bahaméen, et Lize aussi l’étudiante américaine sans oublié Josette  la quinboiseuse.

Tout ce petit monde, nous raconte une partie de l’histoire, enfin sa partie, son point de vue. Et au début, j’ai eu du mal à relier tout cela. Mais j’ai fini par comprendre que c’était voulu par l’auteur. Qu’il mettait en place, lentement son filet, qu’il appâtait tranquillement son lecteur.

J’ai compris que l’intrigue n’était qu’un prétexte pour parler de la diversité de son île, de la complexité de cette Guadeloupe que, souvent, l’on ne voit qu’en carte postale. Et moi qui ne me bornais qu’à l’histoire. Qu’à l’enquête, qu’au roman policier. J’avais les yeux bandés, je ne voyais rien, aveugle au style de l’auteur à la construction de son roman.

Mais Elastique Nègre c’est bien plus que ça , bien plus qu’un simple polar! C’est du pur roman noir.

J’ai bien fait de m’accrocher, j’ai bien fait l’aller au delà des cent premières pages. Car oui par la suite tout s’est éclairé. Et de quelle magnifique manière. Tout est devenu limpide. J’ai même eu envie de relire le début après avoir terminé la dernière page. Oui, j’ai relu les pages sur lesquelles je me heurtais, j’ai refait connaissance avec ces personnages. Mais surtout j’ai goûté la splendeur de l’écriture de l’auteur. Et surtout j’ai adoré la subtilité de la construction de ce magnifique roman.

Monsieur Pair, vous m’avez totalement bluffée mais aussi quelle fut belle cette immersion dans vos Antilles. Même si ici vous décrivez et nous donnez à montrer son coté le plus sombre. Avec vous noir c’est noir. Et c’est pas certain que la misère soit moins dure au soleil !

Bref, ce livre que j’ai failli lâché en court de route, est au final une pure découverte.

Le  » ça va pas le faire« , s’est transformé  en « un putain de coup de cœur« .

  Stéphane Pair à reçu Le Prix du jeune auteur  pour Elastique nègre lors du festival sans nom

 

Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque! l Ouverture


Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, ouverture

 

Au commencement était le verbe …

Non je ne me prends pas pour Dieu.

Juste une magicienne qui voulait depuis longtemps partager une lecture commune avec une fée.

Et comme le temps passé et que chacune était surbookée,

Il a bien fallu trouver un prétexte pour tout arrêter et se consacrer à notre LC.

Et quoi de mieux qu’Halloween pour réunir une fée et magicienne.

Maintenant ne restait plus qu’à trouver le troisième invité.

Et qui mieux qu’Aby, la prêtresse vaudou pour nous accompagner dans ce voyage.

Ah vous ne connaissez pas ABY, vous ne connaissez pas encore Aby.

Alors laissez nous à travers Fabrice Liegeois, son petit fils, vous raconter son Histoire.

Aussi ici dans ses pages, vous allez faire la connaissance d’Aby.

Nous allons dérouler son histoire en quatre actes.

Et vous conter nos lectures à toutes les deux.

La Fée Stelphique a qui j’ai fait découvrir Aby

Et moi qui la porte précieusement depuis plus d’un an.

Son petit fils m’ayant offert ses mémoires.

J’attendais juste, que les circonstances soient propices pour la lire, juste le bon temps…

 Car…N’y descendez jamais, ne prévenait ce grimoire.

Alors à très vite maintenant pour découvrir ABY

Mais vous,  êtes vous vraiment prêt ? Réfléchissez et puis revenez !

Sinon si vous n’avez pas tout suivi, passez à l‘intro ICI

 

Et à très vite pour la suite …

 

La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski


Le livre : Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski. Paru le 3 mai 2017 chez Independently published dans la Collection : Commandant Pauline Rougier. 19,99€, (407 p.) ; 14 x 3 x 21,6 cm.

4e de couv : 

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

L’auteur : Sylvain Pavlowski est né en 1961 à Paris, il a 3 enfants et 2 petites filles. Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il a décidé de poser mes valises pour se consacrer à l’écriture, sa passion depuis toujours. Son goût de la lecture, acquis dès le plus jeune âge, ne l’a jamais quitté. Lecteur compulsif, il a d’abord dévoré les Jules Vernes, puis des auteurs tels que Connelly, Mankel, Deon Meyer, Grisham, Kellermann, ou encore Adler-Holsen ou Indridasson. ‘Écrire pour pointer du doigt les dysfonctionnements de notre société’
Extrait :
«  L’homme ne put s’empêcher de sourire. Il était toujours fasciné par la cupidité de ses semblables. On pouvait trahir. Après tout certaines causes pouvaient le justifier. Mais juste  pour de l’argent, cela lui semblait si…court. Quel manque de hauteur. Si tu savais combien les petites traîtrises peuvent alimenter une cause que te dépasse, tu en serais le premier surpris. »

L’accroche de Miss Aline

Menace Blackstone,

Sylvain PAVLOWSKI

 On peut avoir peur de ce livre : manipulation des opinions politiques, financiarisation du monde etc. Et puis non, tout y est expliqué de manière simple, abordable. On n’est pas noyé. Du coup ta lecture se détend, autant qu’elle peut l’être dans le contexte de ce bouquin. Parce qu’il est tout de même flippant par ce qu’il  suggère de possible, voire de déjà de ce monde.

On fait la connaissance du Commandant Pauline Rougier qui dirige la Brigade Antiterroriste. Elle est efficace dans son boulot, elle fait régner la discipline au sein de son équipe sans prise de tête. Mais Pauline traîne une douleur difficile à gérer. Elle l’a cache du mieux qu’elle peut. Elle va mener l’enquête sur l’attentat qui vient de se produire à Paris, elle est loin de se douter de là où cela va la mener.

On met dans l’équation un génie de l’informatique en la personne de Thomas Delvaux. En dehors d’être un crac en informatique, il a une gentille petite famille. Thomas va  tomber sur un truc énorme en scrutant ses ordinateurs.  Au début il ne sait pas trop où il met les pieds et puis tout se dessine et il voit l’impensable être sur le point de se réaliser. Pour l’épauler il fait appel à son ami journaliste Jack Campbell au New York Time. Jack a un ennemi juré : la bouteille !

Tout  ce petit monde va se retrouver autour d’un même but : empêcher le monde de basculer. On se bat dans la rue, on se bat à coup de milliards,  on se bat via le net, on se bat contre soi. C’est une lutte de tout les instants, si tu te relâches, t’es fini (ou presque).

L’auteur prend le temps de poser les choses, les personnages. Tu avances « tranquillement » dans ta lecture jusqu’aux dernières pages ou tu vas trembler avec eux. Vont-ils réussir ? Comment leur personnalité, leur comportement vont-ils se  trouver changé à cause de ces événements ?

Ce livre dit tout haut se qui se passe tout bas.

 NDLR : Nous devrions bientôt retrouver Sylvain Pavlowski et miss Aline pour une petite papote d’auteur.

En attendons ce soir, nous retournerons au Festival sans nom sous le regard d’une novice.

A très vite donc !

Ge porte flingue de Collectif Polar

Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault


Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault, le chouchou du week-end

 

  Le livre : Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault. Paru le 03 mars 2016 aux Editions Le Manuscrit. 23,90€, (266 p.) Isbn : 9782304045766

4e de couv : 

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

L’auteur : Cécile Pellault est née en 1973. Ecrire, encore et toujours…c’est son crédo
Des nouvelles à foison comme des challenges à chaque concours qui croise sa plume.
Trois romans à son actif aux Editions Le Manuscrit : « Serial Belle Fille »(2005) et « On ne choisit pas sa famille » (2007).
Et  le dernier avant le prochain « Le brouillard d’une vie »( mars 2016), son incursion dans le roman noir avec un drame familial haletant. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.. Le Brouillard d’une vie a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016.
Extrait :
Les bruits de pas dans la rue derrière elle, les buissons qui s’agitent à son passage, les craquements du parquet, les chuchotements dans un rayon de supermarché, les cliquetis de clés dans la main d’un inconnu, les claquements d’une portière, le frôlement d’une main dans son dos dans une gare routière emplissait Lilly de terreur. Chaque instant de sa journée, les sens aux aguets, elle interprétait chaque bruit, chaque mouvement comme une menace potentielle. Lilly était une survivante depuis 10 ans et une fugitive depuis 4 ans

Mon avis et un peu plus…

Comme vous le savez, j’aime aller à la rencontre de nouveaux auteurs. C’est comme cela qu’un jour de début février, j’allais à la rencontre de Cécile Pellault. J’étais alors au salon de Mennecy en Ile de France (91) et il y avait là une vingtaine d’auteurs rien que pour moi . Et beaucoup que je ne connais pas. J’ai papoté avec chacun d’eux mais ma belle rencontre du jour ce fut Cécile Pellault.

Je ne connaissais ni son nom ni sa maison d’édition. Et en effet son éditeur est un éditeur numérique qui ne publie qu’à la demande. Cécile m’a raconté son parcours, son rapport à l’écriture, les premiers concours de nouvelles. Les  deux premiers romans édités, des comédies familiales. Sa vie étudiante. Ce troisième roman sous forme de thriller. Son séjour américain à Boston, où ce situe le roman. Sa thématique toujours et encore autour de la famille. Comment un drame est vécu par chacun des membres d’une même famille et comment chacun se révèle à travers cet incident.

Bref nous avons bien accrochée, elle a su me donner envie de lire son roman. Malheureusement ayant perdu mes papiers et mes moyens de paiement et me retrouvant sans le sou, je n’ai pas pu le lui acheté. Mais…

…Cécile, ayant cru aussi à mon baratin, m’a fait confiance et crédit et je suis reparti avec Le brouillard d’une vie sous le bras.

Quelques mois plus tard, je le lisais d’une traite et quelques-moi après je vous en parle enfin. Car oui j’ai bien trop tardé pour vous parler de ce parfait suspense psychologique.

Alors le Brouillard d’une vie de quoi ça parle ?

D’une famille d’expatriés français qui décide de s’installer dans la banlieue de Boston après des années de contrats à travers le monde. Après n’avoir connu que déménagement sur déménagement, la famille Rodier pense trouver un foyer dans cette charmante maison . Lilly s’épanouit dans cette vie de lycéenne américaine malgré les problèmes de Romain, son frère. Mais leur vie rêvée car  basculera le jour du bal de promo de Lilly. un meurtre a fait voler sa vie en éclat et elle plonge alors dans les affres d’un deuil impossible
Ce sera le début pour Lily de 10 années de descente en enfer où elle
s’enfonce dans la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher la tragédie. Et
surtout à craindre pour sa vie et celle de ses proches jusqu’à ce qu’elle soit
forcée de se jeter sur les routes des US pour fuir de nouveaux drames. A partir de là, la culpabilité et l’incrédulité sur sa vie d’autan vont se mêler pour l’asphyxier.

Vous l’aurez compris , le Brouillard d’une vie c’est avant tout une histoire de famille. On peut dire que c’est un thriller familial doublé un roman noir.

Un des thèmes central du livre c’est la culpabilité. Mais ici Cécile ne s’intéresse pas à la culpabilité des bourreaux, mais bel et bien à celle des victimes. Comment en tant que victime on arrive à se sentir responsable de ce qui nous arrive.

Comment on se met à douter de tout, de notre entourage. Et les questions surviennent. Pourquoi je n’ai rien vu venir?  Qu’aurai-je pu faire ? N’ai-je pas introduit le loup dans la bergerie ?

« Lorsque le malheur frappe dans une famille ou lorsque les coupables sont dans l’entourage, on se sent irrémédiablement responsable. » voilà ce que nous dit Cécile.

Cécile place l’intrigue de son roman  aux Etats-Unis dans le année 90. Enfin plus exactement entre 1987 et 1997, sur une période de 10 ans. Aussi l’auteur ayant vécu aux states dans ces année là, elle  arrive à retranscrit avec subtilité, l’atmosphère d’un campus universitaire dans le Mississipi à la fin des années 90. On ressent à travers son regard de petite frenchy, les failles de la société américaine.

 Mais, Le brouillard d’une vie, c’est aussi une histoire de manipulation. Comment on perd, comment on peut perdre ses repaires lors tout s’effondre autour de nous. Comment on devient vulnérable. Ici on va suivre les protagonistes avant et après le drame, on va les observer et voir comment ils y survivent surtout quand leur fondements sont attaqués. Quand la famille s’écroule.

Je vous le disait, c’est une histoire de famille et Cécile me confiait :  » Je crois être obsédée par la famille, ses relations, les conséquences sur chacun. Nous avons deux choix dans la vie on se construit soit grâce ou contre sa propre éducation.
Notre famille, notre éducation, nos amis qu’on se choisit sont notre point d’ancrage. Hors mon héroïne perd tout cela, mon histoire tourne autour de ce sentiment où l’on ne se fait même plus confiance. Elle perd pied après le malheur qui frappe sa famille. »

Alors m’attendais plus pour découvrir ce drame familiale, cette histoire de manipulation et de culpabilité. C’est vraiment un excellent premier polar. Un pur roman psychologique. J’ai hâte de lire son prochain.

Mais ce n’est pas le premier roman de Cécile, non avant cela elle a écrit Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007. Vous voyez quand elle vous dit que les rapports familiaux l’obsèdent, elle ne vous ment pas !

Et moi je vous promets que l’on retrouvera très vite Cécile Pellault dans ces pages.

A suivre donc…

 

 

Là-haut les anges de Chris Roy


Le livre : Là-haut les anges de Chris Roy. Parue le 5 octobre 2017 aux Editions Inspire. 20€  ISBN : 978-2-490098-00-2

4e de couv :

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

L’auteur : Chris Roy vit à Paris. Elle est auteur-compositeur.   Pour Chris, tout a commencé au sud de la Loire, les bords de l’Isère, puis l’adolescence en Provence avec les odeurs de garrigue dans les cheveux et le chant des cigales qui entête. Une adolescence riche en découvertes artistiques, danse, livres, poésie et musique. Avec toujours au fond de sa tête, la sensation d’avoir toujours « Un rêve qui veille » comme le dit Eluard, pas forcément défini mais définitivement artistique.

Puis Paris, la Sorbonne, une histoire d’amour avec la capitale, le quartier du Panthéon, la rue Soufflot, le jardin du Luxembourg et le boulevard Raspail, dans les pas de Simone de Beauvoir.

Ensuite, au hasard de rencontres, la découverte du milieu de la musique, Chris chante, compose et écrit, pour elle, mais aussi pour les autres. Elle retarde son rêve d’entrer en littérature pour s’investir dans la production musicale et le développement d’artistes. Les sons et toujours les mots.

Aujourd’hui sociétaire professionnelle de la SACEM, Chris a écrit son premier roman, Là-haut les anges, un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux qui joue avec les codes de la satire sociale et du polar féministe.

 

Le OFF de OPH

 

« Là-haut les anges », un titre bien angélique et doux pour un polar psychologique qui ne l’est pas du tout…

 Avant de rédiger cette chronique j’ai pris des notes et beaucoup réfléchis sur le « comment »… Comment réussir à vous faire comprendre à quel point j’ai eu un coup de cœur pour ce roman, le premier roman de Chris Roy.
On évoque souvent les polars avec les termes « page-turner », « uppercut », des termes forts et violents. De la violence il y en a dans ce roman, une violence sous-jacente, jamais complètement décrite mais en filigrane au fil des pages…
« Là-haut les anges » c’est l’histoire d’un pédophile, amoureux des adolescentes, qui, une fois qu’il les a eu, s’empresse de les jeter dans un sac poubelle, comme un enfant qui aurait cassé son jouet…
C’est l’histoire d’adolescentes en quête d’amour et de reconnaissance qui surfent sur les réseaux sociaux comme Kelly Slater, surfait avec aisance sur les plus belles vagues du monde…
C’est l’histoire de policiers, de leurs sentiments, de leur impuissance face à un tueur intelligent, calculateur, avide de chair fraîche.
C’est l’histoire de parents qui peinent à comprendre leurs ados et de leur douleur face à la perte d’un enfant.
« Là-haut les anges » est un roman ô combien contemporain, criant d’une réalité qui, en tant que maman, m’effraie…
Chris Roy est une artiste et elle nous dépeint en 3D une histoire si authentique qu’elle pourrait malheureusement faire les choux-gras des médias.
Au-delà d’une intrigue bien construite et prenante, sans temps morts, Chris Roy apporte dans un style fluide, recherché mais sans lourdeur, sa réflexion sur les dangers des réseaux sociaux, et plus largement sa réflexion sur notre société moderne tel que la difficulté pour les parents de gérer des adolescents décomplexés en recherche d’identité, de « like » et de « followers » sur facebook, instagram et autres snapchat…  Elle évoque avec une précision surprenante les différents sentiments que ressentent les policiers traitant de ce type d’affaires, la difficulté de faire face à la mort, l’impuissance à identifier l’auteur de ces crimes horribles… Les dialogues entre adolescents sont les mêmes que ceux que je peux entendre chaque jour dans le métro… Et cerise sur le gâteau, elle nous emmène à l’intérieur de la tête de ce « hacker de cœurs d’adolescentes », comme il se décrit lui même,  ses pensées, sa mission, ses sentiments, son intimité qu’il nous délivre au travers des pages de son journal.
J’ai peine à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant il est abouti dans chacun de ses aspects: l’histoire, les personnages, le style…
Je crois que je pourrais vous parler des heures de ce roman sans pour autant vous en dévoiler l’histoire tant il y a de choses à dire, de débats à mener sur les sujets traités.

Extraits:
« Sara sentait que Stan montait en pression. Il avait une telle aversion pour ce genre de délit qu’il s’en rendait parfois malade. La drogue, le racket, les crimes crapuleux, les homicides passionnels, tout ça il pouvait comprendre, mais les viols et les meurtres d’enfants, ça le rendait fou. Sara l’avait même surpris un jour dans la salle des photocopieuses, les larmes aux yeux, après avoir vu des clichés particulièrement infâmes d’une enfant violée et battue par son père. »
« Etre considérée, respectée, vue, c’est tout ce qu’elle demandait.Mais ses parents s’obstinaient à ne pas la comprendre, à ne jamais lui faire confiance. Alors il lui fallait mentir à se déchirer le cœur pour goûter à la vie qui s’offrait à elle. Son amie Eloïse ne souffrait pas de réprimandes comme elle. Elle avait des parents en or pensait-elle, qui lui laissaient une grande liberté. […]  Message de GarçonSwag95: Salut! J’ai jamais fait ça de toute ma life, mais ta photo me parle grave…[…] Une jolie fille comme toi devrait plutôt rire et avoir une vie swag. Jennifer: ah, ah, tu dis ça à cause de ton pseudo? Mais si tu connaissais mes parents, tu saurais que j’ai le seum à chaque heure qui passe. »
 » le bluff, c’est ma spécialité, j’en fais des smoothies: un peu de vrai, un peu de faux, je mixe, et hop!Comme les enfants qui jouent à « on dirait qu’on était fiancés », pour s’amuser à touche-pipi ou autres jeux délicieux de l’enfance.Moi, je l’ai gardé mon âme d’enfant, pas comme vous, qui jouez aux adultes, aux grandes personnes jusqu’à la mort. Quel ennui! A force de vous croire si raisonnables, vous vous oubliez, vous perdez, vous vous emmerdez! Moi je veux jouer, je sais jouer, donc je joue ».

 

En suivant Stan, Sara et leurs collègues, je me suis revue en brigade des mineurs, face aux atrocités que l’on peut rencontrer quand on exerce dans ce type de service; avec Anna, Jennifer, les autres adolescentes et leurs parents, j’ai pris un peu plus conscience des difficultés que j’aurais à gérer en tant que maman d’un futur adolescent,  dans un monde où les réseaux sociaux sont des gourous modernes et dématérialisés, créateurs de popularités mais aussi destructeurs d’individualités. Dans le journal intime du « Hacker de cœurs d’adolescentes » j’ai plongé dans l’horreur d’un esprit malade…

Chris merci pour ce roman qui m’a bluffé. J’ai eu un véritable coup de cœur et il vient de passer numéro 1 dans les romans policiers que je conseillerai…

Vous pouvez vous procurez ce roman ICI sur le site des Editions Inspire

Apéro Polar : Rencontre avec Bernard Prou


Vous le savez, depuis quelques années maintenant, 1 fois par trimestre, j’organise au sein de ma bibliothèque des rencontres d’auteurs.

J’ai appelé ça Apéro Polar

Et le Samedi 14 octobre prochain j’aurai la chance de recevoir…

Bernard Prou

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier aura le plaisir de recevoir Monsieur Bernard Prou qui viendra nous parler de son titre Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Dans le cadre des rencontres autour du centenaire de la révolution russe, Bernard Prou, viendra nous raconter la vie tumultueuse d’Alexis Vassilkov, le fils de Maupassant.
Il nous fera traverser les époques, lorsque les russes opposés au Tsar se réfugiaient en France, lorsque ceux-ci sont retournés en Russie au tout début des insurrections et jusqu’à la révolution russe. Il sera question de Lénine et de francs maçons. De Staline et de son psychiatre. Du petit père des russes et de goulags….

Je questionnerai notre auteur sur tous ces points mais aussi sur plein d’autres choses encore.

Nous parlerons Russie c’est certain, mais j’aimerai aussi que Bernard Prou vous raconte aussi la merveilleuse histoire qu’a été la sienne avec la publication ce ce premier roman « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant« .

J’espère que nous aurons aussi le temps de vous parler de son deuxième roman « Délation sur ordonnance »  qui sortira dans quelques semaines chez Anne Carrière.

Notre auteur justement qui est-ils.

Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).

Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Sa bibliographie

 

Délation sur ordonnance

Délation sur ordonnance de Bernard Prou. À paraître le 2 novembre 2017 Aux Éditions Anne Carrière . 18€

Résumé

Oreste et la jeune femme comprennent alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés leur permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé. Grégoire ne s’était probablement pas douté que ses propres enfants, Maurice, Laure, Marie et Charles, étaient d’une manière ou d’une autre liés aux personnes qu’il avait dénoncées : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Parmi ces « mauvais Français », on trouve un communiste et résistant, un gaulliste, un arriviste forcené, et un Juif. Et, pour couronner le tout, trois d’entre eux sont francs-maçons. En livrant ces hommes aux autorités de Vichy, Grégoire Saint-Marly ignorait qu’il poussait son fils Charles vers le peloton d’exécution. Que Maurice, qui fréquentait les truands de la rue Lauriston, deviendrait un roi du marché noir, avant de trouver la rédemption. Et comment ne pas évoquer le destin de sa fille Laure, amoureuse d’un officier allemand, et de son autre fille, Marie, la discrète émancipée, dont les faits de résistance étaient passés inaperçus ? À travers les destins enchevêtrés de ces personnages, Bernard Prou reconstitue une période trouble où chacun s’est déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou. Postface de Fernando Arrabal. Paru le 11 mai 2016. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm
Résumé
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.C’est complètement nouveau. Un style précis, élégant et un personnage hors norme qui va vous captiver. De la magnifique littérature. Gérard Collard, La Griffe noire.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant est d’abord sorti au édition de la brouette

Mon avis  ICI  sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire

 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire : le Réveil anicien, 100 ans d’histoire d’une loge de Bernard Prou et Michel Achard. Préface Jean-Robert Ragache. Paru en 1993 et réédité en 2005 aux éditions Roure. 22€;  (234 p.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm

Résumé 

Association secrète, mystérieuse et diabolique pour certains, la franc-maçonnerie est en réalité une société initiatique à caractère philosophique, philanthropique et progressiste dont les membres pratiquent la solidarité et étudient dans leurs loges avec une liberté absolue de conscience.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-loire depuis 1744 et la plus ancienne loge toujours en activité, le «Réveil anicien», affiliée au Grand Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

L’ouvrage de Bernard Prou et Michel Achard retrace l’histoire des loges maçonniques en Velay et plus particulièrement celle du Réveil anicien. Les auteurs ont pu établir la liste de près de 500 noms de francs-maçons de Haute-Loire, depuis les origines. Ils sont donnés en annexe de l’ouvrage.

La préface est de Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-Loire depuis 1794 et la plus ancienne loge, toujours en activité en Velay, le Réveil anicien, affiliée au Grand-Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

 

Laurent-Eynac

 

Laurent-Eynac (1886-1970) : le premier ministère de l’Air : des racines et des ailes, Le Monastier-Paris de Bernard Prou. Paru le 30 novembre 1998 aux édition de Roure. 17€  ; (200 p.) ; llustrations en noir et blanc ; 22 x 15 cm

Résumé :

Laurent-Aynac, journaliste, élu de Haute-Loire pendant 21 ans député puis sénateur, sera le premier ministre de l’Air en France (1928). Cette biographie retrace son action politique, et son influence sur la politique industrielle de la IIIe République.

Voilà vous savez tous, enfin presque.

Car ….Un verre de l’amitié vous sera offert après la représentation !

Durée de la rencontre sera 1h30 environ.
Et l’entrée  est libre et gratuite  dans la limite des places disponibles.

Autres Infos pratiques :
C’est  le Samedi 14 octobre 2017 à 11h 30
à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9. Ou les bus 46 station Chemin vert. Et les bus 56, 61, 69 arrêt place Voltaire/Léon Blum Marie du XIe

 

Alors venez nombreux pour ce qui devrait-être encore un beau moment de convivialité, de partage et d’échange.

Bernard et moi, on vous attend.