Le Collectionneur – Fiona Cummins


le livre: Le Collectionneur de Fiona Cummins . Traduit de l’anglais par Jean Esch. Paru le 18 octobre 2018 aux éditions Slatkine et Cie. 20€90 ; 509 pages; format 16 x  23,2 cm.

4ème de couverture:
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.
L’auteur: Fiona Cummins est une ancienne journaliste du Daily Mirror, plusieurs fois récompensée, qui a interviewé de nombreuses célébrités, de Michael Jackson à George Clooney. Aujourd’hui journaliste indépendante, Fiona écrit pour des journaux et magazines nationaux ou pour des entreprises. Elle vit dans l’Essex avec sa famille. Le Collectionneur est son premier roman. Le livre a connu un grand succès en Angleterre, où ses droits ont été achetés pour la télévision.
Extrait:
« Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’ont retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. »
 

Le OFF de OPH

Le Collectionneur – Fiona Cummins

Le Collectionneur, chronique d’un roman écrit au scalpel!

Le Collectionneur pourrait être votre voisin, votre patron, votre épicier, voir même votre libraire!

Le Collectionneur est à la fois tout le monde et personne.

Le Collectionneur se fond parmi la population, invisible aux yeux des passants.

Le Collectionneur cherche ce qui est rare, et c’est des os qu’il est passionné.

Dans ce thriller psychologique, Fiona Cummins nous entraîne à la poursuite de cet homme étrange pour qui, rien ne compte plus que sa collection hors normes.

Quand il repère deux enfants présentant des déformations osseuses, il ne peut résister, ils doivent venir embellir sa collection privée. Unique, elle ne peut être exposée aux yeux de tous, mais peu lui importe, il le fait pour son plaisir mais aussi pour…. il vous faudra le découvrir vous même!

Fiona Cummins signe avec brio son premier roman. Le style est affûté, dynamique mais aussi incisif. Pas de perte de rythme et une envie irrépressible de tourner les pages.

Outre l’intrigue qui est bien construite, Fiona Cummins évoque des sujets difficiles tels que la maladie et le deuil d’un enfant. Ces deux sujets principaux sont la toile de fond de ce roman sur laquelle l’auteure a peint sa sombre histoire.

Omniprésents, les deux sujets ne peuvent laisser insensible. J’ai souffert avec les parents de ces enfants mais aussi avec les enfants eux-mêmes, ces petits être courageux qui font preuves d’une force incroyable.

Les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement bien traités. Qu’il s’agisse de la souffrance des parents mais aussi de l’état d’esprit des enfants ou encore du culte que vous le Collectionneur aux ossement hors normes, l’auteure brosse méticuleusement chacun des portraits et nous livre un thriller puissant et passionnant.

Un petit bémol sur la fin mais qui n’a pas gâché mon plaisir.

Le Collectionneur est un roman que je ne peux que vous recommander!

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Un été sans dormir de Bram Dehouck


Un été sans dormir de Bram DehouckUn été sans dormir de Bram Dehouck. Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron. Paru le 20 septembre 2018 chez Mirobole Editions dans la collection Horizons noirs..19€50 ; (250 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

AVT_Bram-Dehouck_2668L’auteur : Bram Dehouck est né en 1978, il vit près de Courtrai en Belgique flamande. Publié en Allemagne et en Angleterre, il a reçu des prix importants tels le Schaduwprijs (meilleur premier roman noir néerlandophone) et le Gouden Strop (meilleur polar de langue néerlandaise). Un été sans dormir, son deuxième roman, est sa toute première traduction française.

 

 

Extrait :
« Éveillé désormais comme en plein jour, il poussa
un soupir. Se retourna. Les points orange du volet
laissaient une impression bleutée sur l’écran de ses
paupières. Ils ne dansaient plus : ils vrombissaient
comme des mouches autour d’une bouse de vache.
Et cela durait depuis cinq nuits.
Une semaine plus tôt, à l’inauguration officielle
des dix éoliennes de Windelektrix, l’avenir lui avait
pourtant paru particulièrement radieux. Venue de la
ville et des villages voisins, la foule des grands jours
s ’ était pressée à la fête. Quelle transhumance ! Tout
le monde accourait pour voir les éoliennes, dressées
au point culminant de Windhoek telles des idoles. »

Le post-it de Ge

Un été sans dormir et Bram Dehouck

Ah les couverture des éditions Mirobole, une vrai signature à elles seules.

Quand j’ai eu ce bouquin dans les mains, j’ai tout de suite pensé à la canicule qui avait endormi Paris durant l’été. Enfin quand je dis endormi je devrait plus dire énervé Paris. Oui car en ces mois d’été 2018, punaise que les franciliens étaient fatigués de ne pas assez dormir à cause de la chaleur insupportable la nuit.

Et bien c’est un peu cette ambiance que j’ai retrouvé dans ce livre. Et oui la canicule sévis sauf que là nous sommes dans un village de Flandre Occidentale, et de se coté là en Belgique on a pas forcément l’habitude d’avoir si chaud !

Bon et c’est pas tout voilà que sur la commune de Windhoek, on a installé des éoliennes. Et une fois l’euphorie de l’inauguration passé on s’aperçoit que celles-ci ont des petits inconvénients et quelques nuisances directes qui perturbe aussi la population locale.

Et de ces petites pollutions sonores ne vont pas être sans répercutions sur le quotidiens et la vie de notre bourg à l’instar de notre bouché charcutiers qui doit préparer la fête d’inauguration avec ses fameux Paté Bracke de Windhoecke.

Voilà le postulat de départ de notre roman ! Et c’est avec un humour féroce mais aussi avec avec un brun de burlesque que Bram Dehouck nous conte cette histoire d’où jaillissent des personnages incroyables et pourtant bien ordinaires. 

Je vous avoue que j’ai adoré cette petite pépite où le surréalisme façon belge donne toute sa saveur à ce petite gâterie acidulée où l’absurde et le cruel font excellent ménage !

Un petit bijou d’humour noir grinçant, poétique et  mordant  !

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous mettons l’accent sur un premier roman, et oui ! Aussi c’est à travers une double chronique  que nous vous proposons de le découvrir.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offrait son petit avis et si vous l’avez loupé c’est ICI.

Et en cette fin d’après-midi c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui nous livre sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

@abrideabattuebymarieclaire

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

DERNIERS JOURS A ALEP DE GUILLAUME RAMEZI AUX EDITIONS FRENCH PULP (Espionnage)
ISBN : 979-1-0251-0304-3 // Tarif : 18 €

Comme je l’ai déjà indiqué, l’espionnage et le terrorisme ne sont pas des genres que j’affectionne.

Derniers jours à Alep, est une histoire sur le terrorisme et la famille. Sur l’absence d’un père et sa quête lorsque son fantôme ressurgit.

Alep en Syrie de nos jours :

Al Mansour arrive au terme de ses expériences sur des êtres humains. Ses protocoles sont de plus en plus précis et les résultats prometteurs. Il touche enfin au but. Il est temps car l’organisation tentaculaire pour qui il œuvre s’impatiente. C’est qu’elle prépare depuis très longtemps cette action d’envergure. Action qui va faire basculer ces pays d’occidents exécrés. Les morts se compteront par milliers. Ce sera leur victoire tant attendue.

Extrait page 20 : « Soutenu sans limites par son organisation et les fonds colossaux dont elle disposait, il avait progressivement pris le contrôle de la quasi-totalité de la production de savon d’Alep. Cela lui permettait d’arborer en façade toutes les caractéristiques d’un investisseur ambitieux et de pouvoir mener en parallèle ses recherches sans être perturbé. »

Paris en France de nos jours :

Mathias a perdu son père alors qu’il était enfant. Cette absence a déterminé son choix de carrière. Un manque, un vide jamais vraiment comblé malgré l’amour immense qu’ils se portent avec sa mère. Mathias s’investit à 300 % dans son métier de cancérologue au point d’avoir perdu Marie, la femme de sa vie. Et pourtant, elle est journaliste et sait ce qu’est la passion d’un métier. Mais peut-être que le temps de sa reconquête et celui de la construction d’un avenir sont venus ?

Mais l’avenir reste un mystère. Un jour, au journal télévisé, une information sur un terroriste recherché va tout faire basculer. Une photo s’affiche en plein écran et pour Mathias c’est comme un violent uppercut. Le visage du terroriste est celui de son père mort depuis 25 ans.

Avec l’aide de Marie et celle d’Ahmed, son meilleur ami, il va tout tenter pour retrouver cet homme et comprendre. Les contacts de Marie vont le mettre en relation avec Gaël Martens qui travaille pour les services des renseignements. Mais Mathias, pas plus que Marie ou Ahmed ne sont des barbouzes et rien ne les a préparés à ce qu’ils vont devoir affronter.

La vérité a toujours un prix. Et c’est le plus élevé qui sera facturé.

Un roman qui offre de bons moments de lecture avec des personnages attachants et une intrigue de bon niveau.

Pour ma part j’avais une vision du rôle et des intentions de chaque personnage dès le début de ma lecture. Hélas pour moi, ma vision a été la bonne et du coup je n’ai eu aucune surprise. Guillaume Ramezi je plaide coupable. J’ai l’esprit très tordu.

Mais je suis persuadée que la grande majorité des lecteurs se fera balader par tes lignes et tes mots, et que dans tous les cas ils passeront un bon moment grâce à toi.

 

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous vous parlons d’un premier roman, étonnant, non ! Et pour vous donner envie de le découvrir nous vous proposons une double chronique.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offre son petit avis. Ce soir c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui livrera sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

En epub à 9€99

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.
Citation :
« Aujourd’hui, papa est mort. »
«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

 

Le petit avis de Kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

 

Le glas de l’innocence – Cyril Carrere


Place à une nouvelle chronique à deux voix avec Miss Aline et Clémence

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Le livre : Le glas de l’innocence, Cyril Carrere.  Paru le 14 août 2018 aux Editions le Lys Bleu. 21,40 € ;  (356 pages)  ;14,8 x 21cm

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A PARIS. Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018

 

 

Extrait :

« Tétanisé par la peur, Ken ne réagit pas assez vite quand l’homme plongea sur lui et l’empoigna par le cou. Son corps réagit mécaniquement : ses mains saisir l’avant bras de son agresseur et ses pieds le frappèrent sans réussir à le déstabiliser. La pression des grandes mains calleuses s’accentua sur sa pomme d’Adam et Ken poussa un râle qui se noya dans la nuit. Plaqué au sol, l’écolier ouvrit la bouche à la recherche d’air. Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême comme s’ils  cherchaient à quitter leurs orbites. Rien à faire. Quoi qu’il fasse, il ne parvenait pas à se défaire de l’emprise du diable.

La fin.

C’était la fin. Il allait mourir ici, dans ce champ isolé au beau milieu de nulle part. »

« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Chronique à double voix :

 

Une fois n’est pas coutume, papote autour d’un livre entre deux passionnées…

Miss Aline : Tu connaissais Cyril Carrere avant de lire Le glas de l’innocence, parce que moi pas ?

Clémence : je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu’il me contacte pour lire son livre. Le résumé et la couverture m’ont attirés alors j’ai dis oui !

Miss Aline : Je trouve que l’on commence fort avec le double meurtre des étudiants, le flic Alex qui a l’air perturbé. Il y a aussi Ken personnage dont on va suivre l’évolution en parallèle à l’enquête.

Clémence : Ken m’a touchée, émue. Ce personnage fort qui a subit les pires horreurs de son propre père et qui malgré tout tient le coup. Mon obsession était de savoir ce qu’il allait devenir en grandissant. Quel genre d’homme ?

Miss Aline : Comme toi Ken m’a interpellée. Outre cette violence subite, je cherchais à savoir quel personnage actuel du roman il pouvait être. Parce que bien ce soit des récits différents, il a forcément un lien avec l’enquête d’aujourd’hui.

Hormis Ken, je trouve que les personnages de ce roman sont forts avec un pourvoir d’émotions certains. Ils sont à la fois, déroutants, dérangeants, captivants.

 Clémence : L’intrigue est extrêmement bien ficelée. Je l’ai d’ailleurs trouvé longue à se mettre en place et puis j’ai compris pourquoi…

Miss Aline : Oui on peut penser à des longueurs mais elles sont nécessaires à la conclusion du roman.

Clémence : La fin est surprenante, bluffante ! Cela devient de plus en plus difficile de m’étonner et Cyril l’a fait ! Elle est inattendue. J’ai cru à plusieurs moments connaitre le coupable et jamais je n’avais le bon, pourtant j’en étais sûre.

Miss Aline : Sinon il y a des choses qui ont pu te déranger ?

Clémence : Déranger ? Le papa de Ken indéniablement, sa violence…

Miss Aline : Moi j’ai eu du mal au début à situer tout le monde avec les prénoms japonais. Il m’a fallu bien positionner tout le monde.

Clémence : La fin, tu en dis quoi ?

Miss Aline : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle.

Clémence : j’ajouterai  intrigue posée ou chaque détail est distillé pour que l’on s’en aperçoive quand l’auteur l’a décidé. Premier roman pour ma part, de l’auteur très prometteur. Auteur à suivre.

Miss Aline : je partage ton avis. Il ne faut pas passer à côté de ce livre et de cet auteur à suivre incontestablement.

On espère vous avoir donné envie de lire Le glas de l’innocence et les romans suivants de Cyril CARRERE.

 Merci à Cyril CARRERE de nous avoir fait entrevoir son univers. Et surtout : ne vous arrêtez pas d’écrire !

Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion


Le livre : Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion. Paru 4 Novembre 2016 aux Editions Pavillon Noir. 14.00 euros. 350 pages. 20 x 2,6 x 12 cm

4ème de couverture :
Jamais Adrien Magadur n’aurait pu imaginer qu’une banale enquête sur le vol d’une œuvre d’art le plongerait au fond de la folie destructrice, le précipiterait dans le vide… Une peinture de grande valeur nommée Lucrèce, vient d’être dérobée chez un particulier parisien. Le portrait de la jeune Romaine, prête à s’enfoncer un poignard dans le sein, attise la convoitise d’un collectionneur idolâtre, mais aussi celle, plus surprenante, d’un cartel de narcos. Avidité, cupidité, vénération fanatique pour l’art peuvent mener à des actes insensés, au crime. À travers un imbroglio émotionnel, les acteurs du récit, personnages complexes et tourmentés, sont emportés dans un drame où se mêlent passion, amitié et trahison. Chargé de retrouver le tableau de Cranach, Adrien Magadur, un privé à la déontologie douteuse, paiera de sa personne. Avec son âme-frère, un capitaine aux Stups du 36, il poursuit sa quête dans une atmosphère sombre et se laisse jusqu’au bout surprendre par de singuliers rebondissements.

L’auteur : Après avoir commencé des romans sans les aboutir, Luce MARMION, parisienne, voit son manuscrit reconnu par un comité de lecture. Luce Marmion se définit actuellement comme auteur de polars chez Corsaire Editions. Le Vol de Lucrèce est le premier thriller de Luce Marmion qui vit à Paris et consacre son temps à l’écriture.
Extraits :
« Lorsque ses proches quittaient Paris, Magadur se sentait comme un vieux chien abandonné, inutile. Pourtant, il ne les voyait pas tous les jours. Dès les premières minutes qui suivirent leur départ d’Orly, il ressentit un grand vide. »

Les Lectures de Maud :

Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion


Nous voici plongés dans la première enquête de l’Agence Demorsy. Une équipe de privés qui va devoir mettre en échec un voleur d’œuvres d’art, puis un groupe de trafiquants de drogue. Se pourrait-il que les affaires soient liées ?

Adrien Magadur, un ancien flic des Stup, va se retrouver à enquêter, parfois en marge de son équipe ; afin de résoudre les différentes énigmes qui se succèdent. Un personnage bourru mais attachant. Cette équipe va devoir faire face à de multiples embuches, à des impasses, avec une cohésion de groupe également amicale.

Un rythme soutenu, les pages se tournent toutes seules, tant l’envie de connaitre la suite se fait sentir. J’ai été emporté par cette quête de retrouver « Le Lucrèce », et sensible à tous les obstacles que les différents personnages vont devoir surmonter, tout particulièrement Maga. Cette histoire addictive vous amènera au dénouement final sans vous en rendre compte.

L’auteur nous entraîne, avec une plume que j’affectionne particulièrement, dans une sombre affaire, avec au premier rang « l’Art », on ressent la passion de l’auteur pour la peinture. Un régal de lecture, un excellent moment, j’en redemande !!!

Mention : Premier roman

Je recommande vivement la suite, « Le Mur dans la Peau » qui nous présenteront bientôt sur ces pages ðŸ˜Š

Je remercie les éditions Polars pavillon Noir pour leur confiance ðŸ˜Š

Un dernier pas de danse – Anabelle Read


Un dernier pas de danse de Anabelle ReadLe livre : Un dernier pas de danse de Anabelle Read. Paru le 27 septembre 2018 aux Nouvelles Plumes. 19€ ; (349 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Un dernier pas de danse

Un soir, Eleonor, 5 ans, appelle le 911. La police retrouve la petite fille cachée sous l’escalier, le cadavre de sa mère gisant dans la cuisine…

Première danseuse au New York City Ballet, Lily voit sa carrière brisée à la suite d’une mauvaise chute. Anéantie, elle décide de rentrer en France, dans les Alpes, auprès de sa famille adoptive. À l’aéroport, elle est accueillie par son meilleur ami Vincent auquel elle n’est pas insensible. Affectueux et heureux de retrouver Lily, le jeune flic est néanmoins préoccupé depuis le meurtre irrésolu d’une jeune femme de 24 ans. Bientôt un deuxième cadavre de femme est découvert. Lily l’ignore encore mais ces deux meurtres sont liés à son passé…

 

Anabelle readL’auteur : Anabelle Read est née dans le département du Nord il y a presque 34 ans. Elle exerce le métier d’infirmière scolaire près de Lille où elle réside avec son mari et ses deux enfants. Elle rêvait depuis longtemps de passer à l’écriture sans vraiment oser franchir le pas. Un dernier pas de danse est son premier roman.

 

Extrait :
Lily s’amusa intérieurement de la successions de question que lui avait posé sa mère. Elle profita un instant de ses bras pour s’y lover, culpabilisant un peu de ne pas lui avoir dit toute la vérité sur les raisons de son retour à la maison.

 

Le post-it de Ge

Un dernier pas de danse - Anabelle Read

Un dernier pas de danse d’Anabelle Read

Vingt-trois ans après la mort de sa mère, brutalement assassinée par son père, Lily Harper voit sa carrière de danseuse étoile dans l’une des plus prestigieuses compagnie de ballet de New-York s’écrouler. Une mauvaise chute lors d’une répétition l’oblige à rentrer en France auprès de sa famille adoptive pour panser ses plaies et donner une nouvelle direction à sa vie. Mais la mort de deux jeunes femmes et les menaces d’un tueur déterminé la plongent inexorablement dans des souvenirs qu’elle s’obstine à vouloir oublier. Avec l’aide de Vincent, son meilleur ami et policier en charge de l’enquête, elle va devoir affronter, au péril de sa vie, son passé pour construire son avenir.

Voilà ce que l’on appelle un romantic suspense. Attendez par là un subtile mélange d’enquête policière et d’histoire d’amour. Et si en plus vous l’assaisonnez avec un brin de secret de famille et d’une Kyrielle de suspects, vous obtenez un très bon premier roman.

Ce roman de presque 350 pages se lit à une vitesse folle. J’ai dévoré ces lignes avec plaisir tellement l’écriture est fluide.

Je tiens d’ailleurs à remercier Anabelle Read de n’avoir embarquée dans cette histoire après une panne de lecture de plus de 8 jours. Le style limpide de l’auteur a réveillé mon envie de lire. Une bonne histoire sans prise de tête, rien de mieux.

Je remercie aussi l’auteur de m’avoir baladée entre les différentes pistes. Avec son intrigue bien ficelée et ses personnages auxquels on s’attache (tiens je ne deviendrai pas un peu fleur bleue, moi avec le temps), Anabelle Read m’a donner envie d’avaler d’une traite ce premier roman.

Et surtout maintenant que j’ai découvert sa plume, j’ai très envie de voir comment celle-ci évolue.

Un nouvelle auteur à suivre donc !

Organigramme de Jacques Pons


Organigramme de Jacques PonsLe livre : Organigramme de Jacques Pons. Paru le 20 Septembre 2018 aux Editions Hugo Roman, Collection Hugo Thriller. 19.95 euros. 380 pages. 14x21cm

4ème de couverture :
: Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochain fashion week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent…
L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un sérial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaitre de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ?

jacques ponsL’auteur : Né en 1981, Jacques Pons vit à Paris et travaille dans le milieu de la mode.

 

 

 

 

 

Extraits :
« Il rêvait Thierry la fronde, il s’est réveillé Thierry la frousse. Il a eu le mérite d’attirer l’attention, au moins. Le SUT n’est pas réputé pour sa pusillanimité. Une épine de plus dans le pied déjà meurtri de la direction. L’Inspection du travail de devrait pas tarder à faire sonner la cavalerie, et les liens prêts à rompre face à la menace de l’Institution.»

Les Lectures de Maud :

ORGANIGRAMME

Organigramme de @Jacques Pons


C’est de la dynamite !!! Le lecteur est de suite plongé dans les méandres de la Mode de Luxe, au sein de la marque très prestigieuse Louis Laigneau. Tous les stéréotypes de ce monde sont très bien dépeints sans être trop redondants. La Société va rapidement se sentir menacée et les employés vont tous tout à tour se soupçonner, s’observer, se méfier. L’ambiance se détériore, elle devient oppressante, insoutenable, les tensions montent jusqu’à être explosives. Les certitudes de certains vont être mises à rude épreuves.
Des personnages placés sur un organigramme vont peut à peu perdre de leur contenance et de leur superbe au fur et à mesure que les meurtres, disparitions ou menaces pleuvent. Les soupçons se portent sur différentes personnes, le flou total. Personne n’est à l’abris, tout le monde est visé, et se retrouve sans distinction au même niveau de « victime potentielle ». Pourtant des amitiés improbables vont naître. Qui peut bien en vouloir à tous les salariés et dirigeants d’une même société ?
L’auteur signe ici un magistral premier roman avec une écriture vive, fluide et addictive. L’intrigue très bien ficelée, dynamique qui embarque le lecteur dans de nombreux rebondissements, même lui enquête, s’interroge, personnellement je me suis bien faite avoir  Le thème du stress extrême, de la compétition, au travail avec ses causes et surtout ici ses conséquences, nous amène également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail. Un final magistral et théâtral ponctue ce livre cœur  à découvrir d’urgence !!

Je remercie les Editions @Hugo Thriller pour leur confiance

ORGANIGRAMME DED

 

 

Tags : Mode, Luxe, Stress au travail, jalousie, Thriller, Paris

 

Mad de Chloé Esposito


Le livre : Mad de Chloé Esposito, paru le 14/06/2018 aux éditions Fleuve Editions … Le prix broché 20,90 € – epub 14,90 €  (480 pages) ; format 21×14 cm

 4ème de couverture :

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang..

 

L’auteur :  Britanique, Chloé Esposito est titulaire d’un BA et d’un MA d’anglais de l’Université d’Oxford.
Elle est également diplômée de la Faber Academy.
Elle a été consultant senior en management, professeur d’anglais dans deux des meilleures écoles privées du Royaume-Uni et styliste de mode à Condé Nast.
Mad (2017) est son premier roman et le premier tome d’une trilogie.
Originaire de Cheltenham, elle vit à Londres avec son mari et sa fille.

 

 

Extraits :
« Je m’extirpe péniblement du lit et pose le pied en plein sur ma pizza d’hier, dont je n’ai mangé que la moitié avant de m’écrouler vers quatre heures du matin. Me voilà avec de la sauce tomate partout sur le pied et une rondelle de salami entre les orteils. Je la prends et l’enfourne dans bouche avant d’essuyer la sauce avec une chaussette. Puis je m’habille avec ce que je trouve par terre ; une jupe en nylon ne nécessitant aucun repassage et un tee-shirt en coton qui en aurait eu besoin. Je me regarde dans le miroir et fronce les sourcils. Pas génial. Je me frotte les yeux pour effacer le mascara qui a coulé, j’ajoute une touche de rouge à lèvres prune, coiffe mes cheveux gras avec mes doigts. Çà suffira bien; je suis en retard. Encore une fois. Je pars au travail. Je relève le courrier à la porte et je l’ouvre tout en marchant, une Malboro au bec. Des factures, des factures, des factures, une carte d’une entreprise de VTC, une broche pour des pizzas à emporter.  » DERNIER APPEL », « AVIS D’HUISSIER », »RÈGLEMENT EN URGENCE ». Toujours le même refrain. Taylor Swift n’a pas à s’emmerder avec ça, elle. Je fourre les lettres dans les mains d’un sans-abri posté près de la bouche métro : maintenant, ce n’est plus mon problème. »

 La chronique jubilatoire de Dany

Mad de Chloé Esposito

 

« Les deux moments les plus importants d’une vie sont le jour oú on vient au monde et le jour oú on découvre pourquoi. »

Mais qu’est-ce qui est donc fou dans cette histoire … tout et assurément le grain de folie de l’auteure est contagieux pour le plus grand bonheur des lecteurs ! Rendez-vous compte c’est un premier roman étonnamment maîtrisé, bourré de citations cinématographiques et musicales !
L’auteure nous immerge dans la tête d’Alvie, sa narratrice, à moins que ça ne soit Beth sa jumelle … on peut parfois douter. Alvie : ange ou démon, victime ou manipulatrice, Alvie ou Beth ??? Tout l’entourage s’y trompe alors que nous quittons un quartier sordide de Londres pour la Sicile ensoleillée et mafieuse. Et comme en supplément il y a beaucoup de désirs et de fantasmes chez Alvie, avec un humour décapant et parfois hard, quelques scènes scabreuses et d’autres sanglantes, elle s’amuse à repousser ses limites pour assouvir ses désirs d’amour, d’argent, de voiture et de … maternité, pour enfin découvrir sa vocation… Un vrai suspense dont le lecteur est en droit de se demander comment va donc s’en sortir l’auteure … c’est pour ça que la fin peut sembler un peu abrupte mais quelle autre alternative y avait-il ?
Jubilatoire et coup de cœur. Je tiens à décerner une mention particulière à la traductrice qui a si bien rendu le ton et les émotions dans un langage très juste.

« Je repose le livre sur la table. Je stresse suffisamment comme ça, autant éviter de lire des tragédies. Je commanderai un recueil de recueil de poèmes […] demain matin ; un truc joyeux, Baudelaire par exemple.»

Au cinquième étage de la faculté de droit – Christos Markogiannakis


Souvenez vous, il y a quelques jour nos Flingueuses Jumelles nous racontaient leur soirée spéciale Albin Michel avec Christos Markogiannakis.

Aujourd’hui elles nous offrent leur double chronique du polar de Christos Markogiannakis, Au 5ème Etage de la faculté de droit .

Aussi ce matin c’est Maud qui a débuté cette double chronique. Son retour est ICI

Cet après-midi c’est d’Oph qui nous fait part de son ressenti.

Allez c’est parti pour la seconde partie de la…

« Double Chronique« 


Le livre : Au 5e étage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac. Paru le 28 mars 2018 aux Éditons Albin Michel dans la collection Thrillers.

4eme de couv : 

Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ?

Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos

L’auteur : Christos Markogiannakis est né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts », il réside actuellement à Paris. En 2017, il a publié un essai intitulé Scènes de crime au Louvre (éditions Le Passage) qui analyse la représentation du crime dans les tableaux du Louvre, et qui a reçu un très bon accueil critique. Au 5e étage de la faculté de droit est son premier roman traduit en français.
Citations:
Un léger soubresaut, plus brusque cette fois, et les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le département de criminologie 9où il avait passé quatre ans, entre son master et le début de son doctorat. Il s’avança dans le hall obscur et silencieux. Depuis qu’il fréquentait les lieux, c’était la première fois qu’il les voyait absolument déserts. Pas étonnant, les portes du campus sont fermées depuis au moins une heure, se rappela-t-il. Lui-même, quelques minutes plus tôt, avait traversé au pas de course l’enceinte de l’université et pénétré dans le bâtiment par l’entrée des professeurs située près de la loge du gardien, et non verrouillée comme chaque fois qu’il venait là pour quelque rendez-vous nocturne. Sauf que d’habitude, il croisait des gens, à la loge ou au rez-de-chaussée. Ce soir-là, personne.

Le Off de Oph

« Au cinquième étage de la faculté de droit » de Christos Markogiannakis aux Éditions Albin Michel, paru le 28 mars 2018.

Chronique d’un Cluedo façon Hercule Poirot au coeur de la faculté de droit d’Athènes.

C’est avec une écriture fluide, sans chichis et avec des touches d’humour savamment distillées, que Christos Markogiannakis nous entraîne au cœur d’une enquête qui rappelle les classiques. Du « crime de l’orient express », à « huit femmes » je n’ai pas cessé d’avoir cette impression tout au long de ma lecture.
Un semi huis-clos, un nombre de personnages réduit, un seul enquêteur, deux cadavres, des personnages qui ont tous un mobile pour commettre ces meurtres et nous voilà lancés dans une partie où plusieurs scénarios sont possibles. Mais lequel est le bon?

Si pendant les 66 premières pages, le genre « Cluedo » domine largement la narration, l’auteur intègre ensuite différents styles apportant du rythme à une lecture tout en suspens. De flash back en découvertes de pensées de certains protagonistes, ces changements évitent de donner un goût de « déjà vu » à son roman.

Il utilise le microcosme de la faculté pour dénoncer certains travers de la société et utilise largement les théories du sociologue Emile Durkheim qu’il illustre sans pour autant le citer (exception faite d’un passage):
« Selon Durkheim, une société a les criminels qu’elle mérite. Le sociologue considérait le crime non comme un phénomène notable et remarquable, mais comme un fait social naturel, une donnée inhérente à toute société, indépendamment du temps, de la structure ou de la culture. Partant de là, nous pouvons déduire que l’université en soi, et plus particulièrement le département de criminologie, dans toutes ses composantes humaines, constitue une microsociété et que des crimes peuvent fort bien se dérouler en son sein. Des crimes plus ou moins grave ».
D’autres théories de Durkheim sont sous-jacentes et en fil rouge tout au long du roman (la science, la morale…)

Un bon moment de lecture, même si j’ai trouvé la fin trop abrupte et manquant un peu de développement. Toutefois, un très gros point positif sur ce final qui, malgré les ressemblances évoqués précédemment, m’a surprise. Une question d’éthique et de morale que pose l’auteur une fois les meurtres élucidés, une question que je n’ai que très rarement lue… (ça c’est ma touche suspens).

Enfin, Christos nous livre des personnages qui m’ont vraiment fait penser à ceux de « huit femmes » ou du « cluedo », des personnalités marquées( je sais je me répète), des secrets inavouables, pas une construction psychologique dense certes mais juste ce qu’il faut pour se régaler de leurs individualités.
Je vous en citerai un en particulier, notre héros finalement, le Capitaine Christophoros Markou. Ce jeune policier, issu de la faculté dans laquelle se déroule l’action, a de nombreux points communs avec notre auteur: cursus de criminologie, prénoms proches… Serait-ce une façon pour Christos de vivre ,au travers son personnage, la carrière dans la police qu’il n’a pas choisi? Il faudra que je lui pose la question!
J’aurai d’ailleurs la joie de le faire le 14 septembre prochain.

Donc pas de coup de cœur pour moi mais un très bon moment de lecture et un suspens qui monte crescendo (moins de 24H pour le lire).

Si vous aimez les énigmes, les classiques du genre policier je vous conseille cette lecture rafraichissante, sans hémoglobine et sérial killer… Un pur roman policier.

Clin d’œil à Les lectures de Maud : je félicite également le Capitaine Christophoros 😉