Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

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J’irai brûler en enfer – Julie C. Combe


J’irai brûler en enfer de Julie C. Combe. Paru le 6 juin 2013 aux Editions Velours. 23€99 ;  219 pages ; 21x 14,5 cm.
4e de couv :
 
Londres, 1888. Derrière la voilette de son chapeau noir, Nellie Hoffman scrute la foule à la recherche de son amant. Au loin, dans la brume de l’époque victorienne, elle n’aperçoit que d’indistinctes silhouettes. Où est-il ? Où est cet homme dont la tête est mise à prix par Scotland Yard ? Se serait-il fait surprendre par les forces de l’ordre ? Des bras enserrent soudain sa taille, des lèvres effleurent son cou avec passion. Le voilà enfin. Son seul complice, l’amour de sa vie. Elle sourit, frissonne un peu. Dissimulée dans la doublure de son corset, une lame de rasoir. Elle ne va pas tarder à faire couler le sang. Tel un second souffle, la vengeance l’incite à recommencer. Encore et encore… Frapper ne suffit plus, entendre les supplications de ses victimes est un besoin désormais vital. Son amant aussi, aveuglé par l’amour et ses envies de sang, cache de longs couteaux aiguisés sous son manteau. Il ne sait pas encore qu’elle va faire de lui le plus grand tueur en série du pays ni que son nom résonnera comme une légende pour des siècles à venir…
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@nathaniel-adamczewski

L’auteur : Julie C. Combe est née au début des années 90, une décennie marquée par les meilleures productions Disney. Depuis, elle a grandi (un peu !) et mène une carrière professionnelle dans le domaine de la Communication. Dans sa petite vie bien remplie, elle partage également son temps entre la danse, l’écriture, la vidéo, quelques accords de guitare et bien sûr, son entourage. Même si son casier judiciaire demeure vierge, nos sources indiquent quelques événements troublants au cours des vingt dernières années.  Très tôt, elle s’initie au crime auprès d’Agatha Christie. Sa première lecture polar : Les dix petits nègres. Elle commet son premier meurtre sur papier à l’âge de 15 ans. Quelques années plus tard, elle remporte un concours d’écriture et publie sa première nouvelle dans un recueil chez Imperial Dreams. Son premier roman, J’irai brûler en Enfer, est publié l’année de ses 20 ans aux Éditions Velours.  En 2014, elle remporte le prix Espoir Féminin Dora-Suarez.  En 2017,elle signe chez Fleur Sauvage pour son 2ème roman : Pour que tu me reviennes.

Signe distinctif : un tatouage sanskrit au poignet droit.

A éviter : la lancer sur des airs de Broadway, les séances de spiritisme, lui servir des aubergines. L’individu est en apparence inoffensive, mais ses romans disent le contraire. A appréhender avec précaution.

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Extrait 
“Me voici au bord du vide en cette froide nuit d’hiver. À présent, peu importe l’opinion de Dieu, le remord m’envahit et je ne sais quelle solution choisir. Il est vrai que toutes les bonnes actions que j’ai réalisées me valent l’estime de tous, mais quelles sont-elles face aux atrocités d’autrefois ? J’avoue, la foi m’avait envahi au point de devenir fou en ce temps là, et ma faute n’a rien de pardonnable. Accompagné de six autres hommes, j’ai lâchement participé à la torture et au meurtre d’une petite fille de onze ans. La folie avait pris possession de son esprit, aussi nous crûmes qu’il s’agissait là de l’œuvre de Démon et c’est pourquoi nous avons fait à ce point preuve de barbarie. Je suis conscient que rien ni personne ne saura m’excuser, mais je tiens cependant à préciser une chose : si d’autres l’ont déshabillée, je me suis abstenu de participer aux obscénités qu’ils se sont permises”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Premier roman de Julie C. Combe, et malgré quelques petites faiblesses au tout début du roman, bien vite oubliées, j’ai ressentis déjà sa force littéraire.

C’est très fluide. Le sujet est très bien travaillé en amont, les recherches afin que le roman s’entrecroise parfaitement à une période l’Histoire que j’affectionne tout particulièrement.

Des personnages dignes de Conan Doyle… Tout est sombre, humide et tortueux.
On va de surprises en surprises, des policiers dépassés, des tueurs qui tiennent à se venger suite à des actes du passé…

Julie m’a fais voyager dans le Londres de 1888… Les couleurs, les odeurs, les personnages déchus, hommes, femmes et enfants qui ne recherchent qu’à survivre dans un monde où cruauté et méchanceté sont leur quotidien.

L’épilogue surprise est vraiment excellent !!! (malgré une petite erreur de date…)

Mais qu’importe, j’ai beaucoup aimé ce roman ou la fraîcheur d’une jeune auteure m’a transmis ses émotions et c’est tout ce qui compte pour moi… de ressentir et prendre du plaisir !

Malheureusement ce roman est devenu introuvable… Sans la gentillesse de Julie je n’aurais pas pu le lire.

J’espère qu’il y aura une réédition, il le mérite !

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti


Le livre : Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti. Paru le 11 avril 2013 chez Anne Carrière. 22,00 EUR;  (555 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 15 mai 2015.  8€95 ; (698 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Cécile Sanchez est l’étoile montante de la police judiciaire, où elle dirige une section spéciale qui traque les criminels les plus dangereux de l’Hexagone. Pour la première fois de sa carrière, elle a l’impression d’être dans une impasse et doit remettre en question ses méthodes. Sur la piste d’un éventreur de femmes, elle se heurte à un paradoxe : la brutalité et le caractère pervers des crimes semblent désigner un tueur en série, et pourtant elle croit deviner dans le protocole macabre un caractère dépassionné et pragmatique qui ne cadre pas avec ce profil.

Ange-Marie Barthélemy est un membre d’élite de l’antiterrorisme. Depuis 2004, il pourchasse sans relâche un commando islamiste qui imprime sa trace sanglante dans toute l’Europe. Ce groupe nomade, qui signe ses méfaits du nom «An-Naziate» («les anges arracheurs d’âmes»), échappe pour l’enquêteur à toute grille de lecture classique, rappelant davantage la bande à Baader que les cellules d’Al-Qaida.

Deux affaires délicates, et apparemment sans rapport, qui vont pourtant s’entrecroiser. Et si chacun des deux enquêteurs possédait sans le savoir une partie de la clé de cette énigme sanglante ?

L’auteur : Né à Belfort en 1977, Ghislain Gilberti est écrivain. Il est l’auteur de nombreux textes diffusés en ligne, dont Dynamique du chaos, roman soutenu par une dizaine de milliers de lecteurs francophones. Sa nouvelle J’irai déterrer tes os a été publiée dans la revue sinGe n°4 des Editions de la Maison close. Il est également parolier pour le groupe Malevolentia (Epicurial Production).
 Extrait :
« Nuit agitée. Des images enfouies au tréfonds de l’abîme intérieur, mises en pièces par les années et par une volonté inconsciente de tout effacer. Concassés, écrasées, compactées, refoulées aussi loin que possible. Des souvenirs que Cécile préférerait parvenir à gommer tout à fait. Cauchemar. Cette nuit, les images se déploient à nouveau, presque intactes dans son esprit. Les morceaux se recollent. L’horreur revient à la charge, avec la distorsion propre aux rêves et aux égarement oniriques. « 

Le post-it de Ge

Lecture 2013

Le Festin du serpent de Ghislain Gilberti : Un premier thriller remarquable.

La commissaire Cécile Sanchez poursuit un dangereux criminel qui éviscère ses victimes avant de prélever leurs organes. Ange-Marie Barthélémy, figure de la lutte antiterroriste, traque un groupuscule islamiste radical et violent, An-Naziate, qui vient de commettre un massacre en plein Paris. Ces deux affaires, qui semblent a priori sans rapports, vont se recouper.

On le comprend très vite dés les premiers chapitres. C’était évident, logique j’allais dire inévitable. Tueur en série et terrorisme vont donc se mêler dans cette enquête. Et celle-ci va sentir, et le souffre et le sang. Et cette double narration va nous faire entrer en alternance dans chacune de ces deux histoires originales. C’est très documenté. L’auteur a parfaitement su rendre crédible les rapports entre les différents services de polices. Cela donne du crédit au récit et le rend du coup vraisemblable.

Peut-être un petit bémol, le style est parfois un peu léger, mais le scénario est tellement bien agencé qu’il nous fait oublié cela. Car nous avons là, entre les mains, un roman haletant, prenant, inventif, qu’on le lit d’une traite.

Et, il est à parier, que le festin du serpent sera suivi d’autres titres mettant en scènes nos deux héros. Surtout la très attachante Cécile Sanchez.

A n’en pas douter, Gilberti devrait être l’un des grands talents du thriller français de demain.

 

Extrait 2:
« Personne ne peut réprimer ces signaux du corps, avait-elle un jour expliqué à Romane. Quatre-vingt-quinze pour cent d’entre eux sont envoyés par la par la partie primitive du cerveau, par l’inconscient, par l’instinct animal de l’humain civilisé.
Ce langage est universel, puisque primitif. Honte, dégoût, mensonge, agressivité, colère, surprise… tout s’affiche sur les visages. Tous ces éléments sont décryptables et, contrairement à l’humain, eux ne mentent jamais. »

Ghislain Gilberti et Le festin du serpent ont reçu le Prix du livre franc-comtois 2013.

 

Naturalis de Franck Labat


 

Le livre : Naturalis  de Franck Labat. Paru le 2 juillet 2013 aux Nouveaux Auteurs. 19€95 ; (440 pages) ; 21 x 14 cm. Disponible en ebook 9€99

4e de couv :

« La nature ne fait rien en vain… « – Aristote

 

Résumé

Rêves prémonitoires ou imagination d’une lycéenne perturbée ?

Notre espèce est-elle vraiment menacée ?

Pandémies, allergies environnementales foudroyantes, dégénérescence cellulaire, stérilité… La nature a trouvé le moyen d’éliminer le parasite qui gangrène la planète depuis trop longtemps : l’homme. Au travers de ses rêves prémonitoires et apocalyptiques, Alexandra Rousseau, lycéenne, est le témoin involontaire et impuissant du sombre futur qui attend l’humanité. Elle sait qu’avant la fin du siècle les hommes feront face à leur extinction. Tous ? Peut-être pas…

La découverte du mystérieux marqueur génétique 26 pourrait bien donner à cet effondrement de l’hégémonie sapiens un aspect inattendu.

L’auteur :  Né le 17/12/1970, Franck Labat est un geek baroudeur invétéré franco-canadien. Cet auteur est fortement inspiré par les genres du fantastique et du thriller. Il a remporté plusieurs concours de nouvelles sous le pseudonyme de « Kanata Nash ». En 2009 il boucle l’écriture du techno-thriller « Forfait illimité », et en 2011 celle du thriller d’anticipation Marqueur 26 (qui deviendra plus tard Naturalis).  Franck Labat réside en région parisienne où il exerce sa profession de Directeur Technique des Systèmes de l’Information dans une grande fédération sportive et travail sur son troisième grand projet français, un thriller surnaturel répondant au nom de code « L’Envol ».

Extrait :
Au premier contact avec le feuillage, il se sentit à l’abri.
Les détonations cessèrent. Il doutait que la brigade le suive ici. Et s’ils s’aventuraient malgré tout dans la forêt, ils empiéteraient désormais sur son territoire.
Il ralentit l’allure, huma le parfum humide et lourd de la forêt.
J’ai réussi.
Le soleil était sur le point de se coucher. Sous la canopée, il faisait déjà sombre, mais ses pupilles dilatées capturaient la moindre lumière, lui renvoyant une image détaillée du sous-bois.
Il glissa ses doigts le long des écorces, caressa les branches et les troncs en pénétrant toujours plus avant sous le couvert sylvestre, laissant leur énergie recharger la sienne. Son flanc le lançait, mais ne saignait plus. Les entailles de ses mains piquaient sous l’effet de la sueur. Il prit la direction d’un ruisseau dans l’intention d’y nettoyer ses plaies. Il s’arrêta dans sa progression, haussa un sourcil, écouta les murmures de la forêt, le frémissement des feuilles.

 

Le post-it de Ge 

Naturalis de Franck Labat. Un avenir incertain.

 

Notre société contemporaine est à bout de souffle. Deux camps s’affrontent pour une issue inévitable. Avec un futur incertain au seuil de votre porte.

 Les politiques d’élevage et d’agriculture intensives, l’utilisation des énergies fossiles et nucléaire, n’ont fait qu’intensifier le réchauffement climatique et appauvrir la planète. L’homme à force de technologies avancées, à coup d’OGM et de clonage est devenu allergique à la moindre parcelle de nature. Il est obligé de vivre loin d’elle, reclus dans un monde totalement aseptisé. Plus du tout adapté à son environnement, homme est condamné à plus ou moins brève échéance à disparaître. La Nature est devenu l’ennemi de Homo Sapiens. Surtout depuis que l’on a découvert le gène 26.

Car les  porteurs du marqueur génétique 26, n’ont aucun problème avec mère Nature. Il s’intègre parfaitement à celle ci. Mieux ils sont carrément en phase avec elle. Ce petit groupe d’individu, appelé « les 26 » va devoir faire face à l’animosité grandissante du reste de l’humanité. Et l’affrontement entre les Homo Sapiens et ces Homo Naturalis va devenir inéluctable.

C’est donc à travers les yeux ( ou la conscience ) d’Alexandra, jeune lycéenne de notre époque, tenté par l’altermondialisme, que nous suivons cette histoire. Alexandra semble faire des rêve prémonitoire et perçoit cet avenir incertain. Et quelques années avant le début de l’extinction, elle rêve de Nathanaël. Ce jeune « 26 « au pouvoir surnaturel est traqué par les forces spéciales d’un état tout puissant qui a la mains mise sur une humanité agonisante.

Et l’on sent bien, en suivant leurs deux histoires, que celles ci vont finir par se croiser. Car Alexandra va tout faire pour tenter d’aider les Naturalis. Et par la même, essayer de sauver l’Humanité.

Ce thriller environnemental et d’anticipation se lit d’un traite.. L’auteur alterne les points de vue de son personnage principal entre présent et futur proche. Il arrive à bâtir une atmosphère particulièrement crédible et dérangeante.

 Son univers mêle science, recherche génétique, évolution, nouvelles technologies et écologie et magies et croyances ancestrales. Entre les catastrophes écologiques et la phylogénie, il y a un petit coté Bradbury dans ce texte, mais en plus contemporain. Cette dystopie, tout en décrivant un avenir sombre n’est toutefois pas sans espoir. Les personnage sont percutants, l’écriture est nerveuse, il faut le dire, Naturalis est un roman bien pensé et bien écrit.

Alors venez découvrir ce thriller sans concession. Et découvrez, par la même occasion, si vous aussi faites partie des mystérieux « Naturalis ».

Préface :
En moyenne 100 espèces — animales et végétales confondues — disparaissent chaque jour sur Terre (entre 72 et 137 selon les études les plus opposées). Des recherches récentes sur les fossiles indiquent que c’est un rythme 1000 fois plus rapide que le taux d’extinction naturel de l’évolution des espèces dans le passé.
Il y a toujours des doutes sur les causes de cette accélération, même si la main de l’homme semble y être pour beaucoup.
Là où il n’y a aucun doute par contre, c’est que la Nature n’a pas dit son dernier mot, n’en déplaise à Homo sapiens.

Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître


Le livre : Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître. Paru le 10 novembre 2015 aux Editions Fleur sauvage. 16€80 ; (233 p.) ; 20 x 13 cm. Ebooh :  5€99 .
4e de couv :
Deux femmes, deux manipulatrices. Près de Perpignan, la première est jetée d’une falaise. A Lille, la seconde est poignardée. Deux enquêteurs, deux amis qui se retrouvent. Rien ne semble relier leurs affaires. Et pourtant… Pour son premier roman policier, Magali Le Maître frappe très fort, plongeant le lecteur dans les eaux noires du harcèlement et de la perversité.
……………………
L’auteure : Magali Le Maître originaire de Lille, s’est d’abord bâti une solide expérience poétique via deux superbes recueils parus aux éditions Cénacle de Douayeul, avant de se lancer dans la presse culturelle, l’écriture scénaristique et dans les légendes pour ouvrages photographiques. Aujourd’hui, elle nous plonge avec ardeur et réussite dans cet intriguant et premier polar… « Quelqu’un comme elle ». …

 

 

 

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Extrait : 
“Elle est en retard. Le froid et l’impatience me gagnent. J’ai hâte d’en finir. J’ai attendu la nuit tombante pour pénétrer dans le parking mais cela fait maintenant presque deux heures que j’épile les allées et venues derrière mon volant. Vers 18 heures, quelques employés sont sortis du centre de rééducation, regagnant leur voiture, la journée terminée provoquant chaque fois une montée d’adrénaline : est-ce que c’est elle ? Pourvu qu’on ne me repère pas… mais l’obscurité est mon amie. Et me poster sur le bord de la route risquait bien plus d’attirer l’attention. De ma place, je peux observer l’entrée du bâtiment sans qu’on me voit de l’intérieur.
…/…
Enfin, les portes du centre s’ouvrent à nouveau : c’est elle. La lumière du perron éclaire un instant son visage crispé, affichant cette expression fermée et anxieuse qu’on souvent les gens malheureux. Il y a deux sortes de gens malheureux : les apathique et les agressifs. Stéphanie appartient à la deuxième catégorie. Elle empoisonne l’existence de ses proches, les tenants pour responsables de son mal-être. Il en résulte un mal plus grand encore et une solitude insupportable.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Encore une petite perle pour les éditions Fleur Sauvage…

Un lien entre deux meurtres de femmes, perpétrés l’un près de Perpignan l’autre à Lille, est réalisé par le hasard de l’amitié entre les capitaines Laurent Pujadas et Benoît Demazure, chargés des enquêtes. Pourtant les preuves sont difficiles à établir.

Ce très bon roman premier roman résonne comme un moustique qui tourne autour de la tête. Impossible de s’en débarrasser !

J’avais l’impression d’être au cœur de l’enquête.

Ecriture fluide, personnages charismatiques, sympathiques (mais pas tous…) et un vrai suspens, à un point où j’ai peiné avec nos héros à dénouer le vrai du faut jusqu’à l’avant dernière page, et là tout s’éclaire !

Bravo Magali !

Où comment promener un lecteur jusqu’au bout de son récit.

Un sujet grave “le harcèlement”, traité avec doigté et délicatesse, j’ai compati bien sûr, mais ce n’est pas le plus important du récit. Le développement psychologique est admirable de finesse. Pièces par pièces Magali construit une trame telle une toile d’araignée où le moustique n’a pas été pris et s’est envolé…

J’ai passé un très bon moment et recommande vivement !

Un cri sous la glace – Camilla Grebe


Le livre : Un cri sous la glace de Camilla Grebe. Traduit du suédois par Anna Postel.  Paru le 1er février 2017 chez Calmann Levy. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 15 cm.

Rééditer en poche le 21 février 2018 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller. 7€70 ; (504 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Avez-vous déjà perdu la tête par amour ?

Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper, qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main.
Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l’identifier.

Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.

Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre.

À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

L’auteur : Née en 1968, Camilla Grebe est diplômée de la Stockholm School of Economics. Elle est cofondatrice de Storyside, une maison d’édition suédoise de livres audio. Camilla Grebe est déjà célèbre en Suède pour sa série de polars écrite avec sa soeur et finaliste du prix Best Swedish Crime Novel of the Year. Un cri sous la glace, son premier livre en solo paru en 2015 en Suède, fut un bestseller dès sa sortie. Thriller captivant dans la veine des Apparences de Gillian Flynn, il est sur le point de devenir un phénomène mondial.
Extrait :
Il fait nuit lorsque j’arrive au commissariat central à Kungsholmen. J’ai aussi l’impression qu’il fait plus froid, car au lieu d’une neige pluvieuse, il tombe à présent sur la rue Polhemsgatan de gros flocons duveteux. Si le commissariat n’avait pas été aussi hideux, la scène aurait pu être belle, mais le paysage est dominé par ces gigantesques immeubles qui rappellent la brutale architecture postindustrielle très en vogue dans les années soixante. Le réseau de lumières qui se dessine sur la façade témoigne que les collègues travaillent derrière ces murs, que la lutte contre les 26voyous ne s’arrête jamais, pas même en soirée juste avant Noël. Et surtout pas lorsqu’une jeune femme vient d’être sauvagement assassinée.

 

Le billet de Syvie K

UN CRI SOUS LA GLACE Camilla GREBE

Lors d’une rencontre avec l’auteure suédoise et j’ai choisi ce livre. J’ai tout de suite aimé l’écriture de Camilla, ses descriptions imagées, la face cachée de chacun des personnages, un style fluide qui se lit bien.

Découverte d’un meurtre; celui d’une femme qui a eu la tête tranchée, non identifiée et retrouvée dans la maison du beau Jesper Orre grand patron de magasin de mode. Trois personnages font l’histoire autour de ce crime. Emma, employée dans un des magasins de Jesper et qui entretient une relation cachée avec lui. Or celui-ci disparaît au soir de ses fiançailles et la police est à sa recherche. Hanne, profileuse reconnue qui décide malgré ses problèmes personnels d’aider la police dans cette affaire. Elle retrouve Peter policier avec qui elle a eu une relation qui ne s’est pas bien terminée. Chacun de ces personnages à son histoire personnelle voir familiale, ses démons et il leur faudra faire un cheminement pour aller au bout de cette histoire.

Au travers de ce récit à trois voix on passe par émotion et sentiments divers pour une chute pour le moins inattendue.

Nuit blanche – Nicolas Druart


Salut les polardeux,

Vous avez découvert il y a quelques jours notre plus jeune chroniqueuse en la personne de Clémence. Aujourd’hui elle nous propose son premier billet . Et en plus c’est sur un premier roman. Autant vous dire que ça me fais très plaisir.

Allez c’est parti…


Le livre : Nuit blanche de Nicolas Druart . Paru le 19 avril 2018 chez Nouveaux Auteurs . 18.95€ (430 p.) ; 13 x 21 cm .

4ème de couverture :

Une tempête dévastatrice , une atmosphère lugubre et la faucheuse qui erre…le cocktail d’une nuit d’horreur !

Saint-Florentin , trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme , encerclés par le Lot. Un hôpital reclus dans les bois et une tempête qui déferle sur le village . Julie est interne dans un des services du centre hospitalier et n’aspire qu’à une seule chose , une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets. Un homme plongé dans le coma , escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier . Aussitôt après son admission , les tragédies s’enchaînent . une nuit d’enfer se profile.

 

L’auteur : Nicolas Druart habite à Toulouse où il est infirmier . Ses passions s’articulent autour de la lecture, l’écriture , le foot et le cinéma.Tourner les pages sans possibilité de s’en détacher et être sonné par le twist final , telle est sa conception du bon roman à suspense .
Extrait :
« Julie souffle pour se donner du courage . L’odeur des lieux est infecte. Elle pointe la lumière de son smartphone vers la poignée. Jambes écartées, le bassin en arrière , elle pousse la porte. Le halo de la lampe tactile se dirige vers une vision épouvantable. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 Nuit blanche , de Nicolas Druart :

 

Imaginez un hôpital sur une presqu’île , le temps ravagé par une horrible tempête , du personnel coincé au travail sans plus aucun moyen de communiquer à l’extérieur …

Imaginez la vie d’un service hospitalier , avec toutes les rumeurs et non-dits qu’il peut contenir .

Imaginez du personnel épuisé après une journée harassante , obligé de rester en poste et dans l’impossibilité de joindre leur proches ou l’extérieur en général .

Comme ci tout cela ne suffisait pas , imaginez les gendarmes amenant un tueur en série dans le coma …

Ce huit- clos est complètement flippant et vous empêchera de dormir c’est certain !

Les tensions , les doutes apparaissent très vite entre chaque protagoniste et les événements improbables vont se dérouler…Ayez le cœur bien accroché !

Etant infirmière en service de soins intensifs , je me suis régalée avec ce roman ! Le suspense était au rendez vous et l’on sent bien que l’auteur maîtrise le domaine paramédical puisqu’il est en tous points identique aux services dans lesquels j’ai pu moi-même travailler .

Le climat des nuits à l’hôpital est extrêmement angoissant , qui plus est lorsque des décès ont lieu …Intrigue et lieu parfaitement maîtrisés ! Je dis BRAVO !

Les soldats de l’or gris – Sébastien Bohler


Le livre : Les soldats de l’or gris de Sébastien Bohler. Paru le 13 octobre 2011 chez Odile Jacob dans la collection Thriller. 22€25 ; (380 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv :

Les Soldats de l’Or gris

Suggestion hypnotique, sérums de vérité, électrochocs ou implantation d’électrodes : ces méthodes, utilisées depuis les beaux jours de la guerre froide pour manipuler les esprits à des fins d’espionnage, sont en voie d’être dépassées. Désormais, ce sont les articles de neurosciences que les grandes agences de renseignements scrutent en quête de l’arme fatale. Et, pour elles, c’est la matière grise qui est le nouvel eldorado. Les techniques pour extraire cet or gris arrivent sur le marché, à mesure qu’on situe mieux les concentrations de neurones agissant sur les pensées, les émotions, les mouvements, les souvenirs, à supposer qu’on puisse les stimuler à volonté.

La solution, il semblerait bien que ce soit un jeune chercheur de Heidelberg qui l’ait trouvée. Mais, tout occupé à terminer sa thèse, il n’entrevoit pas encore sur quoi ses recherches pourraient déboucher. Non plus qu’il ne sait pourquoi, soudain, une offre de service lui vient de l’Institut Curie, où on lui propose des conditions de travail mirobolantes. Apprenti sorcier à son insu, il se retrouvera ainsi pris dans une vaste guerre internationale. L’enjeu : le contrôle des cerveaux. Mais qui tire les ficelles ?

Et si les recherches de pointe sur le cerveau pouvaient aussi servir d’armes ? Quand neurobiologie et nanotechnologies rencontrent le monde trouble de l’espionnage…

L’auteur : Sébastien Bohler, né le 15 novembre 1970 à Strasbourg (Bas-Rhin), est journaliste scientifique pour la revue Cerveau et Psycho et chroniqueur sur France Inter à l’émission de Mathieu Vidard,  » La tête au carré « , ainsi que sur le site arretsurimages.net. Ancien élève de l’Ecole polytechnique, docteur en neurobiologie, il décrypte nos comportements en s’appuyant sur des études de psychologues et de neurobiologistes. Il a déjà publié en 2007 aux éditions Aubanel La Chimie de nos émotions. 
Extrait : 
Au pied de la tribune  des officiers, un petit homme en blouse blanche souleva le couvercle d’un boitier relié à des fils, découvrant une serrure dans laquelle il introduisit une clé. Lorsqu’il la tourna, Hogan eu la sensation que les antennes relais commençaient à bourdonner dans l’air brûlant. Ça lui faisait toujours cette impression, il ne savait pas pourquoi. Le doigt du petit homme en blouse blanche s’était levé à quelques centimètres du bouton.

 L’avis de Julie

Titre: Les soldats de l’or gris
Auteur: Sébastien Bohler 
Éditeur: Odile Jacob
Collection: Oj.Thriller
Prix: 22,25 euros
Format: Broché

Synopsis :

La CIA décide de créer un projet secret à des vues d’espionnage contre le gouvernement chinois pour retourner le cerveau d’espion: créer des nanobilles pour changer les émotions et l’avis des gens dont un certain chercheur nommé Fabian va être en charge même s’il ne sait pas la finalité de ce projet. Fabian va tomber amoureux de Mai Fang qui aime les gens ambitieux et il va se charger de ce projet pour elle.

Un thriller d’espionnage et de science-fiction sadique et prenant

Deux camps se dessinent: les USA avec la CIA contre le gouvernement chinois, les Etats-Unis veulent briser la sécurité du gouvernement chinois pour voler des informations top secrètes. Malheureusement pour eux, le gouvernement chinois conserve toutes leurs informations top secrètes sur papier, la seule issue pour les USA est qu’un chinois de l’intérieur puisse trahir son pays pour leur donner des papiers top secrets. C’était sur le point d’arriver lorsque le gouvernement chinois a intercepté à temps ce traître.

Ainsi, la CIA va développer un projet top secret de création de nanobilles afin de changer les émotions et l’avis d’une personne à distance pour pouvoir lui retourner le cerveau. Cela vise des espions pour qu’ils changent de camp plus facilement.

Bien que ça soit un projet secret sadique et non-éthique, on est pris par le suspense de savoir si ce projet va être réalisé ou non. Le suspense réside également dans le fait de savoir si Fabian Hassler, le chercheur en charge de ce projet va se rendre compte du but caché de ce projet et de la manipulation, va t-il agir contre ou s’exécuter?

Côté personnages

On a Fabien Hassler, le personnage principal, le chercheur recruté pour mettre en place ce projet secret dont il n’en sait pas la finalité. C’est un brillant chercheur qui cherche juste à publier sa thèse et n’est pas très ambitieux mais il va changer quand il va travailler aux côtés de Mai Fang une ravissante jeune chercheuse. Il va en tomber amoureux et il va se mettre à changer, à devenir plus ambitieux pour la séduire.

Quant à Mai Fang, elle vit avec un enfant, c’est une brillante et mystérieuse chercheuse. Elle va travailler aux côtés de Fabien Hassler et va ensuite travailler dans un autre département de l’Institut. On va au fur et à mesure en apprendre plus sur elle.

Derrière ce projet, côté CIA, nous avons Ted Lingerton, Demongel qui va être le supérieur de Fabian Hassler. Un autre personnage va se montrer important: Il s’agit de Xiao Luang côté du gouvernement chinois.

En Conclusion:

 Je vous recommande fortement ce livre si vous cherchez un thriller d’espionnage et de science-fiction. Nous en apprenons plus sur la neurologie (science du cerveau) dont je n’en connaissais rien et que j’en ai appris des choses. Ce livre nous pousse à nous interroger sur l’éthique de vouloir changer nos émotions et notre avis ainsi que sur les conséquences que cela entraine. Même s’il peut y avoir des visées scientifiques pour en apprendre plus sur l’humain, son comportement, ses émotions etc, il n’est jamais bon de jouer avec la science et une découverte scientifique peut être réutilisé à son insu à des fins politiques et d’espionnage.

La toile aux alouettes – Lou Vernet


 Hello les polardeux, j’ai la chance, une fois de plus me direz-vous de recevoir sur ce blog Sacha Erbel.

Et Sacha se fait chroniqueuses pour nous ! Et vous proposera ses petits avis, ses mini Sach’avis.

En voici un, rien que pour vous !


Le livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

L’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.
Extrait :
L’ombre de cette femme au verbe trop aigu ne lui fait plus peur. Elle se radoucit.
– Stop, tout simplement stop. Stop à vous, à vos cris, à vos crises, à votre autorité, à votre méchanceté. Des années que vous pourrissez la vie de tout le monde, la mienne et certainement la vôtre.
Longtemps j’ai eu peur, de quoi, je ne sais pas au juste. Et là, depuis que je suis entrée, je vous regarde et j’ai tout simplement pitié. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé et pour tout vous dire, aujourd’hui je m’en fous. J’ai donné ma démission ce matin, j’étais juste venue vous le dire. Ça et d’autres choses aussi. Mais qu’importe…
la dame de Pique reste bouche bée, la colère sourd en cernes sous ses yeux. Elle écume de rage.
L’affront l’a sidérée. Clara a envie de rire. Un rire nerveux et fatigué.
Toute sa vie, les ombres l’ont privée de voir. L’ombre de son père, ce géant de lumière. Sa mère en sillage dans les vapeurs de sa cuisine ou sous son chapeau de paille. Les murs à l’abri desquels son éducation s’était sagement tenue coite. Ces hommes de lumière qui trouaient ses nuits d’éclairs furtifs. Ces colonnes de chiffres qu’aucun mot ne venait incendier. Tous ces autres que le jour éclairait et à l’ombre desquels elle frayait en silence. Et cette femme sous le joug de laquelle elle s’escrimait à faire ses preuves.
 

 

les  Sach’avis

La toile aux alouettes

Génial polar de Lou Vernet!

Un grand bravo à toi ma Lou. Une chute comme je les adore! Une ambiance pesante à souhait! Ne passez pas à côté de la Toile aux Alouettes! Ou sinon vous manquerez quelque chose! Un tourbillon de mots si bien choisis qui vous mèneront dans une histoire que vous ne pourrez pas lâcher avant la dernière page!
Alors on fonce!!!

 

Sinon vous pouvez aussi retrouver l’avis de Ge,  ICI La toile aux alouettes – Lou Vernet 

Fugu de Marie-Christine Collard 


Le livre Fugu de Marie-Christine Collard. Paru 23 janvier 2018 chez Noir au Blanc.  18€ ; (260 p.) ; 21 x 15 cm
4e de couv :
Que cherche Carole, jeune étudiante, en débarquant à Tokyo ? Elle y retrouve Kiyoshi avec qui elle a eu une brève liaison en France ; Kiyoshi si prévenant et qui sait se rendre indispensable. Mais que sait-elle de ce garçon dont elle dérange la vie ? Dans ce Japon dont elle maîtrise la langue mais dont elle ignore les codes, Carole va perdre peu à peu ses repères. Entraînée dans un jeu pervers où chacun avance masqué, Carole se perdra dans les dédales de Tokyo, la tentaculaire, jusqu’au nécessaire affrontement avec elle-même. Le fugu est un poisson à la chair blanche et délicate, très apprécié en sashimi. Mais son principal attrait vient d’un plaisir plus trouble car ses viscères recèlent un poison mortel. Une mauvaise découpe du poisson libère dans sa chair une neurotoxine foudroyante. Et il n’existe aucun antidote.
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L’auteure : Marie Christine Collard vit et travaille à Lille, dans les Hauts de France.  Diplômée en Sciences de l’Education, enseignante, elle s’expatrie à deux reprises au Japon, un premier séjour à Yokohama de 1995 à 1998 puis un second, de 2005 à 2016 à Tokyo. Rien ne la prédisposait à se passionner pour la calligraphie, l’art du thé, l’étude des idéogrammes et de la langue japonaise.  En 2009, elle publie un premier roman « Fugu », aux Editions L’Harmattan, puis une nouvelle, « Kappa », sur le blog qu’elle tient de 2010 à 2011. Avec son second roman, « Répliques », qui paraît en 2016 aux Editions Noir au Blanc, elle initie le lecteur à la complexité des relations au Japon : des codes, des modes de vie qui fascinent, attirent et parfois effraient.
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Extrait : 
“Elle se mêle à la foule qui remonte vers le temple : kimonos et costumes sombres, cheveux teints des étudiants, silhouettes occidentales, petits vieux ployés par l’âge et collégiens en uniforme. Les boutiques de souvenirs grouillent de touristes.
Chacun progresse sans hâte et Caro se demande si elle ne franchira jamais les quelques centaines de mètres qui la séparent du temple. Les piliers carminés d’une seconde porte et l’énorme lanterne rouge qui est suspendue apparaissent et disparaissent au gré du balancement de la foule.
La rue s’élargit en une sorte de petite esplanade où Caro s’arrête quelques secondes, impressionnée par la majesté du temple Senso-ji. Une fumée bleue, échappée d’un vaste encensoir, se perd dans l’obscurité.“
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Fugu – Marie-Christine Collard

Marie-Christine Collard nous à concocté un roman hypnotisant, imprégné de la culture exotique japonaise…

Le rythme des phrases, le respect des dialogues et des coutumes, les lieux visités, un véritable voyage dans un “autre monde”…

Le roman commence doucement afin que le lecteur puisse s’imprégner de “codes” auxquels nous sommes peu habitués puis va se transformer en histoire d’amour impossible pour finalement glisser tout en finesse vers un thriller psychologique.

Dans cette histoire d’amour machiavélique au cœur du Japon, pas de courses poursuites, pas de tueurs en série. Se sont les dialogues, les sous-entendus et les manipulations qui m’ont porté jusqu’à un final surprenant !