La Dynamique du Chaos-Ghislain Gilberti


Le Livre: La Dynamique du Chaos (version non censurée), de Ghislain Gilberti, paru le 19 janvier 2017 chez Ring collection Ring noir. Edité le, 08 mars 2018  chez la m »canique générale en format poche 9€90. .421 pages.   11,2 x 1,9 x 17,1 cm
4ème de couverture:  

Gys, un jeune homme au passé agité, va jusqu’à l’impensable pour oublier sa séparation. Rapidement, il cède à l’ivresse nerveuse des transgressions aux côtés de ses trois amis de la  » Génération Nada  » : avec eux, il écumera bars et clubs de tous les excès, traquant le chaos qui lui permettra de mieux voir le monde. Il ignore qu’au loin, un train fou fonce déjà sur lui. Le monstre d’acier s’appelle Séverine.

Dynamique du Chaos fait l’effet d’un coup de tonnerre lors de sa mise en ligne sur Internet en 2007, avec plus de 100 000 téléchargements et un torrent de commentaires de lecteurs jetés à corps perdus dans cette aventure radicale. Aujourd’hui publié pour la première fois sans censure et en édition papier, ce texte sauvage raconte la chute libre d’un homme sur fond de drogues, de sexe, d’abus en tout genre et l’amour passionnel, irrationnel, d’un homme pour une femme. Dans son art de la torsion, le virtuose Gilberti repousse les limites du soutenable par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté métaphysique et romanesque.

L’auteur:  Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, né le 23/04/1977,  est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il est possible de télécharger gratuitement et qui circule partout sur la toile.
Avec six romans, Ghislain s’est imposé comme un auteur incontournable du genre.
 
Extrait: « 
« Nous voici, debout au centre du monde, bien au chaud dans nos manteaux d’égocentrisme. Noyés d’alcool et de drogues, perdus dans la masse intestinale de l’humanité, nous nous débattons en vain pour ne pas couler tout à fait. Nos désirs nous rongent de ne pouvoir être satisfaits, nos pulsions nous explosent à la gueule. Nous sommes des maux inutiles, des messagers muets et amnésiques. Des enveloppes de chair gonflées de néant, débordantes de souffrance. Et au fond, tout au fond, les âmes puantes et atrophiées hurlent de douleur, régurgitent leurs rêves prédigérés. Les plaintes parviennent à la surface. L’odeur aussi. Mais il y a ici assez de « Jean-Paul Gautier », de « Kenzo » et de tubes merdiques pour couvrir tout ça.
Nous sommes au cœur du Vide.
Je vomis vos images dans des brûlures atroces. »

Le OFF de OPH

« La dynamique du Chaos » de Ghislain GILBERTIchez Ring, une plongée en enfer…

Dès l’introduction, j’ai été touchée par la douleur et la souffrance qui transpiraient des mots de Ghislain. Des termes puissants, durs, pour évoquer une enfance brisée sur l’autel de la violence.
« J’ai grandi sous le règne d’un dieu féroce, illogique, sadique, pervers.Mon père était mon geôlier, mon bourreau.Mon entourage n’a jamais rien fait pour arrêter ça, se contentant de tourner la tête et d’ignorer cette détresse. Je ne peux pas le leur reprocher, le drame qui se jouait était insoluble et personne n’avait envie de titiller la bête au risque de se faire mordre. »

Pendant toute ma lecture, j’ai été tiraillée entre l’ombre et la lumière. L’obscurité des images, du récit; la clarté que je me suis échinée à conserver en m’accrochant aux liens d’amitiés forts existant entre Gys et Manu, mais aussi Nico et toutes ces autres personnes qui, dans la noirceur d’un monde qui m’est inconnu, se soutiennent au-delà des normes et des conventions.

J’ai eu mal, le ventre noué, les mains crispées autour d’un roman qui, parce qu’il est à 99% autobiographique, ne peut être lu comme un simple divertissement. Il faut en prendre toute la mesure pour entendre le message de Ghislain.
L’écriture est viscérale, douloureuse, sans filtre, comme si part ses mots Ghislain cherchait à exorciser un peu de cette douleur, de ce chaos contre lequel la lutte est permanente.

Gagner le respect volé depuis l’enfance dans la violence, le franchissement des interdits, en adoptant une position de supériorité, en prenant le pouvoir dans un monde où la lumière n’existe pas. Mais quelle est la valeur de ce pouvoir? Existe-t-il réellement lorsque l’on est polytoxicomane et que les drogues en tous genres ont pris possession de votre corps et gangréné vos esprits en perte de repères.

Si j’ai été étreinte par la violence des émotions procurées lors de ma lecture, j’ai été également touchée par sa poésie. Elle est certes noire, mais bien présente. Ghislain use de nombreuses métaphores, qui, si elles illustrent l’absolue noirceur de son chaos, illuminent son écriture et donnent vie à ce monde douleurs, de dépendances, de lutte en tous genres, de sexe brutal.
« Je suis un parasite insatiable. Une tique affamée agrippée aux poils malodorants du corps social. »

Ghislain distille également ses réflexions et sa vision d’une société malade où la mort et le noir fascinent, où les politiques sont plus préoccupés par leur nombril d’égocentriques que part leur pays qui souffre:
« Le système se plie sans agir, sans lutter. L’apathie politique face à ce désastre annoncé est complètement désarmante, on jurerait que nos dirigeants se contentent de jouer les autruches alors que la situation nous projette droit dans le mur. »

Enfin, « La Dynamique du Chaos » c’est aussi une histoire d’amour, la communion de deux âmes, l’amour destructeur, incontrôlable, cette sensation physique d’être la moitié de l’autre et de ne pouvoir respirer en son absence, ce sentiment que la vie n’a pas de sens ni de raison d’être sans l’autre.
« Pendant quelques instants, nous avons formé une entité unique et palpitante. Une âme siamoise en sueur, traversée de soupirs et de tremblements, de larmes et de frissons […] Je pense que des choses pareilles n’arrivent qu’une fois dans une vie […] On ne rencontre l’amour q’une seule fois, il n’y a pas de deuxième chance. »

Avec « La Dynamique du Chaos » les censeurs ont perdu leur combat contre tous ceux, qui, comme Ghislain, nous ouvrent les yeux et les portes d’un monde bien réel où le chaos règne en Maître, où le sexe sous toutes ses formes, la violence, les drogues guident les vies de milliers de personnes, où la souffrance est telle qu’elle ronge, gangrène petit à petit la vie.
Mais par ce roman, cette autobiographie partielle, Ghislain nous montre aussi qu’au bout de ce monde, du tunnel, il y a la Vie pour celles et ceux qui auront la force et le courage de reprendre possession de la leur. Et même si des séquelles demeurent, au bout, il y a l’espoir.

Retrouvez ICI le ressenti de GE sur La Dynamique du Chaos

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Le boucher du terril de Elmor Hell


Le livre : Le boucher du terril de Elmor Hell. Paru le 09 juillet 2018 aux éditions Ravet-Anceau. 9€ ; (128 p.) ; 17 x 11 cm.  

4ème de couverture :

Été 1979. Julie et Claude se retrouvent sur le terril 132 à Villeneuve-en-Gohelle, lieu prisé des amoureux en quête d’intimité. En pleine étreinte, les amants sont dérangés par Bruno, le frère de Julie. Couteau à la main, le visage impassible, il assassine Claude puis se lance à la poursuite de Julie. Elle ne survivra pas. Un psychopathe est né. Retrouvé par la police, Bruno est enfermé dans un établissement psychiatrique. Près de trente ans plus tard, une heureuse coïncidence lui permet d’échapper à ses geôliers. Guidé par sa soif de sang, il prend le chemin du terril 132. Pasquier, un policier chargé de l’affaire en 1979, se jette à corps perdu dans la traque de ce meurtrier sanguinaire. Parviendra-t-il à éviter le massacre ?

L’auteur : Natif de la région parisienne, Elmor Hell a l’amour de l’écriture depuis l’adolescence. Amateur de polars et de littérature fantastique, il baigne aussi bien dans l’univers d’Edgar Allan Poe ou d’Howard P. Lovecraft, que dans le monde de Stephen King. Il apprécie depuis toujours les films d’horreur. Picard du côté maternel, il est marié à une ch’ti et père d’une petite fille. Il vit aujourd’hui au cœur du bassin minier du Pas-de-Calais. Avec Le boucher du terril, il signe son premier roman et rend hommage à sa région d’adoption et à son genre de prédilection, le slasher.

Extrait :
 « -Te voilà enfin ! fit Claude Capet en repassant la première. J’ai cru qu’il te laisserait jamais sortir ce soir.
Julie soupira.
-Il a intérêt à me foutre la paix , j’te l’dis ! Il est mal placé pour me donner des leçons. Mais , de toute façon , il est sorti , et c’est pas Franck qui va me dire quoi que ce soit , il est trop content que j’m’en aille pour se bécoter avec sa nouvelle nana.
Claude tourna au coin de la rue et prit la direction du chemin rural qui bordait un petit terrain vague en lisière du terril, dont la forme conique au loin se détachait sur le ciel noir étoilé.
C’tait souvent là que les jeunes aimaient se retrouver pour fumer des cigarettes, boire des 1664 et se tripoter en cachette.
-C’est quand même dingue que Bruno fasse autant sa loi comme ça, dans ta famille. Franck est l’aîné…Il devrait taper du poing sur la table. »

  

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Le boucher du Terril de Elmor Hell :

Alerte coup de cœur !

 

« Au nord c’étaient les corons ,

La terre c’était le charbon ,

Le ciel c’était l’horizon,

Les hommes, des mineurs de fond »

Impossible de commencer cette rubrique sans rendre hommage à mon nord natal avec cette magnifique chanson de Pierre Bachelet …

Dans le bassin minier du nord, Julie 16 ans, se prépare à sortir avec son amoureux, Claude 20 ans, pour fuir la misère quotidienne. Julie , dont le père est en prison après avoir battu sa maman, qui en était d’ailleurs décédée, vit avec ses frères et sœur. Mais surtout avec Bruno, qui depuis son plus jeune âge présente des troubles psychiatriques et des accès de violence sur les animaux en particulier.

Julie et Claude se rendent sur le terril, lieu de rencontre des adolescents en quête d’intimité. Tout se passe à merveille, le couple respire le bonheur. C’était sans compter Bruno qui, ce soir, avait envie de sang …

Le pauvre couple va en être la victime.

Bruno, sera donc interné. Jusqu’au jour, où, il parviendra à s’échapper …

Pasquier, flic, qui 30 ans plus tôt avait été chargé de l’enquête sur le meurtre du couple, est rappelé de justesse avant sa retraite …La traque commence .

Thriller digne de ce nom puisqu’il rassemble suspens, intrigue, tueur en série, victimes multiples …

Scènes parfois gores telles qu’on les aime ! Polar addictif !!!!!!

Pour ce premier roman , l’auteur signe un petit chef-d’œuvre ! Petit de part son nombre de pages mais pas par sa qualité !

L’auteur m’a initié à un nouveau genre pour moi, le slasher, un style qui met en scène les meurtres d’un psychopathe, généralement masqué, qui élimine méthodiquement un groupe de jeunes individus, souvent à l’arme blanche.

Digne d’un vrai film d’horreur, ce livre va vous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute et même après puisqu’une suite est sous-entendue pour mon plus grand bonheur .

Encore une fois , je souligne la qualité des ouvrages de cet éditeur ! je suis toujours subjuguée par ces polars en OR ou NORD !

Ps : ces deux dernières photos illustratives de la bande d’amis qui se retrouvent sur le terril typiquement chti comme évoqué dans le livre !

Terminus de Jonathan Theroude


Le livre : Terminus de Jonathan Theroude. Paru le 23 mai 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18€ ; (221 pages) ; 12,9 x 1,3 x 19,8 cm.


4ème de couverture :

Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence. Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être… Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps. La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment. Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

L’auteur :  Un profil atypique. Autodidacte, il se définit comme un « gamin des cités» . « De mes souvenirs, personne ne lisait dans ma famille. Cela m’est venu vers l’âge de dix ou onze ans. Le tout premier ? Jules Verne !» Une évidence pour cet enfant à qui l’on répétait souvent qu’il était sur la lune ou dans les nuages. «Le chemin a été long et il y a quatre ans, je me suis lancé un défi qui est devenu un projet. Écrire ! Mais pour cela, j’ai dû travailler d’arrache-pied, moi l’ancien gamin paumé, non diplômé ! »
Extrait :
« Tu te souviens comme on était connes à l’époque. On était tellement impatiente d’avoir nos règles que le jour où c’est arrivé, on a cru que c’était le plus beau jour de notre vie ! En vrai, je suis sûre que c’est une connerie que l’homme a inventée pour nous faire chier ! »

 

Les Lectures de Maud :

« Terminus » de @Jonathan Theroude


Un très bon premier roman où l’on suit l’évolution de Vincent des enfers vers la lumière. Une histoire très captivante, on s’attache très vite à ce personnage principal qui, à cause de ses bêtises, a tout perdu et a sombré. Ce retour à la vie est très bien exploré et très bien amené. Le lecteur est imprégné par la vie de Vincent, il ressent sa volonté de remonter la pente. Les flash-backs permettent aux lecteurs de comprendre le pourquoi il en est arrivé là.
De multiples événements vont effectivement faire basculer la vie de Vincent, certains mériteraient d’être légèrement plus approfondis afin que l’on comprenne l’impact sur Vincent et sur sa vie.
Une écriture addictive et soignée, on est entraîné dans cette lecture. Une fin qui, comme je l’avais souligné pour Sandrine Colette, très originale où je trouve que soit on en dit trop soit pas assez, mais qui reste très inattendue et surprenante. L’auteur a habilement su emmener son lecteur à vouloir tout connaître de Vincent. Un très bon premier livre.

Je remercie les @Editions Nouvelle Bibliothèque pour leur confiance et vous souhaite bonne lecture.

Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat


Le livre:  Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat, paru le 12 avril 2018 chez Plon collection Sang neuf. 17€90, 324 pages.  13,4 x 2,8 x 20,3 cm.
 
4ème de couverture:
 
 Un meurtre sordide à Paris. Un jeune flic et une jeune journaliste. Tous deux ont moins de trente ans et doivent faire face à une enquête compliquée. Nos deux bleus partent à la chasse au tueur et se font avoir. Des erreurs de jeunesse qui pourraient avoir des conséquences fâcheuses. Mais ils sont têtus. Ils ne lâchent pas l’affaire…Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La brigade criminelle est sous pression. Il faut dire que tous les ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent et une presse qui se déchaîne.
Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est tout de suite plongé dans le grand bain. Il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir des démons oubliés.
Les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête, tandis qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre. Ils vont finir par se laisser emporter dans une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Les auteurs:  Marie Talvat et Alex Laloue ont tous deux vingt-huit ans. Couple à la ville comme à la plume, ils signent ici leur premier roman. Après des études de journalisme et de médiation culturelle, Marie s’est fait connaître sur YouTube avec sa chaîne  » L’Instant inutile  » (près de 40 000 abonnés). Quant à Alex, il a démarré il y a peu une carrière de policier au sein de la prestigieuse police judiciaire parisienne.
Extrait:
On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie

 

Le OFF de OPH

« Comme des bleus » de Alex Laloue et Marie Talvat chez Éditions Plon Sang Neuf: Itinéraire d’un futur succès littéraire.

Voilà une lecture qui me tenait particulièrement à cœur… Quand j’ai vu Alex au détour des allées de St Maur en Poche, je me suis demandée ce qu’il faisait là! Je l’avais perdu de vue depuis deux ans environ. Et pourtant… Nous nous sommes connus en 2012 lorsqu’il a fait sa formation de réserviste.Je l’ai ensuite aidé pour l’oral du concours de gardien de la paix (il avait le potentiel et juste quelques détails à travailler pour l’oral)… Je garde d’Alex l’image d’un touche à tout, capable de beaucoup de choses. Mais de là à l’imaginer auteur!
Pourtant il signe ici son premier roman avec sa chère et tendre Marie, et quel roman.

« Comme des bleus » est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité.

A la suite d’un assassinat sordide, Alex et Marie nous entrainent à la suite d’ Arsène alias Lupin, jeune flicard au 36 et Pauline, jeune journaliste d’investigation. Les deux se remettent d’histoires sentimentales difficiles et se noient dans les bras des premiers venus pour oublier une solitude que ni les réseaux sociaux, ni le travail ne peuvent combler.
En cherchant à faire la lumière sur ce crime odieux, ils nous offrent leurs points de vue d’une enquête mais aussi des relations humaines et nous achèvent avec un final surprenant.
L’intrigue est bien construite, pas de temps mort, une narration rythmée par des chapitres qui alternent la vision de « Lupin » et la vision de Pauline, chacun nous apportant, outre l’avancée des investigations, leur vision d’une société « mac do »: une société de consommation rapide, le regard sur leur génération, le développement des relations virtuelles qui a entraîné l’incapacité chronique à échanger avec ces semblables IRL, le poids des générations précédentes.

« On est une belle brochette de jeunes cons qui débarquent dans la vie avec l’ambition de tout bouffer et le manque d’expérience de ceux qui n’ont jamais eu une seule assiette devant eux. […] On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie […]
On fait parti de la génération Y, parait-il. Je pense surtout qu’on fait partie d’une génération pour qui tout est plus facile. On chope sur internet, on fait du shopping sur son smartphone, mais le moindre contact humain nous effraie […] »

L’écriture est jeune mais pas dans le sens péjoratif du terme, elle est fraîche, percutante, différente de ce que l’on a l’habitude de lire avec des auteurs plus âgés (attention on ne se vexe pas!). Elle est de grande qualité et en cohérence totale tant avec l’histoire qu’avec le contexte temporel. Elle colle à l’âge des personnages, à leur état d’esprit, à ceux qu’ils sont.
L’alternance de narrateur sur les chapitres permet de s’imprégner des personnalités de chacun des personnages et d’avoir une double vision de l’enquête et de leurs sentiments. Et si je connais moins Marie, en revanche je peux vous garantir qu’il y a beaucoup d’Alex en Arsène « Lupin ».
D’ailleurs ce jeune « bleu » et sa douce Pauline sont des personnages qui vous marqueront, car le reflet fidèle de leur génération. Alex et Marie leur ont donné vie comme Gepetto a pu le faire avec Pinocchio: ils sont palpables, visibles, touchants, et il est difficile de les quitter une fois le roman refermé.

« De cigarette en cigarette, Arsène me raconte tout ça sans filtre. Pris dans son histoire, je crois qu’il ne remarque même pas qu’il vient, en passant, d’avouer qu’il m’a déjà déshabillée plusieurs fois en pensée. Sa candeur a quelque chose de rafraîchissant. Après tout, qui sont-ils ces chorégraphes des sentiments qui ont décidé que la danse de l’amour devait répondre à la loi du secret? … »

Cette lecture m’a fait rire, sourire, pleurer… Je ne peux que féliciter Alex pour sa description du monde « police », tellement fidèle à la réalité.
Merci Alex et Marie pour ce beau roman qui fait son entrée dans mon top 10 des lectures 2018, pas par amitié non, mais par sa grande qualité.
Ecrire à quatre mains n’est pas un exercice facile. la manière dont vous avez choisi de le faire donne force et originalité à votre roman. Il me tarde de lire la suite maintenant!

Ce premier roman de la nouvelle génération est à découvrir!!!

Les Initiés – Thomas Bronnec


Le livre : Les Initiés de Thomas Bronnec. Paru le 15 Janvier 2015 aux éditions Gallimard. 15€50 ; (256 pages). 22,5 x 1,6 x 15,5 cm. Paru le 19 Janvier 2017 aux éditions Folio. 7.25euros. 304 pages. 17,8 x 10,8 cm

4ème de couverture :

Panique à Bercy. Touché par la crise, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d’un plan de sauvetage en urgence, mais son patron se heurte à l’intransigeance d’Isabelle Colson. La ministre de l’Économie, symbole de la gauche revenue au pouvoir, juge ce plan trop favorable aux banques. Au milieu de ce champ de bataille où la politique tente de reprendre ses droits face au monde de la finance, Christophe Demory, directeur de cabinet d’Isabelle Colson, refuse de choisir son camp. Jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par son passé, après la découverte d’un cadavre dans la cour de l’Hôtel des ministres.

L’auteur : Thomas Bronnec est rédacteur en chef adjoint délégué de L’Express.fr, en charge de l’animation de la home page. Il est l’auteur de Bercy au cœur du pouvoir, paru chez Denoël en mars 2011, et il anime le blog « Les Couloirs de Bercy ». Il est journaliste à L’Express, puis travaille à France Télévisions à partir de 2012.
Extrait :
« Depuis près de trente ans, il avait bâti un édifice unique basé sur une philosophie très simple : ce qui est bon pour le Crédit parisien est bon pour la France. Il avait noué dans le monde politique et dans celui de la haute fonction publique des liens privilégiés avec les personnes qui comptaient, ou qui allaient compter. Il s’était très rarement trompé. Dès le début de leur carrière, il allait voir ceux qu’il appelait les « jeunes talents » et il leur faisait son numéro de charme. C’était la première étape du piège qu’il tissait patiemment autour d’eux, jusqu’à ce que leur communauté d’intérêts avec lui et la banque soit devenue trop étroite pour qu’ils puissent dévier de la ligne.

Pour lui, le bonheur de l’humanité passait par le bonheur de la banque. De sa banque. Il était sincèrement persuadé que le système français, où les élites formées dans les mêmes écoles atterrissaient ensuite dans tous les centres de décision du pays, et baignaient dans un entrelacs d’intérêts objectifs, était le meilleur, et il avait décidé de le sécuriser à son profit.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller, dans les couloirs du pouvoir. J’ai été entraîné dans cette enquête afin de comprendre, pourquoi ce cadavre ? A cet endroit ? Si comme moi, c’est une question qui vous taraude, allez-y, découvrez la vérité à travers ce livre, mais s’attendons-nous vraiment à cette réponse ?
Des personnages bien décrits, leurs fonctions et leur mécanismes bien expliqués, leur position et leur caractère assumés. Quand certaines affaires refont surface, avec des enjeux qui remontent jusqu’au sommet de la pyramide, quels subterfuges vont être élaborés ? Le tout afin que les lignes de conduite fixées et les objectifs ne s’en trouvent inchangés.
L’auteur, grâce à un style d’écriture journaliste, donne à son œuvre un rythme effréné. Il nous embarque dans le « Off » de Bercy et dans les couloirs du pouvoir, où se mêlent à la fois, stratégies et arrangements. Les complots y sont rois et règnent en maîtres absolus. Jusqu’où iront ces hommes et ces femmes influents afin de contenter leur projet ou d’honorer certains « retours d’ascenseur » ? 
J’ai adoré me plonger dans cette histoire, où le complot siège en place centrale, la fin m’a bluffée. J’irai très prochainement découvrir les autres livres de l’auteur. 

Astrid de Vlad O’Riley


Le livre : Astrid de Vlad O’Riley. Paru le chez 5 décembre 2016 Rroyzz Editions. 16€ ; (248 p.) ; 21×15 cm.

4e de couv : 

Une photo, une simple photo. C’est ce qui va bouleverser la vie de Julia. Le mutisme de sa mère, à propos d’un homme figurant à ses côtés sur ce cliché, provoque son incompréhension et une scène éclate. Mise à la porte, Julia décide de trouver les réponses par elle-même. Une bouche de métro, une agression, la peur, la fuite. Le destin est en marche. Et ce destin brisé se prénomme Astrid.

 

 

 

L’auteur : Tout est de la faute Stephen King et de Poppy Z Brite. Ce sont eux qui ont ouvert la boite de Pandore de son imaginaire et l’ont insidieusement contaminé jusqu’à ce qu’il se décide à prendre la plume. Ses premiers monstres, Vlad les fait naitre à la pointe des crayons pendant son adolescence nourrie de musique metal, de film d’horreur et de comics. Durant ses études de graphisme il avale les romans de Poppy Z Brite, Vincent Ravalec ou Thomas Harris pour voyager plus vite que les trajets interminables en train.
Et un jour une envie, oubliée, refait surface ; celle de faire vivre les monstres plutôt que de les figer dans une posture menaçante. Alors il donne vie à Astrid, la plonge dans la folie et en fait un ange déchu. Ce premier roman n’est que la porte d’entrée vers un univers peuplé de personnages troubles qui ne demande qu’à prendre vie et s’abandonner sous la plume de Vlad O’Riley.
Vlad O’Riley est né en 1979 à Limoges où il vit actuellement.
Extrait :
Je m’appelle Astrid. Je vis dans un endroit où il fait noir, tout le temps noir. Si noir que m^me la lumière a peur d’être avalée pour l’ombre épaisse comme du mazout. C’est mon domaine. C’est pas bien grand, mais cela me suffit. J’ai mes repères dans ce lieu qui ferait fuir les plus courageux et téméraire. Je ne sais pas vraiment ce que je suis, ceux qui m’ont croisé ne sont plus là pour le dire, et ceux qui m’ont connue non plus. Je suis une fille, ou du moins, j’en ai l’apparence.

 

Le Sach’avis

Astrid de Vlad O’Riley

Le « pitain C’est bon ça » du jour!

Et si le monde pouvait basculer pour une simple photo ? C’est ce que Julia va découvrir après une dispute avec sa mère. En quête de réponses, elle part pour comprendre. Pourquoi sa mère a-t-elle réagi de la sorte ? Une bouche de métro, une agression, la fuite. Julia est en route vers son destin et ce destin ce prénomme Astrid.

Je vous présente Astrid! Et elle va vous scotcher, je vous le dis!
Un huis clos sufficant à souhait! Chapeau à toi Vlad O’Riley parce qu’au-delà de l’intrigue qui se déroule à pas de loup dans ce lieu flippant et mystérieux, on est parfois gêné, compatissant, choqué, attendri, horrifié! Pour arriver à…. muhahaha 😈
Un terrain que certains pourraient trouver glissant mais abordé avec beaucoup de sensibilité! 
Bref J’ai adoré les sentiments que Vlad met dans ce roman glauque comme je les aime! Très fort!

Alors entrez dans le noir, mais prenez garde car juste là, dans votre cou, vous pourriez sentir un autre souffle que le vôtre!..

Effondrements de Guy Morant


Le livre : Effondrements de Guy Morant. Paru le 12 mars 2018 aux éditions Nocturnal. 19,90 € ; 433 pages; 15x23cm

4ème de couverture :

Deux pêcheurs autour d’un cadavre, la forêt de Rambouillet pour seul témoin. La victime n’est pas une jeune femme ordinaire, mais la fille d’un politicien sulfureux. Son corps a été littéralement broyé. Par quoi ? Par qui ? Pourquoi ? C’est ce que le groupe de la crim’ mené par Alaric Autier va tenter de comprendre, en huit journées d’une enquête sous haute pression. Entre mensonges et coups bas, on dirait que tout le monde a quelque chose à cacher, dans cette affaire où les existences et les destins menacent de s’effondrer.

L’auteur :  Il y a deux ans à peine, Guy Morant pensait être un auteur de jeunesse, écrivant des livres comme Le sachet de bonbons ou le cycle de Lucie Acamas. Ça, c’était avant de découvrir l’univers du polar. Un jour, allez savoir pourquoi, il s’est mis à lire un roman de Jussi Adler Olsen. À sa grande surprise, il a aimé ça. Incurablement infecté par le virus, il s’est mis à avaler compulsivement les histoires les plus sanglantes et les plus lugubres, ne s’arrêtant que pour manger ou pour dormir. Ce qui devait arriver arriva : deux ans plus tard, Effondrements était né.
Extrait :
« Depuis que son mariage avait sombré, il ne connaissait le bonheur qu’au milieu d’une enquête, quand il pataugeait dans le sang et le mal à l’état pur. Allait-il devenir comme un de ces flics qu’il avait vus partir à la retraite, pour se suicider un mois plus tard ? Il comprit alors que s’il ne prenait pas les choses en main, il risquait de ne jamais retrouver une vie normale, une vie en dehors du boulot.»

 

Les Lectures de Maud :


Cette enquête se profile d’emblée très difficile, la victime n’étant pas n’importe quelle jeune femme. L’équipe va devoir compiler avec l’entourage qui ne souhaite pas vraiment coopérer, la hiérarchie qui ne veut pas de vague et les médias qui font de cette affaire leur Une tous les jours.
Des enquêteurs authentiques, loin de la perfection, chacun a les défauts de ses qualités ; ce qui accentuent leur plausibilité. Ils interrogent, chinent à la recherche du moins d’indice, vont au-delà des prérogatives fixées par leur supérieurs ; tout en ayant en parallèle des vies privées. Ils ne vont pas baisser les bras face aux différentes vérités soulevées et avérées mettant en cause certaines personnalités, ils vont adroitement mettre la lumière sur les différentes zones d’ombre.
Une très belle découverte de cet auteur, un excellent moment de lecture avec une plume très agréable. Le rythme du livre correspond bien aux différents obstacles rencontrés par le groupe Autier. Des rebondissements et retournements de situations nous amènent très ingénieusement sur le chemin de la vérité.
Différents thèmes sont astucieusement abordés dans ce livre et très habilement explorés.
Le titre peut être attribué à trois domaines dans cet œuvre, ce qui le rend à la fois énigmatique et central.
Peut-être aurons-nous la chance de retrouver Alaric Autier et son équipe dans d’autres enquêtes.

Je remercie l’auteur pour sa confiance

Une seconde de trop de Linda Green


Le livre : Une seconde de trop de Linda Green. Traduit de l’anglais par Freddy Michalski. Paru le 23 mai 2018 chez Préludes. 16€90 ; (448 p.) ; 20 x 13 cm
4e de couv :

Une seconde de trop et vous perdez tout.

un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace.

La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

Suspense psychologique addictif, Une seconde de trop explore la culpabilité d’une mère et le cauchemar de tout parent : la disparition d’un enfant. Numéro un des ventes dès sa parution, et acclamé par la presse, ce roman vous glacera le sang.

Une lecture puissante dont vous ne sortirez pas indemne. Sun

Une histoire effroyablement plausible, qui hantera longtemps bon nombre de parents. Sunday Mirror

Diablement efficace. Elle UK

Extrait :
Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Le cordon ombilical invisible qui vous lie tous les deux se rompt. À l’intérieur de vous, tout s’amollit et se relâche. Et ce n’est qu’à cet instant que votre cerveau enregistre ce qui se passe. Il passe à l’action d’un coup, tâchant de convaincre votre corps qu’il se trompe. Vous faites bien sûr ce qu’il vous commande. Vous vous précipitez à l’aveuglette dans toutes les directions et vous tirez, tirez, tirez encore sur le bout de cordon qui reste en vous. Avec l’espoir qu’en y mettant suffisamment d’énergie, à force de crier, de hurler et de donner des coups de pied, vous pourriez peut-être, qui sait, encore y trouver votre enfant, si seulement vous parveniez à atteindre l’autre bout.

Le OFF de OPH

Lors d’une partie de cache-cache, Ella, 4 ans, disparaît sans laisser de trace. Sa mère, Lisa Dale, qui jouait avec elle, met tout en oeuvre pour la retrouver, avec l’aide de la police, des médias et de sa famille. Mais le ravisseur se dissimule parmi eux.

« Une seconde de trop » de Linda Green chez Préludes Éditions.

Je ne sais trop quoi penser de ce roman.
« Une seconde de trop » s’ouvre sur un prologue qui m’a beaucoup touché, un prologue qui évoque le lien éternel entre une mère et son enfant. Ce thème sera abordé de nouveau en toute fin de roman, et ce de manière tout aussi émouvante.

L’intrigue se met ensuite en place, Ella disparaît alors qu’elle jouait à cache-cache avec sa maman.

La construction du roman est assez originale, bien que ce procédé commence à être de plus en plus utilisé, en l’espèce des chapitres qui se concentrent sur un personnage en particulier.

Côté intrigue, le sujet des enfants enlevés n’est pas nouveau, mais Linda Green a su apporter un regard nouveau sur ces drames. Pour autant je crois que j’ai manqué d’émotions, peut être parce que j’ai assez vite compris un certain nombre de choses, et qu’il m’a manqué un je ne sais quoi d’expression de sentiments.

Paradoxalement les personnages sont fouillés sur tous les aspects psychologiques et sont assez complet et même complexes pour certains.

En prenant de la hauteur je me dis que c’est peut être tout simplement au style que je n’ai pas adhéré. Il m’a vraiment manqué un petit quelque chose pour rendre cette lecture plus prenante.

« Une seconde de trop » n’est pas un mauvais roman, il a d’ailleurs conquis l’Angleterre avant de débarquer au pays des grenouilles. Il se lit facilement et sans difficultés.

C’est uniquement un rendez-vous manqué pour moi.

Haut les cœurs ! – Caroline Noël


Le livre : Haut les cœurs ! de Caroline Noël. Paru le 22 mai 2018 chez Charleston. 18€ ; (320 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Haut les coeurs !

Les amies, les amours, les enfants, un boulot passion, sans compter le succès de son blog de voyages… La vie de Chloé était si belle jusqu’à ce qu’elle assiste, incapable de réagir, à un événement bouleversant. En l’espace d’une seconde, la jeune femme sait que plus rien ne sera comme avant…

Sous le choc, elle décide de ne rien dire. À personne. Mais le silence est un lourd fardeau à porter. Désormais, tout semble s’enrayer dans sa vie. Comme si on lui avait coupé les ailes.

En pensant compter sur ses amies proches, Ada, Jess, et Mila, Chloé va se rendre compte que certaines décisions ne peuvent être prises qu’en solitaire. Leur amitié tiendra-t-elle le choc ? Et qu’en sera-t-il de son couple ?

« Attachez et ajustez votre ceinture, vous allez décoller pour un moment de lecture rafraîchissant et authentique (…) ! Ce livre va illuminer votre journée. »
Angélique, du blog Les lectures de Lily

L’auteur : Grande lectrice, jeune maman de deux garçons, Caroline Noel a créé en 2016 son blog Carobookine, dont le succès n’est plus à faire. Elle a été membre 2016 du Prix Relay des Voyageurs-Lecteurs, membre du comité de lecture Cultura 2016, juré du Prix du Livre Romantique en 2017, Lectrice Charleston 2017 et Lectrice-Jurée 2017 du Grand Prix des Lectrices Elle. Elle organise régulièrement des apéros-littéraires dans les librairies de son entourage mais aussi dans des lieux improbables. Caroline fait aussi partie de la team d’organisation du Festival sans Nom, le salon du polar de Mulhouse. Elle est aussi jurée du prix FSN. Haut les coeurs ! est son premier roman.
Extrait :
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Je dois bien l’admettre, depuis ma rencontre avec ce Marc-Antoine Ruitare, ma concentration en a pris un coup. Je n’arrête pas de repenser à notre discussion, ou devrais-je dire à son monologue.
Impossible de faire comme si de rien n’était et pourtant, je n’ai rien de concret. Quelqu’un que je ne connais pas me dit avoir une proposition à me faire, mais sans rien dévoiler. C’est étrange tout de même… Et depuis cinq jours, je conserve cette carte de visite comme un sésame, sans jamais oser téléphoner. D’ailleurs, n’a-t-il pas dit qu’il appellerait ?
Je souris en repensant à la tête de Maxime lorsqu’à mon retour de Barcelone, je lui ai raconté, mi-hébétée, mi-excitée, l’approche du Guide du Globe-trotter. Il n’en est pas revenu. Parce qu’il me connaît, je suis plutôt spontanée, 
un peu réservée certes, mais je n’ai pas la langue dans ma poche, alors m’imaginer bouche bée, ça l’amuse. Décidément, il n’y a qu’à moi qu’une chose pareille pouvait arriver.

Le post-it de Ge

sdr

Voilà bien une lecture improbable. Jamais je n’aurai été vers ce genre de bouquin. Des livres pour fille. Voilà comment je définissais ce genre de littérature. Non rien de méprisant dans mes propos. La littérature féminine n’est juste pas ma littérature de prédilection. La chick-lit comme on l’appelle, littéralement la littérature pour poulette fait lire énormément de monde et rien qu’à ce titre, la bibliothécaire que je suis ne peut que la respecter. On dit aussi littérature Feel good. Un genre qui donnerai la patate. Alors pensez, si en plus la lecture de ce genre de livres met les lectrices de bonne humeur et les rend heureuses….

  Non jamais je n’aurai pensé lire ce genre littéraire, mais voilà !

Caroline Noël je la connais, mieux je l’apprécie, c’est devenue une bonne copine. Il faut dire que la jeune femme est vraiment quelqu’un d’attachant. C’est une jeune femme talentueuse, pétulante, qui respire la joie de vivre. Caroline est doué dans tout ce qu’elle entreprend. En plus elle adore le livre et la lecture et surtout elle aime faire passer les émotions que celle-ci peut provoquer chez les lecteurs zé les lectrices. Et elle fait ça avec brio… Ses cafés littéraires sont passionnants

Vous avez vu la couverture du livre, ça respire le bonheur, non ! Et bien ça c’est Caroline, pétillante, malicieuse, joyeuse…Quand j’ai vu cette couv, je me suis dit mais c’est elle, là ! Et puis comme j’apprécie énormément Caroline, je ne pouvais décemment pas ne pas lire son premier roman. On ne fait pas ça à une amie, sinon on est pas digne de confiance…

Et bien justement, ça tombe bien, car c’est bel est bien de confiance et d’amitié dont il est question dans Haut les cœurs !. Finalement ce livre il était peut-être bien fait pour moi.

Chloé est une blogueuse reconnue dans le secteur du tourisme avec Clollidays, son site spécialisé dans les destinations familiales. En créant Clollidays, , Chloé, mariée et mère de trois enfants, se sentait immunisée contre les événements tragiques. Mais malheureusement rien n’est jamais certain. Elle sait néanmoins pouvoir compter sur ses amies proches, Ada, Jess et Mila. Quoique, après le lourd secret qu’elle va leur cacher, toute sa vie peut basculer. Chloé qui a toujours tout partager avec ses meilleurs amies, se voit contrainte de leur cacher un événement qui la mine et dont elle n’est pas fière car elle redoute le jugement de son entourage. Et elle qui était sans doute le pilier et le moteur de cette belle histoire d’amitié et de complicités, elle la femme épanouie, rayonnante, peu à peu perd pied et se terni. Les doutes et la culpabilité de Chloé ne risquent-t-ils pas de se rompre l’équilibre si parfait de sa vie si parfaite elle aussi !

Voilà dans quelle histoire m’a plongée mon amitié pour Caroline.

Je vous avoue que quand j’ai lu les premiers chapitres, j’y est vu une retranscription de la vie de l’auteure. Bien sur Caroline n’est pas Chloé, elle n’ont pas le même job, n’habite pas la même ville, surtout n’en pas le même blog… Et pourtant Chloé a quelque chose de sa créatrice, peut-être sa fraîcheur, son goût pour la vie, son goût pour les autres. Cette fascinante facilité qu’elle a de rendre tout ce qu’elle entreprend simple et facile. Cette façon naturelle qu’elle a et qui la rend sympathique d’emblée.

Chloé, son mari, ses enfants, sa vie de famille. Chloé, Ada, Jess, et Mila, les inséparables, les amies fidèles.

Bref je me suis laissée prendre par cette lecture, par cette histoire d’amitié, de secret gardé, de culpabilité, de ce qui donne un sens à la vie. J’ai plongé tête baissée dans ce roman à la fois rafraîchissant et profond. Je me suis complètement fait avoir, me laissant entraîner dans cette intrigue. Il faut dire que l’écriture de Caroline est fraîche, dynamique et fluide.

Je crois vraiment que je tiens là mesdames, et pourquoi pas messieurs, le livre de votre été. C’est frais, c’est lumineux, c’est pétillant, c’est fait pour les vacances !

Alors on note le titre, Haut les cœurs ! et on retient le nom de l’auteure, Caroline Noël, car à mon humble avis il va falloir la suivre de très prés !

Dis Caroline, c’est quand le prochain ?

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake


Le livre : L’essence des Ténèbres, Thomas Clearlake. Paru le 11 mars 2018 chez Moonlight Editions. 16€99 ; (462 p.) ; 14×21 cm

4ème de couverture :

La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter. Peu à peu, il va être confronté à des faits que ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

 

 

L’auteur :  Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né à Revelstoke au Canada le 19 octobre 1978 où il grandit en pleine nature dans une communauté d’une vallée des rocheuses canadiennes de Colombie britannique.
Il s’intéresse dès son plus jeune âge à la littérature, qu’il aborde avec des auteurs tels que Edgar Alan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…
Sa passion pour les « littératures de l’imaginaire » le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer. Avec L’essence des ténèbres, Tom Clearlake signe ici son premier thriller. Dans une interview accordée à Aurélie Pelletier pour sa page des livres et moi, l’auteur dit (je cite) : « j’ai toujours voulu écrire des thrillers. Je pense qu’il est le maître de tous les genres littéraires ».

 

Citation :
« Car le mal, tôt ou tard, serait le levier du sursaut de l’Homme. »

 

L’accroche de Miss Aline

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake

Je viens tout juste de lire le dernier mot de ce livre. J’en ai perdu le souffle et quelques larmes (je sais, trop émotive je suis !).
Tout commence par une enquête sur des disparitions de jeunes enfants. Enquête qui va incomber à l’Agent Eliott Cooper spécialisé dans la surveillance de terrain. Il va se rendre à St Marys (lieu des disparitions) en Pennsylvanie et cadrier une forêt immense en espérant trouver des traces des enlèvements. Débute alors toutes une série de faits plus ou moins étranges. Une forêt où toute forme de vie semble être bannie, une brume persistante, des communications coupées, une autopsie classé 5d…Eliott va retrouver le dernier enfant enlevé, lors d’un sacrifie. Il va intervenir et sa vie va changer du tout au tout. Il va devenir l’homme traqué par le FBI pour plusieurs raisons que je vous laisse découvrir. Son seul espoir c’est Laureen, elle aussi du FBI, et le décryptage d’un manuscrit longtemps caché.
La vie de Laureen, Eliott qui n’est plus vraiment là, le pays, le monde entier versent dans le chaos le plus total.
L’auteur écrit là un thriller fantastique des plus prenants. Sa force d’écriture te plonge dans cette forêt opaque, tu sens/ressens la noirceur. Tu laisses ton esprit ouvert et tu plonges dans la voie fantastique présente en bonne part dans ce thriller. Tour à tour tes émotions se succèdent : interrogations, stupeurs, frayeurs, doutes, espérance, et même les larmes.
Chaque personnage laisse une trace en toi. Ils sont denses, intenses avec toutes la palette des caractères de l’individu. Ils aiment, détestent, s’investissent, s’oublient avec une force. Pour un peu tu les vois là juste devant toi.
L’écriture est rythmée, t’entrainant toujours plus loin dans ta lecture. Tu veux savoir, tu crains le pire, tu espères.

Un très grand merci à Tom Clearlake et Laure de Moonlight Editions de m’avoir fait découvrir ce thriller haletant.