Le glas de l’innocence – Cyril Carrere


Place à une nouvelle chronique à deux voix avec Miss Aline et Clémence

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Le livre : Le glas de l’innocence, Cyril Carrere.  Paru le 14 août 2018 aux Editions le Lys Bleu. 21,40 € ;  (356 pages)  ;14,8 x 21cm

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A PARIS. Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018

 

 

Extrait :

« Tétanisé par la peur, Ken ne réagit pas assez vite quand l’homme plongea sur lui et l’empoigna par le cou. Son corps réagit mécaniquement : ses mains saisir l’avant bras de son agresseur et ses pieds le frappèrent sans réussir à le déstabiliser. La pression des grandes mains calleuses s’accentua sur sa pomme d’Adam et Ken poussa un râle qui se noya dans la nuit. Plaqué au sol, l’écolier ouvrit la bouche à la recherche d’air. Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême comme s’ils  cherchaient à quitter leurs orbites. Rien à faire. Quoi qu’il fasse, il ne parvenait pas à se défaire de l’emprise du diable.

La fin.

C’était la fin. Il allait mourir ici, dans ce champ isolé au beau milieu de nulle part. »

« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Chronique à double voix :

 

Une fois n’est pas coutume, papote autour d’un livre entre deux passionnées…

Miss Aline : Tu connaissais Cyril Carrere avant de lire Le glas de l’innocence, parce que moi pas ?

Clémence : je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu’il me contacte pour lire son livre. Le résumé et la couverture m’ont attirés alors j’ai dis oui !

Miss Aline : Je trouve que l’on commence fort avec le double meurtre des étudiants, le flic Alex qui a l’air perturbé. Il y a aussi Ken personnage dont on va suivre l’évolution en parallèle à l’enquête.

Clémence : Ken m’a touchée, émue. Ce personnage fort qui a subit les pires horreurs de son propre père et qui malgré tout tient le coup. Mon obsession était de savoir ce qu’il allait devenir en grandissant. Quel genre d’homme ?

Miss Aline : Comme toi Ken m’a interpellée. Outre cette violence subite, je cherchais à savoir quel personnage actuel du roman il pouvait être. Parce que bien ce soit des récits différents, il a forcément un lien avec l’enquête d’aujourd’hui.

Hormis Ken, je trouve que les personnages de ce roman sont forts avec un pourvoir d’émotions certains. Ils sont à la fois, déroutants, dérangeants, captivants.

 Clémence : L’intrigue est extrêmement bien ficelée. Je l’ai d’ailleurs trouvé longue à se mettre en place et puis j’ai compris pourquoi…

Miss Aline : Oui on peut penser à des longueurs mais elles sont nécessaires à la conclusion du roman.

Clémence : La fin est surprenante, bluffante ! Cela devient de plus en plus difficile de m’étonner et Cyril l’a fait ! Elle est inattendue. J’ai cru à plusieurs moments connaitre le coupable et jamais je n’avais le bon, pourtant j’en étais sûre.

Miss Aline : Sinon il y a des choses qui ont pu te déranger ?

Clémence : Déranger ? Le papa de Ken indéniablement, sa violence…

Miss Aline : Moi j’ai eu du mal au début à situer tout le monde avec les prénoms japonais. Il m’a fallu bien positionner tout le monde.

Clémence : La fin, tu en dis quoi ?

Miss Aline : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle.

Clémence : j’ajouterai  intrigue posée ou chaque détail est distillé pour que l’on s’en aperçoive quand l’auteur l’a décidé. Premier roman pour ma part, de l’auteur très prometteur. Auteur à suivre.

Miss Aline : je partage ton avis. Il ne faut pas passer à côté de ce livre et de cet auteur à suivre incontestablement.

On espère vous avoir donné envie de lire Le glas de l’innocence et les romans suivants de Cyril CARRERE.

 Merci à Cyril CARRERE de nous avoir fait entrevoir son univers. Et surtout : ne vous arrêtez pas d’écrire !

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Mort point final – Frank Klarczyk


Mort point Final de Frank Klarczyk

La double Chronique

Vous savez que vous avez de la chance, aujourd’hui on vous propose deux avis pour le prix d’un !

Ce matin c’est jean Paul qui vous livrait son ressenti.

Ce soir c’est Oph qui vous fait part de son Off.

Allez place à Ophélie notre super Flingueuse

Mort. Point final de Frank KlarczykLe livre: Mort point final de Franck Klarczyk. Paru le 05 mai 2017 aux éditions Lucien Souny Plumes Noires. 6€50; 192 pages;  17,8 x 1,3 x 10,8 cm
 
4ème de couverture:
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
franck et Gabriele

Frank avec Gabriele notre Mini Flingue à SMEP 2018

L’auteur: Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s’est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. D’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze

 
Extrait:
« Sans s’asseoir, Bernard ouvrit son tiroir de gauche et en sortit un document qu’il posa sur son plan de travail. Il laissa le tiroir ouvert.
 — Écrivez vos noms, prénoms, date du jour et « Dictée » ! 
 — Non mais, faut arrêter le délire là ! se plaignit Bertrand, nonchalamment et bien haut, depuis sa place – première rangée, milieu de classe, côté fenêtre. 
 — Maintenant, je vous mets en garde ! trancha le professeur, d’une voix de stentor, en posant les dix extrémités de ses doigts sur le bureau, de part et d’autre du document. Il s’agit là du dernier avertissement.
Chacun de ses mots pesait sur la classe.
 — Vous ne m’interrompez plus et, si vous voulez intervenir, vous levez le doigt. Sinon, à partir de cet instant, les sanctions tombent. Vous écrivez donc « Dictée » ! L’arrogant Bertrand reprit, avec un geste provocateur :
 — Z’y va ! Ta mère aussi, elle a qu’à écrire ! 
Par réflexe, avec autant de rapidité que de précision, la main de M. Bernard plongea de nouveau dans le tiroir pour y saisir, cette fois, un pistolet automatique déjà armé et équipé d’un silencieux. Dans un mouvement fluide, presque professionnel, son bras se tendit et il fit feu, une seule fois. Une détonation étouffée… « 

Le OFF de OPH

couverture

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.

Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.

Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.

L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.

Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Des thèmes centraux brossés avec rigueur et amenant le lecteur à la réflexion: la place de la lecture dans nos vies, la déliquescence de la langue française par l’avènement des nouvelles technologies, le déclin de l’éducation nationale et le malaise chez les professeurs, les conséquences de la pression de conformité chez les adolescents, la vengeance…

« Prenez un livre. Quand vous parcourez ses lignes, que vous vous en imprégnez, s’opère alors une connexion entre vous et l’auteur. Une connexion privilégiée qui s’offre à votre esprit et vous éclaire. C’est là que vous accédez à une véritable ouverture sur le monde… C’est la magie des lettres. »

Enfin, les personnages sont plus fascinants les uns que les autres. Ils sont fouillés, construits jusque dans leurs plus profondes fêlures, psychologiquement remarquables.

Je sors scotchée de cette lecture qui, jusqu’au point final, m’a tenue en haleine.
L’intrigue est remarquablement menée et les rebondissements m’ont mise ko les uns après les autres pour me laisser groggy en refermant ce livre.

Un roman que je ne peux que vous conseiller si vous êtes amoureux du noir, des intrigues à tiroir et des livres qui, au delà de l’histoire, vous poussent à nourrir votre réflexion sur notre société.

Mort point final de Frank Klarczyk


Mort point Final de Frank Klarczyk

La double Chronique

Vous savez que vous avez de la chance, aujourd’hui on vous propose deux avis pour le prix d’un !

Ce matin c’est jean Paul qui vous livre son ressenti.

Ce soir c’est Ophélie qui vous fera part de son Off.

Allez place à Jean Paul notre mister Flingueuse


Mort. Point final de Frank KlarczykLe livre : Mort point final de Frank Klarczyk. Paru le  le 5 mai 2017 aux Editions Lucien Souny. 6€50 ; (189 p.) ; 18 x 11 cm.
4e de couv :
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
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Mort. Point final par Frank KlarczykL’auteur :  Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s’est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. D’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze.
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Extrait : 
“Le professeur reprenait sa dictée. Toutes les têtes blondes étaient au travail maintenant. Toujours juché sur son estrade, il ressentait une émotion intense. Une satisfaction démesurée. Une jouissance presque. Un sentiment qu’il n’avait pas éprouvé depuis très longtemps en classe. Sans doute même jamais. Pas à un tel degré. Ses ouailles étaient enfin concentrés sur leur devoir. Réellement. Sans un bruit, sans une parole, sans une réflexion déplacée et malvenue. à l’écoute de leur maître. Un moment auquel il aspirait depuis si longtemps. Il le savourait.”
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Le “ressenti” de Jean-Paul 

Je pourrais résumer ce roman en un seul mot : “Wahou” !!!.
Mais vous risqueriez de penser que je me la joue facile…
Tout d’abord un grand merci à Caroline Vallat, qui m’en a parlé, et je dois dire qu’elle me l’avais bien vendu.
Mais cette lecture est vraiment allé au delà de ce à quoi je m’attendais.
Malgré un récit un peu court à mon goût, Frank réussit dès le prologue à me captiver.
Les chapitres qui ne sont pas numérotés (???) sont très bien rythmés, avec une histoire dans l’histoire, et des flashback récurants…
Ça démarre très vite, et j’en ai pris vraiment plein les yeux…
Devant les élèves d’une classe indisciplinée, qui manquent de volonté, d’envie et ne connaissent pas le respect, un professeur de français impose une technique personnelle afin de les motiver à travailler.
J’ai suivi avec délectation le “pétage de plomb” de ce professeur sur les premières 122 pages véritablement haletantes…
Plus j’avançais dans le récit plus je me demandais si je lisais bien ce que je lisais !!!
Je ne peux malheureusement pour vous rien dire de plus sans dévoiler le pourquoi du roman, mais en plus de cette écriture (fort belle d’ailleurs) sur les chapeaux de roue, l’auteur nous offre une vraie course poursuite, avec plusieurs rebondissements très intelligents jusqu’à la dernière ligne, que dis-je ?… Jusqu’au point final !!!
Je suis passé par plusieurs phases de sentiments le long de cette lecture.
Car en plus d’être un véritable ”page turner“, Frank soulève “sournoisement” ou pas, certains points très intéressants sur les problèmes qui entourent l’Education Nationale. De nouveaux programmes que l’on arrive pas à developper jusqu’au bout, le français écrit qui se perd peu à peu dans son orthographe, des professeurs dépassés par une évolution constante de la technologie…
C’est le troisième roman de Frank Klarczyk. Il me reste donc à rattraper mon retard, et je vous incite à faire comme moi.
Il y a bien longtemps qu’une envie de me ronger les ongles ne m’était venue !

 

Même le diable a la peau douce de Sandra Martineau


Même le diable a la peau douce de Sandra Martineau . Paru le 3 mai 2018 chez AFNIL, 9€50 ; (247.p) ; 13×20 cm
4e de couv :
Stanislas Delcourt n’est pas un homme pour Émélia. Tout le monde s’obstine à le lui dire, ils sont trop différents, pas du même monde ni de la même classe sociale. Cet étrange manipulateur semble souffler le chaud et le froid, passant de l’exaltation la plus torride au mépris le plus brutal. Le cœur d’Émélia n’y survivra pas. Mais pour être aimée comme elle l’a toujours désiré, la jeune femme est prête à tous les sacrifices, peu importe ce qui lui en coûtera. Elle sera à lui et en paiera le prix.
……………………
L’auteur : Née en 1978, Sandra Martineau a passé toute sa jeunesse dans ville de Saint-Brieuc. Après un bac ES, elle entame des études de droit durant lesquelles elle profite de son temps libre pour perfectionner sa passion pour la photo et réaliser deux expos. Ses études de commerce international l’amènent ensuite à Vannes. Installée dans la Sarthe depuis onze ans, elle n’en oublie pas pour autant s Bretagne natale.
Écrire n’est pas son métier, mais après avoir gagné le prix de nouvelles Louis Guilloux au lycée, elle se risque à continuer dans cette voie, d’abord en écrivant des scénarios, ensuite en les adaptant en manuscrits. Trop souvent envahie d’idées, c’est le temps qui lui manque pour écrire.
Sportive de nature, elle est aussi quelqu’un d’hyperactif, qui combine la gestion d’une entreprise, l’éducation de ses deux enfants et l’écriture.
……………………
 
Extrait : 
“Je ne bouge pas tandis que mon amant avance à la rencontre de cette femme. Il s’arrête à un bon mètre d’elle, mais la créature vétue d’une longue robe échancrée jusqu’à mi-cuisse s’approche plus près. Elle donne l’impression d’être prête à l’enlacer. Masque relevé, elle arbore des traits tendus. Je n’entends pas ce qu’ils se disent, mais Stanislas mène les rènes de cette conversation animée. A plusieurs reprises, elle tente de répondre, mais il lui coupe systhématiquement la parole. Au bout de quelques minutes, il la saisit par le menton et lui maintient fermement la tête, tout en continuant de lui parler. Ce geste provoque en moi une vague de ressentiment que j’ai du mal à canaliser. Je détourne le regard.
Qui est cette femme pour qu’il la touche ainsi ? Une amie ?
Une maitresse ?
Suis-je vraiment la seule qu’il qualifie de merveilleuse ?
Je déglutis péniblement, sans plus oser les regarder. Mais à ce moment précis, je l’entends. Un rire féminin. Suave, sensuel. Le rire d’une pimblêche à qui j’arracherais volontiers les yeux. Alors je me retourne vers eux, la jeune femme hausse les épaules en guise de réponse. Son visage s’est adouci.
Qu’a-t-il pu lui dire ?”
……………………
 

Le “ressenti” de Jean-Paul 

C’est le premier roman de Sandra que je lis, c’est donc avec une certaine curiosité que je l’ai abordé.

L’histoire est prenante et très vite elle m’a prise au ventre.

Je l’ai lu dans la soirée…

Émélia est très attachante et malgré une certaine force que l’on devine, elle va subir un processus, entre domination et perversité, qui va la conduire au-delà d’elle-même.

Le récit est très crédible, c’est ce qui lui donne sa force. Les phrases, comme les chapitres sont courts et bien ficelés. On entre dans un univers à l’ambiance glauque parfois étouffante, sans jamais deviner vers où nous serons emportés. La mécanique de la domination est parfaitement décrite et on se demande bien si Émélia va pouvoir sortir de ce cauchemar.

Celle qui croyait trouver un prince charmant se retrouve face à un homme politique manipulateur et sans scrupule…

Thriller ? dark romance ? érotique ? suspense ?

“Même le diable à la peau douce”, est un peu tout ça, mais c’est surtout un page-tuner diablement efficace, jusqu’à la dernière phrase !

Retour à la Nuit de Eric Maneval by Kris


Le livre :  Retour à la Nuit de Eric Maneval. Paru le 5 novembre 2015. 14€90 ; (152 p.) ; 20 x 14 cm. Initialement publié aux éditions Écorce en 2009.

Réédité en poche chez 10/18 dans la collection Domaine policier le 3 novembre 2016. 6€10 ; (138 p.) ; 18 x 11 cm

4eme de couv : 

Et si le tueur recherché par la police et les médias vous avait sauvé la vie dans votre enfance ?

Antoine a 8 ans. C’est la fin du mois d’août dans la Creuse. Il joue dans une rivière dangereuse lorsque des troncs d’arbres portés par le courant l’assomment. Il se réveille dans un fourgon en compagnie d’un inconnu qui lui apprend qu’il vient de lui sauver la vie. L’homme le dépose à l’hôpital de Limoges et disparaît. Vingt ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un centre pour ados. À la télévision, on reparle de l’affaire du « découpeur » suite à la découverte de nouveaux témoignages. Lors de la reconstitution de l’enquête, Antoine reconnaît dans un portrait-robot l’homme qui lui a sauvé la vie dans la rivière.

Retour à la nuit réveille les cauchemars de l’enfance avec sobriété et élégance.

BIOGRAPHIE DE ERIC MANEVAL

Eric Maneval vit et travaille à Marseille. Passionné de littérature noire et policière, bouquiniste, libraire et guitariste, il lit et écrit la nuit. Retour à la nuit, qu’il qualifie de roman d’angoisse est son deuxième recueil, après Eaux (éditions de l’Agly, 2000). Il est aussi auteur de nombreux textes courts.

Ses romans Retour à la nuit et Inflammation ont tous deux paru aux éditions La manufacture des livres. Initialement paru aux éditions Écorce, Retour à la nuit a reçu le prix du polar lycéen d’Aubusson en 2011et a été finaliste du prix Sud Ouest/Lire en Poche du festival de Gradignan 2017.

Le petit avis de Kris

Retour à la NUIT- Eric Maneval

Dans ce polar où la tension monte crescendo, le narrateur, Antoine, veilleur de nuit dans un foyer d’adolescents perturbés et homme instable en apparence, est bientôt rattrapé par son passé. Autour de lui, évoluent plusieurs personnages : Ouria, l’adolescente trop curieuse, Gaétan le frimeur complexé, Mina la médium et Romero le journaliste.

Dévoré d’une traite du fait de la sobriété et de la qualité d’écriture de cet auteur que je découvre.

Cette histoire pourrait paraître banale si l’auteur ne nous tenait pas dans une atmosphère angoissante.
L’approche de ces centres pour ados difficiles est très crédible mais je suis un peu restée sur ma faim sur la façon dont est traité l’épilogue bien qu’ en y réfléchissant, le commencement de la vie d’Antoine est nébuleux et la fin du livre l’y replonge. Ça se tient !!
Un livre court mais intense.

Troupe 52 de Nick Cutter


A l’occasion de la sortie en poche de

Troupe 52 de Nick Cutter

Marie Hélène, notre bibliothécaire

Vous propose son petit avis


 

Le livre : Troupe 52 de Nick Cutter.  Traduit de l’anglais (Canada) par Eric Fontaine. Réédité en poche le 10 janvier 2018 chez J’ai lu dans l collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (448 p.) ; 18 x 11 cm.

Quatrième de couverture

« Le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. » Bret Easton Ellis

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.

Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

 

L’auteur Nick Cutter est le pseudonyme d’un célèbre écrivain qui vit à Toronto. Troupe 52 a remporté le James Herbert Award for Horror Writing.

Craig Davidson est né et a grandi à Toronto, en Ontario. Craig Davidson est diplômé de l’Iowa Writers’ Workshop (programme d’écriture littéraire de l’Université de l’Iowa). Il a publié de nombreux articles dans la presse, notamment dans le National Post, Esquire, GQ, The Walrus et le Washington Post. Il vit à Toronto, au Canada, avec sa conjointe et leur enfant. Et… Il écrit également sous les pseudonymes Patrick Lestewka.  

 

 Le post-it de la Bibliothécaire : Marie Hélène

 

Le chef Tim Riggs et sa troupe de scouts débarquent sur Falstaff Island pour un camp de trois jours en pleine nature canadienne. Alors que les adolescents s’amusent à se faire peur avec des histoires de fantômes autour du feu de camp, un homme à l’apparence effrayante s’approche du campement et leur réclame de la nourriture.

L’auteur lorgne sur les classiques de Stephen King (Carrie, Simetierre…) qu’il admire. Il construit une intrigue à mi-chemin entre « Sa Majesté des mouches » et « 28 jours plus tard ». Un thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Premier roman horrifique de Nick Cutter (pseudonyme derrière lequel se cache l’auteur de De rouille et d’os, Craig Davidson).

D’une redoutable efficacité. Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre ce « Dix petits nègres » revisités avec une expérience scientifique démente.

Il nous transporte dans un récit venimeux jouant sur des changements de rythme narratifs, (affaire relatée dans la presse, interrogatoires des protagonistes…)

Cette construction du récit laisse le lecteur dans un état d’effroi quasi permanent. « Effroi » titre de la collection dans laquelle ce titre est publié ! MHF

Un cri silencieux d’Amélie Lamiée


Le livre : Un cri silencieux d’Amélie Lamiée.  Paru le 9 juin 2016 Aux Editions Fleur Sauvage.  16€40 ; (186 p.) ; 20 x 13 cm.

4e de couv :

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

L’auteur : Amelie Lamiée vit dans le Pas-de-Calais avec son mari et ses trois enfants.
« Un cri silencieux » (2016) est son premier roman.

 

Un cri silencieux

d’Amélie LAMIEE Editions Fleur Sauvage

Ce roman m’a permis de découvrir l’auteure que je ne connaissais pas encore.

Cette histoire est bouleversante de justesse.

Amélie Lamiée a choisi de coucher par écrit Son Cri Silencieux car il est des douleurs que l’on doit évacuer pour se construire enfin.

L’histoire :

Un couple amoureux, heureux parents de 3 jeunes enfants.

L’arrivée de la petite dernière, Juliette, nécessite de trouver un nid plus grand à cette famille.

Mathilde et Olivier trouvent la maison de leurs rêves.

Tout est donc pour le mieux…

Mais Mathilde n’arrive pas à être pleinement heureuse. Une fuite dans une des salles de bain suffit-elle à expliquer son anxiété grandissante ? Ou est-ce l’invasion des puces de parquet qu’il a été compliqué d’éradiquer et dont-elle craint le retour ?

Puis une nuit les pas de Mathilde la conduisent quasi automatiquement dans cette salle de bain délaissée où règne un froid glacial. Un endroit où l’eau a été coupée et dans lequel un bruit d’eau persiste et où les murs pleurent.

Ces phénomènes perdurent, s’amplifient. D’où provient cette eau qui ruisselle des murs ? Mathilde devient-elle folle ?

Puis la découverte de ces cahiers d’enfant. De ce journal intime dont la lecture happe Mathilde.

Elle est fascinée et dérangée par le destin de Camille, cette fillette qui se confie à travers ces pages et qui peu à peu bascule. Ce récit de plus en plus dérangeant pour Mathilde qu’il renvoie à son propre passé. A ses failles et à sa souffrance jamais exprimées.

Extrait p.157 – Journal de Camille
« Je ne parviens pas à expliquer pourquoi j’en suis arrivée là, pourquoi je souffre autant. Un soir après le bain, mon père m’a prise sur ses genoux, dans l’escalier. Pour une fois, il m’a parlé doucement, sans menaces, sans agressivité. Il m’a parlé comme si j’étais une toute petite fille et il m’a demandé « pourquoi es-tu devenue comme ça hein ? » »

Ces deux destins croisés, ces enfances brisées.

Deux fillettes obligées de grandir sans l’affection et la protection d’une mère.

Ces similitudes qui finissent par se faire jour dans l’esprit de Mathilde et qui expliquent tant de choses. Et qui vont lui permettre, enfin, de mettre des mots sur ses maux.

Extrait p.187
« Elle souffrait effectivement de cette prise de conscience tardive mais n’était-ce pas nécessaire ? Indispensable pour qu’elle puisse enfin comprendre et avancer ? Lucidité vient de Lux, la lumière. »

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Un livre fort. Comme un cri trop longtemps retenu et enfin exprimé. Avec vigueur.

A lire absolument !

Ceux qui grattent la Terre de Patrick Eris


eris-copie-2-562x787Le livre : Ceux qui grattent la Terre de Patrick Eris. Paru le 09 février 2016 aux Editions du Riez dans la collection  Sentiers Obscurs. 16€90 ; (310 p) ; 14×20 cm

4ème de couverture

« Pour Karin Frémont, après deux ans de chômage, obtenir un nouvel emploi est comme un rêve. Et quel emploi ! Secrétaire de Harald Schöringen, un auteur à succès spécialiste du surnaturel retranché dans son appartement dominant Montmartre. Un véritable conte de fées… s’il n’était troublé par un cauchemar récurrent où Karin se voit arpenter une immense plaine malsaine où se dresse une muraille d’ébène…

La jeune femme découvre qu’un an plus tôt, un voisin de Schöringen a disparu sans laisser de traces. Y a-t-il un rapport avec cette légende de l’Homme Noir, un insaisissable esprit hantant le vieux Montmartre ? Avec les ombres que Karin sent s’amasser autour d’elle ? Et avec cet étrange bruit qui ne cesse de résonner dans les tréfonds de l’immeuble. Un tout petit grattement, entêtant, obsédant…
Scriiitch, scriiitch… »

patrick_eris_sevres_2008L’auteur : Traducteur et scénariste, Patrick Eris est l’auteur d’une trentaine de romans et autant de nouvelles. Il oeuvre aussi bien dans le polar que le fantastique ou tous les autres genres de l’imaginaire. Il a publié chez Fleuve noir à la fin des année 80 sous le pseudonyme de Samuel Dharma ou encore Jeffrey Lord. Sous une autre incarnation, il lui arrive d’éditer, traduire ou chroniquer ses petits camarades, lorsqu’il ne sillonne pas l’Europe à moto pour des concerts d’obscurs groupes électro-industriels…Patrick Eris de son vrai nom Thomas Bauduret est né le 22 octobre 1963 à Paris.
Citation
Il hurle. Ses cris rebondissent follement entre les parois de sa prison si étroite, alors que son esprit vacille au bord d’un vide cosmique empli de néant.

Mon petit avis :

erisJ’ai découvert un peu par hasard cet auteur il y a une vingtaine d’année avec une aventure du Poulpe. Et oui, j’ai été fan de cet enquêteur libertaire, un brin anar que JB Pouy a eu la brillante idée de lancer. J’ai même collectionné les 99 premiers. A l’époque, il y avait rarement une semaine sans mon poulpe. Et c’est comme cela que j’ai lu Une balle dans l’esthète et fait ma première rencontre avec Patrick Eris. Mais c’est bien des années plus tard que j’ai réellement découvert sa plume avec quelques thrillers fantastiques tels que L’Autobus de minuit  ou encore Le chemin des ombres. Je l’ai ensuite rencontré au salon du livre de Paris, et il m’a subjuguée par son infini érudition. Nous, nous sommes vu des passions communes pour des auteurs tels que Serge Brussolo ou encore Pierre Pelot.

Et c’est justement à ces auteurs cultes que cette lecture m’a fait penser.

Oui il y a dans l’écriture sans fioriture de Patrick Eris une onirique poésie qui se dégage comme dans l’oeuvre de ses aînés. Il a cet art de vous décrire en peu de mots, un personnage, un caractère, une ambiance, un décor…  Il n’y a pas de superflu chez lui. Non c’est limpide.

Si Patrick Eris aime la littérature populaire c’est parce que celle-ci nous raconte des histoires. Et notre auteur est un pur conteur pour ne pas dire raconteur d’histoire. Nous pourrions lire ce roman au coin du feu à la veillée. Il m’a rappelé un auteur que j’affectionne, Pierre Jakez Helliaz. Non pas pour sa prose, cette fois, mais pour sa façon de mettre en place une ambiance.

eris-copie-2-562x787Vous remarquez aussi la magnifique couverture de Philippe Jozelon qui illustre parfaitement « Un récit d’outre-tombe plein de choses grouillantes et rampantes… » comme le dit l’auteur non sans humour. car  » Ceux qui grattent la Terre est un roman d’ambiance. Et l’ambiance ici est prégnante. Une atmosphère poisseuse, lourde et angoissante à souhait. Point de gore ici, juste une aura fantastique mâtinée d’un soupçon d’horreur. Un roman d’imagination aussi. Car l’imagination de notre auteur est fertile et elle oblige la notre à l’être aussi !

 

Bref voilà un roman et un auteur que je vous incite vivement à découvrir.

 

eriseriseris

 

Le jour où tu dois mourir / Marc Charuel


Mes petites lectures

 

9782226220769,0-1183193Le livre : Le jour où tu dois mourir de Marc Charuel. Paru le 6 avril 2011 chez Albin Michel. 22€30 ; (634 p.) ; 24 x 16 cm
9782266223997,0-1908621Réédité en poche chez Pocket le 9 janvier 2014.8€40; (758 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv. :

Été gris et maussade sur le bassin d’Arcachon. Au détour d’une piste cyclable, le corps atrocement mutilé d’une jeune fille. Pour Duncan, photographe frotté à toutes les guerres, ce meurtre est le premier épisode d’un film macabre qui va dépasser de très loin toutes les fictions…

De la France à la Thaïlande en passant par la Birmanie, un thriller spectaculaire : sens des images, scénario implacable, rythme infernal… Marc Charuel se hisse d’emblée au niveau des grands du thriller international.

L’auteur :

 

Extrait :
Le plan de l’homme était arrêté. Il enfermerait l’enfant dans la réserve d’hiver du deuxième sous-sol où personne à l’exception de lui-même ne venait jamais. Il foncerait au stand de la vidéo emprunter une caméra, cela ne poserait aucun problème. Moins de dix minutes pour revenir où l’attendrait l’enfant. Puis il le conduirait dans la salle du chauffage. Qui, en plein été, pourrait avoir l’idée de venir flâner à cet endroit ? L’enfant serait attaché et bâillonné. Alors, il le clouerait à son siège avant de le finir à l’aide d’un rabot électrique. Ce ne serait pas exactement ce qui avait été prévu. Ce serait une vidéo courte avec une mise à mort rapide, mais elle aurait du cachet. Il reprendrait son travail jusqu’à la fin de la journée. Personne ne trouverait l’enfant. Il enverrait la vidéo le soir-même, puis il évacuerait le cadavre du gosse pendant la nuit. Depuis des années qu’il y travaillait, il connaissait le BHV comme sa poche. Au besoin, il savait comment mettre la main sur les vidéos de surveillance du magasin. Aucun flic ne pourrait jamais établir un lien entre la disparition de l’enfant et lui. Ensuite il prendrait quelques jours pour aller à Bangkok régler son problème en direct avec la Triade. Les Chinois finiraient par passer l’éponge sur ses erreurs. Ils avaient besoin de lui.

459845L’auteur :

Ancien reporter de guerre, Marc Charuel est journaliste à Valeurs actuelles et à Spectacle du Monde. Il a publié aux Éditions Albin Michel Le jour où tu dois mourir (2011), Les soldats de papier (2012) et Chiens enragés (2014).

 

Lecture d’avant

 

Résumé et petit avis :

Duncan, un journaliste dont la petite amie a mystérieusement disparu, mène l’enquête sur un tueur qui opère vêtu d’une combinaison de plongée. Lancé à sa poursuite, Duncan découvre que les activités de la mafia chinoise sont liées à des disparitions de jeunes filles au Cap-Ferret.

Un roman qui nous plonge dans l’univers du snuff movies. Une plongée choc dans un monde glauque et violent.

Le sens du rythme et du détail, les nombreux rebondissements entretiennent le suspense de bout en bout de ce polar.

Décidément le thriller français regorge de talent.